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1459-06-04 - Baronnie de chaumont - Campement de Célénya et Aimelin, Vassaux de Dotch de Cassel.

 
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MessagePosté le: Ven 3 Juin - 17:09 (2011)    Sujet du message: 1459-06-04 - Baronnie de chaumont - Campement de Célénya et Aimelin, Vassaux de Dotch de Cassel. Répondre en citant

Citation:




Aimelin a écrit:
[Campement des Vassaux de Dotch de Cassel]


Le pigeon arrivé alors qu'il projetait d'aller à Etampes se reposer une paire de jours et prendre quelques affaires, le fit changer quelque peu ses projets. Il passa donc au Domaine, mais ne s'arrêta que la journée, le temps de donner quelques consignes, écrivit missive à Aliénor pour l'informer des joutes où il se rendait, et rejoignit Célénya au point de rendez vous. La petite troupe était là, et c'est dans une ambiance agréable qu'elle s'était mise en route pour les Terres d'Izard.

Les hommes de camps s'affairaient, sous l'oeil du jeune homme qui n'hésitait pas à mettre la main à la patte quand c'était nécessaire, et les tentes fûrent montées assez rapidement, pour leur plus grande satisfaction. Cette fois-ci, une tente supplémentaire à côté de la sienne pour loger la blondinette croqueuse de raisins qui lui avait promis qu'elle les rejoindrait.

Le campement installé, il devait s'occuper d'Altaïr et vérifier un peu le matériel, il laissait rarement ce soin là à quelqu'un d'autre.
La malle avait été déchargée des charettes, les plaques de protection posées à côté et la couverture aux couleurs de la De Cassel soigneusement pliée. Un coup d'oeil à son écus aux armes d'Etampes et il se dirigea vers sa tente.
Une couche, deux fauteuil et une table, ainsi que deux malles, l'une contenant quelques affaires, et l'autre sa brigandine et les accessoires qu'il sortit et déposa sur l'un des fauteuils, ainsi que le bacinet qu'il regarda quelques secondes d'un air perplexe. Lui qui aimait galoper en liberté, souvent à cru, il allait encore devoir mettre cet équipement pour passer en lice.

Un regard autour de lui et il sortit. Apercevant Ernest empêtré sous les oriflammes qu'il essayait de planter dans le sol, il poussa un soupir et alla lui prêter main forte.




        ********



Alienor Vastel a écrit:
[Troyes, un peu auparavant]

Troyes, Jouarre, puis Troyes à nouveau, où l'attendait la missive d'Aimelin dont elle prit connaissance avec un sourire. Ils avaient prévu de se retrouver à Etampes après sa visite à sa marraine, ça serait donc Chaumont.
Chaumont... les terres de Ghost et Ana.Lise. Peut-être aurait-elle l'occasion de les croiser... Sourire amusé au souvenir de ce mois qu'ils avaient passé à Troyes, leurs rencontres et leurs conversations, allant de la façon d’accommoder le canard, imaginant des recettes dignes de figurer dans le
Viandier de Taillevent, à l'explication par le Duc de Sedan de l'utilité de la grosse pierre située à proximité de la maison de la blondinette. D'ailleurs, c'était à la suite de cette discussion qu'elle avait déménagé en un endroit aussi calme, mais où les voisins s'avéraient plus... vivants !

Et petite moue. Si enfant elle n'avait connu de la Champagne que Compiègne, Chelles et Pomponne, et encore là elle ne faisait pas attention à l'itinéraire, se laissant mener, si maintenant sa connaissance de la géographie du Duché allait s'améliorant à force d'en parcourir la campagne, il n'en restait pas moins qu'à l'heure actuelle, elle était incapable de situer Chaumont.

Opération dépliage de carte, donc, qu'elle sache au moins où se rendre, cela n'en serait que mieux ! Doigt qui suivent les routes dessinées, pervenches attentives qui parcourent le parchemin avant de s'éclairer. Trouvé ! Missive au jeune seigneur pour lui annoncer sa venue, rapide calcul de la distance à parcourir et du chemin à prendre, avant de préparer ses affaires qu'elle glissa dans ses fontes. Puis de rejoindre sa monture et de se mettre en route.



[Chaumont - Campements des jouteurs]

Non, elle ne s'était pas perdue en chemin ! A peine avait-elle rallongé sa route en voulant prendre un raccourci qui n'en était pas un, l'obligeant à faire demi-tour une fois qu'elle s'en était rendue compte. Mais bon, ça y était, elle avait rejoint Chaumont et s'approchait du campement où les jouteurs s'organisaient.
Autre opération maintenant, et non des moindres, trouver l'endroit où les vassaux de la Duchesse de Saint-Florentin avaient établi leur campement. L'adolescente progressait à travers le dédale des tentes en cours de montage, l'effervescence et le brouhaha des hommes et des femmes en train de s'installer, s'arrêtant par moments pour demander le renseignement qui l'intéressait. Ne recevant dans le meilleur des cas qu'une dénégation, parfois même seulement un haussement d'épaules qui marquait l'ignorance.

Soupir agacé teinté d'impatience, ça se révélait presque plus ardu que de situer Chaumont sur la carte de la Champagne. Carte pas à jour d'ailleurs, fichu raccourci inexistant ! Elle espérait juste mettre moins de temps à trouver Célénya et Aimelin qu'elle n'en avait mis à arriver ici, les joutes seraient terminées depuis longtemps dans le cas contraire !

Pervenches qui balayent le paysage, l'avantage de sa position haute, juchée sur Etoile, lui permettant une vue assez globale. Et sourire satisfait qui s'affiche sur ses lèvres alors qu'elle aperçoit enfin un oriflamme qu'elle connait.
Aliénor talonna légèrement sa monture pour rejoindre enfin son objectif, et s'arrêta à quelques pas, observant le montage du second oriflamme, un sourire amusé sur les lèvres.

Aimelin a écrit:
[Campement des Vassaux de Dotch de Cassel]


- mmm un peu d'aide ?
- ou.. oui je.. je veux.. b.. bien se.... sei.. seigneur


Le jeune lieutenant retint un rire en voyant le garde emmêlé dans le tissu aux couleurs d'Etampes. Ce lion semblait bien vivant et décidé à ne pas se laisser immobiliser par le blondinet bégayeur. Pour ne pas céder au fou rire qui le démengeait, le jeune seigneur désigna l'oriflamme tout en maintenant un peu le tissus.

- mmm il est beau quand même ce lion tu ne trouves pas ? et bien voila c'est parfait, nous avons vaincu la bête !
- ou..oui.. se.. seigneur
- merci Er.. ernest je n'ai plus besoin de toi pour le moment


Le jeune homme regarda le garde rejoindre ses compagnons et resta quelques secondes rêveur devant les deux oriflammes. Il espérait jouter un peu plus longtemps que lors des joutes précédentes qu'il n'avait fait que survoler. Il tourna les talons et s'immobilisa surpris par la silhouette d'une cavalière plantée non loin et qui l'observait, et sourit en la reconnaissant. Machinalement il épousseta un peu ses braies et sa chemise et lui offrit un grand sourire tandis qu'il attrapait Etoile doucement par son mors.

- Aliénor que je suis heureux de vous voir

Il se demandait si elle avait observé le manège avec Ernest depuis longtemps et enchaina aussitôt.

- j'aidais mon garde à installer le dernier oriflamme et notre campement est prêt.
Bienvenue


Il inclina le buste en désignant les tentes de la main et se redressa pour tenir la monture de la jeune femme afin qu'elle puisse mettre pieds à terre.


Ptitmec13 a écrit:
Comme à chaque fois que Aime était chargé de superviser l'établissement du campement, la blondine s'était perchée sur la charrette de l'intendance, sur un tonneau bien sur. Elle regardait, amusée les deux hommes se dépêtrer avec les oriflammes quand la silhouette d'une jeune femme sur sa monture attira son regard. Sourire en coin qui remplace l'amusement, pour sur son ami allait être ravi de l'accueillir. Aussi ne bougea-t-elle pas. Elle la saluerait bien à temps plus tard.
Son regard se tourne alors vers l'allée principale espérant y voir le convoi de son écuyer de frère.


Alienor Vastel a écrit:
[Campement des Vassaux de Dotch de Cassel, enfin !]

Sourire amusé, donc, à observer les deux hommes se débattre avec l'oriflamme avant que celle-ci ne rejoigne enfin la première, bercées doucement dans l'air comme le lent flux et reflux de cette mer languedocienne près de laquelle l'adolescente avait passé ces dernières années.
L'adolescente, justement, qui détourna son regard un instant, le temps de croiser celui de Célénya qu'elle salua d'un franc sourire accompagné d'un signe de la tête, puis le reporta sur le jeune homme qui s'approchait d'elle.

Et sourire amusé à nouveau en le voyant épousseter ses vêtements. Songeant qu'elle même d'ailleurs devait être couverte de poussière après sa chevauchée, et qu'un bon bain chaud et parfumé, là, ça serait si agréable ! Mais le bain n'était pas à l'ordre du jour, les premiers points du programme consistant déjà à répondre à Aimelin et descendre de son perchoir. Pour la suite... bah on verra !

La petite blonde se pencha légèrement sur l'encolure d'Etoile, caressant sa crinière, en même temps que ses pervenches dirigées vers le jeune seigneur se faisaient chaleureuses.


J'en suis heureuse également, Aimelin. Et un sourire malicieux pour accompagner la suite J'ai quelque peu traîné en route, autrement il est fort à parier que je serais arrivée en même temps que vous, à peu de choses près ! Pas vraiment une contrevérité à vrai dire, juste un petit arrangement de la réalité des choses, saleté de carte ! Faudrait d'ailleurs qu'elle envisage de s'en procurer une qui soit davantage d'actualité...

Elle se redressa pour exécuter l'opération descente, mains en appui sur le pommeau de la selle avant de se laisser glisser à terre. Rênes passées ensuite par dessus l'encolure de sa monture, se rapprochant ainsi du jeune homme. Et pervenches qui suivent le geste de la main avant de revenir se planter dans les prunelles grises de son vis-à-vis.


Merci pour votre accueil ! Vous êtes bien installés, je vois, et... petit sourire espiègle ... les oriflammes flottent joliment au vent. Avant d'enchaîner Je vous avais dit il y a quelques temps que j'accepterai avec plaisir la proposition que vous m'aviez faite à Vincennes, de loger sous une tente lors de joutes auxquelles vous participeriez, ce sera donc chose faite !

Elle approcha son visage du sien, laissant ses lèvres glisser jusqu'à son oreille pour lui murmurer C'est bon de vous revoir... Avant de se reculer légèrement, balayant le campement de ses pervenches Où puis-je m'installer ?
Elle avait voyagé léger, enfin relativement, point de malles ou de coffres, elle n'en avait pas besoin, mais il lui fallait maintenant décharger sa Frisone des fontes emplies de ses affaires et s'occuper de sa monture. Et il faudrait aussi desseller Etoile et lui donner à boire, elle l'a bien mérité.


vorhonwe a écrit:
Vorhonwë avança tant bien que mal au travers des campements aux divers couleurs. Il sentit son bras gauche commençait à partir en arrière. Les bourriques s'étaient encore arrêtées pour brouter. Qu'avait il bien pu faire à sa soeur pour mériter un tel sort. Il stoppa son destrier pour ne pas finir écarteler et attendit que les bourriques veuillent bien continuer a avancer. Il en profita pour trouver les oriflammes du campement. Il y avait encore une fois beaucoup de monde.

Il fit un tour de plus autour de son bras avec la corde qui le liait avec les bourriques et tira. Ce n'est pas sans réticences de celle ci qu'il finit par atteindre les tentes de leur campement. Le guerrier lâcha la corde et foudroya sa soeur du regard. Il sauta de selle se laissant lourdement atterrir sur les pieds dans un grand bruit métallique. Il ne se défaisait que rarement de son équipement c'est dernier temps. Il se dirigea vers Célénya qui était juchée sur un tonneau en hauteur. Il s'arrêta a quelques pas d'elle pour lui faire sa plus belle courbette.


Dame de Lasson, votre .... attirail? est finalement arrivé.

Il se redressa la main sur la garde de son épée et un sourire jusqu'aux oreilles. Il était content d'avoir enfin rejoins sa soeur. Et il lui tendit une main pour l'aider a descendre de son tonneau perché sur le chariot.



Ptitmec13 a écrit:
Quand une blondine salue une blondine ça donne quoi? L'autre blondine y répond bien sur par un sourire chaleureux et un signe de tête autant respectueux, elle y ajoute même un clin d’œil amusé.

Retour sur l'allée principale où elle voit enfin son frère arriver avec les deux mules.. Apparemment ces dernières lui donnaient quelques difficultés pour avancer... Quelle idée aussi de s'enticher de têtes de mules. Quoique ne dit-on pas que l'équipage ressemble au meneur? Hihi, il faudrait qu'elle le lui sorte ça.. Pour sur, ça allait le faire rire.. ou pas..

Elle sourit devant sa courbette puis à l’appellation, il s’entêtait à lui rappeler son titre alors qu'elle n'aspirait qu'à être Ptit. Tsss, elle ne comptait plus les chhhhuuuutttteeees qu'elle répondait quand il l'appelait ainsi et qu'en plus il la vouvoyait...


Ce n'est pas trop tôt j'ai bien failli attendre!!!

Elle se releva avec un sourire taquin, vite remplacé par une grimace. Sa blessure au genou se rappelait à son bon souvenir. Surement que le galop d'arrivée avait été de trop. Maudites joutes de Valençay qui avaient été le décor de sa première blessure.. enfin plutôt de ses deux premières blessures "joutales".
Elle se saisit de la main que lui tendait son frère et sauta d'un bond au sol se réceptionnant sur sa jambe valide. Ne pas montrer qu'elle n'est pas au mieux de sa forme, personne ne devait le savoir.
S'appuyant sur l'avant bras de son écuyer, elle se mit sur la pointe des pieds pour le bisouiller tendrement.


As-tu fait bonne route au moins? Tes bourriques ne t'ont-elles pas trop rendu fou. Quoi qu'en matière de tête de mule tu n'es pas en reste mon frère. Ça doit aider non?

Taquine, elle lui sourit, une lueur de gaieté dans les yeux de l'avoir retrouvé.

vorhonwe a écrit:
Citation:
As-tu fait bonne route au moins? Tes bourriques ne t'ont-elles pas trop rendu fou. Quoi qu'en matière de tête de mule tu n'es pas en reste mon frère. Ça doit aider non?


Je vais les vendre au premier venu contre une rassade de n'importe quoi. Ma bouche est bien plus sèche que le pire des déserts.

Il posa sa main sur celle de sa soeur qui était sur son avant bras et lui fit la bise.

Je suis content d'avoir pu te rejoindre Ptit soeur.

Et ça le faisait sourire d'appeler sa soeur ainsi. Il se détourna d'elle un instant pour défaire les malles qui se trouvait sur les mules. Il prit garde aux poids de malles, il ne voulait ni la prendre sur le pied ni blesser les mules. Il regarda autour de lui et s'aperçut de sa maladresse. Deux personnes se trouvaient dans le campement avec eux. Il avait tellement été ennuyé avec les mules et tellement rassuré d'être arrivé à temps pour sa soeur qu'il en oubliait son savoir vivre. Il chargea la malle de vêtement de Célénya sur son épaule, la tenant par l'avant et tira la malle pour l'armure qui possédait des roulettes pour son plus grand bonheur. Il avança vers Sir Aimelin qu'il n'avait que trop rarement croisé qui se trouvait être en compagnie du jeune Demoiselle qu'il ne connaissait pas le moins du monde. Il déposa les malles au sol pour les saluer. Il s'inclina bien bas, en réalité, il n'avait pas la moindre idée de ce qu'il convenait de faire.

Mes plus humble salutations, je suis Vorhonwë, je sers d'écuyer à Célénya.

Aimelin a écrit:
[Campement des Vassaux de Dotch de Cassel, parmi les blondes et les oriflammes]


Quelques jours sans la voir et il constatait qu'elle n'avait pas changée, toujours aussi mutine et souriante, ce qu'il appréciait grandement, en plus de son joli minoi et de bien d'autres qualités. Sourire amusé en appréciant sa grâce et sa légèreté pour descendre d'Etoile.
Petit regard vers les oriflammes avec une moue mi fière mi amusée en repensant à Ernest, puis haussement de sourcils se demandant si elle les avait observés. Il commençait à connaitre ses pervenches et ses sourires qui bien souvent se passaient de mots pour les accompagner.


oui les oriflammes flottent joliment, avec autant de grâce que vous descendez de cheval

Sourire malicieux en réponse, tandis qu'elle approchait son visage pour laisser ses lèvres le frôler jusqu'à son oreille, histoire sans doute de l'énerver ou le déstabiliser quelque peu, provoquant chez le jeune ébouriffé tout une vague de frissons qu'il eût un peu de mal à contrôler.
Ne jamais montrer aux femmes qu'elles ont le dessus, telle était sa pensée à ce moment précis, tandis qu'il fermait les yeux juste une seconde pour mieux savourer cette proximité. Et l'apparente assurance et désinvolture du jeune seigneur s'envola comme les feuilles au vent qui les emportent en les faisant tourbillonner. Grmbblll … ne pas sourire comme le ravi de la crèche surtout, ne pas bégayer et aligner quelques mots pour une réponse correcte.

Il mit donc ses décisions en pratique.


mm.. moui .. votr..

Soupir en levant les yeux au ciel, il était persuadé qu'il pouvait certainement faire un peu mieux dans le genre réponse à une question toute simple : où puis je m'installer ?
Il toussota un peu et préféra passer derrière elle, afin qu'elle soit face à la tente qui se trouvait entre celle de Cécé et celle de l'ébouriffé. Il profita néanmoins de la proximité toujours là, pour lui murmurer au creux de l'oreille
c'est bon de vous revoir également et désigna la tente de la main, élevant un peu la voix.

voici votre logis, et luxe suprême, un grand baquet de bois pour quelques bains que vous aimeriez prendreavant de la regarder d'un air taquin j'avoue en avoir fait placer dans les autres tentes. Ernest vous portera ce dont vous aurez besoin. Il désigna le jeune garde blondinet qui était affairé à faire boire les chevaux.

Il bénissait Jeanne et Gus de penser à des choses tant pratiques. Un regard vers Etoile.

elle sera en compagnie de nos chevaux et nos gardes s'en occuperont si vous voulez vous détendre un moment.

Il s'interrompit en voyant un homme qui avait rejoint Célénya venir les saluer. Il l'avait croisé à des joutes sans vraiment faire connaissance.

Mes plus humble salutations, je suis Vorhonwë, je sers d'écuyer à Célénya.

Il l'accueillit d'un franc sourire

bonjour Messire, je suis Aimelin ... puis posa doucement sa main sur le bras de la blondinette champenoise qui était à ses côtés .. je vous présente Aliénor Vastel ... enchanté de faire votre connaissance.

vorhonwe a écrit:
Vorhonwë se redressa et remettant un peu d'ordre de sa tenue. Toujours armée d'un franc sourire, il s'inclina légèrement cette fois ci suite aux salutations.

Je suis également enchanté de faire votre connaissance sir Aimelin. Damoiselle Aliénor j'ai cru comprendre que vous veniez d'arrivé, j'espère que vous avez fait bon voyage.
Je vais vous laisser à vos obligations car je dois m'occuper des affaires Célénya. Je ne voudrai déclencher ses foudres en étant en retard deux fois dans la même journée. Encore ravi de vous avoir rencontré tout deux. Si vous avez besoin d'un coup de main pour quoi que se soit, appelez moi.


Il leur sourit, puis hissa à nouveau une malle sur son épaule et prit l'autre dans sa main libre pour les tirer vers la tente de sa soeur, tout en chantant sa petite chanson du moment.

Il était un petit croiséééé
Qui n'avait ja-ja-jamais bataillé é é.
Nin na na na na...


Il entra dans la grande tente de sa soeur, elle était vraiment spacieuse, lit de camp, pare-vent etc... le voile blanc de la tente laissait entrer la lumière ce qui était vraiment agréable. Il leva la malle de l'armure de façon a pouvoir l'ouvrir puis déposa la malle de vêtement dont sa soeur ferait bien ce qu'elle veut avec, près du lit de camp. La chaleur d'un beau solstice d'été qui approchait a grand pas se faisait ressentir dans la tente alors choisit de défaire son plastron et sa chemise de maille qu'il déposa sur la table. IL se sentit soudain bien léger, voila longtemps qu'il n'avait retiré son équipement pour se détendre. C'était un des moment calme de ces derniers temps, hormis les batailles et les entraînements il n'avait eu de temps pour rien d'autre. Un courant d'air se glissant dans sa chemise de lin, il respira un grand coup avec de s'atteler à l'ouverture de la malle d'armure.


Alienor Vastel a écrit:
[Campement des Vassaux de Dotch de Cassel, oui encore !]

Regard perplexe lorsqu'il compara le doux bercement des oriflammes dans le vent à sa façon de descendre de cheval, se demandant si c'était du lard ou du cochon. Réponse courtoise et galante à sa remarque, ce qui en soi n'était pas pour lui déplaire, loin de là, ou réplique du berger à la bergère ? La petite blonde reporta ses pervenches vers sa monture, essayant de se souvenir de la façon dont elle s'en était laissée glisser à terre, action qui d'ailleurs chez elle relevait plutôt du réflexe depuis le temps qu'elle montait. De toute façon, l'important était le résultat, toucher le sol, et au final sur les deux pieds si possible !

Et petit rire espiègle tout juste retenu lorsqu'il éprouva de la difficulté à répondre à sa question, qui ne lui semblait pourtant pas si difficile. Petit rire qui s'effaça lorsqu'il passa derrière elle, pour laisser place à un léger sourire, son coeur battant soudainement plus fort dans sa poitrine qui se souleva dans une large inspiration à sentir sa présence dans son dos et son souffle traverser ses cheveux jusqu'à son cou telle une caresse alors qu'il répondait à son murmure. Moment de trouble furtif et rapidement caché, habituée qu'elle était à ne pas vouloir exprimer ses émotions, en général du moins... Mais qui, plus que les mots, lui faisait se rendre compte combien sa compagnie lui avait manquée durant ses quelques jours d'absence. Et combien elle avait plaisir à le retrouver.

L'adolescente dirigea son regard vers la tente qu'il lui désignait avant de se décaler légèrement pour à nouveau faire face au jeune homme, souriante.


Même un baquet ? Humm, vous avez pensé à tout, une hostellerie tout confort ! Et vous avez lu dans mes pensées, je me disais justement en arrivant qu'avec le chemin que je viens de parcourir, et toute cette poussière, me plonger dans une eau bien chaude serait des plus délicieux...
Quant à Etoile, je la confierai volontiers à vos gens, le temps du moins de poser mes affaires...


Ses affaires d'ailleurs, qu'elle détacha prestement de sa monture avant de remarquer l'homme qui s'avançait vers eux pour les saluer. Elle laissa sagement le jeune seigneur faire les présentations, regardant intriguée les malles que celui qui venait de se présenter comme l'écuyer de Célénya charriait avec lui. Bon sang, fallait vraiment tout ça pour jouter ?
Avant de se reconcentrer sur les deux hommes et de répondre souriante au salut de Vorhonwë, d'un signe de la tête accompagné d'un sourire.


Ravie également de faire votre connaissance, Messire. Le voyage fut bon, je vous remercie... sourire qui s'élargit encore et l'arrivée meilleure encore. Regard dirigé vers les malles, puis qu'elle se reporta vers l'homme Et bien, bon courage pour installer tout ça !

Aliénor le regarda s'éloigner quelques instant, puis se tourna vers Aimelin et lui prit spontanément la main qu'il avait posée sur son bras avant de l'entraîner en riant.

Allez, venez donc me faire visiter le palais que vous m'avez attribué !


[Sous la tente de la blondinette]

Pan de toile poussé puis qui retombe derrière eux, et regard circulaire qui balaye l'intérieur de la tente avant de s'arrêter un instant sur le fameux baquet. Hm... plus tard ça, la petite blonde trouverait bien un moment.
Et les yeux qui continuent l'inventaire. C'est vrai qu'elle ne s'était pas posée la question de savoir ce qu'elle trouverait sur place, elle avait imaginé... elle n'avait rien imaginé en fait. Elle n'avait mis dans ses sacoches que quelques vêtements et affaires de toilettes, et sourit
in petto aux réflexions qu'Ysabault lui auraient faites sur son imprévoyance et sa spontanéité, la chargeant davantage que ce qu'elle avait emporté. Oui mais voilà, sa nourrice n'était plus là pour veiller sur elle et de toute façon la blondinette n'avait besoin de rien d'autre pour les quelques jours qu'elle allait passer ici. Un lit, il y avait ; un toit -regard vers le haut, c'est imperméable au moins, ce truc, au cas où ?- il y avait ; et une compagnie qu'elle appréciait et auprès de laquelle elle se sentait en confiance, il y avait aussi.

Elle se dirigea vers le lit et y laissa glisser ses affaires, avant de se tourner et de se rapprocher du jeune seigneur, plongeant ses pervenches dans ses prunelles grises, s'apercevant qu'il était peut-être inconvenant qu'elle l'ait entraîné ainsi.


Je ne veux pas imposer ma présence sans rien faire, c'est quelque chose que je n'aime pas, en quoi pourrais-je aider ? Et d'ajouter avec un rire léger Ne me demandez pas de faire la cuisine, en revanche, ça n'est vraiment pas dans mes compétences !


Aimelin a écrit:
Il regardait s’éloigner Vorhonwë avec les malles d’un air perplexe se demandant si Ptit apportait toutes sa garde robe en tournoi. Pourtant l’était pas bien grande ni grosse pour avoir une armure qui tienne tant de place pensait il. Un regard vers sa tente alors que la blondinette l’entrainait en riant.

un palais ! si cette tente est un palais, qu’allez vous penser du domaine lorsque vous le verrez. Je vais être obligé de faire tomber quelques murs pour le rendre moins vaste.

Une pensée pour le lavardin tandis qu’Aliénor soulevait les pans de la tente pour entrer, le précédant. Un petit regard instinctif derrière lui et il se glissa à l’intérieur du palais.

Palais meublé d’une couche qui reposait sur un tapis, d’une table avec deux fauteuil, et d’un baquet lui aussi posé sur un support de bois. Le grand confort c’était vrai. Il la regarda amusé, comme bien souvent. S’il avait avec elle des discussions qui les ramenaient parfois dans le passé et qui laissaient quelques planer un peu de nostalgie entre eux, ils avaient bien souvent des moments de taquineries qu’il aimait. Il se sentait revivre à chaque fois qu’ils étaient ensemble et même s’il ne pensait pas à demain et ne profitait que du moment présent, il se sentait heureux et prêt à affronter les pires choses. En se rendant à Etampes et discutant avec la petite Angelle, il s’était rendu compte qu’Aliénor lui manquait lorsqu’il ne voyait pas les deux pervenches auxquelles ils s’habituait.

Un sourire en la suivant du regard lorsqu’elle posa ses affaires et revint vers lui plongeant ses yeux dans les siens, puis un air réfléchi à ses questions. Elle voulait rendre service et il avait besoin d’aide pour se préparer. Mais devait il lui demander alors qu’habituellement Ernest le faisait ? peut être trouverait elle la demande un peu inhabituelle.


pour la cuisine vous êtes sauvée, nous avons notre cuisinière et une tente où nous pouvons prendre nos repas ou nous les faire porter.

Il se mit à rire et enchaina en la regardant d’un air malicieux.

vous êtes ici pour profiter et vous reposer, et votre présence est déjà à elle seule un plaisir et un encouragement, ne vous sentez donc obligée de rien, juste d’être là et heureuse... petite hésitation ... mmm à moins que cela vous amuse de jouer l'Ecuyer de l'Ebouriffé.

Il lui offrit un petit sourire, en se retenant de rire pensant à la proposition qu’il lui faisait. Les joutes où il était tombé de cheval avait dû un peu le secouer.


Alienor Vastel a écrit:
[Une tente, un ébouriffé et une blondinette]

Haussement de sourcils surpris et... surpris ! Son écuyer ? Et bien, elle ne s'attendait pas à ça ! Elle n'y connaissait pas grand chose, mais il lui semblait bien que l'écuyer, c'était celui qui était chargé d'équiper le jouteur. Fallait qu'il soit tombé sur la tête, ou follement téméraire, pour proposer un truc pareil à la petite blonde au vu de son inexpérience ! D'ailleurs, ce n'était pas Ernest qui s'y collait d'habitude, du moins c'était ce qu'elle avait cru comprendre lorsqu'elle était allée encourager l'ébouriffé aux joutes Minerve ?
Hm... la proposition méritait cependant qu'on s'y arrête, même si elle savait déjà la réponse qu'elle allait y donner...

Et en attendant, peut-être aussi pour le faire languir un peu, petite moue boudeuse comme elle sait les faire, en constatant par ailleurs qu'il n'avait même pas songé à profiter de l'intimité de la tente pour sceller leurs retrouvailles par un baiser. Bon d'accord, ils ne s'étaient pas vus de quelques jours seulement, mais quand même !

Enfin, rassurée un peu quand même, l'adolescente, de ne pas avoir à se coller aux fourneaux, elle dont les seuls talents culinaires consistaient à couper des légumes, croquer des fruits et faire cuire des oeufs. D'ailleurs, en parlant de se faire cuire un oeuf...


Votre... hm, écuyer ? J'ai bien peur d'en être incapable, je serai bien fichue de confondre les différents éléments de votre... arf, ça s'appelait comment d'ailleurs ? Elle en avait bien vu dans la salle d'armes de Pomponne, mais pour ce qui était du vocabulaire, il lui manquait encore quelques notions ! ... enfin de cette chose que vous portez, et de les placer à l'envers, ce qui ne serait pas forcément des plus efficaces ! Ajoutant avec un grand sourire faussement angélique Je vais donc décliner et laisser ce soin à ceux qui sont compétents pour le faire !

Et comme elle avait envie de le taquiner, puisque son murmure de tout à l'heure, quoiqu'innocent, avait eu l'air de le déstabiliser quelque peu, elle prit un malin plaisir à le reproduire de façon plus consciente cette fois, sourire espiègle sur ses lèvres tout contre son oreille pour lui chuchoter En revanche, je vous promets d'essayer si vous arrivez en finale...

Avant de poser un baiser sur sa joue -ben oui, faudrait qu'il s'en contente- et de le pousser en riant vers la sortie. Ouste, puisque vous m'autorisez à me reposer, je vais faire mander de l'eau chaude pour ce bain qui me fait tant envie !

Ptitmec13 a écrit:
Ptit sourit, amusée de voir Vorhy pester contre ses bêtes. Elle lui avait pourtant dit qu'il y avait assez de place sur les charrettes pour les malles et même le mâle d'ailleurs, mais il avait tenu à ses mules. La prochaine fois peut être profitera-t-il de l'aubaine. Enfin faudrait-il encore que la gouvernante d'Aime ne trouve pas encore un objet de confort pour chacun à rajouter à la cargaison. Cette fois ci c'était des baquets. La prochaine fois ce sera quoi? Les lits à baldaquins? Cela partait d'un bon sentiment, certes, et au final Ptit était bien contente de pouvoir profiter du baquet pour se délasser après les joutes.
Elle le regarda en souriant charger sa malle de vêtements sur l'épaule, ça va elle était presque vide, donc assez légère à porter, elle n'était pas adepte des froufrous et corsets. Elle était plutôt braies et chemises amples.
Bon ben puisqu'il avait laissé les mules là avec sa monture elle allait se charger de les faire amener rejoindre l'endroit des équidés. Les 3 rennes dans la même main elle se dirigea vers le petit groupe qui se disloqua avant qu'elle ne puisse les atteindre, retenue quelques peu par les mules qui semblaient être réticentes. Elle haussa les épaules et avança doucement vers le centre du campement pour faire signe au palefrenier qui venait s'occuper de la jument d'Alienor de prendre aussi les deux mules et la monture de son frère.
Coup d’œil amusée en direction de la tente d'Alienor, qui sait quelles taquineries étaient encore en train de fuser entre eux.
Tout sourire elle la dépassa pour entrer dans la sienne où elle resta interdite passant le pan de porte. Une instant.. Court assurément mais qui lui paru une éternité.


Excusez moi messire, n'auriez vous point aperçu mon frère? Il me semblait l'avoir vu entrer ici avec son armure..

Sourire en coin elle s'avança au centre de la tente, regardant derrière le paravent au passage si le baquet pour les bains était en bonne place. Puis revint sur Vorhonwë en regardant l'armure.

Tu n'as pas trop eu de mal pour la réparer?

Aimelin a écrit:
[Une tente, un ébouriffé et une blondinette]


La réaction de la blondinette était assez comique à voir et le jeune homme faisait son possible pour garder son sérieux tout en priant Aristote qu'elle refuse. Il venait de réaliser que se présenter en chaisne ou caleçon long devant elle n'était pas vraiment ce qu'il désirait. Un moue boudeuse qui lui fit penser qu'il ne l'avait pas embrassé pendant qu'ils étaient seul sous cette tente. Et pourtant ça n'était pas l'envie qui lui manquait, comme à chaque fois qu'il la voyait de toute façon. Il faillit avoir le temps de se pencher, mais son geste fût interrompu avant même de commencer, par la prise de parole de la jeune femme..

Petite grimace accompagnée d'un haussement de sourcils et d'un sourire.


brigandine… contrairement au harnois qui est fait de fer la brigandine est revêtue de plusieurs couches de tissus épais, ce qui lui donne un aspect plus agréable… et puis elle est plus légère… il avait répondu machinalement se faisant l'avocat des brigandines. Il faudrait qu'il pense à parler à Terwagne de son don caché d'avocat d'ailleurs.

Alors qu'il pensait qu'elle allait lui donner un baiser, voila t y pas qu'elle recommençait à lui murmurer en laissant ses lèvres à porter de son oreille, ce qui avait pour effet de faire sortir au jeune gars, des phrases légèrement emmêlées et fouillies. Si ce simple contact le mettait dans cet état, il ne préférait pas imaginer l'approfondissement de certains sujets qu'ils s'étaient promis d'évoquer dès son retour.

En attendant, arriver en finale … voilà bien le but qu'il venait de se fixer à l'instant pour ces joutes.


mm.. moui.. d'ac.. bon.. que c'était agaçant et si je ne vais pas en finale

Le baiser sur sa joue lui coupa la parole tandis qu'il posait ses mirettes grises sur elle avant qu'elle ne le pousse en riant vers la sortie alors qu'il se mettait à rire lui aussi. Il ralentit la force de la blondinette et s'arrêta apres avoir soulevé les pans de la tente pour se retourner et lui faire face, un sourire taquin sur les lèvres.

Un regard vers le paravent et le baquet dissimulé derrière, avant de continuer sa phrase interrompue.


je vous promets de ne pas regarderqu'est ce qu'il pouvait être menteur par momentet je vous apporterai moi-même les sceaux d'eau chaude

Avant qu'elle n'ai le temps de répondre il lui déposa un baiser sur les lèvres, ni trop long ni trop rapide, juste ce qu'il fallait pour en apprécier la saveur, en murmurantdélicieux comme toujourset se recula en souriant… je demande à Ernest de vous porter votre eau.

Il lui offrit un grand sourire et lui fit un petit signe de la main avant de faire demi tour pour prendre la direction de la lice non loin de là. Il devait aller voir le tableau d'affichage afin de vérifier si une fois de plus il devait passer les éliminatoires, et puis la sachant dans son bain, il préférait ne pas rester à proximité.

Alienor Vastel a écrit:
[Une tente, une blondinette et un ébouriffé, ah bah non il n'y est plus !]

Les yeux fermés quelques instants, pour mieux savourer la douceur de ses lèvres sur les siennes -ah quand même !- et même pas le temps de lui répondre qu'il s'éloigne déjà. Pervenches songeuses qui le suivent un moment avant que la petite blonde ne rentre sous sa tente laissant tomber le pan de toile derrière elle, un léger sourire sur les lèvres.

Elle se dirigea vers le lit sur lequel elle s'assit et entreprit de retirer ses bottes. Ca n'était pas forcément des plus élégants avec la jupe ample qu'elle portait pour monter, mais ça avait l'avantage d'être pratique. A moins que ça ne soit la jupe qui ne soit pas des plus appropriées, mais elle s'en fichait, elle détestait les braies, n'en portant que lorsque l'occasion s'en faisait impérative, autrement dit rarement !

Ernest se présenta avec les premiers seaux et commença à en remplir le baquet sous l'oeil de l'adolescente qui en profita pour défaire ses affaires. Robes lissées et posées sur le dossier d'un des fauteuils, brosse à cheveux, onguents et un petit miroir en étain placés sur la table, avant de glisser la main dans un pli de sa jupe, d'en retirer la dague qui y était cachée et de la poser à côté. Sacoches déposées au pied du lit, desquelles elle tira une petite fiole dont elle alla verser le contenu dans le baquet enfin empli et fumant, et dont le parfum d'huile de rose et de lavande s'éleva sous la tente.
Un regard vers l'entrée du "palais" pour s'assurer qu'elle était seule, et elle passa derrière le paravent, délaçant son corsage et laissant doucement glisser sa jupe à terre jusqu'à se retrouver vêtue de son seul médaillon qui ne la quittait jamais, rose et chardon entrelacés. Quelques pas avant d'enjamber le baquet et de s'enfoncer dans l'eau chaude et parfumée avec un soupir d'aise.

Et les yeux à nouveau fermés, elle s'immergea totalement dans l'eau et n'en ressortit que lorsque le manque d'air l'imposa, visage offert à la chaleur émanant du bain mélangée à celle régnant sous la tente. Pensées qui revinrent sur les paroles échangées... Il lui avait dit que sa seule obligation était d'être là et d'être heureuse, et elle l'était. Passer ces quelques jours loin du quotidien, se découvrir dans un cadre différent de celui dans lequel ils évoluaient depuis qu'il était arrivé à Troyes, s'amuser de ces taquineries entre eux et continuer ces discussions faites de mots, de regards et de sourires, être tout simplement avec lui sans s'inquiéter de savoir de quoi demain sera fait, voila qui la rendait heureuse. Elle s'étonnait parfois de la complicité rapide qui s'était nouée entre eux, il était surement parmi ceux qui la comprenait le mieux, même si elle gardait encore beaucoup de choses par devers elle, comme pour se protéger.

Hm, qu'avait-il dit d'autre ? Qu'Ernest allait lui porter son eau... non avant... ? que leur baiser était... non, avant encore... Le cerveau de la blondinette rembobina ce qui avait été dit jusqu'à assembler les différentes parties des phrases qu'il avait prononcées juste avant qu'elle ne le mette dehors. Et pervenches qui s'ouvrent dans un hoquet de surprise lorsque l'ensemble de la phrase prend son sens. Hmpf !!! Qu'elle accepte de l'équiper de sa brigandine -petite fierté, elle avait bien retenu !- s'il accédait à l'objectif qu'elle lui avait fixé, c'était une chose, qu'il lui apporte les seaux d'eau pour son bain dans le cas contraire en était une autre ! Et ça voulait dire quoi, "je vous promets de ne pas regarder" ? Manquerait plus qu'en plus il lui savonne le dos, tiens ! Quoiqu'avec les yeux fermés (les mirettes grises, pas les pervenches, faut suivre !), l'exercice pouvait s'avérer amusant... voire intéressant...

Et c'est avec un petit sourire en coin qu'elle attrapa le drap posé à côté du baquet et sortit du bain bienfaisant. Cheveux frictionnés de l'étoffe pour les sécher un peu, la chaleur se chargerait du reste, en même temps que la blondinette traversait la tente inondée du soleil vif de cette fin de printemps. Robe bleue passée, toute simple et assortie à la couleur de ses yeux, banolier lacé, ajusté haut et soulignant sa taille et son décolleté, cheveux brossés et laissés libres et encore humides dans son dos.
Avant d'enfiler ses chausses et de sortir de la tente pour aller aux nouvelles.


Aimelin a écrit:


[Pendant ce temps.... un ébouriffé et un écus ]

"Comme il serait doux d'être auprès de vous
Dans ces moments où
Vous refermez la porte derrière vous.
Pour me cacher tout, le meilleur de vous
Toutes vos manies
Ces coins secrets qui me sont interdits..."
(Lama - La salle de bains)



Il n'était pas sur la liste des éliminatoires, cela le rassurait vu ses performances assez médiocres des deux dernières joutes. Un soupir en prenant la direction du camp, des pensées plein la tête. La blondinette en occupait la plupart tandis qu'il marchait en souriant, saluant les quelques personnes qu'il croisait. Un regard vers la tente d'où il était sorti quelques minutes auparavant en se dirigeant vers la sienne. Depuis combien de temps ne s'était il pas senti aussi bien.

Il en écarta les pans, jeta un regard amusé vers le paravent qui abritait le baquet des regards et posa ses yeux sur le bouclier posé dans un coin de la tente, à côté de son épée. Il s'en empara et ressortit s'installer sous l'arbre en face de sa tente afin de le nettoyer de la poussière du voyage, un oeil sur celle d'Aliénor tandis que ses pensées vagabondaient gaiement.
Lui apporter l'eau pour son bain, voila qui avait été une riche idée mais pour cela il devait perdre. Froncement de sourcils accompagné toutefois d'un sourire rêveur qui le remplaça bien vite en levant les yeux de son ouvrage pour les diriger vers la tente.
    "Derrière le verrou j'attends et je bou, dans ces moments longs
    Ou courts c'est selon, que faites-vous donc ?
    J'entends des bruits mous, qui me rendent fou, des bruits de cotons
    Des bruits de chiffons, des bruits de flacons
Que faisait elle à ce moment précis. Etait elle dans l'eau ? sans doute. Rêvait elle ? Il essayait d'arrêter son imagination qui lui affichait devant les yeux les images d'une jeune blondinette en train de se délasser, les yeux fermés, faisant juste remuer l'eau par ses rares mouvements. Air rêveur qu'il abandonna en saluant un homme passant non loin de lui.
    " Vous parfumez-vous, ou bien buvez-vous, quelques vins bizarres
    Que vous cacheriez au fond d'un placard ?
    Quel beau rendez-vous que vous avec vous !
    Je n'entends plus rien
    Etes-vous en train d'admirer vos seins ?..."
Surtout ne jamais penser à ce que peut bien faire une femme, lorsqu'elle vous met gentiment à la porte en vous annonçant qu'elle va prendre son bain. Ne pas penser, ne pas imaginer, au risque d'avoir encore l'air idiot en bredouillant quelques phrases inaudibles lorsqu'elle sortirait.

Apres ces quelques rêveries, l'écus aux armes d'Etampes placé entre ses jambes, brillait de mille feux et il le regarda d'un air satisfait, avant de diriger à nouveau ses prunelles grises vers la tente en question.
Il ne pouvait s'empêcher de penser à leur rencontre à Vincennes, à leur relation née naturellement sans qu'il ai fait aucun projet. Elle avait été tout d'abord la fille de Magd, son amie, et puis au fil des jours depuis qu'il était à Troyes, elle était devenue Aliénor, une jeune femme dont le charme et la fraicheur lui avaient fait retrouver le sourire.

Il n'avait pas encore vingt et un printemps, mais les derniers mois, ou dernières années en Béarn, l'avaient fait vieillir. Quasi l'avait tourmenté de nombreux mois, et puis l'ambiance malsaine et lourde, et puis Vae Victis, et puis ces longs mois avec les hérétiques et lions, où les tensions l'avaient doucement usé malgré la présence de Dancetaria à ses côtés depuis l'été 57.
Dance, comme elle lui manquait par moment. Elle était comme Aliénor, pleine de vie, toujours en train de rire et il avait recommencé à vivre auprès d'elle.. et puis le sort qui une fois de plus s'était acharné sur lui, emportant son amour avant qu'ils n'aient plus vivre tout ce qu'ils projetaient.

Il leva les yeux, fixa quelques instants un rayon de soleil qui venait jouer sur l'écus rouge et or, laissant tomber une bande où l'on voyait danser tout un tas de petites poussières. Un murmure ...
tu me manques... avant de regarder à nouveau la tente. La blondinette champenoise lui faisait oublier tout ce qui lui était tombé dessus, et même s'ils ne pensaient pas à demain et vivaient le présent, en savourant chaque moment passé ensemble, il était heureux lorsqu'il était avec elle, et il se sentait apaisé. Et au milieu de leurs échanges, discussions, rires et taquineries, il retrouvait la sérénité.

Il regarda une dernière fois l'écus et se redressa, jetant un oeil vers les chevaux avant de revenir sur la tente de la blondinette au moment où les pans s'écartaient pour la laisser sortir. Une petite lueur éclaira les mirettes grises du jeune lieutenant en la regardant. Une fort jolie robe assortie à ses yeux, ses cheveux encore humides laissés en liberté, il la contemplait, laissant son regard la parcourir de la tête aux pieds. S'il avait écouté son coeur il l'aurait rejointe, attrapé par la taille, et lui aurait fait faire demi tour pour revenir sous la tente pour une discussion plus approfondie comme ils se l'étaient promis, mais il n'en fit rien et se contenta de la regarder en souriant.

Il allait pourtant devoir se lever plutôt que de rester assis avec son air de ravi sur le visage. Il posa donc son écus contre l'arbre et se dirigea vers elle et posa quelques secondes son regard sur son médaillon mis en valeur sur son décolleté, avant de lever ses yeux gris vers les siens.


cette robe vous sied à merveille

Il n'était pas souvent auteur de compliments mais il devait bien justifier l'air qu'il devait avoir à la regarder ainsi.




Alienor Vastel a écrit:
[Devant les tentes - Le jour de l'arrivée, durant les éliminatoires]

Regards qui se croisent, pas très longtemps ceci dit, le jeune seigneur assis sous son arbre la détaillant de pied en cap. Et légère hésitation de l'adolescente, se demandant si sa tenue était correcte pour l'occasion. C'est qu'elle n'avait pas l'habitude des joutes, la blondinette, les deux seules fois où elle y avait assisté, elle avait trouvé à loger ailleurs qu'avec les jouteurs. De toute façon, son activité ici se cantonnerait à assurer sa présence au campement ou à rejoindre les tribunes pour les encourager lorsqu'ils jouteraient, Célénya et lui. Et puis si ça ne convenait pas, tant pis, elle mettrait ça sur le compte de son inexpérience et de sa jeunesse, qui lui servaient d'excuses faciles parfois.

Pervenches qui glissent du jeune homme qui vient de se lever et se dirige vers elle, à l'écu qu'il avait posé contre l'arbre. Et un voile qui lui passe rapidement devant les yeux au souvenir d'un autre, d'azur et d'or celui-là, portant les traces du dernier combat livré par sa mère, et qui avait été porté en terre avec la dépouille maternelle selon les dernières volontés de celle-ci.
Sa mère... Le voile fit place à un nouveau sourire. Aimelin lui avait dit une fois que d'où elle était, peut-être était-elle amusée de leur rencontre. Peut-être... Ce qui était certain en revanche, c'était que d'une certaine façon elle en était à l'origine. Avait-elle inspiré à la petite blonde l'envie d'assister aux joutes des Ecuries Royales, souvenir de ces festivités auxquelles la dame de Pomponne aimait à participer ? Qui sait... Se seraient-ils parlés s'il n'avait pas été intrigué par son médaillon ? Sans doute pas...

Son médaillon d'ailleurs, dont elle connaissait tellement bien la gravure à force de la caresser du bout des doigts qu'elle pourrait la dessiner les yeux fermés. Qui lui rappelait qui elle était, mais aussi désormais leur première discussion. Et sur lequel elle se rendit compte que l'attention de l'ébouriffé était portée. Pensait-il la même chose, que le hasard est parfois bien surprenant, et qu'il s'en était fallu de peu de choses pour que jamais ce rapprochement, qui pourtant lui semblait maintenant si naturel tant elle était bien avec lui, ne naisse entre eux ? A moins que... hm...

Sourire amusé à ses paroles alors que leurs yeux se croisaient à nouveau, songeant que ce n'était pas la première fois qu'elle en entendait de similaires, qui bien souvent au demeurant voulaient dire "j'aimerais bien vous l'enlever...". Des sous-entendus qu'elle faisait semblant de ne pas comprendre, il y avait des fois où c'était quand même bien pratique, d'être blonde. Quoique là, à y bien songer, s'il continuait à la regarder et à sourire ainsi -et qu'elle aimait ses regards et ses sourires qui en disaient long sans qu'il y ait besoin de mots pour les expliciter-, elle lui aurait bien repris la main pour l'entraîner à nouveau sous sa tente, et pas forcément pour qu'il lui en fasse faire le tour du propriétaire pour le coup.

Oui mais voilà, ce n'était ni le lieu ni le moment. Pas le moment surtout, combien de temps avait-elle paressé dans son bain dont le parfum se faisait encore sentir sur ses cheveux ? Elle n'aurait su le dire, mais vu l'effervescence qui régnait alentours, il était à parier que les premiers duels n'allaient pas tarder à commencer, et que peut-être son preux chevalier devrait bientôt s'équiper, tout dépendrait du tirage au sort des éliminatoires si elle avait bien compris.

Du reste, la petite blonde se demandait si elle préférait qu'il gagne ou qu'il perde. Qu'elle lui serve d'écuyer ou qu'il lui porte l'eau de son prochain bain, elle ne savait pas comment elle réagirait. Surement spontanément, à l’instinct, comme elle l'avait toujours fait, ce qui d'ailleurs parfois lui avait joué des tours... Souvenirs déplaisants qu'elle balaye de son esprit comme elle chasserait une mouche importune d'un revers machinal de la main, le passé appartient au passé, elle ne veut penser qu'au présent.

Et quoi qu'il en soit, la question ne se posait pas encore, et la blondinette se contenta donc de répondre un simple et souriant
Merci à son compliment, avant d'enchaîner

Je crois que j'ai un peu perdu la notion du temps, je pars à trop rêver parfois, un bain, le pied d'un arbre par un jour de soleil, il m'en faut bien peu... Quelle est donc la suite du programme maintenant ?

Autrement dit... autrement dit rien en fait ! Juste savoir si elle devait se mettre en quête des tribunes -encore qu'il lui semblait bien les avoir aperçues en arrivant, toujours ça de gagné- ou s'il y avait autre chose de prévu. Ou non...


Aimelin a écrit:
[Devant les tentes - Le jour de l'arrivée, durant les éliminatoires]


La lueur qui avait traversé son regard apres qu'il l'ai complimenté sur sa robe lui avait fait quitté son air de ravi pour un sourire complice. Il ne pouvait pas nier le fait qu'elle était jolie et de toute façon quelle que soit la tenue qu'elle mettait il la regardait toujours avec cette petite lueur dans le regard, qui revenait bien souvent, il devait bien se l'avouer.

Sourire à sa réponse.


rêver est l'essence de la vie et qui ne rêve plus meurt. Et puis un bain ou l'ombre raffraichissante d'un arbre sont propices aux rêves.

Il se pencha vers elle et lui déposa un baiser sur les lèvres, se sentant enveloppé d'une douce senteur, où il retrouva ce parfum de lavande qui lui fit revenir à l'esprit des images de son enfance. Ne pas abuser des bonnes choses, surtout lorsque la situation ne s'y prêtait pas. Il se recula donc légèrement en souriant.

mmm douceur et délicate senteur.. parfum de lavande mêlé à une autre fleur…

Il allait vraiment devoir s'occuper l'esprit pour ne pas céder à cette tentation qui revenait sans cesse aussitôt qu'il était près d'elle, l'avoir dans ses bras et puis approfondir quelques questions. Hum elle lui demandait la suite du programme et il dût faire un effort surhumain pour ne pas dire son souhait de l'entrainer à l'abri des regards.

j'échappe aux éliminatoire pour une fois et les huitièmes doivent être affichés sans doute pour avoir lieu demain matinpetit sourire malicieux.. ce qui nous laisse la fin de journée en totale liberté.

Il laissa ses mirettes grises parcourir les tentes de leur petit campement relativement tranquille où l'on entendait juste les conversations et rires des gens les accompagnant, sans doute occupés à préparer repas.

Nous pouvons aller voir si les prochaines joutes sont affichées, la lice n'est qu'à quelques pas du campement, et puis flâner et pourquoi pas déguster quelque vins ou calva avant ou apres avoir régalé nos papilles avec le repas que prépare notre cuisinière.

Il voulait seulement profiter d'elle, avec un peu plus de tranquilité que lorsqu'ils étaient en taverne. Il ne pût s'empêcher de se montrer taquin en regardant Altaïr puis en la regardant à nouveau.

maintenant je peux vous montrer cette fameuse brigandine il se mit à rire, se demandant s'il préférait gagner ou perdre. La laisser s'occuper de lui pour se préparer à la dernière joute, en cas de bon parcours, était bien tentant, mais lui apporter l'eau pour son bain était quelque chose qui lui paraissait tout autant agréable, du moins pour ses mirettes à lui. Petite moue perplexe tandis qu'il se disait qu'il laisserait faire le hasard, du moins pour cette fois ci.

en attendant je vous emmène vers la lice il lui offrit son bras en inclinant le bustesi damoizelle Aliénor Vastel veut bien m'accompagner.


Ptitmec13 a écrit:
[Une tente, Une blonde, Un écuyer... et une bande qui cherche à se faire la malle.. matin des 8èmes de finale]

Elle sourit d'un air nostalgique quand il parla de jeune ténébreux.. Elle se doutait qu'il faisait allusion à son garde préféré pourtant il n'était point là et surement qu'il ne le serait jamais. Un petit pincement au cœur elle se glissa derrière le paravent où elle ôta rapidement sa fine chemise de nuit pour passer ses bas en en laissa un replié au niveau du mollet et sa tenue de lin. Puis une image lui vint en tête en pensant ce qu'un Vicomte pourrait penser de savoir qu'elle se dévêtissait ainsi dans sa tente en présence d'un autre homme. Enfin l'image c'était surtout celle de son visage et elle pouffa de rire. Rhoo fallait-il encore qu'il lui apparaisse ainsi alors qu'elle avait quitté la champagne depuis un moment déjà. Enfin de toute façon elle savait qu'avec Vorhy elle ne risquait aucun débordement.
Lien de braies enfin noué elle le rejoignit devant le pupitre où elle s'assit sur le fauteuil afin de bander son genou. Essayant de garder son sourire chaleureux pour masquer son inquiétude elle releva légèrement le bas de ses braies sur sa cuisse et attrapa le rouleau de bandage qu'Isabelle lui avait fourni. Elle s'essaya au bandage quand le rouleau lui échappa des mains pour courir jusqu'aux pieds de son frère.


Hep, viens là toi!!! Pas la peine de t'enfuir faudra bien que tu fasses ton travail!!!


Sourire contrit envers Vorhonwë elle s'affaira à réenrouler la bande en tirant progressivement dessus.



vorhonwe a écrit:
Vorhonwë vit la bande rouler jusqu'à son pied, ce qui le fit se retourner. Sa soeur était déjà à le ramasser, il lui sourit amicalement et avança vers elle des qu'elle essaya de refaire le bandage. Il lui posa les mains sur les siennes toujours accompagner de son sourire et lui prit délicatement le bandage des mains.

Tu devrais me laisser faire ma soeur, j'ai la chance d'avoir une femme médicastre et elle me partage sa sagesse et ses connaissances. Au moins les plus simple, je vais te refaire un bandage simple qui te permettra de bouger ta jambe. Par contre nous devrons le changer entre chaque combat pour vérifier si tout va bien.

Il posa doucement le tissu qui faisait office de pansement sur la plaie lui faisait volontairement dépasser de chaque coté ainsi, avec le bandage, Il put le bloquer pour qu'il ne bouge pas de la blessure. Un tour autour de la cuisse, on croise sur le genou, puis un autre tour juste en dessous du genou. Il serre légèrement, histoire que tout cela soit bien utile et tienne durant le combat des 8eme puis commence à remonter, le faisant tourner autour du genou jusqu'à recouvrir la totalité du pansement. Une petite attache à l'extérieur de la cuisse pour ne pas gêner avec le frottement et c'était fini.

Maintenant nous devrions nous hâter de t'enfiler cette armure avant que tu ne sois en retard pour ton premier combat de la joute.

Il s'en retourna vers l'armure pour prendre les premières pièces qu'il devrait mettre sur Célénya

Ptitmec13 a écrit:
[Juste avant les 8èmes..]

Étonnée de la délicatesse de son frère elle le regardait faire limite la bouche ouverte. Comment un homme de combat arrivait-il à faire des gestes si délicat? Ho et puis quelle question aussi. Elle haussa les épaules... Après tout elle pouvait être impitoyable sur un champs de bataille et douce pour l'homme qu'elle aime. Pourquoi son frère ne pourrait-il pas?

Tu es vraiment multitâche mon frère...

Sourire en coin, elle se leva doucement pour ne pas forcer sur sa jambe et se mit bien droite pour qu'il puisse l'arnacher de la tête au pied.


J'ai la chance de passer dans les derniers mais il est vrai que j'aimerais pouvoir être là quand Aime passera.



Alienor Vastel a écrit:
[Une tente, une blondinette et... et c'est tout ! - Matin des 8èmes de finale]

"L'aube blanche dit à mon rêve :
Éveille-toi, le soleil luit..."
C. Van Lerberghe - "L'aube blanche dit à mon rêve"



Elle marchait, légère et pieds nus dans l'herbe encore humide de la rosée du matin, vêtue d'une longue robe diaphane, offrant son visage à la pâle lumière du soleil levant. Une douce brume enveloppait le sol, donnant au paysage qu'elle traversait un aspect presque irréel. Ses longs cheveux blonds lâchés flottaient dans son dos au rythme de ses pas tandis que ses pervenches rêveuses s'imprégnaient de la nature qui s'éveillait. Passant à côté d'un rosier sauvage, elle se pencha pour en humer le parfum des fleurs. Des roses... le parfum qu'il avait senti la veille, mêlé à celui de la lavande, lorsqu'il l'avait embrassée après son bain. Elle se redressa, un sourire sur ses lèvres sur lesquelles elle sentait encore le goût des siennes, et alla se poser quelques pas plus loin, au pied d'un arbre. Sereine et le coeur léger. Et leva son regard vers les feuilles qu'une douce brise agitait, alors qu'un oiseau offrait à son oreille son mélodieux chant métallique...

...Hein ???


"...Mon âme écoute, et je soulève
Un peu mes paupières vers lui.

Un rayon de lumière touche
La pâle fleur de mes yeux bleus ;
Une flamme éveille ma bouche,
Un souffle éveille mes cheveux."


Pervenches qui s'ouvrent, esprit qui sort du sommeil où il était plongé, et instant de perplexité avant de revenir à la réalité. Elle avait toujours un peu de mal à se réveiller, la blondinette, a fortiori quand elle n'était pas dans son lit. Ce qui était visiblement le cas.
Son regard vagabonda quelques instants, suivant les rayons de lumière qui traversaient la toile et dansaient sous la tente, avant que son visage ne s'éclaire d'un sourire à se souvenir de la journée de la veille.

Lorsque le jeune seigneur le lui avait proposé, elle avait en riant glissé légèrement sa main sous le bras qu'il lui avait présenté, et ils s'étaient dirigés vers la lice et le tableau d'affichage. Elle avait reconnu peu de noms, ce qui en soit n'était pas étonnant. Célénya et Aimelin, bien sûr, de même que le maître des lieux et le quatrième champenois de l'étape, Koroseth, mais il lui avait été dit que nombre des participants étaient des jouteurs confirmés, et elle espérait que le spectacle qui serait offert serait à la mesure de la qualité des participants.

Autres lieux que ceux qu'ils fréquentaient habituellement, les alentours de Troyes ou ses tavernes, et pourtant, même sans ses repères familiers, elle avait profité de sa présence avec autant de bonheur. Qu'importait l'endroit où elle se trouvait, du moment que c'était avec lui et qu'ils pouvaient partager ces conversations, ces plaisanteries, ces baisers et ces rires qui la faisaient se sentir si vivante et sereine.
Le temps avait filé, trop vite comme souvent, et à la nuit tombée, elle l'avait laissé à regrets, mais la fatigue de la journée avait eu raison d'elle, tout juste si elle ne s'était pas endormie sur son épaule. Elle serait bien restée comme ça, même sans mot dire, sans bouger, juste à savourer sa proximité et sa chaleur, mais la position n'était pas la plus confortable qui soit, surtout pour l'ébouriffé qui devait jouter le lendemain.

Retour au présent, à ce matin où les 8èmes de finales des joutes de Chaumont allaient se dérouler.
Aliénor entendit à nouveau le bruit de métal, qui la fit réaliser que d'aucuns, non loin, devaient être en train de se préparer. Petite moue, c'était quand même pas très insonorisé, ces tentes. En même temps, elle avait dû dormir d'un bon sommeil, à ne se réveiller que maintenant. Au moins était-elle fraîche et dispose pour aller encourager les jouteurs aujourd'hui. Et profiter ensuite du reste de la journée.

La blonde adolescente s'étira, la couverture qui couvrait son corps glissant doucement au sol dans son mouvement, avant de s'asseoir sur le lit, prenant le temps de remettre ses idées en ordre. Pieds posés à terre, et elle gagna vers le fauteuil où étaient posées ses affaires. Rapide instant de réflexion avant de choisir sa robe, rouge pour changer du bleu qu'elle portait le plus souvent.

Elle se vêtit et se coiffa rapidement avant de porter ses pas vers l'entrée de la tente, dont elle écarta les pans, embrassant du regard la scène qui s'offrait à ses yeux. Ses pervenches s'arrêtèrent sur la tente de Célénya d'où émanaient les sons métalliques qui l'avaient sortie du sommeil, elle devait être en train de s'équiper, puis s'attardèrent sur celle de son preux chevalier. Etait-il en train de se préparer lui aussi, puisqu'il passait dans les premiers, était-ce le moment pour la blondinette d'aller lui souhaiter bonne chance ?

Légère hésitation avant de se diriger sur le côté et petite moue devant le pan de toile. Bah oui, là de suite, c'était moins facile que de frapper à une porte. Et mains jointes dans le bas de son dos, comme une sage écolière, petit toussotement.


Ahem... Aimelin ? Je ne dérange pas, je peux entrer ?

En même temps, si ça se trouvait, il n'y était pas, sous sa tente, et elle aurait l'air malin, tiens !


Aimelin a écrit:
[Matin des 8èmes de finale]

"Plus bleu que le bleu de tes yeux,
Je ne vois rien de mieux,
Même le bleu des cieux."
(Aznavour - Le bleu de tes yeux)



Pas de plafond en bois… de la toile de tente, des bruits qui vinrent le sortir doucement de son sommeil tandis qu'un petit rayon de soleil quii filtrait à travers les pans de la tente venaient se poser sur ses yeux. Sourcils qui se froncèrent tandis qu'il repensait à la journée de la veille et surtout la soirée, toujours trop courte comme d'habitude. Prendre le meilleur et en savourer chaque instant. Il se sentait revivre et son sourire revenait bien plus souvent depuis ces dernières semaines. Mais en attendant de retrouver un sourire sans préoccupation, il devait penser à son duel de ce matin.

Il soupira et quitta la position horizontale, vêtu seulement de braies plus légères lui arrivant au dessus du genou, et sur lesquelles il mettait ensuite ses braies qui lui permettaient d'être présentable. Confort lorsque tu nous tiens… Il ouvrit les pans de la tente et jeta un œil vers les bruits venant de la tente aux chevaux.
Ernest et un autre garde s'affairaient et il n'eut guère besoin de mots pour se faire comprendre du blondinet.
Quelques minutes apres le baquet était à moitié plein, parfumé d'eau de lavande, et le jeune seigneur profita de quelques moments pour se délasser et se réveiller dans son bain, s'immergeant en essayant de vider son esprit.

Grimace en pensant qu'il fallait mettre sa prison de fer et sourire en se rappelant le pacte avec Aliénor. La voix d'Ernest qui s'affairait dans la tente en préparant la brigandine le sortit de ses pensées.


- sei.. seigneur j.. je vous pré..
- oui j'arrive


Baquet à nouveau enjambé, drap attrapé pour se sécher et braies légères fraichement sorties d'une petite malle, il était devant Ernest.

- et si j'y allais comme cela ?

Rire en voyant la tête du jeune garde qui lui tendait une chainse de lin qui servirait à atténuer le frottement de la Brigandine sur lui, chainse qu'il enfila avant de laisser Ernest lui passer les protections pour ses jambes apres qu'il ait mis ses bottes.

Depuis quelques joutes, le jeune Aimelin avait abandonné le harnois dans lequel il avait l'impression d'être en prison pour une brigandine. Composée de lamelles de fer fixées entre elles et revêtues d'une épaisse couche de tissus intérieure et extérieure, elle protégeait moins qu'une armure, mais pour les joutes il pensait que c'était suffisant. Et puis il avait une liberté de mouvements qui lui redonnait le sourire. La protection fermait par quatre sangles sur le devant. Pour le bas, il avait des protections semblables qui fermaient elles aussi par des sangles fixées sur l'extérieur de la jambe.

Il baissa les yeux vers Ernest qui finissait d'attacher les sangles, et comme à chaque fois qu'il était à genoux devant lui, il ne pût s'empêcher de faire mine de poser sa main droite sur son épaule, en récitant à mi voix.

    "Sois sans peur face à tes ennemis
    Sois brave et droit pour être aimé de dieu
    Dis toujours la vérité même si cela doit te couter la vie
    Sauvegardes les faibles et gardes toi du mal

    Tel est ton serment !

    Debout chevalier !
    *"

Il sourit lorsque Ernest, quoique habitué, leva la tête vers lui.

- mm c'est bon pour le bas ? Il le laissa se saisir de la brigandine tandis qu'il glissait son médaillon et l'anneau sous la chainse quand une voix bien connue l'appela.

- Ahem... Aimelin ? Je ne dérange pas, je peux entrer ?

Regard vers Ernest qui s'appliquait à fermer les sangles.

- oui oui vous pouvez entrer

Il se pencha un peu sur le côté pour voir entrer la jeune femme et lui offrit un grand sourire. Vêtue d'une robe rouge, couleur peu habituelle chez elle, elle était le rayon de soleil qui venait éclairer sa journée. Un dernier regard à Ernest qui ayant attaché la dernière sangle s'était écarté pour saisir le Bacinet .

- j.. je v.. vous att.. tend pres d'Al.. taïr
- merci Ernest j'arrive


Et un autre regard pétillant pour la blondinette en se rapprochant d'elle pour lui déposer un baiser sur les lèvres.

- voila je suis prêt… avez vous bien dormi dans votre palais ?


* kingdom of heaven


Alienor Vastel a écrit:
[Une tente mais pas la même que tout à l'heure, la même blondinette en revanche, et son preux chevalier - Matin des 8èmes de finale]

La pensée que le jeune seigneur ait pu être en train de s'occuper d'Altaïr avait rapidement traversé l'esprit de la blondinette, mais non, il était dans sa tente, comme le confirmait sa voix qui l'invitait à entrer. Ce qu'elle fit sagement, relevant de la main le pan de toile qui en fermait l'entrée. Un franc sourire en réponse au sien, humeur radieuse à le voir de si bon matin.

Regard qui suivit la sortie d’Ernest avant de se reporter sur Aimelin et surtout la fameuse brigandine qu'elle lui avait déjà vu porter lors des joutes Minerve, la détaillant. Regard attentif même, après tout, si elle devait l'en équiper ainsi qu'elle le lui avait promis -et elle le ferait, si tant est que la condition qu'elle y avait mise soit remplie- autant qu'elle sache un peu comment ça s'attachait.

Un peu perplexe quand même, la petite blonde, songeant qu'il serait bien qu'à son retour à Troyes, elle se plonge dans le coffre ayant appartenu à sa mère et qui contenait tous les écrits maternels, notamment les cours dont elle avait bénéficié chez les Dames Blanches. Surement qu'il y aurait quelque chose sur les cuirasses et autres protections, dont la lecture lui permettrait avec un peu de chance de se sentir un peu moins stupide quant à la théorie. A moins qu'elle ne doive passer à la pratique avant ça...

Elle n'eut pas le temps de parfaire son examen qu'il s'était rapproché d'elle. Tant pis... ou plutôt tant mieux, elle savoura en souriant sa façon de lui souhaiter un bonjour qui fleurait bon la lavande avant de répondre à sa question.


Hm, oui, comme un loir, ce palais est des plus confortables... Et un rire léger, pour ajouter Pour preuve, je ne me suis réveillée qu'il y a peu, et s'il n'y avait pas eu du bruit pour me sortir du sommeil, sans doute y serais-je encore !

Esprit qui s'égare un instant sur le fait que dans ce cas, il aurait sans doute dû la réveiller, et curiosité de savoir comment il s'y serait pris. Hm...
Puis ses pervenches devinrent plus graves en même temps que l'adolescente posait ses mains à plat sur le torse du jeune seigneur, plongeant son regard dans le sien et essayant de masquer dans sa voix la légère inquiétude qui venait de la saisir.
Je serai dans les tribunes pour vous encourager... Faites attention à vous, mon preux chevalier, je ne voudrais pas que vous soyez blessé.

C'était étrange, ce n'était pas la première fois qu'elle allait le voir jouter, et il s'en était bien sorti à chaque fois qu'elle y avait assisté ; et pourtant elle ne pouvait s'empêcher cette fois de ressentir une petite appréhension. Sans doute parce que leur relation avait évolué entre-temps, et que pour cette raison, ce qui pouvait lui arriver lui tenait à coeur.

Mais ce qui pouvait lui arriver, c'était aussi de passer ce tour victorieux, comme elle le lui avait déjà vu faire. Et c'était bien ce qu'elle souhaitait pour lui. Se retenant de lui murmurer à l'oreille, après tout ce n'était pas le moment de le déconcentrer, elle ajouta avec un sourire malicieux, histoire de lui rappeler ce qui l'attendait s'il perdait quand même
J'ai besoin de vous entier et en état pour m'apporter l'eau de mon bain !

Avant de faire glisser ses mains jusqu'à les poser de chaque côté du visage du jeune homme et de poser ses lèvres sur les siennes pour lui offrir un baiser ; puis de reculer légèrement son visage, pervenches à nouveau espiègles dans les mirettes grises. Pour vous porter chance...




Aimelin a écrit:
[Matin des 8èmes de finale]


Regard amusé qui la fixait alors qu'il l'avait vu détailler un peu sa tenue. Lequel des deux rendrait service à l'autre, voila quelque chose qui le rendait plus léger, petit accord entre eux qui faisait du résultat de ces joutes quel qu'il soit, un amusement et un moment agréable à passer encore l'un avec l'autre. Quoi qu'il n'y ai pas besoin de joutes et de résultat pour que leurs moments soient là.
Petit haussement de sourcils à sa réponse en s'imaginant aller la sortir de son sommeil par quelques moyens personnels, et doigts qu'il vint poser sur la joue de la jeune femme en un doux frôlement, geste tendre qu'il avait l'habitude de faire.


même si je ne vous vois pas je saurai que vous êtes là… et ne vous inquiétez pas je suis déjà tombé et j'ai vu bien pire que cela.

Il repensa à ces cicatrices sur son flanc droit et sa cuisse droite, souvenir de ses bêtises à Vae Victis, où sur ce champ de bataille il avait vu la mort courir vers lui à grand pas tandis qu'il luttait pour la repousser. Un regard pétillant pour chasser ses pensées et celles d'Aliénor par la même occasion.

si je tombe, promis je n'emploirai pas le même subterfuge que Maltea, rassurez vous.

Il lui offrit un sourire taquin qu'elle recouvrit d'un baiser qu'il savoura l'espace de quelques secondes, trop courtes une fois encore. La douceur de ses mains et le contact de ses lèvres dont il ne se lassait pas, autant de choses simples qui le rendaient heureux. Petit regard en réponse au sien tandis qu'elle se reculait.

quel que soit l'endroit, vous aurez de toute façon l'eau de votre bain damoizelle

Petit air rêveur en laissant ses prunelles grises dans les pervenches espiègles. Il glissa sa main dans la sienne en l'entrainant doucement vers Altaïr qui attendait à quelques pas de là, ses plaques de protections métalliques fixées sur son poitrail et le long de ses flancs pour le protèger des coups.
Aimelin détacha sa main de celle d'Aliénor pour la poser sur la croupe de l'étalon et la laisser courir doucement tandis qu'il en faisait le tour, ses yeux fixés sur les pieds puis revenant aux protections afin de s'assurer de leur bonne tenue.

Satisfait il attrapa les rênes qu'il passa par-dessus l'encolure et repris la main de la blondinette en souriant, tout en l'entrainant vers les tribunes et la lice.


la lice nous attend et je crois qu'il est impatient de galoper un peu.




Alienor Vastel a écrit:
[Au retour de la lice, après les 8ème de finale]

Ils s'étaient retrouvés au bord de la lice après ce tour qui avait vu la victoire du jeune seigneur sur son adversaire et elle l'avait félicité, heureuse pour lui, une petite lueur de fierté brillant dans ses pervenches. Heureuse aussi d'avoir revu Ana, même de loin, qui semblait se remettre de l'attaque dont elle avait été victime et dont la nouvelle était parvenue aux oreilles de la blonde adolescente. Et peu inquiète également pour Célénya qui était tombée assez lourdement et qu'il avait fallu aider à se relever, espérant que la jeune femme n'avait pas trop souffert de sa chute.

Avant de parcourir le chemin qui séparait le campement de la lice comme ils s'y étaient rendus, sa main dans la sienne. Un geste nouveau d'ailleurs et qui était loin de lui déplaire. A Troyes, ils restaient discrets, n'osant des gestes tendres que lorsqu'ils étaient seuls ; nombreux d'ailleurs étaient ceux qui ne voyaient dans leur relation qu'une simple et franche complicité. Seule Coline les avait surpris une fois, et depuis n'entrait plus en taverne qu'avec circonspection.
Mais là, loin des lieux habituels, de nouvelles attitudes se faisaient jour et plus que jamais l'adolescente ressentait l'envie de faire ce voyage dont ils avaient parlé. Et avant ça, de passer quelques jours à Etampes ainsi qu'ils l'avaient prévu initialement, de découvrir enfin ce domaine dont il lui parlait avec tant de chaleur.

Arrivés au campement, la petite blonde se tourna vers le jeune homme, replaçant derrière son oreille une mèche de cheveux rebelle. Regard porté vers Altaïr, songeant qu'elle passerait voir Etoile un peu plus tard, puis qui revint vers Aimelin.


Je vous laisse vous déséquiper... euh, ça se disait comme ça ? ...passer quelque chose de plus présentable... pas mieux, pffff Enfin bref, je vous attends là... Soupir, si elle était venue, ce n'était pas pour s'enfuir maintenant, de toute façon elle n'en avait aucunement l'intention !
Elle laissa doucement sa main quitter celle du jeune homme en même temps qu'elle ajoutait avec un sourire
Ne tardez pas trop...

Pervenches qui le regardent s'éloigner, avant que la blondinette ne se dirige vers un arbre, au pied duquel elle s'assit. Jambes repliées autour desquelles elle enroula ses bras, tête abandonnée contre le tronc rugueux qui l'accueillait, Aliénor profitait de ce moment de calme après le bruit et l'excitation du tournoi. Yeux qui se ferment doucement, esprit qui sombre dans cet entre-deux, entre pleine conscience et sommeil, indifférent aux bruits et aux voix alentours, seulement bercé par le son de la brise bruissant dans les feuilles au dessus d'elle, et le chant des oiseaux -sans bruit de métal cette fois.

Douce musique à ses oreilles, qui lui fit venir sur les lèvres une mélodie que sa mère lui chantait doucement pour l'endormir, dans cette langue d'oc si mélodieuse qui était la sienne avant qu'elle ne vienne en Champagne et qu'elle n'y reste. Quelques vers, juste murmurés, petite ritournelle...

    Dejós ma finèstra
    I a un aucelon.
    Tota la nuèit canta
    Canta sa cançon...(*)

Une pensée en amenant une autre, comme un fil qu'on déroule, cette phrase que la dame de Pomponne, toujours elle, aimait à lui dire comme une devise. "L'avenir est plus précieux que tout le passé." Et dans sa semi conscience, tête qui se tourne légèrement de la droite vers la gauche, signe de dénégation de la petite blonde. Non, sa mère avait tort, elle avait eu tort de penser ça, d'en faire son chemin de vie, à toujours espérer ce qui ne viendrait jamais. Parce que son avenir justement s'était arrêté brutalement, violemment, un matin de début d'été, parce que les projets qu'elle avait formés n'avaient jamais eu le temps de voir le jour, parce que jamais, plus jamais, elle ne verrait grandir ses enfants.

Mais Aliénor n'était pas comme elle, et il lui avait fallu son retour en Champagne, à Compiègne, les désillusions qu'elle avait connues alors et une lettre trouvée au fond d'un coffre pour en prendre pleinement conscience et décider de ne rien attendre de cet avenir qui pouvait abattre sans sommations toutes les promesses que l'on avait pu se faire. Seul le présent importait, et l'adolescente le savourait avec avidité, s'en enivrant sans se poser la question de savoir de quoi demain sera fait.
Et ce présent là, maintenant, était fait de rencontres, de rires, d'échanges, de plaisirs aussi simples qu'une présence auprès de laquelle elle se sentait bien, la tendresse d'un geste ou une main dans la sienne ; et ce présent là lui plaisait bien...

Sans changer de position, pervenches toujours cachées derrières ses paupières closes, un sourire rêveur sur les lèvres, elle se prit à nouveau à fredonner la
canso.



(*) "Se canto", chanson populaire en occitan originaire des Pyrénées, attribuée à Gaston Phébus, et considérée depuis le XXe siècle comme l'hymne de l'Occitanie.
Cette chanson fut reprise d'un bout à l'autre de l'Occitanie, avec des variations dialectales ; les quelques vers présentés ici sont en languedocien.
"Sous ma fenêtre
Il y a un oiselet
Toute la nuit il chante,
Chante sa chanson..."

Aimelin a écrit:
[Au retour de la lice, après les 8ème de finale]

"Tu peux venir te poser sur moi
Je ne veux rien t'imposer
Reste aussi longtemps que tu voudras
si le voyage à mes côtés
peut simplement te garder
aussi libre que moi
aussi libre qu'on soit"
(Calogero - Aussi libre que moi)



Il avait passé ce tour, il ne lui apporterait donc pas encore l'eau de son bain. Un sourire lorsqu'il l'avait retrouvé en bord de lice, avant de rejoindre le campement. Le restant de la journée leur appartenait, et il n'avait plus qu'à profiter de ces moments partagés entre la petite troupe du campement et Aliénor.
A ces joutes ils arrivaient à avoir leurs moments, à ballader et pouvoir discuter en se posant dans un coin, sans que la porte de la taverne ne s'ouvre pour les noyer au milieu des autres.

Arrivés pres des tentes il fit signe à un garde à qui il confia les rênes d'Altaïr avec toujours ses recommandations de le faire boire et bien le bichonner avant de le laisser tranquille avec les autres chevaux, et il le suivit des yeux avant de se tourner vers la blondinette qui lui lâchait la main.


le temps d'enlever cette prison et la poussière, et je suis à vous m'zelle

Petit sourire malicieux avant de se diriger vers la tente, vite rejoint par Ernest. Soulagé d'ôter ce carcan, il laissait vagabonder ses pensées pendant que le garde détachait les sangles. Il aimait bien l'ambiance des joutes, même si les participants se mêlaient rarement aux autres. Depuis qu'il participait à ces duels, il n'avait fait connaissance de personne, hormis Aliénor aux joutes de Vincennes, fait qui le faisait sourire. Peut être lui avait elle porté chance puisqu'il les avait remporté fièrement.

Un sourire en regardant Ernest qui finissait de détacher les protections de ses jambes et qu'il aida à enlever en soupirant.


rien ne vaut la liberté Ernest, je te le dis.

Les sceaux d'eau déposés par le blondinet pres du baquet fûrent les bienvenus, et le jeune seigneur plongea rapidement dans un bain frais pour se rafraichir et être un peu plus présentable. Cheveux encore un peu mouillés et remis légèrement en ordre, vêtements propres, braies de couleur grenat et chemise écrue, il enfila des chausses, et souleva les pans de sa tente, qu'il laissa ouvert derrière lui.

Ses mirettes grises n'eurent pas à chercher bien longtemps la jeune femme assise contre l'arbre. Il allait s'approcher d'un pas décidé lorsqu'il remarqua qu'elle avait les yeux fermés et chantonnait. Il s'avança sans bruit jusqu'à être à quelques pas d'elle, et en profita pour l'observer quelques secondes, savourant le paysage que lui offrait ce moment volé. Depuis quelques semaines il s'était habitué à ce joli minois entouré de ses boucles blondes, éclairé par des yeux pervenches dont il aimait les expressions tantôt pétillantes et espiègles, tantôt rêveuses et pensives, quand il n'y décelait pas quelquefois une tristesse ou une mélancolie qu'il essayait de chasser par quelques pitreries, gestes tendres ou confidences.
Il pensait souvent à cette relation de non promesse. Non promesse de toujours qui leur faisait vivre chaque moment comme s'il était le dernier. Il s'était demandé s'il continuerait à regarder autour de lui, à avoir des aventures pour ne pas avoir mal si un jour tout s'arrêtait, mais il n'avait pas cherché la réponse. Il se rendait compte que la jeune femme occupait ses pensées sans qu'il veuille y voir autre chose que cette tendresse et attirance qu'ils avaient l'un pour l'autre et qui faisait de leur relation, une liaison empreinte de passion et de tendresse, mêlées à cette complicité qui les liait depuis qu'ils s'étaient retrouvés à Troyes, les derniers jours de mars.
Il se posait pas mal de questions, sur lui, sur cette liberté dont il avait parlé à Terwagne, sur le fait de vivre au présent et de prendre ce qui passait à sa portée. Mais depuis que la blondinette était dans ses bras, il devait bien s'avouer qu'il n'avait pas envie de la perdre à cause de tout ce qui se passait en lui, de ses doutes et questionnements, qui le faisait revenir des mois en arrière, sachant que la vie se prenait un malin plaisir à détruire ce qu'il bâtissait au fil des semaines. La vicomtesse lui avait parlé d'attachement qu'il avait nié à demi mots comme pour se rassurer sur le fait qu'il vivait sans se soucier de tout cela, sachant obstinément qu'elle avait raison.
Mais la blondinette était bien plus importante que toutes ces questions qu'il se posait et il finissait toujours par ne savourer que le présent lorsqu'il était avec elle.

Il chassa les pensées plus mélancoliques, pour ne garder que celles de son bonheur avec elle et et fit deux pas de plus pour prêter une oreille attentive au chant qu'elle fredonnait, et sourit. En entendant la chanson il fût projeté quelques années en arrière, dans les vergers autour d'Alais, dans ce mas où il avait grandi auprès de Loïs. Loïs… s'était elle mariée malgré que son fiancé se soit laissé anoblir sans penser aux conséquences. Dans sa dernière lettre, sa cousine lui faisait part de ses soucis et lui avait demandé conseil. Il fallait qu'il lui écrive pour savoir ce qu'il en était à présent. Et la petite ritournelle revenait à ses oreilles... combien de fois l'avaient ils chantée en se balladant, en cueillant et en voulant faire enrager leur tante lorsqu'elle voulait un moment de tranquilité.

Il fit les quelques pas qui la séparaient d'elle, et suivit son murmure en chantonnant,

    Se canto, que canto
    canto pas per you,
    canto per ma mio
    qu'es allen de you
    *
tandis qu'il s'asseyait à ses côtés, jambes repliées et ramenées contre lui, comme elle, et bras entourant ses genoux, ses mirettes grises dirigées vers Altaïr.


________
* s'il chante qu'il chante
ce n'est pas pour moi,
mais c'est pour ma mie
qui est loin de mo
i


"Se canto" - On dit aussi que Phébus aurait écrit cette chanson pour son épouse retirée dans sa famille en Espagne, pour se faire pardonner ses nombreuses infidélités.


Alienor Vastel a écrit:
[Après les 8èmes de finale, rêveries sous un arbre]

"Libre comme l'air
Exister, léger, légère
Comme le vent
Libre comme l'air
Autant profiter sans retard
De cette belle histoire de fous
Comment conjuguer autrement
Qu'ici, aujourd'hui, maintenant?"
Louis Chedid - "Libre comme l'air"


La chanson racontait l'histoire d'un amant séparé de celle qu'il aime par des montagnes, auxquelles il adjure de s'abaisser pour la voir. Aliénor s'était souvent demandée pourquoi l'amoureux restait si passif, à espérer ainsi l'impossible plutôt que de faire ce qui était à sa portée, prendre son cheval et rejoindre sa mie. Oh, elle aimait cette chanson, la petite blonde, mais elle lui rappelait aussi le temps perdu en vains espoirs. Un temps perdu qui ne se rattrape jamais, tout comme l'eau de la rivière jamais ne s'arrête de couler. Ne pas se perdre dans l'attente pour la passer, s'y plonger entière sans songer aux remous soudains qui peuvent vous emporter, et voir la main qui vous aide à la traverser pour ne pas vous y enfoncer.

Pensées qui se tournent à nouveau vers sa mère, cet exemple qu'elle ne veut pas suivre. Cette mère qui avait attendu en vain que son époux puisse à nouveau lui accorder du temps, qu'ils forment à nouveau une famille, la vie dont elle avait rêvée. Elle était tournée toute entière vers cet espoir, et avait laissé passer sa vie dans cette attente. Aliénor ne se souvenait pas de l'avoir senti vraiment heureuse, ou si peu, malgré les efforts de l'enfant qu'elle était pour la faire sourire. Et pourtant, combien de moment de bonheur auraient-elles pu partager toutes les deux, si elle n'avait pas eu son regard porté vers des lendemains auxquels elle aspirait, en oubliant de voir le présent. En oubliant de voir sa fille grandir, la laissant seule et tellement emplie de colère contre elle après sa mort.

Mais pour l'instant, sous cet arbre, nulle interrogation, nul temps perdu, nulle colère, juste un sourire qui lui vient aux lèvres en entendant une voix que maintenant elle reconnaîtrait entre toutes reprendre la mélodie avec elle. Et une présence à ses côtés. Cette présence qu'elle laissait venir à elle et à laquelle elle s'ouvrait, jour après jour, semaine après semaine. A laquelle elle s'attachait, elle tenait, parce qu'ils se comprenaient sans même avoir besoin de parler, parce qu'ils recherchaient la même chose, vivre et profiter totalement des moments passés ensemble sans promesse d'un avenir qui peut-être ne serait jamais.

Elle rouvrit les yeux et tourna son visage vers celui qui venait de s'installer à côté d'elle, prenant le temps de le détailler, ses cheveux encore humides, la courbe de son visage jusqu'à ses lèvres, ses pervenches glissant ensuite sur ses mains qu'il avait croisées autour de ses jambes dans la même position qu'elle avait adoptée lorsqu'elle s'était assise. Combien elle aimait ses lèvres lorsqu'elles l'embrassaient, combien elle aimait ses mains lorsqu'elles l'enlaçaient et qu'elle ne pensait plus à rien d'autre qu'à l'instant qu'ils partageaient... Avant de revenir sur son visage en même temps qu'un sourire malicieux orne ses lèvres.


Et bien, je vous découvre une nouvelle facette, j'ignorai que vous connaissiez cette chanson...

Et en langue d'oc qui plus est. Mais il était vrai qu'il lui un peu avait parlé de son enfance dans le Sud, de sa cousine, de sa tante. Sourire amusé en songeant qu'elle aussi, ces dernières années, avait été élevée par une tante et que finalement, pour étendu que soit le pays d'oc, il n'y avait pas si loin d'Alais à Montpellier.
Il s'était amusé à faire enrager sa tante, elle aussi. Combien de fois s'était-elle absentée sans prévenir, pour aller se mêler à la foule des changeurs et des marchands autour de Notre-Dame-des-Tables, combien de fois était-elle partie galoper sur les longues plages du littoral vers Maguelone ou Aigues-Mortes, offrant son visage au vent salé qui parfois lui brûlait les yeux et qui faisait ondoyer la mer, combien de fois avait-elle conduit sa monture à travers la garrigue et les vignes jusqu'au Pic Saint-Loup et au Causse de l'Hortus... Pour revenir, quelques heures, parfois quelques jours plus tard, se voir punie et enfermée dans sa chambre, mais qu'importait, au moins durant ces moments elle avait ressenti pleinement, intensément, cette sensation de vivre. Tout comme elle la ressentait à nouveau quand elle était dans ses bras, sans regarder plus loin que ce qu'ils vivaient, l'instant.

Elle posa doucement sa tête sur l'épaule contre la sienne, en silence, juste profiter de sa proximité et de la chaleur de son corps contre le sien, laissant ses pervenches vagabonder avant qu'elles ne s'arrêtent sur la tente de Célénya ; petite moue en se souvenant de la chute de la jeune femme en lice peu auparavant. Elle avait eu l'air de se relever sans trop de mal, si l'on exceptait le fait qu'elle ait eu besoin d'aide, mais en même temps, avec sa carapace de métal qui devait peser son poids, le contraire eut été étonnant.


J'espère que Célénya va bien, qu'elle n'a pas trop souffert de sa chute, que ça été sans gravité. C'est toujours impressionnant, de voir tomber, surtout quand il s'agit de personnes que l'on connaît et que l'on apprécie...

La blondinette déposa un baiser, léger comme la caresse d'un papillon, dans le cou du jeune homme et se redressa, attardant un bref instant ses pervenches sur sa tente avant de les porter, souriantes et espiègles, vers Aimelin.

Et bien, puisqu'il semble que ce ne soit pas maintenant que je me plongerai dans un baquet rempli par vos soins, que me proposez-vous en attendant les quarts de finale ? La sieste sous l'arbre, là c'est déjà fait, à moins que cela ne vous tente de continuer ? Ballade sinon, dégustations, ramponneau ? Ah non, pas ça, je ne sais pas y jouer !


Aimelin a écrit:
[Au retour de la lice, après les 8ème de finale]

"N'ai pas à craindre de me bouleverser
Ce qui pourrait arriver
Je te laisserai sur ma peau
Te tatouer
A mon anneau t'accrocher
Et sans barreau te garder
Aussi libre que moi"
(Calogero - Aussi libre que moi)




Altaïr semblait avoir trouvé bonne compagnie et bonne nourriture et c'est amusé qu'il le regardait, lorsque Aliénor s'adressa en lui en souriant.

il y a peut être d'autres facettes que vous découvrirez gente demoiselle petit sourire malicieux avant d'ajouter mmm oui.. un chant que nous chantions à tue tête avec ma cousine Loïs.

Il continua en souriant.
    Aquellos montagnos
    Que tan hautos soun
    m'empachon de veyre
    mas amours oun soun
    *

les montagnes sont faites pour être gravies me disait mon oncle... de là haut ne se voit que l'essentiel.

Il y a un endroit vers chez nous qui s'appelle le Mont Bouquet dont la hauteur est au moins de deux mille pieds **. Une petite montagne avec un chemin en pente raide pour y monter, un peu comme le Pic Saint Loup où mon oncle nous a emmené. Au sommet, par temps clair on peut apercevoir la mer tout au fond après la garrigue, et vers l'ouest, les contreforts des montagnes. C'est un endroit où l'on respire.
Mon oncle me disait que réfléchir en haut d'une montagne permettait de prendre de la hauteur, et que certains problèmes paraissaient bien moins importants que d'autres.


Petit sourire tandis qu'il marquait un petit moment de silence, savourant ce moment à ses côtés. Il était étonnant qu'ils aient grandi chacun dans la même région, à quelques années d'intervalle. A peine de journées de cheval qui les séparaient. Il avait quelquefois été prés de la mer avec Loïs, il se souvenait de cet air qui s’engouffrait dans sa chemise, du sable qui prenait la température de l'extérieur, dans lequel ils aimaient à marcher pieds nus, des rêveries allongés sur le sable quand ils refaisaient le monde, des bains qu'ils prenaient forcés ou pas... le temps de l'insouciance, ce temps qu'il retrouvait aujourd'hui, enfin.

un béarnais.... je n'aurais jamais pensé qu'un homme tel que ce phébus puisse écrire des choses si aimantes...

Petit sourire lorsqu'elle se redressa et le regarda. Il déposa un baiser léger sur ses lèvres qu'il frôla quelques instants avant d'écarter à peine son visage et de lever ses yeux vers les siens, en laissant ses doigts se promener doucement sur sa joue tandis qu'elle tournait son regard vers la tente de Célénya, et qu'il faisait de même.

hmm c'est vrai je ne l'ai pas vu depuis hier. Peut être est elle occupée ou se repose t elle.

Petit soupir.

les chutes sont hélas fréquentes en lice et les harnois et armures lourdes n'aident pas c'est vrai.

Petite hésitation à ses propositions. Il y avait bien certaines choses qu'il dégusterait avec plaisir, mais il se garda de le dire, l'endroit ne s'y prêtait peut être pas, du moins pas encore... je ne suis pas tres ramponneau... il repensa aux joutes du lendemain... en pensant aux joutes, si je ne me trompe pas, demain je devrai affronter Lexhor d'Amahir, Duc d'Alluyes. Il est un habitué des joutes et de plus avec une belle expérience... petit sourire taquin en la regardant ... peut être que vous ne quitterez pas les joutes sans que je vous ai apporté votre eau.. qui sait ?

Il se mit à rire et promit que de toute façon il ne se contenterait pas du campement pour la satisfaire et regarda autour d'eux.

une ballade dans les environs et le campement, et une dégustation de ce que nous trouverons en cuisine me semble une belle idée...

Il se redressa et se mit debout, puis lui tendit la main. A n'être pas dans un endroit habituel, autant en profiter pour le découvrir.



* Ces fières montagnes,
A mes yeux navrés,
Cachent de ma mie,
Les traits bien aimés


** 629 m .... 1 pied = 0.31 m


Alienor Vastel a écrit:
[Après les 8èmes de finale]

"...du sommet, nous sommes capables de voir tout petit.
Nos gloires et nos chagrins perdent leur importance.
Ce que nous avons gagné ou perdu est resté là en bas.
Du haut de la montagne, tu peux voir
comme le monde est vaste et comme l'horizon s'étend loin."
Paulo Coelho - "La Cinquième Montagne"



Sourire amusé à sa réflexion sur Phébus, et réponse malicieuse.

Les béarnais sont pleins de surprises, il faut croire...

Instant de réflexion alors qu'il évoque son adversaire suivant.

Le Duc Lexhor, un orléanais à ce qu'il me semble avoir noté. Regard songeur qui voile un instant ses pervenches J'ai vécu un temps en Orléanais, Gien puis Châteauneuf-sur-Loire, avant que mes parents ne décident de revenir en Champagne. Quelques mois, mais qui ont changé bien des choses Des choses qu'elle n'avait pas envie d'évoquer, des souvenirs qui n'avaient pas leur place, là, maintenant, et qu'elle décida de remettre à plus tard pour profiter pleinement du reste de la journée. Je vous en parlerai une autre fois...
Et de reprendre, plus légèrement S'il est expérimenté, vous n'êtes pas en reste, vous avez gagné de beaux tournois. Je suis sure que vous vous en sortirez dignement, quel qu'en soit le résultat. Elle accorda son rire au sien pour ajouter Vous m'apporterez peut-être ces fameux seaux pour mon bain, je vous aiderai peut-être à vous équiper de votre brigandine, qui sait ? L'important, c'est que vous preniez plaisir à jouter, et je prends plaisir à vous voir faire.

La blondinette saisit la main en riant qu'il lui tendait et se releva souplement, avant de glisser son bras sous le sien, revenant sur ce qu'il lui avait dit peu auparavant au sujet des montagnes alors qu'ils commençaient à marcher.

Votre oncle était plein de bon sens, au sujet des montagnes. Tout semble si petit de là-haut, on n'y garde que ce qui importe vraiment...

Puisque vous connaissez le Pic Saint-Loup, vous savez que le regard y porte loin aussi lorsque le temps s'y prête et que l'on émerge des chênes verts pour enfin atteindre le sommet. Au sud, l'on y voit plus loin que le littoral, la mer à perte de vue jusqu'aux contreforts des Pyrénées. Le versant Nord, celui qui ouvre le regard vers l'Hortus, et plus loin les Cévennes, est une falaise abrupte, presque verticale.
J'aimais à m'y asseoir tout au bord, les jambes dans le vide, et laisser aller mes pensées. Ou ne plus penser à rien.
C'est là d'ailleurs que j'ai décidé, peu après mon quinzième anniversaire, de revenir en Champagne. Parce que mon regard se tournait toujours dans cette direction, et que je ressentais ce besoin, qu'il était important pour moi de retourner sur les lieux où j'avais grandi, pour essayer de comprendre et d'apaiser cette colère en moi depuis la mort de mes parents.


Pervenches qui se tournent vers lui en souriant.

J'avoue qu'alors, du haut de cette montagne, je ne me doutais pas de ce qui m'attendrais alors. En bien ou en mal d'ailleurs... Mais je voulais tellement comprendre, redevenir sereine pour pouvoir vivre que je n'ai pas forcément vu venir. C'est un peu comme quand on galope, qu'on galope vraiment je veux dire, comme cette course que nous avions faite à Troyes, ou encore lorsque vous lancez Altaïr pour jouter j'imagine. On est tellement focalisé sur son objectif qu'on ne voit pas toujours les obstacles qui pourraient être devant soi. On tombe, parfois, on se relève souvent, heureusement, et on repart...

Des images, voila de quoi étaient souvent faites leurs discussions. Mais des images qu'eux deux comprenaient, dans lesquelles ils se retrouvaient. Cétait entre autres choses cette complicité qu'elle aimait dans leur relation, nul besoin d'expliciter pour s'ouvrir à lui, jour après jour.
Et c'est avec un sourire sur les lèvres qu'elle se glissa sous le drap ce soir là après une nouvelle journée emplie de discussions et de rires comme ils en partageaient de plus en plus souvent, rejoignant paisiblement le pays des rêves.



Aimelin a écrit:
[Après les 8èmes de finale]


Il avait souri à l'évocation des sceaux d'eau et l'avait aidé à se relever avant qu'elle ne glisse son bras sous le sien. Un petit sourire complice tandis qu'il l'écoutait parler de son enfance. Il voyait souvent ce petit voile passer devant ses yeux lorsqu'elle évoquait sa mère et il ne savait pas trop comment réagir. C'était comme lui lorsqu'il évoquait Dance ou son passé qui l'avait bien souvent marqué. La mère d'Aliénor l'avait aussi marqué, il avait une amitié pour elle qui avait poussé le jeune gars de dix sept ans qu'il été l'été 56 à accepter de présider ce concours de la rosière à Sainte Ménéhould, ce même village qui l'avait fait tant souffrir à une certaine période.

Concours qui n'avait pas été sans vagues mais qui avait marqué le jeune champenois. C'est quelques jours apres qu'il avait décidé de suivre Shandra dans le sud. S'il ne voulait pas la laisser partir seule, il voulait aussi fuir quelques situations qui l'empêchaient de vivre. L'avenir lui aura montré qu'il avait eu raison de partir même si dans le sud, la vie n'avait pas été si facile que cela.


je me souviens de cette falaise du Pic Saint Loup, tres impressionnante d'ailleurs.
Je n'aime pas le vide, j'ai besoin de sentir quelque chose sous mes pieds, pour me rassurer.


Les falaises… ses conversations avec la vicomtesse lui revinrent en mémoire. Se raccrocher à quelqu'un, à quelque chose pour ne pas tomber. Il sourit à ses paroles imagées puis ses mirettes grises vinrent croiser les pervenches.

oui la vie nous réserve de beaux galops, de belles chutes et des moments auxquels on ne s'attend pas et sur lesquels on se pose quelle qu'en soit la durée, un peu comme les galets lorsqu'ils ont rejoint l'autre rive.

Regard qui descend sur ses lèvres pendant qu'il continue d'une voix légèrement atténuée.

ce que j'aime pendant les joutes c'est ce moment juste avant que les drapeaux ne s'abaissent.
Ce moment où je sens le souffle d'Altaïr devenir plus calme quand ses flancs se soulèvent à peine sous sa respiration. Ce moment où mon propre souffle s'accorde au sien. Je n'entends plus rien, juste des bruits qui viennent de loin. Ce calme qui ne dure que quelques secondes.
Et puis d'un coup le cœur qui se met à battre à cent à l'heure parce que l'on a donné l'odre de s'élancer.
A partir de là je ne vois plus rien d'autre que ma cible. Je ne pense qu'à ça et je crois que le sol pourrait s'ouvrir devant nous je ne le verrai pas.
Et lorsque je tombe, c'est comme… comme dans un rêve lorsqu'on se sent tomber et qu'on essaie de s'accrocher tout en se réveillant.


Un sourire en levant ses yeux vers les siens

j'aime ces galops car même trop courts ils sont intenses. Et lorsqu'on se relève d'une chute on se dit que la prochaine fois, on fera mieux.


[Le lendemain matin, juste avant les quart de finale]


Une visite à Altaïr et un bain, des braies et sa chaisne qu'il garderait sous la brigandine, et il ne restait à Aimelin qu'à enfiler cette prison provisoire, pour être prêt pour ces quarts de finale. L'air était doux, il avait encore un peu de temps avant de s'équiper, et il laissa Ernest s'occuper tout en rêvassant, les yeux fixés sur la tente de la blondinette, un petit sourire sur les lèvres. Il jeta un regard vers les chevaux puis s'avança vers la tente, appelant à mi voix

Aliénor ?

Petit sourire espiègle en repensant à ses propos de la veille où elle avait parlé du bruit qui heureusement l'avait réveillée. Le campement étant encore bien calme, sans doute était elle encore au pays des songes. Ce qui est pratique avec les tentes, enfin tout dépend de quel côté on se pose, c'est qu'il n'y avait pas de serrure, et donc bien plus de facilité pour entrer.

Il écarta doucement les pans de la tente, en appelant une autre fois la blondinette au cas où elle aurait ouvert un œil et s'enhardit à entrer en rabattant la toile derrière lui ce qui laissa la tente encore dans la pénombre. Il laissa son regard se porter vers la couche quand il réalisa soudain qu'il ne connaissait pas les habitudes de la jeune femme pour dormir. Mais il était trop tard pour reculer, et sans bruit il s'approcha d'elle en prenant bien garde où il mettait les pieds pour ne pas faire de bruit, comptant bien profiter de quelques secondes ou quelques minutes pour la regarder dormir avant de l'éveiller.


Alienor Vastel a écrit:
[Matin des quarts de finale]

Les cauchemars qui longtemps avaient peuplé ses nuits, la réveillant en sursaut et la laissant éperdue et éprouvée de fatigue, avaient fait place depuis quelques semaines à de doux songes sereins. Elle n'aurait su se souvenir de quoi elle avait rêvé quand elle s'éveillait, mais ce qu'elle savait, c'est qu'ils la laissaient calme et détendue lorsqu'elle ouvrait les yeux. Prête à profiter de la journée qui s'annonçait alors, impatiente même de le faire.

Cette nuit-là ne fit pas défaut, et la petite blonde reposait encore, paisible, abandonnée, alanguie, lorsque la nuit sombre peu à peu s'effaça pour accueillir l'aube, lorsque l'astre solaire fit apparaître ses premiers rayons, prémisses de sa course quotidienne dans le ciel.
Allongée sur le côté, tournant le dos à l'entrée de la tente où elle avait pris ses quartiers le temps de ces joutes, elle dormait, tête posée sur son bras replié, son autre bras reposant nonchalamment devant son visage endormi sur lequel était affichée une expression sereine.
Sa longue chevelure était épandue derrière elle comme autant de fils d'or disposés sur le lit, et le drap qui la couvrait avait glissé durant son sommeil jusqu'à sa taille, dévoilant sa nuque gracile, la rondeur de ses épaules que son souffle apaisé soulevait au rythme de sa respiration, dénudant son dos, laissant deviner la courbe de ses hanches...

Son prénom entendu au milieu du sommeil dans lequel elle était plongée et la sensation d'une présence la firent lentement émerger de son assoupissement, et sans bouger, elle ouvrit doucement les yeux, tentant de reprendre pleine conscience du jour nouveau qui s'annonçait et de l'endroit où elle se trouvait. La matinée commençait juste, si elle se fiait à la semi obscurité qui régnait encore dans la tente, même si quelques bruits se faisaient entendre dehors, et elle sourit en songeant qu'après les joutes du matin, le reste de la journée leur appartiendrait à nouveau.

Elle porta doucement sa main vers le drap et le remonta, goûtant la douce chaleur de sa caresse sur sa peau, avant de rouler sur son autre côté, redressant légèrement le haut de son corps, en appui sur son coude et le visage posé dans la paume de sa main alors que de l'autre elle maintenait l'étoffe à une hauteur décente. Elle leva ses pervenches encore embrumées de sommeil pour croiser les prunelles grises qui la regardaient, et les laissa s'habituer à la pénombre.

Depuis combien de temps était-il là, à l'observer, abandonnée dans son sommeil, son corps en partie découvert offert à sa vue ? Et si elle ne s'était pas réveillée d'elle-même ?... Troublée, une petite pointe de regrets à ne pas savoir ce qu'il se serait passé si elle avait prolongé le mode belle au bois dormant et s'il n'était pas engagé dans le premier face-à-face de la journée, elle lui adressa un sourire..


Bonjour mon preux chevalier... Une petite moue en constatant qu'il semblait, lui, réveillé depuis quelques temps déjà. Quelle heure est-il ? Je crois qu'une fois de plus je me suis laissée aller à trop dormir.

Enroulant le drap autour d'elle, elle se redressa tout à fait et s'assit au bord du lit, ajoutant avec une expression mutine sur le visage.

Je pensais qu'à vous introduire ainsi dans ma tente au point du jour, vous m'auriez au moins apporté le repas du matin.

A défaut d'eau pour remplir le baquet.


Aimelin a écrit:
[Matin des quarts de finale]

Dors...
Peut-être pour que j'ose enfin te dire
Le trésor
Que cachent tes avances
Quand tu laisses glisser les draps
Quand tu m'offres une chance
De partager avec toi
Tout les voyages que je ne ferais pas
(Dors - F. Pagny)



Il n'avait pas fait de bruit et il était plutôt content de lui le jeune ébouriffé. Il ne s'était emmêlé les pieds nulle part. Il s'approcha jusqu'à être à peine à quelques pas de la couchette et laissa effrontément son regard gris parcourir la silhouette de la jeune endormie.
Elle lui tournait le dos, et les mouvements réguliers de ses épaules laissaient transparaître qu'elle dormait encore, ce qui, il faut bien l'avouer, l'arrangeait, comme ça il pouvait tout à loisir la regarder.. et il ne se gêna point.
Ses yeux glissèrent lentement sur ses épaules dénudées, avant de descendre sur son dos, tel un frôlement du bout des doigts pour suivre le chemin de sa taille et se poser sur sa hanche... là où le drap avait décidé lui aussi de se poser.

Froncement de sourcils et soupir du jeune seigneur qui se surprit à maudire ce tissu dérangeant, qui arrêtait brutalement sa petite promenade matinale pourtant bien agréable. Un petit sourire sur les lèvres il s'approcha et s'agenouilla, s'appuyant doucement sur le lit pour venir déposer un baiser sur son épaule, respirer son parfum quelques instants avant de se reculer et se relever. Un petit moment volé, qu'il savourait en silence, regardant autour de lui.

Ses yeux se posèrent sur le baquet derrière le paravent, pour venir ensuite survoler la robe rouge posée sur un fauteuil. Un léger mouvement d'Aliénor remontant le drap lui fit tourner à nouveau son regard vers elle. Une partie du joli paysage était maintenant sous le drap et il afficha un petit sourire amusé lorsque la jeune blondinette se retourna sur son autre côté pour lui faire face, se redressa légèrement en le voyant, et remonta doucement le drap pour ne rien dévoiler à son visiteur.

Elle lui sourit, sourire qu'il cueillit comme un petit rayon de soleil pour démarrer la journée.


il est tôt le jour est levé depuis un bon moment mais vu sa position il ne doit pas être neuf heures... petit sourire espiègle ... disons que le camp est calme et que vous aviez besoin de sommeil.

Il ne l'avait pas vraiment réveillé, il comptait le faire mais elle l'avait devancé. Il la suivit des yeux lorsqu'elle s'enroula dans le drap et s'assit au bord du lit en le regardant. Quel idiot, il n'avait même pas pensé à prendre ne serait ce qu'un fruit.

je n'y ai pas pensé je l'avoue... mais le temps que vous prenez votre bain, je vais faire préparer un solide petit déjeuner et nous pourrons le prendre dehors devant nos tentes. Il va faire une journée magnifique encore.

Il se pencha sur elle et frôla ses lèvres avant de l'embrasser tendrement puis laissa ses mirettes grises dans les pervenches, avant de lui murmurer.

j'ai eu bien fait de venir vous réveiller, j'ai aimé cette vision de vous le matin.

Petit air mi taquin mi rêveur, tandis qu'il se redressait, regardant le drap qui lui servait de vêtement, et évita de penser à trop de choses, comme par exemple le fait qu'il se trouvait auprès d'elle alors qu'elle était dans cette tenue.

hmm hmm peut être voulez vous que je vous laisse vous préparer ?



Alienor Vastel a écrit:
[Matin des quarts de finale]

Ne pas penser, surtout ne pas penser alors qu'il se penchait vers elle, alors que ses lèvres effleuraient les siennes avant de se poser en un baiser qu'elle accueillit en fermant les yeux un instant pour mieux le savourer et qu'elle lui rendit avec la même tendresse ; ne pas penser alors que ses yeux plongeaient dans les siens et qu'elle aimait ce qu'elle y lisait.

Ne pas penser qu'ils étaient là, tous les deux dans l'intimité de la tente, elle seulement vêtue de ce drap léger qu'elle ne retenait que d'une main, ne pas penser combien elle prenait sur elle pour la garder fermement serrée sur l'étoffe, cette main, pour ne pas lui dévoiler davantage que ce qu'il avait vu alors qu'elle dormait.

Et ne pas penser qu'à sa dernière question, elle avait envie de répondre que non elle ne le voulait pas, qu'elle avait envie qu'il reste, qu'elle avait envie de prolonger ce moment, d'approfondir la discussion qu'ils avaient eue avant qu'ils ne se séparent, lui à Etampes et elle à Jouarre pour mieux se retrouver à Chaumont.

Ou plutôt si, penser ! Penser justement au programme de la matinée, à cette joute qu'il disputerait d'ici peu, penser que cela ferait sans nul doute mauvais effet s'il se présentait en retard parce qu'elle l'avait retenu, et penser qu'après tout, la journée ne faisait que commencer.

Alors reprendre contenance, exercice ô combien difficile tant son coeur battait fort encore dans sa poitrine, se lever et passer derrière le paravent en attrapant au passage une chainse de lin blanc dont elle se couvrit rapidement à l'abri du regard du jeune seigneur, laissant glisser le drap au sol. La blondinette n'était guère davantage couverte, mais au moins disposait-elle maintenant de ses deux mains, et elle se rendit visible à nouveau, passant ses doigts comme un peigne dans ses cheveux décoiffés par la nuit, lui souriant en lui répondant d'une voix qu'elle voulait légère.


Il serait plus raisonnable en effet que vous me laissiez, vous savez maintenant le temps que je peux passer dans un bain, je m'en voudrais de vous mettre en retard... Ajoutant dans un rire léger Qui plus est, j'arrive fort bien à lacer ma robe toute seule en général, je pense m'en sortir encore cette fois.
Elle s'approcha de lui, et posant ses mains sur les épaules du jeune homme, lui glissa à l'oreille avec un sourire amusé Je vous retrouve dehors, je vais essayer de faire vite !

Elle se recula de quelques pas et le regarda sortir, un sourire songeur sur ses lèvres qu'elle mordillait machinalement et qui avaient gardé le goût des siennes.
Tandis qu'on lui remplissait le baquet, elle prit le temps de choisir sa tenue du jour, robe azur pour revenir à ses couleurs habituelles, avant de passer une nouvelle fois derrière le paravent une fois de nouveau seule, et de se plonger dans le bain parfumé.

Et contrairement à ce qu'elle avait annoncé, elle ne s'y prélassa pas longtemps -le "pas longtemps" étant cependant tout relatif la concernant- juste le temps de jouer un peu avec l'eau jusqu'à ce que les bruits venant du dehors lui indiquent que le campement s'animait et qu'il était temps pour elle de terminer de se préparer.

Et habillée, ses cheveux encore humides soigneusement brossés et laissés libres comme à son habitude, après un sourire satisfait dans le miroir en étain qui lui renvoyait son image, l'adolescente poussa de la main de pan de toile qui fermait la tente et sortit. Une pause, le temps de laisser ses yeux s'habituer à la luminosité extérieure, et un sourire. Oui la journée s'annonçait magnifique...

Avant de porter ses pervenches vers la table dressée où trônait de quoi se sustenter et prendre des forces pour la journée, arrêtant celles-ci vers le panier de fruits vers lequel elle se dirigea et en tira une poignée de cerises.




Aimelin a écrit:
[Matin des quarts de finale]

"Entre nous
C'est l'histoire
Qui commence au hasard
De nos yeux qui se cherchent..."
(C. Badi - Entre nous)



Lorsqu'elle se leva, laissant apercevoir quelques regrets au fond de ses yeux, une petite lueur espiègle brilla dans les siens. Un autre lieu il aurait prolongé cette discussion, comme ils se l'étaient promis avant les joutes, juste avant qu'ils ne se séparent pour se rendre elle à Jouarre et lui à Etampes. Et pendant qu'elle se dirigeait vers le paravent, attrapant une chaisne au passage, il laissa son regard tranquillement posé sur le drap à la hauteur de la courbe de ses reins, juste là où le tissu s'était posé lui aussi avant qu'il ne remonte cacher ce trésor jalousement.

Drap remplacé par la vision du paravent, bien moins agréable pour le jeune lieutenant, mais tout aussi source d'inspiration pour son imagination. Bruit de l'étoffe qui tombe sur le sol et images qui se bousculent dans sa tête pendant qu'il se demandait s'il ne valait pas mieux qu'il se lève et se donne un semblant de contenance.. à moins qu'il n'aille derrière le paravent ?
Non non, ce n'était pas le lieu ni l'instant, il devait se préparer pour son passage. Mmm alors juste quelques minutes… non plus… quelques minutes n'étaient pas suffisantes s'ils se mettaient à entamer ces discussions d'approfondissement de quelques sujets et il avait toujours détesté interrompre ce genre de discussions même si elles étaient souvent remises à plus tard. Prendre le temps de connaître et d'apprécier ce que l'on découvre, telle était sa devise… enfin, la dernière du moment.

Il fronça les sourcils essayant de se rappeler quelle était sa device précécédente dont il avait émis la possibilité d'en parler à Malt afin de la faire noter sur son blason. Ah oui, "Prendre ce que les femmes donnent, du moment que ça fait du bien et n'engage à rien".. sourire qui s'élargit en pensant à cette devise née spontanément, le jour où Terwagne l'avait entrainé dans cette salle d'archives de la Cour d'Appel, pour une discussion en tout bien tout honneur, mais qui restaient gravée en eux avec la promesse de ne jamais l'oublier, comme l'un de ces moments qui nous marquaient à tout jamais. Mais cette devise était un peu longue et il réfléchissait à mieux, à quelque chose qui pourrait vraiment le définir, et puis il ne pouvait pas changer de devise tout les trois mois non plus.

Le temps qu'il réfléchisse à tout cela, et la belle blondinette refaisait son apparition devant lui, ce qui n'était pas pour lui déplaire. Juste vêtue de la chaisne, elle était aussi séduisante que vêtue de sa plus belle robe. Geste pour arranger ses cheveux, qu'il aimait à la voir faire pendant qu'il se mettait debout, évitant de rester assis la bouche ouverte.

Un petit sourire amusé lorqu'elle parla de son bain et haussement de sourcils à l'allusion du laçage de sa robe, accompagné d'un petit air songeur… il aimait bien lacer les robes, et surtout les délacer. Incorrigible ébouriffé qui se promit de retenir ce qu'elle disait … lacer sa robe… et pourquoi pas apres tout, même si elle le faisait seule, peut être qu'un peu d'aide lui ferait gagner du temps également. voila une chose qu'il retenait, comme le fait de lui apporter l'eau pour son bain. Le retrouver dehors.. ah oui c'était le moment où il devait sortir.

Une envie d'à nouveau goûter ses lèvres qu'il repoussa non sans grand effort. Non, s'il y goûtait à nouveau, il allait s'attarder et il ne pouvait pas. Maudit lieu et maudites joutes, quand est ce qu'ils trouveraient enfin le temps et l'endroit pour pouvoir entamer ces discussions et ne pas avoir cette crainte d'être dérangés lorsqu'ils trouvaient un moment pour s'isoler.


prenez votre temps nous avons encore une bonne heure avant que je ne doive filer vers la lice.

Il lui tourna le dos et franchit le seuil de la tente, un sourire sur les lèvres. Quelques ordres donnés pour faire servir de quoi se substanter, sur une table à quelques pas des tentes et il commença à se préparer avec l'aide de son fidèle Ernest qui fixa assez rapidement les protections des jambes et la brigandine que le jeune seigneur n'attacha point pour rester encore un peu libre. Fermer les sangles qui restaient prendraient juste quelques minutes. Son bacinet attrapé au vol il sortit de la tente et se dirigea vers Altaïr déjà apprété et lui confia le couvercle de fer qu'il posa sur le pommeau de la selle, avant de se retourner et de regarder vers les tentes, au moment ou Aliénor en sortait et piquait quelques fruits. Petit sourire en la rejoignant, avant de passer derrière elle en écartant doucement ses cheveux encore humide, et de se pencher à son oreille, profitant de son parfum, pour déposer un baiser dans son cou.

un baiser est une gourmandise qui ne fait pas grossir et que l'on peut cueillir n'importe où

Petit sourire et regard qui plongea dans le sien, en se mettant à côté d'elle et piquant un grain de raisin, avant de regarder en direction de la lice, un air quelque peu soucieux à la pensée de ce duel qui l'attendait.



Aimelin a écrit:
[Avant les quarts de finale]

"le visage plongé à terre
Clore un instant ses paupières
Pour chercher ce qui nous éclaire"
(Calogero - Juste Un Peu De Silence)



Haussement de sourcils amusé lorsqu'elle lui piqua le raisin et puis cette sensation de douceur en sentant sa main sur sa joue et son baiser qu'il prit et savoura les yeux fermés, oubliant ce qui les entourait. Peu de baisers échangés, ils n'aimaient pas spécialement se donner en spectacle en taverne et gardaient leurs gestes pour lorsqu'ils étaient seuls, ce qui il faut bien l'avouer arrivait trop rarement. Mais lorsque ça arrivait, ils savouraient ces moments avec avidité. Il eut un sourire rêveur en pensant à leurs discussions futures approfondissant certains sujets, et l'embrassa tendrement à son tour après ses paroles d'encouragement.

je ferai de mon mieux et puis je me fais toujours plaisir lorsque je suis avec Altaïr

La lice avait accueilli le jeune seigneur peu de temps apres, pour le voir chuter devant son adversaire victorieux.



[Après les quarts de finale]


Tout en marchant à ses côtés, sa main dans la sienne et les rênes d'Ataïr dans l'autre main, il repensait à leur petit échange en bord de lice.

Jolie chute Messire, vraiment. Sisi, je vous assure, vous êtes tombé avec beaucoup d'élégance !

Il avait hésité avant de répondre avec un petit sourire espiègle.

merci belle dame.. je disais au Duc que j'essaierai de faire mieux la prochaine fois.
Comme me disait mon oncle, lorsque l'on choit, autant le faire bien.


Même s'il essayait de ne pas le montrer, c'est vrai qu'il était déçu. Comment ne pas être déçu lorsqu'on échoue à quelque chose qui nous tient à cœur. Il pensait qu'il avait eu de la chance d'être victorieux aux joutes des Grandes Ecuries, juste au moment où Aliénor venait de faire son apparition dans sa vie. Et puis il allait être le représentant de la Champagne au trophée Minerve. Il allait devoir s'entrainer pour faire honneur à son Duché, ce qui le préoccupait quelquefois lorsqu'il pensait à tout ça. Mais s'il avait perdu à Chaumont, il garderait le souvenir de ces quelques jours où elle et lui avait pu profiter d'être ensemble, avaient échangé, avaient avancé un peu plus dans cette relation sans promesse, mais emplie de complicité, de désir et de discussions mêlées de sérieux et de rires.

Et puis d'une déception, elle avait fait un petit moment de bonheur et rien que pour ça, le présent valait la peine d'être vécu. Il n'avait bien sûr pas oublier l'eau du baquet, et il lui jeta un petit regard taquin lorsqu'elle lui fit face, de façon bien silencieuse mais ses yeux pervenches parlaient pour elle.


mmm… est ce que je me trompe en lisant dans ces yeux là que vous attendez de savoir si je tiendrai ma promesse ? il se mit à rire et ne put résister à ses lèvres qu'il prit tendrement avant de lui murmurer.

lorsque vous voudrez prendre votre bain, dites le et votre preu chevalier vous apportera votre eau

Il jeta un regard vers sa tente.

je vais enlever ce carcan de fer et passer quelque chose de plus léger. Je n'en ai pas pour longtemps.
Apres nous pourrons nous promener ou faire ce que vous voulez


Ils avaient maintenant tout le temps pour eux, et cette pensée n'était pas pour lui déplaire.


Alienor Vastel a écrit:
[Après les quarts de finale]

"Demande-Moi la lune, Demande-Moi les clefs
Demande-Moi de te suivre, je te suivrai
Demande-Moi le ciel, Demande-Moi l'impossible
Demande-Moi ton chemin, je t'aiderai
Demande-Moi ce que tu veux, demande et je passe aux aveux
Demande-Moi de me jeter dans tes bras, je le ferai"
M. Lavoine - "Demande-moi"



Et non, il n'avait pas oublié ce qu'il lui avait promis, il le lui rappela alors qu'ils se faisaient face, répondant à sa question muette. Les pervenches gardèrent leur expression taquine alors que la blondinette se délectait de ses lèvres sur les siennes, réprimant à grand peine un frisson sous la douceur du geste, et qu'elle lui rétorquait sur le même ton.

Et bien soit, cela peut attendre un peu, mais je ne manquerai pas de vous le faire savoir...

Faire ce qu'elle voulait ? Hm... s'il savait ! Ceci dit, s'il avait lu son regard ce matin, lorsqu'ils étaient tous deux seuls sous sa tente, il devait bien en avoir une petite idée, d'autant qu'il lui semblait bien avoir deviné la même chose dans le sien. D'autres en auraient surement profité d'ailleurs, mettant à profit sa tenue pour le moins légère et l'intimité de la tente, faisant fi du peu de temps dont ils disposaient alors. Mais il y a certaines choses qui valent que l'on prenne le temps de les découvrir, de les connaître, de s'y attarder sans devoir être interrompus, c'était la raison pour laquelle elle l'avait sagement mis à la porte -si tant est que l'on puisse parler de porte pour une tente- réfrénant le désir qu'elle avait alors de prolonger ce moment.

Et un petit sourire en repensant à la conversation qu'ils avaient tenu juste avant qu'elle ne parte pour Jouarre. Elle lui avait dit qu'elle n'avait pas toujours envie d'être sage, et là, elle n'en avait pas, mais alors vraiment pas envie ! Après tout, ils n'avaient plus à se préoccuper de la suite des joutes, du moins pour ce qui le concernait, et au diable le lieu, la légèreté des toiles de tentes qui permettait un isolement tout relatif, au diable le monde autour d'eux dans ce campement, elle avait maintenant envie d'aller plus loin encore dans leur relation, cette relation qui avait pris sa place si facilement entre eux que l’approfondir lui semblait naturel.

Un regard vers le garde qui vient prendre Altaïr, pervenches qui le suivent alors qu'il s'éloigne avant de se tourner et de plonger dans les yeux gris, laissant passer un moment de silence.
Ce qu'elle voulait faire, la petite blonde le savait très bien, mais elle était joueuse, et elle avait envie de s'amuser. Elle répondit donc au jeune homme sur un ton innocent.


Une promenade, voila une bonne idée ! Je suis sure qu'il y a encore des endroits que nous n'avons pas encore découverts et dont nous pourrions profiter avant de quitter Chaumont.

Un nouveau silence, puis pervenches à nouveau taquines en même temps qu'elle se rapproche contre lui et plonge ses yeux dans les siens.

Hm... Avant cela, voulez-vous que je vous aide à retirer votre brigandine ? Après tout, je ne devais vous servir d'écuyère que si vous arriviez en finale certes, mais disons que comme vous avez quand même passé un tour, je puis être une demi-écuyère Pour autant que ça existe, sinon, et bien elle créerait la fonction ! Ajoutant avec un petit rire Demi, pas parce que je ne suis pas grande, mais parce qu'à défaut de vous aider à la mettre, je puis vous proposer de vous aider à la retirer...

Elle laissa ses yeux glisser vers les sangles, ne pouvant alors retenir une petite moue. S'il acceptait, pourvu qu'elle ne fasse pas des noeuds avec, elle pouvait parfois être tellement maladroite. En même temps, ça devait être comme lorsqu'elle désharnachait Etoile, même si la comparaison n'était pas forcément des plus heureuses.
Regard qui se relève alors, et sourire amusé sur les lèvres.


Du moins si vous prenez le risque que je ne m'emmêle pas avec ces trucs là !

Aimelin a écrit:
[Après les quarts de finale]

"Les petits riens qui font les grands moments
Qui vont qui viennent, quand ils ont le temps
Les atomes de vie qu’on attrape en rêvant

Ces petits riens ont tous quelque chose
Quelque chose en commun qui nous métamorphose
Ces éclairs de vie qui courent entre les choses "
(J.L. Aubert - Les petits riens)



Il suivait son regard qui l'avait lâché un instant pour se tourner vers Ernest avant de revenir dans le sien. Un trouble qui naissait en essayant de lire à travers les pervenches que pourtant il connaissait de plus en plus et le petit sourire taquin de la blondinette qui revenait.

Des endroits inexplorés, voilà qui était intéressant et il haussa les sourcils d'un air amusé, l'idée lui plaisant. Elle se rapprocha encore un peu et il bénit le ciel d'avoir sa brigandine qui faisait entre eux une petite barrière, évitant que le contact trop proche ne fasse battre son cœur à cent à l'heure. Elle avait ce don pour lui faire avoir chaud, même dans les soirées les plus fraiches. Il n'avait qu'une idée en tête pendant qu'elle le regardait sans rien dire.. goûter encore à la douceur de ses lèvres, et imaginer tout ce qui pouvait suivre s'ils avaient été dans un endroit isolé.

Il ne répondit pas de suite à sa proposition de l'aider à enlever sa brigandine, se demandant s'il avait bien entendu, ou s'il rêvait et imaginait ses paroles. La proposition, trop tentente méritait réponse.


retir.. ma brig.. mmm.. m'aider ? pourquoi fallait il qu'il baffouille à chaque fois qu'elle le prenait au dépourvu. Une petite inspiration et il se dit qu'il avait droit à un deuxième essai pour une réponse à peu près audible .. ouiavant de la compléter.. pourquoi pas

Et pendant qu'il répondait, une série d'images se mit à défiler traitreusement devant ses yeux. Aider à enlever la brigandine voulait dire qu'il allait se trouver en braies légères et chainse à son tour.. et que s'ils étaient seuls sous la tente, il n'aurait peut être pas la force de la blondinette, ce matin, pour plonger dans son baquet et la laisser sortir.

Ses yeux ne quittaient pas les siens tandis qu'il essayait de formuler une petite réponse et qu'Aliénor semblait contempler les sangles et peut être déjà réfléchir à la façon de faire.


je veux bien prendre le risque.. petit rire … il suffit simplement de les détacher.. regard vers la tente.. un peu comme celles qui ferment les pans quelquefois.

Son regard, son sourire.. il n'avait pas envie de se priver et il se pencha pour l'embrasser tendrement en murmurant… vous êtes une tentation à laquelle j'ai envie de céder à chaque instant.

Il frôla ses lèvres qu'il avait toujours du mal à lâcher et s'écarta à peine, laissant son sourire éclairer son visage. Ce matin alors qu'elle nétait vêtue que d'un drap il lui avait fallu toute sa raison pour ne pas céder à l'envie qu'il avait de la découvrir davantage, et puis il y avait sa joute et son esprit était préoccupé… mais maintenant, ils avaient la fin de journée pour eux tout seul, et il n'avait plus cette tension sur les épaules, et il ne se sentait pas forcément capable de résister à la tentation.
Mais il ferait au mieux, et puis le présent était là pour qu'il en profite, alors il le laisserait faire… la belle excuse.

Il lui prit la main et regarda la tente.


alors je vous enlève damoiselle ma demi écuyère.

Il se mit à rire et l'entraîna vers la tente, et lui lâcha la main quelques instants pour se diriger vers Ernest qui s'affairait auprès d'Altaïr.

je n'ai plus besoin de toi.
lorsque tu auras fini avec les chevaux tu peux rejoindre tes compagnons, je m'occupe de ma brigandine… mais qu'on ne me dérange pas
.

Il retourna pres d'Aliénor et soulevant le pan de la tente, s'inclina.

Si damoiselle pervenche veut bien entrer dans mon modeste palais.

Un petit sourire avant de rentrer derrière elle, et de regarder Ernest d'un air entendu, et de rabattre la porte de toile.


Alienor Vastel a écrit:
[Après les quarts de finale - Sous la tente, pancarte "Ne pas déranger"]

"A la vitesse où le temps passe
Le miracle est que rien n'efface
L'essentiel
Tout s'envole en ombre légère
Tout sauf ce goût de fièvre
Et de miel"
F. Cabrel - "La robe et l'échelle"



Une petite lueur amusée se mit à briller dans les pervenches, accompagnée d'un sourire malicieux en l'entendant bafouiller pour répondre à sa proposition. Elle l'avait pris de court en lui offrant de l'aider à se défaire de son équipement, et à dire vrai, elle avait été légèrement surprise elle-même lorsque l'idée qui avait traversé son esprit avait franchi ses lèvres pour s'exprimer, sa spontanéité prenant bien souvent le pas sur la sagesse et la raison. Même si à l'instant présent, la blondinette n'avait pas particulièrement en tête d'être sage et raisonnable.

Regard qui suit le sien vers la tente avant de revenir croiser celui du jeune homme, sourcils levés et mine un peu hésitante.


Comme ces attaches là, vraiment ? Hm... je pense que je saurai y arriver, alors.

Puis répondre à son baiser, savourer le frôlement de leurs lèvres et leurs souffles mêlés, mais se taire après les mots qu'il venait de lui murmurer en conservant une expression taquine pour garder pour elle combien ses paroles venaient de la troubler, et combien la réciproque était vraie.
Et un rire à l'unisson du sien alors qu'il l'entraînait vers la tente
M'enlever, Messire ? Que nenni, je vous suis, puisque je me suis portée volontaire ! avant de l'attendre tandis qu'il allait donner consignes puis revenait vers elle, lui ouvrant le passage de la tente.

Elle y pénétra et se retourna pour lui faire face en même temps qu'il refermait le pan de toile qui faisait office de porte derrière lui. Pervenches espiègles en le regardant s'approcher, puis qui se portent à nouveau vers les sangles d'un air faussement studieux, avec un léger froncement de sourcils.


Fort bien, voyons donc si je ferai une bonne demi-écuyère.

Elle fit les quelques pas qui les séparaient, mordillant sa lèvre d'un air appliqué, les yeux fixés vers l'ouvrage qui l'attendait. Un sourire concentré apparut sur son visage alors que ses mains s'affairaient à défaire les attaches, l'une après l'autre, laissant apparaître la chainse de lin que le jeune seigneur portait en dessous et que les doigts de la jeune blonde frôlaient involontairement par moments alors qu'elle détachait les sangles.
Puis elle passa derrière lui pour l'aider à retirer la brigandine, ne pouvant retenir une grimace lorsqu'elle l'eut en mains. C'était certes plus léger qu'une armure, enfin elle l'imaginait, mais ça pesait son poids quand même ! Avant de s'écarter pour aller la poser sur la table puis de se retourner à nouveau vers lui avec un sourire satisfait.


Hm... ce n'est finalement pas si compliqué que ça, qui sait si une prochaine fois, je ne ferai pas l'opération inverse... Ajoutant dans un rire léger Quoique je ne voudrais pas ôter ce privilège à Ernest.

Et petit instant de flottement en réalisant que sa tâche n'était pas terminée, et qu'il allait lui falloir maintenant s'agenouiller devant lui afin de lui ôter les protections qui couvraient ses jambes. Ça, elle n'y avait pas pensé avant, et pour amusée qu'elle soit de la situation pour le moins originale et inhabituelle, pour ce qui la concernait tout du moins, elle ne pouvait s'empêcher de se sentir troublée.
Elle se rapprocha à nouveau, et souleva légèrement le bas de sa robe afin de poser plus aisément un genou à terre, avant de relever son visage et croiser le regard du jeune homme en souriant avec malice.


N'allez surtout pas croire que je m'apprête à vous demander en mariage ! Soupir, comme s'il allait imaginer une chose pareille, sachant très bien à quel point ils se refusaient à voir loin ensemble. Mais elle avait eu ce besoin de parler, dire quelques mots afin d'apaiser la confusion qui venait de la saisir. Quoique pour le coup, ça n'était pas très efficace, et elle avait bien du mal à calmer son coeur qui recommençait à s'emballer dans sa poitrine, et son souffle qui s'affolait.

La petite blonde reporta ses pervenches sur les attaches qu'elle entreprit de défaire, une à une, avec une lenteur volontaire qui lui permettait de maîtriser le léger tremblement de ses doigts, bénissant le rideau de ses cheveux tombant de chaque côté de son visage et qui cachait ainsi la légère rougeur qui envahissait ses joues à mesure que la chaleur au creux de son ventre se diffusait, remontait le long de son échine jusqu'à l'envelopper toute entière. Le silence régnait sous la tente, et pourtant elle avait l'impression qu'il pouvait entendre son coeur s'emballer tant les battements saccadés de celui-ci résonnaient dans ses tempes

Les protections enfin détachées, Aliénor se releva lentement, laissant un instant ses yeux dans ceux du jeune homme, avant de se blottir contre lui, encerclant son cou de ses bras ; déposant ses lèvres sur son épaule, là où la chainse laissait apparaître la peau, les yeux fermés pour mieux s'imprégner de son parfum, avant de glisser doucement vers son cou, le caressant de son souffle, remontant le long de la veine qu'elle y sentait battre, suivant la courbe de sa mâchoire, jusqu'à arriver à ses lèvres qu'elle effleura en murmurant
Tout à l'heure, lorsque vous avez parlé de tentation... Elle ouvrit à nouveau les yeux, se cambrant légèrement pour plonger ses pervenches brillantes dans les prunelles grises qui lui faisaient face ...pourquoi ne pas y céder... maintenant...


Aimelin a écrit:
[Après les quarts de finale - Sous la tente, pancarte "Ne pas déranger"]

"tu te donnes à moi sans confession
quand je veux t'aimer
tu glisses une larme d'émotion
dans ton décolleté
et je voudrais trouver les mots
mais je ne sais plus très bien
si je dois me vouer à ton dieu où à tes seins
alors sur ma peau tu laisses des
traces de toi.."
(A. Chamfort - Traces de toi)



Joli paysage que ses yeux lorsqu'il avait refermé la tente et s'était trouvé face à elle tandis qu'elle s'affairait à détacher les sangles. Un sourire sur les lèvres il ne quittait pas ses yeux, s'attardant par instant sur ses lèvres, se laissant faire bien gentiment comme un bon garçon qu'il était. Il sentait par moment le frôlement des doigts de la jeune femme sur sa chainse ce qui n'était pas pour lui déplaire et lui procurait une délicieuse sensation. Cette proximité, ce léger contact, dans cette tente où ils étaient enfin seuls à l'abri des regards, protégés un peu des bruits de l'extérieur, bien qu'il se fichait éperduement de cela, il la regardait faire, la lâchant juste du regard lorsqu'elle se glissa derrière lui pour faire tomber la brigandine alors qu'il l'aidait en dégageant ses bras.

Une sensation de liberté comme à chaque fois que le vêtement pesant quittait ses épaules. Il bougea doucement son cou et sa tête pour essayer de se délasser un peu, souriant à ses propos.


je ne sais pas si c'est un privilège pour Ernest, mais sans doute serait il heureux que vous l'aidiez si vous le désirez.

Pendant ce temps elle s'était agenouillée devant lui et instinctivement il laissa ses mirettes grises partir vers les pans de la tente, priant pour qu'Ernest ai fait passer le message qu'on ne le dérange point. Regard qui se baissa à nouveau vers elle, et pensée aussitôt qui dévièrent vers le serment de chevalier afin de ne pas penser à autre chose.

Accepterait elle d'être chevalier ? il se retint de poser sa main sur son épaule, ne voulant la surprendre alors qu'elle avait l'air attentionnée à ce qu'elle faisait apres lui avoir lancé une petite phrase qui le fait éclater de rire.


mmm alors c'est une non demande en mariage ? comme vous voulez.. oui damoiselle Aliénor, j'accepte votre non demande en mariage

Il aimait ces moments avec elle, ses phrases que eux seuls pouvaient comprendre. Il la regarda avec un sourire espiègle tandis qu'elle détachait doucement les sangles. Le souffle du jeune homme se faisait plus rapide, troublé par le frôlement de ses doigts. Il ferma les yeux profitant qu'elle ne le regardait pas, pour essayer de calmer ses pensées qui vagabondaient comme toujours. Mais comment ne pas avoir de pensées vagabondes, dans ces moments là.
Penser à autre chose… par exemple à leurs retrouvailles à Troyes, la taverne, les pommes qu'elle croquait... mmm les pommes… non c'était une mauvaise idée ça les pommes, pour lui enlever toutes ces choses de sa tête.
La blondinette se relevant le libéra de ses pensées… du moins quelques secondes à peine.

Ses pervenches où il pouvait lire tant de choses, leurs non dits, leur désir qui n'était plus à cacher mais qu'ils avaient envie de laisser libre de s'exprimer. Il ne pensait même plus qu'il était en chainse et braies légères devant elle, à côté d'elle, tout contre elle lorsqu'elle vint se blottir au creux de ses bras. Douce chaleur qui l'enveloppait tandis qu'il encerrait doucement sa taille de ses bras, savourant le contact de ses lèvres sur lui. Il ferma les yeux, ne put retenir un frisson dont il ne savait s'il était provoqué par ce contact si doux et chaud, où par ce désir qui s'était glissé en lui et prenait possession de son corps lentement mais surement.
Son souffle se fit plus court lorsque les lèvres de la jeune femme vinrent effleurer les siennes provoquant une pluie de fourmillements dans son ventre.. les mots qu'elle sussurait, ces mots qu'il lui avait murmurés avec toute l'envie qu'il avait d'elle. Il ouvrit les yeux pour les plonger dans les pervenches aussi brillantes que l'étaient ses yeux. La tentation était là, depuis qu'il avait connu le goût de ses lèvres ce soir là à Troyes. Il voulait aller doucement l'un et l'autre, ne pensaient pas à demain, mais voulaient vivre le moindre moment avec passion et liberté. Combien de fois avait il retenu ses mots lorsqu'ils se séparaient avant de regagner chacun leur nuit, combien de fois avait il rêvé de la découvrir.


Un murmurecéder à la tentationun souffle tandis qu'il vint froler ses lèvresje n'attendais qu'un mot de vous lèvres qui descendaient doucement dans son cou pour venir se nicher au creux de son épaule avant de revenir se poser sur ses lèvres dans un baiser tendre et langoureux où il laissa parler ses envies.

Le monde disparut autour d'eux, les laissant seuls. Plus rien n'avait d'importance que elle, que ce moment qu'il attendait depuis des heures, des jours, il ne savait plus tant le temps s'était arrêté depuis qu'il avait croisé les deux pervenches venues le rejoindre dans cette taverne, avant de l'emmener galoper vers cette petite rivière où les galets avaient dansé sur l'eau, les faisant rire et sourire.
Aujourd'hui il se laissait noyer dans ce flot de désirs, ne voulait plus respirer que l'odeur de sa peau, se laisser couler et se laisser aller au moment qui s'offrait à lui.

Lèvres se redécouvrant, langue se jouant de sa jumelle dans un ballet où elles s'attiraient, repartaient pour mieux revenir s'emmêler, comme leurs souffles. Un instant de flottement tandis que les lèvres se séparèrent et que les corps blottis l'un contre l'autre brûlaient de continuer plus avant, d'ôter ces tissus pourtant légers qui les camouflaient. Un instant de flottement, une hésitation, un instant pour reprendre son souffle et plonger les prunelles grises dans les pervenches, un murmure.


Alie

Comme une demande, une certitude, tandis que les mains du jeune homme quittèrent la taille de la blondinette pour venir doucement laisser leurs doigts frôler sa peau, à la naissance du décolleté.



Alienor Vastel a écrit:
[Après les quarts de finale - Sous la tente, pancarte "Ne pas déranger"]

"Laisse toi au gré du courant
Porter dans le lit du torrent
Et dans le mien
Si tu veux bien
Quittons la rive
Partons à la dérive"
S. Gainsbourg - "L'eau à la bouche"



Un mot d'elle... En temps normal, la petite blonde n'aurait pas hésité à user de son sens de la contradiction pour lui rétorquer que des mots, elle en avait dit davantage qu'un seul. Mais son esprit était ailleurs, occupé, tout entier tourné vers la chaleur des bras autour de sa taille, vers la caresse des lèvres qui glissaient le long de son cou alors qu'elle frémissait sous la douceur de leur contact sur sa peau, avant qu'elles ne viennent prendre les siennes dans un baiser qu'elle accueillit en fermant les yeux et qu'elle lui rendit intensément.
Et dans lequel elle oublia tout ce qui n'était pas eux enlacés, la chaleur de leurs corps accolés, et ce moment où leurs lèvres s'épousaient, où leurs souffles se mêlaient, où leurs langues se cherchaient et dansaient ensemble à l'unisson de leurs envies dans ce baiser qui avait le goût du désir trop longtemps retenu.

Oubliant où ils étaient, séparés du monde extérieur par une simple toile de tente, ils avaient maintenant devant eux tout le temps qu'ils voulaient pour se découvrir, pour se connaître au delà de la complicité qui existait déjà entre eux, pour s'attarder.
Oubliant toutes les fois où elle s'était séparée de lui à regrets, où elle s'était contrainte à ne pas lui proposer de la raccompagner, où elle avait résisté à l'envie d'approfondir cette relation qui avait pris place entre eux.
Oubliant que, malgré sa décision de profiter de chaque instant que la vie lui offrait, elle avait retardé ce moment, parce qu'elle voulait être sure ; sure de ne pas être une nouvelle fois un jouet que l'on jette une fois que l'on a terminé de s'en amuser, sure que son corps ne la trahirait pas à nouveau pour un moment qu'elle regretterait par la suite. Et elle avait aimé qu'il n'ait pas cherché à la brusquer, qu'il ait attendu qu'elle lui fasse ce signe qu'elle ne pouvait plus retenir aujourd'hui.

Et s'abandonnant complètement, totalement dans ses bras, à cette délicieuse impression de papillons dans le ventre, à cette chaleur qui emplissait son corps, à cette envie brûlante de sentir encore et encore ses lèvres sur les siennes, de faire tomber ces remparts d'étoffes, de goûter sa peau et de découvrir la sensation de ses mains sur la sienne.

Son prénom murmuré, son regard dans le sien, elle se perdait dans ce qu'elle y lisait, ce désir qui répondait au sien. Les mots étaient inutiles, ses pervenches brillaient d'une lueur qui trahissait son impatience contenue. Prendre le temps de découvrir, de connaître et de s'attarder, mais céder à cette tentation qui avait grandi en elle, en eux, à mesure de leurs rencontres, de leurs discussions, de leurs rires.

Sans le quitter du regard, elle défit le cercle de ses bras autour du cou du jeune homme et laissa glisser ses mains, lentement, jusqu'aux doigts qui effleuraient sa peau, là où le tissu de sa robe dévoilait sa gorge qui se soulevait au rythme de sa respiration rapide, de son coeur qui palpitait, contact si léger et qui pourtant l'électrisait ; les guidant vers le lacet qui fermait le corsage de sa robe.



["Luxe, calme et volupté" (*)]

Silence revenu, calme retrouvé après la tempête qui les avait enveloppés et emportés au gré de leurs caresses qui les avaient fait frissonner, de leur appétit à se révéler, à s'apprendre, de leurs corps se mêlant et s'unissant, de leurs soupirs étouffés dans leurs baisers tendres et fougueux.
Les yeux mi clos, blottie dans les bras de son amant, visage niché dans le creux de son épaule, une jambe reposant paresseusement sur les siennes, Aliénor revenait doucement au présent, goûtant à ce bien-être, cet apaisement, cette plénitude qu'elle ressentait après ce moment où le temps avait oublié de dérouler sa course, s'était arrêté pour eux.

Léger soupir en songeant à cette nouvelle séparation qui n'allait pas tarder ; elle devait retourner à Troyes, lui passerait probablement par Etampes. Quelques heures, quelques jours peut-être, mais cela n'en serait que pour mieux se retrouver, prolonger encore cette relation entre eux, cette complicité, cette nouvelle intimité qui venait de voir le jour.
Ne vivre que l'instant, et au moment présent, l'instant était là, dans ces bras dont elle savourait la chaleur et auxquels elle s'abandonna, sombrant dans le sommeil.



(*) C. Baudelaire - "L'invitation au voyage"


Aimelin a écrit:
[Après les quarts de finale - Sous la tente, pancarte "Ne pas déranger"]

"Et ta robe en tombant
Sur le parquet ciré
N'a pas fait plus de bruit
Qu'une écorce d'orange
Tombant sur un tapis.."
(Montand - Sanguine joli fruit)



Ses silences, ses non dits et son trouble égal au sien, leur désir trop longtemps retenu et qui aujourd'hui s'exprimait clairement sous cette tente qui les abritait des regards. Ses pervenches qui ne le lâchaient pas, et où il voyait briller ce petit éclat qui faisait écho au sien.

Le silence était assourdissant. Ses doigts entendaient le cœur de la jolie blondinette qui avait accéléré ses battements tandis qu'elle venait guider ses doigts fébriles posés à la naissance de ses seins comme une plume attendant un souffle de vent, pour les aider à glisser vers les lacets de son corsage. Douceur de sa peau, qui se dévoilait un peu plus au fur et à mesure que le cordon relâchaient la barrière d'étoffe.
Son regard gris plongeait vers ce décolleté, et non plus le médaillon cette fois-ci, fixés sur ce monde de promesses qu'il dévoilait lentement, dénouant les lacets doucement comme s'il s'était agit de fils d'or, libérant ces promesses le cœur battant, bruit des coups de buttoir dans sa poitrine qui faisaient ralentir sa respiration comme pour mieux suspendre le vol du temps.

Il la désirait profondément, totalement, dans un frisson délicieux qui ne le quittait pas. Le corsage dénoué libéra la robe qui glissa doucement sur le sol dans un doux froissement qui troubla à peine le silence de la tente, tandis qu'il se mordillait les lèvres, laissant son regard caresser la moindre courbe et se perdre dans un voyage qu'aucun drap n'interrompait cette fois-ci.

Mués par une force imperceptible, ses doigts revinrent se poser doucement sur le médaillon qu'il caressèrent avant de suivre quelques instants le chemin de sa peau, glissant au gré de ses formes douces qu'il découvrait, tandis qu'il venait à nouveau cueillir un baiser avant de se débarrasser de sa chainse qui vint rejoindre la robe azur. Douceur de sa peau contre la sienne avant de la prendre dans ses bras pour la porter sur la couche où le drap importun du matin les attendait.

Plus rien n'eût d'importance à partir de cet instant, que la découverte de l'autre, ses demandes silencieuses et ses attentes. Soupirs et murmures, rires et jeux tendres ou passionnés, respirations qui s’accéléraient et gémissements étouffés qui emplissaient discrètement la tente. Corps emmêlés, se fondant l'un dans l'autre dans une danse passionnée et fusionnelle où seules les étoiles eurent leur mot à dire.




[J'aime ces instants volés au grand vacarme de la vie... *]

Et puis le calme apres la tempête, la tendresse des gestes, les souffles reprenant leur rythme habituel une fois les sens apaisés pour un temps. Jusqu'à quand ? Une main caressant doucement les cheveux de la blondinette, son autre main posée sur la sienne, il fixait la toile de tente au-dessus d'eux.
Il n'avait peut être pas remporté ces joutes cette fois ci, mais peu lui importait à présent, elles resteraient comme un souvenir unique, mêlé à celui de cette tente et de ce drap qui les avait accompagné pendant leur découverte de ce premier voyage.

Bercé doucement par les légers bruits du dehors et la respiration régulière d'Aliénor qui s'était assoupie, il se laissa sombrer doucement dans le sommeil, laissant sa respiration s'accorder à la sienne.



"Je frôle
La plaine immobile
De ton corps endormi
Je vole
Au secours de tes envies"
(Anggun - De Soleils Et D'ombres)


* Ferrat - les instants volés


Alienor Vastel a écrit:
[Le lendemain, à l'heure de repartir...]

"Dans ma mémoire y'a pas que des histoires pourries que des histoires d’ennuis
Y'a pas que des statues qui pleurent y'a pas que des erreurs pour toujours
Y'a pas que des frayeurs dans ma mémoire y'a nos histoires
Celle qu’on a eu là juste hier toutes nos histoires de toi et moi
Celles qui repartent chaque matin là comme aujourd’hui là c’est reparti
Dans ma mémoire là c’est juste pour moi que tu souris"
Mano Solo - "Dans ma mémoire"



La tente grande ouverte laissait entrer la chaude lumière du soleil tandis qu'à l'extérieur se faisaient entendre des bruits de voix, de piquets qui s'entrechoquent, de toiles qui tombent au sol, hennissements des chevaux, signe que peu à peu les tentes qui avaient composé le campement ces derniers jours étaient démontées, les charrettes à nouveau chargées. Opération inverse de celle qui s'était tenue quelques jours auparavant, et pour laquelle la blondinette n'était arrivée qu'à la fin, le montage des oriflammes.

Petit sourire amusé à se souvenir de ce moment où elle avait observé Aimelin en train de prêter main-forte à Ernest afin de faire flotter au vent les couleurs de Lasson et celles d'Etampes. Quelques jours seulement séparaient cette image d'aujourd'hui, et pourtant elle avait l'impression qu'il s'en étaient écoulés bien davantage, tant ils avaient été riches et intenses. De ces conversations, de ces échanges, de ces taquineries et ces rires dont ils étaient maintenant coutumiers et qui avaient noué entre eux cette relation si particulière qui souvent les faisait user de métaphores, d'images, de regards et de sourires qu'eux seuls pouvaient comprendre ; mais riches et intenses aussi de cette découverte l'un de l'autre, de ces voyages qui les avaient isolés du monde extérieur pour un temps, et de cette intimité que l'on peut avoir lorsque les corps se connaissent aussi et qui s'était révélée si naturellement sans aucune préméditation quant au moment.

Peut-être était-ce l'endroit, où finalement l'un comme l'autre n'avait aucun repères, pas comme à Troyes où elle avait son chez elle, ses occupations, ses marques ; ici, comme sur une terre inconnue que l'on apprend peu à peu, le quotidien avait plus que jamais laissé la place à la spontanéité, à la légèreté, à l"insouciance. Une raison de plus, s'il en était besoin, de commencer à se préparer à quitter Troyes pour aller visiter le Royaume, passer du temps ensemble en s'éloignant de la routine qui pourrait s'installer et ne manquerait pas de les étouffer s'ils s'y laissaient enfermer.

Regard sur ses fontes qui lui servaient de bagage, posées sur le lit et qu'elle venait de finir de remplir de ses affaires, et Aliénor en ferma les sangles avant de balayer du regard l'intérieur de la tente, vérifiant qu'elle n'avait rien oublié. Ne restait plus que sa dague sur la table, quelques pas pour s'y diriger et se saisir de l'arme qu'elle glissa dans le pli de sa jupe destiné à cet effet.
Pervenches qui continuent leur tour, et s'arrêtent un instant sur le baquet. Finalement, elle n'aura pas eu l'eau de son bain, du moins pour cette fois, et sourire qui naît sur ses lèvres en songeant qu'elle ne manquera pas de le rappeler et de le réclamer à qui de droit.

Inventaire terminé, la petite blonde prit les sacoches et, sortant de la tente, se dirigea vers les chevaux où Etoile s'agita en la voyant approcher, comme pour manifester sa présence et son plaisir de la voir. Indifférente aux regards qui pouvaient la suivre, après tout, ce qui s'était passé sous cette tente ne regardaient qu'eux deux.
D'ailleurs, peut-être ces regards-là en avaient-il vu d'autres, mais elle s'en moquait, seul importait le présent. Tout comme elle se moquait de ce qu'on pouvait penser, de toute façon elle était majeure, et n'avait de comptes à rendre à personne sur sa façon de vivre.

Posant ses fontes à terre, Aliénor s'approcha de sa jument en lui murmurant doucement, paume de sa main présentée sous les naseaux de la frisone avant de doucement la remonter vers le chanfrein qu'elle caressa affectueusement, s'attardant sur la marque blanche entre les yeux qui lui avait donné son nom, regard souriant plongé dans le sien. Avant de continuer vers l'encolure qu'elle entoura de ses bras, plongeant son visage dans la crinière.
Je t'ai un peu délaissée depuis hier, ma belle, mais nous allons nous rattraper... Que dirais-tu d'un galop en arrivant sur Troyes, lorsque nous en approcherons ?

Elle resta un instant sans bouger, avant de s'écarter et de se pencher pour vérifier la sangle de la selle, et d'attacher les fontes à cette dernière.
Puis de se retourner et d'embrasser du regard le paysage qui s'offrait à sa vue. Le domaine d'Izard, les terres de Chaumont, le campement de plus en plus épars à mesure que les joutes avançaient et que les participants défaits vidaient les lieux. Comme eux bientôt, une fois que tout serait rangé.

Une grande inspiration, sourire sur les lèvres et pervenches qui s'imprègnent des lieux, des souvenirs des moments passés ici. Souvenirs attachés à des endroits, comme beaucoup d'autres, tristes ou heureux. Mais chacun de ces souvenirs forgeait ce qu'elle était, et la faisait avancer. Qui pouvait savoir de quoi demain sera fait, pas elle en tout cas, alors elle emplissait sa mémoire de tout ce qu'elle avait vécu, pour mieux savourer le présent.
"Vis... sois heureuse..." des mots qui résonnent dans sa tête, les derniers d'une mère à sa fille. La petite blonde porta machinalement sa main sur son médaillon en même temps que son regard souriant cherchait Aimelin. Nulle promesse, nul engagement, c'était bien ce qui leur permettait de profiter pleinement et totalement de ce qu'ils vivaient...



"Vis comme si tu devais mourir demain,
Apprends comme si tu devais vivre toujours."
Gandhi



Aimelin a écrit:
[Le lendemain, à l'heure de repartir...]

"Les heures sont des fleurs l’une après l’autre écloses
Dans l’éternel hymen de la nuit et du jour ;
Il faut donc les cueillir comme on cueille les roses..."
(Gérard de Nerval - Le ballet des heures)




- Ernest fais attention à cette malle.
- ou..oui..
- il faudra vérifier la brigandine et les protections d'Altaïr je vais sans doute avoir d'autres joutes bientôt.
- ou.. oui


Haussement de sourcils pendant que les hommes s'affairaient à entasser malles et matériel sur les chariots, sous l'œil du jeune homme qui avait fini de préparer son étalon.

- sei.. seigneur
- ou.. oui ?
pourquoi bégayait il lui aussi
- tou.. tout est prêt
- parfait et ne vous trompez pas… direction Compiègne pour aller sur Etampes, n'allez pas vers la Lorraine.
- n.. non.. hho.. vous me t.. taquinez
- mais oui Ernest je te taquine. Lorsque la demoiselle Vastel sera prête, veille à faire démonter la tente et puis nous serons prêts.


De bonne humeur, il aurait été difficile de ne pas l'être pour le jeune ébouriffé qui affichait un visage souriant. Tournant le dos à la petite troupe il se dirigea vers sa tente, vérifia qu'il n'avait rien oublié, attrapa ses fontes et jeta un oeil au démontage avant de se diriger vers son étalon et d'accrocher les fontes à sa selle.

Il allait devoir prendre la direction d'Etampes afin d'aller signer quelques parchemins pour des commandes dont s'était occupées son intendant, et puis s'occuper du domaine et voir si tout allait bien.

Un sourire en pensant à ces joutes qui leur avait permis à Aliénor et lui, d'avoir des moments de discussions, d'échanges, et une complicité qui grandissait, et qu'il était difficile d'avoir lorsqu'ils étaient à Troyes. Elle avait sa maison, et lui habitait à l'auberge, ce qui pouvait sembler étonnant pour deux jeunes gens échangeant baisers et regards, mais il s'était promis de ne jamais empiéter sur l'espace de la jeune femme, comme il l'avait toujours fait de toute façon.
Ici ils avaient pu discuter de choses plus personnelles, et puis ils avaient franchi ce pas qu'ils attendaient l'un et l'autre, mais sans que cela ne change cette complicité, ces regards et ces silences, et surtout ce même désir de vivre intensément aujourd'hui afin d'en cueillir les plus beaux fruits.
Il avait compris sa peur de ne pas céder facilement à un caprice ou désir masculin, après une discussion en taverne où elle s'était confiée sur des moments difficiles et il l'avait rassuré en lui disant que son moment serait le sien.

Même s'il était libre dans ses relations avec les femmes, chaque relation était différente, et elle n'était pas une rencontre de taverne d'un soir, comme il l'avait déjà dit à une autre de ses amies. Se sentir libre, ne voulait pas dire prendre les femmes pour les objets de son désir.
En cette fin de journée passée, ils étaient devenus amants naturellement, laissant leurs corps devenir aussi complices qu'eux, comme la suite logique à leur relation complice et intense. Deux amis, deux amants, qui croquaient la vie à pleine dents, et prenaient de leur relation tout ce que la vie pouvait leur offrir, s’enivrant de souvenirs et de moments qui resteraient gravés à jamais au fond d'eux.

Il attrapa les rênes d'Altaïr pour le conduire avec les autres chevaux et afficha un sourire lorsqu'il aperçut la blondinette, une main posée sur son médaillon, et son regard parcourant les alentours. Altaïr laissé en compagnie des autres chevaux, il s'approcha d'elle en souriant et faisant fi du monde qu'il pourrait y avoir autour de lui, l'enlaça tendrement avant de venir goûter à ses lèvres, et puis de murmurer.


tu as l'air bien rêveuse.

Tutoiement qui s'était installé naturellement entre eux, tout en plongeant ses mirettes grises dans les pervenches, avec une petite lueur où défilaient des images de leur voyage, qui n'était que les prémices à d'autres voyages aussi intenses. Petit froncement de sourcils en pensant à leur séparation, sachant qu'elle devait rejoindre Troyes.

je dois aller à Etampes vérifier quelques affaires et m'occuper un peu du Domaine.
Ensuite je te rejoindrai où tu veux, à moins que tu ne veuilles venir au Domaine. Il n'est qu'à une journée de Reims ou de Compiègne.
Nous pourrons ballader comme bon nous semble.


Ils avaient continué à discuter pendant que les tentes finissaient tranquillement d'être démontées jusqu'à ce que tout soit prêt et en ordre pour pouvoir partir.
Une partie du chemin ensemble et puis le jeune homme avait laissé Aliénor sur Troyes tandis qu'il s'était remis en route pour Etampes où elle avait prévu de le rejoindre dans quelques jours.

Une séparation qui rendraient leurs retrouvailles plus intenses et plus complices, avec le souvenir de ces joutes à Chaumont qui resteraient gravées au fond d'eux pour toujours.




Citation:

    Fin pour cette fois ci ...
        mais à suivre Wink

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MessagePosté le: Ven 3 Juin - 17:09 (2011)    Sujet du message: Publicité

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