Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion
1456-12-01 Rendez-vous à Brienne

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> ~ 1455 et 1456 ~
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Sam 27 Juin - 19:42 (2009)    Sujet du message: 1456-12-01 Rendez-vous à Brienne Répondre en citant

Ricw a écrit:

Les nuages gris de l'hiver avaient remplacé les teintes chaudes de l'automne, et le seigneur briennois se demandait à présent quand tomberait la première neige. Elle ne devrait pas tarder. Mais tout était fin prêt pour l'accueillir, et aucuns de ses gens ne devraient trop en souffrir cette année. Les événements rémois étaient bien loin son duché, et la diminution de la manne financière ducale ne les toucherait pas avant le printemps. Il avait encore une fois invité la demoiselle de Morvilliers à séjourner quelques jours à Brienne. Elle y prenait gout, visiblement, à son hospitalité. Et il devait admettre que lui aussi.

Il avait enfin quelqu'un avec qui passer des journées, même s'il devait bien l'avouer, un peu de calme ne lui aurait pas fait de mal certaines fois. Fort heureusement, elle avait de nombreuses heures consacrées entièrement à son éducation, bien qu'elle oubliait quelque fois d'y aller pour se réfugier chez son trio de garde. Visiblement, ils l'avaient adopté lors de leur petite promenade, et ils occupaient une bonne partie de ces moments libres à lui apprendre tout ce qui à leur sens était utile pour elle.
Bien sur, il avait appris tout cela par les bavardages de ses servantes. Mais il laissait faire. Après tout, il avait été prévenu de la mort de sa marraine, et il valait mieux pour elle qu'elle se raccroche à autre chose...

La lettre sur son bureau lui fit quitter ses pensées. Son frère le prévenait de l'arrivée imminente d'invités. En plus de dame Quasi, dont il savait depuis longtemps l'invitation, au moins deux autres personnes étaient attendues. Il devait les avoir croisé lors de l'enterrement du chevalier, mais dire qu'il avait les yeux ailleurs était un doux euphémisme. Il espérait que son hospitalité lui fasse pardonner son attitude précédente...


Quasi a écrit:
enfin!! Avec son sens innée de l'orientation, Quasi leur avait fait traverser la Champagne de long en large pour finalement en arriver au point de départ..Troyes et ses alentours, les terres de son Duc.

Cela faisait des mois qu'elle s'était engagée à rencontrer le fils de Kurt, voire même les deux. Il voulait la rencontrer pour exaucer les dernières volontés de son père, elle voulait le rencontrer pour la même raison.

Aimelin et Yvain l'accompagnaient. La jeune femme n'avait pas demandé a Manou de venir..elle connaissait assez son amie pour éviter de la blesser.

Les voila devant les grilles du château. Quasi avait du mal a retenir le tremblement de ses mains. Ainsi se trouvaient devant elle les terres de Kurt


Un sourire à Aimelin, un regard, qui lui disait de se tenir correctement, à Yvain...elle héla le jardinier.


Yvain. a écrit:
Elle lui avait fait des recommandations, donné des conseils. Elle avait rectifié sa tenue et lui avait fait moultes consignes ... tant, qu'il avait fini par se demander s' ils allaient faire visite au Duc ou au Roy.
Mais il connaissait sa marraine et n'avait point pris ombrage de ses conseils dont certains étaient futiles.
Il avait éducation, même si de temps en temps il en faisait oubli. Oubli souvent provoqué pour gentiment se faire courroucer la chère marraine.

Les voici donc dans l'enceinte du château.
Depuis quelques jours, il ne tenait plus à l'idée de revoir le Duc et de le visiter. Il ignorait le but de cette visite, mais sa marraine avait souhaité qu'il les accompagne, elle et Aimelin.

Il ne saurait dire pourquoi, mais à cet instant, il se sent comme étrangement envahi par une force sereine.
La beauté du décor peut être, la fierté d'être accueilli, l' inconscience de l' inexpérience qui annihile toutes peurs ou l'envie d'être le digne fils de sa mère ..... Curieux mélange, qui tel un breuvage imprègne le sang de ses veines.
Poison ou élixir ? La coupe est versée ... il boira !


Aimelin_ a écrit:
Haaaa la Champagne ! le froid, les forêts, Troyes, Sainte Ménéhould, Compiègne, Sainte Ménéhould, Compiègne, Sainte, Troyes … le jeune soldat n'avait pas à se plaindre de la visite de ce beau Duché.

Il était en bonne compagnie et entendre Manoue et Quasi discuter de la direction à prendre lui faisait oublier la fatigue de ces longues journées sur les chemins boueux.
L'hiver approchait à grands pas, laissant la gelée du matin recouvrir la campagne, faisant craquer l'herbe sous les pieds. Le froid s'insinuait sous sa cape et ses vêtements et il avait remonté son écharpe sur son nez, ce qui évitait aussi que son sourire taquin n'apparaisse trop aux regards.
Les rênes d'Altaïr dans une main, il le laissait tirer leur chariot, faisant confiance à son fidèle ami pour suivre Manoue.

Lorsque Quasi lui avait demandé de l'accompagner en Champagne, il avait hésité. Il savait qu'il allait revoir le moulin, ce moulin qui lui avait fait vivre tant de bonheurs, mais l'avait privé à tout jamais de sa famille. Mais il était quand même venu. Il avait retrouvé Maltea et avait fait connaissance de son fiancé, avait revu d'autres amies et il s'était convaincu que ce voyage était une bonne chose. Il en avait profité pour s'arrêter au moulin et aller sur la tombe de May. Les souvenirs douloureux s'étaient rappelés à lui mais ils étaient nécessaires pour continuer à vivre.

Quand il entendit parler de Brienne il leva les sourcils étonné d'être déjà arrivé. Le temps de laisser leurs amis, il se mit en marche vers le chateau en compagnie de Quasi et Yvain, tout en écoutant en souriant, les recommandations de la marraine à son filleul.

La grille du château se dessina bientôt devant eux et le jeune homme remit de l'ordre à sa tenue, s'enroulant bien dans sa cape pour éviter au peu de chaleur qu'il avait réussi à attraper, de s'échapper. Il laissa à Quasi le soin de demander leur chemin pendant qu'il regardait autour d'eux. Le décor était de toute beauté, et l'endroit dégageait une impression de sérénité et de calme.


Isaure! a écrit:
La porte s’ouvrit à la volée après un léger effleurement. Oui, on lui avait appris à frapper aux portes avant de rentrer. Oui, elle avait toqué à celle du Bureau du jeune Duc. Et non, elle n’avait pas attendu une quelconque autorisation. A quoi bon ? Elle était presque chez elle à présent.

Gabriel… La fillette dévisagea le jeune homme en souriant. Je m’attendais plutôt à voir Richard, mais je suis contente que ce soit vous ! Je vous aime beaucoup mieux… Vous êtes pareil tous les deux ! Vous vous ressemblez comme deux gouttes d’eau, mais vous, vous êtes plus beau ! Et plus gentil !

Cela faisait bientôt un mois et demi qu’elle vivait à Brienne. Depuis le départ de sa Marraine et sa mort, elle n’avait pas remis les pieds à Morvilliers. La disparition soudaine de sa protectrice l’avait plongée dans un mutisme pendant quelques jours ; puis la fougue de son caractère avait pris le dessus. Sa Marraine lui manquait, mais seulement la nuit venue. Les journées étaient dédiées à la joie de vivre. Elle passait son temps entre la salle d’études, l’écurie, les jardins et le bureau ducal, bien que sa présence n’y soit bien souvent pas souhaitée.

Que faites-vous ? Vous travaillez ? Je peux vous aider ?

En disant ceci, l’enfant s’était approchée du bureau afin d’admirer, une fois encore, les différents objets qui y étaient posés. Les manipuler la remplissait de joie. Allez savoir pourquoi, mais c’était ainsi. Une joie inexplicable. Elle les admirait, les caressait du bout des doigts puis, hardiment, les prenait en main afin de les examiner de plus près et se les approprier toujours un peu plus. Alors qu’elle contemplait tous ces trésors, un doux son parvint à ses oreilles. Reposant hâtivement, mais délicatement, l’objet étudié avec soin et adoration, elle se précipita à la fenêtre. Sur la pointe des pieds, elle aperçut des cavaliers mettre pied à terre dans la cour.

Gabriel ! C’est merveilleux ! Nous avons des invités ! Vite, pressez-vous ! Il faut aller leur souhaiter la bienvenue ! Ils risquent de prendre froid dehors !

Le front collé sur le vitrail transparent, elle tentait de détailler les voyageurs. Son cœur se mit à battre. Une femme… Sa Marraine ? Non. Et elle le savait très bien. L’espace d’un instant, sa bouche se tordit, et son nez se fronça. Il ne fallait pas pleurer, il fallait retenir ses larmes. Toujours ! Sauf pour avoir gain de cause… mais là, c’était une autre histoire. Elle s’éloigna vivement de la fenêtre, empoigna la main du jeune homme et le tira vers la porte. Quelques instants plus tard, Isaure allait au devant des nouveaux arrivants.

Je vous souhaite la bienvenue à Brienne, voyageurs de mon cœur !

Gracieuse révérence infantile, puis elle se tourna vers le jeune Wagner qui se tenait derrière elle, guettant un sourire de sa part qui montrerait qu’il l’approuvait.


Quasi a écrit:
Son lourd dossier sous le bras, Quasi regardait le château. Le lieu était calme, paisible..on y respirait la tranquillité d'une vie sans souci de biens matériels.

Une jeune enfant vint vers eux. Son pas assuré, ses vêtements de bonne facture, le ton de sa voix, son élocution...tout montrait une grande éducation.

Une jolie révérence qui n'avait pas lieu d'être fit sourire Quasi.



Voyageur de mon coeur....

Quasi sourit. Une enfant...étrange façon que d'envoyer une enfant a leur rencontre..

Quasi fait un pas vers la jeune fille, voulant se présenter mais s'arrête soudainement.

je la connais...enfin la reconnais...c'est la filleule de Varden..

Elle l'avait croisé chez Varden , en Béarn. Elles ne s'étaient pas vues mais Quasi avait entendu, et ne pas le faire aurait été difficile, l'enfant donner ordre a son cocher et a son parrain dans la foulée.

Ainsi c'était la petite Isaure qui avait pour tâche de les accueillir....

Derrière elle, le Duc, était là.

Quasi hésitait quand a l'attitude à avoir, mais la jeune fille avait l'air si résolu qu'elle ne put la rabrouer.


Damoiselle, merci de ce charmant accueil. Je suis Quasi, et voici Messires Aimelin et Yvain , qui m'accompagnent.

Quasi regardait l'enfant avec sérieux.Un regard au jeune homme derrière l'enfant, elle reprit:

Puisque vous êtes venue à notre rencontre, peut être savez vous que nous sommes attendus par sa Grâce, le Duc Richard de Brienne?


Ricw a écrit:
Le claquement brusque de la porte ne lui fit qu'hausser les paupières avec irritation. Il avait fait un bond prodigieux, la première fois qu'elle était entrée ainsi dans son bureau, et il avait failli lancer une dague sur l'intrus, avant de se rendre compte de qui il était. La seconde fois l'avait fait simplement sursauter, et il avait à présent perdu le compte des entrées fracassantes de la jeune demoiselle. Elle allait vraiment finir par lui abimer la porte, ainsi...

Il passa outre les compliments, même s'il ne put s'empêcher de sourire. Habituellement, c'était Richard qu'on complimentait sur la beauté, ou, tout du moins, sur le charme. Par contre, la gentillesse... C'était probablement que son frère n'avait pas la moindre patience avec elle, ce qu'il comprenait tout à fait, même s'il n'était encore jamais arrivé à s'énerver contre elle. Il fallait bien qu'elle grandisse, et vu la filiation qu'elle avait, et son éducation si morcelée et si incomplète, son attitude ne l'étonnait au final que très peu.

Avant qu'il ait pu lui répondre qu'il tentait tant bien que mal d'équilibrer tout le budget ducal morcelé par les divers problèmes - dont il était en partie responsable - sans devoir augmenter les redevances de ses gens, tout en pensant à la part qu'il lui faudrait verser à l'Eglise, et que son aide aurait probablement autant de chance d'être appréciée qu'un furoncle sur le nez d'une jeune femme, elle était déjà en train d'examiner tout ce qui parsemait son bureau.

Les divers sceaux, les encres et plumes, les décorations de son père sorties pour il ne savait quelle raison et qu'il avait oublié de ranger, la bague pour laquelle il avait faillit tuer le pauvre Xzibit, autant de trésors sans réelle valeur qui fascinaient la petite fille. Il secoua la tête, sortant de sa rêveuse contemplation, et essaya de se re-concentrer sur ses lignes de chiffres, quand il vit Isaure se précipiter à la fenêtre.

Il n'eut même pas le temps de réfléchir posément qu'elle lui avait pris la main et l'entrainait dans les couloirs. Certes, il aurait été aisé de l'arrêter, mais il avait au final aussi hâte qu'elle de savoir qui ils étaient. Il fit cependant quelques signes pendant qu'ils marchaient vers l'entrée, et il put, avant de se présenter, revêtir un manteau et une épée, et être entouré de ses trois gardes habituels. Il y avait tout de même un protocole à respecter, quoiqu'en pense sa jeune vassale.

Sa manière d'accueillir lui arracha d'ailleurs un sourire. Et il continua à s'afficher sur son visage quand il put reconnaitre les arrivants. C’était bien les personnes qu’il attendait. Il les reconnaissait, à présent, surtout la dame. L'enterrement du chevalier n'était donc pas leur première rencontre... Ils s'étaient vu des années auparavant, chez elle, dans sa demeure d'Argonne, alors que son père venait d'expirer, et qu'il était allé leur annoncer la nouvelle... Il tenta de chasser ce souvenir bien loin. L'heure était aux réjouissances.


Dame Quasi, mon frère m'a en effet prévenu de votre visite, et je suis ravi de pouvoir vous offrir l'hospitalité à Brienne.
En revanche, je vous prie de m'excuser, j'ignore si Richard se joindra à nous. Il me laisse une grande liberté pour gérer le domaine, et je ne sais si ses responsabilités rémoises lui permettront de vous saluer à nouveau.
J'ose cependant espérer pouvoir rendre aussi agréable que je le puis votre séjour ici...


Il jeta un coup d'œil à sa vassale, se demandant s'il ne devait pas l'envoyer à Morvillers tant qu'ils étaient là. Mais cela lui briserait probablement le cœur, et il n'avait pas la moindre envie d'infliger cela ni à elle, ni à ses invités. Elle avait intérêt à éviter les bourdes...

Les palefreniers commençaient à sortir des écuries pour s'occuper des chevaux, et il s'approcha du trio, quittant enfin son attitude formelle. Il sourit aux deux hommes, et, après un instant d'hésitation, décida de tendre son bras à la dame. Plus qu'à espérer que personne n'en prenne ombrage, mais il se devait d'être galant.


Dame, messires, votre voyage a du vous épuiser, et si vous le voulez bien, je vous invite à me suivre pour vous réchauffer et vous restaurer. Isaure, nous montrez-vous la voie ?


Quasi a écrit:
Deuxième rencontre, , deuxième trouble. Les bessons Wagner étaient vraiment identiques . On disait dans les campagnes reculées que les jumeaux étaient l'œuvre du Sans Nom accolée à celle de Dieu..deux hommes, deux facettes....
Quasi essayait de ne pas fixer le jeune homme et reporta son attention sur l'enfant.

Ainsi était devant elle la raison de sa venue à Brienne. Pas la seule certes, mais certainement la plus délicate. Quasi serra le dossier sous son bras, ne sachant si elle devait maudire Kurt pour l'avoir mise dans une telle situation. Elle savait bien qu'elle n'en ferait rien, bien au contraire.
Le temps n'était plus aux questionnements. Si elle avait choisi d'honorer la demande de son ami défunt, elle se devait de ne plus reculer maintenant.

Gabriel, puisque c'était lui, pris la parole pour les inviter à entrer , frustrant probablement la jeune fille dans son rôle d'hôtesse et quasi (pas moi non!) maitresse des lieux.

Un sourire au jeune duc suivit d'un regard désappointé quand il annonça que son frère ne serait certainement pas là. Mais la déception s'effaça bien vite à l'idée de faire la connaissance de Gabriel.
Aimelin et Yvain à ses cotés, Quasi avait hâte de prendre un peu de repos et sans avoir osé le dire pour ne pas retarder leur arrivée, de prendre de quoi calmer son estomac qui commençait a montrer quelques signes d'agressivité devant l'inattention de sa propriétaire.


Votre grâce, c'est un grand plaisir que de vous rencontrer à nouveau, en de bien meilleures circonstances.

Jusque là...pensa t'elle....

Je suis navrée d'apprendre que votre frère ne se joindra peut être pas à nous et j'espère qu'il pourra libérer quelques minutes de son temps afin que nous puissions le saluer....

Quasi sourit à son filleul dont elle imaginait la déception à l'annonce de l'absence de Richard.Elle espérait ainsi le rassurer. Son sourire chercha ensuite le regard d'Aime qui devait avoir hâte que tout cela se termine.Elle était heureuse qu'il soit là même si elle savait lui avoir plus ou moins imposé cette visite

.....et c'est avec grand plaisir que nous acceptons votre hospitalité.


Le jeune duc lui offrit son bras et Quasi se dit en souriant que ce n'était probablement pas la meilleure idée de la journée.

Mais elle le prit avec plaisir , heureuse à l'idée de pouvoir converser avec le fils de Kurt.


Votre grâce, j'ai honte à l'avouer mais votre offre est plus que la bienvenue Nous chevauchons depuis de nombreuses heures et un peu de repos , et un repas pensa t'elle, surtout un repas, ne sera pas malvenu pour nous trois.

Elle se doutait bien des pensées d'Aimelin qui devaient être avoisinantes de...ma douce..si tu ne nous avais pas fait parcourir la Champagne dans tous les sens...nous ne serions pas épuisés...

Un grand sourire au soldat pour se faire pardonner, elle reporta toute son attention sur son hôte.


Votre grâce, acceptez mes remerciements pour cet accueil que vous nous faites.

A vous aussi jeune demoiselle, cela va de soit.


Aimelin_ a écrit:
L'arrivée d'une fillette suivie d'un homme et de trois gardes le tira de ses pensées. Il reconnut le Duc de Brienne derrière la fillette et sourit amusé de la révérence de l'enfant en les accueillant, s'inclinant lui aussi pour lui rendre son bonjour.

Voyageurs de mon cœur… quelle jolie expression. Reportant son attention sur le Duc, le jeune homme essaya de cacher sa surprise quand il parla de son frère. Ainsi donc ils étaient jumeaux. Il ne put s'empêcher de sourire en pensant à Malt face à deux hommes identiques physiquement, et chassa bien vite ses pensées afin de garder son sérieux et d'écouter. Il répondit au sourire du jeune Duc en inclinant respectueusement la tête.

Son sourire se figea quand même l'espace d'une seconde quand celui-ci offrit son bras à Quasi. N'avait il donc pas vu ou deviné que la jeune femme n'était pas seule ? De bonne éducation, le jeune soldat ne fit aucune remarque. Peu au courant de toutes les convenances dues à ce monde, il essaya néanmoins de ranger sa jalousie qui pointait souvent lorsqu'un homme devenait trop entreprenant avec elle.

Il repensa à cette soirée à Sainte, quand un individu sans aucune éducation s'était mis à lui faire la cour devant lui et s'était offusqué lorsque le jeune soldat l'avait remis à sa place. Lafeuille, un nom qu'il n'était pas prêt d'oublier.

Il mit donc ce geste sur le signe de la politesse, bien qu'il fût persuadé que se demander si elle était accompagnée ou non aurait été une preuve de davantage de savoir vivre. Son regard se porta doucement sur elle afin de guetter sa réaction lorsqu'elle accepta le geste, après un instant d'hésitation, et croiser ce regard et ce sourire qu'il connaissait si bien, apaisa quelque peu son anxiété.
Il sourit à ses paroles quand elle évoqua leur chevauchée, rallongée par son sens de l'orientation. La petite calèche n'avait jamais tant arpenté les chemins de Champagne depuis qu'il l'avait construite quand il vivait au moulin. Il est vrai qu'ils avaient eu le temps de profiter du paysage et de la froideur du temps de Champagne. Mais voilà qui lui permettrait de la taquiner un peu.

Il lui sourit et reporta son attention sur eux, prêt à leur emboîter le pas aux côtés d'Yvain.


Isaure! a écrit:
L'enfant se tourna vers le jeune homme et lui fit un de ses plus beaux sourires.

Bien sûr Gabriel ! Ma Dame, mes Sieurs, suivez-moi !

Mesurant ses pas, elle se dirigea le plus dignement possible vers la grande entrée avant de faire volte-face.

Elle regarda la jeune femme, esquissa un léger sourire et s'empara de sa main libre.


Si c'est moi qui vous guide, il n'y a pas de raison que je ne vous accompagne pas non plus ! Vous pouvez être sûre de ne pas vous perdre comme cela ! Gabriel d'un côté, et moi de l'autre ! Vous êtes en sécurité ainsi !

Sans lâcher la main de la femme, elle se tourna vers les deux autres invités.

Si vous ne voulez pas vous perdre, suivez-nous bien ! Nous n'avons pas assez de main pour pouvoir tous vous guider, mais si vous nous suivez attentivement, vous ne risquez rien non plus !

Et sur ces paroles sensées, pour elle du moins, l'enfant se mit en marche. Bientôt on arriva dans une vaste pièce. Le feu venait d'être réapprovisionné en bois, et sur une table, une nappe avait été disposée. Peut-être aurait-on droit à quelques tartes pour se remplir la panse ?


Isaure lâcha la main de la jeune femme et courut s'asseoir dans un des fauteuils dans un coin de la pièce. C'était un grand fauteuil qu'elle affectionnait énormément et elle n'aurait pas supporter y voir quelqu'un d'autre qu'elle y prendre place !


Ricw a écrit:
Gabriel ne put s'empêcher de sourire aux manières de l'enfant. Certes, ce n'était pas de cette manière qu'il pensait qu'elle les conduirait jusqu'à la grande salle, mais après tout, l'effet serait le même. Durant le trajet, il remarqua l'activité des domestiques, qui s'activaient pour que tout soit prêt selon ses ordres, et jeta quelques coups d'œil derrière lui, pour être bien sur qu'il ne perdait personne. Il fit cependant honneur à la dame à ses côtés, en lui présentant les quelques pièces intéressantes près desquelles ils passaient, où des tableaux de certains grandes personnalités passés du royaume.

Enfin, ils arrivèrent dans la salle qui servait de réception. Au final, il y recevait bien peu. Les doléances des Briennois, parfois, pour les impressionner, et les enlevées blessées, qui se faisaient soigner ici... Mais l'un comme l'autre était relativement rare. Pourtant, la pièce était belle. Vaste, et éclairée par de grandes percées dans les murs, les murs étaient couverts de tapisseries de chasses, et une grande cheminée qui permettait à la pièce d'avoir une température convenable. Contre le mur principal s'élevait une estrade, ou reposait un vaste siège. C'était installé là qu'il recevait ses gens. Au dessus trônait l'imposant portrait du propriétaire précédent, son père. Il avait réussi à dénicher un tableau le représentant avec la couronne de Champagne, et les attributs, et il apportait un peu de majesté à la pièce. Bien sur, son frère aurait préféré y mettre un tableau du seigneur actuel, mais Pétillante ne lui avait pas laissé le choix. Le siège resterait cependant vide aujourd'hui, des bancs recouverts de coussins attendaient les invités, et un siège bien plus modeste lui suffirait.

Il lâcha le bras de Quasi, et l'aida à s'installer, puis sourit en voyant Isaure installée dans son coin favori. Elle ne perdrait certes pas une miette de la discussion, mais pourrait écouter sans déranger. Des odeurs de cuisson arrivèrent alors dans la pièce, précédant l'arrivés de servantes qui apportaient quelques mets, salés et sucrés, ainsi que des cruches d'eau et de vin chaud, au miel et aux épices. Jeanne, Joëlle et Danielle s'activaient, sous l'œil expert de Sibeal. Enfin, chacun put avoir à disposition ce qu'il voulait manger et boire, et il se racla la gorge pour commencer la discussion.


Dame Quasi, messire Aimelin, messire Yvain, je vous souhaite une nouvelle fois la bienvenue en ma demeure, et celle de ma famille. Je suis ravi que vous ayez pu venir jusqu'ici, et j'ose espérer que vous pourrez nous régaler des nouvelles d'au dehors, celle-ci ne provenant que de manières trop fragmentaires jusqu'ici.

Il hésita un instant, puis continua.

J'ignore cependant si vous cherchez ici une simple halte avant un départ vers une nouvelle partie de votre voyage, ou bien si vous avez le temps pour découvrir un peu ce château et sa région. Si vous avez la moindre demande à ce sujet, n'hésitez pas à la formuler, je me ferais un plaisir de vous renseigner, ou bien même vous y conduire. Mais si vous cherchez simplement un peu de repos, je ne voudrais pas m'imposer.

Il arrêta un instant son regard sur le plus jeune homme, et lui sourit.

Messire Yvain, il faudra que vous me fassiez penser tout à l'heure à vous lire l'extrait de la lettre de mon frère vous concernant. C'est, je pense, ce qu'il aurait voulu vous dire lui même s'il était présent.


Quasi a écrit:
Quasi sourit quand l’enfant lui prit la main. Une main sur le bras du duc, l’autre dans celle d’Isaure, cela devait donner un bien amusant tableau.
L A jeune demoiselle avait reçu une bonne éducation. tout dans sa façon de faire le prouvait mais elle avait encore la candeur et la spontanéité de l’enfance, ce qui rendait la situation ravissante.


Jeune demoiselle, je vous remercie de tant d’attentions.
Quasi lui sourit

Dois-je supposer que ma réputation m’a précédé et que vous savez que j’ai une fâcheuse tendance à ….m’égarer..et pas qu’un peu pensa t’elle..

Après un regard affectueux pour Aimelin et Yvain, elle se laissa guider . De nombreuses personnes allaient et venaient en tout sens mais dans le calme. L’avocate se dit que cela devait être bien étrange et agréable d’avoir des gens pour faire les corvées a votre place..

Gabriel lui faisait découvrir une partie des lieux que Kurt avait construit en lui présentant tapisseries et peintures. Une chaleur rassurante ressortait de l’agencement, Quasi s’y sentait bien.

La pièce était majestueuse. Gabriel les invita à s'installer avec une sincère gentillesse, enfin cela semblait être.

La jeune femme n'avait jamais rien vu de tel. chaque mur racontait une histoire qu'elle parcourait en silence jusqu'à ce que ses yeux rencontrent le tableau représentant celui qui était la cause de sa venue, Kurt Wagner, Le Duc de Brienne. Le sourire déjà présent depuis l'arrivée de leurs hôtes s'agrandit. Une pensée pour celui qui ne pouvait que veiller sur ce lieu , des souvenirs qui ressurgissent sans mal..

Une sourire et une révérence pour la jeune fille qui avait pris place telle la maitresse de maison sur un siège qui semblait être sien.


Dame Isaure, je vous remercie à nouveau pour l'accueil que vous nous faites

Votre grâce, c'est un grand honneur pour nous que d'être reçu icilieu, en votre domaine. Pour les nouvelles de l'extérieur , vous risquez, et vous m'en excuserez je l'espère, d'être déçu, nous n'allons pas être d'un grand secours, nous n'avons fait que chevaucher depuis le Béarn.

Quasi lui sourit, regardant discrètement la table chargée de victuailles toutes plus appétissantes les unes que les autres. Yvain venait de se servir et Quasi lui sourit, enviant l'insouciance de la jeunesse qui satisfait ses désirs sans retenue.

Votre Grâce, si il ne tient qu'a moi , je dois vous avouer avoir grande envie de découvrir votre fief et ce magnifique château , mais nous ne voudrions en aucun cas abuser de votre hospitalité .

Quasi avait posé le trop lourd dossier sur ses genoux. Non qu'il fût lourd par la quantité de documents contenue, encore que..., mais il l'était par la responsabilité qu'il entrainait. Elle regardait le jeune duc.

j'ai bien une demande, toute personnelle et si je sais cavalier de vous en parler immédiatement , je ne voudrai pas repartir sans la satisfaire.

Elle priait pour ne pas le gêner en continuant..

je souhaiterai..me recueillir sur la tombe de votre père , avant que nous parlions de ce qui m'amène sur vos terres

Quasi se dit qu'il valait mieux qu'elle puisse faire ce qui lui tenait à cœur avant de prendre le risque de n'être plus la bienvenue dans ce château.
Son sourire s'effaça un instant, les mains crispées sur le dossier, le cœur légèrement remué..


Alors qu'il continuait en s'adressant à Yvain, Quasi reporta son attention sur Aime et son filleul.

Ce dernier reposa prestement l'objet de sa convoitise et la marraine hésita entre un regard noir ou un sourire...Elle ne gâchera pas cet instant qui serait peut être pour lui le premier d'une nouvelle vie.


Aimelin_ a écrit:
Le jeune homme avait laissé leurs hôtes leur ouvrir le chemin. Légèrement en arrière, il profitait de la beauté des lieux, regardant avec curiosité les domestiques qui s'affairaient. Il fut quelque peu affolé de voir tant de gens s'activer en ces lieux, et il pensait, non sans sourire, que la visite serait bien plus rapide chez eux.
Il ne put s'empêcher de regarder les tableaux qui ornaient les murs. Il repensa avec mélancolie à ce dessin qu'il avait fait un jour du moulin et qui devait dormir au fond d'une malle. Il avait passé du temps à le faire et l'avait accroché dans la pièce à vivre sous le regard heureux de May. Peut être devrait il le sortir et le mettre à son échoppe ou dans son bureau à la Prévôté.

Leur entrée dans ce qui semblait être la salle de réception mit à nouveau fin à ses rêveries, bien trop nombreuses depuis qu'ils avaient foulé le sol de Champagne. Les souvenirs envahissaient de trop son esprit et il se sentait prisonnier de ce passé qui mettait tant de temps à s'estomper.

Ses yeux se portèrent de suite sur la grande cheminée qui occupait majestueusement la grande pièce et diffusait une douce chaleur que venait compléter la lumière qui entrait généreusement par les grandes ouvertures. Il retint son envie d'aller se placer près du feu pour se réchauffer après leur longue chevauchée dans le froid.

Ses yeux firent le tour de la pièce doucement remarquant au passage un siège imposant qui devait être celui du Duc. Son regard se fixa un instant sur le portrait placé au dessus, sans doute Kurt dont il avait entendu souvent le nom.
La fillette, prénommée Isaure, qui venait de prendre place avec rapidité et assurance sur un siège le fit à nouveau sourire. Sans doute une proche de leur famille elle avait ses habitudes et semblait vouloir le montrer aux visiteurs.

Une fois sa douce assise, le jeune soldat prit place à son tour à ses côtés, sur le banc garni de coussins après avoir remercier leur hôte. Il n'avait sans doute pas son mot à dire dans toutes ces affaires et questions assez délicates et complexes mais il était prêt à donner son avis si on le lui demandait, comme il avait accepté d'être à ses côtés à sa demande.

Il suivit des yeux les servantes qui s'étaient affairées à remplir la table de victuailles et regarda amusé Yvain se servir. Connaissant sa douce, elle devait avoir certainement besoin de se restaurer et il attendrait qu'elle le fasse pour le faire à son tour.


je souhaiterai..me recueillir sur la tombe de votre père , avant que nous parlions de ce qui m'amène sur vos terres

Il tourna la tête vers elle, surpris non par cette demande car il connaissait l'amitié qui la liait à ce Kurt.
Elle lui avait raconté ce qui s'était passé quand l'homme avait quitté ce monde, et il l'avait toujours entendu parler de lui avec respect comme d'un ami.

S'il était surpris c'était davantage par le ton de sa voix. Son sourire avait disparu l'espace d'un instant, et il la connaissait suffisamment pour savoir que quelque chose la tracassait. Il baissa les yeux sur le dossier auquel elle semblait s'accrocher. Etait ce le motif de leur visite dont il ne savait rien qui lui donnait tant de soucis ? En tant qu'avocate il la savait maître en la matière pour décortiquer et étudier tout texte passant sous ses yeux. Elle l'aidait bien souvent dans sa tâche de lieutenant de la Prévôté, et ses conseils étaient toujours de bon aloi.

Il lui sourit et posa sa main sur la sienne, espérant qu'elle comprendrait qu'il était là et qu'il la soutenait quoi qu'elle fasse, quelle que soit la tâche dont elle avait la charge, et qu'il l'accompagnerait si elle le souhaitait.


Ricw a écrit:
La surprise d'Yvain l'avait fait sourire : il avait réagit comme il l'espérait. En revanche, la demande de Quasi lui fit cligner des yeux, et ce fut lui qui, à son tour, fut surpris. Se recueillir sur la tombe de son père, voila une demande qu'il n'avait que très rarement entendu. En fait, depuis qu'il avait été enterré, presqu'aucun de ses supposés amis et proches n'avaient fait cette requête. Mais d'après ce que Richard lui avait dit, cela n'était guère étonnant. Bien peu se rappelaient ce qu'avait pu faire son père, et les rares qui s'en souvenaient s'acharnaient à les minimiser ou les détourner à leur compte... Aussi, le carré de verdure avait vite perdu sa splendeur initiale, et lui même n'y était plus retourné depuis le jour des morts...

Il n'allait cependant pas refuser, et il lui faudrait bien dompter sa curiosité pour ne pas paraitre grossier. Après tout, son père était mort en la maison de cette dame, il semblait logique qu'elle ait envie de voir la dernière demeure de la dépouille.


Dame Quasi, c'est avec un grand honneur que je vous y conduirez. Mais..

Il s'arrêta un instant. Elle semblait décidée, et il ne voyait pas d'arguments réellement convaincants à lui opposer. D'autant qu'il attendait aussi impatiemment les raisons précises de sa venue. Son frère ne lui avait parlé que d'une invitation de courtoisie pour des invités de marque, pas d'un quelconque projet qu'elle souhait développer...

Il se leva, et continua donc :


Messire Aimelin, messire Yvain, inutile de vous déplacer, je vous confie aux bons soins de la demoiselle de Morvilliers, elle sait s'y prendre à merveille pour recevoir mes invités.

L'intonation amusée à la fin de sa phrase ne laissait aucun doute sur la personne qui était visée.

Dame Quasi, si vous voulez bien me suivre, je vous conseille de vous vêtir chaudement, l'endroit que vous souhaitez voir est actuellement à découvert...

Lui même se fit apporter un manteau, et il conduisit - à nouveau par le bras – son invitée dans un dédale de couloir qu'il connaissait par cœur. Ils arrivèrent enfin dans un couloir ou la maçonnerie était différente, et l'odeur du bois était encore présente : le raccord entre la nouvelle chapelle et le château était tout récent, et les travaux avaient à peine fini avant l'arrivée des mauvais jours. La traversée fut rapide, puisque la chapelle en elle même était encore presque déserte, et jamais utilisée, et ils débouchèrent enfin à l'air libre.

Ils obliquèrent encore une fois, et se retrouvèrent devant un bosquet, où deux amas de fleurs tentaient de survivre au froid qui arrivait. Ceux-ci n'avaient à présent que peu d'allure, et n'avaient rien à voir avec les riants coloris dont ils se paraient dès le printemps. Le rosier de roses bleus s’était dépouillé, n'y laissant que des ronces, et la plupart des arbustes étaient à nus, loin des habits de verdure qu'ils pouvaient prendre.

Il lui laissa un long instant de silence, ses yeux parcourant les mots gravés dans la pierre. Ici repose le Duc Kurt Wagner. Rien de plus. La seule concession qu'ils avaient fait à la simplicité était la demande du testament : la devise qui était devenue celle de la famille, Toujours bleu. Ses yeux se posèrent sur l'autre tombe, celle de Kahlan, dont il avait pu découvrir l'histoire dans les écrits de son père. Le tapis de fleur qui recouvrait habituellement la terre montrait des signes de faiblesse face au temps, mais un jardinier consciencieux veillait à ce qu'elle soit toujours fleurie, quelque soit le temps.

Il murmura, pour ne pas déranger trop son invitée.


Voila, dame Quasi, là où repose mon père pour l'éternité.



Quasi a écrit:
un sourire amusé quand elle imagina les deux hommes chaperonnés par la jeune demoiselle, presque maîtresse des lieux.
Il était indéniable que la jeune Isaure avait du tempérament et ils n'allaient pas s'ennuyer avec elle.


A tout à l'heure Dame , prenez grand soin de ses messieurs.

Sur les recommandations de Gabriel elle mis un châle sur les épaules et avec un sourire elle prit son bras pour se laisser guider.

En exposant son souhait elle avait déjà un nœud à l'estomac qui s'était dissipé devant la gentillesse du Duc. Mais son empressement à la satisfaire n'était pas sans provoquer quelques angoisses. Voir de ses propres yeux l' endroit où il reposait..cela n'allait pas être chose aisée.

Pendant que le jeune Brienne l'accompagnait dans un dédale de couloirs , d'où Quasi ne pourrait jamais ressortir vivante en étant seule, elle pensait aux années passées près, d'une certaine façon, de Kurt. elle avait travailler sous ses ordres directs, puis sous ses mandats. Elle l'avait détesté plus que quiconque ou presque puis les sentiments avaient changés. Elle le revit, comme cela lui était arrivé bien souvent, porté chez elle, blessé plus que grièvement. Il avait demandé à ce qu'on l'appelle et sans la moindre hésitation elle avait passé chaque minutes à son chevet. Nombreux les pensaient amants et elle n'avait ni confirmé ni infirmé, peu lui importait.

L'air frais et la voix du jeune duc vinrent la ramener à la réalité. La nature était rude l'hiver en Champagne et cela donnait un aspect plus que triste aux lieux.

.... où repose mon père pour l'éternité.

Il parlait tout bas..elle en était heureuse. A cet instant elle n'avait aucune envie de parler. Ici repose le Duc Kurt Wagner...Quasi sentait les larmes monter. Elle vit une autre tombe mais n'en reconnaissait pas le nom.

Elle avait lâché le bras de son hôte et sans un mot, les sanglots dans la gorge au souvenir de celui qu'elle avait veillé, dont elle avait aidé a panser les blessures, celui a qui elle avait tenu la main le regardant mourir sans pouvoir rien faire, elle s'assit sur le sol, devant la tombe et murmura...

Mon Duc..voila longtemps que je voulais venir..je sais que d'où vous êtes vous veillez sur vos enfants..on ne vous a pas oublié ici bas mon Duc, je ne vous ai pas oublié . J'ai beaucoup à vous dire mais ce n'est pas le moment, je suis ici pour vous, pour satisfaire votre volonté. J'espère que votre éternité vous apportera plus de bonheur encore que votre vie sur cette terre. A bientôt Kurt..

Quasi fouille sa bourse pour en sortir quelques graines. Elle ôte son gant, et sans prendre garde à ses mains, elle gratte la terre pour faire un trou profond de quelques centimètres. Les graines prennent place avant de se voir recouvrir. Les fils Wagner en verraient les fleurs dans quelques mois.

A bientôt mon Duc..une pensée viendra s'égarer pour égayer votre éternité.

Quasi se relève, essuie ses genoux comme elle le faisait enfant, avant de réaliser qu'elle n'est pas seule.


Pardonnez moi Votre Grâce..je..enfin..nous pouvons rentrer si vous le souhaitez.

Un sourire pour effacer ses yeux humides, elle tente de paraitre sereine.

J'imagine que vous devez recevoir beaucoup de monde qui souhaite se recueillir ici, n'est ce pas?


Ricw a écrit:
Il s'éloigna un instant quand elle s'inclina sur la tombe. Même si la curiosité le rongeait pour savoir ce qu'elle pouvait bien murmurer, il avait assez d'éducation pour savoir la contenir. Un soupir lui fit rappeler qu'il ne connaissait toujours presque rien de l'homme qu'avait été son père. Jusqu'aujourd'hui, il avait toujours pensé que sa mort à Argonne avait été le fruit du hasard, fauché alors qu'il rentrait à Clermont. Certes, on avait du provoquer l'accident qui lui avait couté la vie, mais il aurait pu avoir lieu à Reims, ou à Compiègne... Et cette vision venait de s'ébranler à la vue d'une femme se recueillant devant une tombe...

Etait-ce réellement par hasard que Kurt s'était fait emmener dans la demeure de Quasi pour y mourir ? Il lui aurait été bien plus logique de se faire conduire chez Joffrey, avec qui il avait travaillé plusieurs mandats ducaux, plutôt que chez une personne qui avait dans ses amies des gens qui souhaitaient plus que tout la mort de son père...

Il secoua la tête, sentant une fois de plus une des pièces du puzzle lui échapper. S'il était relativement documenté sur l'état d'esprit de son père au cours de sa vie, grâce aux notes qu'il prenait régulièrement, cette dernière journée était un mystère : rien n'avait pu être écrit, et pour cause...

La voyant se relever, il s'approcher d'elle, lui souriant, puis détourna le regard pour ne pas contempler avec étonnement ses yeux légèrement rougis. Mais sa question fit revenir son regard sur elle, et il sourit faiblement.


Un pèlerinage sur la tombe de mon père ? Nous en sommes bien loin ! Ma mère bien sur... Onagre et Aylla, nos vassaux, quelque fois... et c'est à peu prés tout ceux qui se sont tenus à l'endroit où vous êtes... Non, quelles que soit les amitiés qu'a pu entretenir mon père, celles-ci n'ont pas vraiment dépassé sa mort...

Il lui sourit, comme s'il n'attachait à cela qu'une importance tout ce qu'il y avait de plus mineure. Rien à voir avec le bien-être que ses invités devaient avoir. Il tendit à nouveau le bras pour la guider.

J'espère que ce moment aura apaisé votre âme, Dame Quasi. Je suis sur qu'où que soit mon père, il sera sensible à votre attention pour lui. Et vous n'avez rien à vous faire pardonner.

Il avança doucement vers l'entrée, ne voulant pas brusquer le départ, et s'aventura à nouveau dans les méandres briennois. C'est qu'il commençait à s'inquiéter pour ses invités, seuls avec Isaure... Il espéra que la jeune fille n'avait pas fait d'impairs majeurs, et ne les avait pas décidés à quitter définitivement ce château...

Enfin, ils arrivèrent à nouveau dans la grande salle, et il s'étonna presque de retrouver la pièce dans l'état presque exact dans lequel il l'avait quitté. Il laissa son invitée à son compagnon, et se réinstalla devant eux.


Messires, je vous prie encore une fois de m'excuser pour cette absence. J'ose espérer que ma vassale fut d’une charmante compagnie, qui éclipsa la mienne.


Yvain. a écrit:
Une charmante compagnie ? Ah oui pour sûr !
Le sieur Aimelin et lui avaient, avec délice et amusement, dès le départ du Duc et de dame Quasi, écouté les bavardages incessants drôles et intéressants de la jeune damoiselle.
Tout en l'écoutant, il avait continuer à grignoter les quelques sucreries qui avaient été apportées à la fin du repas.
Repus, réchauffé, confortablement installé sur un tapis et adossé non loin de la cheminé, bercé par les paroles de la rosière, il commençait à somnoler quand leur hôte et sa marraine firent leur retour.
D'un bond il est sur ses pieds


Votre Grâce, votre absence ne peut passer inaperçue en ces lieux qui sont vôtres, mais il est vrai que la jeune Damoiselle a mis tout son cœur à nous tenir compagnie et ..... se tournant vers elle, le sourire aux lèvres, il plonge dans une légère et joueuse révérence .... et nous l'en remercions vivement !

Impatient, comme l'autorise sa jeunesse, il se secoue, arrange sa mise, passe une main dans ses cheveux

Que faisons nous maintenant Marraine ?


Isaure! a écrit:
Isaure, de son siège, adressa un sourire à la femme et s’attela bientôt à suivre chacun des mouvements de ses convives. Ils semblaient avoir faim ; particulièrement l’homme qui se trouvait le plus près d’elle. Elle l’observa un court instant. Il lui semblait qu’il était le plus jeune. Oui, il était bien jeune par rapport aux deux autres. Sourire au coin des lèvres. Elle en ferait son égal, voire son inférieur !

Son attention se reporta ensuite sur la jeune femme qui demandait à Gabriel l’autorisation d’aller se recueillir sur une tombe… Son intérêt fut éveillé. La tombe du Duc Kurt, Kurt Wagner, le Grand Bleu. Voilà qui était bien intéressant. Elle était passée plusieurs fois à côté, mais n’avait jamais eu l’occasion de s’y arrêter. Manque de temps sûrement.

Alors que Gabriel se préparait à y conduire la jeune femme, Isaure se leva. Elle comptait bien être du voyage ; mais ses espoirs furent de courtes durées. Une grimace de mécontentement déforma l’espace d’un moment son visage juvénile mais la mission qu’on lui confia l’effaça tout aussitôt.

Prendre soin de ses invités… Quoi de mieux pour la presque-maîtresse des lieux ! Elle regarda Gabriel partir, la jeune femme à son bras avant de se tourner vers les deux hommes. Elle prenait à cœur sa mission ! Et c’est ainsi que les deux hommes furent contraints à écouter le perpétuel badinage de la fillette, de supporter ses vocalises, certes ravissantes mais quelques peu stridentes à certains moments… Après le chant, ce fut la danse, et après la danse une démonstration de force et après la force… le jeune Gabriel revenait enfin !


Oh ! Gabriel, vous voilà ! Je vous avais complètement oublié ! Allons tous faire une promenade ! Nous prendrons les chevaux !! Le parc est tellement grand Petit Yvain, tu sais ! Nous pourrons faire une course tous les trois ! Toi, Monsieur Aimelin et moi ! Je gagnerai sans aucun doute mais faisons-la tout de même ! Et je suis sûre qu’il plairait à Dame Quasi de le visiter ! N’est-ce- pas Dame Quasi que les visiter vous ferait plaisir !!

Mais malgré son regard suppliant, Gabriel ne semblait pas réellement partant. Des affaires à traiter sûrement… Mais savait-on jamais... Isaure tenta son arme favorite: elle lui fit son plus beau sourire.


quasi a écrit:
C'est de nouveau à son bras qu'elle tentait d'apaiser son cœur des souvenirs douloureux. Pas plus douée au retour qu'a l'aller , elle veillait à ne pas le lâcher sous peine de mourir de faim avant de retrouver la grande salle. Les deux hommes étaient tranquillement installés et le sursaut d'Yvain la fit sourire . Il se faisait fort de ne manquer à aucune marque imposée par l'étiquette. Elle reprit sa place auprès d'Aimelin qui elle était sure n'avait du se sustenter que du bout des doigts, et encore.
La petite Isaure, égale à elle même, ne manquait pas d'entrain.Elle ne cessait de parler, enjouée comme seule la jeunesse le permettait. Elle ne manquait pas de caractère et ses demandes ne demandaient que quelques années pour devenir des ordres. Les victuailles lui criaient de venir..elle fit la sourde oreille.

N’est-ce- pas Dame Quasi que les visiter vous ferait plaisir !!...

Quasi retint un rire, le transforma en sourire.


Jeune damoiselle, ce serait avec grande joie que je vous accompagnerai dans vos folles pérégrinations , mais pour l'heure, le Duc et moi même avons à parler.

Elle regarda Gabriel. Il n'avait pas idée des raisons de leur venue dans son château mais ce dossier dont elle ne séparait pas ne pouvait pas l'avoir laissé sans questionnement.

Elle fit un grand sourire à l'enfant.

Quasi savait de façon globale de quoi traitaient les documents. Elle regarda Isaure...petite femme dont l'avenir allait peut être changer en quelques minutes. Elle aurait vraiment voulu que Richard soit là mais le besson n'etait pas souvent sur ses terres et elle devrait s'en passer.

Une caresse sur la main d'Aimelin, un sourire à son filleul qu'elle trouvait palot, elle s'adressa au Duc.

Votre Grâce, si votre temps le permet j'aimerai m'entretenir en privé avec vous.

Faire venir l'enfant..la laisser avec les deux hommes..Quasi devait décider, Gabriel lui ne pouvait deviner ce qui allait se dire. Sans l'enfant décida t'elle. Il ou ils le lui diraient ensuite. Il faudra la préparer et une femme ne sera pas inutile.

Elle se leva avant même la réponse du duc et réalisa le manque de correction de son geste. elle rougit.


Euh..Enfin..si vous ne le pouvez maintenant, nous pouvons remettre cette conversation à plus tard bien sur.


Aimelin a écrit:
Aime avait mangé du bout des doigts quelque nourriture, regardant et écoutant en souriant la jeune enfant et Yvain discuter.
Le retour de sa fiancée l'avait fait lever les yeux et lui sourire quand elle avais repris sa place à ses côtés.

L'enfant était d'une telle fraicheur qu'Aimelin ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'elle serait plus tard. A n'en pas douter, une jeune femme tres agréable et tres vivante, qui sèmerait sans doute autour d'elle jolie pagaille et joie de vivre.

Il prit la main de sa douce quand elle s'adressa au jeune Duc, lui demandant audience privée. Il savait tres vaguement l'objet de leur visite et il ne posait pas de questions, il lui disait toujours que ses affaires ne le regardaient pas, et qu'il se contentait de ce qu'elle voulait bien lui dire.

Son bonheur était d'être à ses côtés et même s'il ne voulait pas penser à demain, tout en l'écoutant parler il repensait à cet orage, cette pluie battante sur les chemins qui les menaient en Champagne, le jour où il lui avait demandé si elle voulait devenir son épouse. Il revoyait ses yeux quand elle lui avait répondu qu'elle le serait avec fierté, lui promettant de l'aimer jusqu'à la mort.





__________________________ FIN (la suite sans Aimelin) ____________________________
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 27 Juin - 19:42 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> ~ 1455 et 1456 ~ Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template zenGarden created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
hebergeur image