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1458-02-01 - Allégeances à Agnès de Saint Just, Comtesse du Béarn

 
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MessagePosté le: Lun 1 Fév - 18:10 (2010)    Sujet du message: 1458-02-01 - Allégeances à Agnès de Saint Just, Comtesse du Béarn Répondre en citant

Ingenue a écrit:
Oyez, Oyez ! Noble Consistoire et vilaine gueusaille ! Ouais Oyez, les cancres du fond là-bas ! Héraut, héraut et petit patapon ! Sonnez Trompettes et raisonnez Hautbois ! C’est l’garde trompette qui pue qui péte, qui prend son cul pour une champêtre !

En ce jour glorieux de Dimanche 31 Janvier de l’an 1458, au cours de cette cérémonie publique -oui publique ! -l’Evêque de Tarbes, Monseigneur Bushiro, le seul, l‘unique, notre nouille mitrée comtale à nous bénira notre Comtesse, à nous aussi. A la suite de ça, petits nobliaux, outres gonflées de morgue z’et couronnées viendront à leur tour se prosterner devant sa Mirificente Magnificente Grandios’té, la très despotique, la très z’à marier, la très balafrée, Agnès de Saint Just ! Ouais !

Alors fermez-là les malandrins, oyez bien, et un peu d’respect parce qu’on est pas chez Mamé icelieu ! Nom de Dieu !!!


Dimanche 31 Janvier 1458 au petit matin. Clameurs et braillements raisonnaient en le Castel de Pau depuis la salle du trône. Mais qu’était-ce donc ? Une vache Béarnaise sur le point de mettre bas ? Que nenni mon ami. C’était la Môme Génue, pas bien bravache, pas bien rassurée à l’idée d’officier pour première fois en Maître de cérémonie.
Face à un public fictif, seule, la blondine amandine s’égosillait à qui mieux mieux du haut de son petit pupitre, brandissant son caducée au velours azur fleur de lysé d’or et en martelant le chêne sombre de son promontoire au gré de ses stridulations fluettes.

Ah, comme elle l’avait maudite la Saint Just, rivale impromptue à une Marche qu’elle pensait bientôt sienne. Ah foutue Picarde qui n’entendait pas un traitre mot à la parlature locale adorée, et qui lui avait volé ses petits caducées. Foutue garce. Détestable ambitieuse.

Et comme elle l’aimait maintenant la veuve à l’estafilade, une affection faite d’estime et d’admiration tues à l’adresse de celle qu’elle n’avait pas su être.
Officier pour elle était un honneur, un orgueil sans bornes qui faisait se gonfler sa poitrine de fierté enfantine. Sauvée in extremis de la corde par une institution pourtant décriée, candidature refusée en première instance, elle avait maintenant le beurre, l’argent du beurre et le cul du crémier.
Royale et loyale Estampeuse suppléante pour première cérémonie d’allégeances publique.


[Même jour, plus tard. Après le déjeuner, quand les ventres sont tendus, quand le Béarnais respectable, ou pas, s’endort sur sa garbure et son Madiran.]

A son pupitre, coincée entre une nuée soldatesque à charge de la sécurité de la Comtessa et à la bonne tenue de la Cérémonie,, la Comtessa elle-même, foule de badauds et nobles de la province, écrasée par les dorures, les riches tentures et oriflammes délicatement brodées aux couleurs du Béarn, témoins d’une aisance passée, Blondissime Estampissime n’en mène pas bien large, loin de ses matrices et de ces cires aux couleurs réglementaires, ou pas.

Vêtue d’un simple surcot blanc et du tabard azur fleur de lysé d’or; propre aux hérauts royaux, bien droite dans ses petits souliers azurs du même, crinière tressée, caducée en menotte et trouille au ventre aussi contenue et dissimulée autant que faire ce peut par les apparats suscités, la blondine entendait bien faire valoir les droits et devoirs de la Noblesse Béarnaise et à être la garante de ceux-ci. Et donc, plus haut et plus clair qu'elle ne l'aurait voulu :


Biarnesas, Biarnès ! Noble Assemblée !

Ce jour -et pour la première fois !- notre Comtesse Agnès de Saint Just sera bénie par l'Evêque de Tarbes, Monseigneur Bushiro en une cérémonie publique !
A la suite d'icelle, nous appellerons les Nobles du Béarn, Comte, Vicomtes, Baron et Seigneurs à faire allégeance à notre Comtesse, légitimement élue par la grâce des urnes, digne représentante et vassale de sa Majesté Levan III de Normandie !


Signe de caboche à l'adresse de celui qu'elle appelait plus tôt dans son délire cabalistique matinal "la nouille mitrée comtale", afin qu'il procèda à la dite bénédiction.

_______________
HRP et pour le Roleplay : la cérémonie se situe en salle du trône en castèth de Pau. La journée RP correspond à un mois HRP.
Les missives de convocation aux allégeance seront envoyées et les LJD des nobles du Béarn auront un mois pour prêter serment d'allégeance à partir du moment où Bushiro aura béni la Comtesse.
RP public, mais rappelez vous que rien ne doit perturber le bon déroulement de la cérémonie, ça n'est pas une foire à bestiaux. Wink


Gnia a écrit:
[Là où "Sa Mirificente Magnificente Grandios’té, la très despotique, la très z’à marier, la très balafrée, Agnès de Saint Just" entre en scène - Ambiance musicale]


Ah... Les cérémonies d'allégeances... Le rituel immuable, garant éternel que le monde continuait à tourner à peu près rond... Or quel mouvement est plus parfait que le mouvement circulaire ?

Alors, ce qu'il y avait de bien en Artois, c'était que quand on voulait s'habiller aux couleurs du comté, l'on pouvait prétendre à un minimum de classe, robe azur et or, voire fleur-de-lysée. Clairement, le nec plu ultra du chic absolu. 'Fin, question de point de vue quoi...
Ben oui, mais transposé en Béarn, ça donnait pas pareil... Rien que les vachettes...
Quoique notre Comtessa avait trouvé une parade du plus bel effet. Se mirant dans la psyché, elle se contemplait d'un oeil approbateur, vêtue d'une lourde robe de brocart rouge sang, le décolleté et les manches, largement échancrés, rehaussés d'or. Parfait.

Direction salle du trône en songeant à la petite Varenne qu'elle avait dû tanner pour qu'elle se décide enfin à lancer ce qui était somme toute le symbole même de l'autorité comtale dont elle était investie et à travers elle, Sa Bonne Majesté Levan de Normandie, Troisième du Nom, dict le Parricide.
Il en avait fallu des heures de harcèlement pour venir à bout de la peur panique de celle qui pourtant avait rêvé de les porter, les attributs de la charge du héraut du Béarn...
Ah... Sacré petit blonde boîteuse que la Saint Just avait la moitié du temps envie de serrer sur son coeur, comme une petite soeur, et l'autre moitié du temps à qui elle rêvait de flanquer de grandes torgnoles. Comme à une petite soeur.

Heureusement que le Béarn n'avait que quelques feudataires, parce que si les couleurs artésiennes, c'était la classe, se taper vingt-cinq à trente serments vassaliques en une matinée, ça avait de quoi porter rapidement sur le système.

Entrée comtale dans une salle du trône que l'on espère, sans vouloir le reconnaitre, bondée. Séant délicatement posé sur le trône qui donne toute sa signification à la salle du même nom. Petit regard d'encouragement à Mademoiselle
Estampe, digne Monsieur Loyal de cette cérémonie dont le premier numéro est sur le point de commencer.

Pour toi, public.

Une bénédiction de régnant, en bonne et due forme, histoire de réaffirmer à la face du monde que le Béarn est aristotélicien - ce dont on pourrait douter si on fréquente les tavernes paloises - et de rassurer la foi pétrie de superstitions de la Comtessa deu Biàrn qui reste intimement persuadée qu'Aristote l'a lamentablement lâchée telle une vielle chausse éculée une nuit de novembre à Tarbes. Alors si Monseigneur Bushiro est capable d'intercéder en sa faveur pour qu'Il reconsidère le cas Saint Just, il peut la noyer dans l'eau bénite et l'étouffer à l'encens, elle mouftera pas.



[edit : il s'avère qu'étant fort mauvaise élève, l'étude du dogme selon l'EA n'a pas été une priorité et qu'il avait donc échappé à ma cervelle de moineau qu'Aristote dit que la terre et ronde et qu'il se pose à mon grand désarroi en détracteur de Prachett. Donc exit "la terre plate comme une limande façon disque monde" de ma narration, bienvenue petite sphère bleue... ]



Ptitmec13 a écrit:
[Dans son bureau au Château]

Entrez

Célénya assise à son bureau à faire un énième laisser passer, a moins que ce ne soit à décompter les défenseurs pour le soir, ou encore consulter les différents rapports de la maréchaussée, enfin occupée quoi, lève la tête et adresse un sourire au garde bégayant qui pénètre dans la pièce, portant une housse à vêtement. La blondine se lève et l'accueille jovialement.

Entrez donc Erernest, et merci de me l'avoir apporté..
Mes.. mes res.. respects Da.. dame Prévost.. Er..Ernest..
Oui c'est ça Erernest... Je me souviens bien.


Soupir de l'homme, haussement de sourcil du prévost, elle ne comprendrait jamais pourquoi ce garde insistait tant sur son nom.
Se saisissant de la housse elle l'ouvre comme un enfant ouvrirait un cadeau qu'on lui offre.


Trés bien, merci, vous pouvez disposer


Sans plus attendre la blondine ôte bottes et col, il faut se dépêcher et ne pas arriver en retard. Coup d'œil vers la porte qu'elle entend se refermer puis elle continue à se dévêtir pour passer l'uniforme.

[Salle du Trône]

Ptit se tenait dans l'encadrement de la porte, surveillant les allées et venues, droite comme un piquet dans sa tenue de cérémonie de Prévost. Bottes et braies noires, redingote rouge brodées d'or, ceinture portant épée, elle avait loué le ciel que ce soit une tenue masculine, pour une fois elle ne serait pas obligée de porter jupons et jupes qui entravent les mouvements.

Une blonde dans ses petits souliers qui arrache une sourire amusé à l'autre blonde en tenue d'apparat. Qui aurait dit qu'un jour elle serait réunies dans une même pièce sans s'entretuer?

La Comtesse, la blondine qui s'incline à son passage, un regard empreint de raillerie à son ami de l'autre coté avec un clin d'œil en prime, puis un pas en avant pour se positionner à la droite de sa Grandeur et l'accompagner jusqu'à son trône.
Remonter l'allée au milieu des nobles de sang et/ou de nom, des gardes, des alliés, des Béarnais et autres badauds, donnait à son cœur un rythme de cavalcade effrénée, c'est qu'elle à pas l'habitude la ptite.

Un demi tour, fixe, et la blonde se retrouve sur la gauche de la St Just (Ben oui faut suivre hein), Sa Grandeur qui pose son gracieux séant sur le trône, une pensée vers la belle blonde en espérant qu'elle se remette assez vite pour venir en ces lieux, il n'y a plus qu'à attendre...


Aimelin a écrit:
[Dans sa chambre d'auberge]

Nom d’un âne bâté vas-tu venir ici oui !

A plat ventre sur le sol, pestant contre sa botte, le jeune béarnais avait le bras qui disparaissait sous le lit pour tenter en vain de rattraper la rebelle qui s’était faufilée à l’abri.

Il ne sera pas dit qu’une botte aura le dessus sur moi …j'en ai maté plus d'une ma belle...
haaaaa je te tiens !!!!


Se redressant sur ses genoux il regarda fièrement sa prise, et fit une petite grimace en voyant la poussière s'y être tapie dessus.

Et voila, un petit voyage sous le lit et t'es plus présentable... se rappeler de ne jamais se cacher sous un lit.

Il se releva en époussetant ses braies et entreprit un nettoyage rapide de sa prise de guerre tout en se regardant dans le reflet de la vitre. Aujourd'hui il fallait être parfait. Pantalon rouge foncé, chemise noire, ceinture et bottes marron, il ne lui manquait plus que le bouclier rangé près de la porte, et il serait prêt.
Un petit sourire éclaira son visage en finissant d'arranger ses vêtements. Des mois qu'il n'avait pas revêtu son uniforme de Garde Comtal que le Coms lui faisait ressortir à l'occasion des allégeances prévues, pour sa plus grande fierté. Du moins la sienne car concernant Agnes de Saint-Just il savait son goût pour les harnois et tout ce qui allait avec, mais ne savait pas son avis sur les uniformes.
Seule ombre au tableau, sa belle blonde, souffrante, ne pourrait sans doute pas être là. Il sortit de ses pensées pour chausser ses bottes, et attraper le ceinturon qui abritait le fourreau de son épée pour l’attacher autour de sa taille avant d’y glisser cette dernière et de sortir de la pièce.

Cette petite chasse de bon matin avait fini par le réveiller mais il avait perdu un peu de temps et il allait devoir s'activer pour être à l'heure s'il ne voulait pas subir quelques remontrances.

Arrivé au Castèth, un salut au soldat Hubertdebruce en poste devant les portes et un clin d'oeil au Prévôt en se plaçant en face d'elle. Non d'une none endimanchée, il comprenait l'air ravi du soldat Ernest quand il l'avait croisé dans les couloirs du Castèth. C'est qu'elle en jetait la belle blonde dans son habit de cérémonie.
Petite inclinaison lorque la tête couronnée passe à leur hauteur, avant de lui emboîter le pas pour l'accompagner jusqu'à son Trône.



[La salle du Trône]

Un petit regard sur sa droite à l'attention de la blonde, en charge comme lui de la protection du Coms qui cheminait entre eux, et regard à nouveau devant eux, histoire de ne pas se prendre les pieds dans quelque obstacle, ce qui la ficherait mal.

Tantantatann ... pourquoi cet air lui trottait il dans la tête encore... il n'était pas à la place d'un éventuel épousé mais il sentait son coeur battre bien plus fort qu'à l'ordinaire. La Comtesse était certe fort agréable à regarder, à entendre, quoi que tout dépendait de la façon dont elle réglait le volume pour diffuser ses paroles, mais elle n'était, du moins aujourd'hui, pas la cause de son état, celui-ci étant plutôt provoqué par la charge qu'elle lui avait confiée.
Aime avait toujours trouvé ces cérémonies un temps soit peu bizarres, où l'on promettait des choses que l'on devait forcément tenir, ou pas selon les gens, et tout ça avec l'air aimable même si on rêvait de ficher une beigne à celle ou celui à qui l'on promettait.

Un petit regard vers Eugénie de Varenne en passant à sa hauteur, avec un grand sourire qui semblait lui dire : "ben dis donc si j'avais su me trouver là pas loin de toi et sans qu'on se frappe" et puis demi tour pour se placer face à la salle et donc à la droite du Trône.

La Comtesse s'étant installée fort gracieusement sur celui-ci, il reporta son attention sur la foule en face d'eux.


Armoria a écrit:
Pour la première fois depuis la mort de Gaborn, elle porterait autre chose que ses tenues de deuil. En taverne, à Pau, un homme lui avait parlé d'Asterius, ravivant ses espoirs qu'il ne soit pas mort. Et ce soir, elle s'était approchée du lit où Lambert, le beau Lambert, avait préparé sa tenue - blanc et violet sombre, ces couleurs qu'elle arborait depuis à présent des mois - et avait senti comme une bouffée impérieuse le besoin de se vêtir de la façon préférée de celui qui avait disparu. Asterius et le bordeaux, toute une histoire... Elle avait abandonné le bordeaux pour prendre le bleu, quand Morgennes l'avait ravie à son promis ; une fois son deuil de veuvage terminé, elle était retournée au bordeaux. Justice.

Donc, robe audacieuse, sa préférée, tant pour la couleur que l'échancrure vertigineuse du corsage et la coupe qui, du buste au fessier, laissait peu de place à l'imagination. Visage nu de fard, elle se contenta de se mordiller les lèvres avant d'entrer dans la salle d'allégeance, se faisant bouche gourmande. Coquetterie, mais baste !

Soupir réfréné quand l'huissier, qui sans doute annonçait le titre de princesse pour la première fois de sa vie, y mit une belle vigueur.

En piste !


Ptitmec13 a écrit:
La blonde était attentive à toute les personnes entrantes et retint son souffle en voyant la Princesse s'avancer, magnifique dans sa robe, comme toujours d'ailleurs. Elle avait discuté avec certains des 45, tous unis dans le même objectif, possédant tous un esprit presque fraternel les uns envers les autres.

Ptit regarda Aimelin, dans son uniforme de la Garde Comtale. Les Lames avaient été réhabilité par la Comtesse Caro et il ne restait alors que 2 Gardes, Aimelin et Varden. Ce dernier devant prêter serment d'allégeance la Comtesse lui avait demandé à elle, d'assurer l'intérim, lui remémorant par la même occasion que la blonde avait pensé fortement envoyer sa candidature au Connétable afin de rejoindre ce corps.
Un corps indépendant de l'Ost, directement sous les ordres du Coms en place ou du connétable, où devait régner une franche camaraderie sans faille.
Sa fonction de Lieutenant Chef l'empêchant d'intégrer l'Ost, Célénya réfléchissait de plus en plus à cette alternative, autant que son épée et son habileté à s'en servir soit utile.

Sourire aux lèvres, elle se retourne alors vers la salle, oui c'est ça, elle enverra au plus vite sa candidature pour faire partie des Lames.


Aimelin a écrit:
Une légère agitation de la foule massée dans le fond de la grande salle fit froncer les sourcils de la jeune Lame.

Inquiétude qui laissa place à de l’étonnement, suivi par de l’admiration en voyant entrer et s’avancer son Altesse la Princesse Armoria de Mortain. Il avait ouï dire qu’elle était en Béarn, à Pau, mais n’avait pas eu l’honneur de la croiser de part ses occupations assez prenantes.
Vêtue d’une robe magnifique qui ne pouvait qu’attirer les regards, nul fard ne cachait son visage et il ne pût s’empêcher de la suivre des yeux jusqu’à ce qu’elle prenne place. La beauté et la prestance d’une grande du Royaume qui faisait au Béarn un bien grand honneur par sa présence.

Ses pensées s’envolèrent aussitôt vers la Champagne, lors de la dernière guerre contre l’Artois, à Compiègne où il l’avait aperçue en taverne les rares fois où il s’y rendait avec Mélissande, son Chef de lance chez les Loups. Il avait souvenir d’avoir croisé quelques membres de sa garde, dont une jeune femme d’une douceur et d’une gentillesse avec qui il avait pu échanger de rares fois. Compiègne était tres animée à ce moment là durant cette guerre qui avait vu nombre morts parmi les champenois. La Champagne … qu’étaient devenus ses amis et connaissances qu’il avait laissé en rejoignant le Béarn.

Il jeta un regard à Ptit et esquissa un léger sourire en la voyant dans ses pensées. Un léger voile s’était posé sur son regard gris qu’il reporta à nouveau vers la salle, puis vers les grandes portes espérant voir entrer leur belle blonde ou de leurs amies.


Bushiro a écrit:
L'évêque de Tarbes surmener ces derniers temps arriva enfin en la salle du trône pour assisté aux allégeance et effectué une bénédiction sur la nouvelle comtesse. Il attendit encore quelque moments que tout le monde finisse de s'installer avant de débuté la cérémonie.

La majorité des convives semblait être arrivé. Comme d'habitude dans ce genre de cérémonie il y aura des retardataires !

Le prélat leva la main pour faire signe a l'assemblée de laissé place a un silence... religieux. S'appuyant sur sa crosse, L'eveque de Tarbes se rapprocha de la nouvelle contesse.

Bushiro intima à Gnia de s'agenouiller. Sitôt cette dernière a ses pieds, il procéda à l'onction. D'un doigt, il fit un signe de croix sur le front de la comtesse, lui appliquant la sainte huile...





Le prélat déclara ensuite :

Mon enfant, jeune Comtesse du Béarn, par cette onction, je vous lave de vos pêchés, et vous invite a régner sur votre domaine en suivant les préceptes aristotéliciens.

Vous vous élevez en ce jour un peut plus haut en la noblesse de France. Si vous êtes désormais, en tant que Comtesse, amené à diriger vos gens, qui vous doivent obéissance et respect, n'oubliez cependant que vous serez leur égal, devant Dieu, lors de votre trépas.

Aussi, je vous invite a vivre dans la vertu, afin que votre existence vous mène en le Paradis Solaire.

Tous, nous demeurons égaux devant le Très Haut lors de notre jugement.

Je vous bénis !


L'évêque se racla la gorge, puis ajouta :


Récitez à ma suite le credo de notre Sancte Eglise :

Citation:
Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'aprés avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Trés-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Eglise Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Eternelle.

AMEN


Gnia a écrit:
Pas à dire, c'était du trône qu'on avait la meilleure vue, pas étonnant que la place soit aussi chère...


La vie n'était qu'une farce qui se plaisait à fouler des deux pieds certitudes et intimes convictions, telles les grappes de raisins qui explosent sous ses talons violacés pour révéler enfin toute leur liquide richesse.

Au pupitre du héraut, celle à qui elle avait arraché sans sourciller les caducées du Béarn et qui aujourd'hui officiait à l'exacte place qui aurait dû être la sienne.

Flanqués à ses côtés, veillant sur sa sécurité, la garde comtale qu'elle s'était choisie et qui avait un jour pris les armes contre leur Coms. Cela leur valait malgré le fait qu'ils aient été jugés et avaient payé pour leurs fautes, le doux nom de traîtres, murmuré par les lèvres vénéneuses que l'on croise toujours au détour des couloirs d'un château.
Ouais, sauf qu'en ce moment, elle préférait mettre sa vie entre leurs mains d'amis loyaux qu'entre celles gluantes de perfidie de quelques autres.
Instinct de survie.

Au premier rang, venue assister à la cérémonie, le Grand Maitre de France, évidemment majestueuse, la bru de ce Roy à qui un jour l'Artois avait tenté d'arracher ce qu'il estimait lui être du. Ambitieuse entreprise qui avait bien occupé les nuits des premiers mandats de conseillère comtale de la jeune Agnès.

Et l'unique membre de la haute noblesse béarnaise qui viendrait poser genou à terre, la cerise sur le gâteau. L'ennemi d'hier, devenu l'allié d'aujourd'hui, unis par l'estime mutuelle, propre à ceux qui savent se reconnaitre adversaires à la hauteur, et qui semblait aller au delà d'une ville qui n'était qu'un symbole brandi pour émouvoir les foules et mieux les diriger.

Voyant Monseigneur Bushiro s'avancer, Agnès songea un instant que la bénédiction par l'Archevêque métropolitain d'Auch, ce cher Navigius, aurait été un ultime pied de nez lancé à la providence.

Destin facétieux et ironie du sort qui se plaisaient à chambouler à l'envie le passé et à le faire refluer à la surface du présent en petites bulles éclatant en dépit du bon sens.

Sur un signe du prélat, toutes ces réminiscences furent soigneusement mises de côté pour dégustation ultérieure et la Comtessa du Béarn posa genoux à terre devant l'évêque de Tarbes, recevant son onction, persuadée que ça placerait son mandat sous les meilleures auspices.
Pas comme si on pouvait cracher sur un peu de bonne étoile actuellement.

Attentive aux mots de Monseigneur Bushiro, elle ne put cependant s'empêcher de commenter silencieusement.

Déjà, mémo à soi-même, faire bénir la couronne comtale lavait de ses pêchés, bon à savoir, ça évitait quelques génuflexions de confessionnal.

Par contre, petit pincement au coeur en s'entendant rappeler qu'à l'heure de la mort, tous les marauds qu'elle avait méprisés ou fait tancer, toutes les volées de bois vert et plus si affinités qu'elle avait fait distribuer à la gueusaille en rendant bonne justice sur les terres de Bapaume, Desvres et Seuiri allaient la regarder d'un drôle d'air et d'un oeil torve quand elle débarquerai au Paradis Solaire.
Sans compter tout un tas d'autres gens qu'elle n'espérait surtout pas y croiser, plus encore sur un pied d'égalité. La noblesse avait quelques avantages conséquents, c'était pitié de se dire qu'ils ne vous suivaient pas dans la tombe.
Rabat-joie, l'évêque.

Vint ensuite le moment de réciter le credo. Bon là il s'agissait d'assurer, parce que mine de rien, il en avait fallu de la patience au Père DerTeufel pour lui ancrer dans le crâne.
Et c'était la voix du curé d'Arras se répercutant sous les voûtes de l'Eglise Saint Vaast qu'elle entendait pour lui servir de souffleur tandis qu'elle récitait son crédo comme elle l'avait appris, retranscrivant dans cette prière tous les accents de sa Picardie natale.


Izaac a écrit:
Comme il convenait à un honorable demi béarnais, Izaac s'en fut donc présenter son demi compliment à la comtesse de Béarn. Ayant tout réglé, Izaac s'embarqua pour Pau rejoindre Gnia qui devait recevoir parée de ses habits comtaux, les hommages des barons et chevaliers du Béarn.

Citation:
De Tarbes,

Madame,

Je suis ce jour entre vos mains et en gage, comme convenu. Je n'ai jamais été doué pour les révérences, et mes genoux se refusent désormais à plier plus que de moitié. La goute ! Madame, c'est cette incantation qu'un jour, un maître apothicaire lusitanien me lança en me prescrivant une cure au soleil. Je le sais, ce n'est qu'une goute du mal que nous avons pu faire à votre beau comté que j'essuie ce jour. Je gage que c'est de la sueur et non du sang. Je gage qu'elle est promesse de sain effort et non d'effroi. Je vous souhaite longue vie pour vous Madame, et prospérité pour votre peuple. Vous savez, Madame, quel adversaire un genevois peut-être. J'ai fait tout ce que je pouvais pour causer du tort au gouvernement de votre comté. Rien ne m'empêchera de confesser hautement combien grande était ma passion pour Genève et ses intérêts. C'est ce fidèle ennemi qui vous demande de considérer jusqu'où peut aller sa détermination contre ceux qui traitent sa cité avec mépris. Si vous voulez bien me mettre à l'épreuve, il n'y aura qu'à changer les noms et l'on verra toujours une semblable amitié entre vous et moi, digne des mêmes louanges.

Salutations et paix.

A Pau,

Izaac du Salève.


Navigius a écrit:
[rp]Ses pas l'y avaient enfin porté. Le Béarn, terre de souvenirs pour le prélat, Artois sauvé de la misère et de la déchéance qui se répétait à nouveau. On lui avait appris la nouvelle alors qu'il foulait de ses pieds nus le chemin de Toulouse, s'y rendant pour déposer offrandes et chercher conseil auprès du reliquaire de Saint-Lescure. Agnès de Sainct-Just avait été élue comtesse du Béarn, une bonne nouvelle dans une marée d'inquiétude qui déferlait sur le prélat avec l'âge. Il se remémora, un instant, sa jeunesse, lorsque ses jambes n'étaient pas brisée et lorsqu'il débattait en compagnie de cette chère Agnès, au conseil d'Artois. Le temps avait passé.

C'est donc discrètement, à Pau, qu'il entra dans la cérémonie, revêtant sa sempiternelle soutane noire religieusement soignée avec son col romain. Il ne quittait jamais cet habit simple et très rigoureux, sauf pour quelques instants lorsque le protocole l'exigeait vraiment. On le disait rustique, ce qui n'était pas faux, le prélat auscitain était définitivement campagnard, méfiant de Rome, cette ville trop loin et trop populeuse qui ne comprenait rien à la douce réalité vertueuse des campagnes du Sud de la France.

Sa canne frappa le sol, au gré de ses pas difficiles. Il avisa une place assise et s'y reposa, cette idée de faire le chemin de Tarbes à Pau a pieds, en guise de repentance et de défi, faisait sentir sa présence dans ses muscles endoloris.
[/rp]


Hervelina a écrit:
Au château de Pau, dans le bureau de la CAC


Assise à son bureau, Lina répondait aux innombrables pigeons et autres volatiles en tout genres qui venaient se poser sur le rebord de la fenêtre, lorsque le gros débile à la coupe de cheveux de moine qui lui servait de valet la fit sursauter en s'exclamant :

- Le caca des pigeons, c'est caca. Faut pas manger.

Haussement de sourcil, clignement des yeux interrogateur. Qu'est-ce qu'il lui prenait encore à cet imbécile de crier comme ça des âneries, sans raison apparente ? Soupirant, elle esquissa un sourire qui cachait son inquiétude. Il était tellement imprévisible que parfois elle se demandait s'il n'était pas capable de l'attaquer sans prévenir. Elle se racla la gorge et s'adressa à lui d'un ton nonchalant :

- Tout à fait Bébert... Dites moi que nous a préparé Luchiano, lé couistot dé Sa Grandeur auyourd'hui ?

Et l'autre fou de s'écrier en effectuant un salut militaire :

- Des jambOOOOOOOOOOOOOOooooooooooooooooooooNNNNnnnnnns !

Lina exaspérée soupira et d'un signe las de la main, lui répondit d'un ton calme.

- Parfait, vous pouvez disposer. Allez jouer euh ... Je ne sais pas, avec les poules ou les lapins de la basse-cour...

- Les poulettes ça mange des graines, comme les pigeons, des fois ça mange des miettes de pain, comme les boniches.


- Moui, ça me fera des vacances ...

- Vacances ?! Dans trois jours ma cousine, elle m'emmène à la mer pour me noyer.

- D'accord, allez... Hop Au poulailler Bébert ! Mais ne les assommez pas à coup de bassine comme la fois dernière hein ... Et n'agressez pas les gens non plus !


- Elle est où la poulette ?


Et le gros joufflu d'effectuer un demi-tour sur lui même pour sortir de la pièce...

- Bouducon ... Enfin je m'en suis débarrassée... Nan mais je vais pas passer mes journées à crapahuter partout dans le château pour surveiller le débile de service moi, qu'est-ce que j'en ai à carrer au bout d'un moment que c'est le cousin du frère de truc... Vais le foutre aux cuisines tiens ... Ah non, s'il a des couteaux à portée de main, il blessera quelqu'un... Je vais le mettre garde dans les geôles, les prisonniers n'oseront pas se barrer en voyant sa tronche de sadique ...

Sur ces quelques paroles, la jeune fille, légèrement énervée, fit appeler sa camériste qui entra aussitôt dans le bureau.

- Euh bon Gersende, vous me préparez ma tenue ? Un truc dans lequel je serai à l'aise là...


- Mademoiselle veut s'habiller comme les pécores ?


Répondit la Gersende en haussant les sourcils.

- Ben quoi que vous croyez que je sois ? Une duchesse peut-être ?


- Ben non mais pour un jour comme aujourd'hui... Je pensais que Mademoiselle euh ...


- Ben que Mademoiselle quoi ?! Je me marie pas aujourd'hui à ce que je sache !


- Si je peux me permettre de rappeler à Mademoiselle qu'aujourd'hui a lieu la cérémonie d'allégeance à la Comtessa et que Mademoiselle est déjà en retard.

- Ah merdouille ! Boudu mais c'est aujourd'hui ?! Mais vous pouviez pas le dire avant au lieu de tergiverser là, non ?!

- Ben c'est que je ne suis pas sensée connaître l'agenda de Mademoiselle par coeur. Déjà que je dois suivre Mademoiselle qui crapahute partout dans le comté pour aller récupérer ou livrer ses commandes elle-même.

- Nan mais ça va cinq minutes oui ?! Vous faites ce que je vous dis et c'est marre ... Bon allez hop traînons pas ... Allez me chercher la robe cyan là... C'est la seule qui soit potable t'façons...


La camériste s'exécuta et rapporta la tenue en question à Lina puis l'aida à s'habiller.



Salle du trône au château de Pau.



Lina entra dans la salle où déjà pas mal de personnes se tenaient là. La cérémonie avait même déjà commencé. La jeune fille se glissa donc discrètement dans la salle esquissant quelques signes de tête agrémentés d'un sourire à ceux qu'elle reconnaissait.
Apparemment il y avait du gratin, entre la Comtessa qui trônait telle une despote confortablement assise sur son siège sûrement garni de coussins de velour, et la princesse Armoria habillée comme euh, ben comme une princesse, à tel point que la CAC se sentait ridicule. Enfin bon, on vivait avec les moyens qu'on avait hein ...
La jeune fille observa la cérémonie en silence. C'était plutôt émouvant au final... Mais alors qu'est-ce que c'était long !


Vanyel a écrit:
[Bureau du procureur]

*toc toc* et un vague et ennuyé "entrez, les dossiers c'est à mettre sur la table à gauche" d'arriver en réponse. Elle avait le nez dans 3 affaires similaires, des p'tites dames qui s'installaient sans rien dire, et soupir du procureur.
Tremper la plume dans l'encre, prendre une feuille, écrire recommencer 3 fois en changeant le nom et leur signifier qu'il faudrait se mettre en règle parce que sinon elles auraient la privilège douteux de recevoir un bulletin pour une visite guidée du tribunal.

*toussotement* et Vanyel releva la tête un peu surprise de voir que son visiteur venait là les mains vides, chose assez inhabituelle.


Oui ? vous n'êtes pas de la prévôté me trompe-je?

Le petit page de regarder le bouts de ses chausses.

Non m'dame, mais euh.. parait que j'dois vous dire qu'il y a une cérémonie aujourd'hui.

Froncement de sourcil ?

Mais.. l'inauguration de la galerie artistique du tribunal n'est pas prévue pour aujourd'hui, je m'en rappellerais sinon.

Relevant timidement la tête le petite messager la regardait, pas très à l'aise.

On m'a dit que c'est une cérémonie d'allégeance, il parait. Ça a commencé aussi il parait.

Vanyel le regarde un instant avec l'air d'un poisson sorti hors de l'eau et pensa finalement cesser de le fixer. Une allégeance aujourd'hui.. misère.. ca voulait dire trainer pendant des heures dans une salle tout ca pour le protocole. Elle écarta la pensée de se changer pour y aller de une elle n'en avait pas le temps, de deux elle était déjà en robe donc ca ferait bien l'affaire et puis voilà.

Merci de me l'avoir rappelé.. tu peux prévenir les scribes que c'est quartier libre aujourd'hui, je doute avoir besoin de faire appel à leur service ce jour.

Quand le jeune garçon fut parti, elle finit de sceller ses missives, regarda avec une petite moue le bout de ses doigts tachés d'encre, lissa sa robe noire. En sortant, elle remit les lettres à faire porter ainsi qu'un mot pour indiquer au porte-parole où elle se rendait et se dirigea vers la salle du trône, portant un petit sac.

Salle du trône

Et voilà... elle observa la salle, les personnes présentes qu'elle salua discrètement, avec plus ou moins de chaleur selon si le visage était connu ou non et, comme d'habitude quand ca promettait d'être long, se dirigea vers une fenêtre, prêtant une attention distraite mais pas trop au reste de son environnement des fois qu'elle entende son nom ou qu'il faille faire quelque chose. En attendant, elle posa sa sacoche sur le rebord de la fenêtre, en sortit quelques feuilles et les parcourut.


Godasse57 a écrit:
Garath avait reçu missive pour l'allégeance à la Comtessa, comme chaque que c'était le cas il s'y présentait en personne et cette fois ci il ne dérogerait pas à la règle. Il prit donc la direction de la salle de cérémonie ou tout avait été préparé. Il s'installa confortablement le temps que tout soit en place et se ruerait sur l'allégeance le moment venu afin que ce soit fini au plus vite et qu'il puisse retourner au travail. En attendant il suçotait un baton de réglisse entre ses dents.


Ingenue a écrit:
C'est par un sourire franc et simple qu'elle répondit aux œillades entendues et complices de ceux que l'on nommait pourtant si mal - et par mesquinerie politique- traîtres, du haut de son pupitre.
C'est du haut de son pupitre encore que lui revinrent les jours funestes où le peu "cohésion" qui régnait en Béarn, vola en éclats, lui revint le geste instinctif et salutaire de celui qui la mit hors de portée des flèches et du fil de la lame de aigles d'Abidos, le nommé traitre, le félon avait protégé la Comtesse.
Leur seul tort commun en vérité, dont découla le fracas des armes et les clameurs révolutionnaires, c'était celui de ne pas s'être entendu, parlé et compris.

Mais l'heure n'était pas à s'appesantir sur son passé de tragédienne grecque, sur l'ire, la douleur et la forfaiture, l'heure était à la conduite de la première cérémonie d'allégeances publique du Béarn, ou tous étaient conviés. Amis. Ennemis. Simples connaissances. Qu'ils ou qu'elles aient des accointances avec la Saint Just.


Biarnesas, Biarnès ! Noble Assemblée !

Nous ouvrons , en ce jour de 31 Décembre 1458, pour notre Comtesse, Agnès de Saint Just, cérémonie d'allégeances publiques !

L'hommage des Comtes, Vicomtes, Barons et Seigneurs de mérite se fait au Roy détenteur de la terre et se doit d'être renouvelé à chaque Comte en exercice, digne représentant en Béarn de sa Majesté Levan III de Normandie !

Les nobles du Béarn doivent fidélité, conseil, aide et service armé -soit Obsequium, Consilum et Oxilium- doivent serment à la province en laquelle ils tiennent leurs fiefs. Adoncques ils vont par-devant le Comte régnant en ladicte terre, lequel, ayant été élu et ayant reconnu le Roy nostre seigneur comme son suzerain légitime, les accueille et reçoit leur hommage.

Le Comte, à son tour, leur accorde pour la durée de son Règne, protection, justice et subsistance.

Le renouvellement des allégeances au Béarn, par l'entremise du Comte en exercice, digne représentant du Béarn, est obligatoire pour tout vassal du Béarn !
Qu'il soit su que toute absence d'allégeance peut conduire, si telle est la volonté du Régnant en exercice, à destitution de fiefs et titres !

Si pour quelque raison que ce soit, un noble ne peut se déplacer en personne, il se devra alors de porter son allégeance par la voie épistolaire, soit par missive datée, signée et scellée de sa main !


Se tournant alors vers la Saint Just, la mine réjouie plus qu'il ne le faudrait, après avoir scandé sa litanie sans doute plus haut et plus fort que de raison, voulant que la chose s'imprime bien dans la caboche de certains:

Votre Grandeur, souhaitez vous que les vassaux du Béarn, vos vassaux durant la durée de votre Règne, viennent prêter serment d'allégeance à la préséance ou au premier venant ?
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MessagePosté le: Lun 1 Fév - 18:10 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 10 Fév - 18:06 (2010)    Sujet du message: 1458-02-01 - Allégeances à Agnès de Saint Just, Comtesse du Béarn Répondre en citant

Gnia a écrit:
Forte de sa petite marque graisseuse de croix sur le front, la Saint Just se releva et reprit place sur le trône. Les gens continuaient d'affluer et l'assistance était dense.
Elle avisa Monseigneur Navigius, le saluant d'un discret hochement de tête, un vague sourire flottant sur ses lèvres.
Dans le léger brouhaha de la salle qui attendait la suite dès événements, les retardataires prenaient place, les bancs raclaient de leurs pieds le sol et tandis que le héraut s'apprêtait à lancer l'appel aux allégeances, l'on porta discrètement un pli à la comtesse.
Qu'elle parcourut des yeux tandis qu'Estampe donnait de la voix.
Qu'elle relut une deuxième fois parce que la première, elle avait pas tout compris. Satanés suisses et leur style ampoulé.
L'essentiel résidait dans les premiers mots et c'est ce que retenait notre pragmatique Grandeur. Le reste, elle tenterait de décoder plus tard.

Agnès rangea le pli dans les profondeurs de l'une des poches de son bliaud et relevant la tête pour répondre à la Varenne, l'on pu apercevoir sur son visage l'éclat furtif d'un sourire prédateur que l'habituelle expression sévère et hautaine de la Saint Just vint rapidement dissimuler. Tout se passait comme prévu.


A la préséance, Estampe. Nous suivrons la préséance pour ses allégeances.

Le regard parcourut l'assistance avant de se poser sur Vanyel d'Arezac. Légère inclinaison du chef avant d'annoncer

Que s'avance le Coms d'Ossau.


Vanyel a écrit:
Oreille qui entend ce que blondinette raconte. Ça rentre d'un côté, ça ressort de l'autre, plus ou moins. Combien de fois avait-elle entendu ce genre de discours? Un certain nombre. Reporter son attention sur ses feuilles en écoutant vaguement ce que le Coms répond... et de relever la tête un peu surprise. D'habitude le régnant choisissait de procéder par ordre d'arrivée, cette fois-ci en allait autrement, par ordre de préséance. Ça aurait pu être un détail pour elle.. sauf que ca n'en était pas. Ça voulait dire qu'ils devraient s'y coller en premier.

Regard circulaire qui finit légèrement troublé. Il n'était pas encore là. Elle aurait dû passer le voir, et ils auraient dû venir ensemble, cela n'aurait été que normal, mais là n'était plus la question. Les devoirs de l'un étaient ceux de l'autre, elle le savait aussi bien que lui.
C'est ainsi qu'elle abandonna sa place non sans avoir pris soin de ranger ses affaires qu'elle laissa pour un temps sur le rebord de la fenêtre et se dirigea vers le Coms.

Le rythme lent et mesuré de ses pas la faisait entrer petit à petit dans cet état d'esprit qui lui était propre lorsqu'allégeance devait être prêtée. Elle revêtait peu à peu le masque calme et impassible de noble en avançant sans quitter Gnia du regard. Ce n'est qu'une fois arrivée devant celle qui allait devenir formellement sa suzeraine qu'elle s'inclina avant de mettre un genou à terre, sa robe formant une sombre corole autour d'elle, elle attendait calmement les questions qui ne manqueraient pas de venir.

Ensomulv a écrit:
Cérémonie publique, Ensomulv n'avait put s'empêcher de s'y installer afin d'observer. Tout était très solennel, tout semblé avoir été bien préparé et réfléchit longtemps à l'avance. A moins que ce n'était là la trop grande habitude de la noblesse, ils s'agenouillaient les uns devant les autres avec autant de détachement que possible. Certains venaient là juste par souci de garder leurs terres, d'autres pour se faire bien voir. Qui était là par principe ? Qui prenait vraiment à coeur les rôles qui leurs étaient destinés ?

Dans cette assemblé, dans le public, Ulv continuait d'observer le spectacle, étudiant leurs faits, gestes et mots. Ses avis sur la noblesse étaient de plus en plus mitigé, certains valaient mieux que les autres, certains pensaient plus à autrui qu'à leur passerelle de terre et le pouvoir qu'ils avaient. Le pouvoir va si vite pour corrompre les âmes que trop souvent ça en était à vomir. Peut-être que là, en public et entre eux, les nobles se montreraient telles qu'ils sont : avide de pouvoir ou protecteur du peuple.


Gnia a écrit:
Le silence s'était fait à l'appel de la comtesse, la cérémonie débutait. Membre de la haute noblesse, moyenne et basse noblesse, chacun allait prester allégeance au Béarn et la Comtessa recevrait leur hommage.

Elle s'était levée, postée devant le trône attendant une solennelle Vanyel qui s'avançait lentement vers elle et posa ensuite genou à terre.
La Saint Just eu un sourire discret en songeant au petit cours accéléré que lui avait fait le Roy d'Armes sur la coutume des cérémonies d'allégeances en Tolosa et Lengadoc. Elle aimait le respect des traditions et celle-ci lui avait plu à la première lecture.

Posant son regard bleu sombre sur le Coms d'Ossau, léger sourire ourlant ses lèvres, elle demanda d'une voie forte et claire


Vanyel d'Arezac, voulez-vous être tout à fait ma femme ?


Vanyel a écrit:
Le petit sourire de Gnia ne lui avait pas échappé, pire il était contagieux... elle réprima celui qui naissait sur ses lèvres à peu près mais sans réussir tout à fait. Souvenirs qui refont surface.. étrange coutume, mais coutume tout de même.
Elle n'avait aucune intention d'épouser Gnia, contrairement à ce qu'on pourrait penser en entendant sa réponse qui était un assuré.


Je le veux.

parce que Comte& Comtesse d'Ossau eux seraient homme & femme du Coms.


Gnia a écrit:
Il était plus que dangereux à cet instant de laisser le sourire prendre possession de la bouche. Le fou rire n'était pas loin et cela aurait considérablement ruiné tout le charme de cette tradition.
Laissant vibrer dans l'air l'impact étourdissant de ces quelques mots, signifiant là tout l'attachement des Seigneurs d'Ossau au Béarn, Agnès reprit ensuite


Jurez-vous de servir avec loyauté, fidélité et sans dissimuler, le Béarn et son Coms ?
Jurez-vous de lui apporter conseil et service armé ?


Vanyel a écrit:
Par pur esprit de contradiction, elle avait envie de répondre que non. Mais c'est bien connu, contradiction & tradition, ça ne fait pas vraiment bon ménage, ou alors ça détonne. Toujours est-il qu'elle réussit à répondre en gardant son sérieux, bien que celui-ci ait des envies inquiétantes de prendre ses jambes à son coup..

Je jure de servir avec loyauté, fidélité et sans dissimuler, le Béarn et son Coms.
Tout comme je promets de lui apporter conseil et service armé.


et de rajouter in petto en regardant Gnia sans ciller, mais c'est bien parce qu'on m'a laissé prendre l'étendard rose, sinon j'aurais peut-être été moins coopérative. Chasser le naturel...


Gnia a écrit:
Si, lors des questions, elle était parvenue sans mal à appliquer à nouveau sur son visage sa mine austère, en croisant le regard de Vanyel, il se fissura.
Saisir le petit paquet enveloppé d'un linge posé sur le petit coussin qu'un page avait amené. Voilà.
Tendre l'autre main pour aider Vanyel à se relever. Jusqu'ici tout va bien.
Parler. Et vite.


Nous, Agnès Adélaïde de Dénéré de Saint Just, XIe Coms du Béarn, vous accordons en retour bonne justice et protection pour vous et vos gens, ainsi que subsistance en vous conservant seigneurs de la terre qui vous nourrit, symbolisée par ce morceau de fromage de brebis, spécialité d'Ossau.


Et de lui coller prestement dans la main l'odorante spécialité avant de sceller le serment du baiser de la paix.

Vanyel a écrit:
Du fromage, même pas de vaches de mémé mais de brebis, et même pas le temps de protester vu que Gnia la fait taire en scellant le pacte d'un traditionnel baiser de paix.
Elle remercia le Coms d'un hochement de tête avec un sourire mi-figue mi-raisin avant de retourner à la place qu'elle avait quittée.
Il lui restait à ouvrir la fenêtre pour y entreposer son présent, la refermer et ne pas oublier le petit paquet quand la cérémonie sera finie.


Gnia a écrit:
Petit salut de la tête pour répondre à celui de Vanyel, les yeux pétillants de malice. Après tout c'est pas parce que l'on se coltine une cérémonie officielle qu'elle doit forcément être rabat-joie et ennuyeuse.
Elle l'observe un instant entreposer le présent symbolisant la terre de son fief sur l'appui de la fenêtre puis le regard dévie en direction du pupitre du héraut, plus exactement, qui vient s'ancrer dans les mirettes émeraude de la Varenne.

Ombre d'un sourire complice avant d'énoncer de façon à être entendue de toutes et tous.


Que s'avance à présent Donà Eugénie de Varenne, Vicomtesse du Montanérès et Baronne de Monein.


Paddy a écrit:
Estanguet du P'tit Chauve le 31 janvier à 6h00 le matin

Paddy avait passé la nuit à l'auberge. C'était là le lieu qu'il affectionnait le plus car son domaine lui semblait bien vide en l'absence de son épouse retirée chez les nonnes et de sa lardonne partie il ne savait où. Il était levé depuis près d'une heure et après un solide petit déjeuner constitué de cochonnailles et de pain il s'était installé à une table près de la cheminée pour consulter les dossiers des jugements à rendre dans la semaine.

Il était plongé dans la lecture quand son grouillot entra avec précipitation dans l'auberge.


- Messire, dépêchez vous, il vous faut partir à Pau

- Hein ? Que se passe t'il donc ?

- Messire, c'est le jour des allégeances à la comtesse


Paddy referma le dossier qu'il consultait, se servit un fond de verre de Whiskey qu'il but d'un trait et dit :

- Fait préparer les chevaux et de quoi nous restaurer pour la route... Tu iras faire le plein chez Yolaine pendant que je serai à la cérémonie.

Paddy songea avec mélancolie à son épouse retirée chez les nonnes et qui ne serait donc pas à ses côtés. Puis il alla rejoindre son grouillot qui lançait des ordres de tous les côtés pour que rien ne fut oublié et vers 7h30 Paddy et son grouillot s'élançaient sur la route.



Château de Pau, le 31 janvier vers midi dans bureau du juge


Paddy entra dans son bureau avec un sac dans lequel son grouillot avait fait mettre un habit. Il se retira dans un petit cabinet jouxtant son bureau afin de se changer. Cela fait il se sustenta de manière frugale de jambon du Béarn et de fromage de brebis de Lourdes, le tout arrosé d'un flacon de Madiran.
Un dernier verre de whiskey pour digérer, il réajusta son habit et s'assura d'avoir une flasque remplie dans sa poche. Ensuite il se rendit tranquillement dans la salle où allait se dérouler la cérémonie et se mêla au public pour assister à la cérémonie. Il aimait se mêler à la foule et écouter les conversations des uns et des autres.


Aimelin a écrit:
A la droite de la Comtesse, le jeune Garde comtal écoutait, jetant une regard de temps à autre sur le coms tout en restant attentif à la foule qui emplissait peu à peu la grande salle. Des visages connus, certains amis, d'autres connaissances, d'autres insignifiant tant les regards lancés à son encontre parlaient d'eux mêmes.

Petit sourire à peine perceptible sur le visage du jeune béarnais lorsque Vanyel s'avança vers le trône, avec toute la grâce qu'il lui connaissait, avant de retenir un fou rire à l'échange du serment. Ce qu'il aimait à savourer le moindre moment avec ces deux grandes dames ! Il apprenait sans cesse à leurs côtés, comme il aurait aimé apprendre d'autres personnes.
Son regard gris s'était attardé plus longtemps sur ce couple avant de suivre Vanyel reposer son présent sur le bord de la fenêtre. Ne pas rire, garder un visage sérieux, même si le léger sourire qu'il affichait, laissait voir son état d'esprit.

Regard qui se tourna vers Eugénie de Varenne lorsqu'elle vint à son tour s'agenouiller devant la Comtesse, et petit sourire à son égard. Les longues discussions avaient eu raison d'eux, et un respect mêlé d'une amitié étonnante mais sincère, s'était glissé entre eux.

Dans son petit esprit de simple homme, pour lui, ceux et celles aimant le Béarn, les vrais Nobles le servant, étaient là depuis des mois à le défendre, et ils étaient là aujourd'hui par respect pour leur Coms.


Ingenue a écrit:
Les mirettes amandines de l’Estampissime blondine s’ouvrirent tout grand. Du haut de son pupitre, du haut de son autorité héraldique, elle constatait, non sans déplaisir, que la Saint Just, foutue Picarde de son état, voulant se conformer aux us et coutumes sudistes, menait les allégeances à sa Grandeur à la mode Languedoniaise.
On eut pu lui dire que Béarn était Occitanie, on eut pu lui dire que c’était là la coutume en Provinces d’Oc, qu’elle se serait récriée itou. Béarn n’est pas Languedoc. Occitanie émascule Béarn. Béarn possède sa parlature et sa coutume propre. Béarn était Béarn, il n’y avait pas à tortiller.
La nordiste n’avait pas besoin d’en faire plus pour échauffer la bile de la blonde Eugénue, qui aurait bien voulu, qui plus est, qu’on lui demande sa blanche menotte en dehors quelque cérémonie d’allégeance publique.

Idem, elle se rembrunit à l'appel de son nom. "Donà"... "Donà" c'était feue sa sœur la blonde virago, qui avait vécu assez longtemps pour qu'on la nomme de sorte, elle. Il n'y avait pas de "Donà", mais une "Madamisèle". Il fallait que tous sachent, même si le Béarn souffrait d'un manque certain de bons partis, que même si elle n'était pas balafrée, elle n'en restait pas moins jeune, fraiche et très z'à marier.

Elle quitta donc son promontoire, laissa là ses caducées, la cloquedille synchro avec son tuteur basque, perdant peu à peu sa bougonnerie au profit d'un grand sourire façon Roger-Bontemps qui s'étirait à mesure que les prunelles ceruléennes s'ancraient dans les pierres de taille azures de la Saint Just.
Le sourire et le regard complice à l'intention d'Aimelin se firent plus doux. Ils en étaient qui disaient qui lui avaient sauvé "les miches", ils en étaient qui se disaient sauveurs du Béarn face à la félonie, mais ceux-là n'avaient suivi que leurs primes instincts va-t'en guerre, ceux là avaient enfreint les ordres de la Comtesse qu'elle était, se plaçant par la même au rang de traîtres parmi les traîtres, versant un sang qu'elle n'avait pas désiré en son nom. Traîtres encore qu'elle protégea, prenant la faute sur elle, qu'un amour sot mettait hors de portée de tout châtiment.
Il en était un, un seul et unique, ci-présent qui lui avait sauvé le croupion à la vérité, sauvée des flèches et des lames de ceux qui menaient pourtant combat en son nom.
Et c'est sur ce même bras qu'elle se reposa lorsqu'il fallut s'agenouiller devant l'autorité comtale, lorsqu'il fallut éprouver la cuisse qui ne se remettait que lentement de la taillade d'automne par faute de trop de mouvements et de soins négligés, lorsqu'il fallut se livrer tout entière à la Saint Just qui pourvoirait justice, subsistance et protection.

Gnia a écrit:
A la vérité tout ceci amusait vraiment la Saint Just. Le presque fou rire avec Vanyel, la mine d'Estampe derrière son pupitre et allez savoir encore ce qu'il allait bien pouvoir se passer.
Ben quoi ? A vingt-trois ans et des brouettes l'on ne pouvait décemment se contenter tout le temps de l'austérité d'une porte de cellule monacale. Comme tous les mômes grandis trop tôt, Agnès ne riait pas de ce dont tout le monde convenait de rire et au contraire développait un goût immodéré pour les bêtises qui n'avaient rien d'enfantin et se gaussait parfois de ce qui nécessitait un sérieux tout a fait adulte.

Campée devant le trône, elle posa un regard bienveillant sur la vicomtesse du Montanérès et annonça avec délectation, en savourant les mots à mesure qui glissaient sous son palais


Eugénie de Varenne, voulez-vous être tout à fait ma femme ?


Ingenue a écrit:
C'est un grand éclat de rire candide et cristallin à en faire frissonner les tentures, à en faire tressaillir le vitrail qui résonna en la salle du trône.
C'est un grand éclat de rire encore qu'elle tenta de retenir -en vain- prisonnier en son gosier afin de ne point briser le semblant de sérieux qui animait encore la première cérémonie d'allégeances publiques.

Deux pupilles égrillardes soutenaient tour à tour celles la Saint just, cherchaient point de repère où se fixer afin de ne pas se plisser et s'épancher d'hilarité, furetaient encore dans les rivières cascadeuses des froufrous incarnats de la Comtessa, curieuse du présent qui allait lui être offert tandis qu'elle avait grand peine à ne pas étirer zygomatiques d'une oreille à l'autre.


Bah euh... Ouais ! Un peu mon n'veu ! Lacha t'elle encore dans un dernier soubresaut de bouffonnerie, se gardant bien d'ajouter qu'on ne pouvait décemment pas dire non à pareille pouliche, si balafrée soit-elle.

Puis de conclure enfin, animée par un rire irrépressible et silencieux qui secouait ses frêles -pas tant- épaules, baignait les mirettes amandines de larmes salines -c'est pour la rime- et faisaient s'empourprer ses bonnes joues de normande/alençonnaise qui s'accordèrent alors farpaitement aux colifichets de Sa Grandeur.


Oui. Je le veux. Avec autant de distinction dont elle était capable en cet instant.

Aimelin a écrit:
Il avait regardé Eugénie s'agenouiller apres s'être appuyée sur son bras.
Faudrait pas qu'elle se blesse ici, ce serait quand même un comble. Attentif, Aime se demandait jusqu'à quand il allait pouvoir garder son sérieux.
Fourmillements qui l'obligea à détourner ses yeux gris des deux jeunes femmes, afin de regarder droit devant lui pour garder un semblant de sérieux que son sourire trahissait. Il aimait à imaginer certains prêtant allégeances à genoux devant Gnia et se dit que c'était une mauvase idée cette pensée, l'envie de rire ne se faisant que plus forte.

Regard qui balaie la foule en essayant de penser à autre chose.

Combien lui resterait il de miches s'il allait cinq jours à Mauléon sachant qu'il en faisait trente six par fournées, en laissait la moitié dans sa taverne et gardait l'autre pour ses petites faims pendant ses gardes.. alors cinq fois trente six en ôtant celles qu'il mangeait parfois pendant ses moments de repos.
Tout en calculant il laissa son regard gris partir vers les grandes portes, un brin rêveur.


Gnia a écrit:
Ah bah non... V'là que la Varenne riait.
Comment, dès lors, parvenir à lutter contre la nature communicative du rire ?
Les lèvres pincées, les joues creusées de fossettes à force de se retenir, la Saint-Just tentait de conserver un semblant de sérieux, retenant à grand peine l'éclat de rire qui menaçait de forcer son passage.
La digue céda à la réponse de la blonde vicomtesse. Une main devant la bouche, lèvres serrées, elle égrena un petit rire discret.
Reprenant son souffle, elle expira un grand coup, redressa les épaules et l'ombre d'un sourire flottant toujours sur son visage, elle fixa un point juste au dessus de la tête d'Eugénie, tâchant d'éviter ses yeux, avant de reprendre d'une voix où perçait encore l'hilarité de l'instant d'avant


Jurez-vous de servir avec loyauté, fidélité et sans dissimuler, le Béarn et son Coms ?
Jurez-vous de lui apporter conseil et service armé ?


Ptitmec13 a écrit:
Ha ben voila que ça partait en sucette... A poser de telles questions fallait pas s'étonner aussi, fallait bien que ça éclate à un moment ou à un autre.
Regarder droit devant elle, éviter de tomber sur leur regard, essayer de garder son sérieux sans se laisser envahir par le rire communicatif de la chancelière.
Penser à.. penser à quoi d'ailleurs.. ses cochons... elle prévoirait plus de couteaux en réserve dans sa propriété la prochaine fois, il ne lui en resté qu'un et elle croisait les doigts à chaque abattage.
Il fallait bientôt qu'elle pense à regagner son domicile. mais 3 mois éloigné de sa ville et au fond d'elle, elle ne savait plus d'où elle venait.
Déjà la Comtessa reprenait son sérieux et continuait la cérémonie et la blonde reporta son attention sur le déroulement.
Cela promettait d'être long... Il restait encore pas mal de monde à passer.
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MessagePosté le: Jeu 18 Fév - 15:31 (2010)    Sujet du message: 1458-02-01 - Allégeances à Agnès de Saint Just, Comtesse du Béarn Répondre en citant

Ingenue a écrit:
Et de répondre, le sourire s'étirant de plus belle encore à voir la Saint Just perdre de sa superbe et de sa légendaire froideur à mesure qu'elle s'épanchait en bouffonneries:

Je jure de servir mien Comté et mienne Comtessa avec loyauté, fidélité et sans dissimulation aucune.
Idem, je jure d'apporter conseil et service à mien Comté et mienne Comtessa.
Oui je le jure. Toutafé.


Gnia a écrit:
Satanée gamine ! Et voilà qu'elle en rajoutait en sus et s'en amusait, faisant fi des sacro-saintes traditions qu'affectionnaient tant la Saint Just. Pas grave, elle avait de quoi se venger dans son petit panier d'offrandes aux vassaux...

Et de se saisir d'une vannerie d'osier recouverte d'une fine toile de lin qu'un page lui apporte avant de tendre une main franche à Eugénie, alignant son bras sur le sien pour l'aider à se relever.


Nous, Agnès Adélaïde de Dénéré de Saint Just, XIe Coms du Béarn, vous accordons en retour bonne justice et protection pour vous et vos gens, ainsi que subsistance en vous conservant seigneur sur les terres qui vous nourrissent, symbolisées par cette brique rouge, fondation de la forteresse de Montaner et cette flasque de vin de Monein que nous prisons tant.

Et pan, panier dans la pogne et sans laisser le temps à la môme Varenne de tenter une ultime fanfaronnade, elle lui claque un énergique baiser de la paix sur les lèvres pour sceller le serment. Na !


Ingenue a écrit:
Bisouille de paix claquée sur le bec purpurin, la madamisèle Génue se tient coite un instant, les pupilles en billes rondes, en oubliant même la douleur vive qui déchira sa cuisse comme un vélin lorsque la Saint Just la hissa vers haut.
Décontenancée un instant par ce baiser qu'en d'autres temps et lieux on jugerait contre nature, elle se reprit bien vite, n'accèdant ainsi pas au désir vif de sa suzeraine de la voir perdre de sa superbe guignolesque.

Des briques et de la piquette, la moue aurait pu se faire boudeuse, elle avait espéré une vache. Une belle, une bien fessue, clarinées d'azur, les cornes peintes du même et la panse carmine.
Mais nan, comme dit plus haut, la Varenne, fidèle vassale s'il en fut, ne perdrait pas son aplomb bouffonesque.


J'vous remercie ma bonne dame, c'est bien aimable à vous de me permettre de vivre aux frais de la Princesse en m'entretenant grassement ainsi.
Pis les briques sont jolies, et fort utiles. Nous les lancerons de concert du haut des remparts du château de Pau pour repousser l'ennemi en buvant à votre santé lors du prochain assaut, si vous le voulez bien.


Et de filer à son pupitre, de reprendre son sérieux et son autorité héraldique, regrettant néanmoins de ne pas pouvoir rejoindre la d'Areazc et d'expérimenter avec elle le millefeuilles de fromage de bique et de figues, en bonne massacreuse de fromage qu'elle était. Comme ces foutus euscariens.


Gnia a écrit:
Petite bouffée d'air pur. Le plaisir d'un instant d'innocence pour deux foutues gamines qui, dans le secret du bureau du héraut, avaient poussé le manque de protocole jusqu'à inventer et exécuter ce qu'elles nommaient la danse des caducées.
Moments précieux que les instants d'innocence, un claquement de doigts qu'il faut savoir saisir dans les longues journées faites de vindictes, de soucis, de travail, d'âpres discussions et d'amères décisions.
Dernier sourire en s'imaginant balancer des briques depuis les courtines du Castèth en buvant du Jurançon. Ah, belle perspective que voilà. Existe -il plus charmante manière de bouter hors l'ennemi que celle-ci en vérité ?

Avisant la vicomtesse redevenue héraut derrière son pupitre, la Saint Just se départit des dernières traces d'amusement, offrant à nouveau traits sévères et regard hautain qu'elle arborait en public.


Que s'avance Garath de Rivien, Seigneur de Sauveterre-en-Béarn

Toujours debout devant le trône, elle balaya un instant la foule du regard tandis que s'avançait et posait genou à terre le seigneur de Sauveterre.


Garath de Rivien, voulez-vous être tout à fait mon homme ?

Une pause le temps que la réponse résonne dans la salle du trône, avant de reprendre

Jurez-vous de servir avec loyauté, fidélité et sans dissimuler, le Béarn et son Coms ?
Jurez-vous de lui apporter conseil et service armé ?


Godasse57 a écrit:
Bizarre cette nouvelle façon de prêter allégeance , mais ma foi elle était d'un drôle et d'un grotesque que ça lui plaisait. A l'appel de son nom , il s'avança vers la Comtessa et posa un genou en terre.

Il écouta attentivement Gnia parler et après un court instant de réflexion, c'est que la réponse était quelque chose , un sourcil relevé et un sourire ourlant ses lèvres il répondit d'une voix claire :


Oui, tout à fait , je le veux.

Suivi alors les deux dernières questions rituelles de cette allégeance prononcées par la Comtesse. Il la regarda alors droit dans les yeux et répondit d'une voix toute aussi claire :

Nous , Garath de Rivien, Seigneur de Sauveterre en Béarn par la grâce d'Aristote jurons de servir avec loyauté, fidélité et sans dissimuler, le Béarn et sa Comtessa.

Nous jurons également de lui apporter conseil et service armé si le besoin s'en faisait sentir.


Gnia a écrit:
Le sourcil haussé et le sourire du Seigneur de Sauveterre faillirent encore une fois avoir raison du sérieux de la Comtessa, conservé avec peine à grands renforts de morsures à l'intérieur des joues.
Tendant à Garath une main lui signifiant qu'il pouvait se relever, elle énonça à son tour la promesse que tout suzerain échangeait en retour de celle de son vassal.


Nous, Agnès Adélaïde de Dénéré de Saint Just, XIe Coms du Béarn, vous accordons en retour bonne justice et protection pour vous et vos gens, ainsi que subsistance en vous conservant seigneur sur les terres de Sauveterre-de-Béarn, forteresse mais aussi étape cruciale aux pèlerins sur les chemins de Compostelle, leur offrant logis et hospital, et symbolisée par cette coquille Saint Jacques.

Et de sceller l'allégeance en déposant sur ses lèvres un évidemment chaste baiser de la paix puis de lui remettre le coquillage sus-mentionné, non sans arborer un sourire plein de dents.

"Moi j'aurais bien aimé, un peu plus de tendresse
Ou alors un sourire ou bien avoir le temps mais...
Au suivant, au suivant !"*

Courte inspiration, tentative de conserver le voile si ténu du protocole encore un peu avant d'appeler Paddy de Ouiskaï.


Que s'avance à présent Paddy de Ouiskaï, Seigneur de Sancte-Fe de Morlaas


[*Paroles tirées de [i]Au suivant[/i] de Jacques Brel.]


Paddy a écrit:
Paddy avait circulé parmi le public et glané ça et là quelques phrases de commentaires, puis avisant quelques jeunes pucelles s'en était approché pour échanger quelques mots avec elles et aussi admirer leur décolleté. La journée se déroulait de manière fort agréable, et de temps à autre il sortait la flasque de sa poche pour en prendre une gorgée et en avait proposée aux damoiselles qui avaient consenti à y gouter.

D'un coup il s'entendit appeler :

Que s'avance à présent Paddy de Ouiskaï, Seigneur de Sancte-Fe de Morlaas

Il pris le temps d'ajuster son habit et de prendre une large rasade de whiskey. Puis il s'avança lentement en traversant le public et vint prendre place devant la comtesse.


Gnia a écrit:
Ah ! L'homme au whiskey. Là devant elle, genou à terre. Elle allait peut-être finalement finir par savoir quel goût ça avait, ce fameux breuvage d'anglois.
Ouais d'accord, c'ést pas anglois le whisky, tout comme le whiskey n'est pas écossais mais irlandais. Mais bon fallait pas trop en demander à la comtesse picarde devenue sudiste du fait des aléas du destin et du mariage. Déjà que maitriser le béarnais était un tour de force pour la Saint Just, plus habituée à la langue d'oïl qu'à celle d'oc, si en plus fallait ajouter à l'équation les subtilités de la provenance d'un alcool d'anglois par dessus le marché...

Bref. Revenons-en à nos moutons, forcément béarnais ceux là. Ben vi, le pays de la brebis, le Béarn.
Et donc à la question du jour.


Paddy de Ouiskaï, voulez-vous être tout à fait mon homme ?

Une pause, le temps de se dire que vraiment cette façon de mener les allégeances avait été une riche idée. Rien de mieux qu'un peu d'originalité pour rompre la monotonie de ce genre de cérémonie.


Jurez-vous de servir avec loyauté, fidélité et sans dissimuler, le Béarn et son Coms ?
Jurez-vous de lui apporter conseil et service armé ?


Paddy a écrit:
Paddy était installé de manière inconfortable... Son grouillot était parti récupérer vivres et boissons pour le retour à Lourdes et n'avait donc pas pu venir déposer le coussin prévu pour l'agenouillement.

Il était là à maudire intérieurement son grouillot quand il entendit :


Paddy de Ouiskaï, voulez-vous être tout à fait mon homme ?]

Il avait entendu déjà cette phrase prononcée lors des précédentes allégeances et les réponses adéquates... aussi sans attendre il répondit :

Vos désirs sont des ordres et vos ordres sont vos désirs auxquels j'accède ooh ma comtesse

A peine eut-il répondu que les questions fusaient... Se demandant si le grouillo finirait enfin par ramener le coussin il s'entendit dire :

Nous , Paddy de Ouiskai, seigneur de Sancte Fe de Morlàas, jurons de servir avec loyauté, fidélité et sans dissimuler, le Béarn et sa Comtessa.
Nous jurons également de lui apporter conseil et service armé si le besoin s'en faisait sentir.


En disant cela, Paddy songeait à son armée sur les remparts de Lourdes qui ne coutait à personne dans le comté excepté à lui même.


Gnia a écrit:
Notre seigneur de Sancte Fe de Morlaas semblait souffrir des genoux si l'on étudiait avec un peu d'attention les micros expressions de son visage. Une petite crise de rhumatisme peut être ? Avec le froid qui descendait des Pyrénées, ce n'était pas exclu. A moins que ce ne soient les prémices d'une bonne crise de goutte des familles, il n'y aurait d'ailleurs rien d'étonnant à cela...
M'enfin l'on était point là pour se lancer dans des supputations d'ordre médical et autres contre-diagnostiques surtout qu'en soit le sol dur et froid en pierre pouvait amplement suffire à faire grimacer.

Allez, abrégeons ses souffrances. Une main franche se tend, l'autre s'est saisie du petit présent à remettre au vassal qu'un page a amené avec empressement sur un petit coussin. Et oui, c'est ça le petit personnel de qualité et qui craint la férule de Son Odieuse Grandeur, ça amène les coussins avant même qu'on les demande. Mais l'on s'égare... Encore.


Nous, Agnès Adélaïde de Dénéré de Saint Just, XIe Coms du Béarn, vous accordons en retour bonne justice et protection pour vous et vos gens, ainsi que subsistance en vous conservant seigneur sur les terres de Sancte Fe de Morlaas, symbolisé par ce sol morlan ou sou de Morlaas, monnaie frappée sur vos terres et pour le Béarn.

Réfrénant une irrépressible envie de jeter la pièce en l'air et de tirer à pile ou face accolade vassalique ou baiser de la paix, la Comtessa suivit pourtant le protocole décidé en début de cérémonie et découvrit fugitivement, à la faveur du baiser de la paix, quel goût pouvait bien avoir le pêché mignon de Paddy. La bouche se révèla plus proche de la céréale et des épices avec de légères notes vanillées.* Pas dégueu.

Tandis qu'elle songe qu'il faudra en toucher deux mots au Seigneur de Morlaas à l'occasion, histoire de compléter la cave déjà impressionnante de l'Ostau Dénéré Saint Just, le regard glisse jusqu'à
Estampes, et se fait interrogateur.


[*Description dégustative réelle de la "bouche" d'un certain whiskey irlandais.]




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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:25 (2018)    Sujet du message: 1458-02-01 - Allégeances à Agnès de Saint Just, Comtesse du Béarn

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