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1457-08-05 - La bataille de Lourdes

 
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MessagePosté le: Dim 9 Aoû - 20:27 (2009)    Sujet du message: 1457-08-05 - La bataille de Lourdes Répondre en citant

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[RP] 1457-08-6 - La bataille de Lourdes (sur RP partage)

*******************


Dernière édition par Archiviste le Lun 11 Juil - 17:04 (2011); édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 9 Aoû - 20:27 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 15:22 (2009)    Sujet du message: 1457-08-05 - La bataille de Lourdes Répondre en citant

Feignant a écrit:
[hrp]Ceci est un RP de bataille. La bataille décrite est celle s'étant déroulée IG dans la nuit de mercredi à jeudi entre les armées "Lous Aguiles de Abidos" et "Vae Victis" au environ de Lourdes.

Des pertes ont été occasionnées dans les deux camps mais aucune des deux armées n'a obtenu suffisamment l'avantage pour mettre l'autre en déroute ni même l'anéantir.

Pour mieux distinguer les deux parties belligérantes, je propose un code de couleur (et/ou bannière mais je sais pas si Vae Victis en a). Pour l'armée "Lous Aguiles de Abidos", ça sera le rouge. Merci de respecter ça pour plus de lisibilité Wink

Si vous avez blessé gravement quelqu'un, merci de respecter le choix du joueur (on ne lui tranche pas de membre, ni ne le tue sans son accord ^^).
Dialoguez par mp pour organiser tout ça, mais surtout ne décidez pas pour l'autre. Ces règles de bon-sens sont applicables pour tous les RP de toute façon.

Le but est de s'amuser tout en respectant les choix des joueurs qui ont participé à cette bataille.

Bon RP Wink[/hrp]
[hrp]Pour ma part... bah j'ai fais le touriste, j'ai tapé personne Laughing
Citation:
06-08-2009 04:10 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Vae Victis" dirigée par Madg.
[/hrp]

[ Environ de Lourdes, Jeudi 6 aout de l'année 1457. ]



Bannières au vent, le détachement de l'Ost Béarnais avançait vers le campement de Vae Victis. Les dernières sommations avaient été lancées, mais l'armée adverse n'avait pas déposé les armes.

Le Sénéchal Feignant et le Seigneur d'Abidos Faster marchaient en tête, au dos de leurs montures.
Les cavaliers des gardes personnelles des deux Seigneurs étaient juste derrière eux (Feignant étant également Seigneur de Navarrenx).

Venait ensuite les soldats de l'Ost, les Ours Béarnais, marchant avec détermination, suivant la bannière de l'Ost.

Feignant avait fait mettre les civils volontaires à l'arrière, car il préférait les utiliser en tant que réserve.
Néanmoins, certains étant d'anciens soldats ou des hommes et femmes d'armes, il avait accepté qu'ils rejoignent les troupes de soldats. On avait donné aux autres civils n'aillant pas de formation de combat la tâche de servir comme troupe d'archerie.

Mais quel que soit leur expérience du combat, leur métier, tous avaient la même détermination dans le combat qu'ils menaient.

L'armée avançait, et d'ici quelques dizaines de minutes, elle serait en vue du camp Vae Victis.


Madg a écrit:
[Campement Vae Victis, l'heure a sonné]

L'alerte était donné, les hommes s'activaient pour préparer les catapultes, les archers étaient en place, la comtesse rejoignait la sortie du camp par derrière.

Quelle bande d'imbéciles, ainsi ils avaient osé lever leur armes en premier contre leur Frère! Qu'Aristote les pardonne.


Hommes et Femmes de Vae Victis
l'Ost béarnais et les Hauts représentants du Béarn ont décidé de nous attaquer
pendant que nous étions en train de discuter avec leur Comtesse
Vous êtes libre de suivre vos idées, votre coeur
vous voulez la vie sauve et l'amnestie de la comtesse
libre à vous de quitter nos rangs

Pour ma part, je reste fidèle à ce combat que j'estimais juste
ce sera épée en main que je me défendrais jusqu'à la mort
pour voir cette traitresse d'Eugénie retirer sa Couronne
Mais soyez certain qu'elle sera capable de vous trahir, une fois dehors de ce camp
Dès lors, je ne pourrais plus rien pour vous


Elle regardait chacun des hommes et des femmes qui étaient en face d'elle, quand une flêche passait par dessus la palissade. Le moment était venu.

Archers, tirez!
projetez les blocs de pierre avec les catapultes!


Madg allait se procurer un flambeau auprès du feu, et c'était rapidement, qu'elle allait allumé l'huile déversé sur le sol afin d'encerclé...un peu, le campement Vae victis, et restreindre les entrées d'Abidos


Aimelin_ a écrit:
[Campement Vae Victis, l'heure a sonné]

La comtesse était en sécurité à l'abri, mais Aimelin n'en éprouvait aucune fierté, aucune satisfaction, il avait juste fait son devoir en la protégeant. Son armée, ses hommes avaient attaqué sans scrupules le campement de Vae Victis alors qu'elle même s'y trouvait et que les négociations pour la paix étaient en cours.

A croire que les deux hommes qui dirigeaient l'armée comtale ne souhaitaient pas la paix et se fichaient bien de tuer des béarnais, mais surtout se préoccupaient peu d'envoyer leurs soldats à l'abattoir.

Se dirigeant vers les cris qui s'élevaient au devant du camp, le jeune bearnais attrapa son bouclier devant sa tente, pour courir rejoindre Madg. Un regard entendu pour l'avertir qu'Ingénue était en sécurité et il se plaça non loin d'elle, en tête de sa section vers laquelle il se retourna.
Nul besoin de leur parler mais il était fier d'eux et priait pour qu'aucun ne soit blessé.

Quand il tourna la tête vers la droite, c'est le regard de Ptit qu'il croisa. Sa section était à coté de la sienne. Un regard qui disait de faire attention qu'ils avaient encore des chopes à descendre et des rendez vous avec Dance. Le sourire de son amie le fit repartir aux jours passés, pas si lointains que cela sur les chemins. Des rires, des confidences, des projets, de l'amitié à foison avec cette tendresse que seules ses vraies amies lui donnaient. Comme il aurait aimé repartir insouciant galoper sur les chemins. Pourquoi fallait il qu'à chaque fois qu'une folie soit faite il y saute dedans à pieds joints. Il est vrai aussi qu'à chaque fois il faisait tout pour arranger les choses.

Autour de lui les sourires fatigués avaient fait place à des grimaces, des visages qui n'avaient d'yeux que pour cette palissade qui ne les protègerait pas longtemps de leurs agresseurs. S'il venait à se trouver face à elle son choix était déjà fait. Il la laisserait frapper la première. Plutôt mourir que de lever son arme contre elle.

Le feu encerclait le campement pour en protéger l'acces mais l'attente ne serait guère longue à présent. Debout au devant de ses hommes, le regard fixé droit devant, il était prêt.


Yolaine a écrit:
[Devant le campement Vae Victis]

L'assaut avait été lancé.
Yolaine se demandait encore comment on avait pu en arriver là.
Comment l'obstination aberrante de quelques fanatiques qui se moquaient bien du bien-être des béarnais, ne pensant contrairement à leurs dires qu'à leur petite vengeance personnelle, avait-elle pu entrainer tant de gens dans ce désastre ?
Des jours que l'économie tournait au ralenti. Les efforts soutenus du conseil et de la population avaient sorti le Comté de sa situation périlleuse, mais "Vae Victis" allait à coup sûr l'y replonger encore plus violemment si la situation perdurait...

Elle avait été incorporée dans l'unité du Bailli. Elle n'avait aucune expérience martiale, n'ayant acquis une arme que quelques jours auparavant, en toute hâte et se demandant toujours comment en faire usage.

Elle se retrouva entrainée dans une mêlée indescriptible. Elle apercevait des amis lourdais partout, combattant les uns contre les autres. Le monde semblait marcher sur la tête. Elle-même esquivait tant bien que mal les lames qui fusaient en sa direction, balançant pour sa part maladroitement quelques moulinets. Elle entendit des cliquetis dans son dos et se retourna en faisant tournoyer son épée.

Le temps s'arrêta.
Son amie Ptit la regardait les yeux grands ouverts de surprise.
L'épée avait laissé une large plaie en travers de son abdomen. Elle tomba au sol en crachant du sang.


Noooooooooooooooooooooooon !!!!

Yolaine se revit partageant avec Ptit toutes ces nombreuses fin de soirées en taverne tout du long des quatre mandats que la belle blonde avait passé à la mairie de Lourdes, toutes ces joies et ces peines qu'elles avaient partagées, ces instants de bonheur ou de délire, comme cette fameuse finale au combat de bâton effectuée complètement torchées dans la cave du Casque d'Or... L'amitié était née, s'était renforcée... et s'achevait par un cruel et implacable revers du Destin. Chose pourtant hautement improbable, il avait fallu qu'entre tous les belligérants elles se retrouvent toutes deux. Il avait aussi fallu que ce soit la novice qui abatte la combattante expérimentée, chose encore plus incroyable...


Madg a écrit:
[Campement Vae Victis]

Les négociations ne menaient nul part. La Commissaire au Commerce semblait être touché, un comble pour celui qu'Eugénie voulait nommer en tant que Chambellan. Ainsi donc l'armée de Faster menait son combat pour terminer ce conflit par les armes et le sang sur les collines lourdaises. Une autre armée se préparait à Pau, une autre certainement à Tarbes, pour y mettre qui? des civils? Pauvre Béarn, dans la précipitation, ce conseil avait une organisation désastreuse, laissant la possibilité à Vae Victis de profiter des flammes autour du campement pour prendre la direction de Pau et souhaiter la bienvenue au chef d'armée...et puis le lendemain à Tarbes. Ainsi la sécurité du Béarn reposait sur les épaules d'incompétent où la communication frolait l'herbe béarnaise.

Eugénie était vraiment tétue, elle ne voulait pas se rendre à l'évidence que chaque jour qui passait rendait sa gestion plus compliquée. Plus tôt elle retirait la couronne de sa tête, plus vite cela se terminera. Mais puisqu'ils voulaient en finir par les armes, libres à eux.

Il était temps de profiter de la barrière de flammes pour les mobiliser un peu plus


Archers! continuez de tirer pour les tenir loin du camp encore
Nul sang de civils ne sera déversé
nous nous éloignons de la ville

Toi! fait transmettre ceci à l'archevêque Navigius!


Madg tendait à un jeune soldat qui s'empressait à coté d'elle, un morceau de parchemin avec une seule et simple note...sans signature

Citation:
Pardonnez nous Monseigneur...


L'archevêque Navigius?
Il est encore dans le campement mon Général!


Le sang de la jeune femme ne fit qu'un tour! il était encore dans le campement

Occupes toi de lui!
ramène le, et sans égratignures,
dans les murs de Lourdes!


Certains hommes de Vae Victis voulait entrer dans la ville de Lourdes. Ils ne devaient pas insiter au risque d'être pris entre deux feux..

N'entrez pas en ville!
par ici!
indiqua la Générale afin de montrer la direction


[Quelque part dans le Béarn]

L'armée Vae victis s'était placé sur les hauteurs d'une colline. De là, ils avaient une meilleure vue d'ensemble. L'avantage de cet endroit stratégique, étaient que les hommes de l'armée Abidos n'avaient qu'un chemin très escarpé pour avancer, des rocs avaient pris place de la terre et des mauvaises herbes; ils seront facilement accueilli par l'armée Vae Victis qui se trouveraient au dessus de leur tête.

Malheureusement, le conflit a été éprouvant, beaucoup d'hommes étaient rester à terre, d'autres blessés avaient rejoint l'infirmerie qui s'était élevée au pied de Lourdes

Madg regardait chacun d'eux, le courage pouvait se lire dans leur yeux. Leur vie aura à présent changé, qu'ils n'aient pas peur d'être fier d'eux. Ils pourront dire qu'ils ont osé défié le pouvoir pour voir leur vie changé, pour vouloir une vie meilleure pour leur enfant. Eux ne seront pas des moutons, qui suivraient aveuglément leur berger...quand celui ci n'est qu'en fait qu'un loup...



--Montaizuma a écrit:


[Campement Vae Victis]


Les compagnons de la Horde nouvelle c’étaient rassemblés pour le combat. Leur but était de détruire le plus possible d’assaillants tout en se protégeant les uns les autres, pour Monte c’était son premier grand combat sa première bataille rangée …..

Son coeur battait à tout rompre dans sa poitrine, quand d’un coup elle s’aperçue que coup sur coup Doc était à terre blessé et Lust venait d’éclater ses armes.

Comme une tigresse elle bondit vers eux pour les protéger …..Déjà les chiens enragés du camp ennemi arrivaient pour les occire.

Dans son élan elle ne prit pas garde et un coup d’épée s’abattit sur son bouclier ce qui eu pour but de l’ébranler un peu.

Maintenant elle était devant ses amis, deux assaillants était à la portée de son épée, mal leur en pris le premier devait être un homme, Montaizuma le décapita d’un seul coup, la tête roula au pied du second ce devait être une femme, elle fut tellement surprise que son élan fût stopper net, Monte n’avait plus de pitié elle lui enfonça la lame jusqu’a la garde dans la poitrine, elle tomba à genou et Monte dégagea son épée de ce corps sans vie.

Madg avait repris le contrôle de ses troupes et indiquait l’endroit ou tous devaient se rassembler, Montaizuma se retourna vers Lust et lui dit, allez ma belle on va prendre notre Doc et le trainer avec nous vers le point de ralliement....... et toi Doc fais pas ta chochotte t’as déjà eu des blessures plus grave…..La bas il y aura surement un rebouteux pour te soigner.
Ils se dirigèrent vers le sommet de la colline, pffffff c' est qu'il etait lourd le bonhomme


Acar a écrit:
[Lourdes, mairie]

Deuxième assaut dans une nuit fortement étoilée... Les nouvelles arrivaient de partout, tout était ni bon ni mauvais à les escoutiller mais pour l'heure, combat se poursuivait inlassablement, au milieu des cris et des pleurs.

Ont lui rapporta avoir vu l'un des dirigeants, messire Eriadan, entrain de travailler un champ...
Ceci était chose impensable, laisser ses hommes combattre seuls, honte il portera à jamais de cela...
Le montrer du doigt, il méritera, à jamais car mourir pour sa cause est noble, la fuir est la plus grande lâcheté, surtout quand d'autres en meurent...

Oui, assurément, le destin n'était point en leurs faveurs et voir un général se détourner des siens, ses combattants prendraient coup au moral, nul doute.

Pour l'heure, depuis son haut toit, il faisait les cent pas... Sa ville avait reprit sécurité totale mais il ne pouvait en sortir, tant que risque celle-ci encourrait, même le plus minime.

Son espousée, au soin des blessés, ont lui rapporta également ce fait... Il s'en gratta illico le menton mais il ne put s'empêcher de sourire à cela.

Une brave elle était, tout comme les forts combattants de la bonne cause, car oui, il n'y avait point deux causes justes... Mais aussi des vivants, puis des morts.

Il se signa, puis pria pour ses frères et sœurs Béarnais, disparus...



Dancetaria a écrit:
|[Armée "Lous Aguiles de Abidos", Jeudi 6 aout de l'année 1457.]


Les cors avaient sonnés, le rassemblement était prêt. Et la mise en avant vers ceux qui devaient être leur ennemi. D'ordinaire, elle était fière de représenter les couleurs de l'Ost béarnais, fière de porter son épée. Rien y fait, cette bataille, jamais elle ne pourrait en être fière, et elle n'était pas la seule, elle le savait. Mais c'était ainsi.

Ils avançaient, vers le point de combat. Soudainement, elle fut surprise par les flammes. Peut être une envie de rôtir les soldats ? Elle se prit bêtement à sourire alors que la circonstance ne s'y prêtait vraiment pas. Rapidement elle reprit son contrôle, cette barrière de flamme était un vrai piège pour les soldats. Elle restait en retrait, observant la scène, les combats. Les flammes l'empêchaient de voir grand chose et pour tout dire, elle les cherchait. Elle ne voulait pas avoir à les combattre, ni Cécé, ni Aimelin, ni Alleaume .... Pour qu'elle combatte , il lui fallait la rage, voire la haine ... parfois, quand elle se sentait complètement neutre, indifférente, il lui suffisait de ne pas connaître la personne pour ne pas éprouver le moindre sentiment de peur, de regret. Mais jamais elle n'avait eu à affronter des personnes qu'elles connaissaient et envers lesquels ses sentiment n'étaient pas mauvais. Ce ne serait heureusement pas pour ce soir. Quelques coups d'épées échangés avec des visages qui l'indiffère complètement. Elle se sentait passive ...


|[Jeudi 6 aout de l'année 1457, après le combat.]


Un sentiment étrange. Elle s'en voulait, doublement. Tout d'abord, de sa passivité sur le champ de bataille, jamais elle n'avait été comme ça. Elle était plutôt à vouloir partir en avant, foncer, tête baissée. Elle était trop pensive, et pas suffisamment sur ses gardes. Elle aurait pu se faire tuer, cela aurait été entièrement de sa faute. Soulagement. Nim, Ditz, Aknail, Lupi, eux, ne semblait pas avoir été blessé.

Un peu plus tard, elle entend des rumeurs. Les noms des personnes qui auraient été blessé pendant l'assaut. A la fois elle veut les entendre, mais elle craint le moindre nom prononcé. Puis, un nom qui arrive, comme un véritable coup d'épée. Elle blêmit, et des larmes qui lui montent aux yeux. Cécé ... Cécé avait été touchée, très gravement. Elle mordille ses lèvres, comme pour empêcher tout mot, ou tout son de sortir. Besoin de solitude. Elle part, elle s'isole. Dormir. Oui, il lui fallait dormir. Remettre ses idées en place. Et une idée qui fait de plus en plus place dans son esprit, finalement, elle n'était peut être pas faite pour être soldat.



|[Vendredi 7 aout de l'année 1457, très tôt]


Elle s'était réveillée les yeux rougis. Elle avait pleuré, elle n'avait pas pu se retenir. Elle avait dormi, d'un de ces sommeils si lourd qu'on a l'impression de ne plus pouvoir en sortir. Dans le creux de sa main, un anneau. Il l'avait apaisé.
Elle était là, parmi les autres soldats, mais elle se sentait seule. Si seule et étrangère à tout ce qui se passait. Une nouvelle larme s'écoula le long de son visage. ça n'allait pas, non, ça n'allait pas. Elle n'arrivait pas. Elle avait besoin d'elle, de lui, à ses côtés. Elle était faible, si faible. Elle avait honte de se voir ainsi. Ses cheveux devant le visage, elle ne voulait pas laisser sa faiblesse apparaître. Lentement, elle s'endormit, à nouveau. Elle avait encore besoin de sommeil.



Ditzzy a écrit:


[Vendredi 7 aout de l'année 1457, très tôt, Avec Dance]

La Ditzzy n'avait finalement pas eu à se battre. Dans la mêlée de l'offensive après le mur de feu, il ne lui avait suffit qu'a courir pour éviter de se faire éventrer par un adversaire, puis le reste, les autres s'en étaient chargé.
Même si elle adorait dépouiller les cadavres, elle fît de cette fois-ci l'exception. La jeune adorait faire les poches des morts en ayant aucun états d'âmes. Pour elle, les cadavres n'en avaient plus besoin. Elle évitait juste, par respect, de prendre les alliances et les dents en or. Dans cette bataille, c'était des gens pareils qu'elle qui se défendaient. Aucun d'eux n'avait réellement commis de crime, à part s'être soulevé contre la comtesse. Ils n'avaient pas pillé, ni violé, ni tué...Enfin....En ce qui concerne les béarnais de Vae Victis. Les autres, elle ne savait pas.
Du coup, sur le champs de bataille, elle avait laissé les affaires aux morts, comme si elle les considéraient comme des frères et sœurs. Voir un cadavre ne l'avait jamais ébranlé, mais aujourd'hui, c'était différent.
Elle tournait le dos à une jeune femme, gisant sur le sol, une ouverture béante sur la poitrine. Son visage s'était figé en un rictus de terreur, comme si elle avait été terrifiée par la mort alors que sa vie la quittait. Ses yeux étaient encore ouvert, scrutant le ciel avec un regard vide de sens.
Presque choquée, elle fût attiré par ce cadavre, et la jeune y jeta des œillade intimidée. Dans son subconscient, elle était persuadé que la morte se relèverait, comme si de rien n'était, mais en vain...
Pendant un temps, elle se vit à sa place, et se demanda comment le responsable qui avait porté le coup, pouvait encore être sain d'esprit après ça. Elle remarqua alors que ses jambes tremblaient involontairement. Elle se rappelait souvent des récits de soldats qui parlaient de leurs victoires, et ça se terminait toujours de la même manière. Les vaincus se sentaient humiliés et ne parvenaient pas à finir leur deuil...Tandis que les vainqueurs restaient marqué à vie du sang qu'ils avaient sur les mains.
Alors que la vie du campement reprenait son cours normal, les blessés des deux camps ayant été récupéré et envoyé dans l'infirmerie de campagne ; Certains faisaient les comptes des blessés et morts de leurs offensives. Et même si la Ditzzy redevenait aussi joyeuse qu'à l'accoutumée, elle ne trouva pas Dance pendant un sacré bout de temps.
Elle l'a remarqua quelques heures plus tard, et son sourire s'effaça subitement lorsqu'elle comprit que ça n'allait vraiment pas. Masquée derrière ses cheveux, des larmes ayant creusé des sillons sur son visage salit par la poussière et le sang, elle donnait l'air d'avoir encaissé un sacré coup au moral.
Ditzzy s'approcha alors et murmura son nom en agrippant doucement son poignet.

- Dance ?

Mais apparemment, elle ne se rendait même pas compte de sa présence, comme si elle était dans un état second, et que ses sens s'étaient tous fermés. Son apparence et son état fît beaucoup de peine à la jeune voleuse qui aimait tellement celle qu'elle considérait comme « sa grande sœur ». Nim étant sa « sœur »...Et Edwar, sa meilleure amie. La jeune suivit donc lentement le soldat en se demandant où elle pouvait bien aller, puis, une fois à l'écart de tout, elle la vit se coucher une nouvelle fois dans sa tente.
Terriblement inquiète, la Ditzzy entra à son tour et s'allongea juste en face.

- Dance.....Répond-moi.....Lâcha-t'elle d'une petite voix en écartant ses mèches de cheveux.

Puisque faire de l'humour à cet instant précis était tout à fait inutile, elle ne pouvait pas faire grand chose de plus. Elle resta donc allongée devant elle, pour être présente tout au long de ses souffrances avec l'intime espoir qu'elle puisse s'en remettre. Elle ne savait pas vraiment ce qu'il s'était passé, et elle redoutait le fait de devoir appeler un médecin qui risquait de la démobiliser...En plus, peut-être lui en voudrait-elle pour ça ?
Elle la serra alors dans ses bras, s'installant plus confortablement, et, malgré que cela puisse éveiller des soupçons et nourrir des sous-entendu, elle ne bougea pas.

- Tu iras mieux ma Dance...Avec Nim on s'occupera de toi....Tu récupéreras et tout ira bien....



Daravan a écrit:
[vendredi 7 aout 1457 dans la nuit]

Dara avait pris sa décision, elle était prête à croiser le fer avec ses amis, avec ses frères. C'est le cœur lourd qu'elle suivit les soldats, cette guerre n'aurait pas du avoir lieu... Pourquoi la folie de quelques uns rejaillissaient sur tous ?

Elle ne voulait plus penser, elle avançait telle un fantôme dans la campagne environnante. Les cors se mirent à résonner dans le silence... un chant mortuaire... Elle se mit à courir l'épée à la main, le souffle court... Son cœur battait si fort dans sa poitrine qu'elle crut mourir sur l'instant. Elle chargeait le bras en avant dans la poussière. Ils y avaient des soldats tout autour d'elle, elle abattait son épée tant qu'elle pouvait... Surtout ne pas penser, ne pas croiser les yeux de ses adversaires... Sa chemise trempée de sueur lui collait la peau, elle n'avait aucun bouclier pour se protéger. Mais sa souplesse lui permettait de se défendre comme elle pouvait. Les gémissements et les hurlements autour d'elle la maintenait dans un état second, le temps s'était arrêté...
Tout à coup d'instinct elle envoya sa lame dans l'air mais elle ne fut pas assez rapide et son adversaire lui envoya le pommeau de son épée dans le bras, elle poussa un hurlement de douleur. Ses yeux s'embuèrent de larme mais la colère la fit répliquer sans attendre. Elle esquivât la seconde attaque.
Mais le soldat se tenant devant elle, ne voulait pas la laisser filer ainsi, il fendait l'air de sa lame. Elle ne voyait pas son visage, elle espérait juste que ce n'était pas un ami. Il frappa une dernière fois ...
Le coup asséné l'a mit à genoux, elle blêmit et pensa sa dernière heure venue... Sa vue se troubla, elle n'entendit plus qu'un bruit étouffé et puis vint le silence... Elle tomba sur le sol inerte.
Aristote lui ouvrait il les portes de son royaume ? Tant de regret se déversait en elle... Non elle ne voulait pas mourir, pas comme ça, pas maintenant...


Ptitmec13 a écrit:
[Campement Vae Victis, l'heure a sonné - premiere bataille]


Manier une épée, elle savait faire. Manier les mots aussi même si elle était plutôt discrète. Arrêter des brigands, tancer les esclavagistes, tout ça c’était son métier, sa vocation. Mais ce soir il n’était plus question de vocation mais d’idéal.

Elle tenait son épée, plus si sure de son utilité. Tout le monde se démenait pour que ce conflit fratricide cesse et la jeune femme priait pour que la paix retrouve le chemin des cœurs.

Aime était assez près pour que son sourire la réconforte. Ils se comprenaient sans mots ces deux là, liés par une amitié sans faille. Elle savait ce qu’il avait dans le cœur, savait ses souffrances et ses désirs. Il savait ses questionnements, ses incertitudes. Ainsi allait l’amitié. Et cette amitié prenait sa place dans sa décision, celle de se battre pour donner aux béarnais ce qui leur était du, le respect. Ce respect que la comtesse avait oublié dès l’instant de son intronisation. Ce respect qui permet de vivre en harmonie entre frère. Ptit savait qu’elle avait agit sincèrement , honnetement, envers elle-même et envers les autre.

Devant eux, éphémère protection, une palissade s’élevait. Elle représentait à elle seule la division qui régnait au sein du comté. Ptit en était sure, quelqu’un allait arriver et leur dire que la folie avait cessé. Mais rien..personne, si ce n’est quelques oiseaux qui de leurs cris venaient emplir le silence de la nuit. Les oiseaux se turent..les hommes se chargèrent d’assourdir de leurs hurlements le noir protecteur. L’assaut était donné.

Des secondes ? pourtant on aurait cru des heures. Le fracas des lames, les cris..tout cela ne pouvait pas être vrai. Des amis, des frères de cœurs, des voisins..ils se battaient, s’entretuaient. Elle avançait, lame droite devant elle, cherchant dans chaque silhouette un signe, un souvenir. Frapper un ami, blesser un proche, tuer un béarnais, c’était inconcevable. Et Pourtant, c’était ce qu’elle avait sous les yeux. Du sang déjà jonchait le sol, des corps meurtris tombaient près d’elle, des cris a déchirer le cœur lui arrivaient aux oreilles. C’est la fin du Béarn, pensa t’elle, jamais on ne se remettra de cette barbarie.

Dance, Yolaine, tant d’autres, ses amies, étaient certainement là, l’épée à la main, les mêmes craintes dans le cœur. Aime, elle devait rester près de lui, le protéger comme lui la protégerait. Elle tourna la tête en tous sens pour le voir, l’apercevoir. Trop de gens, trop de bruit.. Il était là. Deux mètres les séparaient, rien que deux petits mètres. Elle fit un pas vers lui, cria son nom au milieu du vacarme. Un second pas, un troisième qui lui permet de voir qu’il n’est plus en danger. Un quatrième, un cinq..une douleur foudroyante, juste un instant.

Quand la lame entre dans son ventre, elle ne ressent plus rien. Son regard croise celui de son attaquant..elle ne comprend pas, ne veut pas comprendre. Yolaine était là, tenant l’autre bout de l’épée mais cela n’avait pas de sens.

Les yeux écarquillés elle restait debout sans même le savoir. Une main s’assura qu’elle ne revait pas. La lame était en elle, amante indésirable et violente.

Un son..
Yol.. elle ne sait plus..s’effondre.


Aimelin_ a écrit:
[Campement Vae Victis, l'heure a sonné - premiere bataille Jeudi 6 aout de l'an 1457]

Le sang allait couler par la faute d'une comtesse aveuglée par l'ambition. Lui n'avait voulu qu'une chose en intégrant cette armée, que le peuple béarnais retrouve par la démission d'Ingénue, ce respect qu'elle ne leur donnait pas, respect qu'elle avait jeté au feu sitôt son séant posé sur le trône. Il était persuadé d'agir pour le bien du Béarn et il avait agit sincèrement, avec son coeur.

Plus le temps de penser, plus le temps de se poser toutes ces questions l'assaut avait été donné et il fallait défendre sa vie même au prix du sang de l'autre. Un regard vers Orantes et ses autres compagnons. Se battre et ne pas les quitter des yeux, être prêts à s'interposer s'ils sont en danger. Ptit n'est pas loin il doit veiller sur elle, il l'a promis. Ils se sont promis de s'en sortir.

Se battre contre des béarnais, contre des amis peut être. Comment arrêter cette folie. Il ne voulait pas n'avait jamais voulu tout ça. Utopie de penser que l'ont peut changer les choses parce qu' on le désire ardemment et qu'on les pense justes. Lui qui s'était battu pour son Roy en champagne, voila qu'il se battait contre son peuple pour défendre sa propre vie.

Le premier soldat qui lui fonça dessus évita sa lame qu'il avait abaissé et dont le bruit le rassura ... il préférait le bruit des fers qui se croisent que celui qui pénètre les chairs. Etait ce la fatigue de cette journée où son épée qui pesait le poids. Son bras était lourd comme s'il refusait de lever cette épée qui s'abattrait implacable sur celui ou celle qui en voudrait à sa vie. Un autre choc des cris à côté mais pas le temps de tourner la tête il faut éviter ce soldat qui lui fonce dessus. Le bouclier de Lily se place entre lui et la lame qui le frappe avec force. Il grimace et frappe de son autre bras. Bruits des épées, les cris de rage quand Aimelin projette son ennemi au sol sauvagement. Survivre il le leur a promis.

Où est elle. Ses yeux fixent devant lui le moindre assaillant. La blondeur le frappera il ne pourra pas la manquer, il ne pourra pas lever son épée s'il la voit.. Mais pas le temps de distinguer, il ne voit que des ombres, des silhouettes des armes qui volent. Un autre cri non loin de lui pendant qu'il se retrouve un peu à l'écart. Eviter cette lame qui lui frole le bras pour aller se planter dans la terre. Il grimace, recule, le fracas assourdissant des armes qui s'entrechoquent lui font tourner la tête.
Un cri comme si on criait son nom et il se retourne pour voir ses compagnons se battre, et il la voit, à quelques pas de lui, elle ne bouge pas, se tient debout face à Yolaine son amie. Son regard se pose sur ses mains et il hurle en se précipitant sur elle.

Elle tombe au sol et il tombe agenouillé à ses côtés, l'appelle, la prend dans ses bras en lui disant qu'elle ne va pas partir, qu'elle ne va pas les laisser, elle n'a pas le droit, ce n'est pas l'heure elle a encore tant de choses à faire. Il crie le nom de son ami Orantes en se relevant, la jeune lourdaise dans les bras.


Je l'emmène à l'abri et je vous retrouve ! il n'entend plus les voix, il n'entend que des murmures pendant qu'il fait au plus vite pour éloigner son amie de ce champ de bataille, ce champ d'horreur.

lien de l'infirmerie

[Campement Vae Victis, Jeudi 6 aout de l'an 1457 apres la bataille]

La nuit était déja avancée lorsqu'il s'écroula sur sa paillasse, les yeux fixés sur la toile de la tente au dessus de lui. Des larmes avaient coulé, les retenir devant les autres, par fierté, par pudeur, pour ne pas montrer ses faiblesses. Mais comment ne pas les montrer quand son amie gisait entre la vie et la mort. Lutter contre la mort apres avoir lutté pour sauver sa vie. Dotch lui avait promis de veiller sur elle et avait obligé le jeune béarnais à prendre du repos.

Il serrait l'anneau au creux de sa main, si fort, que la marque se dessinait sur sa paume. Comme il aurait aimé les avoir à ses côtés toutes les deux. Crois en toi, crois en celui qui veille sur nous, et tu auras la force de continuer ton combat. Dieu qu'il était fatigué. Son corps entier le faisait souffrir tant il le malmenait depuis des jours.
Il devait dormir, il devait prendre quelques forces pour être devant ses hommes. Par chance aujourd'hui aucun n'avait été blessés. En serait il de même le lendemain.



Yolaine a écrit:
[vendredi 7 aout 1457 dans la nuit]

"Vae Victis" était toujours là. Le sang répandu la veille ne leur avait visiblement pas suffit. Cet acharnement aveugle était stupéfiant. Il allait falloir remettre ça. Yolaine était écoeurée. Combien de drames faudrait-il encore avant que les meneurs de cette rébellion insensée retrouvent la raison ? En sont-ils seulement capables ?

Elle repensa à la dernière nuit, à Ptit qui avait certainement succombé à la blessure qu'elle lui avait bien involontairement infligée. Aimelin avait surgi. Envahie par une atroce culpabilité, elle avait reculé alors qu'elle aurait voulu rester là auprès de son amie, tout comme lui... La journée avait été pesante. Les problèmes miniers survenus lui semblaient maintenant dérisoires. Tous, du chef d'armée au plus simple nouveau venu, avaient compris sa douleur et cherché à la réconforter, mais seul le temps atténuerait sa peine.

La nuit vint. Il lui fallait à nouveau faire son devoir, ne surtout pas paniquer, se laisser submerger par le doute ou le remord. Lorsque la bataille reprit, elle fonça dans la mêlée l'épée au poing entourée de ses amis lourdais. Elle aperçut alors cette orthézienne qui avait la veille manqué de peu d'occire son ami Paddy, une dénommée Pamoune lui avait-il dit.


Hé ! Pamoune ! Blesser Paddy ne t'a pas suffit ? Je ne te laisserai pas porter atteinte à un autre de mes amis...

Et elle engagea le combat en songeant à Paddy pour qui elle avait tremblé la veille, craignant bien qu'il ne passe l'arme à gauche. Elle se remémora les leçons d'escrime que lui donna jadis Nairolf et celles-ci firent mouche. Pamoune s'écroula au sol mortellement touchée. Une autre orthézienne vint s'interposer mais un peu tard, une beauté brune à la grâce féline. Les armes s'entrechoquèrent. Cette fois, elle ne pipa mot et poursuivit son action. Une fois encore, la chance fut de son coté : elle parvint à percer la garde de son adversaire et à la transpercer. La brune alla rejoindre son amie au sol. Elle chassa le remord qui l'envahissait : elles avaient largement eu les opportunités de quitter cette armée félone et n'en avaient rien fait, elles avaient quelque part cherché ce qui leur arrivait après tout...


Feignant a écrit:
[ Environ de Lourdes, Devant le campement Vae Victis, premier assaut du jeudi 6 aout de l'année 1457. ]



La palissade de feu empêchait toute entrée dans leur camp. Les chevaux commençaient à paniquer.
Hombre, son destrier, était habitué aux batailles, il avait accompagné Feignant de nombreuses fois. Malgré qu'il tenait en place pour le pas blesser son cavalier, Feignant sentait qu'il avait tout de même peur.
Voyant Faster à terre, désarçonné par son cheval, il s'approcha de lui.


On va pas rester ici à attendre de se faire tirer comme des lapins. Leurs flèches et leurs rocs ne sont pas précis mais on ne peut franchir leur palissade de feu.
Les contourner va prendre trop de temps. Je vais ordonner aux troupes de se mettre à distance, on lancera des salves de flèches pour riposter.


Sur ces mots, il lança sa monture.

Cavaliers !! En arrière ! Maintenez vous sur les flancs à distance, soyez prêt à charger avec moi sur mon ordre.

Soldats !! Reculez en maintenant vos bouclier bien haut pour protéger nos archers. Protégez les civils. Mettez vous à distance de leur projectile.
Gardez courage, le feu ne brule pas éternellement !


Le Sénéchal lançait ses ordres aux chefs de section en galopant à travers les formations.


[ Environ de Lourdes, Devant le campement Vae Victis, deuxième assaut du vendredi 7 aout de l'année 1457. ]

Les flèches et les rocs avaient cessé, sans doute que Vae Victis n'avait plus de projectile.

Le feu avait consumé tout son combustible, ce qui la veille était un mur infranchissable était aujourd'hui une brèche bien ouverte. Leur camp nous était ouvert.

Feignant, toujours monté sur son cheval, se tourna vers l'infanterie, qui avait le regard vissé sur lui. Tous attendant l'ordre, craint ou désiré suivant les personnes.
Un lourd silence s'installa... le calme avant la tempête comme on dit.

Le Sénéchal s'adressa à eux, les Béarnais qui se sont mobilisés pour défendre leur Comté.


Attaquez les. Mais ne portez pas l'arme sur celui qui se rend ou tente de fuir. N'ayez pas de pitié pour celui qui lève son arme contre vous.

Il regarda les chefs de section.

Qu'on donne la charge.

L'infanterie se mit en marche rapide, en direction du campement maintenant sans défense.

Feignant était un fantassin comme un cavalier. Formé par Mélissande chez les Loups de Champagne, il avait obtenu une bonne formation.
Mais il préférait combattre à pied, dans la rage de la bataille, brisant ses ennemis à coup de hache.

Pour cette fois, il prit le commandement de la troupe de cavalier. Son cheval lui permettant d'avoir une bonne mobilité pour donner ses ordres.
Pendant que l'infanterie s'avançait vers le camp et vers la bataille, il restait en retrait avec la cavalerie.
Il aurait voulu être à la bataille, mais il devait savoir sacrifier ses envies pour remplir son rôle.


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MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 15:24 (2009)    Sujet du message: 1457-08-05 - La bataille de Lourdes Répondre en citant

Aimelin_ a écrit:
[Campement Vae Victis, Vendredi 7 aout de l'an 1457 ]

L'anneau tourne doucement entre ses doigts. Des pigeons qui arrivent sans cesse, certains empreints de reproches, où l'incompréhension mélangeait les mots et les sentiments, d'autres d'encouragement, de soutien, d'autres de prières de laisser la mort pour revenir vers la vie. Mais comment pourrait il partir de l'armée félonne et abandonner Madg à qui il a promis soutien et fidélité sans ressentir cette lâcheté qu'il détestait. Il n'est pas de ces girouettes sur lesquelles souffle le vent et qui les font tourner et virevolter sans arrêt changeant la direction de leur regard et de leur souffle. Il est homme de parole et jamais il n'abandonne, jamais il n'a laissé quelqu'un par manque de courage. Seules ses convictions le guident.

Dans tout ce qu'il lit une missive le secoue... le mal qu'il lui avait fait quand elle avait lu son nom. Il a essayé d'expliquer mais les mots ont du mal. La fatigue, la colère de la journée, l'angoisse qui vous prend le ventre et vous fait tordre en deux, embrouille sa plume. Il sait ce qu'il se passe dans sa tête, il sait la comparaison qu'elle fait, ne doit pas comprendre que lui, droit et juste, se bat dans le camp ennemi. Pourtant s'il souhaite qu'une femme comprenne son geste c'est elle. Que pensent aussi ses autres amies, perdues peu à peu de vue au long de sa souffrance, mais qui ne quittent pas pour autant ses pensées. Sans doute guère du bien. Ne jamais renier son passé ni ceux ou celles qui en ont fait partie. La distance s'installe, les souvenirs restent. Il ne pourra pas leur dire.

Ses pensées repartent encore en Champagne, Duché de tant de rencontres, de tant de joies et souffrances. Les paroles de Caro quand elle avait appris son engagement dans une armée parce qu'il n'avait plus rien à perdre et qu'il pensait leur cause juste. Défendre le peuple et les opprimés. Les mises en garde de Malt auxquelles il avait souri. Il était revenu peu après, les buts de cette armée ayant changés, et n'étant pas d'accord. Il l'avait dit avant d'en sortir. Il n'était pas là pour tuer... et ni aujourd'hui.

S'il devait mourir sur le champ de bataille il aurait la fierté d'être allé au bout de ses convictions, au bout de ses rêves de liberté et de justice. Mieux vaut mourir d'avoir voulu croire en ses idéaux, que de s'être laissé mener en laisse.


ils ont lancé la charge !! ils arrivent sur nous !!

La réalité reprend sa place. Il replace l'anneau dans son ceinturon, lève les yeux vers l'armée qui fond sur eux. Il lève son bouclier, son épée bien en main, commande à sa section derrière lui.

bouclier en avant et ne frappez que pour vous défendre ! Qu'aristote vous protège !

Si l'on pouvait lire dans le gris de ces yeux on y lirait l'incompréhension. Encore devoir les affronter, encore devoir prendre le risque de tuer l'un de ses amis. Un regard vers Madg avant de n'avoir d'yeux que pour le danger qui s'approche à grands pas


Dancetaria a écrit:
[Vendredi 7 aout de l'année 1457, un peu avant ... et la charge]

- Dance.....Répond-moi........ Tu iras mieux ma Dance...Avec Nim on s'occupera de toi....Tu récupéreras et tout ira bien....

Elle se réveille, doucement. Elle est là, toujours quand elle en avait besoin. Ditzzy. A côté d'elle, sa présence l'apaisait, même si elle n'était alors encore capable de sortir le moindre mot. Juste un regard envers elle, et un petit sourire. Elle lève sa main, prend la main de sa sœur, comme pour retrouver un peu de force. Elle sombre à nouveau dans le sommeil, comme dans le plus profond des comas. Sommeil réparateur, et plus que nécessaire.


Le réveil

Elle se réveille, elle allait mieux. Dit était encore à ses côtés, endormie, elle aussi. Doucement elle la réveille, enfin, doucement, selon les avis.

Soldat ! Garde à vous !

Devant la mine dépitée de Dit, qui ne semble pas comprendre grand chose dans un premier temps, elle se met à rire. Elle savait qu'elle ne lui en voudrait pas, elle serait au contraire réconfortée de la voir aller mieux.

La charge

Elle avait repris confiance en elle. Elle s'était fait tant de reproches et ses amis s'étaient inquiétés, aussi, que ce soit Aknail, Dit, Faster ou même Pyrrus, son Lieutenant Hm. Trop d'état d'âmes, cela ne fait pas un bon soldat. Oublier qui on affronte, prier, prier très fort pour ne pas le croiser, lui, avec son épée, et frapper, frapper les autres sans remords. C'est eux, ou elle. Ce ne sera pas elle. Ils avaient choisi leur camp, elle avait choisi le sien. Alea jacta est.
Visage fermé, regard froid. Plus de peur dans ses yeux, comme au dernier combat. Ce soir, le combat reprenait, elle était là.

Les combats semblaient plus violent alors que l'armée Vae Victis attaquait. Son épée bien serrée entre les deux mains, elle ne connaissait pas ses adversaires. De temps à autre, elle jetait un coup d'œil, le cherchant, mais bien vite elle se reconcentrait. Son épée semblait bien plus agile, le claquement des lames, son bouclier pour éviter qu'elle ne soit trop abîmée. D'un coup d'épée, et de rage, sa lame plongea droit dans l'abdomen de celui qui était alors son ennemi. Son corps gisait à même le sol, mais Dancetaria avait déjà repris sa posture de combat, prête à attaquer quiconque viendrait la défier.


Orantes a écrit:
[Campement de Vae Victis – jeudi 6 août 1457- Premier assaut ]

L’heure n’était plus à faire la simple sentinelle devant le campement pour Orantes. Le son d’un cor résonna dans la nuit, cette écho terrible sonnait l’heure d’un combat qui serait fratricide, l’épine dorsale du jeune homme fut traverser par un frisson glacial. Paralysé, le tout nouvel homme d’arme ne parvint à revenir à lui que lorsque son chef Aimelin ordonna le regroupement de leur section afin de marcher au combat.

Le sifflement de la première volée de flèches des archers de Vae Victis n’avait pas fini que déjà de longues langues de feu entouraient le campement de leur armée, stratagème élaboré par Madg afin de rendre impossible toute attaque à cheval. Le paysage tout entier s’embrasa soudainement d’une couleur safranée tandis que le visage de ses compagnons d’armes était de plus en plus blême. La peur certainement avait envahi leurs esprits, la crainte de voir surgir soudain un visage connu dans les rangs d’en face, un ami, un frère peut-être.

Soudain ce fut la charge ennemie, le déchaînement des cris de toute nature, le bruit étourdissant des lames qui s’entrechoquent et cette mêlée des corps des soldats qui n’en finit plus de déverser son lot de sang et de cadavre. Orantes est comme absorbé dans celle-ci, Orantes ne pense plus, il est pris dans ce tourbillon atroce comme une marionnette de saltimbanque. Ces gestes sont comme commandés par une unique visée : sa survie.


Je l'emmène à l'abri et je vous retrouve !
Ces mots résonnent mais ne lui parviennent que comme un chuchotement. Qui les a dits ? Orantes ne sait plus, il est perdu dans cet océan de désolation…

[Campement de Vae Victis – vendredi 7 août 1457- Deuxième assaut ]

Orantes n’a pu fermer l’œil la nuit dernière, beaucoup de ces compagnons sont tombés sous le bras vengeur de l’ost comtal. Des images viennent hantées en permanence ses pensées. Lorsque, une nouvelle fois, le son atroce des cors retentit, il a le pressentiment d’une fin proche et certaine. Lui habituellement si batailleur ne se sent plus de taille à affronter ce cauchemar.

Bouclier en avant et ne frappez que pour vous défendre ! Qu'Aristote vous protège !
Il perçoit dans l’ordre de son chef de section une sorte d’incrédulité face à la situation qu’ils occupent. Il fallait attendre qu’on vienne jusqu’à eux comme le boucher vient jusqu’à la bête qu’on égorge. Il jette un regard à Louliane qu’il connaît depuis peu, lui met là main sur l’épaule et lance un hurlement afin se donner du courage pour entrer à nouveau dans ce chaos.
Puis tout va très vite, un briscard ennemi charge contre Aimelin qui tombe à terre. Orantes, animal enragé, fonce vers l’homme dont il aperçoit les yeux au travers de son casque : le regard d’une bête, le regard d’un bourreau, de son bourreau. Un voile rouge vient alors couvrir la dernière vision qu’Orantes aura de ce monde, celle de l’épée qui s’abat sur son flanc.


Loulianne a écrit:
[ Du côté de Vae Victis, vendredi 7 août ]

La veille avait donné lieu au premier assaut et c’est avec de légères courbatures que tu étais rentré au campement, éreintée par cette bataille où quelques malheureuses âmes y avaient été blessées, pire encore, y étaient restées.
Et alors que l’on retournait morts et blessés gisant au sol, dans l’espoir de retrouver un compagnon, un frère d’arme, pour le ramener au camp, c’était toujours un spectacle désolant que de voir combien les hommes pouvaient se vouer une inconsciente haine au point que certains avaient transpercé de leur lame tranchante, l’âme de leurs meilleurs amis.
Toujours ce sentiment de force en vous au moment où l’adversaire croule sous la blessure que vous lui affligez.
Toujours ce sentiment de culpabilité en vous, une fois que l’adversaire tombe au sol, gisant déjà dans son sang chaud … surtout lorsque la raison vous revient, surtout lorsque son visage vous est familier.
Et puis parfois rien, juste le besoin d’en finir, ce genre de choses qu’on ne peut comprendre. Où comme possédé, vous ne vous rendez compte de plus rien, vous tapez de tout côté, votre lame s’enfonce quelque part, et en ressort rougie.
C’est toujours ceux qui racontent détester le sang qui finalement en répandent le plus.
C’est toujours ceux qui restent cachés dans l’ombre, qui viendront trancher votre être en deux.

Tu n’as touché personne, et personne ne t’a touché. Tu as brandis ton épée, tu as crié, tu as frappé, tu t’es battu. Mais uniquement pour te défendre. Ainsi tu es rentré au campement, fatiguée, dégoûtée par ceux d’en face, ceux qui ne voulaient absolument pas faire couler le sang, ceux qui n’attaqueraient aucunement l’armée Vae Victis.
Ceux là qui ont commencé pourtant. Elles sont bien belles leurs paroles … Ils disent qu’ils ne feront pas le premier pas et …

Tu t’es couché en silence, le regard fixé sur tes mains tremblantes rien qu’en pensant au lendemain. Comme un pressentiment. Comme quelque chose qui te disait de ne pas prendre tes armes, et de ne pas y aller…


...

- Que l’on m’arme à nouveau !

Ton écuyer et celui d’un autre soldat tombé la veille, s’affairaient à t’armer le plus rapidement possible alors que des cris d'hommes se faisaient entendre au loin. Une fois prête, tu t’empressas de grimper sur Avalone, et partit au galop rejoindre tes compagnons d’armes.
Une fois sur le lieu de la bataille, tu ralentis devant ces hommes qui avaient déjà repris le combat.
Une main posée sur ton épaule pour te donner du courage.
Ton vague sourire.
Et puis une foule d’hommes et de femmes, des cris, des hurlements, on se bousculait comme à la foire de Noël. Du fer qui se croise, des bruits sourds de corps tombant au sol, et toi brandissant ton épée au dessus de la tête, hurlant à t’en briser la voix, fonçant droit dans ce nuage humain.
Tu as frappé certainement.

Soudain, ton regard se pose sur un corps gisant au sol.
« Une main posée sur ton épaule pour te donner du courage.
Ton vague sourire. »
Orantes.
Il venait de tomber, blessé au flanc.


Orantes, relève-toi maintenant !

Du haut de ta jument, ne faisant plus attention à ce qu’il se passait autour de toi, énervée de le voir blessé, tu t’entêtais à vouloir le voir debout en lui hurlant dessus.

Debout !!! Maintenant !!!

Mais il ne répondait pas …
Et c’est dans cette inattention que quelqu' un tira violemment sur ta huque et te jeta à terre te faisant tomber du haut de ton cheval. Ta tête vint heurter une pierre au sol, ce qui te fit brouiller la vue immédiatement. Tentant de te relever, tu restas cependant immobilisée sous le poids de ton armure et la personne se jeta sur toi. Sans percevoir s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme, tu te débattais comme une lionne, en parvenant à prononcer quelques mots, mâchoire serrée :

- J’ai baillé ma foi à un autre que vous !

Mais le pommeau de son épée vint se heurter avec violence sur ton front.Un coup que tu n'aurais pu parer et une source chaude coulait déjà sur ton visage, ton sang se répandait à une folle vitesse que rien n’aurait pu arrêter. Tentant de te relever à nouveau, c’est un coup fatal, par derrière, comme un rocher tombé sur la tête, un coup de massue sur la nuque, un semblant de mort, qui a eu raison de toi. Ton visage se fige, ta bouche reste entrouverte laissant échapper un dernier râle, ton regard se fixe dans le vide.
Le voile noir.
Un frisson parcourant tout ton corps.
Cette chaleur rouge qui s’échappe rapidement de toi.
Ton visage en sang, te laissant méconnaissable.
Pour toi, tout est certainement terminé.
Comme un pressentiment. Comme quelque chose qui te disait de ne pas prendre tes armes, et qu’il ne fallait pas y aller …


Aknail a écrit:
[hrp]Veuillez tous me pardonner pour la longueur de cet article, j'éspére que vous y trouverez grand interêt à le parcourir.[/hrp]

Ce n'est qu'en étant armé d'un simple manche que le soldat Aknaïl s'élança à l'assaut avec ses frères d'armes. Comme pour tout le monde auparavant, il était répugné à l'idée de frapper des hommes et femmes issu du même comté. Mais aujourd'hui, l'heure n'était plus au doute. D'ailleurs, il n'y avait pas à douter. Aknaïl ne pouvait se résigner à l'idée de ne pas combattre puisqu'il ne laisserait jamais tomber les siens, qui, de leurs cotés également, risquaient leur vies pour celui qui se battait à ses cotés. L'élan de fraternité de l'OST était d'une puissance inégalée, chacun se considérant comme le membre d'une famille soudée. Et même si beaucoup détestait de devoir se battre contre des amis qui avaient choisi leur camp surement pour les mêmes raisons, aucun ne pouvait rester en arrière.
Les cris se mêlaient à la charge assassine des deux clans, faisant monter la tension nerveuse des combattant à son paroxysme. Les hurlements volaient, suivit d'injures et d'encouragement de combat alors que les mètres s'égrenaient, la distance entre chaque camp se raccourcissant à une vitesse incroyable. Très vite, les plus rapide passèrent en tête, levant épées, masses, haches et bâtons de combat. Le soldat les voyaient, tous, transporté par le danger, le risque, et l'excitation suprême ; Les masses se donnant chacune l'air d'être momentanément invincible, inébranlable.

Dix mètres !

Là devant, des colonnes de fumées noires s'élevaient où les restes de la palissade de protection brulaient encore faiblement. Les pas innombrables frappant le sol faisait trembler la terre en un grondement terrifiant, la charge adverse devenant aussi impressionnante que la leur.

cinq mètres

Tous lèvent épées et boucliers, se préparant au choc ultime, la collision des deux clans. Les premiers se rencontrent, mais poursuivent leurs chemin en profondeur, alors que la masse commence à peine à se mélanger.
Et là ! Là.....Le temps ralenti....Comme si la seconde avant le terrible fracas devenait une éternité....Gain de temps où, dans tous les esprits, passe des pensées diverses, traversant les têtes en un dixième de secondes.
Certains prient pour leurs âmes, d'autres se disent « advienne que pourra », d'autres encore, prennent une profonde inspiration juste avant l'éclat de brutalité.
Et soudainement, un coup de tonnerre résonne d'une puissance inouïe. Le sol tremble comme jamais, les cris deviennent plus fort, les entrechoquements d'épées, du contact d'armures à armures, boucliers contre boucliers, s'élèvent alors dans le ciel sans nuage.
Là-bas, dans les villes alentours, des hommes et des femmes ferment les yeux, comprenant que la guerre à réellement débuté entre deux armées qui se maudissent, mais se respectent en même temps. Des prières s'élèvent silencieusement des églises, prit de compassion pour les morts à venir, les blessés qui ne s'en remettront jamais, et les vainqueurs qui seront marqués à vie de cette époque où le Béarn vint à se déchirer en quasi guerre civile. Des gens, dans le calme de leurs demeure, approchent des fenêtres, cessent leurs activités, pour entendre, ému et triste, le faible boucan lointain.
Et eux, vaillant soldats et civil, Los aiguilles de Abidos, et Vae Victis ne deviennent plus qu'un, dans un tourbillon de rage et de mort. La vallée devient un sanctuaire de bataille, d'où s'élève bien vite les premiers cris d'agonie. Des corps chutent, parsemé de larges entailles qui laissent couler à flot le sang. L'herbe devient rouge, piétinée par les chausses et écrasées par les boucliers détruits, et les morceaux d'épées fracturées.

Aknaïl est entré. Il ne reconnaît plus personne, ne sait même pas où est l'adversaire. Certains se battent en groupe, en mélange inégaux, et d'autres en duo morbide. Un premier ennemi apparaît soudainement, et seul, son cri l'alerte. Le soldat abat sur lui son bâton, puis s'enfonce plus profondément dans la terrible mêlée. Les combats font rage, et il faut bientôt enjambé les corps. Aknaïl finit par croiser une femme qui se bat avec ardeur et courage. Une combattante aux cheveux aussi noire que la suie, qui se défend contre plusieurs agresseurs. Une adversaire.
Le soldat est prit dans la tourmente de la haine et de la violence. Plongé jusqu'au cou il perd tout ses moyens et envoie le plus fort possible son bâton qui s'écrase contre son flanc, et cède sous le choc.
Sa blessure ne semble que superficielle, puisqu'elle poursuit le combat avec une hargne étonnante. Et alors que la bataille continuait en tout lieux, le temps se figea pour Aknaïl, alors qu'un sentiment d'humilité le traversait.
Une femme....Que j'ai frappé.....Par derrière....

Son regard se tourne ailleurs, et se dépose sur les combattants des deux camps. Les épées se mêlent, le bruit résonne violemment dans son crâne, et subitement, une lame plonge dans un corps, sur le flanc. Un cri s'élève, un parmi tant d'autre, et un nouvel adversaire le remplace. Non loin, l'un des volontaire à laissé tombé son arme. Il sanglote en portant les mains à sa bouche, reconnaissant un ami qui faisait partit de Vae Victis, et qui, à présent, n'était plus.
De maigres survivants en agonie rampe, le visage tendu vers le ciel, couvert de sang, à la recherche d'air à respirer. Une autre est assise, les genoux au sol, et hurle à la mort, alors que les combats s'enchainent dans les tripes et le sang sans que personne ne la remarque.
La respiration d'Aknaïl devient encore plus forte. Il se sent trembler, avoir chaud, puis froid. Partout ou se pose son regard, il ne voit que souffrance, haine et désolation.
Quelqu'un l'emporte soudainement au sol, un homme qui a le même âge que lui, et qui semble aussi fort. Tout les deux sans armes, ils luttent, se roule par terre, passant par dessus des cadavres et des blessés encore en vie. Les coups de poings fusent, mais aucun ne se laisse démonter.
Le temps devient alors tout à fait dérisoire, devenant impossible à saisir, et à comprendre. Était-ce des minutes ou des heures ?
L'un des camps finit alors par ordonné la retraite, et les derniers survivants fuient en tentant d'emporter les blessés léger. Aknaïl fait toujours face à son adversaire, et tout les deux sont épuisés, à égalité. Couché sur le flanc, chacun en face de l'autre, ils se regardent essoufflés, mais ne veulent plus se lancer. Les yeux se sont ancrés d'un coté et de l'autre, silence et essoufflements. Aknaïl secoue la tête, et son adversaire baisse les yeux, sur un corps non loin. Son regard remonte alors vers lui, et une infinie tristesse se peint sur son visage.

Pourquoi tout ça....Qu'est-ce qui changera ?....Rien de définitif....A part leurs vies...

L'ennemi se relève, puis prend alors la fuite, suivant le reste des troupes bien minime qui parvient à s'échapper du champ de bataille, jonché de corps. Certains sont en vie, d'autres non, et les vainqueurs se mettent à la recherche de ceux qu'ils peuvent encore sauver, ami ou ennemi. Là encore, des civils volontaires et des soldats ploient sous le rude coups de découverte tragique, de frères ou de membres de famille avec qui ils ne partageront plus rien. Certains autres se rassemblent, se soutiennent mutuellement, et tente de ne pas céder à la chute brutale de la pression.
Le soldat Tarbais se relève alors, et se met à courir. Il scande le nom de ses amis, et finit par tous les retrouver, en vie. C'est alors, que quand il se crut en sécurité, des flashs lui revinrent, de ce qu'il avait fait, et de ce qu'il avait reçu.
Aknaïl venait de vivre sa première mêlée, son premier baptême du feu, et il ne l'apprécia pas. Il se stoppa, puis s'immobilisa, le regard rivé sur une femme couverte de sang. Il avait partagé avec elle des mots, des choppes et de beaux fous rires en taverne il y a un mois. Maintenant, il scrutait de ses yeux étonnés ce visage tant défiguré, sans réellement savoir si elle était encore en vie ou non.


Aimelin_ a écrit:
[Campement de Vae Victis – vendredi 7 août 1457- Deuxième assaut ]

Lever son bouclier, parer les coups d'épées qui fusent, les lames qui passent si pres de son visage. Celle la qui effleure sa cuisse mais continue sa course quand Aime repousse son agresseur d'un coup de bouclier. Une douleur à l'épaule quand une lame vient le mordre pour laisser juste un petit sillon histoire de lui rappeler cette bataille.
Se retourner brutalement, parer une attaque qui arrive de derrière, faire croiser le fer, donner tout ce qu'il a pour rester en vie. Les dents serrés, le regard fixé sur chaque visage qu'il a en face de lui, essayant de deviner les regards sous les casques de certains. Pas elle Aristote, je vous en conjure pas elle. Comme il déteste se battre contre les siens.

Il lutte, fait parler son épée à chaque coup porté pour le parer. Fidèle amie qui l'a tiré de bien des mauvais pas et a transpercé ceux qui s'en prenaient à sa vie et à celles de ses proches. Ce soldat est costaud et il doit mettre toute sa force, tout son désespoir pour le repousser violemment, parant ses coups, ripostant, tenant son épée si fermement qu'il a l'impression qu'elle s'est incrustée en lui. Personne ne la lui enlèvera comme personne ne lui enlèvera sa vie.
Se retourner encore aux cris qui fusent de derrière lui, faire face à ce soldat qui lui fonce dessus, l'épée levée... il lève la sienne prêt à recevoir et à parer encore une fois le coup qui veut le mettre à terre.

Un coup dans le dos le projette au sol où il tombe face contre terre, son front qui cogne brutalement le sol... puis le noir.....

..........

La chaleur, et un sentiment d'étouffer lui font ouvrir les yeux. Face contre terre, la sueur et la terre lui ont marqué le visage. Que s'est il passé. Il se sent immobilisé par un poids sur lui, un corps?. A t il été touché. Il essaie de bouger pour faire glisser ce poids sur le côté. Il regarde l'homme allongé sur le dos, reste pétrifié devant le visage couvert de terre et de sang.
.. Orantes... un compagnon de section... son ami. Il approche son visage du sien, pose ses doigts à son cou, là ou l'on sent la vie battre ou se taire. Elle bat doucement il vit. L'éloigner, l'emporter comme il l'a fait pour Ptit.

Il se relève et s'agenouille. Tout autour d'eux des hommes et des femmes cherchent les blessés, les morts, cherchent les visages connus.

Sa section, où est elle ? Et Madg ? Il regarde sa main qu'il a posé sur Orantes et voit tout ce sang à nouveau. Son regard se pose sur le corps à côté... Louliane ! elle aussi git sur le sol, couverte de sang. Même réflexe, il va s'agenouiller pres d'elle, essaie de sentir ce petit signe de vie. Il n'y arrive pas, ne l'entend pas. Son regard cherche. Ou sont Sateen et Dobromir ?

Soupir de soulagement quand il les voit bouger à quelques pas de lui. Blessés mais vivants. Il leur faut amener leurs deux compagnons à l'infirmerie au plus vite.
Péniblement il se relève hébété. A t il voulu le protéger, est ce lui qui l'a forcé à s'écarter pour prendre le coup. Son regard va de l'un à l'autre avant de réagir. Il regarde ses deux compagnons légèrement blessés.


Il vous faut des soins... je vais m'occuper d'Orantes, portez doucement Louliane et suivez moi il nous faut les sortir de là.

Son bouclier dans le dos il attrape l'homme qu'il arrive à hisser sur son épaule. Il fait son poids et Aime grimace sous la charge. Le temps de s'assurer que ses deux compagnons le suivent et il prend la direction de l'infirmerie. Même spectacle désolant apres chaque combat. Celui-ci a été d'une violence inouïe. Les soldats adverses ont mis toute leur hargne à les décimer.

Il marche ne pouvant s'empêcher de regarder chaque visage qu'il croise. La peur au ventre à chaque fois qu'il passe devant un corps couché sur le sol.

Dire que la guerre est une folie n'est pas assez fort.


Artmeis a écrit:
[ Environ de Lourdes, Devant le campement Vae Victis, premier assaut . ]

Faire retraite, rapidement, boucliers levés, protéger les civils, se mettre hors de porté des projectiles... A peine l'assaut commencé, les soldats faisaient déjà marche arrière. Dernier sursis à ce qui allait être un combat fratricide ensanglanté. La mâchoire serrée, Artmeis regarda rapidement ses voisins . Il vit dans leurs regards un certain soulagement. Soulagement de repousser encore une fois ce moment inévitable, ce moment où il faudrait choisir entre l'amitié et la loyauté, entre la vie et la mort... Il ne faisait aucun doute que toutes les femmes et les hommes qui composaient cette armée n'hésiteraient pas. Beaucoup regretteront, beaucoup en sortiront anéantis mais aucun n'abandonnera sa place, mettant ainsi en danger ses compagnons d'armes.

Les flèches et les rocs tombaient à quelques mètres des premières lignes. De temps en temps, un archer plus doué que les autres arrivait à envoyer un projectile jusqu'au centre du groupe de fantassins mais il se plantait à chaque fois dans un des boucliers qui étaient aussi tôt levé. Combien de temps attendirent-ils avant que cette pluie mortelle cesse ? Le jeune soldat ne pouvait le dire. Il avait laissé ses pensées vagabonder, le souvenir de soirée en taverne paloise lui arrachant un sourire malgré ce moment funeste. Étrangement, ce ne sont ni des cris ni des ordres qui le ramenèrent à la réalité, mais bien ce silence. Pesant silence, comme si tous les soldats avaient retenu leur respiration dans l'espoir d'une éventuelle bonne nouvelle qui n'arrivera jamais...

[second assaut.]

Ce qui devait arrivé arriva : le sénéchal ordonna d'attaquer le camp adverse dont le rempart de feu s'était lui aussi soudainement évaporé. Le jeune soldat ajusta ses prises sur son bouclier et son épée avant d'emboîter le pas de son chef de section. Ceci allait être son baptême du combat, sa première bataille, avec les premières visions d'horreurs , de blessés et de morts. Ses poumons se remplirent d'air. Il apprécia cette sensation de vie, d'existence. Qui sait s'il ressortirait de cet affrontement en bon état? Et surtout, s'il en ressortirait tout bonnement... Sa tête alla vigoureusement de droite à gauche. Il ne fallait pas penser à cela, il ne fallait plus penser. Pour une fois, il fallait agir avant de penser. Le camp adverse devenait de plus en plus grand à mesure qu'ils s'en approchaient. On pouvait voir des hommes et des femmes armés, prêts à les recevoir. Malgré tous ses efforts pour ne pas réfléchir, un constat lui vint très clairement : bien qu'il n'avait pas de pitié pour leurs adversaires, allait-il avoir assez de force d'esprit pour les mettre hors d'état de nuire ?
La première ligne engagea le corps à corps à cet instant. Le jeune homme voyait maintenant clairement le visage des adversaires. Levant son épée en l'air, il décida que sa première mission, au détriment de blesser les membres de l'armée félonne, serait de survivre à cette bataille...


Dernière édition par Archiviste le Jeu 24 Sep - 16:17 (2009); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 15:29 (2009)    Sujet du message: 1457-08-05 - La bataille de Lourdes Répondre en citant

[RP] Baroud d'honneur (sur rp partage)


[RP] 1457-08-09 Baroud d'honneur - derniere bataille


Madg a écrit:
[Sur les collines béarnaises]

Sur ces collines, les hommes de Vae Victis profitaient de ce peu de calme pour se reposer, reprendre leur souffle. Madg regardaient les hommes et les femmes qui la suivaient, ils étaient beaucoup moins nombreux, étaient ils restés derrière? étaient ils... tombés? Une goutte perlait sur sa joue, essuyant sa joue, affichant sa main devant elle, elle venait de perdre son premier sang. Main sur la tempe, elle avait été touché, elle en avait même perdu son arme. Elle portait sa main à sa cuisse, elle possédait toujours sa dague.

Cette fois ci, le combat avait été plus violent, Abidos n'hésitait pas une seule seconde à attaquer...et Vae Victis faisait de son mieux pour se défendre. Les soldats avaient la tête baissée, le regard vide, ils savaient qu'à présent Abidos était bien supérieur à eux...

Aimelin arrivait, il était en vie, Orantes...!?


Aimelin! Où est Orantes?

Son regard semblait absent...le silence en disait long... Un long soupire sortait de son âme, leur combat ne semblait pas être entendu... continuer, c'était aller au massacre pour tous ses hommes qui ne voulaient pas en arriver là. Beaucoup de nos hommes en avaient payer de leur vie, ces hommes qui avaient confiance en leur Généraux. S'arrêter, déposer les armes, et ils auront peut être une chance d'être encore amnestiés par la Comtesse, étant donné qu'ils n'ont porté aucune attaque directe

Aimelin
je pense qu'il faut faire preuve de raison cette fois ci
notre combat n'a pas été entendu
l'armée Abidos nous attaque comme des lapins

Faut il vraiment que je mène ces hommes à la mort pour leurs idées
qui ne sont pas écoutées?


Aimelin_ a écrit:
[Sur les collines béarnaises]

Il revient de la tente médicale et passe sous sa tente enfiler une chemise un peu plus propre que celle tachée de sang. Il est soucieux, pense à ses amis qu'il vient de confier aux médecins qui font de leur mieux pour s'occuper de tout blessés sans distinction de camp. La présence de son amie Dotch, Duchesse de St Forentin, le rassure un peu. C'est une femme droite, avec qui il a travaillé lorsqu'il était connétable et elle Cac... une femme de valeur comme il les aime, comme le sont ses amies.

Un soupir de soulagement quand il aperçoit Madg mais une grimace quand il s'approche et voit du sang couler de sa tempe.


Aimelin! Où est Orantes?

Il la regarde un peu inquiet ... tu es blessée ... avant de continuer ... ma section a été décimée. Orantes et Louliane sont grièvement blessés mais entre les mains des médecins. J'en reviens et y retournerai des que possible.

Il se tourne vers la vallée. Elle parle, il l'écoute, comme elle l'écoute à chaque fois qu'elle lui demande conseil. Il ne peut s'empêcher de penser à la comtesse qui elle, met toujours sa parole en doute. Comment régler un conflit, comment vouloir la paix lorsqu'on doute de la parole de ses adversaires.

Il tourne son visage vers elle. Il a appris à la connaitre, elle est lasse, ce n'est pas ce qu'elle désirait même si d'autres prétendent le contraire.
Lui il sait, il est là avec elle, en première ligne, il sait que jamais elle n'a voulu faire couler le sang, sinon elle aurait frappé la première. Il hausse les épaules, las de se dire que quoi qu'ils fassent quoi qu'ils disent, la dirigeante du Béarn ne prend pas leurs dires en considération.


Je sais que tu n'as pas envie de les mener à la mort. Hélas tu as raison la dirigeante et ses ouailles n'en ont que faire de nos idées. Tu sais aussi que bornés et obtus, les chefs d'armés n'attendent que ça, en finir avec nous. Demain ils seront là.

Nous n'avions pas bougé, nous avions la comtesse avec nous pour négocier et ils ont fait la bêtise d'attaquer, au risque de la blesser et au risque de blesser l'Archevêque. Ce n'est pas elle qui commande ce sont eux... eux seuls.


Il se rapproche d'elle et prend son mouchoir dans sa poche pour essuyer doucement le sang qui coule de sa tempe sur sa joue. Vieux réflexe de son séjour à l'hospice de Compiègne, soigner.

Quoi qu'il en soit, je ne quitterai pas cette armée sans toi et les autres.
Demandes l'amnistie pour tous si tu le désires mais je n'ai aucune confiance en eux. Depuis le début, ils n'ont pas eu de parole.


Il se tourna à nouveau vers la vallée, le regard perdu au loin, laissant le léger vent caresser son visage, en faisant doucement danser ses cheveux.

Du vent .. elle est comme ce vent qui souffle sur la campagne et balaie doucement les quelques herbes rebelles qui osent encore se dresser face à lui.

Des dirigeants qui n'écoutaient pas le peuple, ne le respectaient pas.


Montaizuma a écrit:
[Des collines béarnaises à la mort sur la route de Lourdes]





Elle s’était bien vite aperçue que la situation était désespérée pour Vae Victis. Elle avait entendu quelques phrases échangées entre Madg et Aimelin " Faut il vraiment que je mène ces hommes à la mort pour leurs idées qui ne sont pas écoutées? "…….. " Demandes l'amnistie pour tous si tu le désires mais je n'ai aucune confiance en eux. Depuis le début, ils n'ont pas eu de parole "

Comme elle n’était pas venue se battre pour des idées, mais pour de l’argent qu’on lui avait promis, Montaizuma quitta le matin du 8 juin cette armée qui était condamnée.

Elle prit le chemin de Lourdes, puisque la comtesse avait dit que toute personne se rendant aurait la vie sauve …..et pour Montaizuma y avait que plus que ça qui comptait, sauver sa vie, de toute manière elle savait qu’elle ne verrait jamais la couleur d’un écu pour s’être battue comme mercenaire.

Elle était seule sur la route au petit matin du 9 juin elle commençait à apercevoir la ville de Lourdes, quand tout à coup un groupe de l'armée "Lous Aguiles de Abidos" dirigée par Faster83, venu d’on ne sait ou lui tomba dessus …..

Elle n’eut pas le temps de dire un mot, ni de dégainer son épée pour se défendre …le premier la blessa grièvement d’un coup d’épée, la deuxième la fit passer de vie à trépas ……elle était là allongée corps sans vie que les autres continuaient à s’acharner dessus …..

Ils devaient vraiment avoir la rage au ventre et la haine pour agir de telle manière.

De toute façon ça n’avait aucune importance, celle qu’ils étaient en train de découper en morceau n’était qu’une mercenaire ……on pouvait encore voir un tatouage sur son bras, sa devise, VIVE LA MORT, VIVE LA GUERRE, VIVE LE VALEUREUX MERCENAIRE.


Madg a écrit:
[Quelque part, sur les collines béarnaises]

Aimelin était un homme réfléchi, ses paroles étaient pleines de bon sens. Tout ce qu'il disait était vrai, la Comtesse ne se moquait que de son peuple, son absence était des plus navrante en cette crise difficile, et les béarnais qui la suivaient aveuglément. Elle n'avait pas l'envie de baisser les armes, s'il le fallait, elle se battrait jusqu'à la mort... mais elle était responsable des hommes qui la suivaient, elle ne devait pas penser en tant que guerrière ou soldat, mais en tant que chef d'armée.

Certains étaient dépités, ils s'en allaient au loin sans prévenir, sans détourner le regard, c'était leur liberté. D'autres étaient en sécurité dans la tente d'infirmerie. Aimelin s'était chargé de cela, son coeur était empli d'amitité contrairement à celui de Madg. Sur cette colline, il ne restait qu'une poignée d'hommes, mais qui avaient la volonté de se battre jusqu'au bout pour leurs idées. Aimelin essuya une goutte de sang qui coulait à nouveau sur le visage de la jeune femme, quand elle apercevait un peu plus bas, l'homme qui lui avait causé cette blessure...un éclaireur... Vae Victis avait été repéré, cela en sera bientot terminé pour eux.


Bien, mettons nous en garde
Ils vont nous trouver d'ici peu de temps.


Madg sortait sa dague de l'étui accroché à sa cuisse; le regard au loin pour apercevoir la poussière des cavaliers d'Abidos quand elle se présenterait.

Quelques temps plus tard, la poussière se faisait voir, Abidos arrivait à grande vitesse pour en finir une bonne fois pour toute de cette histoire. Chacun des hommes de Vae Victis regardait en cette direction, sachant que c'était peut être leur mort qui venait les chercher. Le terrain était propice pour que cela soit plus facile pour eux de se battre, mais il n'en sera rien, vu le peu d'hommes qu'ils restaient encore. Une dernière parole de la Co Général envers ses hommes.


Merci!
merci pour ce combat que vous avez mené à mes côtés
je suis fière de vous, fière de voir qu'il y a, en ces terres,
des hommes qui se battent pour leur conviction
même s'il vont à l'encontre du Pouvoir


Quelques mètres, voilà ce qui les séparaient. Ils étaient largement plus nombreux, mais jusqu'à la fin, ils se défendraient. Pas moins de cinq soldats se dirigeait vers Madg, armés d'épées et de batons; la meneuse de Vae Victis ne portait que sa dague et son bouclier.

Bouclier en avant, elle parait certains coups qui venait en sa direction, pour riposter avec sa dague, mais la distance était à son désavantage. Un coup d'épée à son bras, une blessure peu profonde, mais suffisante pour lui faire baisser sa garde et son bouclier. L'Ost avait devant elle, l'opportunité d'en finir avec la Co Générale, et chacun y allait à volonté. Dans la meute, elle pouvait distinguer le visage de ses opposants, parmis eux, elle pouvait distinguer l'angévine qu'elle avait entre-aperçu une fois, en salle de doleance. Les coups de batons, d'une force extrême pour lui briser son bouclier, et un coup d'épée qui venait se planter dans la chair de son ventre... Madg tomba sur les genoux, mains sur le ventre, elle regardait chacun des assaillants. Un regard sur ses hommes qui se battaient encore, Meteorite tombait à son tour, Aimelin, lui, était encore en train de se battre avec vaillance.

Le regard devenait de plus en plus flou, ses yeux se fermaient, elle tomba à terre...


Meteorite a écrit:
(Quelque-part sur les collines face à son destin)

Bouclier et épée en mains il écouta les dernières paroles du Co Général en regardant au loin cette poussière qui se dégageait..les cavaliers d'Abidos arrivaient!

Peu d'espoir de survivre vu la quantité d'hommes restant face à cette adversité.

Levant un dernier regard vers le ciel et s'agenouillant....

Seigneur! puissiez-vous accorder la pardon à ceux qui de par leur haine vont déverser une fois de plus le sang dans l'ignorance de l'aboutissement de leurs actes mais vous êtes le seul à décider de prendre la main à ceux qui vous la tend..Amen!

A peine relevé, un coup d'épée lui fut porté en plein torse le faisant trébucher au sol...il devina le visage de son adversaire..

Vous..vous.. Dame Valentine..pourquoi?

Essayant de se relever mais en vain, pas moins de quatre soldats surgirent à nouveau vers lui et de terminer leurs besognes...

Écroulé au sol , ses yeux tournés vers le ciel où les nuages défilaient, une sensation de bien-être lui envahit soudainement le corps....


Aimelin_ a écrit:
[Quelque part, sur les collines béarnaises... dimanche]

Le temps s'est arrêté, ils attendent, le regard rivé sur la poussière que soulève l'armée comtale qui se dirige droit sur eux. Aime lance un coup d'oeil à ses compagnons de combats, un sourire fatigué sur les lèvres. Madg sort sa dague. Nombre dérisoire face à l'armée qui fond sur eux, bataille inégale sans aucune chance, mais aucun n'a voulu abandonner Madg. Fidèles et loyaux, peu lui importe de tomber sur le champ de bataille pour ses idéaux, il aura été jusqu'au bout. Son regard se pose sur Meteorite qui s'agenouille pour prier.

Lui n'arrive plus à prier, Aristote ne l'entend pas sinon il aurait empêché que le sang ne coule.

La peur refait surface, la dépasser, lutter contre elle comme à chaque fois. Combattre sans peur c'est aller à la mort. Elle s'est terrée en lui le temps de lui donner ce répit dans lequel il a puisé tout son courage pour se tenir debout, épée en main, bouclier assuré contre lui pour défendre chèrement sa vie. Il sent les battements de son coeur s'accélérer, il ferme les yeux essaie de le calmer. Les soldats en face sont des soldats aguerris et Aime le sait, ils ne feront pas de cadeau. Est elle encore au milieu d'eux, sans doute, il ne l'a pas vu à l'infirmerie.


Ils arrivent ... un murmure... le souffle qui s'accélère malgré soit, les images qui passent. Est ce la mort qui s'approche de lui si vite. Il peut en sentir le souffle. Sa main se serre sur le pommeau de son épée.

Cent fois il a imaginé ce moment, ce qu'il voudrait faire ou dire à ceux qu'il aime. Cent fois il s'est dit qu'il ne mourrait pas, mais là..... ils sont si nombreux. Ses pensées vont vers l'anneau, ils se sont promis... il ne pourra pas tenir sa promesse, il aurait tant voulu. Il ne pourra pas non plus expliquer à celle qui le connait si bien, pourquoi cette folie, elle qu'il a blessé parce qu'elle ne comprend pas pourquoi.

Le bruit des chevaux, des armes, se rapproche, ses mains se crispent, son regard gris se fait dur. La peur s'est figée pour ne laisser place qu'à son courage et sa rage de tenir debout jusqu'au bout.


Per lo Béarn !

Les seuls mots qui s'échappent quand il voit trois soldats lui tomber dessus. Son bouclier pare les coups, son épée rejette celles qui se lèvent sur lui. Il recule frappe à nouveau ce bouclier pour déstabiliser l'homme en face de lui.
Il se retourne et se trouve face à un homme, Degolas, croisé en taverne de Lourdes avant son voyage pour le Périgord. Il est armé d'un bâton et en une fraction de seconde Aime le voit et l'envoie rouler à terre d'un violent coup de bouclier ; jamais il ne lèvera son épée contre un bâton.

Une douleur à la cuisse droite quand une lame le déchire, le fait se retourner à nouveau face à l'homme qui l'a frappé. La douleur est insoutenable mais il ne doit pas lacher son épée, il serre les dents, pare le coup suivant avec force, enjambant rapidement un homme à terre pour se rapprocher de Madg, aux prises avec un groupe de soldats. Mais un autre homme lui fait face et lève son épée, il avance son pied gauche et se campe solidement pour parer le coup. Ses forces l'abandonnent. Trois contre un, va t il tenir longtemps.
Il doit aider Madg. Il fonce sur son agresseur pour le bousculer et changer de côté pour apercevoir Madg. Son souffle s'accélère quand il la voit tomber. La rage le prend il n'a de cesse de parer les coups qui l'épuisent, non loin Méteorite tombe aussi.
... Aristote aides moi.

Dans un cri de rage, repoussant l'épée ennemie qui s'acharne, il repart vers Madg et se retourne pour voir à nouveau l'épée s'abattre sur lui. Instinct de survie, il lève son bras gauche et le bouclier de Lily se place devant son visage. Le choc est d'une rare violence, son bras lui fait mal quand le bouclier explose sous la violence du coup, un autre cri de rage mêlé à la douleur quand la lame entaille son épaule gauche.

Il n'a plus rien, il est à bout de force, et quand il tente de lever son épée pour parer le coup suivant il est trop tard. Une grimace déforme son visage quand il sent la lame se planter dans sa chair, labourant son flanc droit. Il va mourir, il en est persuadé, son corps n'est que douleur.

Il tombe à genoux le souffle coupé, lâche son épée. Il porte sa main gauche à son ceinturon, sur la poche dans laquelle se trouve l'anneau. Tout chavire autour de lui, les bruits s'estompent en un formidable brouhaha qui fait exploser sa tête. Il attend un autre coup, tourne son visage vers Madg couchée sur le sol... la protéger encore... il se laisse tomber à moitié sur elle, son bras droit tombant doucement de l'autre côté de la jeune femme. La douleur lui fait tourner la tête, tout se brouille.

Est ce ainsi lorsque l'on meurt ? Des visages qui défilent, une main qui tient l'autre anneau... son sourire. Tout devient noir.


Dancetaria a écrit:
[L'assaut final...Sur les collines béarnaises... Samedi à l'aurore...]

Plusieurs jours déjà, elle savait qu'on arrivait à la fin des événements. Beaucoup de blessés, des morts, et une amertume grandissante. Une chance jusque là ... son fer n'avait jamais heurté le sien.

Un assaut, encore, mais plus beaucoup de monde dans l'armée adversaire. Les chances pour qu'elle ne le rencontre pas s'amenuisaient.

Elle était en retrait, laissant les premiers soldats charger. Passive, elle regarde les échanges. Puis, elle s'avance, entre dans le territoire de combat. La danse du fer commence. Quelques échanges, plutôt dignes d'entrainement au combat, les meilleurs adversaires ne sont pas contre elle ce soir, mais elle ne lâche pas son attention, veillant sur ses compagnons.

Son regard parcourt la scène, mais soudain, elle s'arrête.

Un cœur qui palpite. Ses yeux qui s'écarquillent. Un bras qui se lève, une épée qui percute un bouclier, violemment, une lame qui ne semble pas en finir de plonger dans la chair. Est ce lui ? Non ... ça ne peut pas ... Son pas s'accélère, plus elle avance, plus l'effroi la tenaille. Un cri. Elle s'arrête net. Visage livide, larmes qui l'inondent elle oublie tout, soudainement. Les combats, la folie, la raison, les camps .... C'est lui. Non, ça ne peut pas, pas lui, il n'a pas le droit, il lui a promis. La gorge nouée, les lèvres répétant son prénom, Aimelin ...
Son pas s'accélère à nouveau, elle court, elle court, vite, ses pieds jonglant entre les cadavres, appelant son prénom, de plus en plus fort, allant jusqu'à le crier


Aimelin ... Aimelin ... AIMELIN !!


Elle est là, devant lui. Son regard, plein de larmes et de questions se pose sur celui qui lui a apporté le dernier coup, elle le connait ... Regard qui se prolonge vers l'épée, repeinte de sang, le sang de son ami. Elle regarde ce dernier, pose son épée, s'agenouille devant lui. Elle le retourne, doucement, amenant son visage vers le sien. D'une main, elle relève les cheveux qui lui collent le visage, puis lui murmure


Aimelin, tu m'entends, Aimelin .. Je suis là ... C'est moi, Dancetaria ... Tu m'as promis, Aime, tu m'as promis ... Tu restes là, tu restes avec moi ...

Il ne répond pas, son cœur bat très lentement, les larmes de Dancetaria redoublent, elle ne comprend pas, il n'a pas le droit, il le sait, il n'a pas le droit. Une colère l'envahit, signe de sa profonde tristesse. Elle regarde autour, le combat est presque fini. Elle aperçoit juste à côté Madg, dont elle passe instinctivement les mains sur les cheveux, comme pour confirmer que ce n'est pas un rêve et reporte son attention sur Aimelin avec une toute autre idée, c'est un jeu, il veut lui faire peur, la mettre à l'épreuve.


Aimelin, réveille toi, dis moi quelque chose, ce n'est pas drôle ! Arrête, REVEILLE TOI
!

Mais ce n'est pas un jeu, elle panique ...

Aime, tu n'as pas le droit, tu N"AS PAS LE DROIT !

Elle prend sa main dans la sienne, pose sa tête contre la sienne. Ses larmes se mêlant à son sang, murmurant toujours son prénom, comme paralysée



Lonia a écrit:
[L'assaut final...Sur les collines béarnaises...Dimanche à l'aube...]

Lonia était entré en armée avec Faster.

Elle avait participé à tous les assauts discrètement.

Se mèlant aux soldats, aidant les civils à manier leurs armes et les recrutant en douce avec Azi et Valentine.

Elle avait un devoir à remplir, elle l’avait promis...

L'angevine leva le camp et suivi son armée. On avait repéré les derniers ennemis du Comté la veille.
Pour la rouquine, il fallait en finir au plus vite avec cette armée félonne...

La nuit, le pas cadencé des chevaux et enfin le fanion de Vae Victis.

Prenant son courage à deux mains, son épée et son bouclier, elle éperonna son fidèle destrier et balança des coups de gauche et de droite.

Faisant tournoyer sa lame dans la pénombre, elle toucha une femme, puis une seconde, elle reconnu la chef d’armée…

Vae Victis était vaincue, l'angevine posa ses armes, s'épongea le front du revers de sa main et pria pour ces âmes.

Elle n'en était pas à sa première guerre, mais n'aimait toujours pas l'odeur du sang chaud.

Mais elle restera la *folle d’Anjou , toujours prête à se battre pour défendre son idéal.

Enfin… On les avait prévenu d'un assaut final...



Faster83 a écrit:
[L'assaut final...Sur les collines béarnaises...samedi 9 Aout 1457 à l'aurore...]

Voilà à présent 2 jours, que ce qui reste de l’armée Vae Victis demeure introuvable
Si la première journée de batailles n’avait pas eu l’effet escompté pour les deux chefs de l’armée comtale, la seconde avait été décisive.
Cette dernière nuit de combat avait été sanglante. De nombreux blessés dans un état critique, avaient été évacués vers l’infirmerie.
Quelques hommes de l’armée félonne avaient réussit à battre en retraite. De partout déjà criaient victoire.
Pour Faster, une bataille avaient été gagnée, mais pas la guerre. Tant que l’étendard de « Vae Victis » flotterait dans les airs, la menace persisterait.
Si les observateurs avaient put déterminer approximativement le nombre de félons qui avaient réussis à s’extirper du champ de bataille, aucuns n’avaient put indiquer la direction qu’ils avaient pris.
2 Jours.. 2 jours à travailler mains dans la main avec les maréchaux, avec les douaniers, afin d’interroger tous les voyageurs qui transitent par Lourdes.
On demande aux arrivants s’ils n’ont croisés personne sur les routes. On réclame aux partants de contacter les autorités comtales à leur arrivée pour les renseigner sur ce qu’ils auraient vu pendant leur voyage.
Des éclaireurs sont envoyés sur tous les chemins qui partent de Lourdes.
Ce n’est que le samedi après midi, qu’un pigeon parvient au seigneur d’Abidos. Celui a été envoyé par Aknail, le chef de sa garde seigneuriale.


aknail a écrit:
Commandant, Sénéchal Feignant,

Voici le rapport de la mission d'éclaireur sur le noeud Tarbes-Lourdes.

L'armée Vae Victis s'y trouve, ainsi qu'un groupe supplémentaire.


J'attend vos ordres.



Il faut qu'ils arrivent avant l'aube pour ne pas être accusé d'avoir rompu la trêve dominicale.
En a peine plus d’une heure, et après avoir parcouru a peu prés deux lieues et demi, les voilà enfin en vue du campement sommaire de Vae Victis.
Faster fait stopper le groupe. Ils se mettent tous légèrement en retrait en lisière de forêt pour ne pas se faire repérer.
Le soleil commence à se coucher. Un plan d’attaque est brièvement mis sur pied par les deux stratèges. Vu le nombre d’ennemis qu’il y a en face, les discussion sur la façon de faire, ne durent pas.
Les hommes se montrent impatients. Faster regarde Dancetaria.
Le caporal, malgrés qu'elle ai des amis dans le camp adverse, malgré sa conversation avec faster, est bel et bien la.
Le Mauléonnais espère secrètement qu’elle n’ai pas à se retrouver face à l’ancien connétable.

Alors que le ciel se fait orangé, l’ordre de lancer l’assault est donné.
Faster chevauchant Argento surveillent ses hommes de prêt. Il serait dommageable en étant en surnombre qu’il y ai un blessé de leur coté.
Les affrontements ne durent que peu de temps. Dans le campement dévasté, le commandant de « Lous Aguiles de Abiods » pose pied à terre. Un peu plus loin, il voit Dancetaria agenouillée auprès d’Aimelin.
Il fait quelques pas, et voit le corps innanimé de la co-générale. Il se penche sur elle, approchant sa joue contre son visage, et arrive à ressentir un soufle très faible.
Aussitôt il se reléve.


Caporal Dancetaria…reprenez-vous…
Prenez quelques hommes avec vous, et rapatriez moi ces blessés à l’infirmerie à Lourdes.
Et je veux des gardes en permanence auprès de cette femme.
Je ne veux pas qu’elle rate son procès si elle survit.

Faster rejoint Feignant. Il prend un air soucieux.

Le compte y est pas….il manque quelqu’un. Et en plus, les deux frères sont en liberté….
Les rumeurs disent qu’Alleaume aurait été aperçu près de Pau et qu’il chercherait à rejoindre son armée. Peux être va-t-il vouloir nous contourner en passant par Tarbes. Prenons le reste des hommes, et marchons vers las bas.



Dancetaria a écrit:
[L'assaut final...Sur les collines béarnaises...samedi 9 Aout 1457 à l'aurore...]

Faster83 a écrit:


Caporal Dancetaria…reprenez-vous…
Prenez quelques hommes avec vous, et rapatriez moi ces blessés à l’infirmerie à Lourdes.
Et je veux des gardes en permanence auprès de cette femme.
Je ne veux pas qu’elle rate son procès si elle survit.


Une voix qui la fait sursauter. Elle lève la tête, son regard se tourne vers ... Faster. Elle rosit, de se faire surprendre ainsi, pleine de douleur.
Lentement elle se lève, lâche la main de son ami, regarde aussi le Lieutenant Pyrrus qui venait de lui proposer d'amener Aimelin avec elle à l'infirmerie. Le souffle court et la voix basse, elle lui répond


A vos ordres, Commandant


Elle regarde autour d'elle. Madg, Meteorite, et bien sûr Aimelin ... Pour commencer. D'une voix qui essaie d'être claire, elle appelle des hommes


Soldat Jim, ramenez ce soldat à l'infirmerie. Trouvez quelqu'un pour vous aider.

Du doigt elle montre Meteorite, un peu plus loin.

Pour Madg, elle voulait une personne de confiance, on ne tolérerait aucune fuite.


Soldat Aknail, occupez vous de Madg. Le commandant veut que des gardes restent auprès d'elle. Aidez vous aussi d'un autre soldat, amenez la à l'infirmerie, et veillez à ce qu'elle ne reste pas seule.

Regard vers un autre soldat, déjà assis contre un rocher.


Vous là bas, cherchez d'autres soldats, et occupez vous des autres. S'il reste un seul blessé sur le champ dans les prochaines heures et que je vous vois ne rien faire, vous me ferez un mois aux latrines !

Il la regarde d'un air ahuri, avant de se lever rapidement et d'appeler béatement d'autres soldats. Enfin, son regard se porte vers Aimelin. Sa voix est moins forte.

On y va, Lieutenant ?

Sans écouter sa réponse, elle s'abaisse. Une nouvelle fois, elle caresse le visage de son ami, et lui dit, tout bas

On s'occupe de toi, tiens le coup, ça ira .... On est là, je suis là ...


--DemAnge a écrit:

Dem'Ange :


[pendant ce temps autour d'Aimelin]


- regardes moi cette pagaille... et il y a sauté dedans à pieds joints notre protégé
- je reconnais que sur ce coups là il me plait

La bonne conscience se tourne vers le vieux démon l'air couroucé

- il te plait ? il a failli se faire tuer pour ses idées!
- hé bien il serait mort avec honneur et courage, tu ne peux lui reprocher cela ho grande reine de la douceur

Petite moue offensée de la brise vers le mauvais nuage pendant que celui ci s'incline

- en attendant je vais le lui dire qu'il a eu tort
- comment ça il a eu tort?! oh tu ne vas pas continuer à lui bassiner le cerveau avec tes idées de tout le monde est beau tout le monde est gentil vivons dans la paix et gardons nos oeillères
- il y a des moments où je deviendrais bien démon pour pouvoir te couper tes oreilles en pointe !

Grand éclat de rire de la mauvaise conscience qui suit la scène qui se déroule sous leurs yeux.

- hummm appétissante le caporal. Voila une femme qui sait parler aux hommes... vas y ma belle montre qui tu es murmure t il en passant pres de l'oreille de Dancetaria avant de venir pres de celle d'Aimelin... et toi tiens le coup .. j'ai encore quelques petites choses à te souffler

la bonne conscience suit le démon et vient se placer de l'autre côté d'aimelin.

- je te guiderai pour t'empêcher d'écouter ce démon qui ne te fait faire que des bêtises. Je te remettrai dans la voix de la sagesse et guiderai vers toi les personnes qui t'aideront.

Le démon soupire en haussant les épaules. Il l'aime bien la bonne conscience mais par moment il a envie de l'étrangler. Il ricane en murmurant au jeune béarnais.

- laisse la donc parler, moi je t'empêcherai de devenir tout blanc et tout lisse.

Il suit les gestes des soldats qui s'occupent d'Aimelin, regardant la bonne conscience avec un petit sourire. Elle allait devoir compter avec lui pour remettre les idées du jeune gars en place.[/rp]


Aknail a écrit:
Le soldat Aknaïl acquiesça lorsque son amie dicta ses ordres. La réaction qu'elle avait eu plus tôt lui avait fendu le cœur.
Avisant un bref regard circulaire, il croisa le regard des jumeaux, les Scotts, des frères idéalistes qui faisaient de leur devoir leur unique but.

- Caporal, je pense que les frères Scotts pourraient nous aider....Un pour moi, et un pour Jim.....Je vais faire venir deux civières...


Citation:

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:25 (2018)    Sujet du message: 1457-08-05 - La bataille de Lourdes

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