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1457-08-31 Procès public dans l'affaire le comté contre Vae Victis

 
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MessagePosté le: Ven 4 Sep - 13:01 (2009)    Sujet du message: 1457-08-31 Procès public dans l'affaire le comté contre Vae Victis Répondre en citant

Jojo le Greffier, incarné par Quasi a écrit:
[rp]Il entra dans la grande salle vide. La veille encore un homme s'était vu condamné ici même pour avoir ouvert malencontreusement ouvert son beau manteau au sortir de la messe devant des bigotes autant interloquées que chavirées. Etait ce sa faute si le soleil bearnais n'entrainait pas a se vêtir plus que de raison. Après tout disait ce brave homme, elles n'ont rien vu qu'Aristote n'a crée.

La juge n'avait pas été de cet avis et l'avait condamné à porter deux pantalons jours et nuits pendant un mois. Condamnation qui allait surtout ennuyer la femme de l'accusé le jour où il retirerait les dits pantalons.Prions pour qu'Aristote l'ait privé de l'odorat!


Cette histoire passé, il devait nettoyer, ranger, ordonner la salle. Demain allait débuter le plus grand procès que le comté ait ...compté. Un procès pour haute trahison pour certains et trouble à l'ordre public pour d'autres.

Il avisa la somme de travail à faire et n'hésita plus. Le banc des accusés...il allait en falloir plus d'un, surtout si certains avaient le postérieur aussi développé que l'avocate qu'il avait croisé, la noble qui râlait tout le temps...Aribo ou un nom du genre.

trois bancs plus tard, plusieurs chaises après, un grand coup de balai passé, la salle était fin prête.

Il sortit, referma derrière lui. Seule la juge pourrait ouvrir maintenant.

Alors qu'il allait bon train vers la taverne la plus proche il se souvint qu'il devait encore annoncer le procès. Rageant et pestant tout seul il fit demi-tour pour coller son affiche.


Citation:
A tous et à toute

Débute en ce jour du 31 aout 1457 le procès des membres de l'armée Vae Victis .

Seront ici jugés Dame Laurettes, Dame Theowyn, Dame Ptitmec et Messire Aimelin.

La cour et le comté seront représentés par sa grâce le juge Telya et Messire Anacron, procureur.

Toute personne empêchant la bonne tenue de ce procès sera punie d'une peine d'emprisonnement.
[/rp]

[hrp][hrp: tous les joueurs sont bien sur invités à participer à ce rp mais seuls les protagonistes pourront prendre "la parole".Aucun post hrp ou aparté hrp ne sera accepté sur ce topic. Merci, bon jeu à tous et...que le meilleur gagne^^]

Balises rajoutées par votre censeure adorée... comment cela c'est pas moi mais maître Yoda et son fidèle laser? Ben tant pis je vous aime pareil. Bon jeu!
{Claire_Bennet}
[/hrp]


Telya a écrit:
Le juge avait été informé que des procés publics allaient avoir lieu.
Elle consulta les dossiers des accusés Dame Laurettes, Dame Theowyn, Dame Ptitmec et Messire Aimelin.

Elle pris ses dossiers sous son bras et monta dans le carosse qui devait l'amener au tribunal.
Bringuebalée dans la carriole , elle se disait qu'il etait douloureux de devoir juger des personnes si investies pour leur comté mais qui avaient été aveuglées par , elle ne savait trop , quelques belles promesses.

La langue est bien plus acérée que l'épée et peut faire bien plus de mal , si on n'y prend garde.
Un comté à feu et à sang. Un comté divisé et meurtri , voilà le résultat de cette guerre fraticide.
Quel beau gachis !

Le carrosse s'etait arreté devant le tribunal . Elle en descendit et se rendit à son bureau .
Par la fenetre ouverte , elle pouvait entendre les voix des bearnais qui se pressaient aux portes du tribunal pour assister au procés.
Dehors le ciel etait bleu , la température douce , il fallait etre fou pour s'enfermer dans une salle bondée et étouffante.
Fallait il que cette affaire déclanche les passions pour qu'ils s'infligent pareil supplice !!!

Elle mit un peu d'ordre dans sa tenue et pénétra dans la salle pendant que le greffier hurlait.

LA COUR !!!

Tous se léverent pendant qu'elle s'asseyait et fit un geste pour leur demander rde s'assoir à leurs tours.

Elle regarda le banc des accusés sagement assis à coté de leur avocat.


Maitres , avez vous décidé de qui prendra la parole en premier et quel cas nous traiterons ?


Aimelin_ a écrit:
[rp][ Le tribunal – procés d'Aimelin - avant que le procés ne débute]


Et bien voilà il y était. Vêtu simplement, de braies grises et chemise blanche, sa petite décoration de bras en écharpe ajoutant une touche de bleu sur le côté gauche, Aimelin était assis sur le banc des accusés aux côtés de ses compagnons d'aventures, et il repensait à ce courrier reçu il y a peu dont une phrase l'avait marqué "ça suffit il faut que ça change". Ha ben ça il était entièrement d'accord. Il fallait que ça change ! d'ailleurs il l'avait lui même mis ce "bau" conseil en pratique quelques temps avant, et voilà où ça l'avait mené. Apparemment, sa méthode n'avait pas dû être la bonne, car il finissait assis sur un banc, et ça n'était pas le banc devant chez Dotch, mais celui où il attendait le coup de marteau du Proc avant le coup de marteau du Juge… manquerait plus que le coup de marteau du forgeron et il aurait la tierce gagnante.

Qui ne le connaissait pas devait penser qu'il se fichait un peu de l'endroit où il était, mais n'allez surtout pas croire cela, car son moi intérieur était en ébullition et une marmite de soupe bien pleine chauffant bien trop longtemps au coin de la cheminée ne serait pas plus dangereuse si le couvercle sautait.

Il allait aussi devoir arrêter de regarder trop les badauds sinon il n'allait pas arriver à garder son sérieux en voyant certaines personnes venues jute pour le spectacle, sachant ce qu'elles pensaient de lui où du moins le devinant à l' air supérieur et idiotement souriant qu'elles affichaient. Il réprima un fou rire qui menaçait, signe chez lui d'une grande nervosité mais aussi d'une grande colère qu'il devait maitriser à tout prix.

- respire Aime, respire et concentre toi sur les faits, défends toi, exprimes ces idées que tu as si souvent défendues et justifiées durant ces jours passés
- lâches toi mon vieux, dis leur ce que tu penses, envoies leur dans la face leurs vérités, celles pas bonnes à entendre, celles que tous ils se lancent la bouche fermée de peur que l'autre l'entende. Montres leur toi que tu as le courage de leur tenir tête à cette bande de pleutres !
- ca suffit Démon !! ne l'écoutes pas Aime je t'en conjure ne fais pas cela. Tu as un cœur d'or, tu es quelqu'un de bien, tu es un homme de valeur et d'honneur, ne t'abaisses pas à faire ce qu'ils attendent de toi.
- mais arrêtes cotonnette ! et laisses le exprimer sa colère ! regarde ses yeux et tu y liras tant de choses qu'il a envie de hurler
- Aime ne fais pas ça écoutes moi... tu sais que je suis là pour te guider sur la voix du bien... je t'en supplie écoutes moi et ne laisse pas parler cette colère et cette haine qui sommeillent en toi. Reprends toi, montre leur qui tu es, fais que tes amis venus nombreux te soutenir soient fiers de toi et non que tes détracteurs jouissent de ce plaisir que tu leur feras en ne gardant pas maitrise de toi.

Mes amis... son regard les chercha. Etait elle venue ? Des yeux verts, ce regard qu'il connaissait si bien et qu'il aimait. Même de loin il lisait ses mots : Aime, ne fais pas de bêtises, tu m'as promis. Ses yeux gris qui s'arrêtèrent sur ceux à coté. Regard qu'il connaissait depuis peu, jeune femme belle et de grande valeur. Mais toutes les femmes l'entourant étaient ainsi. Qui sera-t- elle pour lui au fil des semaines. Quelqu'un de vrai et quelqu'un sur qui compter, de ça il en était déjà sûr. Leurs ballades béarnaises n'étaient que discussions et fous rires. Mais même regard où il lisait l'inquiétude et la curiosité de ses mots à venir. Un autre regard à côté. Elle. Un sourire et un rêve. Quelque chose d'indéfinissable entre eux, une amitié, une tendresse sans faille, peut être plus mais retenue de part leurs souffrances respectives, et il n'en était que plus fier d'être son ami. Comme une envie d'être dans ses bras et ne plus penser à rien d'autre qu'à ce moment là. Il farfouilla dans sa poche en jetant un regard et un sourire à son Avocate assise à ses côtés et en sortit l'anneau, son anneau, qu'il garda serré dans sa main droite. Regard qu'il laissa repartir sur une autre jeune femme, son amie et tavernière. Un sourire et un clin d'œil pour lui dire de ne pas s'inquiéter. Un regard vers Ptit assise comme lui sur le banc des accusés, des pensées de leurs moments, un sourire.

Un dernier regard qui parcourut la foule, avant de revenir vers le bureau du Juge quand celle ci fit son entrée dans la salle... triste réalité il avait presque oublié où il était. Non que la Juge n'était pas charmante, mais elle était juge et il ne voyait que ça. Pensées qui partirent vers la missive qu'elle lui avait faite, en réponse à la sienne quand il lui avait parlé de son engagement dans Vae.

Quant au Procureur, s'il avait su qu'un jour ce même homme le mettrait en accusation. Soupir en regardant le décors au dessus du Juge. Tiens j'avais jamais vu ce truc. Il pencha un peu la tête sur le côté et haussa doucement les sourcils.

Que c'est long par Aristote mais que c'est long. Pourquoi ne lui disait on pas de suite sa peine puisqu'elle était déjà sans doute prévue. Cela lui éviterait bien de la salive et des mots inutiles. Sans lacher l'alliance, il passa sa main sur sa joue et se rendit compte que sa barbe avait pris un jour de plus. Ah ben il manquait que cela, j'ai complètement oublié ce matin. Un nouveau petit haussement de sourcils et une grimace envers la Juge comme pour s'excuser de son côté piquant. Petit toussotement en pensant à des choses, choses qui venaient toujours à l'esprit quand il ne fallait pas.

- Aim Aim, Aim ! ne ris pas, retiens toi penses à quelque chose de triste
- rhooo laisses le éclater de rire qu'il me fasse rire à moi ! j'adore son rire
quelque chose de triste oui.. ça ... fou rire qui va sortir ... non pas ça ... pas assez triste ... il se pince les lèvres ... pense à ça ...
- voila Aime c'est bien...concentres toi la dessus
- et pourquoi pas une larmiche aussi pendant que tu y es cotonnette.. vas y Melin, joues leur la scène du douze avec musique et tout le tralala.

Non mais vous allez arrêtez de me romper la tête vous deux ! pensée qui fusaient et regard gris qui virait à l'orage. Pourquoi n'avait t il pas une testa vida sans pensées.

La voix douce et fluette de la Juge le ramena vite sur terre.[/rp]


Quasi a écrit:
Rouge…bleue..bleue..rouge…la dernière fois qu’elle avait eu ce choix à faire c’était le jour de son mariage.

Aujourd’hui les circonstances étaient bien différentes et l’enjeu n’était pas son propre bonheur mais la vie et l’avenir de ses clients.

Clients..ils l’étaient tous et en les regardant lors de leurs entretiens Quasi n'arrivait toujours pas à croire qu’Aimelin était parmi les accusés.

Aimelin, son ancien fiancé, celui qu’elle devait épouser avant de tomber amoureuse de l’écossais. Étrange situation que de savoir le rencontrer après des mois de séparation, dans un cabinet d’avocats puis dans l’enceinte d’un tribunal avec comme épée de Damoclès la pire des accusations : Haute trahison.
Félon..le mot leur collerait à la peau pendant longtemps. Même elle pensait à eux en ces termes. Elle n’adhérait pas à leur actes ni à l’esprit qui avait motivé cette révolte. Mais elle savait qu’elle les défendrait avec la plus grande des convictions pour prouver, peut être même se prouver, que le Béarn n’était ni moribond ni un repère de brigands dirigeants.

Rouge..elle avait choisi. Rouge comme les colères de son époux quelques mois auparavant, rouge comme le sang des hommes et des femmes blessés dans ce conflit fratricide, rouge comme la passion qui l’animait quand elle franchissait le seuil du tribunal.

Prête enfin, portant fièrement le fruit de ses amours, elle se rendit au tribunal. Elle plaiderait avec Mikiss, de façon globale puis individuelle.
Un regard dans l’assistance pour chercher William , facilement identifiable dans son feileadh mor, tenue écossaise traditionnelle. Il serait là elle n’en doutait pas. Toujours près d’elle , là pour elle, et ce jour là elle avait besoin de son soutien pour arriver a convaincre le tribunal.

Il lui fallait gagner . savoir Aime emprisonné la rendait malade. Elle devait gagner. Elle connaissait Aime mieux que quiconque et devinait sans mal ce qui l’avait animé quand les deux frères avaient recruté de la chair à mourir pour nourrir leurs ambitions.

Aime apprendrait il un jour à ne pas faire confiance aveuglement ? Même elle l’avait trahi..et il continuait à croire dans les bonnes intentions des uns et des autres. Elle le regardait, lui sourit pour le rassurer.

Le moment de prendre la parole était venu. Elle était aussi prête qu’on peut l’être quand on a la vie de gens entre les mains et que parmi ces gens se trouve une personne importante dans sa vie. Elle avait décidé qu’elle ne jouerait pas avec les mots, pas de faux semblant, pas de torture des textes de lois. La justice serait le maitre du jeu et la franchise son bras droit.


Votre Grâce, dame le Juge, je vous présente mes respects. Messire Anacron, je vous salue et vous revois avec plaisir. Je tiens aussi à vous féliciter pour le travail accompli dans cette affaire.


Contrairement à beaucoup, et a ses clients certainement, elle avait grand respect , admiration et amitié pour le procureur, charmant homme par ailleurs. Elle savait qu’il n’avait que la justice et la protection du comté à cœur. Mais dans cette affaire il se trompait et elle le lui montrerait.

Ici, ce jour, je représente les dames Laurettes, Theowyn, Ptitmec et Messire Aimelin. . Avec ma consœur dame Mikiss nous allons vous présenter des faits mais aussi l’état d’esprit dans lequel ils ont été commis afin que tous ici ainsi que la cour puissent pleinement comprendre qui sont les gens jugés ici.

Elle continua d’une voix calme et claire.

Les actes d'accusation!

Elle prend ses documents et lit à haute voix

Pour son implication au sein de l'armée félonne Vae Victis, le Comté du Béarn accuse!

Armée illégale et félonne, la création de Vae Victis est à la cause de la bataille de Lourdes des 6, 7, 8 et 9 août derniers qui s'est soldée par la victoire de l'Ost béarnais.

N'ayant jamais obtempéré aux demandes de désarmement de la Comtesse élue du Béarn Eugénie de Varenne, l'armée félonne Vae Victis et toutes les personnes qui se sont battues en son sein sont considérées comme félonnes et ennemis au Comté du Béarn.

Vae Victis se déclare l'émanation du peuple du Béarn et légitime pour parler en son nom


Alors qu'elle allait continuer, Mikiss l'interrompit.


Mikiss a écrit:
Un procès public, ce n’est pas le premier auquel Mikiss assistait

Mais c’est bien la première fois qu’elle allait plaider avec Dame Quasi et devant autant de personnes

Un peu de tension en elle, non pas des nombres de personnes, ni du juge, mais bien de Quasi qui était sans nul doute la meilleure dans cette vocation

Elle aimait agacée cette dame, elle adorait la rendre folle de rage, mais elle savait aussi que même si Quasi ne savait pas faire grand-chose, ce qu’elle faisait elle le faisait bien

Elle écoutait avec attention la plaidoirie de la bâtonnière

Vae Victis, Vae Victis ne voila que plusieurs fois que Quasi rappelait que l’accusation était contre l’armée de Vae Victis

Mikiss se leva brusquement éructant Vae Victis


Vae Victis !!!!

Excusez mon intervention dame le juge


Mikiss passa brusquement à coté de Quasi prenant bien soin de ne pas la bousculer mais lui murmura tout de même au passage

A présent c’est vous qui prenez de la place


Puis elle prit parole plus fortement

Vae Victis est accusé de bien de maux

Et je comprends tout à fait cela

Je voudrais d’ailleurs dame le juge que nous puissions bien définir ce que cet homme de Vae Victis, ou cette Dame de Vae Victis ait pu faire de plus que les autres et c’est pourq……..


Mikiss fit mine de relire ces notes

Elle regarda les accusés

Puis prenant l’air gêné se dirige vers Telya et lui dit doucement


Je crois qu’il nous manque cet accusé

Ce Vae Victis n’est pas la votre honneur

Je puis vous présenter les accusés dame le juge

Ce messire la qui est tout abimé et qui semble victime de cette injustice est messire Aimelin

Cette Dame non point en meilleur état est Ptitmec, une travailleuse des plus émérites

Dame Theowyn et Dame Laurettes ici présentent ne sont pas plus que les autres Vae Victis

Donc je me pose une question


Mikiss se redresse et parle suffisamment fort pour être bien entendu de tous

Nous manque t’il ici un accusés ?

Ou alors l’accusation désigne t’il mes clients en une armée

Mes clients ici présents sont hommes et femmes

Et ne sont pas cette chose immatérielle qu’est une armée


Se tournant de nouveau vers Telya

Si on accuse mes clients cela ne peut être que d’un acte qu’eux firent

Et non pas pour un acte qu’une armée ait pu faire

D’autant plus qu’avec ce que j’ai apprit cette armée à déjà eu une sanction d’une autre armée

Donc votre honneur

Que faisons-nous ici ?

L’armée n’est pas la


Dancetaria a écrit:
Elle était anxieuse. Si anxieuse. Se rendre au procès de l'armée contre laquelle elle a combattu, mais certainement pas là pour leur jeter la pierre. Ils en avaient déjà suffisamment comme ça. Elle se demandait s'ils s'en voulaient, Elle, son amie, souvenirs de fous rires en taverne avec Ikaz notamment, que ce soit à Lourdes, ou à Tarbes. Lui, celui qu'elle avait pu découvrir vraiment le temps d'un mandat comtal, des rires aussi, des peines déjà, et une vague odeur de mouton. Nerveusement, elle jouait avec une alliance. Il faudra y aller.

Si anxieuse, qu'elle en arriva en retard. Simplement vêtue, les cheveux longs, pas même le temps de les coiffer autrement, les armes à la maison, évidemment. Elle se glissa dans la salle, se dirigea vers l'endroit qui était réservé aux "spectateurs". Curieuse idée, d'ailleurs, impression de venir assister à une représentation théâtrale, plus qu'à de multiples procès. Elle en sourirait, si le moment n'était pas aussi grave ... Mais elle y était.

Une fois assise, elle avait essayé d'être discrète, elle parcourut la salle du regard. Elle reconnut Mikiss, puis son regard se posa sur l'autre Dame, croisée rapidement, mais suffisamment pour la reconnaître, Quasi. Elle faisait parti de ceux qu'elle connaissait par les paroles des autres. Peut on dire qu'elle la connaissait d'ailleurs, ils lui en avaient juste donné une image. Dans tous les cas, elle était contente qu'elle soit là, contente pour lui.

Toujours cette alliance dans sa main. Un cœur qui bat trop fort. Elle a peur. Elle ne sait pas pourquoi, vraiment, mais elle a peur. Son regard enfin se porte sur le banc des accusés. Ils sont là.


Aimelin_ a écrit:

Son sourire n'avait pu lui oter cette boule qui s'était nichée au creux de son estomac. Pourtant dieu qu'il avait confiance en elle ; combien de fois ne lui avait il dit que c'était la meilleure quand elle doutait d'elle au tout début de leur rencontre et qu'il voulait la voir plaider encore. Cet homme qui l'avait blessée par ses paroles la rappelant à l'ordre publiquement de l'appeler par son titre, son désir de partir du Béarn, et lui qui l'avait retenue et puis elle qui était restée pour lui.

Et puis leur amour, leurs rires, leurs discussions passionnées, leurs différents et leurs rêves. Aujourd'hui, rien ne n'était effacé de tout cela, si ce n'est l'amour qu'ils avaient remplacé par une infinie tendresse, un lien si fort que rien ni personne ne pourrait le briser.

C'est ce lien qui avait donné le courage au jeune soldat de lui écrire pour lui dire que si une avocate devait le défendre ce serait elle ou personne et qu'il comprendrait son refus et n'insisterait pas. Sa réponse lui disant qu'elle le défendra, non pas parce qu'elle approuvait ce qu'il avait fait et les gens qu'il avait choisi pour meneur, non parce qu'elle était avocate et c'était son travail mais simplement parce qu'il avait besoin d'elle.

Cette alliance qui roulait entre ses doigts. Les yeux gris de l'ancienne Lame ne quittaient pas Quasi, observaient le moindre de ses gestes, la moindre de ses réactions. Il la connaissait par cœur, il devinait ses mots avant qu'elle ne les dise. Il en était ainsi, lorsque les sentiments sont si forts que l'autre ne fait qu'un avec soi et même encore maintenant il avait lu dans ses yeux et ses silences.
Elle avait peur. Peur de ne pas y arriver, peut être peur de décevoir. Bousculé il n'avait pas eu le temps de lui dire que quelle que soit l'issue de ce procès il n'aurait jamais assez de jours pour la remercier. Peu lui importait qu'elle gagne ou pas, elle avait accepté et ça jamais il ne l'oublierait.

La voix de Mikiss le fit réagir, ses mots justes. Elle avait le chic pour trouver les mots qui brutalement vous replongeaient dans la réalité.
Vae Victis … malheur aux vaincus. Il regarda ses compagnons de banc, c'est vrai qu'ils n'étaient pas une armée, juste des femmes et des hommes blessés, fatigués, peut être trop naïfs d'avoir cru en de belles paroles. Sa main se resserra sur l'alliance.

Telya a écrit:
Premiére plaidoirie qui commence .....
Maitre Mikiss qui coupe la parole à Maitre Quasi et qui se lance dans un presque réquisitoire , voilà qui laisse augurer la suite .


Je vous en prie , Maitre , ne jouons pas sur les mots
Vous savez aussi bien que moi que les accusés sont sur ce banc pour avoir intégré l'armée Vae Victis.
Ou avez vous vu que l'on met l'armée en procés? Ce sont les hommes qui font une armée et en conséquence , ce sont eux qu'on juge.

Que faites vous là ?

J'espere pour vos clients que vous allez les défendre !!!

Continuez ! Mais toutefois , je vous prie de bien vouloir modérer votre ardeur , sinon je me verrais dans l'obligation de vous interdire de parler.

Braveheart a écrit:
William arriva au tribunal, Quasi avait souhaité qu’il vienne, mais franchement cela ne l’intéressait pas, de plus qui jugeait-t’on ? Des seconds couteaux ! Ou était donc ceux qui avaient Mené la rébellion, les co-généraux, Alleaume, Eriadan, Madg ? Si procès contre l’armée félonne il y avait, cela aurait du être eux qui auraient dû siéger sur le banc des accusés.

Pour lui, Ptitmec et Aimelin étaient coupables. Coupable d’avoir rejoint l’armée félonne en tant qu’agent de la prévôté. Coupable de s’être fourvoyé. Mais on ne pouvait leur imputer le levé de l’armée félonne. Quant au deux autres, il ne les connaissait pas.

Il s’assit de manière a bien voir Quasi, après tout, c’était bien la première fois qu’il la voyait plaider. Il était content pour elle, il savait qu’elle adorait cela. Elle avait mis une robe rouge, le rouge de Wallace, elle était très belle, comme toujours, et avec cette robe rouge on ne voyait qu’elle. Sa p’tite fée des bois.

Elle commença à parler, mais il ne l’entendait pas. Il la regardait simplement, le port de tête digne, le geste noble, et ce corps…Magnifier par la grossesse. William souriait béatement.

Et puis Mikiss intervint, les deux amies avaient enfin réussi à trouver un champ d’action commun. Mikiss et Quasi, les prévenus étaient bien défendus.

Charlie.lorente a écrit:
Charlie avait promis à Aimelin, elle était donc là. Elle s'installa sur un banc réservé à l'assistance et se fit discrète, elle regarda Aime longuement. Elle connaissait ses failles et ses souffrances, mais elle connaissait aussi et surtout sa bonté d'âme, son coeur, ce dont il été capable quand il croyait à une cause juste.

Elle regarda les autres accusés elles ne les connaissaient pas, mais savait que les vrais coupables n'étaient pas présents où était donc les deux frères et Madg ? Où était donc les vrais coupables ? ceux la même qui sous de faux prétextes avaient enrôlés ces pauvres bougres leur faisant croire qu'ils voulaient juste destitué la comtesse ?

Oui charlie se poser sans cesse la question où pouvaient-ils bien être, pourquoi ce n'était pas eux qui étaient sur ses bancs ? En parlant de destitution et de comtesse elle regarda d'autres personnes présentes qui jugeaient ces accusés là, mais qui quelques jours auparavant certes pas de la même manière, mais ne se génèrent pas pour tourner le dos à cette comtesse qu'ils encensser pendant les combats...Charlie eu un sourire nerveux aux lèvres repensant à cela et se disant que le manque de courage de certain n 'avait d'égal que leur bêtise ou leur bassesse.

Elle revint poser les yeux sur Aime qui lui fit un clin d'oeil l'air de dire que tout irait bien. Si seulement il avait raison elle lui fit un sourire et se concentra, car le procès avait commencé.

Caro68130 a écrit:
Deuxième procès ouvert au public. Premier procès mené à bout alors que j'étais juge et Lara procureur. Le deuxième qui aurait pu se passertrès bien aussi si certain n'avait pas tout fait "foirer", quelle mascarade que ce procès là, procès où on avait essayé de me soudoyer et au vu de mes refus avait tourné au grand n'importe quoi, devant faire évacuer la salle et ainsi faire que le procès se termine en huis clos. Ah oui je m'en souviendrai à vie de ce procès avec un avocat on ne peut plus insultant en privé et en salle du tribunal... enfin bon tout le monde savait à présent de quoi il était capable...

C'est donc en repensant à tout cela et espérant sincèrement à notre procureur et juge que cela se passe dans les meilleures conditions, que j'entrais dans la salle prévue pour les jugements des hommes et femmes ayant été au sein de Vae Victis.

Quelques pas et je pouvais voir William, la séance venait de commencer et discrètement prenais place aux côtés de l'écossais, le saluant discrètement

Kirika a écrit:
Une tête qui passe par l'embrasure de la porte, des prunelles grises qui scrutent l'intérieur de la pièce...Tout va bien, elle ne s'était pas trompé de salle.

A la décharge de la brune, c'est qu'il y en a des salles dans le coin ! Et vu qu’elle n’avait jamais eu besoin d'y mettre les pieds, elle s'était un peu perdue en route...

Kirika entra enfin, presque sur la pointe des pieds pour ne pas faire de bruit (c'est qu'elle avait toujours eu l'habitude de taper les talons sur les pavés la demoiselle, allez savoir pourquoi), se glissa à coté de Caro, l'une des seules têtes connue pour la jeune femme, et lui dit bonjour discretement.

Un petit regard vers Aimelin puisqu'elle était là pour lui en quelque sorte.
Pas qu'elle le soutienne dans ses actions "félonnes" bien au contraire, mais elle le connaissait depuis si longtemps qu'elle se sentait le devoir d'être là...C'est drôle parfois des sensations...

Si on ajoute à cela le fait que Kirika pense qu’un procès public est une expérience a réaliser afin d’assouvir sa curiosité démesurée on peut considérer que la brune a toutes les raisons d’être ici aujourd’hui.


Quasi a écrit:
Pendant que la Peste parlait, Quasi avait rejoint leurs clients. Debout , droite, elle s'installa derrière eux. Une main sur l'épaule d'Aimelin pour lui communiquer son assurance, l'autre sur celle de Laurettes, la pauvre cantinière.

Alors que Telya semblait déjà s'échauffer aux mots de Mikiss, Quasi repassait sans cesse dans son esprit ses arguments.

Elle avança de nouveau et se plaça aux cotés de sa collègue.


Pardonnez ma consœur dame le juge, elle a cette affaire à cœur tout comme moi et son tempérament prend vite le dessus.

Si vous le permettez, je reprends la parole . Enfin...je ne vous promets pas qu'elle va savoir ce tenir..pensa t'elle

Je ne vais pas perdre de temps ni faire perdre celui de la cour. Des faits, voila ce que chacun veut entendre, voila ce que je vais essayer de vous démontrer.

Les faits!


Elle éleva la voix légèrement.


Une armée se constitue d’hommes et de femmes.
Une armée se mène de mains de maitres.
Cette armée à eu deux têtes, deux frères, Messire Allaume et Eriadan. Deux frères de sang, deux frères d’ambitions. Deux têtes aidés dans leur entreprise par une troisième, une tête féminine, une tête elle aussi au pouvoir de persuasion.

Mais ceci n’est pas leur procès, revenons au faits.

Pour trouver des hommes et des femmes prêts à aliéner leurs libertés sous un même étendard il faut savoir ce à quoi chacun aspire et le lui faire espérer. Les deux meneurs connaissaient ou ont travaillé avec chacun des accusés ici présents. Et ils ont su quels mots utiliser, quelles promesses faire.

Quasi regarda Telya.

Vous n’êtes pas sans savoir Madame le juge, combien le pouvoir de persuasion de messire Eriadan est important. Vous-même comme nombre de Béarnais n’avez pas hésité à mettre en jeu votre réputation, votre notoriété, pensant bien faire, lors du plus grand mensonge public qu’ait connu notre comté.

Voici pour les faits. Parlons maintenant de la perception qu’ont eu mes clients des propositions des deux frères.

Pour l’une ce fut la liberté du comté, pour une autre ce fut la sauvegarde des caisses comtales, pour une troisième quelques écus a gagner en devenant cantinière …peu importe quels furent les arguments mis en avant. Seul importe le fait que des hommes et des femmes ont été grugés pour aider deux hommes a obtenir ce qu’ils avaient cherché depuis longtemps et par de nombreux moyens.

Oui, ils ont tous espèré la destitution de la comtesse mais aucun d'eux ne voulait de conflit, ne voulait prendre les armes, ne voulait user de la force.

Je n'en dirai pas autant des deux frères qui ont prouvé par le passé que leur seul but est la prise de pouvoir.

Comment vous démontrer qu'ils ont volontairement grugés mes clients ici présents et bien d'autres encore?

c'est bien simple .

Une première preuve de leur mauvaise foi. Preuve qui vous permettra de découvrir que les personnes assises ici devant vous , n'ont jamais eu l'intention de renverser la comtesse mais voulaient simplement montrer leur désapprobation quant à son statut et ne demandaient que sa destitution.

Preuve que vous n'auriez pu voir si ce n'est grâce à dame Ptitmec qui en bon agent de la prévôté à gardé les documents qu'elle et ses amis avaient signé.

Document que je vais vous présenter afin que vous puissiez le comparer avec celui qui a été exposé en place publique et qui s'avère être un faux.

Bien sur, cela ne surprend pas. les deux frères nous ont montré par le passé leur talent de falsificateurs .

Voici le document original et vous pourrez voir qu'il ne fait nulle allusion à une bataille ni même à une marche sur Pau de l'armée interdite.


Quasi montre le document a Telya et Anacron.


http://i88.servimg.com/u/f88/14/28/79/96/commun10.jpg
http://i88.servimg.com/u/f88/14/28/79/96/commun11.jpg

La contrefaçon n'a que quelques mots de plus mais quels mots..des mots qui ont des conséquences dramatiques puisqu'ils démontrent une intention belliqueuse.

Que vous dire..Que mes clients ont été naïfs. Que cette naïveté est née d'un dégout de la politique menée par notre comtesse. Que cette naïveté a été exploitée par deux hommes sans convictions ou idéaux. Quand on songe qu'au plus fort des combats le sieur Eriadan a été dénoncé par un paysan comme l'ayant payé pour sa journée de travail, quand on songe que le dit Allaume a fuit , laissant ceux qu'ils avaient entrainé seuls et mourants dans l'infirmerie de l'hôpital comtal...


Une douleur, un frémissement des lèvres, elle s'appuie sur le bord du banc

Puis je avoir un verre d'eau votre grâce?


Dernière édition par Archiviste le Lun 11 Juil - 17:05 (2011); édité 3 fois
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MessagePosté le: Ven 4 Sep - 13:01 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 4 Sep - 13:01 (2009)    Sujet du message: 1457-08-31 Procès public dans l'affaire le comté contre Vae Victis Répondre en citant

Telya a écrit:
Une jeune femme entra , essayant de se faufiler sans faire de bruit mais Telya jeta un regard courroucé aux gardes de faction devant la porte.
Il faudrait qu'elle pense à demander leurs noms et à les faire réprimander comme il se doit pour avoir laisser entrer des personnes alors que le procés etait commencé .

Elle se concentra sur ce que disait Maitre Quasi , prit les documents qu'elle lui tendait et les examina avant de les classer dans un dossier . Elle lirait ça plus tard, à tête reposée.


Puis je avoir un verre d'eau votre grâce?

La douleur se lisait sur le visage de l'avocate , même si elle faisait tout pour le cacher . Elle avait été obligée de s'appuyer contre le bord du banc.

Vous vous sentez bien Maitre ?
Greffier apportait donc un verre d'eau à Maitre Quasi !!


Pendant que le greffier s'executait avec diligence , elle lui demanda:

Voulez vous que nous fassions une pause ? vous avez l'air épuisée.

Mikiss a écrit:
Mikiss se dirigea vers Quasi et la soutenue discrètement

Et bien oui que notre Grâce le veut

Mikiss donne un verre à Quasi et l’installe sur une chaise

Reposez vous le temps que je présente mes excuses à Telya

Puis se dirige vers le juge et sourit

Modérer modérer et bien il me semblait moi d’être….
Mais votre honneur je ne veux aucunement vous offusquez
Car je ne voudrais pas que vous soyez obligée de bâillonner la défense
Et moi faire vœux de silence je n’arrive pas


Mikiss fit une révérence devant la Duchesse

Donc je ne dirais plus mot
Toutefois
Je voudrais être certaine de comprendre exactement l’accusation
Je suis navrée d’être si lente à comprendre
C’est dans ma nature et vous savez que la nature est parfois curieuse
Donc vous disiez votre honneur que ces personnes ici présentent n’était accusées simplement que d’incorporation dans une armée
Ben j’espère que l’on ne m’inculpera pas pour mon appartenance à L’Ost
Mais je ne dis rien je ne suis que silence
Tout de même, s’ils ne sont accusés que d’appartenance à une armée
Ben pourquoi pour certain une haute trahison
Ils n’ont jamais attaqué personne
Ils ont juste peut être été trop provocateur
Un peu comme moi votre grâce
Et pourtant vous me connaissez suffisamment pour savoir que je ne trahirais jamais ma nature
Cela est t’il un crime ?


Mikiss se dirige vers sa place

Je fais donc silence comme vous le désirez
Vous me confirmez donc cette accusation
Appartenance a une armée ?


Mikiss s’assied à coté de Quasi

Vous allez bien ???
Si oui c’est vous qui devez les sauver roooo


Telya a écrit:
Maitre Mikss prit la parole pendant que Maitre Quasi se reposait un peu.

Maitre , loin de moi l'idée de museler la défense car je suis comme tout un chacun et désire ardemment que lumiére soit faites sur cette affaire et justice rendue.
Continuez je vous prie , le temps que Maitre Quasi se reprenne.


Haute trahison pour certains , et troubles à l'ordre public pour les autres .
Elle reflechit un instant , ce que disait maitre Mikiss l'avait troublé.
Elle se pencha vers le procureur pour lui demander pourquoi certains procés avaient été qualifié de Haute trahison .


Eriadan a écrit:
Eriadan s'était installé à ce procès qui était censé précédé le sien. Il y était allé en se promettant de ne pas s'énerver ni de protester, sachant pertinemment qu'on le poignarderai avec la plus grande aisance.

A la défense de Dame Quasi, il comprit rapidement pourquoi celle-ci avait refusé de le défendre. Car toute sa plaidoirie était batti sur la naïveté d'Aimelin et de tous les combattants de Vae Victis à croire à des "promesses". Comme si Ptit et Aimelin pouvaient se faire embobiné si le jeu n'en valait pas la chandelle.
Eriadan continua d'écouter calmement, ou du mieux qu'il pu et s'empêcha à deux trois reprises de clamer au mensonge. Chaque chose en son temps...

Le plus malheureux dans cette histoire c'est que Quasi était en train de monter une défense lamentable. Au lieu de prouver le bien fondée de toutes l'action Vae Victis, elle était en train de tenter de dissocier, de diviser encore les membres de Vae Victis pour les délester de leurs responsabilités.
Qu'Eriadan doive assumer l'ensemble des actes alors que lui-même n'était pas à la bataille, il le ferai sans rechigner.
Mais que d'autres procès mettent en avant ses meilleurs alliés comme des moutons de panurge à qui l'on avait promis un peu de pain et d'eau ne l'aiderait pas à s'en sortir facilement.

Assoiffé de pouvoir... Quasi remit cette idée en avant. Il soupira pensant à Caro qui l'avait un jour insulté de la sorte alors qu'aujourd'hui c'est elle qui est en course pour devenir comtesse. Ceux qui dénoncent sont souvent les vrais coupables... Quant à Quasi, elle est avocate, son but est d'attaquer tout le monde pour prouver la bonne foi de son client...
Dommage qu'elle n'attaque pas les plus pertinents.

En ce qui concerne le texte qu'Eriadan avait écrit lui-même, et qu'elle utilisait pour prouver la bonne fois d'Aimelin, il aurait beaucoup à dire, mais celà n'était pas son procès...

A l'écoute de Mikiss, il la trouva relativement remarquable et cela l'étonna. Au lieu de lancer des accusations perfides à tort et à travers, elle cherchait admirablement les failles des accusations, et elle s'en sortait à merveille. Eriadan lui-même pensait que le mode d'accusation et la façon dont les procès étaient menés selon les individus étaient très instables et Mikiss jouait sur cela.

Eriadan continua d'écouter attentivement tout en soupirant. Si une chose était sûre, c'est qu'il resterait, faisant tout pour prouver devant la Justice que ses actes étaient réfléchis et sans conséquence. Après tout ce qui a eu des conséquences c'est l'offensive de l'Ost...
Si une chose était certaine, c'est qu'il ne fuirait pas comme Alleaume, mais une fois innocenté, Eriadan quitterait le Béarn pour un long long long très long moment...

Aimelin_ a écrit:
[rp]Son regard s'était dirigé vers les portes de la salle quand une jeune femme était entrée, jeune femme qu'il n'eût aucun mal à reconnaitre. Un petit sourire mi amusé mi inquiet en croisant son regard lorsqu'elle prit place aux côtés de Caro qu'il n'avait pas vu entrer. Quelles que soient les opinions de ses amies, il était heureux de les voir.
Les reproches, s'ils n'avaient eu lieu arriveraient plus tard, car Aime n'était pas homme à fuir ses responsabilités ni ses actes. Il avait intégré cette armée par idéal, il avait eu des hommes sous ses ordres et il avait été fidèle à Madg qui s'était retrouvée seule avant la pemière bataille. Il était ou avait été soldat, et un Lieutenant n'abandonne jamais son supérieur.

Il ne pût s'empêcher de penser à Alleaume en entendant son avocate citer son nom. Où était cet homme qui leur avait fait promesse de destituer Ingénue pour que le Béarn revive. Où était il lui qui avait révélé à l'ancienne Lame quelques propos désobligeants de la comtesse à son égard, ce qu'elle avait démenti fortement par missive. Où était il celui à cause de qui il était là accusé de Haute Trahison alors qu'il avait seulement cru en ses idéaux et ses rêves, alors qu'il avait seulement cru ses hommes qui lui disaient qu'en peu de temps Ingénue ne serait qu'un souvenir.

Il était bien certain que la comtesse n'allait être qu'un souvenir pour le Béarn et un piètre souvenir, mais pas de leur fait. Son regard se fit étonné quand il vit s'installer Eriadan. Lui qui avait disparu avant la première bataille sans leur donner la moindre explication, revenait pour les proces. Décidément il y avait toujours des choses qui le surprendraient en Béarn.

Il soupira et la regarda, Elle. Serrant l'anneau dans sa main. Quasi qui se sentait mal l'obligea à tourner son regard. Il fit un mouvement pour se lever mais fût vite dissuadé par le regard noir de la grosse brute de garde qui se tenait non loin d'eux. Maudit endroit où l'on ne peut bouger !

Il s'inquiétait pour elle. Elle attendait un enfant et même s'il haissait ce fait car ses sentiments pour Quasi n'étaient pas éteints, il ne voulait pas que malheur lui arrive et surtout pas parce qu'elle le défendait dans un procès.
Certes il vivait où du moins il essayait. Des amies fidèles, une amante où peut être même plusieurs, mais l'amour sincère et passionné ne disparaissait pas comme cela parce que l'autre le désirait. Aime était toujours amoureux de son ancienne fiancée mais il ne le montrait pas. Seules ses amies le savaient parce qu'elles savaient lire ses silences, ses regards perdus lorsqu'ils discutaient de certaines choses où lorsqu'ils croisaient un couple. Mais il y arriverait il le lui avait promis.

Il suivit des yeux Mikiss qui accompagnait Quasi pour la faire asseoir pres d'eux et posa sa main doucement sur l'épaule de son avocate. Nul besoin de lui parler elle était experte pour lire ses non dits. Il n'avait guère beaucoup de forces tant que ses blessures le faisaient souffrir, mais le peu qu'il avait il les lui donnait.[/rp]


Rosedeplantagenest a écrit:
[rp] Le grand jour était arrivé, Rose ne savait comment réagir, ni si elle devait se rendre au procès mais de fil en aiguille, une conversation en entrainant une autre, elle avait donné sa parole à Aimelin de venir.

Et lorsqu’elle donnait sa parole, elle ne revenait jamais dessus. Aidé de ces gens de maison, elle se prépara, son choix s’étant porté sur une robe bleue foncé agrémenté de fils d’or ainsi qu’une capeline légère d’un blanc pur.

Une fois parée, elle se dirigea au Castel de Pau, lieu ou devait se dérouler le procès public D’Aimelin, Ptitmec et d’autres accusés.

Son chapelet enroulé entre ses doigts, elle alla prendre place dans la salle ouverte à tous. Elle qui avait été absente durant la révolte allait enfin entendre les motifs des deux parties.

A peine était-elle installé que la Duchesse prit la parole et le procès débuta. Rose la regarda, se disant que la Duchesse allait avoir du mal à trouver une solution pour ces procès et elle espéra secrètement qu’elle prendrait les décisions en son âme et conscience.

Les mirettes émeraude glissèrent alors sur les avocates qui débutèrent de façon assez forte et Rose comprit alors qu’Aimelin et Ptitmec se trouvaient entre de bonnes mains.

Alors qu’elle pensait à eux deux, elle les vict, l’angoisse trahissait leur visage, mais qui ne le serait pas à leur place… L’annonce des chefs d’inculpation fit lever un sourcil à Rose, pourquoi certains en Trahison et d’autre en Haute Trahison alors que tous assis icelieu avait eu le même statut au sein de cette armée ? Règlement de compte personnel ? Très certainement mais personne ne pourrais rien y changer…

Rose sortit de ses pensées en voyant que l’une des avocates faisait un malaise. Beaucoup de personnes à ses cotés, inutile de rajouter une étrangère…

Espérant que l’avocate se sentirait mieux, elle patienta…
[/rp]


Manga a écrit:
Combien de temps avait elle attendu devant les portes du tribunal afin de regagner la salle d’audience du premier procès VV ?? Elle n’aurait trop su le dire, toutefois, elle fut assise sur un banc juste après l’arrivée de la Juge.

Elle s’efforça donc de suivre les interventions tout en mettant de côté son avis personnel sur la question, toute la douleur et tous les souvenirs passés que les événements, qui s’étaient produits en Bearn, liés à VV, avaient fait surgire, ou ressurgir, en elle..


Ptitmec13 a écrit:
Assise sur le banc des accusés aux cotés d'Aime, Ptit ne pouvait que repenser aux évènements qui avaient ensanglantés le Béarn...
Comment en étaient-ils arrivés à cette extrême? Le but de l'armée n'était que de faire pression et d'ailleurs les négociations avec la Comtesse étaient en cours lorsque l'attaque avait été donnée par l'armée du Seigneur d'Abidos.
Que lui était-il passé par la tête? Donner l'ordre d'attaquer les Vae Victis alors que la Comtesse ainsi que Monseigneur l'Archevêque étaient encore dans le camps pour parlementer. Elle secoua la tête, sur cette action elle n'avait pas reconnu le chef d'armée.
Elle regarda toutes les personnes qui entraient... Se remémorant les première rencontre...
Dance... Elle l'avait d'abord connu aux travers des dires de son filleul... Leurs fous rire avec Ikaz.. Ikaz d'ailleurs dont elle n'avait plus de nouvelles depuis longtemps son ex-beau frère adoré devenu son filleul...
Rose, rencontrée pour la première fois au Castel de BEA...
Eriadan et le premier délire dans le bureau.. ce jour là il l'avait surement prise pour une illuminée... Une esquisse de sourire, vite effacée, les choses avaient changé depuis.
Et puis les autres... Certains venus pour les soutenir, d'autres pour les voir dans la fausse aux lions.
Elle était là pour avoir eu des convictions et les avoir défendus, personne ne semblait l'avoir compris. Tous criaient à la trahison et pourtant c'était le contraire... Elle n'avait voulu que le bien du Béarn en demandant la destitution de la Comtesse comme un médicastre aurait demandé que l'on ampute un membre gangréné.

Elle se leva en grimaçant pour accueillir la cours mais ne se fit pas prier pour se rassoir. Elle écoutait.. Elle écoutait comme jamais, essayant de noter dans sa tête tout ce qui se disait...
Le malaise de Dame Quasi, elle sentit le mouvement d'Aime et lui posa la main sur le bras pour l'en dissuader... Ils ne devaient pas bouger, rester sur leur banc, pas le choix que d'attendre que son avocate et ex-fiancée soit assise prés d'eux pour la réconforter. Elle connaissait ses sentiments et l'épaulait comme elle pouvait dans sa lutte pour les éteindre.

Elle continua d'écouter les échanges entre la Juge et son avocate... Demander à Mikiss de se modérer... Wouaou... c'était comme demander à un poisson de vivre hors de l'eau... Mais il fallait qu'elle se l'avoue, c'était aussi pour cela qu'elle l'avait prise comme avocate.


Telya a écrit:
Le procureur ayant repondu à sa question , Telya prit la parole pour en informer les avocats et les accusés.

Maitres , Mes dames , Messire, il apparait aprés concertation avec mon collégue que le coutumier béarnais ne permet que deux sortes de mise en accusation , dans le cas qui nous interresse.
C'est à dire TOP et Haute trahison.

Il a été décidé de mettre en accusation pour trouble à l'ordre public les personnes ayant intégrées l'armée mais n'ayant pas pris une part active aux negociations , ni à la stratégie d'attaque.

Messire Aimelin et dame P'titmec , ici présent sont tout deux accusés de trahison l'un pour avoir prouvé par ses agissements qu'il etait un membre actif de l'armée Vae Victis puisqu'il etait présent lors des négociations et pour la dame , il se trouve qu'au moment des faits , elle etait lieutenant de police ..... chef lieutenant même .... en tant que membre assermenté de notre comté , son action au sein de l'armée Vae Victis est assimilée à de la trahison envers son comté.

J'espére que cela repond à vos questions ?

Vous pouvez appelez vos témoins à la barre !

Charlie.lorente a écrit:
Charlie écoutait attentivement quand elle entendit la raison des qualifications pour haute trahison. Elle ferma le point et se mordit les lèvres bien fort pour ne pas crier ce qu'elle en pensait cela aurait desservi les accusés plus qu'autre chose et elle aurait été mise dehors.

Elle se retint de justesse, entendre dire qu'Aime était accusé de haute trahison pour avoir été là pendant les négociations alors que son seul but avait été de garantir la sécurité de la comtesse.
Non décidément le Béarn et ses institutions étaient pourris jusqu'à la moelle... Aimelin qui avait tout fait pour aider a dénouer le conflit se retrouver là a payé pour des lâches qui eux étaient encore dans la nature et ceux qui avaient défendu la comtesse sans étaient détourné depuis d'une façon plus que douteuse d'ailleurs...

On parlait de démission mais rien n'était moins sur vu ce que l'on voyait et entendait ici. Charlie dans sa rage c'était ouvert la lèvre elle sentit couler un peu de sang elle l'essuya du revers de sa manche se calma en respirant fort puis elle regarda Aime en essayant de lui sourire pour l'encourager à tenir le connaissant il devait bouillir et être anéanti d'entendre de telles bêtises à son sujet, ceci dit il était habitué à ce que les gens parlent de lui sans savoir depuis quelque temps, mais là c'était grave.


Aimelin_ a écrit:
[rp]l'un pour avoir prouvé par ses agissements qu'il etait un membre actif de l'armée Vae Victis puisqu'il etait présent lors des négociations

Aime était abasourdi par les paroles sanglantes du Juge et ne la lâchait pas des yeux. … puisqu'il etait présent lors des négociations … les paroles tournaient et retournaient dans sa tête.

Il n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait. Il était jugé pour Haute Trahison^pour avoir participé aux négociations afin de ramener le calme.

Il avait tout fait pour qu'Ingénue vienne au camp, il s'était démené pour que tout cela s'arrête et ça n'avait fait que le desservir. Décidément il haissait de plus en plus ce conseil. Pour cette justice, vouloir la paix était passible de haute trahison et il serait bon que toute personne le sache.

Il ferma les yeux et eut un haut le cœur, se demandant s'il allait vomir de suite ou s'il attendait un peu, tant le dégoût le gagnait.

… puisqu'il etait présent lors des négociations … si c'était le principal motif pour son accusation, alors il assumerait jusqu'au bout avoir participé à ces négociations pour vouloir la paix, il n'avait jamais baissé ses braies devant personne, excepté pour son plaisir et celui des femmes, et il n'allait pas commencer avec ce tribunal.

Il tourna son regard vers ses amies, cherchant la force de tenir sans bouger. Un petit sourire las s'afficha sur son visage en les regardant. Heureusement qu'elles étaient là, le simple fait de les voir lui rappelait de ne pas faire de bêtise. Il regarda son avocate puis Ptit. Perdu, il se sentait perdu au milieu de tant de bêtise et de haine. Il regarda l'anneau dans sa main et quand son point se referma dessus il sentit une colère sourde l'envahir.[/rp]


Mikiss a écrit:
Mikiss se redressa

Oui votre honneur votre réponse est tout à fait claire
Et je suis heureuse de comprendre pourquoi ces accusations différentes
Et je vous prie d’accepter mes remerciements pour ces explications


Mikiss fit mine de se rasseoir mais regardant Quasi qui ne semblait pas apte à prendre la relève dans l’immédiat décida de lui laisser un peu de temps et se releva se tournant vers Telya

Oui c’est compréhensible Ptitmec Lieutenant en chef de police
Je me demande juste
C’est t’elle servit de son poste pour cette armée ?
C’est elle servit de son poste pour aider à monter cette armée ?
C’est elle…..


Mikiss sourit

Non inutile de continuer nous connaissons toutes deux la réponse qui est non
Donc si elle ne c’est pas servit de sa fonction pour trahir
Et que toutefois cela lui vaut une haute trahison
Cela sous entend qu’il ne faut en aucun cas s’investir pour son comté
Car si par malheur vous le faite et qu’ensuite vous vous trouviez au tribunal
L’inculpation serait bien plus lourde


Mikiss se tourna vers Quasi et lui fit un clin d’œil, sans doute pour lui dire vous voulez m’empêcher de parler alors levez vous

Et pour messire Aimelin
Voila que ce messire est en haute trahison pour avoir fait partit des négociations
Oui la je cous comprends d’autant mieux
Pourquoi négocier
Ils auraient du de suite tuer et étriper
Mais que voulez vous
Ce genre de personne aime la politique et les négociations
Bon ….
Que l’on l’accuse de Haute trahison car il aime la politique cela je pourrais le comprendre
Car moi je déteste cela
Mais à présent si ce n’est que parce qu’il a voulut négocier un compromis qui ne ferait couler de sang
Je trouve cela excessif


Mikiss se tourna vers le juge

Encore une fois je ne suis pas forte politicienne
Mais pour moi une chose est claire
Une faute, une inculpation, une punition
Si tous ces accusés sont ici pour la même faute
Je vous demande donc de rendre homogène l’inculpation
Pour que l’on puisse enfin commencer la défense de mes clients


Mikiss attendit sagement debout devant le juge

Quasi a écrit:
AnacrOn avait tranché. elle comprenait sa position, sa tâche , son sens du devoir et des responsabilités.Le procureur avait été ferme dans ses décisions. Elle n'était pas surprise, homme entier, il avait à cœur la charge confiée Difficile pour elle de devoir ainsi contrecarrer un homme dont elle connaissait la valeur.Plaider contre celui qu'elle considérait comme un ami, chercher ses faiblesses, celles de son argumentation, chercher ses erreurs Mais ce procès avait bien plus d'importance qu'il n'y paraissait. Un hommes et des femmes sur un banc, oui mais des idéaux étaient l'enjeu de ce procès, leur survie, leurs espérances.

Un verre d'eau d'une main ennemie comme seules deux amies peuvent l'être soulagea le léger malaise. Mikiss reprit la parole, essayant à force d'arguments solides de faire entendre raison ou compassion peut être au procureur. Un main sur l'épaule , main amie maintenant, main d'un homme qui jouait sa tête dans le débat.

Un clin d'oeil..perdez vous donc la tête la Peste, pensa Quasi..


Elle se leva lentement et vint aux cotés de Mikiss


Vos clins d'oeil vous les gardez pour..ho puis flute!

Dame la juge, Messire AnacrOn, permettez moi d'ajouter une chose à ce que vient de dire maitre Mikiss.

Nos clients paraissent devant vous en accusés libres. Ainsi est votre choix, choix qui démontrent que vous ne craignez rien d'eux. Et chaque jour nos vies évoluent. Aujourd'hui, ce pour quoi ils ont rejoint cette armée est le sujet de discussion de tous. La duchesse a été remerciée...devons nous comprendre que les désirs de nos accusés sont aussi ceux des conseillers, de nos représentants? on peut le pense, n'est ce pas?


La question n'appelait pas de réponse et Quasi continua.

Aujourd'hui, et oui quelle journée chargée, une personne ici présente, Dame Ptitmec, vient d'être réintégrée au sein de la prévôté...Alors là, Messire AnacrOn, et vous, votre grâce, je dois vous avouer, et le lieu si prête, ma stupéfaction.

Comment pouvez vous expliquer que les mots trahison, comté, prévôté, honneur, félon, responsabilités, Ptitmec..soient tous dans une même phrase??

je ne puis comprendre que nous soyons là pour juger des gens du plus haut crime qui soit dans un comté et que l'on donne toute sa confiance, bien méritée à mon gout, à l'une de ces personnes...non je ne comprends pas.

Je vais donc continuer à défendre ces béarnais, a vous les conter mais..cela n'a pas de sens.leur valeur et leur loyauté viennent d'être prouvées.


Dancetaria a écrit:
Elle écoutait, inquiète. Encore peur, si peur. Peur de voir qu'après avoir du affronter ses amies, sa Province, ce qui compte énormément pour ses yeux, punisse injustement et trop sévèrement ses amis, tout ça pour quoi ? A cause de la détresse dans laquelle ils étaient, à cause d'un Comté malmené. Elle en venait souvent à se demander qui étaient les fautifs : le Comté, ou les suivants de Vae.

Mikiss ciblait un point juste : la négociation. Il avait cherché à négocier, prouvant qu'il ne voulait pas cette extrémité. Il cherchait un moyen, il voulait qu'on l'entende. Il voulait négocier, et l'attaque a commencé.

Ce qu'elle espérait, au plus profond, c'est que ce procès ne soit pas juste un simulacre de procès, avec un jugement déjà pré établi, mais qu'ils seraient à l'écoute, et comprendraient .... Ne pas punir deux fois.

Elle les regarde, elle est là, pour lui, pour elle.


Eriadan a écrit:
Eriadan assis à sa place observait les gens qui assistaient au procès. Il vit alors Dancetaria qui semblait tendue puis reposa son regard sur les avocats.
Le point que soulevait Quasi était juste. Les politiques étaient complètement incohérents dans leurs décisions.
Si l'on se base sur le principe qu'un accusé est innocent jusqu'à preuve du contraire, Célénya et Aimelin n'auraient jamais dû être mis à pied au nom de leur trahison envers le Comté.
Et le fait d'avoir pris malgré tout la décision de les limoger, revenir sur une telle décision témoigne d'une certaine maladresse décisionnelle.

Eriadan pensait que Célénya et Aimelin auraient pu avoir de bonnes raisons d'être limogé. Ils étaient tout deux dans une armée, visiblement non comtale. Cette armée n'a menacé ni attaqué personne, mais le fait est que Faster a attaqué et que deux armées sont entrées en guerre.
La Guerre.
L'art de la Guerre.
Quelque chose depuis longtemps oublié.
Selon Eriadan, la seule condamnation que chaque personne pouvait recevoir était la victoire ou la défaite.
Il ne voyait pas au nom de quoi, en plus de cela, il fallait entrer dans un procès.
Comme si la défaite n'était pas suffisant, surtout quand on n'a pas attaqué...

Appartenir à une armée était donc interdit au Béarn. Eriadan se promit de chercher cela dans le coutumier et se demanda si un Béarnais appartenant à l'Ordre Royal de Chevalerie de la Licorne qui intégra une armée dans les charges de ses fonctions pouvait être poursuivi pour haute trahison...

Eriadan continua de méditer tout en écoutant, regardant Aimelin et se demandant s'il finirai par l'appeller lui-même à la barre. Avait-il assez confiance en lui? L'avait-il considéré comme un homme assez responsable de ses actes et sachant ce qu'il faisait?
Son esprit se perdit dans sn rapt qui avait eu lieu juste avant la première attaque de Faster.
Serrant les poings, il se promit d'être là jusqu'au bout pour ses amis por se faire pardonner de son absence forcée...


Madg a écrit:
Madg récupérait doucement de ses blessures. Elle avait le droit de vaguer à certaines occupations, tant qu'elle était accompagné par ses deux gardes du corps.Le premier procès à l'encontre de Vae Victis était déja ouvert. Aimelin et Ptitmec étaient les deux premiers prévenus sur le ban d'accusation.

Tout deux avaient soutenu l'armée Vae Victis et leur combat pour un avenir bien meilleur pour le Béarn, un retrait de la Couronne de la Tête Blonde, ce n'était pas bien difficile de faire mieux cela dit, vu comment évoluait cette Province.

Madg décidait donc d'aller assister à ce spectacle, ou tout était deja joué d'avance dans ce royaume féodale, et puis affirmer son soutien à Aimelin et Ptitmec, bien qu'ils n'en avaient guère besoin...ils avaient leur tête sur les épaules, et bien conscient de leurs actes.


Telya a écrit:
Elle ecoutait les avocats et déjà elle sentait le mal de tete envahir son crâne de coups lancinants .

Maitre Mikiss , je ne vais pas revenir sur ce que j'ai dis .
Dame P'timec etait un agent assermenté de la prévosté , avec un poste à haute responsabilité, en intégrant une armée félonne , elle s'est rendu coupable de trahison , c'est tout .

Quand à vous maitre Quasi , pour vous répondre , je dirais que la fin justifie les moyens , quand vous voyez une personne se noyer , meme si vous savez que c'est un bandit , ne lui tendez vous pas la main ?
Le comté se noie dame , nous avons besoin de personnes compétentes , et jusqu'à preuve du contraire , dame P'tit mec est tres compétente.
La fin justifie les moyens. Le Béarn passe avant tout !

Bien nous allons commencer l'interrogatoire des accusés , Maitre Quasi nous commencerons par votre client .

Messire Aimelin , veuillez je vous prie non conter votre version des faits !


Quasi a écrit:
Elle sourit à Telya.

Dame le juge,si la main tendue est considérée comme risquant de vous enfoncer la tête sous l'eau, on peut réflechir à se débrouiller pour nager seul. On ne prend cette main que si on la pense salvatrice. Haute trahison..synonyme donc de salvatrice? non...c'est aussi simple que de savoir que jamais dans le coeur et les actes de dame Ptitmec il n 'y a eu trahison de son comté.


Il en va de même pour Messire Aimelin, qui va vous l'expliquer lui même.


Elle se retourne vers Aime et lui tend la main pour qu'il se lève.


Viens..parle lui comme tu m'as parlé, elle comprendra je le sais.


Aimelin_ a écrit:
[rp] Le moment qu'il redoutait tant était arrivé. Celui de prendre la parole pour s'expliquer encore. Prendre la parole il n'aimait pas, car sa discrétion le retenait souvent, même si depuis quelques temps il s'exprimait bien plus souvent en public pour défendre ses idées.

Pour cela, une personne l'avait aidé depuis leur rencontre. Quasi. Combien de fois lui avait elle dit de parler, de dire ce qu'il voulait aussi bien à la prévôté qu'au Château pendant sa fonction de Connétable. Même si elle n'était pas à ses côtés, elle lui écrivait, le soutenait, le poussait à mettre ses idées en valeur et à les défendre. Elle lui disait toujours qu'il ferait un bon avocat ce à quoi il répondait en riant. Et aujourd'hui, il devait le faire, il devait convaincre la juge. En serait il capable avec ses mots à lui.

Au geste de son avocate il se leva, porta la main dans laquelle il serrait l'alliance à son flanc avant de faire quelques pas vers elle. Son visage accusait la fatigue et il eût un pincement au coeur en pensant à tout ce tracas qu'il lui causait, et à ses amies également. Il jeta un regard vers le public pour chercher leurs regards, avant de se pencher à son oreille pour lui murmurer.


Viens t'asseoir tu es épuisée.

Il passa son bras valide autour de ses épaules, dans ce geste qu'il avait fait des centaines de fois pour elle, et appuya doucement sa main pour l'entrainer vers le banc et la faire asseoir. Un sourire et un regard avant de se diriger à nouveau au devant de la Juge.

Il devait trouver les mots justes, ne pas se tromper, parler avec son coeur. Etonnamment sa voix se fit sûre et claire quand il prit la parole.


Votre Honneur, Messire Procureur,

Lorsque je suis arrivé en Béarn je n'avais qu'un rêve en tête. Vivre en paix. Je voulais découvrir ce comté, oublier un passé lourd de peines.

J'ai intégré les Lames béarnaises début aout 1456 et j'ai assuré des missions d'escortes, des missions de surveillance de nœud.
J'ai ensuite intégré la prévoté mi novembre. Je travaillais seul, rentrant souvent bien tard pour retrouver ma fiancée, faisant souvent passer mon travail avant ma propre vie.
J'ai été ensuite Connétable lors du second mandat de Varden. J'ai travaillé des jours et des nuits sur le code militaire des Lames pour que celles-ci puissent à nouveau briller et devenir la fierté du Coms et du Comté.


Il s'arrêta une seconde, réprimant une grimace, serrant un peu plus l'alliance.Il devait rester calme et respirer.

J'ai toujours voulu le bien du Béarn. La comtesse nous a accablé d'impôts rendant nos vies encore plus difficiles. Son mépris pour un peuple auquel elle ne répondait pas et ne s'adressait pas m'ont fait repenser à mes idéaux de liberté, à mes rêves. Ce n'était plus un comté fier et florissant dans lequel je vivais mais un mouroir d'où les plus courageux partaient.

Lorsque les deux frères que je connaissais pour les avoir cotoyer à la Prévôté, nous ont parlé d'une pétition par laquelle ils demandaient la destitution de la comtesse je n'ai pu que la signer. Il n'était pas question de violence, de combats ou de guerre.
Juste d'une destitution afin que le Béarn relève la tête. C'est tout ce que je voulais.

Dans l'armée Vae, j'étais Lieutenant, à la tête d'une section. Quand les deux frères ont disparu, j'ai secondé du mieux que je pouvais Madg. J'ai écrit à la comtesse pour lui demander de venir dans le camps parler avec elle, ce qu'elle a fait.

Et puis tout s'est enchainé tres vite votre Honneur. Il est des moments où les évènements nous dépassent, des moments où nous ne pouvons que subir ce qui nous arrive malgré notre désir que tout s'arrête.
L'armée du comté nous a attaqué alors même que la comtesse était avec nous. J'ai dû la mettre à l'abri de sa propre armée. Peut être pensaient ils que nous l’avions enlevée mais tel n’était pas le cas.

Le lendemain nous n'étions qu'une petite vingtaine. J'ai encore essayé de contacter par pigeon, la comtesse qui était repartie saine et sauve de notre campement, en vain... elle n'a jamais répondu.
Et puis une autre bataille a eu lieu où toute ma section a été décimée. Nous ne sommes restés que quatre dans l'armée... quatre. Quatre chanceux qu’Aristote avait préservé... pourquoi ? peut être pour que nous puissions raconter comment le désespoir pousse à croire en l’humanité des gens et à ne pas voir qu’ils ne sont que de vils manipulateurs.


Il baissa les yeux. Les images défilaient, les cris, les hurlements, le bruit des lames qui s'entrechoquent. Il tenta d'oublier tout ça en fermant les yeux et respira avant de reporter son regard sur le juge.

Nous savions que l'armée allait nous massacrer, elle connaissait notre faible effectif et notre position de retrait. J'étais prêt à mourir pour mes idéaux. Parce que je pensais encore que c’était mes idéaux que je defendais et non les ambitions de deux bearnais. Je n'ai pas voulu abandonner Madg. Un soldat n'abandonne pas son supérieur.
Je n'ai jamais voulu tout ça, tout ce sang qui a coulé. J'avais une personne très chère dans l'armée adverse et je n'ai eu de cesse de prier pour ne pas me trouver face à elle sur le champs de bataille.
J'ai juste suivi mon cœur, mes idéaux, mes rêves d'un Béarn fier et libre, et je n'ai levé mon épée que pour me défendre.


Il serra l'anneau au creux de sa main.

Je regrette le sang qui a coulé, même si je n'en ai pas fais couler de part ma lame, je regrette ces déchirements et cette haine, mais je ne regrette pas d'avoir suivi mon coeur en voulant que la comtesse quitte son trône. Je regrette surtout de ne pas l’avoir suivit à ma façon, par la plume et non l’épée.
J'implore le pardon de mon Roy mais ne ferai jamais aucune excuse à la comtesse Ingénue pour avoir voulu libérer le Béarn de son incompétence. Mes excuses je les présente aux bearnais, à mes frères de cœur, de terre , d’exil, pour n’avoir pas agit avec discernement.


Restant quelques secondes silencieux, il tourna son visage et chercha le regard de Quasi.

Quelle que soit l'issue de ce procès, je n'aurai jamais assez de mots pour te dire merci d'avoir pris le risque de me défendre malgré ta sainte horreur de la violence.

Les mots, il en avait tellement à lui dire encore. Il regarda la Juge.

Mes mots s'embrouillent pour vous expliquer tout cela, mais ils sortent de mon coeur.

Il s'inclina avant de reculer, grimaçant sous la douleur de sa blessure qui s'était rappelée à lui.


Eriadan a écrit:
Eriadan écoutait Aimelin avec un grand intérêt et ces mots furent pour lui saisissants. Aimelin était un vrai Béarnais, un exemple pour tous, un Béarnais comme il aurait aimé que tous le deviennent, comme Célénya, comme Clémence...
Engagé, courageux, et plein de coeur...
Lorsqu'Aimelin mentionna la disparition des deux frères, Eriadan eut un haut le coeur...
Que se serait -il passait s'il n'avait pas été enlevé? L'issue aurait-elle été différente?
Nul ne saurait le dire, mais Eriadan s'en remettait au jugement de Très Haut, et souhaitait se faire pardonner sa disparition, même s'il n'y était pour rien, en faisant dès lors acte de présence, sans jamais dénigré les idéaux que tous ils avaient eu en commun...


Quasi a écrit:
assise, elle avait retrouvé à nouveau toutes ses forces. Aime avait fini de s'expliquer. Elle lui avait conseillé le calme pour se faire comprendre. Les effusions judiciaires n'amenaient jamais rien de bon.

En cherchant William de nouveau, son regard se posa sur Eriadan. Le jeune homme semblait observer le procès presque en spectateur, comme si une peine de mort ne planait au dessus sa tête.

Il lui avait écrit , lui demandant d'être cité comme témoin de la défense. Elle avait hésité longtemps puis en avait parlé à Aime qui ne savait pas trop comment agir .

Lui faire confiance...elle n'y arrivait pas. Elle savait de source sure qu'il avait fuit juste avant les combats. Si elle avait du l'incriminer elle aurait pu citer le paysan qui l'avait embauché. Que pouvait il bien dire pour défendre les quatre accusés...Elle devait se décider vite, le procès touchait à sa fin.


S'avançant de nouveau elle reprit la parole.

Voila dame le juge, vous avez entendu un béarnais parler. Je vais vous lire ce que dame Laurettes, tragique victime de tout ceci , a à dire. Elle est dans un tel état qu'elle ne peut que rester assise, prostrée, attendant qu'on la délivre de ce cauchemar qui la marquera à jamais.


Elle déplia le document signée de la main de sa cliente. Un sourire vers elle avant de commencer puis la lecture commença.
Citation:

Je vais vous dire ce qui c’est réellement passé. J’ai rencontrée le sergent recruteur de l’armée Vae Victis et celui-ci m’a proposé de m’enrôler comme cantinière …L’offre était alléchante 16 écus par jour à boire et à manger, de plus il m’avait dit que je verrai du pays et comme j’aime les voyages c’était une belle aubaine pour moi.
Je m’étais dit qu’avec une telle troupe je ne risquerai plus de me faire voler mes économies par les coupes jarrets qui sévissent sur les routes.
Tout s’est très bien passé pendant les premiers jours, je faisais la popote et je servais les hommes, de vous à moi tous bien éduqué, pas un seul n’a essayé de me mettre la main aux fesses ...Bref c’était bon enfant, jusqu’ au jour ou une armée venue de je ne sais ou nous a attaqué, alors je me suis cachée derrière mes casseroles.
Après plusieurs heures de bataille l’armée ennemie avait été repoussée, je suis sortie de ma cachette pour aller donner les premiers soins aux blessés et par la même occasion poser des questions sur qui nous avait attaqués …..On m’a dit que c’était l’armée de celui qu’on nommait * Faster le boucher sanguinaire * mais que tout allait s’arranger.
Le lendemain rebelote et je me suis encore cachée derrière les poêles à frire, cette fois….mais quant j’ai vue qu’on avait blessé gravement un de mes amis, mon sang n’a fait qu’un tour ...J’ ai empoignée deux poêles est j’ suis partie le protéger et c’ est là que j’ ai fait un peu de dégât dans les rangs des assaillants, je m’ en excuse et je demande à Adam1 de me pardonner, c’ est un charmant garçon je l’ai revue ici même à Lourdes, je pensai pas qu’ un coup de poêle à frire , sur la tête pouvait faire autant de degat, le pauvre il est presque dans le même état que moi….. Bon je continue, j’ai ramassée mon ami et me suis frayée un chemin parmi pour le mettre à l’ abri et c’est comme ça que je me suis retrouvée sur le nœud entre Lourdes et Tarbes avec le reste de l’armée Vae Victis.
Je me suis remise à soigner les blessés et dans ma petite tête, je me suis dit que je n’étais pas venue ici pour mourir, alors une fois mon travail terminé j’ai décidée de quitter cette armée, ce que je mis a exécution la veille de l’assaut final.
J’ai ramassée une épée et un bouclier qui ne servirait plus à rien à son propriétaire vu qu’il était mort …..Bin oui si je me suis armée c’était pour me défendre au cas où je tomberai sur les détrousseurs de cadavres…..Alors j’ai pris la direction de Lourdes laissant les restes de Vae Victis derrière moi. Après plusieurs de marche je commençai à voir les remparts de Lourdes et me disais que je serai bientôt en sécurité, vu que j’avais entendue dire que la Comtesse graciait tous ceux qui se rendaient à elle, j’étais un peu perdu dans mes pensées quand tout à coup cinq soldats me sautèrent dessus, je n’ai même pas eu le temps d’ouvrir la bouche qu’ils me rouèrent de coups et me laissèrent pour morte sur la route …..C’est là que j’ai compris pourquoi on appelait *Faster le boucher sanguinaire* …..Cet abruti avait donné l’ordre d’attaquer tout ce qui bougeait sans distinction et c’est ainsi que je me suis retrouvée à Lourdes dans une infirmerie et au réveil devinez qui j’ai vu le premier quant j’ai ouvert les yeux …..Je vous le donne en mil…..Adam1. J’étais vivante et lui aussi, alors je me suis dit * ma petite Laurettes elle n’est pas belle vie ?
*

Voici les mots de ma cliente, mot de douleur, mot de sincérité. Voila une autre preuve, si il en fallait, que ce banc ne comporte que des victimes et non des coupables de crimes odieux.

Parlons maintenant de dame Théowyn, ici présente.


Mikiss a écrit:
Mikiss se redressa se dirigeant vers Quasi

Parlons avez-vous dit ?
Oui parlons
De cette dame ou d’une autre
Ma cliente par exemple
Ptit mec enfin on l’appelle souvent Ptit
Parfois aussi Lieutenant en Chef de la prévôté
Sans oublier naturellement son nom Célénya Océalys
Que de noms pour une personne me direz-vous
Mais sans m’étendre sur tout ceci
Car l’importance est bel et bien son témoignage et non le miens
Donc pour faire très court
Je ne m’étendrais pas sur le fait qu’une épée la toucha au bas ventre
Je ne raconterais tous les coups qu’elle a reçus
Toute cette violence dont elle fut victime
Cette douleur qu’elle a encore à présent à se redresser devant vous
Et pour supporter tel cruauté il fallait bien porter tous ces noms


Mikiss s’approcha de Ptit et l’aida à se redresser

Je ne dirais pas que par fierté, elle est venue ici à son procès, malgré toutes ces douleurs
Et ne comptais pas sur moi pour vous dire toute l’estime dont je lui porte
Ni toute l’admiration de la voir ici debout devant vous
Et je n’expliquerais pas non plus à ma collègue Dame Quasi
Que si je lui vole cette politesse de faire témoigner ma cliente avant dame Théowyn
Ce n’est que par peur de la voir perdre connaissance usée qu’elle est de toute cette souffrance


Mikiss soutenait toujours prés d’elle Célénya, même si elle se doutait que le lieutenant en chef aurait réussit à tenir seule

Non de moi vous n’entendrez rien
Je resterais muette et admirative devant son courage
Et surtout comme vous tous
J’écouterais avec attention son témoignage
Car d’une dame blessée de la sorte, se tenant debout, n’écoutant que son courage et son cœur
Sans se plaindre du sort dont elle fut victime
Et bien ce genre de dame ne peut être qu’écoutée et comprise votre honneur


Mikiss regarda Telya et se retint de lui faire à elle aussi un clin d’œil
Après tout le juge risquerait de l’attaquer pour outrage si elle faisait cela


Ptitmec13 a écrit:
Ptit avait écouté le témoignage d'Aime et admirait son self contrôle. Elle savait ce qui l'aidait à le conserver, elle l'avait souvent vu sortir cet anneau ces derniers temps. Elle pensa au foulard de soie rouge qu'elle avait longtemps porté à sa ceinture, jusqu'à ce qu'elle arrête de penser au passé et qu'elle se mette à vivre pour elle.
Elle entendit son avocate l'appeler à la barre pour témoigner, un petit sourire en coin en découla... Elle adorait le franc parler de son amie c'était d'ailleurs pour cela qu'elle l'avait choisie pour la défendre.
Aidée par Mikiss, elle se releva en grimaçant. Sa blessure la tiraillait encore souvent et c'était sans compter les nausées et les vertiges qui la prenaient sans prévenir. Mais elle tiendrait debout, il le fallait.
Elle écoutait son amie parler, enchainer les mots, les phrases avec facilité.
C'est dans ces moments là qu'elle enviait le verbe de Mikiss.
Enfin... Quand il faut y aller, il faut...

Grande inspiration pour trouver le courage, elle s'approche de la barre, toujours soutenue par son avocate.
Elle se tourne vers la salle, cherchant le regard de ses amis puis vers le banc des accusés où elle croise celui d'Aime. Comment arriver à être aussi posée que lui...


Votre honneur.
Messire le Procureur
Daunas, Moussus,
Adishatz

Je ne reviendrai pas sur mes diverses appellations, Maitre Mikiss s'en étant chargée.

Je suis née en Béarn, sur le territoire Lourdais, je suis Béarnaise de sang et de cœur.
Intégrée à l'école de police en septembre 1456, j'ai depuis gravi les échelons de la prévôté un à un selon mes compétences, compétences que vous reconnaissez encore aujourd'hui en m'ayant réintégrée en attendant le verdict.
Je me suis toujours investie à fond dans ma ville, dans mon comté, pour les béarnais.
Je reçois même encore à ce jour des courriers de soutient. Je vous en ai apporté un, celui pour lequel j'ai reçu l'autorisation de le diffuser.


Elle tendit le rouleau à Mikiss pour qu'elle le donne au Juge.
http://www.casimages.com/img.php?i=090828112527524274340338.jpg


Je n'ai pas voulu déranger les autres. Le fait qu'ils me soutiennent est déjà une grande chose à mes yeux.
J'ai servi la justice,pendant de longs mois, j'ai tout donné, je m'y suis investie à fond.

Vous dites que ce qui me doit cette accusation de Haute Trahison est ma fonction au sein de la prévôté comme agent assermenté... Assermenté... Excusez moi, mais depuis quand devons nous prêter serment? Aucun des agents actuels de la prévôté n'a prêté serment.
Vous dites aussi qu'il m'était facile de par ma position de recruter des soldats dans les rangs de la prévôté... L'ai-je fait?

Vous dites encore et je vous cite messire le procureur: « Le policier, le Maire, le Conseiller, le Comte... l'ensemble des élus et des personnes exerçant des responsabilités ont un devoir d'exemplarité. Ils doivent en toutes circonstances, se montrer dignes des fonctions qu'ils exercent au nom du Peuple et pour le Peuple. » En entendant ses mots je me demande pourquoi il n'y a pas d'autres personnes présentes sur ce banc des accusés.
Où est donc Ingenue? L'ancienne Comtesse Eugenie de Varennes et devoir d'exemplarité... Hummm..
Est-ce exemplaire d'omettre de renouveler son serment d'allégeance manquant de peu de faire reconnaître le Béarn comme Comté félon? Heureusement que notre Roy est bon et généreux.
Est-ce exemplaire de ne jamais répondre, ou alors très peu et seulement si elle y a un intérêt quelconque, aux doléances de ses administrés?
Est-ce exemplaire de tant tarder à réagir à la « crise » qu'il ait fallu prendre 2 mesures appauvrissant les Béarnais, en leur baissant les salaires et doublant les impôts coup sur coup?
Est-ce exemplaire de nier ses erreurs? Ses négligences? Et de plus, les reporter sur les Comtes précédents?
Est-ce exemplaire de s'absenter durant plusieurs jours laissant le Comté à l'abandon?


Ptit devint pale, prise d'une de ses nausées qui la faisaient défaillir, mais elle se raidit pour continuer, posant une main sur la barre.

Revenons sur le parchemin que vous citez dans votre acte d'accusation... La seule chose que j'ai signé dans cette affaire c'est une pétition demandant la démission de la Comtesse... Aucunement une marche hypothétique sur Pau... Tant que vous y êtes dans vos mises en procès pourquoi ne pas mettre aussi ceux qui ont signé mais qui n'ont pas intégré Vae Victis puisque votre acte d'accusation porte sur ce soit disant parchemin qui soit dit en passant n'est pas celui que j'ai signé.
Celui que j'ai signé, Maître Quasi vous en a donné une copie.

Me voir à mon tour accusée de tant de chose
Je ne suis pas un mercenaire... un mercenaire est pour moi une personne qui se fait payer pour vendre ces amis... Je n'ai violé ni pillé personne...
Et enfin vous dites haute trahison
Je ne pourrais... jamais accepter cela...


Ptitmec se mit à trembler.

Jamais accepter cette accusation
Même si j'ai commis des erreurs.
Je crois que cela peut arriver humainement.
Je n'ai jamais rien fait qui puisse mériter cela, haute trahison,
Ou bien cela veut-il dire que penser différemment par rapport aux élus fait de moi une traitre...


Rien que le fait de prononcer ce mot la fit frissonner. Traitre, ils la voyaient donc comme une traitre...
Elle essaya de se reprendre, prenant une grande inspiration.


Si j'ai intégré l'armée Vae Victis c'est pour agir pour ce que je pensais bon pour mon comté, en effet, il n'a jamais été question de se révolter contre le Conseil et mettre nos hommes à la place... Nous ne voulions que la démission de la Comtesse et la nomination d'un régent que le Conseil aurait choisi.
Je ne voulais plus voir le Comté sombrer, voir les Béarnais crouler sous les impôts, car ils y en aurait eu d'autre toujours aussi élevé pour cacher l'incompétence de la gestion de la comtesse et ses erreurs.
A passer plus de temps à soit disant faire des recherches pour faire tomber les 2 frères qu'à gérer le Comté qui avait besoin d'elle. Ne me dites pas que je fabule c'est la Comtesse elle même qui est venue me le dire.
Je souhaitais voir quelqu'un de compètent représentant le Comté.
Je conçois que l'armée n'était peut être pas le meilleurs moyen de se faire entendre... Car se faire entendre, nous avons tous essayé, mais en vain. L'armée n'était qu'un moyen de pression et nous ne voulions pas faire couler le sang. D'ailleurs ce n'est pas nous qui avons donné l'assaut.. Mais le Seigneur d'Abidos... Excusez moi de ne pas utiliser de grade mais pour moi le Seigneur d'Abidos n'est qu'un civil car il avait démissionné de l'Ost au moment des fait... Et donc pour moi son armée n'est pas l'Ost, mais une armée civile qui aurait du avoir aussi l'autorisation d'attaquer... L'a-t-il réellement obtenue?
Je vous laisse réfléchir sur cette question...

Merci votre honneur et à tous de votre écoute, je laisse la parole à mon avocate.


Petit signe de tête en guise de respect puis elle recula pour regagner sa place sur le banc des accusés.


Telya a écrit:
Aprés avoir écouté le témoignage de messire Aimelin , elle se pencha vers le greffier

Veuillez prendre note , je vous prie, que l'accusé reconnait avoir seconder le co-général Madg.

Messire Aimelin , vous regrettez mais il est un peu tard pour cela .
Pensiez vous que le comté allait laisser une armée dissidente sur ses terres ?
Vous auriez en effet du utiliser la plume plutot que l'épée . Les mots sont plus fort que le fer !

La cour reconnait ce que vous avez fait par le passé et ne vous enléve nullement le mérite de vos actions passées mais le fait est que vous êtes aujourd'hui sur le banc des accusés .
Reconnaissez vous avoir manqué de dicernement ?

Puis vint le tour de Maitre Quasi qui , bien que toujours faible , semblait etre remise de son malaise et qui entrepris de lire le témoignage de dame Laurettes.
Léger sourire qui étire les levres du juge en ecoutant le témoignage haut en couleurs de la cantiniére.


Dame Laurettes , n'aurez donc agit qu'en état de légitime défense ?

j'aimerais que l'on convoque messire Adam pour avoir sa version des faits !

Puis Maitre Mikiss se lança dans une plaidoirie enflammée à faire pleurer dans les chaumiéres.3

Maitre , je sais que votre cliente a été blessé aux cours des affrontements , mais souvenez vous de ce diction qui dit que celui qui vit par l'épée , perira par l'épée .
Savez vous pourquoi ?
Parceque lorsque l'on a une arme sur soi , on est souvent tenté de s'en servir et il ne faut pas s'etonner d'etre blessé.

Mais pour vous montrer que la cour n'est pas sans coeur , j'autorise les personnes blessées à temoigner assises .

Dame Ocealys vous pouvez parler ....

Elle ecouta avec attention le témoignage du chef Lieutenant de la Prevosté

Dame , vous dites que jamais vous ne vous seriez révolté contre le conseil ? pourtant vous avez intégré une armée !!!

Avez vous bien conscience qu'une armée n'a comme fonction que la guerre ?

Lorsque l'on dit que l'on ne veut pas se battre , on ne porte pas d'armes , on n'integre pas une armée .
Avez vous envisagé d'autres moyens de vous faire entendre ?


Aimelin_ a écrit:
Reconnaissez vous avoir manqué de dicernement ?

Aime avait repris sa place sur le banc des accusés, profitant de ce répit pour souffler un peu pour essayer d'atténuer la douleur qui ne quittait plus son flanc. Il avait écouté Ptit jetant de temps à autre un regard vers ses amies.

Lorsque le juge s'adressa de nouveau à lui il se leva, avec un peu plus de difficulté et la regarda. Quoi qu'il dise il aurait toujours tort. Il se contenta de répondre sans chercher à s'expliquer car il réalisait que ce qu'il avait dit pour sa défense n'avait servi à rien.


Vous avez raison votre Honneur.

Je n'aurais pas dû lever mon épée ... pour me défendre. J'aurais dû me laisser abattre comme un chien.

J'ai manqué de discernement mais je soutiens n'avoir pas voulu toute cette violence déclenchée par l'armée civile du sieur faster, et je soutiens avoir tout fait pour que la violence ne soit pas.


Il revoyait le visage de ce soldat qui s'était acharné sur lui pour le mettre à terre. Jamais il n'oublierait ce visage ni cette douleur qui l'avait traversé. Aime s'était contenté de bousculer d'un coup de bouclier un pauvre bougre armé d'un bâton et n'avait pas usé de son épée sur lui.

Et là il n'avait qu'une hâte, s'asseoir, se reposer, vider sa tête de tout ça.

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MessagePosté le: Mar 15 Sep - 20:20 (2009)    Sujet du message: 1457-08-31 Procès public dans l'affaire le comté contre Vae Victis Répondre en citant

Ptitmec13 a écrit:
Ptit était pale, la nausée ne la quittait pas et sa tête tournait... Elle prit une grande inspiration essayant tant bien que mal d'entendre les questions que lui posait Dame la Juge.
Elle se leva tout de même en grimaçant, malgré l'autorisation de rester assise et répondit lentement le cœur au bord des lèvres. Elle assumerait ses actes jusqu'au bout.


Oui j'ai intégré Vae Victis et non je ne voulais pas me révolter contre le Conseil.
Oui une armée n'a de fonction que la guerre mais uniquement si les dirigeants le souhaitent. En l'occurrence cette armée n'était là que pour faire pression..
Croyez vous que si cette armée avait été montée pour faire la guerre elle aurait attendu patiemment qu'on vienne la cueillir sans bouger?
Tout le monde sait que pour prendre un château il faut une armée... Qu'aurait était la pression si nous nous étions présenté en lance à Pau? Aucune puisque aucun risque...
Si le but avait été de faire la guerre, l'armée n'aurait même pas été montée à Lourdes mais ailleurs et aurait marché sur Pau dés la construction terminée.
Non le but n'était pas de faire la guerre, le but était d'obtenir la démission de la Comtesse.
D'ailleurs nous étions en négociation lors de l'attaque de l'armée civile du Seigneur d'Abidos... Oui j'insiste encore sur le terme civile.
Oui j'étais armée en effet... Mais je le suis tous les jours que fait le Très Haut et ce n'est pas pour autant que je me sers de mon épée...
Je n'ai fait que me défendre. Nous n'avons fait que nous défendre...
Lorsque j'ai été blessée je n'avais plus d'arme ni bouclier, je ne cherchais même pas à me battre...


Elle se revit courir vers Aime et crier de faire attention.. Et cette douleur qui l'avait transpercée pendant sa course.. Ce regard qu'elle avait croisé avant de s'effondrer... Une ombre passant devant ses yeux... Elle était loin... N'était plus dans ce tribunal... Des discutions en taverne où même là la Comtesse se dérobait aux questions...
Un regain de lucidité lui fit reprendre ses esprits.


Essayer de se faire entendre par d'autres moyens? Lequels?
La salle de doléances? Nos questions et remarques sont restées souvent sans réponses...
Une pétition? C'est ce que je pensais avoir signé...
Discuter avec la Comtesse en face à face? Mais comment faire quand la personne en face ne vous écoute pas? Pire qu'elle change de sujet quand une question ne l'intéresse pas? Et tout ça en se balançant sur sa chaise négligemment... Est-ce vraiment là le comportement que l'on attend d'une Comtesse?
Mais après tout je ne suis qu'une idéaliste qui ne veut que le bien de son Comté, un Comté qui me juge comme traitre aujourd'hui mais pour lequel je travaille encore...


Se rassoir, il fallait qu'elle se rassoit... Elle se laissa tomber sur le banc... Pensant en avoir terminé avec les réponses.


Manga a écrit:
Manga s'efforçait d'écouter les uns et les autres.. Trouvant peut être certaines interventions étranges..

Elle notait dans son petit ciboulot certains mots des uns et des autres afin de les confroter aux différents textes de lois et décrets du Bearn que la plus part des accusés ici présents connaissaient assuréments mieux qu'elle..

Ses sourcils étaient froncés, la colére n'en était pas la cause, seulement le souci de la compréhension et la relation, ou pas, qui se devaient d'être faites entre le respect des lois et decrets comtales, et l'opinion d'hommes et de femmes.

Enfin, sortant une petite gourde, elle bu une gorgée d'eau tout en s'efforçant de garder à l'esprit le pourquoi d'un procès en court de justice.


Daravan a écrit:
La brunette écouta les différents protagonistes. Elle essaya vainement de voir apparaitre sur le visage de la juge, une expression qui lui fit reprendre confiance. Dara tremblait pour sa sœur, elle savait que l'accusation pour haute trahison l'avait fortement ébranlé.
Elle, qui avait toujours œuvré pour le Béarn, voilà qu'elle était jugée par lui !


Citation:
dame P'tit mec est tres compétente


A ces mots, Dara ne put réprimer un sourire.
Quatre mandat à la mairie, un travail exemplaire à la prévôté, qu'on lui reconnaissait d'ailleurs en ce moment même. Et pourtant ils voulaient la désavouer. En la citant à comparaitre pour un tel crime, la réintégration n'avait aucun sens.
La justice... hum... en ce moment, elle en doutait fortement.
Les avocates ne laissaient rien passer et elle ne doutait pas qu'ils avaient choisis les meilleurs.
Son regard se posa sur Aimelin, il paraissait fragile et épuisé. Elle se demanda comment il trouvait la force de traverser cette épreuve quand tant d'autres auraient fui. Elle aurait aimé le connaitre davantage, il en valait certainement la peine...
Sa sœur n'était pas non plus en grande forme, elle était inquiète . Elle la savait combative et forte mais là elle la voyait à bout...
Elle écouta la plaidoirie de Ptit. La pétition... Il est vrai que Dara avait adhérer à ces idéaux...

Oui ! La brunette aussi l' avait signé
Oui! elle avait trouvé que les béarnais avaient le droit à plus de reconnaissance
Oui ! elle pensait qu'avoir des opinions était une grande forme de liberté et le pensait encore d'ailleurs.

Et c'était une belle forme d'hypocrisie de le nier dans ce tribunal alors que certains membres du conseil n'arrêtait pas de crier haut et fort en place public, depuis la fin de la bataille qu'Ingénue n'avait pas été à la hauteur!
Alors ceux qui se permettait de juger, n'était pas forcément meilleurs. Ils avaient évincer la comtesse par d'autres moyens mais ils l'avaient fait et pourtant ne dit on pas que l'erreur est humaine !

Elle poussa un léger soupir.
Quand à imaginer Ptit prendre les armes et s'emparer du château par la force, cette farce était pire que toutes les autres.
Si cette armée avait voulu attaquer, ils l'auraient fait immédiatement, ils avaient l'avantage du nombre. Alors pourquoi seraient ils venus parlementer? Elle pensait réellement qu'ils s'étaient défendus rien de plus... Il fallait être stupide pour croire le contraire.

Elle contempla les visages autour d'elle, et tomba sur le sien. Il était là aussi, venu en reconnaissance ... Ils ne s'étaient plus parlés depuis leur dernière rencontre.
Un mot avait jailli... jamais elle ne pourrait oublier...
Il n'avait rien compris, et il ne comprendrait certainement jamais son choix . Mais elle n'avait pas compris le sien non plus. Celui de fuir, d'abandonner ses amis, alors qu'il était le précurseur de ce combat idéologique. Il clamait qu'il n'avait pas pris part au combat, était ce là un gage de loyauté envers son armée ? Et surtout pourquoi avait il ramené des soudards que seule la vue des écus et du sang ne fait avancer.
Car c'était effectivement là que leur chemin s'était séparé... Elle avait pris sa décision de ne pas rester neutre en connaissance de cause. Elle ne voulait pas combattre ses amis, elle voulait simplement défendre le Béarn et ses propres valeurs.




Telya a écrit:
Elle comprenait leur réaction . Leurs envies de changement . Elle ne connaissait que trop bien ce sentiment d'impuissance qui vous saisit quand tout autour de vous le monde s'enlise dans la médiocrité.
Elle aussi avait demandé la demission de la comtesse , mais cela avait été fait dans le respect de la loi.
Ils l'avaient demandé les armes à la main .
Comment leur faire comprendre ? etait ce son rôle ?
Elle ne le pensait pas , elle etait là pour juger et punir des personnes ayant cru en un idéal , de belles paroles proférées par des levres mensongéres .
Ils avaient été dupes , comment leur en vouloir ?


Hum !


Dame P'timec , faire pression les armes à la main peut s'apparenter à du chantage !
Si demain , un ruffian vient me mettre une lame sous la gorge en me demandant de lui ceder ma bourse , je la lui donnerais.

Vos actions , aussi louables soient elles , en auraient été entachées et sans valeurs.

Messire Aimelin , Vous n'auriez certes pas eu à vous défendre si vous n'aviez pas intégré une armée

Je prends toutefois bonne note de l'aide que vous avez apportée pour résoudre ce conflit autrement que par les armes.

Tout deux soldats !!! Peut etre ont ils plus l'habitude de faire parler les armes que de parlementer !

Vous dites tout deux que vous n'avez fait que vous défendre mais toutefois , dame Ocealys vous avez dit , que vous auriez marché sur pau . Meme si ce n'etait qu'en signe de mecontentement, meme si jamais vous n'auriez attaqué , le devoir d'un capitaine est la sauvegarde du chateau .
En attaquant le premier , il n'a fait que defendre le comté .

Leger soupir en les regardant , tous sur leur banc , blessés dans leurs chairs et meurtris jusqu'à l'âme.

Maitres avez vous quelque chose à ajouter avant que je rende mon verdict ?


Aimelin_ a écrit:

Il écoutait Ptit parler mais les mots ne faisaient qu'un brouhaha qui venait le percuter pendant qu'il avait laissé son regard partir vers Elle. Cet anneau qu'il serrait si fort dans sa main qu'il en incrustait son empreinte. Son flanc lui lançait des piques comme si ce soldat s'amusait encore à lui asséner quelques coups pour le plaisir de tuer du félon. D'autres regards inconnus qui croisaient le sien. Que devaient penser ces personnes ? certaines n'étaient là sans doute que pour les voir tomber un peu plus bas.

Il respira un grand coup et ferma les yeux, essayant de respirer calmement pour atténuer la douleur. Dotch lui disait d'être prudent et lui interdisait de galoper sur Altaïr mais là, la tension et l'énervement avait été bien pires pour sa blessure.
Il ouvrit à nouveau les yeux pour fixer ses amies. Il s'en voulait de les inquiéter autant. Il avait tant de choses à leur dire encore.

Ce sont elles qui lui donneraient la force de supporter le verdict qui allait tomber, et apres le verdict, il faudrait encore supporter les insultes faciles de certains.




Telya a écrit:

*Longues plaidoiries des avocats , effets de manches , temoignages qui se succedent et requisitoire qui s'enchainent.
Le procés touchait à sa fin , l'heure du verdict avait sonné.*


Messire Aimelin , la cour prend note de votre tentative d'apaiser les tensions au cours de ce conflit .
Nous prenons acte aussi de votre repentance.

Toutefois , au vu des temoignages entendus et des preuves en notre possession , la cour vous condamne pour Haute trahison .
Etant donné votre passé et ce que vous avez apporté à ce comté , etant donné qu'il y a peu de chance que vous recommenciez la même erreur et que la meme situation se reproduise , la cour dans sa grande clémence a decidé de suivre le verdict de l'accusation .

En conséquence , vu que vous reconnaissez vos torts et faites preuve de repentance , la cour vous condamne pour trouble à l'ordre public à effectuer une peine d'interets generaux dans les mines du comté d'une durée de 7 jours.
Vous aurez 15 jours pour effectuer votre peine.
Vous etes en outre condamnez à payer une amende de 1 écus pour frais de dossier.

*Coups de marteau sur le lutrin*

Affaire classée !
Affaire suivante !

Jugement rendu à Pau , par le juge Telya d'Harlegnan , le 15.03.1457







HRP
le jd procureur avait refusé de participer au rp public et n'a donc pas suivi ce qui s'y passait hélas faisant son petit réquisitoire en ignorant les interventions dans le rp gargotte.
Les interventions n'ont pas toutes été retransmise mais l'essentiel est le verdict. Erreur de la jd telya qui avait été rectifiée en rp pour bien noter la sentence TOP et non ht.

le proces avait donc trainé et j'ai oublié d'archiver les derniers post... hélas.

http://archivesrr.forumactif.com/t2272-aimelin_-ht-coupable-15-septembre-14…

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:41 (2018)    Sujet du message: 1457-08-31 Procès public dans l'affaire le comté contre Vae Victis

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