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1456-09-20 - Deux lames dans la nature

 
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MessagePosté le: Sam 27 Juin - 19:20 (2009)    Sujet du message: 1456-09-20 - Deux lames dans la nature Répondre en citant

Mitaine a écrit:
( Tarbes – vers l'inconnu )

Misere.

Un rêve, un rêve qui virait au cauchemar, tout s'écroulait devant elle, sans raisons, son esprit, essayant de dissiper la brume qui s'y était logé, depuis tant de jours. Elle était devenue sans âme, brisée, anéantie, elle, que l'on prétendait si forte. Lui, qui l'abandonnait, sans signe de vie, à mourir au bout de sa faim, celui qui avait fait d'elle ce qu'elle était maintenent, une Lame, un fier soldat, des mois d'acharnement. Lui, qui l'avait guidé au travers des pires guerres. Lui, qui avait désobéit aux ordes des armées du Roi, pour l'attendre, elle, perdue sur un noeud, il y avait déjà de ça, plus de huit mois. Lui, Ronan, sa supposée vie, était mort. Sa force, sa tendresse, la douceur du guerrier au repos, lui, ce Sergent, à qui elle avait obéit aveuglément, l'avait abandonné. Elle n'était plus rien, qu'un bout de chiffon qu'on jette après usage. Tout ça n'aura été qu'un vil mensonge. Que deviendrait-elle maintenant.

Elle partait. Elle quittait Tarbes. Une moitié de cette femme était morte avec cet homme. Plus jamais elle ne serait ce qu'elle était avant. Plus jamais son coeur ne serait offert à personne. Celui-ci était en lui, mort avec cet amour, celui qu'elle avait tant aimé. Lui? Probablement pas une once d'amour, que des mots, futiles, des mots pour séduire, des mots pour que la Belle baisse les armes et s'abandonne. Partir sans un au revoir, sans un seul mot d'adieu, sans explications. L'amour? Que des mots.

Elle préparait son destrier, encore une fois, mais cette fois-ci, les larmes coulaient le long de ses joues, chaudes, froides, elle ne savait plus. Son corps? Un pantin habitué à la routine de cet exercice. Elle n'en avait que rien à foutre de sa vie. Des remords? Oohhhhh! Un seul. Ne pas avoir eu la chance de lui dire combien elle l'avait aimé. Il ne lui laissa pas cette chance, avant de partir. Elle en avait vu d'autres, mais cette fois-ci, le message n'aurait pas pu être mieux passé.

C'est la rage au coeur que les souvenirs remontaient en elle et elle, elle s'écroula au sol, pendant un long moment, versant le peu d'eau qui voulait bien trouvé la sortie. Elle n'était pas femme à être aimée, le juge avait sévit. Que votre coeur, que votre corps, restent à jamais dans la noirceur.

Des heures passèrent ainsi, une nuit, chez elle, chez eux, les écuries n'abritant qu'une seule des bêtes. La sienne. Tremblante et à bout de force, elle finit par le préparer, pour le départ. Elle avait penser à tout sauf de se protéger contre les frasques de l'amour. Innocente? Naive? Non! Les deux.

Mais cette nuit, contrairement aux précédentes, elle ne partait pas seule. L'autre Lame serait avec elle. Celui qu'elle avait su reconnaître. Ce n'était pas une fuite, mais bien un voyage planifié. Elle oublierait, se referait une carapace, panserait ses blessures, celles-ci pires que la lame de l'ennemi, qui avait été enfoncée, maintes fois, au front, dans sa chair. Elle reviendrait plus forte encore, plus détermiée à enfin, peut-être, trouver un semblant de bonheur, bonheur qu'elle ne méritait surement pas.

La Lame sortit Providence des écuries, lentement, comme si elle appercevrait un miracle s'y produire. C'était bien la première fois, depuis tous ces mois, qu'elle partait de chez elle, seule. Pour la première fois, elle enfourcha le destrier, sans lui, avec une telle délicatesse, qu'il se mit à ruer.

Doucement mon beau, doucement. On va aller le rejoindre à l'entrée de la ville. Un pas long et langoureux je te prie, lent et langoureux...Mon corps ne supportera pas autrement.

La bête prit son air d'aller, frappant de ses sabots, le martellement du sol, s'entremêlant au tintement de ses armes. Il n'aimait pas la retenue mais la Belle n'aimait pas l'insolence.

La Belle se retourna, ses yeux embués, vers leur nid à eux deux, essayant de réaliser, ce qui pour elle était son pire cauchemar, effacer à tout jamais ce passé, la douleur du rejet. Elle avait bien pensé se laisser mourir pour le rejoindre, près d'Aristote, mais son Sénéchal l'en dissuada habilement. Au retour, elle devra penser à enterrer l'homme qui fut, un jour, son avenir, celui qui l'habiterait encore bien des mois.

Rends-moi la joie d’être sauvé; que l’esprit généreux me soutienne ...murmura-t-elle

La route de la guérison serait longue et ardue...


Aimelin a écrit:
[dans une auberge de Tarbes]

- nom d’un âne bâté vas-tu venir ici oui …

A plat ventre sur le sol, pestant doucement contre sa botte, la jeune lame avait le bras qui disparaissait sous le lit pour tenter en vain de rattraper la rebelle qui s’était faufilée à l’abri.

- il ne sera pas dit qu’une botte aura le dessus sur moi ….. haaaaa je te tiens !!!!

Se redressant à genoux il regardait fièrement sa prise, puis se releva en époussetant ses braies. Cette petite chasse de bon matin avait fini par le réveiller mais il avait perdu un peu de temps et il allait devoir s’affairer pour être au rendez vous fixé avec sa compagne de voyage.

Son uniforme aux couleurs du Comté revêtu, il vérifia une nouvelle fois son épée qu’il avait déjà soigneusement nettoyé la veille. Il enfila ses bottes, attrapa le ceinturon qui abritait le fourreau de son épée et l’attacha autour de sa taille avant d’y glisser cette dernière.

Il attrapa ses fontes dans lesquelles il avait glissé quelque nourriture et des rechanges, puis apres un dernier regard dans la chambre de l’auberge, il en sortit sans bruit.
Le couloir était silencieux, et c’est sans bruit qu’ildescendit les escaliers de bois qui ne manquaient jamais de grincer dans ces cas là.
Une pomme attrapé dans un panier sur le comptoir dans la main, il sortit de l’auberge, refermant doucement la lourde porte derrière lui.

La fraicheur du matin le fit frissonner tandis qu’il se dirigeait vers les écuries. Son retour à Mauléon était encore retardé et tout en se dirigeant vers les écurie, il se demandait quand est ce qu’il pourrait enfin poser son baluchon.
En silence qu’il harnacha Altaïr, lui parlant doucement.


- du calme mon ami … on va aller faire une petite ballade de quelques jours dans la campagne histoire de te dégourdir les jambes.

Il accrocha son bouclier à la selle, placa les fontes et apres une petite tape amicale sur la croupe de sa monture le conduisit dehors. Le martellement de quelques sabots se faisait entendre et les bruits commençaient doucement à envahir la place.

Il mit le pied à l’étrier et se hissa en selle.


- Allez Altaïr, direction la sortie de la ville.

Il salua d’un signe de tête ou d’un sourire les quelques villageois qu’il croisait, l’esprit encore embrumé par une nuit trop courte. Il avait passé la soirée à discuter et rire avec Caro et Mitaine et c’est en pensant aux paroles de son amie Caro qu’il arriva au lieu de rendez vous. Elle n’était pas encore là et il stoppa en bordure du chemin, profitant du calme du petit matin pour savourer le paysage

Il avait promis de veiller sur leur amie et d’essayer de l’aider dans l’épreuve qui lui tombait dessus. Lui même était passé par là il y a quelques mois et il n’avait dû sa survie qu’à ses amis qui l’avaient poussé et soutenu durant de longs mois. Maintenant c’était à lui d’aider ceux ou celles qui avaient besoin de lui.

Un bruit de sabots lui fit tourner la tête et il distingua la silhouette familière de la Lame qui s’avançait doucement vers lui.


Mitaine a écrit:
( Tarbes - à la sortie de la ville )

La Belle, se surprenant elle même, filait doucement vers le point de rendez-vous, bien droite sur sa selle. Ohh! Que oui, la fierté en mangeait un coup, elle se sentait, maintenant une moins que rien, ne sachant même pas si elle était encore à la hauteur de sa race, elle qui s'était sentie, y a ça de peu, si femme, si désirable, avec cette confiance aveugle, se sentiment de sécurité, ce pouvoir de tout conquérir, sans peur. Là, la fragilité prenait le dessus, laissant paraître ce qu'elle était vraiment. Faible.

Était-elle seulement à la hauteur de cette mission?

Oohhh! Quelques larmes trouvaient le chemin de son visage mais le vent les repousssait derrière elle, là où sa vie venait de prendre fin. Si jamais elle revenait, si jamais elle ne se laissait pas mourir en route, elle y mettrait le feu, à cette maison. Elle n'en avait jamais eu avant et le besoin ne se faisait plus aucunement ressentir de dormir dans un lieu vide, froid et inhospitalier.

La Lame traversait le village qui n'en était, encore, qu'à quelques balbutiements en cette heure d'éveil. Elle forçait un sourire, l'obligation, à la fois de se montrer digne et de cacher la douleur, envers un peuple pour lequel elle avait le plus grand respect et pour qui elle donnait sa vie, sans hésitation. Les effluves des boulangeries, déjà en activités, n'éveillaient, en elle, aucun de ses sens. Elle en était devenue indifférente. Au fil de cette traversée, son regard balayait la Place, le cherchant, son destrier quelque peu excité, ce qui la fit réaliser qu'elle l'avait bien négliger depuis quelque temps, l'isolant autant qu'elle, l'empêchant d'avoir quelques échanges équins.

Elle le vit, au loin, l'attendant. Elle se ressaisit, ne voulant pas lui montrer, la détresse qui l'habitait, cet homme, sacrifiant son arrivée à Mauléon par devoir. Elle s'approcha d'Aimelin, celui qui avait, sans rouspeter, accepter de se joindre à elle. La compassion d'un frère d'armes était, sans équivoque, la fidélité la plus certaine, ouais bon...pour certains. Il ne fallait surtout pas mélanger devoir et passion, l'erreur qu'elle avait fait.

Elle freina Providence, à ses côtés, cul à tête, lui permettant de le regarder droit dans les yeux. Elle ne baisserait pas, ne plierait aucunement, refoulant ses sentiments de haine, de peur de l'inconnu, de solitude, en elle, enfouis, bien loin.

Bonjour Aime...euh...Aimelin , bafouilla-t-elle

Elle venait de prononcer le mot le plus difficile, en détachant ainsi, syllabes. Il n'en fallu pas plus pour qu'elle baisse les yeux, cherchant en elle, la force de continuer, sans tomber.

Tu sais, j'aurais très bien pu faire cette odyssée seule. Surtout qu'il te tarde de rentrer enfin chez toi et de t'installer. Ta décision est plus qu'honnorable et je tiens à t'en remercier. Mais je te supplie de ne pas me demander comment je vais, je devrai te mentir et loin de moi ce défaut, malheureusement.

La Belle regardait cette homme n'osant pas, pour une fois, détailler la stature du mâle qui était devant elle, espérant qu'il ne remarque pas son malaise...


Aimelin a écrit:
[Tarbes à la sortie de la ville]

Bien installé en selle, face à elle il la regardait s’approcher. Les paroles de Caro revenaient dans sa tête : "je compte sur toi Aime pour la soutenir et me la ramener entière…". L’ombre qui se tenait loin devenait plus familière à mesure qu’elle se rapprochait de lui.
Il laissa son air soucieux pour accrocher un sourire à son visage quand elle arrêta son cheval à côté de lui. Son regard était dur, et vide, différent des jours d'avant, et la jeune Lame ne broncha pas se contentant de lui répondre. Nul besoin de demander ; il sentait son désespoir dans chacun de ses gestes et de ses mots.


- Bonjour Mitaine … et Aime ça ira tres bien.

Son regard se fit plus insistant lorsqu’elle baissa les yeux, comme si elle ne voulait pas qu’il lise dans sa tête tout ce qu’elle ne voulait pas encore dire.
Il savait son épreuve difficile et il se donnait ces quelques jours pour lui faire voir que la vie était là et qu’on ne devait pas passer à côté, bonheur ou pas bonheur.


- notre Connétable m’a demandé de t’accompagner et il n’est pas question que tu sois seule. Et puis tu es mon amie alors dis toi que ça n’est pas une corvée.

Il marqua un temps d’arrêt quand elle évoqua chez lui.

C’est vrai qu’il lui tardait de pouvoir enfin aménager son terrain, retrouver Shandra et ses connaissances de Mauléon, mais il les avait averti qu’il arriverait des qu’il le pourrait. Il posa sa main sur la sienne, qui tenait fermement les rennes et lui dit d’une voix douce mais ferme.


- je sais ce que tu traverses et je sais que quoi que puisse dire ton entourage tu n’entends pas. Je suis passé par là et si j’ai continué à vivre apres la mort de Mayane c’est parce que je n’ai pas voulu décevoir mes amies Caro, Bel et d’autres qui m’ont poussé à vivre… Je ne te demanderai pas comment tu vas, je le vois et je le sens. Saches juste que je suis là.

Il enleva sa main et se redressa sur sa selle, et prit un air plus enjoué.

- alors Lame Mitaine … si nous nous métions en route pour suivre les ordres de notre Connétable ? j’ai des fourmis de rester là à ne rien faire.

Pendant qu’il lui parlait il tira sur les rennes pour faire tourner Altaïr et le placer de l’autre côté de la Lame, prêt à partir vers leur destination.


Mitaine a écrit:
( Chevauchée en pleine campagne )

La Lame sentit une main se poser sur la sienne, un réconfort oui, mais plus jamais elle ne vivrait la douceur d'un tel geste. Ses yeux observaient cette main, elle, retenant son destrier. Elle la laissait là, volontairement, profitant de la chaleur qui montait en elle, de la force qu'elle devinait. Elle ne le connaissait que très peu mais sa confiance en cet homme la rassurait. Elle devrait se montrer digne et la hauteur de ce qu'il avait déjà perçu d'elle. Elle n'était plus la même et ne le serait plus jamais. Enjouée elle fût, maintenant d'une tristesse à faire pâlir de jalousie le plus sombre des jours de pluie.

Elle se ressaisit en entendant son impatience de quitter Tarbes. Encore une fois, elle laissait, sa supposée ville d'appartenance, mais cette fois-ci, elle espérait y revenir pieds devant.

Oui..bon...les ordres...oui...il le faut, je sais...
La Belle soupira longuement cherchant le courage de quitter. Elle savait bien que trop que le devoir primait, que sa vie, même lamentable, était consacrée aux Lames. Il fallait qu'elle se raisonne, il le fallait. Savaient-ils que de l'envoyer ainsi, de l'isoler de tout, n'était que de l'approcher de sa propre fin, l'achever. Mais y avait-il place pour les sentiments, pour le coeur, pour la compassion dans une armée? Elle même n'en avait jamais eu et très peu se doutait de ce que la Lame vivait.

Elle pencha ses lèvres aux oreilles du destrier, une routine à quoi elle tenait, lui faire entendre le son de sa voix.

Ce sera une longue et dure chevauchée mon beau. Je te donnerai ce que tu désires le plus.

La Belle vérifia bouclier et arc et donna un semblant de sourire à Aime.

Prête...On y va...À nous l'aventure!

Elle frola les flancs de ses talons et partit dans un galop, vers ce lieu de délice qui les attendait, ne se retournant plus. Sa vie venait de prendre une tournure innatendue mais elle serait surement meilleure un jour. Elle laissa un long cri s'étouffer dans la nuit et les mots furent des plus durs comme si elle voulait se laver de sa douleur, excorciser son passé, fermer le dernier chapitre, que de là haut, il l'entende et sache le mal qu'il lui avait fait, ce mal qu'elle ne méritait pas.

Je te déteste, Ronan, je te détesterai le reste de ma vie...


Mitaine a écrit:
( Euh....Où suis-je déjà? Ah! Oui! Secret! )

Déjà quelques jours, perdue dans ce lieu de semblant de paradis et la Belle prenait soin d'être vigilante malgré que quelques fois, elle aurait bien, plutôt pensé, à fuir. Des pensées qu'elle repoussait rapidement du revers de la main. Le devoir était tel qu'elle en devenait aveugle. Entre les moments de ronde, les quelques instants à pouvoir fermer les yeux et les rêves, elle espérait rentrer bientôt. Qu'on ne l'oublie pas, elle.

Son destrier broutait tranquillement, ou broutait-il vraiment avec le destrier de l'autre Lame? Faut dire que dans ses hautes herbes, il était difficile de distinguer quoique ce soit! Finalement, elle espérait qu'il broutait au champ où elle allait quelques fois le rejoindre, s'y étendant, brindille en bouche, sourire qui s'éveillait. Elle savait que cette bête nécessitait bien plus que ce repos mérité! Autant qu'elle, il vivait d'instinct, il respirait la poussière des champs qui s'élève lorsque les hordes d'ennemis foncent. Mais elle, là, elle respirait la pureté de l'air Béarnais!

L'attente devenait lourde, longue et chargée d'émotions et son pigeon, Féria, volait depuis déjà quelques temps, parchemin à une patte, quelque fois trop lourd pour elle, ses mots ne voulant plus s'achever. Elle trépasserait surement avant la fin de cette mission mais elle aurait été messager de chaleur et d'espoir. Quelque fois elle ne trouvait pas le destinataire rapidement et devait voyager plus loin. Mais la Belle recevait toujours réponse, réponse qu'elle attendait impatiemment. Tous ses aller retours ne faisaient que faire mieux supporter, à la Lame, la date si lointaine de son départ de cet endroit.
Elle prenait, souvent, doux plaisir, à s'éloigner du campement, prenant risque d'embuscade, pour pouvoir, enfin, lire à sa guise les douceurs reçues et y répondre.

Mais cette nuit là, cette noirceur profondément installée dans la plaine, elle au repos et rêvant, elle vit, au loin, une silhouette, tout de noir vêtue, approchant d'un freingant galop pour laisser tomber, à ses pieds, une rose, fleur de la passion, fleur du désir, fleur d'une délicatesse insoupconnée.

Oohhh....mais.....Ohhhh...

Elle était muette, là, debout, ne distinguant moins que rien, le cavalier ne disant mots, elle figée, Aucun son, sans voix, elle était. Apeurée, elle aurait du être mais son instinct ne la trompait jamais. Elle était là, devant lui, sans défense, lui retrounant le destrier aussi rapidement qu'il était venu, levant du sol, poussière, à croire que la brume du matin était, en cette nuit, précoce et que son voile se levait devant ses yeux.

Nonnnnn... Revenez!....Ne partez point!...Qui êtes-vous? cria-t-elle réveillant surement tous les ours du Béarn!

Quelle bévue faisait-elle? L'erreur serait-elle fatale?


Aimelin a écrit:
[quelque part dans la nature]


Les hautes herbes bougeaient doucement sous la brise qui laissait passer un doux murmure, comme un appel. Le feu crépitait doucement, faisant une douce chaleur en ces nuits qui commençaient à être fraîches. Assis sur un tronc d’arbre, la lame leva les yeux vers son amie qui dormait de l’autre côté du feu.

Le peu de vent soulevait son parchemin sur lequel il s’appliquait à coucher quelques mots.

Il laissa son regard se porter vers les arbres où étaient attachés leurs deux compagnons pendant la nuit. Il savait que dans la journée, elle allait leur tenir compagnie. Les chevaux étaient une tres bonne thérapie pour ceux qui ne voyaient plus le bout de leur chemin et ne marchaient qu’au milieu de brumes.

Les yeux dans le vague, il repensait à son rêve de la nuit passée. Bien que les nuits soient courtes, entrecoupées de tour de garde, comme en ce moment, il arrivait à dormir… et il l’avait vu.
Elle était venue le voir.. son sourire, ses yeux .. la douceur de sa voix.. dieu que le réveil avait été dur et triste en faisant effacer son visage. Tant de mois s’étaient écoulés depuis son départ mais il se souvenait du moindre de ses traits.
Etait elle venue pour lui dire qu’elle était toujours là et qu’elle veillait sur lui de la haut ? tout se bousculait et il haissait cet homme qui lui avait volé ce qu’il avait de plus cher au monde.

Il jeta un œil vers Mitaine.. il savait ce qu’elle traversait ; elle n’oublierait pas ; elle vivrait avec… on apprend à vivre avec l’absence de l’autre. Lui n’oubliait pas ce mal qui l’empêchait de vivre et qui l’avait fait souvent être incompris.

Comme il aurait aimé que sa tendre amie Bel soit là, comme il aurait aimé lui dire tout ce mal qui le rongeait à chaque fois qu’un souvenir remontait du plus profond de ses entrailles pour venir effleurer le bord de ses yeux.
Elle était une des rares qui le connaissait par cœur avec Caro et Malt. Les moments qu’ils avaient partagés à leur retour de la chasse à Torras étaient encore là dans sa tête.
Elle était l’une de celles qui le rassurait par sa soif de vivre et son humour, et elle lui avait appris tant de choses à l’hospice de Compiègne pendant la guerre, avec Atirenna, l’autre médecin qui l’avait pris comme aide.. grâce aux deux jeunes femmes, il avait appris à nettoyer, cotériser et même refermer des plaies.

Il secoua la tête et se repencha sur sa missive qu’il signa. Apres l’avoir relu il l’attacha à la patte de son messager avant de le libérer et de le regarder partir.


Nonnnnn... Revenez!....Ne partez point!...Qui êtes-vous?

Le cri que poussa son amie le fit se retourner et se diriger vers elle. Il s’agenouilla à ses côtés.

- Mitaine ça va ? tu as du faire un mauvais rêve.

Tout en lui parlant doucement il regardait autour de lui, espérant qu’aucune mauvaise âme ne trainait dans le coin et n’ai entendu une voix de femme.


Mitaine a écrit:
( Pleine nuit....pleine folie? )

Oohhhh....Aime....Non, je ne rêve pas. J'ai bien vu une silhouette, je ne suis pas folle là....

Mais que... Cette plaine rendrait fou le plus sain d'esprit sans seulement qu'il s'en rende compte. Elle le regardait, et pour la première fois depuis leur départ de Tarbes, le sentait perturbé.

Je ne voulais pas te faire sursauter, Aime. Mais ici, à part quelques pauvres âmes perdues, y a rien. C'est la mort. Un cimetière est plus vivant que ça!

La Belle retourna la tête, s'assurant qu'elle ne devenait pas effet, complètement sénile. Elle se leva, reportant ses armes à sa taille et se mit à marcher, scrutant le sol. Il faisait si noir qu'elle n'y voyait rien.

Je n'y vois mais rien....c'est l'enfer ici!

Se rapprocahnt du feu, elle prit bois enflammé en main et retourna à sa quête. Le mystère l'attirait. La Belle s'arrêta sec, s'agenouillant et de sa main libre effleura le sol. Ses yeux se posèrent rapidement sur leurs deux destriers qui étaient d'un calme anormal et toujours retenus au seul arbre de cette plaine..Oui, bon un arbre...une brindille peu commune tentant d'atteindre l'adolescence.

Aime! Y a trace de sabot ici...Je savais que je n'étais pas...bon...passons! Je ne rêvais pas...

Elle ne savait plus quoi penser. Étaient-ils, tous deux, si blasés qu'ils n'avaient même pas eu vent de cette venue?

La Lame s'avança dans la noirceur de la nuit, s'éloignant du campement. Sa curiosité l'acheverait peut-être mais à quoi bon repousser son destin...


Aimelin a écrit:
[nuit agitée ]

Aime regardait son amie avec un air mi amusé mi inquiet. Qui dont aurait pu venir ici sans qu’on l’entende, sans que les chevaux renaclent. Lui-même était resté éveillé à écrire et personne ne s’était approché. Peût être qu’elle avait besoin de repos… depuis quelques jours qu’ils étaient dans cet endroit désert et peu fréquentés ces temps ci, elle devait trop penser et tout devait se mélanger dans sa tête.

Il la regarda curieux quand elle se leva, semblant chercher quelque chose et se munissant d’un bois enflammé pour éclairer le sol.
Il se releva à son tour et la regarda faire la suivant à quelques pas. Pas question qu’elle s’éloigne dans la nuit il était responsable d’elle.


Aime! Y a trace de sabot ici...Je savais que je n'étais pas...bon...passons! Je ne rêvais pas...

Il s’avança vers elle et s’agenouilla touchant de ses doigts la marque au sol ; la terre n’était pas encore tassée à la surface et cette trace n’était pas vieille.
Il leva un regard interrogateur vers elle.


- mais qui peut être venu si pres sans qu’on le voit. Les chevaux n’ont même pas bougé.

La voyant s’éloigner en suivant les traces il abandonna les traces au sol pour lui emboiter le pas, la main sur le pommeau de son épée, vérifiant sa dague à l’italienne dans son dos.


Mitaine a écrit:
( Que le jour se lève que j'y vois clair! )

Il n'a pas passé inaperçu! Je l'ai bien vu de mes yeux! Silenceux, il fût, tu sais. Il ne voulait peut-être pas dévoiler son identité. Mais tu n'as pas pensé que c'était peut-être pour toi?

Elle rigola avant de s'enfonçer dans la nuit, son esprit quelque peu embrumé, son instinct de survie l'abandonnant à chaque pas, la flamme du bois éclairant son visage. Elle n'avait point pris le temps de reposer, à ses longs cheveux, les rubans qui les retenaient normalement et le vent, qui lui caressait le dos, les ramenait, quelques fois, devant ses yeux, ce qui la fit perdre patience.

La Belle ne voulait pas perdre une seconde de plus mais se dû d'arrêter sa folle course. Elle marmonait l'incompréhensible, fociférant contre elle-même qui ne prenait plus le temps, de soigner sa personne.

Rhoooo....Ça m'apprendra à rêvasser! Vais raser tout ça au retour moi. Marre de me foutre de ma propre gueule!

Une fois l'ardue tâche accomplie, la Belle, poursuivit sa quête d'indices. Sa curisoité faisait maintenant place à l'effroi de se retrouver en terrain inconnu. Elle se mit à fredonner sa contine préférée, celle qui la rassurait, lui redonnait force, celle qui, en cette fin de nuit, lui faisait réaliser qu'elle avait bien les deux pieds sur terre...enfin..plutôt sable et poussière.

Une Lame, deux Lames, trois Lames....

Le vent soulevait les traces et elle se mit à courrir, s'éloignant encore plus du campement...

Tu sais Aime, je ne saurai peut-être jamais ce que j'ai vu...mais ce n'était pas un rêve, ça je peux t'assurer!


Aimelin a écrit:
[retiens la ... nuit]

- pour moi ? je ne vois pas qui pourrait venir ici en pleine nuit pour moi … et repartir sans m’avoir parlé… ou une de mes nombreuses soupirantes secrètes alors… il évita de dire à voix haute la dernière phrase pour ne pas encore entendre ses taquineries.

Il réfléchissait à tout ça mais Mitaine qui s’éloignait était bien plus important … décidément cette jeune femme voulait le rendre fou en faisant imprudence sur imprudence. Il jeta un coup d’œil au feu derriere lui et aux chevaux avant de la suivre.


- Mitaine !! reviens ! il fait nuit ça sert à rien on chercha demain Il essayait de retenir sa voix pour ne pas qu’elle raisonne trop et accéléra le pas. ... la voila qui court maintenant ! mais .. par Aristote !

Il partit en courant à sa poursuite, tenant son épée pour ne pas que le cliquetis du fer ameute un quelconque voyageur, pestant contre elle qui les faisait s’éloigner du campement.


- je vais lui en donner des corvées de patates si elle continue comme ça !!

Il ne faisait même plus attention au noir qui les entourait à mesure qu’ils s’éloignaient du feu et ce n’est pas la maigre torche de Mitaine qui allait éclairer longtemps le chemin. Il fallait qu’il la rattrape et la ramène de force au campement, contente ou pas contente il ne lui laisserait pas d’autre choix. Il accéléra sa course et quand il fut à portée de main, tendit son bras pour saisir sa chemise.


Mitaine a écrit:
( La course folle )

Elle l'entendait gueuler après elle, sa voix s'entremêlant dans sa tête pour retrouver aussi vite la sortie des deux oreilles. Ce qu'elle avait entre, fonctionnait à pleine capacité et sa réponse fut brutale.

Ben quoi là! Tu as peur? lui cria-t-elle, continuant son chemin. Il s'éteindra pas le feu et il marchera pas jusqu'à Tarbes. Nomého! Je suis Lame moi et je vais au devant des coups! On n'ose pas s'aventurer pr.....

Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase qu'elle sentit, soudainement, sa chemise serrer sa poitrine, freinant du coup sa course. Elle ne prit pas le temps de réfléchir, laissa tomber le bois au sol, qui s'éteignit et dégaina son épée de son fourreau, empoignant le monstre qui s'en prenait à elle. La rage qui venait de l'empoigner ne lui faisait plus ressentir la lourdeur de la pièce métallique et elle lui fourra sous le cou.

Ta mort tu veux, l'étranger? Tu l'auras! Après je te demanderai qui tu es!

Elle appliquait la pression là où ça faisait mal! On touche pas à la Belle. Il devait surement venir d'une autre contrée pour ne pas savoir ça!

Lâche...ça se permet de venir me déranger, de lancer rose aux pieds et de déguerpir comme une lapine devant son mâle après une triple portée! Pffff.

Elle sentait ses jambes, qui sous l'irrémédiable, tremblaient. Elle qui avait voulu savoir, comprendre ce geste, n'obtiendrait jamais réponse si elle lui tranchait la gorge...

Elle savait Aime pas très loin derrière elle et attendrait pour l'achever, que celui-ci, soit présent...au cas où!


Aimelin a écrit:
En une fraction de seconde elle s’était retournée et avec une poigne qu’il ne lui connaissait pas l’avait attrapé et lui avait glissé sa lame sous le cou l’appuyant fortement.

La sueur s’était mise à perler sur son front… ne l’avait elle pas entendu arriver derrière elle pour le prendre pour un inconnu ? Les six jours qu’ils avaient passés seul avaient sans doute fait disparaitre la bonne odeur qui le caractérisait. C’est vrai qu’il se lavait dans le ruisseau pas tres loin du campement mais il avait hâte d’être à Tarbes pour pouvoir se noyer dans une bassine.

Il essaya de se débattre mais la lame … de l’épée… lui tailladait finement le cou et il poussa un grognement essayant d’articuler quelque chose de compréhensible.


- mmpmffff c’est … mm..mmm …mmmffff… Aristote ne devait pas être à l’écoute de la jeune lame car les sons avaient du mal à sortir de sa gorge tant Mitaine y mettait du sien pour appuyer.

Il allait mourir égorgé par son amie s’il ne trouvait pas une riposte.


Lâche...ça se permet de venir me déranger, de lancer rose aux pieds et de déguerpir comme une lapine devant son mâle après une triple portée! Pffff.

Une lapine devant son mâle apres une triple portée… s’il n’avait pas été dans une aussi facheuse posture il en aurait rit mais là il cherchait à reprendre son souffle pour essayer d’avoir une voix autre que le petit filet idiot qui s’échappait de sa bouche.

Il arriva à agriper la manche qui le tenait fermement et tira dessus…


- Mmmmffff …mit ……fffmfmmfffmm ... rhaaaa risquant le tout pour le tout il lacha sa manche et posa sa main sur sa poitrine. Surprise par le geste et sans doute folle de rage que son agresseur lui touche les seins, elle dégagerait l’épée de son cou.


Mitaine a écrit:
( :shock: )

Mm..mmm …mmmffff...

Elle savait bien que l'étranger venait d'une contrée bizarre. Un fou! En plus, il puait le vieil ours mal léché. Y aurait même pas une boulette qui voudrait s'accoupler avec ça! Il était temps qu'elle mette fin à ses dignes souffrances et que l'air redevienne respirable, icelieu.

Tu sais pas parler l'ami? Tes vocalises m'impressionnent pas vraiment, tu sais. Si c'est comme ça que tu crois que je vais baisser pavillon!

Elle en profita pour le faire chanter à nouveau, elle qui voulait entendre les sons de l'agonie...

Allez chante mon homme...chante! J'aimerais entendre ton crescendo de la mort! Ça te tente pas? Fais moi plaisir...Fais ma nuit!

Elle n'eut pas sitôt fini de dire ses mots qu'elle sentit la relache de sa chemise. Surement avait-il entendu Aime arriver.

Ben voilà! Au moins ta mère t'a fait intelligent à défaut de t'apprendre à parler! Fait tes adieux...tu...mour...

La Belle, l'invincible, arrogante elle pensa, se déconcentrant qu'un instant. Il n'en fallu pas plus pour que le bougre bouge, posant une main sur ses seins, la prenant au dépourvu, elle que personne ne touchait. La chaleur de cette main pénétra son corps, la trasformant en volcan, prêt à l'éruption.

Du coup, elle lui asséna un sacré coup de pied, tristement, dans ce qui aurait bien pu, un jour, servir à créer sa future progéniture, le projetant en arrière.

Tu vas le regretter, sale chien! Fallait pas me toucher. Fallait pas! Ça lance des fleurs et ça se croit tout permis!

Ça t'appartient pas ça....alors, rêves pas!


Se précipitant sur lui, elle le coucha au sol d'un pied, talon dans ses joyaux, sa lame faisant sauter les boutons de sa chemise.

Là, je vais graver mon tendre nom. Tu verras...je serai douce et précise. Faudrait pas que tu en redemande par contre !



le cavalier mystérieux a écrit:
[Non loin des deux Lames..les épiant]

Non, effectivement Mitaine n'avait pas rêvé.
Elle s'obstinait à chasser le mystérieux cavalier masqué.
En lui lançant habilement la rose à ses pieds,
Qu'est-ce que cela pouvait bien signifier ?

Mais l'ombre ne faisait qu'un avec son destrier.
Pas le temps pour la Lame de réagir qu'il s'était volatilisé.
Pas un bruit, pas un souffle, à quelques mètres il les épiait,
Il assistait au spectacle de deux amis désorientés..

Il profita de voir les deux partenaires se défier,
Pour sortir de sa besace ses effets d'Archer,
Souffle coupé, Il prit le temps de viser pour décocher,
Une flèche d'une trajectoire parfaite qui sur un arbre, à côté de Mitaine, vînt se planter.

Prenant soin le temps de changer de position,
Pendant que les Lames tentent de retrouver la raison,
La flèche plantée prêt de Mitaine dévoile un message à son attention,
Dont l'écriture était loin d'être celle d'un vulgaire espion..

Seulement quelques mots,
Pour son auteur, inutile dans mettre trop..

Citation:
Citation:
Je n'ai vu que vous,
Je ne vois que vous,
Je ne désire que vous...


Aimelin a écrit:
Le coup qu'elle donna à l'endroit le plus précieux et le plus fragile de son anatomie lui coupa le souffle. Apres la lame de l'épée qui lui avait tailladé finement la gorge voilà qu'elle voulait le laisser avec une voix dont il n'oserait plus se servir tout au lond de la pauvre vie qu'il lui resterait.

- mmfmmm pppfffffff

Aucun son ne sortait de sa bouche. Plié en deux par la douleur, projeté en arrière, il tomba au sol quand elle le chargea à nouveau. La nuit l’empechait de la voir mais il devinait sa détermination et sa rage.

Essayant de retrouver ce souffle qui lui faisait tant défaut depuis qu'elle s'était retournée il arriva à articuler un ridicule
mmmmffffffffff et se retrouva avec une chemise dont les boutons sautèrent autour de lui pour laisser passer encore la lame de la jeune femme. La chemise ho nonnnnnnnn .

Pour une femme à couper le souffle c'était vraiment une femme à couper le souffle…Il respira un grand coup avant d’articuler à voix basse.


- c’est………moi……

Un petit bruit sec à côté d’elle, détourna l’attention de la jeune femme qui leva sa lame et Aime en profita pour rouler sur le côté hors de sa portée, se retrouvant à plat ventre. Péniblement il se redressa pour s’asseoir sur ses talons, pendant que Mitaine était occupée à récupérer quelque chose sur l’arbre à côté d’eux.


Dernière édition par Archiviste le Mer 30 Sep - 16:41 (2009); édité 3 fois
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MessagePosté le: Sam 27 Juin - 19:20 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 27 Juin - 19:22 (2009)    Sujet du message: 1456-09-20 - Deux lames dans la nature Répondre en citant

Mitaine a écrit:
La Lame, enfonçant toujours son talon, dans ce qu'un homme pouvait avoir de plus euh....plus....important...Non! Tendre...voilà...tendresse oblige, sentit un souffle frôler sa joue, un sifflement bien distinct. Point temps pour se faire déconcentrer de cet huluberlu, qui avait osé, posé geste immonde. Oui, elle était belle, certes, ses seins invitant, mais la toucher, ainsi, ses sales pattes sur son corps, il ne méritait, en effet, que de mourrir.

Au diable, les pensées du péché, la Belle, sentait une présence, son ouie aiguisée, ne la trompait jamais. Ils rôdaient. Combien étaient-ils?

Tes amis ça? La meute après sa proie? Pfffffffffffffff. Un compliment que d'être proie mais vous avez choisi la plus rusée et la plus intouchable du Béarn. Grave erreur! Votre rêve deviendra votre cauchemar!

Sa lame était toujours sous le menton de l'espèce d'abruti, lame qu'elle tournait, que pour le chatouiller de sa pointe, prête à lui faire un signe de croix, qui laisserait gicler la totalité de son rouge....Non! Où serait-ce pour l'aider à prendre de plus grandes respirations...

Fallait l'achever et aller accueillir dignement ses potes. Mais sa curiosité lui donnait des fourmis dans les jambes. Elle le regarda, essayant de poser, son autre pied sous sa gorge, elle en équilibre sur son corps. Fallait pas qu'elle tombe, elle serait là, en bien mauvaise posture, mais elle se devait de se retourner, que quelques secondes et vérifier ce qui avait bien pu la déranger dans sa petite fête.

Toi, le bougre..tu bouges pas. Un seul mouvement et je ne sais pas lequel de mes pieds va prendre mon poids! La gorge...tu étouffes et euh...tes...bon enfin...tes belles amourettes...ben elle ne feront plus jamais plaisir aux femmes... Ça! C'est si tu réussis à marcher après! Compris?

Avait-il compris? Elle s'en foutait. Son regard se détacha de lui, laissant la tête les suivre jusqu'à ce qu'elle réalise qu'une flèche était plantée en tronc, ouais bon...brindillette...Il y faisait si noir.

Gang de pourris, tes amis! Il ne savent même pas viser! Ça se prend pour des chevaliers et c'est même pas archers...

Elle devait aller voir et ce moment d'innattention, permit au malfrat, de prononcer que deux mots qui la figèrent sur place, relachant la pression.

....c'est moi....

Sa voix, elle reconnu sa voix. Mais comment avait-elle pu le confondre ainsi, lui, Lame. Elle aurait bien pu le tuer sans lui demander son reste


OOhhhhhhhhhhh!...AImeeeee...Ooohhhhhh....Ben pourquoi tu l'as pas dit avant que c'était toi? Tu voulais me montrer ton côté courageux ou quoi? J'aurais pu te tuer bien avant...et moi, j'aurais passé le restant de mes jours en cuisines de Garnison! Belle affaire ça! Et Toi qui devait veiller sur moi!


Tout en vociférant contre la Lame, elle marchait rapidement vers l'arbre, arrachant du coup la flèche qui retenait un petit bout de parchemin, qu'elle lut à voix haute, sentant les émotions l'envahir.
Citation:
Je n'ai vu que vous,
Je ne vois que vous,
Je ne désire que vous...

Elle n'y voyait que très peu et relut pour être certaine qu'elle ne devenait pas, en effet, folle.

Mais.....Mais...


Aimelin a écrit:
Enfin elle l’avait laissé parlé et l’avait reconnu… reprenant son souffle il l’écoutait d’une oreille. Oui il devait veiller sur elle et ça n’était pas prévu qu’elle l’agresse de la sorte.
Citation:
Je n'ai vu que vous,
Je ne vois que vous,
Je ne désire que vous...

Ha non v’la que maintenant elle lui faisait une déclaration !! la bouche ouverte il s’était retourné, pour la voir lire ce qui semblait être un parchemin.

Il respira de soulagement, voyant qu’elle ne s’adressait pas à lui, et se releva, arrangeant ses braies pleine de poussière et regardant sa chemise avec un air désespéré. Une chemise de plus, décidément apres Mague en taverne pour son assoupissement, Lara dans une cave pour lui avoir piqué une bouteille de calva et maintenant Mitaine, ses chemises ne duraient pas longtemps en Béarn ; son amie Lily allait faire fortune avec lui.

Il essaya de remettre ce qu’il restait du tissu dans ses braies et abandonna l’idée de fermer le seul bouton qu’elle avait laissé, sans doute par pitié. Il regarda le bouton et l’arracha pour le mettre dans sa poche. Voilà un qu’elle n’aura pas au moins.

Puis il s’approcha d’elle, prudemment, et regarda le parchemin, essayant de le déchiffrer dans la pénombre.


- vl’a oups c’est quoi cette voix … il toussa pour reprendre une voix normale.. vl’a que tu reçois des billets doux en pleine nature maintenant ? hé bien avec toi c’est vrai que l’on ne s’ennuie pas j’ai eu bien fait de t’accompagner.. si l’on enlève le traitement que tu viens de me faire.

Il passa sa main sur sa gorge et regarda son doigt ou perlait un peu de sang.

- tu m’aurais égorgé com’ … puis soudain repensant à la lapine devant son mâle apres une triple portée… il partit dans un fou rire qu’il ne parvint pas à maîtriser.. plus il la regardait plus il riait et il s’éloigna de quelques pas pour s’asseoir sur un tronc d’arbre, incapable de s’arrêter. Ses yeux commençaient à s’emplir de larme et il essayait de la regarder en reprenant un air sérieux mais son fou rire reprenait de plus belle.

- pardon Mitaine.. mais .. je crois que ce .. ce sont mes nerfs… qui lachent !


Le cavalier mystérieux a écrit:
Le Mystérieux cavalier épiait toujours dans la nuit,
Écoutant la douce voix de la Lame qui récitait un message transmis de lui.

Que pouvait-il bien se passer dans sa tête en cet instant ?
Le prendrait-elle pour une vulgaire plaisanterie bonne enfant ?
Ou bien la véritable raison : un mot, étrange certes, mais émouvant..

Il sortit de son mantel noir, une rose.
Il la huma et caressa légèrement sa joue avec, songeant à une seule chose,
Alors que son doux parfum, sur cette fleur, s'y dépose.

Il placa la rose sur le tronc avec un léger sourire,
Grimpant sur le dos de son destrier et cabrant en arrière pour le faire hennir,
Afin que les Lames, averties, puissent venir,
Et ainsi Mitaine trouver la rose, pour la recueillir..

Il talonna sa monture et disparu dans la nuit sans prévenir,
Laissant s'échapper dans les profondeurs des bois, son lointain rire.


Mitaine a écrit:
( Question )

C'est ça...rit..allez...si ça peut t'amuser...J't'accompagne sur ce noeud et toi tu te bidonnes...Pfffffffffffff.

La Lame était découragée mais pire encore, elle se dégoutait d'avoir perdu la tête ainsi. Elle avait un...un..noeud dans l'estomac à la vue du sang qui coulait sur la gorge d'Aime. Elle se laissa glisser le long du tronc de l'arbre, repliant ses genoux sous son menton et se mit à sangloter. Ses nerfs lui jouaient de vilains tours, elle, la rusée. Elle relut et relut maintes fois les quelques lignes qu'elle avait en main, celles-ci tremblantes.

Noméééého! Peut-être pour toi tout ça....Toi, le tombeur de ces Dames!

Elle l'observait, lui qui marmonnait, tout en essayant, de se recouvrir des quelques lambeaux de chemise qu'elle avait daigné lui laisser.

Très mignon..vraiment d'un chic fou! On peut être fier. d'être soldat!

Elle pouvait voir que les entraînements avaient porté fruit et détourna son regard. Elle n'avait pas l'habitude de déshabiller l'ennemi avant de le mettre...à mort. Que ce passait-il avec elle? Elle devenait folle, oui. Et pourtant elle n'avait pas rêver.

Tu réponds pas? Qui dans le Béarn, pourrait bien t'écrire de si beaux mots? Pas pour moi, ça j'en suis certaine.

Suis pas femme que l'on aime et tu le sais. On me désire oui, curiosité oblige, l'intouchable, celle qui ne cède jamais. Ma réputation est faite depuis bien longtemps, un beau défi! Alors des mots doux...Pfff...pas pour moi, j'en ai jamais eu, d'ailleurs.

La Belle ne bronchait plus, se grattant la tête, un peu de brasse neurones, l'aiderait à réfléchir.

Un amour fou, qu'elle doit te porter, pour venir jusqu'ici et risquer que tu te fasses tuer. En plus..elle a bien du voir que tu agonisais, comme un rat! Et ça reste caché, comme un voleur.

La nuit tirait à sa fin, le jour prendrait place, règnant tel un Roy sur la vie qui s'éveillerait et elle, elle...Ses pensées furent, encore une fois, dérangées par des hennissements.

Aimeeee! Tu as entendu? Les destriers...Oohhh Non!...Ben voilà c'était surement une ruse pour nous éloigner de notre campement....


Aimelin a écrit:
[dans la nuit]

Voir Mitaine en colère le fit arrêter de rire.

- pour moi ? . … eh bien si moi je suis un tombeur alors je ne préfère pas savoir ce que sont ces hommes qui arrivent en taverne et repartent avec une inconnue à leur bras.

Tu réponds pas? Qui dans le Béarn, pourrait bien t'écrire de si beaux mots? Pas pour moi, ça j'en suis certaine.
Suis pas femme que l'on aime et tu le sais. On me désire oui, curiosité oblige, l'intouchable, celle qui ne cède jamais. Ma réputation est faite depuis bien longtemps, un beau défi! Alors des mots doux...Pfff...pas pour moi, j'en ai jamais eu, d'ailleurs.


Il la regarda et reprit son sérieux, puis s’agenouilla à ses côtés passant son bras sur ses épaules.

- qui peut écrire de si beaux mots ? beaucoup de monde.. tu sais lorsqu’on veut plaire les mots sortent facilement.. par contre les actes sont beaucoup plus durs et la preuve ce mystérieux "soupirant " ne se montre pas.
Peut être ne sait il que séduire par des mots faciles couchés sur un parchemin.. j’ai tant vu d’hommes faire cela que ça ne me surprend guère.


Il repensa à tous ces beaux parleurs aperçus en taverne qui une fois leur mission accomplie retombaient dans une banalité affligeante.

- et puis arrêtes de te sous estimer ainsi je n’aime pas ça ! il avait haussé machinalement la voix d’un ton
quelle réputation ? celle que te font des femmes jalouses parce que leurs hommes regardent ailleurs ? celle que te font ces même hommes que tu refusent et qui voit leur virilité de mâle mise à rude épreuve ? …… la réputation de quelqu’un de libre qui agit à sa guise ?
moi les réputations je passe outre et je me rends compte moi même de qui j’ai en face de moi et c’est ce que j’ai fait avec toi…. si les autres ne sont pas capables de faire la même chose je les plainds de toute mon âme.


Il s’assit à côté d’elle, soupirant et continua d’une voix plus douce.

- les autres, ceux qui te jugent sont des idiots, mets toi bien ça dans la tête. Moi je te connais. Tu es quelqu’un d’entier, d’agréable, avec de l’humour à revendre et beaucoup de charme en plus d’être jolie, alors je ne veux plus que tu dises que tu n’es pas femme que l’on peut aimer.

Il ne savait plus comment lui dire qu’elle se trompait…. Par leur stupidité les hommes pouvaient faire tant de mal.

- Moi aussi je pourrai parler comme toi apres ma relation avec Malt, dire que je ne suis pas homme que l’on aime, que les femmes ne veulent qu’une chose de moi. Si tu as envie de te faire plaisir fais le et qu’importe ce que pensent les autres…… vis pour toi.
Si tu savais le nombre de gens qui se disent "bien" mais ont des vies dépravées et dont les histoires font le tour du royaume !


Il s’arrêta regardant devant lui… tout remontait à chaque fois qu’ils discutaient. Des propos lui revinrent en mémoire et il les récita à haute voix :

" n'oublie jamais, tout au long de ta vie, quand tu seras dans le besoin, devant l'injustice des hommes, quand le doute t'assailliera, quand tu seras devant un cas insoluble, n'oublie jamais les quatre vertus cardinales: la force, la justice, la prudence et la tempérance......N'oublie jamais non plus les trois vertus théologales: la foi, l'espérance, la charité.......Elles seules te montreront le droit chemin et te permettront de rester digne et fier devant Aristote....."… ce sont les paroles de quelqu’un de sage, mon amie Belphegore … j’essaie de les appliquer même si ce n’est pas toujours facile.

Ils sursautèrent et se mirent debout quand un hennissement retentit dans la nuit.

- viens retournons au campement

Les deux lames partirent en courant en direction des chevaux qu’ils avaient laissés un peu trop longtemps sans surveillance.


Mitaine a écrit:
( Pas la bonne direction! )

La Lame, trop futée pour ne pas réagir et comprendre, regarde Aime. Tous ces mots faisaient bien du sens mais elle avait quand même vu un Chevalier, ce destrier, cette flèche et qui plus est les mots les plus doux qu'elle ait eu la chance de lire.

Nonnnn...C'est impossible..Aime...Nonnnn...Ce ne sont pas nos destriers, ils sont trop loin pour qu'on les entende. J'te dit..Y a quelqu'un qui rôde ici.

La Belle se releva et partit plus avancé dans les bois. Oohh..Qu'elle pouvait être d'une imprudence, elle. Le jour se pointait et finalement elle y voyait plus clair.

Ses yeux scrutaient le sol à la recherche de trace lorsqu'elle tomba au sol, ayant trébuché.

Rhoooo...Sais même plus marcher moi...Ce que l'Inconnu me bouleverse...Tellement pas moi ça...

Elle n'eut pas terminée sa phrase qu'elle apperçut, posée délicatement sur un tronc, la plus belle des fleurs, une délicate rose. Elle la huma, la gardant bien près d'elle. Son parfum s'entremêlait à une odeur, bien connu, un arôme délicieuse. C'était celle d'un homme oui, qu'elle...

Oohhhh....Mais......Oohhhhh...Je ne rêve pas là! je ...Oohhhhh, je sais...c'est...Oohhhhhh....


Aimelin a écrit:
[Nuit agitée]

Décidément il n’arriverait jamais à lui faire entendre raison. Voilà qu’elle repartait comme une folle dieu sait où.
Aime soupira en la regardant partir… la suivre ? attendre ? il commençait à ressentir une certaine fatigue et une fatigue certaine et il décida de l'attendre. De toute façon elle n'en faisait qu'à sa tête et pour qu'elle le confonde avec un ours ou une brigand et lui arrache ce qu'il lui restait de chemise, il préféra rester sur place.

Il la regardait avancer quand il entendit un bruit sourd et la distingua allongée sur le sol.


- c’est pas le moment de dormir dans les bois Lame Mitaine ! debout et plus vite que ça ! il avait pris une voix autoritaire et s’apprêtait à la rejoindre quand il l’entendit pousser des exclamations.

Que se passait il encore ? avait elle trouvé le tireur à l'arc qui allait avec la flèche ? où avait elle trouvé un champignon rare ne poussant qu'en basse saison par temps ni trop humide, ni trop sec, et uniquement dans les sous bois où ils se trouvaient... il n'allait sans doute pas tarder à le savoir.


Mitaine a écrit:
( À la conquête )

Pas le moment de dormir...Pas le moment de dormir! Mais là! Comment oses-tu penser que je m'amuse à dormir moi, face première, au sol? En plus arrête de crier après moi. J'obéis qu'à une personne moi. Bon!

Ppfff...Moi! Soumise en plus...ouais bon...Pas né...celui qui connaîtra ce qu'elle est vraiment.

C'est ça, restes là bas. Laisse une pauvre femme, sans défense, affronter un...un....un Homme..et armé en plus!


La Belle continuait d'avancer, pas question pour elle de ne pas retrouver l'Inconnu qui laissait mots et fleurs sur son passage. Et si il ne se montrait jamais..


Mitaine a écrit:
( Histoire d'eau )

Bon...Comme je peux voir, tu n'as pas l'intention de bouger. T'as raison...Rentrons au campement. J'en ai marre de passer pour une..euh..une...folle...ouais!

Elle revint sur ses pas, les épaules courbées, la fatigue la rendant encore plus vulnérable. Elle, la Belle, ne se sentait pas bien jolie en cette fin de nuit, il était temps qu'elle se trouve un endroit tranquille et reprenne ses esprits. Ses esprits, ouais..bon...une claque plein visage aiderait peut-être ou encore, réagir, face à l'attaque d'un ours, serait mieux, pour que la Lame revienne à elle, après tout...elle avait le sang d'une tueuse, d'après certains.

La marche du retour lui sembla l'éternité, se retournant quelques fois, comme pour le voir surgir, ce qui ne se produisit jamais. Oui, elle avait bien rêvé. Oui, Aime aurait bien pu, lui, vivre un cauchemar. Oui, elle devait oublier.

Elle regarda l'autre Lame, confuse et troublée de sa bévue, mais l'erreur était humaine et elle, ne l'était-elle pas, humaine?

Je...Aime...Je...Bon...Je....Tu veux ma chemise? Je porterai ma robe, au pire resterai en..euh..bon...si la dentelle ne te fait pas trop peur...Tu peux pas rester torse nu comme ça, tu vas ameuter tout le voisinage!

Le voisinage!...Norf! Pas de voisins ici, pas une âme qui vive, que quelques voyageurs, qui à la vue de leurs armes, détallaient comme une antiloppe devant le fauve rugissant. Pffff...la mort...Ses pensées la rongeaient, tiraillée entre le goût d'hurler son désarroi ou de s'endormir là..maintenant. Visage livide et sale, une fois en vue du campement, elle défit son ceinturon, le posant sur son épaule comme si elle n'y avait pas assez de poids déjà.

Je... Je..vais aller me rafraîchir Aime. Peut-être la tête submergée je retrouverai la seule neuronne qui a fonctionné ce soir! Je reviens dans peu. Euhh.....Promis cette fois-ci.

Les quelques soirs qu'elle s'était isolée pour écrire, l'avait amené à découvrir, un bassin d'eau, assez grand pour qu'elle puisse s'y plonger. Elle était là debout, immobile, quelques larmes sillonnant ses joues, se noyant dans le peu d'eau qui allait l'abriter bientôt.

Mitaine, la Lame, la Belle, allait laisser tomber ses gardes pour un bref instant. Une fois ses bottes et ses bas enlevés, elle effleura l'eau, du bout des orteils, créant une onde qui lui semblait sans fin, la fraîcheur de l'eau la faisant frissonner. Ses braies jetées plus loin, elle défit lacets de sa chemise, un à un, la laissant glisser le long de sa peau jusqu'au sol. L'air frais de cette fin de nuit la fouettait, ses yeux fixant la lune qui disparaitrait bientôt. Elle referma ses bras sur son corps musclé, qu'elle sentait bien frêle, d'un seul coup. Elle retourna la tête, voulant être certaine d'être seule.

Oui bon...faut pas fabuler là... murmura-t-elle

La Belle laissa tomber le peu de dentelles qui la recouvraient, défit les rubans qui retenaient ses longs cheveux, les laissant lui caresser le dos et plongea, n'en ressortant que quelques minutes plus tard, ayant visité le fond de cet abîme, encore inconnu...La lune éclairait son visage, l'eau qui y ruissellait, brillait tel des pierres rares. Elle était bien...une paix intérieure et elle fit prolonger ce moment, profitant de cette solitude...



Aimelin a écrit:
[nuit interminable]


Elle s’était enfin décidée à revenir. Il n’en avait que faire du mystérieux messager qui la suivait et il commençait à être fatigué.

- non merci j’ai pris une chemise de rechange j’ai tout ce qu’il me faut

Ils rejoignirent le campement en silence. Il se tourna vers elle quand elle lui annonça qu’elle allait se rafraichir.

- sois prudente… je reste là je ne tiens pas à venir faire le voyeur pendant que tu es tranquille rassures toi… je n’en suis pas encore là comme pas mal d’hommes d’apres ce que tu m’as dis de vos bains avec Caro. Il eut envie de rire à la pensée de ceux qui allaient les observer. et puis si ton mystérieux soupirant est dans le coin… tu ne risques rien. Il se fera sans doute un plaisir de te surveiller pendant ton bain je suppose.

Las de tout ça il posa son ceinturon contenant son épée contre un tronc et attrapa sa besace.
Non content d’essayer de la séduire en taverne, voila que ses soupirants la suivaient même sur les chemins quand elle était en mission. Nous voila bien en tant que Lames s’il arrivait quelque chose pendant qu’elle essaie de savoir qui lui court apres.

Il la regarda partir et s’affaira. Il fallait bien que quelqu’un monte la garde et il s’y collait.

Il ressortit ses parchemins et sa plume et s’installa sur son rocher… il avait besoin de parler à quelqu’un et seules ses amies l’écoutaient… il pensa à la Champagne en souriant et se mit à écrire.


Mystérieux cavalier a écrit:
[Près du plan d'eau où elle n'est pas si seule la Lame..]

De légers bruits de mouvements d'eau,
Des bruits bien distincts qui font penser à une personne entamant quelques brasses..

Dans l'obscurité de la nuit, un regard pétillant reluit depuis un bosquet.
Le Mystérieux cavalier était toujours présent,
Disparu pour réapparaitre, tel un rêve, ou un cauchemar pour d'autres..

Il contemplait la belle Lame, si pure, ses formes parfaites, sa longue chevelure qui retombait tout le long de son dos séduisant.

Cette fois, c'était lui qui rêvait.
Il sentit une certaine émotion lorsqu'elle retira avec une telle sensualité, ses vêtements.

En bon gentleman il aurait fermer les yeux, mais la beauté de la jeune femme devînt en lui une sorte d'obsession.
Il écoutait plus son cœur que sa raison.

Pendant qu'elle avait le dos retourné et s"occupait à nager,
Il quitta le bosquet sans faire de bruit,
Puis entama quelques pas sur la berge, discrètement mais toutefois à découvert.

Il prenait le risque de se faire réellement voir. Mais cela l'amusait.
Il s'accroupit devant un vêtement de la Belle puis le ramassa et le porta à son visage encapuchonné pour humer le doux parfum de la Lame..

Gardant le vêtement en main, il s'approcha encore, à quelques pas de l'eau, sachant pertinemment qu'il prenait un énorme risque qui pouvait lui coûter la vie.

Mais il s'en moquait éperdument. Et puis, la Lame nageait point avec son arme lui semblait-il, peu commode pour la brasse il faut dire..

Le Mystérieux chevalier noir, s'assit à terre, en position de tailleur, gardant le tissu de la Belle entre ses mains, la fixant sans relâche, patientant avec calme et sérénité...


Mitaine a écrit:
( Voleur... )

Bien des lunes que la Belle n'avait point osé s'immerger ainsi, nue, sans souci de dérangement. Elle se souvenait de Tarbes, une nuit de pleine lune, pari en taverne, les hommes dégnant lui dire qu'elle, oui..elle, n'avait point le culot de se baigner dans ses plus beaux atours, eux trop timides pour se montrer et restant bien cachés, volant de leurs yeux, le peu qu'ils distinguaient. Il y avait bien longtemps de ça.

Ayant laissé glisser son corps à la surface de l'eau, Mitaine se retrouva rapidement de l'autre côté, profitant du moment pour se laisser couler tout au fond, une habitude qu'elle adorait. Quelques chose vient l'effleurer et elle laissa échapper un petit cri de surprise. Ne bougeant plus, elle patientait, à l'affût du monstre marin. Encore une fois, elle ressentit un mouvement qui la taquinait.

Nomého...Suffit là.. Peu même plus être tranquille. Attends que je t'attrape toi! Même pas d'armes, aucunes flèches, rien...Intelligente que je suis. En plus, ça tombe bien, j'ai faim moi.

Aussitôt dit, elle passa à l'attaque, bestiole gluante et rugueuse qu'elle attrapait et laissait glisser de ses mains aussi vite. Quelques minutes passèrent ainsi et la Belle en était à rigoler de sa stupidité mais après tout elle était guerrière et rien ne l'arrêterait. Malgré un effort de titan à vouloir ne pas devenir prise, ce poisson chat se retrouve prit par la queue. Belle affaire d'ailleurs, à gigoter ainsi, elle se ferait arracher un doigt. Prenant panique et réalisant que ce poisson chat...devait surement être l'esprit de l'autre qui s'était transformé en créature aquatique, elle lâcha prise.

À bout de souffle, à force de plongées répétées, elle décida de prendre un moment de répit avant de rejoindre l'autre rive, se retournant pour regarder la distance qu'elle se devrait de parcourir. Elle pâlit, appercevant, une ombre, au loin. Difficile de distinguer mais se doutant que cela devait être Aime. Elle repartit, nageant vers lui.

Hey!....Tu voles pas mes vêtements toi là...Je comprends que tu veuilles une petite vengeance mais là....Nonnnn!

Plus elle s'approchait, moins elle reconnaissait la silhouette de l'autre Lame. Un homme inconnu, encapuchonné, assis là, l'observait. Il avait quelque chose en main et elle prit sérieusement peur, elle sans défense.

Vous...Vous n'êtes pas Aime, vous...Mais...Qui êtes-vous? Que me voulez-vous à la fin?

Elle sentit le fond de ses pieds et se releva, l'eau à la hauteur de ses hanches, ses cheveux mouillés retombant sur ses seins, la lune faisait d'elle une ombre qui s'étirait jusqu'à lui, le dévisageant.


Mystérieux cavalier a écrit:
Elle fit demi-tour et se retrouva le regard sur lui. Surprise la Lame est.

Le mystérieux personnage hésita quelques secondes. Que devait-il faire ?
Se lever rapidement et s'évaporer à nouveau dans les bois ?
Ou bien jouer l'effronté certes, mais prouvez qu'il assumait ses actes ?
Le seconde solution lui ressemblait plus.

Ainsi il la fixa silencieusement, sans broncher, ni un seul mot, pendant qu'elle s'approchait nue et lui posait des questions.

Son visage toujours caché, il esquissa un sourire amusé sous sa capuche.
La Lame, l'Intouchable, semblait prise au dépourvu.

Avant qu'elle n'atteigne le sol ferme, il se leva, prit un vêtement de la jeune femme et se dirigea au bord de l'eau en lui étendant afin qu'elle se glisse dedans. Bien entendu, il fit preuve de galanterie et de décence en tournant légèrement la tête sur le côté afin de ne point la regarder ainsi dévêtue et aussi pour garder son visage secret.

Il prit une voix bien plus grave que celle qu'il avait déjà au naturel et d'une certaine douceur il glissa quelques mots..


Rassurez-vous, Lame, Je ne Vous veux aucun mal..enfilez vite ceci avant d'attraper froid...
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MessagePosté le: Sam 27 Juin - 19:22 (2009)    Sujet du message: 1456-09-20 - Deux lames dans la nature Répondre en citant

Mitaine a écrit:
( Une Lame craintive )

La Lame n'était point rasssurée mais plutôt tremblante et pas de froid..non! La peur l'envahissait. Elle avait voulu savoir qui la pourchassait ainsi mais là elle se retrouvait devant son destin, seule, face à lui. Elle ne distinguait aucunement son visage même s'en approchant tranquillement.

Rhooo..je suis flambant nue moi...Ça va pas bien là...Je suis pas à mon avantage... murmura-t-elle espérant qu'il n'entendrait pas.

Elle ne pensa même pas à se cacher, à quoi bon, si il voulait la tuer, habillée ou pas, il le ferait.

Rassurez-vous, Lame, Je ne Vous veux aucun mal..enfilez vite ceci avant d'attraper froid...

L'eau ruisselait sur son corps et avec ce vent frais de la nuit, les frissons l'envahissaient. Elle n'avait que deux mains après tout et une lui servait à cacher cet endroit parasidiaque qu'il ne gouterait jamais.

Sa réaction fut immédiate et elle lui arracha, de l'autre main, le peu qu'il lui offrait. Tout un culot qu'il avait! Elle les prit dans sa bouche étant obligée de tordre ses cheveux et de les rattacher. Elle venait de se livrer à son regard, elle.

Je...vous ne me donnez que très peu...

À sa plus grande surprise, l'homme retourna son regard de son corps et pourtant! Elle n'avait maintenant qu'une seule envie, sentir ses mains sur elle, lui, la revêtant de ses dentelles.

La Belle ne bougeait plus et n'osait plus dire mots. Peut-être ainsi s'approcherait-il d'elle et qu'elle pourrait peut-être entrevoir un trait qui la ferait le reconnaître. Elle osa!

Venez me vêtir vous même si vous êtes si inquiet pour moi !


Mystérieux cavalier a écrit:
[Un Chevalier au défi...]

Toujours le visage tourné, il sentit la Lame lui arrachait le tissu des mains.
Il ne bougea pas d'un poil.

Malgré cela, elle se se plaignait du peu qu'il lui rendait. Sa voix devînt malicieuse :


C'est déjà çà.. au moins vous ne serez plus complètement nue bien que cet état de fait ne me dérange aucunement..

Il rosit à ses paroles sous sa capuche, n'y laissant ainsi rien paraître.

Puis tout à coup, reversement de situation : elle le provoque et le met au défi ! Elle craintive au début, prend les devants avec malice !

Surpris et s'attendant plus à un coup qu'une invitation plutôt osée, il tourna la tête, la fixant. Ses yeux sombres ne reflétèrent qu'une petite lueur pétillante. Mais rien de plus. Le reste, néant.

Que cela pouvait-il cacher ? Qu'avait-elle derrière la tête ? Une méthode pour se rapprocher de lui et le démasquer ?

Il réfléchit quelques secondes. Il pourrait bien sûr lui lancer ses effets à distance, mais cela serait un peu brusque, ne lui ressemblant pas.

Et puis il était déjà bien engagé avec elle. Il avait pour principe de ne jamais reculer devant la difficulté.

Ainsi, décision prise, il alla chercher les fameuses dentelles, d'une couture très appréciable, puis s'avança vers elle, prêt à relever le défi quelque peu.. pimenté..

Il resta toutefois méfiant, épiant le moindre de ses gestes au vu d'une.. Liaison dangereuse..


Hum.. je vous laisse enfiler le bas pendant que je.. que je m'occupe du haut ?


Mitaine a écrit:
( Culot ou pas culot? )

Quelle idée de génie avait-elle encore eu? Oser laisser un homme s'approcher d'elle. Elle en avait fait des idioties mais là, elle se surpassait dans sa propre stupidité. Oui, elle était culottée! Oui... Bon, là non!...Mais normalement oui!

La quantité de calva ingurgité, depuis leur arrivée sur ce noeud, avait sûrement brûlé quelques neurones, normalement utiles, à la réflexion. Se faire dire qu'il ne lui voulait aucun mal était la prendre pour plus iganrde qu'elle était. Aucun mal, aucun mal...Ses mots résonnaient dans sa tête. Le mal était déjà fait, il la voyait ainsi, belle réputation qu'elle aurait après!

Elle se devait de trouver une solution rapidement pour se sortir de ce guépier. Ses yeux scrutèrent au loin, fixant le canasson qui broutait paisiblement. Elle, la sauvage, n'aurait qu'à courir, l'enfoucher et déguerpir jusqu'au campement. Et au diable les vêtements! Mais avait-elle déjà été femme à se défiler d'un défi qu'elle avait elle même, sans trop réfléchir, proposé? Non!


Hum.. je vous laisse enfiler le bas pendant que je.. que je m'occupe du haut ?

Le haut! Le haut! Ben oui! La Belle souriait sachant qu'il n'y voyait rien. Oui, bon..le haut, le bas, le haut, le bas...Vertige oblige là. Le haut...Elle pourrait bien lui laisser enfiler ce haut, elle, bras relevés, pour lui faciliter la tâche et Bang! Un bon coup de pied là où le ventre perd son nom. Enfin, elle saurait qui est l'intrus dans sa vie calme et paisible.

Ouais, pas fameux comme idée, ça pourrait lui faire mal, marmonna-t-elle

Le bas..le bas...et lui laisser la chance de la humer! Hummm...Elle était généreuse de nature mais là fallait pas non plus trop rêver. Par contre, Lui à genoux, devant elle, devenait plus qu'intéressant. Pour une fois qu'un homme serait digne de sa race et accomplierait l'inpensable! Cela lui faudrait bien un coup sous le menton, par contre.

Ce travail est-il trop lourd à assumer pour vous, qu'il vous faut le partager?



Aimelin a écrit:
(Retour à Tarbes)

Des bruits, plutôt une voix le tira de son sommeil. Il s'était endormi de suite sa garde finie, quand son amie était revenue le relever. Il ne lui avait pas posé de question sur son air soucieux. Avait elle rencontré son mytérieux lanceur de mots doux... s'était elle contenté de se baigner... il ne savait pas et pour lui l'essentiel était de la voir sourire quand elle lui dit :

- un pigeon de notre Sénéchal qui nous avertit qu'on peut rentrer à Tarbes Aime !!

Ces mots l'avaient de suite réveillé.... rentrer ? ... peut être allait il enfin pouvoir s'installer à Mauléon et acheter son champ.. avant de repartir pour une quelconque mission. Et de plus il avait tenu sa promesse vis à vis de Caro et du Sénéchal... ramener Mitaine ... et avec le sourire.

Ils n'avaient pas été long à se préparer, et préparer les chevaux. Une fois en selle, il regarda Mitaine avec un petit sourire :


- le premier arrivé à Tarbes paie la tournée à l'autre ? ... yaaaaaaaaaaaaa !!

Lançant leurs montures dans une course qui faisait voler les cailloux et la poussière sur leur chemin, les deux lames n'avaient qu'une hâte.. retrouver le village, et prendre un peu de repos.




***********


[HRP ... RP laissé en suspent ... mystérieux pnj ayant oublié de poster la suite.. donc j'ai posté un post de FIN Wink 10-10... HRP ]

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:36 (2018)    Sujet du message: 1456-09-20 - Deux lames dans la nature

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