Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion
1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre]

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> = Vae Victis = août 1457
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Dim 9 Aoû - 20:30 (2009)    Sujet du message: 1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre] Répondre en citant

[RP]1457-08-6 - Infirmerie de campagne [Neutre] (sur RP partage)

Dernière édition par Archiviste le Lun 11 Juil - 17:05 (2011); édité 3 fois
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Dim 9 Aoû - 20:30 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 15:50 (2009)    Sujet du message: 1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre] Répondre en citant

Melian a écrit:
[A l'écart du champ de bataille, quelque part entre les deux campements]

La bataille avait fait rage cette nuit et les blessés étaient nombreux. Appelée à l'Estanguet du P'tit Chauve, Melian avait soigné le sieur Paddy Versifiet, gravement touché. Puis elle s'en était allé voir le Sire Faster pour lui demander l'autorisation de soigner les autres blessés dans une installation plus digne de ce nom. De leur discussion, il résulta qu'il était évident que l'Infirmerie de campagne serait neutre et soignerait tout blessé, quelque soit son camp.

La Ventoux appela donc quelques gardes Francs. Très vite, ils montèrent la tente sans étendard qui avait servi d'infirmerie lors des batailles de l'OCF. Elle prépara pour sa part de l'eau chaude, des fers pour cautériser les blessures les plus graves, du matériel plus fin, des linges, compresses, bandages, ceci en très grande quantité. Des paillasses furent également installées, ainsi qu'une table. Elle disposa finalement les plantes qui auraient le plus de chances de servir, pour avoir les bocaux à portée de main.

Tout fut très vite prêt, il ne fallait pas lambiner. Les blessés pourraient être soignés.


Princesseyoyo a écrit:
Yoyo arriva en boitillant et se tenant le coté droit... coté en sang... Main en sang, visage en sang... Mais ce qu'elle sentait le plus, c'était ses propres larmes qui lui brulaient le visage... Larmes de colère, larmes de peine, larmes d'impuissance...


Dame! un peu de soins je vous prie...

Des soins pour ses larmes, il n'y en a pas... Alors autant ne pas verser trop de sang...


Melian a écrit:
Melian s'approcha de la dame et l'aida à s'installer sur une des paillasses. Elle prit des linges, de l'eau à laquelle elle ajouta de la lavande pour faire office de désinfectant. Elle désinfecta ses mains en les lavant avec de la saponaire.

Puis elle s'en revint près de la patiente et elle nettoya doucement les plaies visibles de la dame, se voyant contrainte de déchirer un peu plus les vêtements abîmés de la dame aux endroits où elle était touchée.


Je me nomme Melian de Ventoux. Je vais vous soigner ne vous inquiétez pas. Avez-vous d'autres blessures que celles-ci ?


Dotch a écrit:
[En route pour le campement des blessés]

Comme dans tout conflit, il y a toujours des blessés des plus graves et des moins graves... parfois même plusieurs morts... il en était ainsi des conflits des hommes, que ça soit pour une cause juste, simplement pour le pouvoir, ou pour le plaisir de gagner un peu de terrain sur les terres voisines...

La Duchesse de Saint Florentin avait eu vent de la constitution d'une armée pour détronner la Comtesse en place... Rumeur ou vérité, elle n'en avait que faire puisqu'elle devait rentrer au couvent pour y prendre un peu de repos... mais elle n'en eut pas le temps... la peur avait gagné le Béarn et la population, bien que l'armée Vae Victis n'avait pas pour intention de faire couler du sang sur toutes les prairies et montagnes Béarnaises...

Comme à son habitude, la Sécrétaire d'Etat en Béarn se levait avec le soleil... un étrange sentiment la poussa à se vêtir d'un pantalon noir et d'une chemise blanche. Vêtements qu'elle mettait lorsqu'elle montait à cheval...

Descendant prendre son petit déjeuner, son fidèle serviteur l'informa que le premier assaut avait été donné par l'Ost d'après les rumeurs qui courraient, et des personnes avaient déjà été blessés... Elle pâlit légèrement en apprenant la triste nouvelle, espérant que ses amis ne seraient pas parmi ces blessés. L'appétit coupé, elle n'avala que son bol de tisane avant de remonter les marches quatre par quatre pour aller chercher sa trousse de médecin... En sa qualité d'apprenti médecin, elle décida de rejoindre l'équipe médicale qui devait certainement être déjà présente sur les lieux.

Fine cavalière qu'elle est, la Duchesse demanda à ce qu'on lui prépare sa monture le plus rapidement possible... C'est avec une boule à l'estomac, rongée par la peur, la peur de ne plus revoir son ami, celui avec qui elle partageait de bonnes et agréables soirées, celui qui avait réussi à la faire sourire et rigoler... qu'elle termina de préparer ses sacs, en prenant des linges propres, différentes huiles et diverses herbes, qu'elle avait appris à magner en cours de préparation de solution...

C'est ainsi qu'en tout début de matinée, un drapeau blanc accroché sur sa monture, que la Duchesse prit la direction de la capitale...



Princesseyoyo a écrit:
Yoyo fut touché de l'attention de dame Melian...

Je n'ai pas d'autre blessure grave... Celle-ci suffit toutefois à me vider de mes forces...
Mes autres blessures sont bien plus secrètes mais ne se soigneront qu'avec le temps...
Je vous suis infiniment reconnaissante de votre attention gente dame...


Elle entendis alors s'approcher dame Nini qui l'avait poussée à venir ici et l'avait soutenu moralement...
Yoyo se sentit apaisée de voir un visage connu.
Elle ne pensait qu'a une chose... s'allonger et dormir... Au matin elle irait prier pour son ami qui l'avait convaincue de se battre, son compagnon de cœur qui risquait encore sa vie sur le front, mais aussi pour celui qu'elle affectionnait tant, lui qui lui était apparut pour la dernière fois dans le camps adverse...

Sa tête tournait... Le vide... Le noir...


Melian a écrit:
Entendant dame Nini, Melian se retourna.

Pour l'instant la situation est gérable par une personne, mais restez tout de mesme, je pense que d'autres blessés arriveront, et vostre aide sera la bienvenue. Merci !


Puis elle se retourna vers sa patiente et sourit.

Je vous en prie c'est normal.

La dame sombra alors dans l'inconscience. La fatigue, la peur, la douleur, la détresse sûrement avaient eu raison d'elle. Melian en profita pour suturer la plaie la plus grave au côté droit de la dame, et fit doucement les bandages après avoir déposé un onguent de fleurs de souci et de reine-des-prés de sa fabrication. Elle couvrit ensuite un peu la dame et la laissa se reposer.

Cela ne faisait que commencer, très probablement. Pour leur plus grand malheur... Les Béarnais ont toujours été, depuis la libération du Comté, prompts à se faire du mal les uns aux autres, animés par l'ignorance, la soif de pouvoir, parfois la bêtise et la méchanceté pures et simples. Mais jamais elle n'aurait imaginé dans ses pires cauchemars qu'il en serait qui oseraient trahir le Roy de France par les armes, et ce contre leurs propres frères.

Restant au chevet de sa patiente, elle pria silencieusement pour que les gens reprennent leurs esprits et fassent entendre leurs voix plutôt que leurs armes puisqu'ils avaient tant de reproches à faire. Il y avait tellement d'autres solutions que celle qu'ils avaient choisie...


Aimelin_ a écrit:
[Tente médicale ... Ptitmec et Aimelin]

La tente montée pour accueillir les blessés est en vue. Le visage couvert de poussière et de sueur à laquelle se mêlent des larmes qui coulent involontaires, Aime ne sent plus la fatigue, il marche à l'aveuglette, enjambant des corps des armes, passant devant des soldats sans les voir.

Il marche comme une ombre en la regardant et lui parlant. Elle ne peut pas être morte, pas elle, c'est impossible, ça ne doit pas arriver. Elle est si pâle, son visage est si serein malgré la poussière du champs de bataille qui les recouvre tout les deux.


Ne nous laisse pas ptit, bats toi..on va s'occuper de toi, ça va aller... bats toi

Le sang qu'elle perd vient tacher la chemise du jeune gars. Ca lui fait peur. Il avait aidé à l'hospice de Compiègne pendant la guerre Champagne Artois, quand il ne combattait pas. Il avait vu tant d'horreurs, avait fait de son mieux pour seconder son amie médicastre Belphégore.

Il franchit l'ouverture de la tente et s'arrête une seconde à l'entrée, un peu perdu, cherchant du regard quelqu'un qui pourrait l'aider. Une femme est occupée aupres d'un blessé, une autre se tient devant lui, mais lui tourne le dos. Sa voie est éteinte quand il s'adresse à elle alors qu'elle ne le voit pas.


Aidez moi, mon amie a une plaie au ventre elle perd tout son sang aidez moi


Melian a écrit:
Entendant appeler, Melian sortit de ses prières et vint à sa rencontre, avant de s'arrêter en voyant le visage de ladite blessée. Ptit ! Le cœur de l'ex-diaconesse n'en avait pas fini de saigner. Voilà qu'on lui avait assassiné une de ceux qu'elle avait baptisé, celle avec qui elle avait partagé tant de choses au conseil municipal de Lourdes, mais aussi dans les nombreux moments sombres qui avaient parsemé la vie de Célénya.

Après ce bref instant d'égarement, elle guida le sieur Aimelin qu'elle reconnut pour l'avoir croisé en gargote il y a un moment déjà jusqu'à la table pour qu'il l'y pose. Elle se mit à ausculter la blessure. Profonde, énormément de sang donc une partie du réseau sanguin était abîmée. Elle prit un linge et l'appliqua sur la blessure.


Messire, tenez ceci fermement appuyé sur sa blessure s'il vous plaist.

Dame Nini, amenez d'autres linges propres s'il vous plaist.

Pour sa part, elle s'en fut se laver les mains, geste réflexe de base pour elle. Puis elle mit un fer à rougeoyer au feu et prépara le nécessaire à suture. ce faisant, elle expliqua.

Je vais devoir cautériser pour arrester le sang, et ensuite je recoudrais la blessure. Je ne garantis pas qu'elle vivra mais je vais tout faire pour.


Elle s'en revint ensuite, le fer à la main, ou plus exactement dans sa main enrubannée de chiffon pour ne pas se brûler.

Ecartez les linges messire, et ne regardez pas, cela vaut mieux.


Aimelin_ a écrit:
[sous la tente ]

Il avait suivi le médecin et déposer doucement Ptit sur la table, guettant le moindre signe de vie. Elle avait l'air de respirer il avait sentit les battements de son coeur à son cou.

Comme un automate il s'exécutait, tenait le linge appuyé pour arrêter le sang qui semblait vouloir quitter le corps de son amie. Il revit cet homme a qui il avait du nettoyer la plaie pour la recoudre ensuite tant les deux médicastres de l'hospice étaient débordée.

Les paroles de la femme lui glacèrent le sang. Ne pas s'en tirer il n'en était pas question elle allait vivre, elle allait recommencer à le taquiner avec ses dossiers, si tant soi peu il en retrouvait un jour, et elle lui ferait boire quelques chopes sans qu'il s'en rende compte lorsqu'il était plongé dans ses pensées et ne faisait pas attention à ce qui se tramait autour de lui.


Ecartez les linges messire, et ne regardez pas, cela vaut mieux.

Il ne put s'empecher de sourire

n'ayez crainte, j'ai vu bien pire à l'hospice de Compiègne.

Tout en disant cela il se demandait s'il ne présumait pas de ses forces. Plusieurs nuits qu'il ne dormait pas, la journée il courait partout et son état d'énervement et de fatigue laissait penser qu'il n'était pas au mieux de sa forme.

Il respira un grand coup mais ne quitta pas les gestes du médecin des yeux.


Melian a écrit:
Très bien...

Melian cautérisa donc les divers endroits d'où provenait le sang. Au fond d'elle, c'était le chaos. Car voyez-vous, quand on a passé près d'un an à officier, écouter, baptiser, guider des gens, on se sent un peu comme un de leur parent. Etant a priori d'un âge semblable, Melian avait l'abominable impression d'opérer sa propre sœur, bien qu'elle n'en avait pas. L'atroce odeur de chairs brûlées qui inondait l'atmosphère de la tente lui souleva le cœur mais elle fit mine de rien. Habitude de professionnelle, mais sacrément ébranlée...

Une fois ceci fait, elle alla reposer le fer et entreprit de recoudre la plaie. Ses doigts blancs si fins agissaient vite et bien. Elle avait fais ça souvent, si souvent. Trop peut-être. Sûrement même. Il fallait qu'elle la sauve, absolument. Elle savait que Ptit lui en voulait d'avoir démissionné du diaconat de Lourdes, et elle n'était probablement pas la seule. Mais parfois, il faut savoir reconnaître que la souffrance est si grande qu'elle risque d'aigrir une personne et donc d'influencer négativement la qualité de son travail. Il fallait qu'elle puisse lui expliquer ! Et tellement de gens l'appréciaient, comptaient sur elle !

Elle alla se laver les mains, couvertes de sang. Puis elle revint nettoyer la blessure. Plus de sang ne s'écoulait. L'hémorragie semblait stoppée. Elle prit un pot de son onguent de souci et de reine-des-prés, et en disposa sur la plaie. Puis elle appliqua une compresse et fit un bandage pour la maintenir.


J'ai terminé pour le moment. Portez-la doucement sur une des paillasses, elle y sera bien mieux. Mais vous, estes-vous blessé ?


Dotch a écrit:
[Arrivée au campement médical]

Après avoir chevauché de longues heures, ne faisant qu'une courte pause pour reposer sa monture, Dotch arriva en milieu de soirée au campement médical. Il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas mis le pied sur un champ de bataille, peut être la dernière fois était-ce lors de la Fronde, lorsque le Grand Caedes voulait renverser le roi... bien jeune à l'époque elle avait appris à se servir d'une fronde avec son ami Mélani sur les hauteurs de Langres... que de souvenir... mais elle n'avait pas garder en mémoire, les gémissements et les cris de douleurs des blessés... ces odeurs puantes de la chair cramer qui venait brûler les narines...

Parmi les gens qui attendaient pour être à leur tourne soigner, la Duchesse se fraya un chemin pour rejoindre les équipes déjà présente...


[Sous la tente médicale]
Dotch posa ses sacs sur une table vide, défaisant soigneusement chacun de ses effets personnels qu'elle avait apportés.

Pendant qu'elle finissait d'organiser ses affaires, elle entendit l'arrivée d'une nouvelle personne accompagnée d'un autre blessé à l'écoute de ses dires.


Aidez moi, mon amie a une plaie au ventre elle perd tout son sang aidez moi

Cette voix, même fébrile rongée par la peur, elle la connaissait, que trop bien même... Elle tourna la tête, pour regarder et aperçu Aimelin... Elle n'arriva pas à voir qui il accompagnait que déjà le médecin de la tente, les prenait en charge pour soigner la personne.

Sur la table elle avait déposée des linges propres, ses diverses produits et divers instruments plus barbares les uns que les autres... Elle attendit que la médecin en finisse avec Aimelin pour aller se présenter, et lui proposer son aide... Elle fit quelques pas en direction des deux personnes, politesse oblige elle attendit qu'Aimelin finisse de répondre avant de prendre la parole, tant pour s'enquérir de l'état de santé et du moral de son ami que pour savoir en quoi elle pouvait être utile.


Aimelin_ a écrit:
Le sol lui semble tanger doucement ou alors peut être que cela n'est dû qu'à l'effet de la chaleur qui enveloppe Aime.

Instinctivement il prend la main de Ptit. Les gestes du médecin sont précis et sûrs et pendant qu'elle s'affaire, le jeune gars regarde le visage de Ptit, espérant un clignement de paupières, un signe. Il récite toutes les prières que lui a apprise sa diaconesse et lutte pour ne pas tomber.

Il sursaute aux paroles de la femmes.


Comment ? heu.. moi .. non je crois pas ... ça ira merci beaucoup

Il débite ses mots à la suite baffouillant légèrement. Il ne sait même pas s'il est blessé, la vie des autres lui importe bien plus que la sienne. Il prend doucement son amie dans ses bras pour l'emmener vers une paillasse quand une voix qu'il connait lui fait tourner le visage.
Dotch, son amie, sa confidentes des soirées complices était là. Malgré la fatigue et la douleur, un sourire fatigué se dessine sur ses lèvres.


Il murmure ... Dotch ... se demande s'il va tomber ou s'il va arriver à aller déposer Ptit sur une paillasse.


Dotch a écrit:
Dotch observa le corps inerte que transportait Aimelin. Elle cru halluciner lorsqu'elle aperçu l'ancienne maire de Lourdes Cécé. Elle se signa et adressa une courte prière silencieuse... L'ex-maire était pâle, couverte de sang qu'avait-elle pu subir pendant cette foutue bataille... Elle était belle l'unicité béarnaise se livrer ainsi à une bataille, voir le sang de ses amis couler pour au final pas grand chose...

L'homme aux gris, murmura le nom de la Duchesse, il semblait en total détresse abattu par la fatigue.


Laisse moi t'aider pour transporter ton amie

Elle l'avait senti faible, vacillant sur ses jambes... Elle ne pouvait pas rester ainsi à rien faire. La jeune femme n'était pas bien grosse, si Aimelin arrivait à la prendre posée sur ses bras, Dotch ne pourrait pas en faire de même.

Délicatement pour soulager et aider Aime, Dotch prit les deux jambes au niveau des cuisses. Il fallait faire attention à ce que la plaie ne se rouvre pas au risque que l'hémorragie reprenne... Tous deux allèrent déposer avec beaucoup de précaution, leur amie sur la paillasse... Une couverture fut déposée sur ses jambes... Par le bras elle prit Aimelin pour l'emmener à l'écart.


Tu m'as l'air épuisé, veux tu boire quelque chose de chaud ? Te reposer un peu ?

Elle le regarda de bas en haut, il avait les mains pleins de sang, les traits du visage tirés...


Aimelin_ a écrit:
Son regard ne peut se détacher de Ptit pendant que Dotch l'aide à la transporter pour la déposer doucement sur une paillasse.

Tu m'as l'air épuisé, veux tu boire quelque chose de chaud ? Te reposer un peu ?

je ... non .. je voudrai rester un peu à coté d'elle .. j'avais promis à Dance de veiller sur elle .. et .. j'ai pas pû empêcher ça.
... et puis je dois retourner au camp apres


Il regarde son amie, beaux yeux comme il aime l'appeler. Leurs soirées où ils discutent en refaisant le monde devant quelques verres de bon vin, chose qu'ils aiment tous les deux. L'avoir ici est un réconfort.
Il se penche sur la paillasse où repose son amie et s'asseoit à côté prenant sa main pour la serrer doucement en murmurant.


ptit je suis là .. ne pars pas

Il se rend compte qu'il a du sang partout. Ironie du sort lui qui n'a tué personne pendant cette bataille.
Il veut se reposer juste un peu, pour reprendre des forces et repartir.

Un murmure ...
me laissez pas m'endormir trop longtemps ....

Son regard se pose sur Ptit. Elle est si calme ... son esprit s'évade ailleurs un petit moment.


Melian a écrit:
Melian sourit à la dame.

Merci. Posez-les près de la blessée. J'espère que nous n'en aurons pas besoin, mais sait-on jamais. Sinon, il n'y a besoin de rien d'autre pour l'instant.

Puis elle se leva et alla chercher une couverture qu'elle posa doucement sur messire Aimelin tandis qu'il semblait s'endormir quelque peu, avant de retourner s'asseoir.


Ptitmec13 a écrit:
[à l'infirmerie]

Qui parle ? où suis je ? il fait doux, tout est si calme.... pourquoi cette impression de douceur... comme si je volais. Pourquoi n'ai je pas mal... suis je morte ?

Il fait froid ......... tout est si noir.... où suis je.....

Des images qui se bousculent, la vie, la mort, les cris et les rires. Des visages du passé, du présent et puis son visage..... le dernier que j''ai vu .... la douleur avant le noir.

Où suis je ?

Pourquoi ne puis je pas répondre à cette voix qui arrive de si loin. Qui me touche ?

Pas un frémissement de ptit ne pourrait trahir ses pensées... elle ne bouge pas. Seul son esprit veille. Elle dort, elle lutte pour ne pas s'endormir plus profondément.


Je suis si fatiguée, laissez moi encore un peu.


Dotch a écrit:
Une certaine tristesse s'empara de la Duchesse en voyant son ami ainsi. Pendant une guerre combien de larmes pouvaient couler ? Combien de litres de sang venaient frapper la terre ferme ? Triste sort, triste Béarn qu'est ce qui avait bien pu te conduire à cet affrontement ? Etait-ce simplement la passivité d'une seule personne ou bien était-ce un tout, un ras-le-bol qui c'était installé au fur et à mesure des années ? La Comtesse d'Armentières n'avait pas la réponse, elle avait simplement son opinion.

Tu n'y es pour rien Aim, tu as fait ce que bon te semblait, c'est bien normal.

La main sur l'épaule d'Aimelin elle resta silencieuse, elle ne savait pas quoi rajouter, c'était si triste de voir Cécé ainsi et son ami emplit de détresse... Elle se retira pour rejoindre la médecin.

Bonsoir, je viens proposer mon aide, d'autres blessés devraient certainement arrivés. J'ai apporté également du linge propre, j'espère que nous en aurons assez.

Dotch retourna près de ses affaires, de loin elle observait Aimelin. Sa tête donnait des accoues en avant, signe que le sommeil le gagnait. Elle alla lui poser une couverture sur les épaules. Il fallait bien qu'il se repose encore un peu... une petite heure pas plus, le temps de reprendre un peu de force avant de retourner sur le front...

Pendant cette heure qui parrue si longue, la Baronne prépara une infusion, elle proposa une tasse à Melian et à l'infirmière qui l'accompagnait. Sans cesse elle jetait un coup d'oeil sur Cécé pour voir si elle réagissait un peu. Elle allait toutes les quinze minutes lui passer un linge trempé dans l'eau chaude sur le front, vérifier qu'elle n'avait pas froid...

Puis l'heure passa, il fallait réveiller Aim, plongé dans un sommeil certainement agité mais profond. Discrétement dans son dos, elle s'approcha de lui, posa ses deux mains sur ses épaules.


Aimelin, ça fait une heure que tu dors... Non elle ne pouvait pas dire la suite, comme elle l'aurait dis à son fils, "c'est l'heure de se réveiller, il faut y aller maintenant"... impossible comment dire à quelqu'un que c'était l'heure d'aller à la boucherie ? Elle se contenta de cette phrase, en frictionnant légèrement ses épaules.



Aimelin_ a écrit:
[le jeudi apres la première bataille]

Des cris, des gémissements, et toutes cette poussière que soulèvent les pas des combattants tout autour de lui. Tout n'est que cahos et malheur. Le cri des des lames qui se croisent, les carreaux qui passent et se plantent à quelques pas de lui, une douleur qui le foudroie avant qu'il ne regarde devant lui qui tient l'épée... elle... elle le tue. Mourir, on était tous égaux devant la mort mais il voulait encore vivre.

Aimelin, ça fait une heure que tu dors...

Il pousse un cri et sursaute, le coeur battant à cent à l'heure, comme quand il fixe la charge des ennemis. Ses cauchemars ne le quittent plus. Il ne dort presque plus et quand il dort il ne voit que l'horreur.
Et puis les mains sur ses épaules lui font du bien, la voix est douce, rassurante, connue. Comme il aurait envie de se laisser aller à cette douceur. Il ferme les yeux avant de les rouvrir pour regarder Ptit qui dort toujours. Il se penche pour écouter son souffle et dépose un baiser sur son front en murmurant.


je reviens vite

avant de se redresser pour regarder Dotch.

Oui je dois aller rejoindre Madg et mes hommes. La nuit sera encore longue et épuisante... veilles bien sur elle je reviendrai au plus vite.

Faible sourire quand il se relève et essaie d'arranger sa chemise pleine de sang. Peut être que c'est lui qui sera demain allongé comme Ptit. Il dépose un baiser sur la joue de son amie et lui murmure.

Et toi ne bouges pas d'ici, ne fais pas ma bêtise de prendre des risques. Nous avons besoin de toi.

Un sourire à Dame Melian et un dernier regard vers ses amies avant de quitter la tente.
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 15:51 (2009)    Sujet du message: 1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre] Répondre en citant

Aimelin_ a écrit:


[le vendredi apres la deuxième bataille]

Nul besoin de chercher la tente, il en était sorti la veille, pour y retourner ce matin après cette terrible bataille et il sait où elle est. Deux blessés plus légers et deux gravement, triste bilan. Lui seul a échappé aux coups d'épées meurtriers, dieu seul sait comment.

Tout en marchant difficilement sous le poids d'Orantes qu'il porte sur ses épaules, il pense. Il essaie de réfléchir à quoi joue le pouvoir. Attendre une action honnête de la comtesse, ça n'était pas la peine. Il avait passé des heures à parler avec elle pour s'entendre dire qu'elle n'avait pas confiance ou du moins que les deux chefs d'armée ne faisaient pas confiance à Vae Victis. Et puis il l'avait entendu parler de ses prédécesseurs rejetant sur eux le mauvais état du Béarn. Aime se rendait compte que c'était à qui tirerait le plus vite sur l'autre et il était las de cette mascarade.

Il pense à ses compagnons Louliane et Orantes, ceux qu'il connait le mieux pour avoir davantage parlé avec. Des discussions, des confidences, des rires malgré les tensions et la peur. Même si on ne la montre pas, elle est là, elle se terre en chacun de nous. Celui qui ne connait pas la peur ne vit pas. Aime connait cette peur qui lui prend les tripes avant chaque combat.

En regardant ceux qui devenaient au fil des jours ses amis, il ne voit que deux personnes avec de l'honneur et du courage, et leurs idéaux. Vivre dans le respect dans un comté dirigé par quelqu'un de compétent, agissant pour son bien.

Apres tout ça, il faudra surement se battre avec les mots, contre des gens qui ne comprennent pas pourquoi ils ont été dans cette armée. Mais il est prêt à se défendre, à défendre ses convictions même si elles ne sont peut être pas justes en choisissant l'armée. Mais comment se faire entendre autrement puisque la comtesse n'écoute rien et surtout, se fiche éperdument des réponses à apporter. Par son attitude elle a favorisé cette crise, et ses non réponses publiques le confirment. Négociations arrêtées et plus de nouvelles de l'Ingénue qui lui avait donné rendez vous à la grotte. Femme de non parole elle était, femme de non parole elle resterait.

Il regarde ses deux compagnons qui portent Louliane. Du courage, voila ce qu'il voit et qu'il retiendra d'eux. Honneur et courage d'aller au bout de leurs engagements.

Quand ils entrent sous la tente il n'a pas longtemps à attendre pour que Dotch et Melian se précipitent vers eux. Orantes qu'il allonge sur la table, sa blessure au flanc saigne abondamment. Ses compagnons en font de même pour Louliane gravement blessée derrière la tête et l'arcade sourciliaire ouverte.

Comme une ombre il se dirige vers Ptit, s'allonge sur le sol à côté d'elle et pose sa main sur la sienne... il ne sent pas ses yeux se fermer doucement.


Melian a écrit:
S'en va-t-en guerre pour mieux revenir avec de nouveaux blessés. Melian se précipita à la rencontre des blessés. Blessure similaire à celle de Ptit, que la Ventoux répare de mesme. Elle cautérisa les zones hémorragiques avec le fer, puis sutura la plaie. Nettoyage de la blessure, onguent, pansement.

Puis elle va aider la Duchesse Dotch avec la patiente blessée à la tête. Elle nettoya la plaie à l'arcade que quelques points suffirent à refermer. Mais la blessure à l'arrière du crâne est de loin la plus préoccupante. La médicastre n'y touche pas : si jamais le crâne est brisé, les morceaux peuvent endommager le cerveau. Elle regarda la Duchesse, l'interrogeant du regard.


Il faudrait suturer, mais n'est-ce pas trop risqué ?


Dotch a écrit:
La nuit avait été calme sous la tente, pas de nouveaux blessés, mais à l’écoute des bruits venant de la plaine nul doute qu’un nouveau combat avait eu lieu. Dotch s’occupait de Cécé, souvent elle venait la voir pour refaire son pansement. Il fallait à tout pris éviter l’infection, chose difficile quand on sait qu’elle reposait sur une simple paillasse à même le sol. Dans ses petits pots et flocons tous marqués d’une petite étiquette avec le nom et une description du rôle du contenu. Elle prit celui noté « Pavot, anti-douleur », inconsciente elle était mais il fallait arriver à lui faire boire dans une infusion quelques goutes de pavot, pour soulager quelque peu la douleur.
Dans une petite tasse remplie à demi moitié d’infusion, Dotch versa précisément 10 goutes de pavot comme lui avait expliqué l’apothicaire qui lui avait tend appris sur les plantes. De sa main gauche, elle redressa légèrement la tête de la blessée et lui fit boire le contenu de la tasse. Il lui fallut bien une trentaine de minute pour arriver à lui faire ingurgiter tout, c’était pour son bien il le fallait.

Nuit calme peut être mais la Duchesse ne s’était permise que très peu de repos, en leur qualité de médecin ou future médecin, elles se devaient de rester conscientes pour pouvoir réagir au moindre soucis. C’est ainsi qu’alternativement entre les trois femmes présentes elles prirent le relai chacune leur tour pour se reposer un peu.

A l’aube, Dotch se débarbouilla tant bien que mal, à l’abri des regards dans un coin de la tente. Elle se passa plusieurs fois le visage sous l’eau, elle n’avait pas de change et sa chemise blanche avait déjà perdu de sa blancheur… Elle recoiffa ses cheveux, les accrochant grossièrement avec son ruban.

Pour seul déjeuner une grande tasse d’infusion, elle n’avait pas pensé à apporter des miches de pain, partie trop vite sans nul doute… Elle aurait bien des occasions de se remplir le ventre comme il fallait, l’heure était bien trop grave pour penser à sa propre personne. Voilà bien une des qualités de la Duchesse, savoir malgré son rang penser aux autres et non pas seulement à son petit confort matériel. Elle espérait bien le prouver en restant ici, jusqu’à ce que cette « guerre » en termine.

Dotch ne pouvait s’empêcher de penser à Aimelin, il lui avait promis de revenir en pleine forme, mais si il en était autrement si à son tour il avait été blessé, voir même pire… Elle se refusait de penser au pire, elle savait que l’armée Comtale ne reculerait pas et que la Comtesse n’abdiquerait pas… comment pouvait-il en être autrement de toute façon ?

Pendant qu’elle remettait de l’ordre sous la tente, elle vit arriver une nouvelle fois Aimelin avec plusieurs blessés. Elle accourut avec Mélian pour poser la femme blessée à la tête sur une table.

Avec des doigts de fées, Mélian sutura la plaie à l’arcade, Dotch n’en aurait pas fait autant. Peut être l’expérience jouait en sa faveur, elle s’avait s’y prendre à merveille. Dotch y serait parvenue avec un peu plus de temps. L’onguent de souci déposé sur la plaie, il fallait maintenant retourner la demoiselle, pour pouvoir observer plus attentivement la plaie.


Il faudrait déjà qu’on la retourne pour examiner plus attentivement la plaie. Dès que le crâne est ouvert, ça a tendance à saigner beaucoup, mais parfois ce n’est guère méchant.

Délicatement elles retournèrent sur le ventre la jeune femme. Combien de femmes, s’étaient engagées dans ce combat ? De toutes les personnes blessées, présentes sous la tente, on ne comptait pas moins de trois femmes… Pourquoi n’étaient-elles pas restées au chaud, pour préparer un bon petit repas à leur mari, plutôt que de venir sur un champ de bataille…

Dotch attrapa un linge qu’elle trempa dans l’eau chaude, par petit tâtonnement, elle essuya le sang qui continuait de couler doucement de l’arrière de son crâne. Les mains de la Duchesse étaient marquées par le sang du soldat… Les vapeurs de l’eau chaude, lui donnaient des suées, elle s’essuya du revers de sa main droite le front… se couvrant au passage le front de sang. Sa chemise blanche se teintait petit à petit de cette couleur rouge, signe du sacrifice, du courage d’avoir voulu prendre les armes pour revendiquer la passivité de la Comtesse.


Pourriez-vous m’apporter un ciseau, pour que je lui coupe un peu les cheveux, nous y verrons plus clair ainsi ? Dit-elle en s’adressant à Mélian. Il était fort dommage de couper de si beaux cheveux, de longs cheveux bouclés noir, avaient-elles vraiment le choix ? Choisir entre soigner la jeune femme ou lui couper quelques mèches sans pour autant lui faire perdre sa beauté ? Le choix était rapide, couper les cheveux pour lui permettre de vivre… Une morte belle, n’importe que peu le médecin, ça serait un échec pour lui, il ne serait pas parvenu à soigner son patient...

Melian a écrit:
Melian opina du chef en signe d'approbation. Elle aida la Duchesse et elle retournèrent la dame. Il est vrai que les blessures à la tête peuvent saigner beaucoup sans être bien graves, mais pas trente-six solutions pour s'en assurer.

Elle apporta la paire de ciseaux à Sa Grâce Dotch de Cassel, et en profita pour amener d'autres linges propres, ainsi qu'une nouvelle écuelle d'eau tiède parfumée à la lavande, pour désinfecter. Elle regarda sa collègue couper les cheveux de la pauvre femme. C'était dommage, mais guère d'autre solution.

Melian trempa ensuite un linge dans l'eau à la lavande et nettoya à nouveau la plaie qui semblait saigner un peu moins. Elle l'examina ensuite attentivement.

Il semblerait que le crasne ne soit point enfoncé, mais cela va nécessiter de nouvelles sutures. Et pas moyen de savoir si du sang s'est accumulé dans la teste avant son réveil. Espérons que non...

Car si jamais la dame devenait incohérente, si elle n'arrivait plus à marcher comme il faut, à parler, alors il faudrait procéder à une trépanation, et la Ventoux fit une prière silencieuse pour que cela n'arrive pas. Elle tendit le fil et l'aiguille à la Duchesse.


Pouvez-vous faire les sutures ? Je vous nettoierais la plaie au fur et à mesure pour que vous y voyez suffisamment.


Ingenue a écrit:
[A l'écart du champ de bataille, à deux lieux de Lourdes et de sa caboche]

Panser les plaies du corps pour panser les plaies de l'âme.
S'oublier dans le don de soi.

Jeune encore, insouciante il y a encore peu, la mort et le deuil avait frapé la jeune blonde de 17 ans qui avait l'impression d'en avoir mille à présent.

Odeur de sang et odeur de mort, soigner et apaiser sans distinction. Elle n'avait aucune connaissance médicale, si ce n'est les paroles de la Duduche aux gaufres: "Faut amputeeeeeeeeeeeeeeeeeer !!!!"

La jeune tête blonde marquée par le deuil passe la tenture et se signale par un simple:


Adishatz...


Orantes a écrit:
Le corps d’Orantes gisait là sur cette table au beau milieu de cette tente de fortune. Sa jeune carcasse était devenue livide à force de s’être vidée de son sang lors de son transfert. Il avait l’œil jaune, le souffle court. De son front perlait la sueur et seule cette fièvre lui donnait encore l’air un peu vif. Pourtant, il était déjà loin et son âme vagabondait dans un profond cauchemar.

Songe spectral…Corps livides avançant mécaniquement sur le champ de bataille noyé de rouge… Félons !...Tumulte des lames qui s’entrechoquent …Chairs écarlates et sanguinolentes qui s’amoncellent… Traîtres !...Femmes blafardes se tordant de douleur… Crâne fracassé par le glaive du Béarn…Armées fantomatiques et cris de douleur…Brigands ! …Voies qui s’étouffent …gorge qui s’emplit sous l’afflux du sang d’un cœur transpercé…Vae Victis !...Pleurs de l’enfant que je suis encore… Visages verdâtres statufiés par la peur…Violeurs !...Nuit froide et obscure… Comtesse crépusculaire qui s’avance vers moi…Judas !...Œil jaune et langues violettes…Membres tuméfiés, âmes blessées…


Dotch a écrit:
La paire de ciseaux en main, Dotch se mit à couper deux trois mèches de cheveux de la jeune femme, guère plus, juste pour y voir plus clair. Juste pour pouvoir recoudre, sans prendre des cheveux dans les points de suture.

« Il semblerait que le crasne ne soit point enfoncé, mais cela va nécessiter de nouvelles sutures. Et pas moyen de savoir si du sang s'est accumulé dans la teste avant son réveil. Espérons que non... »

La Duchesse fut un peu soulagée d’entendre que le crâne n’était pas plus atteint que cela. Elle savait les risques qu’il pouvait y avoir si du sang s’était accumulé, il fallait rester confiant, et faire tout ce qui était possible.


« Pouvez-vous faire les sutures ? Je vous nettoierais la plaie au fur et à mesure pour que vous y voyez suffisamment. »

Oui, je peux le faire. Si vous pouviez essayer juste de dégager un peu les autres mèches de cheveux en même temps.

La Duchesse prit la bobine et le fil que lui tendait Mélian d’une main sûre et confiante… Elle déroula une assez grande longueur de fil, et le coupa de ses dents. Cherchant du regard la lumière, elle tendit vers l’endroit lumineux, l’aiguille et fit glisser à l’intérieur le fil. Chose faite, elle fit un nœud à l’autre extrémité du fil…

« Allez, ma belle il faut te lancer maintenant, applique toi surtout cette femme gardera à vie la marque de cette cicatrice, il faut qu’elle soit jolie, qu’une fois les cheveux repoussés, elle ne se voit plus du tout. »

Elle se parla à elle même en son fort intérieur, la peur ne l’avait pas gagné, mais elle savait que chacun de ses gestes seraient importants et que la beauté de la jeune fille en dépendrait.

Lentement elle approcha l’aiguille de la plaie, et piqua l’aiguille non sans difficulté dans la peau. D’un geste ample, elle alla chercher l’autre morceau de peau, pour y piquer l’aiguille sur un point placé parallèlement à celui qu’elle venait de faire. La Vicomtesse de Cassel poussa légèrement de chaque côté de la plaie pour en rapprocher les bords avec sa main gauche, pour lui faciliter la tâche. De la main droite, avec délicatesse pour ne pas casser le fil, bien qu’il était épais, elle tira dessus au maximum. Elle allait entamer le second point lorsqu’elle entendit la voie d’une femme… le seul mot prononcé fut un « Bonsoir »… Etait-ce la fatigue, ou les blessures qui avaient empêché la femme de dire autre chose… Dotch releva un instant les yeux… Qu’elle ne fut pas sa surprise de voir la Comtesse ici même… elle qui d’après les rumeurs, ne montrait plus le bout de son nez depuis trois jours. La Duchesse baissa les yeux sur la plaie, et se concentra sur ce qui était important, recoudre la jeune femme. Elle ne prononça que deux mots, la tête dans les cheveux du soldat


Adishatz Dauna

La secrétaire d’Etat en Béarn reprit son travail, et continua de suturer la plaie, un nouveau point, puis un autre. Elle releva les yeux pour s’adresser à Mélian

C’est assez serré ? Il ne faudrait pas que la plaie fasse une boursoufflure.

Attente d’une approbation, attente d’un geste ou d’une recommandation si elle faisait mal. Elle reposa son regard sur la Comtesse, elle semblait abattue. Etait-ce cette guerre qui l’a mettait dans ses états ? La Duchesse n’avait pas la réponse, elle s’en moquait à vrai dire de ce qui pouvait se passer dans la tête des autres en cet instant, elle avait déjà beaucoup à faire avec ses pensées.

Elle fit un nouveau point. Recoudre la plaie ouverte sur une dizaine de centimètres, était un travail bien plus compliqué qu’elle ne l’aurait pensé. Enfoncer l’aiguille dans la peau du crâne s’avérait difficile, du fait que la peau était relativement très fine, ensuite l’aiguille rencontrait directement l’ossature du crâne…


Aimelin_ a écrit:
[A l'infirmerie]


Des hurlements, le vacarme des armes... il s'est endormi, couché sur le sol contre la paillasse de Ptit, lui tenant la main, il bouge, pris dans ses cauchemars qui refont surface.

NONNN !!! PAS ELLE NONNNN !!

un cri de terreur qui doit ameuter les personnes dans la tente et celles à l'extérieur. Il ne se réveille pas, il s'agite, serre la main de Ptit pendant que ses mots se mélangent. Il les murmure, en laisse s'échapper d'autres plus fort.

du mal... sa parole.... charge .... il bouge et tente de sortir de son sommeil où le délire s'est installé ... arrêtez !! nonnnn l'emmenez pas !!! laissez moi !!!

La transpiration perle sur son front. ... la mort ... la mort !!

Sa respiration devient plus rapide, les images défilent, remplissent sa tête de tous ces bruits qu'il entend depuis des jours. Un cri avant de retrouver un semblant de calme où l'on peut voir sa main trembler.


Loulianne a écrit:
[rp]La beauté de ce jour. La lumière de ce samedi d’août. Un grand mal à la tête, comme prise dans un étau, un étau qu’on ne desserrera pas. Autour de toi, une certaine agitation, quelques voix, mais l’impossibilité de les distinguer parfaitement. Seule, debout au milieu de ces ombres humaines qui grouillent, ton regard s’accroche soudainement.
Puis les blessés. Puis les morts. Tu suis du regard ces dizaines de charrettes qui partent au loin, remplies de corps humains, devenus cadavres empilés les uns sur les autres comme du vulgaire bétail, recouverts par une simple couverture, tachée de sang. L’enfouissement sous cette horreur. Ces morts sont-ils désormais en paix ? Comme gagnés par le sommeil de la nature, leur âme s’en est allé vers de meilleurs lieux, alors que leur corps finiront certainement dans une fosse commune,à croupir par centaine.
Les lentes journées interminables.
Le temps comme une inexorable agonie.
Tu doutes que la mort puisse être un soulagement comme certains le disent, tu doutes que le printemps puisse un jour revenir sur ce champ de bataille qui a accueilli autant de sang, tu doutes que la vie puisse réapparaître tout simplement.
Passent les secondes, les minutes.
Arrachements. Ruptures. Métamorphoses. Ton esprit est brouillé et la vue trouble. Certaines choses te manquent, certains souvenirs semblent bien trop enfouis en toi pour réussir à les faire ressortir rien qu’en effectuant un travail de mémoire, certains éléments qui te paraissent important dans ta vie de jeune femme et dont tu es incapable de te remémorer. Tu aimerais une présence à tes côtés, cet homme si absent ces derniers jours. Ton cœur bat, le sang frappe à tes tempes, à tes blessures et tu souhaites éperdument qu’il vienne te chercher. Et soudain le silence qui s’installe. Tu crois entendre ses pas. Si violent est ton désir que tu ne doutes pas de le voir apparaître. Tu tournes sur toi-même, le cherchant du regard. Tu essaies d’arrêter des personnes qui passent à côté de toi, mais ils ne te regardent pas. Et puis tu crois le reconnaître.
Les minutes qui s’écoulent. Et cette déception quand il te faut admettre qu‘il ne viendra pas. Qu’il n’est pas là.
Et la honte et la peur qui t’envahissent lorsque tu découvres que ce n’était là que folie, et bien pire encore, lorsqu’on découvre qu’il nous manque un bout de soi, ce bout que tu as dû laisser là bas, dans cette prairie où l’on enlève encore des morts.
Désillusions. Effroi. Révoltes. Accablement. Silencieux enthousiasmes. Ce que tu vois et entends autour de toi, ta mémoire devenue faillible l’enregistre, et commence en toi un véritable travail pour recoller des morceaux brisés. Tenter de se souvenir de quelque chose.
Tu t’interroges, et les conclusions que tu en tires, tu t’emploies à bien les dégager, puis à te les formuler à toi-même.
Mais tout est si compliqué, étrange, inextricable. Rien autour de toi que tu puisses reconnaître. Nul visage familier. De simples ombres remuantes et te frôlant. Tu restes des heures à regarder les personnes s’activer autour de toi, le regard se fixant sur n’importe quoi, n’importe qui, sans jamais rien pouvoir élucider. Un fouillis de questions te harcèle qui à chaque assaut te fait vaciller.
Où es-tu ? Où est-il ? Où sont-ils ?
Tu scrutes, demeures longtemps dans une stupeur émerveillée. Tes yeux se posent sur des morts que l’on transporte, ceux qui ont succombé à leurs blessures.


Bonjour.

Tu sursautes. Tu ne l’as pas entendu arriver. Prise de frayeur, tu restes un bon moment sans rien dire. A l’évidence, il ne s’agit pas d’un soldat. Une simple enfant à laquelle on ne pourrait donner plus de huit ans.


Tu ne me reconnais pas ?

La seule qui te parlait, cette enfant. Visage pâle, des yeux verts émeraudes, de longs cheveux bouclés d’un noir parfait.

Je suis trop jeune peut-être …


Mais pas si âgée que ça pour te reconnaître en elle. Toi enfant. Visage d’ange, et d’enfant sage en apparence.
Et tu n’as pas le temps de chercher à savoir pourquoi tu te vois, jeune enfant que tu étais, qu’elle te prend par la main et te guide vers une tente. Tu la suis comme son ombre, ne sachant ce qu’elle désire te montrer. Elle relève doucement les pans de tissus faisant office d’entrée de la tente, et vous pénétrez toutes deux, dans un silence religieux.
A peine entrée, tes yeux se posent sur un corps de femme, reposant sur une paillasse. La petite s’arrête alors que tu avances doucement.
Chaque pas, un frisson.
Chaque pas, cette horreur en toi.
Chaque pas, ta reconnaissance.

Tu la regardes, blessée, allongée, inconsciente, à mi-chemin entre une mort guetteuse, et un sommeil qui se veut naturel. Tes yeux ne peuvent plus quitter cette femme, défigurée, le visage en sang. Ils ne peuvent plus te quitter. Tu n’oses plus te regarder. Ta pâleur. Les larmes te viennent doucement.


Suis-je …

Tu t’es retournée vers la petite toi.

Morte ? Non … simplement inconsciente et en mauvais état. Tu es en train de rêver Loulianne… Tu ne mourras pas, mais à ton réveil, tu m’oublieras… Tu auras tout oublié …

L’arcade sourcilière de la petite se mit y saigner abondamment, au même endroit que ta blessure et c‘est d‘une voix souffrante et étouffée que la petite te parle :


… Qu’est-ce que tu m’as fait Loulianne ?…

Puis soudain la foudroyante conscience que tu n’es rien. Qu’un être humain n’est rien. Que ta vie n’a pas plus d’importance que ces brins d’herbes que l‘on prend entre ses doigts. Grelottante, déprimée, tu recules progressivement, te demandant si l’on peut continuer de vivre quand on se trouve aux prises avec pareille révélation.
[/rp]


Dotch a écrit:
[rp]Plus que deux points avant que la plaie soit totalement recousue, la sueur perlait sur son front… une nouvelle fois elle s’essuya du revers de la main. Cette jeune femme serait marquée à jamais par les cicatrices de la bataille… Même si les médecins avaient fait au mieux, il resterait toujours des marques… Des visibles comme celle à l’arcade mais plus aussi plus profonde, celles qui marquent profondément n’importe quel homme ou femme qui participe à une guerre.

Elle termina soigneusement son travail, fit un nouveau nœud à l’extrémité de la plaie… Il n’y avait plus que de l’onguent de souci à poser sur la plaie et un pansement à faire et la jeune femme pourrait dormir paisiblement. Le mot était bien fort, si de quelque part, elle avait vu lui couper des cheveux, elle serait certainement rouge de colère…

L’onguent appliqué, Dotch prit des bandelettes et enroula la tête du soldat, comme un œuf de Pâques. Avec l’aide de Mélian, elles la remirent sur le dos, posant sa tête sur un cousin.


Pauvre jeune femme, il faut que nous surveillions avec attention son état. Elle ne semble pas avoir de fièvre, mais ça pourrait être le signe d’une complication.

La Duchesse alla se laver les mains. Elle frotta plusieurs fois, les rinça puis recommença, comme si le sang semblait vouloir rester, ne plus s’en aller… Trois quatre fois elle refit ses gestes, prendre le savon frotter, puis rincer… Elle s’arrêta lorsqu’elle entendit des cris, des cris bien proche.

« NONNN !!! PAS ELLE NONNNN !! »

Aimelin, elle le croyait reparti au front… Elle chercha du regarda où pouvait-il bien être… Elle s’affola légèrement, qui avait pu être blessé pour qu’il cri ainsi. Elle attrapa un linge et fit quelques pas dans la tente… elle l’aperçut là au sol main dans la main avec son ami Cécé… Il s’agite, continue de crier perdrait-il la raison ? Dotch s’approche de lui, s’accroupit à ses côtés, serre sa main libre dans la sienne…

Calme-toi, Aimelin tu es avec nous…

Voix qui se voulait rassurante mais pourtant le jeune homme continuait de s’agiter… Etrange impression de revoir son fils, lorsqu’il avait le sommeil agité pendant sa terrible maladie… Elle se revoit, le prendre dans ses bras « Aymerick calme toi, maman est là… » Aimelin n’était pas son fils, plus vieux, mais pourtant cette technique avait toujours fonctionné… Dans d’autre circonstance, elle se le serait certainement permis, là ils n’étaient pas seuls, se permettre une telle marque d’affection n’était pas possible en public. Elle se contenta alors d’aller chercher de l’eau froide, et d’appliquer à plusieurs reprise sur son front un linge trempé dans l'eau froide.

Aimelin réveille toi Elle le secoue une fois doucement, puis une seconde encore un peu plus, une troisième plus forte… Il doit revenir à lui, ce n’est qu’un cauchemar rien d’autre. [/rp]
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Mar 11 Aoû - 15:52 (2009)    Sujet du message: 1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre] Répondre en citant

Aimelin a écrit:
Ils s'approchent, il peut sentir leurs souffles sur lui, ils se penchent il sent le froid de leurs lames, il va mourir ... des éclats de rires il se réveille dans endroit inconnu... aidez moiiiiiii !!!

Tout redevient noir ...... et puis cette douceur... la voix de sa mère ? non .. il ne l'a pas connu ... sa tante, la mère de Loïs celle qui lui a donné tout l'amour que n'a pu lui donner sa mère.


Calme-toi, Aimelin tu es avec nous…

... où es tu .. un visage qui lui sourit au milieu du brouillard... pourquoi tu me secoues, laisses moi dormir encore un peu.. j'irai au champs plus tard ...
... c'est froid qu'est ce donc ? de l'eau


Aimelin réveille toi

Il ouvre les yeux doucement cherche à reconnaitre qui est là ... et puis tout revient .... la bataille, ses compagnons et amis tombés, ce désastre que n'ont pu arrêté les hommes.
Il se redresse d'un coup et reste assis sur le sol, regarde Ptit puis plante son regard gris dans celui de Dotch... mais pas ce regard qu'elle connait, rieur et taquin, ou sérieux selon leurs discussions. Son regard est vide, rempli de ce vide qui l'entoure depuis des jours.
Un souffle qui s'échappe. Il enlace son amie et pose sa tête sur son épaule les yeux rivés sur Ptit.


dis moi que Ptit ne va pas mourir, ni Dance... dis le moi s'il te plait.


Dotch a écrit:
[rp]Aimelin revient à lui brusquement, il se redresse droit comme un i. Immédiatement il regarde son amie, toujours inconsciente pas le moindre signe, plongée dans un de ses longs sommeils, dont on ne se réveille parfois que quelques semaines, voir même des mois après seulement. Puis il plonge son regard gris, dans les yeux bleus de la Duchesse… Ce regard vide, glaça le sang de Dotch… elle n’avait pas pour habitude de le voir ainsi, lui qui avait bien souvent le regard pétillant dû au moment de fou rire et à l’alcool qui aidait un peu également…

Elle le serra dans ses bras, lui frictionnant le dos, tant d’amitié pour lui, tant d’estime pour cet homme qui lui redonnait le sourire au fil de leur soirée.


« dis moi que Ptit ne va pas mourir, ni Dance... dis le moi s'il te plait. »

La comtesse avala difficilement sa salive, promettre que personne n’allait mourir était difficile, elle aurait aimé pouvoir parler directement à Aristote, de lui crier haut et fort « Et toi Aristote, laisse en vie ses pauvres personnes qui ne défendaient qu’une cause qui est leur, ou le Comté » mais qui était-elle pour s’adresser ainsi au Seigneur ? Personne… rien qu’une fidèle de la Sainte Eglise, qui se rendait plusieurs fois par semaine aux différents offices… Dotch serra d’avantage Aimelin dans ses bras et lui susurra à l’oreille

Je te promets que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que Ptit reste parmi nous, qu’elle reçoive les soins les meilleurs possibles. Personne… ne… mourra…

Elle avait dit ces quelques derniers mots avec tant de difficultés, maître de rien, sûre de rien…

As toi de me faire une promesse, promets moi que quand tu retourneras sur le front tu feras attention à toi… promets moi que tu me reviendra sur pied Elle aurait eu envie de dire tout ce qu’elle avait sur le cœur, de le secouer jusqu’à ce qu’il lui promette que oui, il reviendrait en entier… elle se retient, se tait…

Je vais devoir aller m’occuper de l’homme que tu as ramené, tu devrais boire quelque chose de chaud avant de repartir. Ajouta-t-elle en le regardant dans les yeux, essayant de lui sourire en lui remettant une mèche de cheveux derrière l’oreille.
Prenant appui sur le sol, la Vicomtesse se releva. Dernier signe d’affection envers le jeune homme posant sa main droite sur son épaule, avant d’aller s’occuper d’Orantes. Passage devant la Comtesse et Yolaine, elle s’arrêta, prit un linge propre sur la table d’à côté


Comtesse, Yolaine,
N’y a t-il pas de blessés dans les rangs comtaux ? N’y a-t-il que des blessés de l’armée dicte rebelle ? Où sont donc les blessés de l’Ost, les avaient vous fait rapatrier dans une infirmerie plus fortunée que celle-ci ?


Ne pas succomber à la colère, garder la face… Dotch serra le linge… et reprit sur un ton plus doux

Trois des blessés que nous avons sont grièvement blessés, regarder cette pauvre Cécé plongée dans un profond sommeil avec des blessures multiples… il en est de même pour Louliane… et cet homme sur la table Elle désigna des doigts de la main, le pauvre soldat, qui délirait sous les effets de la fièvre qui s’abattait sur lui.
Il délire n’y plus ni moins, il vient d’être recousu, signe déjà de complications…

Pourquoi disait-elle tout cela, elle n’en savait rien, elle n’était plus en mesure de penser de toute façon… Elle fit une petite révérence, bien que sensiblement en colère elle n’en oubliait pas pour autant les bonnes manières… Elle alla préparer de quoi s’occuper d’Orantes.

Il fallait à tout pris faire tomber cette fièvre et au plus vite. Elle prit de l’eau chaude et le bocal noté « Reine des prés: fièvre ». Elle versa dans une cruche un bon litre d’eau et plongea plusieurs belles feuilles de mélisse… Elle laissa infuser, pendant ce temps, elle alla appliquer un linge d’eau froide sur le front d’Orantes, elle le rinça plusieurs fois et refit ce geste à plusieurs reprises. Elle défit les boutons de sa chemise déchirée de partout et la lui ôta avec beaucoup de prudence… Trempée par la sueur, il fallait éviter qu’il baigne dans cette humidité… Avec un autre linge, elle épongea les parties de son corps recouvertes de sueur. Elle retourna vers la carafe d’eau et versa l’infusion dans une tasse… Tasse chaude en main, elle revient vers le combattant


C’est une tisane de reine des prés ça aidera à faire tomber la fièvre
L’entendait-il, elle ne savait pas, mais parler aux malades l’aidait à croire qu’ils allaient s’en sortir, qu’ils seraient bientôt sur pied… Elle redressa légèrement sa tête, ouvrit sa bouche et versa petit à petit la tisane… Elle continua ainsi jusqu’à ce que la tasse soit vide… Terminée, elle la reposa sur la table, prit une couverture et la posa sur le jeune homme… A ses côtés elle s’installa sur une chaise, attendant que l’infusion fasse son effet.[/rp]


Orantes a écrit:
Sous les paupières lourdes du jeune homme, le défilé macabre se poursuit inlassablement. Raisonne le tocsin morbide et le charnier reprend vie, les corps des soldats tombés à chaque assaut se dressent à nouveau. Leur démarche, leurs gestes sont mécaniques et leurs silhouettes fantomatiques. Seul lui reste inanimé et étendu au cœur de ce bal funeste, de cette boucherie interminable. Tout d’un coup, une ombre s’approche au beau milieu de ce cimetière ranimé. Les yeux troublés d’Orantes ne parviennent pas à distinguer qui s’approche. Plus la chimère s’avance moins le damoiseau épouvanté ne parvient à reconnaître ce spectre. L’instant arrive où leur visages se font face. Deux billes noires exorbitées le fixe maintenant et une bouche violacée d’où perle des larmes de sang ne cesse de lui souffler " tu n’es qu’un traître, Orantes …tu n’es qu’un traître…un…"

Nooooon !!!
Le corps du béarnais, voulant échapper à ce supplice, se tord en tous sens et brusquement se plie en deux. Aussitôt une atroce douleur parcourt sa hanche gauche et le fauche. Ses yeux s’ouvrent brusquement, il est comme assaillit par ce halo de lumière qui emplit la tente.

A nouveau, un visage se penche vers lui mais celui-ci est diaphane et lui fait l’impression d’une apparition céleste. La longue chevelure blonde de la dame est parsemée de petit amas de sang mais son sourire irradie l’humanité et la bonté. Un linge à la main, la femme lui tamponne délicatement le front d’où perlent des goutes de sueur.

Mais qui…qui êtes vous ? parvient à susurrer Orantes, à bout de souffle.

Je suis Dotch. Vous venez de subir une lourde blessure à votre hanche durant la bataille. Il faut maintenant vous reposer et reprendre des forces.
La Dame de Cassel, qui n’avait plus rien alors d’une femme de noble lignage, au vu des énormes tâches qui ensanglantaient sa chemise, lui soulève délicatement la tête et approche, cette fois, une écuelle d’eau fraîche vers les lèvres du malade.
Deux fines larmes s’échappent alors du regard du félon…depuis des semaines, depuis cette ignoble tuerie, c’était le premier geste de douceur qu’on lui portait.


Aimelin_ a écrit:
[rp][Vendredi, apres la deuxième bataille]


Il l'écoute, il sait qu'elle dit tout ça pour le rassurer mais il a besoin d'y croire. Sa voix le berce, lui fait oublier ces heures et ces jours de tensions et violences.

As toi de me faire une promesse, promets moi que quand tu retourneras sur le front tu feras attention à toi… promets moi que tu me reviendra sur pied

Lui aussi va répondre pour la rassurer. Comment serait il sûr de revenir vivant de cette bataille qui approche. Ils ne sont qu'une poignée, il ne le lui a pas dit. Une poignée contre une armée, est ce une lutte bien égale ? Il quitte Ptit des yeux et fixe son amie. Ses yeux bleus qu'il aime et qui ne mentent pas et dans lesquels il aime à lire ce qu'elle ne dit pas.
Lui promettre, encore une fois promettre ce qu'il n'est pas sûr de tenir. Il répond à son sourire essaie de prendre une voix rassurante.


je te promets de revenir ici debout et sans une égratignure.
Je boirai quelque chose de chaud au camp, Madg doit s'inquiéter en ne voyant pas ma section.


Il regarde dans la direction de Orantes et Loulianne, sans vraiment voir qui est là. Son esprit est embrumé, il a besoin d'air.

J'espère que ça va aller pour eux, c'était à moi de les protéger.

Il la regarde se lever et se met péniblement debout. La tête lui tourne un peu mais se reposer lui a fait du bien même s'il a l'impression de n'avoir dormi que quelques minutes. Il jette un dernier regard à Ptit quand il entend Dotch parler de Comtesse.

Il relève la tête. Comtesse ... ce mot raisonne dans la tête de l'ébouriffé. La Comtesse est là ? ... la grotte, le rendez vous.. il a oublié, elle vient le taner et lui faire encore cent mille reproches comme quoi il lui hurle dessus mais n'a pas de parole. Aime c'est le moment de jouer la fuite éperdue si tu veux rester en vie.
Une bonne inspiration et il se retourne, s'apprêtant à croiser le regard plein de reproches de la tête blonde mais il n'en est rien. Elle semble perdue dans la contemplation d'une poussière qui virevolte dans la lumière.

Il sourit malgré lui et s'avance vers elle. S'incline respectueusement.


Ingénue... désolé de te fausser compagnie mais j'ai des choses à faire

Provocation ? même pas... humour ... non elle n'en a que peu ... vérité seulement. Si elle veut lui parler elle n'a qu'à le suivre dehors. Il est las des promesses non tenues.

Il va vers Loulianne et Orantes que Dotch fait boire doucement. Il se penche sur chacun d'eux en murmurant .... tiens le coups toi aussi, je reviens des que je peux.

Une main posée doucement sur l'épaule de son ami, un sourire fatigué à Dotch avant de se diriger vers l'entrée de la tente et sortir, respirer un grand coup avant de reprendre la direction du camp.[/rp]
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Mer 12 Aoû - 19:25 (2009)    Sujet du message: 1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre] Répondre en citant

Aknail a écrit:
[En route vers l'infirmerie de Campagne, un peu plus tard]

Le silence ici est morbide. Les oiseaux sont partit depuis longtemps, effrayés par les bruits de la bataille, plongeant alors les lieux dans une ambiance sinistre.
Portant la civière par l'arrière, l'un des frères Scott étant à l'avant, l'homme suit le chemin qui mène à l'infirmerie. Les va et vient incessants avaient creusé un sillon sur le sol, faisant disparaître une large bande d'herbes, écrasée à l'usure par les bottes des survivants.
Une brise souffle doucement. Elle caresse le visage du soldat, comme pour lui rappeler combien cela pouvait être bon de se sentir en vie, puis, en même temps, balaie les cheveux de la blessée. Des cheveux aussi noirs que la suie....Ça lui est soudainement familier.
Un violent flash le renvoie alors brutalement en arrière, lors des premiers affrontement. C'était elle qu'il avait blessé de son manche, un coup qui ne lui avait fait ni chaud ni froid, alors que le bois avait cédé, divisant l'arme en deux.
Le soleil est haut dans le ciel, et les rayons d'été irradie les lieux d'une chaleur douce, malgré tout assez lourde.
Le regard du soldat retombe sur la victime inconsciente. Elle donnait l'air d'avoir vendu chèrement sa peau. Du sang suintait d'une plaie à son bras par dessus le tissu déchiré, des contusions et des bleus un peu partout....Mais surtout une large plaie au ventre, un sacré coup d'épée qu'elle avait reçut là.
Avalant difficilement sa salive, Aknaïl se demanda encore une fois comment il avait pu en arriver là. Sa conscience était loin d'être calme, puisqu'il avait été l'éclaireur qui avait signalé leurs position. Cette femme...L'homme qui s'appelait Aimelin....Les autres.....Ils auraient peut-être été en bonne santé s'il n'avait rien dit...Envoyé un faux rapport.
Cependant, ça n'avait pas été possible, parce que, comme eux, il avait choisi son camp....Non pas pour les différents qui avait causé cette bataille, mais pour ses amis qui avaient risqué leurs vie autant que lui.....Autant qu'eux....
Intérieurement, le soldat salua leur courage, il l'admirerait presque. S'être battu jusqu'au bout, en sous-effectif, et sachant pertinemment qu'ils n'avaient aucune chance ; C'était un acte très brave, même si certain pouvait peut-être juger que c'était de la pure folie.
D'une façon étonnamment naturelle, comme s'il se parlait à lui-même, l'homme ouvrit la bouche :

- Tenez le coup jeune femme....Vous irez à l'infirmerie où vous serez soigné...Puis vous irez mieux, rapidement.

Ce qu'il évitait de préciser, c'est que les jumeaux avaient pour ordre de la surveiller, pour qu'elle ne puisse s'échapper et comparaître dés qu'elle en serait capable. Il connaissait bien les Scotts, ces deux frères indissociable, qui n'auraient pas la moindre pitié et accompliraient leur devoir coûte que coûte.
Quelques minutes passèrent, puis ils arrivèrent enfin dans la tente. Une fois à l'intérieur, le soldat porta la jeune femme dans ses bras et l'emmena directement sur la table du médecin. La posture qu'il avait alors, ployant sous le poids, le rendait assez stupide dans sa démarche, peut-être même comique...Mais à cet instant, il n'en avait que faire.
Alors qu'il approchait de la table d'opération, le soldat appela Dame Mélian, celle avec qui il avait eu une discussion plus tôt.

- Doc ? Je vous apporte un autre blessé.....Apparemment, elle a un grosse plaie sur le ventre...Et une plus petite sur le bras. Bien sûr, c'est à vous d'en juger, mais j'ai pensé utile de vous faire part de mes premiéres observations.

Pour éviter de gêner la médicastre dans ses mouvements, l'homme recula et se plaça dans un endroit où il y avait moins de passage.

- Mon ami cuistot...Celui qui vous a fait parvenir les vivres par mon intermédiaire va arriver d'un moment à l'autre....Avec un autre blessé !


Dancetaria a écrit:
Les corps étaient acheminés vers l'infirmerie. C'est avec hâte qu'elle amenait Aimelin en compagnie du Lieutenant, plus vite elle arrivait, et plus vite il pourrait être soigné ...

Elle écoutait Aknail, il ne perdait pas la face. Les frères Scotts non plus et sourit même doucement à les entendre parler d'une même voix, une fois encore.

Des figures lui étaient connus en entrant, elle fut surprise. Dotch, Sepro .... La voix serrée, les larmes qui ne cessaient de refaire surface, elle se lança


Melian ? Dotch ? Aimelin ... Je ne veux pas ... Il ne peut pas ...

Regard suppliant envers les deux femmes, et son regard qui se posa sur Sepro.

Aidez moi .... Sauvez le ...


Melian a écrit:
A peine en eut-elle terminé que ce fut messire Sepro qui arriva les bras chargés de pain. Elle lui sourit.

Adishatz. Soyez le bienvenu, et merci beaucoup !

Du pain avec la viande, sans parler du rhum. De quoi remonter le moral des troupes qui en avaient besoin. C'est alors que dame Dancetaria arriva, tandis que dame Nini courrait en tout sens pour apporter le nécessaire aux soins. Mais Melian n'eut pas le temps de la remercier. Aimelin venait de leur être amené. Après avoir amené tant de blessés pour des soins, c'était à son tour d'en recevoir.

Elle aida à son installation sur la table et l'ausculta. De tous les blessés qu'elle a eut, c'est lui qui est le plus gravement touché.


Ils ne lui ont pas faict de cadeau par Dieu... se dit-elle.

Sa cuisse droite du soldat est ouverte, son bras gauche est cassé, son épaule gauche est entaillée, et son flanc droit est perforé. Duchesse, pourriez-vous venir m'aider s'il vous plaist ?


Madg a écrit:
Les bruits l'entouraient, un peu sacadé, elle ne comprenait pas tout, ne sachant plus où elle était ou ce qu'il se passait. Une forte douleur au ventre, clignement des yeux, pour essayer d'apercevoir ce qui l'entourait. Il n'avait fallu que quelques secondes à l'orthésienne pour se rappeler ce qu'il s'était passé, son combat, ses attentes. Mais c'était avec une telle force qu'on pouvait lui connaitre, et la volonté d'aller au bout de chaque entreprise qu'elle ouvrait les yeux, et se redressa.

Des gens s'activait autour d'elle, du sang plein le sol, des blessés qui gisaient non loin d'elle, les médecins et infirmières qui s'occupaient d'eux. Non loin d'elle, un homme armé qui veillait. Son regard était apparement encore flou, car elle voyait cet homme en double. Elle portait ses mains sur ses yeux pour les frotter un peu, et tenter de retrouver une vue claire... Ah ben, toujours double!...insistant un peu plus le regard...c'était des jumeaux, de vraies gouttes d'eau, identiques!
Madg se releva péniblement, s'approchant de ce soldat... de ces soldats... qui devaient certainement être de corver de la surveiller jusqu'à son procès


Bonjour soldats

j'imagine qu'on vous a donné la lourde tache de me surveiller
vu que nous passerons certainement du temps ensemble
je me nomme Madg


Main posée sur son ventre, entourer de bandages suite aux premiers soins, elle s'approchait d'eux pour les saluer. Mais elle pensait toujours au lendemain, elle avait encore des choses à régler, d'ailleurs, aucune réponse de la comtesse n'était parvenue à sa dernière missive. L'Eglise, bizarrement, n'avait plus donner signe de vie depuis que le Comté avait ouvert les hostilités... Madg s'installa sur son lit, avec un parchemin qu'elle avait trouvé et une plume avec de l'encre. Ainsi, elle commença doucement à écrire sa requete pour la Comtesse, dans l'espoir que cette fois ci, elle reçoive une réponse...et rapide...

Une fois qu'elle en avait fini, elle demanda à quelqu'un qui était sous la tente, s'il pouvait transmettre. Une douleur au ventre commençait à lui reprendre. Elle posa sa main sur ses bandages, quand ceux ci étaient à nouveaux en sang. La blessure s'était réouverte...


Infirmière...


Dotch a écrit:
[rp][Vendredi, apres la deuxième bataille : auprès d'Orantes]

Des yeux du soldat des larmes s'écoulaient... Dotch fut attendrie par cette image. Elle ne le connaissait pas et pourtant sa mine l'affectait, ce qu'il lui arrivait la touchait profondément. Les heures s'écoulaient, Dotch restait à ses côtés pour le surveiller, la tisane semblait avoir fait son effet, il paraissait moins agité... Sa blessure à la hanche ne serait peut être dans quelques temps plus qu'un mauvais souvenir.

Les paupières du soldat s'ouvraient de temps à autre, luttant contre le sommeil. Elle le regardait, ses yeux se fermaient à son tour, elle luttait en son fort intérieur pour ne pas dormir... Elle se levait par moment, faisait quelques pas pour se dégourdir les jambes, revenait avec un linge humide pour éponger le front du blessé, et s'installait à nouveau sur la chaise.

Elle prit la main d'Orantes, et se mit à prier à mi-voix... Longue prière qui consommèrent ses dernières forces, la Duchesse s'endormit sa main jointe à celle du jeune homme.


[Samedi au petit matin]

Ce n'est qu'au petit matin quand les premiers rayons du soleil firent leur apparition au travers de la toile opaque de la tente, que la Comtesse ouvrit les yeux... combien de temps avait-elle dormi elle n'en savait rien... mais elle avait un méchant mal au fessier... dormir sur une chaise voilà qui n'était pas bien confortable... Sa main avait glissé pendant la nuit, le long du corps du jeune homme. Elle le regarda et découvrit sous la lumière du jour ses yeux

Bonjour soldat,

Comment vous sentez vous ce matin ?
Petit sourire de circonstance, elle était contente de voir que la fièvre semblait avoir quittée son corps.

Peut-être puis-je vous proposer une tisane chaude ?

Dotch se leva, les os de ses genoux craquèrent de tous les côtés.

Je vais aller préparer une tisane puis nous vous installerons ailleurs, pour que vous soyez un peu plus tranquille.

L'ancienne CAC fit deux pas puis revient vers le jeune homme

Je suis désolée pour votre chemise, elle était dans un piteux état, je vous l'ai ôté et jeté. Je tâcherais de vous en faire ramener une. Petit rire discret, elle fut amusé par sa réflexion.[/rp]


[Désolée j'ai un jour de retard, pas dispo hier donc je suis en décalée par rapport à l'avancement rapide du rp.]



Sepro a écrit:
Sa prière terminée, Sepro avait passé un moment qu'il ne pouvait chiffrer auprès de sa filleule. Dans cette infirmerie, la notion de durée semblait n'être que relative et élastique : tantôt les secondes s'égrenaient à un rythme qui les faisait durer comme des jours, tantôt les heures défilaient comme des poussières de temps.

Sepro commençait à s'engourdir quand Dance arriva, amenant un nouveau corps inerte. Le remarquant, elle jeta vers lui un regard perdu. Encore un peu dans le flou, il lui sourit vaguement. Son sourire était un peu anachronique sur le moment, mais c'était sa manière à lui de montrer qu'il était content de la voir, même si le lieu et l'instant n'était pas aux effusions de joies.

Lorsqu'elle installa le blessé sur la table d'opération, dressée avec les moyens du bord dans un coin de la tente protégé des courants d'air, Melian lui donna un coup de main. Sepro put alors reconnaître celui qui gisait là : il s'agissait d'Aimelin. Il ne le connaissait pas assez, même s'ils avaient été Conseillers Comtaux ensemble, sous le dernier mandat de Varden. Le souvenir qui lui restait en mémoire était celui d'un homme discret mais consciencieux, aimant le travail bien fait, prônant l'efficacité, soucieux du bien-être de ses concitoyens. Un homme de valeurs comme le Béarn en avait besoin, sans aucun doute.

Melian s'agitait au dessus du corps. Ses gestes étaient vifs et précis. La tension se lisait dans ses traits tendus, mais il transpirait de son attitude une grande grande assurance et la certitude de l'acte bien posé.

Abandonnant un instant le chevet de Ptit, Sepro s'approcha de Dance, la sentant un peu désemparée, et lui tendit la main, presque machinalement. Son affection pour la soldate était réelle et, même s'ils ne se voyaient que très rarement, leur amitié était sincère. Sans savoir pourquoi, il lui glissa à l'oreille :


Je suis là, Dance!

Puis il ajouta, comme pour la rassurer :

Melian est une Dame d'exception : tout ce qu'elle entreprend est marqué du sceau de la réussite. Aimelin devrait bientôt être sur pieds.

Le ton était empreint d'une confiance non feinte, cette confiance que Melian avait eu le don de lui inspirer dès la première fois qu'il avait eu la chance d'assister à un de ses offices.


Melian a écrit:
Relevant la tête vers messire Loupameth qui venait d'arriver, elle lui sourit.

Adishatz ! Pouvez-vous vous occuper de messire Orantes s'il vous plaist ? Il est fiévreux. Si besoin, préparez-lui de quoi l'aider.
lui dit-elle en lui indiquant du menton l'alignement de bocaux.

Tandis que dame Princesseyoyo se levait et s'en allait avec dame Nini, dame Madg reprit conscience et se redressa. Trop brutalement à l'évidence. Entendant appeler, elle se retourna et vit les bandages virer au rouge. Elle se retourna donc vers la Duchesse.


Je vous le laisse, je vais l'aider. Vous devriez commencer par la fracture et la plaie au flanc. Si le sang se mesle à la moelle il mourra.


Puis elle s'approcha de dame Madg.

Vous n'auriez pas dû allons. Rallongez-vous que je vois ce qu'il se passe.

Melian l'aida et enleva le pansement.

Bon deux points ont sauté. Je vais devoir les refaire. Voulez-vous quelque chose contre la douleur ?


Orantes a écrit:
[Dans la nuit du vendredi au samedi ]

Aux larmes du jeune Orantes répondait un sourire angélique de la Duchesse. Un de ces sourires qui fait oublier aux combattants l’abominable aventure que demeure la guerre. Un de ceux que prodigue une mère à son enfant inconsolable. La présence délicate de Dotch rassura le jeune béarnais qui fondit dans un sommeil, cette fois, plus réparateur. A plusieurs reprises cette nuit-là, il ouvrit les yeux cherchant la lumière diffuse d’un brasero pour chasser de mauvais songes. A chaque fois, il redécouvrit le visage fatigué de la noble dame et sa longue chevelure constellée de reflets ambrés qui brillaient à la lueur des flammes. Le damoiseau sentit sa main dure et calleuse entourée par celle, douce et frêle, de sa garde-malade. Enfin, il put dormir, serein, jusqu’au matin.


[Le samedi au petit matin]


Vint alors les premiers rayons du soleil et jeune homme se réveilla auprès de Dotch qui, bien qu’encore exténuée, lui fit un large sourire.

Bonjour Soldat, comment allez vous ce matin ?

Le jeune homme esquissa à son tour un léger rictus.
Mieux, bien mieux Duchesse mais cette douleur lancinante à ma hanche ne cesse de se faire rappeler à mon bon souvenir.

Dotch, qui décidément ne prenait guère le temps de souffler, entreprit de faire une tisane au malade qui n’affectionnait que peu ce genre de breuvages. Mais il ne put refuser à celle qui s’était dévouée corps et âme à son rétablissement encore très fragile.
Puis la dame décida enfin d’installer Orantes plus confortablement. Se levant, non sans mal, de cette vieille table branlante où il était couché depuis des heures, il fut mis, avec l’aide de la duchesse, sur une paillasse dans un coin de la tente.

Avec une certaine malice, elle évoqua ensuite la disparition de sa chemise pendant l’intervention qu’il avait dû subir. Orantes, les pommettes rosies par la gêne, et voulant la brocarder à son tour, tenta en vain de bredouiller quelque chose. La belle se moqua un instant de cet excès de pudeur et lui tendit gentiment une toile en chanvre qui ferait l’affaire en attendant. Ces quelques instants d’activité fatiguèrent le béarnais dont l’état était encore fragile et il ne mit qu’un court moment pour à nouveau s’assoupir.
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Ven 14 Aoû - 18:41 (2009)    Sujet du message: 1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre] Répondre en citant

--Bouillette a écrit:
Bouillette:



[Sur le marché de Lourdes, le dimanche, apres la derniere bataille]


Les nouvelles allaient bon train en place de Lourdes et le marché était le lieux idéal pour tout savoir sur ce qui se passait en dehors de la ville. Quittant l'étal du boulanger, sa miche sous le bras, Bouillette s'apprêtait à quitter la place, quand il se trouva nez à nez avec un pote. Tiens voila Dudule pensait il avec le peu de réflexion que lui procurait son cerveau un peu en retard sur la moyenne. Du haut de ses huit ans, le gamin avait toujours du mal à se faire comprendre. Les mots n'étaient pas ses amis et souvent il les employait mal et quant à leur prononciation, elle laissait souvent ses interlocuteurs la bouche ouverte. Mais il était plein de bonne volonté et on lui pardonnait vite sa façon bizarre de parler.

- 'lut Dudule, je suis été voir la foire où ma mère m'a dit d'allait acheté du .. du... Bouillette s'arrêta net et passa sa main droite sous son menton en prenant un air de profonde réflexion qui avait la manie d'exaspérer son pote. Quand il cherchait ses mots, le pire restait à craindre.

- ah oui je dois ramena des miches pour la mère.

C'était pourtant pas bien compliqué de penser à des miches et il soupira en regardant le grand qui reprit ses paroles en riant.

- on dit pas "ramena" on dit "ramener" ... j'dois ramena ça veut rien dire !
- oui Dudule, mais bon j'dois les ramena quand même mes miches

L'autre gamin soupira et n'eût pas le temps de répondre que Bouillette enchainait. Il avait l'habitude du regard de Dudule et il continua donc dans sa lancée.

- j'dois alli donni le pain à un che... à ma mère. T'sais c'qui m'a arrivé ? j'va t'raconter viens assoi toi la... il joignit le geste à la parole et s'assit sur le muret attendant que son pote fasse de même.

- je suis été voir la faiseuse de miches qui travailli à son fournil. Mais y'avi tant d'personnes qui vena pour ses miches aussi qu'j'voya pas s'il en resté un peu.

Il baissa un peu la voix apres avoir regardé autour de lui.

- alors j'a profita qu'j'suis petit pour me faufila entre les clients il se mit à rire en pensant à la Gertrude et à son air pas content ... et j'suis arriva juste devant le Jules. Mais comme il est sourd et qu'en plus il voya pas trop bien il m'a pas vi et quand c'ui de devant a été serva j'a acheti ma miche.

Il regarda son copain fièrement ... j'a pas compti les gens car ça rali trop et j'voula pas recevoir un coup d'canne... puis j'sais pas compti tout' façon.

Parlant de miches, il se mit à penser à l'homme au cheval noir qu'il avait vu plusieurs fois au marché avant que cette armée arrive. Boulanger qui disait être. Il lui avait même gardé son cheval et avait reçu une belle miche de pain, et chaque fois qu'il l'apercevait il allait proposer ses services. La belle blonde qui était maire avant l'appelait Aime, c'était pas difficile à retenir.
Il avait appris que le jeune homme était au campement Vae Victis, et quand les gens parlèrent que cette armée était détruite, il s'était renseigné et avait appris qu'il était blessé et se trouvait à l'infirmerie de campagne. N'écoutant que son courage, grand comme sa taille, c'est à dire quelques pommes, il était allé jusqu'au camp pour chercher le cheval qu'il avait mis à l'abri dans une grange abandonnée.


- je le cherche oui.. il se prénomme Aimelin, c'est un ami et je n'ai plus de nouvelles depuis quelques jours je suis tres inquiète

Bouillette haussa les sourcils et regarda dans la direction d'où venait cette voix. Une belle fille questionnait des gens et il profita qu'elle passait pres de lui, pour sauter du mur et la tirer par la robe en lui glissant discrètement.

- m'dame si c'est Aime qu'vous cherchi avec son cheval .. alir je sais où il est moi.

La femme avait eu l'air étonné mais elle l'avait laissé parlé.

- il est à l'infirmerie là ou on coupi les jambes quand les soldats y sont trop blessi
- tu en es sûr ? il s'agit bien d'Aime ? il fait un peu plus de cinq pieds et monte un cheval noir.
- oui m'dame, sûr comme j'vous vois. Même que ses yeux sont gris comme le ciel quand y'a de l'orage.

La jeune femme n'avait pas d'autre choix que lui faire confiance et ce détail la décida. Elle glissa une pièce dans la main du gamin.

- écoute je suis Charlie, une de ses amies et je dois me rendre sur Pau ce soir. Je vais rédiger un message que tu lui remettras quand tu le verras, tu me promets ?
- oui m'dame je promi de lui donni le message
- retrouves moi ici le temps que tu puisses manger une moitié de miche de pain

Sa moitié de miche mangée il se demandait s'il devait manger l'autre moitié, où la garder pour le soir, quand la donzelle revint. Il sauta à bas du mur sur lequel il s'était assis et pris la missive qu'il mit dans la poche de ses braies.

- remets lui cette lettre et à lui seul.
- oui m'dame je vi lui donni la lettre à lui seul j'vous promi

Voila comment le gamin s'était retrouvé avec une missive à remettre au jeune homme.


[Un peu plus tard, tente d'infirmerie de campagne]

-hooo mais fi doucement Alir je va tombi et me cassi la tête

Bouillette se demandait si ça avait été une bonne idée de prendre le cheval et surtout d'y monter dessus. Exercice périlleux mais l'échelle à côté l'avait bien aidé, le tout étant maintenant de savoir comment il allait l'arrêter. La bête semblait prendre un malin plaisir à galoper comme si elle sentait où elle devait aller, et c'est accroché à la crinière de l'étalon, ses pieds n'arrivant pas aux étriers, que le gamin arriva à la tente médicale. Il se redressa et cria des hooooo qui durent réveiller la campagne alentour, mais qui ne fûrent pas vain, Altaïr stoppant sa course folle non loin de la tente.

- par le chapeau du cur'ton v'la qu'ca s'appeli galopi ca !

D'un bond il sauta lestement à terre, soulagé de sentir le sol sous ses pieds et tira le cheval vers un arbre pas loin de l'entrée de la tente, où il l'attacha.

- tu vas resti ici et pas bougi surtout

Puis d'un pas hésitant, sa missive à la main il se dirigea vers la tente où il entra. Il s'arrêta un instant, son regard courant de l'un à l'autre cherchant le jeune homme et finit par s'arrêter sur une dame blonde, fort belle, mais avec des habits plein de sang.
Il fit une grimace et allait se diriger vers elle quand il s'aperçut que c'était Aime l'homme qu'elle soignait. Sa bouche s'ouvrit en le voyant plein de sang lui aussi, et il regarda la missive. Il avait promis de lui donner rien qu'à lui, et v'la qu'Aime avait l'air de sacrément pas entendre.


--La.Louve.Nea a écrit:


Néa errait sur le champs de bataille, cherchant trace de sa maitresse. Elle l'avait trouvée mais cette odeur était différente... Cette odeur qu'elle avait sentie que rarement auprès de la Ptit. Puis l'odeur de son ami avait pris la place celle de sa maitresse ayant disparu. Elle connaissait bien son odeur depuis leur dernier voyage. La blonde avait l'air heureuse et détendue... Etat depuis longtemps mis de coté chez elle.
Cela faisait plusieurs jours qu'elle errait. Elle se décida enfin de suivre celui qui était l'ami de sa maitresse. Un de ses seuls vrais amis d'ailleurs. Seul en qui la louve avait confiance après Alejandro... D'ailleurs elle ne le voyait plus celui là... Sa maitresse était avec un autre...
Voila que l'ami de Ptit était porté par 2 personnes... Qu'avait-il donc? Cette odeur de sang... Elle suivit le cortège jusqu'à la tente...
Passant le museau sous un pan de la tente elle regarde... elle cherche... Elle rampe pour ne pas se faire remarquer... Son flair la guide jusqu'à la blonde étendue à même le sol.
Elle approche son museau pour sentir le souffle de sa maitresse, comme pour vérifier qu'elle vit encore.
Néa finit par se lover contre sa patronne et pose son museau sur son épaule attendant le moindre tressaillement de la belle.


Ptitmec13 a écrit:
Des images...

Un regard vers sa lance...
Son ami, son jumeau comme elle l'appelait, derrière elle quoi qu'il arrive...
Regard complice avec Aime...
Les lames qui s'entrechoquent...
Le visage de Dotyy... Cela faisait bien longtemps qu'elle ne l'avait pas vue... Mais il faut se défendre... Dotyy se retrouve au sol.


Ptit tremble en réaction aux images qui lui arrivent...


Un coup... Son bouclier vole en éclat...
Un second coup... Excalibur se brise... Pensée à sa marraine qui l'avait forgée... Elle sort Excalibur du rocher pendant un jeu...
Puis Aime en danger... Elle crie... Elle s'avance...
Puis une douleur au ventre comme si ses entrailles se déchiraient...
Un regard vers la belle brune...


Non!!!! Yooooooooooooo!!!


--La.Louve.Nea a écrit:

La louve redresse la tête aux premiers mouvements de sa maitresse.
Elle regarde la blonde allongée au sol puis les hommes et femmes qui soignent.
Personne ne réagit.
Elle se met debout sur ses pattes, regarde de nouveau sa maitresse qui tremble, et gémit.
Regard à nouveau tourné vers les médicastres, elle les étudie...
Elle s'avance doucement vers eux, ne veut pas leur faire peur, continue d'étudier les hommes et femmes.
Elle s'avance vers celle portant un enfant en elle, elle sent que cela ne peut que la rendre que douce envers sa maitresse.
Elle jappe et attrape le bas de sa houppelande pour l'entrainer vers celle qui l'a recueillie après la mort de sa première maitresse.


Non!!!! Yooooooooooooo!!!

Le cri la fait lâcher la robe et elle retourne auprès de sa maitresse glissant son museau dans sa main.


Yolaine a écrit:
Yolaine attendait patiemment dans un coin de pouvoir être d'une quelconque utilité.
Et soudain le cri de Ptit la fit sursauter.
Ce même cri qu'elle avait poussé quand sur le champ de bataille son épée l'avait transpercée.
Elle bondit vers elle en grimaçant, se remémorant encore et encore la scène funeste.
La louve avait fourré son museau dans une des mains de Ptit.
Elle ne savait comment l'animal réagirait envers celle qui avait blessé sa maîtresse, aussi lui prit-elle l'autre main...


Ptitmec13 a écrit:
Ouvrir les yeux... Il faut qu'elle arrive à ouvrir les yeux... Elle force mais n'y arrive pas.
Elle sent le museau chaud de Néa se glisser dans sa main. Ce contact la réconforte, elle est donc vivante...
Une main.. Une main se glisse dans son autre main...
Elle n'arrive pas à ouvrir ses yeux.
Néa est silencieuse, surement une personne connue...
Aucun mouvement n'est possible... Elle essaie de grattouiller sa louve mais rien n'y fait ses mains ne répondent pas...
Dans un murmure elle appelle...


Néa...

La louve gémit, elle est belle et bien vivante elle ne rêve pas... Elle appelle un peu plus fort...

Aime? Sephi? Las?
Qui est là?


Yolaine a écrit:
La voix de Yolaine s'étrangla dans sa gorge.

C'est Yo... je suis désolée.
Aime est juste à coté et Las va bien.
Repose-toi.


Ptitmec13 a écrit:
Cette voix lointaine qui lui répond... Yolaine, la belle brune... Elle lui serre la main mais ne sait si ses doigts ont bien exécuter le geste...

La voix rassurante de Dame Melian... Ptit replonge dans ses souvenirs... Le réconfort que la diaconesse lui prodiguait à chaque grand moment de sa vie se passait de commentaires. La mort de Drago, puis celle de Alej et encore bien d'autre comme Ari disparu sans rien dire.
Dame Melian avait toujours était là pour elle. Jamais elle ne lui en a voulu d'avoir quitter le diaconat juste peut être une déception de perdre une des meilleures femmes d'églises que Lourdes pouvait avoir. Une chaleur l'envahit doucement, elle se calma.

L'impression d'entendre la voix de son "jumeau" la fait se raidir...


Sephi??

Elle essaie de se lever mais la douleur l'arrête en plein mouvement, lui arrachant un cri...
Ouvrir les yeux, il faut qu'elle y arrive...
Une légère ouverture, sa vue est trouble. Elle secoue la tête comme pour aider ses paupières à se décoller... Elle veut les ouvrir plus grand...


Dotch a écrit:
[rp][Avant l’arrivée de Dancetaria avec Aimelin]

Orantes s’était réveillé depuis la veille maintenant, il arrivait à parler et semblait être cohérent. Rien de plus normal, la fatigue l’avait gagné et il dormait sur une paillasse de fortune, une couverture de chanvre posée sur lui… L’état de Dame Louliane inquiétait plus la Duchesse. Elle se trouvait à ses côtés, refaisant son bandage à la façon œuf de Pâques… La cicatrice n’avait pas bougé, c’était fait proprement, pas de signe de complication, et pourtant, elle avait beau lui passer différentes senteurs sous le nez, espérant la faire réagir mais rien… Pas un mouvement de cils, pas le moindre signe de vie si ce n’est son souffle que la Comtesse sentait en passant son index sous son nez. Elle espérait simplement qu’elle revienne à elle qu’il n’y ait pas un caillot de sang qui se soit formé au niveau du cerveau… Impuissante, elle la regarda dormir, rafraîchissant son visage à l’aide d’un linge.

Perdue dans ces pensées, à se demander pourquoi et comment le Béarn avait pu en arriver là. A se demander, si avec la maigre influence qu’elle peut avoir, elle n’aurait pas pu faire bouger les choses plutôt que d’en arriver là… Dotchy culpabilisait en silence, abattue par la fatigue…


[Arrivée de Dancetaria avec Aimelin]

Une jeune femme en sanglot prononça le prénom de Mélian, le sien et celui d’Aimelin. Dotch détourna le regard du soldat pour observer la femme qui venait d’entrer. Elle regarda Mélian observer Aimelin, son état ne semblait pas être bon d’après les dires de Mélian.

« Duchesse, pourriez-vous venir m'aider s'il vous plaist ? »

Dotch s’approcha du médicastre, oui elle pouvait l’aider mais aurait-elle suffisamment de force et de courage pour soigner son ami ?

Oui, dites moi ce que je dois faire ?

A peine eut-elle le temps de poser sa question, qu’une autre blessée tentait de se lever. Mélian alla aider Yoyo… un dernier regard vers la Duchesse, une dernière phrase.

« Je vous le laisse, je vais l'aider. Vous devriez commencer par la fracture et la plaie au flanc. Si le sang se mesle à la moelle il mourra. »

Seule, elle se retrouva face à son ami, Dancetaria dont les larmes coulaient le long de son visage fatigué.

« M’occuper de la fracture et la plaie au flanc ? Ne devrais-je pas commencer par la plaie au flanc ? Aristote aide moi, que dois-je faire ? »
Il ne lui fallut pas longtemps pour reprendre ses esprits, elle regarda Dancetaria et Sepro.


Vous allez m’assister, nous allons d’abord soigner la plaie au flanc, ce n’est pas très joli, nous devons faire au plus vite, mais sans précipitation.

Dotch regarda Aimelin, le cœur lourd serré. Elle pensa quelques instants à la promesse qu’il lui avait fait avant… revenir en forme, en entier… elle était belle sa promesse… « Attends que tu te réveilles tu vas voir toi » se confia-t-elle à elle même. Elle observa la plaie au flanc plus attentivement, le sang coulait… et avait imprégné le tissu de la chemise d’Aimelin... Elle finit d’arracher le reste de la chemise d’Aimelin pour y voir plus clair.

Donnez moi un linge propre il doit y en avoir sur la table là bas Dit-elle en désignant une table où était posé tous ses effets personnels.

Il faut que nous faisions une hémostase au plus vite.

En attendant que l’un deux revienne avec des linges propres, elle compressa les vaisseaux entre ses doigts… Elle maintenait le point de compression…
[/rp]

Bouillette a écrit:
Bouillette:



[juste à l'entrée de la tente le même jour]

Les yeux du gamin suivaient les allées venues des gens devant lui et un air effaré se lisait sur son visage.

jamais je seri soldat moi

Sa missive à la main il avait regardé une dame partir vers quelqu'un sur une paillasse et avait reconnu la belle blonde, une amie d'Aime. Il reporta son regard vers la table ou une autre belle dame blonde s'occupait du jeune homme quand il vit les personnes autour s'éloigner pour chercher des choses.

Bouillette t'as promis à la donzelle.. comment déjà .. ah oui Charlie qu'elle m'a dit ... alors tu dois la faire. ... il haussait les sourcils, réfléchissant à voix basse...
je vais posi le message à côté de lui... si je reste ici ils vont me coupi une jambe peut être.

Profitant que Aime et sa soigneuse étaient seuls il s'approcha de la table et regarda la femme. Ca c'était une jolie femme aussi et puis ses yeux maaazette ! vert comme l'herbe des prés. Il ferma la bouche quand elle leva les yeux sur lui et montra la lettre qu'il posa à côté de la tête d'Aime.

b'jour m'dame ... c'est une missive pour Aime... j'ai promis de lui donni qu'à lui à son amie Charlie ... faudri pas la perdre et lui donni quand il se reveillera. .. il tourna les talons et se ravisa regardant le jeune homme toujours insconscient ... puis j'ai amené Ala.. Alir.. enfin ton cheval et l'ai attachi dehors sous l'arbre.

Il regarda une dernière fois le jeune homme puis la femme un peu désemparé et se tourna pour se diriger vers la sortie. Une fois dehors il regarda Altaïr et se dirigea vers lui et s'assit contre l'arbre pres du cheval.

il est bien blessé Aime tu sais va falloir attendre
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Dim 16 Aoû - 21:41 (2009)    Sujet du message: 1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre] Répondre en citant

Ptitmec13 a écrit:
Sephi était donc blessé.. PrincesseYoyo aussi... elle s'en voulait, elle n'avait pas pu les protéger, ils faisaient partie de son unité et par sa faute ils avaient été blessés.
Météo était là, Aimelin aussi, ses amis aussi étaient tombés... Elle se demandait à force qui n'avait pas été touché.
Au prix d'un effort incommensurable à cause de la douleur de sa blessure, elle se relève sur ses avants bras et regarde tout autour d'elle.
Un sourire timide vers Yolaine puis elle reprend ses recherches. Elle voit Aimelin, Météo... Dance qui se morfond pour Aime, au moins elle n'a pas été touchée elle... Sephi plus loin sur une paillasse... Madg aussi, flanquée des doubles soldats... Lou la tête enrubannée, Orantes qui a l'air d'être réveille... Pour la plupart des blessés des Vae Victis... Seraient-ils les seuls à avoir été touchés? Ou peut être que ceux d'en face ont droit à d'autres soins...
Aucune trace de Eri ni Las... Donc pas blessés.. Sinon ils auraient été là, soignés par Melian mais elle n'en parle pas... A moins que... Elle panique...


Dites moi... Las.. Eri... ils sont...

Sa voix s'éteint ne pouvant continuer la phrase comme pour chasser cette idée qui la traverse...


Dancetaria a écrit:
[ Arrivée de Dotch près d'Aimelin]


Un soulagement de voir Dotch arriver auprès d'eux. Elle sourit doucement, regarda à nouveau Sepro. Elle se sentait bêtement plus forte de le savoir à ses côtés, il était si important pour elle, et toujours présent dans les moments difficiles ... comme dans les bons. Un ami comme on en rêverait.


Puis, des mots qui résonnent ... Fracture ... Plaie ... Et les paroles de Dotch


Vous allez m’assister, nous allons d’abord soigner la plaie au flanc, ce n’est pas très joli, nous devons faire au plus vite, mais sans précipitation.


Si elle n'était pas déjà blanche, elle aurait blêmi. Mais pas question de se poser des questions, elle voulait tout faire pour l'aider, et comme elle se sentait responsable de l'état dans lequel il se trouvait. Elle s'en voudrait encore plus de ne pouvoir rien faire pour lui.



Donnez moi un linge propre il doit y en avoir sur la table là bas .Il faut que nous faisions une hémostase au plus vite.


Une hémostaquoi ? Bah, elle verrait bien. Sans attendre, elle se dirige vers la table, prends plusieurs linges. Elle jette un coup d'oeil rapide autour d'elle, aperçoit Cécé, du monde autour ... Elle semble aller mieux ... De retour devant Dotch, et lui tend les linges.

D'une voix fluette, regard à nouveau vers Sepro, quelques mots. Ses larmes avaient cessés de couler, mais elle était toujours anéantie.


Je ... je ne m'y connais pas, mais .. je ferai tout .. tout ce qu'il faut pour t'aider ... pour l'aider ... mais ... sauve le , Dotch, sauve le ... il n'a pas le droit de nous quitter, pas le droit ....


Dotch a écrit:
[rp][Autour d’Aimelin]

La Duchesse continuait de faire un point de compression pendant que Dancetaria était partie chercher des linges. Elle sentait d’abord le sang afflué puis elle fut rassurée de voir que son point fonctionnait et que le sang arrêtait de couler. Il n’aurait fallu qu’un instant qu'elle lâche prise pour que celui-ci coule de plus belle.

Une petite voix lui parla, non pas une de ses voix qui vous parlent intérieurement, mais la voix réelle d’un petit garçon. Que pouvait-il bien faire là ?


Bonjour fiston, ne t’inquiètes pas je la surveillerai avec la plus grande attention. Par contre, tu es un peu jeune pour être ici, tu ferais mieux de rentrer chez toi. Je dirais à Aimelin à son réveil que tu lui as apporté son cheval. Elle avait répondu au garçon en ne quittant que très brièvement la plaie des yeux… Dans cet état le soldat félon du Comté ne pourrait pas remonter à cheval avant un long moment... Elle ne s’aperçut pas de suite que le jeune garçon était parti. Elle releva les yeux mais trop tard

Flûte j’ai oublié de lui demander son prénom !!!

Une personne part, une autre revient… Danceteria posa les linges sur un coin de la table. La comtesse écouta les paroles désemparées de la jeune femme et répondit à mi-voix sur un ton qui se voulait rassurant, même si Dotchy n’était pas certaine de l’issue de ces traumatismes.

Nous ferons tout notre possible, nous n’allons pas le laisser partir ainsi notre gaillard.

Dotch se redressa légèrement continuent de serrer entre ses doigts les vaisseaux

Tu vas prendre un linge et quand j’aurai compté jusqu’à trois, tu appuiera très fort, là où je fais le point de compression. Je m’absenterai le temps d’aller chercher de quoi cautériser la plaie. Surtout n'arrête pas d'appuyer

Dotch attendit que Dancetaria prenne un linge et se prépare à appuyer. Elle prit une grande respiration.

1… 2… 3...

Dotch lâcha pour que la jeune femme puisse prendre le relais pour stopper le sang qui avait tant coulé, quelques gouttes de sang s'échappèrent le temps de... Et comme elle le lui avait dit elle partie vers ses affaires posées sur la table, pour chercher de quoi faire la cautérisation. Elle attrapa un gant de cuir qu’elle mit à sa main droite ainsi qu’une pointe en fer. S’approchant du feu, elle fit chauffer la pointe, la tournant un coup de gauche à droite, un coup de droite à gauche. Il fallut quelques temps pour que la fine pointe de fer rougisse…

La main gantée de la Duchesse tenait la petite pointe de fer rougie. Elle revient près d’Aimelin et approcha délicatement de la plaie la pointe. Elle appliqua le fer à l’endroit même où les vaisseaux étaient rompus. Les tissus vivants en contact direct avec le fer, se desséchèrent instantanément. Une croûte noirâtre solide comme la roche se forma à l’emplacement même où la Duchesse avait appliqué le fer rougi. Des rougeurs apparurent autour de la plaie du blessé, signe d’une inflammation locale assez vive... "heureusement que tu dors mon pauvre ami" pensa-t-elle


Dancetaria essuie avec un linge propre le pus qui est en train de s’écouler.

Il était de bon signe de voir du pus couler de cet endroit, signe que la cautérisation s’était bien passée. Il ne restait plus qu’à refermer la plaie avec quelques points de suture et cette vilaine blessure au flanc ne serait certainement plus qu’un mauvais souvenir.[/rp]


DemAnge a écrit:
Dem'Ange :


[Dans la tente, autour d'Aimelin]

La petite brise, douce et chaude revient tourner autour d'Aimelin, inconscient sur la table où Dotch et Dance s'occupent de lui, dans la tente médicale.

- voila ce qui arrive lorsqu'on ne m'écoute pas petit homme. Ne t'avais je pas dit que tu faisais une folie et que ça n'était pas raisonnable tout ça. Combien de fois t'ai je dit que tout ne se résout pas par la violence ou les cris. Mais encore une fois tu ne m'as pas écouté
- mais laisses le vivre !!! tu vois pas que tu l'étouffes avec tes leçons de morale espèce de nuage encotonné et douillet !?
- ne me parles pas ainsi vieux démon et laisses moi l'aider
- mais tu ne l'aides pas tu le tortures !! il a passé des mois de ton côté à être le gentil petit Aimelin que l'on voulait, toujours prêt à rendre service, toujours fidèle et travaillant sans relâche !
- oui mais il pestait souvent
- oui il pestait et alors ! montres moi ici un seul homme ou une seule femme qui ne peste jamais !
- oui peut être mais en attendant il a fait une énorme bêtise
- qui ne fait pas de bêtise ! le démon vient souffler à l'oreille du jeune béarnais ... tu as eu raison Melin, ne te laisses jamais dicter tes choix et actes ! vis tant que l'air entre dans tes poumons et profites de cette vie autant que tu peux

Le démon s'écarta en voyant arriver un fer rougit et fit un grimace à l'attention du nuage encotonné... encore qu'elle était bien capable de tourner de l'oeil devant lui.

- ah non tu ne vas pas lui dire de telles choses .... rapidement la brise légère vient murmurer à son autre oreille regardant inquiète le fer rougit s'attaquer à la blessure de son protégé ... .. ne l'écoutes pas Aime... tu ne dois laisser ton coeur basculer du mauvais côté. Tu dois utiliser ta tête pour ne pas faire de telles erreurs. Toi toujours si réfléchi qu'est ce qui t'a pris de foncer dans cette folie tête baissée !
- tête baissée, tête baissée... tu sais tres bien qu'il ne l'a pas fait tête baissée nuage. Nous entendons tout de ses pensées et rappelles toi qu'il a hésité, qu'il voulait bien botter les fesses de cette blonde mais il n'était pas d'accord pour la violence... d'ailleurs il va falloir que je lui cause en ton absence, il se ramolit le petit. Laisses lui le bénéfice de penser et arrêtes de vouloir qu'il soit pareil à toi, tout blanc ! il serait ennuyeux au possible et aucune femme ne le regarderait.
- il a assez souffert et je ferai tout pour qu'il ne replonge pas dans ce tourbillon infernal de souffrances. Dieu sait que moi non plus je n'aime pas cette jeune femme contre qui il s'est révolté. Mais je refuse de le voir sombrer du mauvais côté. Je lui soufflerai la sagesse et la patience.
- et moi je lui soufflerai la folie et la vie !
- je refuse de le voir mener une vie de débauche... apres cette bêtise, je vais le surveiller de près.
- tu n'es pas sa mère, ni sa femme pour le surveiller ainsi
- je suis sa bonne conscience , celle qui veille sur lui et le met en garde
- et moi sa mauvaise, celle qui lui dit de vivre et de profiter de la vie
- tu sabotes tout mon travail vieux ... vieux .... gougnafier !

Le gougnafier éclata de rire en voyant la tête de cotonnette.

- que j'aime quand tu joues les méchantes ! puis regarda à nouveau Aime pour être sur qu'il ne se réveillait pas ... t'avoir écouté pendant des mois l'a amené ici à force de se demander s'il avait raison alors laisse le goûter un peu au péché
- je lui verserai quand même quelques gouttes de sagesse
- quelques gouttes à peine, juste ce qu'il faut.
- oh mais que tu m'agaces vieux démon à toujours venir mettre la pagaille dans sa tête
- mieux vaut un peu de pagaille pour qu'il soit vivant et qu'il puisse apprécier sa vie
- je t'avertis que s'il recommence une telle bêtise .....
- tu feras quoi ? tu me dénonceras à Aristote ? mais il le sait il me connait bien. Et Aimelin a souvent prié Aristote et ça ne lui a pas servi à grand chose.
- ne blasphèmes pas !!!

La bonne conscience vient se placer à côté de la mauvaise et pousse un grand ... grrrrrrrrrr ... qui fait éclater de rire le démon.

- Houu que tu m'as fais peur j'en tremble encore !! Je vais t'apprendre à donner quelques taquets moi car tes grrrrr me font remuer les oreilles tant je ris.

Le démon vient tourner un peu autour du jeune homme, tandis que bonne conscience le suit en le surveillant et puis les deux légères brises s'évaporent aussi vite qu'elles sont venues.


Meteorite a écrit:
Citation:
Vous estes à l'infirmerie. Je suis Melian de Ventoux, médicastre. Comment vous sentez-vous ?


Ces quelques gorgées d'eau lui apportèrent un vive soulagement.

Merci pour vôtre gentillesse..mais..une drôle de...je ne saurai vous expliquer...j'ai froid!

Voulant tirer la couverture à hauteur de ses épaules il effleura de sa main le bras de la dame en laissant des traînées de sang sur celui-ci...

Dame! je n'ai aucun souvenir de ce qui fait que je me retrouve devant vous aujourd'hui..je ne connais pas la gravité de mes blessures..seule une douleur me taquine au niveau du ventre!

Regardant autour de lui, il s'aperçut de la présence de bon nombre de blessés..

Je pense que des personnes ont bien plus besoin de vôtre présence que moi...je vais me reposer un peu!

Restant fixé sur son regard...

Vous devriez vous aussi prendre un peu de repos...vous me semblez exténuée!


Melian a écrit:
"j'ai froid! ". En entendant ça, la Ventoux fronce légèrement les sourcils. Et pis encore lorsqu'elle voit le sang qu'il a mis sur son bras. Aussi entreprit-elle de voir ce qu'il se passait, tout en lui parlant.

Vous avez été blessé au combat qui a opposé l'Ost à Vae Victis. Comme toutes ces personnes. Mais présentement, vous estes celui qui a le plus besoin de mon aide.


Elle avait écarté la couverture. Son pansement était rouge au possible. Elle l'enleva.

Vostre blessure saigne. Vos points sont toujours là mais je pense que les ecchymoses provoquées par le choc se vident du sang qu'elles contenaient. Je vais surveiller ceci, n'ayez crainte.


Elle se leva et alla chercher de quoi nettoyer la plaie. Ce qu'elle fit délicatement pendant une bonne minute, laissant se répandre autour d'eux une douce odeur de lavande provenant de l'eau qu'elle utilisait pour désinfecter la blessure..


Meteorite a écrit:
Citation:
Vous avez été blessé au combat qui a opposé l'Ost à Vae Victis.


Ses souvenirs s'étaient estompés le plongeant dans un vide total...

Un combat..?
Pardonnez-moi mais je n'ai plus aucun souvenir de ce qui a pu se passer...mais toutes ces personnes ici présentes..elles étaient...

Il n'arrivait plus à se détacher du regard de cette dame qui semblait fortement préoccupée à son égard...

Citation:
Vostre blessure saigne. Vos points sont toujours là mais je pense que les ecchymoses provoquées par le choc se vident du sang qu'elles contenaient. Je vais surveiller ceci, n'ayez crainte.


Elle se leva revenant peu de temps après, ce qui lui permit entre temps de visionner quelque-peu sa blessure..

Se trouvant à nouveau près de lui, un parfum délicat se propagea chassant cette odeur malsaine environnante...ou serait-ce plutôt sa propre blessure, qui de par son infection, dégageait une puanteur...

Il sentit une pression au niveau de sa blessure...la dame s'appliquait à la nettoyer.


Dame Melian dites-vous! il me semble ne jamais vous avoir croisé, mais je suis honoré par vôtre présence, d'autant plus que vous êtes Medicastre et vôtre savoir va sûrement être utile en ce lieu...des blessures bien plus graves que la mienne doivent sûrement vous tourmenter!



Ptitmec13 a écrit:
Se reposer.. Elle en avait de bonnes l'ancienne diaconesse... Elle se rallongea, obtempérant tout de même à ses conseils.
La voix de Météo arriva vaguement à ses oreilles, cela la rassura quelque peu, au moins il était vivant.
Elle gratouillait Néa, c'était la seule chose qui pouvait la rasséréner, à part les moment de tendresses avec... Elle ferma les yeux... Ne pas penser qu'il n'y en aura plus...

L'odeur de la chair brulée vint titiller ses narines et elle fut prise d'une nausée qui la fit grimacer.
Elle inspira un grand coup essayant de la faire partir mais rien n'y fit, l'odeur restant présente. Elle y fit donc abstraction et essaya de se souvenir de tout ce qui s'était passé lors de l'attaque en fermant les yeux.


Le pigeon demandant d'intégrer l'armée...
L'intégration...
Quelques chose manque mais quoi...?
Elle se concentre...
L'intégration donc... Puis l'attaque de Faster...
Le regard à Aimelin lui demandant silencieusement de prendre faire attention à lui
Elle cherche Eri mais ne le voit pas.. mais où est-il?
Elle se retourne vers son unité... Un clin d'oeil à Sephi... Elle cherche Las...


Elle ouvre grand les yeux, voila ce qui la gênait. Las n'était pas dans son unité... Il avait du changé d'avis... Enfin un pigeon n'aurait pas fait de mal... Qu'elle ne l'attende pas...

Elle gratouillait toujours sa louve.
Sephi, elle aurait tant aimer se blottir dans ses bras, là au moins elle savait que ses caresses, ses câlins étaient sans arrières pensées aucune.
Sephi, il était seul sur sa paillasse entre la vie et la mort... Elle espérait secrètement qu'il trouverait la force de revenir.
Elle se releva légèrement, juste ce qu'il faut pour chuchoter à l'oreille de Néa d'aller veiller sur lui.
Elle la suivit du regard puis referma les yeux pour penser à un autre beau brun... celui qu'elle avait vu pour la dernière fois à l'orée du bois.


Melian a écrit:
Melian continuait de nettoyer la plaie. Elle saignait déjà moins, mais un peu encore, confortant la jeune femme dans son hypothèse. Bientôt cela cesserait complètement. Ce faisant, elle s'évertuait à répondre aux questions et préoccupations du sieur Météorite.

Oui un combat. L'armée Vae Victis composée de gens espérant que cela changerait quelque chose. L'assault de l'Ost. Tout ceci ne vous dis rien ?


Ces gens étaient tous de Vae Victis, ainsi que vous mesme à ce que je sais. Mais cela n'a que peu d'importance au final. Nous sommes tous Béarnais et je pense que tout ce que nous voulons c'est que la situation du Comté s'améliore.


Elle espérait que ceci réveille sa mémoire, craignant une blessure à la tête qui n'aurait pas laissé de marque visible, ou bien un traumatisme profond dû au combat. La Ventoux étant membre des Sanctes Armées, elle avait vu bien des soldats revenir de la bataille en ne sachant même plus comment ils s'appellent tant les horreurs qu'ils avaient vécu les avaient traumatisés. A sa remarque à son propos, elle sourit.

Nous nous sommes peut-estre croisés dans les couloirs de l'Université que nous fréquentons tous deux, mais nos voies sont différentes il est vrai.


Quant à mon savoir... Oui il est utile, du moins fais-je tout pour. Mais j'aurais préféré que mes services ne soient pas nécessaires...
ajouta-t-elle d'un air profondément triste.


Meteorite a écrit:
L'armée, un assaut..l'université...des couloirs...non! tout cela ne lui semblait pas perceptible, et cette blessure..il fallait bien qu'il se soit heurté à quelqu'un ou quelque-chose!

Un court instant il tourna la tête et...


Dame Melian! je ne suis pas certain mais cette dame avec ce chien là bas...je..crois que c'est...


Soudain, une image défila devant ses yeux..son visage se crispant.

Se tournant vers Melian..

Je..je me suis vu agenouillé à prier et une ombre s'avançant vers moi dans la poussière et..plus rien!


Melian a écrit:
Calmez-vous calmez-vous !

Melian posa le linge qu'elle tenait et prit la main du sieur Météorite.

Ce qui est arrivé n'a pas grande importance pour l'instant. Tout ce qui compte est que vous estes sécurité icelieu et que vous devez vous reposer. Le reste vous reviendra plus tard.

Elle lui sourit une nouvelle fois, puis elle reposa doucement sa main.

Vous ne saignez plus, je vais vous refaire le pansement. Mais surtout il ne faut pas que vous fassiez de mouvements brusques.


Joignant le geste à la parole, elle passa de l'onguent sur la blessure bien propre à présent, puis elle posa dessus une compresse de lin. Elle se nettoya ensuite les mains.


Voulez-vous encore un peu d'eau ? Ou bien quelque chose pour calmer la douleur ?


Meteorite a écrit:
La tête soulevée à portée du gobelet d'eau que Melian lui tendait à ses lèvres, il avala quelques gorgées lorsque...

Citation:
Nous sommes à une demi-lieue des murs de Lourdes messire. C'est là qu'a eu lieu le combat dans lequel vous avez été blessé.

Sa tête reposée..

Donc! il y a eu affrontement..mais je ne comprends toujours pas pourquoi j'étais agenouillé!. En étais-je arrivé au point de supplier Aristote qu'il m'épargne...me suis-je réellement battu?
Je suis certain qu'en ce lieu je trouverai une réponse..il le faut!
Je ne me sent pas l'âme d'un assassin, mais si réellement j'ai ôté la vie de quelqu'un il me faudra assumer les conséquences de cet acte..et surtout en comprendre le sens!

Vous même Dame Melian...avez-vous combattu?
Vôtre comportement actuel vis à vis de tous ces blessés ici présents me laissent penser que vos mains ne servent qu'à apporter soulagement, réconfort et surtout la guérison, et même si la mort intervenait je reste persuadé que vous aurez donné du plus profond de vous-même!

Il se demandait si il n'était pas en train de la retenir avec ses pensées et ses questions..

Je suis là à vous interroger alors que d'autres blessés vous attendent..pardonnez-moi!



Melian a écrit:
Peut-estre cette image se superpose-t-elle dans vostre esprit avec une autre alors que vous estiez en train de prier en nostre Eglise de Lourdes. Je ne saurais vous dire.

Elle eut un instant de silence avant de lui répondre à son propre propos.

J'ai veillé sur les murs de Lourdes avant la bataille mais je n'ai pas participé à l'assault. Et mon comportement ma foy n'est que celui d'une femme qui s'efforce de soigner ses Frères et Sœurs Béarnais. Je n'ai pas à juger qui que ce soit, je suis médicastre et Béarnaise en ces lieux, rien d'autre. Quiconque aura besoin de soins en recevra et je ferais toujours ce qui est en mon pouvoir pour sauver des vies. Ce que je pense, mes autres fonctions, tout cela ne compte pas.

Nouvelle pause.


Ne vous inquiétez pas. Les blessés ont reçus leurs soins, et des volontaires veillent sur eux. Ils appelleront si besoin.


Meteorite a écrit:
Citation:
Ne vous inquiétez pas. Les blessés ont reçus leurs soins, et des volontaires veillent sur eux. Ils appelleront si besoin.

A peine avait-elle parlé de volontariat qu'une dame se présenta pour proposer ses services...

Adressant un sourire à cette dame, il se retourna à nouveau vers Melian..


Je ne peux que me réjouir de vous trouver céans, vous faites preuve d'une grande sagesse..

Elle venait de parler de Lourdes..l'église..la Foy pensait-il..Des images défilaient en même temps qu'il l'écoutait...

Excusez-moi Dame mais je cherche en même temps à pouvoir m'inculquer tout ce que vous me relatez, et peut-être qu'en vous écoutant mes souvenirs vont remonter à la surface!
Je me retrouve ici ne sachant qu'une chose..je suis blessé suite à un conflit; cependant, je ne sais pas encore qui je suis réellement. Vous me dites m'avoir croisé à l'université..et de même à l'église!

La regardant, il se demandait si elle pourrait au moins l'aider de ce côté là..

Dame Melian! j'ai peur de sombrer dans ma propre ignorance!


Melian a écrit:
Se tournant à nouveau vers son patient, elle eut un sourire gêné quand il lui attribua une grande sagesse.

J'ai simplement vu bien des choses et tiré les conclusions qui s'imposent.

Puis elle l'écouta parler de ses craintes et interrogations, cherchant un moyen de l'aider.

Ne vous inquiétez pas, tout reviendra petit à petit. Il y a d'ailleurs icelieu des gens qui vous connaissent. Ils vous aideront à savoir ce qu'il en est. Quel est le dernier souvenir que vous ayez ?


Meteorite a écrit:
Il admirait cette dame pour sa patience à l'écoute d'autrui..il se se sentait sécurisé..

Citation:
Ne vous inquiétez pas, tout reviendra petit à petit. Il y a d'ailleurs icelieu des gens qui vous connaissent. Ils vous aideront à savoir ce qu'il en est. Quel est le dernier souvenir que vous ayez ?



Des gens qui me connaissent..je suis empressé de les rencontrer!
Comme je vous l'ai dit tout à l'heure, la seule image perceptible était cet instant où je m'agenouillai dans un nuage de poussière..une ombre mouvante et plus rien!
Cependant, et pendant que vous me parliez, j'ai entraperçu une autre image..une dame agitée tenant une épée en main..
Tout est si confus qu'il m'est difficile de rester concentré sur ces simples faits!


Jetant un regard autour de lui..

Étais-je armé? Je ne vois point d'armes à mes côtés...
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Jeu 20 Aoû - 12:53 (2009)    Sujet du message: 1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre] Répondre en citant

Dancetaria a écrit:
[Autour d'Aimelin]

Nous ferons tout notre possible, nous n’allons pas le laisser partir ainsi notre gaillard.


Elle sourit, elle savait que Dotch tenait beaucoup à lui, et vice et versa. Elle était confiante de le voir entre ses mains, elle allait le guérir, il ne pouvait pas en être autrement.

Tu vas prendre un linge et quand j’aurai compté jusqu’à trois, tu appuiera très fort, là où je fais le point de compression.

Aussitôt dit, Dancetaria prit un des linge qu'elle avait ramené. Elle n'était pas très rassurée, ni très sûre d'elle. Si elle faisait une erreur, elle s'en voudrait à jamais. Rapidement, elle se retrouva seule à appuyer afin de stopper l'écoulement du sang. Elle ne prit pas attention aux quelques gouttes qui coulèrent tout d'abord, et profita que Dotch s'éloigne pour s'adresser à Aimelin, tout en murmure, son visage approchant le sien, ne sachant pas si l'entendait ou non.


Aimelin ... On est là .. Dotch te soigne, et tu la connais, très vite tu iras mieux. Courage, Aimelin, courage ...


Tout à coup elle leva la tête. Elle vit Dotch revenir avec un gant de cuir et une pointe en fer. Elle s'en doutait. Elle avait déjà vu quelques infirmiers à l'oeuvre au lendemain de combats. Elle se doutait aussi la douleur que cela devait être. Mais, un mal pour un bien, même, un mal pour la vie. Elle continue à parler doucement à Aimelin le temps que Dotch chauffe la pointe, comme pour le rassurer, qu'il n'oublie pas qu'il n'est pas seul.

Elle revient, Dancetaria retira le linge et rapidement la pointe fleurta avec la blessure, sous le regard de Dancetaria qui se voulait calme. Elle était impressionnée par le sang froid et la maîtrise de Dotch, qu'elle connaissait plutôt pour ses talents de CAC que de médicastre. Une sorte de tâche noire, et des rougeurs tout autour. Quelle douleur pour une personne qui voulait juste combattre pour ses idéaux ...


Dancetaria essuie avec un linge propre le pus qui est en train de s’écouler.

Elle la regarda l'espace de deux ou trois secondes, puis prit le linge. Le plus soigneusement qu'elle put, elle nettoya la suppuration qui se dégageait de la blessure. Qu'est ce qu'il allait souffrir à son réveil, pensait elle ...


Aimelin_ a écrit:
[rp][le Dimanche de la derniere bataille .. entre les mains de Dotch et Dance]

cet homme est un tyran, tout ce qu'il veut c'est le pouvoir, il s'en fiche de toi Aimelin, il s'en fiche de tous ceux qu'il a mené vers ces combats... où est il ? tu le vois autour de toi ? mais ouvres les yeux bon sang Aimelin !!!! ouvres les yeux et regardes !! ... ouvrir les yeux ... le visage de celle qu'il voulait détronner... ouvrir les yeux.

Aimelin ... On est là .. Dotch te soigne, et tu la connais, très vite tu iras mieux. Courage, Aimelin, courage ...

Tressaillement du jeune homme. Est ce la douleur, est ce ses rêves qui l'agitent faiblement. Faible battement de paupières imperceptible. Cette voix, y répondre, il la connait.
Gémissement qui n'arrive pas à franchir ses lèvres en sentant la douleur qui envahit son corps. Il se sent brisé en mille morceaux.

Répondre... répondre à cette voix, lui dire qu'il l'entend, qu'elle ne le laisse pas mourir tout seul ... sa main droite qui bouge à peine. Ce souffle doux qu'il sent sur son visage, répondre à cette voix, répondre.

Et puis cette douleur, infernale, à laquelle il ne peut pas répondre, devant laquelle il ne peut pas hurler... douleur qui le brûle, lui vrille le flanc et le fait basculer à nouveau dans le noir. Nonnnn !!
[/rp]


Charlie.lorente a écrit:
Un jeune garçon se présenta à l'entrée de la tente et tendit le pli à la première personne qu'il trouva. Sur le dessus un nom écrit Aimelin. L'enfant reparti aussi vite au'il était venu.

charlie a écrit:
Charlie sachant où se trouvait Aimelin mais n'ayant pas eu de nouvelles entreprit d'écrire un billet qu'elle destinait soit à Aime soit à une personne du campement, elle ne savait pas bien...

Elle se mit à la table et entreprit d'expliquer la situation en quelques mots avant d'écrire directement
à Aime.


A vous qui lirez ceci si vous n'êtes pas sire Aimelin ce billet peut être surprenant, mais je n'ai pas de
nouvelles, c'est que soit il est mort, soit il n'est pas encore remis. S'il est mort ou incapable de me
répondre pourriez-vous vous qui lisez ces mots répondre à sa place je vous en prie, je m'inquiète pour lui.

Elle laissa couler les larmes déjà pensant que son ami était peut-être... non elle ne pouvait l'envisager elle essuya ses joues et se concentra pour trouver les mots.

Aimelin je n'ai pu prendre le temps de venir aux camps te voir, mais au moins j'ai pu apprendre où tu te trouver. Ce que je t'écris va te surprendre, mais en fait pas tant que ça... Mon passé ressurgit au pire moment en plus j'ai commis l'erreur d'ouvrir mon coeur de me laisser apprivoiser. Tu dois te dire que c'est une bonne nouvelle, mais non j'ai l'art et la manière pour les situations compliquées tu me connais bien. Bref je suis amoureuse de deux hommes et même sachant depuis le départ que ces deux histoires étaient impossibles je me suis laissé prendre dans les filets...
Bref je suis égoïste sachant ce que tu traverses de venir t'embêter avec mes soucis, mais ce que je voulais en fait c'était t'expliquer pourquoi dès ton procès terminer je partirais de Mauléon. Je serais là pour ton
procès sois en sur ça c'est une promesse !
Je veux être présente à tes cotes comme tous tes amis surtout tes amies je crois, nous qui savons vraiment quel homme de valeur tu es, qui connaissons ta vie aussi, nous serons tous là pour toi.
J'espère avoir de tes nouvelles bientôt même si ce n'est pas toi il sera possible de me trouver à Orthez, je t'embrasse mon Aime.
Cha

Charlie finit d'écrire sa lettre, la plia et fit partir un pigeon en direction Lourdes et le campement des
soldats blessés. Elle monta ensuite chercher ses affaires, un dernier tour en taverne avec les amis
comme si de rien n'était et ensuite la fuite dans la nuit...




Dotch a écrit:
[rp]Dotch regarda la jeune femme essuyer la suppuration qui s’écoulait. Elle alla préparer un crochet à recoudre et du fil. Cinq ou six points de sutures suffiraient amplement pour reboucher la plaie. La Duchesse s’attela à sa tâche aussitôt revenue près d’Aimelin et Dancetaria.

Ne t’en fais pas Dancetaria, il est robuste notre petit homme, il s’en remettra. Le temps finira par effacer toutes ses mauvaises blessures.

Dotchy piqua un premier point à droite du flanc. Comme elle l’avait fait la veille, elle alla chercher parallèlement un autre point, et sera le plus fort possible pour rapprocher au plus près les deux extrémités. Elle avait commencé à prendre le pli, les points étaient ni trop espacés, ni trop serrés, tout juste ce qu’il fallait pour que la cicatrice soit là plus belle possible. Pendant qu’elle recousait elle continua de parler à Dance

Tu ne veux pas boire quelque chose ? Te reposer un peu ?

Les nuits d’attente sur le champ de bataille, l’avaient fort probablement épuisée, tout comme les nuits auprès des malades pouvaient être exténuante. La Comtesse termina ses points de suture, elle fit un nœud avant de couper le reste de fil bien trop long avec ses dents.

Je dois avouer que je n’ai jamais soigner de fracture, je devrais demander à Mélian de venir m’aider. Je ne voudrais point faire de bêtise.

Elle attrapa sur la table d’à côté, l’onguent de soucis.

Peux-tu appliquer cette pâte sur la plaie, pendant que je vais chercher Dame Mélian. Mais en suffisamment épais n’hésite pas, ça aidera à cicatriser plus vite.

Dotch donna la petit pot de verre à Dancetaria avant d’aller chercher Dame Mélian sous la tente. Elle alla de lit, en lit pour trouver la médicastre, demandant parfois aux malades légèrement réveillés si ils ne l’avaient pas vu. Peut être certains ne la connaissaient même pas, ou ne connaissaient pas son prénom… mais elle demandait sait-on jamais. La Baronne finit par l’apercevoir dans un coin de la tente, occuper près d’un malade.

Mélian, j’aurais besoin de vous pour la fracture d’Aimelin, j’avoue que je n’ai jamais fait et j’osais espérer que vous aviez déjà soigné ce genre de blessure, si vous pouviez venir m’expliquer ou me conseiller, je vous en serai reconnaissante.

La médecin attendit la réponse de Mélian avant de s’en retourner vers son blessé. Blessé qui demandait beaucoup d’attention, au vue des ses blessures multiples. Dotch espérait de tout son cœur que le jeune homme s’en sorte indemne seulement avec quelques cicatrices, guère plus. La seule blessure qu’elle pouvait guérir, bien qu’on ne soit pas certains de l’issu des traitements qu’elle venait d'appliquer, était la blessure profonde, celle interne, celle qu’il est impossible à jamais de refermer…
[/rp]


Melian a écrit:
Doucement, doucement. Tout va bien vous estes en sécurité.

Melian était revenue en courant auprès de messire Météorite en entendant ses cris. Elle posa sur ses mains des linges humides, afin de le calmer, et un sur son front. Dame Yolaine s'approcha.

Hum... il faudrait l'aider à se déplacer très doucement puis déplacer sa paillasse à costé de celle de messire Météorite. Mais pour l'instant, il faut surveiller messire Météorite qui nous fait un délire fiévreux.


C'est alors que la Duchesse arriva.

Oui bien sur, je vais vous expliquer.


Se retournant vers dame Yolaine.


Je reviens, pour l'instant, que Ptit ne bouge pas, il nous faudra estre deux pour la déplacer.


Puis elle suivit la Duchesse jusqu'au sieur Aimelin. Il n'y avait pas de temps à perdre.


Bien. Placez une main sur son bras un peu au dessus du coude, et attrapez fermement sa main. L'objectif va estre de tirer d'un coup ferme dans l'axe du bras pour que les os déplacés reprennent leur place.

D'un coup elle se crut aux cours qu'elle dispensait à la citadelle franche...

Ptitmec13 a écrit:
Ptit était appuyée sur ses avant bras et suivait comme elle pouvait les différents va et vient de Yolaine, puis Dotch, puis Melian...

L'inquiétude se lisait sur son visage. Météo, puis maintenant Aime... Elle regardait l'ancienne diaconesse et la duchesse s'occuper du bras de son beau brun. Un coup d'œil à son ventre, un pensée ver ses nausées et vertiges.. non il fallait qu'elle arrête de penser à cela, ils n'étaient pas prêt aussi bien l'un que l'autre.

Elle secoua la tête pour chasser cette idée, les nausées et les vertiges n'étaient dues qu'au choc, à la forte perte de sang.. rien d'autres que cela. Elle ferma les yeux un instant puis les réouvrit pour voir la suite des va et vient, petit rgard vers Sephiran pour vérifier que la louve était bien à ses côté, écoutant vaguement la phrase de Yolaine. Mais qu'est ce qu'on pouvait lui taper sur le système de toujours répéter qu'il fallait qu'elle se repose.


Dancetaria a écrit:
Tu ne veux pas boire quelque chose ? Te reposer un peu ?

Dancetaria tourna négativement la tête. Se reposer ? Impossible, pas le laisser là, ainsi, alors qu'elle avait le sentiment que c'était en parti sa faute. Elle était fatiguée, oui, mais bien trop inquiète pour penser s'assoupir ne serait ce qu'une demi heure. Elle devait être là, prêt de lui, avec lui, pour lui


Je reste là, Dotch ... Je préfère. Je n'arriverai pas à dormir et puis, je ne sens même plus la fatigue.

Puis, elle lui tend un pot d'onguent, avant de partir chercher Melian. Doucement, elle ouvre le pot. Elle y avance deux doigts, de façon à commencer avec peu, et dépose très délicatement l'onguent sur le flanc de son ami. Elle a peur de lui faire mal, sa main tremble, mais un léger sourire commence à se dessiner sur ses lèvres. La blessure allait mieux. Elle appuya un tout petit peu plus fort, afin de faire pénétrer un minimum l'onguent. Replongeant ses doigts dans le pot, elle s'appliquait, lui parlant au passage


ça va aller, Aime ... Je te connais, tu es fort, je le sais ... Courage ... On est là ... tu ne peux pas nous laisser de toute façon, tu n'as pas le droit ...


Peu de temps après, Dame Melian arriva, accompagnée de Dotch. Dance se recula, mine un peu inquiète


Dotch a écrit:
Dotch revient à grands pas en compagnie de la médecin en chef de la tente. Une nouvelle expérience, remettre un os en place... pourquoi ne leur apprenait-on pas ça pendant les cours ? Ca serait bien plus passionnant que d'apprendre en 100 leçons comment soigner la grippe... Peut être verrait-elle cela plus tard, dans des cours un peu moins théoriques pendant lesquels on privilégierait plus la pratique... Ces mêmes pratiques utiles dans des situations comme celle-ci.

Attentive comme elle l'était bien souvent, elle posa donc selon les instructions sa main un peu au dessus du coude du jeune soldat. De son autre main, elle saisit la main d'Aimelin. "L'axe du bras" ??? La Comtesse ne put s'empêcher de regarder son bras en l'allongeant devant elle. Non pas qu'elle ne connaissait pas son anatomie, mais elle ne voulait surtout pas lui remettre de travers le bras. Imaginez un soldat avec le bras non plus dans l'axe des os, mais décalé ne serait-ce que de quelques centimètres vers la gauche ou vers la droite... Encore pire si elle se trompait réellement et décalait l'axe d'une vingtaine de degré !!!! Ca ne serait pas beau à voir, et le pauvre ne pourrait plus faire grand chose de son bras.

Elle prit une profonde inspiration, elle n'avait pas le choix de toute façon, il fallait le faire. Une bouffée de chaleur s'empara d'elle, et des perles de sueur envahirent son front. "Allez je compte jusqu'à trois et on en parle plus."

A haute voix elle se mit à compter, avant de tirer de toutes ses forces possible, le plus droit possible...


1, 2.... 3

Un bruit sourd se fit entendre, "kirriska karraska[*]"... Elle eut mal pour lui... Mon dieu se bruit lui résonnait dans la tête... La chaleur qui avait il y a quelques secondes envahie son corps, laissa place à un frisson qui hérissa les poils de ses bras...

Tenant encore la main d'Aimelin, la Duchesse regarda le bras du jeune homme. Elle lâcha sa main, pour aller regarder l'axe du bras... Etait-il bien remis ? Elle observa mais ne vit rien qui pouvait sembler anormal...


Je crois que ça devrait aller, il faudrait que nous lui immobilisions le bras... mais j'ai oublié les écharpes de tissu... Un linge fera l'affaire qu'en pensez vous ?

Dotchy, comme certains très intime s'amusaient à l'appeler, se dirigea vers la table et pris un linge. Elle l'amena à sa bouche pour faire une petite déchirure et tira ensuite de chaque côté pour ne garder qu'un morceau suffisamment grand.

Le problème pour passer cette écharpe autour de son cou et garder son bras plié, c'est qu'elles ne pouvaient pas le soulever même ne serait-ce qu'un petit peu, car elles risqueraient de rouvrir la plaie au flanc fraîchement refermée.

Dotch plia délicatement le bras d'Aimelin, glissa le tissu tout autour. Puis vient faire un noeud une fois le tissu passé de chaque côté du cou. Lorsqu'il se réveillerait, elles pourraient le relever délicatement pour le lui refaire correctement.

Il ne restait plus que la blessure à l'épaule... Dotch regarda, rien d'inquiétant, quelques égratignures, certainement dues à une chute... Elle prit un linge qu'elle mouilla et nettoya les plaies superficielles.

C'était un blessé pas comme les autres, qu'elle venait de soigner. D'une part car il était certainement un des plus amochés de la tente, d'autre part parce que c'était son ami, celui avec qui elle aimait tant rire et tant partager.

La Baronne sourit à Dancetaria.


Ne t'en fais pas il survivra, il s'en sortira. Il ne nous reste plus que la prière, j'ai fait tout mon possible...

D'un geste amical, Dotch se permit de frictionner avec délicatesse le dos de Dancetaria, comme pour la réconforter... instinct maternelle qui peut être se développe bien tard ??? Non, la Duchesse apprécie simplement et à sa juste valeur cette jeune femme.


[*] : onomatopée pour un bruit sec, un craquement source


Eriadan a écrit:
C'est boitant, juste après être sorti de la forêt d'où il avait disparu pendant deux semaines qu'Eriadan se présenta devant les gardes de la porte de Lourdes. Epuisé il s'adressa à eux avec le peu de force qu'il lui restait, sa jambe ensanglanté pompant ses forces à chaque minute.

"Messires, qu'est-il arrivé aux armées du Béarn?"

Un garde le reconnut instantanément et ayant eu vent de sa disparition avant la bataille, il pointa avec son collègue sa lance dans sa direction.

"Que faites-vous ici?"

"Ne soyez pas stupide, regardez moi, je n'ai pas l'intention de me battre. Une bataille a-t-elle éclatée?"

Les gardes le regardèrent avec étonnement.

"M'enfin Messire, c'est vous qui l'avez commandité!"

Eriadan les regarda d'abord étonné, puis pas tant que ça finalement.

"Y a-t-il eu des morts? Des blessés?"

Le garde le regarda sans trop comprendre mais vu l'état dans lequel se trouvait Eriadan et malgré sa manière de se tenir droit malgré tout, il lui répondit.

"Il n'y a pas eu de mort à ma connaissance Messire, mais beaucoup de blessés. Dame Melian et la Duchesse Dotch ont organisé une infirmerie extra-muros. Souhaitez-vous que quelqu'un vous y conduise?"

"Je vous en serai gré. Merci"

Le gardien de la porte inclina la tête et fit signe à un autre maréchal de venir. Il lui donna l'ordre d'accompagner Eriadan jusqu'à l'infirmerie militaire.
Eriadan le suivit du mieux qu'il put, devant redoubler d'effort car le maréchal allait vite, et il se voyait mal lui demander de ralentir la cadence. Les saignements reprirent de plus belle alors qu'il boitait aussi adroitement qu'il pouvait.
C'est alors qu'ils aperçut les tentures au loin. Apparemment, ils n'avaient pas lésignés sur les moyens. Eriadan eut alors un haut le coeur, pris d'une terrible culpabilité, celle d'avoir provoqué cela, celle de les avoir abandonné...
Arrivé au niveau de l'entrée d'une tente, le maréchal lui demanda de l'attendre, demande qu'il exécuta sans discuter, sentant sa douleur reprendre de son vif, mais l'heure n'était pas à s'occuper de ses propres souffrances. Il se devait d'endurer, les autres avaient eu pire que lui.

Le Maréchal entra dans la tente et aperçut au loin la Duchesse Dotch qui s'occupait d'un blessé. Il s'agiisait du Lieutenant Aimelin, du moins c'est ce qu'il était encore à ce moment-là... S'approchant d'elle, il enleva son casque forgé et lui dit à l'oreille:


"Vostre Grâce, un visiteur vous attend à l'extérieur"


Dancetaria a écrit:
Ne t'en fais pas il survivra, il s'en sortira. Il ne nous reste plus que la prière, j'ai fait tout mon possible...

Regard de soulagement vers Dotch, si soulagée par ces quelques mots. Elle reste de son côté tout près de son ami, tellement absorbée qu'elle ne fait pas attention à ce qui se passe autour d'elle.
Comme une libération, le voir ainsi, dormir, reprendre des forces, et enfin soigné. Une sorte de poids qui s'envole, sans pour autant que l'inquiétude la quitte définitivement. Et s'il gardait des séquelles ? Et s'il ne se réveillait pas ? Elle voulait chasser ses pensées de la tête. Elle prit une caisse vide posée dans un coin pour s'asseoir près de lui. Comme par instinct elle leva sa main et caressa doucement son visage, murmurant toujours
"on est là, Aimelin, repose toi ... tout va bien ... on est là ... Prise de fatigue, n'ayant pas dormi depuis le début des combats, elle somnolait, à côté de lui.


Madg a écrit:
Un clignement d'oeil, un second... puis les yeux qui s'ouvraient pour fixer le haut de la tente d'infirmerie. Certaines infirmières apportaient les derniers soins aux blessés, d'autres recevaient la visite de leurs amis pendant qu'ils avaient l'obligation d'être alité. Autour de Madg, les deux soldats jumeaux qui devaient la surveiller, étaient encore auprès d'elle.

Sa douleur se faisait encore sentir, moindre douleur tout de même, les bandages étaient propres, signe d'un guérissement, et de soins apportés quotidiennement. Madg se relevait de son lit, portant son regard autour d'elle et reprendre ses esprits.

Elle reconnaissait certaines personnes qui s'étaient battu à ses cotés, et arrivera certainement d'ici peu, l'heure de son procès...le temps de reprendre quelques force, et de s'informer de ce qu'il s'était passé durant son absence...
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Ven 18 Sep - 09:35 (2009)    Sujet du message: 1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre] Répondre en citant

Aimelin_ a écrit:

[Apres le dernier combat]

Cette douleur qui lanscinente s'insinuait en lui le tirait doucement du noir dans lequel l'avait plongé la douleur précédente, insoutenable. Un gémissement et une grimace de douleur quand il lutte pour ouvrir les yeux.
Où est il ... les images qui défilent et l'une des dernières qu'il ai vu ce soldat. Ce soldat qui lui labourait le flanc de son épée, sans pitié et s'acharnait sur lui déjà presque à terre. Cet homme qu'il reconnaitrait s'il le croisait à nouveau.
Et puis l'image de Madg allongée sur le sol, lui qui s'écroule et puis le noir.

Une caresse sur son visage... il faut ouvrir les yeux Aime.

Dance... un murmure qui lui échappe... où était elle.. avait elle été blessée aussi.

Les yeux toujours fermés, il essaie de bouger mais ne parvient qu'à réveiller d'horribles douleurs à son bras gauche et son côté droit.
La peur l'envahit. Et s'il était en train de mourir.

D.. Dotch...

Les doigts de sa main droit répondent et il les bouge doucement avec difficulté.
Il essaie de poser la main là où devrait être son ceinturon sur lui... l'anneau.


Melian a écrit:
Melian laissa faire la Duchesse. Il n'y a pas 36 façons d'apprendre. Et comme elle s'en doutait, elle y parvint sans aucune difficulté. Elle la regarda lui mettre le bras en écharpe.

Il faudra lui mettre une attelle pour immobiliser les os. lui fit-elle remarquer suite à sa question.

Dame Nini s'approcha alors.


Allez auprès de messire Météorite. Mais prenez garde, il a des moments de délire dans lequel il gesticule beaucoup, qu'il ne vous mette pas un coup par inadvertance. Profitez-en pour changer le linge sur son front s'il vous plaist.

Elle lui sourit, mince remerciement pour son aide précieuse. C'est alors qu'un homme s'approcha de la Duchesse et lui murmura quelque chose. Melian pour sa part, alla chercher une couverture qu'elle posa sur les épaules de dame Dancetaria. Puis elle partit en quête de deux bouts de planchettes fines pour faire l'attelle, dans un petit coffre dans lequel était entreposé le nécessaire.


Ptitmec13 a écrit:
Ptit vit un sacré remue ménage se produire entre les paillasses d'Aime et de Meteo.. Des aller-retours, des morceau de bois à la main... Nini s'approcha d'elle.. En entendant qu'elle allait être enfin amenée vers son frère elle afficha un large sourire. Un coup d'œil vers Sephi avec Néa... La louve veillait sur lui comme elle aurait veillait sur elle. Voyant la main de son "jumeau" sur l'encolure de la bête elle fut soulagée.

Je suis prête, je voudrai juste faire un petit détour pour voir Sephi et Aime au passage.

Elle tendit les bras pour qu'on l'aide à se relever.
L'effort lui arracha une grimace qu'elle essaya de cacher tant bien que mal... Peut être que si elle ne montrait pas qu'elle avait autant mal elle obtiendrait se lever plus souvent plus rapidement rapidement.

Arrivée prés de son ami, son confident, son "jumeau" coté sombre, elle s'agenouilla et grattouilla la louve.


Veille sur lui ma belle, il a besoin de nous.

Puis s'approchant de l'oreille de Sephi elle ajouta:

Tiens le coup mon beau.. Rappelle toi: tu sombres je sombre... Ne me laisse pas, j'ai besoin de toi... Je suis là et Néa veille sur toi.

Elle lui dépose un doux baiser sur le front puis fait signe aux filles de l'aider à se relever.
La douleur est telle qu'elle doit prendre une grande inspiration avant d'essayer de se redresser mais n'arrive pas à réprimer un gémissement sous l'effort.
Reprenant son souffle difficilement, elle avance vers Aime prés de qui la belle blonde Dance somnole. Sans un bruit elle glisse sa main dans celle encore valide de son ami... Applique un doux baisers sur sa tempe et lui chuchote:


Beau brun, résiste.. Pour Dance, pour tes amies, et pour... *elle s'arrête ne disant pas sa pensée* Pense à toi, il te reste tant à vivre.

Elle se relève et adresse un sourire avec un clin d'œil à Dance pour la rassurer, elle connait l'homme fort qu'est Aime, elle sait qu'il se battra jusqu'au bout, en toute bonne Lame qu'il avait été.
Enfin elle arrive prés de Meteo où une paillasse vide l'attend. Elle s'assied et se tourne vers son frère.


Alors, tu me réclames à corps et à cri?


Dotch a écrit:
La Duchesse contrôlait les constantes vitales d'Aimelin... Il respirait bien, son coeur semblait battre correctement. Encore un peu de fièvre, avec les soins qu'il recevait, elle finirait bien par tomber...

Un homme gradé vient interpeller la Comtesse.


"Vostre Grâce, un visiteur vous attend à l'extérieur"


Interloquée, Dotch regarda l'homme de haut en bas, puis de bas en haut

Pourrais-je savoir qui me fait l'honneur de me rendre visite ici ?

Un instant, Dotch s'imagina des choses... Son mari qui lasse de ne plus voir ses enfants et sa femme serait revenu en France, ou bien sa seconde fille Anne qui viendrait lui annoncer une nouvelle qui ne pourrait pas attendre !!! L'homme la ramena rapidement à la réalité.

"Un homme blessé vous attend à l'entrée de la tente"

Pourquoi donc cet homme ne rentrait pas sous la tente ? Que pouvait-il bien avoir ? Les affrontements étaient terminés, un blessé qui ne serait ramené que maintenant... le pauvre homme...

Dotch suivit le Maréchal jusqu'à l'entrée de la tente. A sa grande surprise elle reconnut Eriadan, homme qu'elle avait connu un peu par le passé. Elle le salua d'un signe de tête, avant de l'observer un long moment. Les traits du visage tirés, son état montrait qu'il avait vécu de sombres heures


Que vous ai t-il arrivé ? Où avez vous mal ?

De la main, elle fit signe à un soldat. Sur un ton qui se voulait légèrement sec elle lui ordonna

Vous !!! Aidez le à marcher jusque sous la tente que nous puissions lui promulguer des soins.

La Duchesse porta un léger regard sur Eriadan.

Je vais m'occuper de vous, nous allons vous installer sur un brancard à l'intérieur, vous donnez à boire et à manger. Et soigner vos blessures.

Elle attendit que le garde passe le bras d'Eriadan autour de son cou et commence à marche, pour emboîter le pas juste derrière lui.


Eriadan a écrit:
Eriadan avait attendu quelques minutes avant que l'entrée de la tente ne se réouvre avec le Maréchal suivi de Dotch. Il inclina également la tête pour la saluer alors qu'elle l'observait constatant ses hématomes, et surtout sa jambe ensanglantée.

Que vous ai t-il arrivé ? Où avez vous mal ?

Ne vous en f...

L'interrompant, de la main, elle fit signe à un soldat. Sur un ton qui se voulait légèrement sec elle lui ordonna

Vous !!! Aidez le à marcher jusque sous la tente que nous puissions lui promulguer des soins.

La Duchesse porta un léger regard sur Eriadan.

Je vais m'occuper de vous, nous allons vous installer sur un brancard à l'intérieur, vous donnez à boire et à manger. Et soigner vos blessures.

Elle attendit que le garde passe le bras d'Eriadan autour de son cou et commence à marche, pour emboîter le pas juste derrière lui.
Eriadan n'eut pas le temps de dire quoique ce soit qu'il entra soutenu par le maréchal à l'intérieur de la tente. Y voyant l'intérieur, il stoppa le Maréchal immédiatement.
Il le repoussa délicatement et observa l'ntérieur de la tente d'un regard circulaire. Des blessés, il y en avait un certain nombre, un tropgrand nombre à son goût. Il y avait du sang un peu partout, des cris de douleur, des personnes qui dormaient, ou peut être pire...
Eriadan se retourna alors vers la Duchesse et lui dit d'un ton catégorique.


Duchesse! Je ne suis pas venu pour que l'on me soigne, mais pour constater l'étendu des pertes et pour être présent pour les blessés, voire en vous aidant...

Soudain son esprit vagabonda vers plusieurs personnes.

Comment vont Célénya, Aimelin!? Comment vont Orantes, Météorite!? Madg?Alleaume...?

Eriadan s'arrêta un instant regardant Dotch l'air grave.

Et Loulianne? Comment se porte-t-elle?


Dancetaria a écrit:
[ A côté d'Aimelin ]

Elle était rassurée que Dotch soit là, près de lui. Elle veillait, avec grand soin. Jusqu'à ce qu'elle soit appelée par un homme.

Elle la regarde partir, puis se retourne vers son ami. Elle est fatiguée ... Toujours là, près de lui, passant régulièrement sa main sur son front, glissant sa main jusqu'à son poignet, sentant son poux battre, comme pour la rassurer.

Prends des forces, mon ami ... je suis là ... Dotch est là ... tu me l'as promis, n'oublie pas ...

Elle est tout à coup interpellé par du mouvement. Et une voix, qu'elle connait. Elle se retourne. Eriadan .... Elle aurait été capable de le tuer, quelques heures plus tôt, si on lui avait dit qu'Aimelin allait mourir ... On cherche à se défaire de sa douleur comme on peut. Son regard est neutre, ne pensant plus aux "qui a tort, qui a raison". Elle se retourne pour reposer son regard gris sur son ami.


Aimelin_ a écrit:
[rp] La douleur lancinente le fait grimacer, il bouge sa main, essaie d'ouvrir les yeux.

Prends des forces, mon ami ... je suis là ... Dotch est là ... tu me l'as promis, n'oublie pas ...

Cette voix il sait que c'est elle.... Dance ... un murmure.... où sont les autres ? que lui est il arrivé son corps n'est que douleur... il essaie de murmurer encore son prénom.

Sa main gauche ne repond pas il grimace et bouge l'autre... Dance... Dotch... un souffle en ouvrant doucement les yeux

Tout est flou, la douleur se fait plus persistante.


Dancetaria a écrit:
Il a parlé ? Elle hésite. Un temps, elle stoppe net son souffle pour l'écouter. Sa main bouge, à son tour. Illusion ? La fatigue qui lui fait voir les choses autrement ?

A nouveau, son prénom, et celui de Dotch. Elle sourit. Elle n'a pas rêvé.Sans prendre attention, elle parle, tout haut


Il parle, sa main a bougé, Dotch, il a dit ton nom, j'en suis sûre !

Aimelin ... On est là. Ne bouge pas, tout va bien, tu dois te reposer ...

Elle a presque les larmes aux yeux, le voir ainsi.


Aimelin_ a écrit:
[rp]Sa main qui cherche la sienne. Sa tête bourdonne, les images défilent et s'entrechoquent dans sa mémoire, porte encore ouverte sur les combats, les cris. Un murmure... Dance...

Qu'il est dur d'ouvrir les yeux. La lumière apres le noir, le bruit, cette voix qu'il croyait ne plus jamais entendre.

Aimelin ... On est là. Ne bouge pas, tout va bien, tu dois te reposer ...

Bouger. Le moindre mouvement lui arrache une grimace de douleur,il serre la main qui prend la sienne. Ses yeux gris s'ouvrent, cherche à apercevoir son visage.

mal

Il essaie de deviner d'où vient cette douleur. De son bras, sa jambe son flanc. L'épée qui le labourait, puis le noir. Il serre doucement la main de Dance, ouvre les yeux pour ne plus retomber dans la nuit.[/rp]
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Mer 30 Sep - 16:47 (2009)    Sujet du message: 1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre] Répondre en citant

Dancetaria a écrit:
Quelque temps étaient passés, Dancetaria avait laissé Aimelin se reposer, mais en avait aussi profiter pour dormir quelque peu, et se changer. Elle n'était pas encore rentrée chez elle depuis le début du combat, se débarbouiller lui fit le plus grand bien.

Elle retourna assez vite revoir son ami. Elle était rassurée, il était hors de danger, mais il souffrait. Physiquement, et sûrement moralement. Elle avait préparé une petite boîte avec quelques gâteaux dedans, espérant lui faire plaisir. Elle entra dans l'infirmerie, se demandant s'il dormirait encore, ou non.


Aimelin_ a écrit:
La douleur à son flanc se faisait lanscinente et lorsque des piques le faisaient grimacer, Aime portait sa main à sa blessure, essayant de reprendre son souffle. Son bras gauche en écharpe le gênait dans ses mouvements mais la douleur se calmait, comme celle de sa cuisse.
Depuis qu'il avait repris connaissance, il restait allongé, mais son sommeil était troublé par les images qui passaient et prenaient possession de son esprit, l'empêchant de se reposer. Il ne sombrait dans le sommeil que lorsque l'épuisement avait raison de lui.

Dotch était là, à veiller sur lui entre chaque moment de calme, et il savait qu'il lui devait la vie, comme à Dance qui l'avait fait ramener à l'infirmerie. Les yeux fixés au plafond il pensait à ces jours qui venaient de s'écouler, ces jours qui allaient sans doute changer sa vie, en bien ou en mal, il ne savait pas, tout ce qu'il savait c'est qu'il allait devoir vivre avec ça et certains n'oublieraient sans doute pas de le lui rappeler.

Un mouvement lui fit tourner la tête vers l'entrée de la tente et une lueur éclaira son regard lorsqu'il aperçu la belle blonde de soldat venir vers lui. Il ne se pardonnerait jamais de l'avoir fait tant inquiétée elle aussi. Des combats et batailles il en avait menés, mais jamais il n'avait ressenti cette angoisse de se trouver face un soldat, tant la peur de se trouver face à elle ne l'avait pas quitté.

Un sourire fatigué accueillit la jeune femme.
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:26 (2018)    Sujet du message: 1457-08-06 ~ Vae Victis - Infirmerie de campagne [Neutre]

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> = Vae Victis = août 1457 Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template zenGarden created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
hebergeur image