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1457-07-31 ~ Vae Victis, entre deux voies

 
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MessagePosté le: Dim 9 Aoû - 20:10 (2009)    Sujet du message: 1457-07-31 ~ Vae Victis, entre deux voies Répondre en citant

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>> RP 1457-07-31 Vae Victis, entre deux voies. (sur RP Partage)


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Dernière édition par Archiviste le Lun 11 Juil - 17:03 (2011); édité 2 fois
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MessagePosté le: Dim 9 Aoû - 20:10 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 15:33 (2009)    Sujet du message: 1457-07-31 ~ Vae Victis, entre deux voies Répondre en citant

*******************

Vae Victis, entre deux voies (sur RP Partage)


Madg a écrit:
Le soleil venait à peine de se lever sur les vallées béarnaises. En cette période estivale, où les gens préfèraient aller se reposer aux bords d'un lac ou prier Aristote au couvent, le calme avait une place importante dans les différentes provinces. Un léger vent s'aventurait sur cette province béarnaise, un silence y régnait en maitre...

Des lieux avaient été parcourus en terres hispaniques, en toute innocence, prenant la température de la Province, et l'accueil qui pouvait être offert à plusieurs étrangers. Un leger aperçu avant de revenir en terre béarnaise, aux portes de Lourdes. Discussions entre généraux, échafaud de plusieurs stratégies, visualisation, prévisions de mouvements, tout les points avaient été discuter pour ne pas courir le moindre risque. Et pourtant, le risque était grand, chacun était conscient que leur vie allait être en jeu. Mais le courage et l'intéret qu'ils portaient pour le Béarn affirmaient leur volonté.

L'attente d'une autorisation qui ne venait pas, et le temps qui passait à une vitesse folle. Chaque heure de perdue était une heure de trop de voir leur projet tombé en poussière. Mais lorsque l'attente devenait trop dangereuse, il fallait agir...officiellement ou officieusement, peu importait.

Et c'était ainsi que la décision devait être prise, l'armée Vae Victis devait lever sa bannière sur le sol béarnais.


S'en est assez, qu'on monte le camp
dressez tentes, rangez les chariots et les vivres
organisez la défense du camp
Nous n'avons plus de temps à perdre
Qu'on s'active!


A partir de ce moment là, chacun savait qu'ils pourraient être poursuivis pour Trahison envers le Béarn...tout cela car la Comtesse ne pouvait donner une réponse claire et précise. Décidément, ce conseil devenait de plus en plus surprenant.

[Quelques jours plus tard, Campement Vae Victis]

Le camp se dressait doucement, et toujours pas de réponse de la Comtesse... pourtant pour lever une armée, la réflexion ne devait pas prendre une lune... qui ne dit mot consent!
Une nouvelle venait qu'une armée de Pau s'était levée. Cela ne laissait présager rien de bon pour Vae Victis, qui sera surement la cible du Trône...pauvre Béarn. Alleaume et Eriadan étaient partis pour Pau, et entamer des pourparler avec le Seigneur Faster.

Les hommes de Vae Victis pourront profiter d'un peu de repos durant la trève dominicale. A défaut de l'Espagne...ce sera peut être contre des soldats béarnais, dont il faudra se défendre au levé du jour de lundi...

Feignant a écrit:
[ Campement de Lous Aguiles de Abidos, Samedi 1er Aout ]

Un messager arriva essoufflé au campement, il se dirigea droit vers la tente de commandement. L'aide de camp pris la lettre, la lu et entra dans la tente.

Sénéchal ! Un messager de Lourdes vient d'arriver ! C'est important !

Feignant pris la lettre et la lu. Sans un mot, il l'a donna à Faster et commença à sortir de la tente.

Faites sonner le rassemblement, nous partons !

Plusieurs cors sonnèrent et le camp fut pris d'agitations.

Revenant dans la tente, il s'assit, pris un parchemin et une plume.


Qu'on me prépare un messager pour Lourdes !

[rp]Avis au capitaine de l'armée stationnée devant les murs de Lourdes !

Votre armée n'a reçu aucune autorisation Comtale et est donc déclarée félonne pour le Béarn.
Veuillez démanteler cette armée et vous disperser, sans quoi je serai obligé de le faire par la force.

Vous avez jusqu'à demain, dimanche 2 aout, pour répondre à mes exigences. Si votre armée est démantelée avant l'aube, j'annulerai l'attaque.
Dans le cas contraire, que Thor et Odin aient pitié de vous.


Feignant, Sénéchal du Béarn
[/rp]
Envoyez celui ci au capitaine de l'armée devant Lourdes.

[rp]Avis au habitants de Lourdes !

L'armée stationnée devant vos murs n'a aucune autorisation Comtale et est donc déclarée félonne pour le Béarn.

Toutes personnes aidant cette armée par quelques moyens sera passible de poursuite pour Haute Trahison.


Feignant, Sénéchal du Béarn
[/rp]
Que celui-ci soit placardé dans la ville de Lourdes.


Je veux les troupes prêtes à partir dans une heure, nous chevaucheront de nuit.

Sur ces mots, l'aide de camp sorti et Feignant et Faster commencèrent à discuter stratégie.


Eriadan a écrit:
[ Campement de Vae Victis, Samedi 1er Août ]

Eriadan Wolback et Alleaume de Niraco étaient rentrés de Pau à Lourdes bredouille. Les négociations avec la Comtesse Ingénue n'avaient rien donnés, et il semblait bien qu'il fallait s'attendre à endosser un coup des plus difficiles à porter.

C'est alors que le Loup du Lac avait eu une idée qui n'allait pas manqué de plaire à certains. Entrant dans la tente de l'Etat Major de Vae Victis, il s'installa à une table et ouvrit une bouteille de chouchen.
C'est alors qu'en bonnes conditions, il s'attela à la tâche. Quelques morceaux de velins, un encrier et sa plus belle plume pour rédiger une déclaration au nom du peuple.
Il jeta une bonne dizaine de parchemins lorsque son communiqué était enfin parfait et semblait au mieux exprimer la voix du peuple.


Signant lui-même en premier, il sortit alors de la tente en toute hâte et fit signer à chaque citoyen présent qu'il croisait, afin d'apposer sa participation à cette déclaration. Il entra alors dans la ville de Lourdes et fit signer encore et encore.
Evidemment, il ne pourrait faire signer tous les Béarnais, car il n'était qu'à Lourdes, mais il invita un maximum de Béarnais présents à signer.

Alors que le jour déclinait et n'ayant plus le temps de faire signer d'avantage, il retourna dans sa tente, prit un troisième parchemin et écrivit alors à l'attention de tous les Béarnais qui liront cette déclaration.
Sortant de nouveau, il sourit à son frère. Il n'était pas confiant du tout, mais au moins, il aura tout essayé.

Eriadan fit mander un messager et lui demanda de mener celà en place public de Pau au plus vite, avant que le soleil ne se couche. Il lui ordonna de crier s'il le fallait pour attirer l'attention de tous.
Il lui demanda même d'aller jusqu'au Château après pour lui faire parvenir la nouvelle, et ce, au risque de sa vie.
Pour le Béarn!










Madg a écrit:
Les frères Alleaume et Eriadan était de retour au camp de Vae Victis. Le pourparler était un échec, un combat entre frères et soeurs béarnais allait être la seule issue...

Levez la Bannière!
Nous allons recevoir de la visite!
armez vous et restez vigilant


Chacun s'attelait à sa tache, Eriadan et Alleaume dans la tente de commandement, quand Madg recevait une missive en provenance de Pau, Le Sénéchal Feignant. Et bien, certains ne portaient pas la réflexion plus loin que le bout de leur nez... Madg s'installait, prit une plume et un parchemin pour y répondre

Citation:
Au Sénéchal Feignant,
Permettez moi que je vous rappelle certains faits, et texte de loi, dont les conseillers comtaux ne le sont que de nom, mais imposent au béarnais leur manque flagrant de connaissance et de compétence.

Lorsque un Comte est élu, il a un devoir de se présenter en la salle du Trone de la Couronne pour porter ses allégeances, sans quoi, elle est en faute et coupable de délit d'usurpation de titre et déclaré Félonne.
Allégeance cela dit accepté par la Pairie par facilité, et ne pas se prendre la tête en cette période estivale, mais dont ses obligations se doivent de respecter les lois.
Donc de "Comtesse", Eugénie de Varennes n'en a que la couronne béarnaise, accepté par certains, naïf comme ils sont, refusé par d'autres.

Nous n'avons pas reçu d'autorisation pour monter l'armée Vae Victis, tout comme nous n'en avons reçu de refus. Et si Eugénie préfère se repoudrer le nez, plutot que de se charger des affaires comtales, libre à elle. Le délai d'attente a été dépassé. D'ailleurs quand vous lirez ce message, vous remarquerez qu'encore aucune annonce comtale a été déposé quant à notre situation et qu'aucun message ne m'a été parvenu dès que l'armée fut "repéré"

Si vous voulez une réponse claire, aucun démantélement ne sera effectif, car Vae Victis n'a plus rien à attendre de ce pseudo pouvoir. Usez de la force pour cela, sera une pure folie, mais je peux vous certifier que les hommes de Vae Victis auront à coeur de se défendre contre des poursuivants de ce que nous, considérant comme Félonne

Dimanche étant le jour d'Aristote, lundi, vous pourrez être sûre que Vae Victis battra le fer!

                                        Madg


Missive transmis au Messager pour informer qui de droit

[Dimanche, à Lourdes]

Le soleil se levait doucement aux portes de Lourdes quand certains hommes de Vae Victis était déja debout à la surveillance du camp. Des bruits de sabot se faisaient entendre dans la vallée béarnaise, l'armée comtale s'avançait sur Lourdes.

Les camps des deux parties étaient levés, chacun pouvait apercevoir l'un l'autre. En ce jour de dimanche, jour d'Aristote, chacun s'avait qu'un conflit ne pourra avoir lieu. Mais demain, Lourdes risquerait de se réveiller par des bruits de fer qui s'entrechoqueraient...



Orantes a écrit:
[Campement de Vae Victis]

C’est le cœur lourd qu’Orantes avait appris l’échec des pourparlers de Pau. En son fort intérieur, le jeune homme avait espérer jusqu’au bout que la Comtesse validerait la levée de Vae Victis pour le bien du Béarn. Mais, c’est au fond sans surprise qu’il accueillit la nouvelle : Eugénie n’avait même pas daigné répondre aux doléances des béarnais. Une fois de plus, celle-ci était demeurée sourde aux plaintes émises par le bon peuple du comté. Une fois encore, aux attentes de la population, elle avait répondu par un silence arrogant.
Aussi, lorsque le sieur Woldback vint jusqu’à Orantes, afin de lui faire contresigner son appel à la destitution de l’usurpatrice, c’est avec résolution qu’il y apposa son seing.

L’armée Vae Victis n’avait donc, semble-t-il, plus d’autres opportunités que de se préparer au combat. Dans le campement, les hommes d’armes s’activaient ardemment. Tous devaient être prêts à croiser le fer ou, pour les plus humbles, à lever leur bâton lorsque le signal leur en serait donné. Là, des arbalétriers vérifiaient la pointe de leurs carreaux, plus loin, près d’une héberge, certains fourbissaient avec soin leurs épées. Au loin, on pouvait odir les coups de masse d’un haubergier qui rafistolait un casque. Quelques braseros avaient été allumés afin de réchauffer le cœur des soldats, on y avait installé à proximité des paillasses pour les hommes ne disposant de tente.

Orantes cheminait à travers toute cette piétaille en ébullition lorsqu’un archer d’une quarantaine d’années, une écuelle d’hypocras à la main, l’interpella :

Et toi, Damelot, pourquoi t’es-tu donc engager dans les rangs de notre valeureuse armée ?

Surpris d’un tel questionnement, Orantes s’exclama :

Pourquoi ? Pourquoi ! Dis-tu ! Mais enfin, Compère, c’est tout le Béarn qui devrait être icelieu avec nous ! La Varenne a complètement perdu la raison et tu me demandes pourquoi … Elle bafoue les lois royales, ne respecte plus ses conseillers en ignorant leurs sages avertissements, elle accable les manants en levant des impôts toujours plus lourds. N’est-ce pas là suffisant pour mander son départ ou doit-on encore attendre qu’elle vienne nous manger nos derniers épis de maïs sur le caillou !

A ces mots, le gaillard éclata de rire et colla dans les mains du jeune homme un pot du breuvage afin qu’ils puissent trinquer ensemble aux futurs déconvenues de l’usurpatrice.

Alleaume a écrit:
[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement de l'armée Vae Victis. ]

* Après avoir passé déjà plusieurs jours de l'autre côté de la frontière française, du côté de l'Espagne, ils avaient mit campement au porte de la cité de Lourdes, une nouvelle ère allait commencer, la guerre civile ce profiler au pieds de cette terre... Enfin tout dépendait de la réponse des autorités Béarnaises, soit elles laissaient passer cette puissante armée sans broncher, soit elles allaient devoir en découdre des à présents et le sang coulerait dans la terre, le sang se mêlerait au fleuve de l'Adour. Maintenant qu'il avait marché sur le sol Béarnais, il n'avait pas l'intention de faire route arrière et de repartir en direction de l'Espagne, non pas que l'Aragon ne lui plaise pas, mais son pays était le Royaume de France, et il avait bien eu l'intention d'y retourner au plus vite, chose qu'ils étaient en train de faire, mais il savait que se ne serait pas si simple, qu'on ne les laisseraient sans doute pas marcher tranquillement, les gens avaient peur des armées, pour eux, armées voulaient dire agressions, alors que non ! C'était une force de pacifisme avant tout, et aussi une force de dissuasion...

Il avait réussit à l'aube d'une ère nouvelle a former une armée assez puissante, constituer de beaucoup d'hommes, jamais il n'aurait pensé pouvoir rassembler autant de personnes sous son aile pour pouvoir enfin faire ce qu'ils avaient à faire, la traitresse à la Couronne allait être enfin dégager de son trône qu'elle avait prit par usurpation, elle était traitre avant tout, traitre de ne pas avoir donné son allégeance à son Roy, traitre d'avoir une fois de plus berné les Béarnais... Elle aurait pu se contenter de démissionner et de partir dignement, la tête basse, mais la Eugénie n'avait aucun honneur, ce qui lui comptait le plus à son coeur que son honneur était avant tout le pouvoir qu'elle avait entre les mains... Cette fois ci en était de trop, un massif groupe de Béarnais en avaient assez, c'était une fois de plus qu'elle se jouait de tout le monde, elle n'écoutait pas la voix du peuple ? Peut être allait-elle maintenant écouté la voix des armes... C'était à présent la seule solution, la communication et la diplomatie ne fonctionnait pas avec elle, il fallait ma foy se résoudre à prendre les armes, c'était une première pour Alleaume, il n'avait jamais eu a mener un tel mouvement de force armée, il avait toujours préféré le pacifisme, mais il fallait constater que blablater ne menait plus à rien hormis à ce faire souiller par cette blondasse couronnée.

Pour cette nuit ils allaient laisser leur campement en la ville de Lourdes, ils allaient d'abord en découdre avec la 1ère Compagnie des Ours Béarnais qui étaient stationnés en la ville de Tarbes, le Sénéchal lui même de l'Ost Béarnais avait la commande de cette armée, le combat serait sans doute difficile, Feignant était un habile stratège et un fin guerrier, il allait appréciait d'en découdre avec lui... Mais il ne lui laisserait aucune chance, il se demandait comment allait réagir le Chef de l'Ost devant une armée si grande, allait-il accepter de ce battre au risque de voir périr la moitié de l'Ost ou allait-il la jouer tactique ? Il n'en savait que trop rien à dire vrai, la première nuit allait être calme les Lourdais n'avait pas été trop chiant avec eux, ils comprenaient plutôt même dans l'ensemble leurs actes, il avait craint de voir les Lourdais ce mettre à attaquer l'armée durant la nuit, mais apparemment il en était tout autre puisque certains les avaient mêmes rejoins.

Il regarda les lieutenants de l'armée qui était tous fier d'en faire parti, oui ils étaient de fier de ce battre contre des tyrans, contre la tyrannies d'une folle qui ne pensait qu'à son pouvoir et au future Comté de retraite que l'on allait bien pouvoir lui donner, sauf qu'elle rêvait, au grand jamais elle ne terminerait ce deuxième mandat sans avoir déposé les armes devant le peuple Béarnais ni avoir baisé le sol jusqu'à sa réédition.

Alleaume se leva, regardant au loin le paysage, il ne voyait pas encore Pau mais il savait que la Capitale n'était plus guère loin, qu'elle les attendaient, peut être pas à bras ouvert, mais ce n'était pas encore le temps des discours, il prendrait la parole plus tard, pour le moment il allait falloir neutraliser les forces de l'occupation défensives qui allaient tout faire pour maintenant la Varenne à sa place quitte à laisser tuer toute une armée, et bien soit. *


Malheur aux vaincus....


--Cuicui_le_noiso a écrit:
* Une missive parti ce matin en direction des représentants de l'église Béarnaise, pour une information de la plus haute importance. *

[rp] A Arthur de Nivellus,

Vous n'êtes pas s'en savoir que le Béarn est actuellement secoué par certains troubles causés par moi même, ainsi que plusieurs Béarnais qui ont décidés de ce bouger. Une armée franche a vu le jour sous le nom de "Vae Victis" au portes de la cité de Lourdes.

Tel ne fût pas ma surprise, et je suppose que cela sera la votre aussi, de savoir que l'armée Comtal Béarnaise a tenté de nous tuer lors de la trêve dominicale de ce jour ci, tentative avorté par certainement beaucoup de chance, ou simplement le Très Haut qui a eu pitié de nous et nous a sauvé d'une mort lâche et certaine.

Comment peut on oser attaquer lors d'un jour comme le dimanche saint, jour où les armes doivent être posés, jour où aucun conflit ne doit avoir lieu, comment le Béarn et la Comtesse peuvent ils faire des choses pareils ? N'est ce donc pas un non respect du dogme aristotélicien ainsi que de notre population, ainsi que des fidèles croyants qui compose notre armée ?

C'est pourquoi, je vous demande d'agir au plus vite, Monseigneur Bourrike a aussi été informé de cette tentative.

Bien à vous.

Alleaume de Niraco
Co-Général de Vae Victis.[/rp]

Faster83 a écrit:
[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Dimanche 2 aout de l'année 1457, au petit matin. ]

Les nouvelles venues de Lourdes était arrivée tard dans la soirée. L’oriflamme de Vae Victis avait été hissée.
Bientôt, dans les prochaines heures, tous les sympathisants de cette cause, afflueraient à l’endroit ou le campement avait été installé.
Il fallait à présent faire vite. Feignant donna ses ordres.
Durant une bonne partie de la nuit, les deux frères d’arme discutent stratégie, étudient divers plan d’attaque. Il ne faudrait pas se précipiter et fondre sur les félons, sans essayer d’en déterminer le nombre.

En dehors de la tente, on peut entendre les soldats qui s’affairent à démonter le campement et à tout installer dans les chariots de logistiques.
En milieu de nuit, alors que tout le monde est prêt pour le départ, Faster est encore en train de se préparer. Le seigneur ayant un mauvais pressentiment, a passé quelques minutes à essayer d’écrire son testament, mais en vain. Cotte de maille sur le corps, voilà qu’il ajuste sa ceinture sur laquelle pend le fourreau de son épée.

Un léger crissement de tissus le fait se retourné. La, juste devant, la petite blonde à la tête couronné se tient droite. Les deux amants se retrouvent quelques instants, échangent quelques mots. Le corps de guerre raisonne, donnant le signal du départ.
Moment difficile pour une comtesse qui n’accepte pas que l’armée ne respecte pas une trêve dominicale, et qui voit son bourrin partir en lui désobéissant.

Faster s’éclipse, Faster sort, Faster part. Dehors, un de ces soldats lui tient les rennes de son cheval argenté.
Le seigneur monte sur Argento, et rejoins rapidement Feignant.
Il regarde tout deux derrière eux, puis lance leurs montures aux pas. La petite armée se met en route. Pour sur que le vacarme qu’ils font aux alentours de Pau, va réveiller bon nombres des habitants de la capitale.
En quelques heures, l’armée « Lous Aguiles de Abidos » se retrouvent aux alentour de Lourdes.
L’étendard fellon est en vue. De loin, le campement à l’air impressionnant. Seraient t’ils plus nombreux que prévus ?
Faster fait installer un campement de fortune. Les oriflammes représentant les armes du Béarn et de la Seigneurie d’Abidos sont hissées sur un mat.

Un groupe d’éclaireur est aussitôt envoyé pour surveiller de plus prés les positions ennemies.
S’ils veulent attaquer, il leur faut savoir le nombre. Une attaque sur une armée avec un effectif important n’aurait que pour issue que de faire couler du sang Béarnais des deux camps.

Lorca a écrit:
[rp]Dans la forêt béarnaise, célèbre pour ses ours et ses montagnes, un tumulte extraordinaire attira l'attention des gardes placés à la frontière avec la Gascogne. Leur curiosité éveillée, ils prirent rapidement leurs armes et boucliers et vinrent s'enquérir de l'origine de ce vacarme. Ils furent stupéfaits par l'incroyable équipage qui s'offrait à leurs yeux et , saisis par l'effroi, ne purent que le laisser passer sans esquisser le moindre geste d'interdiction, ayant trop bien compris le danger qu'il y avait à s'opposer à un tel groupe.

Une barque géante - d'au moins 50 pieds de long sur 20 de large, pour une hauteur d'environ 15 pieds , faite de bois de suède avec des poutres à peines retouchées, ce qui assurait une épaisseur d'au moins 1 pied, le tout assembler selon des techniques novatrices que ne connaissaient que les meilleurs ingénieurs nautiques, consistant à entre croiser les planches selon un certain intervalle pour assurer meilleur équilibre et plus grande solidité à ce fier navire - s'avançait à travers la forêt. Non pas qu'elle flottât sur la terre meuble du Béarn, mais de petites roues avaient été astucieusement placées sous sa coque, de sorte qu'elle puisse rouler comme le ferait un char, même si sa masse considérable et le relief accidenté de la région ne lui facilitait guère les choses. Outre sa constructionsingulière, la barque était en partie recouverte de coquillages aux couleurs étincelantes, une voile tissée à partir d'un assemblage de peaux de poissons - vraisemblablement des raies - qui ne battait pas, faute de vent, des cordages constituées de dizaines de boyaux de requin finement enroulées les uns autour des autres, une gaffe ornementale, qui aurait du servir à déterminer l'orientation du navire dans l'eau si tant est qu'il puisse flotter, en corne de narval, et ainsi de suite, mille et un détails ornementaux qui attestaient de la nature maritime de l'objet. Certains pourraient même penser que le bois est tiré des épaves échouées, mais le propriétaire du navire n'est pas dément à ce point - bien qu'il le soit déjà fort - pour affaiblir ainsi la structure de son vaisseau.

Car le voila le propriétaire, le maître des lieux, juché sur un énorme trône fait de crânes de dauphins, portant un regard conquérant et mégalomaniaque sur la forêt, sur la pauvre escouade de gardes qui a su éviter de lui opposer une résistance aussi futile qu'inutile : Lorca. Oui Lorca, fils de Neptune, prince de l'Océan, empereur des fleuves de france, conquérant de l'Atlantide et d'Ys, seigneur de l'écume. Lorca, prêtre guerrier, avocat du dragon rugissant, ennemi du mal, des brigands, des lâches, des faibles et des veuls. Lorca, la légende de Bordeaux, repoussant de sa seule croix de prêtre un régiment entier de Béarnais lors du siège de Bordeaux. Lorca, car c'est plus fort que toi.

Et dans sa main, il tient sa célèbre croix de guerre, une croix aristotélicienne en argent - forgée à partir d'une épée légendaire dont il tait le nom - enchâssée sur un simple bâton. Mais ce n'est pas que cela, car caché dans les plis de sa robe, à l'autre extrémité du bâton, se tient la véritable arme, son harpon aux cent barbelures en dents de requin, une arme terrifiante qui sème la mort parmi les hérétiques et les ennemis de la Guyenne. Un harpon d'au moins 10 livres, au fer large d'un pied, long de 18 pouces, et qui peut - dit on en chuchotant - trancher l'air lui même. D'un côté il tue, de l'autre il bénit. Ainsi est Lorca, l'être difforme et double qui provoque l'effroi de villages entiers sur son passage. Bossu, boiteux, gouailleur, bagarreur, à la peau bicolore - noir sur le dos, blanche sur le visage et le ventre- avec un nez en forme de museau, un front bombé, de petits yeux enfoncés dans leurs orbites, des mains en forme de nageoire, une haleine fortement iodée, et sur son dos, une armure tirée d'une cage thoracique d'orque - l'animal qui lui a donné son nom et sa force - sur laquelle ont été fixées des écailles de tortue, formant ainsi une cuirasse d'une solidité extraordinaire, meilleure que les broignes ou les armures de plates. Voici Lorca, le messie de Guyenne...

Et en regardant sa barque, on se rend compte en outre qu'elle se meut seule, avançant de sa propre volonté, comme dirigée par une volonté démoniaque qui n'est peut être que le reflet de la fureur de Lorca, à moins que de manière plus prosaïque, il n'est mis au point un système de propulsion, ce que semble confirmer l'odeur méphitique s'échappant de la poupe, mélange de naphte et d'huile de foie de morue, associée à une fumée aussi noire que la nuit qui fait tousser les malheureux placés derrière. Et ils sont derrière à trébucher derrière, tentant de se couvrir le nez de leur mouchoir. Ce sont tous les pêcheurs, tous les matelots, les forçats, les galériens, les moussaillons qui, sur la foi de la seule parole de Lorca, celui qui ose désormais se faire appeler "Le Messie de Guyenne", se sont joints à lui pour porter le fer et le feu en Béarn. Et tous, du plus frêle au plus costaud, sont de redoutables combattants, équipés de harpons du maître, avec des armures calqués sur celle du maître. Ils sont ses servants, et en tant que tels, le défendront jusqu'à la mort.

Et le vaisseau passa, dans un silence funèbre, seulement entrecoupée par les toussotements de la machine qui, vraisemblablement, donne vie au vaisseau de Lorca, par les pas des soldats marins, par le grincement des roues des multiples chariots suivant la procession et par les hoquets de stupéfaction des béarnais. Ils se rendent compte avec horreur que cette armée de bric et de broc sera sous les murs de pau d'ici quelques heures. Et déjà, ils savent les desseins du monstre qui commande cette étrange légion, Lorca, le futur tyran de Pau...[/rp]

Eriadan a écrit:
[Campement de Vae Victis, dans la nuit de samedi à dimanche ]

Eriadan regarda la toilure de tente rouge se courber sous le vent. A ses côtés sur deux autres sommiers, Madg et Alleaume ne dormaient pas plus que lui. Il repensait aux pourparlers qui avaient été un échec, et tous trois craignaient réellement de les voir marcher sur leur campement...

[Quelques heures plus tôt...]

Quelques heures après les pourparlers, un messager arriva de la part de Feignant, juste après qu'Eriadan ait envoyé la Déclaration du Peuple du Béarn jugeant la Comtesse inapte à défendre ses intérêts. Cette lettre les ordonnait de détruire leur armée, au nom de cette même Comtesse qu'ils avaient déclaré félonne.
Eriadan réfléchit alors, jetant un oeil à une lampe à huile et et soudainement une brillante idée.


Alleaume! Nous devons aller en ville faire quelques courses. Suis-moi avec une dizaine de citoyens!

Si Faster allait rompre la trêve dominicale, il fallait bien se défendre... Alleaume le suivit alors accompagné d'une petite dizaine de citoyens. Dégainant Allwings qu'il dirigea vers le sol pour ne menacer personne mais seulement dissuader, Eriadan s'adressa aux gardiens de la porte de Lourdes.

"Nous sommes les Co-Généraux de l'Armée Vae Victis du Peuple du Béarn. Lourdes est une ville Béarnaise. Laissez nous passer ou vous répondrez du courroux Béarnais."

Hésitant, les gardes les laissèrent finalement passer. Arrivant près d'un cabanon près des murailles, Eriadan constata qu'il était scellé. C'était l'armurerie de défense de la ville de Lourdes, il était naturel qu'elle soit verrouillée. Toutefois, les chaînes ne résisteraient pas à une lame angevine. Il demanda aux hommes de reculer et d'un grand coup,... en fait en deux grands coups, il brisa les chaines permettant aux hommes d'y entrer et commençaient à se servir.
Eriadan les arrêta immédiatement leur disant que Vae Victis ne pillait pas les villes Béarnaises...


Vae Victis a simplement besoin d'un peu d'huile pour nos lampes. La nuit sera longue. Prenez tous un tonneau à deux!



De retour au campement, Eriadan posa une carte de Lourdes et ses environs sur un tonneau et réfléchit.

Pau est par là. Si Faster vient, il n'a que cette route. Vu qu'il sera pressé, il tentera une offensive par ce chemin. Toutefois il pourrait tenté d'encercler le camp...

Eriadan dégaina son poignard et traça un arc de cercle autour de l'emplacement du campement. S'adressant à ses hommes, il leur montra la carte et leur dit:

Nous devons appliquer de l'huile sur tout cet arc de cercle! Il nous faut faire un arc de cercle en fétus de paille autour du camp et y appliquer l'huile! Allons-y!

Eriadan se mit à la tâche autant que son frère et tous les citoyens présents. L'arc de cercle se plaça rapidement et l'huile appliqué également. Trois fanions installés. Nord, Sud, Est.
Lorsque tout fut terminé, il restait encore de l'huile... Un sourire se dessina alors au coin de ses lèvres...


[Quelques heures plus tard...]

Eriadan n'en pouvait plus d'attendre dans la tente, il se redressa lorsqu'un son parvint à ses oreilles.
L'armée de Faster était proche.


Alleaume, Madg! Debouts!

Eriadan se leva rapidement et sortit suivi de ses confrères. Aucun d'eux n'avaient pris le temps de revêtir une armure. Toutefois, chacun avait leur épée à la ceinture. D'autres citoyens étaient sortis de leur tente excités. Madg leur dit alors de se calmer et de prendre des boucliers si jamais ils tiraient des flèches.
Les yeux sur l'armée approchant, Eriadan se tourna vers eux et ordonna:


"Eteignez les lampes. Et ne faites aucun bruit. Ils n'attaqueront peut être pas. Mais restez sur vos gardes..."


Eriadan prit alors son arbalète que Nayria Grimwald lui avait offert pour ses 19ans et s'installa au sol les yeux rivés sur l'armée de Faster prêt à toute éventualité.
Chacun portait un bouclier, s'attendant à ce que l'armée attaque comme la missive de Feignant l'avait ordonné, comme Faster l'avait probablement ordonné...

C'est alors qu'ils attendirent...




[hrp][ HRP: RP modifié. Je laisse le soin à LJD Faster d'expliquer de manière RP sa manipulation délibérée de vouloir attaquer Vae Victis et rompre ainsi la Trêve dominicale, et la façon dont son ordre d'attaque IG, chose qu'il a dit lui-même dans JNCP, a échoué.
Bon jeu.][/hrp]

--Cuicui_le_noiso a écrit:
* Il n'arrêtait pas d'aller et venir en ce jour, beaucoup de missives à porter ici et la, notamment dans chaque ville du Comté, c'est ce que lui avait demandé les trois chefs de la Vae Victis, une de ses fameuses missives étaient aussi accrochés sur un écriteau devant le campement de l'armée, on en trouvait dans la cité Paloise, dans chaque ville, que tous et toutes sachent ENFIN ! *


[rp]A l'attention d'Eugénie de Varenne,
Comtesse Usurpatrice du trone du Béarn,
Qu'il soit sue de tous les Béarnais et Béarnaises libres,


Eugénie,
Puisque c'est comme cela que l'on vous nomme, vous n'êtes pas sans savoir que nous avons de notre propre initiative envoyé missive à la Grand Maistre de France, ainsi qu'à la Pairie de France, les informant que la Comtesse du Béarn n'avait pas déposé ses allégeances à la Couronne de France dans le délais imparti. Vous n'êtes pas sans savoir que vous avez quatre jours après votre élection pour faire vos allégeances en salle du trône Parisien, sans quoi la loy, qui est une loy Royal, que je joins à cette lettre vous déclare de facto usurpatrice et traitresse à la Couronne de France, de surcroit, traitresse à la Couronne Béarnaise. Voici le texte de loy en référence dont vous Comtesse du Béarn garantes de l'ordre et du respect des loys :

" Des hommages et allégeance des Duchés et Comtés

La reconnaissance des membres d'un Conseil Ducal ou Comtal ne suffit pas à légitimer dans leurs fonctions les Ducs, Comtes, Gouverneurs ou Régents.
Cette reconnaissance n'est que le reflet de la proposition des Conseils à Sa Majesté le Roy de France, quant à la personne qui dirigera leur Duché ou Comté.

Pour estre reconnu par Nostre Très Aristotélicien Souverain et pouvoir agir en tant que tels, les Ducs, Comtes, Gouverneurs ou Régents, doivent au préalable l'hommage au Roy (pour le Domaine Royal) ou l'allégeance à la Couronne de France (pour les Provinces).
Libre à Sa Majesté le Roy de France de les reconnaistre ou pas dans ces fonctions Ducales ou Comtales.

Toute personne ne remplissant pas ses devoirs d'hommage et d'allégeance dnas les quatre jours suivant sa reconnaissance par son Conseil Ducal ou Comtal, et prétendant néanmoins aux titres de Duc, Comte, Gouverneur ou Régent, se rendra coupable des délis d'Usurpation de Titre et de Haulte Trahison, et verra invalidées toutes les décisions qu'elle aurait pu prendre durant cette période d'usurpation.

Ce devoir d'hommage ou d'allégeance, d'ores et déjà appliqué, est rappelée par la présente,
Qu'on se le dise !

Le Roy d'Armes, « Montjoye », a escrit,
La Pairie a ratifé.

Faict le douzième de Juin de l'an de Pasques Quatorze Cent Cinquante cinq. "


Passé le délais des quatre jours, vous êtes déclaré de facto traitresse, or il vous a fallu 2 jours après votre nomination pour faire vos allégeances, hors ce que vous n'avez pas comprit, c'est qu'il y a des loys à respecter, des loys qui ont été faites pour être respecté, des loys Royales de surcroit, qui sont largement au dessus de votre pouvoir, largement au dessus de sur quoi vous avez le droit de vous asseoir.

La Pairie vous a fait une largesse, mais la Pairie n'est pas la pour cela, elle est la pour appliquer le droit Royal et local, vous ne méritez plus votre couronne.

Sans parler de la couverture que la Comtesse a donné à Dishajo, Orthézien qui accusait mon frère de traitrise durant les élections Comtales, ce même homme qui il y a une semaine à quitter le Béarn avec 3000 écus de la Mairie d'Orthez, Eugénie de Varenne était au courant de ce manège, Dishajo est un proche conseiller à elle, elle voulait même le faire intégrer Be Bearn, je joins ici un courrier reçu de ce traitre me narguant de ce qu'il avait fait. Notre Comtesse n'a rien fait pour le poursuivre alors qu'il lui avait explicitement dit qu'il avait piqué 3000 écus dans notre Comté, rien pas un petit doigt levé pour faire quoi que se soit !

Et voici de quoi prouver mes dires, de quoi être en colère.... :


MP sabrés.
Sans autorisation divulgués.

{Yoda}


Pour finir, parlons de notre beau Comté, depuis que vous êtes arrivé au pouvoir vous avez détruit l'économie Béarnaise, vous êtes arrivé le 15 mai 1457, les caisses comptait alors un solde de plus de 8000 écus, à ce jour de votre mandat nous en sommes à moins 5000 écus, sans compter les 5000 écus qui appartiennent à Paddy_Versifiet qu'il a prêtait pour que se ne soit pas la faillite total, comment l'économie a t-elle pu se dégrader autant depuis que vous avez prit le pouvoir ? Nous vous accusons de mauvaise gestion.
Sans parler de la fois où nous sommes arrivé à une étoile de prestige, tout simplement pourquoi ? Parce que Dame Eugénie de Varenne dans son extrême laxisme avait oublié le prestige !!


Et pour finir dernière en date, l'armée Béarnaise a attaqué lors de la trêve dominicale, quel honte sur le Béarn, non respect du dogme Aristotélicien, non seulement le concordat et votre baptême ne sont toujours d'actualité, mais en plus de cela vous avez permis un tel acte ? Une telle chose sur notre terre ? Honte à vous !

Comment peut on être aussi négligeant en étant une Comtesse ? Et encore nous vous passons le reste de vos bourdes au conseil....

C'est pourquoi au nom de l'armée Vae Victis et des intérêts du peuple Béarnais, nous vous déclarons, Eugénie de Varenne, usurpatrice et traitresse à la Couronne Béarnaise.

C'est pourquoi en ce jour nous marchons sur vous Eugénie avec l'armée Vae Victis et vous demandons de faire reddition sans brandir les armes dans l'intérêt du peuple que vous avez trompé, nous ne vous suggérons pas d'envoyer au front vos hommes, nous sommes assez fort pour en découdre avec votre armée, et il n'est pas dans l'intérêt de chacun dans arrivé la, la simple chose que nous demandons est votre démission du trône du Béarn à compter de ce jour, sans délais.

Sans quoi, si nous n'avons pas eu de réponse à partir de ce soir, nous marcherons sur la cité Paloise pour vous sortir nous même du château et vous trainer en procès pour Haute Trahison comme la Loy le prévoit. Nous ne vous laisserons pas insulter le peuple Béarnais une nouvelle fois.

Il est demandé aux soldats de l'Ost Béarnais de déposer les armes immédiatement, sans prendre part au combat, nous vous demandons de ne pas suivre la Comtesse Eugénie dans la folie meurtrière dans laquelle elle vous mènera.

A savoir que toutes les personnes osant prendre les armes pour aider et combattre au côté de la félonne Eugénie seront considéré comme traitre au peuple, au Comté du Béarn et à notre Roy et seront donc pourchassé.

Ceux ayant prit les armes pour aider la félonne mais qui feront reddition avant que la tête blonde couronnée ne tombe auront grâce et ne seront pas tué.


Per lo Béarn !!!!

Alleaume de Niraco
Co-Général de l'Armée Vae Victis

Eriadan Wolback
Co-Général de l'Armée Vae Victis

Madg
Co-Général de l'Armée Vae Victis



[/rp]

Faster83 a écrit:
[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Dimanche 2 aout de l'année 1457, une ou deux heure plus tard. ]

De longues minutes se passent. Attente interminable et insupportable.
Anxieux, Faster s’isole dans la tente qui vient d’être montée, espérant un retour rapide des éclaireurs. Attablé aux bords d’une planche qui lui sert de bureau, il sort son nécessaire à correspondance. Deux parchemins vierges posé devant lui, il attrape la première feuille, et écrit une lettre destinée à son épouse. Quand celle-ci fut terminée, il commence à écrire une seconde missive.
La lettre n’est pas encore terminée qu’un soldat fait irruption dans la tente.


Sir d’Abidos, les éclaireurs sont de retours.

Faster cesse alors d’écrire, puis il se lève pour emboiter le pas du soldat.
Il rejoint rapidement le groupe qu’il a envoyé pour surveiller l’armée. Feignant est déjà auprés d’eux.
L’expression sur leurs visages révèlent la gravitée de la situation. Le seigneur d’Abidos craint le pire.


Alors…qu’avez-vous vu?


Sire d’Abidos, mon sénéchal, je crains que la situation ne soit alarmante.
Nous n’avons pas put comptabiliser exactement leur nombre de soldats, mais ils sont nombreux. Beaucoup plus nombreux que nous.
Nous avons aperçu une dizaine de personnes sortirent du campement pour se diriger vers la ville. Et il y en avait encore au moins le double à l’intérieur du campement, si ce n’est plus.


Le visage déjà bien marqué de l’ancien commandant se creuse encore plus. Il regarde son supérieur de toujours. Lui aussi à l’expression des mauvais jours. Les voilà revenu quelques années en arrière, à Vendôme.

Acar a écrit:
Après ne point avoir dormi, Acar arrisva prestement, hissant haut un long drapeau blanc...
Il ne pouvaict accepter en tant que premier défenseur de la ville cet estat de faict .

Tout comme il ne pouvait point laisser entériner cette situation, Lourdes importait bien trop à ses yeux pour laisser en faire un insoutenable terrain de guerre, ou le sang remplacerait la verdure.

Victorieux ou pas, moult trépasseraient et autant de familles en pleureraient. Oui Acar avaict grande peine, il devait les trouver pour essayer de négocier une trêve, tout au moins la garantie que les Lourdais ne tomberaient point sous les armes de leurs frères car ceci estait bien une guerre de frères, et en cela l'horrible de la continuité se dessinait, changeant le vert en pourpre.

Orsan sentit les premiers feux alentour, il se mict donc à hennir à l'approche du campement, sortant son porteur de ses pensées...

D'un bond, il sentict le contact de la terre, ou le vert n'était point encore changé.

A l'approche de certains des hommes d'armes du campement, il parla tout en agitant son lourd étendard blanc :


La paix sur vous... Je viens en tant que maire de cette cité et je vous manderai de chercher un de vos dirigeants !

Il me faut parlementer avec lui, prestement, ainsi allez quérir celui qui ordonne, en ce lieu :


Son sang bouillonnait, son cerveau fumait, tels les cratères de l'Italie car Lourdes pouvait estre en danger plus avant et il ne laisserait point faire, foy de chevalier.

Alleaume a écrit:
[ Campement Vae Victis, toujours au porte de Lourdes. ]

* Ce dimanche avait été long, un jour qui se devait normalement d'être jour de trêve, avait faillit ce révéler être un bain de sang pour le Béarn, si Faster n'avait pas fait machine arrière ils seraient tous déjà certainement mort, le destin avait été bon avec eux cette fois ci encore, cela faisait déjà trois fois qu'ils s'en sortaient depuis la création de cette armée, ils collectionnaient les bonnes augures, il n'allait pas s'en plaindre, oh que non...

Il passait ses journées dans la tente entouré de Madg et d'Eriadan a élaboré stratégie et plan en tout genre, pour le moment ils s'en étaient pas trop mal sorti, il avait aujourd'hui rédigé plusieurs missives qui retracés les erreurs, les corruptions, les manquements de la Comtesse envers le Béarn.. Missive qu'il avait fait diffusé un peu partout en Béarn, de Orthez à Lourdes en passant par la Capitale Paloise, tout le monde devait savoir ce qu'elle avait fait.

Un soldats arriva dans la tente du Triumvirat et se mit au garde à vous et annonça alors la venue de messire Acar avec un drapeau blanc à la main, il ne connaissait que trop peu Acar, mais c'était quelqu'un qu'il estimait, et il lui avait déjà dit que Lourdes ne serait pas la cible de l'armée Franche tant qu'ils ne feraient rien contre eux, car s'il ne portait pas le premier coup, il détestait en rrecevoir sans rien dire, ce n'était pas dans sa nature...
Quelques minutes plus tard il vit enfin le Maire arriver dans la tente où se trouvait les trois personnes, Alleaume se leva pour le saluer, et l'invita d'un geste chaleureux à prendre place sur un des sièges qui se trouvait devant le grand bureau. *


Messire Acar, adishatz.. Que me vaut le plaisir de votre visite de paix ?
Nous sommes à votre écoute messire Maire et si nous pouvons satisfaire votre venue, cela ne sera qu'un plaisir.

Acar a écrit:
Messire Acar, adishatz.. Que me vaut le plaisir de votre visite de paix ?
Nous sommes à votre écoute messire Maire et si nous pouvons satisfaire votre venue, cela ne sera qu'un plaisir.


Il salua et suivit l'homme, dedans la haute tente...

Paix à vous, dame Magd et messire Eriadan, rajouta t'il, je viens en paix, merci de me recevoir !

Ainsi, je me fais voix de nostre ville, mais aussi vous rappeler que celle-ci est dirigé vers la paix, malgré les différents, icelieu.

Vous dire que les armes ne sont pas nécessaires, je ne sais si vous m'entendrez, mais ainsi sera mon langage, car Béarnais, nous le sommes tous et nostre sang ne doit point couler devers la praire environnante !

Mais en son entier, ce comté ne mériste point châtiment, verser nostre sang commun, ceci est juste et méristée ?

Nul ne peut respondre, certes oui, mais compter nos morts, par la suite, nous le pourrons... Pleurer ceux qui sont à terre, moult le feront et cela, nul ne le désire en veristé, car le chaos en résultera et personne ne sortira indemne...

Voyez vous, j'ai lu la plaidoirie du Mal Sans Nom et je pense que vous agissez comme il le voudrait et en cela, je ne peux le croire... Vous des Béarnais, jouant pour le Mal Sans Nom, ceci serait impensable, nul doute !

Je viens à vous, car je sais que vous avez du cœur et que celui-ci ne peut envisager de tuer ses amis, ses frères, ses collègues...

Pour en finir je viens vous demander de baisser vos armes, de trouver compromis par vos esprits et non point vos armes, car si vous poursuivez vostre œuvre, elle restera en vous pour toujours et ceci est bien maigre butin, comparé à ce qu'il adviendrait de vous.

Il est encore temps, rien n'est fait, tout peu estre différent, pour l'amour de tous icelieu, pour ne point tomber dans la guerre civile, pour ne point aider le Mal Sans Nom, pour ne point pleurer ses défunts, pour ne point regretter....


Il se tuct...

Feignant a écrit:
[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Dimanche 2 aout de l'année 1457. ]



Ainsi donc, ils ont réussi à engager plus de mercenaires ou convaincre des Béarnais... Les deux Frères sont en train de créer une guerre civile. C'est peut être leur but depuis le départ..

On apporta au Sénéchal une missive.

J'ai une réponse de Madg.

Il prit le temps de la lire.

Apparemment, ils ne considèrent pas la Comtesse comme légitime ou un truc du genre.
L'objectif des Frères étaient pas d'aller piller une province Espagnole ?
Si leurs chefs n'ont pas les même objectifs, ça doit être un beau boxon tout ça.
Je me demande quels mots ils ont pu souffler aux Béarnais qui les accompagnent pour qu'ils les suivent dans leur folie.


Il posa le parchemin.

Je croyais que la politique se réglait par la politique.

Bon, en tout cas, il va falloir en apprendre plus sur leurs intentions, car c'est vraiment flou.


Il réfléchie un moment.

Bon... Il regarda Faster, il lu dans ses yeux sa détermination, la même qui brulait durant l'époque où ils étaient tout deux au service de l'armée de Champagne.

Il se tourna vers l'aide de camp.


Qu'on fortifie le camp, nous allons nous poser là en attendant d'en savoir plus.

Quand à moi, je vais recontacter Madg.


Il s'installa dans la tente de commandement et rédigea une lettre.

[rp]A Madg,

Ainsi donc vous ne reconnaissez pas Ingenue comme Comtesse légitime du Béarn, malgré l'avis de la Pairie.

Je n'ai rien contre ceux qui n'acceptent pas les gens qui sont au Pouvoir, c'est votre droit.

Par contre, mon devoir à moi, en tant que Sénéchal du Béarn, est de défendre ce Comté. Et votre regroupement militaire n'a rien d'une manifestation pacifiste de désaccord avec le Conseil.

Aussi, je vous demande quelles sont vos intentions.

Si je vous écris, c'est parce que malgré mon tempérament belliqueux, je n'aime pas me battre contre les miens.

J'ose espérer que vous reprendrez raison et que vous comprendrez que manifester votre mécontentement par les armes contre votre propre Comté n'est pas la bonne solution.


Feignant, Sénéchal du Béarn
[/rp]


Loulianne a écrit:
[ Dimanche 2 août , Campement de Vae Victis ]

Ne vous courroucez pas, Loulianne, on ne peut pas tout faire en une fois …

L’homme chargé de t’apporter l’armure avait dû craindre ta colère, pour chercher à prendre la parole avant que tu ne puisses manifester ton mécontentement. Il se doutait bien que cette nouvelle ne te ferait nullement plaisir, lorsqu’il t’annoncerait que le heaume commandé n’était point achevé.
Tu t’étais rendu à Lourdes il y a quelques jours, chez un maître armurier, afin de passer commande d’une armure ; tu la choisis simple et noire : une cuirasse en quatre pièces avec épaulettes, bras, coudières, avant-bras, gantelets, cuissots, genouillères, grèves et solerets, le tout complété par un heaume. Une armure extrêmement coûteuse en somme, faite d’acier au clair, peinte à base d’huile de lin, protégeant ainsi de la rouille, et qui se revêtait sur un pourpoint matelassé afin de ne point blesser le corps. A passer par-dessus la cuirasse, un drapier te confectionna une huque de drap de soie noire et sans oublier ta jument, tu ordonnas qu’on l’équipe également.

La veille, l’armée de Faster s’était rapproché du campement dans la nuit. Tu t’étais réveillé en sursaut en entendant de l‘agitation de quelques personnes au dehors, empoignant tes armes pour seule défense avec précipitation, pour qu’une fois sortie de la tente, tu t’aperçoives qu’il n’en était rien.
Ils avaient tenté, ils avaient échoué cette nuit là.
Faster avait cependant rompu la Trêve dominicale.

Après avoir entendu la messe en ce dimanche matin, tu prias ton écuyer de te trouver un heaume au campement, et ce n’est qu’en fin de journée qu’il était revenu les mains vides, s’excusant de ne pas avoir pu remplir avec succès la tâche que tu lui avais demandé. Refusant de t’emporter âprement contre le gamin d’une douzaine d’années, celui-ci compris immédiatement ta colère contenue au plus profond de toi contre cet armurier et t’avait proposé de repartir à la recherche d’un heaume, ce que tu n’as pas voulu.


J’irais sans. En attendant, arme-moi.

Le jeune garçon s’empressa à t’habiller en silence, lorsqu’il osa une question :


Est-ce mal de combattre le dimanche ?

Alors que ton regard était resté accroché sur ton épée, tu détournas les yeux vers l’écuyer pour lui répondre :

Il faut avoir d’abord entendu la messe au moins. Pour l’amour et l’honneur du saint dimanche, il ne faut point attaquer en ce jour. Demain, nous serons lundi, et la bataille aura lieu.


Tu te retournes vers le gamin qui grimaçait à l’idée de se retrouver au milieu de tout cela. D’un regard assuré, tu lui souris sereinement, alors qu’il commence à te passer les avant-bras de ton armure.


Nous nous défendrons fort et hardiment. N’ayons nulle peur : nous serons les maîtres.

Mais vous n’avez pas de heaume …


Cette remarque te fit serrer la mâchoire, sachant les risques de combattre sans heaume, mais tu dois bien te l’avouer : c’est tête nue et fort à l’aise en ton armure que tu iras te battre aux côtés de tes compagnons.
Qu‘il en soit ainsi.


Madg a écrit:
La nuit avait été courte, guère l'envie de dormir cela dit. Eriadan avait réveillé les co généraux et certains hommes, une nouvelle idée avait traversé son esprits. Il s'était absenté dans la ville de Lourdes afin de se fournir d'un peu de matériel pour la défense du campement.

Le bruit courait que quelques hommes de l'Ost béarnais s'étaient approchés du camp afin de se renseigner sur la force qui se présentait face à eux. Avec cela, il réfléchiront peut être par deux fois... Entre temps, de l'huile avait été placé en cercle autour du campement, afin de restreindre les zones d'approches de l'Ost, ce n'était pas l'envie de respecter la trève dominicale qui les tenait. S'ils avaient pu attaquer avant, le peu d'hommes présent au sein de Vae Victis, ils l'auraient fait volontier, lâche comme ils sont.

En cette journée, le temps était calme. Point de nuage sur le ciel béarnais, pas de vent pour rafraichir les idées. Acar, le maire de Lourdes se présentait dans le camp. Certainement l'envie de faire comprendre certaines choses à Vae Victis...mais il semblait se tromper de camp. Celle qui avait été élue par les béarnais et les conseillers comtaux, et qui se dit Comtesse de Béarn, qui brulait le Béarn à petit feu se trouvait dans l'autre camp.

De même qu'en ce jour, une annonce de l'Archevêque d'Auch avait été publié...normal qu'il se range derrière le pouvoir en place...pauvre de lui, les amitiés fermaient bien des yeux tout comme la Pairie avait préféré accepter les allégeances, malgré le non respects des lois royales..

Madg était porté dans sa réflexion, réfléchir aux meilleures actions à entreprendre pour en découdre avec le moins de mal possible pour les béarnais et les hommes de l'armée. L'Ost béarnais était certainement au courant qu'ils auraient peu de chance de sortir vivant d'ici si le combat aurait eu lieu. Le mieux pour eux était que la Comtesse démissionne et prenne raison qu'enne n'est pas Dame de la situation.

Acar entra dans la tente du chef de commandement pour porter parole, Madg l'écoutait, sans surprise...


Messire Acar, bonjour
Force est de constater que le fait d'avoir monter l'armée Vae victis se traduit par un inévitable conflit...
dont nous serions les méchants

Sachez néanmoins, que jusque là, cette armée de Vae Victis n'a pas encore levé l'épée
deux d'entres nous sont aller au campement de l'Ost Béarnais pour entamer discussion
en la présence d'Eugénie, qui cette dernière était rester muette.
Nous avons informer de nos intentions, nulle réponse nous avait été parvenu
Ces pourparlers étaient voué à l'échec avant m^me qu'elle n'eut commencé,
et ce n'est point de notre faute.

L'ost béarnais s'est empressé de venir jusqu'ici, avec la ferme intention de se battre contre nous
Fort heureusement, cela n'a pas eu lieu...

Tout ceci pour vous dire que notre armée, ne souhaite en rien se battre contre l'Ost
mais elle saura se battre quand le moment sera venu
et cela sera sur décision de vos dirigeants...
Satisfaire nos doléances que nous estimons juste pour le Béarn
Eugénie n'est pas femme à tenir le Béarn, et encore moins à le redresser


Une nouvelle missive de Feignant arrivait dans les mains de Madg

Orantes a écrit:
[ Le dimanche 2 août - Campement de Vae Victis ]

La nouvelle s’était répandue qu’enfin la Comtassa do Béarn avait daigné répondre aux doléances des chefs de Vae Victis. Bien entendu, la malcomtesse n’était sortie de son mutisme condescendant que pour faire entendre une fin de non recevoir. Pire, il semblait qu’elle avait insulté ces pauvres béarnais qui n’avaient eu que pour seul recours, face à son incompétence, la voie des armes. Selon la Dame du Castel de Pau, ils n’étaient donc tous que des mercenaires assoiffés de sang et d’écus dont l’unique plaisir consistait aux sacs et aux pillages. L’étroitesse d’esprit et le manichéisme dont elle faisait preuve écœura Orantes. Lui ne s’était pas enrôlé par plaisir dans les rangs de Vae Victis, encore moins par sadisme envers le bon peuple du comté. Seul l’acharnement de la Varenne a levé des impôts toujours plus élevé l’avait décidé. Lui aussi avait des idéaux et c’est certainement la justice qui lui tenait le plus à cœur : Pourquoi les paysans béarnais devaient-ils payer de plus en plus lourd le prix de l’inaptitude de la Comtesse ?
A mesure que la trêve aristotélicienne avançait vers sa fin, la détermination d’Orantes se faisait de plus en plus ferme.



Aimelin_ a écrit:
[Campement Vae Victis, dimanche matin.]

La boulangère a deux écus qui ne lui coutent guère.... ... chantonner pour oublier la nuit courte et tendue qui venait de passer, dans l'attente d'une éventuelle attaque que tous redoutaient. Une armée était aux portes de Lourdes, pensant surement que Vae Victis ferait une erreur en l'attaquant. Mais la nuit avait été calme et c'est avec un certain soulagement, qu'il voyait la petite armée arrivante, vaquer à ses éternelles habitudes de popote matinale.

Sa fidèle épée, témoin de bien des batailles, dans son fourreau dont le ceinturon était accroché à son épaule, une seule pensée obsédait pourtant le jeune homme. Il savait l'une de ses plus chères amies dans cette armée et même s'il était fier d'elle il ne pouvait s'empêchait de s'inquiéter. Allait il devoir croiser le fer avec elle ? Ils avaient l'intention de s'entrainer ensemble, mais jamais ils n'avaient imaginer se battre réellement l'un contre l'autre. La folie et la stupidité des hommes menaient parfois trop loin.
Il sortit de la petite poche de son ceinturon deux alliances et un petit parchemin plié soigneusement et sourit. Il l'aimait bien ce mouton, tout dodu et il faisait parti de ses trésors depuis plusieurs mois. Témoin silencieux de ce qu'il n'arrivait pas encore à dire. Il regarda les alliances qu'il fit rouler doucement entre ses doigts et laissa son regard partir ailleurs, là où elle le surveillait et veillait sur lui depuis tant de mois, peut être à côté de sa petite Lily...
protègez moi murmura t il en remettant ses trésors à leur place. Il jeta un regard vers Altair attaché à l'ombre à côté de la tente et repensa à cette missive. Il serait bien avec elle s'il lui arrivait malheur. Aime savait les liens d'affection qui liaient la jeune femme à l'étalon et il se sentait rassuré de cette décision.

Il jeta un regard circulaire sur le camp qui s'animait. Il fallait se préparer à combattre et chacun s'affairait préparant ses armes. Des hommes et des femmes qui n'étaient pour la plupart, pas des soldats mais dont le courage méritait honneur et respect. Pouvait on traiter ces gens là de félons quand ils étaient prêt à risquer leur vie pour le Béarn ? Le jeune lieutenant veillait sur les membres de sa lance, surveillait leur équipement. Il en était responsable et il comptait bien les ramener sains et saufs chaque soir.

Il soupira en passant sa main sur sa joue, où sa barbe de trois jours accentuait les traits de son visage légèrement marqué par la fatigue, mais il était prêt.
La Varenne n'avait pas pris la peine de répondre au peuple et à ses attentes, ce qui n'était pas étonnant lorsqu'on la connaissait un tant soit peu, et pour avoir discuté quelques fois avec elle lorsqu'elle venait le voir, enfin plutôt l'engueuler pour lui demander d'être poli, il avait appris à la juger. S'il la respectait et lui faisait confiance avant cette pénible histoire de politesse et de Lames, maintenant il ne lui faisait plus confiance. Elle l'avait pris pour un imbécile. Comment servir quelqu'un qui a perdu notre confiance et vous méprise comme elle méprise grand nombre ? . C'est donc sans hésitation qu'il avait rejoint ces hommes et ces femmes prêt à combattre pour une cause qu'il estimait juste, et qui ne suivaient pas comme des moutons le pouvoir en place.

Lui, du haut de ses cinq pieds cinquante et quelques poussières qu'il se plaisait à laisser trainer derriere lui en fin nuage, histoire d'agacer au plus haut point ses ennemis, avait toujours été libre et n'avait jamais eu besoin de personne pour suivre ses idéaux. Quand Eriadan lui avait apporté le parchemin demandant la destitution de l'usurpatrice, il n'avait pas hésité une seconde pour y apposer sa signature, assumant devant le peuple, avec honneur et fidélité ses rêves et désirs de justice et de liberté. Le Béarn méritait à sa tête quelqu'un qui ne mépriserait pas le peuple.

L'attente serait longue encore cette nuit. Il lui semblait être revenu en Champagne, pendant cette maudite guerre contre l'Artois, où chaque nuit revêtissait son lot d'angoisses à attendre les cris qui les sortaient de sous leurs tentes pour courir se regrouper derrière leurs chefs de lance. Il ne put s'empêcher de penser à Mel et à leur nuit précédent la dernière bataille en ce jour d'avril 1456. La peur de perdre l'autre, le soulagement de le savoir sain et sauf, les étreintes tendres et passionnées des deux amants pour se promettre de faire attention le lendemain... et ces cris en pleine nuit qui annonçaient un autre combat. Il pensait avoir laissé tout ça derrière lui...



[Campement Vae Victis, dimanche soir.]

Assis sous les étoiles devant sa tente, le jeune Aime lisait la missive venant de la comtesse. Le miracle avait eu lieu et elle avait pondu une oeuvre égale à elle même et ceux qui la lui avaient dicté, remplis de mensonges, et faux sentiments pour les Béarnais. Pourquoi avait elle attendu le dernier moment pour écrire ? Elle se défendait et pour cela n'hésitait pas à piétiner des hommes et des femmes qui ne voulaient que vivre dignement, comme beaucoup de béarnais que la peur de la repression retenait.

Il savait trop le mépris de cette femme pour sa personne, mépris réciproque, car il ne s'embarrassait pas de pommade, comme certains pour obtenir quelques faveurs. Lire qu'elle pardonnerait, qu'elle ouvrait ses bras et offrait son pardon le fit sourire. Et puis il s'était juré que plus jamais elle n'aurait l'occasion de le rabaisser, ni elle ni personne. Il roula le parchemin en boule et le jeta dans le feu devant lui.

La nuit allait être longue une nouvelle fois.


Madg a écrit:
Nuit longue pour certains, très courte pour d'autres. les hommes de Vae Victis étaient resté éveiller pour surveiller les alentours et le camp, les vivres et armements, et d'autres dans leur stratégie et à la sécurité de ceux qui acceptaient leur point de vue.
Le camp accueillait encore chaque jours des hommes qui voulaient se battre aux cotés de Vae victis, de ce ras le bol de cette politique désastreuse, et d'une Comtesse qui se laisse facilement dépasser par les évèvenements sauf quand sa personne en est menacé

La communication s'accentuait sur Pau et certaines autres villes, la défense se préparait, la défense de quoi? Vae Victis voulait se faire entendre, et y réussissait très bien, et si c'est la démission de la comtesse qu'il voulait, ils mettrons tout en oeuvre pour y arriver.

La trève dominicale venait de se terminer. aucune des deux armées n'avaient lancer d'action belliqueuse. Mais l'avantage semblait certainement de Vae Victis, le temps était de leur coté, la mobilisation coutera cher au comté qui n'en a deja presque que peu de moyen. Lever d'oriflamme tard un samedi soir, veille d'un versement de salaire minier.

Le temps était avec Vae Victis...que la Comtesse prenne raison le plus rapidement possible, plus rapidement que de répondre à des courriers... pour le bien du Béarn, si c'est ce qu'elle aimerait rééllement... Car d'autres projets étaient rangé quelque part dans les têtes pour leur faire pied un peu plus chaque jour...



Dancetaria a écrit:
[Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Lundi 3 aout 1457. ]

Une tension. Plus que palpable. Un simple mot qui résumait bien la situation. La nuit avait été calme pour les armes, mais agitée dans les esprits. Les minutes qui semblent s'arrêter, des secondes qui n'en finissent pas, qui semblent même redoubler. Un sursaut, un bruit. Battement de cœur qui se renforce, puis plus rien, aucune alerte. Un bruit comme un autre. Ne pas s'en faire.

Elle pouvait bien faire la fière, il fallait dire les choses, la blonde avait la frousse. Non pas de se battre, elle aimait cela, le contact des lames, les choques, la stratégie, la douce crainte de sentir le fer se plonger un peu trop profondément dans sa chair, le frémissement de l'ennemi, quand il est là, juste à côté, les regards pleins de haine ... Oui, aussi étrange que cela pouvait être, elle aimait ça. Et puis, un plaisir de se trouver à côté de ses amis ... D'ailleurs, elle en réclamait souvent, des combats, trouvant l'Ost bien trop tranquille ... Beaucoup d'entre eux réclamaient un peu d'ambiance, ils seraient certainement servis.

Mais non, là, ce n'était pas ça. Un sentiment comme elle a encore peu connu, elle n'est pas sûre d'elle, comme à son habitude, elle n'est pas rassurée, elle n'y arrive pas, et sûrement qu'elle n'en sera pas capable. Des visages qui repassent devant elle, des paroles, des sourires partagés. C'était contre cela qu'elle allait peut être combattre ici, contre une partie d'elle-même.

Oh, elle ne flanchera pas, elle le sait, au moment où l'assaut sera donné, si assaut il y a, elle se défendra, et attaquera, comme il le faudra, surtout si ses amis sont en danger. Alleaume ... Elle le connaissait peu, mais elle l'appréciait, elle ne savait pas d'ailleurs si ce sentiment était réciproque, mais elle ne l'a jamais vu en ennemi. Eriadan non plus ... même si elle connaissait encore moins ce dernier.

Mais c'est surtout à un ami, auquel elle pensait ... Fini le temps de se dessiner des moutons, la plume laisse place à la lame. Mais il était toujours son ami, elle n'était pas capable de lui en vouloir. Qu'aurait elle fait à sa place, elle ne le savait pas. Ne pas juger si on n'a pas toutes les données entre les mains. Une chose est sûre, Dancetaria ne les avait pas toutes.

Tour à tour, ils prenaient un tour de garde. C'était le sien. Machinalement, elle jeta un coup d'oeil autour d'elle, cherchant ses amis du regard, comme une besoin de soutien, tout à coup. Avec l'obscurité, elle ne voyait pas grand chose, ils devaient dormir. Elle l'espérait, espérait que leurs pensées ne soient pas aussi hanté que les siennes, mais elle en doutait.

Une envie tout à coup, un espoir : que cette guerre n'ait pas lieu, que tout soit en rêve. Un cauchemar plutôt.



Holy* a écrit:
[Campement Vae Victis - dimanche 2 Aout.]

Une douce effervescence régnait sur le campement, qui aiguisait son arme, qui réparait son vieux bouclier dont la peau était quelque peu defraichie. Des femmes s’activaient autour de gros chaudrons placés au centre du campement, et s’affairaient à nourrir le gros des troupes avec ce qu’elles avaient sous la main. Elles avaient suivi leurs hommes par conviction pour la plupart. Certaines avaient amené leurs marmots qu’elles allaitaient encore. Si leurs hommes devaient y rester, elles ne seraient pas loin derrière...
Chacun s’activait à ce qui lui semblait le plus urgent. Un petit groupe s’était posté un peu à l’ecart. Ils étudiaient des plans, fronçaient les sourcils, les discussions semblaient houleuses et les éclats de voix parvenaient jusqu’à Holy, sans qu’elle puisse les comprendre. Des parchemins et velins gribouillés et remplis d’encre noire volaient dans tous les sens. Alleaume et Eriadan étaient revenus bredouilles de Pau, leur contact là-bas, porte-parole du Duché, ou autre fonction aussi pompeuse, était apparemment resté sourd à leur discours et à leurs requêtes. Ils avaient l’air tous deux soucieux de la tournure que prenaient les évènements, mais plus déterminés que jamais.

Holy était assise en tailleur, à même le sol, à l’extérieur de toute cette agitation qui la prenait un peu au coeur. Sa dague, habituellement placée dans son fourreau lacé à sa cuisse, lui enserrait mantenant la taille grâce à un lacet de cuir qui avait initialement décoré sa besace. La lame en était brillante d’avoir été polissée avec autant de minutie que lorsque la jeune femme brodait des bustiers de haute facture, du temps où elle était tisserande. Elle observait ce petit rassemblement de fourmis qui grouillait, comme pour faire ses réserves pour l’hiver. Des réserves d’armes, de nourriture que chacun pourrait em porter dans sa besace, sur les remparts, des réserves de peur et de courage. Elle souriait à la vue de deux gamins qui n’avaient pas plus de 14 ans, équipés d’une armure de fortune et qui s’entrainaient avec des épées longues, presque trop lourdes pour eux. Les plus expérimentés attendaient patiemment. Ils savaient qu’il ne servait point d’êre impatient pour partir au combat.
Quoiqu’il en soit, ils voulaient défendre le Bearn, leur Bearn, terre chérie par son peuple. La belle Maure n’était Béarnaise que depuis quelques jours à peine. Elle avait investit une paillotte abandonnée à la sortie de Lourdes au retour de leur court séjour en Espagne. Nomade par nature, elle élisait domicile où le vent a portait, parfois son coeur aussi.

Lorsque Eriadan l’avait recontactée et lui avait parlé de la situation en Béarn, la jeune femme n’avait pas hésité un instant. Ses amis avaient suivi, une telle situation se révélait être une aubaine pour eux. Ils pouvaient enfin faire entendre leur voix en toute légitimité. Leurs actions souvent décriées, allaient ici être suivies par le peuple. Cela signifiait-il que les choses changeaient finalement ? Les nobles n’avaient plus autant de libertés qu’à une époque, les peuples savaient se révolter, ils se rendaient enfin compte des incompétences et des abus de certains de leurs dirigeants. Les passe-droits n’étaient plus de mise, la légèreté avec laquelle certains prenaient leur devoir envers le peuple qui les avaient choisi, en partie, pourrait enfin s’effacer et laisser place à des personnes un peu plus à l’écoute de leurs concitoyens, ou du moins un chouia plus crédible.
L’atmosphère à son arrivée dans ce bled lui avait semblée lourde, et c’était le cas de le dire ... Les tavernes étaient vides ou inanimées, et tout cela lui semblait bien loin de ce qu’elle avait connu lors de "missions" précédentes. Les évènements de ces dernières heures avaient, sinon allégé l’ambiance, mais clarifié les choses. L’incertitude qui plombait les esprits avait fait place à la détermination du combat prochain.

Ce combat allait d’ailleurs bientôt commencer. L’Armée semblait prête à contrer ses adversaires qui se faisaient entendre, furtivement au loin. Certains étaient même venus les visiter, estimer leur ampleur. Cette visite avait été vite écourtée et les plus jeunes de l’Armée Vae Victis se voyaient déjà victorieux ... La maurette était heureuse que cet amuse-bouche les rendent aussi confiants. Ils n’avaient encore rien vu, dans peu de temps ces gamins seront devenus des hommes s’ils s’en sortaient.

Elle aperçut le sien, d’homme, et se leva alors de son sol d’asile pour aller le rejoindre. S’ils devaient partir ce soir, elle souhaitait au moins passer ensemble les quelques heures qui leur restaient.

Ingenue a écrit:
Messager aux couleurs du Béarn qui vient à la rencontre d'un homme qu'elle aime, d'un homme qu'elle estime, d'un homme qui...

Citation:
A vous,
Faster du Clos du Chesne, Seigneur d’Abidos, commandant de l’armée « Lous Aguiles de Abidos »
Feignant, Seigneur de Navarrenx, Sénéchal de l’OST Béarnais

Saludi e Patz !

Ce jour, j’ai accepté la proposition d’accord faite par la petite demoiselle Clémence Maledent de Feytiat.
Je vous intime donc de respecter la trêve proposée et à ne lever les armes qu’en cas d’attaque de l’armée franche « Vae Victis », ceci afin que les négociations de paix se déroulent dans les meilleures conditions possibles.

Eugénie de Varenne, Comtesse du Béarn,

Per lo nouste Béarn !



Puis un autre, qui file direction le Campement Vae Victis, affichée partout en de mutiples exemplaires dans tout l Béarn.

Citation:
A vous,
Dirigents de l'armée Vae Victis

Saludi e Patz !

Ce jour, j’ai accepté la proposition d’accord faite par la petite demoiselle Clémence Maledent de Feytiat.
Je vous demande donc de respecter la trêve proposée et à ne lever les armes contre l'armée "Lous Aguiles de Abidos", ceci afin que les négociations de paix se déroulent dans les meilleures conditions possibles si vous acceptez la dite trêve, en Béarnais de bonne volonté comme vous déclarez l'être.

Eugénie de Varenne, Comtesse du Béarn,

Per lo nouste Béarn !



Clemenceii a écrit:
[rp]Après avoir fait déposer courrier à un homme du camp "Vae Victis", celui ci fut lu, afin que tous sache de quoi il en retourne.
Pareil annonce fut affiché à travers le Béarn.

Citation:
A tout ceux qui liront ou entendrons,
Adishatz!

L'armée "Vae Victis" ayant été reconnue félonne par notre Comtessa et suite à sa demande, tout membre de la Prévôté et Maréchaussée connu ayant rejoins cette armée se voient dès à présent mise à pied.

Ainsi, le Lieutenant de Mauléon, Messir Aimelin et la Lieutenant Chef de Prévôté Ptitmec se voient interdire l'entrée à la Prévôté et Maréchaussée pour une période indéterminé et ne peuvent arborer leurs insignes pendant cette période.

Clémence Maledent de Feytiat,
Prévôt des Maréchaux,
Fait le 03 Augustus 1457,
A Pau.
[/rp]


Faster83 a écrit:
[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Lundi 3 aout de l'année 1457. ]

Faster continue à penser. Machinalement, il regarde les hommes qui se sont engagé dans cette mission avec lui.
Pas très loin, se trouve ce jeune soldat, rencontré quelques fois en taverne à Pau. Le seigneur d’Abidos l’observe. A son comportement, on à l’impression que c’est le première mission périlleuse auquel il a participe.
Le vieux militaire se replonge quelques années en arrière. Vue sur les remparts de Vendôme au loin, des centaines de bannières aux couleurs de lucioles, des sentinelles, des compagnies franches brandies fièrement par des gens venu de tous coins. Faster n’était qu’un jeune soldat, trépignant d’impatience de partir au combat. Malgré cela, c’étais avec la peur au ventre qu’il s’était élancé prés du gué du loir. Lui et ses frères d’arme s’était retrouvé à combattre à 1 contre 3. Tout autour de lui, ses compagnons de fortune tombaient un à un, avant qu’il ne subisse le même sort.
Faster se caresse la balafre, en se remémorant ce passage de sa vie. Si les officiers du Domaine Royal les avaient envoyés à une mort certaine, il est hors de question pour lui, d’envoyer ses hommes au suicide. Mais il est malgré tout hors de question d’abandonner le terrain.
Le Mauléonnais défouraille son épée. Il passe son doigt sur la lame, la caresse doucement.
Il est déranger dans sa communion avec son arme par un soldat qui lui annonce l’arrivée d’un messager du comté.
Faster récupère le pli et reconnait le scel de la comtesse. Il déroule le parchemin et le lit avec attention. En d’autre circonstances, et en d’autre lieux, le contenu de la missive de lui aurait déplut. Mais dans le cas présent, ces ordres sont plutôt les bienvenus.


Lieutenant Pyrrus, regroupez moi le maximum d’homme, je pense que le sénéchal va faire une déclaration.
Cela ne durera guère longtemps mais laissez tout de même quelques hommes pour faire le gué.

D’un pas décidé, voila le commandant des "Lous Aguiles de Abidos" qui se dirige vers la tente de Feignant. Discrètement, il porte la missive à son nez, et la renifle à plein nez.
Une voix se fait entendre. Faster tourne la tête et reconnaît le chevalier Acar de Ventoux.
Il s’arrete un instant pour l’acceuillir.


Chevalier, heureux de vous voir ici…Je vous demanderais de patienter, j’ai un plis urgent à remettre au sénéchal.

Une fois dans la tente, il s’avance vers le viking en tendant le bras.

Tiens, des consignes sont arrivées……
J’ai demandé à Pyrrus qu’il rassemble les hommes pour que tu puisses t’adresser à eux.

Feignant a écrit:
[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement retranché de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Lundi 3 aout de l'année 1457. ]

Merci Faster, le temps de lire cette missive et j'y vais.

Il lu donc la missive portant sceau Comtal.

[rp]A vous,
Faster du Clos du Chesne, Seigneur d’Abidos, commandant de l’armée « Lous Aguiles de Abidos »
Feignant, Seigneur de Navarrenx, Sénéchal de l’OST Béarnais

Saludi e Patz !

Ce jour, j’ai accepté la proposition d’accord faite par la petite demoiselle Clémence Maledent de Feytiat.
Je vous intime donc de respecter la trêve proposée et à ne lever les armes qu’en cas d’attaque de l’armée franche « Vae Victis », ceci afin que les négociations de paix se déroulent dans les meilleures conditions possibles.

Eugénie de Varenne, Comtesse du Béarn,

Per lo nouste Béarn !

[/rp]

Bien bien, on ne sera peut-être pas obligé de taper sur des Béarnais, voilà qui s'annonce bien.

Il se lève et sort de la tente pour se diriger vers le centre du campement où sont rassemblés la plupart des soldats.

Il salue d'un signe de la tête le chevalier Acar de Ventoux.


J'ai reçu des nouvelles de la Comtesse. De bonnes nouvelles.

Des négociations sont en court avec l'armée franche « Vae Victis », elle nous demande donc de ne pas attaquer, sauf pour se défendre bien sur.
Je vois cela comme une bonne nouvelle car ça ne me plait guère de combattre des Béarnais.
Il y a donc de l'espoir que ce conflit se règle pacifiquement et que les Béarnais trompés par les deux Frères reviennent à la raison.

Cependant, les tours de garde et les rondes d'éclaireurs sont maintenus, on ne sait pas si l'armée franche « Vae Victis » respectera la trêve.

Merci à tous.

Si vous avez des questions, je suis tout ouï, sinon vous pouvez reprendre vos activités.


Alleaume a écrit:
[ Vae Victis, aux portes de Lourdes, lundi 03 août. ]

* Les hommes de la Vae Victis était prêt a s'attendre au combat qui n'allait pas tarder à arriver d'un moment à l'autre, ils savaient tous que le fer allaient battre d'ici quelques temps, la nuit de dimanche à lundi avait été calme, la fin de la trêve avait été respecté au contentement d'Alleaume et de la troupe, eux n'avait pas eu l'intention d'attaquer, mais de se défendre simplement en cas d'agression de l'armée Comtale. Les nouvelles de la place de Pau se faisait arriver de plus en plus rapidement, ils avaient de nombreux informateurs qui leur en apprenaient sur ce qui se disaient, sur ce qui étaient en train de se faire, une pseudo résistance ce mettait en place pour défendre le trône de l'incapable, les Varden est compagnie se faisait les ténors du mouvement défensif, pourtant lui le premier ce faisait trouer par la Comtesse en privé, elle qui le clamait être le responsable de la chute économique du Béarn par son comportement passif et son manque de culot à prendre des décisions impopulaires selon elle. Mais tans pis qu'il fasse ce qu'il veut, cela n'empêcherait pas Alleaume d'en découdre avec lui sans aucun état d'âme.
La résistance Béarnaise serait ce qu'elle serait, il y avait surtout ceux qui ne s'exprimeraient pas, ceux qui n'en pensaient pas moins qu'eux et qu'il fallait dégager la Comtesse, mais qui n'oserait pourtant pas le dire devant tous, c'était peut être dure de le faire, mais il y avait des fois où il fallait enfin affirmer ses positions aux yeux de tous et enfin agir pour que les choses changent.

Notamment la petit Clémence qui avait eu le courage de proposer une alternative mais qui allait dans le même sens qu'eux, privé Ingénue du pouvoir de décision, y mettre un Régent à la place, c'était tout autant ce qu'ils prônaient mais d'une autre manière, il savait très bien que l'Ingénue n'accepterait jamais la proposition de la gamine, elle aimait trop son trône pour pouvoir le quitter, pourtant elle ne le garderait pas plus longtemps, il devait en être autrement pour le bien du Béarn. Même si elle nous faisait croire que le Béarn allait mieux il n'en été rien, les impôts été certes rentré, mais l'argent finirait pompé de la même manière que les précédentes, ce n'était qu'un pansement pour arrêter le problème, mais sa ne suffirait pas à faire retourner la situation du Comté. Il fallait reprendre le tout dans le fond, mais Ingénue mettait bien trop de temps à réagir, en trois mois de son mandant la situation devenait de pire en pire et n'irait pas en s'améliora.

Dans sa tente l'on vain lui amener une missive de sa cousine, elle n'avait toujours pas comprit qu'il s'en fichait d'elle, après lecture il froissa la lettre et la jeta illico.
Missive de la Blonde qui arriva, éclat de rire, jamais il n'avait accepté aucune médiation. Il prit alors sa plume afin de s'exprimer. *



[rp]A Ingénue
A la Prévôt des Maréchaux du Béarn,
A l'armée Comtal,

Nous n'avons jamais eu connaissance de la proposition de Clémence avant se soir même. Après avoir prit connaissance de votre réponse, je me permets de clamer haut et fort que la Comtesse se moque encore de nous ! Nommer Paddy Chambellan alors qu'il est en train d'armer des troupes à Lourdes est de la pire insulte, et surtout qu'il est le future chef de liste de notre Comtesse... Et on veut nous faire croire à une médiation ?

Nous faisons donc savoir qu'aucune médiation n'a été accepté par notre armée, qui ne servirait qu'à donner du temps à la Comtesse pour s'armer et mieux nous détruire une fois fait.
La proposition de médiation est intolérable puisqu'il est prévu que nous passions en justice et que la Comtesse garde le pouvoir.

Nous déclarons donc que des se soir nous ferons ce que nous aurons à faire pour le bien du Béarn !

Advienne que pourra.

Per lo Béarn !

Alleaume de Niraco
Co-Général de Vae Victis.
[/rp]


Orantes a écrit:
[ Dimanche 2 août 1457, au coucher du soleil – dans le campement de Vae Victis]

Ordre avait été donné à Orantes et à quelques hommes d’opérer un tour de garde sur une petite colline, surplombant la ville de Lourdes, à l’est du campement. Depuis des heures, les gaillards allaient et venaient dans ce petit voile de brume qui accompagnait le coucher du soleil en cette belle soirée du mois d’Auguste. A quelques lieues de là où se situaient les hommes d’armes, on apercevait la jolie petite cité lourdaise. Les fumerolles des foyers de la ville s’échappaient de derrière les remparts rongés par le temps qui s’écoulait inlassablement. Tout paraissait paisible d’où se tenait Orantes. Complies avait maintenant été sonnée depuis au moins une heure et aucun son perceptible ne venait du bourg qui s’endormait tranquillement.

Cette belle sérénité fut troublée soudainement par l’arrivée d’un cavalier qui s’approcha au grand galop du point de guet. On mandait prestement au sieur Orantes de se rendre dans la cité voisine pour quérir quelques denrées pour l’armée. A cette annonce, le jeune homme fut tout de joie de pouvoir un moment quitter l’atmosphère pesante d’un campement obsédé par les préparatifs d’un affrontement imminent et de plus en plus certain.


[ Dimanche 2 août 1457, au coucher du soleil – Lourdes]


Lorsqu’Orantes pénétra dans les murs de Lourdes, il fut surpris par l’agitation qui y régnait. Quel contraste avec la vue paisible qu’il avait eu de la petite bourgade depuis le haut du tertre quelques instants auparavant ! Malgré l’heure tardive, les villageois semblaient en pleine ébullition. Orantes ne tarda pas à trouver les marchandises qu’on l’avait envoyé quérir, il semblait bien que les paysans et artisans lourdais étaient disposés à fournir les deux armées qui campaient devant les murs de leur cité. Malgré les appels de leur maire Icar, la population vendait à qui voulait denrées périssables et équipements, du moment que celui-ci disposât d’une bourse remplie d’écus.
Aussi, Orantes n’hésita pas à fréquenter les tavernes du bourg et à sa grande surprise y trouva lourdais, lourdaises et partisans de Vae Victis accoudés à la même tablée, buvant le même hypocras. Là, il fit la connaissance de Louliane et de son amie, deux charmantes recrues de l’armée du sieur Alleaume. C’est à la nuit noire que les trois se décidèrent à rentrer au camp afin de prolonger leur délicieuse soirée dans la tente du jeune homme. On y joua aux dés et y but de la tisane, toujours à proximité des épées fourbies.


[Lundi 3 août au matin – Campement de l’armée Vae Victis]

Orantes ouvrit difficilement les paupières au petit matin. La brise fraîche des petits matins béarnais le revigora rapidement. Quand il poussa la toile de sa tente pour sortir, les rayons du soleil l’aveuglèrent. Au dehors, tout était calme, trop calme…



Dernière édition par Archiviste le Lun 11 Juil - 17:12 (2011); édité 2 fois
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MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 15:37 (2009)    Sujet du message: 1457-07-31 ~ Vae Victis, entre deux voies Répondre en citant

Madg a écrit:
[Campement Vae Victis]

L'agitation règnait dans le Béarn, tout le monde se bousculer pour la défense des villes. L'armée de Faster continuait son recrutement, de m^me pour Vae Victis. Chaque jour de nouveaux hommes venaient pour défendre certaines convictions.

Le regard au loin, certains hommes venaient chuchoter à Madg l'évolution des évènements. Le maire de Pau préparait sa défense...bizarre, il semblait qu'il soutenait Vae Victis il y a encore quelques jours. Le maire de Tarbes en faisait de m^me...mieux il demandait la création d'une armée... Et bien, quand on pouvait retourner sa veste... Plus qu'à savoir la rapidité de réponse de leur Comtesse.

Une demande de trève avait été demandé par Clémence et l'Eglise. Ingénue avait accepté...mais les points ne convenait en rien à ce que voulait Vae Victis, un vrai piège à cons. Alleaume avait donné une réponse, un peu trop rapidement au gout de Madg, qui restait silencieuse. Elle portait son regard sur ces hommes qui étaient à coté d'elle, prêt à se sacrifier pour le Béarn....

Elle décida de prendre la parole


Hommes et Femmes de Vae Victis

le combat que nous menons aujourd'hui est votre combat!
Le Pouvoir en place demande une trêve pour entamer des négociations
J'ai pris connaissance des points en discussion, et de la réponse de leur Comtesse
je ne vous cacherais pas, qu'ils ne satisfont en rien, nos idées
Au contraire, ils se moquent de nous
Devons nous les laissons nous insulter de la sorte?

Ils veulent un démantellement de Vae Victis contre un Chambellan au Pouvoir
et après?
ils nous attaqueront comme des chiens avec l'armée qui se trouvent en fasse de vous
vous serez poursuivit pour Trahison, pour avoir voulu défendre vos intérets!
Est cela que vous voulez?

Je vous le dit de suite, je n'accepterais pas cela
nous devons être solidaire
notre regroupement vaut bien plus que leur
lâche qu'ils sont pour accepter de voir le Béarn sombrer sans rien dire
Je tiens à vos vies, bien plus que la mienne
votre présence en ce camp, vaut l'estime que je porte pour vous

Hommes et Femmes de VAe Victis,
n'ayez pas peur de parler
Alleaume, Eriadan et moi même sommes toute ouïe à vous écouter
pour satisfaire vos volontés
nos volontés pour le Béarn!



Dancetaria a écrit:
[Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Lundi 3 aout 1457, nuit]

--Ditzzy a écrit:

- Allez Dance ! C'est qui ? C'est qui ? C'est qui ? C'est qui ? C'est qui ?!?


La caporal ne fit qu'un bond, main directement sur le pommeau de son épée. Un bref instant seulement, quand elle reconnut son amie, une vraie joie de vivre, elle se mit à rire, à n'en plus pouvoir s'arrêter. Elle posa ses mains sur ses lèvres, afin d'étouffer le bruit. Puis, de façon complètement impulsive, elle sera son amie dans les bras. ça lui faisait du bien, de la trouver là.

[Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Lundi 3 aout 1457, bien après, quand le soleil brille, comme il le peut ]

Une information nouvelle, les soldats sont demandés auprès du Sénéchal. Un peu inquiète, elle s'approche, accompagnée des autres. Le Sénéchal parle de "bonnes nouvelles", Dancetaria s'étonne. Serait ce la fin ? Elle continue d'écouter. Ne pas attaquer sauf pour se défendre ... C'est ça la bonne nouvelle ? Elle ne comprenait pas. Elle savait qu'ils n'allaient pas rebrousser chemin, en face. Bonne nouvelle que de savoir que ce n'est pas nous qui allons attaquer en premier ? La voilà sceptique. Peu importe qui engage le combat, elle s'en moquait. Une bonne nouvelle pour elle aurait été qu'un accord soit trouvé, que nul combat n'ait lieu d'être.
Citation:
Si vous avez des questions, je suis tout ouï, sinon vous pouvez reprendre vos activités.


Elle se retient de demander où était la bonne nouvelle, pas sûr qu'il comprenne. Retour aux activités alors, et regard vers le loin


Aimelin_ a écrit:
[campement de Vae Victis à Lourdes, le lundi soir ]

Les nuits se suivaient, allaient elles se ressembler ... l'attente infernale de ces cris au rassemblement qui réveilleraient le camp, feraient naitre la peur chez certains, attiseraient la haine chez d'autres, mais quoi qu'il arrive, ces cris de rassemblement qui mettraient deux armées face à face.

Il repensait à l'affiche qu'était venu placarder un soldat à l'entrée du camp et qui les concernait ptit et lui. Décidément, son nom raisonnait un peu trop souvent à son goût depuis des semaines. Lui qui n'aimait pas être le centre d'intérêt était servi. Défendre ses idées, s'être donné des mois et des mois pour un comté qui vous remerciait ainsi. Et la comtesse qui parlait de pardon.
Madg avait raison, cette femme prenait les membres de Vae Victis pour des chiens. Mais les toutous, les vrais, étaient en ce moment aux pieds de la comtesse à lui tenir chaud en se couchant sur ses chausses, ou en remuant la queue pour obtenir le nonos remerciateur ; ceux là mêmes qui la critiquaient, ceux là même étaient en train de perdre leur honneur en la soutenant.

Tout ça changerait, Aime en était persuadé. Aristote ne laissera pas faire de telles choses.

Tout en marchant il faisait rouler entre ses doigts le seul anneau qu'il lui restait.. celui de may. Il avait confié le sien à son amie. Ca leur porterait chance avait elle dit. Chance ... la chance serait elle suffisante ?
Sans bruit il passait et saluait ses compagnons. Il ne voyait pas de bourrins assoiffés de sang prêt à violer la première femme qui passerait à leur portée, mais il voyait des gens qui avaient peur, qui espéraient et prier que les combats n'aient pas lieu, il voyait des gens fiers et décidés à défendre ce qu'ils pensaient juste.
Lui se sentait fier, fier d'appartenir à cette armée Vae Victis qui ne baisserait pas la garde. Il avait appris à connaitre ses dirigeants et les discussions passionnées laissaient toujours place à l'écoute et au respect.

Il sarrêta à la hauteur d'Altaïr et repartit des mois en arrière ce fameux jour où il était parti sur un coup de tête apres la mort de may, apres la prise du chateau de Reims quand Manou les avait fait se rassembler à la capitale. Il repensa à sa blonde chieuse, à ses mises en garde et au savon que lui avait passé Pisan à son retour. .. et ce procés. Il soupira mais ne put s'empêcher de sourire. Il évitait sans doute des coups de latte en étant loin de ces deux femmes en ce moment.

Et là tout recommençait. N'avait il pas le droit de vivre ? Et elle, qu'avait elle pensé à sa lettre. Il lui avait tant raconté ce passage de sa vie elle n'allait pas comprendre, le penserait devenu fou surtout en voyant le nom des personnes qui l'entouraient. Peut être un jour pourrait il lui expliquer, il le faudrait.

Un dernier tour auprès de sa section pour s'assurer que tout allait bien et une nouvelle nuit commençait.


Madg a écrit:
[Campement Vae Victis]

Les missives se succéedaient, Madg y prétait une petite intentions avant de laisser les autres hommes en prendre connaissance. Leur destin était scellé, s'ils sortent de Vae Victis, ils seront accueilli à coup de pierre. Désolant qu'ils sont, ces gens du pouvoir et qui préfèrent voir le Béarn sombrer chaque jour un peu plus.

Des lances rejoignaient encore l'armée de l'Ost, ils augmenter leur défense ou une éventuelle attaque? Des civils pour la plupart d'entre eux, sans armures pour se protégrer.

Vae Victis avait laissé jusque là, le choix de l'évolution de ce présumé conflit. Ils auraient pu avoir avec eux une armée puissante pour défendre leurs intéret avec leur vingtaine de soldats, intégrant l'Ost et assurant la défense de la Province. Aveugles, terrés dans leur trou. Sans le savoir, ces dirigeants accélèrent chaque jour leur défaite. Chaques jour, ils insultent les hommes et femmes de Vae Victis, birgands, pilleurs que nous sommes à présent, alors qu'aucune arme n'a été levé. Si telle était leur intentions, auraient ils tout mis en oeuvre pour être vu, en levant une armée, et enfin être entendu


Surveillez les entrées du camp
Nul n'entre sans l'accord d'un Général

Qu'un lourdais, discret aillent en ville chercher le maximum de stères.

Madg a écrit:
[Campement de Vae Victis]

Un homme revenait au campement avec plusieurs stères. D'autres en avaient profiter pour couper de grands chênes ou autres majestueux tronc pour le campement. A Pau où dans les autres villes, le soutien pour la tête couronnée se faisait de plus en plus intense, la Blonde devait avoir les chevilles qui enflaient.

D'autres hommes et femmes avaient préférés quitté l'armée. Des orthésiens, pas surprenant, Lune. devait leur faire un lavage de cerveau. Libre à eux cela dit, s'ils préféraient continuer à vivre ainsi... ou de peur d'être pointé du doigts pour leurs actes. Heureusement que certains gardaient leur têtes sur les épaules et ne se laissaient pas influencer.

Madg avait son regard sur l'horizon, dans sa grande réflexion afin d'imaginer tous les aboutissements de ce conflit. Et surout qu'entendre certaines paroles l'amusaient. Elle qui faisait cela pour avoir du pouvoir et le Trone pour certain? Quelle bande de naïf! si elel voulait du pouvoir, elle aurait peut etre monté une liste électorale... Ils avaient l'air d'oublier que si cette tension il y a, c'est en grande partie à cause d'eux...Attaquer Vae victis alors qu'Eugénie n'avait pas daigné répondre...

Les hommes de Vae Victis s'activaient en cette journée. Une grande palissade était entrain d'être monté en face D'abidos, elle servira de rempart et de défense en cas d'attaque de l'Ost béarnais. De l'huile à m^me le sol, avec de la paille était toujours en place, afin d'y mettre le feu lorsque le moment sera venu. L'effectif d'Abidos avait grossi, ils allaient peut etre en profiter pour s'activer de leur cöté


Allons courage
cette palissade est presque terminée.
Préparer les catapultes et autres flambeaux
Restez sur vos gardes pour cette nuit
Le temps est avec nous


Aimelin_ a écrit:
[Campement de Vae Victis]

Une missive de plus dans le feu. Un félon devait il payer lui aussi la taxe des tavernes que le Roy lui même avait supprimée ? Décidément le conseil n'avait de cesse de prendre des écus aux Béarnais. Mais peut être avait il raison vu que ses moutons bêlaient, et relativement fort pour certains, même s'ils restaient terrés chez eux le soir par peur de prendre quelques risques.

Et puis le problème était réglé, il n'était pas dans son village et ces écus là, ceux qui les voulaient viendraient les lui prendre de force, puisque c'était la méthode préférée du pouvoir béarnais. Lui, préférait garder ses écus pour faire du pain pour nourrir enfants, femmes et hommes.

Son regard gris parcouru le camp. La nuit allait bientôt être là, la pallissade séparant les deux armées était montée. La main sur le pommeau de son épée, Aime regardait la ligne de séparation, le regard perdu de l'autre côté, à sa recherche, ses pensées fixées comme s'il voulait qu'elle entende... à tres vite et qu'Aristote te protège, pardonnes moi... tes supérieurs ne nous laissent pas le choix.

Son visage était fermé, dur, plus aucun sentiments ne pouvait y être lu, sauf peut être la peur qui lui prenait le ventre comme sur les champs de bataille champenois.
Les cris, les lames qui s'entrechoquaient, les boucliers qui amortissaient les coups d'épée meurtriers, les hurlements, le vacarme infernal de femmes et d'hommes qui luttaient pour leur vie... l'horreur... ces bruits là revenaient dans ces nuits depuis quelques temps, ses cauchemars aussi.

Il sortit sa lame de son fourreau et la leva devant lui, les yeux fixés sur les reflets que renvoyait le soleil déclinant...
protèges la, protèges les tous même mes pires ennemis, et contentes toi de me défendre, ne frappe jamais la première.

Si l'on pouvait lire dans ses pensées, on y lirait les mots qu'il entendait à longueur de journée autour de lui, les insultes, les diffamations, les mensonges qui faisaient des femmes et des hommes de Vae Victis des monstres sanguinaires et des violeurs de femmes. Fallait il être à bout d'arguments pour lâcher telles insultes.

Le jeune Béarnais remit son épée en place et resta les yeux fixés sur l'horizon. Les mots virvoltaient dans sa tête et devant ses yeux. Il y avait tant de questions auxquelles il n'aurait peut être jamais de réponses.



Aimelin_ a écrit:

[Campement Vae Victis, Lourdes le mercredi matin]


Lorsqu'il écarta les pans de sa tente, pour aller s'asseoir sur le rondin de bois près du feu qui consumait doucement ses braises, son visage était fatigué par une nouvelle nuit sans sommeil, nuit passée à rédiger pigeon sur pigeon, nuit où son passé était revenu le hanter comme si des chaines étaient rivées à ses chevilles pour lui rappeler ses douleurs qu'il croyait enfouies au fond de lui à jamais.
Allait il refaire la même erreur, ou allait il faire quelque chose de juste, quelque chose qu'il croyait bien mais qui prenait des proportions qui lui faisaient peur.

La missive qu'il tenait entre ses doigts n'avait plus de secrets pour lui tant il en connaissait le moindre mot parcouru des dizaines et des dizaines de fois. Pigeon qui devait être épuisé lui aussi à force d'aller et venir entre lui et son destinataire, une personne des plus respectables, une personne dont la moralité ne pouvait être mise en doute, une personne qui représentait l'église ne pouvait dire des choses fausses. Comme le lui disait l'homme, Aime était une bonne âme et fidèle à sa Majesté.
Il avait risqué sa vie pour son Roy, pour son Duché lorsqu'il était en Champagne. Tous ceux qui prétendaient soutenir Ingénue et l'insultaient lui au travers des membres de Vae Victis, pouvaient ils en dire de même.

S'il était aujourd'hui dans cette armée, c'était pour demander que cette oppression sur le peuple Béarnais cesse, pour demander que ce peuple soit considéré avec fierté et non utilisé pour renflouer les caisses du comté. Il savait que la violence ne menait à rien et il faisait confiance à ses chefs d'armée, du moins Madg, pour que le premier pas vers elle ne soit jamais fait.

Son regard ne pouvait se détacher de cette palissade dressée entre eux. Se protéger de ceux que l'on croisait, se protéger d'elle, tout ça n'avait pas de sens. Lui que des moutons sans cervelle ni honneur accusaient d'être un profiteur, un chacal, un moins que rien, lui se battait et ferait tout pour que le sang ne coule pas.

Une fois de plus il prit plume et parchemin. Sa plume hésita, léger tremblement. Devait il lui écrire, devait il essayer de comprendre alors que tous deux avaient dressé aussi une barrière entre leurs mots depuis ces derniers jours de juin. Il devait le faire, pour lui mais aussi pour tous ceux qui étaient du côté de Vae Victis.

Les mots glissèrent timidement puis prirent petit à petit de l'assurance.


Citation:

Lourdes, le 05 aout 1457

Ingénue,

Ca n'est pas à la Comtesse que je m'adresse par cette missive, car je ne sais plus si je dois avoir confiance en elle. Je m'adresse à la femme, celle avec qui j'ai parlé quelquefois, celle à qui j'ai apporté des réponses quand elle m'en demandait, celle à qui j'avais donné ma confiance, celle que je pensais juste et sincère quand elle me disait ne pas vouloir m'écarter.

Comment pourrais je m'excuser auprès d'elle de quelque chose que je trouve légitime même si je n'accepte pas la voie du sang et ne souhaite en aucun cas croiser le fer contre ceux qui ont le même but que moi, le bien du Béarn.

Peux tu me dire comment je peux avoir confiance en quelqu'un qui a trahi ma confiance en ne tenant pas parole ?
Peux tu me dire pourquoi je croirai que rendre les armes me laisserait à l'abri de ceux qui n'ont qu'une envie, me détruire ?
Peux tu me dire pourquoi j'abandonnerai femmes et hommes à mes côtés, sans savoir si le respect leur sera dû tant les insultes fusent du côté de ceux qui te soutiennent ?

Je suis prêt à te voir, sans haine, sans animosité, même si ces sentiments ne quittent pas mon coeur tant ma colère est grande. Rendre les armes pour refuser la violence ne veut pas dire dénigrer ses rêves et ses désirs de justice et de liberté.

J'attends de tes mots ou de ta voix les réponses à mes questions et saches que je n'ai qu'un but, ne pas voir couler le sang.

Aimelin


Il se leva et appela le messager qui devait partir pour Pau.

prenez cette missive et donnez la en main propre à la Comtesse, à personne d'autre. Si réponse il y a je ne bouge pas du camp aujourd'hui.

Il regarda le messager s'éloigner et se tourna vers les tentes de sa section et celle de Madg. Le temps de rédiger d'autres pigeons et il faudrait leur parler, il devait savoir ce que eux pensaient.
Une chose était certaine, il ne les abandonnerait pas. Il rendrait les armes avec eux, ou continuerait dans cette folie qui lui prendrait peut être la vie.


Navigius a écrit:
[rp][Campement Vae Victis, au matin du 5 Août]

Un jeune moine fit son entrée dans le camp, simplement vêtu d'une bure revêtant une broderie aux armes de l'Archevêché d'Auch. Il s'approcha de Messire Aimelin dans le silence le plus parfait et lui tendit une missive.

Citation:
Missive conciliatoire à l'attention d'Aimelin Millelieues





À l'attention de Messire Aimelin Milleslieus
Fidèle sujet de Sa Très Aristotélicienne Majesté, Lévan III de Normandie


Nous, Navigius di Carrenza, Grand Aumônier de France par la volonté de Sa Très Aristotélicienne Majesté Lévan III de Normandie, Archevêque Métropolitain d'Auch par la grâce de Dieu et la volonté manifeste de l'Assemblée Épiscopale de France, prenons aujourd'hui la plume le coeur empli de sérénité afin de rédiger la missive suivante :

Qu'il soit sû que nous comprenons la difficile position dans laquelle vous vous retrouvez aujourd'hui, prisonnier d'un conflit entre vos valeurs, vos rêves et votre devoir. Les temps présents sont éprouvants pour tous les hommes, mais sachez que nous demeurons convaincu que vous saurez faire le bon choix. Ne levez pas votre épée contre sa Majesté, aucune Comtesse d'aucune compétence ne vaut cette infâmie. Dans 36 jours auront lieu des élections comtales, dans lesquelles vos idéaux et vos doléances sauront trouver niche. Le peuple pourra alors décider du chemin que le Béarn devra prendre, libre de la contrainte des armes.

Nous travaillons ardemment à nous assurer que toute personne quittant l'armée Vae Victis ne soit poursuivie pour son geste, que nous comprenons émaner du coeur. Le coeur peut s'emporter pour milles raisons toutes plus valides les unes que les autres, mais il sait aussi reconnaître la puissante infamie que constitue une fratricide. Les béarnais, jadis si unis, sont aujourd'hui profondément divisés. Cette division s'est formée avec le temps, dans la maladresse des régnants et du peuple, nourrie par une communication défaillante. La cause de cette division, il faudra l'explorer dans les temps à venir, toutefois, pour le moment, il nous faut faire preuve de raison, don d'Aristote, et d'amour, enseignement de Christos, afin d'éviter des morts inutiles qui ne feront qu'affaiblir le Comté du Béarn.

Jadis, nous avons été membres de camps opposés dans la guerre entre l'Artois et la Champagne. Nous avons vu les horreurs que cette guerre à causée et cause toujours sur l'âme, le corps et la patrie des artésiens et des champenois. Assurons-nous que le Béarn ne se scinde pas en Champagne et Artois, et que Lourdes ne devienne pas, métaphoriquement parlant, une nouvelle Compiègne. N'offrons pas à la haine et l'infamie la porte qu'elles désirent vers le coeur et l'âme des béarnais, comme se fut le cas en Artois, terre désolée. Le coeur et l'âme du Béarn peut encore être sauver par des gens courageux tel que vous, des gens qui se refuseront à commettre l'odieux de la félonie et du fratricide.

Nous vous implorons donc de considérer votre position et d'agir en concordance avec votre coeur et votre esprit. Nous espérons un dénouement pacifique à cette réflexion qui vous déchire le coeur depuis plusieurs jours et demeurons à votre disposition en tout temps.

Demeurons uni à vous par la Foy Véritable

Aristotéliquement vôtre,

Navigius di Carrenza,
Grand Aumônier de France
Archevêque Métropolitain d'Auch



Faict à Pau le 5e d'Août de l'an de grâce 1457

[/rp]


Orantes a écrit:
[ Campement de Vae Victis – Journée du 4 août 1457 ]

Toujours rien, rien que l’attente…Attendre quoi ? Attendre que les rangs de l’Ost grossissent de jour en jour, attendre que les tractations entre les deux camps s’enlisent, attendre le coup de glaive qui traversera ma poitrine dans une heure ou la nuit prochaine… Personne ne peut encore présager de l’issue de notre rébellion contre la comtessa, pas même elle… Pourquoi en sommes-nous arrivés là ? …La perspective de lever l’épée contre des frères béarnais fait saigner mon cœur déjà si lourd d’entendre tant d’insultes et de quolibets jour après jour. Je ne suis ni un chien de malandrin, ni un brigand assoiffé d’or, encore moins un traître inspiré par la perspective d’un pouvoir à prendre…Seulement un pauvre hère qui ne veut plus subir l’arrogance de la Dame de Pau, un misérable accablé par les redevances et le cens…Qui y a –t-il de mal à s’élever contre les tyrans ? Qui peut blâmer celui qui refuse de courber l’échine et enfin relève la tête ? Certains quittent déjà les rangs de notre armée de fortune, à leur compagnons, quasiment tous paysans sans le sou, ils préfèrent rejoindre le camp de la soumission. On siffle la fin du match de soule, il faut maintenant regagner vos vies de misère en l’échange du pardon et la magnanimité de votre bonne comtesse, au pire on vous trouvera bien une petite geôle dans le castel pour améliorer votre ordinaire…Pfff… Le choix n’en est donc finalement pas un…Mais, quand sonnera le tocsin, aurais-je encore la force d’armer mon bras contre mon voisin, mon frère ?

Orantes en était là de ces réflexions quand on vint le faire chercher. Ordre avait été donné d’ériger une palissade sur le flanc ouest du camp. A l’offensive, les chefs se seraient-ils résolus à préférer la voie de la négociation ? En son for intérieur, Orantes le souhaita ardemment.


Feignant a écrit:
[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement retranché de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Mercredi 5 aout de l'année 1457. ]



Encore une journée qui passait. Feignant n'en pouvait plus d'attendre pendant que Vae Victis menaçait le Béarn ainsi.

Un éclaireur arriva au pas de course, il semblait avoir une chose importante à dire. Tout essoufflé par sa course, il délivra son message.


Sénéchal, Seigneur Faster, ça bouge dans leur campement, j'ai l'impression qu'ils se préparent à faire mouvement.

Feignant ne réfléchie pas longtemps. Il regarda Faster.

On va devoir y aller.

Qu'on sonne le rassemblement !


Les cors sonnèrent et les troupes se mirent en branle.

Qu'on fasse préparer un messager pour le camp de Vae Victis et un autre pour Pau.

Il rédigea tout d'abord celui pour Pau. Message court mais explicite.

[rp]A Eugénie de Varenne, Comtesse du Béarn,
Vae Victis semble lever le camp pour nous attaquer, on va devoir lancer l'assaut d'ici quelques jours si ils n'ont toujours pas déposé les armes.

Feignant, Sénéchal du Béarn
[/rp]
Il tendit le parchemin au messager.

Va prestement délivrer ce message à Pau, c'est pour la Comtesse.

Le Sénéchal prit un autre parchemin pour écrire le message pour Vae Victis.

[rp]Membres de l'armée Vae Victis !

Votre rassemblement met à mal le Béarn et son intégrité. Des conciliations ont été engagées avec vos chefs, mais ceci les ayant refusé, et présentant des conditions complètement aberrantes, nous n'avons d'autre choix que d'envisager de les arrêter par la force.
Néanmoins, j'ose espérer que le dialogue est toujours possible et que vos chefs démantèleront cette armée et déposerons les armes pour montrer leur bonne fois avant que l'inévitable ne se produise.

Sachez que le pardon accordé à ceux quittant l'armée Vae Victis est toujours valable. Je vous relis sa déclaration à ce sujet:

Eugénie de Varenne, Comtesse du Béarn a écrit:
Néanmoins, à ceux et à celles qui regretteraient leurs agissements, à ceux et à celles qui veulent maintenant avancer dans la lumière et ne plus être aveuglés par l’ombre de la cupidité, à ceux et celles qui s’écartent de l’armée félonne pour défendre dès lors les intérêts de leur Béarn et des Béarnais, à ceux-là, j’ouvre mes bras, à ceux-là j’offre mon pardon. A ceux-là je garantie nulles représailles à leur encontre.


Feignant, Sénéchal de l'Ost Béarnais.[/rp]
Il tendit le parchemin au second messager.

Va lire ce message de vive voix à leur campement. Brandis bien haut un drapeau blanc pour montrer que tu n'as pas d'intentions hostiles.

Feignant et Faster regardèrent le messager partir au galop.
Il soupira.


C'est leur dernière chance...


Aimelin_ a écrit:
[Campement Vae Victis, Lourdes dans l'apres midi]


Les missives arrivaient, mais une ne quittait pas sa main. Il lui avait promis de tout faire et il s'y employait, dépassant la fatigue qui le terrassait.

Ses compagnons de section ne l'avaient pas lâché. D'abord elle, cette jeune femme dont la beauté saisissait le premier regard qui se posait sur elle. Belle au caractère bien trempé son courage forçait l'admiration. Lui, cet homme à l'allue désinvolte et déterminée et dont l'honneur se lisait dans ce regard bleu marine qu'il affichait. Et lui cet homme simple et discret, parlant facilement de tout et de rien avec son coeur. Elle, cheveux d'une blondeur éclatante et regard vert qui ne vous lâchait pas. Son sourire et sa bonne humeur cachaient t ils des blessures plus profondes.
Madg... elle dirigeait l'armée d'une main sûre mais avec respect. Elle venait s'enquérir de chacun, ne parlait jamais de violence et cherchait son avis. Leurs discussions étaient toujours empreint de respect.

Elle souhaitait ce que beaucoup de Béarnais souhaitaient sans avoir le courage de le dire. Elle voulait la démission de la comtesse. Aimelin était persuadé que dans tous ceux qui soutenaient Ingénue, la majorité ne le faisaient que pour le Roy.

Il en était là de ses réflexions quand un jeune moine lui apporta un pli. D'abord surpris il hésita puis repensa à ses pigeons échangés.


je vous remercie ... comment devait il appeler l'homme... Quasi avait du le lui dire cent fois comment nommait on les hommes d'église... mon frère ? ... il bredouilla un peu avant de décacheter la missive ... merci de vous êtres déplacé mon p.. mon frè.. mon ami.

Il lut la première phrase et porta son regard sur la signature ... Grand Aumonier de France ..

Chaque mot comptait et l'espoir de voir éviter un bain de sang naissait à chaque phrase qu'il parcourait. Faisant demi tour brusquement il se dirigea vers la tente de Madg déja ouverte et se planta devant l'ouverture, sa missive à la main, ne voulant entrer sans permission, et l'appela.


Madg, j'ai reçu missive qu'il me faut te montrer c'est tres important.


Madg a écrit:
[Campement Vae Victis]

Les ordres avaient été donné tôt le matin, les hommes s'activaient, se préparaiens au combat. La palissade montée servaient en partie à cacher les différentes actions du campement. Un homme, pas si beau et pas si laid que cela, du genre passe partout qu'on laissait tranquille, continuait son train train quotidien à aller en la ville de Lourdes pour trouver du bois.

Cette fois ci, une missive y était accompagnée, Acar, le maire de la ville avait remarqué que l'homme venait du campement de Vae victis. Sans attendre il avait mené des courriers envers la co général de Vae Victis. Avec un ultimatum pour rendre le bois, sinon, elle aura droit à une mise en procès... Certains béarnais avaient peut être des dons cachés en tant que troubadour. s'il voulait lui mettre un procès, il fallait déja venir la chercher...ce qui n'était pour le moment, pas le cas...

Aimelin entre-ouvrai sa tente, il voulait la voir, un courrier en main.


Entre Aimelin

Au même moment, un messager apporta un autre courrier, en provenance du campement Abidos. Madg prenait le parchemin et le déposa sur la table qui lui servait de bureau, elle devra en prendre connaissance et informer Alleaume et Eriadan par la suite.

Aimelin s'installa sur une chaise en face de la Co Général, il semblait inquiet, ou plutot intrigué par certaine chose


Je t'écoute
vous avez tous le droit de parler sans crainte ici

Aimelin_ a écrit:
[Campement Vae Victis, dans la tente de la Générale Madg]


Lorsqu'il entra Aime afficha un sourire fatigué à la jeune femme qui se tenait assise derrière la table ou trônaient moult parchemins. Ne pas lui montrer sa fatigue pensait il en prenant place sur la chaise en face d'elle.

Bonjour et merci. par quoi devait il commencer... bah la missive qu'il avait dans la main, le reste des échanges avec Ingénue il en parlerait après. Un homme d'église qui voulait les aider et ramener la paix était celui le plus important au yeux du jeune béarnais.

Il laissa son regard gris se poser sur celui de sa Générale et lui tendit le parchemin.


Le Grand Aumonier de France m'a fait remettre ce pli... ne me demandes pas pourquoi c'est moi qui ai eu cet honneur, je n'en sais rien. Il semble vouloir nous aider et nous demande de ne pas lever l'épée contre notre Roy. Il parle des prochaines élections qui donneront au peuple béarnais l'occasion de choisir à nouveau. Mais il parle surtout d'une garantie qu'aucun membre sortant de Vae Victis ne sera poursuivi par la justice.

Il laissa Madg prendre connaissance de la missive, observant ses réactions. Et s'ils arrivaient à faire entendre leurs voix, et s'ils arrivaient à ce que par l'église, le peuple béarnais sache qu'ils n'étaient pas ces monstres sanguinaires que décrivaient certains. S'ils arrivaient à ne pas faire couler le sang ce serait déjà une victoire pour eux.

Sans la quitter des yeux il observait la moindre de ses réactions, en profitant pour la détailler. Il ne la connaissait pas avant ces évènements et il apprenait à la connaitre et il savait qu'il avait devant lui une femme de parole et d'honneur, une femme avec ses idéaux et qui n'aurait jamais à rougir de ses actes.



Madg a écrit:
Aimelin s'installait en face de Madg, tendit un parchemin et lui parla d'une voix calme. Madg prenait connaissance de la missive de l'Archevêque. C'était sans surprise qu'elle avalait les lignes. Madg et l'archevêque avait déja eu l'occasion de converser ensemble, tenir une position neutre et faire en sorte que les deux parties ne soient pas lésés faisait partie de ses prérogatives.

Madg, une femme froide qui avait perdu son sourire dès son enfance, en compagnie d'un père ivrogne que déverser sur elle tous les maux de la terre, ainsi que la mort de sa femme dès qu'elel avait accouché, ne laissait rien transparaitre sur son visage, elle gardait ses émotions pour elle, sauf la colère qui arrivait à sortir d'elle avec une force impressionnante. Mais ce combat n'était pas uniquement son combat, c'était le combat de tous ceux qui avaient des idéaux profitables au Béarn, loin de ceux qui soutienne la comtesse, de peur de représaille. Mais il était bien vrai, que s'en prendre à la comtesse, revenait à s'en prendre au Roy.

Elle l'avait certifié à chacun des hommes et des femmes qui étaient ici, chacun avait le droit à la parole, donner ses idées, et ce qu'ils estimaient juste.. Madg redonnait le parchemin à Aimelin, des garanties pour une amnestie pour chacun d'eux... c'est ce que Madg souhaitait pour ses compagnons de combat, ceux qui devait être fier de pouvoir lever l'épée pour s'exprimer...mais pour elle? Alleaume et Eriadan? le chatiment sera t'il le même? Elle en doutait fortement, vu le peu d'intéret pour Eugénie, où les échanges étaient inexistants


Bien...
Qu'en penses tu Aimelin?

Orantes a écrit:
[Campement Vae Victis, mercredi 5 août 1457]

Orantes était attablé à l’ombre d’un chêne, dégustant un horrible épi de maïs lourdais quand on vint lui faire part de sa nouvelle affectation. Une vraie corvée, il serait le guignol qui allait garder toute la journée la porte principale du camp. Il aurait préféré de loin aller dans la toute proche cité quérir encore quelques marchandises et finir dans une ou deux tavernes à boire et discuter avec ses compagnons d’infortune. Mais puisqu’on en avait décidé autrement, il se dirigea sans sourciller à son poste de sentinelle.

Les heures passaient, sans que rien ne vienne troubler la solitude du jeune homme. Pas un seul homme d’arme en vue, pas un seul gaillard de l’ost n’avait décidé de pointer le bout de son nez aujourd’hui encore. Il leva la tête et bénit cette journée qui allait lui épargner de lever son bras contre un de ses frères béarnais quand il aperçut au loin une silhouette avançant à grand pas. Difficile de reconnaître quiconque à cette distance
.

C’est ça mon gaillard, avance un peu encore pour voir et tu recevras un beau carreau dans l’abdomen ! grommela Orantes en faisant signe à son compagnon de garde de saisir son arbalète
Mais lorsque l’intrépide fut à bonne distance, Orantes distingua un gros mantel à capuchon tel que les portent les hommes d’Eglise. Orantes fit baisser l’arme de son compère lorsqu’il reconnut l’Archevêque Navigius.


Mon brave, nous sommes venus porter un message de paix et d’amour à votre armée. Il nous faut rencontrer dans les plus brefs délais le général Madg.

Voilà qui ne me paraît guère possible Monseigneur, j’ai ordre formel de ne faire pénétrer personne qui ne soit de nos rangs dans le camp.

Le prélat, en signe de paix, mit la main sur le bras d’Orantes qui comprit aussitôt que l’homme était peut être porteur du dernier message d’espoir dans ces temps si troublés. Il envoya donc aussitôt son compère quérir l’autorisation du général de Vae Victis. Le soldat revint très promptement et informa Orantes que Madg avait donné son accord.

Orantes s’agenouilla devant l’homme encapuchonné, lui baisa la main et le fit entrer.

Navigius a écrit:
[rp][Campement Vae Victis]

Le prélat fit tomber sa lourde capuche sur ses épaules. Il avait revêtit pour l'occasion sa sempiternelle soutane noire, agrémentée de quelques broderies bien fines en argent et d'une lourde cape de feutrine bleu foncé. Lorsque le jeune homme lui donna l'autorisation d'entrer, il le remercia prestement, murmurant une bénédiction à son endroit. Agrippant sa propre besace, il chemina dans le camp, offrant sourire et regard de compassion à tout ceux qui croisaient son regard. Le camp de Vae Victis n'était pas bien différent de celui de l'armée comtale. Même formation, même entraînement, même peuple, parfois même, même famille. On le conduisit donc vers une large tente, nul doute que c'était l'endroit où se réunissaient les généraux de l'armée. Drôle d'endroit se dit l'italien, se demandant s'il aurait la chance de revoir cette tente en peinture, avec la mentions "Pace" d'ici quelques années. Il pénétra donc à l'intérieur, faisant courte révérence en s'appuyant sur sa canne.

- Nos respects, Dame Madg et Sir Aimelain. Nous tenions à venir vous porter un message d'espoir et de paix, nul doute qu'à cette heure vous avez déja pris connaissance de notre missive?


Il attendit réponse, scrutant l'endroit et ses occupant d'un regard presque paternel.
[/rp]


Aimelin_ a écrit:
[Vae Victis, dans la tente de la Générale Madg]

Bien...
Qu'en penses tu Aimelin?


Le jeune gars reprit la précieuse missive et se préparait à répondre quand un garde fit irruption dans la tente demandant à Madg l'autorisation de faire entrer un homme d'église dans le campement. Aimelin haussa les sourcils en regardant Madg.

Ca ne peut pas être le ... il regarda sa missive qu'il tenait roulée dans sa main gauche et regarda à nouveau le garde qui partait chercher le visiteur.
Si parfois les secondes durent des heures, là elles ne durèrent que de véritables secondes tant le garde avait dû courir pour chercher cet homme de paix.

Aime se leva et se plaça à côté de sa Générale et ne pût détacher son regard de la silhouette qui s'encadrait dans l'ouverture de la tente.


- Nos respects, Dame Madg et Sir Aimelain. Nous tenions à venir vous porter un message d'espoir et de paix, nul doute qu'à cette heure vous avez déja pris connaissance de notre missive?

Aime s'inclina devant l'homme en murmurant .... Monseigneur ...

Dire que les mots lui manquaient auraient été un euphémisme tant pas un de ces traitres mots ne se bousculaient pour sortir de sa bouche. Aime était quasiment certain qu'il devait parler et dire que cette missive l'avait touché et qu'il était d'accord mais les seuls mots qui sortirent difficilement furent :


quel honneur de vous voir ici

Sans doute devait il ressembler à une jouvencelle à son premier rendez vous amoureux tant il était surpris mais surtout intimidé par la prestance pourtant sobre de l'homme d'église. Il l'avait imaginé pendant leurs échanges de pigeons et l'avoir devant lui, il devait avouer qu'il faisait des efforts pour ne pas rester la bouche ouverte et l'air idiot.


Faster83 a écrit:
[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Mercredi 4 aout de l'année 1457. ]

Voilà plusieurs jours à présent que l’armée « Lous Aguiles de Abidos » avait planté son campement pas très loin de Lourdes.
Plus les jours passent, plus la tension est palpable. Des informations arrivent de toute part.
Visiblement dans le camp d’en face, quelques repentis commencent à quitter le camp de « Vae Victis ».
Pendant ce temps, les renforts commencent à arriver au campement de l’armée comtale.
Beaucoup de civils, prêt à donner de leur sang, prêt à aider les soldats, tout ça pour qu’on respecte leur libertés. Certains sont jeunes, mais farouchement décidé à se battre s’il le faut.
Si il aurait put, Faster aurait refusé de les prendre avec lui. Mais l’heure n’est pas à faire la fine bouche, il a besoin de toutes les volontés pour arrêter cette armée si elle décide de lever le camp.
La vie suit son train. Les tours de garde se succèdent. Chacun essaie d’améliorer son quotidien en s’installant du mieux qu’ils peuvent.
Le soleil est à peine au zenith quand un des éclaireurs revient de sa mission.


Citation:
Sénéchal, Seigneur Faster, ça bouge dans leur campement, j'ai l'impression qu'ils se préparent à faire mouvement.


Le seigneur d’Abidos pousse un long soupir. Immédiatement, il sait ce que Feignant va annoncer. Si dans quelques heures, les négociations n’aboutissent pas, cette guerre civile sera ouverte. Depuis Vendome, c’est bien la première fois qu’il n’est pas exciter d’aller souiller sa lame.


Citation:
C'est leur dernière chance...


C’est leur dernière chance oui. Pourvu qu’ils la saisissent.



Madg a écrit:
L'archevêque d'Auch faisait son entrée dans la tente de commandement. Alleaume était toujours en train de vadrouiller auprès des soldats pour les conforter dans leurs idées. Avec tout ca, Madg n'avait pas eu connaissance des pensées d'Aimelin sur le courrier de Navigius

Nos respects, Dame Madg et Sir Aimelain. Nous tenions à venir vous porter un message d'espoir et de paix, nul doute qu'à cette heure vous avez déja pris connaissance de notre missive?

Bonjour Monseigneur
Ainsi, vous etes toujours au première loge pour éviter un conflit...


Missive du campement d'Abidos toujours sur la table, non lu pour apercevoir le contenu de cette dernière. Et les pensées de la jeune femme allaient plutot dans la dernière missive que venait de lui montrer Aimelin. Quiconque sortira de ce campement, sera libre aux yeux de la comtesse. Madg savait pertinament que cela ne sera pas son cas, elle le comprenait, elle aurait fait pareil. Elle n'avait donc plus rien à perdre.

Le temps que l'archevêque arrivait au campement, une annonce signé de sa main était officiellement présenté aux béarnais. Madg qui souhaitait être informé rapidement de tout ce qu'il se passait, recevait un compte rendu par un messager affecté pour cela. La Co général en prenait connaissance, ainsi ses pensées allaient dans le même sens que ceux de l'archevêque

Dancetaria a écrit:
[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Mercredi 4 aout de l'année 1457. ]

Plusieurs jours qui passaient, la blonde était surprise. Elle qui s’attendait à une attaque rapide, elle en trouverait presque le temps long … Toutefois, les choses n’étaient pas pour lui déplaire. Plus les heures s’écoulaient, plus elle se disait qu’une issue sans les armes était peut être envisageable.

Elle serrait de temps à autre une bague entre ses doigts, qu’il avait réussi à lui remettre. Elle lui avait dit que c’était un porte bonheur, un signe qu’il se reverrait, tous les deux, espérant aussi revoir une autre amie, qu’ils avaient aussi en commun … après cet … « épisode ». Très fort, elle pensait à eux. Autour d’elle, d’autres amis, qu’elle n’aurait heureusement pas à combattre, et qu’elle espérait qu’il en serait toujours ainsi.

Ces derniers jours se ressemblaient, une tension qui restait palpable, un léger découragement dans les rangs, parmi quelques soldats, qui se dissipait rapidement. Tout ce temps, à attendre, ils en avaient du temps, pour méditer. Se poser des questions, chercher en vain le plus souvent des réponses et sa principale interrogation, certainement comme d’autres, c’était comment ils avaient réussi, en Béarn, à arriver à cette situation. Une chose était certaine : il y avait un véritable mal être, et pas seulement une soif de pouvoir.

Elle regardait autour d’elle quand son regard se posa sur Aknail. Elle le connaissait suffisamment pour savoir à quel point cette tension intra-Béarn devait lui être pénible. Elle se leva, s’approcha de lui, s’assied à ses côtés. Regard posé dans le sien, une seule question qui sort


Tu tiens le coup ?

Question plutôt idiote, à la réflexion, elle savait qu’il était capable de puiser au fond de ses limites, au plus profond, surtout si ses amis étaient dans l’embarras. Elle sourit. Elle l'aimait beaucoup. Un peu plus loin, Ditzzy et Nim. Peut-être viendraient elles les retrouver, ou peut être préfèrerait elles rester seules. A cet instant, c'était de compagnie dont la blonde avait besoin.


Aknail a écrit:
[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Mercredi 4 aout de l'année 1457. ]

Le soldat Tarbais était perdu dans ses pensées, assis sur une caisse, son bouclier et son bâton à coté de lui. Après l'absence prolongée du Commandant Mitaine, il ne lui restait plus que Nim et Dance, ces deux femmes qui étaient, pour lui, sa seule famille à partir du moment où il était arrivé à la caserne. La nuit dernière, il n'avait pas dormi, la nuit d'avant non plus. Pas une seule minute ses paupière s'étaient fermées et son état d'épuisement devait surement être visible.
Durant toute cette attente, il n'avait cessé de ressasser tout ce qu'il avait put lire ou entendre. Les messages publics publiés par les deux partis, ceux de la comtesse, ainsi que le soutien de la population.
De l'autre coté, il y avait des hommes pareils que lui, qui réfléchissaient surement de la même manière. Plusieurs questions le tourmentaient.
Comment les comtés voisins peuvent nous prendre au sérieux si on est pas fichu de se serrer les coudes ? Et les autres...Ceux qui risquent de voir disparaître des êtres chers ? Ils remettront ça avec leur haine...Et la guerre continuera peut-être...
Aknaïl soupira. Il s'était engagé pour perpétuer la mémoire de sa défunte mère, celle qui avait fait de lui, le soldat qu'il était devenu. Mais aujourd'hui, ses convictions étaient mise à mal.
Son engagement n'avait pas été fait pour qu'il aille tabasser des hommes qui habitaient le même comté que lui. Il s'était juré de les protéger des ennemis et pillard qui tenteraient de voler, violer et tuer...Pas justement de s'en prendre à eux.
Les fois où ses pensées vacillaient, sombrant dans le sommeil qui l'entrainait dans le noir, un courant électrique le ramenait brutalement à lui. Il ne parviendrait pas à trouver le sommeil tant que cette histoire ne serait pas réglée.
Un instant plus tard, alors qu'il réfléchissait à la manière dont il tenterait de retrouver l'élue de son cœur lorsque tout ceci serait fini, Dancetaria s'installa à coté de lui.

Citation:
Tu tiens le coup ?


L'homme l'accueilla d'un hochement de tête, et lui répondit en souriant.

- Oh...Et bien....Ça irait surement mieux si notre voleuse surdouée ne m'avait pas piqué ma plume et mon encrier.....D'ailleurs, puisqu'elle t'écoutes, je te serai très reconnaissant si tu pouvais le récupérer pour moi.

Il la regarda ensuite, puis reprit, plus sérieusement.

- Et toi Dance ? Ça fait un moment que je remarque une expression étrange dans ton regard....Tu es soucieuse ?

--Ditzzy a écrit:


[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Mercredi 4 aout de l'année 1457. ]


La jeune était en train de ranger ses affaires (ou plutôt tout ce qu'elle avait pu piquer aux soldats dans le campement) lorsqu'elle aperçut alors Dancetaria. Elle lui lança un sourire joyeux mais apparemment, elle ne l'avait pas remarquée, et elle alla plutôt s'installer à coté de l'abruti. Ditzzy fît la moue en les voyant discuter...Elle était amie avec son ennemi....Et là, l'amie de son ennemi était tout de même son amie....Cela voulait pas forcément dire que son ennemi aurait le droit à un traitement de faveur.
Elle songea un instant à lui faire un nouveau coup lorsqu'un milicien passa à coté d'elle. Il semblait aller chercher quelque chose. Suivant ses impulsions du moment, la voleuse arriva donc sur lui et feinta une chute pour atterrir lourdement et s'agripper d'un geste vif à sa chemise. Galant, l'homme l'aida à se remettre debout, et ne sentit pas sa bourse se détacher de sa ceinture, trop obnubilé par les sourires audacieux et le regard ravageur qu'elle lui lançait. Une petite discussion, une invitation à boire un verre à la taverne....Invitation qu'elle déclina gentiment....La Ditzzy s'en alla prestement vers sa Dance qui lui tournait le dos. D'un mouvement rapide, elle poussa l'idiot sur le coté et prit place entre lui et son amie, coupant court à leur discussion.

- C'est moi !! Déclara-t'elle gaiement en prenant place.

Ignorant totalement l'homme à coté d'elle....Enfin....l'appeler « homme » était déjà bien honorifique ; La jeune entoura ses bras autour de la taille de Dance et la serra en s'exprimant joyeusement.

- C'est MA Dance....Pas touche !!!

Son regard croisa le sien et elle s'approcha de son oreille pour lui murmurer :

- Hé !!! J'ai piqué le heaume du Feignant.....Heu non...Sénéchal Feignant....Tu l'veux ???? Je te l'offre !

Elle remarqua alors son expression déconfite.

- Ben quoi !!!! Il était trop occupé à son rôle de chef et vu que ça trainait dans ses quartiers....Et ben...Il en avait pas besoin....Non ?!?

Ingenue a écrit:
Voie sans issue ou aune des possibles ?

"Tu réfléchies trop la Blonde."

Un borgne grognard le lui disait souvent. Et c'était souvent la cause de sa géhéne. Son pandémonium perso, elle l'avait dans la caboche.
Petit oxymore sur pattes. Une blonde qui réfléchit, et trop en sus, un comble ! Une bizarrerie de la Nature. Une fée bourrée s'étant penchée sur son berceau la dégueulante aux bord des lèvres, et qui, voulant en finir avant de dégobiller son croc'lutin sur le blond nourisson geignard, lui avait balancé d'un coup de baguette magique impatient les qualités (ou défauts allez savoir) que l'on attribue de coutume aux brunes, oui celles qui comptent pas pour des prunes.

Déjà présente au camp de "Lous Aguiles de Abidos", mue par le manque, animée par l'Amûûûûûr, elle avait rejoint le commandement, en dépit du danger et d'une Duduche d'Harlegnan qui voulait la ligoter au trône, pretextant qu'on régnait quand même foutrement moins bien une épée dans le bide.

Camp Vae Victis donc, un instant d'inattention du Clos du Chesne et la blonde se faisait fait malle, couronne comtale bien vissée sur le chignon.

Escortée par deux ours béarnais, elle se présente à l'entrée du Camp Vae Victis, droite et fière, malgré les regards en bisbi qui ne présageaint rien de bon. Elle avait à causer, elle causerait. Allez hop le planton, lui fait pas tes yeux de merlan frit et bouge toi le fion.


Allez mander votre Co-Général, j'ai à lui parler, seule à seule.

Ingenue a écrit:
Voie sans issue ou aune des possibles ?

"Tu réfléchies trop la Blonde."

Un borgne grognard le lui disait souvent. Et c'était souvent la cause de sa géhéne. Son pandémonium perso, elle l'avait dans la caboche.
Petit oxymore sur pattes. Une blonde qui réfléchit, et trop en sus, un comble ! Une bizarrerie de la Nature. Une fée bourrée s'étant penchée sur son berceau la dégueulante aux bord des lèvres, et qui, voulant en finir avant de dégobiller son croc'lutin sur le blond nourisson geignard, lui avait balancé d'un coup de baguette magique impatient les qualités (ou défauts allez savoir) que l'on attribue de coutume aux brunes, oui celles qui comptent pas pour des prunes.

Déjà présente au camp de "Lous Aguiles de Abidos", mue par le manque, animée par l'Amûûûûûr, elle avait rejoint le commandement, en dépit du danger et d'une Duduche d'Harlegnan qui voulait la ligoter au trône, pretextant qu'on régnait quand même foutrement moins bien une épée dans le bide.

Camp Vae Victis donc, un instant d'inattention du Clos du Chesne et la blonde se faisait fait malle, couronne comtale bien vissée sur le chignon.

Escortée par deux ours béarnais, elle se présente à l'entrée du Camp Vae Victis, droite et fière, malgré les regards en bisbi qui ne présageaint rien de bon. Elle avait à causer, elle causerait. Allez hop le planton, lui fait pas tes yeux de merlan frit et bouge toi le fion.


Allez mander votre Co-Général, j'ai à lui parler, seule à seule.

Madg a écrit:
L'archevêque n'avait pas eu le temps de répondre, qu'à nouveau un garde venait se présenter sous la tente. La comtesse cetet fois ci! Et ben, ce n'était pas trop tot, les négociations n'allaient pas tarder donc. Madg donnait son autorisation pour la présence de l'Eugénie...seule, sa garde devrait rester à l'extérieur du campement...s'ils ne sont pas d'accord, tant pis pour eux. Ici, nul ne veut la mort de la Comtesse. Madg mandatait un autre homme à la foutue recherche d'Alleaume et Eriadan.

Au bout de quelques instants, la tente s'ouvait à nouveau laissant apparaitre Eugénie de Varenne, longue houppelande toute propre et sa couronne comtale sur la tête. Depuis le temps que Madg attendait un premier pas de la "Comtesse" du Béarn envers elle.


Bonjour Eugénie

Madg s'approchait d'elle, elle sentait bon, la bergamotte, les privilèges de la haute noblesse. Mais la Co Général portait son regard sur la Couronne, tournant autour de la jeune femme. Elle osait porter la couronne dans le campement de Vae victis qui voulait sa démission, et qui ne la voyait pas comme telle...provocation?

Madg lui aurait bien demandé de retirer son chef, mais, par respect en la présence de l'archevêque, cela en sera tout autre. Se remettant face à elle


Bienvenue dans le campement Vae Victis
En la présence de Monseigneur Navigius nous pouvons donc parler
Alleaume et Eriadan ne devront pas tarder
quant à Aimelin, j'ai confiance en lui

Dancetaria a écrit:

[ Frontière du Béarn, Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Mercredi 4 aout de l'année 1457. ]


Citation:

- Oh...Et bien....Ça irait surement mieux si notre voleuse surdouée ne m'avait pas piqué ma plume et mon encrier.....

Elle rit doucement, la Ditzzy ne ratait vraiment aucune occasion pour commettre ses forfaits, elle ne perdait pas la face, même dans les moments difficiles.

Citation:
Et toi Dance ? Ça fait un moment que je remarque une expression étrange dans ton regard....Tu es soucieuse ?


Oui, elle était soucieuse, et d’ailleurs elle n’avait pas le goût à le cacher. Comment pouvait il en être autrement, d’ailleurs. Petite pause, puis, elle lui répondit

Tu as des amis, toi, là bas ?

D’un geste de la tête, elle montre l’endroit vers lequel devait être l’armée Vae Victis.

J’en ai quelques uns, et c’est dur de me dire que je vais peut être combattre contre eux. De toute façon, c’est dur de se dire qu’on va peut être affronter des béarnais, c’est un peu comme si nous nous combattions. Alors, je me pose des questions, est ce qu’on fait bien, est ce qu’on fait mal, est ce que

Tout à coup, quelqu’un arriva comme une furie, se plaçant directement entre les deux soldats. Nul doute, c’était Ditzzy.

Oh, attention ma belle !

Elle regarda Aknail, s'assurant que tout allait bien, sachant que la Ditzzy prenait toujours soin de ne pas épargner, mais elle se retrouva vite emprisonnée dans les bras de la belle. Elle profita de ce moment de douceur, puis apprit le forfait de la voleuse. Elle n'était pas fière

Rho, tu vas aller lui rendre ça tout de suite ! Et rends la plume et l'encrier de Aknail par la même occasion !

Tout à coup

Citation:
Qu'on sonne le rassemblement !
Et les cors qui résonnent. Elle se tait, les regardes tous les deux.


Il se passe quoi ?

Ingenue a écrit:
C'est à vous que je veux parler et à vous seule. Qu'Aimelin reste si vous le souhaitez et avez confiance en lui, mais sans vouloir offenser Monseigneur, j'ai choses à dire qui ne concernent que nous deux.Un intervenant autre qu'Aimelin, serait un intervenant de trop.

Demande sans appel, le dialogue était à cette condition. Rien à cacher, nulle intention de louvoyer, mais c'était ainsi que la blonde le sentait.

Vous m'excuserez donc Monseigneur...

Légére inclination à l'attention du clerc, mal à l'aise, l'apparat des Régnants l'avaient toujours génée. Bien plus à l'aise, elle l'aurait été dans ses braies de coton et ses vieilles chausses d'autrefois.
La particule ne signifie rien.

Elle suivait du regard le manége de la brunette qui se voulait rapace, d'où viendrait le coup ? Elle ne le savait pas, et s'en amusait. Follette, toujours. Au devant du danger, toujours. Un Faster qui hurlerait à la mort rageant contre sa folie ? Assurément.

Aimelin_ a écrit:
[Vae Victis dans la tente de Madg]

Par Aristote qu'il en venait du monde sous cette tente. Pas moyen d'être tranquille avec une femme, même lorsque c'était pour discuter pensait Aimelin. Entrée d'une houppelande, surmontée d'une couronne et la comtesse en dessous, voila qui allait animer l'espace.

Bonjour Ingénue l'écho au bonjour de sa générale. Tête de mule ou tête de lard selon les gens, le jeune Béarnais retenait toujours les leçons en essayant d'être toujours poli. Son visage était neutre, aucun sourire, aucun signe d'énervement, peut être dû à la fatigue sans doute, mais sans nul doute à toutes ces tensions et à cette journée éprouvante qui n'en finissait plus.

Madg indiqua qu'il resterait donc il ne bougea pas et cela tombait fort bien car il n'avait pas esquissé le moindre mouvement pour sortir. Depuis le temps qu'il attendait la visite de leur Coms il n'aurait manqué cela pour rien au monde, même pas pour une belle miche bien chaude sortant du four de la Louise.

Regard curieux et haussement de sourcils en voyant Madg tourner autour d'Ingénue. Ces deux femmes avaient un tempérament aussi fort l'une que l'autre et il se demandait s'il était bien prudent d'être au milieu. Et c'est d'un regard inquiet qu'il suivit des yeux l'Archevêque qui sortait, avant de reporter son attention sur les deux femmes.


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MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 15:41 (2009)    Sujet du message: 1457-07-31 ~ Vae Victis, entre deux voies Répondre en citant

Navigius a écrit:
[rp]L'italien observa la scène avec amusement, levant un sourcil lorsque la petite comtesse lui demanda de sortir. Il fit mouvement vers la sortie...

- Laissons donc les choses du Béarn aux Béarnais, toutefois, je ne puis que vous rappeler qu'à défaut d'être présent en chair, le Très-Haut vous regarde, vous ses enfants, avec fierté et appréhension.

L'air frais foula sa narine, il faisait beau dehors..[/rp][rp][/rp]


Madg a écrit:
[Campement Vae victis]

Eugénie parlait, mais parlait mal, moment venu de parler quant à l'avenir de ce conflit, et voilà qu'elle mettait Monseigneur Navigius à la porte...cela commençait bien, avait telle des intentions tout autres, ou ne voulait pas mentir devant l'homme d'Eglise. Sans attendre Navigius sortait de la tente de commandement et du campement Vae victis... avec tout cela, ils n'avaient m^me pas pu converser tranquillement.

De cet entretien rien ne sortira, Eugénie qui ne voulait pas paraitre idiote, et qui restait sur ses intentions...aucune démission de sa part, et amnéstie uniquement pour les hommes de Vae Victis, pour les meneurs cela en sera tout autre. Madg n'était guère surprise pour cela...ce n'était pas pour elle qu'elle se battait mais pour les Béarnais. Ainsi, leur Comtesse reniait sa parole du 2 aout. Un discours pour faire joli d'un coté pour avoir la confinace des béarnais, un autre discours en privé.


Mon Général Mon Général!
L'armée Abidos approche, en arme et leur bannière levée!
De plus, nous n'avons pas trouvé Messire Alleaume!


Traitresse! Elle était ici pour détourner l'intention, faire sortir l'archevêque afin qu'il ne court aucun risque. Elle cherchait la guerre, elle va la trouver! Madg sortait de sa tente rapidement

En aaaaarme!

Garder la Comtesse en otage au sein de leur campement? L'Ost devait être sacrément bête pour tenter quoique ce soit en la présence de leur donneur d'ordre. Madg regardait Aimelin, une légère réflexion, ce n'était pas ce combat qu'ils voulaient.

Aimelin, raccompagne la Comtesse hors de ce camp, par derrière
pas de risque qu'elle se prenne une flêche par on ne sait d'où...


La Co Général portait son regard sur la tête couronnée

Eugénie...nous nous reverrons
et vous vous souviendrez de cette trahison


Madg s'activa ensuite vers l'avant du campement


Ingenue a écrit:
Nom de Dieu ! Par la Catin d' Aristote !

Furent les premiers mots qui sortirent de la bouche de la blonde.
Tumulte et lutte armée ? Oui mais pourquoi ?!

Fracas des lames qui s'entrechoquent, bruit et agitation. Tout ça elle ne l'avait pas souhaité. Elle exécrait le sang, honissait la bataille et ses morts.

Oui mais, l'attaque devait avoir un sens, devait se justifier. Mais comment ?
Qu'avait fait Vae Victis pour que Faster et Feignant en arrivent à cette extrémité ? Il le lui faudrait bien le savoir. Même si elle les soutiendrait quoi il arrive, il lui faudrait savoir.

Les premiers cris lui parvenaient déjà et lui faisaient trembler l'échine. Depuis Dax, depuis le Colosse, depuis la Zoko, depuis la haine et la fureur, elle abominait l'épée qui traverse la chair, la flêche qui se fiche dans le muscle. Et depuis lors, la vocation était née: Diplomatie.

Les mirettes prasines de la blonde croisérent celles du co Général puis d'Aimelin.
Que pouvait-on y lire ?
Regret, amerturme ? En cet instant elle était Atlas qui portait le Monde, en cet instant, elle avait mille ans.

Pupilles voilées, rougies, elle agripa Aimelin par le bras.


Retrouve moi aux grottes de Betharram demain soir... Avec Magd... Si elle le souhaite...


Aimelin_ a écrit:
[campement Vae Victis dans la tente de Madg avec la comtesse]


La discussion entre les deux femmes allaient bon train chacune défendant ses arguments, chacune campant sur sa position.
Madg voulait l'amnestie pour ses hommes et femmes. Mais lui ne laisserait sa Générale et ne rendrait les armes que si l'armée était vide. Le cri d'un garde annonçant que l'armée adverse avait levé leur bannière lui glaça le sang.

Mais les deux hommes qui dirigeaient cette armée étaient ils devenus fous à vouloir les attaquer alors que la comtesse étaient dans le camp, ou voulaient ils tout simplement poutrer des hommes et des femmes par gout du sang. Aime choisit la deuxième solution même s'il s'était refusé à croire que les soldats du Béarn étaient des bêtes assoiffées de sang. L'image de ses deux amies passa devant ses yeux... s'il leur arrivait malheur il tiendrait ces deux hommes pour responsables.


Aimelin, raccompagne la Comtesse hors de ce camp, par derrière
pas de risque qu'elle se prenne une flêche par on ne sait d'où...


oui et je te retrouve devant !

Un regard vers Madg et un vers celui d'Ingénue à qui il attrapa le bras sans ménagement même s'il essayait de ne pas être brute. Il était félon aux yeux du peuple mais il était Lame et surtout il était un homme d'honneur et il ne serait pas dit qu'il laisse son Coms en danger.

Ironie du sort que de protéger celle que son armée Vae Victis voulait détronner.


viens suis moi et je ne te donne pas le choix !

Le ton était sec sans appel de réponse, elle le suivrait ou il l'entrainerait de force.
Un regard vers l'entrée du camps ou les cris fusaient, le bruit des lames, la poussière les hurlements, il les avait encore en tete ee il allait revivre ça.

Tenant sa coms par la main il l'entraina en courant vers la petite sortie qui se trouvait à l'arrière du camp et se dirigea vers une cabane de pierre à quelques centaines de pas et la fit entrer refermant la porte derrière eux.


tu ne bouges pas d'ici tant que la bataille n'est pas finie. Il ne sera pas dit que je n'aurai pas protégé ma comtesse même si c'est son armée qui attaque. Et je t'en conjure reste à l'abri.

Il planta ses yeux gris dans ceux de la blonde quelques secondes

Retrouve moi aux grottes de Betharram demain soir... Avec Magd... Si elle le souhaite...

nous viendrons nous voulions la paix et tu sais que c'est mon souhait le plus cher en attendant ne bouges pas d'ici j'envoie un soldat surveiller.

Il avait tant de choses à dire mais ca n'était pas le moment. Il la regarda avant de ressortir et fermer la porte pour rejoindre la bataille en courant.
Il avait des hommes à défendre.


Telya a écrit:
Remparts de Pau juste avant la bataille


La Duchesse avait fait installer une tente pour soigner les blessés . Malgré la protection des remparts , elle savait qu'il y en aurait .... et des deux camps.

Un médecin ne choisit pas celui qu'il soigne , allié , ami , ennemi , ils etaient tous egaux devant la douleur.
Elle esperait que ceux d'en face avait , eux aussi , des medecins prêts à intervenir.

Perchée sur les remparts , arpentant le chemin de ronde , elle faisait partie d'un groupe de surveillance.
Tout etait calme , l'armée des rebelles se trouvait postée à Lourdes , mais ordre de la comtesse , ils devaient proteger la capitale.

Soudain la herse se leva et un cheval au galop traversa la porte. Sur son dos , la Duchesse reconnut la comtesse .
Elle blémit . petite sotte qui allait se mettre en danger et cela malgré ses recommandations .

Elle regarda longtemps la silouhette fragile disparaitre à l'horizon. Elle fut tentée de donner l'ordre de la rattraper mais se retint. Elle savait la comtesse têtue et impossible de la faire changer d'avis quand elle avait une idée en tête.

Folle .... inconsciente .... la duchesse sentait monter en elle des sentiments de colére et de peur.
Colére car Eugénie n'ecoutait rien , ni personne et mettait inutilement sa vie en danger.
peur car elle s'etait attachée à cette Comtesse .


Dancetaria a écrit:
[Frontière du Béarn, Lourdes , Campement improvisé de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" , Mercredi 4 aout de l'année 1457, et les cors qui résonnent ]

Elle n'en pouvait plus de sourire, écoutant les paroles de Ditzzy, plutôt agréable en comparaison à l'autre, le cuistot, dont la présence n'était pas des plus charmantes. Il devait s'amuser, Faster, avec lui à Abidos ! Ditzzy semblait avoir remarqué son sentiment peu amical envers le Jim, et les cors qui résonnent ....

Le regard de Dance sur Ditzzy, cette dernière ne perdait pas son sang froid, et semblait avoir acquis plus d'assurance depuis leur dernier combat. Dance se souvient d'elle, presque craintive. Ni une, ni deux, à peine pensait elle à se lever qu'elle se retrouva avec une dague dans l'une de ses bottes, ne laissant à Dance le temps de répondre. Elle s'occuperait de cela plus tard. Visage qui se ferme, le regard sombre. Ditz part, retrouver Nim, mais il fallait se dépêcher, elle lui crie


Dépêche toi, il faut y aller !

Regard qui se tourne vers Aknail, il fallait se rassembler.Puis, regard de dédain envers le Jim, une chance qu'il commençait à dessoûler. Ne pas poser de questions, ne pas se mettre à penser à tout ça ... Il faut motiver les troupes, et ne pas montrer ses faiblesses. Epée, bouclier, la douceur qui laisse place à la guerrière.

On y va !Elles nous rejoindront là bas !


Navigius a écrit:
[rp][Camp Vae Victis, pendant la bataille]

Tout se déroula si rapidement que l'italien en fut bouleversé. À peine quittait-il la tente, remuant des pensées politiques afin de s'expliquer les gestes de la Comtessa et de la co-générale des rebelles Vae Victis que les cris de la bataille éclatèrent. S'écartant dans le camp, il fit la seule chose qui lui restait à faire. Il fouilla dans sa besace et en ressortit un étendard finement plié. Saisissant une lance, il y accrocha le grand morceau de tissu blanc, frappé aux armes de l'Archevêché d'Auch et de la Grande Aumônerie de France. Il planta le tout devant lui, saisit un banc, et observa la scène démente qui se déroulait autour de lui. Tant de discussions pour en arriver à celà. Qui donc désirait tant le sang? Qui donc le suivait pas à pas? L'Artois, la Champagne, la Normandie, la Bretagne, le Béarn, la Gascogne, l'Armagnac et encore le Béarn? Le Très-Haut avait fait un monde pour les hommes, et ceux-ci ne savaient que le détruire par la violence. Hélas, encore une fois, il faudrait ravaler, car c'était là la condamnation réservée aux hommes de Dieu. Pardonner la folie, enterrer les morts, secrètement espérer le courroux divins contre les irresponsables ayant causé la mort. Comme il en aurait long à dire à Dieu le moment venu, comme il en aurait long. Ses pensées furent interrompue par le bruissement d'une épée sortant du fourreau. L'ecclésiaste se retourna devant un soldat en plein questionnement et lui parla :

- Si tu oses lever le fer sur un Grand Officier Royal, sache que tu le peux et que les conséquences seront funestes pour toi et moi. Maintenant, retourne à ton devoir, et rappelle toi que la Comtesse ou la Générale dictent tes mouvements, mais que tu demeures le seul gardien de ton âme. Le Très-Haut observe la bataille et il voit tout et n'oublie rien.

Retour aux réflections alors que le jeune soldat, reconnaissant l'Archevêque, s'incline légèrement et bafouille une excuse. Une vague de dégoût envahis le prélat, qui tourne et retourne dans sa main une bague, frappée en Italie, celle d'un ami cher. Il avait dû le combattre, dans un appel aux armes à Florence. Milan et Florance, une histoire de haine. Italiens contre Italiens, histoire semblable. La mort frappe, parfois, l'on ne revient simplement pas de la guerre. Aucune querelle ne vaut la vie, mais pour certains, celà ne semblait pas le cas. Il songea, songea pendant la bataille. Pourquoi attaquer alors que la Comtesse était dans le camp? Ses pensées filèrent vers Aimelin et Orantes. Deux braves âmes, avec un peu de travail et du temps, il les aurait convaincus de rentrer dans le confort des foyers, auprès des femmes aimantes et des perspectives futures. À leur âge, l'on caressait la tête de ses enfants et l'on vieillissait heureux. Qu'est-ce qui avait changé celà? Pensées s'envolèrent vers sa famille, quels risques incensés avait-il prit de venir. S'il héritait d'un carreau perdu, qui s'occuperaient d'eux? Éliséa sans doute, après tout, le malheur suit à la trace la famille. Les parents, ensuite Anselmo et Violetta, à quand Navigius pour parfaire la damnation familiale?
[/rp]


Ingenue a écrit:
[Campement Lous Aguiles d'Abidos, retour à la raison]

Les conditions annoncées pour le démantellement de l'armée Vae Victis avait été innaceptable, réddition, traitrise au Béarn que d'accorder la grâce.
Par deux fois, elle avait tendu la main, par deux fois, elle n'avait récolté que mépris et injures, diffamation sous couvert d'Aristote.
La discussion du matin n'avait rien donné, quand la fierté l'emporte, les armes prennent le pas...


Citation:
A l’armée Vae Victis, à ses décideurs,
Aux Béarnais,

Nous, Eugénie de Varenne, Comtesse légitime du Béarn, élue par le peuple et les conseillers comtaux béarnais,

Regrettons vivement les combats de la nuit du 6 Août 1457, mais qu’il soit su de tous que Faster du Clos du Chesne, commandant de Lous Aguiles de Abidos, et le Sénéchal Feignant, craignant pour la sécurité de Pau et du Béarn, voyant l’armée Vae Victis lever le camp, ont fait ce qui leur semblait juste et ont donc porté le premier coup.

Que tous sachent que l’armée Lous Aguiles de Abidos n’aurait jamais attaqué si l’armée franche Vae Victis n’avait pas rassembler ses troupes en vue d’un déplacement.

Déplorons le sang versé, les morts et les blessés mais nous ne pouvons laisser une armée menacer l’unicité et la souveraineté du Comté du Béarn.

Nous exhortons donc les Co-généraux de Vae Victis de démanteler leur armée et ainsi épargner au Béarn toute nouvelle effusion de sang inutile.

Rédigé, signé et scellé de notre main le 6 Août 1457,

Eugénie de Varenne, Comtessa do Béarn.

Per lo nouste Béarn !



__________________________ S'en suit la première bataille du jeudi 6 août 1457 _________________
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:40 (2018)    Sujet du message: 1457-07-31 ~ Vae Victis, entre deux voies

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