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1458-07-19 ~ Quand un rayon de soleil rejoint le ciel

 
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MessagePosté le: Mer 21 Juil - 14:30 (2010)    Sujet du message: 1458-07-19 ~ Quand un rayon de soleil rejoint le ciel Répondre en citant

Ce RP sur rp partage

Citation:
Petit message privé :


pour toi ljd Dancetaria.

Si tu passes ici, laisses nous quelques mots.
Prends soins de toi.

Nous t'embrassons fort

Ljd Aimelin


-----------------------------------------------------------------------------------------------------------


Soeur_Elisabeth a écrit:
[hrp]RP Privé :

Suite à l’irl, ljd Dancetaria doit abandonner les RR à son grand regret.. mais la vraie vie prime.
Ce rp a lieu avec son accord, afin d’achever le rp de Dance et Aimelin, tout en respectant les désirs de sa joueuse qui avait certains projets pour elle et Aime.

Une fois le rp sorti de la prevoté, les amis de l’un et l’autre qui le désirent, pourront intervenir en respectant les actions précédentes, seulement apres accord des ljd Ptit ou Aime, ce afin de préserver ce rp dans la continuité de ce que vivait la blonde Dance. Donc mp avant.
Merci à vous.
[/hrp]


[rp]Soeur Elisabeth :



[19 juillet à Pau, devant l’auberge du Casteth]


Dans un grincement de ferraille, le petit chariot de teinte marron s’arrêta devant l’auberge du Casteth. Drôle d’équipage que celui qui arrivait en ces premières heures de cette matinée de juillet, où la petite place s’éveillait à peine. Trois religieuses, dont une qui maniait les rênes et lança un regard à ses deux compagnes.

- allez y mes sœurs, je vous attends en veillant sur elle.

Un regard sans lumière par-dessus son épaule, vers l’arrière de la charrette et un tas de couverture bleu foncé, un sac de toile déposé à côté. Elle suivit des yeux les deux religieuses qui disparurent à l’intérieur de la bâtisse, une fois la porte refermée derrière elles.

Son regard parcourut la façade de l’auberge, s’attardant sur les fenêtres avant de faire le tour de la place et de s’arrêter sur le casteth de l’autre côté. Pourquoi fallait il que régulièrement elles annoncent de telles nouvelles. Aristote n’avait il donc pas pitié des pauvres gens qui ne demandaient qu’à vivre en paix.
Un court instant s’était écoulé lorsque ses compagnes de voyage ressortirent.


- il n’est pas ici mais la vieille femme gardant la taverne nous a indiqué l’étage et nous allons la transporter dans sa chambre, annonça sœur Elisabethvous resterez toutes les deux à la veiller pendant que j’irai retrouver le jeune homme.

Acquiescement de la tête et elle mit pied à terre, se dirigeant vers l’arrière du chariot en faisant un signe à l’autre religieuse. Avec précaution, elles descendirent une paillasse renforcée de bois qui servait de brancard et suivirent Elisabeth dans l’auberge, saluant la femme qui se tenait là et leur indiqua l’étage et un numéro de chambre.

Les trois religieuses disparurent quelques minutes dans l’escalier, avant que l’une ne redescende et s’adresse à la tavernière de fortune..


- je vous demanderai de ne rien dire à personne, tant que je ne reviens pas avec son ami… qu’Aristote me donne du courage murmura t elle en sortant de la taverne.

Un regard vers le casteth, un soupir et elle s’y dirigea d’un pas rapide. On lui avait dit que le jeune lieutenant se trouvait à la prévoté et que le Prévôt pourrait la renseigner. Un sourire et une voix douce au garde.


- bonjour, je cherche le jeune Aimelin mais je désire tout d’abord rencontrer le prévôt, on m’a dit que c’était une de ses amies. C’est une affaire d’une grande importance.

Un peu surpris, le garde indiqua de la main, le couloir de la prévôté.

- bonjour ma soeur, Dame Célénya notre Prévôt doit se trouver dans l’un des bureaux, je l’ai vu entrer il y a peu, ainsi que le lieutenant.

Il la suivit des yeux avant de reporter son attention au devant de lui, de l’autre côté de la place d’où venait la femme. Une religieuse qui avait quelque chose d’important à faire ne présageait rien de bon.[/rp]


Aimelin a écrit:
[pendant ce temps dans son bureau]


Le jeune lieutenant lève le nez et regarde d’un air amusé le soldat Ernest, messager de la prévoté. Une pile de dossiers d’un côté, posée sur une table, déjà deux gros dossiers sur les bras il semble réfléchir à la solution pour sortir du bureau avec un maximum de poids.

Hé bien Erernest, vous avez un soucis ?
n… n.. no… nooon lieu.. t.. t… tenant


Petit haussement de sourcils avant de replonger dans son dossier, essayant de ne pas rire. Il l’aimait bien ce jeune messager, même si son bégaiement le perturbait et l’agaçait souvent, le jeune béarnais n’étant pas toujours des plus patients.
Un bruit sourd le fait lever à nouveau les yeux pour apercevoir Ernest à quatre pattes en train de ramasser un dossier sous la table.

Soupir de l’ébouriffé qui abandonne sa plume et vient à la rescousse du soldat.


prenez d’abord ces deux dossiers et vous reviendrez apres.
Ce sont les plus urgents notre Prévôt désire les voir en premier. Attenti…


Bouumm !! … trop tard.
Grimaçant, Ernest se relève apres une rencontre de la table avec le haut de sa tête et remet sa casquette à l’endroit puis reprend les deux dossiers pendant qu’Aime lui ouvre la porte.


m.. m.. mer… ci.. mon l.. li… lieut.. te.. nant
allez filez avant de vous blesser d’avantage


Un regard dans le couloir pour s’assurer que les dossiers vont dans la bonne direction et il referme la porte, laisse son regard partir vers la fenêtre avant de s’y diriger. La place est encore calme et la chaleur va bientôt l’envahir en même temps que le monde.

Il se penche un peu pour jeter un œil dans la direction de son auberge espérant pouvoir y aller en fin de matinée. Depuis que sa blonde est partie se reposer, il oublie parfois de veiller à l’approvisionnement et ce matin, comme souvent, il a oublié. Sa grand mère lui disait toujours : lorsqu'on n'a pas de tête Melin, on a des jambes.


Espérons que Jeanne aura pensé à le faire murmure t il en rejoignant sa place. La femme qui vient l’aider quand il est seul, lui sert souvent de tête et ne se gêne pas pour lui faire des reproches quand elle le trouve trop énervé ou fatigué. Il a beau lui dire que tout va bien, Jeanne est à bonne école avec Dance et ne lui laisse rien passer.

Petit sourire en pensant à sa belle blonde qui ne devrait plus tarder à revenir. Elle lui manque, ils ne se sont plus quittés depuis octobre et chaque séparation n'en finit plus. La tête dans ses pensées il reprend sa plume qui l'attend.


Ptitmec13 a écrit:
[Bureau du Prévost - Casteth de Pau]

La blonde Prévost travaillait à son bureau la porte ouverte. Elle était toujours disponible pour ses agents et avait pris l'habitude de toujours laisser sa porte ouverte lorsqu'elle travaillait.
Appliquée à la rédaction de son annonce, bien penchée sur son parchemin, la langue légèrement sortie sur le coté, on ne la voyait guère derrière ses piles de dossiers. Faut dire qu'avec les deux trublions de Mauléon et Orthez, elle avait de quoi faire...

Le silence régnait dans la prévosté, ils vaquaient tous aux occupations liées à leurs fonction, pourtant des bruits de pas accompagnés de froissement de tissu lui firent relever la tête.
Elle s'attendait à voir Dame Melian arriver dans son bureau.. Elle avait la même démarche, discrète, presque silencieuse, toujours avec ces bruissements d'étoffe.

Enfin la silhouette de la sœur se présenta dans l'ouverture de la porte, hésitante elle avait l'air de chercher quelqu'un. Célénya se demanda ce que pouvait bien faire une nonne dans ces locaux.
Ptit se leva pour se montrer.


Bonjour ma sœur,

Elle s'avança vers elle puis se présenta.

Je suis Célénya Océalys, Prévost des Maréchaux.
Vous aviez l'air de chercher quelqu'un... ou quelque chose... Peut-être pourrai-je vous aider?

--Soeur_Elisabeth a écrit:
[rp]Soeur Elisabeth :



[19 juillet au matin, bureau du Prévost - Casteth de Pau]


Elle avait suivi la direction que lui avait montrée le garde, et franchit les portes laissées ouvertes, regardant autour d'elle. Il lui semblait être venu une fois dans ces locaux.

Au tout début où elle était au couvent, elle avait eu quelques problèmes avec ce mécréant de Fernand qui s'amusait à dérober le maïs que les soeurs plantaient dans le jardin. Pris sur le fait, ce manant avait dit que c'était pour nourrir ses malheureuses poules, mais connaissant le bougre, la religieuse lui avait fait passer l'envie de venir picorer à grands coups de balais.
Comble de tout, le Fernand avait porté plainte pour agression mais heureusement le Prévôt de l'époque, homme bedonnant et croyant, avait classé le dossier.
Soeur Eli était donc venue le remercier et depuis, elle n'avait plus eu affaire à la justice.

Elle sortit de ses réflexions, et resta perplexe dans le couloir à quelques pas des portes. Plusieurs portes voila qui n'arrangeait pas les affaires de soeur Elisabeth qui avançait doucement regardant à droite et à gauche.

La seule porte ouverte lui arracha un petit soupir de soulagement. Elle ne voulait pas tomber sur lui avant d'avoir trouvé le Prévôt. Elle se pencha un peu pour jouer la curieuse et vérifier qui occupait ce bureau mais n'aperçut que quelques cheveux blonds derrière une pile de dossiers. Aristote parfois ne l'aidait vraiment pas dans sa tâche et elle se promit de remédier à ça lors de sa prochaine prière.

Elle se remémora les quelques discussions qu'elle avait eu avec la jeune dame de Sévignac... un beau brun, lui avait elle souvent dit. La personne était blonde donc elle pouvait s'avancer sans crainte. Elle fit quelques pas et s'arrêta dans l'encadrement de la porte au moment où la dite jeune femme levait les yeux vers elle.

Elle sourit en la voyant s'approcher et fit un pas en avant.


- bonjour mon enfant.

Apres un petit regard autour d’elle, la religieuse fixa la jeune femme blonde qui se trouvait devant elle. Célénya, c'était le prénom que lui avait donné la jeune femme. Elle enchaina d'une voix douce qu'elle modéra afin que personne n'entende.

- je me présente soeur Elisabeth.
J'appartiens au couvent sis de l'autre côté de la ville et l'on m'a dit que vous pourriez m'aider à trouver le jeune Aimelin.


Elle regarda dans le couloir.

- je ... pourrais je m'asseoir quelques minutes ? je dois d'abord vous entretenir brièvement de l'objet de ma visite.

Elle n'était plus toute jeune la religieuse, et entre la veillée de la nuit, l'arrivée à l'auberge et maintenant la prévoté, elle sentait ses jambes fatiguer, surtout à la pensée des durs moments qui allaient suivre.

[/rp]


Ptitmec13 a écrit:
[19 juillet au matin dans la salle des tortur... le bureau du Prévost - Casteth de Pau]

Ptit regardait la sœur avec un regard franc et l'écoutait attentivement. Une nonne dans la prévosté cela pouvait paraître étonnant, encore plus si elle baissait la voix pour ne point se faire entendre de l'extérieur.
Le couvent... de l'autre coté de la ville... pourquoi son esprit allait-il déjà vers la belle blonde?
Le regard de la visiteuse vers le couloir lui fit comprendre qu'il valait mieux fermer la porte.
Pourquoi le beau brun? Hum.. mais qu'était-il donc arrivé?
Un haussement de sourcil du à l'étonnement pointa, confirma que tout cela avait surement un rapport avec Dance.


Aimelin doit être dans son bureau à cette heure ci, à remplir ses rapports de la nuit.

Ce disant elle avait refermé la porte et présentait un siège à la pieuse femme.

Mais je vous en prie, prenez donc siège. Souhaitez vous boire quelque chose? Je puis vous proposer du jurançon bien frais... ou du ratafia si vous préférez...

Puis pendant qu'elle préparait 2 timbales magnifiquement étamées elle continua.. avec quelque hésitation tout de même, se demandant bien si au final elle souhaitait le savoir.


Que me vaut le... plaisir... de votre visite?


Dotch a écrit:
[Dans les bureaux de la prévôté]

Depuis quelques jours, la Duchesse de Saint Florentin, avait décidé d'aider un peu sa ville ainsi que le Comté. Se renseignant sur les différentes charges qu'elle pouvait occuper, elle se rendit compte qu'elle pourrait se rendre utile en tant que chef maréchal de la ville d'Orthez. Ses hommes d'armes n'avaient pas grand chose à faire en Béarn, puisque la Comtesse d'Armentières ne disposait pas de l'autorisation pour se déplacer au delà des frontières de la province. Ils s'entrainaient au corps à corps, au maniement de différentes armes, affutaient leurs armes, se divertissaient quand la fin de journée arrivait... La Duchesse avait donc décidé de trouver à son capitaine, ce même homme qui avait mené l'armée "Ad gloriam" à Pau pendant quelques mois, une toute nouvelle activité : patrouiller pour la maréchaussée.

La Comtesse avait déposé candidature auprès de la Dame Lasson et avait suivi comme quiconque voulait entrer dans la maréchaussée une formation. Formation qu'elle avait suivi avec assiduité et dont elle n'avait pas manqué de retranscrire tout le contenu à son capitaine. La De Cassel avait prévu une organisation fine, chaque matin elle aurait un entretien avec Victor afin qu'il lui fournisse un rapport détaillé de ses patrouilles. Elle n'aurait alors plus qu'à consigner tout cela dans les différents registres qu'elle devait tenir à jour à la prévôté.

Son "enseignement" avec le Lieutenant Philios s'était déroulé relativement vite et bien. Il faut dire que la Duchesse de part ses expériences diverses et variées disposaient déjà de bonnes connaissances en la matière. Terminée, heureuse d'avoir réussi ses examens, elle prêta serment puis reçu son insigne de Chef Maréchal. Dotch ne savait pas si Aimelin savait qu'elle avait déposé candidature à la prévôté, si Cécé l'avait prévenu, elle souhaitait néanmoins partager ce moment avec lui.

De couloir en couloir, elle pressa le pas pour rejoindre le bureau du Seigneur d'Etampes.

"Dommage je n'ai pas fait faire une tarte aux pommes" pensa-t-elle.

S'il y avait un rituel fréquent entre la suzeraine et son vassal, c'était le partage d'une bonne tarte aux pommes avec un verre de vin dans un salon chez l'un ou chez l'autre. Tant pis ils feraient sans pour cette fois. Dans sa robe parme taillée dans un luxueux tissu venant d'Italie, la Comtesse arriva devant la porte du bureau du Lieutenant.

D'humeur joyeuse, elle avait envie de faire une blague à son ami, elle réfléchit quelques instants. Elle décida de lui faire une petite frayeur... Elle prit une voix grave masculine et frappa trois grand coups de poing à la porte


Aimelin de Millelieues, ouvrez cette porte où nous l'enfonçons.

Deux nouveaux coups frappèrent à la porte. Dotch l'attendait derrière la porte large sourire aux lèvres. Elle avait hâte de voir sa tête lorsqu'il verrait que c'était la blonde qui s'amusait avec son insigne de chef maréchal accroché à sa robe pour l'occasion.


Aimelin a écrit:
[Pendant ce temps dans son bureau Prévôté]


Appuyé contre le dossier de son fauteuil, il mâchouille sa plume, fâcheuse habitude qu'il a pris depuis novembre 56 qu'il est entré à la Prévôté. Une missive qu’il tient posée sur ses genoux, il s'est tourné vers la fenêtre et il rêve. Tout est si calme, même les mouches dorment et ont suspendu leur vol, seul le soleil fait danser timidement une petite "bande de lumière pleine d'étincelles vivantes et de valses microscopiques"* qui s’amuse avec ses yeux gris et l’oblige à les fermer. Les images de son passé dans le sud ressurgissent. Son oncle et sa tante, Loïs... où sont ils.

Son regard se reporte sur le parchemin qu’il tient, ses yeux en parcourent à nouveau les mots couchés par une plume qui s’est appliquée à en dessiner la moindre lettre.


Aimelin de Millelieues, ouvrez cette porte où nous l'enfonçons.

Le jeune gars sursaute, les mouches se réveillent, la petite bande de lumière quitte ses yeux et la plume mâchouillée reste suspendue entre ses doigts lorsqu'il l'enlève de sa bouche de peur de l'avaler.

Enfoncer ma porte, mais qu'est ce que ... en voila des façons ! vais lui montrer moi si on enfonce les portes de la prévôté.. c'est pas lui qui va se faire latter par Yolaine.

La mine renfrognée, pestant à voix basse contre l'importun qui ose venir troubler le calme et menacer de destruction un bien comtal, il pose sa missive, garde sa plume en main et se lève pour se diriger d'un pas décidé vers la porte. Et puis pourquoi n'ouvre t il pas ce bougre plutôt que de s'égosiller dans le couloir au risque de réveiller le Casteth tout entier pense t il en mettant la main sur la poignée.

Froncement de sourcils, mine des mauvais jours, il ouvre la porte d'un geste brusque, agitant sa plume d'un air menaçant et lâche aussitôt.


enfoncer ma porte je voudrais bien vous y voir ...

Il se rend compte que le bougre n'est autre qu'une femme blonde fort jolie, vêtue d'une robe non moins jolie, se tenant devant lui avec ce sourire qu'il lui connait depuis si longtemps, s'amusant avec un insigne de Chef Maréchal accrochée à sa robe. Petite seconde de réflexion, à y bien réfléchir, toutes les femmes qui l'entourent sont jolies. En fait, la femme se tenant devant lui n'a rien à voir avec le bougre qu'il imaginait et il reste la bouche ouverte apres que le dernier mot soit parti se cacher derriere lui, envahi par la honte.

heu.. pard... je croy.. beaux ye.. enfin.. votre grac.. pourquoi bégaye t il comme ça l'ébouriffé, Ernest l'aurait il contaminé ? ... Dotch ?

Il lève les yeux au ciel et range rapidement sa plume qui va rejoindre ses petits mots derrière son dos, et s'écarte en s'inclinant avec son habituel sourire complice, désignant la pièce de sa main... si m'dame la Duchesse veut bien entrer dans mon humble demeure de labeur

Porte refermée, il repense à l'insigne épinglé et s'approche, ses yeux gris fixés sur le petit objet qu'il désigne de sa plume.

Tu .. c'est l'insigne de ... il est à toi ?

Par moment il a de ces questions idiotes mais il les assume toujours.


_________
* pris à A. Daudet "les vieux"


Soeur_Elisabeth a écrit:
[rp] Soeur Elisabeth :


[Bureau du Prévôt]


Le fauteuil sur lequel elle prit place soulagea ses jambes et un sourire répondit à la proposition de la jeune Prévôt.

Je crois qu’un peu de jurançon ne me fera pas rejoindre l’enfer et me donnera un peu de courage pensa t elle. Apres tout, elle goutait bien au vin de messe alors un peu de vin offert ne pouvait pas lui faire de mal.

Que me vaut le... plaisir... de votre visite?

Nul doute que la jeune femme changerait d’avis sur sa visite une fois qu’elle aurait pris la parole. Elle laissa la timbale arriver jusqu’à elle et en bu une gorgée, savourant cette courte seconde où le doux liquide s’écoula dans sa gorge. Peut être allait il adoucir ses paroles, ce dont elle doutait.

- les enfants du Tres Haut viennent souvent se reposer chez nous, parfois pour y soigner quelques maux du corps ou de l’âme.

Parler de la jeune Dame sans trop en dire pour l’instant.

- ma visite concerne une jeune femme blonde venue se reposer, Dame Dancetaria de Sévignacq. Jeune femme fort jolie et d'une gentillesse qui nous a toujours touché à chacune de ses visites.
La fatigue qui s’était glissée en elle s’atténuait et elle était radieuse en me parlant de ce jeune homme qu’elle avait hâte de rejoindre. Je crois qu’elle nourissait de doux projets avec lui et la flamme qui éclairait ses yeux à chaque fois qu’elle prononçait son prénom me faisait sourire.


Elle détestait ce qu’elle allait dire, et ne se rendait pas compte qu’elle parlait au passé. Etant la plus âgée des soeurs qui logeaient au couvent, la mère supérieure la désignait toujours pour les affaires délicates, et c'est avec appréhension qu'à chaque fois, la femme faisait de son mieux pour atténuer les peines que provoquaient souvent ses paroles.

Elle regardait la jeune femme avec bienveillance, pensant qu'elle pourrait être sa fille. Comment lui dirait elle cela si c'était le cas et comment allait elle l'annoncer à son ami ? Elle qui vouait sa vie au Très Haut devait souvent faire travailler son imagination pour trouver les bonnes paroles au bon moment. Dire juste le nécessaire, le plus dur à dire serait dit en présence de ce jeune homme. Une religieuse dans les bureaux de la prévôté, cela devait paraitre plus que curieux à la jeune blonde en face d’elle, et elle voyait une certaine curiosité mêlée d’inquiétude dans son regard.

Elle retardait le moment mais devait continuer, justifiant sa visite à la jeune Célénya.


- lors de ses précédentes visites afin de se reposer, elle m’a parlé de vous comme d’une amie, et c’est pour cela que je préfèrerais que vous soyez là quand je rencontrerai Aimelin.

Elle se décida à lâcher la phrase maudite.

- j’ai une bien triste nouvelle à lui annoncer

Elle ne pouvait en dire davantage tant qu'il n’était pas là.[/rp]


Ptitmec13 a écrit:
[ Bureau du Prévost.. Toujours le 19 juillet]

Ptit remplit une timbale de jurançon pour la soeur et se servit quelque chose de plus fort pour elle.. surement un pressentiment que c'est ce qu'il lui faudrait.
Elle tendit le doux breuvage à Elisabeth puis pris une gorgée de calva. Pendant qu'elle sentait la douce brûlure du liquide progresser elle écoutait attentivement la nonne, glissant quelques phrases lorsque les pauses se faisaient.


Une amie très chère à mon cœur en fait de même régulièrement.

Ha ben justement c'était d'elle qu'il était question. Elle acquiesça aux dires de sœur Elisabeth.

Dance a une joie de vivre à toute épreuve. Ses retraites dans votre couvent la font revenir chaque fois encore plus d'attaque. Avec Aime, il se sont vraiment trouvés tous les deux. J'adore les voir ensemble, ils sont si heureux, comme si rien ne pouvait les atteindre.


Puis une gène aux paroles de la sœur.. Pourquoi utilisait-elle le passé? mais la question resta dans ses pensées, comme si elle ne voulait pas comprendre, elle refusait de comprendre.
Elle se dirigeait déjà vers la porte pour faire sommer le garde quand la dernière phrase lui glaça le sang, confirmant la vérité qu'elle ne voulait pas voir.
Elle ouvrit la porte énergiquement, la main restant sur la poignée mais la tête tournée vers la sœur elle fit un pas dans le couloir.


Je vais le faire appeler.

PAF... Et deux dossiers par terre.. 2
S'empêtrant les pieds dans l'amas de feuilles et porte document au sol, elle faillit choir ne devant son équilibre qu'à sa main qui s'accrocha à la poignée comme un naufragé s'accroche à une branche.


Erernest.. vous tombez bien vous!!

Elle s'accroupit pour ramasser les dossiers tombés et en refaire un tas plus que bancal dans les bras du garde qui soupirait déjà. Elle lui indiqua une console pas très loin de la porte.

Posez ça là!! Et allez moi me chercher le Lieutenant Aimelin.
M..maiis.. j..je.. j'en..
Oui oui je sais bien... Vous en venez.. Les dossiers viennent pas d'Irlande hein.. Erernest, c'est urgent, et ne vous perdez pas en route!!!
Er..Er.. rr.. nest, Da.. dam..me!
Oui rho Erernest.. j'appuie pas assez sur le rrrr c'est ça? C'est pas le moment de discuter de cela! Filez et allez me chercher le Lieutenant!!

Elle le poussa gentiment dehors et referma la porte pour se tourner vers la sœur.

Ça ne devrait pas demander trop longtemps pour qu'il arrive. Enfin cela dépend si Aime devine du premier coup la fin des phrases de notre garde.

Elle esquissa un sourire en coin en pensant à leur jeu continuel, la non-patience du Lieutenant quand il s'agissait d'information n'était plus un secret pour elle.

Dotch a écrit:
[Dans les bureaux d'Aimelin]

Dotch ne put se retenir de rire en voyant la tête de son vassal. Elle savait que ça allait lui échauffer l'esprit d'entendre quelqu'un vouloir défoncer sa porte.

Voilà que son ami bégayait, une attitude fort étonnante chez l'individu, lui qui était plutôt habituellement direct. Qu'est ce qui le troublait ? Etait-il plongeait dans une de ses nombreuses réflexions qui l'entrainait au dessus de tout le monde, loin de ce qui l'entourait ?


Et oui c'est bien moi Aimelin. Je n'aurai osé défoncer ta porte tu sais... je pense même que j'aurai eu bien du mal... c'est qu'elle est costaud cette porte

Lui laissant passage libre pour passer, elle entraîna dans le bureau du Lieutenant en lui faisant un clin d'œil. La Duchesse s'installa sur un des fauteuils à accoudoir de la pièce. Elle avait envie de rire, en écoutant Aimelin, elle y mettait du sien mais son sourire sur son visage trahissait son envie.

Elle trifouilla son insigne en tirant légèrement sur sa robe pour le mettre en avant


Ah tu as remarqué mon insigne ?

Et bien oui, c'est à moi je ne l'ai pas dérobé à un agent de la maréchaussée pour me le procurer.

Figures toi que j'ai passé la formation de CM pour donner du travail à mes hommes qui s'ennuient profondément. Du coup, je vais pouvoir t'embêter tous les jours dans les couloirs de la prévôté.


Elle baisse d'un ton sa petite voix

En plus des soirs où nous nous voyons, il va te falloir me supporter la journée... j'en suis désolée pour toi.

Dotch rigola une nouvelle fois. Cette journée était particulièrement égayante pour la Comtesse, il y a des jours comme cela où vous avez l'impression que tout vous sourit, même si les événements ne sont pas d'une importance cruciale.

Dis moi, est ce que mon vassal aurait un peu de temps pour une petite ballade dans la vallée ? Mon faucon n'a pas chassé depuis quelques jours et il aurait bien besoin de se dégourdir les ailes.


Aimelin a écrit:
[Dans le bureau du jeune Lieutenant]


Haussement de sourcils et sourire.

tu es CM ? félicitations et bienvenue parmi nous. Tu verras, l’ambiance de la Prévôté est agréable.

Petit air espiègle après son murmure et il prend la même voix pour lui répondre en se penchant vers elle.

heureusement que nous sommes seuls sinon certains penseraient que nous nous voyons pour la bagatelle il s’appuie ensuite sur son bureau face à elle en soupirant et poursuit d’une voix normale … si tu savais le nombre de maitresses que l’on me prête en Béarn, les deux récentes sont nos deux ex Coms d'ailleurs, que du beau monde.. alors que je ne vois que mon ange blond depuis tant de mois.

Il prend place dans le fauteuil à côté d'elle en souriant. Cet anneau qu'il lui avait donné et qu'elle gardait sur elle, comme lui gardait le sien.

Elle m'a parlé de mariage, d’ailleurs tu étais avec nous ce soir là en taverne à Orthez.. il lui sourit… le soir où elle t’a aussi demandé d’être sa marraine.
Elle est si heureuse. En revenant de ton Domaine, elle m'a dit en riant "elle est ta suzeraine et bientôt ma marraine, c'est notre famille".


La belle blonde et lui étaient tombés amoureux lorsqu’ils s’étaient croisés la première fois au Casteth sous le mandat de Varden et apres Vae leurs liens étaient devenus indestructibles, se renforçant au fil des jours. Pourtant il était inquiet pour elle, l'entrain l'avait abandonné, la déception l'avait gagnée et les évènements déplorables pendant le mandat de Vanyel avaient fini de la dégoûter de ce comté où elle ne se sentait plus libre de penser ni libre d'agir sans qu'on la juge. Il repensa à cette missive où elle lui disait son souhait de partir et de ne penser qu’à eux, et de profiter de leurs vrais amis.

La question de sa blonde amie le tire de ses pensées.


Dis moi, est ce que mon vassal aurait un peu de temps pour une petite ballade dans la vallée ? Mon faucon n'a pas chassé depuis quelques jours et il aurait bien besoin de se dégourdir les ailes.

Petite grimace au mot vassal, il a tendance à oublier ce titre auquel il ne s’habitue pas et qui pourtant le rend si fier d'être lié ainsi à cette femme qu'il admire et qui lui a sauvé la vie. L'amitié qui les unit depuis qu'ils ont travaillé ensemble au conseil est comme ce lien entre Dance et lui : indestructible. Sourire qui suit à l’évocation d’une ballade.

Ton vassal trouvera toujours du temps pour toi et chasser avec cet animal m‘intéresse au plus haut point.

Puis son sourire disparait pour laisser place à un visage grave.
Il ouvre la petite poche de son ceinturon et en sort l'anneau qu'il regarde avant de le montrer à la blonde Comtesse.


s'il m'arrivait quelque chose je veux que l'on donne cet anneau à Dance et si nous disparaissions en même temps, je veux que tu gardes le mien.

Un petit sourire pendant qu’il regarde vers la porte en remettant le précieux anneau à sa place, espérant qu’Ernest a apporté les dossiers à bon port.


--Garde_Ernest a écrit:
Garde Ernest :


[de chez le Prévôt au bureau du lieutenant]


M… mm.. mais ou.. oui p… ppp.. pr.. Prév… vv… vot

Pourquoi fallait il toujours qu’on l’appelle Erernest. Ernest c’était donc si difficile à dire que la plupart l’appelait autrement ?
Il regarda la blonde prévôt la bouche ouverte .. P.. pourquoi d.. d.. ir.. d.. Irlande ? Même en pensant il ne pouvait s’empêchait de bégayer lorsqu’il était énervé.

De toute façon ça n'était pas le moment de se poser des questions, et il n’avait pas le choix, vu que la blonde le poussait dans le couloir. Il tourna la tête pour essayer d’en placer une mais se laissa faire en priant Aristote de lui venir en aide.


Je v … la porte fermée face à lui lorsqu’il se retourna, laissa sa phrase en suspend, ce qui parfois valait mieux pour son interlocuteur.

Bon, il lui fallait retourner chez le Lieut et lui dire de venir chez le Prévôt, ce qui allait encore l’obliger à faire des phrases plus longues et il commença à s’y préparer tout en parcourant les quelques dizaines de pas qui séparaient les deux bureaux en murmurant…
lieu lieut te nant le pr prév vot v vous at tend sourire du garde, il n’était pas mécontent de sa phrase qu’il répéta jusqu’à ce qu’il se trouve devant la porte concernée... lieu lieut te nant le pr prév vot v vous at tend

Deux coups toqués avant de suivre du regard une jeune femme qui arrivait et semblait chercher quelqu’un.
Sourire aimable en tournant sur lui-même pour la suivre des yeux pendant qu’elle disparaissait au bout du couloir, avant de réaliser qu‘on lui avait dit d‘entrer.
Abandonnant son large sourire il fit face à la porte et actionna la poignée pour faire deux pas dans le bureau.
Une femme blonde et pas désagréable du tout à regarder était là et il s’arrêta pour lancer la phrase qu‘il avait tant préparée.

Aimelin a écrit:
[Prévôté, bureau du Lieutenant]


Le jeune lieutenant écoute la Comtesse d'Armentière tout en machouillant consciencieusement une plume afin de la comparer avec celle qui avait rendu l'âme et qu'il avait jetée dans la corbeille à coté du bureau, lorsque deux coups toqués à la porte lui font tourner la tête vers elle.

- entrez !
- lieu.. lieut.. te.. nant le pr.. prév.. vot v.. v.. veuu veuuu…


Soupir de l’ébouriffé en regardant Ernest, qui s’éternise encore sur ses phrases.

- les dossiers n’étaient pas bons Erernest ?

Le jeune gars hausse les sourcils et se lève en regardant le garde.

- p..pas..Ere.. erer.. nest m.. mon .. lieu.. t.. tenant .. er.. ernest.
- oui ... c'est bien ce que je dis... Erernest. Notre Prévôt veut d’autres dossiers ?
- n… nno… non il... il... enf.. in .. el.. eeellle . ell…


Ernest s'arrête, et fait une pause, excédé de ce bégaiement qui l'empêche de sortir une phrase correcte lorsqu'il est énervé et même lorsqu'il ne l'est pas d'ailleurs. Enfin pour dire la vérité, lorsqu'il est énervé ou tout "émotionné", il bégaie de plus belle, au grand désaroi du lieutenant qui s'évertue souvent à deviner la fin de ses phrases.
Mais à cet instant, le lieutenant est par ailleurs certain qu'il ne va pas tarder à savoir ce que lui veut Cécé, pour peu qu'Ernest veuille bien lâcher ses mots et leur rendre leur liberté.


- elle quoi ?
- elle.. ell .. de… dem demande
- ha lala Erernest calmez vous et respirez … là !! voila … et ne regardez pas la Comtesse comme ça sinon vous n'y arriverez jamais ...
pensez à votre phrase et jetez vous à l’eau .. enfin pas à l’eau mais jetez vous.


Aime se demande s’il a employé les bons mots car non content de bégayer, Ernest n’a pas inventé le bouton à cinq trous. Il jette un regard inquiet vers la fenêtre ouverte et va s'y appuyer nochalemment des fois que le jeune soldat ait une impulsion subite.
Il croise les bras sur sa poitrine, hausse les sourcils en regardant Ernest.


- elle demande un autre dossier c’est ça ?
- n... n... de… demande.. qu…que … v…vvv..
- victoire ?
- n… non il f.. faut q.. qu.. qque v… vvou… y a..a.. a. aa…
- apporté quelque chose ? une plume ? c’est ça notre prévôt n’a plus de plume et je dois y en apporter une ?


Un petit clin d'oeil à Dotch qui suit la scène, et il se dirige vers la boite à plumes, en prend une, l'examine afin de voir qu'elle n'est pas cassée et regarde Ernest qui ne le quitte pas des yeux. Froncement de sourcils.

- hé bien quoi Erernest elle n’est pas belle celle là ?

Le soldat regarde son lieutenant avec un air de reproche, la bouche ouverte et articule d'un seul coup.

- non !

Enfin un mot sans bégayer soupire avec soulagement le jeune béarnais, même s’il est surpris du ton catégorique. Un regard dépité à sa plume.

- je vous trouve dur dans vos jugements soldat, elle est pas mal cette plume
- il .. il ... faut que.. que v…


Voilà que ça recommençait. Le jeune garde prend une belle inspiration, pense à sa tante Lucienne qui lui dit souvent : "quand tu sens la crise arriver, respires, concentres toi et laches ta phrase d'un coup sans réfléchir"... ce qu'il fait.

- elle v... vous at... tend d’urgence !
- elle m’attend d’urgence ?
- ou .. oui
- et vous me le dites que maintenant ?


C'était pas dieu possible d'avoir un messager pas capable de faire passer des messages sans le faire languir.
Il passe devant le garde et se dirige d’un pas rapide vers la porte avant de se retourner vers lui.


- Erernest profitez en pour apporter ces dossiers là s'i vous plait, je dois en faire d'autres dans la journée. puis regard vers sa Suzeraine ...Tu m'accompagnes ? Cécé sera heureuse de te voir

Grand sourire en lui tendant la main, avant de l'entrainer hors du bureau, vers celui du Prévôt.
Deux coups toqués contre la porte et il la pousse d'un geste énergique tout en franchissant le seuil en souriant.


- bonjour Cécé tu m’as fait demander me voila, et je t'amène également de la visite.

Grand sourire pendant que Dotch entre à ses côtés, mais le visage fermé du Prévôt et la présence d’une religieuse assise en face d’elle le stoppe dans son élan, la main sur la poignée de la porte encore ouverte.

--Soeur_Elisabeth a écrit:
[rp]Soeur Elisabeth :


[Bureau du Prévôt]


La porte qui s'ouvrit derrière elle meubla quelque peu le silence gêné qui s'était installé entre les deux femmes. Mal à l'aise, elle se leva pour faire face au jeune homme qui venait d'entrer, accompagné d'une femme fort jolie et plus âgée que lui qu'il tenait par la main. Elisabeth essaya de se rappeler les noms cités par la jeune Dance lorsqu'elle lui parlait de ses amies et gagea que la personne faisait partie également de leurs proches. Peut être sa future marraine dont elle lui avait parlé.

Elle se sentit soudain découragée devant le visage souriant du jeune homme, sourire qu'elle allait transformer en douleur avec ses paroles.

Si le moment n'avait pas été au malheur, sans doute qu'elle l'aurait taquiné en lui disant que sa douce avait raison de l'appeler beau brun. La ressemblance avec la jeune Dancetaria la frappa. Non pas une ressemblance physique bien qu'il ait des traits agréables, mais une ressemblance dans sa façon d'être.
Visage souriant encadré d'une chevelure relativement libre, et ce même regard gris acier, cette même façon de sourire et de fixer l'autre, ces questions qu'il posait sans rien dire. Elle ne pouvait s'empêcher de le dévisager pensant qu'ils se ressemblaient tant tous les deux et elle comprit à ce moment là les propos que lui avaient tenus si souvent la jeune Dance à son sujet. Ils étaient tout deux semblables, que de beaux enfants aurait eu ce couple.

Elle se surprit à maudire Aristote et offrit au couple un sourire bienveillant avant de regarder la jeune Prévôt. Ce qu'elle avait à leur annoncer à tous les trois n'était pas facile, mais ce qu'elle craignait le plus, c'était la réaction d'Aimelin. Elle le sentit inquiet lorsque son regard croisa le sien.
Après une courte hésitation, elle s'avança vers lui et posa doucement sa main sur la sienne pour lui faire lâcher la poignée, jetant un regard à la femme blonde qui l'accompagnait.

Elle se plaça à côté de lui, son regard croisant le sien.


- bonjour mon enfant. Comme je l’ai dit à votre amie, je suis soeur Elisabeth et je viens du couvent situé à l’autre bout de la ville, vers le chemin qui part en forêt.
Couvent où la jeune Dancetaria vient se reposer et que j'ai eu le plaisir de connaitre.


Court instant de silence, il lui fallait trouver les mots justes.
[/rp]

Aimelin a écrit:
[Dans le bureau du prévôt]


La main sur la poignée de la porte qu'il tient ouverte, il regarde Ptit, puis la religieuse. Lui qui pensait que son amie avait besoin d'un renseignement pour le travail, voilà qu'elle est en compagnie d'une soeur. Que peut faire une soeur à la Prévôté ? peut être un soucis avec un margoulin qui s'est introduit dans le couvent. Il se force à afficher un léger sourire en la dévisageant. Elle a une manière de le regarder qui commence à l'inquiéter comme si elle hésitait. Il ne se rend pas compte qu'elle lui fait lâcher la poignée, il attend ses mots.
Pourquoi pense t il à sa belle blonde à ce moment là. Sa blonde, c'est ça, elle va revenir et la soeur doit être de passage en ville et vient le saluer. Des questions, des réponses, il en a à la pelle qui se bousculent dans sa tête pendant ces quelques secondes de silence.

Il lâche enfin quelques mots.


- bonjour ma soeur. Ma belle bl... il se reprend, on ne peut pas parler à une soeur comme l'on parle à ses amies... mon aimée m'a parlé de vous il me semble et de vos discussions. Il tente la phrase qu'il retient depuis qu'il est entré dans le bureau... comment va t elle ? elle est si fatiguée depuis ces derniers mois.
Sa dernière missive me parle de son retour prochain et de notre promesse d'aller promener dans le royaume des qu'elle sera là.


Il a besoin de se rassurer, de parler d'elle et de leurs projets de vie à deux lorsqu'ils pourraient enfin penser à eux et seulement à eux. La soeur ne répond pas et jette un regard à Cécé. Il sent son sang se glacer doucement dans ses veines mais il tente une autre question.

- Peut être est elle sortie aujourd'hui et vous l'avez accompagnée.

Ce ne sont plus des questions qu'il pose, ce sont des affirmations et à ce moment là, il est certain que Soeur Elisabeth va sortir de son silence et va confirmer ses propos.

Ptitmec13 a écrit:
[Casteth - Bureau du Prévost]

Un silence qui commence à peser sur la blonde.. Elle ne sait que dire et pourtant une foule de questions se bousculent dans sa tête.
La porte s'ouvrit sur son ami, accompagné de leur suzeraine, ce qui la soulagea quelques peu. Au moins si ses pressentiments étaient vérifiés Aimelin auraient deux personnes auxquelles il tient pour le soutenir.
Le sourire bienveillant que leurs offrit la sœur mit le doute dans le cœur de Ptit. Et si elle s'était trompé.. Et si elle ne se faisait qu'une montagne de pas grand chose.

Elle se dirigea vers la porte, Dotch encore dans l'encadrement, et elle leur fit signe d'entrer afin de la fermer, personne n'avait besoin d'entendre ce qu'ils allaient dire.
Elle adressa à la Duchesse un sourire et un clin d'œil puis machinalement elle se positionna aux côtés de son ami.
Le regard de la nonne devenait plus grave de minutes en minutes, on pouvait voir la gène occasionnée par les questions du beau brun sur Dance. Il cherche à se persuader lui même que sa douce est proche, qu'il va bientôt la voir, son rayon de soleil...

Devant le silence de Soeur Elisabeth, la jeune Prévost glisse doucement sa main dans celle d'Aimelin.


--Soeur_Elisabeth a écrit:
[rp]Soeur Elisabeth :


[Casteth, bureau du Prévôt]


Regard vers les deux femmes avant de poser la main sur l'épaule d'Aimelin tout en continuant d'une voix douce qu'elle essayait de maitriser sentant l'émotion guetter le moment propice pour la submerger.

Hier en fin de journée, votre aimée a été prise de fortes fièvres et je me suis rendu à son chevet aussi vite que j'ai pu afin de lui donner de la tisane et d’essayer de faire tomber la fièvre. Mais elle a empiré au fil des heures, l’affaiblissant considérablement.
Dans la nuit, entre deux sommeils agités, alors que je la veillais, malgré sa faiblesse elle m’a parlé de vous encore, du beau brun qu’elle aimait et que je devais aller chercher et avertir…
elle s’arrêta et baissa la voixs’il lui arrivait quelque chose.

Elle se signa et continua presque à regrets ne quittant pas le jeune homme des yeux.

Malgré sa faiblesse elle a voulu vous laisser ces mots que j’ai noté soigneusement pendant qu’elle me parlait. Elle souriait, il y avait tant d‘amour dans son regard.

Elle sortit de sa manche un parchemin griffonné, mais devant le regard perdu du jeune homme elle déplia le parchemin et lut d’une voix douce et lente chaque mot.

… ma sœur… dites ça à Aime mon beau brun.

Dites lui … je serai toujours là avec toi où que tu sois comme on se l’est promis. Ce rayon de soleil qui viendra te caresser ce sera moi.
On te donnera ma chaine avec mon médaillon et cet anneau qui ne me quitte plus depuis ce baiser où je t’ai promis d’en prendre soin.
Gardes les toujours, c’est moi avec toi éternellement.


La religieuse renifla doucement avant de continuer sa lecture à voix basse.

Etudies pour moi, pour nous.
Souris comme j’aurais aimé te voir sourire, aimes comme j’aurais aimé pouvoir t’aimer.

Dis à Cécé, Dotchounette, Vany, Tamaga, Kiri, que je les aime tant, tu connais mes autres amis dis leur au revoir pour moi.
Je viens te rejoindre là tout au fond de ton coeur pour ne plus te quitter.
Ecoutes bien et tu entendras ta Dance, à toi à jamais.

Dites lui tout ça ma soeur... dites lui que je l'aime, dites le lui.


Elle s’arrêta et essuya ses yeux en s’excusant, lui tendit le parchemin en continuant de sa voix douce.

Il vous faut être courageux… Aristote l’a rappelée près de lui pendant son sommeil, au petit matin, alors que les premiers rayons de soleil pointaient et que j‘étais près d‘elle.
Elle a murmuré votre prénom et s’en est allée paisiblement en souriant.
Elle est en vous maintenant, avec vous, il vous suffira d’écouter.


Que les paroles étaient vaines même pour adoucir les mots. Elle sortit un petit sac de toile et prit sa main qu'elle ouvrit pour y déposer le sac.

Voici sa chaine avec l’anneau et le médaillon. J’ai déposé ses affaires, dont son épée chez vous.

Elle n'avait pas la force d'ajouter autre chose, elle attendait les questions, les douleurs qui allaient submerger la pièce.[/rp]


Aimelin a écrit:
[Dans le bureau du prévôt]


La main sur la poignée de la porte qu'il tient ouverte, il regarde Ptit, puis la religieuse qui se dirige vers lui. Pourquoi pense t il à sa belle blonde à ce moment là.

Etonné et quelque peu inquiet le jeune ébouriffé écoute. Le couvent où est Dance depuis leur retour du Domaine de Cassel après la cérémonie d’anoblissement. Elle lui a dit que ça n’était l’affaire que de quelques jours le temps de se reposer. Pourquoi n'est elle pas là et pourquoi cette religieuse ?

Nouveau regard vers Ptit avant de fixer la sœur pour ne plus la quitter des yeux. Son regard qui la questionne qui veut savoir, sa tête qui refuse d'entendre ce qu'elle va dire, la main de Cécé qui serre la sienne. Il a le sentiment qu'il devrait tourner les talons, s‘enfuir, aller la retrouver pour se rassurer, voir son sourire et entendre qu'elle va bien.
Et puis les mots prononcés qui raisonnent dans sa tête… fièvre… empiré … l’affaiblissant... un faible sourire du jeune lieutenant à l’évocation du beau brun. Les mots de Dance que la riligieuse lit, qu’il avale et emmagasine.
Parchemin qu’il prend hébété, puis cette phrase terrible qui vient écraser tout le reste et anéantir l'espoir qu'il essaie de garder en guettant d'autres paroles…
Aristote l’a rappelée près de lui pendant son sommeil, au petit matin, alors que les premiers rayons de soleil pointaient et que j‘étais près d‘elle.

Son regard gris qui se voile à mesure que les mots l’assaillent, sa respiration qui se fait plus courte, l’air qui lui manque… un murmure pendant qu’il secoue doucement la tête… non ... non Il regarde Ptit à ses côtés, puis Dotch en ne cessant de répéter ce mot d'une voix faible

Il refuse d’écouter ces mots qui explosent dans sa tête lui faisant l’effet d’une armée fondant sur lui, le vacarme des armes qui s‘entrechoquent, les cris, les hurlements, la poussière qui efface tout ce qui nous entoure nous laissant seul face à la mort. Il ne se rend pas compte qu’il murmure, le regard perdu dans ceux de la soeurmon amour … non pas elle. Murmure imperceptible alors qu’il aurait voulu hurler… ce frisson qui le traverse et lui vrille l’estomac comme ce coup d’épée qui l’a mis à terre.
Sa main qui lâche celle de sa blonde amie et se referme sur le sac de toile que soeur Elisabeth lui met au creux de la main.

Ses yeux qui se ferment. La voix de la religieuse est douce comparé au tumulte qui l’agite. Il a déjà ressenti ce tourment ce terrible matin de janvier 56 en Champagne. Le ciel qui s’ouvre dans un grondement assourdissant, les éclairs qui crachent leur colère et transpercent le ciel, les trombes d'eau qui s'abattent sur lui et l'ensevelissent l'empêchant de respirer. Ses mains qui tremblent quand instinctivement il ouvre le petit sac et fait tomber son contenu dans le creux de sa main qui tient toujours le parchemin. Son regard qui caresse l’anneau qu’il lui a donné, sa voix qui résonne...
"lorsque je te le rendrai c’est que je serai quelque part à t’observer et il te faudra sourire en pensant à moi et si tu me le rends c’est que c’est toi qui sera en train de veiller sur moi".

Son regard se pose sur le médaillon gravé d’un soleil… tu es mon soleil… disait elle. Sa voix douce et rassurante qui résonne, ses rires.. il va devenir fou. Qu’est en train de lui dire cette femme, que celle qu’il aime n’est plus ? Il ne comprend pas, lève les yeux à nouveau vers Ptit, cherche une réponse. Elle va lui dire que sa belle blonde est dans le couloir derrière la porte et va arriver pour lui sauter au cou comme elle aime à le faire lorsqu’ils se retrouvent.
Mais Ptit ne dit rien, elle a ce regard inquiet qu’il lui connait, il se tourne vers Dotch, leur fait face, un voile humide devant les yeux, puis se tourne vers la porte avant de l'ouvrir et de s’enfuir en courant.

Ernest qu’il ne voit pas devant lui et qu’il bouscule et envoie valser à plusieurs pas, les quelques dizaines de pas qui le séparent des portes qui donnent dans la cour et qu’il parcourt comme un fou, les quelques marches qu’il dévale sans prendre garde pour s‘arrêter en bas des escaliers. Tout devient flou, tout tourne autour de lui, les bruits et les voix se mêlent, son cœur qui tape à cent à l‘heure dans sa poitrine quand il tombe à genoux, la tête baissée, le regard rivé sur les dallages de la cour où il laisse tomber parchemin et chaine avant de lever les yeux au ciel et de laisser sortir le hurlement qui lui bloque la gorge.


NOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNN !!!!

Les larmes qui coulent insistantes et victorieuses prenant plaisir à mouiller son visage qu‘il prend entre ses mains. Cette douleur qui lui déchire la poitrine pendant que ses sanglots silencieux continuent à le secouer doucement, comme pour le bercer.


Ptitmec13 a écrit:
De mémoire, jamais Ptit ne l'avait vu s'enfuir comme ça. Son air inquiet s'accentua et elle alla aider le pauvre Ernest à se relever regardant par la même occasion quelle direction prenait le beau brun.

Ça va Erernest?

Soupir du garde..

M...Mais..
Laissez Erernest j'y vais...


Elle fit signe d'attendre un instant à la Duchesse et à la sœur.

Prendre une grande respiration pour maitriser sa peine, elle pleurerait surement plus tard, quand elle serait seule... Encore une chose qu'elle avait appris de son père: la maitrise de soi, ne pas montrer ses sentiments. Ça lui avait joué des tours d'ailleurs.. se faisant alors targuer d'être glacial et sans cœur. Mais la peine était interne, cachée au fin fond de son cœur et chaque déchirure y restait marquée.

Doucement elle suit la direction qu'a prise son ami, descend les escaliers et reste en retrait un instant. Elle sait que laisser les larmes couler peut faire du bien, et elle se fait discrète sur le coté.
Elle voit le médaillon, la bague et le parchemin qui s'anime sous la faible brise. Ces bijou qu'elle a souvent vu pris en main par la belle blonde, elle les avait constamment au cou. Un bref moment de réflexion puis elle s'avance avec douceur et se baisse pour ramasser le tout.

Tout en se relevant, elle le regarde, n'osant s'approcher plus... mais il le faut... il faut qu'il revienne à la réalité... Qu'il ne reste pas seul...

Délicatement elle ouvre la chaine retenant la bague et le pendentif. Une douce main qui se pose sur l'épaule d'Aimelin, un sourire qu'elle veut réconfortant et la jeune Prévost se glisse derrière lui pour lui passer la chaine autour du cou, sans un mot.
Toujours sans mot dire, elle se met à genoux derrière lui et dans un geste amical, l'enserre de ses bras autour de ses épaules et pose sa tempe contre la sienne. Elle ferme les yeux pour retenir ses larmes, malgré cela un perle glisse doucement le long de sa joue.

Ce fut comme ci le temps s'arrêtait.

Un bruissement d'étoffe lui fait ouvrir les yeux et relever la tête vers les escaliers où se tenaient la Sœur, Dotch et le garde.
Résignée elle se glisse face à lui, repose un genoux à terre et le bleu azur humide qui se plante dans le gris ruisselant accompagne ses paroles.


Aime, il faut aller lui dire au revoir.. pour qu'elle puisse rejoindre le soleil et veiller sur toi.


--Soeur_Elisabeth a écrit:
[rp]
Soeur Elisabeth :


[En haut des escaliers de la prévoté]


Surprise par la réaction du jeune homme, la sœur n’osa pas intervenir et laissa la jeune Célénya rejoindre son ami. Elle jeta un regard à la femme blonde restée à ses côtés et murmura ... Aristote donnes lui la force de traverser cette épreuve

Elle fit quelques pas vers les portes qui donnaient sur le péron et s’arrêta en haut des marches, le regard fixé sur le couple à quelques dizaines de pas des deux femmes. Nul besoin de s’en approcher pour comprendre l’état dans lequel il se trouvait.
Elle soupira et porta la main sur la croix pendue à son cou en fermant les yeux, puis s’adressa à Dotch à ses côtés.


- vous devriez aller le rejoindre, il a besoin de ses amis.

La chaleur allait être encore étouffante en cette journée de juillet qui aurait dû pourtant être une journée de joie, comme les précédentes, au lieu d’une journée où l’on apprend qu’une vie s’arrête pour laisser place à du vide et à ces douleurs que l’on garde enfouies tout au fond de soi.[/rp]


Aimelin a écrit:

La nouvelle est tombée, brutale, comme un coup de marteau sur le crâne du jeune homme. Pourquoi... pourquoi Aristote lui enlève t il le bonheur à chaque fois qu’il le touche. Ses pensées tourbillonnent, les paroles de Dance se croisent, farandolent dans sa tête. Il va devenir fou. Elle ne peut pas être partie, elle a pas le droit de le laisser, ils se sont promis.
Une main sur son épaule, le contact d’une chaine que l’on glisse autour de son cou le font replonger dans la réalité. Il porte sa main sur le médaillon et l’anneau, les serre à s’en dessiner leur empreinte dans le creux de sa main.

Il n’a pas la force de parler et reste sans rien dire priant Aristote de venir le chercher à son tour pour qu’il rejoigne celle qui s’était glissée dans son coeur il y a tant de mois. Son regard voilé se lève vers celui de Cécé qui s’est agenouillée face à lui.


Aime, il faut aller lui dire au revoir.. pour qu'elle puisse rejoindre le soleil et veiller sur toi

Lui dire au revoir oui, il ne conçoit pas de lui dire adieu, elle va revenir, c’est une mauvaise blague que le ciel lui fait pour tester la force de son amour. Juste lui dire au revoir, l’attendre pour aller respirer sur les chemins, aller se reposer et oublier ces gens qui leur ont fait tant de mal, surtout cette noble.

Un faible murmure en regardant son amie.


je veux la voir encore une fois.... le monde est déjà trop grand sans elle


Ptitmec13 a écrit:

je veux la voir encore une fois.... le monde est déjà trop grand sans elle

Oui, c'est se qu'elle se disait la blonde.. Une vie sans Dance.. Difficile pour Aime.. Pour elle aussi mais à moindre échelle..
Elle l'aida à se relever et fit signe à la sœur et leur suzeraine d'approcher.


On va y aller...
Elle a été ramenée à l'auberge.. Viens..


Ptit passa son bras sur sa taille pour l'accompagner vers la sortie où la none et la duchesse les attendaient.


--Soeur_Elisabeth a écrit:
[rp]
Soeur Elisabeth :


[Prévôté, sur les escaliers]

La jeune Célénya s’était agenouillée devant Aimelin et nul doute qu’elle saurait trouver les paroles pour le décider à bouger. Soeur Elisabeth assistait impuissante à la scène, voulant rester en dehors de ce drame qui leur appartenait, et qu’elle avait déclenché par cette terrible nouvelle.
Tout en regardant le couple au bas des escaliers, elle récitait ses prières en murmure à peine perceptibles. Un regard vers la femme blonde à ses côtés en voyant la jeune femme leur faire signe, relevant son ami apres lui avoir attaché la chaine autour du cou, et ramassé le parchemin.

Un regard vers le ciel si bleu en cette chaude matinée de juillet. Le soleil commençait à rendre la chaleur insupportable. Les rayons fusaient comme si déjà la jeune femme voulait se rappeler à eux, à lui. Elle entraina l’amie des deux jeunes gens avec elle dans l’escalier.
Les accompagner, lui remettre ses affaires et puis elle disparaitrait pour s’en retourner au couvent, les laissant à leur douleur.[/rp]

Dotch a écrit:
[En haut des escaliers]

La nouvelle l'avait fouetté en pleine tête. Son amie, celle qui devait devenir sa filleule avait rejoint Aristote. Pourquoi avait-il décidé de reprendre près de lui une si jeune femme ? Pourquoi pas elle ou une personne encore plus âgée ?

Ne pas faire transparaître ses émotions en public, voilà quelque chose qu'on lui avait appris il y a bien fort longtemps. Elle si souriante habituellement avait perdu son petite sourire. Meurtrie en son fort intérieur, elle ne dit mot, regarda son vassal partir sans réagir. Pas une larme pas même un soupire. Le seul geste qu'elle se permit de faire c'est de prendre sa petite croix en or accrochée à son cou la serrer délicatement dans sa main droite avant de se signer.


Qu'Aristote te reçoive les bras ouverts dans sa demeure.

Une nouvelle fois la Duchesse de Saint Florentin se signa. Alors que la none lui chuchota qu'elle ferait mieux d'aller voir Aimelin, elle resta comme clouée au sol, incapable de faire un pas de plus. Elle regarda Aimelin et Cécé ces deux vassaux, les mains jointes en train de prier intérieurement.

Ce n'est que lorsqu'ils revinrent vers elle qu'elle put bouger. Chancelante, elle fit bien plus attention qu'habituellement pour descendre les marches. Un pas, encore un autre et elle était devant le Seigneur d'Etampes.


Aimelin, je te présente mes sincères condoléances.

De sa main droite elle frictionna l'avant bras de son vassal mais avant tout de son ami.

Desires tu que je t'accompagne avec Cécé ?


Aimelin a écrit:
Il a l’impression d’avoir ingurgité des dizaines de chopes tant la moindre parole résonne. Sans rechigner il se laisse mener par Cécé, ne se rendant plus compte de ce qui l’entoure. Seule la jeune blonde occupe son esprit, comme elle occupe son cœur depuis tant de mois. Que va-t-il devenir sans elle, sans ses conseils, sans ses rires, sans cet amour qu’ils se sont donnés et promis.

Une silhouette devant lui, il lève les yeux pour croiser le regard de sa Suzeraine. Il n’a pas le courage de répondre, il se contente de faire un petit signe de la tête, un non, mêlé d’un oui, il ne sait plus. Son geste et sa question le font néanmoins réagir. Il ne peut en être autrement. Dotch, comme Cécé fait partie de sa vie et il sait la tendresse qu'avait Dance pour elle, et elle ne lui avait pas demandé d'être sa marraine pour rien.
Lui doit continuer à vivre, à sourire, il ne doit pas sombrer, ses amis sont là, il n’a pas le droit de leur faire payer le mal que lui fait encore une fois Aristote.


Un murmure.

Oui ta place est aupres de nous, aupres d’elle.. il ne pût s’empecher d’ajouter… elle sera si heureuse de te voir.

Pour lui c’est certain, Dance n’est pas morte, elle ne peut pas, elle fait partie de ces anges qui vivent éternellement et parsèment leur chemin de leurs sourires et leurs rires.

Un regard vers Cécé et à son tour il passe doucement son bras autour de la taille de la Duchesse de Saint Florentin, il se rappelle l’été dernier, Vae Victis, sa promesse de rester en vie. Accompagnés de Sœur Elisabeth ils se mettent en route pour l’Auberge du Casteth, de l’autre côté de la place.



[Auberge du Casteth]

Le jeune homme s’est tenu debout au pied du lit un bon moment avant de venir s’asseoir pres d’elle, lui prenant la main. La fraicheur de la jeune femme le fait frissonner. Le regard fixé sur le visage de sa belle blonde, il grave les moindres détails dans sa mémoire. Elle semble dormir, elle sourit, il pose son visage sur sa poitrine et s’endort.

Il est resté des heures aupres d’elle jusqu’à ce qu’on vienne le réveiller pour lui dire qu’il faut se préparer. Les sourires de remerciement aux amis qui viennent dire un dernier au revoir à son ange blond.

Il a travaillé une journée entière avec un ami charpentier pour faire lui-même ce qui lui servira de lit pour l’éternité. Se rappelant des leçons de son grand père, il a gravé leurs initiales et un soleil sur le bois.
Il veut qu’elle repose dans ce petit cimetière qui longe le chemin menant à leur bois. Il sait que quoi qu’il fasse, où qu’il soit, ses pas le ramèneront toujours pres d’elle dans ce petit coin de terre au Sud du royaume.






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MessagePosté le: Mer 21 Juil - 14:30 (2010)    Sujet du message: Publicité

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