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1456-03 L'hospice de Compiègne - mars avril mai 1456 -

 
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 15:38 (2009)    Sujet du message: 1456-03 L'hospice de Compiègne - mars avril mai 1456 - Répondre en citant

Belphegore a écrit:


[Hospice de Compiègne, Mars 1456 pendant la guerre contre l'Artois]


Belphegore venait à peine d'arriver à Compiègne...

La ville semblait avoir été labourée, éventrée, démolie..

Tout autours des remparts, la terre était retournée, boueuse et nauséabonde. Des corps de chevaux morts étaient encore là, gonflés de gaz, attendant que les équarisseurs ne viennent les brûler.

Du sang maculait tout, se mélait à la terre des champs qui seraient incultivables pour cette année.

Elle soupira longuement devant ce triste spectacle.

En premier lieu, elle avait cherché la tente de commandement, pour aller prendre ses ordres, et dire qu'elle était enfin arrivée.
Un Maitre de Lance, sachant qu'elle était médicastre, lui enjoignit d'aller en ville chercher l'hospice.

Elle avait tourné un moment dans les rues, puis c'est le flot de blessés ou de mourants qui se rendaient tous au même endroit qui lui indiquère l'endroit.
Un grand batiment.....Des cris de douleur.....L'odeur de la mort.....L'odeur de la peur......

Belphegore pénétra dans la grande salle....
Des soldats ou des civils gisaient de partout....
A l'entrée, quelqu'un faisait le tri selon la gravité des blessures. Des infirmiers prenaient le relai....

Elle se présenta:


"Bonjour, je suis Belphegore, chef-médecin à la caserne des Loups....Où puis-je trouver le ou la responsable de cet hospice??"

L'homme se releva de la femme qu'il venait d'ausculter, se frotta le front, laissant une trace de sang sur sa peau, soupira, et indiqua un haussant les épaules: "Par là....."

Belphegore chercha un visage connu....Soudain, elle vit Siva.


Elle s'approche d'elle, posa une main sur son avant-bras:

"Bonjour, Siva.....Je suis contente de te voir, malgrè les circonstances !!
Je suis arrivée à Compiègne il y a à peine quelques heures... Que puis-je faire?? Je n'ai aucun instrument avec moi, pas de plante, rien, car je ne suis pas partie avec l'infirmerie de la caserne....Mais je veux et peux me rendre utile...."


Belphegore a écrit:

Belphegore fit un signe de croix avec son pouce droit,au-dessus du front de la malheureuse, adressant une prière silencieuse:

"Aristote, acceuille en ta Maison cette femme, absous-la de ses péchès terrestres, car elle a donné sa vie pour sa patrie et sa famille...."

Elle n'eut pas le temps de finir, que dans un râle affeux, la femme expira.

La médicastre se releva, soupirant.

Elle tourna la tête de droite et de gauche, et apperçu Siva assise.

Elle se rapprocha d'elle, la mine déconfite et déjà désespérée.

Dans le laps de temps qu'elle mit pour traverser la salle, elle dût donner quelques conseils à des infirmiers pour faire un bandage, préparer un cataplasme ou une atelle.

Elle se jeta elle aussi à même le sol, aux côtés de la Baronne. Reconnaissant Starfox allité sur la paillasse, elle demanda:


"Lui aussi???? Comment va-t-il????"

Puis détaillant un peu mieux Siva:

"Hummmm.....Tu es aussi blanche que les blessés!! Est-que çà va, toi aussi??? As-tu le temps de te soigner comme il faut??? Il ne faut pas te négliger, si tu veux pouvoir aider les autres!!"



Aimelin a écrit:
Aime était entré dans l'hospice apres avoir demandé son chemin quelques fois.
Quand il poussa la porte il s'arrêta regardant tout autour de lui..
Sans déranger les femmes qui donnaient les soins il avança et chercha son amie de vue.

Il l'aperçut aupres d'un blessé et se dirigea vers elle, évitant de gêner ceux qui circulaient au milieu des lits et paillasses.


Bel ?

Il attendit qu'elle lève la tête pour se mettre à genoux à côté d'elle.

je me suis dis que peut être je pourrais aider.. tu sais que je n'ai pas peur de travailler.



Petitangelot a écrit:
Mel avait continuer d'éponger le front de Mikiss, essayant de faire baisser un peu la fièvre au contact du linge humide. Mais la lancière divaguait maintenant sans interruption, se débattant avec elle ne savait quel cauchemars.
Et les médecins qui ne suivaient pas! Visiblement Mikiss n'avait pas encore été occultée de manière attentive: elle portait encore ses vêtements sales justes suffisamment ouvert que pour montrer qu'on s'était juste contenter de jeter un oeil sur la blessure.

Elle rince une dernière fois le chiffon dans le bassin d'eau le place soigneusement sur le front de Mikiss avant de saisir sa dague et de déchirer la chemise de la lancière pour lui dégager le torse en entier... le sang coagulé maculait le buste de la jeune femme. On s'était contenté de nettoyer le contour immédiat de la plaie, d'y verser une lotion quelconque sans doute pour désinfecter un minimum avant de la couvrir d'un cataplasme. "D'un cataplsame!? C'est tout?" Les médecins pressés par le temps s'étaient surement détournés pour s'occuper de cas plus grave... pour finalement ne jamais revenir sur le cas de Mikiss.

Rha! La chef de lance n'en peut plus... elle n'avait peut-être pas la formation d'un médecin, mais elle avait appris les rudiments et avait déjà pratiquer des sutures sur deux personnes avec succès.
Elle commence à s'appliquer au nettoyage du buste lorsqu'elle se fait accoster.

Super Médicastre a écrit:

Bonjour Dames, je me nomme Su ... Asklépios. Je suis médicastre pour les pauvres et je vous offre mon aide.

Mélissande se retourne vers le nouveau venu, le dévisage de la tête aux pieds avant de répondre aux salutations.

Bonjour... vous tombez à pique! Je viens de me rendre compte que la plaie n'a pas été suturée ni même cautérisée! Il faut la nettoyer au plus vite avant que la gangrène ne l'entraine! En pleine poitrine, il n'y aurait rapidement plus rien à faire...

Un bref instant de réflexion par rapport à ce qu'elle venait elle-même de dire.

Et ça... il n'en est pas question! Le ton de la voix était agacé, inquiet et foncièrement résolu à remuer ciel et terre pour que Mikiss récupère!
Et voilà que celle-ci dans ses délires se relève dans un sursaut, faisant suinter les croutes qui s'étaient à peine durcie autour de la plaie.

mikiss a écrit:
Je'suis pas pauvre .......J'suis riche de caractére na

Mélissande l'empoigne par les épaules et la recouche vite fait pour tenter de la calmer. Malgré la tension environnante, la chevalier se force à adopter un ton calme et rassurant.

Mikiss... Détends-toi... Laisse nous faire...
Tu vois devant toi!? Ce magnifique champ en fleurs? Qui ne voudrait pas aller s'y coucher pour profiter des rayons du soleil? Et si tu t'y allongeais le temps que je vienne te chercher? Sens comme la chaleur te fait du bien!...


Non, la chef de lance ne divaguait pas autant que sa lancière. Elle tentait juste de lui suggérer un songe pour tenter de la calmer. Mais "l'outil" était à double tranchant: vouloir calmer un blesser en l'invitant presque à s'endormir risquait de l'envoyer en plein coma, peut être irréversible.
Mais il fallait cependant faire avec les moyens du bord et tout devait être tenté. Mélissande se retourne vers celui qui s'était présenté comme Asklépios.


Aidez moi rapidement à nettoyer cette plaie pour tenter de refermer les chaires encore vivantes et saines!

Trop occupée sur le cas de sa lancière, Mel n'avait pas fait attention à l'arrivée de Bel qu'Aimelin venait de rejoindre. Elle se redresse, fait le tour de la couche pour laisser de la place à Asklépios et pouvoir travailler ensemble sur le corps maintenant immobile de Mikiss.


Belphegore a écrit:
Belphegore regarda avec inquiétude Siva se relever, se retenir au mur pour ne pas tomber en pâmoison, la face livide, puis prendre sur elle-même, donner le change en se montrant forte.

La médicastre ne fut pas dupe, et la demande de la Baronne ne fit que confirmer ses soupçons.Siva n'allait pas bien.....Elle se demanda si c'était dû à son ancienne maladie ou à la fatigue de ces derniers jours, ou à autre chose....

Elle secoua la tête, dubitative.

Elle allait répondre à Siva, quand un homme s'agenouilla à ses côtés. Elle reconnut instantanément Aimelin.

Elle lui sourit avec beaucoup de joie, trop heureuse de voir un visage ami.

Elle posa une main sur son avant-bras, lui murmurant:


"Attends, je suis à toi tout de suite!!"

Puis se tournant vers Siva:

"Bien sûr, je viendrai te voir sous ta tente.....En attendant, va te reposer....Je surveillerai Starfox et viendrai te prévenir au moindre changement, positif ou négatif!!"

Elle se tourna derechef vers Aime, qui lui avait proposé son aide:

"C'est gentil à toi.....Du travail, il y en a à la pelle.....pansements à faire ou défaire, blessés à déplacer, nettoyer les plaies, les souillures, entretenir les feux, bouillir les linges.......Ah, tiens!! Tu vas me boyer ces graines!!"

Belphegore se releva lestement, s'appuyant sur une épaule d'Aime.

Elle sortit de sa besace un petit paquet de jute, défit la cordelette qui le fermait.

Elle plongea ses doigs dedans, ressortant des graines noires:


"Hou me les avaient donné.....De ses nombreux voyages en Orient, il avait rapporté ces graines de......" Belphegore fit la grimace, essayant de se souvenir du nom : ....Pavot.....Oui, c'est cela....Pavot......
J'ai essayé d'en planter, mais elles n'ont pas aimé notre climat.... Dommage, car elles sont vraiment miraculeuses....Ce sont mes dernières.... Selon comment on les dose, elles endorment, ou excitent....Euphorisantes, elles sont très dangereuses, m'a dit Hou.....A manipuler avec précaution, et à ne pas laisser entre toutes les mains...."

La médicastre les tendit à Aime: "Tu peux me les broyer finement, sans en perdre une miette? Je mélangerai ensuite la poudre avec de l'eau, selon les cas.... Viens, suis-moi!!"

Et Belphegore repartit à travers la salle, suivie de Aime.

Bientôt, elle s'arrêta près d'un homme couché à même le sol. Il se tordait de douleur....Son bras gauche faisait un drôle d'angle inhabituel au niveau du coude, et de plus, une vilaine blessure à l'avant-bras suppurait.

Ele se pencha sur lui, et l'ausculta.


Dernière édition par Archiviste le Mer 30 Sep - 16:30 (2009); édité 2 fois
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 15:38 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 15:41 (2009)    Sujet du message: 1456-03 L'hospice de Compiègne - mars avril mai 1456 - Répondre en citant

Petitangelot a écrit:
Mikiss se détend enfin et semble rêver maintenant calmement. Gros contraste! Et mauvais pressentiment de la chef de lance qui ne voyait pas ces sautes d'humeur délirants d'un très bon oeil.

Et bien quoi? C'est pour aujourd'hui? dit-elle peut-être un peu trop sèchement à Asklépios qui n'avait pas encore bronché.

Bien qu'elle s'appliquait à des gestes sûr et efficaces, on sentait clairement la tention anxieuse qui s'était emparée d'elle.
Avec beaucoup de soin mais sans trainer, elle nettoie le torse de Mikiss qui retrouve une couleur plus humaine. Sans se poser de question la louve se penche alors sur la plaie en elle-même, pose ses doigts sur les bords de celle-ci avant de les faire bouger légèrement pour s'assurer qu'aucune saleté n'était restée à l'intérieur.
Un gémissement douloureux de Mikiss... Mel cesse, pose sa main sur son front pour l'apaiser à nouveau. Doucement elle lui parle encore sans savoir si elle l'entendrait.


Doucement, ma belle... On va s'occuper de toi!

Mélissande se redresse à coté de la couche de Mikiss, fait un tour d'horizon de l'hospice pour y trouver de l'aide ou du matériel. Elle entrevoit alors le brasero que le soigneur avait utiliser tout à l'heure pour cautériser la blessure d'une jeune femme. Mel contourne quelques paillasse, s'en empare et aperçoit au passage quelques crochets à suture et une pelotte de fil épais qu'on avait laissé sur la table voisine. Hop, elle embarque le tout et revient auprès de la blessée.

A genou à coté de la couche, Mel s'arme du fil et du crochet pour commencer à recoudre la blessure qui ne saignait plus depuis un moment.


Tirer légèrement sur ses flan vers la plaie pour en rapprocher les bord et me faciliter la tâche! dit-elle à Asklépios

Une profonde inspiration... et la chef de lance met plus d'une demi-heure pour achever le travail du mieux qu'elle peut. Dieu, qu'elle exécrait ce genre de mal, tout en étant viscéralement et nécessairement obligée de tenter quelque chose! Manouella, le duc Kurt... et maintenant Mikiss!
Soupire expirant lorsqu'elle termine et descend sur ses genoux pour s'assoir sur ses pieds. Bref instant sans bouger à regarder le fil tressé dans les chaires de la lancière, puis à observer son visage endormi qui avait à peine broncher pendant qu'elle opérait.
Puis le regard toujours fixé sur les traits de Mikiss, une voix monocorde un peu absente, comme si elle donnait des consignes à un autre ou à elle-même...

La suture doit rester propre et telle quelle un ou deux jours pour laisser l'opportunité aux liquides suintant de s'écouler...
Elle devra ensuite commencer à cicatriser... Il ne faudra cautériser que dans le cas contraire.

Petit sursaut de détermination, Mel se redresse à genou et bande le torse de l'inconsciente, serrant convenablement le tissus. Un bras qui se tend pour saisir la couverture qui avait été abandonnée sur la couche voisin maintenant libre de son occupant qu'on avait emporté après son décès. Couverture étendue sur Mikiss. Une main qui se pose à nouveau sur son front. A nouveau, une voix plus douce qui se veut réconfortante.


Courage, ma belle! C'est maintenant que tu dois te battre corps et âme! Repose-toi... je reviens te voir bientôt!


Mélissande lui caresse le front du bout du pouce avant de se relever et de se diriger vers la sortie. Au passage, prendre des nouvelles de Bucca qui se remettrait un peu plus facilement. Aucun regard pour les autres blessés qu'elle ne connaissaient pas.
Une fois dehors, Mel s'approche d'un tas de malles qui attendaient là qu'on les rentrent. Elle s'appuie sur le rebord de la deuxième, à hauteur de sa taille, baisse le menton de dépit, se penche en avant comme pour se laisser aller et tenter de se calmer... mais se redresse brusquement et shoote dans la malle du dessous.


Han!

Expression de rage impuissante, de reproche par rapport à ce qu'ils vivent ici...
Il fallait à présent attendre de voir... chose qui énervait la louve tout autant que d'essuyer des coups.
"Toujours créer l’évènement, ne pas l’attendre, ni le subir !" Mots qui lui reviennent en mémoire.
Elle se laisse tomber assise sur une malle et laisse son regard trainer sur les gens qui passent, courent, s'interpellent, crient, gémissent...
Petit pincement de douleur dans sa main gauche bandée.


Aimelin a écrit:

Belphegore a écrit:
" C'est gentil à toi.....Du travail, il y en a à la pelle.....pansements à faire ou défaire, blessés à déplacer, nettoyer les plaies, les souillures, entretenir les feux, bouillir les linges.......Ah, tiens!! Tu vas me boyer ces graines!!"

Aime avait laissé son amie parler sans intervenir. Il se mit debout apres elle et prit les graines de Pavot qu’elle lui donnait
Belphegore a écrit:
"Tu peux me les broyer finement, sans en perdre une miette? Je mélangerai ensuite la poudre avec de l'eau, selon les cas.... Viens, suis-moi!!"

oui je vais te faire ça du mieux que je peux.

Sur ses directives il la suivit au milieu des paillasses et lits. Il évitait de regarder tout autour de lui .. tous ces blessés plus ou moins graves lui rappelaient ce terrible matin ensanglanté au moulin. Tout en la suivant il respira un grand coup.

Il s’arrêta quand elle se pencha sur un homme blessé gravement au bras gauche,pour l'ausculter. Sans la gêner, il attendit à côté d’elle. Juste un regard alentours pour voir sortir de l'hospice une silhouette qu’il lui semblait reconnaître. Inquiet il se demanda si elle était blessée… puis reporta son attention sur les gestes de Bel.


Petitangelot a écrit:
[Quelques jours plus tard (un ou deux... ou trois...ou...^^)] [petit pas en avant dans le temps pour varier les plaisirs ]

Mélissande revenait à l'hospice comme chaque matin et chaque soir depuis la bataille. Depuis lors, elle répartissait son temps entre la veillée de ses lanciers blessés, les tours de garde dans le campement et les environs, l'entretien de son équipement, les contacts avec ses soeurs qui allaient bientôt rejoindre Compiègne... et quelques rares moments de détente à la taverne le soir ou dans sa tente. Moments plutôt... sucrés.

C'est le visage calme mais songeur qu'elle revient aujourd'hui vers l'hospice. Tout en avançant d'un pas détendu mais assuré, elle frottait la paume de sa main gauche bandée avec les doigts de sa main droite, comme si quelque chose la démangeait.

Entrée dans le bâtiment, la chef de lance ne se rend pas de suite auprès de Mikiss mais s'assoit sur un tabouret en même temps qu'elle s'empare d'un ciseau posé sur la table voisine. Elle retire progressivement le bandage de sa main. Aucune trace de sang, le tissus n'était souillé que de poussières. Elle dépose distraitement le tissu en boule sur la table et observe la paume de sa main. Il s'agissait en fait d'une blessure plus ancienne que la bataille de Compiègne. Une belle et très fine cicatrice lui traversait la paume, perpendiculairement à l'axe du bras. Par la mobilisation pour a défense de Compiègne, la chef de lance n'avait pris le temps de retirer les fils de suture lorsqu'elle aurait dû, c'est-à-dire une grosse semaine après leur pose. Cela faisait maintenant près d'un mois qu'elle les avaient à la main et la peau s'était tant refermée autour du crin que le corps intrus commençait à l'irriter.

Armée du ciseau dans une main, la jeune femme sectionne chaque segment visible, abandonne le ciseau puis tente de retirer les morceaux un à un. Mais ils étaient si bien encrés dans les chairs qu'à une main, elle était obligée de forcer maltraitant la peau rose fraichement refermée. Serrant les dents, très concentrée sur ce qu'elle faisait, elle tentait de retenir la peau à l'aide du majeur et de l'annulaire droits tout en tirant sur le fil pincé entre le pouce et l'index.

Aimelin a écrit:
[Quelques jours plus tard (un ou deux... ou trois...ou...^^)]

Aime s'était affairé à ce que lui avait demandé Bel... Passé maitre en broyage de graines, il avait entretenu les feux pour l'eau bouillante et mis des linges à bouillir pour que les médicastres et infirmières ne manquent de rien.
Il se rendait utile du mieux qu'il pouvait et courait souvent un peu partout.

Il avait plié un linge désinfecté soigneusement et allait l'apporter à Bel, au cas où elle en ait besoin.
Il la repéra en entrant et la vit occupée auprès d'un blessé.

Il se dirigea vers elle, s'écarta un peu pour laisser passer une femme qui portait une bassine, contourna un blessé qui boitait devant lui et fila vers Bel ....quand il s'arrêta.
Se retournant il regarda la jeune femme assise sur le tabouret auprès duquel il venait de passer à quelques pas derrière lui.

Mel ?

Elle était penchée sur sa main... et se demandant ce qu'elle faisait il s'approcha d'elle.


Petitangelot a écrit:
[Quelques jours plus tard]

"Et de un!" Dix minutes... Il avait fallu dix minutes à Mel pour parvenir à retirer le premier morceau. Elle n'était pas prête d'en être débarrassée! Distraitement, tout en restant concentré sur le deuxième brin qu'elle tentait d'enlever, la jeune femme déporte ses jambes sur le coté pour laisser passer quelqu'un qui passait devant elle. Elle ne remarque pas que la personne en question s'arrête et se retourne vers elle.
Aimelin a écrit:
Mel ?


Surprise, elle relève la tête d'un coup. Il lui faut une petite seconde de réflexion pour sortir de son ébahissement et reconnaitre Aimelin. Sourire en coin, confus... la main toujours paume ouverte vers le haut, piquetée des brins de crins sectionnés.

Bonjour, Aim!

Regard interrogateur du jeune homme. Mel essaie de se justifier en tentant un brin d'ironie.

Hum... oui, comme tu vois... cette ancienne suture me donne du fil à retordre!


Elle se repenche alors sur sa main, tirant à nouveau sur un brin pour tenter de l'extraire... et faire comme d'habitude: prouver qu'elle sait se débrouiller toute seule.


Belphegore a écrit:
Cela faisait maintenant 10 jours que Belphegore était arrivée à Compiègne...

Elle avait passé cette longue semaine à l'hospice, laissant la responsabilité aux autres soldats de faire les rondes aux alentours de la ville et de surveiller le campement.

Elle avait continué à bander, sutturer, couper, remettre en place, amputer, cautériser....

N'avait pris que très peu de repos, assise dans un coin, à même le sol, ou sur une paillasse libérée de son occupant, ou sur une chaise, la tête posée sur son avant-bras.

Elle avait voulu rester avec les malades, surveiller leur état, pouvoir réagir dès la moindre inflammation ou risque de gangrène.

Du coup, elle était très pale, amaigrie, des cernes sous les yeux, les traits tirés, les cheveux emmélés et les vêtements salis de différentes souillures.

Elle avait été aidée efficacement par Aimelin, qui venait chaque jour la rejoindre, après son tour de ronde.

Elle était à genoux, penchée sur le soldat dont dernièrement elle avait remis le coude en place, alors que celui-ci était démis.Elle enleva l'attelle, fit bouger l'articulation lentement:


"Bon, apparemment, tout va bien.....Je vous enlève cette attelle, mais ne bougez pas le bras pendant....."


Elle s'était relevée, se remettant sur pied, quand soudain, ce fut le trou noir....De petits papillons blancs dansèrent devant ses yeux, puis tout tourna autours d'elle, les murs se rapprochèrent d'elle, puis le plafond se retrouva à ses pieds, les gens se mirent à danser une gigue folle...

Elle essaya de se rattaper à un mur, mais ceux-ci tournaient trop vite...

Elle s'effondra à terre, épuisée.


Aimelin a écrit:
Aime avait rejoint Mel et s'agenouilla devant elle... elle avait déjà enlevé un point mais d'une seule main ce n'était pas chose facile. Il la regarda puis regarda sa main.

Laisse moi t'aider... promis je serai la douceur même.


Petit sourire pour la taquiner et la faire sourire à son tours.

Il la regarda .. il la connaissait assez pour savoir qu'elle aimait bien se débrouiller seule, mais elle risquait de se blesser un peu plus... il avait déjà enlevé des points de suture et il avait toujours fait attention.

Je te les enlève et après je vais finir d'aider Bel.. elle a l'air épuisée aussi. C'est tellement dur de voir tout ça il y a tellement à faire.


Petitangelot a écrit:
Aimelin a écrit:
Laisse moi t'aider... promis je serai la douceur même.

Mélissande sourit, appuie son coude gauche sur son genou pour présenter la main à Aim agenouillé devant elle. Elle lui rend son regard ironique en lui disant:

Un homme à genoux devant moi!?... ça devrait m'arriver plus souvent ça!

Elle rit légèrement alors qu'Aim saisit sa main et s'applique à enlever les fils.
Aimelin a écrit:
Je te les enlève et après je vais finir d'aider Bel.. elle a l'air épuisée aussi. C'est tellement dur de voir tout ça il y a tellement à faire.

Humeur qui redevient songeuse de se rappeler l'environnement dans lequel ils sont. Mel regarde Aim extraire le premier bout de file avant de relever la tête.

Mais!? Que...?

La chef de lance avait relevé les yeux juste au moment où un peu plus loin, Bel zigzagait, visiblement chancelante, avant de s'écrouler.
D'un bon, Mel se redresse et plante Aim sur place pour accourir près de la médicastre.


BEL!

Elle s'agenouille auprès d'elle, la retourne doucement et jette un coup d'oeil sur tout son corps pour vérifier qu'elle ne s'était pas blessée en tombant. La médicastre avait eu au moins la chance de s'évanouir sur place en ne cognant que le mou d'une paillasse.
Aussi inerte qu'un pantin, Bel ne réagit pas au contact de la chef de lance.


Quelqu'un pour m'aider! réclame-t-elle alors qu'elle passe ses bras par dessous les aisselles de Bel pour la porter sur une couche libre un peu plus loin.
Une fois l'inconsciente allongée, Mel lui retire ce qui servait d'oreiller de sous sa tête pour le placer sous les jambes afin de les remonter légèrement par rapport au reste du corps (ramener le gros de la circulation vers le tronc et la tête).
Du dos de la main, Mel jauge la consistance et le toucher de la joue de Bel... particulièrement pâle!


Avec tout ce travail, on atteint vite les limites de l'épuisement... et elle ne s'est surement pas alimentée ni abreuvée correctement en plus...


Aimelin a écrit:
Petitangelot a écrit:
a écrit:
Un homme à genoux devant moi!?... ça devrait m'arriver plus souvent ça!

Aime prit sa main en souriant et doucement s’appliqua à commencer d’enlever les fils.

Oui profites en mon amie .. fais toi chouchouter un peu toi qui adore ça..

se retenant de rire il continua tout en regardant sa cicatrice qui avait pris une jolie couleur… marque qui restera sans doute, mais tres fine.
Le premier fil enlevé, il allait s’attaquer à l’autre quand d’un coup elle retira sa main se leva et partit en courant en appelant Bel.

Surpris il se retourna pour la suivre des yeux et la vit s’agenouiller à côté de Bel, étendue à même le sol.
Même réaction qu’elle, en se relevant rapidement…

Bel …

Il les rejoignit non sans avoir attrapé au passage un gobelet d’eau fraiche posé sur la table.
Petitangelot a écrit:
Quelqu'un pour m'aider!

Efficace comme à son habitude, elle l’avait déjà allongée sur une paillasse lui relevant un peu les jambes. Il s’agenouilla à côté d’elle inquiet de la paleur de leur amie.
Petitangelot a écrit:

Avec tout ce travail, on atteint vite les limites de l'épuisement... et elle ne s'est surement pas alimentée ni abreuvée correctement en plus...

Oui, elle en fait beaucoup elle est épuisée …lui tendant le gobelet d'eau .... tiens j’ai pris de l’eau pour la faire boire ... il faudrait quelque chose de sucré à lui faire boire ou manger.



Petitangelot a écrit:
A priori le malaise de Belphegore n'était dû qu'à la fatigue et à l'usure. Il n'y avait donc rien à faire d'ici à ce qu'elle se réveille. Tourne la tête de part et d'autre, comme si elle cherchait quelque chose, puis tend un bras pour agripper une couverture vierge d'utilisateur et l'étendre sur la médicastre pour qu'elle ne se refroidisse surtout pas.
Aimelin a écrit:
Tiens j’ai pris de l’eau pour la faire boire ... il faudrait quelque chose de sucré à lui faire boire ou manger.

Mel prend le gobelet tendu et le pose à coté de la couche.

Oui... dès qu'elle se réveillera, il faudra qu'elle boive et qu'elle mange un peu. Mais pour l'instant, tenter de lui faire ingérer quoique se soit risquerait plus de l'étrangler qu'autre chose... Inconsciente, elle n'aura pas le réflexe de déglutir.

Mel reste un instant à genou, auprès de Bel, assise près de sa tête dont elle caressait le dessus des cheveux doucement comme pour essayer de ramener son attention parmi les éveillés.

Hook d'Aberdeen a écrit:
Mesdames je cherche une jouvencelle , rousse , belle femme , avec du langage , vous la connaissez ?

Mel redresse la tête pour fixer le nouveau venu. Elle lui répond d'un ton monocorde et faussement ironique, bien occupée à autre chose.

Non, messire... cette description ne nous dit rien! Mais vagabonder donc entre les rangées de paillasses, il n'est pas impossible que nous ne croisions pas tout le monde tant l'hospice s'est étendu!

Mel revient alors au visage d'Aim et lui dit plus doucement.

Tu peux rester avec elle un instant? Il faut que j'aille voir Mikiss...
Appèle-moi si elle se réveille!


A pas lent, frottant à nouveau la paume de sa main, aérée mais toujours pas libérée de tous les fils, Mel traverse la rangée, contourne quelques couches avant de trouver celle de Mikiss. Elle découvre la lancière avec les yeux ouverts fixant le plafond. Un bref instant, elle se crispe avant de voir Mikiss battre des yeux synonyme de vie. La chef de lance vient s'assoir à coté de la tête de la paillasse et salue la jeune femme tout en lui remontant la couverture jusqu'aux épaules.

Bonjour, toi! Alors, de retour parmi nous?

Le ton ironique se fait plus tendre.

Alors? Comment te sens-tu?



Magdeleine* a écrit:
[Auprès de Mariotte, on a pris un peu de retard ]

Misslutine lui céda la place au chevet de Mariotte, et Mag lui adressa un regard reconnaissant. D’un rapide coup d’œil, elle évalua l’état de sa cousine. Les blessures avaient été nettoyées, restait cette plaie sur le flanc droit qu’il fallait finir de suturer. Et ensuite aussi cette fracture au bras gauche que la jeune femme lui avait signalé…

Mag saisit l’aiguille, et de sa main gauche, rapproche les bords de la blessure. Une inspiration…
Elle lève les yeux avant de commencer. Kyllie et Fiona l’observent, suspendues au moindre de ses gestes. Derrière elles, Mag reconnaît Dicelo, qu’elle n’avait pas aperçu en arrivant. Si son oncle l’avait toujours un peu impressionnée sans qu’elle ne le lui montre, l’inquiétude qui transparaît sur son visage lui donne une expression qu’elle ne lui avait jamais vue.

Elle se sent soudain bien présomptueuse d’avoir voulu terminer elle-même les soins. Avec son peu d’expérience, ne risque t’elle pas d’agir de travers, de ne pas faire ce qu’il faut, alors que tous comptent sur elle ? C’est une chose que d’étudier et de s’exercer à l’université, c’en est une autre lorsqu’il s’agit de mettre en pratique, surtout auprès de ses proches.

Mais cette question, elle se l’est déjà posée après la première bataille, lorsqu’elle s’était retrouvée seule à tenter de soigner son époux, ses amis. Pas bien longtemps, la situation faisant qu’une fois au pied du mur il n’y avait plus à hésiter. Et finalement, elle ne s’en était alors pas trop mal sortie.

La jeune femme baisse la tête vers la tache qui l’attend, et se concentre sur ses gestes. Nets, appliqués, précis. Elle ne voit plus rien autour d’elle, seulement l’aiguille qui entre et sort des chairs, refermant peu à peu la blessure.

Elle n’aurait su dire combien de temps elle avait mis avant que la plaie ne soit totalement recousue. La douleur qu’elle ressentit dans son dos, de par sa position inconfortable, lui indiqua qu’elle a dû y passer un long moment, mais qu’importe, l’essentiel étant qu’elle avait fait du mieux possible.

Un regard satisfait sur la suture, Mariotte aurait une cicatrice, encore faudrait-il qu’aucune infection ne se déclare, il serait alors nécessaire de cautériser. Mag fit une grimace à cette idée, songeant que pour l’heure, il était heureux que sa cousine soit inconsciente, au moins elle n’avait pas eu à supporter la douleur de l’aiguille piquant sans sa chair. En plus du reste…

Elle posa un linge propre sur la plaie refermée, puis demanda de l’aide afin de soulever doucement Mariotte de façon à pouvoir enrouler un bandage autour de son corps.
Les blessures soignées, il était temps maintenant de réduire la fracture du bras.

Le nécessaire était prêt. La fracture heureusement était nette, il ne serait pas nécessaire de réaligner le membre.
Avec une longue bande de tissu, elle entreprit de bander le bras de part et d’autre duquel elle avait placé les deux morceaux de bois, permettant au membre de rester immobile le temps que l’os se ressoude.

C’était fini. Elle se redressa, ignorant la douleur qui lui vrilla à nouveau le dos, et regarda autour d’elle. Un pâle sourire, elle s’adressa à ceux qui l’observaient, anxieux, attendant son verdict.


Voila, pour l’instant je ne peux rien faire de plus. C’est à elle de se battre maintenant, et c’est à vous de l’y encourager.
Tonton, Kyllie, Fiona, si vous voulez, vous pouvez rester un peu à ses côtés, lui parler doucement, mais pas trop longtemps. Elle doit se reposer, mais elle doit aussi sentir que vous êtes là, à ses côtés.


Se penchant sur sa cousine, elle murmura quelques mots à son oreille J’ai fait ce que je pouvais, Mariotte, à ton tour maintenant avant de laisser la place.

La tension, qui avait disparu alors qu’elle agissait, revint d’un coup. Elle se dirigea vers le mur le plus proche auquel elle s’adossa avant de se laisser glisser jusqu’à terre. Assise dos au mur, elle rapprocha ses genoux contre elle, les entoura des ses bras avant d’y poser la tête, et de pousser un long soupir. Fermant les yeux, elle adressa une prière à Aristote pour l’âme de ceux qui n’avaient pas survécu à leurs blessures, et pour le rétablissement de ceux qui luttaient pour leur vie icelieu.


Aimelin a écrit:
Aimelin se tenait à genoux devant la paillasse, à côté de Mel. Elle s’occupait de Bel toujours inanimée, avec douceur. Il la regardait faire espérant que leur amie récupèrerait bien vite et reprendrait des forces. Mais il faudrait qu’elle se repose et obliger Bel à faire quelque chose était peine perdue.

Il leva les yeux quand Mel répondit à un homme et re fixa son regard sur Bel guettant une réaction.


Petitangelot a écrit:
Tu peux rester avec elle un instant? Il faut que j'aille voir Mikiss...
Appèle-moi si elle se réveille!

Sa voix s’était faite plus douce et il tourna son regard vers elle.

Oui je reste là tu peux compter sur moi pour veiller… et je t’appelle des qu’elle ouvre les yeux.

Il la regarda se lever et s’éloigner … elle aussi avait l’air fatiguée… Il la suivit des yeux jusqu'à ce qu’elle arrive pres de Mikiss et reporta son attention sur Bel.

Il s’assit à côté de la paillasse, de manière à voir le visage de Bel au cas où elle se reveille. Il ramena ses genoux contre sa poitrine, croisa ses bras sur ses genoux et appuya sa joue dessus, le visage tourné vers Bel.
Attendre, il n’y avait que ça à faire.
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 15:47 (2009)    Sujet du message: 1456-03 L'hospice de Compiègne - mars avril mai 1456 - Répondre en citant

Aimelin a écrit:
Petitangelot a écrit:
a écrit:
Un homme à genoux devant moi!?... ça devrait m'arriver plus souvent ça!

Aime prit sa main en souriant et doucement s’appliqua à commencer d’enlever les fils.

Oui profites en mon amie .. fais toi chouchouter un peu toi qui adore ça..

se retenant de rire il continua tout en regardant sa cicatrice qui avait pris une jolie couleur… marque qui restera sans doute, mais tres fine.
Le premier fil enlevé, il allait s’attaquer à l’autre quand d’un coup elle retira sa main se leva et partit en courant en appelant Bel.

Surpris il se retourna pour la suivre des yeux et la vit s’agenouiller à côté de Bel, étendue à même le sol.
Même réaction qu’elle, en se relevant rapidement…

Bel …

Il les rejoignit non sans avoir attrapé au passage un gobelet d’eau fraiche posé sur la table.
Petitangelot a écrit:
Quelqu'un pour m'aider!

Efficace comme à son habitude, elle l’avait déjà allongée sur une paillasse lui relevant un peu les jambes. Il s’agenouilla à côté d’elle inquiet de la paleur de leur amie.
Petitangelot a écrit:

Avec tout ce travail, on atteint vite les limites de l'épuisement... et elle ne s'est surement pas alimentée ni abreuvée correctement en plus...

Oui, elle en fait beaucoup elle est épuisée …lui tendant le gobelet d'eau .... tiens j’ai pris de l’eau pour la faire boire ... il faudrait quelque chose de sucré à lui faire boire ou manger.



Petitangelot a écrit:
A priori le malaise de Belphegore n'était dû qu'à la fatigue et à l'usure. Il n'y avait donc rien à faire d'ici à ce qu'elle se réveille. Tourne la tête de part et d'autre, comme si elle cherchait quelque chose, puis tend un bras pour agripper une couverture vierge d'utilisateur et l'étendre sur la médicastre pour qu'elle ne se refroidisse surtout pas.
Aimelin a écrit:
Tiens j’ai pris de l’eau pour la faire boire ... il faudrait quelque chose de sucré à lui faire boire ou manger.

Mel prend le gobelet tendu et le pose à coté de la couche.

Oui... dès qu'elle se réveillera, il faudra qu'elle boive et qu'elle mange un peu. Mais pour l'instant, tenter de lui faire ingérer quoique se soit risquerait plus de l'étrangler qu'autre chose... Inconsciente, elle n'aura pas le réflexe de déglutir.

Mel reste un instant à genou, auprès de Bel, assise près de sa tête dont elle caressait le dessus des cheveux doucement comme pour essayer de ramener son attention parmi les éveillés.

Hook d'Aberdeen a écrit:
Mesdames je cherche une jouvencelle , rousse , belle femme , avec du langage , vous la connaissez ?

Mel redresse la tête pour fixer le nouveau venu. Elle lui répond d'un ton monocorde et faussement ironique, bien occupée à autre chose.

Non, messire... cette description ne nous dit rien! Mais vagabonder donc entre les rangées de paillasses, il n'est pas impossible que nous ne croisions pas tout le monde tant l'hospice s'est étendu!

Mel revient alors au visage d'Aim et lui dit plus doucement.

Tu peux rester avec elle un instant? Il faut que j'aille voir Mikiss...
Appèle-moi si elle se réveille!


A pas lent, frottant à nouveau la paume de sa main, aérée mais toujours pas libérée de tous les fils, Mel traverse la rangée, contourne quelques couches avant de trouver celle de Mikiss. Elle découvre la lancière avec les yeux ouverts fixant le plafond. Un bref instant, elle se crispe avant de voir Mikiss battre des yeux synonyme de vie. La chef de lance vient s'assoir à coté de la tête de la paillasse et salue la jeune femme tout en lui remontant la couverture jusqu'aux épaules.

Bonjour, toi! Alors, de retour parmi nous?

Le ton ironique se fait plus tendre.

Alors? Comment te sens-tu?



Magdeleine* a écrit:
[Auprès de Mariotte, on a pris un peu de retard ]

Misslutine lui céda la place au chevet de Mariotte, et Mag lui adressa un regard reconnaissant. D’un rapide coup d’œil, elle évalua l’état de sa cousine. Les blessures avaient été nettoyées, restait cette plaie sur le flanc droit qu’il fallait finir de suturer. Et ensuite aussi cette fracture au bras gauche que la jeune femme lui avait signalé…

Mag saisit l’aiguille, et de sa main gauche, rapproche les bords de la blessure. Une inspiration…
Elle lève les yeux avant de commencer. Kyllie et Fiona l’observent, suspendues au moindre de ses gestes. Derrière elles, Mag reconnaît Dicelo, qu’elle n’avait pas aperçu en arrivant. Si son oncle l’avait toujours un peu impressionnée sans qu’elle ne le lui montre, l’inquiétude qui transparaît sur son visage lui donne une expression qu’elle ne lui avait jamais vue.

Elle se sent soudain bien présomptueuse d’avoir voulu terminer elle-même les soins. Avec son peu d’expérience, ne risque t’elle pas d’agir de travers, de ne pas faire ce qu’il faut, alors que tous comptent sur elle ? C’est une chose que d’étudier et de s’exercer à l’université, c’en est une autre lorsqu’il s’agit de mettre en pratique, surtout auprès de ses proches.

Mais cette question, elle se l’est déjà posée après la première bataille, lorsqu’elle s’était retrouvée seule à tenter de soigner son époux, ses amis. Pas bien longtemps, la situation faisant qu’une fois au pied du mur il n’y avait plus à hésiter. Et finalement, elle ne s’en était alors pas trop mal sortie.

La jeune femme baisse la tête vers la tache qui l’attend, et se concentre sur ses gestes. Nets, appliqués, précis. Elle ne voit plus rien autour d’elle, seulement l’aiguille qui entre et sort des chairs, refermant peu à peu la blessure.

Elle n’aurait su dire combien de temps elle avait mis avant que la plaie ne soit totalement recousue. La douleur qu’elle ressentit dans son dos, de par sa position inconfortable, lui indiqua qu’elle a dû y passer un long moment, mais qu’importe, l’essentiel étant qu’elle avait fait du mieux possible.

Un regard satisfait sur la suture, Mariotte aurait une cicatrice, encore faudrait-il qu’aucune infection ne se déclare, il serait alors nécessaire de cautériser. Mag fit une grimace à cette idée, songeant que pour l’heure, il était heureux que sa cousine soit inconsciente, au moins elle n’avait pas eu à supporter la douleur de l’aiguille piquant sans sa chair. En plus du reste…

Elle posa un linge propre sur la plaie refermée, puis demanda de l’aide afin de soulever doucement Mariotte de façon à pouvoir enrouler un bandage autour de son corps.
Les blessures soignées, il était temps maintenant de réduire la fracture du bras.

Le nécessaire était prêt. La fracture heureusement était nette, il ne serait pas nécessaire de réaligner le membre.
Avec une longue bande de tissu, elle entreprit de bander le bras de part et d’autre duquel elle avait placé les deux morceaux de bois, permettant au membre de rester immobile le temps que l’os se ressoude.

C’était fini. Elle se redressa, ignorant la douleur qui lui vrilla à nouveau le dos, et regarda autour d’elle. Un pâle sourire, elle s’adressa à ceux qui l’observaient, anxieux, attendant son verdict.


Voila, pour l’instant je ne peux rien faire de plus. C’est à elle de se battre maintenant, et c’est à vous de l’y encourager.
Tonton, Kyllie, Fiona, si vous voulez, vous pouvez rester un peu à ses côtés, lui parler doucement, mais pas trop longtemps. Elle doit se reposer, mais elle doit aussi sentir que vous êtes là, à ses côtés.


Se penchant sur sa cousine, elle murmura quelques mots à son oreille J’ai fait ce que je pouvais, Mariotte, à ton tour maintenant avant de laisser la place.

La tension, qui avait disparu alors qu’elle agissait, revint d’un coup. Elle se dirigea vers le mur le plus proche auquel elle s’adossa avant de se laisser glisser jusqu’à terre. Assise dos au mur, elle rapprocha ses genoux contre elle, les entoura des ses bras avant d’y poser la tête, et de pousser un long soupir. Fermant les yeux, elle adressa une prière à Aristote pour l’âme de ceux qui n’avaient pas survécu à leurs blessures, et pour le rétablissement de ceux qui luttaient pour leur vie icelieu.


Aimelin a écrit:
Aimelin se tenait à genoux devant la paillasse, à côté de Mel. Elle s’occupait de Bel toujours inanimée, avec douceur. Il la regardait faire espérant que leur amie récupèrerait bien vite et reprendrait des forces. Mais il faudrait qu’elle se repose et obliger Bel à faire quelque chose était peine perdue.

Il leva les yeux quand Mel répondit à un homme et re fixa son regard sur Bel guettant une réaction.


Petitangelot a écrit:
Tu peux rester avec elle un instant? Il faut que j'aille voir Mikiss...
Appèle-moi si elle se réveille!


Sa voix s’était faite plus douce et il tourna son regard vers elle.

Oui je reste là tu peux compter sur moi pour veiller… et je t’appelle des qu’elle ouvre les yeux.

Il la regarda se lever et s’éloigner … elle aussi avait l’air fatiguée… Il la suivit des yeux jusqu'à ce qu’elle arrive pres de Mikiss et reporta son attention sur Bel.

Il s’assit à côté de la paillasse, de manière à voir le visage de Bel au cas où elle se reveille. Il ramena ses genoux contre sa poitrine, croisa ses bras sur ses genoux et appuya sa joue dessus, le visage tourné vers Bel.
Attendre, il n’y avait que ça à faire.
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 15:56 (2009)    Sujet du message: 1456-03 L'hospice de Compiègne - mars avril mai 1456 - Répondre en citant

Atirenna a écrit:
Tout le monde était épuisé, chacun se hâtait à sa tâche, soignant, accourant pour aider et relever les médecins qui étaient à leur tour malades d’épuisement, personne ne s’était rendu compte de sa présence, la Dame avait pourtant parlé fort, mais elle savait combien il était difficile de voir tout le monde, les seuls gestes importants, étaient les soins, cependant ceux-ci ne pouvaient être sans conséquence pour les soignants qui ne mangeaient ni se reposaient assez !

Elle remonta ses manches, rangeant d’abord les plantes avec les autres, les classant par ordre d’importance et d’urgence médicale…

Les bandages, les tissus, les décoctions, les cataplasmes et les emplâtres préparés en cour de route, pour être sûr d’en avoir d’avance et prêts, tout bien rangé sur l’étagère…

Une énorme marmite était posée près du feu, les linges venaient de bouillir, le feu était libre et Ati cherchait une casserole et des ingrédients nécessaires pour préparer un petit repas, des herbes… des oignons sauvages… du lard… des légumes mais malheureusement en petite quantité… des lièvres et du vin…. Tout ce dont elle avait besoin !

Elle avait tout épluché, émincé, coupé, même les lièvres s’étaient retrouvés dévêtus de leur fourrure, vidés et coupés en morceaux !

Chaque ingrédient ajouté, donnait un fumet supplémentaire et pendant que la marmite mijotait, le parfum embaumait l’hospice !

Une voix familière, celle de Hook la cherchant…. Elle s’empressa de lui répondre :


Je suis là mon ange !
Lourd a écrit:
lourd était allongé sur un lit, on l'avait laissé pour mort, son souffle était pratiquement imperceptible. Depuis il agonisait

Mais en tournant son regard, Ati vit un homme agonisant…

Hook mon amour pourrais tu surveiller un instant la marmite, il n’y a rien à faire, juste que le vin ne déborde pas et que le fond n’attache pas ! je reviens !

La médicastre s’approcha de celui qui avait l’air si mal… regarda ses yeux, touchant son front de ses lèvres afin de sentir la fièvre… cherchant à entendre les battements de son cœur et vit la blessure de l’homme !

D’un pas assuré, elle alla se laver les mains, se mettre un tablier et chercher bandages, fil, aiguille, emplâtres, cataplasmes, potions et décoctions… de l’eau chaude dans une bassine et retourna et faisant un signe à Hook pour savoir si tout allait bien !

Suppurer la plaie sans alcool pour ne pas empêcher le cataplasme d’agir ni l’emplâtre…
Une petite infusion de sauge pour la fièvre et de millepertuis pour calmer la douleur……
Le déshabiller et bien découvrir la plaie….
un cataplasme d’ortie pour l’hémorragie….
Suppurer à nouveau avec soin, retirer tout ce qui est étranger à la chair…
recoudre avec soin…. Mettre l’emplâtre de millepertuis et une à deux gouttes de mandragore, leurs vertus anesthésiantes sont très réputées, l’homme avait assez souffert…faire un bandage pour maintenir sans serrer la plaie….

Les soins étaient longs mais elle le faisait avec passion, elle aimait soigner et rendre service… plus d’une heure auprès de l’homme, il délirait un peu, son cœur battait toujours faiblement, mais il fallait du temps pour que les infusions et les soins fassent leur effet !

Atirenna le couvre d’une couverture… vérifie à nouveau son front et se lève en emportant les tissus tâchés de sang…

Alors que Hook était près du feu, elle s’en approcha pour l’aider à la marmite, posant le linge sale, se lavant bien les mains et regardant si le repas était près…
Elle prépara une infusion de cannelle pour remonter l’homme et en fit assez pour tout le monde…
Dans un meuble, des gamelles à remplir, la Dame de Verlinghem les remplis, un peu pour tout le monde… elle fit le tour des lits et des médecins pour les faire manger…


Siva a écrit:

Les jours avaient passés,et la Baronne revenait,comme chaque jours a cette heure,pour aider au changement des bandages et autres.

Les traits tirés,le teint pale,la fatigue mordant son visage,elle n'avait pas fiere allure,mais tenait bon.Les rares moments de detente au campement etaient vite englouti,et son travail de Chambellan avait tot fait de venir combler ce qu'on aurait appelé du temps libre.

Les decoctions de thym,et de plantes au vertus analgesiques n'avaient plus d'effets tant elle en absorbait.
Apres avoir laissé sa monture a l'entrée de l'edifice,dans le centre de la ville,la Baronne entra dans l'Hospice.Parcourant la foule qui s'etait amoindrie de jour en jour,et calmait,depuis le chaos du lendemain de la bataille,elle apercut deux visages qu'elle connaissait,portant tout deux un signe distinctif qui avait guidé chacun des pas de sa vie.
Se redonnant un minimum de constance,et d'assurance,par une grande inspiration,elle arriva aupres d'Atirenna et de Hook,un sourire pale mais bien présent,et inclina la tête,faute d'avoir la force d'incliner plus.


Soeur Atirenna, Frere Hook,je suis bien aise de vous voir icelieu,et de vous savoir arrivés...Je vous remercie maSoeur d'etre venu de suite porter assistance,nous en avions besoin...

Laissant Atirenna remplir des gamelles d'un repas chaud,elle reprit

Voila une chose qui ravigotera les personnes présentes...Si vous me permettez, je vais aller faire le tour des paillasses, pour m'assurer de la santé de tous

après leurs réponse, le Chambellan parti faire ce qu'elle avait dit.

Elle tomba alors sur Aimelin, assis près d'une paillasse. Reconnaissant Belphégore, qui semblait épuisée, elle s'agenouilla et posa une main sur son front endormi, secouant la tête d'un air désapprobateur


Elle qui me disait de me ménager...Demandez des décoctions de Thym,et faites les lui boire, il a des vertus fortifiante,ca ne peut que lui faire du bien...

Posant une main rassurante sur l'épaule d'Aimelin, elle reparti, que faire d'autre ? Il veillait dessus, et des bandages devaient etre changés
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 15:58 (2009)    Sujet du message: 1456-03 L'hospice de Compiègne - mars avril mai 1456 - Répondre en citant

Aimelin a écrit:
Des images se bousculaient devant ses yeux.. cette guerre usaient les corps et les nerfs. Bel semblait dormir, et il pensait que ce repos lui ferait du bien en lui permettant de récupérer.

Il avait remarqué une Dame s’affairant pres des feux et des marmites, et il pensait qu'il faudrait qu’il remette de l’eau à chauffer pour les soins à venir.

Il sursauta quand il sentit une présence. Relevant la tête il aperçut Dame Siva qui venait de s’agenouiller et avait posé sa main sur le front de Bel. Il la regarda un peu inquiet.

Siva a écrit:
Elle qui me disait de me ménager...Demandez des décoctions de Thym,et faites les lui boire,il a des vertus fortifiante,ca ne peut que lui faire du bien...

Jetant un regard sur Bel toujours endormie il répondit

Oui.. j’irai demander... ou la faire si je peux.. puis reportant son regard sur elle .. je vous remercie du conseil.

Il sourit lorsqu’elle posa sa main sur son épaule et la regarda s’éloigner.. puis reprit sa position, son visage appuyé sur ses bras, guettant les réactions de Bel.


Petitangelot a écrit:
Sourire en retour à celui de Mikiss.
Mel, d'un mouvement en sursaut, cherche à poser les mains sur les épaules de Mikiss pour stopper son mouvement de redressement, mais elle n'a pas le temps d'y parvenir que la blessure se charge d'elle-même de rappeler la lancière à l'ordre.

Mikiss explique ce dont elle se souvient...

mikiss a écrit:
Tu étais même dans mon rêve Et le plus drôle c'est que tu ... Enfin .... c'est que tu étais aussi gentille que ma soeur avec moi. Roooo pas que je veux dire Que d'habitude tu es pas gentille un...

Moue faussement suspicieuse de la chef de lance... puis ironiquement:

Je vais peut-être devoir sévir par après alors... pour garder mon soupçon d'autorité!

Clin d'oeil amusé. Mel remarque que les lèvres de Mikiss sont particulièrement sèches. Elle se relève, fait quelques pas pour aller chercher un gobelet d'eau fraiche, puis revient.
mikiss a écrit:
Mais Ml adorée tu sais ce qui me dit que cela va mieux C'est que je puis parler Et cela c'est important ne trouves tu pas?

Mel rigole cette fois sincèrement.

Oui... T'entendre parler à nouveau avec ta spontanéité maladroite est certainement un très bon présage de rétablissement!

Mikiss tente à nouveau de se relever. Cette fois, Mel intervient de suite et place son bras à travers des épaules de la lancière pour l'empêcher d'en faire plus.

Tsss, tsss, tsss! Moue réprobatrice.
Mikiss a écrit:
Je suis sure que je pourrais me remettre debout rapidement.....

Oui?... Et bien... il faudra que tu patientes encore! Pas question de te lever trop tôt!
Et en attendant... tiens... bois un peu!
dit-elle en passant une main (la gauche, celle avec la suture non retirée) sous sa tête pour l'aider à la soulever sans trop d'effort, et en approchant le gobelet d'eau de sa bouche.

Tout en aidant Mikiss, Mel a le regard accroché par une silhouette qui passe par là. C'est Siva qui s'enquière de l'état de Bel. La louve suit a scène des yeux distraitement tout en aidant Mikiss à boire. Une fois que Siva se relève et quitte Bel, Aimelin apparait assis, les bras et la tête appuyée sur ses genoux, pensif. Mel ne peut s'empêcher de sourire en le voyant ainsi.
Elle revient ensuite à Mikiss.


Tu me laisses voir ta blessure?


Aimelin a écrit:

Il releva la tête quand une Dame passa avec un plateau et lui tendit un gobelet rempli d’infusion de thym.
La remerciant il posa le gobelet à côté de Bel, de façon que personne ne le bouscule, et surtout de façon qu’elle ne le renverse pas si elle venait à s’agiter dans son sommeil…
Il pourrait toujours aller faire réchauffer la tisane aupres du feu si elle mettait du temps à se réveiller.

Il regarda un peu autour de lui les personnes qui s’affairaient à soigner ou surveiller les blessés. A quelques paillasses d’eux, il vit Mel, toujours à côté de sa lancière. Elle avait l’air d’examiner sa blessure et de lui parler.
Il la regarda un petit moment, songeur, un sourire se dessinant doucement sur ses lèvres. Puis il reprit sa position, appuyant son visage sur ses bras, regardant Bel… il pensa à ce qu’ils chantonnaient lors de la traque à Torras, et machinalement il se mit à chantonner tout bas.


"...Vous viendrez à la fenètre à la minuit
Quand mon père dormira j'ouvrirai l'huis
Trop penser me font amours dormir ne puis
Si je ne vois mes amours toutes les nuits..."


Belphegore a écrit:
De son état d'inconscience, Belphegore avait doucement glissé vers un sommeil réparateur.

Elle s'était ococoulée sous la couverture déposée par Mél, et dormait du sommeil du juste, sans avoir conscience que quelqu'un la veillait avec fidélité.

Plusieurs heures (ou plusieurs jours ) après, ce fut le brouhaha du bâtiment qui la tirèrent de son sommeil de plomb, mélange de soupirs, de cris de douleurs, de pleurs, de conversations, de litanies et de murmures.

Elle s'étira sous la couverture, ne voulant pas encore ouvrir les yeux. Les bruits l'avaient durement ramenée à la réalité, et elle voulait encore profiter quelques instants de ces moments de bonheur simple, avant de replonger vers l'horreur.

Elle souleva légèrement un pan de la couverture, jetant un coup d'oeil au-dehors de son abri de laine.

Le premier visage qu'elle vit fut celui d'Aime, grave et inquiet. Il chantonnait une farandole que Belphegore crut reconnaitre.

Elle murmura:


"Bonjour....."

Elle rejeta d'un mouvement vif la couverture vers ses pieds:

"Hummmm.....J'ai une faim canine!!" déclata-t-elle, regardant autours d'elle.

Apparemment, même s'il y avait encore beaucoup de monde dans l'hospice, le nombre de blessés avait considérablement diminué, dénotant peut-être la cessation des combats.


Aimelin a écrit:
"Trop penser me font amours dormir ne puis
Si je ne vois mes am…..."

Belphegore a écrit:
"Bonjour....."

Dans ses pensées il ne l'avait même pas vu bouger et sursauta…Il se redressa, jetant un coup d'oeil vers Mel un peu plus loin, et regarda Bel en souriant.

"bonjour m'dame la médicastre … as-tu fais une bonne sieste ?"

La couverture jetée prestement à ses pieds lui fit comprendre que oui. Elle reprenait des couleurs et ça faisait plaisir à voir.
Belphegore a écrit:
"Hummmm.....J'ai une faim canine!!"

Ses paroles le confortèrent dans ses pensées. Elle avait faim, donc elle allait bien.
Il prit la timbale d'infusion de thym à côté et la lui tendit avec un regard qu'il voulait autoritaire.


D'abord tu vas boire ça … ça te redonnera des forces… après je vais te chercher à manger… et avertir Mel qui s'inquiète aussi.
C'est elle qui t'a déposé ici après que tu te sois écroulée sur le sol.
Et tu restes un peu allongée ou assise, ça peut pas te faire de mal.


Il la regarda avec un grand sourire pendant qu'elle prenait l'infusion.

et tu bois tout... me fais pas le coup du "j'ai plus soif… avec un petit clin d'œil pour lui montrer qu'il connaissait bien ses excuses.


Belphegore a écrit:
Aimelin a écrit:
"bonjour m'dame la médicastre … as-tu fais une bonne sieste ? "

C'est avec plaisir qu'elle entendit la voix d'Aimelin.

Elle lui sourit, et prit le gobelet qu'il lui tendait.

Elle fit la grimace en reniflant la tisane:


"Beûrk......."

Elle regarda Aimelin par-dessus le rebord de la coupe:

Aimelin a écrit:
et tu bois tout... me fais pas le coup du "j'ai plus soif…

"Pfffff.....mais c'est pas bon!! Je vous fais vraiment boire ce machin??? Beûr, et re-beûrk!!T'aurais pas quelque chose.....de....plus......fort???"


Aimelin a écrit:

Petit sourire aux lèvres Aime la regardait boire doucement sa tisane.

c'est du thym.. tu n'aimes pas ?

il se retint de rire en la voyant l'observer par dessus le gobelet et lui fit un grand sourire.
Belphegore a écrit:
"Pfffff.....mais c'est pas bon!! Je vous fais vraiment boire ce machin??? Beûr, et re-beûrk!!T'aurais pas quelque chose.....de....plus......fort???"

quelque chose de plus fort ? ah non là sur moi j'ai pas ..
Bouges pas je reviens de suite


Un clin d'oeil complice à son amie pendant qu'elle finit difficilement sa tisane et il se releva, jetant un regard vers Mel toujours occupée. Il contourna quelques paillasses pour se diriger vers le feu où la Dame qui lui avait donné la tisane avait reposé un plateau avec encore quelques assiettes fumantes posées dessus.

Dame je vous prends une assiette pour mon amie médicastre ... elle doit reprendre des forces encore.

Il lui sourit pour la remercier et repartit direction Bel... évitant les personnes qui circulaient dans les allées. Arrivée près d'elle s'agenouilla et lui tendit l'assiette.

tiens voila de quoi caler ton estomac.. petit ragout de lièvre je crois.

Pendant qu'elle mangeait, il reprit sa position assise et lui dit avec un petit sourire :

l'était bonne cette tisane ? je me rappellerai que tu aimes ça


Petitangelot a écrit:
mikiss a écrit:

Ah bon j'ai était blessée?

Petit sursaut amusé de la chef de lance, en même tant qu'elle ne retire un peu la couverture de Mikiss et lui ouvre la chemise qu'on lui avait enfilé.
Alors que Mikiss s'embarque dans un monologue dont seule elle avait la recette, Mel retire une partie des bandages pour découvrir la blessure. Tout en analysant attentivement les fils et l'état de cicatrisation, elle entreprends de répondre aux questions de la lancière.

Bucca va bien... ou en tout cas mieux que toi! Il est allongé un peu plus loin, j'irai le voir par après... et n'essaie pas d'aller le rejoindre ou je t'attache à ta couche! dit-elle ironiquement tout en lui donnant la forme d'un ordre.

"C'est bien... les fils étaient serrés comme ils faut il n'ont pas bougé!"
Ceux de Vendôme sont revenus, oui! Mais je n'ai encore revu que Feignant... et il avait l'air en pleine forme à le voir plonger dans les bras de Kirika!
"Les bords de la plaie sont bien nets et rose... On a dû venir laver sa plaie quand j'étais pas là!? Il faudra que je demande comment ils ont fait!"
Pour l'instant rien de neuf depuis la bataille... et on te trouvera une épée bien assez tôt, pas question que tu retournes te battre sans être complètement rétabie!
"Très bien, il n'y a pas l'air d'y avoir de l'infection... il va falloir "juste" la contenir pour qu'elle reste allité suffisamment longtemps!"


Regard vers Mikiss, souriant et impressionné à la fois. "Et ça... ça va pas être du gateau!"

Et je vais très bien... Comme d'autres, j'ai les nerfs un peu à fleur de peau et on ne peut pas dire qu'on dort bien sur les paillasses du campement. Mais ça va, merci!


Sourire satisfait de ce qu'elle avait observé de la plaie. Mel replace le bandage, referme la chemise de Mikiss, lui replace la couverture avant de se rassoir convenablement en face d'elle.

Bon, comme tout va bien, je vais te laisser... Je vais passer voir Bucca rapidement avant de partir. Tu me fais le plaisir d'écouter les conseils et d'accepter les soins que l'on te donneras? Je reviendrai te voir ce soir... avec d'autres si tu es raisonnable!

Petit clin d'oeil amusé avant de relever la tête pour voir passer Aimelin. Elle suit du regard le jeune homme qui se rend près d'une dame qui préparait à manger puis retourne près de Bel. Mel sourit lorsqu'elle voit alors Bel assise sur sa paillasse avec l'air bien plus en forme.

Allez... à ce soir! dit-elle dans un dernier sourire avant de quitter Mikiss.

A nouveau contourner les paillasses pour approcher de Bel et d'Aimelin qui s'était assis à nouveau.


Et bien... tu nous en fais une frayeur! Va falloir que tu te reposes convenablement! On ne sait jamais ce qui pourrait arriver d'un jour à l'autre...

Tout en parlant, Mel s'assoit à son tour, en tailleur. Un chatouillement lui reprend à la main gauche. Tout en regardant la paume de sa main, elle dit amusée:

Et je vais profiter de ce petit moment de pause pour enlever ce truc qui me chatouille! Je me vois mal accueillir les Dames Blanches en me grattant continuellement la main!


Aimelin a écrit:
Aime avait repris sa place et laissait Bel manger tranquillement… elle aurait besoin de toutes ses forces pour soigner les blessés.
Son regard se porta vers Mel, toujours en train de s'occuper de sa lancière puis il promena son regard autour.
Beaucoup s'affairaient autour des blessés et il fallait prier pour qu'il n'y ai pas encore une attaque.

La voix de Mel le tira de ses pensées et il se tourna vers elle et Bel. Elle s'assit en face de lui en tailleur et Aime repensa d'un coup à ses points quand il la vit reprendre sa main gauche.

petitangelot a écrit:
Et je vais profiter de ce petit moment de pause pour enlever ce truc qui me chatouille! Je me vois mal accueillir les Dames Blanches en me grattant continuellement la main!

Il se rapprocha d'elle restant assis et lui prit doucement la main.


Laisse moi finir ça… pendant que m'dame la médicastre mange .. dit il avec un petit sourire vers Bel …….comme ça tu seras tranquille apres.

Délicatement il commença à enlever les fils, essayant de ne pas lui faire mal… elle était suffisamment prêt de lui pour se venger gentiment.
Il lui jeta un petit regard taquin en agitant le fil qu'il venait d'enlever.

Et de un … au suivant ..

Après avoir enlevé le fil, il continua à s'appliquer pour enlever les suivants, les écoutant discuter.


Belphegore a écrit:
Belphegore profita de l'absence courte d'Aime pour jeter un regard autour d'elle, voir si elle ne trouvait pas un récipient pour y jeter sa tisane de thym..

Pas loin d'elle, elle remarqua un seau où s'entassaient des bandages souillés et ensanglantés. Elle allait se lever pour y déverser subrepticement son liquide amer, quand Aime revint vers elle, tout fier de sa trouvaille.

Rapidement, elle se rassit sur sa paillasse, le nez dans son bol, l'air innocent de l'enfant qui a failli faire une bêtise.

Elle sourit au jeune homme, se bouchant les narines avec ses doigts, et but d'une seule traite la tisane à moitié froide:

"Voilààààà, j'ai finiiii!!" dit-elle, fière d'elle!!

Mais elle récupéra l'assiette que lui tendait Aime avec plaisir.

Elle huma le fumet qui s'en dégageait:

"Hummmmmm.......Du civet de lièvre!!!! Que çà a l'air bon!!!! Voilà bien des jours que je n'ai rien avalé de bien consistant, à part des miches de pain rassis ou l'abominable ration du campement!!"

Et du bout des doigts, elle commença à dévorer le râble qui surnageait avec de petits légumes.

Elle fut encore plus heureuse quand elle vit Mél venir s'asseoir à leurs côtés:

"Mélissande!! Toi ici!! Je savais que tu étais présente aussi à l'hospice, prodiguant tes soins, mais je n'ai jamais eu l'occasion de te croiser.....Il est vrai que ces derniers jours ont été bien remplis....Pas le temps de faire la conversation....."

Avalant un morceau de viande:

"Et dites-moi???? Combien de temps ais-je dormi??? Est-ce que les Artésiens ont encore attaqué?? Y a-t-il encore beaucoup de blessés qui arrivent???? Va falloir que je me remette vite sur pattes pour aller voir tout çà...."



Aimelin a écrit:
Aime était silencieux et s'appliquait à finir d'enlever doucement les points de la main de Mel tout en écoutant Bel en souriant.
Belphegore a écrit:
"Et dites-moi???? Combien de temps ais-je dormi??? Est-ce que les Artésiens ont encore attaqué?? Y a-t-il encore beaucoup de blessés qui arrivent???? Va falloir que je me remette vite sur pattes pour aller voir tout çà...."

Il arrêta son mouvement qui allait attraper un fil et se passa la main sur la joue frottant sa barbe naissante…puis prit un air songeur en regardant Bel sérieusement.

Vu ma barbe naissante je vais dire … que tu as dormi… 2 jours …

Il regarda Mel avec un clin d'œil se retenant de rire, regarda à nouveau Bel et reprit avec attention le tirage des points de suture en guettant sa réaction.
Il aimait bien la taquiner et il savait qu'elle avait toujours une réplique de prête.


Belphegore a écrit:

Tout en finissant avec grand appétit son écuelle, Belphegore regardait Aimelin qui tirait avec délicatesse les fils de suture sur la paume de Mél.

Elle sourit devant son air concentré et sa langue qu'il avait sortie sur le côté, comme un enfant qui s'applique sur une page d'écriture:


"Et tu me fais çà bien, Aime, hein??? Que je n'ai pas à repasser derrière toi pour une infection!!" dit-elle en rigolant.

Puis elle posa son assiette à terre, se lécha les babines, et fit mine de se recoucher sous sa couverture, baillant à s'en décrocher la machoire:


"Hummmmmm.......J'me ferais bien une p'tite sieste, moi!!"

Mais elle jeta un regard aux alentours......Si les blessés n'affluaient plus, les soins à donner restaient tout de même conséquents.

Alors elle se leva, lissa du plat de la main sa chemise et ses braies:


"Mél, sais-tu où on aurait besoin de moi??"



Aimelin a écrit:
Aime continuait à retirer délicatement les fils de suture de la main de Mel… il fallait s'appliquer s'il ne voulait pas finir aux travaux forcés des deux côtés.
Il sentait bien que Mel surveillait et que Bel observait également.
Il se tourna vers Bel en agitant un autre trophée entre ses doigts.


M'en reste plus qu'un et c'est tout bon
Belphegore a écrit:
"Et tu me fais çà bien, Aime, hein??? Que je n'ai pas à repasser derrière toi pour une infection!!"

oui m'dame la médicastre, à vos ordres m'dame la médicastre reprit il en riant quand il la vit se glisser sous la couverture.

Puis il se concentra sur le dernier fil. Il n'allait pas se laisser avoir par un malheureux petit fil solitaire.
Il jeta un coup d'œil à Mel.. apparemment il ne lui faisait pas mal elle ne lui avait pas encore tapé sur la tête… ni même ébouriffé les cheveux, signe de concentration sur ce qu'il faisait.

Doucement il tira le dernier fil en laissant toujours son pouce sur la paume de sa main. Lentement le fil se détacha.
Un grand sourire aux lèvres il montra le dernier fil.


Et voila le travail.

Il passa doucement son doigt sur la paume de la main pour vérifier que rien ne genait et regarda Mel avec un sourire..

Voilà Mel ta main est aussi douce qu'avant. Ces fils ne te gêneront plus.


Belphegore a écrit:

Alors qu'elle attendait une réponse de Mél qui vérifiait le travail minutieux d' Aime, elle entendit un blessé se plaindre.

Lourd a écrit:
HAaaaaaa! A boire par pitié.

A quelques paillases de là, un homme (Lourd) réclamait à boire.

Elle enjamba alors Aime et Mél qui étaient toujours à terre, leur disant:


"Je reviens dans deux minutes....."

Elle se dirigea prestement vers le soldat, qui délirait et suait à grosses gouttes.

Elle posa une main sur son front.Il était brûlant de fièvre.

Elle récupéra une louche emplie d'eau fraiche, approcha le liquide des lèvres de l'homme. Lui fit couler quelques gouttes à travers ses lèvres craquelées, qu'il avala, comme s'il n'avait pas bu depuis plusieurs jours.

Puis elle prit un linge sur une pile qui s'entassait sur une table et des chaises, le mouilla, et le positionna sur le front du blessé.:

"Chutttt.....Voilà.....On va s'occuper de vous......Ne vous inquiétez pas, et reposez-vous, vous êtes en sécurité!!"


Petitangelot a écrit:
Aimelin qui lui prend la main, paume vers le haut...
Aimelin a écrit:
Laisse moi finir ça… pendant que m'dame la médicastre mange... comme ça tu seras tranquille apres.

Sourire amusé vers lui avant de regarder Bel d'un clin d'oeil.
Le jeune homme s'était alors affairé délicatement à retirer chaque fil en faisant le décompte de chaque bout retiré... faisant sourire Mel de moquerie de le voir secouer les "vermicelles" esseulés.

Bel semblait avoir bien récupéré de sa sieste à la voir dévorer l'assiette que lui avait apportée Aimelin. Accueil chaleureux de la médicastre à son encontre.


"Oui, peu le temps de discuter c'est derniers temps!"

Nouvelle moue ironique lorsqu'Aim taquine Bel sur la durée de sa sieste. Mel ne quittait pas les yeux ce que faisait Aimelin, non pas qu'elle ressentait le besoin de le surveiller ou qu'il lui faisait mal, mais ces satanés bouts de suture la chatouillaient tellement qu'elle devait fournir maints efforts pour ne pas se gratter.
Belphegore a écrit:
"Mél, sais-tu où on aurait besoin de moi??"

La louve s'apprêtait à relever la tête pour répondre qu'elle n'en savait rien, à part refaire le tour des blessés pour s'assurer que tout suivait son court, chacun ou presque avait déjà été ausculté apparemment... mais voilà Bel qui s'écarte d'elle-même pour rejoindre un soldat un peu plus loin.

Aimelin a écrit:
Voilà Mel ta main est aussi douce qu'avant. Ces fils ne te gêneront plus.

Mel sourit.

"Aaaah! ça gratte!" A la limite, le parcourt du doigt du jeune homme sur sa paume lui faisait plus de bien que de la taquiner... A peine lâche-t-il sa main qu'elle la reprend et en frotte vigoureusement la paume avec le plat de son autre main.

Merci! Je n'en pouvait plus! Je suis d'ailleurs étonnée que Bel ne m'ai pas réprimandée sur le coté tardif de l'opération! dit-elle dans un sourire non sans tout de même remercier Aimelin du regard.

Elle se relève tout en soupirant.

Bon... il est temps que j'aille à la rencontre de mes sœurs. Elle doivent être arrivées maintenant!

Elle se faufile entre Aim et les blessés voisins, en posant une main sur l'épaule du jeune homme pour garder l'équilibre sans l'écraser.

A plus tard peut-être... Salue Bel pour moi! Je reviendrai sans doute ce soir. dit-elle avant de s'éloigner et de sortir de la tente.
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 16:03 (2009)    Sujet du message: 1456-03 L'hospice de Compiègne - mars avril mai 1456 - Répondre en citant

Atirenna a écrit:
active.... lavant... faisant bouillir... étendant le linge... retirant celui qui est sec... chauffant le fer et repassant le linge sèché...

le regard tourné vers Hook... souriant et lui faisant un clin d'oeil....

Atirenna travaille à préparer les soins et aider les membres de l'Hospital pour les blessés, les manches relevées, un torchon en guise de tablier, un fichu sur la tête, les cheveux décoiffés et toujours occupée, elle balaye des yeux la salle où gisent sur les paillasses les blessés et les membres fatigués du corps médical...

La marmite est vide et elle se remet à la préparation d'un autre repas... un regard sur la Miss et le jeune blessé à qui elle n'a même pas demandé son nom ! elle semble assoupie... la fatigue sûrement !

mais elle remarque une autre Dame se lever et lui donner à boire, quelle dévotion ! Les yeux emplis de chaleur humaine, la Dame de Verlinghem se hâte, des herbes... des légumes... un morceau de poitrine de porc fumée...


La la lala la lala la la la ..........

Elle épluche ses oignons..... ses légumes........ découpe le morceau de viande..... deux tomates bien cuites sans peau........... épluchage et découpage des légumes.............. on fait revenir les oignons (même s'ils ne sont pas partis) ........ elle y jette la poitrine, les tomates... les légumes... et elle couvre d'eau.... après plusieurs ébulitions, elle prend un mouli-légumes, en fait une soupe....

un torchon sur les épaules... les gamelles sur le plateau........ la louche à la main, Ati rempli pour chaque personne, la soupe en belle quantité...

Elle regarde Hook et lui envoie un baiser de sa main...

Atirenna prend un des plateaux et part faire une première tournée... elle s'arrête à chaque paillasse en souriant...

En arrivant à Lourd elle lui dépose sa gamelle et lui demande...


Bonsoir jeune homme ! alors ! vous voilà éveillé, dirait on !!
tenez ! un peu de soupe vous fera le plus grand bien !

au faite, comment vous appelez vous ?

je suis impardonnable, je ne me suis pas présentée !
je me nomme Atirenna, je suis médicastre....... et cuisinière à mes heures ! enchantée !

votre amie semble s'être assoupie ! je lui laisse une gamelle afin qu'elle puisse se restaurer, je repasserais avec l'eau !

et je vous amènerais encore de la tisane calmante, afin que vos douleurs ne vous fassent pas trop souffrir, si elle se réveille et que je n'ai pas terminer le service dites lui qu'elle est prête là bas près de la marmite...

Après sa réponse et toujours avec le sourire, elle se dirigea vers Aimelin Bel et son entourage, distribuant la soupe pour qui avait faim...

Tenez mes amis, vous en avez besoin, il vous faut prendre des forces !
Je vous apporte de l'eau et pour ceux qui n'ont pas de blessure, j'ai quelques bouteilles de vin et de bière, mais il faut garder les idées claires, alors un petit verre chacun e nous seront aptes à continuer les soins...


Elle sourit et prête à partir, Ati se ravisa, fît un pas en arrière, se retourna !

décidément je manque à tous mes devoirs ! désolée ! je sui Atirenna, pour vous servir, je suis médicastre et si vous avez besoin, j'ai aussi ajouté à votre pharmacie, les plantes que j'ai ramené de mon voyage... il y en a de toutes sortes et pour tous les maux...

de la valérianne au millepertuis, à la mandragore et à la sauge...

et je suis enchantée de pouvoir être là près de vous afin de soigner les blessés !


Une drôle de révérence, faite avec le plateau à la main, elle continue sa tournée afin de n'oublier personne... et repartir chercher de l'eau à moins que quelqu'un d'autre avant elle ne fasse le service...


Aimelin a écrit:
A plus tard Mel avait il ajouté avec un sourire en la voyant se lever. Il l’avait suivi des yeux jusqu’à la sortie puis son regard s’était reporté sur Bel qui s’étant occupée d’un soldat un peu plus loin revenait vers lui.
Atirenna a écrit:
Tenez mes amis, vous en avez besoin, il vous faut prendre des forces ! Je vous apporte de l'eau et pour ceux qui n'ont pas de blessure, j'ai quelques bouteilles de vin et de bière, mais il faut garder les idées claires, alors un petit verre chacun e nous seront aptes à continuer les soins...

Il leva les yeux vers la Dame qui venait leur apporter de quoi manger. Il prit la gamelle qu’elle lui tendait.

Merci beaucoup Dame.. ne vous dérangez pas j’irai chercher l’eau… pour l’instant c’est calme, la médicastre ne m’a rien donné à faire encore ajouta t il en souriant.

La Dame allait repartir et se ravisa se tournant vers eux.


Atirenna a écrit:
décidément je manque à tous mes devoirs ! désolée ! je sui Atirenna, pour vous servir, je suis médicastre et si vous avez besoin, j'ai aussi ajouté à votre pharmacie, les plantes que j'ai ramené de mon voyage... il y en a de toutes sortes et pour tous les maux... de la valérianne au millepertuis, à la mandragore et à la sauge... et je suis enchantée de pouvoir être là près de vous afin de soigner les blessés !

Enchanté Dame, je me prénomme Aimelin... je suis volontaire dans l’armée pour défendre Compiègne et la Champagne… si vous avez besoin d’aide, vous me trouverez non loin de la médicastre Belphegore.

Il la salua et la remercia encore une fois et la regarda partir. Puis il mangea un peu .. quelque chose de chaud faisait du bien et allait lui redonner des forces car les journées étaient longues.


Atirenna a écrit:
Atirenna se releva et alla chez Mikiss qui s’est endormie, elle lui sourit et déposa près d’elle le nécessaire afin d’écrire… une tisane calmante et une bouteille de bière qu’elle cache sous son oreiller…
Ati lui caressa doucement le front afin de vérifier sa température sans la réveiller, et lui murmura gentiment :


Dormez mon amie ! tout va bien aller maintenant… je ne serais pas loin de vous …

La Dame apporta à Aimelin de quoi boire et encore une tisane …

Tenez mon ami…

Discrètement elle lui donna une bouteille de vin et une de bière..

Ceci mettez le de côté ! à consommer avec modération, nous devons montrer l’exemple… il s’agit de coudre droit et non de travers !

Ati sourit et continua sa petite tournée… avant de retourner et préparer le repas



Aimelin a écrit:
Aime regardait les va et vient des gens qui venaient donner des soins, ou veiller sur quelqu’un. Il vit Atirenna s’approcher avec une tisane.
Atirenna a écrit:
Tenez mon ami…

Il prit la tisane avec un sourire de remerciement. Puis elle lui laissa deux bouteilles une de vin et une de bière..
Atirenna a écrit:
Ceci mettez le de côté ! à consommer avec modération, nous devons montrer l’exemple… il s’agit de coudre droit et non de travers !

Merci bien Atirenna. Je connais quelqu’un qui va apprécier ajouta t il en souriant et pensant à Bel. Ne vous inquiétez pas ces boissons seront dégustées ....
....Je vais m’asseoir dehors pour respirer un peu si vous avez besoin d’aide n’hésitez pas.


Il mis les bouteilles dans sa besace qu’il s’accrocha en bandoulière et se leva, sa timbale de tisane à la main. La tête lui tournait un peu depuis pas mal de temps qu’il était assis.
Circulant doucement entre les paillasses et les personnes il se dirigea vers l’entrée… respira un grand coup quand il fut dehors.


[Dehors devant l'hospice]

L’air était froid mais le soleil était là. Il avisa le tas de bois dehors, s’y dirigea et repéra un tronçon de bois qu’il dégagea de la neige et s’y assit.
Il continua à boire lentement sa tisane, les yeux un peu perdus dans le vague, ne faisant pas trop attention aux allées et venues.
Si on avait besoin de lui on l’appellerait
.


Atirenna a écrit:
Des blessés allongés sur des paillasses, certains réveillés, d’autres assoupis ou dans un sommeil profond…

Atirenna vit Aimelin sortir de la bâtisse en cherchant ses repères, l’engourdissement et la station prolongée assise, font souvent un drôle d’effet, elle le suivit des yeux afin d’être sûre qu’il ne tombe pas et prête à le secourir… un homme dans le coma depuis longtemps déjà semblait se réveiller, elle n’avait pas entendu ce qu’il disait, mais elle le surveillait de loin…

Atirenna prit un bol de soupe bien rempli, une tisane calmante bien chaude, de l’eau, une plume et des papiers…

La médicastre s’en approcha et le sourire aux lèvres lui parla avec une voix douce et rassurante…


Belphegore a écrit:
[Hospice Champennois ]

Belphegore était sortie à l'extérieur de l'hospice. Les combats ayant cessé depuis plusieurs jours, les journées étaient tranquilles, les combattants navrés n'affluaient plus.

Les blessés les plus graves étaien soit sortis d'affaire, ou malheureusement Aristote les avait rappelés à lui, abrégeant leurs soufrances.

Il ne restait que les hommes et femmes dont il fallait surveiller les coupures, pour éviter toute infection et fièvre.

Elle papotait avec Aimelin, assise sur un tas de bois, profitant de l'air frais, par rapport à l'air vicié de l'intérieur.

Elle aimait bien être en sa compagnie, il avait un effet apaisant sur elle, qui était toujours survoltée....

Soudain, une cavalière déboucha dans la rue, ventre à terre, et s'arrêta net devant la porte de l'hospice.

Le cheval stoppa tellement fort, que la jeune femme se retrouva cul par-dessus tête.

Belphegore pouffa de rire.La situation était vraiment cocasse.

Mais la jeune femme se releva très vite, et s'engouffra à l'intérieur du bâtiment, criant:
Citation:
Bel ! Vous avez vue Belphegore ?

Belphegore regarda Aimelin avec surprise, et se levant rapidement, elle courut après Ange_Aylla, qu'elle avait reconnue:

"Ey!!! Aylla!! Je suis ici!!Chuuuuutttt!!!!!"

Belphegore posa une main apaisante sur l'avant-bras de la jeune femme, lui faisant signe de parler plus bas, un doigt sur ses lèvres:

"Chutttt....Moins fort!! Il y a des gens qui se reposent! "

Elle l'attira dans un coin. Aylla avait vraiment l'air inquiète:

"Que se passe-t-il?? Tu es toute essoufflée..... ???"


Ange_Aylla a écrit:
[A L'hospice Champennois]

Elle réalisa bien trop tard que ses cries avait pu déranger des malades, qu’elle idiote par moment elle pouvait être. Elle alla rejoindre Bel et Aimelin un peu essouffler, elle se pencha appuya ses mains sur ses genoux voulant retrouver sa respiration normal.

Belphegore a écrit:
Que se passe-t-il?? Tu es toute essoufflée.....


Siva…C’est… Elle se releva et prit un grand respire. La Baronne à besoin de votre aide, elle ne vas pas bien… des crampes au niveau du ventre. Le Vicomte était avec elle, ils sont maintenant en directement du campement de la Baronne. Nous devons faire vite….

Elle reprit son souffle une nouvelle fois cette fois pour combler ses poumons vider. Sachant que la réaction ne prendrait pas de temps à arrivée, elle se dirigea déjà vers le Cheval. Elle mit son pied dans l’étrier et se donna un élan pour enfourcher le cheval. Elle était prête à la suivre.


Belphegore a écrit:
[A L'hospice Champennois]

Aux premiers mots d'Aylla, Belphegore sursauta:
Ange_Aylla a écrit:
Siva…C’est…

Aussitôt, elle se souvint des messages échangés, de leur conversation quelques jours auparavant, alors que Siva lui demandait si la médicastre pouvait l'ausculter...

Elle s'en voulut d'avoir fait trainer les choses......Bon, sa "petite sieste" n'avait pas arrangé les choses...

Elle n'écoutait presque plus Aylla, lui tournant le dos, fourrageant dans sa besace de cuir ouvragé quelques plantes et simples.

Elle fit volte-face, et lança à Aylla:

"Je te suis!! Mon cheval doit être dans les écuries de l'auberge près de l'hospice...Le temps de le récupérer!! Le campement est loin, il faut absolument que je le prenne, çà ira plus vite!!"
La médicastre sortit rapidement, criant au passage à Aime, qui était resté sur son tas de bois:

"Une urgence!! Si quelqu'un me cherche, je suis au campement, au chevet de....." Belphegore se retint un moment.....Siva voudrait-elle qu'on sache qu'elle allait mal?? " .....un soldat......"

Elle courrut dans les ruelles de la ville, entra dans les écuries en trombe, faisant renacler de peur les chevaux s'y trouvant.

Elle détacha Baladin, ne prit pas la peine de le seller.Elle sortit de l'écurie, et grimpa sur son dos grâce aux montoirs qui se trouvaient un peu partout dans les rues, prévus à cet effet.

Sa besace sur l'épaule, la longe du licol en main, elle interpela Aylla qui l'attendait:

"Allons-y!!"


Aimelin a écrit:
Aime avait souri quand Bel l'avait rejoint dehors. Son énergie lui faisait du bien.
Belphegore a écrit:
"Bon, je crois que les blessés sont maintenant tirés d'affaire.....En fait, pour ceux qui restent encore....Pour les autres, malheureusement....."

Ils fûrent interrompus par l'arrivée brutale d'une femme à cheval qui fit un arrêt non moins brutal... ils se regardèrent avec l'envie de rire voyant qu'elle se relevait sans mal.

Reconnaissant Aylla, Bel alla vers elle... elle semblait affolée et la cherchait. Sans doute quelqu'un qui avait besoin de ses services encore.
Il vit Bel ressortir en trombe de l'hospice, sa besace en bandoulière.

Belphegore a écrit:
"Une urgence!! Si quelqu'un me cherche, je suis au campement, au chevet de......un soldat......"


oui ne t'inquiète pas je reste là... ajoutant à voix basse je n'ai que ça à faire toute façon
Il la regarda prendre Baladin et filer à toute allure.
Un soldat ... les médicastres se déplacent pas pour de simples soldats ou volontaires comme lui.. pensait il .. espérons que pendant son absence rien de grave n'arrivera ici.

Il soupira et sortit plusieurs missives de sa poche qu'il lut et relut pour la centième fois.
Il les garda dans ses mains, et leva les yeux, regarda au loin. Il se disait qu'à la prochaine bataille.. peut être qu'Aristote l'entendrait.


Atirenna a écrit:
Ati s'empressa vers la porte et l'ouvrit, un homme ne tarda pas à lui parler, alors qu'elle se hâta déjà à l'aider à entrer les deux blessés...
marc_antoines a écrit:
pouvez vous prendre ces deux blessés ? guere espoire pour l'un deux!

La médicastre n'était pas sans force, mais à deux pour en soulever deux, cela n'était même pas pensable, elle cria à qui voulait l'entendre qu'elle avait besoin d'aide...
à l'aide !! aidez nous à porter deux blessés sur des paillasses ! quelqu'un !!!
Messire Aimelin ? Hook !!!


Sa voix avait soudain prit de l'empleur, mais elle espérait qu'on l'avait entendue...


Aimelin a écrit:
à l'aide !! aidez nous à porter deux blessés sur des paillasses ! quelqu'un !!! Messire Aimelin ? Hook !!!

la voix de Atirenna tira Aime de ses pensées. Il se leva d'un bond repliant les lettres dans les poches de ses braies et fonça à l'intérieur de l'hospice.

Arrivée dedans il chercha où était la médicastre et se dirigea vers elle non sans prendre des linges désinfectés au passage et des ciseaux sur un tabouret. Deux blessés graves venaient d'arriver.
Tout en la regardant faire il s'adressa à elle.


Je suis là Ati dites moi ce que je dois faire.



Atirenna a écrit:
Lourd essayait désespérément de se lever, elle espérait qu’il se repose plus longtemps… quelqu’un près de lui saurait le dissuader de faire des efforts… Mais Ati le regarda d’un air de dire :

Nooooooonnn on reste allongé ! pas de folies de son corps !!!

Aimelin arrivait à point nommé, elle le remercia de sa présence, ainsi que de l’avoir devancée pour ses besoins…
Aimelin a écrit:
Je suis là Ati dites moi ce que je dois faire.


Merci Messire Aimelin ! il me faudrait aussi une potion de mandragore, des décoctions à la passiflore et à l’aigremoine, pour les convulsions, des tisanes, (Infusion de grande camomille pour la fièvre, de valériane pour les douleurs). Des compresses de fleurs de camomille chaudes et de soucis pour la cicatrisation , pour les lavages des infusion à base d’orties et de d’aigremoine, des Cataplasme de feuilles d'absinthe et des emplâtres composés de résines, de millepertuis et d’Anamu…

Elle lui sourit en se demandant s’il avait tout bien saisit, de toute manière les préparations sont prêtes dans le placard des plantes, tout est noté sur les étiquettes, jusqu’aux emplâtres qu’elle a préparé à l’avance, Ati continuait à dévêtir les blessés quand…

theo..III a écrit:
T... TheoIII, Juge du Saint Sépulcre...comment...va Bebone? ou est-il?

Messire, m’entendez vous ? parlez moi, restez éveillé, je dois savoir comment cela c’est produit, comment vous a été infligée la blessure ?

Votre ami est inconscient, j’ai besoin d’en savoir plus pour vous soigner convenablement !

Je suis médicastre, je me nomme Atirenna… je voudrais vous aider d’avantage, mais il me faut plus d’information mon ami !


Les yeux de la médicastre étaient fatigués mais son esprit restait vif… il fallait assainir l’air des pièces, qui depuis plusieurs jours était confiné et lourd…
Elle demanda à Hook de Faire bouillir longuement des feuilles de sauge dans la pièce !


Aimelin a écrit:
Merci Messire Aimelin ! il me faudrait aussi une potion de mandragore, des décoctions à la passiflore et à l’aigremoine, pour les convulsions, des tisanes, (Infusion de grande camomille pour la fièvre, de valériane pour les douleurs). Des compresses de fleurs de camomille chaudes et de soucis pour la cicatrisation , pour les lavages des infusion à base d’orties et de d’aigremoine, des Cataplasme de feuilles d'absinthe et des emplâtres composés de résines, de millepertuis et d’Anamu…

il écouta ses dires se rappelant l'essentiel des noms et se disant que c'était pire que d'aider sa grand-mère autrefois qui l'envoyait courir partout en le submergeant de noms.

Je vous rapporte ça et j'essaie de ne rien oublier.

En récitant il partit en vitesse vers le placard et le feu.

potion de mandragore, décoctions passiflore et l’aigremoine,… heu .. tisanes camomille et valériane… compresses fleurs de camomille chaudes et de soucis ..
infusion à base d’orties et de d’aigremoine….cataplasme de feuilles d'absinthe et des emplâtres composés de résines, de millepertuis et d’Anamu…


Arrivé devant le placard il sortit les potions et cataplasme pendant qu'il préparait des infusions… l'eau était chaude il n'avait qu'à y mettre les plantes et faire des pots séparés.
Il prépara les compresses, prit les cataplasmes et les potions toutes prêtes, attrapa une timbale et prit un pot contenant de l'infusion de valériane dans sa main libre. Il reviendrait chercher le reste apres.
En essayant de rien tomber il se fraya un chemin au milieu des paillasses et rejoignit la médicastre. Il posa le pot de tisane devant la paillasse et s'agenouilla.


Voilà les compresses, cataplasmes et les potions.. j'ai pris l'infusion de valeriane pour les douleurs. Je vous apporte les autres quand vous en avez besoin
.
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 16:06 (2009)    Sujet du message: 1456-03 L'hospice de Compiègne - mars avril mai 1456 - Répondre en citant

Atirenna a écrit:
Pendant que Aimelin s’appliquait merveilleusement à sa tâche, la médicastre examinait les deux patients soigneusement…….

Elle s’affola en tentant un massage poitrinaire, essayant de réanimer le pauvre homme nommé Bebone, verifiait tant et tant de fois le pouls, le souffle…. épongeant le sang et tentant de fermer la blessure de ses mains en attendant Aimelin...

Ses yeux se perdirent en larmes mélées à sa sueur de son visage, les vapeurs de la sauge diffusées dans l’antre de l’Hospice, les gestes sans fins de la Dame, la fatigue et la peur… peur de ne pas avoir pu… peur de de pas pouvoir… tant de morts, la guerre est impitoyable et cet instrument de haine ne peut qu’engendrer une haine encore plus violente et plus forte… ses souvenirs ne l’aident pas !

Elle secoue sa tête revenant à la réalité en entendant la voix du porteur qui semble lui aussi bien mal en point… mais comment lui dire... comment le dire ?


Marc_antoine a écrit:
une bagarre en ville dame, bebone et theoiii sont intervenus mais a leur péril, comment vont ils ? j'ai bien peur pour bebone !

sa voix se fit fébrile...

Mon ami…….

Le regard désolé, elle se retourne vers la paillasse occupé du dénommé Bebone et de ses doigts délicats, dépose un écu sur chaque œil… couvre l’homme respectueusement de son drap jusqu’à la tête…

Je suis navrée……. Vraiment…… son cœur n’a pas supporté les blessures trop importantes…………je……. Je dois sauver votre ami Theoiii !

Aimelin la rappela à l'ordre en portant le nécessaire des soins !

Aimelin a écrit:
Voilà les compresses, cataplasmes et les potions.. j'ai pris l'infusion de valériane pour les douleurs. Je vous apporte les autres quand vous en avez besoin.

Merci Aime, vous êtes adorable, maintenant si vous le pouvez aidez moi !
Nous devons le laver !


Les infusions d’ortie et d’aigremoine étaient parfaites pour les lavages, arrêtant les saignements……..
Les quatre mains s’activèrent méticuleusement à retirer peaux et sang qui gênaient à l’apparence interne de la blessure au flanc de l'homme…


à présent mon ami, il faut appliquer les compresses chaudes de soucis et camomille qui nous aideront à le soigner en calmant la douleur, j’y ai ajouté deux gouttes de mandragore qui saura endormir localement pour nos soins !

Elle suppura les plaies en essayant de vider son esprit et se concentrant sur Theoiii, la mort était à deux pas d’elle et elle se devait de garder la tête froide…

Aimelin, sans vous commander, si vous voyez qu’il ouvre un peu les yeux, veillez à lui administrer la tisane, il en aura grand besoin à son réveil, je vous remercie d’être près de moi…. Votre aide et votre présence ‘est précieuse !

Elle prit le cataplasme afin de calmer plus profondément la plaie…. Laissant agir l’anti-douleur et ses différentes propriétés soignantes….

Nous devons à nouveau suppurer la blessure mon ami, puis nous aurons besoin de l’emplâtre et des bandages…

La Dame de Verlinghem, retira le cataplasme en lavant à nouveau à l’aide de son infusion, prenant bien soin de ne pas faire saigner d’avantage !

La couture n’était pas chose aisée, il fallait être tisserand, mais elle en avait l’habitude, suivant la coupure qui n’était pas toujours droite ni parfaite, cependant ce fût un succès… Aimelin était allé récupérer l’emplâtre laissé près de la marmite et Ati pu l’appliquer sur les soins apportés à Theoiii…


Aimelin ! pourriez vous terminer le bandage de la plaie, sans serrer trop fort, juste assez pour maintenir l'emplâtre !

Elle laissa Aimelin apposer le bandage avec beaucoup de soins, la tête de la Dame tournait, mais elle tenta de ne rien montrer… prenant le bras de Marc Antoine et l’emmenant vers une paillasse…

La main tremblante d’Atirenna aida l’homme à s’asseoir durant la conversation…



Aimelin a écrit:
Aime regardait faire Ati… l'homme était mal en point et elle s'activait du mieux qu'elle pouvait

Atirenna a écrit:
Merci Aime, vous êtes adorable, maintenant si vous le pouvez aidez moi ! Nous devons le laver !

Il l'aida à enlever tout ce qui gênait pour le soin de la blessure. Les morceaux de vêtements, les saletés et nettoya doucement du mieux qu'il pût en prenant exemple sur elle.
La chaleur commençait à devenir infernale, la tension aussi. Il n'avait pas l'habitude de soigner ainsi de telles blessures qui mettaient la vie en jeu.

Il appliqua avec elle les compresses chaudes de soucis et camomille pour calmer la douleur et la laissa suppurer les plaies.


Atirenna a écrit:
Aimelin, sans vous commander, si vous voyez qu’il ouvre un peu les yeux, veillez à lui administrer la tisane, il en aura grand besoin à son réveil, je vous remercie d’être près de moi…. Votre aide et votre présence ‘est précieuse !

Oui je le surveille n'ayez crainte.. c'est normal d'être là vous êtes peu de médicastre et Bel a du s'absenter.. il faut bien aider du mieux que l'on peut.

Atirenna a écrit:
Nous devons à nouveau suppurer la blessure mon ami, puis nous aurons besoin de l’emplâtre et des bandages…

Je vais le chercher de suite.

Il se leva et se dirigea vers le feu ; récupéra l'emplâtre et les bandages nécessaire et le pot d'insusion de thym qu'il avait préparé. Il se rappelait des vertus fortifiantes et autant les blessés que les médicastres en auraient besoin.
Quand il revint pres d'elle il remarqua son teint pale… il la laissa finir l'emplâtre et remplit un gobelet d'infusion de thym.

Atirenna a écrit:
Aimelin ! pourriez vous terminer le bandage de la plaie, sans serrer trop fort, juste assez pour maintenir l'emplâtre !

Oui je fais le finir mais tenez buvez cette infusion de thym ça vous donnera quelques forces vous avez l'air épuisée… et moi seul je ne ferai pas grand-chose.

Pendant qu'elle buvait il s'appliqua à finir le bandage de l'homme… la plaie devait être bien protégée sans être trop compressée.



Atirenna a écrit:
Elle sourit à l’attention délicate de l’infirmier…

Aimelin a écrit:
Oui je vais le finir mais tenez buvez cette infusion de thym ça vous donnera quelques forces vous avez l'air épuisée… et moi seul je ne ferai pas grand-chose.

Aimelin était très attentif à tout ce qui se passait, rien ne lui échappait et Ati savait qu’elle pouvait compter sur lui, elle but la tisane qu’il lui tendit, un regard doux et rempli de gratitude se posa sur lui, elle regarda autour d’elle, vit Messire Starfox assit en compagnie, Lourd allongé qui aurait voulu aider, Hook priant avec ferveur au chevet de Bebone, Aimelin terminant les soins sur TheoIII et Marc Antoine qui voudrait repartir alors qu’elle se rend bien compte qu’il n’est pas en état…

Vous vous sous estimez, je vois la valeur d'une personne à ses actes et les vôtres sont irréprochables et indispensables !

La tisane a des effets bénéfiques, la médicastre se retourna vers Marc Antoine et le supplia à nouveau de bien vouloir lui dire où était son mal …



Atirenna a écrit:
Tirée de ses pensées par une femme qui semblait affolée, la Dame de Verlinghem écouta ses doléances et se hâta vers l’intérieur pour remplir une besace de tout le nécessaire pour les soins urgents…
sunburn71 a écrit:
Bonsoir Dame , je cherche un médicastre , c'est urgent . Nous avons une blessée grave au campement princier , savez-vous s'il y en a un qui puisse intervenir rapidement ?

Je suis médicastre qu’y a t-il ?
je vous suit… mais tout d’abord je dois prévenir mon infirmier… et mon aimé !


Atirenna se dirigea vers Aimelin…

Mon ami, je suis désolée de vous laisser ainsi avec les blessés…… mais je dois ma hâter à une urgence extérieure………

vous devrez changer les pansements de nos blessés prendre soin de ne pas laisser l’infection s’installer en veillant à changer les emplâtres !

administrer les infusions calmantes et demander si quelqu’un sait faire à manger pour vous aider aux repas….
J’espère ne pas être longue… je vous promets de faire tout mon possible pour revenir vite…


La médicastre se tourna vers sunburn et lui dit d’une voix assurée mais douce…

Je sous suis, je suis à vostre service ! où doit on se rendre, montrez moi donc le chemin………



Aimelin a écrit:
Aimelin finissait le bandage de TheoIII quand Atirenna vint vers lui

Mon ami, je suis désolée de vous laisser ainsi avec les blessés…… mais je dois ma hâter à une urgence extérieure……… vous devrez changer les pansements de nos blessés prendre soin de ne pas laisser l’infection s’installer en veillant à changer les emplâtres ! administrer les infusions calmantes et demander si quelqu’un sait faire à manger pour vous aider aux repas…. J’espère ne pas être longue… je vous promets de faire tout mon possible pour revenir vite...

D'accord je vais surveiller.. lui dit il en rangeant les linges souillés dans une bassine.

Je vais surveiller les pansements et changer les emplâtres. J'ai de l'infusion d'avance je vais en distribuer.

Il la regarda partir en priant que rien n'arrive. Il jeta un regard à l'homme et s'essuya le front du revers de sa manche.

Je reviens … il se demandait s'il l'entendait… il se leva doucement. La tête lui tournait un peu et regarda autour de lui.

Une femme et un homme étaient aux côté d'un blessé. Il passa doucement entre les paillasses avec sa bassine et alla dans le coin cuisine jeter l'eau et faire bouillir les linges. Il vérifia qu'il restait des emplâtres et prit des linges des gobelets et de la tisane de valériane et repartit entre les paillasses s'arrêtant pres des blessés pour vérifier les pansements et leur faire boire un peu de tisane calmante.
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 16:07 (2009)    Sujet du message: 1456-03 L'hospice de Compiègne - mars avril mai 1456 - Répondre en citant

Aimelin a écrit:
Aime avait fait le tour des blessés laissés seuls sans personne pour s’occuper d’eux.

Il était revenu pres de TheoIII et avait retiré doucement ses bandages qui maintenait l’amplatre. Il mit les linges souillés dans la bassine à coté de lui et entreprit de nettoyer doucement la plaie suturée.
L’infusion d’ortie et d’aigremoine passée il appliqua des compresses de camomille et soucis pour calmer la douleur.
Il jetait de temps à autre un regard autour de lui et vers l’entrée espérant voir arriver quelqu’un.
Le temps que les compresses agissent il s’assit sur ses talons s’essuyant le front de son bras. La poussière, la sueur, commencaient à lui faire des marques sur le visage… il ne devait pas être trop présentable depuis des heures qu’il changeait les pansements et surveillait mais ça n’était pas grave.

Il reporta son attention sur le blessé et enleva les compresses. La suture de la médicastre était propre et une fois la plaie bien nettoyée à nouveau il reposa un amplatre doucement. Il finit d’appliquer le bandage maintenant le tout et regarda la blessure bien protégée.


Bon je reviendrai tout à l’heure vérifier tout ça.

Il prit la bassine à côté de lui et se leva, se dirigea vers le feu et mit les linges sales à bouillir pendant qu’il remplissait une bassine d’eau et prenait de nouveaux bandages et compresses pour retourner aupres des blessés.
Il jeta un regard circulaire puis regarda vers l’entrée de la tente. Il referait le tour des blessés dans un moment. Il posa ses affaires à l’entrée de la tente sur le banc et retourna au feu se servir une infusion de thym et se dirigea vers l’entrée avec son gobelet fumant à la main.


[Dehors devant l'hospice]

L’air froid lui fit du bien… il respira un grand coup et repérant son tas de bois à quelques pas de l’entrée alla s’y asseoir, appréciant ce petit moment de répit où il pouvait souffler un peu.

Autour de lui le camp vivait au rythme de l’attente. Buvant doucement le liquide chaud qui lui faisait du bien il regardait les allées et venues, les yeux perdus dans le vide.





___________________________________ fin de cette partie de l'hospice ______________
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