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[Loups garous] 1456-11-29 ~ La meute a les crocs

 
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MessagePosté le: Mer 3 Nov - 15:33 (2010)    Sujet du message: [Loups garous] 1456-11-29 ~ La meute a les crocs Répondre en citant

Migéon a écrit:
Dans le vieux village de Ververoche, le viellard, comme à son habitude, arrivait la mine défaite.

Il savait ce qui allait bientôt se passer, un carnage, une tuerie, sûrement la pire de son existence.

Comment allait il pouvoir laisser faire cela ? C'était de son devoir, il le savait, mais il avait peur à chaque instant qu'un jour, la vindicte populaire le mette lui aussi sur le bûcher.

Certains peuvent être tellement retords...

Ses pensée ne valaient guère mieux que son humeur, noires, et en arrivant sur la place, il regarda autour de lui, la fontaine en son centre, l'auberge encore vide en face, la mairie, les habitations ensuite...

Pas un bruit ne venait troubler les lieux lorsque soudain...

Ysa a écrit:
Cette fin novembre était glacial, être à cheval par ce temps était difficile, le froid s'insinuant partout où il le pouvait. La jeune femme s'était pourtant emmitouflée du mieux qu'elle le pouvait, une cape doublée de fourrure, des gants, bottes .... mais cela ne suffisait pas.

Les doigts engourdis malgré le cuir qui les protégeait, Ysa décida de s'arrêter au prochain village. Petit coup de talons sur les flans de sa jument Zaya, qui accéléra l'allure. Elles arrivaient en vue d'un village et l'une comme l'autre avaient hâte de se reposer à l'abri du vent.

Le bourg était bien calme mais cela n'intrigua pas Ysa qui cherchait des yeux une auberge. Léger signe de tête aux deux hommes présents sur la place et la jeune femme descendit de sa monture la guidant par les rennes jusqu'à l'auberge toute proche.


Tient ma belle nous allons nous arrêter là.

Elle prit le temps de s'occuper de sa jument ... lui ôter sa selle, la brosser, vérifier ses fers ... avant d'entrer dans l'auberge.

dragonet a écrit:
Autrefois homme de science rationnel et sceptique, il avait découvert que le monde n'etait pas toujour ce qu'il paraissait. Cela l'avait amené un temps aux abords de la folie et du suicide, mais il avait survecu..

Il avait étudié un garou de près, et en avait appris peu de choses. Depuis des jours , il se plongeait dans les grimoires pour tenter de savoir si les fluides avaient pu l'affecter, et regardait sans cesse la lune avec terreur, jetant un oeil songeur là où il avait enterré les restes de celui qui avait donné un sens à sa vie

Rien ne lui semblait anormal, mais en garderait il souvenir si c'etait le cas. Il devait en savoir plus, decouvrir d'autres créature de ce type, apprendre et comprendre sous peine de sombrer à nouveau dans la folie.

Gwenhwyvar a écrit:
La rôdeuse été arrivée à destination. On l'avait mandée icelieu pour y débusquer des loups-garous et les exterminer jusqu'au dernier. Montée sur un cheval de haute stature, et accompagnée d'un faucon crécerelle, elle arborait au côté de la selle une flamberge de belle facture. Ses vêtements de cuir trahissait une vie extérieure permanente, tant les entrelacs sculptés de ses cuissardes étaient patinés. Elle mit pied à terre sur la place du village de Ververoche, observant attentivement les autres personnes qui se regroupaient...


Migéon a écrit:
Migéon, sur la grand place, vit arriver rapidement les nouveaux habitants de quelques heures ou quelques jours.
Les mains tenant encore fermement son bâton, aussi noueux qu'elles, étaient sèches comme la pierre.

Voyant un homme assis, s'appercevoir soudain de sa présence et lui adresser la parole, il s'approcha de lui lentement. C'est qu'il se faisait vieux !

Alors, dois je me méfier de lui ? Est ce une prochaine victime ?

Il tentait d'étudier ses traits en avançant, et, étant à sa hauteur, il lui répondit :

Ce bâtiment là est une auberge. Abandonnée, mais sans doute y a t il encore des couches en bon état...?

En réalité, il n'en savait rien, il n'avait pas eu le temps de visiter les lieux avant que les autres arrivent. Et justement une jeune femme entrait dans la bâtisse après leur avoir fait un signe de tête.
Le cheval de la dame était resté devant celle ci, à l'abreuvoir, bientôt rejoint par celui d'une autre dame, assurément, puisque celle ci venait de mettre pied à terre.

Un oiseau était posé sur son épaule.

Que ce ne soit point un oiseau de malheur !

A cet instant précis, le faucon émit un bruit strident.

peut être en fait pourra t il prévenir d'un danger ?

Tout à ses réflexions, Migéon continua à parler à l'homme devant lui, regardant un autre qui avait l'air complètement hagard, semblant chercher des réponses...

Je me nomme Migéon, je suis le doyen de ce village, là pour arbitrer les forces du bien et du mal qui vont s'entredéchirer une fois de plus.

Mais entrez donc dans cette auberge, tout comme moi, je suis sûr que tout le monde fera de même, et sinon, j'irais accueilir les autresd moi même.

Vous avez fait un long voyage ?


Il tentait de faire la discution à cet inconu, plus pour se donner une contenance, mais au fond de lui, il avait l'estomac noué, il savait que des terribles drames se préparaient.
Il fit un signe à la dame au faucon, pour qu'elle entre également dans l'auberge.

A l'intérieur, le vieillard passa instinctivement derrière le comptoir. Peut être quelqu'un le rejoindrait ?

Shikar a écrit:
L'homme observa le vieillard s'approcher. Il n'avait pas l'air très dangeureux. Il semblait se poser quelques questions a son sujet, mais Shikar s'en moquait, a vrai dire. Il écouta les réponse de l'homme.

Ce bâtiment là est une auberge. Abandonnée, mais sans doute y a t il encore des couches en bon état...?

-Merci, j'y vais de ce pas ...

Toujours assis, il commença a réunir ses affaires éparses. Il boucla son sac, remis sa gourde bien en place, et s'appretta a se lever lorsque le vieillard repris la parole.

Je me nomme Migéon, je suis le doyen de ce village, là pour arbitrer les forces du bien et du mal qui vont s'entredéchirer une fois de plus.

Mais entrez donc dans cette auberge, tout comme moi, je suis sûr que tout le monde fera de même, et sinon, j'irais accueilir les autresd moi même.

Vous avez fait un long voyage ?


-Enchanté, Shikar, très bon voyage, je pense n'être de passage, mais qui sait, peut-être resterais-je ici !

Répondit-il en souriant. Il se leva, remit son sac en place et suivit les autres arrivants en l'auberge. Il montît directement, choisit une chambre, et commença a s'y installer. Il déposa son sac au sol, et se familiarisa avec l'étage du haut. Il revint dans sa chambre, réouvrit son sac, et rangea quelques affaires. Il n'osa détacher son épée, et la garda bien sur le côté. Il descendit ensuite a l'étage du dessous, s'installa a une table, et sortit une petite pipe. Il la bourra, l'alluma et en tira une petite bouffée. Shikar s'installa un peu plus confortablement, et, la pipe a la main, il attendit que le temps passe ...

Hildegarde a écrit:
Au centre du village, cachée derrière le socle d’une vieille statue rongée par les années, une petite fille de 10 ans regardait un petit défilé d’inconnus, tout comme elle, entrer dans cet étrange village. Faible de sa timidité passagère, elle n’osa tout d’abord pas approcher. Un voyageur et un vieil homme se tenaient à quelques pas seulement de la fillette, qui, à vrai dire, n’était pas si bien cachée, puisque son ombre frêle dépassait largement de la statue, laquelle devait, à l’époque, représenter le maire du village.

Une femme montée sur une jument ne tarda pas à s’arrêter près d’une auberge. La petite la regardait s’occuper du cheval, la bouche en « o », rêvant elle aussi de toucher le grand cheval.

La fillette crut voir aussi un autre monsieur pensif s’approcher, mais il fut vite dépassé par une autre dame à cheval, une gros oiseau juché sur son épaule. Le « o » de sa bouche s’amollit un peu tandis qu’elle s’abandonnait à la contemplation de ses atours.

Elle tremblotait vivement, cachée derrière son gros caillou. Les courants d’air froids de l’automne passaient à travers les mailles de son chandail. Aussi, la petite fille se décida à sortir de sa modeste cachette pour s’approcher derrière l’homme et le vieillard, qui avaient l’air gentils. « Mijéon et puis Chicar, Chicar et puis Mijéon », se répétait-elle en les écoutant parler. Elle ne tarda pas à trébucher sur une racine, s’étalant de tout son long sur la terre.

-Aaaïïï…. Sad

Une larmichette s’étira sous son œil tandis qu’elle découvrait une égratignure sur son coude râpé, et que les autres villageois pouvaient à présent constater à loisir sa présence.

Rebaile a écrit:
Y en a marre de tous ces villages où j'tombe quand des loups attaquent! Y en a marre de bouger tout l'temps et de trouver la mort sur mon chemin!
Marre, vraiment marre... j'veux du repos, j'veux du calme...


La baile marmonnait ces quelques mots dans la barbe qu'elle n'avait pas, ou alors un très léger duvet, quand elle passait la main d'ssus.
Elle n'avait plus d'cheval, l'avait dû l'achever sur la route, pask'il s'était blessé à la jambe, et pis d'toute façon, elle n'avait plus rien à manger, alors elle en avait profité...

Elle gardait la viande séchée dans sa besace, et ses provisions pouvaient encore la nourrir pendant une dizaine de jours très facilement.
Et c'est au bout du cinquième qu'elle est arrivée au premier village depuis l'départ de Montpezat la sinistrée, comme elle l'appelait.

Ververoche.


C't'un nom dur, ça... J'espère que j'trouv'rai d'quoi m'loger et m'reposer quelques temps, moi...

Y avait d'jà foule de gens sur la place, quand elle est arrivée. N'a pas cherché à s'mêler à eux, l'avait hâte de trouver l'auberge et d'squatter sa chambre.
Elle la r'péra plutôt rapidement, et s'y dirigea vite fait, en saluant d'la tête les gens d'vant lesquels elle passait.


'Lut la compagnie! lança-t-elle à la cantonnade en ouvrant la porte.

R'gard vers l'aubergiste affairé derrière son comptoir. S'approche de lui.

J'voudrais bien une chambre pour quelque jours, s'il vous plait J'peux vous payer dix nuits d'avance si vous voulez.

Sort les écus pendant qu'elle parle et les pose d'vant l'gérant qui lui tend immédiatement une clé. La prend avec un Merci et va directement vers sa piaule. Pose sa besace et s'jette sur le lit, morte de fatigue.
Elle ira s'promener dans l'village plus tard, quand elle aura pris un peu d'repos...

Muphestafas a écrit:
Les Phoenix, animaux étranges dont la nature échappe encore à l’Homme. Le Phoenix est capable, dit-on, de renaitre de ses cendres. Le Phoenix, nait par le Feu salvateur, et meurs par le Feu Purificateur, tel est son Destin… Tel est MON Destin…

Tandis que j’avançai à vive allure sur ma monture, je quittai les plaines arides et chaudes pour me retrouver au milieu des pierres froides et dures.

Au loin j’aperçu un village, je n’étais qu’à quelques lieux de celui-ci. Pendant ce temps, je me remémorais les nouveaux souvenirs qui venaient d’entrer en mon esprit, signe d’une vie bien tumultueuse.

Au seuil du village, je descendis de Blizard, mon fidèle canasson. Alors que je m’avançai pour découvrir la nouvelle architecture de ce lieu, j’aperçu au loin un mouvement de foule, puis, à la hauteur de la place, sous mes yeux, une fillette venait de tomber sur le sol.

Je lui tendis une main amicale, elle semblait me rappeler quelqu’un…


-« La Douleur n’est pas réellement dans ton corps, mais plutôt dans ta tête, si tu ne te vois pas tomber, tu ne sais pas que tu es tombé, alors la douleur ne ce fait ressentir. Celle-ci n’apparait que lorsque tu t’en aperçois, mais tu semble déjà l’avoir compris, Petite… »

Je lui souris :

-« Allez, prends ma main que je te relève… »

J’arborais toujours cette lourde épée, tenu par ma main droite, sur mon épaule droite. Une gourde sévèrement attaché à ma ceinture, et une barbe mal rasée. Aux yeux de tous, j’avais l’apparence d’un homme d’une quarantaine de Printemps, un soldat ou un Mercenaire, je laissai les autres décider de cela :

-« Comment te nommes-tu Petite ? Et que fais-tu seule ici ? Mon nom est Muphestafas… »

Je souris une dernière fois, ma voix suave et calme semblait résonner dans les éléments environnants. A présent, j’attendais une réponse, ou même un sourire.

Migéon a écrit:
Migéon regardait les uns et les autres arriver à l'auberge, ou encore rester devant, sur la place, en petits groupes.
Certains préféraient déjà rester dans leur chambres, peut être descendraient ils tantôt, pour manger un maigre repas, une soupe peut être ?

Tout à ses pensées, Migéon regarda par la porte encore ouverte et vit le soleil décliner rapidement.
C'est qu'en hiver, il faisait nuit assez tôt, et c'est d'une voix grave que le vieillard tonna dans la grande pièce principale de l'auberge :


Que l'on ferme cette porte, avant qu'un loup n'entre !
Quelqu'un peut il allumer le feu ?

Il fait nuit à présent, mangeons, vite, et que le destin soit clément, car les loups vont se transformer maintenant !


Les yeux presque vides, le vieux semblait voir quelque chose d'extraordinaire mais effrayant.

Hildegarde a écrit:
-« La Douleur n’est pas réellement dans ton corps, mais plutôt dans ta tête, si tu ne te vois pas tomber, tu ne sais pas que tu es tombé, alors la douleur ne ce fait ressentir. Celle-ci n’apparait que lorsque tu t’en aperçois, mais tu semble déjà l’avoir compris, Petite… »

La voix tout près lui arracha un cri de surprise alors qu’elle se perdait dans la constatation de son égratignure. Son regard croisa le sien, lui rappelant la présence du monde qui l’entourait et de la substantielle honte qu’elle ressentait pour sa maladroite chute. Il semblait toutefois très gentil et attentionné, malgré la grande épée coupante qui pesait derrière lui.

-Euh…Euh…D’accord, monsieur Moufestafas. Je crois que je vais bien.

La petite fille prit sa main en ramenant ses pieds sous elle pour se relever. Elle tâcha d’épousseter la terre qui salissait ses vêtements avant d’essuyer un petit filet de sang qui dégorgeait lentement de son coude.

-Merci. Moi je m’appelle Hildegarde, je suis ici parce que…

-Annnnnnnnnn !!!!!

Hildegarde se retourna vivement, face au villageois qui la regardait en la pointant du doigt. Il se moquait ? La fillette renifla en retenant une petite vague de geignement qui menaçait de refaire surface. Elle cacha son coude de sa main gauche en reculant derrière Muphestafas.

-Mais…Ca fait même pas mal…

Elle grimaça après avoir prononcé ses paroles, sentant le picotement lui démanger le coude. Et puis, le gentil monsieur venait de le dire, que c’était rien, elle était pas si bête que ça…

Une autre dame venait d’arriver, se dirigeant directement vers la taverne, succédée par un étrange inconnu qui semblait les observer de là où il était. Hildegarde le fixa un moment, avant de se frotter les bras. Il commençait à faire froid et l’auberge venait d’être fermée.

-Euh… Vous croyez que je peux aller dormir là bas pour la nuit ?

Aventurine a écrit:
C'est avec une petite carriole qui avait pas mal vu les routes qu'Aventurine arriva au village. Elle avait passé déjà deux nuits dans sa charette dans les bois, c'est pourquoi elle avait fait marcher, trotter ses chevaux jusqu'au premier village.
Trop c'est trop se dit-elle. J'en ai marre de dormir dehors dans ce froid dans des clairières de bois. J'ai peur des bêtes qu'il y a dedans.

Alors lorsqu'elle vit ce petit hameau, elle se précipita à l'auberge et demanda : Excusez moi, avez-vous un lit de libre chez vous?
L'aubergiste ne savait plus où donné de sa tête. Aventurine n'était pas la seule à chercher à se loger.
On lui dit qu'au pire un certain Migéon pouvait l'hébergé, si l'auberge ne pouvait accueillir tout le monde.


Elle en profita alors pour faire connaissance avec les gens qui étaient ici et trouver un endoit pour ses chevaux et son chargement.
Peut être vais-je trouver des clients pour vendre mon chargement, cela allègerait ma cariole et remplirait ma bourse!

A peine eut elle fini de trouver une grange pour sa monture qu'un vieillard ordonna à tout le monde de rentrer à l'intérieur de l'auberge. Il parlait de se cacher des loups.

Pfff grand-père a du commencer à boire avant l'heure on dirait, marmona t'elle amusée. Comme si des loups allaient entrer dans le village, s'attaquer à des bêtes dans un paturage à l'extérieur du village mais pas à l'intérieur quand même!

M'enfin un petit verre avant d'aller dormir me ferait le plus grand bien surtout si cela permettrait d'engager la conversation avec le beau jeune homme près de la petite fille.


maltea a écrit:
Une silhouette encapuchonnée de noir pénétra dans l’auberge. La nuit tombait vite à cette époque de l’année, et des rumeurs faisant froid dans le dos avait eu raison… de sa raison.
Elle était censée continuer sa route de nuit, mais sa peur en avait décidé autrement et elle s’était décidée à trouver refuge dans cette auberge.

Elle regarda de long en large la grande salle. Des gens étaient occupés à discuter. Timide de nature, elle n’osa point lier connaissance et alla s’installer dans un coin sombre de la salle.

On ne pouvait distinguer ses traits, on pouvait juste reconnaître la démarche d’une femme encore jeune même si par moment, on avait l’impression qu’elle peinait à marcher.

Assise et isolée, elle pouvait tout à loisir observer sans être vue. Elle se décida néanmoins à commander un repas et se perdit dans ses pensées tout en mangeant ce que l’aubergiste lui avait apporté.
Sa faim se calmait peu à peu, et elle retrouva le sourire. Demain très tôt, elle devrait reprendre la route, espérant que plus rien ne viendrait ralentir ses plans. Elle devait impérativement rejoindre sa terre natale. Les nouvelles qu’elle avait reçues n’étaient pas bonnes. Le village avait été décimé par on ne savait quelles bêtes féroces et sa famille avait été tuée. Seul le corps de sa sœur n’avait point été retrouvé et elle voulait participer activement à sa recherche après avoir mis en terre les gens qu’elle aimait le plus au monde.

Une fois fini de se rassasier, elle repoussa son assiette et essaya de capter les conversations animées ici et là.

Elle était lasse mais n’osait pas se lever devant l’assemblée. Elle sentait sa cuisse lui faire mal et elle avait peur de perdre l’équilibre devant les voyageurs et habitués se trouvant en ce lieu.

Elle marmonnait dans ses dents.


Saloperie de chute, la douleur devient de plus en plus intenable. Quelle idée stupide j’ai encore eu de sortir hors des sentiers battus afin de gagner du temps sur mon itinéraire…

Soudain elle entendit une conversation qui lui fit tendre l’oreille. Des loups… Seraient ce possible que ce soit une meute de loups qui ait décimé sa famille ? Elle blêmit se disant qu’elle en aurait le cœur net demain soir, une fois arrivée à destination.
Elle sera son bagage contre elle, ses maigres effets, seul le très haut savait combien elle y tenait…


belphegore a écrit:
Cela faisait des jours, voire des semaines que Belphegore marchait au pas tranquille de Baladin.

Elle avait décidé de descendre dans le Sud. On lui avait dit:


"Si tu veux rencontrer les plus grands médicastres, rapproche toi de la Grande Mer Intérieure....Là sont les savants Arabes et Andalous, là est le savoir...."

Alors, elle avait fait son paquetage, sellé son fidèle destrier, et elle était partie......Ses proches avaient bien essayé de la dissuader, mais elle était résolue: elle voulait en savoir plus, toujours plus....

Pour se nourrir, en cours de route, elle s'arrêtait dans les fermes, et contre son travail d'une soirée, casser les noix, filer une quenouille, confectionner de la charcuterie, soigner un rhumatisme, on lui donnait un bol de soupe, un peu de foin pour son cheval, un coin de fenière pour dormir.

Parfois, aussi, elle avait dû dormir à la belle étoile, sous un arbre protecteur ou au creux d'un rocher, se nourrir de la générosité toute relative de Mère Nature.

Mais ce soir-là, alors que la nuit d'hiver tombait, qu'une bise aigrelette soulevait la crinière de Baladin et qu'elle frissonnait sous sa grande cape de laine noire, elle se dit qu'un bon feu la réjouirait.

Elle resserra les pans du vêtement, souhaitant trouver au plus vite une ferme, une bergerie, un village pour s'abriter. Elle ne voulait pas passer une nuit de plus dehors.

C'est alors que de faibles lumières au flanc d'une colline se mirent à trembloter doucement, comme un phare la guiderait.

Baladin de lui-même pressa le pas, comme s'il voulait lui aussi regagner un abri.

Belphegore mit pied à terre devant une grande bâtisse qui pourrait bien être une auberge. Il lui restait quelques écus en poche, elle pouvait se permettre ce luxe.

Elle fit le tour du bâtiment, cherchant les écuries. Ayant trouvé la porte, elle pénétra dans une grande pièce basse et sombre, où des chevaux étaient déjà à l'attache, et où leur chaleur dégageait une odeur douceâtre....

Leur arrivée dérangea quelques bêtes, des ronflements et des ébrouements se firent entendre.

Belphegore chercha à tâtons uns stalle libre: elle se mit à desseller Baladin, le bouchonna, lui mit une bonne ration de foin dans le ratelier.....

Autours d'eux, les autres bêtes s'étaient remises à machouiller lentement leur picotin....

Le salvateur a écrit:
La langue vint lécher sa main, le réveillant. Il observa la bête qui était à ses cotés. Il murmura excité.

Ainsi, tu es désormais capable de venir seul de l'autre monde?

L'animal, son guide spirituel, gronda:

Ils sont là, ils viennent à nouveau tuer

Le salvateur se redressa, attentif et inquiet.

Y aura-t-il un mort?

Le Guide repris:

Ce n'est pas une obligation, tu peux la sauver, mais tu dois savoir que si tu interviens, tu mourras, et tu ne feras que reculer l'inéducable, car elle est condamnée.

Le salvateur repris:

Etre condamné, c'est accepter l'inéducable. Or le sacrifice est en soi un un refus d'accepter celui ci. J'ai besoin de ta force.

Il se leva, et s'approcha de la bête. Lentement, il commença une ancienne litanie, remontant de l'ancien âge où shaman et esprit vivaient ensemble. Son corps se fit plus lourd et son esprit s'échappa, pour ne faire qu'un avec l’esprit, qui sembla grandir.

Un gigantesque loup était désormais présent, devant le corps du mage méditant. Celui ci posa la porte et sorti dans le couloir, se guidant autant à son instinct qu'a son odorat.

Il aperçu Hypnotis face à sa proie soumise à ses désirs. D'un bond prodigieux, il se jeta sur le loup garou, le bousculant puis gronda..


Elle est à moi, approche toi encore une fois et je t'étripe. Tes griffes et tes crocs n'ont aucun effets sur moi, car je ne suis pas de ce monde, par contre ton sang et ta chair sont un met de choix pour ma gueule.

Vous n'êtes pas les bienvenus, partez chercher votre pitance ailleurs, ou je vous traquerais les uns après les autres.


Il traversa Belphégore aussi facilement que l'air puis se fit plus solide à l'approche d'Hypnotis, le fixant dans les yeux comme le défiant d'user de son pouvoir contre lui.

Fuis avant que je ne décide de te dévorer comme un vulgaire humain, et rapporte à ta meute qu'il est encore temps de partir, avant que ma colère s'abatte sur vous..

Fuis et découvre enfin ce qu'est la peur..


Il se mit à Hurler a la Lune, et son cri se répandis a travers chaque pièces, chaque maisons, chaque cœurs du plus purs au plus sournois, les loups étaient là, et nul ne pourrait l'ignorer.

Son regard indiquait à Hypnotis qu'il serait judicieux de filer, avant que tous ne sortent et le condamne à une mort certaine.

Déjà l'esprit du salvateur, épuisé par la lutte , s'apprêtait à rejoindre son enveloppe et sa chair, une fois la villageoise innocente mis hors des griffes de l'homme loup.

La voyante a écrit:
Ses deux mains posées à plat devant elle sur la table, elle laissait son regard vagabonder sur les voyageurs réunis ce soir-là dans l'auberge.

Elle détaillait un visage, explorait un geste, une attitude. Les yeux plissés, elle jugeait le voyageur solitaire qui ne pipait mot, la noble qui paraissait autant à sa place q'un poisson hors de l'eau dans cette ambiance épaisse, la petite fille candide qui faisait connaissance avec cet homme à l'épée lourde et menaçante, la guerrière sûre d'elle, l'idiot qui ne paraissait pas avoir inventé le fil à couper le beurre, l'ancien dont la barbe blanche tremblait d'effroi.....

Et puis soudain leurs regards se croisèrent......Le choc fut incroyable d'intensité......La voyante sut qu'ILS étaient là.....Parmi eux......Elle soutint le regard, sondant le tréfonds de l' âme noire, et ce qu'elle y vit l'horrifia: la douleur, la cruauté, la mort.....

Elle se redressa brusquement, sa chaise tombant à la renverse à grand fracas.

Ses deux bras maigres levés vers le ciel, elle invectiva les voyageurs:


"Tremblez!!! .....Tremblez!!!!!!!!!......... La mort est parmi nous!!! Craignez ce que vous connaissez!! Car la mort n'est pas innocente!! Elle est là, elle va toucher à l'improviste!!!!!!!! Ce soir, la mort sera rouge et cruelle !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!"

Puis soudain la vieille femme fut prise de convulsions......Ses yeux se révulsèrent, ses chairs ridées et flasques tremblotèrent.....

Quand soudain tout s'arrêta.....

Elle baissa ses bras, et, épuisée, traversa la pièce , sous le regard incrédule, de pitié, de crainte ou de colère des voyageurs.....

Elle monta se coucher sur la petite paillasse que l'aubergiste avait bien voulu lui louer, par crainte de ses pouvoirs......

La voyante a écrit:
Epuisée, le corps meurtri, les muscles noués, l'âme torturée, La Voyante s'était endormie comme une souche.....

C'est un raclement qui la réveilla en sursaut.....Deux yeux diaboliques la fixaient......Ainsi, la mort était là.....Ainsi, c'était ELLE qu'elle était venue chercher....

La vieille femme était bien incapable de faire un seul mouvement.....Le Loup était là, les crocs découverts, les babines prêts à frapper.....

Sondant l'âme des voyageurs, elle n'avait pas découvert que la victime de ce soir, c'était elle cette fois-ci.....

Mais soudain, un homme se matérialisa auprès d'elle, faisant reculer en grognant le Loup.....

Aurait-elle une chance? Ne mourrait-elle donc pas ???

Seigneur a écrit:
Le froid était mordant, comme chaque nuit, mais jamais il pourrait nous faire concurrence. Nous guetions tous les fenetre, en attendant que le chef se décide. J'avais faim, mais comme toujours, je passais en dernier. On ne m'avait jamais expliquer pourquoi, mais c'est toujours moi qui déchiquetai les derniers morceaux, qui ronjai les os, après tout le monde. Mais là, j'avais faim, vraiment très faim, il me fallait du sang bien chaud et de la chaire bien fraiche.
Avec le reste de la meute, nous attendions que le chef revienne avec notre proie du soir comme tropher, et nous étions très impatients. Une grosse dame, ou un vieillard? Un petit enfant, ou un homme musclé? On n'en savais rien, mais j'en salivais déja...


L'amoureuse a écrit:
L'aube était presque là quand elle passa la tête derrière l'épaisse tenture qui cachait sa couche. Il était là, les yeux fermés. Pourquoi était-elle venue? Elle même ne le savais pas. Elle avait besoin de venir le voir. Parce qu'elle avait besoin de se sentir protégée, parce qu'elle avait sentit que la nuit était agitée.

Elle resta un moment à le regarder, hésitant à tourner les talons pour aller se rallonger, elle n'avait pourtant pas fermé l'oeil de la nuit. Dormait-il? S'il se réveillait, en tout cas, elle aurait l'air bien idiote plantée là.

-Je voudrais vivre...

La sorcière a écrit:
La sorcière tremblait, seule dans sa chambre. La victime venait de se faire connaître. Elle se leva précipitamment et prit une des deux fioles, celle au liquide couleur rouge. Rouge comme le sang coulant dans ses veines, rouge comme la vie, qu’elle pourrait lui rendre.

Elle allait quitter la pièce lorsqu’elle sentit une puissante aura émaner de l’auberge. Le salvateur… il avait réussi à sauver la première victime de cette meute cruelle mais ce n’était que partie remise.

La lutte, elle l’avait senti, avait été acharnée. Elle avait senti la douleur de la victime dans ses chairs, tous lié entre eux par leur don respectif. Ainsi donc la voyante venait d’échapper à une mort atroce. Une douce mélodie s’éleva dans les airs, tout était calme et on pouvait percevoir le pouvoir de cet air. En plus du danger de la meute, il fallait rester vigilent au danger de la flutiste.

La sorcière soupira, jamais elle n’avait encore jamais eu à faire à autant de force maléfique à la fois.
Mais elle dans tout cela, où se plaçait elle ? Elle n’était pas si pure que ça, elle pouvait donner la mort mais son coté obscur était contre balancé par le fait de pouvoir rendre la vie à une victime innocente. Entre le bien et le mal, jamais elle n’avait su trouver sa place. Peut-être était ce là son destin ? Lutter toute sa vie pour ne pas se laisser emporter par le côté sombre et ainsi grossir les armées du sans nom...
Malgré sa relative jeunesse, elle était fatiguée. Fatiguée de courir les routes afin de jouer le rôle qui lui fut imputé dès sa naissance.

Elle haussa les épaules et replace la fiole dans son coffret qu’elle referma délicatement.


Ce ne sera pas pour cette fois…

Elle se remit au lit, sachant que cette nuit n’aurait pas d’autre victime et qu’elle pouvait dormir tranquille. Elle allait enfin fermer les yeux sans devoir écouter les bruits et essayer de ressentir les entités l’entourant jour et nuit qui étaient là afin de la guider dans sa lourde tâche.

L'amoureux a écrit:
Il était là, il dormait rêvant de celle qui faisait vibrer son être. Allant jusqu'à en sentir ses caresses sur ses cheveux.

-"Je voudrais vivre..."

Il ouvrit les yeux et sourit, la prenant dans ses bras. La Belle était là, près de lui:

-"Nous vivons déjà, mais vivons plus... Que chaque nuit nous rassemblent plus encore... Je te protègerais."

Elle était belle, elle était douce, ils étaient amoureux.
Il la tira doucement vers lui et la laissa se perdre sous l'étreinte sulfureuse de ses baisers et de ses bras.


Hypnotys a écrit:
Les yeux ne lachent pas la femme, quel est ce froid qui se met entre eux ? raoooowwww
Son instinct l'avertit, un regard invisible qui le fixe plus fort que son pouvoir sur les autres, qui lui fait baisser la gueule.

Grognement vers cette présence qu'il devine pour lui dire qu'ils ne partiront pas et dévoreront les villageois les uns apres les autres.

D'un bond souple et silencieux Hypnotys sort de la chambre et se retourne montrant sa gueule et ses crocs.

- raoowww ce n'est que partie remise remonte vers le grenier où d'un bond il franchit la lucarne pour sauter sur le toit et rejoindre Greyarh et Seigneur devant la bâtisse.

le salvateur, l'odeur de la vie je l'ai senti ; il m'a empêché de te l'emmener mais il mourra.

Ses yeux sont encore plus durs. Il a vu la peur dans les leurs. Personne n'arrêtera la meute.

Greyarh a écrit:
Sur ses quatre pattes, Greyarh fait les deux cents pas en battant les pavés. Il tourne en rond, grognant sur Seigneur à l’occasion. Quelque chose ne va pas. Hypnotys se fait long, et l’air s’est emplie d’une pesanteur toute familière à la peur humaine. Un coup d’œil vers l’auberge suffit à Greyarh pour remarquer que des chandelles se sont allumées à certaines fenêtre.

Hypnotys ne tarde pas montrer le bout de son nez, les yeux durcis. Le chef de meute l’écoute en silence. Lentement, un rictus apparaît sur sa gueule ombragée, ressemblant à s’y méprendre à un sourire denté d’aiguilles fines et luisantes. Finalement, la chasse s’annonce plus intéressante que prévu. Il faudra ruser.

La démarche faisandée, Greyarh fait face au nid de petits humains agités entre leurs quatre murs. Le hurlement qui se déploie de sa grande gorge déchire le silence nocturne, à faire frémir chaque villageois.

« Bouh ! Petits humains, les loups sont là ! Débattez vous dans vos paillasse, amusez-nous, avant de périr »

Finalement, cette nuit n’aura été que sujette à tâter le terrain. Chaque camp est averti, les loups ne lâcheront pas le morceau.

Cara ribas a écrit:
Quand la lune est apparue dans le ciel étoilé, Cara Ribas a commencé à se transformer... implacablement, comme à chaque pleine lune...
Depuis ce jour où un des loups descendus de la montagne l'a mordu sans la dévorer, elle erre de village en village à la recherche de congénères : les loups aussi sont sensibles à la solitude.
Or, cette nuit là, elle a senti leur présence dans le vent d'ouest... Là-bas, un village! Ils sont en chasse. Elle a faim.
Inextricable de sa condition, elle sait qu'elle doit les rejoindre : les loups vivent en meute, les loups chassent en meute, les loups gagnent en meute.

Cara Ribas entre dans le village à pas de loup, écoutant là le tintement d'une cloche agitée par le vent; là un ronflement à travers la porte d'une demeure...
Sur la place centrale de village, devant l'auberge, ils sont là, ces frères! Elle s'approche, tête baissée en signe de soumission : peut-être accepteront-ils de partager leur proie? D'ailleurs, où est la bouffe?
Les Loups se reniflent, communiquent d'un regard, un grognement, un cri, les événements de la nuit et se quittent... Le jour pointe déjà ses doigts de rose à l'horizon...


Migéon a écrit:
Le vieillard n'avais que très peu dormi.

Les forces en présence étaient tellement palpables qu'il les ressentait au tréfond de son être, et ne pouvait fermer les yeux que quelques instants, pas suffisamment pour sombrer dans un sommeil réparateur.

Au moment où ses paupières se fermaient, alors il voyait. Tout.

Des tremblements le prirent au moment où il comprit que les loups se réunissaient devant sa fenêtre, il pouvait presque els toucher en songe. Il eut le pressentiment d'un bruit en bas, juste à quelques mètres de lui, et en eut la moelle épinière glacée l'espace d'un instant.

Puis il vit des femmes qui faisaient des incantations, qui sondaient, révélaient, ou préparer des potions.
Il sentit la présence, aussi, de vieux sages, de sauveurs...

Quelque chose d'indéfinissable semblait flotter dans l'air, comme de la magie qui volait de pièce en pièce à travers l'auberge et tout à travers tout le village, de rues en rues.

Comme si les esprits de chacun était hors des corps, prêts à combattre la terrible attaque des loups...

L'esprit serein, peu avant l'aube, Migéon s'endormit enfin, sachant déjà que nulle vicitme ne serait à déplorer cette nuit, il le savait à présent.


Plusieurs heures après, dans la froideur matinale de l'hiver, le vieux sortit, et comme à l'acccoutumée tapa sur chacune des portes, avant de se diriger vers le centre du village, la place qui accueillerait un petit discours.

Il avait le visage souriant, une fois n'est pas coutume, et son visage calme rassurait les villageois qu'il croisait.

En sortant dans la rue, et en passant devant sa fenêtre, il eut tout à coup un sursaut. Il devint livide.

Des traces de griffes sillonnaient la terre battue juste sous sa fenêtre.

Message lycan pour le gardien du village.

Soit, j'ai comprit. Mais ils se battront !

Pensa t il en lui même, avant de se retrouver face à tout le monde, sur la place, en face de l'église.

Villageoises, villageois !

Personne n'est mort cette nuit !

Mais ne vous réjouissaient pas trop vite, ils sont bien là, et la magie a dû venir à bout de leur force cette nuit.

A présent, nous devons élire l'un de nous comme maire.

Il guidera les débats, sa voix aura double influence, et il devra mener les villageois à la victoire !

Qui d'entre vous se propose ?


Un regard circulaire lui suffit pour parcourir l'assemblée, et commencer à repérer qui d'entre eux allait s'avancer.

Il pensait déjà à la prochaine phase, la plus dure pour tous, sauf pour les loups qui en général se léchaient les babines : les votes pour mener quelqu'un au bûcher....

belphegore a écrit:
Au petit matin, lorsque Belphegore se réveilla, elle eut l'impression qu'un TGV ( Embarassed Euh.....Non....Pas çà......Pas l'époque!! Laughing ), elle eut l'impression qu'une tornade lui était tombée dessus, tous ses muscles la tiraillaient, elle était courbaturée de partout, et son corps entier criait au supplice au moindre mouvement!!

Un étrange pressentiment la taraudait, et elle regarda autours d'elle avec suspicion.....Mais non.....Pas de lueur rouge....Pas de flammèche rougeoyante......Cela était sûrement un mauvais rêve.......

Pourtant....Pourtant, sa porte avait été forcée, des traces de griffures rayaient le parquet disjoint.....

Oui......Elle n'avait donc pas rêvé....."Ils" étaient venus la visiter......Mais comment était-elle donc encore vivante? Ce serait un mystère certainement jamais élucidé pour elle.....

Elle descendit donc au rez-de-chaussée, prit un bol de lait chaud du matin, puis sortit dans le petit matin frisquelet.....

Là, sur la place, un vieillard haranguait la petite foule rassemblée autours de lui...

Mue par son instinct, Belphegore s'avança et prit la parole:


"Oui....Je veux bien être votre capitaine.....Si vous voulez bien de moi.....Cette nuit, les Loups sont venus dans ma chambre....Ils ne m'ont pas emportée, mais je suis sûre de les reconnaitre, et je suis sûre de pouvoir les découvrir parmi nous....."

Surprise elle-même par son audace,par ses paroles, qu'elle ne se croyait pas capable de prononcer une nuit auparavant, la médicastre réintégra les rangs, attendant les réponses des villageois.

Alazaïs a écrit:
Dans une clairière, à qqs lieux du village :

Les premiers rayons de soleil réveillèrent Alazaïs et son escorte.

Le groupe n'ayant pu atteindre le village de Ververoche, d'où la jeune femme était originaire, avant la nuit, Alazaïs avait décidé d'installer un campement au milieu d'une clairière, autour d'un feu.

A cette heure, le feu était éteint depuis longtemps et le froid se faisait mordant.
D'un commun accord, les 2 voyageurs s'affairaient à préparer leur monture pour prendre la route; leur destination se situant à 1H tout au plus.
Il serait plus agréable de prendre une collation dans une auberge que sur le bord de ce chemin glacé.

Aimelin a écrit:
Le jeune homme tournait et retournait dans son lit et se redressa d'un bond, des gouttes de sueur perlant sur son front.

Où était il ... il essaya de rassembler ses idées. Le chemin, la nuit, l'arrivée au village. L'écurie et Altaïr laissé à coté d'une jument, l'arrivée à l'auberge pour prendre une chambre et aller s'y enfermer et sombrer dans le sommeil.

Il avait entendu parler le soir, il avait entendu les bruits des conversations mais n'avait pas eu le courage de se meler aux occupants des lieux.

Il retomba sur le dos, les yeux fixés sur le plafond, écoutant les bruits qui déjà agitaient les lieux.


- ne dorment ils donc jamais dans cette auberge marmona t il

Il se traina jusqu'à la fenêtre, essaya de regarder le monde sur la place mais à part un ou deux villageois il n'y avait pas grande ame qui vive.
L'eau de la bassine finit de le réveiller et il ne fût pas long à enfiler braies et chemise. Il jeta un coup d'oeil à son épée courte dans son ceinturon sur la chaise et à sa besace. Irait il chercher des plantes encore aujourd'hui. Il allait d'abord boire quelque chose de chaud et il aurait tout le temps de réfléchir par la même occasion.

Il tourna la poignée de la porte et sortit dans le couloir afin de descendre dans la salle. Apres avoir avalé un bol de lait chaud il sortit rejoindre le groupe qui s'était réuni sur la place. Les discussions semblaient animées et le jeune homme s'approcha afin d'en savoir davantage.

Migéon a écrit:
Le vieillard, légèrement en retrait, attendait de voir si d'autres personnes, courageuses, mal intentionnées, ou tout simplement suicidaires se portait volontaire pour être capitaine.
A cette heure de midi, la plupart étaient déjà là, seuls quelques absents devaient encore dormir, dans un coin de l'auberge, ou ailleurs.

Shikar lui avait remis un papier, quelques voix s'étaient élevées, approbatrices, pour voter pour que Belphegore soit Capitaine.
Peut être la voyante la sonderait elle, mais la femme qui avancait bravement face à la foule se prétendait victime, et en avait l'air.

Quoi qu'il en soit, il serait bientôt temps de voter, mais cette fois contre l'un d'eux, afin de le mener au bûcher, et seul l'idiot, Lonewolf, semblait avoir assez d'instinct pour oser montrer quelqu'un du doigt.

Son hurlement avait fait tressaillir le vieux Migéon qui comptait les voix...
Lorsque tout fut à nouveau calme, et comme nul ne bougeait, malgré la proposition de la dame qui venait d'arriver, et qui semblait connaitre le village mieux que les autres, il prit la parole :


Votes positifs pour Belphegore :

Dragonet, Lonewolf, Gwenwyvar, Muphestaphas, Shikar, Hildegarde.

Que les autres se proposent, ou se prononcent, au moins pour ou contre.

La nuit arrivera bientôt, et je suppose que vous souhaitez avoir le temps d'apprendre à vous connaitre avant d'envoyer quelqu'un au bûcher ?


Certaines questions de villageois étaient restées sans réponses, les gens se dévisageaient mais restez discrets dans l'ensemble, pas de débat...La première journée s'annonçait difficile pour tout le monde, malgré l'absence de macabre découverte.

Alors ?

Tonna t il dans le calme soudain qui régnait sur la grande place..

maltea a écrit:
Maltea descendit dans la salle au petit matin. Le vieux annonçait que personne n’avait été la proie des loups et elle soupira de satisfaction.

Engoncée dans sa cape, elle ne prenait pas part aux discutions, elle n’en avait ni l’envie ni le courage. Sa timidité l’en empêchait. Elle jeta néanmoins un regard circulaire à la pièce et entendit une jeune femme se proposer comme capitaine.
N’ayant point à redire de la jeune femme et la sentant hors de cause, elle se décida à lui donner sa voix afin que celle-ci prenne le risque de se faire attaquer cette nuit. Après tout elle devait savoir à quoi elle s’exposait…

Elle s’approcha du vieux et lui murmura à l’oreille :

Je vote aussi pour la jeune femme comme capitaine (belphegore^^)

Une fois cela fait elle alla s’asseoir à la même place que la veille. L’ombre en tout cas ne seyait à personne en ces lieux, ils avaient l’air de préférer briller que de se contenter d’être discret.

L’air devenait étouffant et elle préféra sortir de l’auberge. Elle avait l’impression que tous les regards se braquaient sur elle alors qu’elle savait très bien que généralement elle passait inaperçue et que personne ne la voyait.

Une fois dehors elle se laissa aller et marcha d’un pas vif vers les arbres bordant l’auberge. Elle s’adossa à un arbre et se laissa aller à ses perpétuelles rêveries. Elle ferma les yeux et frémit en sentant la piquante caresse du vent sur son visage.

Ses mains sous sa cape serraient la bourse qu’elle tenait toujours à la ceinture. A ce contact elle sourit.


Un jour peut-être….

Un murmure s’échappa de ses lèvres et s’enfuit emporté par le vent.

belphegore a écrit:
Belphegore, quelque peu intimidée de voir tous les regards braqués sur elle, essayait de se faire toute petite derrière l'Ancien.

En son fort intérieur, elle se morigénait:


"Mais qu'est-ce qu'il t'a pris de te porter volontaire? Mais tu risques de terminer déchiquetée par ces sales bêtes, ou brûlée vive sur un feu d'enfer!!"

Mais cela avait été plus fort qu'elle. Une force impérieuse l'avait pousée à se présenter comme capitaine,et son instinct lui dictait qu'elle pouvait aider ces villageois au lieu de battre en retraite courageusement.....

Elle s'avança de nouveau au milieu de l'assemblée et prit la parole:


"Vous ne connaissez pas, oui, je suis une étrangère arrivée hier soir dans votre village à la recherche d'un abri......Mais cette même nuit où je pensais pouvoir trouver le repos, j'ai été attaquée par un Loup-Garou.....Il y a encore des preuves dans ma chambre, la porte défoncée, des griffures sur le plancher.....Et je ne sais pas par quel miracle, j'ai réusi à en réchapper......Cette nuit de pleine lune, où ils risquent encore d'attaquer, je pense pouvoir vous aider à trouver le ou la coupable.......Je pense pouvoir reconaitre celui ou celle qui a voulu me tuer......."

Aimelin a écrit:
Il avait suivi le groupe dans l'auberge, et s'était installé au comptoir comme à son habitude, un endroit ou peu viendrait s'installer à ses côtés. Solitaire, il ne se liait pas facilement et préférait de loin la solitude de ses voyages, au brouhaha des lieux publics.

Il avait écouté tout le monde et bien qu'il ne connaissait personne il fallait qu'il se décide. Apres tout si la jeune femme voulait être capitaine il n'avait rien contre. Elle semblait dire vrai pour son attaque de cette nuit et il fallait bien un fou pour vouloir prendre la tete d'un groupe contre de soit disant loups garou.
Il l'écoutait attentivement, tout en regardant autour d'eux. Seule la petite fille lui arrachait un sourire. Que faisait elle ici au milieu de tout ce cahos.

Il leva les yeux quand la femme parla de reconnaitre des loups. Elle prenait de gros risques si ceux-ci étaient autour d'elle et n'aurait pas échangé sa place pour tout l'or du monde. Des massacres il en avait assez vu.
Attendant qu'elle ait fini de parler il prit la parole d'une voix peu assurée, n'aimant pas spécialement parler devant un public inconnu pour lui.


- je ne connais personne mais je me plierai à la volonté de tous et vote donc pour vous

Trouvant qu'il avait un peu trop parlé il préféra se reconcentrer sur sa chope.

Ysa a écrit:
Ysa était bien sous ses couvertures, bien au chaud et n'avait vraiment pas envie de se lever, mais alors vraiment pas envie. Elle resta donc un peu à flemmarder dans son lit moelleux pensant à ce qu'elle allait faire de sa vie à présent, enfin déjà savoir ce qu'elle allait faire de cette journée.

Ce n'est que quelques longues minutes plus tard qu'elle se leva, les yeux encore à demi endormis. Par contre elle ne mit que très peu de temps à se préparer, la fraicheur de la pièce n'invitant pas à la lenteur.

Chaudement vêtue, elle descendit dans la salle commune, pour prendre un léger repas avant d'affronter le froid. La salle était pleine, mais personne n'avait l'air joyeux, une sensation bizarre envahit Ysa, de déjà vu ...

Ecoutant les conversations elle comprit rapidement qu'un vote était en cours pour choisir le capitaine du village. Une seule personne s'était présentée à ce qu'elle avait compris ... et en écoutant cette personne, le sang d'Ysa se glaça.


"Vous ne connaissez pas, oui, je suis une étrangère arrivée hier soir dans votre village à la recherche d'un abri......Mais cette même nuit où je pensais pouvoir trouver le repos, j'ai été attaquée par un Loup-Garou.....Il y a encore des preuves dans ma chambre, la porte défoncée, des griffures sur le plancher.....Et je ne sais pas par quel miracle, j'ai réusi à en réchapper......Cette nuit de pleine lune, où ils risquent encore d'attaquer, je pense pouvoir vous aider à trouver le ou la coupable.......Je pense pouvoir reconaitre celui ou celle qui a voulu me tuer......."


Sans réellement réfléchir elle donna son choix.

Je vote également pour vous, et j'espère que vous dites vrai, que vous pourrez les reconnaitre rapidement ....


Une fois son choix fait elle commanda au tavernier un bol de lait chaud et s'assit dans un coin, une oreille attentive aux discussions voisines.

belphegore a écrit:
Un long frisson de crainte parcourut Belphegore.......Ainsi les voyageurs et les villageois lui faisaient confiance, et l'avaient désignée comme Capitaine.....

Il ne fallait pas trainer......La journée était bien avancée, et il leur fallait se mettre d'accord quand au vote qui allait envoyer une personne probablement soupsçonnée.....

Elle jeta un regard rapide aux personnes présentes dans la pièce principale de l'auberge. Elle détailla ensuite chaque visage, chaque regard, chaque coup d'oeil lancé en tapinois.....

Elle respira longuement, puis se décida à parler.......

La voyante a écrit:
Avant que la jeune femme ne prenne la parole, La Voyante s'imposa dans ses longs voiles brumeux, et d'une voix caverneuse, ses bras décharnés se levant très haut vers le ciel, elle déclama:

"Vous avez choisi la victime épargnée.....Vous avez choisi la personne qui vous mènera vers la Salvation......Ecoutez-là, car cette nuit, elle a vu la Mort de près.....La Mort Rouge.....Ecoutez ses paroles......."

belphegore a écrit:
Belphegore sentait le moment venu de révéler ce qu'elle pressentait......Mais il fallait jouer de finesse, ne pas s'exposer aux Loups certainement présents dans la pièce, et qui n'attendraient qu'un faux pas de sa part pour la laminer.....

Quand l'homme à l'épée prit la parole, elle eut un sursaut:


"Non.....Non....Attendez....Il ne faut pas se fier aux apparences......Il ne faut pas se fier à l'innocence......La naïveté est la meilleure des parades......Ne votons pas sans réfléchir......"

Elle se retourna brusquement vers la jeune fille à la cape rouge:

"NON !!!!!!!!!!!!!! Non, ce n'est pas elle, la coupable!! La Mort, dans son plus simple appareil, est parmi nous, mais pas là où vous le pensez!! Cette nuit et les nuits à venir, elle est rouge et flamboyante....."
Belphegore était déconcertée......La réaction de la jeune femme en rouge était légitime, comment faire confiance en cette étrangère qui s'était proposée comme capitaine??

Mais Belphegore était sûre d'elle. Elle était sûre de ce qu'elle avançait, elle était certaine de retrouver ces yeux flamboyants qui l'avaient fixée au point de ne plus avoir de volonté propre, au point de ne plus pouvoir décider de ses gestes, au point de suivre ces lueurs rouges.....


Citation:
Mais qui alors ?


Pourtant, elle ne pouvait se résoudre à accuser en public, ainsi, la personne qu'elle savait coupable......Elle savait que les Loups la suivraient alors jusqu'à la fin de ses jours pour lui faire payer son vote......

Elle jeta un coup d'oeil désespéré à La Voyante, la seule qui avait l'air de la soutenir vraiment....La seule à avoir deviner elle-aussi.....


Dernière édition par Archiviste le Ven 17 Juil - 16:22 (2015); édité 2 fois
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MessagePosté le: Mer 3 Nov - 15:33 (2010)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 3 Nov - 15:54 (2010)    Sujet du message: [Loups garous] 1456-11-29 ~ La meute a les crocs Répondre en citant

La voyante a écrit:
La vieille femme regardait la rescapée de cette nuit...Elles étaient deux à connaitre la vérité, elles étaient deux à avoir survécu au drame de cette nuit, mais comment arriver à convaincre ces hommes et ces femmes de peu de foi?

Ses hardes flottant sur son corps décharné, elle se plaça près de Belphegore, soutenant du regard quiconque oserait la défier du regard:


"Ecoutez-la...Elle est la sagesse qui a survécu à la Mort...Ecoutez ses paroles, les indices sont là...Les Loups sont parmi nous, la Mort flamboyante va de nouveau frapper si vous n'écoutez pas...L'innocence n'est pas ce qu'elle parait être....L'innocence est traitresse..."

Ses bras s'étaient de nouveau élévés vers le ciel, ses yeux se révulsaient, elle éructait à présent:

"La Mort s'est déguisée sous la forme la plus pure qu'il soit..."

Epuisée, elle s'abattit sur une escabelle...

Alazaïs a écrit:
Effondrée...

Alazaïs était effondrée qu'une personne qui semblait saine la désigne. Elle voulait parler, expliquer qu'elle avait seulement été une peste dans son enfance, mais aucun son ne sortait...

Puis qqu'un désigna la petite fille... Soulagée, mais incrédule : une enfant pouvait-elle être un Loup-Garou? Comment un corps si frêle pouvait supporter les morsures de tels monstres et rester vivant?


Arrêter! Arrêter! C'est un cauchemar! C'est l'enfer! cria-t-elle, la voix étouffée par les larmes!

Aventurine a écrit:
"La mort flamboyante.." "L'innocence est traitresse..." "La mort déguisée sous la forme la plus pure.."
Telles étaient les propos de la voyante? Elle savait de quoi elle parlait et cela était très équivoque.

Pourtant lorsqu'Aventurine devait imaginer l'une des personnes en loup, un visage lui apparaissait : celui de Shikar.
Etait-ce sa non-chalence face à ce qui se passait ? S'il est fatigué le jour est-ce à cause de sa transformation de la nuit ?


Elle n'arrivait pas à s'expliquer pourquoi elle le croyait coupable. Non elle ne se l'expliquait pas, mais elle devait voter contre lui tout de même.

Je vote contre Shikar.

A ces mots elle le regarda et attendit une réaction de sa part. Peut être comprendrait-elle si elle a raison ou non.

belphegore a écrit:
Belphegore était apaisée.....L'aurait-on enfin comprise ?

Elle fit un pauvre sourire à la jeune femme en cape rouge, puis à Alazaïs, qui venait de voir sa destinée se jouer en très peu de temps...

Elle coula un regard de biais à la toute jeune Hildegarde, qui ne comprenait rien à ce qu'il se tramait autours d'elle. Son "mentor" ou protecteur à la longue épée à ses côtés, elle paraissait la paix même et la sérénité.

Mais Belphegore avait sondé son âme,vu la noirceur de celle-ci, et La Voyante avait entériné son choix....

Même l'idiot du village semblait d'accord avec elle....Et ne disait-on pas qu'un fou était un peu comme le porte-parole d'Aristote, que bien souvent la vérité sortait de leurs actes décousus?


Citation:
Je vote contre Shikar.


Soudain, une autre voix se fit entendre...La médicastre se retourna vivement vers elle, et, désespérée, lui lança:

"Vous vous trompez...Il n'est pas ce que vous croyez..."


Alazaïs a écrit:
Aventurine a écrit:
Je vote contre Shikar.


Belphegore a écrit:
Vous vous trompez...Il n'est pas ce que vous croyez...


L'échange lui parut inquiétant... Elle pensa qu'il y avait peut-être un péril plus grand et insaisissable encore que les Loup-Garous...

Comme jamais elle ne pourrait se résigner à envoyer une enfant sur un bûcher, quand bien même elle serait coupable, elle choisit de suivre le premier vote qui ne la désignerait pas elle même.


Je suis incapable de voter pour mettre à mort une enfant, désolé. Je ne vous en empêcherais pas, mais je refuse d'y participer. Je crois quand même me rappeler que le vieil homme nous a parlé de plusieurs Loups. Je mise donc sur Shikar.

Elle se retourna vers ceux qui n'avait pas encore parlé, les plus malins probablement, puisque aucun n'avait encore été désigné...


maltea a écrit:
Maltea toujours assisse au pied de son arbre, entendait des bruits de voix venant de l’auberge. Ils en étaient au vote, elle en était certaine. Elle se releva difficilement, sa cuisse la faisant encore souffrir. Elle ferait mieux de désinfecter cette plaie où les ennuis ne tarderaient pas arriver. Elle releva ses jupons. Etant seule, elle pouvait se le permettre. Autour de sa cuisse, un bandage de fortune ou l’on pouvait observer une trace sanglante. Elle ôta le bandage en poussant un petit cri de douleur lorsque le tissu arracha un peu de chair, et une plaie apparut. Pour couper au plus court, elle avait eu l’idée lumineuse de prendre un chemin passant par un bois. Rêveuse comme à son habitude, elle n’avait pas vu la racine et s’y était pris les pieds dedans. Rien de fâcheux si un bout de bois effilé ne lui avait pas pénétré la cuisse dans sa chute. Elle ne pouvait rester comme ça. La plaie suintait, la douleur amplifiait… non il lui faudrait demander des soins ou elle risquait gros. On lui avait parlé de plaies s’infectant et nécessitant une amputation et cela elle ne le voulait.
Elle remit le bandage plus ou moins en place, le temps pour elle de rejoindre l’auberge et de demander aux tenanciers un peu d’alcool, un tissu propre et quelque chose afin de cautériser la plaie. Elle avait les larmes aux yeux rien que d’y penser, elle allait encore avoir très mal, ça c’était certain.
Elle pénétra dans l’auberge et écouta les différents votes. Elle sourit en voyant une personne puis une autre voter un homme alors que la jeune rescapée savait ce qu’elle faisait.
Elle s’avança donc vers l’assemblée et prit la parole.


Désolée de vous déranger, je ne reste pas parmi vous, je suis lasse et une sieste m’appelle mais je tenais à voter moi aussi. Je vote contre l’enfant dont je ne me souviens pas du nom. Je fais confiance en notre capitaine. Je pense que vous feriez mieux de mettre vos états d’âme en veilleuse car si cet enfant reste envie, elle n’en aura pas au moment de vous bouffer…
Pour ma part je ne la considère pas comme une enfant mais plus comme un danger potentiel, un traqueur sans conscience qui n’hésitera pas à nous faire souffrir le jour, enfin la nuit, où l’on tombera dans ses pattes.


Elle tourna les talons, esquissant un rictus de douleur en prenant appuis sur sa jambe blessée et se dirigea vers le tavernier et lui demanda ce dont elle avait besoin, espérant que celui-ci ne poserait aucune question. Quand elle serait dans son village, elle irait voir le médicastre, ici elle n’avait pas confiance…

[vote pour hildegarde au buché]

Alazaïs a écrit:
Alazaïs écoutait discrètement ce qui se passait aux alentours et entendit la demande de cautérisant, puis la soit disant fatigue... Elle se leva d'un bon et fixa intensément la femme qui avait effectué cette demande!

Vous êtes blessée? On peux vous demander comment?

maltea a écrit:
Maltea se retourna et rougit violement. Elle avait demandé discrètement mais une femme qui se trouvait là l’avait l’entendu. Elle qui n’aimait pas se mêler aux inconnus, elle n’allait quand même pas être forcée de relever ses jupons et de montrer sa cuisse tout de même.
Elle vit la femme la regarder étrangement et en conclut qu’elle devait surement la soupçonner. Elle aurait été un peu plus observatrice la veille, elle l’aurait vue claudiquer lorsqu’elle avait quitté la salle mais elle préféra ne rien en dire.

Elle prit la parole et bafouilla.


Et bien, je…je.. je me suis blessée...

Voilà qu’elle allait devoir étaler sa vie et cet accident devant une foule énervée et cherchant des coupables. Elle aurait l’air de quoi en avouant être tombée et qu’elle avait réussi à se planter une grosse branche affutée dans la cuisse…De rouge elle passa à livide quand elle bougea la jambe pour aller vers la femme. La douleur insoutenable lui fit tourner de l’œil et elle s'affala sur le sol de l'auberge.

Migéon a écrit:
Le vieillard les regardait attentivement. Son regard allait de l'un à l'autre, au fur et à mesure qu'ils prenaient la parole, ou bien au contraire s'il les trouvait silencieux.
Parfois, un haussement de sourcil animait le visage de Migéon, puis, au bout d'un certain temps, lorsqu'il vit que peu s'étaient prononcés, il prit la parole, après s'être levé et avancé au centre de la pièce...


Je ne suis pas sûr d'avoir tout compté, mes vieilles esgourdes parfois me jouent des tours...

Mais il est bientôt nuit, et voici ce que j'ai cru comprendre..

Contre Hildegarde, ont voté trois personnes : Maltea, Virgginia et Lonewolf.
COntre Alazais, seul Muphestaphas, puisque Virgginia a changé son vote.
Et enfin contre Shikar, ont voté Gwen, Alazais et Aventurine.


Son regard fit le tour de pièce, fixant quelques instants chacun d'eux afin d'y lire un assentiment ou une dénégation, puis il dit :

Est ce que je me trompe ?

Quelqu'un d'autre souhaite t il voter ?

Encas d'égalité, ce sera notre capitaine qui tranchera, et quoi qu'il arrive, cette nuit, quelqu'un ira aux flammes...

Je vous laisse encore quelques minutes, mais il faut faire vite...


La mine lugubre, il regarda la fenêtre dans laquelles d'(autres flammes, celles de l'ätre, se reflétaient.
Dehors, le soir commençaiet déjà à poindre.

Aimelin a écrit:
Assis au comptoir Aimelin suivait incrédule la scène qui se déroulait sous ses yeux. Au milieu de tout ce fouilli le jeune homme regardait effaré les uns et les autres s'agiter comme s'ils étaient devenus fous.

Certains semblaient si sûrs d'eux que le jeune homme doutait de leur bonne foi. La meute se regrouperait elle pour éliminer les villageois pensait il en observant chaque personne tour à tour.

Quand on désigna l'enfant il ne put se retenir. Il était prêt à donner un nom, mais pas celui d'une enfant. Son regard se tourna vers l'homme qu'une femme venait d'accuser. Il tenait de drôles de discours, comme quelqu'un qui veut éloigner les soupçons en se faisant passer pour ce qu'il n'est pas. Aime soupira, décontenancé par toutes ces attitudes aussi étranges les unes que les autres.
Peut être devrait il dire qu'il était aristote... il sourit amusé de ses réflexions alors que l'ambiance ne prêtait vraiment pas à sourire et essaya de se rappeler pourquoi il s'était arrêté dans ce village où l'on parlait de loups garous et de bûchers. Sans doute à cause de sa monture bien trop frileuse. Il aurait bien continué dans la nuit mais il est bien connu que si l'on veut voyager loin il faut ménager sa monture, et le jeune homme la ménageait... de trop même. Sentant que son avis était demandé il prit la parole apres le vieil homme.


- je ne connais personne ici mais je ne voterai jamais contre cette enfant.... il se tourna vers l'homme prénommé Shikar ...mon vote se porte sur vous. Vous tenez des discours que je ne comprends pas et lorsque je ne comprends pas, c'est mauvais signe.

Il regarda le vieillard et le capitaine. Je votre contre le dénommé Shikar.

Trouvant qu'il avait assez parlé, lui si peu habitué à discourir, il replongea dans sa chope.


[vote contre Shikar]


belphegore a écrit:
Belphegore était attérée...D'autant plus que le petit tour de magie du dénommé Shikar rajoutait un peu plus de trouble en son âme.

Si elle était sûre de ce qu'elle avançait, si elle avait parfaitement reconnu en la jeune fille le Loups aux yeux rouges qui avait failli la tuer la nuit précédente, elle n'était plus sûre de l'homme...Cette blessure qui s'était refermée si vite...Même comme médicastre elle n'avait jamais réussi pareille prouesse...

Soudain, elle eut comme une vision....Et si.....Oui, et si.....C'était cela!! Elle s'écria à l'attention des autres villageois:


"Attendez!! Attendez!! Vous ne trouvez pas cela très étrange? Cet homme qui se désigne ainsi, qui se jette presque dans le bûcher à la place de la gamine? Et s''il la protégeait? S'il se sacrifiait pour la sauver, parce qu'elle a un rôle très important à jouer dans la meute?"

Belphegore s'enflammait, elle voulait vraiment convaincre les autres de leur erreur:

"N'oubliez pas ce qu'a dit La Voyante tout à l'heure: la Mort n'est pas qu'Innocence, la Mort est rouge!!"


Hildegarde a écrit:
Hildegarde grimaça quand le bonhomme bizarre lui ébouriffa les cheveux comme un toutou. Elle ne sembla pas aimer ça du tout et plaqua ses mains sur ses cheveux, d’où quelques rousses mèches encadraient maintenant ses joues boudeuses. Au vu des regards qu’elle jetait vers monsieur Muphestafas et la dame Aventurine, elle n’était pas plus agacée par la maladroite tentative amicale du bonhomme étrange que par le fait d’être abandonnée par l’homme à l’épée.


-Mais tu m’as toujours pas dis comment tu t’appelais, toi, maugréait-elle en remettant des cheveux derrière ses oreilles. Mais dis, tu voudras bien jouer avec moi quand même ?

Le bonhomme n’avait alors pas dû voir le regard plein d’espoir qu’elle leva vers lui alors qu’il s’écarta. La fillette le regarda, surprise. Il avait l’air d’avoir peur, et elle réalisa que les grands la regardaient étrangement. Ils avaient l’air vraiment mécontent. Avait-elle fait une bêtise ? Pendant un moment, elle eut peur qu’on la gronde.

Elle comprit que, quoi qu’elle ait fait, certains lui voulaient du mal. Pour la première fois, Hildegarde sentit son visage, ses joues, ses tympans, chauffer étrangement alors que le sang quittait son visage. Ses yeux la piquèrent, elle se sentit mal. Ca lui faisait plus mal encore que sa blessure au coude. C’était tout simplement injuste, elle avait rien fait, et puis de toute façon, elle s’était blessée, et était trop douillette pour être téméraire et faire des bêtises.

Elle se plaqua contre monsieur Mouphestafas qui s’était mis devant elle.

-Mais qu’est ce qu’ils ont ? C’est interdit le rouge ? J’ai pas de rouge sur moi, à par mes lacets. Mais c’est pas de ma faute, parce que les autres étaient usés, alors j’ai prix ceux-là…

C’était définitif, Hildegarde ne comprenait plus rien. Tout s’embrouilla encore plus quand une dame, encore plus blessée qu’elle, s’écroula par terre…

belphegore a écrit:
Tout cela prenait une mauvaise tournure....Les villageois commençaient à se diviser, et cela allait faire l'affaire des Loups...Ainsi divisés, jamais ils ne pourraoent être efficaces, et ils allaient sûrement menet au bûcher un innocent!!

De nouveau, Belphegore prit la parole:


"Ne croyez pas les apparences!! Ne vous laissez pas berner! Les Loups n'attendent que çà! Si nous menons au bûcher une personne innocente, nous leur facilitons le travail, cela fera une personne en moins pour les attaquer!!"

Regardant de nouveau Hildegarde, dont le petit visage d'ange, encadré de ses boucles rouges était le Bon Aristote en personne, la médicastre la montra du doigt:

"Vous la voyez? C'est elle le Diable!! C'est elle qui est venue me chercher cette nuit!! Et c'est elle qui de nouveau va attaquer si nous ne faisons rien!!"

[Je vote Hildgarde, si vous n'aviez pas compris!! ]

Aventurine a écrit:
Lorsque Shikar avait répondu qu'il ne voterait pas contre elle en retour à sa désignation, Aventurine fût un peu soulagée.
Il a su garder un esprit noble, mais a tout de même pris la mouche.
Même si les dires de la voyante lui laissait plus présager l'implication soit de Virgginia soit d'Hildegarde, un sentiment impérieux lui fit désigner Shikar.

Un gros dilemme que ce vote. Sa raison lui disait de voter contre Virgginia ou Hildegarde et un sentiment indescriptible lui disait Shikar.
Ce dilemme elle devait le résoudre elle même. Mais voilà que son vote fût suivi par quatre autres.

Serait-ce de ma faute si les autres personnes ont voté comme moi, les aurais-je influencées? pensa t'elle.


Villageois, je ne sais pas si c'est par mon vote que vous aussi vous votez contre Shikar. Malheureusement je ne peux pas vous dire pour qu'elle raison je l'ai désigné pour le bucher. Ce n'est pas à moi de vous dire s'il est innocent ou coupable, car je ne le sais absolument pas.
Par contre je vous demanderai de choisir en votre âme et conscience celui que vous jugerez coupable.
Je ne voudrais pas essuyer les réprimandes comme quoi je vous aurais induit en erreur.

L'heure approche, il faut faire vite mais il encore temps de bien choisir.


Elle baissa les yeux, un peu génée de son intervention au milieu cette cacophonie générale.

Shikar a écrit:
Toujours immobile, assis, il observait les réactions. Certains semblaient douter d'eux-même. La capitaine tentait de sauver le tout pour voter contre une jeune fille, la femme a qui il avait promis de ne voter contre elle demandait de se remettre en question. Comme toujours lorsqu'il est anxieux, il se saisit de son sourcil droit, et commença à rouler ses petits poils en une fine mèche. Au fur et à mesure que le village prenait ses décisions, cela tournait au vinaigre pour lui.
Alors qu'il s'appretait à protester pour la ènième fois, le vieillard intervint. Son air ne disait rien qui vaille à Shikar, et tout s'aggrava lorsqu'il débuta sa phrase.


La nuit va tomber dans quelques minutes, la lune se lever.

Il faut maintenant en finir !Attrapez Shikar, et menez le au bûcher, il va mourir dans les flammes en nous révélant s'il a menti ou non.

Vous en tirerez vos conclusions !


-Vous vous trouvez malins, peut-être ? Vous croyiez avoir pris les bonnes décisions ? Je ne parle pas aux loups, car eux se fichent presque de ceux qui meurent, mais je parle aux villageois ! Si vous ne changez pas vos votes, vous finirez tous morts ? Avez-vous donc de la merde dans les yeux ? ajouta-t-il d'un ton qui était assez convaincant ...

-Si je meurs, la sorcière ne se reveilera pas; la voyante non plus; l'ange gardien ne pourra plus sauver son protégé; les amoureux ne se verront plus; la bergère pourra toujours essayer de compter ses moutons, ils auront tous disparus; la flutiste ne jouera plus, et tous, vous errerez dans le village, imcapables de faire quoi que ce soit pour arrêter le fléau loup-Garou !

Il avait crié. Cela ne lui ressemblait pas, mais tous ses villageois avaient interêt à changer rapidement de vote, si ils ne voulaient pas se retrouver dans les ruelles, aussi innofensifs qu'un poussin de trois mois. C'était sûrement la dernière fois qu'il parlait. Ils manquaient tous de tact. Cruellement. A coups sûrs, personne ne le comprendrait, et sa tentative se retournerait contre lui. Pas très fut-fut. Après tout, la capitaine arriverait bien à tout sauver. Shikar ne se prononcerait pas, sur une quelconque personne à envoyer aux flammes. Il ne voulait pas faire souffrir ceux qui ne doivent pas.

Hildegarde a écrit:
-Tu vas bien madame? :shock:

Hildegarde était courbée en avant, appuyant ses petites mains sur ses genoux au dessus de Maltea.

Un bûcher, des votes. Hildegarde secoua sa frimousse. Décidément, elle commençait à comprendre. Se tournant vers madame Belphegore, la fillette serra ses poings en haussant les épaules, une expression vraiment pas contente sur le visage, que c'en était presque comique.

-Mais tu as rien compris! C'était même pas moi qu'a venue te faire peur cette nuit. C'est pas juste, c'est toujours moi qui prend tout! Evil or Very Mad

Vraiment, il n'y avait pas de justice, même pour Hildegarde, dont la bouche d'enfant ne sortaient que des vérités. Elle leva haut le pied pour enjamber la dame au sol et désigna monsieur Shikar.

-Toi, tu es pas un loup, mais moi j'ai rien fait non plus, alors c'est toi qui va aller dedans le feu.

Migéon a écrit:
Shikar, mené au bûcher, ne se défendait plus. Aucun geste, aucun mot ne sortait de sa bouche.

Les villageois regrettaient déjà leur choix, car ils avaient comprit, trop tard, leur erreur.

Cet homme, dans la force de l'âge, était en réalité, etce dans toute la contrée, surnommé "l'ancien" par tous les rescapés de villages.
Car il avait si souvent réchappé aux loups, par sa sagesse, qu'à présent, ces derniers devaient le visiter deux fois pour le tuer.

Mais cette fois, Ververoche voyait la mort de cet homme. C'étaient les villageois eux même qui l'avaient tués, aveugles, ou cherchant simplement à sauver leur peau.

Les loups se régalaient déjà, retroussant leurs babines. Lorsque la lune sortit enfin de sa cachette, et que rien ne se passa, les derniers villageois encore présent devant l'autel de la mort pleuraient.

Las, le vieillard Migéon ne pipa mot.
Il regarda le ciel, une fois que le corps fut totalement consumé.
La lune venait de se cacher.

La mort de l'ancien avait une grave conséquence. Désormais, seuls les loups pouvaient se transformer.
La sorcière serait finalement murée chez elle, son hôte corporel oubliant tout le savoir d'innombrables vies avant elle, les recettes de potions furent perdues à jamais.
La voyante, quand à elle, perdrait son don de double vue, et ne saurait plus interprêter aucun signe. Ses souvenirs resteraient intacts, mais elle ne pourrait plus agir.
Les amoureux, cette nuit là, se disputèrent si violemment que leur couple vola en éclat, et il la laissa seule dans sa chambre, pleurant à chaudes larmes.

Les douze coups de minuit furent sonnés au clocher par un gamin, à la demande du prêtre. Les nuages s'écartèrent et laissèrent apparaitre à nouveau la lune, éclatante, brillante, resplendissante.

Et les loups sortirent dans les rues....

Hildegarde a écrit:
Le regard alerte, la fillette regardait le bûcher devant elle, accroupie au sol, lorsque l'odeur de chaire brûlée monta à ses narines. Ses sourcils se levèrent avec stupéfaction. Elle prononça alors ces quelques mots, qui durent sur le moment en choquer plus d'un:

-Je pourrais en avoir un morceau après?

Elle pencha sa petite frimousse vers Belphegore en souriant. C'est qu'il faisait faim, et elle dormirait mieux après un bon repas.

maltea a écrit:
Maltea sortit de son évanouissement lorsque l’odeur de fumée et de chairs brulées vint lui gratter la gorge. Elle toussa en se relevant. Le buché, ils avaient finalement choisi la victime. Elle se releva tant bien que mal et se dirigea en boitant vers l’endroit où il se tenait. Ce n’était pas l’enfant qu’elle pouvait voir au milieu des flammes mais l’homme accusé injustement.

Lorsque celui-ci rendit son dernier soupire, elle se sentit mal. Trop d’événements étaient arrivés depuis son réveil et ses forces la quittaient peu à peu.

Peinée de cette mort, elle préféra rentrer à l’auberge et se coucher pour oublier ce jour funeste.
Elle se déshabilla rapidement et se décida à soigner cette plaie qui s’infectait de jour en jour. Au passage elle avait pris les objets qu’elle avait demandé au tavernier et tout en fermant les yeux à l’idée de la souffrance que cela allait lui occasionner, elle serra les dents et prépara la lame de la dague qui ne la quittait jamais. Elle savait qu’elle devait la chauffer pour cautériser la plaie mais elle n’excellait guère en soin de blessure.
Elle resta ainsi longtemps n’osant rien faire. Elle finit par appliquer une potion à base d’herbe sur sa plaie sans rien faire d’autre, elle n’avait pas envie d’empirer les choses. Une fois chez elle, elle irait voir le médicastre qui saurait quoi faire.

Aimelin a écrit:
Décidément tout le monde s'agitait, changeait d'avis et le jeune homme pensait qu'il profiterait bien de cette pagaille pour aller se coucher. Une bonne nuit de repos ne serait pas du luxe apres l'agitation de la journée.
Le capitaine demanda qu'on amène l'homme au bûcher et Aime s'exécuta. Apres tout il avait participé au vote, et même s'il se trompait il assumait.

La réaction de quelques uns le fit sourire. Regrets, changements d'attitudes, comme s'ils n'étaient pas capables d'assumer leurs actes. Pourtant personne ne les avait forcé à voter contre cet homme qui était mort pour rien.

Il jeta un dernier regard au bûcher dont les bois finissaient de se consumer... hé bien il va falloir dormir en espérant que ce ne soit pas la dernière nuit que je passerai ici..

Il regarda autour de lui, se demandant qui allait sortir cette nuit pour dévorer l'un d'entre eux, puis il suivit des yeux la fillette qui sortait en courant. Pauvre enfant que tous accusaient. Si jeune et déjà confrontée au monde sans pitié des adultes. Il adressa un bonsoir fatigué à tout le monde.


- hé bien qu'Aristote veille sur nous. Je vous souhaite la bonne nuit à tous... mourir, ne pas mourir, j'aime autant dormir.

Il s'éloigna vers l'escalier qu'il monta quatre à quatre pour rejoindre sa chambre.. il ne ferma meme pas la porte à clé à quoi cela servait il ? les loups étaient sans doute bien trop forts.

La sorcière a écrit:
Un regard vers la fenêtre, c’était la nuit. Les masques tombaient un à un mais pourquoi ? L’ancien n’était plus et les pouvoirs surnaturels s’étaient éteins en même temps que lui.

La sorcière, impuissante, maudissait les loups dans une psalmodie incompréhensible.
Elle se leva en rage et balança les fioles en sa possession contre le mur de sa chambrée avant de tomber à genoux sur le sol, tête bèche, des larmes de rage coulant sur ses joues.
Les liquides coulaient sur le mur, se mélangeant en tombant sur le sol formant comme une marre de sang scintillant.

Le regard de la sorcière s’y posa et du doigt elle dessina un signe ésotérique sur le liquide. Elle ne pourrait plus ni rendre la vie, ni même l’ôter. Toute sa science occulte n’avait plus aucune raison d’être, elle était redevenue comme un nouveau né. Toutes ses années de travail qui ne servaient plus à rien.

Bien sur cela s’arrangerait mais il fallait attendre, attendre que la magie recommence à exister lorsqu’un autre ancien serait choisi par les représentants des différents corps magique.
Mais serait-elle encore en vie ? Elle hocha la tête en sachant pertinemment bien qu’elle n’avait pratiquement aucune chance de survivre dans ce monde rendu hostile par la présence des sous fifres de Satan. Ces chiens de l’enfer n’obéissants à personne, sauf peut-être au chef de meute.

Elle se demanda comment les autres réagissaient à la perte de leur pouvoir. Elle eut une pensée pour les pauvres amoureux qui n’avait pu lutter contre le coup de foudre qui les avait unis et ce malgré leur volonté et qui maintenant devait se déchirer tout en se demandant la raison. Ils devaient devenir fous les pauvres.

Elle ferma les yeux, essayant de se souvenir si une autre solution autre que l’attente n’était pas envisageable mais rien… rien du tout n’était possible. Ils devraient tous continuer à vivre quelque temps sans pouvoir intervenir sur la vie des personnes qu’ils étaient tous censé protéger.

Elle se releva et ouvrit la fenêtre. Un cri de profond de désespoir jaillit de sa poitrine et trouva écho dans le lointain. Elle la referma et murmura : comme ça tout le monde est au courant maintenant.


Elle s’allongea et ferma les yeux pour sombrer dans un sommeil peuplé de rêves étranges où une petite fille était protégée par un homme. Son amoureux ? Son ange gardien ? Un jour peut-être elle le saurait…

Hypnotys a écrit:
Va t il cette fois ci pouvoir calmer la faim qui lui tiraille l'estomac depuis la nuit passée. Ces maudits villageois les ont empêché de tuer, mais ils ont été assez stupides pour brûler l'ancêtre.

Le loup laisse échapper un grognement sourd en regardant la meute qui se rassemble. La lueur malsaine et sauvage qui brille dans ses yeux s'est accentuée avec le manque………… le manque de sang, le manque d'horreur.
Ce regard qui empêche à toute victime de lui échapper s'est fait plus mauvais et plus dur encore cette nuit.
Un signe de tête vers Greyard et la meute pour leur signifier son impatience.

Ces pauvres villageois sont terrés dans leurs chambres, il n'en sera que plus facile de les dénicher, l'odeur de la peur se répand et il n'y a plus qu'à la suivre.
Plus aucun d'eux n'a de pouvoir pour nous contrer et il va falloir calmer notre faim.


Hypnotys tourne autour du chef, hume l'air de ses narines, laisse ses crocs briller sous la lune qui leur fait un mince filet de lumière. Ombres silencieuses qui se réunissent pour choisir leur proie.

Cette nuit il tuera.

Cupidon a écrit:
Moi, Cupidon, de Cupide pourrais t’on dire, je n’avais jamais vu un charme ne plus agir aussi vite, bien que la nature humaine semblait avoir agit aussi dans l’amour de mes deux protégés…

Seulement, même s’ils semblaient s’aimer encore, le doute avait prit leurs corps et leurs charmes, les rendant ni aveugle ni clairvoyant, juste, humain.

Je regardais mon carquois… Inutile… J’avais faillis. C’est ainsi que je jetai celui-ci dans les méandres de l’oubli, et que je disparaitrais petit à petit…

Greyarh a écrit:
Sa griffe finit de crisser sur la pierre. La seconde griffe vient d’être posée, sous la fenêtre du vieux fou. Greyarh se fait silencieux, assis, tel un simulacre de vision cauchemardesque. Un calme olympien émane de lui, alors qu’Hypnotys s’impatiente, lui tournant autour.

Sans crier gare, Greyarh bondit, malgré sa blessure à la patte, avec une rapidité effarante. Son immense gueule se referme fermement sur le cou de l’impudent loup, le regard brillant d’une colère froide. Il articule grognement par grognement, resserrant la mâchoire à travers le pelage d’Hypnotys.

-Dois-je te remettre en tête, Hypnotys, ta défaite d’hier soir ? Si tu veux manger cette nuit, je te conseille de rester sagement à ta place. À moins que tu préfères que je commence mon festin par toi ?

Le grand loup relâche la pression de ses canines, sentant perler faiblement le liquide vital. Une dernière chicane rageuse, et il se tourne vers le reste de la meute.

-Nous avons bien failli diminuer de nombre, aujourd’hui. Mais peut-être cela n’aurait-il pas été plus mal. Les traîtres n’ont pas leur place ici. Mais ces villageois sont trop stupides. Il semblerait qu’ils se suicident à petit feu. Eh bien, aidons les un peu ! Cette nuit, le festin ne nous échappera pas. Tout ça est un peu mou ! Faisons couiner ce vieillard de Migéon. Cette nuit, nous feront plusieurs victimes, cette nuit, la rage des loups se déversera sur ces pantins ! Cette nuit, je vous assure de vous repaître comme jamais !

Greyarh commence à marcher, malgré le léger boitillement d’une de ses pattes avant. Le rythme s’accélère, si bien qu’il court à présent vers l’auberge. Ne cillant pas à l’approche de la bâtisse, il se jette bestialement sur la porte, la défonçant sans vergogne. Hurlant à la lune, il enjoins à la meute à venir se servir.

belphegore a écrit:
Soudain, la porte du bas vole en éclat avec fracas...Un hurlement sauvage s'élève à travers la batisse silencieuse...Chacun doit se terrer dans sa chambre, se demandant qui les Loups vont choisir...

Belphegore, toujours assise sur son lit, le dos appuyé contre le mur de la chambre,les genoux relevés contre sa poitrine, la couverture sur elle, est prise d'un tremblement irrépressible.Elle tend l'oreille vers le couloir, s'attendant à voir surgir les Monstres à tout moment...

Migéon a écrit:
Migéon, dans sa chambre, à l'auberge, sait que cette nuit va être sanglante.
Ils vont se venger, il en est sûr.

Le viellard ne peut pas dormir, aussi il reste sur son lit,a ssis, relisant de vieux grimoires, qui ne servent à rien.
La magie s'est envolée du village, et les auras protectrices qu'il avait ressenti les nuits précédentes ne reviendraient pas.

Soudain, ses pupilles se dilatèrent. Il venait d'entendre un bruit, un crissement.Il alla à la fenêtre et vit Greyarh, le loup gris, ficher sa griffe dans le sol sous sa fenêtre, pour la deuxième fois.


Migéon le regarde, plissant les yeux, et le voit s'attaquer à son congénère, sous ses yeux ébahis.
Mais non, ce devait être certainement une remise à l'ordre du chef de meute..

Un tremblement surprit le vieux sage. Jazmais il n'avait eu peur à ce point.

Soudain, les deux loups bougent. Mais où sont les autres ?

Un fracas, un vacarme lorsque la porte de l'auberge sous le poids du vieu loup qui vient de la défoncer d'un seul mouvement, de tout son poids.

Migéon ferme les yeux, il sent son pouls augmenter dangereusement.
Mais il doit se battre, pour cette fois, il ne peut rester de marbre, laisser faire un tel massacre.

En principe arbitre, cette fois, il sera acteur, au moins cette nuit, pour punir les forces du mal, pour punir ceux qui font ces horreurs !

Il ouvre la porte de sa chambre, au dernier étage, et court alors dans le couloir, une dague en or à la main, en hurlant comme un vieu fou sénile...



Je vais vous tueeeeeeeeeer !

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!


Greyarh a écrit:
Les marches défilent sous les pattes du loup, recevant la morsure ardente de ses griffes. Le plancher du couloir s’étire jusqu’au mur du fond, où surgit une silhouette familière.


Migéon a écrit:

Je vais vous tueeeeeeeeeer !

Haaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !!!!!



Une vive lueur passe dans le regard de Greyarh, à la fois infiniment joyeuse et grave. Sans cesser d’avancer, il observe Migéon de pied en cape, tandis qu’un filet de bave suinte de sa gueule.

-Migéon…Migéon, mon vieeeeeeil amihhhh… Cela faisait longtemps que je ne t’avais croisé. Tiens ?

L’œil d’obsidienne se fige sur le couteau que brandit le vieillard.

-Que comptes-tu faire, avec ce joujou ?

Des yeux emplis de convoitise braqués sur le vieillard, le grand loup avance vers lui, frôlant les portes du couloir une à une, les muscles de son dos saillant sous sa peau dure comme le roc.

Migéon a écrit:
Le face a face est finalement arrivé...
Le vieillard ne se doutait pas qu'un jour ce serait lui qui se retrouverait devant les loups. Au moins un. Comme lui, le plus vieux, comme lui, le chef de meute, celui que les autres congénères écoutait...

Mais chacun représentait une faction.

Le bien contre le mal.

Tremblant, Migéon resserra plus encore son étreinte de la main ridée qui tenait la dague.

-Migéon…Migéon, mon vieeeeeeil amihhhh… Cela faisait longtemps que je ne t’avais croisé. Tiens ?


Maudite créature !
Bête du sans nom !


Migéon avait l'impression de bredouiller, sa voix lui semblait lointaine...
Malgré le froid mordant de l'hiver, on aurait dit que l'été était déjà là. De fines gouttes de sueur coulait le long des tempes qui battaient à se rompre. Le vieil homme ressentait la peur s'insinuer en lui.

Mais il ne devait pas l'écouter.

-Que comptes-tu faire, avec ce joujou ?

Je vais te tuerrrrrrrrrrrrrrrrrrr !!!!!!!!!!!!!

La sueur inondait ses yeux, et il s'élança sans même réfléchir vers le loup devant lui, au fond du couloir...

Mais soudain, une ombre sembla passer devant le vieillard...

pnj capra a écrit:
L'homme avait dormi des heures....Des jours en fait !

Il s'était peut être fait envoûter par une quelqonque sorcière, pourtant, il ne croyait pas à ces sornettes, alors, pourquoi ? Pourquoi avait il dormi tout ce temps ?

Cette nuit là, pourtant, il se réveilla... Un vacarme venait de le tirer de son sommeil non naturel.

Maugréant, de mauvaise humeur, il commenca à s'ahbiller au début lentement, mais lorsqu'il entendit les cris se rapprocher, et un son, que certains appellé hurlement de loup garou, bêtes mythiques auxquelles lui ne croyait pas, il se hatta.

Il se devait de comprendre ce qui se passait, dans le couloir, à quelques pas de lui...

Il ouvrit la porte et sortit de sa chambre, mais n'eut le temps que de voir le vieux fou qu'il avait déjà vu sur la place lui foncer dessus...

Arme au poing.

Capra ouvrit de grands yeux incrédules, tandis qu'il lui semblait ressentir tout à coup une douce chaleur dans ces entrailles...

Migéon a écrit:
Que se passe t il par Aristote ?

Qu'ai je donc fait ?


Une litanie semblait avoir prit possession de l'esprit du vieux fou. Il ne comprenait plus rien, il ne savait plus ce qu'il faisait.

L'instant d'avant, il se ruait vers Greyarh qui le provoquait, et là, il tenait dans ses bras Capra, qui se vidait de son sang...
Ce dernier tournait un regard implorant vers le vieillard, et, en le rattrapant avant qu'il ne tombe, Migéon se retrouva avec un arc et des flèches dans les mains...


Ainsi donc tu étais le chasseur...

Pauvre de toi...


Un soupir qui venait du plus profond de son être, Migéon regardait la vie quitter l'homme qui, malgré le filet de sang qui lui coulait sur les mains serrées contre sa blessure, ne voulait pas rendre son dernier soupir.

Sur le visage de Migéon, de lourdes larmes roulaient, et baignaient à présent le menton et le cou de l'homme. POurtant, aucun son ne sortit de sa bouche, les machoires crispées il regarda une dernière fois Capra, et, tout en le maintenant, se tourna à nouveau vers Greyarh...

Mourrezzzzzzzzzzzzzzzzz !

Mourrez toutes créatures du Sans Nom !!!

Vous ne méritez pas votre place en cette terre !


Derrière le chef de meute, déjà, les autres loups étaient arrivés peu à peu, et sembaleitn attendre les ordres...

Tous avaient la bave qui leur sortait de la gueule..

Le cri de Migéon retentit dans le couloir et dans toute l'auberge. Il semblait se répercuter contre chaque porte, s'insinuer entre chaque interstice, et s'amplifier comme si la menace a elle seule pouvait tuer le camp adverse...



(hrp style gandalf sur le pont face au Balrog qui lui dit : "tu ne passera pas" histoire de remettre les choses dans leur contexte
Razz (hrp)

Le chasseur a écrit:
Mon sang coule de la blessure profonde.
Cette blessure qui m'a été infligée par le plus sage d'entre les sages, par le vieillard, celui qui devait nous protéger, nous guider.


Petit à petit, je sens la vie me quitter, dans les bras de cet homme qui semble rongé par le remord et qui hurle contre les loups.

Mais ils e retourne, et comme il me tient, je suis à présent juste devant lui, face à cette meute.

L'un d'eux bouge.

L'un d'eux avance..

L'un d'eux, soudain, se jette sur nous.

Migéon est empêtré, ses mains qui me maintiennent ne peuvent bouger, il ne veut pas me laisser échoir sur le sol.

Je dois le sauver.

Je lui dois cela, même si il m'a tué...

Les villageois ne peuvent pas perdre si vite, pas comme ça...

Je prend une flèche de mon carquois, et dans une immense douleur, je me redresse.

Je lui fait face, seul, maintenant, tandis que le jeune loup au poil hirsute se jette déjà sur moi...

Ma flèche en main, je vise le coeur. Un seul coup.

Il hurle à la mort, son corps tout en muscle s'abat sur moi.

On tombe tous les deux sur le sol, dans son élan le loup nous projette vers le viellard qui lui aussi se jette sur nous, pour tenter de me sauver.

Je le regarde, je souris.

Vous ne pouvez plus rien pour moi.
Mais je l'ai tué.

Ce sont mes derniers mots.
C'est mon dernier souffle.
Un dernier regard pour cette courte vie.
Je meurs....

Migéon a écrit:
A présent, le vieillard voyait déjà deux corps devant lui. L'un était un innocent, un villageois, mais un être spécial pourtant, puisqu'il était également le chasseur, et que, dans un dernier souffle de vie, il avait trouvé la force, malgré l'absence de magie alentours, de tuer par l'une de ses flèches l'un des loups.

Le corps velu qui gisait à présent aux pieds de Migéon commençait, petit à petit, à se transformer, et on pouvait deviner le corps d'un homme.

La bataille faisait rage, mais les victimes étaient pour l'heure partagée entre les deux camps.

Migéon se recula quelque peu. Il commençait à reprendre ses esprits, rattrapé par la réalité de cette nuit sanglante qui ne faisait que commencer.

Un calme soudain venait d'emplir l'auberge entière, après les derniers râles émis par Roi Garou au moment de s amort.

A peine pouvait on entendre, en tendant l'oreille, une chaise bouger, un lit craquer, une fenêtre s'ouvrir...

Face à lui, Greyarh regardait Roi. Sans doute trouvait il sa mort juste, puisqu'il lui avait désobéi.
Les loups étaient cruels, même entre eux.

Derrière, Hypnotys regardait de ses yeux brillants la scène.

Soudain, dans ce calme revenu, avant la prochaine tempête, on entendit un cri qui déchira la nuit et qui sembla durer une éternité.

Toute la moelle du vieux sembla se retourner dans ses os, ses pupilles s'acarquillèrent, ses tympans vibrèrent.

Le cri provenait d'une chambre au même étage, vers le milieu du couloir.

Mais il ne pouvait pas laisser les loups seuls...Il verrait plus tard ce qui venait de se tramer...

maltea a écrit:
Maltea assisse sur son lit avait peur, très peur même. Elle venait de reconnaitre la voix de Migeon hurler « je vais les tuer ». Maltea se cacha sous les couvertures. Cette fois, elle ne pouvait plus jouer la courageuse. C’était tout juste si elle ne se faisait pas pipi dessus.
Un carnage se déroulait de l’autre côté de la porte, elle pouvait entendre des cris, des hurlements, du verre brisé…Ne se sentant pas en sécurité, elle se leva rapidement et alla se cacher derrière la porte d’entrée, un objet contondant dans les mains. Elle restait là, silencieuse, attendant fébrilement dans sa cachette. Le premier qui franchirait la porte de sa chambre aurait le crane fracassé, ça elle l’avait juré. Sa vie était plus importante pour elle que celle des autres… instinct de survie …

Elle entendit un grattement à sa porte et serra les mâchoires, le visage blême, levant les bras prête à frapper…

Sa porte s’ouvrit et une ombre y pénétra.

De toutes ses forces elle frappa. On put entendre le bruit sourd que fit le corps en tombant sur le sol de la chambre…

Le vengeur a écrit:
La colère… cela faisait des années maintenant qu’elle guidait ses pas. Depuis cette maudite nuit ou les loups lui avaient pris son épouse. Ses pas l’avaient menés jusqu’à ce hameau, bien décidé à en finir et se venger sachant qu’il rejoindrait sa tendre épouse là où elle se trouvait.

Ils venaient à peine de se marier, ils avaient toute la vie devant eux, lorsque des loups garoux, profitant de son absence, s’était repus de sa femme et de l’enfant qu’elle portait en son sein.

Cette nuit, il avait senti son corps ainsi que son âme changer. Lui qui n’avait été que bonté et gentillesse était devenu un être emplit de colère et de haine. Son but était à présent de venger sa femme et il pourrait mourir enfin…

Mais la vie en avait décidé autrement. Il gisait à présent sur le sol, le crâne fracassé… il n’avait pas vu la mort venir, n’avait même rien sentis. Il avait entendu le craquement sinistre que fit son crâne lorsqu’on le lui défonça, mais plus rien… un voile noir était passé devant ses yeux lorsqu’il passa de vie à trépas.

Ainsi venait de mourir le vengeur, assassiné par la main de Maltea qui par peur l’avait pris pour un loup…

maltea a écrit:
Maltea qui avait frappé de toutes ses forces entendit un sinistre craquement et puis le bruit sourd d’un corps tombant sur le sol. Un liquide visqueux vient lui mouiller les pieds. Elle baissa la tête et vit une marre de sang. Intriguée, elle se pencha à l’avant pour voir le corps et se recula horrifié contre le mur. Un cri glaçant le sang, jaillit de sa gorge, elle n’avait pu l’étouffer.
Elle venait de défoncer le crâne d’un villageois. Un innocent gisait là, à ses pieds, se vidant de son sang dans sa chambre. Comment allait-elle expliquer cette tragédie ?

C’est alors qu’elle n’entendit plus un bruit, seul le cognement de son cœur dans sa poitrine…

Greyarh a écrit:
-Ts ts ts ts ts....

Un rictus réjoui écarte les babines suintantes de Greyarh. Paisiblement assis face à Migéon, le grand loup ne le quitte pas des yeux.

-Pourquoi se débattre ainsi? Tu vois bien que tu fais plus de mal que de bien.

Puis à nouveau, son regard se fait fureur:

-Les loups, eux, ne tuent pas par plaisir ou par égoïsme, comme ces humains! Ils tuent pour la faim! Ils tuent pour une cause qui leur est juste! Tu as peur, Migéon?

Ses puissantes pattes arrière se relèvent. Greyarh s'approche à nouveau de Migéon, entourant le corps inerte du chasseur dans sa gueule. Une torsion de son cou permet au loup de jeter le corps derrière lui, aux autres loups qui attendent.

Puis à nouveau, il fait face au vieux fou, plus près, toujours plus près.

-À cause de toi, j'ai perdu l'un des miens. Tu sais ce qui arrive, dans ces cas là. Hein, tu le sais, Migéon? Je pourrais faire de toi un compagnon de choix... Ou bien, je pourrais t'offrir en pâture à la meute?

belphegore a écrit:
Le couloir retentissait de grognements, de bruits furtifs, de raclements, de cris...Puis soudain, le silence, pesant, promesse d'une catastrophe déjà consommée et d'un avenir de mort.

Et puis ce cri...Déchirant, poignant, horrible. Belphegore, toujours terrée sous ses couvertures, sentit tous ses poil se dresser sur son corps. Elle frissonna de terreur.

Sa conscience lui dictait de sortir, de porter secours, s'il était encore possible, à cette femme qui avait hurlé, mais son instinct de survie lui sussurait de rester cachée.

Elle parvint néamoins à se lever, les jambes flageolantes, et entrouvit la porte, évitant que la clanche ne grince de trop.

Elle jeta un coup d'oeil dehors: à droite, le couloir vide et sombre. A gauche, des corps enchevêtrés, des Loups grognants en attendant l'hallali, faisant face à Migéon.

Que devait-elle faire?

Migéon a écrit:
Migéon vit Hypnotys filer... Allait il trouver une autre vicitme ? La nuit n'était elle pas sufficsament sanglante à son goût ?
Quoi qu'il en soit, le cadavre encore chaud du chasseur fut tiré hors du couloir par Cara ribas, et le couloir, à nouveau, fut vide à l'exception de Greyarh et Migéon.

Le loup narguait l'homme, mais au final, nul ne pourrait dire qui remporterait la victoire.

Le silence revint, après un cri strident de femme, après quelques bruits de porte ou de meubles que l'on tire.

Migéon s'avança vers Greyarh, et, le défiant de toute sa hauteur, lui dit :

Le jour est en train de se lever, Loup.

Si tu ne veux pas que tous ici sachent qui tu es, à moins que cela ne soit déjà fait peut être, tu ferais mieux de partir.

Vite.

La nuit avait eu son lot de morts, et Migéon se doutait que déjà Hypnotys avait emporté l'un des villageois rescapé, peut être même plusieurs.

A moins que Greyarh, sur le retour, ne se charge lui même de l'un d'eux...


(hrp) J'attends que Greyarh déguerpisse en emportant avec lui une dernière victime.
Il doit aussi mordre un des villageois encore vivant afin qu'il devienne loup.
Je fais tuer Kora par Hypnotys (à moins que celui ci revienne avant ce soir, comme cara ribas ?) Je vais trouver Laora dans sa chambre, suicidée (ben oui, il en faut aussi). (hrp)

Hypnotys a écrit:
La porte vole sous la furie des loups, ils montent les escaliers et Hypotys s'arrête. Vers quelle porte va t il soulager sa faim et la haine qu'il a contre le chef de meute.
La peur. Ca sent la peur derrière celle là mais il l'a visité hier et Hypnotys ne choisit jamais deux fois la même victime.

La porte à côté cède sous le coup de patte qu'il lui porte. Une femme dort et il ne prendra pas le temps de lui conter fleurette.
En un bond il est sur le lit sa gueule béante se refermant sur la gorge de sa victime. Aucun soupir ne vient troubler le bruit des os qui craquent sous sa machoire puissante.

Un hurlement sort de sa gorge et il se saisit du corps menu de la femme entre ses machoires pour le trainer dans le couloir. Un parchemin sur la table où est écrit Kora le nom de sa victime.

servez vous si vous avez faim ce soir c'est festin !!!raowwwwwwwwwwwww !

L'odeur et le goût du sang lui ont manqué et il regarde Cara puis la porte de Migeon ou le chef est passé. Il s'amuse avec le vieillard. Un grognement sourd et Hypnotys suit Cara avec sa proie.
La meute a tué et les loups ont mangé.

Cara ribas a écrit:
Cara Ribas se retourne : ce n'est qu'Hypnotys qui la suit avec une proie dont le cœur palpite encore. Elle l'envie.
Comme elle sent qu'ils partagent des sentiments, elle choisit de lui offrir le meilleur morceau du chasseur.
Une fois dans la forêt, après avoir déchiqueté une bonne partie des chairs, elle dépose le cœur près des pattes du beau mâle et le pousse avec son museau, observant sa réaction.

Migéon a écrit:
Cara et Hypnotys sont partis, Greyarh laisse le vieillard seul, non sans l'avoir une dernière fois défié.

Migéon, quand à lui, commence à ouvrir toutes les portes unes par une.

Il sait déjà que Kora a été emmenée, et en entrant dans la chambre deLaora, il la voit, gisant dans son lit les poignées tailladés, une dague dan la main droite.

La pauvre s'est donnée la mort elle même, peut être trop emprise de peur.

Les victimes sont nombreuses, au moment où le village semble renaître dans un nouveau jour.

Le vieux tape à toutes les portes, et enjoins les villageois restant à le rejoindre dans l'auberge en bas.

Une fois que tous sont rassemblés, le visage creusé et marqué, Migéon parle, d'une voix pourtant forte malgré la nuit mouvementée qu'il vient de passer.

Mes amis...

L'heure est grave.

Cette nuit, Greyarh et ses compatriotes sont venus me défier dans le couloir.

Ils ont emporté beaucoup d'entre nous : Kora, Capra, Peanut, Laora, Trimix...Autant de cadavres retrouvés ou non montrent la cruauté des bêtes de l'enfer.

Wraroon était l'un des leurs, il est mort aussi, mais c'est bien peu face au carnage des villageois.

Et Greyarh a pris soin de contimanier l'un de vous...

Il faut donc à nouveau voter, mes amis, aujourd'hui, en espérant brûler l'une de ces cratures du Sans Nom !

belphegore a écrit:
Quand l'aurore avait pointé ses premiers rayons, les Loups étaient repartis, trainant des corps derrière eux.

Quand ils étaient passés devant sa porte, Belphegore s'était précipitemment cachée derrière, retenant son souffle, priant qu'ils ne la voient ou ne l'entendent pas.

C'est alors que Migéon les avait tous appelés.Ils s'étaient retrouvés dans la grande salle du bas, hagards et terrfiés.

La longue liste de villageois disparus s'allongeait, et les survivants se regardaient, se demandant comment ils étaient passés au travers de leurs griffes.

Belphegore osa lever une main:


"Mais comment va-t-on pouvoir choisir qui nous allons envoyer au bûcher? Déjà qu'avec les conseils avisés de la Voyante, nous avons commis une faute phénoménale, alors seuls, je n'ose imaginer!!"

Aventurine a écrit:
Cachée dans un recoin de la petite chambre, sous une table basse, elle retenait sa respiration comme lorsqu'elle était enfant, pour devenir invisible aux monstres. Même si elle est assez agée pour se rendre compte qu'à l'époque c'était futil, aujourd'hui ça pourrait l'aider. Si elle ne respire plus, les loups ne la détecteraient pas et s'en iront.
Mais au cas où elle s'était recroquevillé à côté de la fenêtre pour pouvoir s'enfuir, l'étage n'était pas très haut.

Des hurlements, des cris d'agonies et la voix de Migéon se faisait entendre. Des bribes de phrases arrivèrent jusqu'a elle. La tension était palpable.
Aventurine tentait l'oreille pour surveiller ce qu'il se tramait, puis des coups à sa porte la firent sursauter.

Elle ne répondit pas et arrêta de respirer. Elle entendit d'autres coups sur la porte voisine et la voix de Migéon qui demandait aux personnes de descendre.

Soulagée, elle sortit et demanda :


C'est bon ils sont partis? Nous pouvons sortir maintenant?

[i]Tous se réunirent dans l'auberge en bas, le visage blème et tiré. Les corps des victimes avaient été retiré du passage mais il restait le sang témoin de la sauvagerie de cette nuit.

Tous écoutèrent attentivement Migéon, car il avait parlé aux loups et il savait ce qu'ils tramaient.
Un fallait compter un nouveau villageois transformé en loup et un nouveau débat pour le bucher allait commencer.

Greyarh a écrit:
Greyarh, claque d'un coup sec sa mâchoire, en geste d'adieu.

-À très bientôt, Migéon...

Ne pouvant tourner son grand corps de fauve dans ce petit couloir à humains, il s'éloigne à reculons, sans cesser de fixer le vieillard. Il sent la peur, derrière chaque porte qu'il frôle. Passant à côté d'Hypnotys et Cara, il les laisse tout à leur repas sans même poser son véto et réclamer son juste dû.

Non, Greyarh a mieux à faire. Ce soir, ils auront un nouveau compagnon. Greyarh ne mangera pas. Pas cette fois. Il donnera le Don, à l'un de ces humains. Et il sait exactement qui. Lui seul mérite un tel hommage. Lui seul en est digne. La silhouette du Grand Loup s'estompe dans les fumerolles ombrageuses de l'aube naissante. Il a une dernière visite à rendre.
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MessagePosté le: Mer 3 Nov - 16:00 (2010)    Sujet du message: [Loups garous] 1456-11-29 ~ La meute a les crocs Répondre en citant

Hildegarde a écrit:
De toute cette matinée, on n'avait pas vu trace de la fillette.











[RP minimaliste, parce que je le vaux bien :lol!: ]

maltea a écrit:
Maltea était restée un long moment ne sachant plus quoi faire. Jetant un coup d’œil dans le couloir elle put remarquer qu’il n’y avait plus personne à part des débris, du sang et des corps.

Elle saisit sa chance et sortit le corps qui valait son pesant de graisse dans le corridor. Elle rejoignit sa chambre et prit un linge qu’elle mouilla afin de nettoyer les traces de sang allant du couloir à sa chambre. Une fois cela fait, elle s’attela à faire disparaître la marre qui stagnait sur le sol. Au bout d’un long moment, elle fini par tout ravoir. Elle alla faire sa toilette et redescendit l’air de rien.
Elle avait bien réfléchis. Ce n’était pas volontaire, elle ne se considérait donc pas comme un assassin mais comme une jeune femme paniquée qui avait décidé de tuer pour sauver sa vie.

La seule chose qu'elle regrettait, c'était cette blessure qui une fois de plus sous l'effort donné, s'était encore plus ouverte. Elle soupira en pensant que jamais elle ne pourrait se soigner...

Une fois en bas, elle sut que Migeon avait retrouvé le corps. Elle resta impassible. Elle remercia intérieurement les longues années de maitrise qui lui avaient été indispensables afin de…

Aimelin a écrit:
- Laisses moi dormiiiiiiir … pas l'heure … trop de bruit .. cette nuit … cette nuit ?!!

Le drap se soulèva et le jeune homme s'assit dans le lit, ébouriffé mais les yeux grands ouverts.

- ouch j'ai abusé de chopes hier j'ai la tête comme une cougourde… haussant les sourcils il grimaçait en se frottant la tête quand il réalisa.

Ce boucan c'était dans l'auberge et pas dans sa tête cette nuit … il attrapa le drap et l'enroula autour de lui avant de se précipiter vers la porte qu'il ouvrit d'un coup, essayant de ne pas s'empêtrer les pieds.


- Font pas souvent le ménage ici quel désordre.. un coup d'œil à droite et à gauche pour se rendre compte que ce n'était pas du désordre mais des .. du … ...et des femmes … des femmes ?!!!
Il recula d'un pas en pensant à sa tenue et regarda autour de lui. Les loups avaient tué et il n'avait rien entendu ?

Il repensa à ses crises la nuit, quand il se levait pour aller se promener sans s'en souvenir le lendemain. Sa tante appelait ca du somme en bulle … où un truc dans le genre. Etait il sorti pour ne pas avoir été réveillé par le bruit qu'il devait y avoir eu la nuit. Il pensa qu'il valait mieux éviter de parler de ça, faudrait pas qu'on le prenne pour un loup.

Tout en réfléchissant il s'était habillé à la hate et ressortit de la chambre arrangeant sa chemise dans ses braies. Il essaya d'éviter les corps et suivit Migeon qui descendait.
Rassemblé avec les autres il regarda qui était encore là … la jeune femme qui disait avoir été attaquée hier, la jeune femme blonde, la fillette, l'homme à l'épée, son amie… Apparemment les loups avaient eu grand appétit cette nuit.

Migéon a écrit:
La journée n'en finissait pas.

Migéon n'avait, de mémoire de vieillard, que rarement vécu des journées comme celle là, si calme, si lente.

Peu bougeaient, encore moins parlaient.

Il était parti avec Dragonet et quelques autres hommes enterrer le nombre de cadavres fort important, ce qui leur avait prit tout le reste de la matinée, et une partie de l'après midi.

Le soleil était inexistant, une chape de plomb, faite de nuages noirs et lourds, rendaient le paysage morne, l'atmosphère pesante, et le silence des quelques villageois qui restaient n'arrangeaient rien.

Les os glacés, les articulations raides, Migéon, d'un regard entendu aux autres villageois entra à nouveau dans la taverne tout aussi silencieuse que le cimetière.

Il se servit une tisane, et dit, d'un ton ferme, en haussant la voix, pour que chacun l'entende :

La lune percera t elle ce soir pour révéler l'identité de celle que vous allez peut être jeter aux flammes ?

En réalité, cette première réflexion n'était que pour lui, mais il semblait qu'il l'aie pensée un peu fort, au vu des quelques egards qui, lentement, très très très lentement, se tournèrent vers lui.

Il reprit le ton encore plus grave, la voix encore plus blanche :

Je vais donc à présent compter les voix :

Pour que Hildegarde aille au bûcher, je compte déjà deux votes.

D'autres suggestions, d'autres votes ?


[hrp] je clôture samedi soir au plus tard la journée qui a débutée le 24 janvier (soit il y a très exactement 12 jours, il n'y a pour l'instant pas grand chose qui se passe.
Je suis parfois lasse, je songe à faire une pause à la fin de cette partie, car trop peu de réactivité à mon goût, une partie, même avec les fêtes au milieu ne peut décement pas durer si longtemps, on l'a comencée fin novembre...

Soit on active, et on continue à s'amuser en prenant le temps de son engagement, et chacun poste une fois par jour, soit je ferme ce forum (ou en tout cas je ne fait plus le meneur qui doit rouspeter tous les jours pour que quelqu'un poste...)[fin hrp]




Aimelin a écrit:
Il les avait écouté, las de tout ceci.. il avait voté la veille, avait assumé son vote et devait recommencer encore aujourd'hui.
Il ne savait pas pourquoi mais il n'était pas possible d'envoyer cette enfant au bucher, fusse t elle un loup. Jamais il ne pourrait avoir sur la conscience la mort d'une fillette.

Il regarda autour de lui. Un homme semblait suivre aveuglément le capitaine. Malade la veille ? malade peut etre de savoir qu'il avait attaqué cette jeune femme et allait se repaitre la nuit suivante. Apres tout il ne le connaissait pas et il fallait bien désigner quelqu'un. Autant choisir celui qui parlait.


- encore une fois je ne voterai pas pour Hildegarde. Envoyer une fillette au bucher m'est chose impossible. il montra Dragonet du doigt, ne baissant pas les yeux... je vote contre cet homme qui n'était pas là hier pour le vote.. peut être fatigué de sa nuit aux côtés des loups.

Sans un mot, il se rassit. Il avait voté peu importe ce qu'il arriverait apres... ce village était peuplé de fous.

Gwenhwyvar a écrit:
Prise de vertige, Gwen se posa sur une chaise. Beaucoup de choses se bousculaient dans sa tête, les arguments des unes, les accusations des autres, les faits et les suspicions...

Elle ferma les yeux et essaya de se concentrer, formula une ou deux suppositions dans sa tête, silencieusement

Elle ouvrit à nouveau les yeux, puis désigna Hildegarde


Je vote contre toi, créature du malin !

Les yeux hagards, elle avait parlé, l'avenir dirait si son intuition était bonne...

Hildegarde a écrit:
La petite fille pleurait, terrorisée. Elle était dehors depuis la nuit, frigorifiée, et empêtrée dans les feuilles et la rosée. Après avoir fui dans la nuit, elle avait couru à l'aveuglette jusque dans la forêt, où la fatigue avait commencé à s'emparer de ses jambes, prises dans un emmêlement de ronces qui l'avait faite chuter. À bout de souffle, Hildegarde s'était endormie face contre terre.

Jusqu'à ce que Muphestafas ne la retrouve aux environs de midi, la réveillant avec force questions désespérées.

-Je suis pas... je suis pas...

La petite fille geignit encore un moment, tentant de s'accrocher au manteau de Muphestafas qui, déjà retourné, guettait la piste en direction du village.

-Je suis pas...gentille... Mais ils ont pas...ils ont pas voulu m'écouter... Ils vont tous... Ils vont tous mourir.


Mais le grand homme ne l'écoutait déjà plus, lui enjoignant de fuir, le plus vite possible. Hildegarde se releva, et commença à s'éloigner en marchant, titubant. Peut-être même qu'elle arriverait à courir. Oui, elle commençait à entendre des pas. Sans regarder derrière elle, elle galopa entre les arbres, aussi vite que ses jambes le lui permirent. Ce ne serait sans doute pas suffisant pour distancer bien vite une bande d'adultes fous de rage.

maltea a écrit:
Maltea souffrant le martyre n’en pouvait plus de les entendre se disputer. Ils s’accusaient l’un l’autre et était à deux doigts de se proposer pour le bucher. La douleur devenant intenable, elle souffrirait moins en étant brulée. La fumée lui ferait perdre connaissance bien avant que les flammes ne la consument.
Assise, elle ferma les yeux tout en posant sa tête sur son bras qui se trouvait sur la table. L’épisode de cette nuit, avait aggravé la plaie de sa cuisse, et le fait d’avoir tué un innocent lui avait ôté l’envie de vivre, mais il était impératif de rester en vie pour ne pas voir le village décimé par les loups.
Elle se décida à voter elle aussi.
D’une voix affaiblie, elle vota comme la veille.


Je vote pour Hildegarde, pour le reste débrouillez vous sans moi…

Migéon a écrit:
Quelques uns, menés par Migéon, s'était élancés vers les bois, tous les votes ou presque désignaient la petite Hildegarde, aussi devrait elle mourir.

Si c'était bel et bien un loup, elle devait se terrer dans la forêt, d'autres absents sûrement devaient être avec elle.

Peut être avait elle était blessée durant la nuit ?

Les villageois arrivèrent dans une petite clairière, et apercurent Muphestaphas, prêt à en découdre pour protéger celle qui fut son aimée, pendant quelques heures terribles.

Migéon se planta devant lui et lui dict, d'une voix ferme :


Laisse nous passer, tu sais qu'elle doit mourir, tu ne peux rien pour elle !

Le vieillard défiait maintenant Muphestaphas, armé de son épée, sans se démonter.

Il savait que l'heure de la fille était proche, le bûcher était monté par Gwenwyvar, Dragonet et Aimelin, qui tout en faisant continuaient à échanger leur point de vue différent.

De toute façon, Hildegarde n'avait pas, pour le moment la force de fuir. Elle n'était pas loup, mais fillette, pour l'heure, et serait bien vite rattrapée.

Deux villageois se campèrent aux côtés de Migéon, avançant même d'un pas en direction de Muph.

Armés de pioches et de rateaux, les hommes qui l'accompagnaient avaient une telle hargne, que si Muph leur restitait de trop, ils n'éhasiteraient pas à le tuer.

Mais l'un d'eux préféra la ruse, et tandis que les autres avançaient et faisaient mur, il en rpofita, sans se faire remarquer, pour contourner la prairie à travers les arbres touffus...

Aimelin a écrit:
Tout en aidant Migeon et d'autres villageois à monter le bûcher, ce qui ne le ravissait pas il essayait d'écouter l'homme qu'il avait désigner partir dans une tyrade dont il resta les yeux grands ouverts.

Tous ceux qui ont voté sont donc des loups ? se disait il en continuant à rapporter des bûches. Je suis donc un loup si j'ai voté et les autres aussi. Il resta perplexe devant cette analyse simpliste et ne chercha pas à entamer un débat perdu d'avance.

Il marmona finissant d'apporter du bois.
hé bien si elle désigne ses complices en mourant nous aurons plus vite fini et je pourrai quitter ce village où je n'aurais j'amais du m'arrêter.

Il regarda partir les villageois pour chercher la fillette et n'en eut pas le courage. Il avait plutôt envie de se mettre en travers de leur chemin pour les en empecher, mais ils étaient en nombre et il n'y changerait rien. Jamais il ne serait complice de telle barbarie fusse t elle un loup.

Il se dirigea vers l'auberge et s'appuya contre le mur, regardant vers le bûcher dressé. De là, il verrait juste ce qui était nécessaire et il en verrait déjà trop.

Hildegarde a écrit:
Aveuglément, Hildegarde se laissa emporter par Muphestafas. Un simple regard lui avait suffit. La chaleur qui avait disparu la nuit dernière venait de reparaître au fond des yeux de Muphestafas, anéantissant toute volonté de fuite chez la fillette. Durant tout le trajet jusqu'au village, elle marcha les yeux fermés, la tête enfouie contre Muphestafas, seule personne de confiance parmi les villageois. Elle respira son odeur replongeant dans les premières nuits où rien ne pouvait l'attendre.

Ce fut un automate que les villageois ramenèrent au village; jusqu'à ce qu'enfin la marche s'arrête au pied du bûcher. La fillette leva les yeux vers l'édifice de fortune, resserrant son emprise sur la main de l'homme à l'épée en poussant un gémissement angoissé.

-Est-ce que ça fait très mal?

Elle n'eut pas le temps d'entendre la réponse, qu'un villageois l'arracha de son Aimé, la tirant sur le amas de stères. Ce fut sans compter sur la détermination de Muphestafas, qui poussa le rude villageois à terre, avant de lui passer les chaines autour du buste et des chevilles.

Le reste alla très vite. Son regard terrorisé passa sur plusieurs visage. Certains lui évoquaient des natures cachées. Elle regarda longuement Belphegore, le visage neutre tandis que les chaines lui ceignaient les chevilles. La voyante avait commis la folie de refuser d'entendre des vérités notoires qui auraient pu sortir de sa bouche. Ses yeux se posèrent un bref instant sur Migéon, tandis que le feu commençait à monter, le cachant à sa vue.

Il ne resta plus que Muphestafas, à ses côtés, alors que la chaleur irradiait ses pieds, montant le long de ses jambes, indifférente à leur tremblement. Elle ne lâcha pas le grand homme des yeux, avançant le visage en quête d'un baiser purificateur.

-Muphestafas...Je te reverrai

Puis il disparut subitement, alors que la souffrance menaçait de lui faire perdre raison. Il n'était plus là. Avait-il été là? Il ne ressemblait plus qu'à une illusion, alors que les flammes obstruèrent tout.

Sa peau noircit et se mit à frémir, gagnant une noirceur dénaturée. La petite fille se mit à pousser un cri aussi déchirant que suraigu.

-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA

Greyarh a écrit:
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGHH

Les flammes orangées dansaient autour du corps avec une vigueur irréelle. Les villageois ne purent qu’entrapercevoir, par moment, le corps qui fit éclater les chaînes d’acier. Les râles qui en émanaient n’étaient plus que rage et souffrance. L’homme était-il une bête, ou la bête un homme ? On entendit une longue griffure meurtrir la poutre verticale. Une grande queue, aussi noire que l’obsidienne, surgit des flammes, balayant l’air devant les villageois, avant de redisparaître derrière le mur de feu.

Le rugissement était infiniment grave. Seuls les loups, et peut-être ce vieux fou, purent en tirer un sens :

-Continuez… œuvre… Pacte… Rompu… Village…autres lunes….

Le feu diminua d’intensité au fur et à mesure. On ne pourrait retrouver parmi les cendres que quelques canines et griffes ayant résisté au feu infernal. Et, étonnement, sous le amas de cendres, un bout de tissus avait été épargné : un bout de tissus rouge et déchiré, qui lui avait ceint le bras deux jours auparavant.

Migéon a écrit:
Le cri qu'il/elle poussa lui glace litttéralement le sang.
Sa moelle épinière sembla se geler, son corps ne voulant plus bouger.

Elle l'avait regardé, une dernière fois, mais lui ne s'y tromapt pas, et savait que derrière le visage enfantin se trouvait le chef de la meute.

Il n'avait pas détaché son regard, et même si elle venait de mourrir devant lui, il sentait tout de même son âme, si tant est que les loups garous en aient une, flotter au dessus de lui.

Il était clair, en tout cas, que quelque chose à présent l'ensserrait. Où bien était ce son imagination qui lui jouait des tours.

Il devenait fou. Plus de sommeil, sa lutte avec Greyarh de la nuit dernière l'avait fatigué.
Trop d'innocents étaient déjà morts.

Mais là, enfin, l'un d'eux mourrait, Greyarh, leur chef.

Si la nuit précédente, il avait pourtant emporté avec lui un villageois, qui cette nuit allait se transformer en loup garou à son tour.

Qui avait elle pu choisir ?

La lune était apparue malgré les nuages lourds et noirs qui lui barraient la route, et le feu s'éteignit, après quelques longues heures pour consummer le tout, hormis un bout de tissu rouge.

Il fait nuit à présent.

Qu'Aristote vous garde !


Que pouvait il leur dire de plus ?

Le destin allait encore frapper, trois loups, neuf villageois.

Tout était encore possible, même sans pouvoirs. Mais cette nuit, il en perdraient un, il ne seraient que huit à se réveiller...

Cara ribas a écrit:
Greyarh a écrit:
-AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGGGGGGGGHH

-Continuez… Œuvre… Pacte… Rompu… Village…Autres Lunes….


Les cris et les derniers mots de leur chef de meute résonnaient encore dans leur esprit alors que la transformation commençait...
Prise de soudaines bouffées de chaleur, celle qui n'est pas encore Cara Ribas, ôte tout ces vêtements. Ses os commencent à craquer, à s'allonger, à prendre une forme étrange; des poils apparaissent; ses sens se développent : elle sent la chair fraîche, un nouveau congénère.
Sa force, sa puissance, son agilité, sa ruse n'ont d'égales que sa férocité : Vengeance! En plus, elle a faim... Ou sont donc les autres? Elle court à leur rencontre, mais cette horrible odeur de chair cramée lui embrouille l'odorat. On la sent jusqu'à 10 lieux du village de Ververoche...
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MessagePosté le: Mer 3 Nov - 16:21 (2010)    Sujet du message: [Loups garous] 1456-11-29 ~ La meute a les crocs Répondre en citant

Hypnotys a écrit:
RRAAAAAAAAWWWWWWWWWWWW !!

Le hurlement sourd et sauvage retentit dans la nuit qui tombe sur le pauvre petit village de Ververoche.
Ses crocs brillent sous la lune, ses griffes lacèrent les pierres du mur sur lequel il contemple la place.
Le bûcher ne laisse apercevoir que quelques braises qui se promènent au gré du vent qui les pousse et les dispersent.
De Greyarh il ne reste rien que ces lambaux de peau, de poils et cette odeur. Le chef est mort et ces idiots ont attisé la colère et la haine d'Hypnotys ainsi que celle de la meute.

D'un bond le mâle saute au bas du mur quand il voit s'approcher Cara riba.... au moins ces idiots ne l'ont pas brûlé, elle.

Il s'approche de la louve, lui tourne autour, humant l'air froid et glacé de la nuit. Il respire, sent cette odeur qui traîne dans le village qui se terre... l'odeur de la peur, de la terreur de ces pauvres villageois qui se sont réfugiés derrière des portes dérisoires.

Les murmures de leur chef tournent dans son crâne.

-Continuez… Œuvre… Pacte… Rompu… Village…Autres Lunes….

Il se rapproche de Cara et la frole, laisse échapper un grognement sourd

Cara à toi l'honneur de choisir notre prochaine proie.

Contraindre sa proie à le suivre ou à ne plus bouger, la tuer à coup de machoire puissante et la dévorer en laissant le meilleur morceau pour elle.


Cruel a écrit:
La nuit était tombé sur Ververoche, et avec celle-ci, la nouvelle nature du villageois que Greyarh avait choisit, se révélait. C’est dans un hurlement, d’abord de douleur puis d’incompréhension, que notre pauvre âme se transforma petit à petit en bête assoiffée de sang.

D’abord les griffes, arrachant doucement ses ongles sales, puis le pelage, luisant, ayant prit légèrement la couleur des cheveux de sa créatrice : cuivré.
Petit à petit, le villageois se tordait de douleur, hurlait dans un cri inaudible, sauf peut-être pour les Loups et Migèon lui-même. La lente transformation faisait place à une bête imposante, aux formes étranges et déroutantes, une créature emplit de folie, de haine, et de cruauté.

Les griffes de celle-ci se plantèrent dans le sol, marquant à vie le lieu de sa renaissance.

Vite, il fallait aller dehors, une nouvelle faim, une nouvelle soif… De la viande… De la chair… Humaine et se plaisir de tuer pour tuer…

La bête sortit de l’endroit où elle était confinée, sans un bruit, sans un râle, et au milieu du village, semblait se pavaner, à l’affût.

Reniflant l’air pur de la nuit, ce Loup sentit un être vivant, ou plutôt deux… Ses pas le guidèrent jusqu’à une vagabonde, enceinte, la Bête sourit et se jeta sur le festin qui se présentait à lui.

Une femme, faible et innocente, et dans son ventre : le dessert. Bien entendu, elle ne pouvait s’empêcher d’être cruel, de jouer avec la nourriture et de garder le Fœtus, maintenant à l’extérieur, pour la fin…

Après avoir rassasié cette faim, la Bête huma de nouveau l’air, essence de bois brûlé où avait périt sa génitrice, cette odeur de chair carbonisé lui prenait les babines, et mélangé à celle-ci, celle d’un homme amoureux de la Créature, pauvre ignorant et fou qu’il était, sa peau maintenant meurtrit des stigmates de cette amour.

La créature ne put s’empêcher de rire à l’idée de l’acte de cet homme, qu’il avait vu dans la journée, se jeter lui-même dans les flammes…

« Si ton désir était de mourir, il suffisait de le demander… »

Le Loup se redressa sur ses pattes arrière, marchant avec l’allure d’un humain, en direction de l’Auberge où dormaient paisiblement chaque agneau dont il allait se repaitre.

Le Loup poussa doucement la porte, huma encore et, passant devant chacune des chambres closes, laissa une marque de griffes pour signaler sa venu.
Devant celle de Belphegore, la Bête y dessina un pendu, car elle avait mené sa génitrice au bucher et par conséquent, il lui vouait une haine terrible… Puis, comme pour signaler sa présence, le Loup passa devant la chambre de Migèon, s’arrêta et laissa flotter dans l’air un rire sadique et psychopathe, insultant aux larmes, avant de re-disparaitre dans la nuit noire du village.

Ses sens à l’affût, la Bête sentit la présence des autres, du moins deux d’entre eux, et alla à leurs poursuites.

Une fois rendu à quelques mètres d’eux, il saisit une pierre et la jeta dans la gueule de Hypnotis. La créature de la nuit poussa son râle de ralliement :


-« GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRROOOOOOOO
OOOOOOOOOOOOOOOOOOAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA
AAAAAAAAAAARRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRGGG
GGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGGHHHHHHHHHHHHHHH
HHHHHHHHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! »


Les deux loups présents le regardaient et il s’avança parmi eux :

-« Mon nom est Cruel… » Disait-elle dans un sourire narquois : «Enchanté… J’ose espérer que cette pierre t’a fait mal… »

Cruel sourit de nouveau et observa la Louve face à lui :

-« Je suis heureux, enfin, de renaitre parmi vous, je suppose que je vous aient manqué… »

Cruel tourna la tête vers le village et grogna :

-« Bien... Ils dorment tous paisiblement… Allons faire preuve de cruauté et vengeons-nous enfin de leurs blasphèmes… Nous sommes des Dieux parmi eux, alors faisons en sorte d’être craints… »

Cruel les regardaient, il avait bien sa petite idée sur qui tuer cette nuit, mais, il voulait bien évidement l’avis de chacun…

Hypnotys a écrit:
Une odeur de charogne attire son regard vers l'auberge. L'un des leurs est dedans que fait il seul ?
Méfiant il se tient à côté de Cara regardant approcher le nouveau. Ses sens en éveil il hume l'air, son odeur.

La pierre qu'il reçoit ne fait qu'augmenter sa rage de tuer et sans crier gare avant que le nouveau venu ait pu esquisser un geste, en un bond Hypnotys est devant lui, ses yeux dans les siens, la gueule ouverte, son énorme patte aux griffes acérées s'abatant sur le cou de l'imprudent provocateur pour le tenir à la gorge.. il suffirait d'un bon coup pour lui ouvrir la gorge et lui faire ravaler sa raillerie.

Son regard planté dans celui de Cruel il souffle.

Ne t'avise jamais de recommencer ça le nouveau si tu ne veux pas que je t'ouvre le poitrail et te sorte les boyaux à l'air libre.

Il regarde la louve qui ne dit mot avant de relacher doucement son emprise, comme à regrets...

quant au fait de savoir si tu nous as manqué ce n'est pas ce qui nous réunit ici, tu n'es pas assez important pour ça.

Relachant le loup il se tourne à nouveau vers Cara en allant vers elle.

c'est elle qui va choisir notre proie, honneur aux femmes, toi tu te contenteras de suivre.

Il était temps que la tuerie commence, l'attitude du nouveau venu avait fait monter d'un cran son envie de tuer et il allait l'assouvir.

Migéon a écrit:
Après les avoir mis en garde, le vieillard était retourné dans sa chambre.
La petite pièce semblait encore résonner des tueries de la nuit pasée, les corps tombant les uns après les utres, dans le couloir, dans les chambres...

Le dos quelque peu vouté, Migéon s'étai réjoui, plus tôt dans la soirée, de la mort de Greyarh.
Il avait été non seulement le plus fort de tous, leur chef, mais avait, depuis le début de son histoire, une haine farouche pour celui qui menait les villageois vers leurs décisions, bonnes ou mauvaises.
En repensant à lui, le vieil homme eut des tressaillements dans tout le corps.

Il allait s'allonger, las, le visage émacié par la fatigue et la faim, lorsqu'il entendit hurler les loups. Leur cri de rlliement.
Hurlé à la lue, par trois d'entre eux.
Le nouveau loup avait dû arriver sur la place, à présent, et cette idée lui fit froid dans le dos.
Un de moins, remplacé aussitôt. Les villageois, sans pouvoirs, auraient ils une petite chance ?...

Migéon s'était aussitôt relevé, assis sur son lit, scrutant sa fenêtre. Il ne se rappellait que trop bien les deux griffures juste en dessous.
Aux aguets, le corps à bout de force, éreinté, il ne pouvait s'endormir, pas en sachant que cette nuit allait à nouveau être meurtrière...


Cara ribas a écrit:
Cara Ribas avait retrouvé Hypnotys à l'affût sur un muret au limite du village : derrière elle, l'horreur et la mort, devant la liberté... Mais que faire de cette liberté lorsque l'on est Loup-Garou? Un esprit humain en lutte incessante avec ses instincts de monstre sanguinaire?
Ce soir, l'un des leurs venaient de disparaître dans d'affreuses souffrantes; cela ne pouvait rester impuni! Ce soir, c'est ses instincts de monstre qui décideraient!

Cara Ribas emmenait son compagnon vers l'auberge et leur victime quand un nouveau venu, gigantesque, hurla dans la nuit... Avec cette odeur de mort, elle n'avait pas encore remarqué sa présence... Il était terrible... le pire d'entre eux... Même elle, Cara Ribas, le craignait déjà... Non, il ne tuerait pas juste pour se nourrir... Aujourd'hui comme hier, il y aurait du sang!

Cruel fini par les rejoindre. Il se fixa devant eux, gigantesque! Les 2 mâles se frôlent, se jugent, montrent les crocs! La démonstration terminé et comme pour répondre à Cruel, Cara Ribas s'élance vers l'auberge où se terraient les villageois, voyageurs et autres futurs repas!

Hypnotys a écrit:
La louve part vers l'auberge et Hypnotys s'élance à sa suite, silencieux et rapide. L'auberge est déserte au rez de chaussée et sans bruit, les loups s'engouffrent dans l'escalier qui mène à l'étage.

Arrivé en haut, Hypnotys bondit sur la droite et va doucement reniffler sous les premières portes..... celle qu'il a défoncé la première nuit et qui a été remise à grand peine.... une autre... derrière celle là la femme blonde... un coup de griffes sur la porte puis il continue... la porte de Migeon.

Un rictus se dessine sur sa gueule pendant que ses griffes passent doucement sur le bois. Puis il se retourne vers ses compagnons et repart doucement vers Cara.

as tu choisi notre festin ma belle ?

Cara ribas a écrit:
Cara Ribas crâne au milieu du couloir du 1er étage de cette unique auberge de Ververoche....
Leur faire peur! Certains mourront peut-être cette nuit de peur! Les faire attendre, dans la crainte d'être dévoré! Elle la sent, cette peur; elle se nourrit d'elle! Elle entend même les battements de cœur à l'unisson, qui se sont accentué lorsqu'Hypnotys a passé ses ongles sur une des portes...

Excitée par cette odeur et envie de vengeance, elle se déplace silencieusement : seules quelques planches mal agencées grincent sous son poids. Enfin, elle s'arrête devant une porte déjà marquée : c'est elle qu'elle veut goutter ce soir! C'est elle qui payera pour toute cette souffrance! De toute façon, ce n'est pas une innocente!

Les 2 mâles s'alignent de part et d'autre de la Louve. Cara Ribas porte un violent coup de patte sur la porte; elle cède et ils entrent, leur silhouette louvanesque se dessinant dans le contre-jour du couloir....
Un courant d'air éteint toutes les bougies; sous la seule lumière de la lune, ils sont encore plus effrayants!

Hypnotys a écrit:
Le rictus carnassier qui éclaire la gueule d'Hypnotys lorsque la louve s'arrête devant la porte …… sa porte……… celle qu'il a fracassée la première nuit……… celle de la victime qui lui avait échappée.
Mais cette nuit elle ne pourrait pas s'échapper et finirait sous leurs crocs affamés... affamés de vengeance et de sang.

A la droite de Cara, Hypnotys bondit dans la pièce lorsque la porte cède, en un bond il est sur le lit, comme la première nuit…… cette nuit où il a réussi à la convaincre avant que l'autre démon ne s'en mêle.

RRRRAAAAAWWWWWWWWWWWWW bonsoir Belphegore !!!

Il approche ses crocs tout près de son visage...... nul besoin de lutter contre mon regard tu vas rester bien sage ce n'est qu'un mauvais moment à passer tu ne sentiras rien c'est promis !

Son souffle chaud est à quelques centimètre du visage de la jeune femme terrorisée qui lentement se calme…… elle n'est plus là, ne le voit plus, ne sait plus ce qu'il lui arrive.

Sans quitter ses yeux il recule un peu sa gueule, les crocs menaçant et s'adresse à Cruel.

Nous ne sommes pas des humains pour agir comme eux, nous ne sommes que trois et nous avons faim

Il lance un regard à Cara

si nous ne pouvons apaiser notre faim cette nuit dois je tuer une autre proie… ?
nous sommes trois je me rallierai à la majorité, à contre cœur, si ton choix est le feu.


Attendant la réponse de la louve il reporte son attention sur le regard de Belphegore… elle est si près, un seul coup de gueule ou de patte et il lui trancherait la gorge

Cruel a écrit:
Cruel se mit à rire aux mots d’Hypnotis qui avait bel et bien envouté sa victime :

-« Hypnotis… Sur le corps, il y’a tellement de choses à manger… Nous pourrions la dépecer et lui arracher les membres, qui j’en suis certains, feront un bon encas… »

Cruel avait le même rictus démoniaque :

-« Ensuite, nous l’attacherons à la potence-buché et nous la brulerons, lui rendant alors son esprit pour qu’elle sente ce qui lui arrive… Et, bien entendu, avant qu’elle n’eut donné son dernier souffle, ou bien après, éteignons le feu et mangeons un humain grillé ! Moi, pour ma part, la femme enceinte m’as reput, même si j’ai un peu laissé trainer des morceaux de nourriture car j’ai joué avec… »

Cruel regarda Cara :

-« Vous en pensez quoi ? Moi, je meurs d’envie de la trainer hors de l’auberge… » Il saisit entre ses pattes les cheveux de Belphegore : « … Par les cheveux… »

Il se remit à chantonner une comptine pour enfant tout en observant le jouet que les autres ne semblaient pas vouloir le laisser jouer.

Cara ribas a écrit:
Manger de la viande grillée? Quelle horreur! Cara Ribas préférait largement un cœur frétillant, chose qu'elle n'avait déjà pas eut la nuit précédente puisque Greyarh lui avait laissé un mort, certes frais, mais dont le cœur avait cessé de battre avant même son arrivée à l'auberge.

De plus, ce nouveau portait bien son nom et la marque de son créateur.
Mais, si les deux loups solitaires Cara Ribas et Hypnotys s'était soumis à l'autorité de Greyarh, il n'en était pas de même ici.

Sachant avoir le soutien d'Hypnotys, Cara Ribas se tourna vers Cruel et poussa un grognement à réveiller les morts! Il avait déjà manger, lui, et il voulait leur retirer ce plaisir! Elle ne montra les crocs pour faire valoir sa position. Puis, en un éclair, sauta sur le lit au côté d'Hypnotys...

Elle regarda leur proie : quelle dommage qu'elle soit tétanisé par la peur! Si elle se débattait, le sang affluerait dans tout ses organes, muscles, etc. donnant ainsi un meilleur goût aux chairs...

Mais si Cruel voulait jouer avec la tête de la victime, elle la lui laissait volontié... n'étant pas friande des cervelles. Elle imagina un instant la terreur des survivants s'ils découvraient la tête empalée au milieu de la place... *Sourire carnassier*


Hypnotys a écrit:
Le choix est fait......... Cruel a mangé et ils ne sont pas là pour jouer au chat et à la souris.
La viande grillée est pour les humains et ils n'en sont pas.

Regard vers la louve qui l'a rejoint sur le lit.

Je te la réveille avant d'y trancher la gorge... et tu feras ton oeuvre....... ce pour quoi nous sommes là.

Le hurlement qu'il pousse doit glacer de terreur les pauvres villageois et les occupants de cette auberge du diable.

Que ceux qui nous provoquent meurent !!! RAAAAAOWWWWWWWWWWWW !!

Il lache les yeux de Belphegore juste le temps qu'elle reprenne ses esprits avant que la mort ne s'abatte sur elle.

Le souffle de la jeune femme s'accélère tandis qu'elle découvre les deux loups face à elle.
La mort va s'abattre, impitoyable.

Quelques minutes qui doivent sembler une éternité à l'humaine terrorisée, le temps qu'elle reprenne ses esprits et que son sang afflue dans ses veines.

Les griffes acérées d'Hypnotys s'abattent sur la gorge de leur proie. Le coup est sans appel, brutal et précis. Le sang chaud sort de sa gorge en une fontaine d'où sa vie s'échappe.

Cara ribas a écrit:
Le sang jaillit, chaud et humide, et se répand sur les pattes de la louve... Elle est ivre de cette sensation de toute puissance...
Elle goute : c'est sucré et pateux comme du miel... Lorsqu'elle est Loup, elle retrouve enfin ses sens, perdus depuis cette nuit en Lyonnais.

belphegore a écrit:
Après le grincement sinistre sur le bois de sa porte, il y avait eu un long silence...Belphegore avait crû que les Loups avaient choisi une autre victime. Elle soupira longuement, presque soulagée, bien que son instinct l'avertisse que le répit ne serait que de très court moment.

Et effectivement, sa porte éclata brusquement en mille morceaux sous la brusque poussée rageuse d'un être hideux. Et derrière lui, d'autre bêtes immondes suivaient, les yeux rougeoyants, la babine retroussée, la bave de convoitise coulant entre les crocs découverts.

Leurs grognements horribles, leurs poils dressés, leurs griffes accrochant le parquet, leurs mufles repoussants, ils étaient les créatures du Mal, faits pour tuer et faire souffrir.

Belphegore se tassa sous sa couverture, terrorisée, tremblante comme une chevrette sur l'autel du sacrifice.

Son heure était venue, la vengeance avait sonné, elle ne survivrait pas à cette nuit, jamais elle n'aurait dû envoyer leur chef au bûcher, peut-être aurait dû-t-elle accepter la proposition d'Hildegarde...mais il était trop tard. Il était temps d'assumer.Aucun son ne put sortir de sa gorge serrée, seuls son regard trahissait toute l'horreur et la terreur qu'elle ressentait.

Alors que les Loups avaient sauté sur son lit, repoussant les couvertures et poussant des hurlements horribles, elle murmura une courte prière, elle qui n'avait jamais prié de sa vie:


"Aristote, je vais te rejoindre, expie tous mes péchés, et garde-moi une place près de mes êtres chers. S'il te...."

Elle n'eut pas le temps de terminer...Un des Loups venait de lui arracher la jugulaire.

Elle sentit immédiatement le sang gicler, et avec lui, la vie se répandre sur les draps.

Au moins, la douleur n'était pas trop forte, petit à petit ses yeux se révulsaient, à mesure que la nuit se répandait dans tout son être.

La dernière vision qu'elle eut de ce monde fut celle de la gueule d'un monstre qui se préparait à la dévorer...

Puis ce fut la fin....

Hypnotys a écrit:
Hypnotys regarde Cruel et se retient.... de rire méchamment... beaucoup de bruit sans doute pour réveiller l'auberge, alors nul besoin d'en rajouter en hurlant à son tour.

Inutile de lui dire qu'il dévoile son identité en agissant de la sorte... attitude plus humaine que loup... attitude qui est sans doute le seul moyen de montrer sa force en brisant tout, mais incapable d'apprécier de la chair humaine fraichement tuée.

En tous les cas, attitude bien étrange pour un loup garou, à moins qu'il n'ait perdu la raison apres un tel choc et sa transformation.

Un bon coup de griffes dans la gueule du Cruel répond à sa question sur la note.

Ca te va comme réponse ? tu te comportes comme un humain !!

Abandonnant le nouveau il se remet à son festin. Il ne reste pas grand chose du corps de Belphegore, Hypnotys et Cara ayant assouvi leur faim. Il regarde la louve.

Il est temps de disparaitre avant que l'autre loup n'ameute les villages du voisinage et le jour va bientôt se lever....... viens !

Il se retrouve sur le pas de la porte quand l'autre loup fait son apparition........ en chantant ........ Hypnotys le regarde, les yeux animés de haine et d'ironie.

Tu as raison de laisser des traces partout en hurlant dans les couloirs, comme ça les humains n'auront aucun mal à t'identifier demain matin

Il jette un regard vers Cara qui arrive et se retrouve d'un bond dans les escaliers en direction de la porte de l'auberge par laquelle ils disparaissent, s'enfonçant dans la nuit jusqu'à ce qu'ils reprennent forme humaine.

Cara ribas a écrit:
Cara Ribas se lèche encore les babines lorsque Cruel revient de son tour d'effrayement dans la chambre en chantonnant...
Cruel fait le fier tant qu'il est loup, sera-t-il aussi courageux lorsque le jour sera de retour, lorsqu'il ne sera plus qu'un humain sans force, sans don particulier?
En entendant la remarque d'Hypnotys sur les traces laissées partout dans les couloirs de l'auberge et permettant peut-être leur identification, elle réalise qu'elle aussi a les pattes pleines du sang de leur repas.
Au pied du lit, elle prend le temps de se lécher soigneusement les coussinets. Le sang coagulé n'est pas ce qu'elle préfère; en plus c'est difficile à nettoyer : çà colle aux poils!


Il est temps de disparaître avant que l'autre loup n'ameute les villages du voisinage et le jour va bientôt se lever....... Viens !
Elle lève ses yeux rouges vers la fenêtre : en effet le ciel s'éclaircit, l'aurore pointe, il est temps de rejoindre son antre. Elle suit Hypnotys dans les escaliers, le rattrape, lui mordille la queue gentilement. Ensemble, ils s'éloignent, laissant à Cruel la tête de Belphegore, comme conclu tacitement...
Bien que si différent, un pacte secret les lie à tout jamais...

Migéon a écrit:
Le vielliard, toujours assis sur son lit, inquiet d'entendre des coups de griffes aux portes voisines, se demandait ce qui se passait. Le calme le préoccupait. Cela ne devait pas être.
Puis, tout à coup, lorsque, justement, les bêtes décidèrent d'attaquer, et firent vboler la porte de l'un des villageois en éclat, Migéon sursauta et,debout, les yeux révulsés, tourné vers sa propre porte, le soffle court, presque coupé, il se mit à trembler des pieds à la tête.

Jamais.

Jamais il n'avait tremblé devant ces créatures, jamais il n'en avait eu peur.
Mais ceux là semblaient n'avoir aucune limite dans la cruauté, la haine, l'horreur, la terreur.

Les muscles crispés lui faisaient mal, mais le viel homme ne pouvait pas bouger, comme si lui même avait été hypnotysé en même temps que la victime du trio l'était.

Un nouveau silence s'e était suivi, bref.

Puis, un vacarme de tout les Sans Noms.

Ils devaient êter en train de dévaster la chambre, on entendait les murs trembler, les objets tomber par terre, la terre elle même semblait se briser sou leurs pattes.

Que se passait il ?

Inquet, Migéon finit par réussir à bouger, et s'approcha de la porte de sa chambre.

Il posa sa main sur le bois froid,tremblant, et entendit alors, une voix cruelle qui était...

A quelques centimètres de lui !

-« Mon petit Migèooooooon, c’est moiiiiiiiii… Alors, on ne retient plus ses créations ? MOUAHAHAHA ! Tu sais pourquoi je ne t’ai pas encore fais souffrir Migèon ? »

Il recula vivement, se prit les pieds dans le tapis, saffala sur son lit heureusement placé derrière, et entendit de nouveau :

-« Parce que, je prends plaisir à te regarder voir ceux qui meurt sous nos crocs ! »

Nul doute, c'était le nouveau loup. Cruel.
Il frémit à cette pensée, comprenant à présent le raffut entendu jusqu'àlors, et ce demandant comment il alalit retrouver la victim, s'il en restait quelque chose.

Il etnedit le loup partir, puis hurler sur la pace du villae.

Lenement, il se leva, à contrecoeur, et se mit à la fenêtre, omme "l'ordonnait" le loup.

Ce qu'il vit le terrrorisa, et, pour la première de sa vie, Migéon s'évanouit.

Trop e fatigue, trop de peur, trop d'horreur depuis deux nuits.
Son coeur ne battait plus que très faiblment, à peine pouvait on sentir le pouls.

Le jour se leva sur un village redevu calme aux etites lueurs, et, doucement, la lune disparut pour laisser place à un nouveau jour pluvieux, dont les premières gouttes éteignirent le buchr qui finissait de se consummer, une tête piquée en son centre....

maltea a écrit:
Le jour s’était levé… Enfin….

Maltea n’avait pu fermer un œil de la nuit. Le vacarme fait par ces êtres sanguinaires, lui avait donné des sueurs froides. Elle savait que Belphegore avait été tuée dans la chambre jouxtant la sienne.
Elle les avait entendu la mutiler, la déguster en la faisant souffrir.

Un loup avait crié dans les couloirs… il était ivre, ivre de cruauté, jouant avec la peur qu’il faisait naitre dans le cœur des pauvres villageois et possesseurs du pouvoir magique maintenant perdu.

Elle se leva, se sachant maintenant en sécurité. Elle avait besoin d’air et se dirigea vers la fenêtre afin de respirer un grand coup. À la place, elle fit entendre un long cri d’horreur. La tête de Belphegore était là… posée sur un pic, un masque montrant la peur et la douleur qu’elle avait du ressentir à la vision de ces chiens de l’enfer.

Elle ferma les yeux, une larme coulant sur ses joues. Plus rien, non vraiment plus rien, ne tournait rond dans ce village.

Elle voulait fuir mais ses jambes ne la portaient plus. Sa blessure n’y était pas étrangère non plus. L’infection gagnait du chemin. Il était grand temps qu’elle fasse quelque chose.

Elle alla s’allonger sur son lit et prise de nausées, elle n’eut le temps que de se pencher la tête hors du lit avant de rendre le contenu de son estomac.

Aimelin a écrit:
Le silence inquiétant… qui précède les rêves… éveilla Aimelin en sursaut. Tout était calme dans l’auberge, trop calme. Essayant d’ouvrir les yeux il se traina vers la petite bassine posée sur le meuble pour aller s’asperger d’eau.

Oufff mais j’ai l’impression d’avoir parcouru des lieues et des lieues dans la nuit tant je suis rompu. Il lève les yeux vers le vieux miroir en piteux état accroché sur le mur et se passe la main sur la joue.
Traits tirés, cheveux ébouriffés et barbe de trois jours, le séjour dans le village n’était pas de tout repos.

L’eau finit de le réveiller quand il repensa à la nuit.. ces cris, ce vacarme qui l’avait fait rester dans sa chambre pris de terreur. Les loups avaient encore frappét … qui était la victime… Belphegore celle qui avait tant insisté pour bruler la fillette.

A ce souvenir le jeune homme se secoua et s’habilla prestement avant de sortir dans le couloir. La porte de la jeune femme était déchiquetée et il passa devant sans un regard, le sœur soulevé par cette odeur de mort qui trainait.

Il alla frapper à la porte de Migeon qui n’était toujours pas sorti pour ameuter la foule.


- Migéon !!! c’est moi Aime ouvres moi !!!

Aucune réponse et le sang du jeune homme se glaça dans ses veines

- Migéon !!! les loups ne pouvaient pas avoir fait deux victimes encore… sans attendre il tourna la poignée… la porte n’était pas verrouillée et il entra osant à peine regarder la chambre. Mais tout était calme et le vieillard n’était pas là.

Il allait tourner les talons quand il aperçut des pieds derriere le lit pres de la fenêtre. Il se précipita et se pencha sur l’homme inconscient sur le sol. Il posa ses doigts sur son cou et sentit à peine son pouls. Doucement il le souleva pour aller l'allonger sur le lit, pensant qu’il ne pesait guère plus que les sacs de farine qu’il avait l’habitude de porter.


- Migéon réveilles toi !! il se tourna vers la porte en criant quelqu'un ici !!! Migéon est évanoui !!

Tout en le posant sur le lit il lui tapotait les joues. Mais que s’était il passé encore. Il regarda la fenêtre tout en essayant de réveiller Migéon puis le voyant légèrement bouger se leva pour se diriger vers elle. Peut être quelqu’un était il dehors et il pourrait appeler à l’aide.

Il ouvrit la fenêtre et son regard se figea sur l’horreur qui s’affichait surla place. Incapable de prononcer un mot il ne pouvait déttacher son regard de cette vision d'horreur.

maltea a écrit:
Que de cris… Maltea se décida à se lever. Elle devait ôter la souillure de son lit et du reste…

Elle agissait machinalement sans ne plus penser à rien. Elle prit un broc d’eau et se lava. Elle regarda sa plaie avec un air de dégout. Si les loups ne venaient point à bout de sa personne, l’infection ferait le reste… une grimace de douleur lorsqu’elle la désinfecta puis elle resserra un bandage propre autour. Une fois vêtue, elle s’occupa de la literie, changeant la toile et la couverture. Un regard circulaire à la pièce et puis elle sortit.

Une fois dans le couloir, elle vit le grand brulé devant la porte de Migéon, mais elle ne s’attarda pas, tout comme lui d’ailleurs. Elle n’avait plus gout à rien, ne voulait plus rester mais elle y était obligée. Elle se laissa choir sur un tabouret dans la pièce principale de l’auberge. C’était d’un calme…

Elle se mit à réfléchir. Belphegore étant morte, ils devraient trouver un autre suicidaire. Tiens pourquoi pas le brulé. Il avait fait ses preuves en se jetant dans le buché et puis il ne risquerait pas de se faire bouffer par les loups. Sa chair étant grillée…

Ils devraient aussi envoyer une personne au buché, mais qui ?


(ils restent qui en jeu ?: Aimelin, Maltea, Muphestafas, Aventurine, Dragonet… la flemme de reprendre les pages précédentes^^ si une bonne âme pouvait le faire, ce serait bien gentil)

Aimelin a écrit:
Aime recula de la fenêtre quand il aperçut le brulé s'approcher de l'horreur dont il ne pouvait détacher son regard.
Qu'allait il faire ? la curiosité l'emporta sur le dégoût et le jeune homme s'approcha à nouveau de la vitre, enlevant de ses doigts la buée que formait son souffle lorsqu'il entendit hurler l'homme.

Il ouvrit d'un coup sec la fenêtre oubliant le vieillard qui n'avait pas repris connaissance et retint un rire nerveux en voyant le brulé étalé sur le sol, sa découverte macabre entre les bras. A quoi jouait il ? la pauvre médicastre n'avait elle pas suffisamment souffert pour qu'on la tourmente encore apres sa mort.

Laissant la fenêtre ouverte il recula pris de nausées, regarda le lit où Migéon semblait dormir du sommeil des justes, et sortit de la chambre en courant pour dévaler l'escalier.
Il traversa l'auberge, sans un regard pour la jeune femme blonde assise à une table devant laquelle il passa avant d'ouvrir la porte pour sortir et aller s'appuyer contre le mur de l'auberge un peu plus loin, laissant son dégoût et la terreur lui vider l'estomac.


- mais qu'est ce je fiche dans ce village de malades

Les loups étaient décidés à les tuer tous et il allait ne pas falloir se tromper pour rester en vie cette nuit encore.
Le souffle court, il se redressa et se retourna vers la place, fit quelques pas et s'arrêta à côté de la porte de l'auberge, la main appuyée contre le mur.

Migéon a écrit:
Dans la chambre, le vieillard finit par se réveiller.
Des cris fusaient de toutes parts, de la place du village, de l'auberge, rues avoisinantes.

Il se leva avec peine, sentit son coeur serré dans sa poitrine, mais réussi, avec peine, à se redresser.

Il descendit, lentement, cela lui parut une éternité, et se retrouva le nouveau capitaine, au moment même ou l'un des villageois lui demandait quels étaient ses soupçons.

Pensif, les yeux presque vides, il s'assit péniblement dans un fauteuil près de la cheminée...


Gwenhwyvar a écrit:
accoudée contre le comptoir, un torchon sur la tête, le visage au-dessus d'un grand bol d'où s'échappait des volutes de fumée verte.

mmmmmmmmmmmmmmmmmmmmmm

deux mains graciles tirèrent le torchon vers l'arrière de la tête, et de grands yeux rougis s'écarquillèrent, semblant chercher quelque chose ou quelqu'un. Le regard vague, Gwen scruta un a un les villageois restants. Elle s'attarda sur Muphestaphas, qui avait essayé de protéger Hildegarde la maudite. Maltea la nouvelle capitaine semblait réfléchir, probablement à la suite des débats qu'elle devait animer à présent.

Gwen' continua de dévisager les personnes présentes d'un regard vague et brumeux, et ses yeux s'arrêtèrent sur Migéon. Au moins, lui, on savait qu'il n'était pas une bête. Enfin, en tous cas, pas méchante...

Le regard de Gwen' revint se planter sur Muphestafas. Elle dit d'une voix monocorde :

tu vas aller la rejoindre, créature des ténèbres. Muphestafas, je vote contre toi. Au bûcheeeeeeeeeeeeeeeeer !!!!!

EDIT : j'ai remis la bonne orthographe pour Muphestafas

Aventurine a écrit:
"L'auberge sanglante" Ainsi sera rebaptisé cette demeure.
Avec toutes ces atrocités qui se sont déroulées, elle ne mérite d'autres noms.

Cette nuit encore fut particulièrement violente. Le sang de Belphegore était étalé sur tous les murs, comme un message pour ceux qui lui ont survécut.
Ses jambes n'était plus que coton alors qu'Aventurine descendit les escaliers. Mais le plus douleureux fut de voir la tête de Belphegore sur un piquet.
Elle ouvrit grand la bouche, mais aucun son n'en sortit. Elle essaya de crier, de crier ce qu'elle pu pour libérer sa frayeur mais rien ne se passa.
Prise de tremblement elle reparti a l'auberge.

Derrière une vitre, elle vit Muphestafa prendre la tête et l'enveloppa dans un linge. Il agissait comme s'il ne voulait pas que l'on découvre ce qui avait été fait à notre Capitaine.
Cela venait d'un bon sentiment, faire en sorte qu'elle garde sa dignité, mais quelque chose lui disait que Muphestafas était un loup.

Alors qu'elle rejoingnit les autres villageois elle pensait à cet homme.

Il était le loup qu'Hildegarde avait mordu, cela ne faisait pas de doute. Après tout ils étaient amants. Alors pour retrouver l'amour qu'elle avait perdu lorsque la magie de Cupidon avait cessé, elle l'avait mordu pour qu'il se transforme, pour qu'il devienne comme elle : une des leurs.
Cela est bien féminin comme réaction.

Pourtant, étrangement, à la lueur des premiers rayons il paraissait tellement humain. Mais Muphestafas est aussi un homme violent dans ses sentiments, quel homme se serait il jeté dans les flammes par amour?
Alors, une fois que l'animal prend le dessus, prend contrôle de son corps se carnage est tout à fait explicable.
Et apparemment elle n'était pas la seule à penser qu'il était coupable. Gwenhwyvar lui dit d'aller rejoindre sa bien-aimée dans l'au-dela.


Je pense aussi que tu es un des leurs à présent Muphestafas. Ton supplice sera de courte durée.

Puis elle attendit la parole de la nouvelle chef.

Muphestafas a écrit:
Je souriais jaune de nouveau:

-"En effet, j'aurais pu... Mais j'aurais pu aussi décimer ceux qui menés Hildegarde au bucher... Au lieu de l'emmener moi-même sur celui-ci... Il est juste évident que, des pouvoirs qui m'étaient donnés avant, il ne reste plus grand choses... Tout comme les vôtres d'ailleurs... Chacun d'entre nous peu être un Loup et ce Loup qui à atrocement planté la tête de Belphegore... Pourquoi aurais-je eus à lui en vouloir? Nous essayons tous de survivre au milieu des bêtes, et j'ose vous avouer que, depuis que l'Ancien est mort, j'avais des doutes sur Hildegarde, ce qui m'a permis de ne pas plus la défendre hier... Seulement, lorsque nous sommes Amour, les sentiments ne partent tout de même pas aussi facilement."

Je regardais Aventurine:

-"Et vous? Qui nous prouve que vous n'êtes points louve? Après tout, vous avez bien été la première personne à désigner Shikar... Moi, je pense que c'est par là que l'on devrais chercher en priorité..."

Je levais mes mains pour les observer:

-"J'ai à peine la force de soulever mon épée, mais je suppose que ma situation vous réjouis... A vrai dire, j'aurais été ce loup, j'aurais laissé l'horreur sur cette place..."

Puis je relevais la tête en souriant grandement:

-"Mais vous avez raisons! Je suis loup!"

Je jetais un œil vers le plafond, puis frénétiquement mes yeux passaient de l'un à l'autre:

-"Je suis un loup, parmi des moutons égarés... Regardez-vous donc, à crier au loup, que va t'il arriver?"

Je fixai Aventurine:

-"Moi, J'aurais un énorme soupçon à votre sujet, mais, je préfère rester sur mes idées, seulement, je veux observer la tendance, car un vote est précieux, et je crois que, le rôle de chacun d'entre-nous, est de renverser le vote du Capitaine si on le trouve incorrect... J'attendrais donc son vote, pour voir si, mon intuition est la même qu'elle, où si, je ne suis pas d'accord."

Je refermais mes yeux, car la douleur était affreuse, mais dans mon esprit, je pensais avoir bien fais de dire que j'étais loup, car je n'avais plus de raisons de lutter contre ceux-ci, mon amour étant morte, la douleur emportant mon corps. Aucun d'entre eux ne pourrait comprendre mon geste, et je préférais que personne ne soupçonne une tentative de suicide par d'autres mains... A moins qu'ils soient plus réfléchis et qu'ils se disent qu'ils faisaient une erreur de plus, Encore étrangement mené par Aventurine...

Aimelin a écrit:
[électron libre arrive ^^]

Aime était entré dans l'auberge en entendant parler. Il allait falloir encore désigner quelqu'un pour le bûcher. Ca devenait une habitude ici de bruler les villageois et meme les loups s'y mettaient ce qui semblait des plus étranges.

Il entra dans la pièce et vint se poser pres du comptoir non loin de Gwen tout en écoutant mais surtout observant ceux qui prenaient la parole.

Le brulé était là… il était soupçonné et à juste titre. Comment ne pas penser que Hilde l'avait mordu pour qu'il prenne sa succession, et comment ne pas en douter en voyant que c'était Belphegore qui avait été tuée et exposée comme un trophée. Ca ne faisait aucun doute pour lui ; cet homme qui avait montré sa violence était bien capable d'être loup et d'avoir assouvi sa vengence.

Il écouta Aventurine avec un certain intérêt, apres que Gwen ait lancé son accusation, et tourna la tête quand Dragonet prit la parole et désigna Aventurine. Il haussa les sourcils d'étonnement devant tel raisonnement... sans doute était il de mèche avec les loups et voulait il éloigner les soupçons.

Aimelin laissa son regard filer vers le capitaine. Une chose le chiffonnait. Si cet homme, le brûlé, était un loup, il devrait avoir des difficultés à se déplacer. Se transformer n'enlève sans doute pas les blessures que l'on a étant humain.
Il se rappelait cette histoire qui disait qu'un villageois avait blessé un loup à la gueule d'un coup d'épée, et le lendemain, la villageoise blessée au visage avait ainsi été découverte et brulée.
Or cette nuit, il avait entendu des cris, même des rires lui semblait il … comment peut on être dans un tel état physique et n'avoir plus rien la nuit… Son regard insistait sur cet homme. De vraies blessures, mais peut être une simple comédie pour la souffrance qu'elles lui occasionnent afin de détourner également les soupçons.

Il secoua la tête, sentant la migraine arriver à grands pas.

Un regard vers le capitaine et il prit la parole. Il fallait bien se décider et il ne fallait jamais tourner le dos à ses premieres impressions. Il savait qu'il s'attirerait l'ironie si présente et facile de l'homme, et peut être même sa violence mais il n'en avait cure il était suffisamment apte à se défendre.


- hé bien moi apres vous avoir bien écouté toutes et tous, je pencherai comme Gwen et Aventurine… il fixa Muphestafas… je pense aussi que tu es des leurs…. ton amour t'a mordu pour que tu prennes sa suite et la mort de Belphegore n'est pas anodine, surtout …. il marqua un temps d'arrêt, écoeuré de la vision qui ne le quittait plussurtout apres la découverte sur la place, cette mise en scène macabre… pour moi, cette mort n'est que la vengence d'un mâle contre celle qui l'a privé de son amour.

Il regarda tout le monde avant de lancerje vote contre Muphestafas … et il ajouta en ayant également des doutes sur Dragonet qui semble si sur de lui en le défendant.

Il était conscient de son geste, mais trop de barbarie avait eu lieu cette nuit. D'habitude les loups tuaient, violemment certes, mais s'arrêtaient là. Or cette nuit, ils avaient monté d'un cran leur violence. Pourquoi ...

maltea a écrit:
Maltea écoutait dans son coin. La nouvelle était tombée comme un couperet. Elle avait été désignée par Belphegore comme capitaine. Elle se promit de lui en toucher un mot lorsqu’elle la rejoindrait là ou elle se trouvait. Peut-être l’étranglerait-elle… enfin si bien sur dans l’au-delà, elle avait récupéré sa jolie tête. Elle avait vu Muphestafas la prendre… souvenir de mauvais gout de la nuit de carnage ?

Elle ne savait qui choisir. Elle n’avait pas de soupçon… Enfin si elle en avait mais sur tout le monde. Aimelin, trop gentil pour être honnête. Muphestafas, réaction épidermique. Gwen, trop en retrait sauf pour désigner des personnes à mettre au buché. Aventurine, Dragonet….

Non vraiment, elle ne savait pas et avait peur de se tromper. Gwen et Aventurine faisant corps contre l’ancien amoureux de la louve, les deux hommes se liguant contre les deux femmes… tout se mélangeait dans sa tête. Et la décision lui était imputée, elle devrait trancher et ce doublement. Elle ne ressentait à cet instant qu’un immense vide. Son regard se posa sur les personnes présentes puis revint se poser sur Muphestafas.

Elle essaya de prendre une voix assez forte pour qu’on l’entende. La douleur agissait encore et toujours et elle ne devait rien laisser paraître.


Je vote contre toi, mais cela sans conviction. Ceci dit vu la souffrance que tes blessures t’infligent seconde après seconde, si je me suis trompée au moins tu seras délivré de cela.

Tu es en partie responsable de la mort de l’ancien ce qui a mis une véritable pagaille en ce lieu, tu n’es donc guère innocent. Peut-être était-ce par amour mais n’y croyant pas beaucoup à ce sentiment, je préfère me donner bonne conscience en me disant que tu as agis en connaissance de cause. Maintenant si je me trompe, c’est les aléas des choix à l’aveugle et tu ne seras pas seul bien longtemps, nous seront tous décimés en deux coups de cuillère à pot par les chiens de l’enfer.


Elle leva les mains en un signe d’impuissance, avant de les laisser retomber le long de son corps, replongeant dans un profond mutisme, laissant les autres faire le sale travail. Elle n’avait aucune envie de le mettre sur le buché, elle en avait fait assez en votant doublement contre l’homme…

Muphestafas a écrit:
J'observais la scène, en effet je pouvais les comprendre, puis après tout, je venais d'avouer il me semblait:

-"Hé bien moi, je reprends mon premier vote, parce que, je l'avais changé pour ne pas mourir en même temps que mon Aimée."

Je cherchais Alazaïs, mais il me semblait ne pas l'apercevoir:

-"Je voterais donc contre Alazaïs!"

Je me levais difficilement et observais Maltea:

-"Votre geste est bien Noble. Je ne vous en veux pas, je sais qu'on à du mal à avoir confiance en moi, à cause de mon caractère... Continuez ainsi."

J'avançais vers Aventurine à petit pas:

-"Traîtresse..."

Puis je me tournais vers Gwen:

-"Hé bien peut-être aurais-je le droit à un dernier verre? Héhéhé! Je plaisante, j'ai assez bu..."

J'allais alors vers Dragonnet:

-"De tous les Loup-garou que vous avez pu étudier, notez que je suis le plus étrange et le pire que vous n'ayant connu..."

J'allais alors vers la porte, pour monter sur le bucher:

-"Dragonnet, vous m'attacherez...."

Je me mis à sourire:

-"A vrai dire, vous comprendrez un jour ce qu'il c'est réellement passé... Mais, Sire Dragonnet, l'Amour était bien mon quotidien tandis que, depuis qu'il est mort avec ses même flammes qui ont meurtris mon corps, il s'avère que, l'Amour soit devenu Haine, seulement, ici, je n'ai pas la force de vous avoir dans cette enveloppe... Seulement, je rêve en secret de tous vous faire souffrir et de vous embrocher sur ce piqué... "

Je serrais le poing et ouvris mon mantel laissant apparaitre un collier fabriqué avec les restes de Greyarh et le morceau de tissu que j'avais attaché à la plaie de Hildegarde:

-"Il est temps de mourir les amis!"

Je sortis en marchant aussi vite que je le pouvais puis montais sur le bucher, attendant que Dragonnet m'attache. Je souriais à pleines dents, j'étais très heureux de mourir, très heureux de ma nuit, peut-être même que ma réaction n'était pas commune:

-"Merci!"

[Vote contre Alazaïs]

Alazaïs a écrit:
Muphestafas a écrit:
Après tout, vous avez bien été la première personne à désigner Shikar... Moi, je pense que c'est par là que l'on devrais chercher en priorité...


Alazaïs s'en souvenait également... et depuis se méfiait d'Aventurine comme de la Lèpre! D'ailleurs, elle évitait tout les personnes de se village maudit : un signe d'amitié mal placé et on était bon pour finir sur le bûcher... Elle s'était terrée dans sa chambre jusqu'à ce que les besoins naturels l'obligent à sortir et s'était retrouvée au milieu de la conversation...

Elle s'apprêtait à donner son vote lorsque qqun cria son nom! Pour quelle raison Muphestafas la désignait? Un cri de désespoir? C'était incompréhensible... C'était une ruse? Elle resta bouche-bée et se mit à trembler comme une feuille : les nerfs lachaient!
Puis tout d'un coup, elle se mit à faire de grands gestes, accompagnés d'onomatopées, se superposant aux paroles de Muphestafas :


Muphestafas a écrit:
De tous les Loup-garou que vous avez pu étudier, notez que je suis le plus étrange et le pire que vous n'ayant connu...


Oh! Oh! Lui! Lui! De l'ail... NON!
Partir... Trouver de l'argent! Un chasseur...


[Je vote Muphestafas.]

Le visage d'Alazaïs passa du rubicond à la pâleur la plus extrême et elle tomba en syncope....

Aventurine a écrit:
Tous, les yeux écarquillés regardèrent, Alazaïs tomber dans les pommes après ses bribes de phrases incompréhensibles. Contre toute attente Muphestafas avait voté contre elle, mais après tout il s’agissait de Muphestafas. Aventurine avait arrêté de comprendre son raisonnement, car il ne semblait plus avoir toute sa tête.
Il l’accusait elle, puis s’accusait lui d’être loup.
Heureusement que Maltea avait plus de patience et de compassion qu’elle envers cet homme qui allait mourir. Elle a bien mérité sa place de chef se dit elle.


Hé bien oui messire Muphestafas, j’ai été la première a voté contre Shikar, mais je l’ai fait contre ma volonté. Par contre je ne pense pas avoir assez de charisme pour avoir poussé les autres à voter comme moi.
D’ailleurs, si j’avais eu mon libre arbitre ce jour -ci j’aurais désigné votre bien-aimée.


Dans un excès de rage, il tenta de s’approcher en direction d’Aventurine, mais du fait de ses douleurs et du peu de place pour se mouvoir avec ses béquilles il s’arrêta net.

Je n’ai rien contre vous en tant qu’Homme, mais je redoute l’animal qui sommeille en vous. Vous êtes un être torturé, donc vous étiez un candidat idéal pour venir grossir les rangs de ces créatures.
Et si je n’ai pas attendu de connaître l’opinion de notre chef Maltea pour savoir si elle est des vôtres, c’est parce que je sais que votre culpabilité ne fait aucun doute.
Par le passé j’ai trop attendu pour faire connaître mon choix de peur d’attirer l’attention et il est arrivé que mon vote n’a pas fait poids auprès des autres. C’est pourquoi je voulais être l’une des premières à faire entendre mon opinion car je suis persuadée d’avoir raison.


Elle leva son regard sévère en direction de Dragonet et ajouta : Il ne nous est plus permis de douter, de supposer qui est loup ou pas, il faut en être sur pour pouvoir les contrer.
Car si nous ne les éliminons pas tous rapidement, eux n’hésiteront pas à nous tuer.
Pour moi ceux qui ne tentent pas de deviner la nature lupique sont ceux qui n’ont pas de raison d’avoir peur, les loups eux-mêmes.


Puis elle remonta l’escalier pour se mettre à la fenêtre d’où on pouvait voir le bûcher.

Muphestafas a écrit:
Attaché au bucher, je souris aux mots d'Aventurine. Elle avait tord sur toute la ligne, car, si j'avais été choisis ce n'est pas parce que je suis torturé, c'est parce que je suis l'amour. Autant se dire que j'étais destiné au bucher depuis le départ à cause de ma relation, non pas parce que j'étais torturé. Je ne crois pas que le choix des loups été stratégique, je pense qu'il était jubilatoire.

Après tout, en tant que Loup, j'aurais choisis un insoupçonnable...


-"Dragonet, vous pouvez allumer le bucher!"
Cupidon a écrit:
De l'Amour à la Haine, il n'y a qu'un pas. La mort de l'Ancien avait brisé l'amour que j'avais offert. Je crois être tombé dans la mauvaise pente à ce moment là, incapable de rester l'Ange que j'étais. Malgré tout, j'avais gardé espoir en voyant que l'amour resté fort, mais j'avais peur qu'il se désintègre.

A travers les flammes, sur mon corps, l'on pu voir des ailes pousser.

Les flammes s'attisèrent, et l'on me vit, un carquois dans le dos, un arc dans une main, des flèches brisées dans l'autre et mes ailes, détendues, essayant de s'envoler... Mais le feu de la Haine dévoré mes ailes, qui de la couleur blanches passèrent à la couleur noire.

Moi Cupidon, je mourrais et je devenais mon double maléfique.

De l'Amour à la Haine, il n'y a qu'un pas.

Cruel a écrit:
Mes ailes se déchirèrent et un hurlement sortit de ma bouche:

-"HAAAAAAAOUUUUUUHOUUUUUUUUUUUUUU!!!!"

Puis la transformation commençait à s'effectuer et je devins le craint, un rire sadique sortit de ma bouche:


-"MOUAHAHA! PaUvRe HuMaInS!!!"

Je brulais, totalement, mon corps, ma fourrure enflammée, mais toujours autant de sadisme, d'ailleurs, j'appréciais ma propre douleur. Je chantonnais encore, oui encore.

Les flammes mettaient du temps à me consumer, et j'appelais le Créateur à venir me voir:


-"MIGEON!!!!!!!"

Je lutterais jusqu'à le voir devant moi, en attendant, je refusais de mourir.

D'ailleurs, j'arrachais mes liens avec facilité et avança vers l'abreuvoir, éteignis mes propres flammes en me jetant dedans et ressortis observant les villageois.

Près de l'abreuvoir, un homme se tenait là, terrorisé par la peur, je le saisis et l'éventra devant tous sans remords, exhibant ses entrailles entre mes doigts aux villageois salvateurs.

J'avançais vers Dragonet:


-"Hé bien, Messire, comprenez-vous à présent? Ce fut un plaisir de vous rencontrer, et j'aurais pris plaisir de pouvoir vous tuer...Observez de près! ETUDIEZ!"

Je lançais les entrailles sur la foule:

-"MIGEOOOOOOOOOOOOON!"

Frappant le sol, le griffant, je l'attendais:

-"Tu es le seul à pouvoir me retirer la VIE! Alors Viens! Aurais-tu peur?! JE T'ATTENDS!"

Dans le fond, je ne voulais pas tuer les villageois qui m'avaient mené au Bucher, mais, j'avais une Haine sévère envers eux. A présent, j'attendais la Lame du poignard de Migèon, la dernière à pouvoir me détruire, comme elle m'a fait naitre.

J'observais Dragonet qui semblait prendre note. Je savais que Migèon viendrait me tuer, je souhaitais juste lui offrir se plaisir:


-"MIGEOOOOOOOOOOON!!!!!"

Aimelin a écrit:
Aime regardait les flammes commencer à encercler l'homme attaché au centre du bûcher. Cette fois ci il regarderait mourir celui qui était en partie responsable de la mort de Belphegore.

Quand les flammes laissèrent entrevoir la transformation d'un loup, le jeune homme respira. Il était soulagé de son choix... en voila un de moins.. mais ses yeux s'ouvrirent en grand quand la créature à moitié morte sembla vouloir sortir du feu. Le voir se jeter dans l'abreuvoir lui donna envie de l'achever de sa lame.
Comment peut on survivre au feu ... c'était la première fois que tel phénomène se produisait et le jeune homme eut un air de dégoût. Loup étrange qui résistait aux flammes et semblait continuer sa petite vie comme si rien ne se passait.

Ses hurlements lui rappelèrent les hurlements entendus cette nuit mais le clou du spectacle fût quand il s'attaqua à un pauvre homme placé non loin de lui. Les gens sont quelquefois stupides d'être là par hasard.

Il ne préféra pas voir la suite de cette mascarade et tourna les talons pour rejoindre l'auberge, las de toute cette agitation.

Migéon a écrit:
Là, devant le bûcher, une scène incroyable se déroulait devant ses yeux.

Il venait juste de sortir. Son malaise venait enfin de passer, assis sur le fauteuil près e la cheminée.

Même quand l'âme de Belphegore avait éteint les flammes qui dansaient dans l'âtre, il était resté là, las, ne pouvant bouger.

Tout le monde était sortit depuis longtemps, et, enfin, alors qu'il entendait encore son nom prononcé par Cruel, qui venait de se transformer, il sortit, difficilement, dague au poing.

Un long soupir sortir de sa bouche.

Il savait que l'homme voulait qu'il s'énerve. L'homme.. Le loup garou. L'amant, Cupidon.

Que de facettes pour un seul esprit qui visiblement ne suivait plus.

Trop de sentiments différents, élés, de façon insupportable.


Je suis là Cruel !

Son regard ne le défiait même pas.
Dans ses yeux, on ne lisait plus que la fatigue d'un vieillard ayant déjà vécu milles vies, qui doit encore en ôter une pour que d'autres perdurent.


Approche toi Bête !

Tandis que Migéon s'approchait faiblement du loup garou, la dague en main, l'animal approchait aussi.
EN peu de temps, ils furent l'un face à l'autre, se regardant dans les yeux..

Hildegarde t'aimait tant...

Qu'elle a fait de toi le reflet de sa propre âme.
Va la rejoindre, maintenant !


D'un geste sec et précis, malgré l'heure tardive et les évènements passéle vieux planta la dague dans le coeur de Muphestaphas...


Rentrez chez vous à présent !


Il avait dit cela aux villageois rest sachant déjà qu'une autre mort allait suivre dans les heures à venir...

maltea a écrit:
De la fenêtre de sa chambre, la jeune femme avait pu voir la mise au buché de l’homme qui avait été désigné. C’était elle trompée ? La transformation ne se fit pas attendre et la bête, sur laquelle les flammes ne semblaient n’avoir aucune emprise, continuait à provoquer Migeon. Elle détourna la tête et se plaça dos à la fenêtre. Elle resta ainsi un moment, immobile, les yeux perdu dans le vague. Ce n’est qu’après quelques minutes, qu’elle s’aperçut du silence qui régnait en bas. C’était fini… un soupir, un frisson, et la vie continuait. Sa vie ? Bien sur que non ! En la nommant capitaine, Belphegore l’avait condamnée de façon quasi certaine à une mort atroce. Elle haussa les épaules, elle mourrait donc dans cette bourgade sans avoir pu accomplir ce pourquoi elle avait entreprit ce voyage.

Un sourire se dessina sur son visage. Une fois morte elle aurait les réponses à ses questions, elle en était certaine. Cependant était-elle prête ? La réponse était limpide. Non elle ne l’était pas, elle voulait vivre. Elle n’avait encore rien connu concernant la vie de femme, ce serait un de ses plus grands regrets.

Elle ne savait plus quoi faire. Elle n’avait pas peur et se sentait sereine. Si affrontement il devait y avoir, elle serait prête. Elle ne se laisserait pas surprendre.

La vie et la mort ne faisait qu’un, elle venait de l’apprendre. Les loups le lui avaient appris. Ces deux êtres était mort et pourtant ils avaient vécu parmi eux comme des personnes normales, vivant, respirant le même air mais une fois la nuit venue, la mort les rattrapaient un peu plus chaque jour. Non pas la mort physique mais bien celle de leur âme vouée au sans nom, détruisant petit à petit la moindre parcelle d’humanité qu’ils avaient pu avoir en tant qu’homme. Non c’était certain, mieux valait mourir que de vivre de cette façon, le devoir des villageois était pour elle de leur rendre la paix.

Migéon a écrit:
Le vieillard était las.

Il entra dans l'auberge, en poussant la lourde porte, qui lui semblait soudain bien trop lourde, en ce crépuscule de mars.

De çi de là, quelques branches portaient fièrement leurs bourgeons à
peine éclos, quelques fleurs déjà majestueuses sortaient de terre,
leurs pétales s'offrant au soleil pourtant timide, baignés de rosée ou
de pluie, lorsque les nuages venaient assombrir cette promesse de
renouveau.

Car le printemps arrivait, à petits pas, tout doucement, essayant de se
faire une place dans l'hiver froid et sanguin qui venait de prendre
place au village.

Le blanc de la neige et du gel, le gris des nuages lourds, et le rouge sang, éclatant dans ce paysage.
images horrible des dernières journées, mais surtout des dernières
nuits qu'il venait de traverser hantaient l'esprit, le coeur et l'âme
de Migéon.
Son coeur avait lâché quelques secondes dans sa chambre, alors qu'il venait de voir le massacre commis par Cruel.

Une tête fichée dans un pieu, les yeux aggrandis par la peur, l'angoisse, la terreur.
Les yeux de Belphegore.

Il s'était doucement remis, était enfin descendu dans la taverne, où il
était resté un très long moment, ne voyant plus les rares villageois
bouger ni s'invectiver.

Puis, il se retrouva seul, comme dans un songe.
QUelques battements de cils, pour tenter de revenir dans le réel après ce qui lui sembalit être une perte de conscience.
Et il se remmémora tout, à nouveau.

Son duel avec Greyarh, juste avant que ce dernier ne meurre.
Les traces de griffes sur les pavés sous sa fenêtre.
Les cris incessants, hurlements de douleur qui vous vrillaient les tympan et entraient dans vos os jusqu'à la moelle.

Il n'en pouvait plus.

Il n'était ressorti de l'auberge que pour mettre à mort Cruel, alias
Muphestaphas, qui ne voulait pas mourir tout seul, déjà imprégné et
comme immunisé par les flammes dans lesquelles il s'était jeté avec son
amoureuse.
Il l'avait tué, donc, de sa dague à la lame d'argent.

Puis, il était revenu dans cette auberge, assis dans le même vieu
fauteuil devant la cheminée, devant l'âtre froid soufflé plus tôt par
l'âme errante de la dernière victime.

Il ne bougeait plus, regardait dans le vide, devant lui, la respiration rare.

Le vieillard allait il encore survivre à la nuit d'atrocité qui s'annonçait ?


Attaché, j'attendais quand le flambeau toucha les bois plein de poix.
Les flammes commencèrent à lécher mes pieds, je ne voyais pas Migèon encore, mais je savais qu'il observerait, notre Créateur, ce vieux fourbe, allait surement être rassuré, en même tant, l'histoire était douloureuse. C'est maintenant que j'étais torturé.

Les flammes léchaient mes jambes à présent, et je chuchotais le prénom d'Hildegarde. La fin approchait.

L'amoureux a écrit:
A présent que les flammes brulées mes jambes, je repensais à celle que j'aimais. Certes, j'avais douté après la mort de l'Ancien, mais je sais que mes mots ce soir, étaient justes.

Je savais que j'avais agis pour une bonne cause: l'Amour.

Certes, j'ai tué, par Haine, parce que, la mort de mon amour et la mort de l'Ancien m'avait transformé en bête féroce.

Evidement, j'avais pris un énorme plaisir après cette énorme douleur.

A présent, mon corps déjà meurtrit par les flammes du jour précédent, je ne sentais plus celles qui me consumaient:


-"Hildegarde, j'arrive, j'ai exaucé ta volonté, j'ai agis avec satisfaction, je te remercie de m'avoir permis de partager ta vie pendant une nuit... Je t'aime!"

Les flammes montaient, et mon corps disparu dans celle-ci, on ne voyait plus que ma silhouette.
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MessagePosté le: Mer 3 Nov - 16:45 (2010)    Sujet du message: [Loups garous] 1456-11-29 ~ La meute a les crocs Répondre en citant

Hypnotys a écrit:
Un de moins dans la meute, ce nouveau qui aurait pu causer leur perte par ses discours. Il faudrait penser à remercier ces bons villageois qui l'avaient choisi… les remercier à leur façon.

GRAAAOOOWWWWWWWWWWWWW !!!!!!! son hurlement fend le silence de la nuit, traverse la place pour entrer dans chaque maison où les villageois se terrent.

Surgit de la nuit, Hypnotys bondit de muret en muret pour rejoindre Cara qui l'attend. Une lueur traverse ses yeux quand il l'aperçoit marchant et tournant sur elle-même. D'un bond souple et silencieux il la rejoint.

qui veux tu que nous dégustions cette nuit …… il n'y a plus guère le choix dans le menu

Un grondement sounois et mauvais s'échappe de sa gueule, babines retroussées laissant voir ses redoutables crocs.

Tâchons de faire ça soigneusement et sans bruit pour ne pas qu'ils se rendent compte de notre venue…qu'en dis tu ……la terreur est pire lorsque l'on ne sait pas où se trouve le danger.

Sans bruit……il tourne autour de Cara, la frôle et observe autour d'eux. En silence, le couple de carnassiers se dirige vers la place……… à peine si l'on entend les pierres s'écarter sur leur passage.

Aventurine a écrit:
Le vieil homme finit par toquer enfin à la porte.
Ouff se dit elle, la voie est libre pour descendre.

En bas, les villageois se comptaient sur les doigts de la main.

Alazaïs, la regardait avec un regard en biais. Apparemment elle ne l'appréciait pas. De toute façon, elle s'en moquait car c'était réciproque.
Elle est froide et distante, n'aime pas cotoyer les autres.
De plus, elle est toujours l'une des première à monter dans sa chambre avant la nuit tombée.

Aventurine a mis du temps avant de comprendre pourquoi elle faisait cela, lorsqu'elle montait l'escalier et se retournait constamment pour voir si personne la regardait, elle et l'autre... l'autre femme.

Il était urgent de voter contre le loup Musphestafas car il fallait arrêter au plus vite son carnage.

Ma chère Alazaïs, sachez que je n'ai rien à cacher, moi. Même s'il est tentant de voter contre vous, car j'y compte bien à un moment, je pense que je vais réserver mon vote pour quelqu'un qui a plus de pouvoir sur nous, pauvres villageois.

Elle se retourna vers les autres villageois et dit : Y a t'il d'autres personnes qui pensent a qui je fais allusion. Il s'agit de l'autre femme qui votera contre moi et qui par son vote m'emmenera à coup sûr au bucher.

Migéon a écrit:
Le vieillard se doutait du trouble qui devait envahir l'esprit de chacun des villageois, surtout les innocents. Car intérieurement, les loups devaient se pourlécher de la situation.

Sa voix s'éleva, ferme mais compatissante :

Capitaine !

A vous de trancher, et de faire mener la victime innocente ou pas, au bûcher !


Alors, il se détourna, alla vers le tas de cendre dans lequel il restait déjà tant de vestiges de corps, d'os calcinés, de bouts de tissus à moitié mangés par les flammes, quelques pièces fondues..

Il ajouta du bois sec, mis du pois dessus, et se tourna vers les quelques personnes rassemblées...

Il est l'heure !


maltea a écrit:
Dans quoi c'était elle encore fourrée? Elle ne savait plus ou elle en était, les votes précédents avaient jeté le trouble sur ses soupçons, en effet tous avaient voté contre le loup sauf une personne qui malheureusement avait servi de casse croute pour les loups.
Elle avait pensé à Alazaïs lorsque le loups l'avait accusée, pensant que celui-ci de cette façon la protégeait.
Maintenant Alazaïs votait contre aventurine qui elle même votait contre Maltea,

Elle comprenait mal la raison poussant Aventurine si celle-ci était innocente à voter contre elle.
Si celle-ci était innocente, il ruinait les maigres chances de survie des villageois. En effet, un villageois de moins pour le bucher, il resterait 2 loups et 2 villageois, cette nuit une victime, et demain les deux loups se ligueraient afin de bruler le dernier villageois.

La question était de savoir si elle avait réfléchi à cela ou si la peur faisait qu'elle préférait tuer un villageois plutôt que de mourir elle?

Maltea préféra ne pas répondre et attendre afin de donner son choix, elle ne devait en aucun cas se tromper.
Et si les deux étaient de mèche, sachant qu'en faisant cela, elles feraient douter, Et si c'était Gwen ou encore Aimelin,
Décidément, Maltea ne savait plus quoi penser. Elle avait cru un moment, que Dragonet était un loup et il avait été mangé...


Pourquoi dites vous cela, je n'avais pas l'intention de vous mettre au bucher, une chose est certaine maintenant, je risque en effet de voter pour vous, parce que soit vous faite une boulette poussée par la peur, soit vous avez décidé de m'éliminer pour être certaine de ne plus vous retrouver sur le bucher avec votre compère...

Je vais donc attendre avant de donner mon vote. Au fait pauvres villageois, ou pauvres loups, là est toute la question!

Aimelin a écrit:
Aime avait pris le couloir pour descendre les escaliers ; il avait jeté un regard vers une porte enfoncée mais n'avait pas cherché à voir le carnage qu'avaient encore dû faire les loups.

Il arrivait dans la salle où se tenait le groupe quand Migeon prit la parole. Il alla s'installer sur un tabouret au comptoir, essayant de rassembler ses idées. Les loups ne s'arrêteraient donc jamais. Il écouta une à une les personnes et fût surpris aux propos de l'une d'elles.


Y a t'il d'autres personnes qui pensent a qui je fais allusion. Il s'agit de l'autre femme qui votera contre moi et qui par son vote m'emmenera à coup sûr au bucher.

Il ne compenait pas trop pourquoi elle soupçonnait une femme et en désignait une autre, mais puisqu'elle leur demandait leur avis. Il allait lui répondre quand Maltea prit la parole. Quand elle eût fini il la prit à son tour.

- pour vous répondre ... il regarda Aventurine ... je ne sais que penser... vous ... Maltea... Azalais... Gwen.. moi ... ce qui me trouble c'est le vote de Dragonet contre vous, et celui ci tué cette nuit. Il regarda Maltea puis à nouveau Aventurine... mon vote sera donc contre vous, j'en suis désolé.

Las de toute cette agitation il vida d'un trait sa chope.

Il détestait ce village, il détestait désigner des personnes qu'il ne connaissait pas mais il voulait éviter de servir de diner aux loups garous.

Aventurine a écrit:
Aux paroles de Maltea, elle resta interloquée, ses yeux ronds d'étonnement devinrent lointain. Elle chercha dans sa mémoire quelque chose, une explication.
Même le vote d'Amelin ne la fit pas sortir de sa réverie, elle continua son cheminement d'idée.

Elle regarda tantôt Maltea tantôt Aimelin puis s'exclama :


Mais oui tout est clair maintenant. Le second loup n'est pas le capitaine ni vous Aimelin.
Voici plutot ce que je pense :
Si Maltea était vraiment un des leur, elle n'aurait pas hésitée à voter contre moi car ils auraient été quasiment sur de me voir sur le bucher et ainsi un des leurs nous aurait survécu.
De plus, si vous vous rappelez bien seul ceux qui ont votés contre Shikar sont Alazaïs, Gwen et moi même alors qu'il nous avait plus que suggéré son rôle parmis nous.
Puis à nos votes se sont ajoutés ceux d'Hildegarde, qui je vous le rappele était aussi un des loups, puis celui de Muphestafas qui en votant contre Shikar a sauvegardé Hildegarde.

Depuis la mort de Shikar, j'ai retrouvé mon libre arbitre et ainsi voter en toute conscience, mais aussi cela a permis aux loups de réduire au silence ceux qui auraient pu leur faire obstacle.

Je sais maintenant que si je ne meure pas sur le bucher, se sera alors sous les crocs du dernier loup... a moins qu'il ne me laisse en vie pour semer le trouble.

Mais je sais que vous en êtes profondemment affectés Alazaïs et Gwenhwyvar de vous avoir percé à jour.
Je regrette simplement de ne pas l'avoir découvert plutôt.


Je vais donc voter contre : Alazaïs

Alazaïs a écrit:
Aventurine a écrit:
De plus, si vous vous rappelez bien seul ceux qui ont votés contre Shikar sont Alazaïs, Gwen et moi même alors qu'il nous avait plus que suggéré son rôle parmi nous.[...] Depuis la mort de Shikar, j'ai retrouvé mon libre arbitre.


Si je m'en souviens!!!??? C'est vous qui avait proposé Shikar avant même que n'importe qui ici ne se fasse un avis! Jusqu'à la fin de ma vie, je regretterais d'avoir suivi votre choix, un si catastrophique choix, enfin, pas pour tout le monde apparemment...
Et maintenant, vous voulez nous faire croire que vous aviez été influencée par qq'un d'autre? J'aimerais bien savoir quelles autres excuses vous allez trouver pour vous justifier...
Alazaïs pâlit en entendant son nom. Bah voyons, maintenant c'est moi que vous accusez : votre 1ère tactique ne marchant pas vous en essayez une autre? Je pense... *Soupir* Je pense que vous vous battez avec l'énergie du désespoir, même votre discours est incohérent : vous prétendez avoir percé l'identité des loups, mais vous avez déjà désigné 3 personnes en qqs minutes...

maltea a écrit:
Maltea en entendant Migeon soupira.
Elle ne savait toujours pas, elle n’était sure que d’une personne et c’était d’elle-même. Cela ne facilitait guère sa tache.

Elle les regarda les uns après les autres, essayant de discerner les menteurs. Qui plus est tout le monde avait voté pour Aventurine. Décidément, si même les loups se bouffaient entre eux, ils n’en finiraient pas. Soit on avait vraiment une louve et y avait de la tactique dans l’air pour justement faire croire qu’aventurine était innocente. Soit elle l’était et les autres se plantaient.
Elle avait autant de doute sur Aimelin, Alazais mais aussi sur Gwen.

Ne sachant pas du tout qui choisir elle préféra mettre les compteurs à zéro, ils seraient obligés de changer des votes et cela lui faciliterait la tache.


Et bien trois voix contre Aventurine, je voterai donc pour Alazais, cela les mets toutes deux à égalité… et nous oblige à reconsidérer nos votes.

Elle savait qu’elle allait se faire haïr mais c’était la seule solution qu’elle avait trouvé pour ne pas se tromper de cible. Elle avait un énorme doute…

[oui je sais c'est pas sympa, mais vous non plus alors pouet pouet^^]

Aimelin a écrit:
Et bien trois voix contre Aventurine, je voterai donc pour Alazais, cela les mets toutes deux à égalité… et nous oblige à reconsidérer nos votes.

Aime regardait Papi Migéon qui rajoutait un peu de bois sec et du pois et leur rappela qu'il était l'heure. Il se retint de rire en pensant à sa mère qui faisait pareil au moment de passer à table. Elle rajoutait toujours un truc et criait : à taaaable !!! sauf que là il était plutôt question de la cuisson que du repas.

Le jeune homme se tourna vers la divine capitaine blonde qu'il n'avait pas vraiment eu le temps d'observer depuis le début de toute cette histoire. Divine peut être, mais blonde sûrement car elle venait de mettre les votes à égalité et ça ne faisait qu'embrouiller les idées du jeune gars.

Il pensait qu'Aristote n'était pas toujours sympa avec ses pauvres ouailles et il rouméga dans sa barbe de trois jours. Déjà qu'il était difficile de désigner quelqu'un, il allait falloir recommencer !


- et bien je ne change pas mon vote... à moins que ... j'avais hésité avec vous... il regardait le capitaine.. apres tout peut être avait elle sauvé son compagnon de banquet nocturne.

Il regarda tour à tour les rescapés ... lesquels étaient des loups sanguinaires qui n'attendaient que la nuit pour les dévorer sauvagement. Il avala sa salive en grimaçant à cette pensée, imaginant la prochaine nuit qu'il allait encore falloir subir.

- non je ne change pas mon vote et il est toujours contre Aventurine.

Sur ces belles paroles il vida d'un trait la chope qui était devant lui.


[pouet pouet toi même ^^]

Aventurine a écrit:
Je suis bien aise de voir que vous me comprenez Capitaine et je vous remercie de m'avoir écouté.
Vous avez su revoir votre jugement malgré le fait que je vous avait prise pour l'un d'eux.
Dommage que d'autre ne fasse pas preuve d'autant de sagesse (un regard parti en direction d'Aimelin).

Décidemment, vous ne changerez jamais Aimelin, vous resterez toujours buté à ma personne.Quoiqu'il en soit vous verrez que j'ai raison concernant Alazaïs.

Allons, ne perdons pas de temps, emmenons la au bucher. Tu vas nous montrer ton vraie visage.

Aimelin a écrit:
Aime attendait ne comprenant plus rien à tous ces revirements de situation. Il tentait de comprendre quand Aventurine l'apostropha :

Dommage que d'autre ne fasse pas preuve d'autant de sagesse (un regard parti en direction d'Aimelin).
Décidemment, vous ne changerez jamais Aimelin, vous resterez toujours buté à ma personne.Quoiqu'il en soit vous verrez que j'ai raison concernant Alazaïs
.


Il haussa les sourcils d'un air étonné. Toujours buté à sa personne ? qu'avait il encore fait à part de voter contre elle il y a un instant.

Il la regarda méfiant. Elle était bien pressée de mener Alazais au bucher, puisque c'était elle qui avait été désignée d'apres ce qu'il comprenait. Voudrait elle se débarasser de son complice pour faire croire qu'elle était innocente ?


- je ne changerai jamais ? faudrait il que vous me connaissiez pour cela Aventurine or il n'en est rien... mais vous semblez bien sûre de vous et surtout bien pressée de vous débarasser d'Alazaïs... votre complice vous gêne t elle ?

D'un coup tout s'éclaira dans son esprit. Mais bien sûr Aventurine était un loup et elle voulait éloigner les soupçons en se dépéchant d'éliminer son congénère. Qui allait elle choisir de dévorer cette nuit ? lui ? ou plutot Maltea qui allait la gêner le lendemain, Gwen ?

Il se fit resservir un autre godet qu'il descendit d'un trait se demandant à quelle sauce il allait être mangé.

Migéon a écrit:
Le vieillard regardait le capitaine qui venait de voter pour Alazais, mettant ainsi deux femmes en égalité.

Il racla la gorge, non sans avoir jeté un oeil réprobateur à Aimelin qui avait rit sous cape à sa dernière intervention..

Gmrllmmmph Garnement va !

Puis, il déclama :

Que tout le monde réflchisse bien une dernière fois.

A la tombée de la nuit, il faut impérativement qu'une personne soit attachée au feu pour que la lune nous révèle son identité !

maltea a écrit:
Etrangement, les votes n’avaient pas changé. Maltea se retrouvait dans la même situation d’origine.

Elle soupira de lassitude. Que pouvait-elle faire ? Tout lui semblait étrange. Pourquoi tout le monde votait Aventurine. Si elle était louve, cela signifiait que même son comparse la crucifiait, enfin la cramait. Une autre idée faisait son chemin dans la petite tête blonde de la jeune femme. Aimelin et Gwen… si Aventurine était innocente ainsi qu’Alazais, ils avaient toutes les raisons du monde pour se foutre d’eux. Si seulement Maltea pouvait sonder les âmes, mais non, la seule qui le pouvait été belphegore, la femme qui l’avait placée dans ce marasme en toute connaissance de cause.

Un soupir plus profond se fit entendre. Tant pis, les dès étaient jetés, elle pensait de plus en plus que les deux jeunes femmes étaient innocentes. Ca allait encore lui retomber dessus, quoique non, elle était certaine de passer de vie à trépas cette nuit et c’était tant mieux.
Elle en avait ras le bol de devoir choisir sans aucune certitude, la mort de quelqu’un.


Elle grommela.

Dites moi je peux pas choisir quelqu’un d’autre je présume… bon et bien tant pis, brulez donc Alazais, au point ou j’en suis… trop de vote contre Aventurine, et de toute façon je parie ma vie que les loups sont Aimelin et Gwen… quoique non pas ma vie, après tout j’arrête pas de me tromper. Je parie la vie de Gwen c’est plus sage^^

Aimelin a écrit:
Dites moi je peux pas choisir quelqu’un d’autre je présume… bon et bien tant pis, brulez donc Alazais, au point ou j’en suis… trop de vote contre Aventurine, et de toute façon je parie ma vie que les loups sont Aimelin et Gwen… quoique non pas ma vie, après tout j’arrête pas de me tromper. Je parie la vie de Gwen c’est plus sage^^

Aimelin soupira à la décision du capitaine. Il était sûr qu'Aventurine était un loup et voulait éloigner les soupçons mais il ne dit plus rien. A force elle allait le bouffer et il ne serait pas étonné de servir de repas cette nuit pour qu'il ne vote plus contre elle.

Il regarda Migeon partir en direction de l'abbaye et revenir avec Alazaïs. Décidément il n'aimait pas ces coutumes de bûcher et il s'avança un peu quand il le vit attacher la femme. La mèche allumée il était trop tard ; personne ne pourrait plus rien pour elle.

Il aurait aimé lui dire qu'il n'avait pas voulu cela mais c'était trop tard et il se contenta de la fixer.

Les flammes allaient faire leur oeuvre et révéler la véritable identité de la femme.

Alazaïs a écrit:
Alazaïs était agenouillée dans l'Eglise, suppliant le Seigneur de lui accorder sa miséricorde pour le monde suivant, non pour la mort horrible qui l'attendait car elle savait les jeux faits...
La porte grinçà et elle se leva dignement... C'était Migéon... Aucun des villageois n'avait eut le cran de venir la chercher dans la Maison du Seigneur... Elle soupira!

Elle suivit Migéon et se laissa attachée l'air absent... C'était pas vraiment utile : elle ne comptait pas fuir. Elle était lasse de tout ceci : c'était la délivrance, la purification par le feu!

Aimelin a écrit:
Le jeune gars avait détourné les yeux du bûcher où Alazaïs avait été attachée sans opposer aucune résistance, comme si elle se résignait à son triste sort. Au fond que pouvait on faire lorsque la majorité avait décidé.

GGGGGGGGGGRRRRRRRRRR!

Il tourna ses yeux vers les flammes qui révélaient la vraie nature de la jeune femme, et recula de quelques pas en découvrant l'horreur que l'on pouvait apercevoir au milieu des flammes. Elle… c'était donc une des leurs, un de ces monstres sanguinaires.

Il reculait doucement sans pouvoir détacher ses yeux du bûcher, se demandant si elle allait faire comme le loup précédent qui était sortit des flammes comme si de rien n'était et serait parti en courant si Migéon n'avait mis fin à cette triste mascarade.

Il regarda les trois femmes qu'il restait… laquelle tuerait cette nuit ? et si c'était lui l'autre bête ? tout tournait dans sa tête. Il tourna les talons sans rien dire, encore secoué par les images qu'il venait de voir et rentra dans l'auberge, se dirigeant directement vers sa chambre.

Une autre nuit de tuerie s'annonçait, une autre nuit à ne pas fermer l'œil et à guetter le moindre bruit.

Hypnotys a écrit:
AAAAAOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Son hurlement emplit le silence, hurlement qui glace de terreur quiconque l'entend, hurlement qui déchire la nuit pendant que le loup hurle sa haine et son chagrin. Hypnotys a échoué dans sa ruse pensant que personne ne suivrait ce vote.

Une envie de meurtre et de tuer tout ce qui passe à sa porté s'est emparé de lui lorsqu'il a vu Cara amener au bûcher. Il a vu son visage, il a vu ses larmes et a assisté impuissant à la scène.

Maintenant que la nuit est tombée et que les rares survivants sont cloitrés dans leur chambre il va pouvoir tuer, assouvir sa vengeance, assouvir ce besoin de violence qui dort en lui depuis des heures.

Pas besoin de faire attention au bruit, plus ils auront peur et mieux ce sera. Cette nuit il ne va pas prendre son temps, il va tuer froidement et repartir aussi vite qu'il est venu.

D'un bond le loup est sur la place et hurle à la mort avant de se précipiter vers la porte de l'auberge qu'il enfonce d'un coup de patte violent.

maltea a écrit:
Maltea par curiosité avait assisté au bucher. Un frisson de victoire lui parcouru l’échine en voyant Alazais se transformer en louve. Un soupire de satisfaction s’échappa de ses lèvres vermeilles. Elle n’avait pas fait bruler un innocent. Bon d’accord, elle n’en était pas sure du tout, mais son instinct ne l’avait pas trompé, du moins l’idée originelle, vu qu’après elle avait douté et pas qu’un peu.

La nuit commençant à tomber, Maltea quitta la place du bucher et se dirigea vers l’auberge. Elle devait se préparer au pire. Elle était pratiquement certaine que l’autre loup était Aimelin, mais elle ne pourrait point le dire, elle mourrait cette nuit, cette fois elle en était sure. Une vengeance assurément… elle s’allongea, sereine, ayant accompli ce pourquoi elle avait été nommée capitaine, envoyer un loup au bucher…

Un bruit la tira de ses pensées. la porte de l'auberge venait d'être fracassée, sa fin approchait à pas de ... loup^^

Hypnotys a écrit:
Il se rue dans l'escalier et fonce directement vers la chambre du capitaine. Elle est là où il ne faut pas quand il ne faut pas et les soupçons qu'elle a pour certains l'arrange bien.

Hypnotys se plante devant la porte et se redresse, debout, immense laissant son ombre se dessiner sur la porte qu'il enfonce d'un autre coup de patte. Sa fureur est telle qu'il ne prend pas la peine de jouer avec la peur de la femme. Sans la quitter des yeux il s'avance vers elle et d'un bon saute sur le lit fixant ses yeux de son regard perçant et rempli de haine.

Une seconde, il lui faut une seconde pour trancher la gorge de sa proie et en voir gicler le sang qui se répand sur le lit. Ses crocs déchirent, dévorent, rassasient doucement le loup qui laisse échapper des grognements de satisfaction à mesure que son estomac se remplit.

Sa faim assouvie il saute à bas du lit et lance un dernier regard au corps déchiqueté de sa victime et sort dans le couloir, s'arrête avant de pousser son hurlement.

Graaaaoooooowwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwwww !!

Aussi vite qu'il est arrivé il repart dans les escaliers et quitte l'auberge. Sa faim est assouvie mais pas sa haine.

maltea a écrit:
Maltea vit sa porte s’ouvrir et le dernier loup y entrer. Elle s’y attendait et s’était préparée. Elle allait enfin savoir si elle finirait près du très haut ou près du sans nom.

Hypnotys se jeta sur elle et elle sourit. La peur l’avait quittée.
Il lui trancha la gorge et Maltea rendit son dernier soupir. Sa poitrine cessa de soulever en un rythme régulier. Son sourire resta figé sur ses lèvres. Seul sa main glissa du lit et se balança selon les mouvements féroces du loup occupé de la mutiler pour se repaitre.

La sorcière a écrit:
La sorcière n’était plus. Elle venait de rendre son dernier souffle lorsque le loup lui avait tranché la gorge. Elle assistait au buffet, son âme flottant au dessus de son corps et de celui du loup.
Elle le voyait se déchainer sur son corps et elle souriait. Cela faisait un moment qu’elle ne servait plus à rien. Depuis la mort de l’ancien, elle n’avait pas pu sauver les pauvres innocents tués par les loups sanguinaires. Elle savait de toute façon que ses jours étaient comptés. Sa blessure s’était infectée et elle ressentait bien souvent une douleur lui monter bien plus haut que sa cuisse. Le loup lui avait rendu service. De toute façon, elle avait transmit son don et son tout son savoir faire. Quelque part dans le royaume, une autre sorcière venait de s’ouvrir au monde occulte.
L’âme de Maltea virevolta et disparut, sans vraiment disparaître d’ailleurs. Elle devait tenir à l’œil cet Aimelin. Peut-être se trompait-elle, mais quelque chose lui semblait étrange dans son comportement. Un capitaine devait être nommé. Elle aurait aimé y voir Gwen, peut-être était-ce elle aussi un loup, mais au moins ils seraient tous fixé…

Aimelin a écrit:
Quand le jeune gars ouvrit un oeil le soleil était déjà haut dans le ciel. Mais j'ai dormi tant de temps. Il regarda autour de lui, s'assit dans le lit et mis ses mains sur sa tête, son visage...

- je suis en vie ils m'ont pas bouffé cette nuit.

Il sortit du lit en vitesse et enfila sa chemise dans ses braies avant d'ouvrir la porte pour sortir dans le couloir. Il s'arrêta devant celle de Maltea et hésita à entrer. A voir l'état de la porte, c'était surement la victime et le spectacle ne devait pas être beau à voir. Son peu de penchant pour le sang lui fit juste s'approcher de la porte et il resta planté en voyant le carnage qu'avait fait le loup solitaire... en espérant qu'il n'en reste qu'un.

- va falloir désigner quelqu'un encore et ne pas se tromper si je veux rester en vie cette nuit.

Le coeur un peu retourné de tout ce qui se passait icelieu il descendit l'escalier et alla s'asseoir à une table, les yeux dans le vide. Il commanda un bol de lait chaud priant Aristote que cette journée finisse et qu'il puisse enfin continuer sa petite vie tranquille, loin de ces tueries.

Gwenhwyvar a écrit:
Maltea n'était plus... Gwen avait le regard vide et ne contemplait pas vraiment cette scène de sang et de chair en lambeaux. Elle sortit de la chambre de Maltea et marcha sans but, dans le couloir, puis dehors après avoir passé le pas de porte de l'auberge. Elle maudissait ce jour. Ce jour où elle devrait choisir qui serait la prochaine victime des flammes purificatrices

Aimelin ? Aventurine ?

Si elle se trompait, elle mourrait dévorée la nuit suivante. Si elle avait raison, elle pourrait partir de ce village maudit vers d'autres aventures.

Aventurine ? Aimelin ? Le choix était compliqué...

Aventurine a écrit:
Le capitaine est mort, vive le capitaine! Enfin il faut le dire vite...
Ainsi fini l'existance de Maltea. Elle était la seule a croire en son innocence et l'espoir de sortir vivante de ce drame parti aussi.
Maintenant que Gwen fut nommée comme remplaçante à la place de Maltea, tout reposait sur ses épaules.
D'ailleur avec ses deux voix et le pouvoir de trancher en cas d'égalité, son vote seul comptait.

Et c'est avec la peur au ventre qu'elle posa la question fatidique :


Gwen, qui de nous deux, Aimelin ou moi, devra périr sur le bûcher. Toi seule peux en décider vu que tu es intouchable.

maltea a écrit:
L’âme de Maltea ne put s’empêcher de venir fourrer son nez parmi les vivants, ou pourrions nous même dire les survivants.

Gwen s’interrogeait et il y avait de quoi. En mourant, la sorcière avait vu qui était loup.
Gwen devait impérativement faire le bon choix ou le dernier loup, cette nuit, décimerait le dernier villageois.

Aimelin, Aventurine, Aventurine, Aimelin, Aimelin…. Voilà ce que devait se dire la capitaine.
Si seulement elle pouvait lui souffler qui bruler, mais malheureusement elle avait perdu sa voix.

Elle devrait suivre son instinct, tout comme Maltea l’avait fait pour Alazais et elle ferait le bon choix…

Aimelin a écrit:
Aimelin commençait à en avoir marre d'attendre des décisions qui ne venaient pas et allait finir par s'endormir à peine levé.

- puisque de toute façon les voix ne servent à rien alors je désigne Aventurine. Si je dois mourir que ce soit vite fait car je pense mourir d'ennuis dans la journée.

Il alla mettre du bois pour monter le bûcher comme il le voyait faire à Migeon, et s'appliqua soigneusement des fois qu'il doivent s'y tenir lui même. Il avait beau dire son innocence, son destin n'était plus entre ses mains.
Et puis deux femmes contre un homme, ça ne lui laissait aucune chance.

Il finit de préparer son petit tas et alla s'asseoir sur le muret non loin, s'appuyant contre l'arbre pour faire une petite sieste bien méritée et repenser à toute sa jeune vie.

Gwenhwyvar a écrit:
Gwen entrouvrit les yeux. Elle avait réfléchi longuement, et pourtant, il lui semblait qu'elle avait fermé les yeux une heure avant.

Elle ouvrit les yeux en grand, leur laissant le temps de s'habituer à la lumière qui entrait dans l'auberge.

Elle regarda Migéon, puis Aventurine, puis Aimelin qui venait de parler, puis à nouveau Migéon. Elle fit un signe de tête, puis annonça :


puisque je suis celle qui choisira qui de vous deux brûlera, qu'il en soit ainsi. Aimelin, je te désigne pour mourir. Si je me trompe, je serai punie bien assez tôt, puisque dévorée par le lupin survivant. Si j'ai raison, alors, le Ciel soit loué.

Gwen fixa un instant le regard d'Aventurine, espérant qu'elle y verrait la lueur d'espoir dont elle avait besoin en ce moment...


Migéon a écrit:
Le vieillard, aidé par Aimelin à présent, avait fini de monter le bûcher quand enfin une voix sortit comme d'outre tombe pour déisgner celui qui brûlerait.

Migéon se tourna vers Icelui :

Aimelin, prend donc place contre le poteau, que je t'attache avant que la nuit ne tombe ^^

Aimelin a écrit:
Le jeune homme lève les yeux. Pourquoi n'est il pas étonné de ce choix ? peut être parce qu'il sait que les femmes n'attendaient que ça.. le tuer.

Il n'a pas peur, la lassitude l'a gagné doucement et il sourit. Il se lève et regarde Aventurine. Il sait qu'elle ne l'aime pas... il lui murmure.


- peut être vas tu changer d'avis sur celui qui.... suit tout le monde sans réfléchir... prends garde au loup qui sommeille en chacun de nous !

Il émet un grognement en se rapprochant d'elle puis suit Migeon. Qu'est donc la mort apres tout ce qu'ils ont vécu ici ces derniers jours. Un enfer dans l'enfer ? Si certaines ont pu le penser mouton il mourra fier en leur prouvant le contraire.

Il se laisse attacher par Migéon mais ne quitte pas le capitaine du regard. Est ce un regard de haine ou de remerciement...


- mesdames, je vous salue rendez vous en enfer.

maltea a écrit:
L’âme de la blonde virevolta au dessus d’Aimelin, s’amusant à faire du vent au dessus de lui. Elle l’entendit menacer les personnes avant de se faire attacher au bucher.
Elle lui souffla au creux de l’oreille : « pour le moment c’est moi que tu viens rejoindre, je t’y attends en enfer »
Elle se posa sur le poteau auquel était attaché le jeune homme (ben oui quoi c’est tout léger une âme^^) et le regarda. Vu d’en haut, il était pas mal ce petit et puis il avait … Elle secoua la tête. Non non non hors de question de mélanger les pulsions avec la colère et tout le reste.
Quoique ce serait un moyen comme un autre….
Elle hurla : « bon vous y boutez feu à ce bucher oui ou non ? » cependant, personne ne l’entendit, si ce n’est le futur brulé vif. Etonnamment, il pouvait l’entendre, elle en était certaine vu la tête qu’il fit lorsqu’elle prononça ses mots.
Un sourire égaya le flou composant l’âme et attendit patiemment.


Aimelin a écrit:
Papi Migeon devait avoir pitié de lui pour si peu serrer les nœuds de la corde qui attachait ses poignets. Bizarrement il n'avait pas peur, il avait l'impression que ça n'était pas lui qui se trouvait en si facheuse posture.
Il tourna le visage vers le vieil homme.


- ne serre pas si fort tu me fais mal.. et puis le feu va bouffer la corde et je m'échapperai quand même si je le veux

Il retint un rire nerveux en pensant au brûlé qui s'était échappé des flammes et soupira. Il regardait tour à tour ses deux accusatrices.. quoi que une seule l'avait accusé l'autre préférant se cacher derrière le capitaine et ne prendre aucune décision.

Une étrange sensation s'empara de lui, le sentiment de n'être pas seul sur ce bûcher. Pourtant hormis Migeon personne n'était là.
Il laissa son regard partir devant lui vers l'auberge et une image lui apparut… la louve Cara. Il se rappela ses larmes silencieuses lorsque les flammes avaient commencé à faire un mur empêchant quiconque de pouvoir la sortir de là. Elle n'avait rien dit et avait fait preuve d'un courage sans faille.

Un murmure… il était sur d'avoir entendu quelqu'un murmurer à son oreille :
« pour le moment c’est moi que tu viens rejoindre, je t’y attends en enfer »

Cara … il leva les yeux dans un murmure… j'arrive…

Voila qu'il entendait des voix et leur répondait maintenant. Il leva les yeux au dessus de lui toujours persuadé que quelqu'un était là. Etait ce Cara, Bel, peut être la dernière victime… Maltea.

Peut être qu'il devenait fou, ou peut être était ce la peur qui commençait à lui tourner autour pour lui faire perdre pied.

Aimelin a écrit:
Le jeune gars commençait à sentir son estomac se serrer à mesure que les secondes passaient. Voulait on le faire attendre pour accentuer encore plus le supplice du feu… le feu… il réalisa soudain sa situation, revit les images des précédentes victimes et sentit son cœur battre à tout rompre.

Il voulait parler mais aucun son ne sortait de sa bouche.. il leva les yeux au ciel… la nuit tombait, bientôt il serait délivré, délivré de cette malédiction qui s'était abattue sur lui sans qu'il n'en comprenne vraiment la raison.

La nuit, vite la nuit …seul échappatoire pour atténuer ses souffrances. Le feu qui apparut soudain sans que Migeon n'ai rien fait le fit sursauter. Dans un réflexe de survie il bougea essaya de desserer les liens qui le maintenaient au poteau… il sentit la chaleur l'envelopper mais pas cette douce chaleur qui réchauffe, non.. celle qui brule, qui fait mal, qui court sur le corps et vous provoque ces douleurs insoutenables qui vous dévorent petit à petit.

La fumée montait vers lui et commençait à irriter sa gorge. Ses yeux devenaient larmoyants, il suffoquait quand il entendit encore cette même voix à son oreille.


Ne t’inquiète pas, ça fait pas si mal que ça. Juste que ça brule mais tu mourras surement bien avant par les fumées.
Quoique non…


] Voilà comme ça tu sauras ce que signifie souffrir et puis tu seras habitué aux flammes de l’enfer comme ça.

Il devenait fou en mourant.

- Laisses moi qui que tu sois laisses moi !!!

La terreur s'était emparée de lui à mesure qu'il sentait la morsure des flammes sur ses jambes, puis remonter le long de son corps. La fumée… la fumée salvatrice qui le libèrerait en l'étouffant et qui devait l'emporter dans les limbes de l'inconscient n'était plus là.
Comment était ce possible ; pas une once de fumée tout s'était envolé comme poussière au vent, alors que les flammes grandissaient répondant à ses cris.

La douleur devenait insoutenable il poussa un hurlement pendant que la vie quittait son corps.:


- CARAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!

maltea a écrit:
Ca trainait et Maltea commençait à perdre patience. Le condamné gigotait sur son poteau et elle le regarda de haut. Elle avait eu une bonne idée de se placer là pour l’exécution, c’était une place d’honneur pour le spectacle. Cependant le spectacle n’était pas à la hauteur de ses espérances. Le supplicié n’hurlait pas son innocence.
Prise d’une envie subite d’en finir avec celui là afin de lui dire ses quatre vérités et se venger, elle alluma elle-même le feu. Dans la mort, et ce, assez étrangement, elle avait pu récupérer une partie de sa magie. Un feu n’était pas ce qu’il y avait de plus compliqué à faire.
L’étincelle provoquée, mit le feu rapidement à la paille et brindilles séchées que les villageois avaient placé autour du poteau.
Très vite les flammes vinrent lécher les jambes de l’homme…
Un sourire s’afficha sur ses lèvres et elle murmura à l’oreille d’Aimelin.


Ne t’inquiète pas, ça fait pas si mal que ça. Juste que ça brule mais tu mourras surement bien avant par les fumées.
Quoique non…


Maltea souffla sur la fumée qui comme par enchantement, n’entourait plus Aimelin.

Voilà comme ça tu sauras ce que signifie souffrir et puis tu seras habitué aux flammes de l’enfer comme ça.

Un rire sortit de nulle part raisonna sur la place pratiquement déserte.

Aimelin a écrit:
Le jeune gars commençait à sentir son estomac se serrer à mesure que les secondes passaient. Voulait on le faire attendre pour accentuer encore plus le supplice du feu… le feu… il réalisa soudain sa situation, revit les images des précédentes victimes et sentit son cœur battre à tout rompre.

Il voulait parler mais aucun son ne sortait de sa bouche.. il leva les yeux au ciel… la nuit tombait, bientôt il serait délivré, délivré de cette malédiction qui s'était abattue sur lui sans qu'il n'en comprenne vraiment la raison.

La nuit, vite la nuit …seul échappatoire pour atténuer ses souffrances. Le feu qui apparut soudain sans que Migeon n'ai rien fait le fit sursauter. Dans un réflexe de survie il bougea essaya de desserer les liens qui le maintenaient au poteau… il sentit la chaleur l'envelopper mais pas cette douce chaleur qui réchauffe, non.. celle qui brule, qui fait mal, qui court sur le corps et vous provoque ces douleurs insoutenables qui vous dévorent petit à petit.

La fumée montait vers lui et commençait à irriter sa gorge. Ses yeux devenaient larmoyants, il suffoquait quand il entendit encore cette même voix à son oreille.


Ne t’inquiète pas, ça fait pas si mal que ça. Juste que ça brule mais tu mourras surement bien avant par les fumées.
Quoique non…


Voilà comme ça tu sauras ce que signifie souffrir et puis tu seras habitué aux flammes de l’enfer comme ça.

Il devenait fou en mourant.

- Laisses moi qui que tu sois laisses moi !!!

La terreur s'était emparée de lui à mesure qu'il sentait la morsure des flammes sur ses jambes, puis remonter le long de son corps. La fumée… la fumée salvatrice qui le libèrerait en l'étouffant et qui devait l'emporter dans les limbes de l'inconscient n'était plus là.
Comment était ce possible ; pas une once de fumée tout s'était envolé comme poussière au vent, alors que les flammes grandissaient répondant à ses cris.

La douleur devenait insoutenable il poussa un hurlement pendant que la vie quittait son corps.:


- CARAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!

Hypnotys a écrit:
AAARAAAAOOOOOOOOOOWWWWWWWWWWWWW !!!!!!!!

Le feu accomplit son œuvre dévorant et déchiquetant le corps du jeune Aimelin qui se transforme avec la fin du jour. De son allure juvénile ressort un monstre couvert de poils, les crocs menaçant et les yeux injectés de cette fureur que provoque la souffrance.

La gueule ouverte il pousse un hurlement et se libère de ses liens brûlés par les flammes avance d'un pas puis se retourne et tombe à genoux, se débattant contre un ennemi invisible qui le ronge. Son corps n'est plus qu'une torche vivante qui hurle à la mort.


RRRRRRAAAAAAOOOOOOOOOOWWWWWWW

Il lève les yeux et il la voit … il voit celle qui lui parlait et il sait que c'est elle qui a pris plaisir à provoquer sa mort, comme lui a pris plaisir à lui enlever la vie. C'était elle ou lui… mais il y a eu Gwen… elle a arrêté la chaine sanguinaire.
Le rire de la femme qui le nargue raisonne sur la place et dans la tête d'Hypnotys… ils se retrouveront en enfer.


Cara … j'arrive il sait qu'elle est là et qu'elle l'attend… un murmure, un souffle qui s'éteint à mesure que les flammes recouvrent et font disparaitre ce qu'il restait d'Hypnotys, le loup garou qui sommeillait à l'intérieur d'Aimelin.



Aventurine a écrit:
Alors que le feu brulait les membres d'Aimelin, la lune révéla sa forme véritable. Les flammes eurent finalement raison d'hypnotys le manipulateur. Aventurine se réjoint du choix de Maltea concernant son successeur car ses doutes se portaient sur Gwen. Si elle avait été capitaine, elle se serait condamnée.

Elle réalisa aussi que devant eux se tenait le dernier loup. La fin de leur cauchemard.
Enfin la paix va revenir au sein du village et des nuits plus tranquilles les attendent.
Il était temps de reprendre et d'accord confiance, les monstres n'étaient plus.

Hésitante et un peu penaude elle se tourna vers Gwen :

Heuuu, Gwenhwyvar ça te dit que l'on aille prendre un verre pour fêter notre salut, heu je t'invite, si tu es d'accord...

Migéon a écrit:
Le vieillard avait regardait, dans son immense sagesse, les derniers évènements.

Il poussa un soupir lorsque les derniers poils d'Aimelin furent brûlés et consumés...

Ouf ! C'est fini !

Bizarement, cette semaine, à peine quelques jours et quelques nuits, lui avaient paru des mois entiers.
Presque une année. Non, pas quand même.

Il se jura que si d'autres attaques devaient avoir lieu, il se chargerait personnellement, comme à Montpezat lors de la première sanguinaires apparition des monstres, de ceux qui pensaient pouvoir roupiller jours et nuits.

Il regarda les deux rescapées, l'air bienveillant, il leva les yeux au ciel, fit un signe en direction de toutes les âmes, pures et impures, puit s'évanouit lui même comme un voile etheré.




_________________________________________________________________ FIN ____________________
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:37 (2018)    Sujet du message: [Loups garous] 1456-11-29 ~ La meute a les crocs

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