Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion
1457-02-13 Mariage à Brienne - Quand Maltea se marie...

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> ~ 1457 et 1458 ~
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Sam 27 Juin - 19:47 (2009)    Sujet du message: 1457-02-13 Mariage à Brienne - Quand Maltea se marie... Répondre en citant

*****************************


Partie 1 - Bearn..Paris..Champagne...Dieu qu'elle est bavarde cette Lara


quasi a écrit:
MessageSujet: Bearn..Paris..Champagne...Dieu qu'elle est bavarde cette Lara Lun 16 Fév - 17:09

Des heures, des heures et encore un peu plus d'heures et enfin les lourdes grilles du château de Kurt étaient à nouveau sous ses yeux. Le voyage ,dans la belle voiture qu'Aime avait loué, s'était passé sans encombre. Enfin..pour la voiture parce que pour ses oreilles c'était une toute autre affaire. Lara, si peu prolixe de paroles habituellement semblait s'être promis de lui donner des migraines en prononçant pas moins d'un mot toutes les heures ce qui dépassait largement son quota journalier . Aimelin, lui si calme et sur de lui, n'avait cessé de baisser la tête brusquement chaque fois que Lara prenait sa chope de pétillant pour se désaltérer. Aprés toutes ces aventures plus..moins...plus étourdissantes les unes que les autres, ils étaient enfin parvenus en Champagne.

La cérémonie dans l'îsle françoise avait été sans pareille. Quasi essayait d'imaginer la réception et l'ambiance qui y régnerait au vu des différentes personnalités présentes. Amis, ennemis, amants, tout était là pour que la réception ne soit pas ordinaire , à l'image des jeunes mariés. La dernière, et première, fois où elle avait franchis ces grilles, c'était déjà au bras d'Aimelin , en compagnie de son filleul aujourd'hui rappelé auprès du Très Haut. Sa venue s'était ponctuée par une révélation qui avait bouleversée plusieurs vie, plusieurs souvenirs. Le temps avait passé et ce jour était jour de liesse. C'est le sourire aux lèvres, parce qu'ailleurs c'est plus dur de sourire, qu'elle descendit de la calèche aidée de la main de son amour. certes elle pourrait attendre que le garde les invite a entrer en voiture mais marcher lui ferait du bien. Et ce n'est qu'a pied qu'elle pourrait voir si les graines avaient germé. D'un sourire, pas le même bien sur le premier étant périmé, elle invita Aime et Lara à la suivre.

C'est donc au coté de leur voiture qu'ils se présentèrent.

elle avisa le garde, et avant que Lara ne lui jette son regard sans cœur, elle prit la parole.


Bonjour, nous sommes Lara de..euh...Aimelin de. euh....et Quasi de. comme les deux autres .enfin nous sommes tout trois invités à rejoindre le Duc et la Duchesse pour célébrer leur union.


Aimelin a écrit:
[sur le chemin de Brienne, dans la voiture]

Un peu secoué sur les chemins chaotiques, Aime regardait dehors, par la fenêtre derrière Lara, assise sur la banquette en face ... le paysage changeait et il reconnaissait la Champagne qui les entourait maintenant.
S'il avait su en la quittant qu'il y reviendrait par deux fois et avec un certain plaisir, il en aurait été le premier étonné. Et de plus il revenait pour le mariage de Malt. Le monde réserve parfois de drôles de surprises.

Tout en regardant dehors il repensait à la cérémonie... cérémonie très simple en fin de compte... après tout, un mariage, que l'on soit noble ou pas, n'était autre que l'échange de vœux entre deux personnes qui s'aimaient.

Bercé par le roulis de la voiture et les voix... la voix ? .. qui faisait comme une petite musique il se sentait bien. Il regarda sa douce à ses côtés qui écoutait son amie assise en face d'elle, et lui sourit en prenant sa main puis reporta son regard sur Lara.
Il aimait son amie, sa petite sœur comme il aimait à l'appeler, mais ce n'est pas son visage qu'il regardait... ni autre chose sur laquelle ses yeux chastes n'oseraient se poser.
Ses yeux se posaient à intervalles réguliers sur ses mains qui jouaient avec la chope qu'elle portait parfois à ses lèvres pour se désaltérer, mouvement qui attirait toujours de la part du jeune homme, un léger baissement de tête.

Il connaissait suffisamment son habilité à manier celle ci dans sa direction et il pensait avec regrets aux champs de batailles qu'il avait fréquentés bien malgré lui à Compiègne. Une telle arme aurait fait merveille, et les sons qui se seraient échappés du choc des chopes contre les têtes auraient sans doute fait une jolie musique.
Au moindre des mouvements de Lara, Aime avait le réflexe de baisser légèrement la tête, habitude prise en taverne, lorsqu'il essayait d'éviter ces objets qu'elle lui balançait en signe de désapprobation.

Il faut dire que la taverne municipale de Mauléon avait subi une grave carence en contenants de liquide durant les mandats de maire de la blondinette et c'est en souriant que le jeune soldat regardait les mains de son amie.

Il quittait ses mains pour les regarder, elle et Quasi et répondre à leurs questions ou donner son avis, mais ses sens étaient sans cesse en alerte sur ce danger éventuel.
Voyager avec deux femmes étaient un paradis, mais avec ce côté enfer quand il s'agissait de Lara et ... Lara... enfin Quasi aussi, mais elle était bien plus calme, du moins en apparence.

Un mouvement de la voiture bien plus fort que les autres le fit regarder dehors par la fenêtre au dessus de la porte. Enfin ils arrivaient !

Il descendit de la voiture et tendit la main aux deux jeunes femmes pour les aider à descendre puis s'approchèrent de la grille tous les trois. Il laissa Quasi les présenter et s'inclina en baissant un peu la voix.


- bonjour, je suis Aimelin de.... de Millelieues... ce qui n'était pas vraiment un mensonge apres toutes les lieues qu'ils avaient dû faire pour arriver jusque là.


Le garde a écrit:
Le garde attendait les arrivées des invités. Il avait eu une liste que la nouvelle duchesse lui avait fait apprendre par cœur. Quelle teigne celle-là. Depuis qu’elle était arrivée, on entendait qu’elle. De plus c’est avec autorité qu’elle avait repris les domestiques en main.
S’il avait pensé un jour se retrouver avec ce genre de sorcière pour seigneur, il serait parti en courant. Cependant il était trop tard. Ou irait-il ? Les autres nobles de la région avaient déjà leur garde rapprochée…

Il étouffa un bâillement lorsqu’un carrosse arriva. Il n’y vit aucune armoirie et l’engin était vétuste. Assurément ça devait être des gens bien et non pas ces idiots de … non décidément, il ne pouvait pas penser ça. En champagne ils lisaient les pensées et ne voulait pas risquer sa peau.
Deux femmes et un homme descendirent. Il avait déjà vu le couple mais pas la blonde.


Halte ! Qui va là ?

La jeune dame brune prit la parole. Il l’écouta attentivement.

Quasi de. J’ai pas par contre j’ai Dame Quasi. Aimelin de millelieues non plus j’ai Aimelin tout court.

Ceci dit je vous reconnais donc vous deux, vous pouvez passer, le majordome vous accueillera à l’entrée. Par contre la blondinette, toi tu vas rester avec moi, je n’ai pas de Lara.


Il la regarda avec une lueur intéressée dans l’œil gauche. Etant borgne du droit, il n’avait pas le choix…


quasi a écrit:
Il ouvre la bouche..elle réfléchit aussi vite que ses années de tribunaux le lui ont appris. Le remettre à sa place ou se faire gentille pour ne pas trainer deux heures devant les grilles. Elle imagine facilement Aime en train de bouillonner. Elle lui prend la main, espère le calmer mais en doute fortement. La blondinette...Lara va pas aimer..réflexion encore..dure journée que celle là qui l'oblige à l'exercice par deux fois. Trois options..Douce Quasi acerbe, le poing d'Aimelin ou la langue de Lara..réponse immédiate..éviter la langue de Lara, le pauvre idiot risquerait de tomber sur place. Elle regarde son amie, lui sourit. Sourire qui cache une prière muette..Aristote Faites qu'elle ait été sourde les deux dernières minutes.

Dites , Même si on s'appelle Tout Court, nous restons les invités du Duc et de sa jeune épousée. Et La Bl..Dame Lara est tout autant invitée , voire plus certainement. Alors nous entrons tous les trois ou nous repartons. Réfléchissez vite!

Elle repense à ce que lui disait son père..Gentil n'a qu'un oeil..ben il doit pas avoir le bon celui là!!


Lara a écrit:
Et vous n'en aurez pas de Lara, non mais ! Je ne reste pas avec vous !!

Elle regarda le borgne et se retint pour ne pas lui coller une gifle qui le rendrait totalement aveugle.

Et la blondinette connait très bien la vicomtesse et vu le caractère qu'elle a, quand je lui aurais dit la façon dont vous me traitez, vous risquez bien plus qu'un coup de pied aux fesses croyez moi !!

Elle le fusillait du regard, si elle avait eu des poignards à la place des yeux il serait déjà mort, point positif, il n'aurait pas eu le temps de souffrir mais comme Lara était une sadique elle préférait le laisser en tête à tête avec Maltea...

Bien, soit vous me laissez entrer, soit je fais un scandale...


Aimelin a écrit:
Aimelin toucour .. ha non j'en veux pas de ce nom pensait le jeune homme en regardant le soldat d'un drôle d'air. Surement encore un coup de Malt qui lui avait mis un nom farfelu sur la liste. Il haussa les sourcils en regardant Lara lorsque le garde parla de blondinette. Un petit regard vers ses mains en se disant qu'il était dommage qu'elle ait posé sa chope.

Il allait ouvrir la bouche lorsque Quasi intervint de son ton calme mais qui ne laissait pas tant de choix que cela au garde. Une autre tentative pour répondre fût arrêtée dans son envol par la blondinette en question qui n'avait pas l'intention de se laisser faire.


Bien, soit vous me laissez entrer, soit je fais un scandale...

Il s'avança d'un pas vers le garde avec l'envie de lui faire avaler sa liste, mais resta d'un calme qui le surprit lui même.

- Dame Lara ne peut pas rester devant la grille… à moins que vous ne vouliez qu'elle ameute les chateaux du voisinage qui risqueraient de voir d'un sale œil leur tranquilité troublée de cette façonil se pencha vers l'homme, essayant de fixer le seul œil qui semblait le regarder et ajouta en baissant la voix et puis si la Vicomtesse elle-même vient la chercher alors que vous la retenez, je n'aimerais point être à votre place.

Il pensait à la latte qu'il avait mise sous les sièges de la voiture se disant qu'il pourrait l'offrir à Malt comme cadeau de mariage, celle-ci maniant aussi bien la latte que Lara les chopes. Il se recula un peu avant d'ajouter.

- nous laissez vous entrer tous les trois ou doit on faire un feu de camp pour se réchauffer en attendant que la vicomtesse vienne elle-même nous chercher ?


Le garde a écrit:
Le garde commençait à s’impatienter. Il n’avait pas le nom Lara gravé dans sa mémoire donc elle ne rentrerait pas.

Cette jeune femme n’est pas sur la liste donc elle ne rentre pas ! Il en va de la sécurité de la duchesse.

Il baissa le ton, comme pour les mettre dans la confidence.

Sa Grace Maltea, a une collection d’ennemi. C’est qu’elle a une grande gueule cette blonde. Si je fais rentrer une personne ne figurant pas sur la liste et qu’elle occit ma maitresse… enfin maitresse pas dans le sens ou on a coutume de le dire pour la duchesse hein. Elle a jamais posé un zoeil sur moi. Pourtant je suis pas mal non ?

Il fait un tour complet sur lui-même avant de se remettre droit comme un i, barrant le passage de la grille de son arme.

Enfin voilà, la blondinette va rester avec moi !

Il lui lança une œillade amoureuse. Elle était un beau petit morceau. Bon d’accord, elle avait des épaules de bucheronne mais il était lui aussi fortement baraqué, au moins comme ça elle serait plus résistante.

De toute façon messire, question scandale, elle ne fera jamais pire que la duchesse Maltea.

Vous l’avez déjà entendu s’énerver ? C’est à glacer le sang. Je me retrouverai face à elle sur un champ de bataille, je m’enfuis sans demander mon reste. J’ai toujours pas compris ce que mon maitre lui trouve. Bon d’accord physiquement,…elle a des atouts, mais mentalement… m’en faudrait pas d’une bonne femme avec ce caractère de mégère…

Bon allez messire Aimelin et dame Quasi tout court, vous êtes attendu, veuillez circuler ! On n’a pas le droit de faire du feu, ça attire les nobles champenois !

Et toi ma jolie, on va se tenir compagnie….


Lara a écrit:
Lara le regarda avec de grands yeux ronds, non mais comment il lui parlait celui là ?? Elle n'était pas dans le cas de se laisser faire !!

Bien sûr que je vais vous tenir compagnie...

Petit sourire narquois avant de passer derrière lui et de lui coller un bon coup de pied aux fesses. Elle se dit à cet instant qu'ilé tait bien dommage qu'elle n'aie rien pour l'assomer un bon coup. Cependant le gaillard n'avait pas l'air de vouloir la laisser entrer pour autant, il fallait employer les grands moyens... Parait qu'elle a une jolie voix cristalline, il allait avoir l'honneur de l'entendre...

Maaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaalt !!! Ta pestouille est làààààààààà

Elle reprit son souffle une seconde avant de poursuivre :

Et ton crétin de gardien refuse de me laisser entreeeeeeeeeeeeeeeer !!!

Elle regarda Quasi et Aimelin et leur fit un petit sourire qui semblait dire "désolée pour vos oreilles", elle croisa les bras, jettant un regard noir au gardien et espérant bien que sa blonde viendrait la chercher...


Le garde a écrit:
La blondinette capitulait. Son charme avait eu l’effet escompté. Il bavait déjà en pensant à la soirée qu’ils allaient vivre tous deux. Lorsqu’elle passa derrière lui, il ne se méfia pas outre mesure. Un cri de surprise, un coup de pied au séant… véritable petite peste !!!

Il allait l’attraper lorsqu’elle hurla à lui arracher les tympans. Son premier reflexe fut de se coller les mains aux esgourdes.

Pestouille… arf, ça il avait sur sa liste. Comment aurait-il pu deviner que c’était un surnom. Il allait se faire taper sur les doigts alors que c’est la duchesse qui avait fait une bêtise et non lui.

Et l’autre qui continuait de gueuler…


Pardon, dame, je ne savais pas…

Il essayait de calmer la jeune femme qui ne l’écoutait pas du tout… en se retournant, il vit la duchesse arriver. Il blêmit, rougit, bleuit, verdit, passant ainsi par toutes les couleurs de l’arc en ciel.
Il allait se faire passer une savonnette, il en était certain. Sa nouvelle maitresse n’avait pas un caractère facile, d’après les échos qu’il avait d’elle. Il se souvint de son arrivée en ces lieux alors qu’elle n’était que fiancée à son maitre et frémit…


C’est la fin !


maltea a écrit:
Maltea courut dans les longs couloirs du château. Partie précipitamment, elle n’avait pas pensé prendre une cape. Elle se maudissant, caillant comme pas permis.

Une fois dehors, elle vit le petit groupe, et relevant ses jupons, recommença à courir. Il était impératif de calmer sa blonde. Elle arriva essoufflée et reprit son souffle en se reposant un instant contre la grille.


Veuillez m’excuser mes amis pour tout ceci. C’est de ma faute, le garde n’a fait que suivre mes ordres. En fait machinalement j’ai donné comme nom celui de pestouille et non Lara. Il ne pouvait donc point savoir.

Vient ici ma pestouille, je t’offrirai une couronne pour me faire pardonner.


Elle lui fit un grand sourire plein de malice avant de lui déposer deux gros baisers sur ses joues rouge de colère.

Allez calme toi, et rentrons donc nous réchauffer. Je vais attraper la mort dans cette tenue par ce froid.

Elle embrassa son amie Quasi et Aimelin.

Heureuse de vous voir ici afin de fêter ce mariage. Votre présence à tous trois me fait chaud au cœur. Comment allez-vous? Le voyage s'est bien passé?

Elle les entraina à sa suite,tout en continuant à poser des questions à ses amis, laissant le garde pousser un soupire de soulagement.
Le petit groupe arriva rapidement à la salle de reception.


quasi a écrit:
Et voila..elle était certainement sourde maintenant..et c'était pas faute d'avoir toujours tout fait pour éviter ça.

Lara usa de sa voix comme d'autre d'un cors de chasse..Quasi vit même quelques insectes mourir..de peur certainement. Le garde n'en menait pas large et son seul oeil semblait dire..flute j'aurai du la coincer dans une cave et en jouir avant de mourir. Parce que mourir, c'était bien ce qu'il risquait pour avoir énervé le procureur du Béarn.

Maltéa arriva enfin, jupon relevé, les joues rouges d'avoir couru.

Quasi retint un sourire quand Malt s'excusa..Pestouille..il est certain que personne n'aurait pensé a faire chercher ce nom sur la liste des invités.

Le garde semblait rassuré.

Malt les accueillit avec le cœur qui la caractérise..grand, bruyant et généreux.


Aimelin a écrit:
Attirer les nobles champenois ? ah non il ne manquait plus que ça pour finir d'énerver nos voyageurs fatigués de leur trajets en voiture.
Les chemins n'étaient pas entretenus et être secoués pendant des lieues lui avait un peu mis la tête comme une cougourde*, comme on disait de part chez lui et voir débarquer la noblesse champenoise, n'était pas dans ses préoccupations favorites en venant ici.

Aime allait avertir le garde que Lara était redoutable mais il n'en eût pas le temps. Le pied de la jeune femme arriva comme un bon verre de calva, en glissant prestement et surement vers le postérieur du garde qui n'eût pas le temps de réagir.

Aie aie .. le jeune soldat ferma les yeux et regarda sa douce avant de faire une grimace quand la douce voix cristalline de la blondinette béarnaise retentit dans la campagne avoisinante et champenoise.
Par Aristote, si avec ça la champagne au grand complet ne se déplaçait pas pour voir ce qui se passait à Brienne !

Et ce n'est pas la Champagne qui se déplaça mais la nouvelle Duchesse de Brienne qui arriva d'un pas décidé pour les accueillir, prenant sa pestouille dans ses bras. Il jeta un regard au garde qui était rentré dans son casque et semblait vouloir s'enfoncer dans le sol et embrassa leur amie, avant de la suivre vers le château, impatients de se mettre au chaud et de pouvoir enfin profiter de cette belle soirée qui s'annonçait.



* pastèque




______________ Suite dans la salle de réception ___________________


*****************************


Dernière édition par Archiviste le Mer 30 Sep - 16:39 (2009); édité 3 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Sam 27 Juin - 19:47 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Sam 27 Juin - 19:47 (2009)    Sujet du message: 1457-02-13 Mariage à Brienne - Quand Maltea se marie... Répondre en citant

Partie 2 - Derniers préparatifs et que la fête commence!



Margaux a écrit:
MessageSujet: Derniers préparatifs et que la fête commence! Mer 18 Fév - 17:35
courir toujour courir... dernier coup d'oeil circulaire à la salle de réception... il faut que tout soit parfait..

Depuis qu'elle était entrée au service de la Vicomtesse de Jaulges il y a quelques mois, la jeune Margaux avait rapidement investit le château et son service était irréprochable. Toujours disponible, et efficace, elle mettait un point d'honneur à servir les propriétaires des lieux du mieux qu'elle le pouvait.

Mais aujourd'hui, il s'agissait de ne pas faire un seul faux pas pour que la réception qui suivait le mariage du Duc et de la Duchesse de Brienne soit parfaite.

Tout en finissant de poser sur les tables les derniers chandeliers qui fourniront une lumière agréable, en plus des grandes torches qui éclairent la pièce, elle vérifiait les tables. Boissons, mets en tout genre composés de viande, poisson et tourtes diverses dont les cuisiniers avaient le secret, corbeilles de fruits, étaient disposés et elle n'aurait qu'à s'assurer qu'il ne manquait de rien tout au long de la réception, tout en guettant les signes discrets de la Duchesse.

Un regard vers les grandes portes pour s'assurer que personne encore n'arrivait et elle vérifia à nouveau le buffet.

Les fleurs qu'elle avait disposées avec l'aide des autres domestiques donnaient un air de printemps à la pièce et son sourire montrait sa satisfaction devant le travail accompli.

La grande cheminée dont l'âtre était entretenue en permanence, diffusait sa douce chaleur et les torches sur les murs éclairaient la vaste pièce d'une lumière douce et agréable. La salle de réception était parfaite et les invités pourraient s'y sentir à leur aise.

En souriant, satisfaite de son travail, elle quitta la salle pour aller voir en cuisine si tout se passait bien, attendant que la Duchesse lui fasse signe si nécessaire.


maltea a écrit:
Maltea à peine arrivée à Brienne était partie se changer et se rafraichir un peu de ce voyage. Elle avait revêtit une robe en velours bleu et remonté ses cheveux sur le haut de sa tête. Une couronne surmontait la coiffure.

Sa robe dévoilait sa gorge. Les longues manches tombaient à presque le sol. La traine était plus courte que la robe qu’elle avait portée lors de la cérémonie.

Elle s’observa un instant dans le grand miroir de sa chambre. L’image qu’il lui renvoyait la fit sourire. En effet, la toilette pourtant plus que convenable faisait tout de même ressortir ses atouts.
Elle n’aimait pas le bleu mais elle ne pouvait contester que cette robe lui allait magnifiquement bien, et que la couleur n’éclipsait en rien la blondeur de ses cheveux et l’éclat de ses yeux.

Elle demanda à sa camériste de lui mettre ses bijoux. Enfin prête elle quitta la chambre.

Son époux l’attendait au bas de l’escalier. Elle lui sourit en le voyant et descendit lentement les marches avant de lui prendre le bras.


Mon époux… allons y, nos invités doivent nous attendre…

Avant de se changer, elle était passée donner les dernières consignes à margaux. Elle savait pouvoir avoir une confiance aveugle en la jeune fille.

Elle pénétra dans la salle, toujours au bras de son époux et ne fut pas déçue. Margaux avait fait du bon travail. Quelques invités étaient déjà présents. Elle salua Matabei et son épouse Asphodèle.


Bienvenue à Brienne, je suis heureuse de vous y voir.

Elle aperçut son amie Tia que son compagnon trainait vers le buffet. C’était bien un homme, toujours à combler son estomac.

Elle jeta un regard à Richard. Elle savait qu’il avait horreur des réceptions et se demandait s’il ne s’endormirait pas avant la fin…


belphegore a écrit:
Belphegore avait réussi à trouver une chambre vide, et d'un broc d'eau elle avait une toilette sommaire, pour laver la poussière du voyage et se changer.

Elle sortit la robe qu'elle portait à l"église, pour la cérémonie, quelque peu froissée.

Elle n'avait pas d'autre tenue d'apparat, il faudrait qu'elle fasse avec.

Redescendant vers la salle de réception, elle resta interdite devant le décor de la pièce, les tables chargées de mets et de vins, la grande cheminée où ronflait un feu d'enfer.

Elle apperçut Maltéa, dans une robe magnifique, et à son bras, l'homme de sa vie.

Elle s'approcha d'eux, et dit timidement:


"Je vous félicite, tous les deux, d'avoir passé ce....Euh...." Elle se rendit compte qu'elle allait dire une énôôôrme bêtise...Elle se retint à temps, et dit: " pour ce merveilleux mariage!!"


maltea a écrit:
Le couple ducal devisait avec Matabei et son épouse lorsqu’une jeune femme approcha timidement. Maltea sourit à Belphegore lorsque celle-ci les félicita.
Elle faillit rire mais n’eut pas le temps de taquiner la jeune femme. Un cri strident se fit entendre. Elle se dirigea rapidement à la fenêtre. Lara… le garde… zut alors, elle avait mis pestouille et non Lara, le garde lui interdisait donc l'entrée. Pauvre garde… il fallait aller calmer la jeune femme de toute urgence.

Elle se retourna sur richard et les invités avec qui elle discutait.


Veuillez m’excuser je vous prie. Une urgence à régler ou nous allons avoir un assassinat au château.

Elle partit en riant, hâtant le pas afin d’aller chercher sa pestouille à l’entrée. En sortant elle buta contre une personne entrant dans la salle. Elle releva les yeux et rencontra le regard du baron de Chaussin. Dieu quel regard… elle s’excusa rapidement.

Pardonnez-moi pour la collision… bienvenue à Brienne, Mazière. J’ai un petit incident sur les bras à régler rapidement avant que cela ne se termine en pugilat. Je reviens rapidement, ne vous envolez pas.

Elle lui sourit avant de quitter la salle et courir au secours … du pauvre garde !


Aimelin a écrit:
Malt était venue à leur rencontre à la grille, apres leur petit contretemps et les vocalises de Lara, et les jeunes gens l'avaient suivie avec plaisir jusqu'à l'entrée du château.

La salle de réception dans laquelle ils entrèrent étaient joliement décorée et les tables présentaient de quoi se nourir et se désaltérer à foison.

Son regard se porta vers la cheminée, laquelle diffusait une douce chaleur qui enveloppait doucement les voyageurs et les réchauffait apres leur voyage dans le froid.
Il sourit à Lara et Quasi et laissa son regard passer sur les quelques personnes présentes. Le Duc de Brienne se tenait aupres d'un petit groupe de personnes, et Aimelin reconnut, non loin d'eux son amie Bel. Il lui fit un petit clin d'oeil complice lorsqu'elle regarda dans leur direction et lui sourit, heureux de pouvoir la retrouver elle aussi, alors qu'il ne l'avait plus vue depuis son départ de Champagne il y a tant de mois.


Gnia a écrit:
Sortie de l'oratoire, montée dans les carrosses se frayant un chemin dans les rues grouillantes de Paris et enfin la campagne et de nouveau la Champagne et Brienne, tout cela avait été rondement mené. c'est qu'il était question maintenant de célébrer plus ou moins dignement l'événement.
Agnès s'était reposée quelques instants dans l'une des nombreuses chambres du château mises à disposition des invités. Une nouvelle robe, rouge sombre, cette fois avait remplacé celle qu'elle portait pour la cérémonie. Le laçage du décolleté laissait deviner bien plus que la sage robe portée à l'Eglise et un riche collier d'argent ouvragé rehaussé de pierres d'un bleu profond presque noir couvrait la peau, la dernière pierre trouvant sa juste place entre les globes laiteux de la poitrine de la jeune femme. Les frisottis rebelles de la chevelure avaient été à nouveau remontés en un vague chignon. La Sint Just se mira un instant et satisfaite, elle descendit jusque dans la cour vérifier un dernier point.
La Vicomtesse de Bapaume avait tenu à faire un somptueux présent de mariage à ses vassaux et malheureusement la nature du présent n'était pas e celle qu'on transporte dans un petit paquet. Hélant l'un des valets qui formait sa suite, elle s'assura que le cadeau était arrivé à bon port.
Puis une fois rassurée, elle monta dans la salle de réception, cherchant le couple du regard. Si elle attendait trop longtemps, l'alcool et la ripaille finirait pas détourner l'attention de chacun et faire oublier ce à quoi elle tenait beaucoup.


quasi a écrit:
Enfin la salle de réception. Déjà passer la barrière du borgne n'avait pas été sans mal, surtout pour le système auditif, restait plus maintenant qu'a passer toutes les autres barrières. L'affaire n'allait pas être simple avec une assistance aussi disparate que celle ici présente. Elle y connaissait bien moins de monde que ceux présents à Paris mais assez pour ne pas se sentir trop déplacée.

Aime était allé leur chercher des rafraichissements , elle en profitait pour chercher le marié des yeux. Ils s'étaient rencontrés plusieurs fois lors de son dernier voyage en Champagne, mais une seule fois dans des conditions similaires. et quelle fois..le pauvre Duc avait certainement passé l'une des plus atroces soirées de sa courte vie.

Quasi se dit que devant la morosité naissante de chaque convives, enfin pas très vifs pour la plupart, elle allait saluer et féliciter les jeunes mariés. C'est dans leur direction qu'elle avançait d'un pas décidé, suivit de près par l'autre pas, plus indiscipliné.

........
Quasi s'ennuyait ferme. et encore..même à la ferme on devait s'amuser bien plus qu'ici. Les convives, qui avaient atteint le stade où ils étaient plus ...que vifs, semblaient jouer au jeu ,si amusant quand on a six ans, du "si tu me vois pas c'est que je suis caché". Et apparemment..ils étaient tous bien cachés. Le Duc, qu'elle apercevait au loin était occupé avec...ben non en fait, il semblait s'ennuyer aussi.

Quasi remarqua Lara. La blonde s'était calmée. Quasi espérait que le borgne n'avait pas été énucléé dans un geste de colère..sinon adieu les rêves de grandeur, au royaume des aveugles seuls les borgnes sont roys.

elle s'approcha du procureur béarnais, que les les plus fières armées craignaient, et lui montrant la table remplie de victuailles, dit dans un geste théâtral mais d'une voix basse:


dites..pendant que tout le monde joue a cache cache, que diriez vous de faire honneur aux bouteilles ci présentes? non parce que Malt va se fâcher si personne ne boit...


Margaux a écrit:
Un cruchon dans chaque main, la serveuse entra dans la salle pour aller les déposer sur la table où étaient posées diverses boissons.
Un homme était là en train d'hésiter et l'air de rien, la jeune femme l'observa tout en s'approchant. Jeune, l'allure plutôt agréable il semblait réfléchir où quelle boisson choisir.


bonsoir Messire, puis je vous aider .. à choisir ou à vous servir ? elle posa les cruches à côté des timbales qu'il avait placées devant lui.. enfin les pots car les cruches n'étant pas invitées à la noce, il faudrait se contenter des pots... donc elle posa les cruches et regarda l'homme en souriant.

D'un geste maladroit il venait de renverser une timbale et la jeune femme sourit
laissez donc je vais vous servir, et vous aiderai à porter les verres.. dites moi ce qu'il vous faut.

Elle ne sut si c'était ses yeux gris qui lui firent avoir un geste maladroit lorsqu'il lui répondit, mais dans sa précipitation à vouloir le servir la cruche qu'elle posa sur la table commença à basculer.

aie aie la cruche !


Aimelin a écrit:
Alors voyons trois boissons.. ah ben oui Lara je sais, ma douce aussi.. donc ca va aller.. à moins que je prenne .. ah mince y a-t-il du calva pour la blondinette ?

- bonsoir Messire, puis je vous aider ..

Il sursauta et dans sa surprise renversa la timbale, heureusement vide qu'il allait poser sur la table. D'un geste vif il la rattrapa et se tourna vers la personne qui venait de lui parler.

- hum .. heu.. c'est-à-dire que je ne sais trop il salua d'un sourire la jeune serveuse et continua.. si je pouvais avoir trois verres de calva ce serait parfait.

Un petit sourire pour accompagner la demande et il rajouta à voix basseces dames ont soif. Il vérifia que Quasi et Lara étaient suffisamment loin pour ne pas l'entendre et attendit que la jeune femme le serve.

- aie aie la cruche !

- la cruche ? où cela ?

Il tourna la tête vers les timbales que la jeune serveuse remplissait juste au moment où le broc posé à côté basculait. Dans un réflexe le jeune soldat le rattrapa et seulement quelques gouttes du breuvage tachèrent la nappe.

- hé bien voila un breuvage sauvé de justesse d'un sort injuste

Il laissa la jeune femme remplir les timbales. Elle en prit deux et il prit la troisième en désignant les deux jeunes femmes du regard.

- les boissons sont pour ces deux dames .. si vous voulez bien m'accompagner.

Tout en se dirigeant vers elles, il se demandait où était passé le restant des invités.


quasi a écrit:
"aie aie la cruche !"

Quasi était rassurée, Maltéa ne devait pas être bien loin. Elle tourne la tête et voit Aimelin aux prises avec trois timbales. Le combat semble rude mais le soldat est aidé des mains agiles de la servante.
Un coup de coude à Lara.


Vite , vite..Il va revenir avec quelques tisanes ou autres nectar de fruit...Après une si longue route il nous faut faire honneur aux ca..cascades de mets et boissons qui se trouvent là.


Lara a écrit:
Calmée par l'arrivée de Maltea, Lara avait sagement suivi tout le monde jusqu'à la salle de reception.
De magnifiques buffets avaient été préparés avec soin mais l'ambiance n'était pas tout à fait au rendez-vous. Elle pensait croiser ici beaucoup de monde, qu'il y aurait de la musique et de la danse... Heureusement, il y avait de l'alcool...
Profitant qu' Aimelin soit un peu plus loin, elle papota avec Quasi.


Vous avez raison, servons nous ! J'ai assez avalé de fruits comme ça à Mauléon ! Quant à la tisane... Même pas la peine d'y penser !!


Lara prit une chope qu'elle remplit d'un des alcools se trouvant là et le tendit à Quasi avant de se servir à son tour. Elle trinqua avec son amie et décida de faire honneur au breuvage.

Pas mauvais...Savez vous ce que c'est ? Il ne me semble pas connaitre...

maltea a écrit:
Maltea revint finalement dans la salle. En voyant les convives s’ennuyer, elle se demanda si elle ne ferait pas mieux de prendre la poudre d’escampette et ce, rapidement.
Elle avait faim et soif, elle était de mauvaise humeur, ne sachant pas la raison.
Elle remarqua son époux non loin d’elle, qui au lieu de s’occuper des invités, préférait bailler aux corneilles.
Elle comprit à cet instant qu’elle devrait s’occuper de tout le monde elle-même. Il pouvait rêver d’avoir droit à la nuit de noce après tout cela. Il était certain qu’elle serait ivre de fatigue à la fin de la réception.

Un soupir afin de se donner un peu de courage et elle se dirigea vers le petit groupe d’Aimelin. Belphegore les avait rejoint, cela serait plus simple pour discuter.

La salle était bien vide, mais cela n’était pas pour lui déplaire. Moins de personne, plus vite la fête se finirait. Elle remarqua tout en marchant son amie et suzeraine qui se trouvait dans la pièce. Elle bifurqua afin de l’entrainer avec elle et lui présenter ses amis.
Elle s’approcha de Gnia et lui saisit le bras.


Tu es arrivée à bon port on dirait. Contente que tu sois là, au moins je me sens moins seule. Quand on voit l’ours que j’ai eu la bonne idée d’épouser, je me demande si la réception est finalement une bonne idée.
Ta robe te va à ravir, beaucoup plus féminine que celle que tu portais à l’église. Tu as eu peur que le cardinal te saute dessus s’il voyait un peu de ta gorge ?


Elle lui fit un clin d’œil de connivence et en se retournant, elle croisa le regard de Mazière. Elle fut un instant clouée sur place par ce regard pénétrant et mit un certain temps avant de réussir à se reprendre.

Elle n’allait tout de même pas se laisser aller, quelques heures à peine après avoir dit oui à l’homme qu’elle aimait.
Pourquoi donc le très haut, mettait il toujours autant d’obstacle sur sa route ? Pourquoi son corps réagissait-il toujours indépendamment de son cœur et de sa tête ?
Ses vieux démons refaisaient un peu trop surface à son gout, surtout ces derniers temps.
Elle avait fauté avant les épousailles et avait promis à son époux de ne plus recommencer. Pourtant elle n’aimait que lui, ça elle en était certaine, mais le sang coulant dans ses veines portait un lourd héritage. Elle était bien la fille de son père, cela ne faisait aucun doute…

Mais comment pouvait-il être autrement ? Cet homme dégageait quelque chose ne la laissant pas de marbre. Son visage, son corps, sa prestance… il était, malheureusement pour elle, à son gout. Elle s’imagina ses mains, ses lèvres…

Elle inspira essayant de chasser les idées peu aristotéliciennes qui se bousculaient dans sa petite tête. Elle était mariée maintenant et elle ne faillirait pas à son serment, enfin elle essaierait… elle ferait bien d’aller le saluer avec son époux afin de ne pas tenter le diable qui se complaisait dans son corps. D’une voix qu’elle voulait normale, elle s’adressa à la vicomtesse de Bapaume.


Viens Gnia, je vais te présenter à des amis, si du moins tu le veux. Je les ai connu il y a de cela fort longtemps maintenant. La blonde que tu vois entrain de boire a même été mon époux. Je t’expliquerai, cette histoire est assez comique. Et le trio restant et bien…

Elle ne termina pas sa phrase et saisit un verre sur le plateau de Margaux qui passait à côté d’elle. Elle l’avala cul sec ne sachant pas trop pourquoi elle était aussi nerveuse.


clotus a écrit:
Après s'être perdus dans les méandres des couloirs du châteaux et surtout flânant dans chaque pièce qui étaient somptueusement décoré sans être ostentatoire .Clotus toujours trainant les pieds arriva enfin à la salle de réception.
les tables étaient emplis de victuailles rien n'y manquait du plus raffinée au plus doux.
Elle lissa sa robe qu'elle avait confectionnée dans un velours émeraude qui rehaussait son teint la coupe bien que simple et sage la mettait en valeur et elle savait que maltea n'aurait pas a rougir de sa mise .

Clotus s'avançant toujours doucement reconnu au loin messire Aimelin elle hésitât devait elle se sauver ou rester?priant le très haut de ne point faire d'impair comme à son habitude avec le sieur,se rappelant les quelques rencontres avec celui ci quelque peu houleuse dû à sa maladresse et a son proverbial sens de la gaffe.

Elle alla directement vers la table ou des cruche de vin y était mise en prit une et la main tremblante se servit une choppe qu'elle but d'un trait pour se donner contenance et se retournant fit un petit signe de la main à Maltea.Paralysait par la timidité restant là debout devant cette table quittes a se faire passée pour une crève la faim.Pestant contre elle même.


mais quelle bécasse je suis pff me voilà à m'enivrait,j'en connait un qui va encore me traiter de poivrote,il aura bien raison cette fois.Manquerais plus que je me prenne les pieds dans le tapis sa serait le comble.


RicW a écrit:
Bleu... Noir... Voila une question des plus cruciales avant de descendre recevoir ses invités... Surtout que les quelques instants de repos qu'il avait pris en rentrant de Paris s'étaient transformés en heures de sieste. Ce qui fait qu'au lieu d'une belle avance, il était à présent affublé d'un magnifique retard, qui, il en était certain, n'allait pas être du tout du gout de sa fiancée. De son épouse. Voila quelque chose qu'il allait devoir vite assimiler, également, faire un impair là dessus ne plairait pas vraiment à Malt’. Il sourit. Que de complications, ce mariage... Nouveau sourire. Fort heureusement, d'autres points positifs venaient contrebalancer toutes ces petites complications qu'il n'avait pas l'habitude d'avoir...

Bleu était sa couleur tout de même. Enfin, celle de son père, plus exactement, qu'il avait repris bon gré mal gré. C'était de toute façon mieux qu'une autre couleur, et puis, Richard le Rouge, et ou Richard le Violet, voila qui aurait considérablement détonné, ou en un mot, fait totalement ridicule. Et puis, après tout, elle n'était pas si moche que ça, cette couleur, et elle donnait des boutons à une partie de la noblesse champenoise, ce qui était une des raisons essentielles pour la quelle il la portait régulièrement, et à toutes les grandes occasions. Sauf que la-dite noblesse ne serait pas là…

Noir alors ? C'était après tout la couleur de sa femme, et peut-être lui pardonnerait-elle en un éclair quand il verrait qu'il avait fait un effort vestimentaire pour elle. Mais il trouvait la couleur bien triste pour un mariage... C'était quand même sensé être un jour heureux... Et puis que diraient ses amis quand ils le verraient ainsi vêtu ? Il réfléchit un instant, et conclut avec une grimace qu'au final, il y aurait de toute manière assez peu de ses connaissances propres, et essentiellement des amis divers et variés de son épouse... Amis qu'il connaissait d'ailleurs bien souvent que de vue, et pour la moitié, qu'il n'appréciait au mieux que modérément...

Au final, il hésita encore un long moment à descendre... Que se passerait-il s'il ne venait pas saluer tous ceux qui étaient là pour complimenter la mariée ? Probablement rien, la plupart le prendraient de toute façon pour un de ses amis à lui, ou pour un autre ami de Maltea d'un territoire dieu sait où ... D'ailleurs, elle avait un peu trop d'amis, sa douce épouse... Un peu trop d'anciens amants aussi... Finalement, c'était peut-être une bonne raison d'aller dans la salle de réception... Savoir qui pourrait repartir entier, et qui aurait une conversation entre quatre gardes avant de se voir intimer l'ordre de filer... Le tout allait être de faire cela sans que Maltea ne soit au courant, elle pourrait bien ne pas apprécier... Ce qu'elle était sensible sur certaines choses...

Finalement, le noir s'imposait de lui même, aucune goute de sang ne pouvait arriver à tacher cette couleur, qui remontait d'un coup grandement dans son estime. Il se vêtit donc de cette étoffe, ne mettant qu’un bleuet à sa boutonnière, et se décida enfin à sortir, souriant en voyant Balder à sa porte. Visiblement, les quelques gardes supplémentaires engagés pour la cérémonie n'avaient pas son entière confiance, et il préférait veiller sur lui en personne. Il faut dire qu'entre la fête de sa mère, et cette réception, la sécurité du château était un casse-tête permanent...

Il n'eut pas le plaisir de croiser son frère, et dut donc aller directement à la salle de réception, croisant des servantes qui couraient de tous côtés, affairées pour que tout soit parfait. Il n'en reconnu d'ailleurs pas la moitié. Enfin, il fut auprès de ses invités, saluant rapidement ceux qu'il croisa. Il s'arrêta un instant pour étouffer un bâillement - à croire que sa sieste n'avait pas été si inutile que cela - et croisa au même instant le regard de son épouse. Regard bien différent de celui qu'elle avait eu pour lui à Paris... A croire décidément qu'ils ne réussiraient pas une seule réception où ils arriveraient à s'entendre...

Il secoua la tête, et fit comme la plupart des invités, se dirigeant vers la table où trônaient de multiples pichets. Il n'eut qu'un instant de regret pour les souffrances qu'avaient du endurer sa pauvre cave, et servit quasi-instinctivement de son meilleur vin. Puis il se tourna vers les invités présents. Qui sait, peut-être certains le reconnaitraient et viendraient le saluer !


Gnia a écrit:
Son gobelet d'étain à la main, Agnès sirotait non sans plaisir le vin à bulle local. Lointains souvenirs que ce breuvage ramenait à sa mémoire. Beuverie nocturne avec Puylaurens à la vieille du jour où les feudataires artyésiens feraient allégeance à l'Artois et lui rendrait hommage, à elle, alors comtesse d'Artois. Boisson précieusement conservée par le même Puylaurens alors infiltré en Champagne et dont l'enjeu de l'ouverture de la caisse avait été "une fois Compiègne à nouveau artésienne". Folies et fougue d'un autre temps, d'une époque qui semblait révolue tant elle était lointaine et tant elle avait coûté, exigeant le prix du sang. Et qu'il était étrange de penser à tout cela alors même qu'elle était l'actrice d'une pièce qu'elle n'aurait alors jamais pensé à jouer. Etre le témoin d'une noce entre deux champenois qui devenaient ses vassaux. Si Niria était vivante quelque part, elle devait en hurler de rire et si elle était morte, se retourner dans sa tombe.
Agnès en était à ses pensées mélancoliques, un léger sourire aux lèvres quand Maltea passa son bras sous le sien et la ramena à l'instant présent, la faisant évoluer parmi les invités.
A l'évocation du choix décolleté de sa toilette, elle ne put réfréner un petit rire


Je ne craignais pas tant les assauts du cardinal que les courants d'air de l'oratoire, propices au refroidissement. J'ai eu mon comptant de maladie cette saison...

Maltea ne releva pas, absorbée par autre chose. Agnès suivit son regard et aurait pu lire dans ses pensées. Par Aristote, que la chair était faible... La jeune mariée se reprit cependant, mais Gnia n'était pas dupe du babillage et de la prise de boisson pour tenter de masquer un nervosité devenue palpable.

Cette femme, ton époux ? Agnès la regardait descendre son verre d'un air mi amusé quoique dubitatif. Tu me raconteras, oui... Quand tu auras une minute, j'aimerai vous offrir, à toi et ton mari, le présent que je vous fait pour vos épousailles. Il faudra nous éclipser un instant tous trois et descendre dans la cour, aussi je te laisse juge de trouver le moment opportun.

Imperceptiblement, la Saint Just prit l'initiative de l'itinéraire, éloignant son amie de la cause de son trouble pour la guider non loin de l'endroit où se trouvait son époux. Agnès prenait son rôle de témoin fort à coeur et tant qu'elle serait là, il était hors de question que Maltea faute.


belphegore a écrit:
Belphegore tournait en rond...Elle tournait en rond, et cela voulait dire que çà bouillonnait dans son cerveau, prêt à commettre n'importe quelle bêtise pour se divertir...

Elle regarda autours d'elle, toutes ces têtes qu'elle ne connaissait pas, toutes empressées d'aller féliciter les mariés ou avides d'un scandale.

Soudain, dans sa ligne de mire, Aimelin. Lui aussi paraissait s'ennuyer à mourir. Elle repensa alors à tous les 400 coups qu'ils avaient fait ensemble, les nombreuses aventures vécues, leurs vies dissolues, les secrets partagés...

Alors, une lueur amusée dans les yeux, elle s'approcha d'Aime et de Quasi:


"Bonjour, Aime....Je cherche à me distraire, tu n'aurais pas une p'tite chasse à l'homme sous le coude, ou une sorcière à faire tomber de son balai ??"


Aimelin a écrit:
Ses deux verres de calva à la main, et un autre dans les mains de la jeune servante Aime rejoignit sa douce et Lara.
Les voyant déjà en train de déguster dieu sait quelle boisson, il sourit et posa les deux verres devant elles.


- quand vous aurez fini vos verres, peut être voudrez vous un petit calva.

Il leur sourit et prit le verre que lui tendait la serveuse. Il déposa un baiser sur la joue de Quasi la laissant discuter, et haussa les sourcils en reconnaissant la voix qui l'interpelait.

"Bonjour, Aime....Je cherche à me distraire, tu n'aurais pas une p'tite chasse à l'homme sous le coude, ou une sorcière à faire tomber de son balai ??"

- Bel ! un sourire éclaira son visage quand il se trouva face à son amie.. il la prit dans ses bras et lui déposa une grosse bise sur sa joue .. avant de la regarder. Des mois qu'il ne l'avait vu et elle était l'une de ses amies qui avait été là pour l'aider et le soutenir apres la disparition de May.

- M'dame la Médicastre, que je suis heureux de te voir... il se tourna vers Quasi et Lara qui discutaient en dégustant leur verre... je te présente Quasi, me douce, et la blondinette à côté Lara.

Il prit un verre sur la table qu'il remplit d'hypocras et le tendit à son amie en souriant.

- tiens déjà ca te distraira... pour une chasse à l'homme je crois que la dernière nous a laissé sur notre faim tu as bien raison et je n'ai point de sorcière dans mes connaissances.

Il but une gorgée et la regarda.

- tu as l'air en pleine forme, je suppose que tu es toujours une redoutable guerrière et une redoutable cavalière.


quasi a écrit:
Quasi avait déjà bu deux verres avec Lara. La tête lui tournait légerement quand Aime vint avec un calva.

Alors qu'on l'interpellait , elle lui sourit et répondit
..euhh un calva? pourquoi pas, tiens. Lara, je suppose que vous ne direz pas non?

Elle prit le verre qu'il avait déposé et le l'avala lentement alors qu'une jeune et jolie femme les rejoint.

Belphegore. les deux femmes ne se connaissaient pas mais s'étaient souvent croisées en Champagne. Aime lui avait souvent parlé d'elle et Quasi savait le lien qui les unissait.


Bonjour Dame, ravie de vous revoir.

Les deux amis se remémoraient leurs souvenirs communs alors que Lara avait le regard dans le vide.

Laissant les soldats a leur discussion, elle murmura
..je vais saluer le Duc mon beau, je reviens ensuite.

Lara? venez donc voir la vie en bleue de Maltéa avant de ne plus pouvoir marcher.

Elle entraina son amie vers Richard qui semblait s'ennuyer.


maltea a écrit:
Maltea se laissa entrainer par son témoin et amie. Elle était certaine qu’elle avait ressentit son trouble. Un regard vers le buffet et elle vit son époux être accosté par Clotus.
Dieu du ciel, il n’avait rien remarqué, enfin, Maltea l’espérait. Elle connaissait son sanguin d’époux et sa jalousie et ne voulait pas mettre en péril la réception.
Elle eut sur le visage, une mimique montrant qu’elle réfléchissait. En effet, elle s’était dit qu’au moins cela mettrait un peu d’animation à la réception.
Gnia la rapprochait de plus en plus de son époux et tacitement, elle lui en fut reconnaissante. Son sacré caractère l’empêchant de faire le premier le premier dans ce genre de situation.

Elle avançait tout en répondant à son amie.


Oui, on s’éclipsera afin d’aller voir ça. Je me demande bien ce que tu as préparé. C’est malin, je suis d’une curiosité maladive et je ne peux pour le moment m’éclipser comme ça. Déjà que la réception est loin d’être passionnante.
Remarque je ne pense pas tenir longtemps sans savoir ce qu’est la surprise…


De la façon dont elle était placée, on aurait pu croire qu’elle était aux côtés de son époux alors que ce n’était guère le cas.
Elle allait lui lancer un regard assassin, lorsque son amie de toujours, Doriane, fit son apparition au bras de Dark.
Elle sourit, heureuse de les voir. Sourire vite remplacé par un éclat de rire, en entendant les douces paroles de son amie.


Je te remercie Doriane. Ca n’a pas été facile pour moi de franchir le pas mais je ne le regrette pas. Je savais que cette fois c’était le bon, et ce malgré nos prises de bec, mais bon le jour ou je ne me disputerai pas avec ceux que j’aime, c’est que je serais à l’article de la mort et encore…

Elle lui fit un clin d’œil et la regarda se rendre près de Richard. C’est alors qu’elle remarqua sa tenue. Du noir… étonnant venant de lui. Soit il avait voulu lui faire plaisir, soit il avait une idée derrière la tête. Elle ferait mieux de le surveiller de plus près…

Dark prit la place de Doriane et la félicita à son tour non sans humour.


Oui tu vois, je pense à toi, une fois de temps en temps j’organise un mariage comme ça tu es obligé de venir me voir.

Elle rit avant de lui déposer un chaste baiser sur la joue et le regarda. Les souvenirs remontèrent à sa mémoire ce qui la fit sourire. Dark était peut-être un des rares ex qu’elle avait sans le vouloir martyrisé, et avec qui elle gardait des rapports où juste une profonde amitié les liait. Elle avait été heureuse d’apprendre que Doriane et lui avait finalement concrétisé après toutes ses années, leur amour longtemps cachés à l’un l’autre.
Quand elle y pensait, elle se disait que peut-être si elle n’avait pas été au milieu, ils se seraient rendu compte bien plus tôt, mais la vie était ainsi, et maintenant ils pouvaient être heureux tous les deux, autant qu’elle l’était avec son époux.


Doriane revint et Dark se rendit près de Richard. Décidément, ils ne feraient rien ensemble aujourd’hui ces deux là.

Elle chuchota à son amie
, oui c’est très calme, mais non pas d’ambiance traditionnelle, ça finit toujours mal.

Elle lui sourit et la présenta à Gnia.

Au fait je te présente Agnès de Saint-Just, vicomtesse de Bapaume, Baronne de je ne sais plus trop quoi et dame de… encore moins. C’est une amie très chère et elle a accepté d’être mon témoin pour ce mariage.

Elle regarda Gnia et lui murmura en lui faisant un clin d’œil : « et mon garde fou pour aujourd’hui j’ai l’impression, dit moi si je me trompe… »

De plus elle est aussi ma suzeraine.

Elle tourna la tête et vit Belphegore rejoindre Aimelin et se dit que pour une fois, l’animation viendrait de ce petit groupe. Quasi se détacha avec Lara et s’avança vers Richard. Maltea se demanda si elle ne voyait pas au travers le fils, le bleu. Un regard jugea la silhouette de Quasi. C’est qu’elle restait bien conservée, elle ferait bien de surveiller tout cela de plus près. Elle savait mieux qu’une autre qu’être en couple, n’empêchait pas les faux pas et même si elle se savait plus jeune que Quasi, elle se méfiait tout de même de l’attrait qu’une femme ayant connu le duc Kurt Wagner pourrait avoir sur son époux. Il s’en défendait, mais ce père qu’il n’avait pratiquement pas connu, l’obnubilait…

Etrangement, elle ressentait à ce moment même, une pointe de jalousie, qu’elle essaya de cacher de son mieux. Pourtant elle ne faisait guère mieux, ce n’était pas le coeur de Richard qui avait battu la chamade en croisant le regard du baron mais bien le sien…
Elle se reprit et se demanda quand Clotus se déciderait à lui sauter au cou. Elle était un peu trop calme et Maltea commencait à se faire un peu de souci pour son "boulet" qu'elle trainait à la cheville depuis quelque temps maintenant...


RicW a écrit:
Tout ce qu'on peut lire dans un verre de vin sombre... Ou tout du moins, tout ce que Richard y lisait là... Tous les doutes d'un jeune marié, qui aprés avoir vaincu tous les obstacles qui font de lui un homme engagé pour la vie à une femme, les voit ressurgir brusquement... Etait-il l'homme qu'il fallait à Maltea ? Certes, il l'aimait, et plus que tout, mais le lui montrait-il assez ? Et surtout, est ce que cet amour était à ce point réciproque... Et s'il ne durait pas... ?

Oui, tant de choses qu'un homme qui s'inquiétait pouvait observer dans son verre, au point d'en oublier ce qui l'entourait... Il n'en releva la tête que lorsqu'il entendit un corps choir, et toutes les sensations lui revinrent en un instant à l'esprit. Il était à sa réception de mariage. Des invités étaient venus lui parler, et il les avait royalement ignorés... Et sa femme était en train d'essayer de se relever, avec une Ménéhildienne sur elle qui lui découvrait la moitié du corps ! Il allait porter la main à son épée, pour défendre son honneur, quand il la laissa retomber... Partout où il posait le regard, il ne voyait que des hommes qui avaient déja vu bien plus de sa femme que ses genoux...

Il secoua la tête, et vida son verre pendant que son épouse se relevait. Il était sur que cela ne ferait qu'empirer son humeur, et qu'elle allait trouver moyen de lui reprocher encore quelque chose... Il soupira, et se servit un autre verre, à la teinte rosée quand il apperçu un couple d'invités avançant vers lui. Se décidant à éviter de répéter les mêmes erreurs que précédemment - qu'il faudrait qu'il répare d'ailleurs, il s'était déja montré assez impoli - il fit deux pas vers elle, et sourit en reconnaissant la première, qui n'était autre que sa future vassale.


Dame Quasi, c'est un plaisir de vous voir enfin à Brienne. Bienvenue en mon domaine.


maltea a écrit:
Maltea n’eut pas le temps de penser à Clotus que celle-ci se jeta sur elle tout en se prenant les pieds dans le tapis, ce qui eu pour cause de la faire choir. Elle se retrouva assisse par terre, la jupe relevée sur ses jambes.

Celle-ci éclata de rire, mais Maltea gardait un visage impassible, se demandant encore si elle devait en rire ou pleurer.
C’est alors qu’elle vit son époux se diriger vers Quasi au lieu de l’aider à se relever.
Elle se demanda si c’était un mauvais rêve et n’entendit pas Clotus lui parler. Elle saisit sa main et se releva machinalement, le cœur serré, une larme discrète perlant et voilant son regard.
Elle remit de l’ordre dans sa tenue et ses cheveux tout en se détournant du « couple » elle saisit un verre afin de se redonner une contenance.
Elle regarda fièrement autour d’elle, ignorant le duc et sa future vassale, se disant que décidément, il en pinçait toujours pour ses vieilles vassales et surtout celles ayant partagé la vie de son père.
L’heure n’était pas à la vengeance mais plutôt aux questionnements. Elle doutait maintenant…
Elle afficha un sourire figé qui pouvait faire illusion et se rapprocha de ses amis, bien décidée à ne plus regarder en face cet époux lui ayant fait l’affront de sa vie.
Sans le vouloir, sa main qui tenait le verre, tremblait, faisant tanguer dangereusement le liquide qui s’y trouvait. Afin de ne pas s’en renverser sur elle, elle se décida à boire son verre d’une traite, ce qui eu pour bienfait de lui rendre quelques couleurs.
La curiosité se faisait tentatrice. Elle aurait aimé voir le visage de son époux conversant avec Quasi mais sa volonté de fer l’en empêchait. Elle fixa un point de la salle et ne le quitta plus des yeux. De la sorte, on ne pouvait imaginer la rage et le chagrin qui la ravageait à l’instant même. Le temps semblait figé pour la jeune épousée…


chlodwig_von_frayner a écrit:
Maltea mariée… voilà qui aurait surement fait un bon scénario pour une comédie… ou alors pour une immense tragédie qui aurait fait pleurer la moitié de la Champagne… Pensez donc… Savoir ladite dame casée et donc désormais astreinte aux rigueur de la morale que son esprit pervers lui mettait par moments en tête risquait de provoquer de sérieux remous. En fait non pas tant que ça il fallait croire… Bon.. On devait aussi préciser que depuis ses débuts, elle s’était attiré pas mal d’inimitié… Et ce n’était pas son caractère doux et aimable qui allait arranger les choses… Bah… à défaut d’assister à des scènes de mortifications et de suicide à l’idée qu’une pareille beauté puisse leur échapper à jamais (il y en eut surement mais l’histoire a préféré ne pas les retenir), Chlo escontait s’amuser un peu… tout en évitant de se faire embrocher par le fameux mari qui… il fallait s’en souvenir, l’avait juré. Mais il pariait sur le fait que personne ne le connaîtrait. C’était un pari bien audacieux, si l’on prenait en compte le fait qu’il risquait sa vie… Bah… Il était invité, et personne n’aurait pu l’empêcher de répondre à une invitation…

Il avait loupé la cérémonie… bah qu’importe… seul comptait le buffet au final… et les diverses… disons animations… qui ne manqueraient pas de ponctuer la journée. La Champagne n’était qu’une étape sur le chemin de retour de la Lorraine… Un peu las et fatigué par ce qu’il venait de vivre là bas, il se disait qu’une petite fête ne pouvait lui faire de mal… surtout en sachant qui il y avait… Y aurait surement de quoi rire. Et si le mari posait problème… il n’y aurait qu’à le déposer ! (pardonnez cette obscure référence)

Arrivé au domaine de Brienne avec un peu de retard, il fut directement introduit dans la salle de réception. Enfin un pays civilisé… Aaaaah… quand on quittait les marches impériales, où le seul havre peuplé de créatures pensantes se réduisait au castel de Bolchen, arriver dans un castel français, même un castel champenois ou artésien, procurait la même sensation qu’un naufragé échoué sur une île déserte éprouve en entrant dans Paris… Le passage d’un monde à l’autre… un soulagement tout de même au final… Et surtout… la sensation de revenir chez soi. Et il y était presque, chez lui, dans ce castel ! Enfin… se ne serait peut être pas au goût du propriétaire des lieux…

Entrée discrète pour une fois… ou du moins pas fracassante ce qui, pour un Chlo revenait au même : il n’était pas le centre de l’attention. Il portait un nouveau pourpoint noir, par-dessus lequel était passé sa lourde cape de zibeline brodée d’hermine, vêtement de grande qualité et de grand prix pour lequel il avait largement pompé dans les finances de sa duchesse de mère pour réussir à se le procurer. Il sourit légèrement à la vue de tant d’inconnus auxquels il n’aspirait pas à se mêler… En fait… il était là avant tout pour saluer une personne… le reste on verrait. La lassitude le prit un instant… Non… pas encore… Serais ce la Lorraine qui l’avait usé ainsi ? Ou le fait de voir sa cousine dépérir ainsi chaque jour un peu plus ? Il n’aurait su le dire. Son regard balaya la salle de nouveau… sans arriver à accrocher sur la chevelure blonde qu’il connaissait désormais. Humpf… nouveau pas en avant… en direction d’un serviteur qui portait un plateau plein de verres. Soif… oui… le voyage donnait soif. A voir si la cave du maître des lieux était à la hauteur de son épouse…


maltea a écrit:
En reposant le verre vide sur le plateau, Maltea vit la silhouette d’un homme de dos. Un frisson lui parcourut l’échine. Ce n’était pas possible, elle ne l’avait vu à la cérémonie, elle devait se tromper. Et pourtant elle était certaine que non. Elle le connaissait suffisamment pour le reconnaître entre mille et ce même sous cet angle.

Par Aristote, qu’allait-il se passer si Richard le voyait ici ? Après tout, il était bien trop occupé avec sa Quasi pour prêter un seul regard à ce que pouvait bien faire ses invités et surtout son épouse.

Elle avait une folle envie d’aller le rejoindre, mais la peur la clouait au sol.
Sa respiration s’accéléra et les tremblements de sa main empirèrent. Sa poitrine se soulevait de plus en plus rapidement. Elle essayait de reprendre le contrôle mais en vain.
Elle ferma un instant les yeux, faisant un effort sur elle-même, son sourire s’était figé en un rictus de … peur.

Elle se souvint de la promesse de son époux, disant que le jour ou il le croiserait… n’y tenant plus, elle s’excusa auprès des personnes qui l’entouraient et se dirigea d’un pas qu’elle voulait assuré vers Chlodwig Von Frayner, l’homme à qui elle avait succombé alors qu’elle était fiancée.

Arrivée derrière lui, elle pu sentir son odeur et se revit quelque temps auparavant, tremblante entre ses bras. Leur relation avait été basée sur le désir de soumettre l’autre. Il n’y avait jamais eu d’amour entre eux. Ils étaient juste deux personnes se ressemblant fortement, appréciant écraser les gens qui tenaient à eux plutôt que d’avouer leurs faiblesses. Maltea bien plus que lui, Chlo étant un homme encore plus difficile à cerner, passant d’un extrême à l’autre.

Il n’y avait plus rien entre eux à part un « respect » et une amitié, et peut-être aussi une attirance n’ayant jamais totalement disparue. Maltea avait du lutter afin de mettre un terme à leur liaison éphémère mais avait tenu bon par amour pour son fiancé de l’époque.

Cependant sa réaction d’aujourd’hui l’ayant blessé fortement, elle ne savait plus… Sa voix avait reprit son assurance lorsqu’elle l’interpella à voix basse afin que personne ne puisse entendre le nom de l'homme.


Chlodwig Von Frayner, quelle surprise, je ne m’attendais pas à vous voir en ce lieu…

Elle s’enhardit, personne ne le connaissait, son époux ne l’ayant jamais vu ne pourrait savoir qui il était. Sa peur s’envola, laissant place à l’excitation des retrouvailles.
Elle avait toujours apprécié sa compagnie, son cynisme et son ironie, ainsi que sa suffisance l’avait toujours amusée ou encore mise en colère. Elle ne s’ennuyait pas avec lui et il avait toujours des anecdotes croustillantes à lui raconter.


Cela fait longtemps qu’on ne s’est vu, je suis heureuse de vous accueillir sur les terres de Brienne, mon ami…


belphegore a écrit:
Belphegore vit avec un plaisir non dissimulé Quasi s'éloigner avec Lara. Enfin, elle pouvait être seule avec Aimelin, depuis tout ce temps de très longue séparation.

Non sans un long frisson qui lui parcourut les reins, elle s'approcha de lui, alors qu'il lui demandait avec un sourire amusé:


Citation:
tu as l'air en pleine forme, je suppose que tu es toujours une redoutable guerrière et une redoutable cavalière.


Plantant son regard dans le sien, les lèvres entr-ouvertes et la poitrine se soulevant avec force dans l'échancrure de sa robe, elle murmura:

"Non, la redoutable cavalière n'est plus rien sans son étalon...Elle a été domptée par la solitude. Il ne reste que la guerrière qui est à l'affût..."

Elle baissa ses longs cils sur son regard brûlant, détaillant son verre qu'elle tenait dans ses mains, dont les doigts serraient si fort les bords que les jointures blanchirent.

Puis relevant ses prunelles brillantes, elle soupira:


"Tu me manques....Oh, oui, tu me manques..."


Isaline. a écrit:
Le bruit de la fête emplissait la maison jusqu’à la chambre de la fillette qui aurait du dormir depuis un moment. Pourtant tel n’était pas le cas, la petite n’avait pas réussi a fermer l’oeil malgré les louanges de patience que sa nourrice lui prodiguait. Entre les berceuses et le lait chaud, la petite gardait avec obstination les yeux ouvert. Elle désirait voir sa mère, ne l’ayant pas vu depuis un petit moment celle-ci lui manquait cruellement. La musique de l’étage inférieur l’attirait également, elle voulait aller voir de ses yeux ce qui se tramait!

Jeannette, sa nourrice, abandonna rapidement car rien ne réussisserait a calmer l’enfant surexitée. Elle la déposa donc sur le sol. La tapiserie qui recouvrait le plancher était moualleuse, épaisse mais rude au toucher. Isaline leva les yeux vers la porte de sorti et se précipita rapidement du haut de ses quatres pattes vers la porte fermée. Sans un mot avec des gestes muettes, elle intima du regard, froncement de sourcil à l’appuie, Jeannette d’ouvrir la porte de la conduire auprès de ses bruits et de sa mère! Tout de suite!

La nourrice habituée poussa un soupir, ce petit bout de caractère qu’était la fillette n’allait pas lacher prise pour une chose aussi simple, voir sa mère était sacré lorsqu’elle s’ennuyait de celle-ci. La prennant dans ses bras enrouler dans une couverture douillet, elle parti à la découverte des couloirs espérant que la balade endormira l’enfant difficile qu’elle tenait.


chlodwig_von_frayner a écrit:
Il avait saisit un verre posé sur un plateau et s’était à présent mis en devoir de le goûter. Son visage se fendit d’une mou maussade de rigueur, juste pour ne pas avoir à reconnaître que les choix viticoles du maître des lieux étaient excellents. Ah ça… il se faisait plaisir le petit fils de Caedes… et avec sa femme aussi il devait sacrément se le faire… enfin… bref… Une deuxième gorgée coula dans sa gorge, non décidément pas mauvais du tout. Difficile de continuer à tirer la tronche lorsque le vin était bon aussi, vu que de toute façon tout le monde se fichait complètement de sa présence, il adopta une attitude plus neutre, revenant à son habituel visage impassible. Il rajusta un instant la fibule qui retenait sa cape… vieux tic… Une magnifique fibule en or frappé de l’aigle des Von Frayner, un cadeau précieux qui lui venait de son cousin Guise. Non… pas de son père… son père l’avait déshérité… Il n’était pas prêt de regretter d’avoir activement participé à sa mort d’ailleurs. Personne ne le saurait jamais mais il se sentait coupable… et il en était fier. Même si au final ça n’avait rien réglé du tout…

Il sursauta légèrement en entendant une voix l’interpella juste derrière lui. Il ne chercha pas plus longtemps… il l’aurait reconnu entre mille. Son désormais légendaire léger sourire aux lèvres, il se tourna vers elle. Il se garda bien d’incliner la tête, bien qu’il la su duchesse et vicomtesse… Il ne s’inclinait pas devant les ducs… Sa mère étant duchesse de l’Aigle et duchesse de la principauté souveraine de Chiny, il se savait inférieur en titre… mais se considérait comme supérieur en rang, de part la lignée à laquelle il appartenait.

Il la détailla rapidement.. Belle robe, belle coupe… belles courbes. Toujours la même quelle était Maltea. Il se retint de lui donner une légère tape sur les fesses, par pure provocation. Non… il n’était pas le bienvenue il ne fallait pas l’oublier, bien que invité. Bien qu’il adora les ennuis, il n’était pas suicidaire à ce point. Si duel il devait y avoir… eh bien il y aurait. Mais de là à le provoquer aussi bêtement… Il n’y avait qu’un pas qu’un Chlo n’était pas encore prêt à franchir. On avait beau tout oser… il n’était pas à ce point stupide. Nouveau regard en direction de la mariée, léger parfum qui remonte à ses narines… Il la désirait toujours ça… il n’aurait pu le nier…


Eh bien, ma chère amie, vous ne m’attendiez pas ? Je suis pourtant certain d’avoir reçu une invitation… Vous devriez pourtant savoir que je viens à l’endroit et au moment où l’on m’attend le moins. Les félicitations sont de rigueur c’est cela ? Hum… soit alors… félicitations.

Il sourit d’un air malicieux.

Je n’aurai manqué cela pour rien au monde, vous mariée… incroyable… faites attention à ne pas perdre votre mari avant la fin de la journée, se serait bien dans la même veine que vos précédentes tentative à vous faire passer la bague au doigt. Quoi que je ne doute pas que certains seraient ravis de consoler une veuve… disons éplorée, comme vous.

Mais… où est passé votre familiarité habituelle… tant qu’à donner dans le pompeux, dites au moins mon nom en entier et rajouter le « d’Azayes » à la fin… famille nettement plus connue en France. Ou sinon dites juste… Chlo.


Il sourit un peu plus… dangereuse pique… il espérait que le mari était bien trop occupé pour prêter attention aux propos d’un gamin de 17 ans. Et puis… dans le cas contraire, il s’en fichait un peu aussi. Revoir Maltea suffisait aux ravissement des pupilles. Il rajusta sa cape et posa machinalement sa main sur le pommeau de son épée qui pendait à son côté… geste éculé et mainte fois répété qui désormais pouvait être relégué au rang de tic. Avec la plus grande mauvaise foi du monde, il repris la conversation.

Je suis moi aussi heureux de vous revoir… Merci pour votre accueil sur ces… terres ? Hum… j’aurais plutôt qualifié cela de seigneurie… de manoir… figurez vous que le village que j’ai traversé était constitué pour moitié de mendiants crevant de faim… Non… sincèrement ma chère amie, vous m’aviez habitué à mieux.


jeannette a écrit:
Jeannette bercait avec douceur l’enfant de droite à gauche avec la même lenteur que ses pas la portait, soit le plus lentement possible. La fillette gardait les yeux grand ouvert en fixant ses yeux sur elle. À peine, quelques minutes avait passer que la fillette impatiente bougeait dans ses bras pour se redresser et regarder le chemin. Elle démontrait son envie de rester réveiller peu importe ce qu’en voulait sa nourrice.

Cette fille avait réellement un caractère détestable. Le visage de la vieille nourrice restait impassible mais au fond de ses prunelles vibrait une réelle affection pour sa petite dame. Arriver en bas des escaliers, la fille se débatti de plus belle. Battant son corps pour se libérer des bras de sa bienfaitrice quitte a tombé sur le sol. Elle posa la fillette sur le sol. De toute façon, elle ne pourrait pas se retrouver dans une si grande maison.


Le major d’homme arriva prêt de la bonnice.

Cette enfant ne dort pas encore! Il est trop tard pour une dame si jeune.

Jeannette tourna le regard vers lui avec un moût de découragement.

Elle veux voir sa mère. Elle pointa le sol ou devait se trouver l’enfant. Elle es têtue…

Sa voix s'éteignit, le sol ou elle avait déposée la petite était silencieux et vide de présence. La fillette s’était volatilisé. Comment faisait t’elle pour se déplacer à quatre pattes si rapidement avec sa robe de nuit?


maltea a écrit:
Elle le vit tressaillir et sourit imperceptiblement. Lorsqu’il se retourna en affichant son sourire de vainqueur, elle se dit que décidément il ne changerait jamais… et c’était tant mieux. Elle l’aimait tel qu’il était avec ses défauts et … ses défauts.

Comme d’habitude, il ne prit pas la peine de la saluer comme le devait la bienséance, mais elle n’en avait cure, ne l’ayant jamais fait pour lui non plus lorsqu’elle avait rendu son titre de duchesse de Champagne. L’un et l’autre ne daignait pas faire des courbettes, ils en avaient pris leur parti.

Lorsque son regard s’attarda sur ses courbes, elle frissonnant légèrement, priant pour qu’il ne remarque rien, tout en sachant pertinemment bien que ce genre de détail n’échapperait guère à son regard de prédateur en chasse.
Elle cru déceler dans le regard de son ancien amant, la même flamme qui l’animait lorsqu’elle lui rendait visite.
Elle se souvint de ce jour maudit, alors qu’elle avait résisté à ses assauts bien plus d’une fois, à son abandon face à lui.
Dieu seul savait oh combien elle en voulait à sa vieille amie la vicomtesse de Creil. Celle-ci était venue la trouver pour lui fournir de la chair fraiche tant elle s’ennuyait. Maltea toujours serviable avec ses amis, lui avait proposé le jeune et arrogant baron.
Petits jeux sadiques convenu avec son amie, elles étaient partie, Maltea toujours dans l’optique de l’allumer mais de déserter une fois le désir venu chez le Von Frayner.
Mais ses plans tombèrent à l’eau, son idiote d’amie s’étant souvenue comme par enchantement avoir un époux.

Creil avait donc abandonné son amie entre les dangereuses griffes du baron. Les démons de la jeune blonde semblant guetter ce moment depuis un long moment déjà, empêchèrent sa conscience de jouer de sa sagesse et la duchesse de Champagne à cette époque, succomba au charme provocateur de l’arrogance.
La nostalgie la reprit. Malgré son jeune âge, on pouvait dire que chlo était un amant plus qu’expérimenté…

Elle secoua lentement la tête afin de chasser ces souvenirs qu’elle voulait à tout prix enfermer dans une partie de sa mémoire.
Etonnamment, alors qu’elle était réputée pour avoir la mémoire d’un poisson rouge, et pourtant tout le monde sait ce que vaut un poisson rouge … elle n’avait jamais réussi à occulter ses souvenirs d’ébats torrides.

Elle reprit contact avec la réalité lorsque la voix de son ami retentit. Elle l’écouta, attentivement. Inconsciemment, elle se mordillait légèrement les lèvres, signe chez elle de légère nervosité, mais pouvant être interprété comme une invitation à la luxure, ce qui avait été le cas bien souvent…

Un compliment, bien entendu était bien trop difficile pour lui. On aurait dit qu’ils se cachaient quelque part entre sa gorge et ses lèvres. Du plus loin qu’elle se souvienne, il ne lui en avait jamais prodigué aucun. Ah si un seul, celui comme quoi sa bouche pouvait faire des merveilles… celui-là, elle s’en serait bien passée, surtout qu’il ne le lui avait pas dit de façon poétique.

Lorsqu’il prononça son nom, elle se retourna vivement afin de voir si quelqu’un avait pu l’entendre mais n’osa point regarder en direction de son époux. Elle ferma un instant les yeux avant de répondre à Chlodwig.


Incroyable… mais vrai, je vous le confesse, et pour votre gouverne, vous n’êtes pas sans savoir que mon époux manie fort bien l’épée, vous n’êtes guère le seul à savoir la plonger… jusqu’à la garde.

Elle se demanda un instant si son choix des mots était judicieux. Connaissant l’esprit de son ami, il était fort probable que celui-ci pensasse à autre chose, tout comme elle d’ailleurs…
Elle continua sur sa lancée, espérant qu’il ne releverait en rien l’allusion, mais ce n’était guere gagné.


De plus concernant votre patronyme, mon cher ami, votre prénom et votre nom paternel sont déjà d’une difficulté à prononcer pour encore rajouter le patronyme d’azayes. J’espère que vous ne m’en tiendrez point rigueur.

Elle lui sourit malicieusement à son tour tout en posant son regard sur l’épée qui reposait le long de sa jambe et sur le pommeau de laquelle, il déposa sa main. Un soupir s’échappa de sa gorge, soupir qu’elle réprima bien vite. Elle faillit éclater de rire en l’entendant continuer sa tirade sur un air hautain et surtout de mauvaise foi absolue. Elle entra dans son jeu essayant de garder son sérieux.

Mais moi aussi je suis ravie de vous revoir, et pour ce qui est des terres de mon époux qui sont maintenant les miennes, que voulez vous ? Nous ne sommes point nantis comme les nobles de l’empire et ma foi nous nous contentons de ce que le roy nous laisse. De plus, je suis certaine qu’il doit être pour vous difficile de passer du « duché » de baton rouge ou encore de belzaie à celle de petits seigneurs comme mon époux et moi-même.

Pour ce qui est des pauvres errent que vous avez vu sur nos terres, sachez qu’il s’agit des cerfs de la brave Bourmont. Ils sont arrivés il y a deux ou trois jours, mourant de faim, nous n’avons point eu le cœur de les faire repartir, et nous leur avons offert asile ainsi que de la nourriture, mais il leur faudra du temps pour se remplumer.

Une superbe anerie comme à son habitude, mais elle ne pouvait répondre à sa provocation autrement que par des inepties.

Je vous avais habituée à mieux ? Et à quoi donc je vous prie ?

Elle lui fit un clin d’œil avant de lui prendre le bras et de l’entrainer vers une tablée ou se trouvait une bouteille de vin champenois.

Venez, je vais vous faire gouter au vin champenois, vous allez apprécier je pense. Je ne sais comment celui-ci est fait mais il fait fureur en ce moment. Il parait même que celui qui l’a créé est en avance sur son temps (de 2 siècles même mais bon faut s’adapter^^), il a même réussi a y placer de jolies petites bulles. Ne me demandez point comment, je ne pourrais vous répondre, je me contente de le boire.

Elle demanda au serviteur de leur servir deux verres, avant d’en présenter un à Chlodwig. Elle trempa ses lèvres dans le nectar avant de fermer les yeux puis de les rouvrir.

Divin…


Isaline. a écrit:
La liberté! Comme c’était bon, enfin pouvoir se promener où elle le voulait. Dès qu’elle posa les pieds sur le sol, Isaline s’élanca vers la musique qu’elle entendait. Elle arriva de ses courtes mais rapide jambe dans la pièce d’où émergeait la musique. Oooooh! Sa bouche format un O énorme et ses yeux s’aggrandir. Une foule de géant était présente dans la pièce mais ce qui avait empli de bonheur les yeux de la fillette était les énormes parachutes qui servait de robe au femme.

Elle posa son postérieur sur le sol quelques instant observant la pièce, la course qu’elle venait de faire nécessitait un peu de repos! Ses yeux tourna le long du mur inspectant la pièce. Des tables entourait la pièce ou était servit les bouchées et boissons pour les invités, oh les jolies napes! Ses yeux arrêtairent sa course devant des pots de plante énorme qui servait à la décoration. Ce tour de pièce avait à peine pris quelques secondes mais voila que sa curiosité était piquée. Qu’est ce qu’il y a dans ses grands pots?

Elle s’approcha et s’aggripa sur le pot de terre cuite, il était froid et Isaline sentait le travail habile des artisant sous ses mains. Quel sensation étrange! La pierre avait des filiformes gravée dans celle-ci au armurerie du maître de la maison. Quel bon endroit pour s’aggriper et se mettre sur ses deux pieds! Une fois relever, sa robe de nuit était mille fois moins encombrante! Elle plongea la main dans le pot pour y découvrir une texture jusque là inconnue, humide et terreuse, tiède et si intéressante. La terre semblait glisser sous ses doigts malhabile et potelé, plus elle enfoncait la main plus la terre était fraîche. Elle ressorti son bras noirâtre et fit rouler la terre entre ses doigts s’extasiant devant la texture qu’elle découvrait.

Après quelques essais elle réussit a ressortir sa main avec une belle poignée de terre. Innocemment, la suite de ses découvertes étaient le goût. Elle rapprocha sa main de sa bouche grande ouverte. “Non, non” Surprise la fillette relacha les muscles de sa main pour regarder autour d’elle. La terre qu’elle détenait rebondit sur sa robe de nuit blanche et arrêta sa course en petit tas sur le sol.

Son attention fut détournée par les chapiteaux multicolores des dames présentes. Souriante, elle adorait ses grandes robes, surtout se cacher sous celle de sa maman. Sa maman! Isaline resta un moment sur ses deux jambes sans appuie, puis retomba au sol pour partir aux milieux de ce labyrinthe de froufrou. Elle avait la chance d’être auprès de noble au menton bien perché, personne ne semblait remarqué la fine ligne de terre noire qu'elle laissait sur son passage.


chlodwig_von_frayner a écrit:
Eh bien… au moins la blonde duchesse avait repris du poil de la bête, ça on ne pouvait le nier. Le premier moment d’étonnement passé, elle semblait bien décidé à répondre du tac au tac aux piques qu’il lui faisait. A ce jeu là… il était fort mal approprié de le défier. Et connaissant maltea… si ils commençaient… qui sait où ils s’arrêteraient ? Il sourit un peu plus avec délectation tandis que ses lèvres s’entrouvraient pour laisser passer le liquide qu’elle lui avait offert. Il grimaça… Pouah… Lui offrir pareille chose, à lui ? Cherchait elle à l’empoisonner ? Tâchant de faire bonne figure, il sourit, ou plutôt tâcha de sourire avec un gout aussi infect dans la bouche.

Je ne pense pas que divin soit le mot adéquat… A cette pi…. Hum… à ce breuvage, je préfères de loin le médoc et le BOURGOGNE, infiniment plus réjouissants au palais. D’ailleurs, si vous ne savez pas quoi prendre en bouche, je peux vous conseiller. Enfin… je ne dois pas être fait pour toutes ces bulles qui me retournent l’estomac. Sans conteste c’est joli… ça on ne peut le lui enlever… En décoration ça ferait des merveilles.


Il sourit de nouveau. Tant qu’à être dans la provocation… on il n’allait pas s’arrêter en si bon chemin. Le mari ne semblait pas décidé à réagir… Par contre, son épouse semblait avoir de plus en plus de mal à rester sérieuse…Alors, si il pouvait l’embêter un peu plus, il n’allait pas se priver. Ca se serait sa petite vengeance. Et puis, un peu d’amusement, après avoir du supporter ces crétins de lorrains… ne lui ferait que du bien. Parce que pardon mais un lorrain… ça en tenait une couche, et même une sacrée. Si il n’y avait pas eu la Guyenne et les autres duchés du SRING, il l’aurait sans doute qualifié de pire duché des royaumes. Mais il tenait la barre haute. Seraient ils assiégés dans leur château qu’ils se battraient encore entre eux pour désigner un responsable plutôt que de défendre.

Eh bien ma chère, ceux qui ont eu à apprécier mes talents de bretteur ne se sont encore jamais plaints… peut être parce que je ne laisse que peu de blessés derrière moi ? Possible. Permettez moi de ne pas être jaloux, comme permettez moi de douter de la pertinence de votre jugement. Votre mari semble bien trop fragile pour présenter une concurrence sérieuse à ce niveau. M’enfin moi, je ne demande qu’à voir. Je suis même prêt à vous remettre en mémoire ce dont je suis capable.

Il tripota machinalement la garde de sa lame, tapotant de ses doigts. Nerveux le Chlo, Pas vraiment. Fatigué surtout. Il ne cherchait qu’une seule chose, se changer les idées, et il était bien parti pour y arriver. Non bien sur qu’il ne lui en tiendrait pas rigueur… mais il la taquinerait un peu plus sur ce sujet… plus tard.

Ah que voulez vous chère amie… si mes terres de Château-rouge sont misérables, là haut près de Bouzonville… celle de belbaize en France, sur mon futur duché de l’Aigle sont bien meilleures. Nous envisageons même de baisser les taxes tant la balance commerciale est positive. Bah… en détournant quelques écus de la Lorraine pour organiser des fêtes nous arrivons à équilibrer le budget. Et puis… avec toutes les terres familiales, quand il y a besoin… on se rend service, enfin vous savez ce que c’est puisque vous êtes cousine avec ma vieille peau de grand-mère. Une chose est sure, heureusement que vous n’avez rien de commun avec elle. Pensez donc qu’à côté vous paraissez être le plus grand des génie de notre temps.


L’un comme l’autre savent que la stupidité qu’elle met en avant n’est que façade, manière de se protéger et de surprendre. Mais il se plait à la taquiner là-dessus… C’était plus… drôle…

Car j’avoue avoir été déçu par bien des choses venant de votre part ces derniers temps… la vieille peau… vos terres… votre mari… Où est passé votre bonne humeur, votre joie de vivre, nos chevauchées endiablées au bord du lac, nos duels passionnés et vos cris déchainés ? Dirais je que cela me manque ? Non… je trouve toujours de quoi me divertir. Mais tout de même… vous enchaînez les fautes de goût.

Et en parlant de votre mari, présentez le moi, que je lui présentes mes félicitations au nom de Chlodwig Von Frayner d’Azayes ! Vous voyez ? Ce n’est pas difficile ! CHLODWIG VON FRAYNER ! Vous n’êtes pourtant pas loin des marches de l’empire, vous devriez être habituée à ce genre de noms ?


RicW a écrit:
Richard ne put discuter plus avec Quasi et son amie à côté, son attention étant retenue par un ptit bout de femme qui avait décidée de tester une nouvelle activité pendant les réceptions, le slalom à quatres pattes entre les invités. Avec un ptit sourire d'excuse, il s'avança au milieu des invités, puis se baissa, et pris dans ses bras le petit brin de fille, tout en lui souriant. Cette petite vieillissait pratiquement à vue d'oeil ! Qu'elle avait changée depuis la première fois qu'il l'avait vu, venant à peine de prendre sa première bouffée d'air, et découvrant les plaisirs du repos auprès de sa mère... S'accomodant des mains pleines de terre - c'est à se demander à quoi sa nourrice avait la tête, de la laisser jour avec ça !! - il la contempla un instant, trouvant avec plaisir dans ses yeux le reflet de ceux de son épouse...

Il releva la tête, les instants passés à faire sourire sa fille l'ayant totalement détournés de son rôle d'hôte, et chercha du regard la mère de la petite. Il vit qu'elle était en pleine discussion avec un invité à l'air hautain qui ne lui espérait rien de bien. Décidément, elle avait le chic pour inviter chez lui tous les crétins de bas étage qui lui avait servi à se faire la main dans sa jeunesse... Il s'attendait presque à voir débarquer l'alcoolique qui avait mis au monde l'enfant qu'il tenait dans ses bras. Il se dirigea donc d'un pas tranquille vers Maltea, s'arrêtant juste derrière elle et se servit un verre de vin. Il comptait en servir un autre pour lui proposer, quand les bribes de conversations lui parvinrent... Si les derniers mots sur les divers fautes de gouts de son épouse le firent tiquer, les paroles qu'il hurla presque à la salle entière hérissèrent un instant les poils de son cou. Ainsi, la journée était condamnée à finir sur une note plus tragique.. Il n'eut pas le temps de soupirer, avança dans leur champ de vision, et après un bref sourire à sa femme, lança le contenu du verre - pauvre vin rouge ainsi gaché - à la tête de ce Chlodwig.

Il se retourna vers Maltea, lui tendant Isaline.


Tu tiendras bien un instant ta fille, ma très chère, je dois acceuillir ton invité.

Puis il se retourna vers l'intrus, et le sourire disparu aussitot de son visage.

J'ignore qu'elle folie vous a dicté de venir ici, mais je vais tout faire pour que vous n'en ressortiez pas... Appellons ça l'hospitalité à la Wagner.


Isaline. a écrit:
Les robes de ses dames était réellement très pratique! Tout au long de sa promenade, elle avait pu se nettoyer en grande parti les mains sur l’ourlet des chapiteau, si bien que ses mains était beaucoup moins noir qu’auparavant! Du moins, de son point vue à elle… Elle était arrivé presque au milieu des invités, sa course était entrecouper de petite pause assise sur son postérieur a regarder avec admiration les géants l’entourant.

Isaline s’apprêtait a repartir vers les magnifiques et longues nappes qu’elle avait vu en arrivant dans la pièce. "Attention!" Elle eu un moment d’hésitation lorsque deux mains solides l’agrippèrent pour lui faire quitter le sol, la fillette le voyait progressivement disparaître devant ses yeux lorsqu’elle pu enfin voir son empêcheur de tourner en rond. Ses sourcils se froncis un très court moment, il avait un visage familier, mais bien sur c’était l’homme que sa maman avait embrasser devant tout ses gens hier*!

Souriant, elle commença a babiller d’incompréhensible parole lui radotant sa journée, lui expliquant les beautés et les sensations qu’elle avait découvert. Tapant des mains par moment et froncent les sourcils par d’autre.

Soudain, il sembla attirer par quelque chose d’autre qu’elle-même. Isaline avait perdue l’attention de son papa et en était quelque peu déçue. Elle eu a peine le temps de faire remarquer ça déception qu’il la repoussa le corps balançant vers Maltea. Des que la fillette la vue, elle poussa un cri et tendit des bras frénétique vers celle-ci. Maman!!! C’est maman!!! Ma maman!! Elle se remis a babiller à l’adresse de sa mère pour lui raconter approximativement la même chose qu’elle avait dite deux secondes plus tôt a son père.

Il régnait dans la pièce une étrange tension que la vue de sa mère avait dissipée l’espace d’un instant.



*note du joueur : les enfants n’ont pas la même conception du temps qu’un adulte. Hier peu être il y a quelque heure à peine mais, pour un jeune enfant, cela représente un siècle, d'ou le « hier ».


maltea a écrit:
Ses lèvres s’entrouvrirent afin de gouter au vin de Champagne, son regard s’attarda sur celles-ci. Au souvenir de leur douceur, un léger frisson la parcourut. Elle se mordit la langue pour se calmer un peu. Pas possible d’être comme ça, attirée par tout se qui bouge. Enfin non pas tout se qui bouge tout de même. Elle était difficile dans le choix des hommes, et peu l’attirait réellement. Mais une once d’arrogance, une pincée de suffisance, 2 cuillère de culot, un soupçon de virilité, 2 grammes de caractère, tout cela saupoudré d’un savoir faire érotique et Maltea craquait. Elle était gourmande… et puis heureusement ce genre d’homme ne courrait pas les rues, surtout en Champagne…
D’ailleurs en Champagne à part Richard…Peut-être Tristan aussi, mais elle n’y avait jamais songé, et puis il était jeune, un peu trop d’ailleurs.

Elle quitta son introspection pour se reconcentrer sur les paroles de son ancien amant.
Elle ne put s’empêcher d’éclater de rire en voyant sa grimace et en l’entendant la conseiller si elle ne savait quoi prendre en bouche. Le double sens de ses paroles était on ne pouvait plus clair.


Hum tout ce qui touche à la Bourgogne, ce n’est point pour moi. Je n’ai rien contre les bourguignons en général sauf en ce qui concerne le fait qu’ils aient donné naissance à une personne que je rêve de voir passer de vie à trépas. J’aurais bien trop peur de devenir comme elle. J’ai comme l’impression que si elle est aussi idiote c’est du aux breuvages dont elle a du abuser. Alors vous comprendrez aisément pourquoi j’ai peur d’en boire. Mais si vous avez d’autres… idées concernant ce que je pourrais prendre en bouche, je suis preneuse.

Ses yeux pétillants de malice illuminaient son visage qui pourtant gardait une certaine réserve convenant à la situation. La réception était celle donnée en l’honneur de ses épousailles, et montrer que la compagnie d’un autre homme que le sien lui était agréable, aurait une fois de plus était mal vu. Et pourtant… que faisait elle de mal ? Elle discutait avec un homme qu’elle appréciait. Certes ils avaient eu une liaison, mais terminée depuis un moment déjà. Bien sur l’attirance était encore bien palpable. La tension dégagée par leurs deux corps ne pouvait passer inaperçue. Mais pour franchir le pas, ils devraient le vouloir tous les deux et cela, Maltea ne pourrait pas. Elle aimait son époux et ne voulait pas le perdre.
Elle reposa le verre qu’elle tenait à la main. Celui-ci était encore rempli. Elle n’osait trop boire, sachant que lorsque la boisson lui montait à la tête, elle la perdait. Elle voulait rester maitresse de la situation.
De plus la jalousie avait insidieusement fait son chemin dans son cœur, et en compagnie de l’alcool, elle pourrait gagner la partie…

Elle réagit un peu trop brusquement à son gout à ses paroles concernant son époux, en oubliant un instant les gens les entourant et qui aurait pu saisir la conversation.


Fragile, vous voulez rire j’espère ! Mon époux n’a surement rien à vous envier à ce niveau là.
De plus je ne vois pas ce qui vous fait dire ça. C’est un homme lui au moins…


Elle lui jeta un regard un peu froid. Elle n’appréciait pas qu’on s’en prenne à son époux de la sorte. Elle se sentait obligée de le défendre alors que Richard n’avait jamais eu besoin de quiconque pour défendre son honneur ou autre. C’est d’ailleurs cela qui l’avait attirée.
Il osait s’attaquer de front aux personnes qui le dérangeaient, et avec lui elle se sentait en sécurité. Il était un savant mélange de douceur et de fermeté, tout ce qu’il lui fallait en fait…


Et pour ce qui est de me remettre en mémoire, je n’en ai nullement besoin, j’ai très bonne mémoire et n’oublie jamais rien.

Son excès de colère passé, elle se radoucit légèrement et rigola lorsqu’il lui parla de Marjolainne. Elle savait que sa relation avec la duchesse de Ligny qui était sa grand-mère et pour Maltea, sa cousine, n’était guère au beau fixe. Maltea par contre appréciait la duchesse. L’entendre pester contre elle la faisait toujours rire. Elle était habituée à l’entendre dire que Marjolainne n’était qu’une idiote. Elle l’avait souvent entendu dire par Selee aussi, mais sachant que Chlo et Selee c’était plus que tendu, elle ne disait jamais rien les concernant tout deux. D’ailleurs Chlo n’était même pas au courant qu’elle connaissait Selee et ce depuis bien longtemps maintenant. D’ailleurs elle avait entendu dire qu’il était décédé… rumeur peut-être… Décidément, voilà un point sur lequel ils étaient tous les deux d'accord, ce qui n'étaitpas son cas. Elle ne trouvait point sa cousine idiote, mais bon, les hommes ont toujours eu un point de vue bien différent que les femmes sur l'intelligence...

Elle lui tira la langue lorsqu’il fit allusion à son manque de cervelle.


Que voulez vous, je déçois bien plus souvent que je n’attire le respect et l’envie, mais c’est la vie, et cela me convient. J’aime décevoir les gens, c’est dans mon sang assurément…
Pour ce qui est de ma bonne humeur et ma joie de vivre… trop de problème pour le moment, mais qui sait, elles reviendront surement bientôt, à voir comment les choses vont se passer.


Elle savait ce à quoi elle faisait allusion. Elle avait bien souvent été lui raconter ses doutes et ses peurs depuis la fameuse chute du château. Il l’avait soutenue malgré tout en lui disant de ne pas baisser les bras et de continuer à se battre, ne l’ayant jamais rabaissée comme beaucoup d’autres soit disant amis qui lui avaient tourné le dos.

Et pour les fautes de gouts mon cher, y a pas de secret, vous en faites partie.

Elle allait éclater de rire mais il se mit à scander son nom. Un frisson glacé lui parcourut l’échine, son rire s'étouffa dans sa gorge et le sourire sur ses lèvres se volatisa. Un mauvais pressentiment s’empara d’elle. Elle n’eut pas le temps de se retourner afin de voir ou se trouvait son mari, qu’elle vit comme au ralentit le contenu d’un verre de vin lancé au visage de Chlodwig et le visage de son époux face à elle.

Le sang se retira de son visage, le rendant d’une pâleur à faire peur. Elle resta là, pétrifiée, n’osant même plus respirer. Le souffle coupé, elle entendit que son époux s’adressait à elle mais ne savait plus prononcer un seul son.

Non, cela ne se terminerait pas de cette façon… Elle se retrouva avec Isaline dans ses bras, ne sachant trop comment.
Elle aurait aimé lui hurler de se calmer, qu’il n’avait pas le droit de gâcher la réception pour une erreur qu’elle avait commise il y avait de cela un bon moment maintenant.

La tension arrivait à son paroxysme. Elle avait peur. Non point de l’esclandre qui s’en suivrait, mais peur qu’un duel soit mandé et que son époux soit blessé, même bien pire. Et il en était de même pour Chlo, qui restait un ami malgré tout.
Elle les savait tous deux, entrainé à manier l’épée et tous deux fort expérimenté dans l’art du combat.
Comme dans un rêve, elle entendait la petite voix d’Isaline. Celle-ci était à des lieux de comprendre ce qu’il se passait autour d’elle. Elle continuait à babiller joyeusement, heureuse assurément d’avoir retrouvé les bras de sa mère.
Maltea ne se demandait même pas comment cela se faisait que l’enfant était présente alors qu’elle l’avait elle-même mise au lit quelques heures plutôt.

Toute son attention était retenue par les deux hommes qui se faisaient face. La rage était plus que palpable…

Tout cela était de sa faute. Dieu comme elle s’en voulait d’avoir fauté mais surtout d’avoir une fois de plus fait preuve d’honnêteté en ne cachant rien de cette liaison à son époux, qui n’était à l’époque que son fiancé. Ils venaient de se rencontrer depuis peu et les soucis rencontrés par Maltea l’avaient poussé dans d’autres bras que ceux de Richard.

Que devait-elle faire ? Elle ne le savait point. Elle restait là, plantée, tenant dans ses bras sa fille. Une chose était certaine, elle devrait éviter cela, quitte à se mettre entre eux, quitte à se prendre un coup…



jeannette a écrit:
Jeannette avait informé la majorité du personnel d’ouvrir les yeux et grand! La fille de ma Dame avait disparue! L’étage avait été fouiller de fond en comble excepté la pièce ou était réuni les invités. Que dirait ma dame si son enfant se retrouvait au coeur de la foule sans nourrice pour la surveiller? Petite peste cette fillette! Elle allait déclencher les foudres de Dame Maltea.

La nourrice se dirigea d’un pas ferme mais discret vers la pièce où tous les invités était conviés. Une sensation étrange reignait dans celle-ci. Les paroles des invités était plus des chuchotements que de véritable discussion. Un silence lourd règnait dans la pièce. Qu’avait encore fait la fillette? Jeannette poussa un soupir discret et cherchait des yeux l’enfant.

Il lui fallu peu de temps pour trouver la fillette dans les bras de sa mère au allure inquiète. Ne connaissant pas la raison de cette inquiétude, elle observa avec attention l’enfant. Elle avait la robe de nuit et une main noirâtre jusqu’à l’avant bras, mais celle-ci semblait en pleine forme.

Soulager, la vieille nourrice regarda la scène autour, il ne lui fallu pas de temps pour comprendre les événements passés. Qui se poserais des questions devant pareil scène? Voir mon Sieur Richard un verre de vin vide, les yeux empli de colère silencieuse face à un invité qui avait manifestement reçu le contenu du verre en question.

Elle s’approcha de Dame Maltea pieusement puis dit presque en chuchotement pour lui faire part de sa présence.


Ma Dame


Gnia a écrit:
Après l'épisode du plaquage de mariée au sol, Agnès avait laissé Maltea vaquer à ses occupations d'hôtesse et s'était rapprochée à la fois d'une table où trônait un affriolant assortiment de vins et d'un pliant qui semblait n'être là que pour accueillir son vicomtal séant. Une fois confortablement installée, elle s'offrit de gouter un à un les diverses sortes de breuvages qui ne semblaient là que pour son bon plaisir. Plaisir donc, elle s'offrit.
De l'endroit où elle se tenait, on avait vue sur l'ensemble de la grande salle où se tenait la réception et ma foi, dégustation de vin aidant, l'observation de ce qui s'y déroulait était plus ou moins captivante, surtout depuis qu'elle avait repéré sa vassale amie en grande discussion avec un jeune homme plutôt bien fait mais dont l'air hautain dénaturait quelque peu l'ensemble.
Agnès se resservit une bonne rasade d'un vin léger qu'elle pensait être au moins un Bourgogne et reporta son attention sur ses deux-là. Tiens, tiens... Bien qu'elle ne saisisse pas la teneur de leur conversation, les regards qu'ils échangeaient semblaient lourds de sous-entendus. La vicomtesse porta son gobelet d'étain aux lèvres, continuant à suivre la scène par dessus le bord.
Elle manqua donc la traversée rampante d'une petite limace en chemise de nuit boueuse qui était passée à ses pieds.

La scène qui se déroulait sous ses yeux un peu embués par les vapeurs éthyliques prit soudain un tournant étrange lorsque le jeune homme scanda un nom d'une voix forte.
Richard, lesté d'une petite chose gigotante passablement sale, envoya soudainement le contenu de son godet au visage du jeune arrogant d'un geste que la Saint Just trouva parfaitement exécuté puisqu'il avait réussi à n'en verser nulle part ailleurs que sur sa cible et le sol. Il fourra ensuite ce qu'Agnès reconnut être la jeune ainée de Maltea dans les bras de celle-ci

Chlodwig von Frayner...Ce pourrait-il qu'il soit... Oui, une telle réaction du mari ne pouvait qu'être due à la dernière fantaisie de Maltea... La tension était à son comble et pourtant Agnès, restait bien calé sur son pliant, son godet plein, un petit plat de fruits confis à portée de main. Après tout, la suite risquait de s'avérer fort intéressante et puis l'on risquait d'assister là à un divertissement de choix, bien moins ordinaire que les quelconques balades maintes fois entendues d'un ménestrel plus ou moins connu.

Si l'on avait été en taverne, quelqu'un aurait surement pris les paris et Agnès se demandait sur lequel elle aurait misé. La bienséance voulait qu'elle soutienne le maître des lieux puisque de par les méandres tortueux du destin le Champenois était maintenant aussi son vassal. Soit, sa préférence allait donc au petit fils de Caedes.
Finalement, cette situation était le résultat de l'intempérance de Maltea, et Gnia, fort inspirée par le léger excès de boisson, y voyait, si un duel était lancé, l'ombre de l'ordalie. Après tout, si le Très Haut ne dépétrait pas ce sac de noeuds à l'avantage du mari, c'est que la future épouse n'avait pas confessé ses fautes avec suffisamment de conviction.
Et oui, la Saint Just pouvait être assez bigotte à l'occasion, surtout quand il s'agissait de vénalité et des choses de la chair. Quoique, si elle avait mis un peu d'eau dans son vin - ce qui lui aurait évité de rester scotchée à table et un probable mal de cheveux puissant le lendemain - elle aurait pu se poser des questions sur sa propre conduite. Elle balaya d'un petit froncement de sourcils et d'une nouvelle gorgée de vin cette idée saugrenue. Après tout elle n'avait pas trompé son fiancé, elle. Enfin... Elle en avait eu très envie... Mais est-ce que l'envie comptait vraiment...

Elle étouffa ses derniers doutes avec une petite poignée de dragées qu'elle mastiqua en attendant la suite des événements. Un instant l'idée d'intervenir la frôla, mais elle était en robe, n'avait à sa disposition pour toute arme qu'une dague qui ne quittait jamais la chaleur de ses dessous sauf urgence et puis après tout, on était pas en taverne mais chez de nobles gens en compagnie de nobles gens. Et ce genre d'affaire ne se traitait pas comme le faisait les chiffonniers. Sa présence n'était donc point requise.
Et donc, de son poste d'observation pourvu en nourriture et boisson, la vicomtesse se prépara à compter les points.


Isaline. a écrit:
À la fin de sa très longue conversation avec sa mère, qui avait durer environs 10 secondes, Isaline se tue un moment et reporta son regard sur sa main noirâtre. Comment c’était t’elle fait cela? Elle plia et déplia ses jointures un instant et tapa de ses mains ébahies devant le minuscule bruit sourd qu’elle était capable de provoquée.

Elle releva la tête prête a montrer ses découvertes à sa maman, les paumes vers le ciel, mais celle-ci ne la regardait manifestement pas. Les muscles de son visage se détendit pour prendre une mine à l’allure sérieuse. Isaline se pencha et accota sa tête contre le coeur de sa mère, s’était rebondit et confortable à cette endroit. La main propre se posa, paume ouverte d’un geste naturel, sur le haut des rondeurs de sa poitrine.

L’odeur qui se dégageait de sa maman était si agréable. Un doux mélange de lait, de douceur et de senteur maternelle. Cet odeur était légèrement amoindri par le parfum que celle-ci portait. Pourquoi en portait-elle d’ailleur? Sa senteur était si délicieuse et rassurante naturellement! Le pouce de sa main propre se rapprocha doucement de sa bouche ouverte, inconsciente de ce qui se tramait autour d’eux.

Les battements du coeur de Maltea résonnait rapidement à l’oreille de la fillette. Berceuse bien plus intéressante que tout ce que sa nourrice pourrait jamais lui chanter. Son rythme régulier était si rassurant ampli d’une sécurité que nul ne pouvait lui donner outre cette femme. Les yeux de la fillette se fermait doucement pour mieux appréciée le plaisir qu’elle ressentait d’être contre sa maman qu’elle aimait tant.

Ses yeux s’ouvrir au bout d’un moment, observant avec silence et sérieux la scène qui se jouait devant ses yeux d’enfant. Elle ne comprenait rien à leur parole, mais malgré tout ses yeux profond, brillant d’intelligence, les observait avec l’air de tout comprendre. Elle n’appréciait pas le ton qu’ils employaient. Son corps était une réplique minuscule et innocent d’un bouclier, elle se tenait contre sa mère avec la ferme intention d’y rester le plus longtemps possible. Pour écouter éternellement les doux battements de ce coeur aimé.
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Sam 27 Juin - 19:48 (2009)    Sujet du message: 1457-02-13 Mariage à Brienne - Quand Maltea se marie... Répondre en citant

Aimelin a écrit:
je vais saluer le Duc mon beau, je reviens ensuite.
…. Lara ? venez donc voir la vie en bleue de Maltéa avant de ne plus pouvoir marcher.


Aime avait acquiescé de la tête lorsque sa fiancée lui avait murmuré, et c'est en souriant qu'il la regardait s'éloigner en compagnie de Lara. Non qu'il ne se lassait pas de la regarder, quoi que c'était quand même vrai, mais surtout il la regardait s'avancer vers le Duc ce qui chaque fois réveillait cette petite pointe de jalousie latente qui venait le titiller.

Il se rappela la réception du mariage d'Elorane et se dit que peut être la jalousie n'était pas très bonne compagne dans ces cas là, mais il décida néanmoins de garder un œil sur sa douce, tout en reposant son regard sur Bel.

Il fût surpris par son regard, dans lequel il distingua cette petite flamme qu'il connaissait bien pour s'en être approché et s'être laissé brûlé il y a de cela de nombreux mois, lorsqu’il foulait encore le sol de Champagne. Malt étant partie, momentanément certes, vers d’autres lieux de Sainte Ménéhould, il avait laissé parler son cœur et s’était retrouvé le temps de quelques jours agréables et … agréables… dans les bras de sa médicastre préférée. Il ne sût pourquoi, mais il était persuadé qu’au moment où elle lui parlait, ils pensaient tout deux à la même chose.

Il feignit de n’avoir pas remarqué ce regard qu’il connaissait bien pour l’avoir lu tant de fois, et se concentra sur ses paroles.


"Non, la redoutable cavalière n'est plus rien sans son étalon...Elle a été domptée par la solitude. Il ne reste que la guerrière qui est à l'affût..."

C’était encore pire, d’autant qu’il était ostensiblement attiré par l’échancrure de sa robe de velours pourpre, robe très belle et très seyante, il faudrait qu’il le lui dise.

Il arrêta sa contemplation pour relever son regard vers elle avant de le détourner vers Quasi qu’il ne distinguait pas bien derrière un couple occupé à discuter. Fallait il que ces gens soient sur sa trajectoire et l’empêchent de voir si le Duc ne se penchait pas trop sur elle pour admirer également le joli décolleté qu’elle offrait aux regards.

Il préféra ne plus y penser et reporta son attention à nouveau sur Bel.

Cela faisait de nombreux mois qu’il ne l’avait vu, depuis son départ de Champagne pour le sud en compagnie de Shandra, après une fête de la rosière oh combien mouvementée. Et elle n’avait pas changé, toujours aussi belle et toujours aussi … directe.

Le lien qui les unissait était empreint de tendresse, de complicité, de milles choses qu’ils avaient partagées depuis cette journée de juillet 1455 à Sainte où le jeune Soldat avait fait sa connaissance, en même temps que Caro et bien d’autres. Il profita qu’elle baissait le regard contemplant son verre pour respirer et essayer de chasser toutes ces pensées qui s’étaient mises à voltiger follement dans sa tête.
Il n’avait rien oublié de ces jours passés avec elle et elle avait fait partie de ces regrets qui vous font hésiter à prendre des décisions que l’on sait importantes. Il lui avait proposé de venir en Béarn où ses talents de médicastre et de soldat seraient appréciés et reconnus, mais d’autres attaches la retenaient sur le sol du Domaine Royal et elle avait décliné son invitation.

Les semaines et les mois s’étaient écoulées au fil de leurs vies respectives et des missives qu’ils échangeaient de temps à autre. Il avait espéré pouvoir remonter en Champagne et la revoir mais malgré leur visite Champenoise à Quasi et lui en décembre de l’année passée, l’occasion de se revoir ne s’était pas présentée.


"Tu me manques....Oh, oui, tu me manques..."

Sa voix le fit redescendre sur terre et il resta quelques secondes silencieux croisant son regard, n’arrivant pas à remettre dans l’ordre les mots qui se bousculaient dans sa bouche.
Que dire … bien sûr qu’elle lui manquait à lui aussi, peut être pas de la même façon, il ne le savait pas lui même. Il savait juste que sa douce était entrée dans sa vie un après midi d’octobre et que depuis ce jour là il lui appartenait corps et âme comme si leur rencontre était écrite quelque part depuis le début.

Dans un geste machinal il passa le dos de sa main sur la joue de son amie et laissa juste un murmure lui échapper.


- Toi aussi tu me manques

Il posa sa main sur son épaule serrant doucement ses doigts sur elle ne sachant que lui dire.

- je suis là et tu sais que je serai toujours là pour toi

Il sourit à la pensée des discussions qu’il avait avec sa douce quand il lui parlait de ses amours passés qu’il trouvait toujours bien trop présents autour d’elle, sans parler de ces hommes qui tournaient autour d’elle, se préoccupant peu de sa présence à lui. Il allait se pencher pour déposer un baiser sur la joue de son amie quand une voix s’éleva et l’arrêta dans son geste.

CHLODWIG VON FRAYNER ! ]

D’abord surpris qu’une personne se présente en élevant la voix de cette façon il tourna la tête dans la direction de l’homme pour voir le Duc, qui avait abandonné Quasi et Lara, jeter le contenu de son verre de vin au visage de l’homme.

- quel gâchis murmura t il

Malt qui se tenait aux côtés de son époux, tenait une fillette dans ses bras et il se demanda si l’homme était un ennemi du couple venu les provoquer jusque chez eux, ou tout simplement un de ces ex amants, ce qui revenait à dire un ennemi du Duc, vu la façon dont le verre s’était vidé de son contenu. Il faudrait qu’il fasse attention à lui.
Il se remémora le broc rempli d’eau au mariage d’Elorane et pensa que décidément Maltea attirait toujours les douches forcées.

Tout en observant la scène avec curiosité il ne pouvait s’empêcher de hausser les sourcils en réfléchissant … Von Frayner … Von frayner … il connaissait ce nom pour l’avoir entendu, et réalisa soudain que c’était à son entrée chez les Lames Béarnaises lors de son arrivée en Béarn... Morphée Von Frayner... la Connétable du moment à qui il avait fait sa demande d’intégration, et devant qui il avait prêté serment au Prince Juju... un petit sourire se dessina sur ses lèvres… femme charmante il s’en souvenait.














chlodwig_von_frayner a écrit:
La conversation continuait sur un air plutôt badin… en fait à vrai dire, le ton donné était léger et la nouvelle duchesse semblait parti pour plaisanter toute la soirée. Ce qu’elle aurait pu prendre en bouche ? Il avait bien une idée, mais cela lui ferait bien trop plaisir si il la disait. Non, il se contenta de sourire en l’écoutant, son verre diminuant étrangement au fur et à mesure qu’elle parlait. Oubliait il qu’il ne tenait pas l’alcool malgré une consommation excessive dans sa jeunesse. Certes il avait des circonstances atténuantes à l’époque mais bon… il n’en restait qu’il ne tenait définitivement pas. Ainsi donc il était une faute de gout ? Sans doutes… en tout cas une faute tout court, ça c’était plus vrai, mais de gout… il n’y avait qu’à voir la façon dont elle le regardait encore pour en être soudain beaucoup moins persuadé. Ah Maltea… aurait il pu lui dire qu’en ces cas il lisait en elle comme dans un livre ouvert ? Beaucoup mieux que lorsqu’ils s’étaient rencontrés. Il s’apprêtait à lui répondre lorsque…

Il reçu soudain le contenu d’un verre de vin rouge sur le visage. Sa première pensée vu de se demander ce qu’il se passait, la deuxième de penser au gachis de voir tant de vin répandu. Il eut le réflexe de lever les yeux vers l’homme qui se tenait devant lui. Instinctivement, il ferma la bouche ce qui lui évita de ressembler à un poisson. Wagner… Richard donc… Ils se rencontraient enfin… pas de la façon qu’il aurait souhaité mais bon. Il lui en voulait donc réellement… Il fallait le reconnaître, il était dans la merde. L’homme qui était en face de lui était plus grand, plus âgé plus fort et semblait avoir enfin de le tailler en pièce sur le champs… lui… était certes un vétéran de deux guerres mais n’avait que 17 ans.

Dans les secondes qui suivirent, il se jura de ne plus boire, de ne plus rien faire de stupide, et surtout d’arrêter de voir Maltea… Promesse d’ivrogne bien sur, mais ça lui donnait l’impression de penser à un avenir qui se noircissait de plus en plus. Que faire… La réaction normale aurait été de lui jeter son gant. Oui mais bon… se faire défoncer la tronche par un Wagner n’était pas vraiment une perspective intéressante… L’atmosphère était légèrement, doux euphémisme, tendue.

Il rajusta nerveusement sa fibule et planta ses yeux dans ceux du Wagner. Un sourire se dessina sur son visage.


Enchanté, moi c’est Chlo, vous êtes ? J’ai malencontreusement reçu le contenu d’un verre de vin sur le visage, il doit s’agir d’une erreur, vous n e vous êtes pas fait mal au moins ?


Comment ça sa réaction était débile ? Bien sur… complètement surpris, son cerveau fonctionnait à cent à l’heure pour essayer de trouver si il pouvait y avoir une autre solution que de se retrouver dans quelques heures à agoniser dans d’atroces souffrances, son corps se vidant de son sang devant le château de brienne.


maltea a écrit:
Son regard allait de Richard à Chlodwig et croisa subrepticement celui de sa suzeraine quelque peu avachie devant des bouteilles et ne quittant point son gobelet d’étain.
En plus d’une tuerie elle aurait sur les bras une soulerie.
Nom de … mais qu’avait elle fait pour mériter ça.
Elle sortit de sa torpeur en sentant une main accrocher son sein et se rendit compte que sa fille était dans ses bras, témoin privilégié d’une situation plus qu’explosive.

Elle la regarda, soulagée de la voir calme et supposa qu’elle ne ressentait pas la tension qui continuait à grimper entre les deux hommes.
Elle entendit une voix discrète lui murmurer ma dame et se retourna pour voir que jeannette se tenait à ses côtés.

Elle embrassa doucement son petit ange avant de la lui mettre dans les bras en lui murmurant de la mettre au lit et de ne surtout pas la laisser en sortir. La petite s’agrippait néanmoins à elle et ses petits yeux semblaient vouloir dire « non maman je reste près de toi ». Déjà la position de son petit corps contre le sien semblait étrange. Elle avait déjà ressentit cela lors des violentes disputes qui l’opposait à son père biologique. On aurait dit que l’enfant voulait la protéger. Maltea d’un hochement de tête se sortit cette idée de la tête. Il n’y avait pas plus stupide comme supposition, les enfants n’avaient pas de conscience ni de sentiments, c’était bien connu…


Vas la mettre au lit ou où tu veux mais je ne veux point qu’elle reste ici. je ne veux pas qu’il lui arrive quoique ce soit dans un excès de colère.

Une légère caresse a sa fille, un regard tendre et elle reporta son attention sur les deux hommes afin d’essayer de calmer le jeu.
Presque plus un bruit dans la salle, ça en devenait inquiétant. Elle n’osait regarder autour d’elle, voulant intervenir au cas où…
Elle vu que Chlodwig était loin d’être à l’aise. Pour la première fois, elle le voyait nerveux.
Son époux par contre gardait une parfaite maitrise de lui. Seuls ses yeux révélaient une sourde colère. Pour Maltea c’était le plus dangereux, elle savait que dans ces cas là, il ne laisserait pas tomber…

Elle lança un regard assassin à Chlo lorsqu’il débita sous le coup de la nervosité une tirade qui ne ferait qu’énerver encore plus son époux.

Elle essaya d’attirer l’attention de celui-ci.


Richard… regarde moi et écoute moi.

Elle aurait voulu rajouter un « et cesse de faire l’enfant » mais elle préféra se taire, sachant que cela envenimerait encore plus cette sombre querelle.

Qu’avaient-ils fait de mal ? Rien du tout ils discutaient. Bon d’accord, elle avait fauté dans les bras de Chlo mais après tout c’était la faute de Richard. Il était souvent absent et bon… elle avait des besoins à satisfaire, que diable !!! En plus c’était arrivé une ou deux fois, voir trois ou quatre fois. Pas la mer à boire tout de même.

Depuis elle avait juré fidélité et n’avait pas fauté, donc elle ne comprenait pas trop pourquoi agir de la sorte maintenant, avec des mois de retard….


Je te présente Chlodwig Von Frayner d’Azayes, je n’ai pas besoin d’entrer dans les détails, je pense que vu ta réaction tu te souviens de qui il est.
Il est venu aujourd’hui nous féliciter pour nos épousailles. Délicate attention tu ne trouves pas ?


Mais quelle mouche l’avait piquée. Elle se rendait compte des inepties proférées mais n’arrivait pas à contrôler le flot de débilités sortant de sa bouche.

Elle préféra se taire afin de ne pas causer plus de dégâts si du moins cela était encore possible, ce dont elle doutait.

Elle fit une grimace à Chlo qui aurait pu signifier : « et bien là mon vieux, on n’est pas dans le caca… »


Isaline. a écrit:
Isaline resta accrocher un moment au vêtement de sa mère, elle ne voulait pas la voir partir, se détacher d'elle. Elle avait l'impression naïve que si elle la laissait partir jamais plus elle ne pourrait la revoir! Pourtant ses petites mains n'étaient pas assez forte pour contrer la volonté des grandes personnes. Il ne sembla pas très dur de libérer son emprise pour qu'elle se retrouve dans les bras de sa nourrice.

La fillette se sentis délaisser. Si cruelle ce monde ou elle ne pouvait pas rester dans les bras de sa mère chérie! Son menton se mis a tressailir de futurs larmes. La fillette se sentit transporter à grande vitesse loin de sa maman. Elles étaient presque sorties de la pièce lorsque les cris entremêler de larmes sortir de sa gorge pour faire écho dans la pièce silencieuse. Ses cris étaient amplis de tristesses et de colères. Elle en voulait à sa mère de ne pas lui avoir laisser un peu plus de temps pour sentir son si doux parfum. Elle en voulait à Jeannette de la tirer loin de sa mère dans un endroit ou celle-ci n'existait plus.

Le pas constant de Jeannette s'accéléra jusqu'à sa chambre ou les échos de ses pleurs ne se faisait plus entendre. Ceux-ci c'était transformé pour s'entremêler de sa fatigue accumulée. La fillette avaient le visage trempé de ses larmes si bien qu'elle ne voyait pas clairement se qui se passait autour d'elle. Elle sentit une douce chaleur lui envahir le corps, puis quelque chose de familier, tiède et laiteux lui amplir la bouche. Un mouvement régulier se faisait sentir lentement ainsi qu'une berceuse au loin.

Non!! Maman!! Le goût était chaud et doux rassurant dans sa gorge. Maman!! Je veux maman!! Son nez reniflait encore par moment de ses larmes passer qui se calmait. Au travers de ses lèvres, elle sentait un coeur battre lentement, bien plus que sa mère, mais aussi régulier. Elle soupira. Maman? L'enfant, les yeux fermés se calmait, s'endormit rassurer dans les bras de sa nourrice. Les larmes perlant toujours sur le coin de ses joues.


jeannette a écrit:
Finalement cette fillette c'était endormie. La nourrice replaça son sein ou s'échappa encore un peu de lait, elle retira un torchon de sa poche pour essuyer les larmes de la fillette et essuya de son mieux ses mains sales sans réveiller l'enfant. Son travail ne pouvait pas être optimum dans ses conditions. Vallait encore mieux la jeter dans un bain que de tenter de la débarbouiller de la sorte.

Elle enveloppa l'enfant un peu serrer dans la couverture et continua de la bercer un moment pour s'assurer qu'Isaline ne se réveillerais pas. Quelques instants plus tard, la fillette avait détendu tout les muscles de son corps et sa petite main potellée glissait le long de son corps les doigts pointée au sol, relaxer. La bouche ouverte, elle dormait profondément. Jeannette avec habileté la glissa dans son lit et se détourna vers sa chambre adjacente, vaquer à ses occupations.


belphegore a écrit:
La main glissant sur sa joue, puis étreignant son épaule la fit frissonner...

Mais la voix douce qui lui murmura:

Citation:
- je suis là et tu sais que je serai toujours là pour toi


la ramena sur terre. Allons, le passé était bien révolu, les souvenirs seraient toujours de merveilleux moments, mais il fallait aller de l'avant.

Elle lui fit un petit sourire, et allait répondre, quand des éclats de voix se firent entendre vers le groupe où se trouvaient les jeunes mariés:

Belphegore faillit éclater de rire, se retint en posant une main sur sa bouche, et lança:


"Je savais bien que ce mariage ne pouvait pas se passer comme n'importe quel mariage!! Je me demandais quand une bagarre éclaterait, quand les épées sortiraient des fourreaux, ou quand une gifle partirait!!"


quasi a écrit:
Décidément, il tenait de l'impossible de rencontrer Richard et Malt sans que quelqu'un se retrouve trempé. Les cérémonies de mariage n'étaient pas les amis du jeune couple. Il fallait bien reconnaitre qu'en épousant Malt il aurait du songer à prévoir une cave complète à vider sur nombres de messires.

Elle n'avait pas pu discuter comme elle l'avait souhaité avec le duc et en voyant la scène avinée se dérouler elle hésita une seconde. Lui porter un autre verre ou pas. Au regard de Malt, aux mots vide de sens de l'homme dont l'habit avait quelque peu perdu de sa superbe, elle comprit que son sens de l'humour serait mal venu.

Déjà qu'elle avait sentit sur sa nuque le regard brulant de son amie, elle se dit qu'éviter de gouter à sa main sur la figure serait de bon aloi. Il est vrai que le fils de Kurt avait le charme de son père. Cette pigmentation propre à leur famille ne gâtait rien. Malt avait raison de veiller sur son précieux époux mais de Quasi elle n'avait rien à craindre.


De nouveau seule avec Lara, donc la stabilité était dépendante du nombre de verre qu'elle évitait avec soin de renverser, elle regardait la suite de l'affrontement avec crainte. Elle ne connaissait pas l'homme mais si il défiait le duc, duel il y aurait. Elle détourna le regard et c'est sur la magnifique petite fille de malt qu'il se posa. L'enfant était contre le sein de sa mère et ne semblait pas s'inquieter des voix où un adulte percevait la colère ou la peur.

Aime discutait toujours avec Bel même si elle sentait son regard sur elle. Elle chercha son regard pour lui sourire avant de se retourner vers Lara.


Bon, très chère procureur, un choix s'impose à nous maintenant. Femmes de décisions nous sommes et même si c'est difficile nous devons transiger et ce dans les plus brefs délais.

elle ne quittait pas Lara des yeux.

Alors, à vous le choix, je m'y plierai.

Calva ou vin?


quasi a écrit:
Décidément, il tenait de l'impossible de rencontrer Richard et Malt sans que quelqu'un se retrouve trempé. Les cérémonies de mariage n'étaient pas les amis du jeune couple. Il fallait bien reconnaitre qu'en épousant Malt il aurait du songer à prévoir une cave complète à vider sur nombres de messires.

Elle n'avait pas pu discuter comme elle l'avait souhaité avec le duc et en voyant la scène avinée se dérouler elle hésita une seconde. Lui porter un autre verre ou pas. Au regard de Malt, aux mots vide de sens de l'homme dont l'habit avait quelque peu perdu de sa superbe, elle comprit que son sens de l'humour serait mal venu.

Déjà qu'elle avait sentit sur sa nuque le regard brulant de son amie, elle se dit qu'éviter de gouter à sa main sur la figure serait de bon aloi. Il est vrai que le fils de Kurt avait le charme de son père. Cette pigmentation propre à leur famille ne gâtait rien. Malt avait raison de veiller sur son précieux époux mais de Quasi elle n'avait rien à craindre.


De nouveau seule avec Lara, donc la stabilité était dépendante du nombre de verre qu'elle évitait avec soin de renverser, elle regardait la suite de l'affrontement avec crainte. Elle ne connaissait pas l'homme mais si il défiait le duc, duel il y aurait. Elle détourna le regard et c'est sur la magnifique petite fille de malt qu'il se posa. L'enfant était contre le sein de sa mère et ne semblait pas s'inquieter des voix où un adulte percevait la colère ou la peur.

Aime discutait toujours avec Bel même si elle sentait son regard sur elle. Elle chercha son regard pour lui sourire avant de se retourner vers Lara.


Bon, très chère procureur, un choix s'impose à nous maintenant. Femmes de décisions nous sommes et même si c'est difficile nous devons transiger et ce dans les plus brefs délais.

elle ne quittait pas Lara des yeux.

Alors, à vous le choix, je m'y plierai.

Calva ou vin?







RicW a écrit:
Richard resta muet un long instant. Il avait envisagé un nombre conséquent de réactions, et en particulier le fait que cette scène se transforme en pugilat, de son fait ou pas, en un instant, mais pas cette scène là. Son vis-à-vis était tout simplement en train de faire comme s'il ne venait pas de recevoir de sa part le contenu d'un verre de vin, et qu'il ne voyait pas la lueur dangereuse qui dansait dans le regard du Duc... Ce fut les paroles de son épouse qui le firent revenir à la situation.

Bon, il ne s'était donc pas trompé. Cela aurait été regrettable qu'il trempe un haut dignitaire impérial qui n'avait rien demandé à personne, mais le visage de son épouse était la réponse rêvée à ses quelques doutes : c'était bien avec ce bellâtre qu'elle avait décidé un court instant de quitter ses bras. Une belle balafre dans son cœur, qu'elle lui avait fait ce jour... et qui lui lançait parfois autant que sa main un jour de pluie... Ce soir, cette balafre se refermerait enfin complètement, ou bien elle s'ouvrirait totalement... Mais en tout cas, elle cesserait de lui faire mal !

Il leva la main pour arrêter les paroles de son épouse, sans lui accorder un regard, les yeux toujours fixés sur le visage perlé de goutes sombres.


Ma très chère épouse, je vois bien qui tu as invité dans notre château. Occupe toi donc de tous les autres, et laisse moi celui-là je te prie.

Il se reconcentra sur l'homme en face de lui. Il l'avait vu plus vieux. Finalement, ce n'était pas un Dragonnet bis, mais un homme qui ne devait guère avoir plus d'années que lui. Voire même être plus jeune... Au moins, leur expérience à l'épée serait à peu prés identique, et il ne risquerait pas de se faire tuer dès la première minute de leur combat... Voire peut-être survivre à sa nuit de noces... Voila une pensée heureuse finalement, avant de déclencher un combat qu'il espérait à mort..

Le mal que vous m'avez fait ne date pas de ce soir. Il hésita à rajouter un messire, comme son éducation lui avait appris, mais Maltea ne lui avait pas donné un quelconque titre de noblesse. Tant mieux, il n'aurait pas à en rajouter un. Mais puisque vous êtes si prévenant, nous allons pouvoir régler cette question dès à présent.

Aller faire quérir son épée fut la pensée qui lui traversa l'esprit, mais le combat aurait posé quelques problèmes... Se battre ainsi dans une pièce emplie de monde, et entouré de tables, voila qui rendraient difficile un duel... qui plus est sans blesser personne... Tuer cet insolent lui importait guère, mais si sa femme.. ou sa fille étaient touchées... Il ne se le pardonnerait pas. Quelle arme pourrait bien leur éviter de tels désagréments...

Il claqua des doigts, et Fandral apparu presque aussitôt à ses côtés, fendant la foule. Le Duc se pencha pour murmurer à son oreille, et malgré le regard empli de désapprobation du garde, il parti chercher ce que désirait le maitre des lieux. Celui-ci se permit un sourire, bien que dénué de toute chaleur.


Je suis sur que mon épouse saura apprécier l'ironie de la situation, commença-t-il pour meubler le silence. Après tout, il ne sera pas dit que j'ai renoncé au sang du sud qui coule dans mes veines... au contraire, même....

Fandral revint, avec un coffre dans les mains, que Richard ouvrit sans peine. Quatre dagues reposaient à l'intérieur. Il en saisit deux, qu'il tendit à l'homme face à lui.

J'ose espérer que vous trouverez un peu d'honneur dans cette carcasse de vice pour les accepter...

belphegore a écrit:
Le scandale tant attendu arrivait enfin...Mais tout arrivait à qui savait attendre, le dicton était bien connu!!

Mais ce n'était pas Malt le centre d'intérêt, mais bien le marié et un invité.A en croire les paroles échangées, l'un avait été l'amant de la mariée, alors que les deux se connaissaient déjà, mais que l'autre était le marié de l'une, bref...Une histoire bien compliquée, à la Maltéa...

Tous les invités retenaient leur souffle, se demandant ce qu'il allait arriver...


chlodwig_von_frayner a écrit:
Il conserva sur ses lèvres le sourire insolent qu’il se plaisait à garder en toute situation, mais de ses pupilles toute chaleur était parti. Il était sérieux malgré son calme apparent, malgré ses piques, mortellement sérieux. Il savait pertinemment dans quelle situation il était : la mouise. Il fit un rapide point… S’enfuir… non… indigne de sa condition et qui plus est suicidaire, en fait, il n’y songeait que pour faire réellement le point sur tout ce qui était faisable, mais il ne l’envisageait même pas. Continuer à fanfaronner jusqu’à ce qu’il commette un acte qui lui donnerait raison ? Inutile, il était déjà en tord, et beaucoup trop mouillé pour que ça ai une once de chance de réussir. Lui faire entendre raison ? Pas son genre… et surtout… Bah… en fait comment dire… un seul acte de sa part était réellement faisable sans trahir le sang qui coulait dans ses veines et les noms accolés à son prénom… Un seul acte correspondait aux valeurs et à la fierté dont il se faisait volontiers un défenseur…

Il inclina légèrement la tête devant le duc et sourit de nouveau, ses émeraudes cherchant le regard du duc. Dureté cette fois. Il avait été gravement offensé et provoqué, il ne fallait pas l’oublier. Bien que… l’autre sembla considérer être l’offensé. On pouvait le voir comme ça… Même si… dans le fond, il n’avait commis aucune faute, seule la fiancée de l’époque avait trahis la confiance de Richard… Qu’importe… les choses étaient allées trop loin pour s’arrêter ainsi, et les deux hommes le savaient. Un seul échappatoire… que l’un d’eux meure, ou que quelqu’un s’interpose.

Alors… l’épée ? Le lieu ne lui plaisait guère, mais elle restait encore son arme de prédilection, la maniant depuis sa plus tendre enfance et ayant fait deux guerres avec… Certains disaient qu’il se débrouillait plutôt bien… il espérait en cet instant que les rumeurs étaient fondées… pas comme la plupart des rumeurs le concernant. L’autre était plus âgé… mais… rien ne disait qu’il savait réellement se battre.


Vous souhaitez donc régler « définitivement » cette question ? C’est votre droit, je suis… à votre disposition.


Nouveau sourire beaucoup plus froid soudain. Son cerveau continuait à analyser la situation afin qu’il soit en pleine connaissance des choses… la salle, sa configuration, les invités, et surtout le mari… Difficile comme ça de trouver une faille éventuelle dans la défense de l’individu, quasi impossible même, sa science des armes n’était pas poussé à ce point… Léger froncement de sourcil lorsqu’il se pencha à l’oreille de son serviteur, et lorsque celui-ci repartit précipitamment. Songeait il à le faire assassiner par sa garde ? Demandait il d’arranger un peu mieux la salle pour qu’ils puissent se battre, puisque cela semblait inévitable ?

Il posa la main sur le pommeau de son épée, réflexe et aussi simple principe de précaution. Il était nerveux, malgré ses tentatives de donner le change. Il serait temps plus tard de se jurer de ne plus jamais remettre les pieds dans le plat comme il l’avait fait… promesse qu’il ne tiendrait pas mais qu’importe.

Le serviteur revient avec un coffre… quatre dagues… Il saisit les deux que le duc lui tendit. Machinalement il passa le pouce sur le fil de la lame… mince… c’est que ça coupait… Il passa la main à sa ceinture qu’il délassa pour pouvoir poser son fourreau et son épée sur une des tables. Puis se fut au tour de sa fibule qu’il détacha pour poser sa cape… trop lourde, elle le gênerait dans un combat de dague où seule la vitesse comptait. La dague… ça il avait du mal. Autant l’épée il maîtrisait.. Autant là… Dernier sourire et une dernière pique à son vis-à-vis…


Il y a des offenses pour lesquelles on ne transige pas… celle que vous venez de me faire en fait parti. Elle est… mortelle. Vos raisons par contre… elles ne me plaisent pas. Vous vous battez plus pour votre fierté, mal placée, si vous me permettez un avis personnel, qu’autre chose. Alors cessez de parler d’honneur. J’imagine que… celui qui reste debout l’emporte ?


Il fit un léger pas en arrière, sur ses gardes, une dague dans chaque main, l’une le long du corps, l’autre point encore en garde… Humpf… et maintenant… quand on est réellement le dos au mur… on fait quoi ?

Aimelin a écrit:
Le jeune soldat regardait mi amusé mi rêveur la scène qui se passait à plusieurs pas d'eux. Il s'imaginait sortir lui même son épée pour transpercer le premier goret qui passerait à sa hauteur. Le sud en était rempli et l'entrainement ne manquerait pas.

Il regarda Bel et vida son verre d'une traite. Tant de choses passaient dans sa tête qu'il entendait un bourdonnement permanent. Peut être devenait il fou lui aussi.

Il regardait Malt, souriait en pensant à leurs discussions. Elle était mariée à présent, elle qui était si allergique à ce genre de situation lorsqu'ils en parlaint en riant. Elle avait un avenir, quelqu'un pour qui elle comptait sans doute plus que sa propre vie et qui lui avait promis la sienne. Un espoir, de l'air, la vie devant elle.
Quoi qu'en pensent celles et ceux qui connaissaient leur passé à tous les deux, il s'en fichait comme de sa première paire de chausses. Il était heureux pour elle et leur amour tumultueux s'était transformé en une amitié que rien ne pourrait briser. Il n'en serait pas de même pour tout le monde.

Il ne pouvait détacher son regard d'elle. Elle était heureuse et regardait droit devant elle. Lui, Aimelin, il ne savait pas et se contentait de vivre au jour le jour savourant le bonheur qu'Aristote lui permettait de prendre, espérant dieu sait quoi... un miracle pour reprendre son souffle.
Il sentit les choses tourner dans sa tête et se dirigea vers la table où il s'appuya un instant en fermant les yeux. Il regarda Quasi occupée ailleurs et se fit servir deux verres avant de revenir pres de Bel.


- je n'ai pas envie de boire seul tu m'accompagnes ? tout en lui parlant il lui tendit un verre et leva le sien vers elle ... à ... la vie.. et à ce qu'elle nous fait miroiter.

Puis il reporta son regard sur l'étrange scène qui se déroulait sous leurs yeux.

RicW a écrit:
Bien, il avait au moins assez d'honneur pour ne pas l'attaquer alors qu'il n'avait pas encore pris ses armes en main.. C'était déja ça, après tout... Certes, il n'aurait probablement été que blessé, et son adversaire serait mort avant d'avoir quitté Brienne, voire cette salle, mais c'était toujours regrettable de gâcher ainsi un duel. Au moins, combat il y aurait, et l'affront serait vengé, dans le sang. N'y a-t-il pas plus beau liquide pour régler un différent ? Certains objecteraient le vin, bien sur, mais tout de même... Boire n'avait pas le même attrait que se battre, lorsqu'on à du sang noble dans les veines.. Bien sur, avec les femmes, c'était différent... mais il penserait à ça plus tard, quand il faudrait se réconcilier avec son épouse - en admettant qu'il survive à son duel.

Une dague pointe en bas, l'autre pointée vers son adversaire, il ne cessait de l'observer. Il entendit à peine son dernier commentaire, tout occupé qu'il était à repérer les points faibles dans la cuirasse ennemie... Le cou, essentiellement... Avec une épée, c'est un endroit extrêmement dur à frapper, mais une dague s'y glisse facilement un chemin... Et ça a souvent l'avantage de terminer un duel de façon rapide... Le visage dans son entier, d'ailleurs... un coup de dague faisait souvent saigner abondamment, et mieux, laissait de profondes marques d'une défaite, ineffaçables...

Il fit un pas en arrière, puis deux, pour juger de la réactivité de son vis à vis. Elle était bonne. Il avait probablement le même entrainement, et la même souplesse... Il se moquait de tout ce qui pouvait se passer autour de lui, concentré sur une unique personne, et lança sa première attaque. Parée. Puis s'ensuivit une deuxième, une troisième, et puis une autre... Essayer de frapper un bras, puis le cou, la tête, l'autre bras... et finir par le cou, puis la poitrine.

A chaque reprise cependant, le métal trouvait le métal, dans un tintement qui se répandait dans toute la salle. Chaque attaque était parée, souvent de justesse, mais le duelliste adverse finissait par trouver ses marques, et anticiper ses mouvements. D'attaquant, il passait de plus en plus souvent en défenseur, et avait totalement perdu le léger ascendant qu'il pouvait avoir en début du combat. La colère n'était décidément pas bonne conseillère en matière de combat...

Il allait donc devoir innover... Se laissant totalement défenseur, il recula peu à peu vers une des tables, espérant que les invités auraient la présence d'esprit de s'écarter. Il avait un plan, mais sa minutie était des plus complexes, et lui faisait perdre sa concentration... Un pas trop lent, et il sentit un picotement lui engourdir un instant le bras gauche... Il n'avait pas été assez rapide, et le voila son sang qui était le premier versé. Il grimaça, mais continua à reculer, jusqu'à ce qu'enfin, il parvienne à son but. Profitant d'une pause infime dans les attaques, il lança sa dague en l'air. Sa main libre saisi prestement une bouteille, encore pleine, et il la lança de toute ses forces vers Chlodwig. Juste à temps pour récupérer sa dague, et attaquer à nouveau, ses deux poignards pointés vers la poitrine qu'il visait.


belphegore a écrit:
Belphegore avait les yeux rivés sur les deux hommes qui se faisaient face, comme deux coqs prêts à s'entre-tuer pour une poule en chaleur.

Elle soupira devant tant de bêtise humaine, et se demanda si elle porterait secours au premier qui choierait. En tant que médicastre, son serment l'en obligeait, mais en tant que femme, elle le laisserait bien se vider de son sang.

Sa réflexion fut interrompue par Aimelin qui revenait ves elle, deux verres à la main:


Aimelin a écrit:

- je n'ai pas envie de boire seul tu m'accompagnes ? ... à ... la vie.. et à ce qu'elle nous fait miroiter.


Elle lui sourit tendrement, levant son verre en direction de son ami:

"A la vie et à l'amour et à..."

Elle fut de nouveau interrompue, cette fois-ci par les deux belligérants qui reculaient vers les table.

Ils durent laisser la place, et Belphegore ronchonna, car elle devait céder la belle place stratégique près du buffet pour ces deux bellâtres qui s'entre-tuaient.

Un "Oooooh" de surprise entonné par toute l'assemblée acceuillit le tour de passe-passe pendant lequel Ricw se saisit d'une bouteille, la lançant vers son adversaire, rattrapant sa dague au vol.

Belphegore, en tant que Louve et bonne manieuse de dague apprécia le geste:


"Alors, Aime, tu paries pour qui?"


chlodwig_von_frayner a écrit:
Genoux fléchis il attendait tranquillement. Il fit le vide dans son esprit, tâchant de se concentrer comme il pouvait. Bon sang… mais quel crétin… pourquoi s’était il encore mis dans des problèmes comme ça ? La même question revenait encore et encore. Mais qu’est ce qu’il pouvait être réellement con par moments… et pour une fois quelqu’un avait osé lui donner la correction qui allait avec son comportement. A force de dépasser les limites et de ne plus en avoir car la plupart des gens s’écrasent devant votre culot, on finit par aller réellement trop loin. Il savait pertinemment que si quelqu’un avait osé lui faire ce qu’il venait de commettre, il aurait sans doute fait pire. Alors… pourquoi dans sa tête cet avertissement hurlait comme si le gosse de Maltea s’était mis à gueuler comme un putois ? Pourquoi… oh silence…

La main se resserra sur le manche de la dague… Les deux combattants semblaient se tourner autour, se dévisageant, cherchant dans l’analyse des mouvements de l’adversaire… une faille… une ouverture… quelque chose pour attaquer… que savait on encore ? Une goutte de sueur perla sur son front et coula tranquillement le long de sa joue jusqu’à terminer dans les replis de son surcot. La garde de son adversaire, semblable à la sienne, assez classique, laissait relativement peu de possibilités… Néanmoins… les deux duellistes semblaient si habiles au maniement de cette arme qu’on allait sûrement assister à un combat somme toute assez pitoyable. Enfin…

Le duc bougea soudain brisant le premier le silence de mort qui s’était installé entre eux deux. Ne s’y attendant pas, il para de justesse et du faire face à une furie, les coups et les parades s’enchaînant soudain avec une violence et néanmoins une certaine précision. Si il avait été particulièrement bon, il aurait sans doute réussit à repousser cet assaut sans soucis, mais là pour le coup, il s’était retrouvé débordé et ne pouvait que subir… néanmoins… cette débauche inconsidérée d’énergie lui permit de reprendre l’avantage…

Un coup puis l’autre… parés aussi… qu’importe. Il était là et parvenait à le mettre par moments en difficulté. Il restait concentré sur les points de son adversaire, dévient et interposant le fer quand il le fallait… estoc… il sentit sa lame rencontrer la chair… coupure…. Il retira son bras rapidement… recul… Sourire… il l’avait touché. Le temps qu’il regarde de nouveau son adversaire dans les yeux, et il avait tenté un tour de force, la lame vola en l’air… il la regarda d’un air bête, se demandant si son adversaire tentait de faire un numéro de cirque. Bon… ça ne dura que quelques secondes en fait, juste le temps de voir cette saloperie de bouteille arriver vers lui. D’un puissant revers du droit, et d’un réflexe sorti d’on ne sait où, il balaya l’air devant lui et envoya valdinguer la bouteille à côté où elle explosa sur le sol. Du si bon vin… quel gâchis. Mais le temps passé à éviter le projectile l’avait distrait de son adversaire qui arrivait les dagues pointées vers sa poitrine. Il savait qu’il ne pourrait éviter le coup quoi qu’il arrive, ses mouvements seraient trop lent. Par réflexe, il fit un pas en arrière…

… se pris les jambes dans le banc qu’il n’avait pas vu, fit de grands moulinets avec ses bras avant de s’étaler lamentablement par terre, évitant de justesse les dagues. Prestement, il se releva, mais pas assez rapidement pour éviter le coup qui lui entailla l’épaule. Il grimaça et lâcha un juron. Finit de rire. Il jouait sa vie. Il continua à subir l’assaut, cherchant une faille… recul… recul… un banc… pas deux fois la même erreur… il monta dessus, continuant à parer… recul encore… il monta sur la table… Hum… l’était coincé là ! Recul encore, le bleu le rejoignit en hauteur. Les coups s’enchaînaient. Tête… poitrine… paré toujours… encore… Saut en arrière et il lança une de ses dagues dans sa direction…

Avant de se rappeler qu’il ne savait pas lancer les dagues. L’arme passa à 10 bon centimètres du duc… et tomba par terre dans un bruit de métal. Grumpf… il était en difficulté. N’écoutant que sa son sens légendaire de la survie (c’est pour dire si ce qu’il faisait était réfléchit…), il sauta à droite, s’agripant à un lustre qui pendait ici on ne savait pourquoi. Emporté par l’élan, il sembla s’envoler… jusqu’au moment où ledit lustre lâcha sous son poids et l’entraîna à terre. Dans un bruit de fin du monde, il se retrouva le cul par terre, sous les yeux ronds du public, ébahis devant tant de charisme et d’adresse… ou pas… Un peu sonné, il se leva et se dirigea vers la table en titubant, et saisit… la première chose qui tomba sous sa main, à savoir une saucisse.

Sans se rendre compte du ridicule de la situation, il se retourna vers son adversaire qui s’était rapproché. Un éclair de rage passa dans ses yeux. Il fallait qu’il gagne, maintenant… Parant à toute éventualité avec sa saucisse, il reprit l’initiative, et attaqua, la dague pointée vers son ventre.


RicW a écrit:
Il avait été si proche de le toucher en pleine poitrine... Il avait presque sentit l'étoffe entrer en contact avec ses armes ... et il avait fallut qu'un banc vienne tout gâcher... Il n'eut pas le temps de râler sur la malchance qui s'acharnait sur lui, il lui fallait d'abord reprendre son équilibre. Sa technique peu orthodoxe - et qui n'avait de toute façon guère marché - l'avait déséquilibré, et il lui fallu un long instant, et quelques pas de côtés, pour arriver à se remettre droit. Temps que son adversaire avait mis à se relever, bien entendu... Cependant, il n'avait pas encore tout à fait ré-ajusté sa garde, et Richard lança, un peu au hasard, un coup, sans trop viser. Touché ! Le second sang n'était donc pas le sien, et il ne put empêcher un sourire se dessiner sur son visage en voyant le visage de son vis-à-vis. Egalité donc. Le duel pouvait continuer...

Cette fois-ci, il reprit l'avantage, même si ses coups ne trouvaient à chaque fois que le vide, ou bien la dague adverse qui parait dans un tintement métallique. Mais il avançait. Il espérait qu'à un moment, il parviendrait à l'acculer contre un mur, ou même une table, pour qu'enfin il ne puisse pas parer en s'esquivant... Et finalement, son souhait se réalisa ! Merveille, une table ! Sauf que cela n'arrêta en rien le duelliste... qui à l'aide d'un banc - il faudrait vraiment penser à enlever tous ces fichus bancs, la prochaine fois - prit de la hauteur, et obligea donc le Duc à le suivre..

Au milieu des plats, le combat combat continua donc... Il évitait de penser à ce qu'il écrasait, enjambait, ou cassait, après tout, la plupart n'était que de la nourriture, et il n'y avait presque que des plats en étain, vermeil et cuivre... du solide ! Ceci dit, quand son pied fit crisser des fins morceaux sous ses pieds, il se demanda un instant si quelques une n'était pas en porcelaine... Il préféra se concentrer sur le combat, plutôt que sur ce que c'était en train de lui couter, et grand bien lui fit, une dague était en train de filer vers sa tête !

Il resta tétanisé un instant... et vit l'arme passer relativement loin de lui. Il se remit aussitôt en garde, pensant que c'était un nouveau piège concocté par son adversaire, mais le visage de celui-ci exprimait plutôt la désolation... Il venait de jeter délibérément une de ses armes, et n'en avait plus qu'une pour parer les assauts du jeune marié ! Cependant, il devait être écrit que le combat durerait encore, vu que son adversaire s'agrippa à un lustre, dans un style que n'aurait pas renié Saskatchewan ! Mais les lustres de Brienne n'étaient pas des lustres de tavernes, et un instant plus tard, celui-ci s'écroula dans un grand fracas.. Encore quelques chose qui allait l'acculer un peu plus vers la ruine !

Il fit un pas en arrière, pour évaluer la situation, et sentit son pied s'enfoncer dans un liquide. Avec un juron, il se rendit compte que le bas de sa jambe était à présent coincé dans un récipient en forme de jarre. Il essaya de secouer, mais rien à faire, il avait bel et bien réussi à se coincer la dedans... Il secoua la tête, défaitiste, et sauta de la table pour aller à la rencontre de son adversaire, qui avait profité du temps pour se relever.

CLING CLANG, CLING CLANG

Voila le fort doux bruit qu'il faisait à présent dés qu'il bougeait sa jambe gauche... et qui en plus, le déséquilibrait un bon chouia... Fort heureusement, son adversaire ne se battait plus qu'avec une dague et un... saucisson ? Il n'eut pas le temps de réfléchir à ce moyen plutôt incongru de se battre, que déjà il lui fonçait dessus

CLING CLANG, CLING CLING CLANG

Il parvient à peu près à éviter le coup, même s'il réussit à déchirer un bout de sa tunique, et qu'un picotement lui remonta du nombril jusqu'aux yeux. Visiblement, il avait quand même été touché, même si ce n'était qu'une entaille. Probablement. Pas le temps de vérifier de toute façon, et il repartit à l'attaque. Ses deux dagues lui donnaient un avantage non négligeable, puisqu'à chaque coup porté au saucisson, celui-ci devenait un peu plus petit... bientôt, il n'aurait plus que le bout pour se défendre... quand au lieu de toucher une dernière fois son adversaire, celui-ci fit un pas d'esquive, et son arme vint rencontrer sans aucune douceur le pilier de bois qui se trouvait juste devant... La force du coup vit trembler sa main, et le fit jurer. Sa dague, enfoncé de plusieurs centimètres dans le bois, refusait à présent de bouger. Il tira un coup fort, mais ne réussit à rien, et il se tourna pour esquiver un autre coup... Il n'avait plus qu'une seule arme, à présent... à égalité avec son adversaire - qui avait, en plus, un petit bout de saucisson.

Il songea alors au poignard qu'il avait esquivé un peu plus tot. Il devait toujours etre par terre, attendant qu'un des deux combattants ne le ramasse...

CLING CLANG, CLING CLANG

Malheureusement, sa patte folle ne lui laissa guère la possibilité de s'esquiver discrètement, et pire, réussit à le faire glisser... Sa chute ne fut guère glorieuse, et ne lui permettait pas de s'assoir pendant quelques jours sans grimacer... mais surtout, il était à présent en position d'infériorité, à la merci de son adversaire. Mais en se retournant, il vit son graal ! La seconde dague... A quelques mètres de lui !

CLING CLING CLING CLING

Certes, ramper n'est guère académique, ni même très beau ou très noble, mais il parvient à son objectif, en se jetant sur l'objet de sa convoitise de tout son corps. Mais il se retourna alors pour faire face à son adversaire....
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Sam 27 Juin - 19:49 (2009)    Sujet du message: 1457-02-13 Mariage à Brienne - Quand Maltea se marie... Répondre en citant

maltea a écrit:
Un regard d’une colère froide d’un coté, de l’autre un regard insolent… décidément…
Et voilà qu’un duel éclatait. Il lui avait dit d’aller s’occuper des autres invités mais de qui ?
Y avait Bel qui faisait du gringue à Aimelin et le regardait avec des yeux de mande religieuse, alors que sa compagne ne se tenait pas loin. Elle devait avoir chaud la médicastre, elle ne l’avait jamais vu de la sorte, on pouvait bien parler d’elle…
Non elle ne pouvait décemment pas aller les déranger, elle n’avait pas trop l’envie de se retrouver embarquée pour un trio de folie.
La jeune blonde essaya de dissuader son époux mais il ne voulu rien savoir. Dépitée elle se décida de ne plus intervenir. Etrangement, sa colère reprenait de la vigueur, chassant instantanément la peur de le voir mourir. Pour elle, la réaction de son époux vis à vis de sa personne était un affront sans nom. Il voulait mourir, et bien qu’il le fasse son stupide duel. S’il n’avait trouvé que cela pour se rendre intéressant aux yeux de la vieille Quasi, elle n’allait pas l’en priver…
Maltea avait toujours eu une facilité déconcertante de chasser une émotion par une autre… la changer tiendrait du miracle…
Elle repéra sa suzeraine entrain de s’empiffrer et de boire un peu beaucoup et parti la rejoindre reléguant sa peur dans un tiroir de son petit cerveau.
Elle se laissa choir à ses cotés et se servit un verre, puis deux, puis trois, puis… tout en regardant la scène se déroulant devant ses yeux.


Non mais t’as vu ces deux imbéciles ? C’est pas possible ça ! Je n’y crois, dis moi que rêve…

Elle s’arrêta net en voyant que le sang commençait à être versé. Comment allait-elle récupérer son mari, sans parler de son ami ?
Elle abusait un peu trop de la boisson et tanguait dangereusement sur le banc. Ils saccageaient tout sur leur passage. Pour être originale, cette réception l’était. Au moins les invités assistaient à un spectacle et ce gratuitement. Ca devenait de plus en plus fou. Lorsque son époux sauta sur leur table, il renversa son verre et pour se venger, Maltea plaça un récipient sous son pied. Cela ne rata pas. Son époux se baladait maintenant avec une jarre, faisant un bruit effroyable, au pied.
Elle donna un coup de coude à sa poivrote de suzeraine et lui montra du doigt en riant aux éclats.
Complètement avinée, elle ne mesurait plus le danger de ce duel.


CLING CLANG, CLING CLING CLANG

C’était tout ce qu’elle entendait et cela valait bien mieux que les soupirs poussés par les invités ainsi que les regards. Encore une fois, elle savait que la plupart lui remettait cela sur le dos. Le pire c’est que les personnes présentes étaient loin d’être sans tâche.

Elle chuchote à Gnia.

Quand je pense que cette bêtise remonte à des mois et des mois, je ne me serais pas doutée un seul instant que la présence de Chlo allait provoquer la fureur de Richard. Depuis le jour de l’aveu, je suis restée sage et puis j’ai compris combien je l’aimais et que le perdre pour une partie de jambes en l’air n’avait pas grand intérêt…

Pfffffffff les hommes, et dire que toi aussi tu vas certainement épouser ton Erel.


En tournant la tête pour prendre le pichet derrière elle, elle ne put s’empêcher de s’exclamer.

Parce que vous pensez sincèrement qu’un morceau de saucisson aura raison de votre adversaire mon cher chlodwig ?
Quitte à choisir, vous auriez plus de chance avec le votre qu’avec celui que vous tenez dans votre main…


Toujours s’adressant à Gnia.

Je pense que j’ai encore dit une bêtise là non ?

Elle baissa la tête avant de la redresser.

Tu sais quoi, j’en ai ras le bol de tout ça, je vais aller prendre l’air un petit peu.

Elle se leva, plus que chancelante sur ses deux jambes et essaya de traverser la pièce. Elle s’accrochait aux bancs et aux tables. Ne se rendant même pas compte qu’elle se trompait de direction et allait du côté des deux duellistes…


Gnia a écrit:
En guise de jeté de gant, il y eut donc lancé de vin. Puis vint le non-choix des armes. Brienne était sur ses terres donc on se battrait à la dague, de toutes façons plus propice au lieu du duel. Et cela promettait d'être intéressant...
Agnès, toujours le séant vissé sur son pliant, avait placé non loin d'elle tout ce qu'il fallait pour suivre agréablement un combat de coqs. Cruche de vin clairet, fruits confits, et elle avait même mis la main sur un présentoir empli d'oublies ; tout était parfait - si on excluait, bien sûr, le fait que l'on était à une noce et que l'époux défiait un ancien amant de la mariée.
Mais déjà les duellistes commençaient un ballet plus ou moins bien agencé. D'un regard attentionné, elle suivait la moindre passe, buvant un nouveau gobelet quand elle était réussie, manquant de s'étouffer avec du gingembre confit lorsque le sang coulait.
Du coin de l'oeil elle avisa Maltea qui s'était affalée à ses côtés et fit glisser devant elle le plat de pâtes d'amandes qu'elle avait précieusement conservé en prévision de pénurie de sucreries et de longueur de duel. La toute nouvelle duchesse de Brienne avait trouvée seule l'accès à la boisson, cela faisait une chose de moins dont se soucier. La Saint-Just reporta son attention sur les deux hommes qui à présent rentraient dans le vif du sujet.

Maltea n'en revenait toujours pas. Agnès, la bouche pleine d'oublies, se contenta d'opiner du chef et de lui resservir un peu d'hypocras qu'elle avait trouvé dans une carafe qui trainait non loin. Médusée, elle vit alors Richard monter à l'autre bout de la table où elles avaient trouvé place et ruiner tout espoir de continuer à manger et à boire. Le duc rapidement suivi par son adversaire piétinait systématiquement tout ce qui était comestible. La vicomtesse, outrée par ce manque de savoir vivre, avait continué à verser le précieux liquide dans le gobelet de Maltea sans se rendre compte qu'il était plein depuis fort longtemps déjà.
Tandis que les deux hommes passaient au pas de charge devant elles, Agnès, ne pouvant retenir une bordée de jurons dignes de n'importe quelle taverne du Royaume, sauva in-extremis son plat de fruits confits et une carafe de vin. Maltea, quant à elle, avait crû que l'effusion du beau liquide rouge sang déversé sur la nappe et une partie de sa robe était le fait de son époux et s'était proprement vengée. Les deux femmes, passablement grises, pouffèrent de rire de concert.

L'on pouvait déduire des derniers mouvements que Von Frayner était mauvais au tir de fléchettes puisque sa dague avait pitoyablement omis de se ficher dans la poitrine de Brienne et qu'une probablement excellente bouteille de vin avait suivi le même inutile chemin. A moins que ce ne soit la chute provoquée par le banc malencontreusement placé sur sa route qui soit la cause de ces manquements.
Mais le jeune homme, bien que piètre viseur, décida de ne point en rester là et défiant l'espace de quelques secondes les lois de la gravité, oscilla, suspendu à un lustre au dessus de la salle, avant d'atterrir lourdement devant un plateau de cochonnailles.
Agnès ne put retenir un petit hochement de tête approbateur. Le garçon ferait mauvaise figure dans un cirque mais au moins il savait vivre, le saucisson qu'il avait saisi était ce que l'on faisait de mieux dans la région. Evidement l'on faisait bien plus tranchant comme arme...

Agnès n'entendait que des bribes de ce que lui chuchotait sa vassale, tant le brouillard formé par les vapeurs d'alcool commençait à être dense. Mais pour sûr, elle entendit l'allusion au saucisson. Et elle hocha vigoureusement la tête pour signifier à Maltea qu'elle aurait mieux fait de se taire avant de finir d'une gorgée le contenu de son gobelet. L'opération lui fit perdre quelques précieuses minutes et lorsqu'elle voulut ajouter qu'elle aussi prendrait bien l'air, Maltea zigzaguait déjà vers... Un oeil fermé, mise au point de l'objectif, focus, puis zoom fois trois, enclenchement des feux anti-brouillards, petit coup d'essuie-glaces pour être sûre... Nan, l'air frais, c'était définitivement pas par là...
La vicomtesse usa de l'appui donné par la table pour tenter de se soulever de son siège, son coude glissa une première fois, mais à la seconde tentative, elle parvint à se relever et coassa en agitant vaguement un doigt vers la direction supposée de la sortie


Baaalteaaaa ! La Borte, gné ba bar làààà !! Gné Bar làààà !!

Puis voyant que la duchesse restait sourde à ses appels, elle s'enfila dignement - enfin, dans la mesure où la dignité est possible dans la présente situation - un dernier godet avant de décider de tenter de suivre la jeune femme. Bon, effectivement, elle avait pris un retard considérable, estimé à deux verres et demi cul-sec, et si elle ne voulait pas le cumuler avec une sortie de piste qui ne manquerait pas de lui enlever toute chance de rattraper sa comparse, il fallait y aller doucement mais surement. Parce que, c'est bien connu, "Qui va piano va sano et bla bla bla..." Le terrain était devenu quasi impraticable, rendu glissant par une pluie de bouffe, d'alcool et d'éclats de lustre, et jonché d'obstacles sous la forme de quelques convives épars. Chaque "bla" fut suivi donc d'un dérapage plus ou moins contrôlé grâce aux tables qui jonchaient la piste, comme autant d'ilots salvateurs. Mais la cible se rapprochait, et bizarrement, autant d'Agnès que des duellistes...




Aimelin a écrit:
Surpris par l'attitude de l'homme face au Duc, le jeune lieutenant ne quittait pas la scène des yeux. Il avait lui-même suffisamment manié l'épée ou la dague alors qu'il était obligé de tuer pour sauver sa propre vie, sans en plus provoquer quelqu'un.

Il repartit dans ses souvenirs… ce matin de janvier ou sa propre lame avait transpercé cet homme.
Il se secoua et recula un peu entrainant son amie. A vouloir sauver leur honneur, les deux hommes risquaient bien de blesser quelqu'un.
Il jeta un regard bienveillant sur sa douce s'assurant qu'elle se tenait éloignée et regarda les dégâts qu'entrainait ce combat.
Tout cela faisait assez désordre même si c'était dans une certaine logique au mariage de son amie pensait il. Il vida son verre d'un trait se disant que si lui aussi se mettait à provoquer Ricw celui-ci aurait bien des adversaires et la journée risquerait d'être bien fatigante.

Mais il n'était pas venu pour cela. Son histoire avec Malt était bien derrière lui et l'amitié qu'il en était restée était bien plus importante à ses yeux.


- Je parierai plutôt pour Ricw.. son adversaire me fait l'effet d'un novice dans le maniement des armes… et puis nous sommes à Briennes et nul n'a à provoquer le Duc chez lui en telle occasion.
Mais s'il faut aller chercher mon épée dans la voiture tu sais que je ne reculerai pas.


Un sourire entendu vint terminer sa phrase pendant qu'il servait les deux verres. Bel était une redoutable combattante et il avait appris beaucoup sur l'art de se battre lors de la chasse à Torras et lorsqu'il était Loup de Champagne. Ceux qui avaient eu affaire à sa lame ne s'en souvenaient hélas plus aujourd'hui. Il se demandait si tous les mariages étaient ainsi, aussi animés lorsque l'un des deux épousés, ou les deux, avaient des vies bien remplies.

Il fit une grimace en pensant à lui et but une gorgée de vin sans quitter les combattants des yeux. Son côté soldat reprenait toujours le dessus quand un danger, quelle que soit sa taille, passaient à sa portée.
Mais son attention s'était légèrement détournés du combat pour se reporter sur Malt et son amie qui se rapprochaient bien trop des duellistes. Il murmura à Bel sans les quitter des yeux.


- mais qu'est ce qu'elles font... elles veulent se pendre un coup de dague ?


chlodwig_von_frayner a écrit:
Il avait déjà eu de meilleurs idées… en fait le terme « souvent » aurait même été mieux adapté. Un saucisson… on avait vu meilleure comme arme… plus tranchante, plus menaçante, moins ridicule, et surtout plus durable ! Parce que ce qu’on ne devait pas oublier c’était qu’à chaque instant, elle diminuait de taille, menaçant dangereusement de ne bientôt que lui laisser sa main pour parer? Vous avouerez qu’on avait vu mieux et plus pratique ! Bon, vous avouerez aussi qu’on avait vu des duels plus sérieux. On pouvait même se demander si les protagonistes ne s’étaient pas mis d’accord pour faire un concour de celui qui fera le plus de bourdes, le gagnant du duel étant celui qui se serait ridiculisé le plus. Enfin… les hasards de la vie. On ne pouvait prévoir d’attraper un saucisson alors qu’on cherchait une amre, comme on ne pouvait prévoir de mettre un pied dans une jarre. Humpf… Enfin il avait d’autres soucis que son image, à savoir le combat.

Il parait les coups avec son habileté légendaire (il était en effet connu pour avoir remporté le concours de combat à l’épée de Château-rouge… étant le seigneur des lieux, il y avait fort à parier que les péquenots l’avaient laissé gagner pour éviter de se retrouver pendu… oui, le baron avait la réputation d’avoir le sang un peu chaud, surtout après avoir picolé), parvenant, en de très rares moments, à reprendre l’avantage. Il fallait dire, pour sa défense que parer avec un saucisson n’était pas simple, mais ne nous apitoyons pas sur son sort, après tout, si il avait regardé au lieu de prendre le premier objet… Enfin… pour le coup il commençait à baliser quelque peu. Fallait dire que le duc avait plusieurs fois brisé sa garde et avait fait couler le sang. Savoir à combien de blessures ils étaient chacun semblait du domaine de l’impossible car les égratignures et les estafilades se multipliaient malgré tout. Rien de grave c’était le principal. Mai… un je ne sais quoi dans l’air lui donnait l’impression qu’il fallait qu’il se débrouille pour inverser la tendance. Il tenta une esquive, nommé également « l’esquive de Chlo », un habile moyen de se soustraire au coup de l’adversaire par un pas de côté assez maladroit où il manquait de tomber lorsqu’il l’exécutait. Bien faite, cette manœuvre lui aurait permis de passer derrière sa garde et à lui porter un coup qui pouvait se révéler fatal. Malheureusement, comme je l’ai dit, il s’était pris les pieds et, déséquilibré, avait passé les maigres secondes gagnées à se rétablir plutôt qu’à frapper. Comble de la chance, le duc avait planté son arme dans un énorme poteau en bois. Ce coup ci… ils étaient à égalité, en fait non, il reprenait même l’avantage puisqu’il disposait de son arme terrifiante : le bout de saucisson !

Ric du tenter de se mettre en garde pour l’attaquer, ou peut être voulait il faire une danse russe… quoi qu’il en soit ça ne marcha pas et il s’étalla par terre. Sidéré par l’accumulation de maladresses dont-ils faisaient preuve, Chlo ne songea même pas à frapper et se contenta de mordre machinalement dans son saucisson, appréciant le gout… oui excellent choix, sans s’apercevoir que deux alcooliques faisaient route dans leur direction et n’étaient même pas si loin que ça. Il mis alors au point un plan glorieux qui lui permettrait de s’en sortir sans verser le sang. Il allait s’approcher de son adversaire pendant qu’il était à terre, plaquer son arme sur sa gorge et le forcer à abandonner, qu’il puisse se carapater tranquillement… oui… un plan excellent qui ne ferait pas de la jeune mariée une jeune veuve. Il se jeta sur lui, toujours aussi vif… il était en train de se relever… il avait ses deux dagues à la main… humpf… foiré le coup… frapper… frapper avant qu’il ne soit complètement remis… et tant pis pour la mariée…

Et puis… devant lui…


maltea a écrit:
Un pas en avant, deux pas sur le coté, un en arrière, puis de nouveau deux en avant… voilà comment marchait la toute nouvelle duchesse de Brienne.
Oh elle était belle la jeune épousée et surtout bien faite et ce dans tous les sens du terme…

Ajoutez à cela sa fidèle suzeraine ayant la même démarche alcoolisée et le décors était posé.

Maltea entendait bien Agnès lui dire quelque chose. Elle arrivait à saisir dans les brumes de son cerveau quelques mots, mais cela n’avait aucun sens. Enfin si tout de même: « Gné… Bar… » Elle voulait encore boire, et ben elle avait une sacrée descente la vicomtesse de Bapaume. Si la noblesse champenoise se trouvait dans la pièce, les critiques iraient bon train, mais par le plus grand des hasards, les invitations n’étaient jamais arrivées… hormis deux ou trois et c’était bien suffisant.
Chancelante, elle se rattrapa in extrémis à Aimelin, toujours en grande discussion avec Belphegore qui était aussi rouge qu’une écrevisse ébouillantée.
Elle glissa quelques mots à son ancien amant.


Oups pardon, ai pas … exprès.

Puis d’un regard entendu en voyant la posture de Belphegore, tous seins en avant, elle cria sans s'en rendre compte d'ailleurs :

Mais attaque nigaud, elle est chaude comme la braise de la fontaine du jardin en plein hiver.

Tout n’était pas très clair dans sa phrase mais le plus gros était bel et bien compréhensible et ce pour toute l’assemblée… elle fit un grand sourire et continua son chemin vers ce qui lui semblait être la sortie mais tout en se rapprochant dangereusement des deux duellistes.

Dans son périple, elle accrocha le bord de la table et lâcha un juron de douleur, perdu au milieu du vacarme du aux plats en étain qui venaient de faire une chute et se complaisait maintenant sur le sol. Le contenu des différents plats jonchant le sol et le rendant délicieusement glissant pour une jeune ivrogne ne pensant plus qu’à s’amuser un peu.

Elle mit les pieds dans le mélange formé par les liquides et les victuailles et glissa en riant.
Et ce qui devait arriver arriva…

Son rire fut de courte durée et une grimace de douleur intense fendit ses lèvres en un rictus avant qu’elle ne titube entre les deux hommes... une dague fichée dans la fesse droite.. non gauche… enfin tout dépendait de comment on était placé après tout et une autre dans le flanc non loin du ventre. Restait à savoir qui des deux hommes avait visé la fesse et l’autre le flan. Au bout du compte, les deux entendraient hurler lorsqu’elle se remettrait de ces coups. Connaissant Chlo, il avait du être pris d’une pulsion soudaine de lui toucher les fesses et en avait oublié sa dague, qui elle, n’avait point oublié de s’enfoncer dans la chair encore assez tendre de la jeune femme. Enfin personne ne pourrait en être sur vu le carnage qu’il y avait dans la pièce ainsi que le méli mélo des corps dans le petit groupe des nobles présents.
Les deux hommes l’avaient ils seulement remarqué ? Pas si sur donc pour bien leur faire comprendre que quelque chose n’allait pas, le barbu qui les regardait d’en haut, fit choir la jeune duchesse de tout son long, ce qui eut pour effet d’enfoncer encore un peu plus la dague dans sa fesse. Qui a dit que le très haut était malin ? Surement pas Maltea, qui a ce moment là, le maudissait ainsi que son époux et son ancien amant.
Elle était maintenant défigurée, enfin « défessée »… comment pourrait elle encore prétendre au titre des plus belles fesses champenoises avec la blessure que lui avait fait la dague? Étrangement, elle ne pensait pas à celle fichée dans son flanc, elle ne la sentait pas. elle avait du se faufiler entre les côtes sans rien toucher des organes… enfin seul un médicastre confirmé pourrait le certifier…
Un râle de douleur s’échappa des lèvres exsangues de la jeune femme. Elle allait mourir, voilà pourquoi elle ne sentait plus la douleur du côté et que seule sa fesse la faisait souffrir. Elle commençait d’ailleurs à avoir des difficultés à retrouver son souffle. Sa vision se brouilla et un frisson parcourut son corps. Elle sentait comme un froid glacial prendre possession de ses membres qu’elle ne pouvait plus bouger. Pourtant elle les entendait parler autour d’elle, mais ne savait plus ni ouvrir la bouge ni parler…
Mais que se passait-il ?


Aimelin a écrit:
Une remarque de Bel lui fit avoir un moment d'inattention ce qui lui valût presque de plonger dans sa coupe, ou son décolleté, ça dépendait du point de vue où l'on se plaçait... et de celui d'Aimelin, il valait mieux opter pour la deuxième solution.

Le temps de tourner la tête et il aperçut Malt accrochée à son bras. Petit haussement de sourcils étonné... la Duchesse aurait elle quelques remords dus à son mariage récent, vraiment très récent ? Il se trouvait en fort mauvaise posture entre ses deux anciennes amantes, d'autant plus que sa fiancée n'était qu'à quelques pas et qu'il connaissait sa jalousie non maladive mais quasi certaine, pour ne pas dire certaine. Oui il en était sûr, mais ça n'était pas le moment de se poser de questions car la douce voix de Malt dans le creux de son oreille, le ramena à la réalité.


Oups pardon, ai pas … exprès.

- Malt t'es pas raisonnable ... et voilà que papa Aime reprenait le dessus quand il s'agissait des bêtises faites par ses amies ... fais attention, où vas t... La fin de sa phrase se perdit au milieu des mots prononcés par la Duchesse et qui s'envolèrent, voletant autour d'Aime qui faisait des efforts désespérés pour les rattraper avant qu'ils n'arrivent aux oreilles des invités se trouvant trop près d'eux.

Mais attaque nigaud, elle est chaude comme la braise de la fontaine du jardin en plein hiver.

Par Aristote que par moment il eût aimé à être sourd ! Sans doute ne devait elle plus se rappeler qu'elle était si près de son oreille. En une autre occasion, les braises de la fontaine en plein hiver l'auraient fait éclater de rire, mais là il n'osa point regarder autour de lui et en vint à souhaiter se transformer en fourmi afin de se glisser entre deux dalles afin de disparaitre à la vue de toutes et tous.
Son regard n'essaya même pas de se diriger vers Quasi, certain qu'elle avait entendu. Il allait falloir préparer une bonne défense encore une fois pour justifier quelque chose… qui en fin de compte n'avait pas à être justifiée.

Mais point le temps de faire de reproches à la blonde qu'elle était déjà repartie titubant dangereusement, et le geste pour la retenir n'avait point été non plus très rapide de la part du jeune Lieutenant qui la regardait partir mi en colère mi amusé. Sourire qui se transforma très vite, quand il la vit arriver entre les deux duellistes et s'écrouler au sol.


- bon sang mais c'est pas vrai !

Tout était allé très vite et il attrapa sa médicastre préférée par le bras l'entrainant vers la jeune mariée.







RP en cours de copie au fur et à mesure - page 5 -
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 20:53 (2018)    Sujet du message: 1457-02-13 Mariage à Brienne - Quand Maltea se marie...

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> ~ 1457 et 1458 ~ Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template zenGarden created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
hebergeur image