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1456-09-04 - L'attaque

 
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 16:23 (2009)    Sujet du message: 1456-09-04 - L'attaque Répondre en citant

Belphegore a écrit:
Jeu 4 Sep - 19:52 Sujet du message: [RP] L'attaque

En cette dernière journée d'été, alors que les arbres se paraient des premières couleurs d'automne, et que l'air avait cette transparence limpide que laissaient les légères pluies de l'arrière-saison qui balayaient la poussière et la chaleur des longues journées d'été, Belphegore avait décidé de partir quelques jours à travers le Duché.

Effectivement, ses provisions de glands, noix, noisettes, faines et passements étaient quasiment épuisées, et si elle voulait de nouveau remplir sa cave, il était temps pour elle de le faire avant que les écureuils et autres fouines, belettes et autres rongeurs ne le fassent avant elle, amassant eux aussi leurs provisions d'hiver.

Alors, au pas placide de sa monture, qui goutait comme elle à la douceur automnale, elle allait, flanant à travers champs. Les récoltes étaient rentrées, les chaumes attendaient en meule qu'on vienne les entasser dans les greniers fleurant bon les foins fraichement coupés.

Elle était accompagnée, chose rare pour cette Louve solitaire, par Babelle.La jeune femme, qu'elle avait soigné il y a peu de temps, avait montré des dispositions naturelles pour les traitements et la médication, et Belphegore avait décidé de l'initier aux secrets des plantes et des simples.

Elles allaient souvent en silence, observant les traces croisées de petits animaux, écoutant attentivement les pépiements des oiseaux qui se préparaient à partir pour des cieux plus cléments, se parlant à peine quand Babelle posait une question sur une plante ou une fleur.Elle se comprenaient à demi mot, et il n'était pas nécessaire de grands discours pour que le savoir de la médicastre passe à sa jeune élève.


Babelle_13 a écrit:
Babelle était heureuse et pas peu fière de chevaucher auprès de la médicastre. Celle-ci était devenue, effectivement, son idole, depuis qu'elle l'avait sauvée, et d'être acceptée à ses côtés lui rendait la vie lumineuse.

Elle trottinait sur son petit âne gris, alors que Baladin, le grand cheval de Belphegore flanait, le nez au vent.

Babelle observait tout, de la feuille voletant dans la brise automnale, à la dernière fleur jetant ses dernières couleurs, au rouge-gorge qui les suivait en pépiant.....Tout l'intéressait, elle notait tout, et posait certaines questions bien précises, au moment voulu. Ainsi, elle enregistrait la moindre information, mettant dans la gibecière de sa mémoire toutes les réponses que lui donnait la médicastre.

Parties depuis quelques jours, elles se nourrissaient de ce qu'elles chassaient ou braconnaient, glanant quelques épis de blé ou de seigle au bord des chemins, là où ils avaient été oubliés par les paysans.

Elles dormaient à la belle étoile, les nuits n'étant pas encore trop fraiches, lachant leurs montures entravées dans une clairière, au bord de ruisselets.


Belphegore a écrit:
Comme à son accoutumée, Belphegore laissait vagabonder son esprit, et au grè de ses souvenirs, elle souriait ou avait un air mélancolique....Sa tête dodelinait de droite et de gauche, ou reposait sur une de ses épaules, parfois, elle haussait les épaules à une conversation qui ressurgissait de sa mémoire, parfois, même, ses mains s'agitaient toutes seules ou se crispaient sur ses rênes, faisant renacler Baladin qui demandait qu'on lui laisse l'encolure libre.

Alors, elle flattait son encolure, s'excusant en murmurant de s'emporter ainsi.

Une mélopée lui vint alors, et ses lèvres alors commencèrent à chantonner:


"Nombreuses ont été mes fautes
J'en appelle à votre clémence
Belle Dame
M'accorderez-vous une grâce
M'enivrer à votre suave fontaine,
Très douce amie."


Des larmes lui vinrent aux yeux, son sourire s'effaça......Trop de souvenirs venaient de la submerger, et venaient de lui faire penser à des jours heureux et insouçiants.....Mais sa raison reprit rapidement le dessus...Elle s'était jurée de ne plus jamais se laisser attendrir par de belles paroles.....

Très élégamment, elle renifla bruyamment, se tourna vers Babelle qui respectait ses silences sans piper mot:


"Bon, voyons si tu as retenu quelque chose: tu vois cette tache mauve dans le pré? Qu'est-ce que c'est, son nom, ses vertus, ses utilisations!!"

D'un air sévère, elle regardait son élève réfléchir, froncer les sourcils, se pencher sur les fleurs mauves.


Babelle_13 a écrit:
Babelle restait prudemment derrière son mentor....Parfois, elle lui faisait peur.....Elle changeait trop d'humeurs en quelques minutes, et même si elle ne se fâchait jamais, ses yeux noirs lançaient parfois des éclairs qui l'impressionnaient.....Et puis, ses yeux étaient aussi emprunt d'une tristesse profonde, que même ses pitreries d'adolescente arrivaient à peine à dérider.....Cette tristesse était latente, et le moindre souffle de vent faisait rejaillir des souvenirs qui lui courbaient le dos.

Alors, Babelle faisait de son mieux pour rester discrète, être une compagne de voyage agréable, ne se plaigant jamais, même si son postérieur la cuisait du trotinnement de son grison et apprendre de la médicastre le plus possible.

D'ailleurs, là, ces fleurs mauves......Qu'elles pouvaient-elles être?????Elle descendit de son âne, s'approcha du par-terre coloré, déterra un bulbe, le huma, inspectant tiges, fleurs et feuilles:


"Des colchiques!! Oui, ce sont des colchiques!! Elles ne poussent que l'automne, et sont très toxiques, pouvant entrainer la mort en cas de sur-dosage....Mais quand on sait les utiliser, elles servent comme diurétique!!"

Très fière d'elle, elle attendait une approbation de Belphegore, guettant la moindre lueur de fierté dans les yeux de sa maîtresse.


Belphegore a écrit:
Assise nonchalemment sur sa selle, sa jambe droite posée sur le pommeau, son coude dessus et son menton enfoui dans la paume de sa main, Belphegore observait la jeune fille......Elle sourit à la réponse correcte de son élève.....Ses connaissances étaient de plus en plus précises, et bientôt, il ne lui manquerait plus que la pratique pour devenir à son tour une bonne soignante.

Babelle aurait pû être sa soeur, et en tous cas, elle devenait un peu de cette famille qu'elle avait si peu connue:

En lui souriant, elle lui dit:


"Très bien, Babelle......Tu sais reconnaitre bon nombre de plantes et d'animaux, tu connais leurs utilités et leurs spécificité...."

Elle redevint soudain grave:

"Mais n'oublie jamais , jamais, tout au long de ta vie, quand tu seras dans le besoin, devant l'injustice des hommes, quand le doute t'assailliera, quand tu seras devant un cas insoluble, n'oublie jamais les quatre vertus cardinales: la force, la justice, la prudence et la tempérance......N'oublie jamais non plus les trois vertus théologales: la foi, l'espérance, la charité.......Elles seules te montreront le droit chemin et te permettront de rester digne et fière devant Aristote....."



Poussevent a écrit:
[Dans un relai-poste]

"BUUUUUUURPPP"

Poussevent rota bruyamment, ses joues gonflées de l'air expiré de son ventre de toute la ripaille qu'il avait avalée avec son compère Pisseboeuf.

Ayant pissé dru contre le mur, il se rembraya, et éructant de nouveau:


"Bon.......Qu'ce qu'tu fous ?????????? Tu t'branles ou quoi ????????????? On a encore des passants qui nous attendent!!"

Il éclata d'un rire tonitruant, et s'approcha de son roncin, attaché à un anneau du mur. La bête fit un écart quand l'homme posa sa main sur son harnais, comme si elle avait l'habitude que celui-ci la tape.

"Crénom de nom.......T'vas t'arrêter de bouger, oui???"

Il mit un grand coup de poing dans la bouche de sa monture, puis, d'une main de fer, tira sur les rênes, réouvrant par là une vilaine blessure à la commisure des lèvres.

Puis il se mit en selle lourdement, faisant ployer son cheval sous son poids. Il souleva légèrement une fesse de sa selle, histoire de lâcher un pet sonore.


Pisseboeuf a écrit:
[Cour de l'auberge]

Une odeur pestilentielle s'éleva par-dessus le tas de fumier où s'était isolé Pisseboeuf:

"Voilà, voilà......Pfffffff......On peut pas caguer en paix, avec toi!!!"

Lui aussi se rembraya, se grattant avec application l'entre-jambe au passage.

Il regarda le ciel, évaluant l'heure de la journée:


"Pfffff.......Abruti!! On a encore du temps, avant l'nuit!! C'tait la peine d'partir alors que l'aubergiste m'donnait de l'oeillade!! T'as vu les tétins qu'elle s'payait????? Jamais vu des tétins pareils!!!"

Il râlait encore, marmonant dans ses dents (ou plutôt ses chicots noirs et pourris), quand il se mit en selle à son tour sur sa bête, aussi mal en point que l'autre.

Les deux compères se mirent en branle côte à côte, espèce de couple mal assorti, aux habits guenilleux et puants, aux armes disparates et ébréchées.

Les voyageurs qui étaient dans le relai-poste poussèrent tous un "ouf" de soulagement en voyant s'éloigner ces deux coupe-jarrets dangereux
.




Babelle_13 a écrit:
Belphegore a écrit:
"Mais n'oublie jamais , jamais, tout au long de ta vie, quand tu seras dans le besoin, devant l'injustice des hommes, quand le doute t'assailliera, quand tu seras devant un cas insoluble, n'oublie jamais les quatre vertus cardinales: la force, la justice, la prudence et la tempérance......N'oublie jamais non plus les trois vertus théologales: la foi, l'espérance, la charité.......Elles seules te montreront le droit chemin et te permettront de rester digne et fière devant Aristote....."

Babelle écoutait gravement le discours de Belphegore: oui, la force, la justice, la prudence et la tempérance......Mais pour le reste.....Aristote ne l'avait pas tellement gâtée depuis son enfance, et elle n'était pas sûre de vouloir avoir la foi encore....Quand à l'espérance, c'était au contact de la médicastre qu'elle commençait à la retrouver.....

Elle hocha la tête, mais resta silencieuse.

Remontant sur son petit âne gris, elle suivit de nouveau Belphegore qui était repartie sur le sentier qui serpentait à travers une très belle forêt de chataigniers et marronniers


Dernière édition par Archiviste le Mer 30 Sep - 16:42 (2009); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 16:23 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 16:26 (2009)    Sujet du message: 1456-09-04 - L'attaque Répondre en citant

Aimelin a écrit:
[dans une auberge quelque part en Champagne]

- nom d’un nobliau vas-tu venir ici oui !!

Vêtu de simples braies grises, allongé à plat ventre sur le sol, pestant doucement contre sa botte, le jeune homme avait le bras qui disparaissait sous le lit pour tenter en vain de rattraper la rebelle qui s’était faufilé à l’abri.

- il ne sera pas dit qu’une botte aura le dessus sur moi ….. haaaaa je te tiens !!!!

Se redressant à genoux il regardait fièrement sa prise, puis se releva en époussetant ses braies. Cette petite chasse de bon matin avait fini par le réveiller mais il avait perdu un peu de temps et sa compagne de voyage devait sans doute l’attendre dans la salle du bas.

Il enfila prestement sa chemise qu’il ajusta dans ses braies, mis ses bottes et glissa sa dague à l’italienne, puis attrapa au vol sa cape, sa besace et le ceinturon qui abritait le fourreau de son épée courte.
Apres un dernier regard dans la chambre, il partit en courant dans le petit couloir, enjambant une pile de linges que posait une femme devant une porte..


- bonjour !!! pardon .. suis pressé … !!!! et dévala l’escalier en trombe pour arriver devant le comptoir de l’auberge où il stoppa net, saluant la jeune femme qui s’y tenait derrière, et avait levé la tête en entendant les pas dans l'escalier de bois.

- bonjour… serait il possible d’avoir deux tisanes ?

Un grand sourire pour la remercier, et il se dirigea vers son amie qui le regardait d’un air amusé. Un petit sourire sur les lèvres il se dirigea d’un pas nonchalant vers la table. Posant sa besace au sol et son ceinturon à coté il s’inclina en souriant :

- bonjour jolie dame attendriez vous quelqu’un … qui serait un peu en retard ? il s’installa sur le banc et piqua un morceau de pain dans lequel il mordit avec appétitle lit était accueillant et je dois avouer qu’il m’a un peu empeché de me reveiller.

Il se mit à rire pensant à sa chasse matinale et leva la tête quand l’aubergiste vint leur déposer les tisanes sur la table.

- merci bien

Il oublia un instant son amie pour suivre des yeux la jeune femme qui s’éloignait… je resterai bien un peu pour visiter le village pensait il en la regardant se glisser derrière le comptoir… mais une petite voix connue et quelque peu moqueuse le tira de ses vagabondages, et c'est innocemment qu'il tourna son visage vers elle.

- hum ?


Caro a écrit:
[dans une auberge quelque part en Champagne]

Quelle idée qu’avait encore eu mon ami. Il savait que revenir sur mon passé ne serait pas chose évidente. Mais que ne ferais-je pas des fois pour lui faire plaisir. Après une longue réflexion j’avais accepté de l’accompagner. C’est donc après un fort long voyage qu’une bonne nuit dans une auberge était la bienvenue.

La nuit fut des plus reposantes et c’est donc au levé du jour que je m’étais réveillée. Ayant pris tout mon temps pour faire un brin de toilette et me préparer. J’enfilais une paire de braies, une chemise blanche, mes cuissardes avant de me consacrer à ma coiffure : chignon, queue de cheval…. Enfin toute sorte de coiffure pour en fin de compte les laisser ouvert.

Prêt, je retournais vers le petit fauteuil pour y prendre ma dague que je cachais dans ma botte comme à l’accoutumée, pris mon sac et mon épée bien rangée dans son fourreau.

Un dernier regard à la pièce pour voir si je n’avais rien oublié et sortais de ma chambre pour regagner la grande pièce afin d’y prendre un bon petit déjeuner.

En descendant les escaliers, un rapide coup d’œil à la salle, m’indiquait qu’Aimelin n’était pas encore là. Je m’installais à une table et sans même avoir eu le temps de commencer à manger, je le voyais débouler. Je souriais de le voir de bon matin dans un tel état


- bonjour jolie dame attendriez vous quelqu’un … qui serait un peu en retard ? …
le lit était accueillant et je dois avouer qu’il m’a un peu empêché de me réveiller.


Je le regardais faire et ne pu m’empêcher de rire quand son regard suivit la jeune femme.

- Bonjour mon ami… oui oui…. J’ai pu remarquer ton arrivée tout en douceur et dans le calme le plus total. Je constate que le chant du coq n’aura pas réussit à te réveiller.

Voyant qu’il ne m’écoutait pas j’insistais

Ouh ouh je te parle…


Aimelin a écrit:
[dans une auberge quelque part en Champagne]

- Ouh ouh je te parle…

- hum oui ? oubliant les jupons qui volaient et les idéees qui passaient dans sa tête en repensant à pas mal de choses du passé, Aimelin regarda son amie avec un grand sourire.

- je t’écoute m’dame la Duchesse … tiens prend cette petite infusion d’abord, je suis sûr qu’elle va te donner un tonus pas possible.

Il plongea le nez dans sa tisane pour éviter de rire et regarda Caro par-dessus sa timbale. Depuis qu’elle avait été Duchesse Consort de Champagne, quand son époux était Duc, Aime se faisait un plaisir de la taquiner en l’appelant ainsi et il savait qu’elle avait toujours une répartie de prête pour répondre à la plaisanterie.

- si si je t’écoute … comment ne pas écouter une si jolie bouche et de si jolis yeux … il préféra finir sa tisane et ne rien rajouter, avant qu’elle ne lui réponde.

Caro était l’une de ses meilleures amies. Depuis qu’il l’avait rencontrée à Sainte Ménehould pendant cette terrible journée de juillet 1455, une complicité et une amitié indestructible s’étaient tissées lentement au fil des semaines et des mois. Elle avait toujours été là pour lui, comme d’autres amies, dont Bel qu’ils avaient décidé d’aller voir... enfin il avait eu envie d'aller voir Bel et avait décidé Caro à l'accompagner. Ils voulaient aussi en profiter pour lui parler du sud où ils s’étaient installés.

Pendant qu’elle lui parlait il pensa à sa médicastre préférée et affichait un petit sourire béa derrière sa timbale, en repensant à sa dernière visite
.


Belphegore a écrit:
Toujours assise en amazone, Belphegore laissait aller son esprit vagabonder....Soudain, le braiement de l'âne de Babelle et un trotinement plus rapide lui rappelèrent que le pauvre grison avait bien du mal à suivre le pas ample de Baladin.

Posant une main sur la croupe ronde de sa monture, elle lança, goguenarde, se retournant vers son apprentie:


" Et bien.....On traine???? Tu vas te perdre, dans cette forêt, si tu ne me suis pas!!"

Elle se remit à chantonner:

"Dame, la plus douce fleur
qui jamais reçût de Dieu tant de beauté,
A mains jointes et à genoux
Je vous supplie d'écouter ma prière d'amour.....
.

Elle ne put terminer son couplet mélancolique, qu'un bruit incongru, mélange de grincement métallique et de trompettes retentit.

Baladin s'arrêta immédiatement, les oreilles dressées en avant, le corps tremblant, les naseaux largement ouverts et prêt à la fuite.

Belphegore, avec adresse et promptitude, se remit en selle, droite, et reprit le contrôle de ses rênes.

Elle cria, enthousiaste:


"Ecoute......Ecoute, Babelle.....C'est le brâme....Le brâme d'un grand solitaire.....Oui, c'est le début de l'époque des amours des cerfs.....Ecoute comme il est puissant......Ecoute comme il crie sa domination, sa solitude et son envie d'amour.....Il appelle les biches à venir le rejoindre......Il va....."

De nouveau, elle fut interrompue....Mais cette fois-ci, le cerf s'était rapproché, et on entendait distinctement un grand fracas de branches brisées et de feuilles piétinées......

Soudain, le grand solitaire apparut sur leur gauche.Il resta un instant, hautain et sûr de sa force, à les dévisager, étrangères à son royaume....Et aussi vite qu'il apparut, en deux bonds puissants, les bois couchés en arrière sur son dos, il disparut dans les futaies, traversant le petit chemin qu'empruntaient les cavalières.


"Yahhhhhhhhhhhhhh"

Alors, oubliant que le grison de Babelle ne pourrait certainement pas la suivre, elle se jeta en avant, penchée sur l'encolure de Baladin, la tête enfouie dans sa grande crinière, à la poursuite du grand mâle.

Le cheval, qui en avait un peu marre de cette balade trop "pépère" à son goût, se prit au jeu, et amplifiant sa foulée, il prit rapidement de la vitesse. Devant eux, le cerf allait toujours, brâmant de temps en temps, comme s'il défiait la cavalière de le suivre sur son territoire.

Et effectivement, Belphegore eut un peu de mal à le suivre, car le solitaire connaissait la forêt par coeur, et il choisissait les hêtraies, les futaies les plus denses, obligeant la cavalière à faire de grands crochets brusques ou des sauts improbables au-dessus de troncs abattus. Heureusement, son entrainement en tant que Louve et cavalière était presque terminé, et son assiette était solide.

Soudain, elle s'engagea dans une clairière assombrie par des hauts arbres.....


babelle_13 a écrit:
belphegore a écrit:
"Yhhhhhhhhhhhhhh"

Babelle était restée tétanisée en entendant ce bruit profond et rauque.....(le brâme, pas celui de Belphegore!! )

Ce n'était pas la première fois qu'elle l'entendait, mais là, il était vraiment proche....

Et puis çà avait été la fascination......Le grand cerf était apparu, et comme un fantôme, il avait disparu.......Ce symbole de puissance et de virilité la fit frissonner.....Mais l'instant magique ne dura guère....Effectivement, presqu'aussitôt, Belphegore avait poussé son grand cri, et elle était partie ventre à terre......


"Mais.....Mais......."

Babelle resta pétrifiée du démarrage en trombe de la médicastre, qui était partie sans se retourner, cheveux au vent, penchée sur l'encolure de Baladin.
Son petit âne poussa un braiement de consternation et de reproche, voyant son immense compagnon de voyage disparaitre à un coude du chemin, puis il se mit à trottiner bravement à sa suite.
Babelle éclata de rire, heureuse de voir son mentor enfin joyeux et plein d'entrain.
Elle décida de la suivre à son ryhme, faisant confiance en son âne pour retrouver la trace du cheval
.


Pisseboeuf a écrit:
Depuis un moment, Pisseboeuf suivait en arrière Poussevent....Son ventre gargouillait terriblement, et des spasmes violents le courbaient sur l'échine de sa monture.

N'y tenant plus, arrivé dans une clairière quelque peu sombre, mais où coulait un petit ruisseau, il sauta à terre, abandonnant les rênes de son cheval à terre.Il posa, ou plutôt il jeta sa ceinture où était attachée son épée et sa dague, et défit prestement l'aiguillère de son pantalon.

Il cria, courant se cacher derrière le tronc d'un gros marronier:


"Ey, Poussevent!! J'm'arrête un peu.....J'crois qu'j'ai les boyaux malades!! Faut qu' j' cague!!"

Un grognement de soulagement se fit entendre derrière l'arbre, un profond soupir et un "Aaaaaahhh" de soulagement.....D'autres bruits pas très aristotalien s'élevèrent également....

Puis Pisseboeuf réapparu, tenant ses braies sur ses genoux, pour ne pas entraver sa marche, et d'un pas mal assuré, il se dirigea vers le ruisseau. Il arracha au passage quelques feuilles de fougères.

Il se torcha avec, puis, pénétrant dans l'eau fraiche, il fit une toilette sommaire.


Poussevent a écrit:
Se curant avec application la narine gauche, Poussevent fut surpris d'entendre son compère descendre prestement de cheval et courir s'isoler derrière un arbre.

Il éclata d'un rire mauvais:

"Ah,ah,ah,ah....T'as trop mangé d'cette tambouille!! J't'avais dit de ne pas t'goinfrer ainsi!! T'as la cagade, maintenant!! Ahahah......

Son doigt passant alors à sa narine droite, il observa Pissebouef qui revenait, déculotté:

"Ey, c'est avec çà que t'fais ton affaire avec les putains??? Ah,ah,ah, mais c'est pas plus gros que c'lui
d'un gamin de 10 ans!!"


Il se mit à la franche rigolade, mais son rire se transforma vite en grognement, voyant Pisseboeuf se laver
sommairement:


"Bon....Mais faut toujours qu'j'attende!! S'pèce de donzelle, t'as vraiment besoin d't'laver??? C'est bon pour les femmes, çà!!"

Il descendit de cheval, histoire de soulager ses jambes arquées.

Soudain, un bruit de branches cassées et d'une galopade se fit entendre.

Les deux maraudeurs tendirent l'oreille.Poussevent mit sa main à sa ceinture, où son épée balotait.

Et un grand cerf pénétra avec fracas dans la clairière.....Mais il ne fit qu'un passage, et de trois grands sauts puissants, il traversa l'endroit dégagé, sans jeter un seul coup d'oeil à l'étrange équipage qui stationnait là....

Quand une cavalière apparu à son tour, échevelée et rouge de la course...


"Ey....Quand on parle de donzelle......."

Poussevent fit un clin d'oeil lubrique à son comparse.....


Caro a écrit:
[dans une auberge quelque part en Champagne]

M'dame la duchesse !! Mais c'est pas possible ça. Il n'en finira donc jamais à m'appeler ainsi ? et en plus il en rajoute ? avec son "- si si je t’écoute … comment ne pas écouter une si jolie bouche et de si jolis yeux …" L'air de rien je le regardais en souriant, croisant tout de mesme son regard bien qu'il ait mis son nez dans sa timbale. Je le fixais et de sous la table je lui donnais un léger coup de pied dans le tibia

Ohhhhhh excuse-moi...... ohhhh mais quelle maladroite que je fais. Ca va ? je ne t'ai pas fait mal au moins. M'dame la duchesse est plus qu'honteuse de son geste....

Et d'un geste accompagnant mes paroles, je plaçais le revers de ma gauche sur mon front, puis ouvrais grand ma bouche en signe de désolation. J'avais bien du mal à garder mon sérieux, mais c'était plus fort que moi, il me fallait lui répondre de la sorte.

C'était à présent à mon tour de prendre la timbale de tisane en main et de souffler sur la tisane encore bien chaude.


Bon sinon l'ami, dis moi.... tu as prévu de retrouver Bel quelque part, ou on lui fait la surprise ?

Une fois de plus je le voyais parti dans ses pensées et là aussi je ne pouvais m'empêcher de le taquiner

Messire Aimelin, je peux savoir où tu es là ? parceque si je te dérange il faut le dire.... je change de table.... enfin TU changes de table.... car je te signale quand même que celui qui était en retard, c'est pas moi

Comment faisais-je pour garder mon sérieux ? là j'en avais vraiment aucune idée, mais du mal à le garder c'en était certain. Et ça je le savais très bien


Aimelin a écrit:
[dans une auberge quelque part en Champagne]

Aime se retint de rire, le nez dans sa timbale en voyant la tête de Caro. Malgré ses yeux fixés sur les siens il ne baissait pas le regard et savourait les mimiques qu’elle faisait. Il sursauta légèrement et leva le nez de son breuvage quand elle lui donna un léger coup de pied sous la table.

- mais ? suis je éveillé ou dors je ? il regarda sous la table puis revint poser ses yeux sur elle, comme éberlué et la regarda à son tour la bouche grande ouverte et les yeux écarquillés.... mais je tu me fais du pied où je rêve ?! m’dame la duchesse vous exagérez à me faire la cour ainsi devant une jeune damoiselle inconnue de surcroit.

Il regarda la jeune tavernière qui les regardait mi amusé mi intrigué par ce couple, et se tourna à nouveau vers Caro essayant de reprendre son sérieux.

Messire Aimelin, je peux savoir où tu es là ? parceque si je te dérange il faut le dire.... je change de table.... enfin TU changes de table.... car je te signale quand même que celui qui était en retard, c'est pas moi

Il éclata de rire et se leva pour se placer debout à ses côtés, et lui fit une petite révérence digne d’un damoiseau bien élevé.

- je suis là m’dame la duchesse … à votre service ! il s’assit à califourchon sur le banc à ses côtés et ne releva pas le retard qu’elle mentionnait. Fichu botte qui lui avait fait perdre de précieuses minutes !

- Bel ne sait pas que je viens.. enfin que NOUS venons, insista t il en la regardant malicieusement donc nous lui ferons la surprise. Nous la trouverons sans doute chez elle ou a la caserne .. ou quelque part en train de glaner quelques plantes médicinales. De toute façon il y aura toujours quelqu’un pour nous renseigner sur notre médicastre.


Caro a écrit:
[dans une auberge quelque part en Champagne]

Cette fois-ci plus moyen de garder mon sérieux. Je partais dans un éclat de rire quand Aimelin se mis à rire et se plaçait à mes côtés

Bon tu as fini avec le M'dame la Duchesse oui ? t'es infernal vraiment

Puis reprenant un peu de mon sérieux

Bien.... belle surprise auquelle elle aura droit alors Bel, et oui nous la trouverons. De toute manière si elle n'a pas changé ses habitudes, il n'y aura en effet pas 36 endroits où la dénicher. Bon.... sinon que dirais-tu de terminer notre petit déjeuner et que nous allions retrouver Radussol oups s'il m'entendait euhhh Altaïr et Vénusia. Faudrait pas qu'ils nous fassent un petit dans le dos ces deux là.

Je pris un morceau de pain et terminais ma tisane


Thimotée a écrit:
[Devant l’auberge quelque part en Champagne]

- Ce s’ra une pièce m’sire

Le gamin regardait sans sourciller l’homme vêtu richement qui lui demandait de surveiller sa monture. Braies et chemises de belles qualités, bottes, mantel et chapeau, son allure précieuse ne laissait aucun doute sur sa classe. Un noble, avec un ton aussi agréable et compatissant qu’une petite boulangère à qui il viendrait de voler trois miches sur son étal.

- voila une pièce gamin et veilles bien sur lui le temps que je revienne. Je n’en ai pas pour bien longtemps.

La voix était sèche et uniforme et quand l’homme s’éloigna, le gamin le suivit du regard avec un petit sourire aux lèvres.
Il baissa les yeux et ouvrit la main regardant avec envie la pièce. Les vêtements usagés qu’il portait, que ce soit ses braies, la chemise rapiécée à l’épaule, la veste qui laissait apparaitre ses frêles poignets, ou encore ses chausses plus ou moins en bon état, attestaient de sa situation.
Ses frères et sœurs étaient bien trop nombreux, comme dans presque toutes les familles, pour que ses parents puissent le vêtir correctement.
Le vol était devenu son quotidien, avec les menus services qu’il soutirait aux adultes.

Quand l’homme s’était approché pour lui demander de surveiller son cheval le gamin n’avait pas hésité une seconde sachant qu’il n’y avait personne dans le coin pour lui rendre service.

Il s’approcha prudemment de la bête attachée à un anneau fixé au mur et passa sa main sur son flanc, avant de venir lui caresser l’encolure. Dans les tons gris, la bête était belle et il s'imaginait la chevauchant dans la forêt, bravant tous les dangers qui se dresseraient devant eux.


- t’es bien beau toi, tu dois filer comme le vent puis regardant dans la direction où était parti l’hommec’est bien dommage pour lui.


Aimelin a écrit:
[Dans une auberge quelque part en Champagne]

Terminer le petit déjeuner était une excellente idée. Chevaucher sur les chemins lui donnait faim, et le soir il était tellement fourbu qu’il avalait le repas vite fait pour ensuite aller sombrer au pays des rêves. Et ils avaient encore quelques galops avant de retrouver Bel. Il lui fit un clin d’oeil pour sa dernière remarque.

- non rassures toi, ta Vénusia ne risque rien .. du moins il l’espérait j’ai demandé à Altair de se comporter en gentilhomme .. il marqua un temps d’arrêt en faisant une grimace où gentilcheval aurais je dû lui dire peut être.

Il prit une pomme dans le panier d’osier sur la table et y mordit à pleines dents en regardant par la fenêtre. La place commençait à s’animer avec la matinée qui pointait son nez.

- peut être croiserons nous certaines connaissances sur les chemins …… tout en disant cela il observait les allées et venues des gens, espérant que la surprise serait agréable pour leur amie. Ce qui était sûr c’est que lui se faisait une joie de la retrouver et il regrettait que les distances soient si longues à parcourir.


Belphegore a écrit:
Faisant irruption dans la clairière, cheval et cavalière furent surpris de se retrouver nez à nez avec deux hommes.....

Baladin stoppa net, ses sabots marquant d'une longue trainée l'humus.

Belphegore se stabilisa sur sa selle, les rênes bien en main.En Louve entrainée, elle jugea la situation d'un coup d'oeil: deux hommes, dont un en situation plutôt cocasse. Elle se retint d'ailleurs de rire, pensant que l'homme pourrait se vexer. D'autant plus que leur mine patibulaire, leurs armes dépareillées et presque rouillées, leurs habits crasseux dénotaient une origine pas très noble: cheveux filasses, dents rongées et noires, yeux injectés de sang, barbes non rasées, il était évident que ce n'étaient pas des enfants de choeur....

Elle les salua néanmoins cordialement:


"Messire, je vous souhaite le bonjour.....Je m'excuse de vous avoir dérangés, je poursuivais un cerf...."

Elle allait faire demi-tour, racourcissant ses rênes pour donner l'ordre à Baladin de tourner sur lui-même:

"Je vais vous laisser, j'ai pas mal de chemin à faire encore, avant la nuit...."

Le coup d'oeil de celui qui était le plus proche à son compère ne lui avait pas échappé, et elle voulait s'éloigner le plus vite possible de cet endroit, et éviter à Babelle une rencontre discourtoise.

Mais elle ne put pas terminer sa phrase ni son geste: l'homme, rapide, avait saisi les rênes de Baladin, le faisant se cabrer sous la douleur de la poigne.
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 16:28 (2009)    Sujet du message: 1456-09-04 - L'attaque Répondre en citant

Poussevent a écrit:
L'irruption soudaine de la cavalière laissa sans voix Poussevent, mais très rapidement, son instinct de mâle à la recherche continuel de plaisir facile, que ce soit en tuant des voyageurs ou en forçant les filles reprit le dessus.

Les yeux plissés, il dévigagea la jeune femme, ses longs cheveux roux tombant sur ses épaules, son large front légèrement halé par les chevauchées, ses grands yeux noirs aux aguets, comme ceux d'une biche aux abois, ses lèvres charnues et ourlées, entr-ouvertes sur un souffle léger mais rendu rapide par la course, son cou gracile, sa poitrine qui se soulevait amplement, dénotant une émotion grandissante, les cuisses enserrant fermement sa monture.

Quand la femme voulut faire demi-tour, Poussevent fut plus rapide qu'elle, et il attrapa prestement les rênes de sa monture, la faisant se cabrer, sans que cela n'affecte l'assiette de la cavalière:


"Allons!! Vous z'allez pas nous quitter maintenant!! Z'avons à peine fait connaissance!! Mon ami et moi, on aim'rait bien connaitre v't'e petit nom!!"

Il éclata de rire, posant sa main droite sur la cuisse de la jeune femme, alors que sa main gauche continuait à tenir fermement les rênes.


Pisseboeuf a écrit:
Pisseboeuf avait encore les fesses dans l'eau claire et fraiche quand la cavalière pénétra dans la clairière en trombe.

Avant qu'il ne puisse se reculotter, la femme le détailla d'un air ironique.Il se sentit alors atteint dans son honneur, et , rageur, remit ses braies. Il se précipita alors vers son cheval, qui paissait l'herbe encore grasse d'une fin d'été, et saisit la grosse massue qui était attachée au pommeau.C'était son armé préférée, il la maniait, malgrè son poids, avec dextérité.

La mettant sur son épaule, il se dirigea vers Poussevent, qui maitrisait le coursier nerveux.

Il avait l'intention de briser cette jolie cervelle qui avait eu l'affront de le surprendre en aussi facheuse posture.Il avait l'impression, d'ailleurs, qu'elle continuait à se moquer de lui.

Soulevant sa massue au-dessus de sa tête, il cria à Poussevent:


"Pousse-toi d'là!! J'm'en va la trucider!!"



Caro a écrit:
Je souriais en écoutant Aimelin, me levais à mon tour, pris également deux pommes que je gardais en main. Une serait pour moi une fois en selle, et l'autre serait pour ma douce Vénusia qui raffole des pommes. Puis ramassais mon petit sac qui comportait mes quelques affaires pour le voyage

Voilà M'ssire Aimelin, je suis prête on peut y aller quand tu veux. Je vais aller payer la note, on se retrouve aux écuries ?

Je me dirigeais vers le comptoir et payais mon dû avant de m'en aller vers les écuries. En sortant je me rendais compte que ce matin il faisait déjà plus frais. Enfin peut-être pas, mais tout simplement le fait de ne plus avoir l'habitude de ce climat si différent de celui du sud. Il est étonnant tout de même comme on arrive parfois très vite à oublier certaines choses, alors que d'autres souvenirs qu'on aimeraient oublier, ne nous quittent jamais.

Je me hatais d'aller aux écuries et sortir ma cape de mon sac. Ceci fait et mise sur mon dos, j'offrais la pomme à Vénusia qui l'avait déjà remarquée. Son délice avalé, je la préparais et une fois fait, nous sortions des écuries pour attendre Aimelin


Thimotée a écrit:
La boulangère a des écus qui ne lui coûtent guère !! … elle en a, je les ai vus......les deux pièces tournoyaient doucement dans la main de Thimotée, tournant et retombant dans la paume de sa main pendant qu’il chantonnait… j'ai vu la boulangère aux écus .. j’ai vu la boulangère..

Assis sur le banc en pierre contre le mur de l’auberge, le nez en l’air, il regardait dans la direction où l’homme était parti depuis un petit moment.


... la boulagère a des écus qui ne lui coûtent guère.. la boulangè.. la porte de l’auberge qui s’ouvrait lui fit tourner la tête vers la droite.

Une jeune femme qu'il trouva fort jolie en sortait. En braies, chemise, et cuissardes elle affichait une silhouette agréable et Thim ne se gena pas pour admirer sa démarche, même si l’épée qu’elle portait le dissuadait d’aller lui lancer une petite phrase dont il avait le secret quand il voulait taquiner les femmes malgré sa douzaine d’années.

Il la regarda passer et se diriger vers les écurires apres lui avoir lancé un timide
….b’jour Dame …… qu'elle n'entendit pas, préoccupée semblait elle par quelques pensées.

… J’ai vu la boulangère aux écus .. j’ai vu la boulangère … La porte qui s'ouvrait une nouvelle fois le tira de ses réflexions et c'est un homme, jeune et de belle allure qui sortit à son tour de l'auberge.

Vl'a son galant j'parie… pensa Thimotée
b’jour Messire !

L’homme lui jeta un regard en souriant et le gamin en profita pour le détailler lui aussi, pendant qu'il se dirigeait également vers l’écurie un peu plus sur la gauche du bâtiment.
Lui aussi était habillé simplement, une cape sur les épaules, cachant une chemise blanche sur des braies grises. Aussi chaussé de bottes et une épée à la ceinture, le gamin les catalogua dans la classe voyageurs à ne pas embêter.


- merci gamin pour le service.

Il leva les yeux pour voir l’homme qui lui avait confié son cheval remonter en selle. Il resta un moment rêveur devant le cavalier qui s’éloignait puis se leva du banc se dirigeant discrètement vers l’écurie. La jeune femme était déjà sortie avec un fort beau cheval et le gamin se faufila pour s'approcher de l'homme.

Ce couple avait peut etre une pièce pour lui et il ne fallait pas laisser passer une occasion.

Il le regarda préparer son cheval d'un œil curieux.


- beau cheval Messire… noir pour ne pas qu’on le voit la nuit … il s’appelle comment ?

Tout en parlant à l’homme il se plaça prudemment sur le côté . L’homme lui jeta un regard surpris avant de répondre et Thim continua dans sa lancée.

- z’auriez pas une tit’pièce pour moi s’iouplait ? vous ou vot’ dame ?
_________________
Souvent derrière toi


Aimelin a écrit:
[auberge quelque part en Champagne]


- fort bien gente dame, le temps de payer moi aussi et d'attraper mes affaires et je te rejoins à l'écurie.

Le jeune homme s'attarda peut être un peu plus que son amie au comptoir, soit à cause de la jeune aubergiste qui prenait un peu plus de temps pour lui rendre sa monnaie, soit parce que ses yeux essayaient de se souvenir du léger décolleté qui laissait entrevoir et surtout imaginer de jolis paysages.
Il ne releva point le sourire amusé de la jeune femme quand il du rattraper au sol une pièce qui lui avait échappé des mains allant se cacher sous la table derrière lui.

Décidément … murmura t il en se relevant et se cognant à la table ce qui lui arracha un petit ..aie… pendant que la tavernière le regardait en se retenant de rire. Il la regarda et lui montra la pièce en riant.


- journée chasse aux objets et deux victoires pour moi… puis il attrapa ses affaires et se dirigea vers la porte avant de se retourner… Au revoir et bonne journée à vous !

… J’ai vu la boulangère aux écus .. j’ai vu la boulangère... Aime ne put s’empêcher de sourire quand il passa devant le mome qui chantonnait en le regardant Bonjour gamin lui répondit il en se dirigeant vers l’écurie.

Faisant un petit clin d'œil à Caro il s'empressa d'aller s'occuper d'Altaïr. Il venait de serrer la sangle de la selle et finissait d’y fixer son sac quand une petite voix le fit s’arrêter.


- beau cheval Messire… noir pour ne pas qu’on le voit la nuit … il s’appelle comment ?

Souriant en reconnaissant le petit chanteur il continua sa tâche.

- z’auriez pas une tit’pièce pour moi siouplait ? vous ou vot’ dame ?

Il regarda le gamin et passa derrière sa monture pour se trouver de son côté.

- Altaïr… un bon Mérens, fidèle, résistant et rapide… il mit sa main dans la doublure de sa ceinture et en sortit une pièce qu'il lui mis dans la main, avant de se saisir des rennes pour conduire son cheval devant l'écurie à côté de Caro.

Il grimpa en selle et regarda son amie en s'inclinant :


- bonjour Dame, puis je vous accompagner sur les chemins ? ceux ci ne sont vraiment pas sûr pour une dame aussi charmante que vous.

Il tapota l'encolure d'Altaïr en saisissant ses rennes et regarda devant lui, essayant de chasser toutes ces choses qui revenaient dans sa tête depuis qu'ils foulaient le sol de Champagne.


Belphegore a écrit:
Belphegore eut un haut-le-coeur quand le malfrat posa sa pogne sur sa cuisse. Un long frisson parcourut son échine, alors que ses poils se hérissaient de dégoût.....

Elle essaya de nouveau de faire faire demi-tour à Baladin, quand le second coupe-jarret fit irruption, sa massue haut levée sur sa tête, prêt à frapper...

Son coeur s'emballa, une sueur froide coula le long de son échine, lui glaçant les os.

Elle eut la sensation que le temps s'immobilisait, qu'une décharge électrique foudroyait la clairière, que les oiseaux s'étaient tus soudain, attendant le cataclysme qui allait forcément survenir.....

Elle eut l'impression d'être paralysée, incapable du moindre mouvement......
.


Babelle a écrit:
Alors que le temps semblait comme suspendu, à la limite entre deux espaces intemporels et immobiles, un électron libre survint, brisant le sortilège du moment....

Babelle fit irruption au petit galop de sa monture aux grandes oreilles mouvantes....Celle-ci s'arrêta presque instantanément, trop heureuse de retrouver son grand compagnon de voyage, et n'ayant pas l'air de se rendre compte de la gravité de la situation.

Par contre, Babelle, abasourdie, sût d'instinct que les deux hommes n'étaient pas des chevaliers d'honneur, surtout quand elle apperçut l'un d'eux la massue en l'air, prêt à frapper....

C'est alors que tout se déroula rapidement, trop rapidement dans l'air immobile, tendu et électrique
......


Belphegore a écrit:
Le coeur de Belphegore s'était presque arrêté de battre, certain qu'il était de mourir écrasé par cette massue lourde et vengeresse.

C'est alors que Babelle apparut, brisant du même coup l'étrange sortilège qui semblait s'être abbatu sur la clairière....

La médicastre profita du moment de flottement pour saisir à toute volée la rêne gauche de Baladin, lui tordant le cou fortement en arrière et sur le côté.

Connaissant la manoeuvre, le cheval s'abattit lourdement sur son côté droit. Cette manipulation apprise lors des longs entrainements de la cavalerie des Loups leur avait permis à tous deux de se sauver d'attaques sur les champs de bataille.

Le brigand, qui l'instant auparavant tenait sa grosse main sur la cuisse de Belphegore dût se rejeter en arrière pour ne pas se retrouver dans les pattes du cheval.

Quand à la massue, elle ne trouva que le vide, sifflant sinistrement là où se trouvait quelques moments avant la tête de Belphegore.....

Celle-ci, ne se laissant pas piéger par la masse inerte de son cheval, roula en boule loin de Baladin, et, rapide comme l'éclair, se remit sur ses talons, accroupie, une main à terre, prête à se relever en cas d'attaque. L'autre main alla droit derrière son dos, à la recherche de sa dague à l'itallienne......Qu'elle avait prétée à Babelle, pour que celle-ci déterre une racine:


"Babelle......Fuis!!!!!!!!!!!!"

Elle cria à plein poumon à l'intention de la jeune fille, pressentant que les deux hommes n'allaient pas en rester là et allaient contre-attaquer.Ses yeux allaient d'un homme à l'autre, attendant une réaction qui n'allait pas tarder à arriver....


Pisseboeuf a écrit:
Lorsque Babelle était apparue dans la clairière, Pisseboeuf avait été surpris, mais, sur sa lancée, la massue haut levée au-dessus de sa tête, il n'avait pû que poursuivre sa course meurtrière....

Pourtant son arme n'avait rencontré que le vide, alors qu'il s'attendait à s'enfoncer dans le crane de la cavalière et écraser son joli minois et par là-même le sourire ironique qui avait flotté sur ses lèvres quand elle l'avait apperçu...

Entrainé dans son élan et par la lourde arme, Pisseboeuf avait planté la massue à terre, dans un son mat, alors que le fer faisait comme un petit cratère dans l'humus humide de la clairière.

Dans un grognement menaçant, il s'était redressé, évitant de justesse la monture qui se relevait prestement, et chercha du regard la femme, lançant:


"T'fais rien pour attendre!! J'va te massacrer, putain!!"

Et, faisant de nouveau un effort à la mesure de son arme, il releva la massue.


Poussevent a écrit:
Aggripé aux rênes du cheval, Poussevent jouissait de voir les yeux de la cavalière trahir son désarroi et son dégoût, alors qu'il avait posé sa main sur sa cuisse.

Main qui commençait à remonter un peu plus haut, appréçiant sous le vêtement les muscles bandés sur la selle, reluquant l'entre-jambe et les promesses qu'il laissait entre-voir....

Poussevent ne pût réprimer un long frisson de désir, et c'est les pensées tournées vers ce corps à portée de main qu'il se laissa surprendre par l'arrivée de la jeune demoiselle.

Sa main s'était légèrement ouverte sur les rênes, et c'est à cet instant que la cavalière, d'un geste juste, arracha le harnais de ses doigts, couchant brusquement son cheval.

Il se retrouva alors entre les jambes du destrier.

Mais lui aussi était rapide, il était mercenaire, brigand, tire-laine ou coupe-jarret depuis des lustres, et était un guerrier confirmé.Il se dégagea très rapidement du danger, cherchant la femme, qui était de l'autre côté du cheval, qui la protégeait pour l'instant de son corps.

Lorsque la femme cria à son amie de fuir, il n'eut pas un regard pour la jouvencelle.....Il était trop intéressé par cette femme, ce corps qu'il avait tenu un moment entre ses mains.Par contre, le grognement de haine de Pisseboeuf le fit réagir:

"Noooonnn!! Tue-la pas!! J'connais un au'te moyen de s'amuser d'abord avec elle!!"

Il contourna le cheval qui s'était de lui-même relevé, et commençait d'ailleurs à se mettre en branle pour aller rejoindre son compère l'âne.

Son regard ne quittait pas d'un pouce la jeune femme, qui attendait, accroupie, prête à bondir....


Dernière édition par Archiviste le Mar 7 Sep - 16:49 (2010); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 16:36 (2009)    Sujet du message: 1456-09-04 - L'attaque Répondre en citant

Caro a écrit:
[auberge quelque part en Champagne]

Croquant dans ma pomme j'attendais patiemment Aimelin. Nul doute qu'il aura passé plus de temps que moi au comptoir à régler sa note. Je connais mon ami et reconnaîs immédiatement les premiers signes qui font savoir que la jeune femme ne lui était pas insensible. Tournant le dos à l'écurie je mangeais tranquillement ma pomme quand Aimelin fit enfin son apparition

- bonjour Dame, puis je vous accompagner sur les chemins ? ceux ci ne sont vraiment pas sûr pour une dame aussi charmante que vous.

- Bonjour Messire, n'avez vous point peur de faire chemin avec une dame comme moi ? je pourrai vous assomer et vous prendre tout ce que vous possédez. Vous savez le bruit court que les routes ne sont pas très sures, donc qui vous dit que je ne suis pas une brigande des grands chemins ?

Je regardais Aimelin l'air malicieuse, tout en croquant le dernier morceau de ma pomme avant de me pencher vers l'avant afin de donner le trognon à Vénusia. Le tout avalé, je pris le rennes bien en main et lançais ma jument au galop. L'auberge se trouvant aux portes de la ville, je ne craignais pas de blesser quelqu'un au passage

Ayaaaaaaaaa ma belle..........

Je ne savais quelle pouvait être la réaction d'Aime à cet instant. Sans aucun doute propablement surpris de mon départ

Aloooooors Messireeeeeee on se traînnnnnnnne

J'avais crié ces quelques mots sans me retourner, mais comptais bien m'arrêter au premier croisement des chemins qui ne devait pas être si lointain que cela si mes souvenirs étaient bons


Aimelin a écrit:
[Quelque part en Champagne]

L’assomer et lui prendre tout ce qu’il possédait… cette gente dame n’avait pas froid aux yeux et surtout ne doutait point d’elle ce qui fit éclater de rire Aime qui prenait déjà ses rennes en mains devant le regard et le sourire de son amie.

- me voler ? faudrait il d’abord que vous m’attrap … Il n’eût pas le temps de finir sa phrase que la belle avait lancé Vénusia au galop sur le chemin qui se perdait dans la campagne.

Un léger coup de talon à sa monture la fit partir au galop. Altaïr connaissait son cavalier qui n’hésitait pas à le lancer au galop quand il voulait se faire plaisir et là il fallait rattraper à tout prix Vénusia et sa cavalière qui se faisaient un plaisir de faire bondir les petits cailloux qui se trouvaient sur leur chemin.


- yahaaaaaaaaaaaaa Altair !!! faut les rattrapper !!

Les rennes bien en main, la Lame s’était élancé à la poursuite de son amie. La foulée de son étalon était souple, puissante et il sentit un sentiment de liberté l’envahir en même temps que l’air frais du matin s’engouffrait sous sa cape et se glissait sur ses vêtements.

- Aloooooors Messireeeeeee on se traînnnnnnnne

- prépares toi à me suivre dans la poussière !!!


Il ne pouvait s'empecher de rire devant la provocation de son amie. Il se doutait qu'elle le devinait derrière lui, sa voix s’étant rapprochée et le bruit des sabots d’Altaïr sur le chemin faisant échos à ceux de sa jument.

- yaaaaaaa mon ami !!! plus vite !!

La légère courbe que faisait le chemin plus loin devant la cavalière le fit regarder vers la droite. Avisant un espace d’herbes juste encombré de branches cassées il y dirigea sa monture, la faisant sauter facilement le tronc en travers du passage.

- yahhhhaaaa !

Talonnant son fidèle compagnon pour le faire accéler.. il sauta un amas de branchages pour s’enfoncer entre deux rangées d’arbres défeuillus par l’automne, qui longeaient le chemin ou galopait Caro, qui l’ayant vu plus loin sur sa droite avait accéléré l’allure.
Il connaissait ses capacités de cavalière et il savait sa monture rapide. Mais le Mérens était puissant, habitué aux courses folles lui aussi et obéissait à la moindre demande de son cavalier.

Aime se mit à rire en voyant le chemin en face de lui .. avec un peu de chance il déboulerait devant elle, où à sa hauteur. Il se baissa pour éviter des branchages et arriva sur le chemin à pleine vitesse, à peine quelques foulées devant elle.

Il se tourna vers en riant, juste le temps de l’interpeler.


- tu traines mon amie dépêches toi !!!


Babelle a écrit:
Un instant, Babelle hésite.....Belphegore est à terre, alors qu'elle a failli mourir écrasée sous ses yeux, et elle n'est pas encore tirée d'affaire.....

Mais le regard haineux des deux hommes, leurs trognes d'ivrognes la paralysent.....Elle sait qu'elle ne pourra pas les combattre, et que le seul moyen de venir en aide efficacement à la médicastre est d'aller chercher du secours.

C'est alors que Belphegore lui intime l'ordre de fuir.....N'écoutant que son instinct, elle descend rapidement de son grison, s'approche de Baladin qui broute naseaux contre naseaux avec l'âne, récupère les rênes qui trainent dans l'herbe. Difficilement, elle arrive à se mettre en selle sur le grand destrier, qui renacle quelque peu sous cette assiette qu'il ne connait pas.

Babelle hésite encore, regarde la Louve qui attend l'attaque des deux hommes, muscles bandés et yeux rivés sur le moindre de leur geste.

Alors, elle s'accroche au large pommeau de la selle, donne un grand coup de talon sur les flancs de Baladin, qui fait un grand bond en avant, surpris par l'attaque des jambes. Puis il part dans un galop très peu maîtrisé, à travers les futaies.....

Emportant sur lui sa jeune cavalière inexpérimentée.....

L'épée de la médicastre toujours attachée aux fontes de la selle.......

Derrière lui, le petit âne gris est reparti lui aussi de ses petites foulées.....La dague accrochée à sa selle......


Belphegore a écrit:
Le coeur de Belphegore bat la chamade.....

Toujours accroupie, elle surveille l'approche lourde des deux hommes....Du coin de l'oeil, elle apperçoit Babelle qui enfourche comme elle peut son cheval, et part en trombe.....

Emportant avec elle la seule petite chance d'espoir pour elle de s'en sortir.....Son épée est restée accrochée à ses fontes.Il faudra qu'elle se batte avec ses poings et ses pieds.....Mais au moins, elle n'aura qu'à défendre sa propre vie, la petite sera sauve, elle.....

Même si elle sait pertinnement que la lutte sera complètement inégale, et qu'elle n'aura jamais le dessus sur ces hommes avides de faire le mal.


"Alors, gros lourdauds, on hésite? On a peur d'une femme?"

Par bravade, elle défie les hommes qui la dévisagent, calculant le meilleur angle d'attaque....


Poussevent a écrit:
Poussevent regardait cette femme accroupie, prête à bondir pour payer chèrement sa vie.....

Ce petit jeu lui plaisait beaucoup, et il pensait que cela lui changerait des autres voyageurs qu'il avait pû détrousser auparavant, qui avaient été si facile à occire, qui pleuraient ou même pissaient sur eux de peur....

Ses petits yeux se plissèrent de jouissance contenue.

Il fit un signe à Pisseboeuf, lui indiquant de contourner la femme par derrière.

Il éclata d'un rire mauvais quand celle-ci le provoqua:

"Ah, ah, ah......Gnarf......Qu'est-c' qu'elle croit, l'putain?? On va pas s'laisser intimider par deux tétins!!! Ah, ah, ah!!!!!!"


Pisseboeuf a écrit:
Pisseboeuf a un mouvement de rébellion quand Poussevent lui ordonne de jeter sa massue. C'est à chaque fois la même chose, c'est Poussevent qui commande, c'est lui qui décide qui on attaque, qui on tue, quand on s'arrête, c'est toujours lui qui passe avant lui quand ils rendent visite aux femmes de joie dans les lupanars.

Mais il n'a pas assez de caractère pour aller plus loin dans sa révolte, et c'est résigné mais avec autant de haine dans le coeur qu'il laisse tomber à terre son énorme arme. Enfin de compte, il veut bien jouer un peu avec la femme lui aussi...

Se mettre sous la dent une femme d'une telle prestance sera pour lui un luxe, lui qui ne connait que les pauvres filles des bordeaux ou les alberguières crasseuses des relais-poste.

Sous l'injonction de son compère, il contourne alors la cavalière, qui est obligée de se relever, et de pivoter vers lui, puis vers Poussevent pour avoir les deux hommes en ligne de mire:

"Hé,hé,hé....On fait moins l'fiérote, hein, ma belle???"

Il ouvre ses grands bras, où des muscles impressionnants se dessinent sous la chemise hideuse de saleté. Il s'approche pas à pas de la femme, se méfiant des poings qui se sont fermés, prêts à frapper....Mais que sont deux pauvres petits poings contre cette carrure impressionnante?

Il éclate à son tour d'un rire tonitruant, puis se précipite vers la femme, évite un coup de poing visant sa jugulaire, l'attrape au passage avant qu'elle ne réarme son coup, enserrant son fragile poignet entre ses gros doigts, serrant à les briser les os. Il lui tord alors le bras vers l'arrière, évitant de nouveau un autre coup de poing.

Il tient alors la femme contre lui, son dos contre son buste énorme, les deux bras tordus en arrière.

La femme se débat comme une louve prise au piège, ses cheveux volètent autours d'elle, des mèches se collant sur son front ou ses joues mouillées de sueur.

Elle essaye de donner des coups de pied vers l'arrière, mais Pisseboeuf s'est écarté d'elle pour éviter les coups sur ses tibias:

"Ey!! Mais elle va s'calmer, la donzelle!! J'connais un bon moyen de lui fermer la bouche!!"


Belphegore a écrit:
Quand celui qui paraissait le moins intelligent des deux jeta son arme, Belphegore soupira de déception....Elle aurait presque préféré mourir d'un seul coup, écrasée proprement par cette massue impressionnante. Là, elle savait qu'elle allait passer un très mauvais quart d'heure, et que les deux hommes ne se priveraient pas d'abuser d'elle et de lui infliger les pures tortures avant de la laisser pour morte.

Alors, elle décida de se défendre au mieux, même si c'était vain.

Quand l'homme la contourna, elle dût se relever pour le surveiller, tenant l'autre quand même dans sa trajectoire.

Elle ferma les poings, sachant déjà où elle devait, ou du moins devait essayer de frapper, pour que ses coups soient le plus possible efficaces: la jugulaire, la tempe, le bas de la poitrine, sur l'estomac, l'entre-jambe....

Mais elle n'eut pas le temps d'atteindre un de ses objectifs: l'homme avait intercepté son poing rageur, et lui avait tordu le bras vers l'arrière. Elle essaya bien, avec son autre poing, de donner un autre coup, mais elle dût abdiquer sous la force du géant. La douleur ressentie au niveau du poignet broyé sous la poigne de l'homme et de ses bras tordus vers l'arrière n'était rien à côté de la peur qu'elle ressentit quand elle vit l'autre s'approcher d'elle, le regard lubrique.

Elle respirait profonfément, mais ne pipait mot, pour ne pas donner le plaisir de sa peur à ses assaillants.

Elle se reprit alors, pensant en son for intérieur:


"Aller, ma grande!! Tu vas pas te laisser faire par ces deux abrutis!! C'est pas la première fois que tu dois te battre!! Montre-leur ce que sait faire une Louve!!"

Des mèches de cheveux retombaient sur son visage, lui donnant un air de sauvageonne. Ses joues étaient rouges des efforts fournis pour se dégager de l'emprise du géant. La sueur coulait sur son front, glissait sur ses paupières, elle la sentait couler le long de son échine....

Elle prit alors appui sur la poitrine de l'homme qui se tenait derrière elle, profita de l'appui qu'il lui offrait avec ses bras, se ramassa sur elle-même, puis se détendit d'un coup, pieds joints vers l'avant.Mettant toute sa force dans ce geste, elle atteignit le second homme, qui s'était approchée d'elle, un pied dans l'estomac, l'autre dans l'entre-jambe.

L'homme fut projeté en arrière, dans un grand "OUFFFFF" de stupéfaction et de douleur....

Pour Belphegore, la sanction fut immédiate: l'homme qui la tenait resserra sa prise, grognant de colère, lui tordant les bras à la limite de la rupture des ligaments.

Elle hurla de douleur
....


Caro a écrit:
Les cheveux au vent, je filais à vive allure. Quel sentiment de liberté qu'à cet instant. Le sourire aux lèvres je venais de narguer mon ami mais sa réponse ne fut pas longue à se faire entendre

- prépares toi à me suivre dans la poussière !!!

Sans répondre je continuais ma course folle, poussant un peu plus Vénusia vers ses limites. Je riais et pensais "Mordre la poussière ? rêve mon ami, tu ne m'auras pas si vite".

La distance du croisement des chemins se faisait de plus en plus courte. J'en profitais pour me retourner et là ô surprise plus d'Aimelin. Je me demandais ce qu'il pouvait bien encore me mijoter. Il allait certainement me la jouer fine le connaissant.


Alleeeeeeeezzzzzz ma belle, fonnnnnnce ma belle...... tu vas pas te laisser avoir par...... Radussol.....

Accélérant encore un peu lorsque je vis débouler Aimelin à quelques foulées devant moi.

- tu traines mon amie dépêches toi !!!

A vive allure j'arrivais enfin à ses côtés

Moi me traîner ?

Un coup de talon et ma belle chercha au fond d'elle sa puissance pour arriver à dépasser Altaïr. Mais il me fallait calmer l'ardeur de ma monture. Vénusia n'étant plus si jeune que cela. Quelques mètres devant Aimelin, je ralentissais pour m'arrêter et laisser le temps à ma jument de récupérer. Autour de nous la forêt, la croisée des chemins avait été dépassés dans la course folle. Je respirais fort et regardais autour de moi. Tout était calme quand soudain au loin il me semblait entendre dans un échos un cri venant de derrière moi mais à une distance relativement lointaine.

Je regardais Aimelin qui arrivait et lui fis signe de ralentir au plus vite
.


Aimelin a écrit:
[en Champagne, sur les chemins]

Aime n’avait pas envie d’arrêter Altaïr qui s’en donnait à cœur joie sur le chemin, talonné par Vénusia. Les rires étaient de mise et les deux cavaliers prenaient autant de plaisir que leurs montures.

Celui qu’il prenait à galoper avec Altair était à chaque fois aussi intense ; il aimait la puissance et la légèreté de l’étalon et chaque sortie avec lui qui se terminait par un galop le rendait heureux et fier d’en être son cavalier. Il lui avait juste fait ralentir la cadence au bout de quelques minutes, pour galoper aux côtés de Caro et le laisser reprendre son souffle tout en s’amusant.

Quand elle accéléra pour prendre un peu d’avance il se mit à rire laissant sa monture choisir son galop. Redressé sur sa selle il l’aperçut qui s’arrêtait et commença à calmer Altaïr en tirant doucement sur ses rennes.


- du calme... regarde elles nous attendent.

Le galop s’était transformé en trot sous les gestes de Caro qui le regardait et semblait vouloir lui dire quelque chose. Il allait lui faire signe quand il entendit des cris … tournant la tête dans la direction d’où semblaient venir ces bruits il se rapprocha de Caro, l’œil aux aguêts.
Il fallait s’attendre à tout sur les chemins et il n’était pas question de se laisser surprendre par quelques brigands que ce soit.


- ça vient de par là ! restons pas au milieu.

Dirigeant leurs montures vers le bord du chemin, son regard ne lachait pas les bosquets. Si quelqu’un arrivait il risquait de déboucher à pleine vitesse, les cris se rapprochant assez vite.


Caro a écrit:
Aimelin avait raison il valait mieux se mettre de côté. On ne pouvait pas savoir ce qui allait arriver. Peut-être rien, mais il fallait avant tout être prudent. Je suivis Aime et me dégageais du chemin. Je m'approchais d'Aimelin et me mis à ses côtés

C'est pas possible ça, faut que je revienne en Champagne pour que ça recommence.....Ca sent pas bon Aime, j'aime pas ça du tout...

Tout en parlant je commençais à sortir mon épée de son fourreau tout en regardant autour de moi. Il valait mieux prévoir que guérir et être aux aguets

Aime dis moi que j'hallucine là..... pourquoi c'est toujours à nous que ce genre d'histoires arrivent ?


Babelle a écrit:
Enfourchant Baladin comme elle pouvait, Babelle fut très rapidement embarquée par le destrier, quelque peu affolé de ne pas sentir sa cavalière habituelle.

Ainsi livré à lui-même, l'étalon fonça en sens inverse du chemin qu'il avait fait quelques heures auparavant.

Babelle s'accrochait désespéremment à la selle, et était balloté de droite et de gauche, son équilibre précaire étant remis en cause à chaque foulée, à chaque branche basse ou chaque tronc d'arbre sauté.....Elle n'avait pas les étriers aux pieds, de toutes façons, elle était bien trop petite pour les chausser. Les rênes se balançaient sur l'épaisse encolure du destrier, se mélant à la longue crinière.

Soudain, ils débouchèrent aux abords de la forêt, et Baladin bifurqua brusquement sur la droite, manquant de jeter sa charge morte sur le bas-côté.

Babelle fut projetée vers la gauche, et elle ne dut de rester en selle qu'à son instinct de survie et sa folle envie de trouver de l'aide pour Belphegore: elle se retrouva couchée sur le cou, les deux bras enlacés en-dessous pour se maintenir...

Quand Baladin émit un puisant hennissement.......

Babelle réussit à se redresser, et, des larmes de vitesse plein les yeux, elle apperçut au loin deux silhouettes sur le chemin.

Aussitôt, elle cria à s"époumoner:


"Ooooooohhhhh, héééééé.......Au secouuuuuuurrrssss!!!!!!!"

Elle sentit Baladin accélerer encore son allure, sa foulée prenait une amplitude de folie. Il continuait à hennir, comme s'il appelait lui aussi à l'aide.

Elle réussit à lâcher une main, qu'elle agita au-dessus de sa tête, pour attirer l'attention des deux personnes qui se rapprochaient de plus en plus.....

Mais....Mais....Elles s'étaient arrêtées, et venaient même de se ranger sur le bas-côté pour la laisser passer!!

Babelle s'affola.....Elle ne savait pas si elle réussirait à arrêter son cheval fou, et il fallait absolument qu'elle trouve de l'aide pour la médicastre. Elle cria de nouveau, alors que les deux voyageurs se trouvaient maintenant à portée de voix:


"Noooonnn.....Attendeeezzz....Ne partez paaaaassss......Aidez-moiiiiiiiiiii!!!!!!!!!!"

Baladin, fournissant un dernier effort, et poussant un dernier cri d'effroi, passa tout près du cheval noir d'un des voyageurs,mais, sur sa lancée,et encore sur le coup de l'affolement, il ne s'arrêta pas, continuant sa course folle...


Poussevent a écrit:
Appréciant déjà ce qui allait certainement se passer dans quelques minutes, Poussevent s'était approché de la femme sans se méfier...

Ses grosses mains avides s'étaient approchées de sa poitrine, ayant dans l'idée de les poser sur le double renflement qui soulevait le tissu....Il voyait la peau laiteuse de la base du cou dans l'échancrure de la chemise, et cela le rendait fou de désir.

Mais avant qu'il ne puisse terminer son geste, la femme se détendit comme un ressort, lui envoyant deux coups de pieds qui le projetèrent loin en arrière, plié en deux sur son estomac et surtout son entre-jambe.

"OUFFFFFF .......................Pfffff.....Pffffff......"

Il resta un moment, ses deux mains appuyées sur sa virilité, la douleur et la respiration coupée l'empêchant de réfléchir....Mais quand enfin il pût se redresser, la haine lui déformait le visage.

Il s'approcha de la cavalière, maintenue fermement par Pisseboeuf, qui lui avait tordu encore plus les bras, la faisant hurler de douleur.

Il arma sa main, qui vint frapper avec violence le visage qui le narguait.Le sang gicla de la lèvre inférieure qui éclata sous la violence du coup.

Puis, il approcha son visage du sien, et l'haleine fétide, lui lança:

"Garce.....T'aime çà, les coups, hein??? J'va t'en donner, moi, des gnons!! "

Mais sans avertir, il plaqua sa bouche contre ses lèvres, enfonçant sa langue profondément dans sa bouche, alors qu'une de ses mains se posait durement sur ses seins, et que l'autre écartait ses cuisses, alors que son genou s'immisçait entre elles...

Comme la femme se débattait, il se reculait, et lança à Pisseboeuf:

"Crénom, tu l' tiens ou pas?? Bon, couche la!! Qu'on profite un peu et qu'on l' fasse son affaire!!"


Aimelin a écrit:
[quelque part en Champagne]

Aime avait regardé son amie, impuissant. C'est vrai que depuis juillet 1455 où ils s'étaient connus pendant cette terrible journée à Sainte Ménehould, les aventures n'avaient pas manquées. Que ce soit à Sainte pendant la visite Ducale avec leur amie Neottie tombée dans un trou, ou la chasse à Torras avec un chevalier plus que douteux, en passant par mille choses à côté, les deux amis se retrouvaient souvent au milieu d'évènements imprévus.

Il en était là des ses pensées quand un bruit de galops attira son attention sur leur gauche. Un cheval venait de débouler des sous bois, plus loin sur le chemin et venait sur eux.

Un seul regard suffisait pour voir que l’assiette du cavalier n’était pas des meilleures et quand celui-ci se coucha sur l’encolure de sa monture, Aime regarda Caro. Le cavalier tenta un geste dans leur direction en appelant à l’aide.


- ce cheval est emballé … prépares toi à le rattraper Altaïr

Il avait tourné sa monture prêt à la lâcher avant le passage du cheval fou. Son ami l’avait sentit et piaffait d’impatience pendant qu’il le retenait en guêtant l’arrivée du cheval. Quand il fût presque sur eux, il talonna Altaïr qui partit tel une flèche sur le chemin à la suite du cheval fou qui les avait frôlé continuant sa course folle..

- yaaaaaa mon beau !!!

La cavalière avait l’air d’une gamine, désespérément accrochée aux rennes et ses pieds ne touchaient pas les étriers… le jeune homme accentua la pression sur les flancs de sa monture pour le faire accélérer et la diriger vers le flanc gauche du cheval. Arrivé à sa hauteur tenant ses rennes d’une main, il se pencha sur la droite pour saisir les rennes près de la bouche du cheval et les tirer vers lui en même temps que sur celles de son étalon pour les faire stopper quelques foulées plus loin.

- HHHOOOOO !!!! du calme !!!

Caro était en train de les rejoindre et les yeux du jeune homme étaient fixés sur le cheval … ce cheval il l’avait déjà vu.. cette crinière, cette robe … non ce n’était pas possible et pourtant Altaïr semblait lui faire des fêtes en lui donnant de légers coups de tête.

- Baladin … murmura Aime tandis que Caro s’approchait de l’autre côté de la jeune cavalière c’est Baladin, j’en suis sûr Caro [/b]… il regarda la jeune femme en selle qui semblait complètement affolée et bredouillait des mots inquiétants.

- calmez vous … que se passe t il ?



Caro a écrit:
Aimelin n'a pas répondu à ma constatation, mais son regard en disait long. Alors que j'écoutais bien plus encore au cas où un autre hurlement se ferait entendre et trouver la direction pour aller aider, un cheval arriva à vive allure, pris dans une course folle et d'où l'on pouvait voir une cavalière qui se trouvait dans une position plus que facheuse.

Aimelin sans attendre, mit Altaïr à sa poursuite. Il ne servait à rien de mon côté d'élancer Vénusia. Je connaissais suffisamment bien Aime pour savoir qu'il arriverait sans doute à stopper cette course. De mon côté je me penchais pour sortir ma dague de ma botte et la placer entre la couverture et la selle. Une fois de plus il valait mieux être sur ses gardes. Je mis ma jument au trot et tout en avançant en leurs direction, je voyais Aimelin attraper les rennes du cheval emballé et le faire arrêter en le calmant au maximum.

Arrivée à leur hauteur je me mis de l'autre coté quand Aime m'apprend qu'il s'agit de Baladin. Les yeux ecarquillés d'étonnement je le regardais. Rapidement je descendais de ma monture, en prenant discrètement ma dague pour la mettre entre mon dos et la ceinture de mon épée puis me rendis vers la jeune femme, rangeant mon épée dans son fourreau.


Ca va damoiselle ?...... Tenez accrochez vous à moi je vais vous aider à descendre

Un regard interrogateur vers Aimelin "Qu'est ce qu'elle fait sur Baladin et où est Bel ???". Je savais que je n'avais pas besoin de parler. L'échange de nos regards et il comprendrait



Pisseboeuf a écrit:
Pisseboeuf, qui tenait la femme par derrière, sentait contre son torse tout son corps collé à lui, ressentant tous les frémissements, les tremblements qui la parcouraient......De là où il se situait, il pouvait voir la peau fragile du cou, où il voyait battre la jugulaire avec affolement, au même rythme que son coeur qui battait la chamade...

Ce pouvoir de la tenir à sa merci lui conférait pour la première fois de sa vie une réelle importance, et il comptait bien en profiter...

Quand Poussevent lui intima l'ordre de la coucher, c'est presque avec regret qu'il détacha son corps du sien, lui faisant une espèce de croc-en-jambe pour la faire tomber sur l'épais tapis de mousse de la clairière, qui s'assombrissait de plus en plus au fur et à mesure que le crépuscule tombait.

Puis il lui releva les deux bras vers le haut avec sa main droite, tout en maintenant sa tête avec la main gauche.

Il regarda Poussevent tomber sur la femme lourdement et s'affairer sur elle, grognant comme un porc sur sa pâtée....Un léger filet de bave glissa lentement de la commissure de ses lèvres
.


Poussevent a écrit:
Poussevent regarda son compère coucher la femme à terre....Un instant, il la regarda, les yeux plissés et déjà certain de pouvoir jouir d'elle....

La lumière se faisait chiche dans la clairière, mais il n'avait pas besoin de clarté pour faire son affaire....

"Tiens bien c'tte catin, Pisseboeuf, qu'elle s'r'lève pas!!"

S'assurant que son compère la ferraillait bien, il se coucha de tout son long sur son corps.Ses grosses mains se posèrent sur sa chemise, de chaque côté de l'échancrure du vêtement. Et d'un coup sec, il déchira le tissu, libérant la poitrine de la femme. Alors, grognant comme un porc dans sa bauge, il fouissa son visage entre les deux seins, léchant et goûtant à cette peau tant convoitée....

Puis, comme la femme se débattait comme un animal sauvage pris au piège, il pesa encore plus de tout le poids de son corps, immissant entre ses cuisses son genou à lui.....Une de ses mains descendit rejoindre sa cuisse, sur l'entre-jambe de la cavalière....Il pesta soudainement:

"Crénom d' nom......Ces donzelles en braies!! C'devrait être interdit!!"

Il continuait à se démener sur les braies de la femme pour essayer de la dévétir pour abuser d'elle, quand une violente douleur à l'oreille droite le brûla: ne faisant pas attention à leur victimes, les deux compères haletaient comme des chiens en attente de leur récompense. Et la femme en avait profité pour mordre au sang Poussevent:

"OUUUUUUCCCHHEE !!!!!!!!!!!!"


Se redressant sur un coude, Poussevent lui asséna un coup de poing sur le visage, qui assomma à moitié la femme, faisant couler derechef du sang, cette fois-ci sa pommette déchirée:

"P'tite putain!! T'vas voir!! J'va te faire ton compte!!!"

Furieux, il s'affaira sur ses propres braies pour se libérer.....


Babelle a écrit:
Secouée dans tous les sens, Babelle avait vu les deux silhouettes s'approcher rapidement, d'abord avec soulagement, puis ensuite avec effroi, de peur de se cogner contre elles, puis avec crainte, quand elle s'était rendue compte que son cheval ne s'arrêtait pas sur sa lancée.....

Et puis l'homme s'était mis à sa poursuite, se calant au botte à botte avec elle, et c'est d'une poigne douce mais ferme qu'il avait réussi à s'emparer des rênes, arrêtant Baladin en quelques foulées....

Babelle avait fondu en larmes, incapable de la moindre parole, le souffle court et le coeur emballé comme son cheval quelques instant auparavant.

La compagne de l'homme s'était ensuite approchée d'elle, était descendue de sa propre monture pour l'aider à démonter.

Comme dans un cauchemard, elle avait entendu l'homme prononcer le mot "Baladin", et elle avait vu les deux voyageurs échanger un drôle de regard.....Mais pour l'heure, toujours en larme, elle était bien incapable de prononcer deux mots intelligibles:

"Ai......Ma mait......Deux hommes......"

Soudain, elle eut peur que ces gens ne soient eux aussi des brigands, mais à les détailler entre ses larmes, leur accoutrement paraissait être celui d'honnêtes gens...

Aidée de la femme, elle réussit à descendre de son grand cheval trempé d'une sueur blanchâtre. Elle s'appuya un instant à ce corps aussi tremblant que le sien, puis réussit à faire un pauvre sourire à la cavalière.

Ces quelques instants de répit lui permirent de reprendre souffle et haleine, et c'est d'une voix à peine audible qu'elle murmura:

[b]"C'est Bel.....Deux hommes....."
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 16:39 (2009)    Sujet du message: 1456-09-04 - L'attaque Répondre en citant

Aimelin a écrit:
La jeune femme avait l'air d'avoir traversé une sérieuse épreuve et l'inquiétude se lisait sur le visage du jeune homme.
Il l'écoutait baffouiller .. la suivant des yeux quand Caro l'aida à descendre de cheval. Il regarda Caro et du regard lui montra l’épée de Bel accrochée à ses fontes.


"C'est Bel.....Deux hommes....."

- Bel ? elle est en danger ?!!

Son sang ne fit qu'un tour. Si Bel était seule, à terre, contre deux brutes elle n’avait que peu de chance.

- Caro prend la jeune femme avec toi en selle.... je m'occupe de Baladin... il faut retrouver Bel et la sortir de là tres vite .. la nuit ne va pas tarder.
On prend par là où elle est arrivée à cheval.


Il ne laissa pas à Caro le temps de répondre qu'il avait fait faire demi tour à Altaïr et attachait les rennes de Baladin au pommeau de sa selle. D'un coup de talons il lança sa monture à toute vitesse sur le chemin.

- yahaaaa !! fonce mon ami fonce !!!!

Les sabots des deux chevaux martelaient le sol comme s'ils répétaient qu'il fallait aller plus vite. Aime dirigea son étalon dans le passage d'où était sorti Baladin ... les branches ne facilitaient pas leur course et la lame se baissait régulièrement à chaque fois qu’une branche trop basse le menaçait. On aurait dit que Baladin sentait le danger et il galopait à côté d'eux, aussi puissant et rapide.

Talonnant sa monture encore plus, le cavalier lui faisait lacher toute la puissance qu’elle avait.


- plus vite !! plus vite !!

Les yeux rivés devant sur les arbres qui défilaient, il était à l'affut du moindre signe qui montrerait la présence de Bel. Il fallait arriver à temps, il le fallait... ils étaient arrivés presque à Conflans pour trouver Bel et il n'était pas question qu'elle leur fausse compagnie de quelque manière que ce soit.

Tout en encourageant les deux chevaux, le jeune homme contenait sa rage qu'il avait hâte de déverser sur les hommes qui s’en prenaient à elle.
S’ils la touchent ils prennent leur billet pour l'enfer pensait il en talonnant de plus belle Altaïr.

Le cheval avait senti la hargne de son cavalier et ses foulées se faisaient plus longues plus puissantes comme s’il voulait s’envoler par-dessus les arbres. Soudain ils s’ouvrirent pour laisser place à une clairière où les deux chevaux déboulèrent. Aime tira sur les rennes doucement pour les faire ralentir, regardant autour de lui.
Il entendit derrière lui la course de Vénusia et fût rassurée que son amie soit juste derrière... sa lame serait sans doute utile.


- là bas ... Il distingua les hommes à quelques foulées de sabots... Ils avaient couché leur amie et l'un deux était à genoux, tournant le dos au cavalier. L'autre devait vouloir faire son affaire de la médicastre et dans un cri de rage Aime lança à nouveau Altaïr au galop vers eux.

Il se redressa sur sa selle pour sortir son épée courte de son fourreau. Réfléchir tres vite ... ne pas manquer celui de dos pour pouvoir s'occuper de l'autre.

Le martellement des sabots sur le sol et ses cris, avaient fait se retourner l'homme à genoux mais pas assez vite pour se relever. Dans un cri de rage, Aime frappa l'homme dans le dos du plat de son épée, l'envoyant rouler sur le côté.

Le choc qu'il reçu dans le bras en frappant l'homme, le fit grimacer et il tira sur les rennes pour faire stopper son étalon et le faire se retourner en direction de l'autre homme qui surpris s'était redressé.

Le cavalier sauta à terre et l'épée à la main se précipita vers lui
.


Belphegore a écrit:
Quand Belphegore se retrouva les bras coincés en arrière, elle se mordit la lèvre inférieure pour ne pas trop hurler sa douleur....Elle avait nettement sentit son coude craquer, à l'endroit même où l'articulation avait déjà souffert lors de la bataille de Compiègne.....Un instant, son esprit s'échappa de ce corps qui souffrait, et elle se remembra ces journées folles de soins aux côtés d'Aimelin et des autres infirmiers dans l'hopital de campagne.....Aimelin.....Ses yeux se fermèrent, et elle murmura:

"Adieu, mon ami......"

La baffe reçue à la suite de ses coups de pieds lui avait éclaté la lèvre, et un goût de sang envahissait sa bouche.....

Elle sentait au creux de ses reins le désir brutal du géant qui la maintenait fermement....

Soudain, sous l'ordre de celui qui paraissait être le chef, elle fut jetée à terre sans ménagement.....Le contact de la mousse et de l'humus fut presque doux à ses membres martyrisés...Elle eut envie de s'enfoncer dans cette terre bienfaitrice où bientôt, elle allait reposer pour toujours.....

Mais pas sans combattre.....

Alors que celui qui se nommait Poussevent se jetait sur elle, pestant contte ses braies qu'il ne pouvait arracher, alors qu'il venait de lui déchirer sa chemise, mettant à nu sa poitrine fragile, elle profita de l'innattention des deux hommes pour planter ses dents pointues dans l'oreille droite du malfrat. Elle ne lâcha pas le morceau, et c'est avec un bout de cartilage dans la bouche qu'elle se reçut de nouveau un grand coup de poing qui cette fois-ci lui éclata la pommette.Mais ce n'est pas pour autant qu'elle abandonna la partie, et elle continua à se débattre de ses jambes, de son corps entier pour contrer l'homme qui venait de se libérer et essayer d'atteindre son but....

Quand soudain, Belphegore entendit un galop puissant, ou plutôt, le ressentit de tout son être à travers le roulement de tonnerre qui roula jusqu'à elle à travers la terre:


"Babelle?" s'inquiéta Belphegore....

Mais elle n'eut pas le temps de réfléchir plus....L'homme qui la tenait venait d'être brusquement rejeté en arrière.....

Celui qui était couché sur elle eut un moment d'hésitation, ne parvenant pas à reprendre ses esprits....

Belphegore en profita pour lui asséner un grand coup de poing dans les côtes.....

Tournant en même temps la tête vers le cheval qui venait de débouler dans la clairière, elle ne distingua rien de prime abord, le crépuscule étant déjà bien avancé.....Elle ne vit qu'une silhouette noire, et un cavalier brandissant un épée
....


Caro a écrit:
Rapidement j'étais remontée en selle, aidant la jeune femme à en faire de même et suivions le chemin indiqué. Il nous fallait absolument retrouver Bel au plus vite. Et d'après les dires elle devait vraiment être en mauvaise posture.

Bien que la connaissant je savais qu'elle était tout à fait capable de se défendre, mais son épée était restée à la selle de Baladin... quelle arme avait-elle sur elle ? sans doute rien juste sa propre personne pour se défendre.

Nous arrivions très vite vers une clairière où je vis Aimelin nous indiquer la direction et qui sans plus attendre foncait sur un homme et le frappant de plein fouet avec son épée. Un autre était à demi allongée sur Bel. Je ne l'avais pas reconnu cachée par ce dernier, mais de qui d'autre aurait-il bien pu s'agir.

Je sautais de ma monture, dague en main et prête à sortir mon épée du fourreau s'il le fallait et courait rapidement vers l'homme qui s'en prenait à notre amie. Je laissais Aimelin s'occuper de l'autre. Et n'avait dans la précipitation pas pensé à m'occuper de Babelle ou lui intimer quelques précautions.

Bel martelait l'homme de coups de poings dans les côtes je me mis à moitié assise sur l'homme et lui plaçais ma dague sous la gorge

Tout doux... un geste de plus et je te tranche la gorge... Un regard vers Bel que je voyais pour la première dans un tel état. Il ne l'avait pas râté le "salopard" et le souvenir de mon viol ne faisait que monter ma rage bien plus encore Bel.... ca va ? c'est Caro.... dégages-toi de là..... on va lui faire sa fête

J'espérais que Bel arrive ainsi à se dégager et surtout que ce mécréant n'aurait pas l'ingénieuse idée de vouloir se débarasser de moi en voulant faire le malin


Pisseboeuf a écrit:
Pisseboeuf, à genoux tout contre la femme, tenait de la main gauche ses bras vers le haut, alors que de la main droite, il la tenait à la gorge.....Et malgrè cela, elle continuait à se débattre comme une furie. Il menaça:

"P'tite garce!! T'vas te t'nir tranquille, Bou Diou!! J'vas t'étrangler, si tu continues!!"

Mais décidément, le spectacle de son compère se démenant sur elle, sa poitrine offerte à ses yeux porcins lui faisait oublier toute prudence et toute force, et c'est ricanant qu'il relacha quelque peu son emprise.Il était jouissif pour lui de voir cette cavalière combattre pour sa vie. La femme en profita aussitôt pour attaquer de ses poings les côtes de Poussevent.

Mais avant qu'il n'ait pû réagir, un galop se fit entendre derrière lui.....Et sans qu'il n'ait pû dire "Ouf...", il était projeté à terre, par un grand coup dans le dos.

Un instant sonné, il se releva, poussant un grognement digne d'un ours dérangé dans sa sieste, et fit face à l'attaquant:

"Rhaaaaa......S'pèce de crétin!! T'en veux, toi aussi???"

Il se retrouva nez à nez avec un homme qui paraissait très sûr de lui, certainement un chevalier ou un homme d'arme. Il brandissait son épée avec assurance...

Pisseboeuf chercha du regard sa compagne de tous les combats, sa massue....Elle gisait à terre, quelques pas plus loin....

Alors qu'il cherchait un moyen de l'atteindre sans se faire couper en deux, un deuxième cavalier surgit....Ou plutôt, une cavalière....Accompagnée de la jeune femme qu'ils avaient laissé filer quelques heures auparavant:

"Poussevent!! Fallait la trucider, la petiote!!" lança-t-il à son compagnon.....

Puis il se tourna de nouveau vers l'homme qui lui faisait face.

Soudain, sans crier gare, il se pencha en avant, les bras largement ouverts, fonçant tête baissée, pensant le plaquer à terre [ Les Alls Blacks, à côté, ce sont des bonnes soeurs!! ]


Poussevent a écrit:
Poussevent essayait vainement de descendre les braies de la femme pour atteindre enfin le but tant convoité.....Il avait réussi à déchirer l'aiguillère, mais le tissu solide du vêtement de voyage résistait encore à ses mains avides.....

L'homme allongé sur la femme, les fesses à l'air, se démenait pour descendre les braies de sa victime, celle-ci le bourrant de coups de poings dans les côtes....:

"Aaah, mais t'vas cesser!! T' perds rien pour attendre!!"

Il allait de nouveau lui assener une grande claque pour la calmer, quand un galop furieux roula jusqu'à eux.....Il eut à peine le temps de relever les yeux, que Pisseboeuf était projeté au loin.

Se relevant sur les coudes, il regarda effaré cet homme surgit dans la nuit, sur son cheval noir, brandissant son épée.....

Il n'eut pas le temps de réfléchir, encore sous l'emprise de sa tentative de viol, qu'un deuxième cavalier apparut....Et lui sauta dessus.....

Quelle ne fut pas sa surprise en se rendant compte que c'était une femme!! Il ricana:

"Alors, ma belle, t'en veux, toi aussi???"

Il essaya de se secouer pour se débarasser de la femme, comme un chien le ferait pour une puce génante, mais elle avait une bonne poigne, et ne s'en laissa pas compter.....Sans parler que sa victime, une fois la première surprise passée, c'était remise à lui taper dessus....

Il jura, cracha sa haine, mais empétré dans son pantalon descendu sur ses genoux il ne pouvait pas se relever...


Aimelin a écrit:
Aime tourna la tête quand il aperçut Caro se précipiter versl'homme allongé sur Bel. En voilà un qui ferait moins le fier dans un moment.

Un grognement lui fit tourner le regard vers celui qu'il avait frappé de son épée et qui se relevait et c'est vers lui que la jeune Lame reporta son attention.
Il devait le dépasser d'une tête et le souvenir de petit Pierre au lac de Sainte ressurgit dans sa tête. Ce royaume était décidément peuplé de grosses brutes qu'il fallait éliminer sans pitié.

Il resserra sa prise sur son épée et s'arrêta à quelques pas sans le lâcher des yeux. Vu sa stature, la brute devait avoir de la force mais ne se battait surement pas avec ruse… il allait falloir en user pour en venir à bout.
L'homme semblait chercher quelque chose et suivant son regard, Aime aperçut non loin à terre ce qui semblait être une massue assez imposante.

Il recula d'un pas pour l'attirer vers lui et le vit foncer sur lui, les bras ouverts, chargeant comme ses boucs qu'on dérange dans un troupeau de brebis.
C'était le moment de se souvenir souvenir du jeu avec Lois.. à celui qui éviterait le plus les vaches et les boucs dans les prés.

Aussi leste et rapide que la brute l'avait été à foncer il se baissa pour échapper à ses bras et rouler sur le côté gauche, son épée pointé devant. Si l'homme voulait tomber sur lui il s'embrocherait comme un porc qu'il était.
Un coup d'œil lui suffit à le voir s'arrêter apres sa charge, et faire demi tour, furieux de l'avoir manqué. D'un bond Aime se releva et sans attendre sa charge fonça sur lui, sa lame en avant.
Il fallait l'immobiliser pour mieux s'occuper de lui apres.
D'un geste précis, y mettant toutes ses forces il dirigea la pointe de son épée courte vers sa cuisse gauche.


Belphegore a écrit:
Sans réfléchir, quand l'inconnu s'était jeté sur l'homme qui pesait de ton son corps sur elle, Belphegore avait redoublé ses efforts et tapait comme une furie dans les côtes de l'homme, alors qu'elle commençait à s'épuiser....

Bel.... ca va ? c'est Caro.... dégages-toi de là..... on va lui faire sa fête

Un instant, Belphegore resta un poing en suspens.....Abasourdie, elle se rendit compte que son sauveur était...une femme.....Et....Et.....:

"Caro???? C'est toi, Caro???"

Elle crû réver, peut-être était-elle déjà morte, et Aristote lui envoyait ses anges pour débarasser son corps de là....Mais non....La douleur qu'elle ressentait était bien réelle, le sang qui coulait dans son cou était tiède, et le poids de l'assaillant était bien pesant....

Alors, sans chercher à en savoir plus, elle mit dans ses gestes toute la force qu'il lui restait, et releva le buste.

Comme l'homme était coincé par Caro qui le tenait en joue avec sa dague, elle réussit à rouler sur le côté, se dégageant de son emprise.

Quand elle se releva, elle crû que la clairière s'était mise à tourner autour d'elle, les arbres vacillaient et le ruisseau sortait de son lit....Elle ferma les yeux, reprit son souffle, obligeant son coeur à reprendre un ryhme normal.

Quand enfin elle pû se ressaisir, ses yeux se portèrent sur les deux silouhettes qui se battaient dans la pénombre....Là aussi, elle crû halluciner....Cette ombre, là.....Ce ne pouvait pas....Non, ce n'était pas.....

Elle tourna la tête vers la femme qui tenait toujours l'homme en joue....Oui, c'était bien Caro....Alors, l'homme, là-bas....Oui, c'était bien lui.....Aimelin.....

"Aimelin!!!!" ne pû-t-elle s'empêcher de murmurer.....

Mais rapidement, la gravité de la situation lui fit reprendre ses esprits.....

L'homme, sous l'emprise de Caro commençait à bouger et essayait de se relever....Il fallait l'aider, et vite!!

Cherchant à terre une arme, elle saisit une grosse branche encore verte. L'empoignant, elle se dirigea à pas décidés vers l'homme:

"Gros porc!! Je vais te rendre la monnaie de ta pièce!!"

Elle releva haut au-dessus de sa tête la branche,et criant à Caro:

"Caro, pousse-toi!!"

Et mettant dans son geste toute la haine et la peur ressentie quelques temps avant, elle asséna à l'homme un formidable coup en travers de la poitrine, qui le coucha en deux....


Pisseboeuf a écrit:
Poussant un grognement digne d'un ours mal léché, Pisseboeuf se précipita sur ce gringalet qui osait l'interrompre dans son jeu....Mais comme le plantigrade, il ne réfléchit pas, et quand il ferma ses gros bras en pensant écraser comme une mouche l'importun, il referma sa poigne dans le vide.....maquant tomber à terre, destabilisé et déséquilibré par son action furieuse...

Il continua sa course quelques mètres, avant d'arriver à stopper sa masse, puis se retourna aussi vivement que lui permettait sa stature géantine.

L'homme avait roulé sur le côté, évitant l'impact. Il l'attendait de pied ferme, son épée prête à frapper....

"Grrrrr......P'tit salopiaud!! J'vas t'écraser comme un morpion!!!!"

"Rhaaaaaa..........." Et derechef, il fonça, tête baissée, comme un taureau furieux.....Si sûr de sa force qu'il ne remarqua pas l'épée qui était pointée sur lui.....

Il s'empala dessus de toute sa force, la lame tranchante taillandant les chairs au niveau de la cuisse gauche et ressortant de l'autre côté du muscle.

Pisseboeuf poussa un hurlement quand la lame déchiqueta sa cuisse, mais l'épée étant courte, l'homme se trouvait à sa portée.....Se redressant alors de toute sa hauteur, oubliant toute douleur, comme si la lame n'avait pas été plus piquante qu'une piqûre de moustique, le brigand embrassa Aimelin dans ses bras, le soulevant de terre et lui broyant les côtes:

"Gnarf........T'veux jouer?? J'vas t'apprendre un p'tit jeu!!!"

Et il se mit à tournoyer sur lui-même, tenant toujours l'homme dans ses bras, en une sarabande folle.....


Babelle a écrit:
Quelque peu dépassée par les évènements, Babelle avait vu le chevalier partir en trombe, Baladin attaché à sa selle...

Elle-même avait été priée de monter en croupe derrière la belle cavalière....Une fois installée, elle avait à peine eu le temps de se raccrocher des deux mains à la taille de la femme que sa monture était partie au triple galop sur les pas de l'étalon...Encore une fois ballotée dans tous les sens, effrayée, elle avait au moins un espoir: elle s'était rendue compte que les deux voyageurs connaissaient la médicastre...

Sur les traces du retour, ils avaient croisé à une allure folle le petit âne gris, qui les regarda passer en remuant ses grandes oreilles, comme s'il se demandait si ces humains n'étaient décidement pas fous à lier!! Mais néanmoins, lui aussi, avec patience, il avait fait demi-tour, et revint sur ses pas en trottinant de ses petits sabots....

Arrivées dans la clairière, le chevalier était déjà aux prises avec l'un des hommes, son épée sortie et menaçante...

La cavalière n'hésita pas plus, et sautant de cheval, elle se précipita sur l'homme qui s'affairait, couché à et moitié nu, sur Belphegore.

Babelle, toujours en croupe sur la jument, hésitait...Elle n'était pas très courageuse, les combats la rebutaient....Mais quand dans la demi-pénombre elle vit le sang luire doucement sur le visage de Belphegore, son sang à elle ne fit qu'un tour...Elle sauta lestement à terre, courut vers Baladin, qui se tenait, inquiet, auprès du grand étalon noir, et saisit l'épée de la Louve.

L'arme était bien lourde pour ses frêles épaules, et elle faillit la lâcher....

D'un côté, l'homme était maintenant en mauvaise posture, la brute géante l'ayant soulevé de terre et començait à l'asphyxier....

De l'autre, Belphegore avait réussi à se dégager de l'emprise du second type, maitrisé par la courageuse cavalière.....Quelque peu chancelante, la médicastre venait de lui assener une formidable volée de bois vert....

Alors, sachant bien qu'elle ne pourrait pas faire grand-chose pour l'ami de la médicastre, elle cria à son mentor:

"Beeeelll !! Ton épée!!!"


Aimelin a écrit:
Oooouuuffffffffff le bougre était costaud et la lame de l'épée lui traversa la cuisse sans qu'il s'écroule.
Mais son épée courte, même étant une arme redoutable le laissait toujours trop proche de son adversaire et le jeune homme n'eût pas le temps d'échapper aux deux bras qui se resseraient sur lui l'étouffant.


- rhaaaaaaaaa lache moi sale brute je préfère les bras d'une femme aux tiens !... puis t'as une haleine de chien en plus ...

Encore une fois il fallait réfléchir vite avant que ce géant lui broie les os..

Tout en essayant de se dégager, Aime écoutait ce qui se passait du côté de Bel et Caro. Il aperçut en un éclair deux silhouettes debout et espéra que Caro était arrivée à bout de l'autre homme. Il ne manquerait plus qu'il en ait deux sur le dos maintenant.
Le geste de Bel à Verdun quand ils avaient du se défendre contre les deux gardes bu Baron lui revint à l'esprit.. et puis il n'avait pas le temps de trop réfléchir. De plus l'air commençait à lui manquer et la douleur s'emparait de son dos.

D'un coup de dents rageur, il mordit l'oreille de l'homme jusqu'au sang retenant le dégout qu'il avait de lui.

L'homme poussa un hurlement et en desserant son étreinte projeta Aime sur le dos. A moitié sonné, le souffle coupé regardant la brute qui tenait son oreille ensanglantée il se releva et d'un geste sortit la dague qu'il avait toujours à l'italienne. Sans laisser à la brute le temps de réagir il fonça sur elle tête baissée
.


Poussevent a écrit:
"Keuf....Keuf...Keuf...Rhaaaa...."

Poussevent avait vu sa victime se dégager avec beaucoup de déplaisir, mais dans la situation dans laquelle il était, débraillé et avec une sangsue accrochée à son dos, il n'avait rien pû faire pour l'en empêcher....

Et quand il avait vu la femme se précipiter sur lui, une branche à la main, il avait instinctivement mis ses mains en conque pour protéger son anatomie masculine.....Qui s'était ratatinée comme neige au soleil de peur....

Il n'avait pas pû esquiver la raclée qu'elle lui asséna, et c'est plié en deux, le souffle coupé, qu'il sentit la colère s'emparer de lui.

Il se redressa, les yeux injectés de sang, se mit à genoux, puis se leva, Caro toujours accrochée à lui...Il ne faisait plus attention à la dague qu'il avait sur sa gorge.....Il mit ses grosses mains sur les bras de la femme, pour la démonter...


Caro a écrit:
"Alors, ma belle, t'en veux, toi aussi???"

Ces mots résonnèrent dans ma tête et ne faisaient qu'augmenter ma rage. Il avait beau se secouer comme un petit chien, je ne lachais pas prise.

Bel de son coté avait réussi à s'extirper de ses griffes et mit un peu de temps avant de se rendre compte que oui c'était moi


"Caro???? C'est toi, Caro???"

La respiration rapide, accrochée à ce moins que rien tel une sangsue je lui répondais

Oui Bel, on va l'avoir....

Pas le temps d'en dire plus que Bel se mit à crier

"Gros porc!! Je vais te rendre la monnaie de ta pièce!!"
"Caro, pousse-toi!!"


Tout juste le temps de me relever qu'elle lui affligeait une correction en pleine poitrine. J'en profitais pour sortir mon épée de son fourreau, oter ma cape et le regardais se plier en deux et d'un geste rapide le fit perdre son équilibre afin qu'il se couche au sol.

Je tendais mon épée et ma cape à Bel tout en gardant un oeil sur l'homme


Tiens prend mon épée et couvre toi avec ma cape... je cherche la tienne chez ton amie

Sans attendre de réponse je m'en retournais en courant vers Babelle

Donnez moi l'épée..... merci... je viens de donner la mienne à Bel

En me retournant je voyais Aimelin dans les bras de la grosse brute... entrain de lui mordre l'oreille je me chargeais là d'aller récupérer son épée sur Altaïr, m'approchais un peu vers mon ami, je lui sifflais pour lui lancer son épée....mais trop tard il se ruait déjà sur son adversaire.

Me restait deux solutions. Soit je laissais Bel se débrouiller avec l'homme à terre.... soit je me ruais à mon tour par l'arrière sur ce gros monstre qui me faisait penser au Pierre de cette fameuse journée à Sainte et lui plantais l'épée en plein dos. Mais ne risquerais-je pas de blesser Aimelin en même temps ? Il me fallait réagir et prendre une décision au plus vite tout en balayant mon regard de Bel à Aimelin


Pisseboeuf a écrit:
C'était David contre Goliath.....Un géant contre un homme ordinnaire....La force contre la ruse....

Pisseboeuf avait enlacé le chevalier dans une embrassade mortelle, et comptait bien lui broyer les côtes entre ses formidables muscles.....

Soulevé de terre, les jambes pendantes, l'homme se débattait, le souffle déjà court.....Pisseboeuf pensait déjà tenir la victoire...Il allait donner le coup de grâce, écrasant la colonne vertébrale en deux.....Quand une piqûre, une morsure bien bégnine, mais pourtant surprenante lui fit lâcher prise....

Une douleur pourtant minuscule par rapport à cette masse de chair et de muscles lui fit porter la main à l'oreille.....Il lui manquait un bout, et elle pissait le sang!!

Si grand, et pourtant si douillet!!:

"Grrrrrr.....S'pèce de......."

Claudicant de sa première blessure à la cuisse, le sang dégoulinant sur sa jambe et dans son cou, il fit de nouveau face à son ennemi.....Mais celui-ci avait sorti une dague, cachée dans son dos, qu'il avait pourtant sentie quand il tenait l'homme à sa merci....

Le chevalier fonçait tête baissée sur lui...Il recula, ne sachant plus que faire, sa "tête pensante", après un coup d'oeil porté à Poussevent étant en très mauvaise posture aussi, n'étant pas en mesure de lui donner d'ordres


Aimelin a écrit:
Le choc quand il rencontra la brute le secoua. Tête la première il avait foncé sur lui sa dague bien en main.
Il savait s'en servir et comptait bien transpercer ce porc qui avait osé s'en prendre à Bel.
Juste avant le choc, il avait pointé sa dague en direction de l'homme et d'un geste sûr la lui avait enfoncée dans le ventre.

La brute avait été déséquilibrée par la charge et le coup porté, et l'avait entrainé avec elle dans sa chute. Sans lacher la dague le jeune homme se retrouva couché en partie sur l'homme enfonçant de plus belle la lame, pesant de tout son poids sur lui.


- ça c'est pour avoir osé poser tes sales mains sur cette femme

Il fit tourner son poignet d'un coup sec vers la droite arrachant un autre cri à l'homme. Il sentait le sang sur sa main, s'écouler de la blessure.

- et ça c'est pour ce que tu lui as fait

Il ne lachait pas son arme… l'homme pourrait bien essayer de se débarasser de lui, il n'avait pas l'intention de lâcher la dague qu'il maintenait et enfoncait un peu plus dans ses chairs à chaque mouvement.

Les images du moulin lui revinrent à l'esprit, quand il avait transpercé le brigand qui venait de tuer sa famille. Il eût une seconde de relâchement et la rage lui fit enfoncer la dague un peu plus en la tournant encore. Il savait que cette arme faisait des dégats irréversibles et il n'avait aucune pitié pour ce genre de bêtes qui n'hésitaient pas à s'en prendre à des femmes et à des personnes plus faibles qu'elles
.


Belphegore a écrit:
La haine et la peur emplissant son coeur, Belphegore avait armé de nouveau son bras pour frapper de nouveau l'homme qui avait voulu abuser d'elle....

Mais il avait réussi à se lever, et la médicastre eut peur de toucher son amie.....De plus, une grande lassitude poignait ses muscles, et elle eut peur soudain de s'effondrer.

C'est alors que Caro lui tendit son épée et sa cape, et que Babelle lui criait de prendre son épée.

Incapable de réagir rapidement, elle ne put que saisir l'arme de Caro, alors que celle-ci allait prendre sa propre épée...

Avant qu'elle ne puisse faire un mouvement, et que tout tournait autours d'elle, l'homme qui se nommait Poussevent, un instant à terre, dominé par Caro, s'était relevé, un sourire sardonique et cruel aux lèvres....

Il s'approcha de la médicastre, dont la vue se brouillait de plus en plus.

Belphegore eut à peine la force de murmurer:


"Caro....."


Poussevent a écrit:
Profitant d'un moment de flottement entre les deux femmes, Poussevent s'était redressé, à l'affût d'une attaque possible de sa part ou d'une fuite salvatrice....

Mais voyant que la seconde cavalière courrait chercher une autre épée auprès de la petite jouvencelle, et que sa victime était quelque peu chancelante sur ses jambes, il décida qu'il pourrait se servir de la femme pour s'en sortir....Quitte à laisser son compère en bien mauvaise posture....Lâche, il était, lâche il serait toujours....

Il se baissa alors subprepticement vers sa botte au cuir racorni, et saisit une courte dague cachée à l'intérieur.....

Puis il se rapprocha lentement de la femme qu'il n'avait pas pû se mettre sous la dent, se jurant bien qu'il arriverait à ses fins.....:

"Hummm.....Ma putain.....J'vas t'avoir....." murmura-t-il..


Caro a écrit:
Mon regard se posa sur Bel. Je voyais qu'elle commençait à vaciller. Je me mettais à pester contre moi-même, Bel semblait bien plus touchée que je ne le pensais et la pénombre ne m'aura pas permis de constater la gravité de ses blessures au premier coup d'oeil. Je m'avançais donc en direction de Bel que le porc qui s'était attaqué à elle se relevait et se dirigeait vers mon amie, venant à l'instant de sortir quelque chose de sa botte.

Mon sang ne fit qu'un tour et épée bien en main je m'avançais en sa direction ne le lachant pas une seconde du regard
.

Ehhhhh toi !!!! tu comptes faire quoi là ???? te reposes tes sales pattes sur mon amie et tu es un homme mort ...

Tout en parlant je continuais d'avancer vers lui l'épée menaçante. De l'autre je cherchais ma dague dans le dos. Dague que j'avais mise à la ceinture en sortant mon épée du fourreau. Je pris la lame en main tout en ramenant mon bras vers l'avant.

"Plus le choix, tu vises en espérant ne pas le louper. C'est pas pire qu'un arc et des flèches. Tu peux y arriver.... je vais y arriver "


Puis sans réfléchir progressant vers l'homme qui se rapprochait bien plus encore de Bel, je me mis à hurler

Bel........à terrrrrre

Les gestes joignant les paroles, le mot "terre" prononcé je lançais ma dague lame vers l'avant telle une flèche que je venais de décocher, en direction du goret
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 16:40 (2009)    Sujet du message: 1456-09-04 - L'attaque Répondre en citant

Belphegore a écrit:
Belphegore, dont la vue se brouillait de plus en plus, vit l'homme se rapprocher d'elle, tel un gros chat rampant vers sa proie tétanisée.....

Elle avait voulu reculer, mais se pieds ne répondaient pas, comme s'ils étaient ancrés au sol.Tout son corps semblait de plomb, les muscles paralysés..

Comme dans un brouillard, du coin de l'oeil, elle avait vu Caro s'agiter quelque peu, et soudain lui crier:


Bel.....A terre!!!!!!

Instinctivement, son corps réagissant à l'ordre sans réfléchir, elle se jeta à terre et sur le côté.....Elle entendit un sifflement, et la dague fendit l'air au-dessus d'elle....

La médicastre, le visage dans l'humus odorant, attendit un bruit, une chute, un cri qui lui aurait confirmé que la lame avait bien atteint sa cible
.....

Pisseboeuf a écrit:
Pisseboeuf fonçait, tête baissée, vers cet homme qui le défiait.....Mais tel le taureau qui se jette sur tout ce qui bouge sans réfléchir, le maraud ne s'était pas apperçu que le chevalier tenait son épée bien en main, ajustée devant lui, prête à le transpercer.....Et c'est avec surprise, que tout à coup, il sentit une brûlure au niveau du ventre....

Mais porté dans son élan, il avait roulé à terre avec l'homme, culbutant l'un par-dessus l'autre....


"Aaaaahhhhh......"

La brûlure s'était transformée en déchirement......Il avait porté à son ventre ses mains.....Le chevalier, toujours sur lui, tournicotait quelque chose au même niveau.

Pisseboeuf avait relevé la tête pour voir son ventre....Et à son grand étonnement, il avait vu une lame plantée dans ses entrailles, et un flot de sang en jaillir.....Il tenta d'arrêter l'hémorragie avec ses grosses pognes, mais la douleur devint intolérable.....La lame venait de faire encore un tour dans son ventre.....Il sentit ses viscères se déchirer, une odeur pestilencielle s'éleva dans l'air ambiant:


"Mais.....Mais.....Qu'est-c' qu'y s' passe?????"

Pisseboeuf ne comprenait pas que la lame venait de lui retirer la vie, et que celle-ci coulait en même temps que ce sang qui jaillissait de la blessure, éclaboussant au passage Aimelin.....

Les yeux devenus vitreux, Pisseboeuf respira par sacades, ses mains toujours accrochées à l'épée, tentant vainement de retenir ses entrailles qui apparaissaient par l'ouverture de la blessure
.....

Aimelin a écrit:
Pesant de tout son poids sur l'homme, Aimelin maintenait toujours la lame de la dague enfoncée dans son ventre. Il avait entendu Caro crier et il espérait qu'elle était arrivée à temps pour sortir Bel des griffes de l'autre homme. De rage, il accentuait la poussée à chaque fois que l'homme bougeait. Il savait qu'il ne s'en sortirait pas. Il sentait le sang sur sa main, il le sentait contre son flanc sur la chemise et sur ses braies. Une grimace de dégout s'afficha sur son visage tandis qu'il regardait la brute agoniser sans comprendre ce qu'il lui arrivait.

"Mais.....Mais.....Qu'est-c' qu'y s' passe?????"

- il se passe que t'es en train de crever comme un chien... fallait pas toucher à cette femme.... et tu pourras plus jamais en toucher une de tes sales mains... tu vas aller pourir en enfer

Il ne relacherait pas la pression tant que ce chien n'aurait pas laché son dernier souffle. Il payait pour lui et aussi pour les autres, ceux qui étaient venus un matin de janvier et qui l'avaient laissé seul ... seul avec la mort.

De rage il tourna la lame et sentit le géant se raidir avant de lacher un dernier souffle.

Epuisé, il resta quelques secondes encore allongé sur l'homme avant de retirer la dague d'un coup et de rouler sur le côté, tombant sur le dos, la dague dans sa main.

Il se disait qu'il avait eu de la chance encore cette fois ci. Mais il avait l'impression que son corps était en mille morceaux. Son dos lui faisait mal, ses jambes, ses bras... il avait mis toutes ses forces dans ce combat et se sentait vidé.

Bel ... Caro .... réalisant que ses amies étaient aux prises avec l'autre homme il se redressa sur ses coudes difficilement. Il s'appuya sur sa main pour se mettre à genoux puis debout et regarda sa dague au bout de sa main ensanglantée.
Il leva les yeux vers les silhouettes qu'il apercevait dans la pénombre qui commençait à obscurcir les alentours
.

Poussevent a écrit:
Tout occupé qu'il était à viser sa victime pour de nouveau l'attaquer, Poussevent n'avait pas fait attention à l'autre cavalière. Il n'avait pas non plus entendu son avertissement.....Sa proie était là, à portée de ses mains avides....Sa proie bien chancelante, au visage maculé de sang et de terre.....Sa proie dont il pouvait sentir la peur et l'extrème lassitude de combattre.....

Sa proie......Qui soudain disparut à sa vue.....Avant qu'il ne réagisse et ne comprenne ce qu'il lui arrivait, une dague précisemment lancée venait de lui transpercer la poitrine.................


"Aaaarghhhh........Garce !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

Malheureusement, la dague n'avait atteint aucun organe vital, et Poussevent la retira aisément......Se détournant de Belphegore qui gisait à terre, il se retourna vers l'autre jeune femme:

"J'vas te couper en rondelles!! Te décapiter!! T'éventrer, sale putain!!!"

Son sang coulant sur sa poitrine de sa blessure, le visage crispé de douleur et de colère, la dague en avant, Poussevent était l'image même du diable.....Pas à pas, continuant à l'invectiver, il se rapprochait de Caro.....

Pisseboeuf a écrit:
Dans un chuintement, les entrailles de Pisseboeuf sortaient de la blessure béante infligée par Aimelin....Celui-ci continuait à tourner et retourner la lame dans le trou, comme si jamais il ne pourrait assouvir sa soif de vengeance et de haine....

Le sang coulait à gros bouillon, et soudain, Pisseboeuf n'eut plus d'air à respirer.....

Il hocqueta, ses mains battirent l'air comme un noyé, cherchant une dernière respiration, puis ses doigts se crispèrent une dernière fois sur la lame.....

Il chercha vainement du regard son compère, essaya de l'appeler, mais seul son dernier souffle sortit d'entre ses lèvres....

Sa tête retomba lentement sur le côté, ses yeux ouverts et fixés à jamais sur sa noirceur d'âme
......

Caro a écrit:
"Aaaarghhhh........Garce !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!...
J'vas te couper en rondelles!! Te décapiter!! T'éventrer, sale putain!!!"


La cible avait atteint son but bien que je n'y croyais pas trop. Contente de mon lancée qui prouvait que je n'avais pas tout à fait perdue la main, je n'avais malheureusement pas le temps de savourer cette victoire. Le goret touché mais apparemment pas suffisamment pour le mettre à terre se ruait à présent vers moi comme une furie en profanant des injures, ma dague bien en main.

Je pris à mon tour mon épée fermement en main, prête à parer à son avancée. Epée contre dague j'avais une chance mais il me fallait être plus que vigilente et la nuit tombante ne faisait de nos personnes plus que des silhouettes devenants de plus en plus difficile à cerner.

Je me mis donc en garde, pieds bien ancrés au sol, l'attendant fermement épée vers l'avant, prête à l'affrontement

Babelle a écrit:
Terrorisée, Babelle, dépassée par les évènements avaient vu Aimelin et Pisseboeuf s'affronter comme deux enragés, Caro, Belphegore et Poussevent s'attaquer, se rejeter, s'injurier....

La médicastre, chancelante, avait l'air d'être exténuée, alors que la cavalière avait touché le brigand d'un tir précis à la poitrine. Malheureusement, sa dague n'avait pas eu l'air de toucher un organe vital, et l'homme, plus hargneux qu'un cheval piqué par un taon, s'était précipité sur la jeune femme, avec la ferme intention de la tuer.

Se rendant compte que Belphegore n'était d'aucune utilité, Babelle, prenant son courage à deux mains, l'épée de Caro brandie, se jeta en travers de la trajectoire du coupe-jarret....

Sa petite taille ne fit pas le poids, mais ce fut suffisant pour dévier la colère de Poussevent un instant, géné dans son attaque par la jeune femme:

Poussevent lui flanqua une raclée monumentale, qui la jeta à terre....
Mais la diversion fut suffisante pour que l'homme baisse sa garde.....

Poussevent a écrit:
"Gnarf......S'pèce de morpion !!!!!!!!!!!!!!!!"

Poussevent, concentré sur son attaque sur cette chienne de femme, n'avait pas vu la petite fille se précipiter sur lui.....Le choc ne l'avait pas vraiment touché et lui avait à peine fait mal, mais il n'avait pas pû s'empêcher de lui mettre une gifle retentissante, qui l'avait faite tomber à la renverse.

Mais pour ce faire, son bras droit plus ou moins immobilisé par sa blessure infligée par la dague envoyée par Caro, il avait dû la taper de sa main gauche, qui tenait aussi la dague retirée de sa blessure.....

Il avait ainsi baissé sa garde quelques secondes......

Caro a écrit:
Je le distinguais au fur et à mesure qu'il s'approchait de moi. Je comptais à ce moment-là le laisser se ruer sur moi et d'un déhanchement au dernier moment le laisser hâper l'air afin de mieux pouvoir lui infliger ma lame. Mais c'était sans compter sur la venue de la jeune femme pour se mettre entre nous.

Je pouvais voir ce monstre la jeter à terre par un violent coup de main gauche, seule main de valide. Il me fallut peu de temps pour me rendre compte qu'il avait baissé la garde. Il venait là sans nul doute de laisser passer sa chance.

Profitant de ce moment de relâche, je fonçais à mon tour droit sur lui, épée de la lame bien à l'horizontale et le pommeau bien en main. Je transperçais ainsi l'air dans l'espoir de le toucher lui, ce goret.

Arrivée à sa hauteur, une furie plus grande encore s'emparait de moi et pensais..... *Ne bouge pas, ne bouge surtout pas et ma lame percera ton corps en plein estomac

Belphegore a écrit:
Belphegore s'accroupit un instant, les fesses sur les talons, une main à terre pour ne pas perdre l'équilibre, l'autre passant sur son visage tuméfié, comme si elle se réveillait d'un cauchemard.

Soudain, elle entendit un corps tomber. Elle releva le regard, espérant que ce soit son violenteur, touché par la dague de Caro.....Mais non, c'était Babelle, qui avait été rejetée comme une vulgaire mouche trop collante.

Elle se releva précipitemment, allant vers la novice, qui gisait à terre, une épée à ses côtés:


"Babelle.....Est-que çà va?? Tu as mal où?"

Elle distingua dans l'obscurité l'homme qui avait repris sa course vers Caro....Celle-ci l'attendait de pied ferme, sa lame pointée vers le brigand....Plus loin Aime était debout auprès du deuxième malfrat qui ne bougeait plus....Son ami sembait perdu dans la contemplation de son acte....

"Babelle....Surtout, ne bouge pas!! Ne bouge plus!!"

Belphegore se saisit de l'épée abandonnée, et se retourna vers Caro, prête à courir lui prêter main forte....

Poussevetn a écrit:
Poussevent, ricanant, suivit des yeux la jouvencelle retomber en arrière, cul par-dessus tête:

"Bouge pas d'là, ma belle, j'vas venir te voir après!!"

Mais quand il se retourna vers la cavalière, pour lui faire son affaire, il fut surpris de la voir si proche de lui.....Il allait relever sa main gauche qui tenait la dague, mais il était trop tard......Il avait baissé sa garde, et la femme en avait profité pour foncer vers lui, lame dressée et tenue fermement....

L'épée s'enfonça comme dans du beurre, entre deux côtes, cherchant loin la vie.


"Sale femelle....!!!!!"

Il cria, les yeux écarquillés de peur et de colère, et tenta de porter à son tour un coup à la guerrière.....Mais il était trop tard, la lame, profondément fichée dans son corps avait transpercé un poumon....

Un filet de bave rougi de sang apparut à la commissure de ses lèvres
.....
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MessagePosté le: Mar 23 Juin - 16:40 (2009)    Sujet du message: 1456-09-04 - L'attaque Répondre en citant

Aimelin a écrit:
Il porta sa main à son côté, là ou sa chemise était taché de sang. Ce géant lui avait coupé le souffle et il avait mal partout.
Quelques secondes il ne sut plus tres bien où il était et il réagit en entendant crier au devant de lui.

Claudiquant légèrement, sa dague toujours dans sa main droite, il s'avança rapidement vers les femmes aux prises avec l'autre homme qu'il voyait foncer sur Caro.
Mais le temps de les rejoindre, Caro levait déjà son épée pour frapper et le jeune homme vit la lame s'enfoncer dans l'estomac de son adversaire.
Il connaissait suffisamment la valeur au combat de ses amies et il ne doutait pas que le coups ne permettrait pas à l'homme de s'en sortir.

Il respira de soulagement et son regard se porta sur Bel prête à intervenir avec son épée. Concentrée sur Caro elle ne le voyait pas et il sourit de voir qu'elle était sauve et voulut se diriger vers elle quand il remarqua la jeune femme étendue au sol.
Il la rejoignit et s'agenouilla à ses côtés.


- damoiselle ça va ?

Babelle a écrit:
Aimelin a écrit:
- damoiselle ça va ?

Babelle, à moitié sonnée par la gifle monumentale qu'elle venait de recevoir, était assise à terre. Elle se frottait la joue, qui portait la marque de la grosse pogne du brigand.

La voix douce du chevalier la tira de sa douleur. Elle rougit sous son regard, et murmura d'une petite voix timide:


"Oui, oui, Messire, çà va.....Cela brûle un petit peu, mais je survivrai....."

Elle hésita un moment,regardant l'homme qu'il venait d'occire, puis rajouta, quelque vergogneuse de son audace:

"Vous vous battez très bien, Chevalier.....Je n'ai jamais vu un homme aussi fort que vous!!..."

Elle ne put continuer, là-bas, plus loin, le chef des brigands venait de mettre un genoux à terre, la cavalière devant lui, son épée plantée jusqu'à la garde dans son corps:

"Vite, il faut aller aider Bel et la belle dame!!"

Prestement, elle se leva, et courut vers Belphegore.

Belphegore a écrit:
Belphegore, son attention un instant détournée par Babelle, n'avait pas pû intervenir que Caro avait déjà, sûrement et implacablement enfoncé son épée en travers du corps du coupe-jarret.

Celui-ci, l'air étonné de se voir ainsi pris à défaut par une femme, s'affaissait lentement, et s'il ne tombait pas à la renverse, c'est que Caro tenait fermement son épée, et celle-ci tenait l'homme redressé.

Belphegore eut un léger sourire, reconnaissant là la valeur et le courage de son amie. Sourire vite retenu, car sa pommette éclatée et sa lèvre fendue la faisaient souffrir.

Elle s'approcha néanmoins du couple ainsi formé, comme s'ils s'embrassaient une dernière fois avant un adieux.Elle posa une main sur l'épaule de Caro:


"Merci....Merci amie......Je ne sais pas comment je pourrais te remercier......"

Poussevent a écrit:
Poussevent sentait la douleur transpercer tout son être. Il s'affaissa petit à petit, ses genoux se dérobant sous lui, mais l'épée le tenait encore redressé.....

Il avait en face de lui deux yeux farouchement plantés dans les siens, ne le quittant pas du regard, attendant qu'il meure. Quand il vit la femme qu'il avait voulu agresser, il grogna de colère et de frustration....Ce fut pire quand celle-ci posa une main sur l'épaule de son amie:


"Merci....Merci amie......Je ne sais pas comment je pourrais te remercier......"

Il parvint à prononcer ses dernières paroles, injurieuses:

"Sales fe.....melles......Ch'avais bien......qu'il......fallait.......toutes les.....trucider après......les.......Aaaahhhh......Hummmmm....ramoner......Arghhhh..."

Il ferma les yeux,poussa un dernier râle, et tomba alors, tout flasque, vers l'avant, dans les bras de la femme qui venait de le tuer.


Caro a écrit:
L'épée avait fait son chemin et allait se loger dans cette chair. Elle s'y logeait facilement jusqu'à la garde

"Sale femelle....!!!!!"

Un sourire naissait sur mon visage et mon regard se figeait dans le sien. J'avais l'impression à ce moment-là qu'il faisait clair comme en plein jour

Tout le plaisir est pour moi

Alors que je tenais fermement mon épée et maintenant l'homme redressé alors que toute vie était entrain de le lâcher, une main se posait sur mon épaule.

"Merci....Merci amie......Je ne sais pas comment je pourrais te remercier......"

Tournant légèrement mon regard vers Bel, je lui souriais et lui fis un clin d'oeil

Tu n'as pas à me remercier Bel, je.......

"Sales fe.....melles......Ch'avais bien......qu'il......fallait.......toutes les.....trucider après......les.......Aaaahhhh......Hummmmm....ramoner......Arghhhh..."

Mon regard s'en retournait vers l'homme qui à ce moment-là poussait un dernier cri avant de tomber lourdement vers moi. Son poids mort se jetant sur moi et n'ayant pas le temps de retirer mon épée, je me retrouvais sans rien y comprendre, dos au sol, son cadavre sur moi.

Je lâchais mon épée et tentais de me débarasser de ce poids mort qui me bloquait la respiration

Aimelin a écrit:
"Vous vous battez très bien, Chevalier.....Je n'ai jamais vu un homme aussi fort que vous!!..."

Ses propos firent sourire le jeune homme dont le visage trahissait sa fatigue. Il était bien loin d'être chevalier et il avait des progrés à faire encore côté force face à de telles brutes.
La jeune femme le surprit en se levant prestement pour aller rejoindre Bel. Il se releva à son tours et ne put que constater le coup mortel qu'avait porté Caro à cet homme qui les avait agressé.

Doucement il se dirigea vers elles quand il vit Caro tomber sur le sol assez lourdement, l'homme mort sur elle.
Il se précipita. L'homme avait l'épée qui l'avait transpercée et il l'attrapa par les épaules pour l'attirer vers lui et le faire rouler sur le sol pendant que Bel s'occupait de leur amie.

Le bougre pesait son poids mais le jeune homme réussit à dégager Caro et il regarda le brigand qui gisait sur le dos, l'épée le transperçant. Il attrapa le pommeau de l'épée et d'un coup sec tira vers lui. Elle n'avait décidément pas perdu la main et leur voyage en champagne commençait par deux brigands tués.

Il releva la tête et sourit en voyant Bel.


- il semblerait que nous soyons passés à temps pour te donner un petit coup de main

Belphegore a écrit:
Belphegore, une main sur l'épaule de Caro, regardait avec une sorte de délectation la peur dans le regard de son bourreau....Et même ses dernières paroles injurieuses n'étaient qu'un façade pour masquer sa terreur de mourir...

Quand il s'écroula sur son amie, elle n'eut ni le temps ni la force de le retenir.....Heureusement qu'Aimelin intervint rapidement pour la dégager.

Elle s'agenouilla tout de même auprès de Caro pour l'aider à se relever, alors qu'Aime, en tirant sur l'épée pour l'enlever du cadavre, disait, avec ce petit sourire taquin qu'elle lui connaissait si bien:


- il semblerait que nous soyons passés à temps pour te donner un petit coup de main

Alors, Belphegore se jeta dans ses bras, toute sa peur et son horreur la submergeant, comme si une digue venait de se rompre en elle:

"Oh, Aime.....J'ai eu si peur......"

Elle enfouit son visage au creux de son cou, sanglotant....Elle l'étreignait,ne voulant pas le lâcher, comme si le cauchemard pouvait recommencer.....

Aimelin a écrit:
Dans la pénombre il ne distinguait pas bien le visage de leur amie mais suffisamment pour remarquer du sang sur sa pommette et ses lèvres. Ces gredins l'avaient frappé violemment et il remercia Aristote d'avoir pu les tuer tous les deux.

"Oh, Aime.....J'ai eu si peur......"

Elle se jeta dans ses bras en sanglotant et il n'osa pas bouger, tenant toujours l'épée dans sa main droite. Il passa son autre main sur les épaules de la jeune femme, la serrant doucement contre lui. Elle était accrochée à lui comme si elle redoutait qu'ils reviennent.
Il avait eu si peur lui aussi de la perdre... trop de personnes chères à son coeur avaient disparu depuis ces derniers mois.
Il lui murmura.


- chuut c'est fini.. nous sommes là et tous sains et saufs.

Il regarda Caro et la jeune fille à côté d'elle, sans arrêter de parler.

- tu es blessée et il faut soigner tout ça... nous allons nous occuper de toi.

Il ne fallait pas trop trainer, ne savait on jamais ce qu'il pouvait encore arriver. Peut être que les deux lascars avaient quelques amis qui les attendaient ou les suivaient.

- Caro il ne faut pas s'attarder ici.. espérons qu'ils n'ont pas quelques complices dans le coin.

Belphegore a écrit:
Aimelin a écrit:
- Caro il ne faut pas s'attarder ici.. espérons qu'ils n'ont pas quelques complices dans le coin.

Quand Aime parla, Belphegore entr-ouvrit à regret les yeux.....Elle se sentait bien, là, au creux de son épaule, comme si aucun danger ne pouvait plus l'atteindre.....Mais il avait raison, il valait mieux ne pas rester dans les parages.....Alors, reniflant bruyamment, elle s'éloigna de lui, passant une main sur son visage tuméfié et douloureux.Elle dit d'une toute petite voix:

"Je crois que je préfèrerais affronter une lance entière d'Artésiens ou de Bretons que ces deux abrutis!!"

Puis, se retournant vers Caro, elle rajouta:

"Je ne sais pas par quel miracle vous êtes là, mais je crois qu'en rentrant à Conflans, j'allumerai une centaine de cierges pour remercier Aristote!! Jamais je ne pourrai assez vous remercier de m'avoir tirée des pattes de ces gredins!!"

Elle essaya de faire un pauvre sourire, mais sa lèvre ouverte lui faisait un mal de chien. Se tournant vers Babelle, elle lui présenta ses deux amis:

"Voici Caro et Aimelin.....Deux amis de Champagne qui sont partis loin au Sud, où le soleil est plus chaud et l'herbe plus verte....Je les regrette beaucoup, mais ainsi va la vie.....En tous cas, je suis très contente de les revoir, même si les circonstances auraient être meilleures!!

Mais toi, comment çà va? Désolée de t'avoir fait vivre çà de nouveau....."


Elle lui fit un clin d'oeil avec son oeil valide, l'autre à moitié fermé par la pommette qui avait gonflé.

Elle ramassa l'épée qui trainait à terre, la rendant à Caro, puis se tourna vers Aime:


"Je vais récupérer la mienne....Et ne plus jamais la quitter!!"

S'approchant de Baladin qui broutait à côté de l'étalon d'Aime, elle le flatta à l'encolure, puis appuya son front contre la crinière abondante du cheval, laissant aller sa peur. Se reprenant après une grande inspiration et se retournant vers ses amis:

"On y va?"

Aimelin a écrit:
"Je ne sais pas par quel miracle vous êtes là, mais je crois qu'en rentrant à Conflans, j'allumerai une centaine de cierges pour remercier Aristote!! Jamais je ne pourrai assez vous remercier de m'avoir tirée des pattes de ces gredins!!"

Aime la suivit des yeux quand elle se déttacha de lui et se dirigea vers Caro. Il répondit, voyant son amie dans ses pensées.

- nous sommes là parce que nous venions te voir à Conflans... il regarda Babelle ... c'est cette jeune femme qui nous a alerté sur le chemin et nous avons reconnu Balladin.. nous avons accouru aussi vite que possible pour te porter secours..

il s'avança vers elle et regarda son visage marqué.

- d'ailleurs tu as besoin de soins .. ces deux vermines t'ont salement touchée et tu vas pas restée comme ça.

Il se tourna vers Caro.

- nous allons à Conflans.. j'ai quelques notions de soins mais tu pourras t'occuper de Bel ?

Pendant qu'il parlait il regardait Bel s'éloigner vers sa monture. Ils n'étaient pas montés en Champagne juste pour la croiser au détour d'un chemin et repartir. Ils allaient l'accompagner et profiter quelques jours. Ils connaissaient bien la Champagne tous les trois et il y aurait sans doute des choses à faire. Mais pour l'instant, il fallait que Bel se repose et se laisse soigner.



Belphegore a écrit:
Collée au corps puissant de son cheval, Belphegore reprenait ses esprits. La chaleur qu'il dégageait lui faisait du bien, elle avait l'impression d'être glace jusqu'aux os.

Aime narra brièvement comment ils l'avaient découverte:


Aimelin a écrit:
- nous sommes là parce que nous venions te voir à Conflans... c'est cette jeune femme qui nous a alerté sur le chemin et nous avons reconnu Balladin.. nous avons accouru aussi vite que possible pour te porter secours..

Elle regarda alors Babelle, lui souriant:

"Et bien, je te dois une fière chandelle, mon amie.....Sans toi.....Et sans Baladin ....." Elle flatta derechef la longue crinière emmélée.....

Aimelin a écrit:

- d'ailleurs tu as besoin de soins .. ces deux vermines t'ont salement touchée et tu vas pas restée comme ça.

"Oui, je crois que j'ai besoin de soins....Pour une fois, ce ne sera pas moi la médicastre.....Je vais me faire chouchouter et me reposer....."

Elle sourit largement à ses trois amis, heureuse de les avoir là, à ses côtés.

Caro a écrit:
On m'avait aidé à me dégager de cet abrutis mais j'étais à mille lieues de l'endroit de l'attaque. Ce poids sur mon corps, le mal de respirer croyant que j'allais suffoquer là sur place .... je voyais des instants clés de ma vie me passer devant les yeux.

Mais petit à petit je revenais à la réalité et les voix se faisaient entendre. Je regardais Aimelin, Bel et cette jeune femme.

Je les regardais tous les trois et mis un long moment à réagir


Désolée .... hum oui enchantée damoiselle et.... toi Bel on peut dire que tu l'as echapée belle. Mais vous avez raison ne restons pas là et tu as besoin de soin.

Un regard vers l'homme à terre

Et ceux là qu'ils pourrissent sur place.....

Je reprenais mes affaires et retournais vers Vénusia. Décidément je savais bien que mon retour en Champagne ne se ferait pas si facilement que cela, mais jamais je n'aurai pensé devoir passer par là. A croire que la Champagne n'est vraiment plus faite pour moi. Une fois en selle, je me tournais vers mes amis en souriant

Allez en route mauvaise troupe.... j'ai grande soif et faim... tout ceci m'a ouvert l'appétit

Petite boutade pour tenter d'oublier un peu tout ce qui venait d'arriver

Aimelin a écrit:
"Oui, je crois que j'ai besoin de soins....Pour une fois, ce ne sera pas moi la médicastre.....Je vais me faire chouchouter et me reposer....."

Aimelin sourit à la réflexion de son amie et se tourna vers Caro qui commençait à réaliser que tout était fini... la vermine gisait dans la boue et il fallait penser à aller se mettre à l'abri.
Il regarda autour de lui à la recherche de son épée courte qui était tombée quand la brute l'avait attrapé et la récupéra, l'essuyant sur les vêtements de l'homme qui gisait à terre.
Il la remit dans son fourreau, replaça sa dague apres l'avoir aussi nettoyé et posa son pied à l'étrier. Il se hissa sur Altair avec l'impression que ses jambes ne le portaient plus tant le combat avec l'homme lui avait pris de forces.


Allez en route mauvaise troupe.... j'ai grande soif et faim... tout ceci m'a ouvert l'appétit

Il sourit en attrapant les rênes et attendit que la troupe soit prête.

- direction Conflans je suppose mesdames ? je resterai derriere vous, ces chemins ne m'inspirent pas confiance.


Belphegore a écrit:

Se hissant difficilement sur Baladin, qui ne bougea pas, comme s'il comprenait que sa cavalière était en difficulté, Belphegore regarda les deux corps qui gisaient dans une flaque de sang qui allait s'élargissant, tache rouge presque fluorescente dans l'obscurité.

Elle s'essuya avec sa manche son propre sang qui continuait à couler lentement de sa pommette et du coin de ses lèvres.

Un instant elle ferma les yeux pour chasser de son esprit les images de cette attaque crapuleuse. Poussa un long soupir, puis vint se mettre au botte à botte avec Aimelin, entre lui et Caro :


"Oui, allons-y....Où vous voulez, mais loin d'ici....Je ne veux plus jamais passer par cette clairière maudite...."

Jetant un coup d'oeil à Babelle qui n'avait plus pipé mot:

"Allons, Babelle, on part!! Monte sur ton bourricot!!"

Son ton était plus tranchant qu'elle n'aurait voulu.....Mais elle ne voulait pas s'attarder en ces lieux, d'autant qu'il faisait nuit noire à présent, et que les deux brigands pouvaient avoir des complices dans le coin!



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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:40 (2018)    Sujet du message: 1456-09-04 - L'attaque

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