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1459-09-12 - Omnes vulnerant, ultima necat (Tome II)

 
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MessagePosté le: Lun 12 Sep - 14:01 (2011)    Sujet du message: 1459-09-12 - Omnes vulnerant, ultima necat (Tome II) Répondre en citant

Flavien. a écrit:
[hrp]RP ouvert à tous selon la limite de la cohérence.[/hrp]

[rp]Prologue: Quand le fils suit les traces de sa mère.

[Départ de Troyes – couché du soleil]

Le jeune homme était presque rentré chez lui à Conflans-lès-Sens. Sa garde à Reims s’était terminée il y a quelques jours. Son devoir de conseiller fut accompli. Il avait besoin de repos. Sa présence en ville à Troyes était pour s’occuper des affaires du duché. Maintenant il était déjà assez tard et le chemin n’allait pas se faire tout seul.

Le soleil était déjà très bas. Sa couleur était à présent orangée et il commençait à disparaître derrière l’horizon. Flavien était dehors en train de préparer sa monture. De manière délicate il plaça la selle et ses affaires sur l’animal.

Après un au revoir du regard pour la ville, il se mit en route. La nuit tomba. Il se hâta car il ne faisait pas bon d’être sur les chemins pendant quand il faisait noir. Seule la lune éclairait son chemin. Au loin, les lumières de certaines chaumières indiquait le chemin de Conflans-lès-Sens.

Il savait qu’un campement d’armée stationnait au bord de la ville. A l’approche de celle-ci, il ralentit. Le connétable lui avait accordé un Laisser-Passer permanent. Cela était un privilège pour tous les conseillers.

Des soldats se trouvaient aux portes de la ville. Il s’arrêta et descendit de sa monture pour aller leur parler et montrer patte blanche. Ils lui demandèrent son nom. Il s’identifia sans aucun problème. C’est alors que tout commença à aller de travers.

[La lune rouge sang]

Le jeune homme fronça les sourcils quand ils commencèrent à faire des messes basses. Entre les divers chuchotis il entendit des bribes de la conversation : « ordre », « ennemi », « éliminer », … De manière instinctive, il s’approcha de son cheval pour prendre son bouclier et son bâton. Il n’avait pas pu trouver mieux vu l’alerte. Il tenta d’être le plus discret possible.

Tentant d’écarter tout malentendu, il leur communiqua à nouveau son nom et le fait qu’il était conseillé ducal. Peut-être qu’ils réfléchiraient à deux fois. Cela ne fut pas le cas. La seconde d’après, ils crièrent à l’attaque. C’est alors qu’une horde de personne armée à la hâte déboulèrent dans sa direction.

Malgré son inexpérience au combat, il tenta de se défendre du mieux qu’il le put. Son bouclier et son malheureux bâton ne tinrent pas très longtemps. Bien vite il se retrouva le visage dans la boue dû à la pluie de ses derniers jours. Le sol commença prendre une tinte rouge. Ses cheveux châtains étaient maculés de sang. Le silence se fit.

[Le voyage spirituel]

Chaque Aristotélicien qui fait face à la mort doit faire un voyage. C’était à présent l’heure pour lui.[/rp]

[hrp]08-09-2011 04:04 : Votre bouclier a été détruit.
08-09-2011 04:04 : Votre arme a été détruite.
08-09-2011 04:04 : Vous avez engagé le combat contre l'armée "Toujours bleu " dirigée par Maltea.[/hrp]


Lylla a écrit:
[rp][Conflans... Quelque part au milieu du campement de l'armée Toujours Bleue]

La nuit été tombée depuis belle lurette que la Baronne logisticienne, en était encore à recompter les moindre grains de maïs, la plus petite pomme rabougrie, les dernières livres de farine, et les quelques futs qui restaient à l'intendance pour prévoir les ordres à donner au matin pour les repas à servir, que ses yeux se fermaient. Ses paupières étaient de plus en plus lourdes. Mieux que les moutons les grains de maïs pour vous mettre KO !

La tête sur son bras, son bras sur la table, la table solidement dressait sur le sol, la blonde piquait un roupillon à peine audible pour la mouche qui passait par là, quand un cri la tira des bras de Morphée.

Un seul cri la fit bondir, tel un diable sauteur jaillissant de sa boîte

A l'attaque !, qui elle était ? qu'est ce qu'elle foutait ici ? A cet instant même elle aurait été bien incapable de le dire, seul son instinct réagissait (elle est blonde hein, faut du temps pour que l'information atteigne le cerveau ! ) et portait ses pas vers la source des cris d'alerte.

L'épée en main, elle se jetta dans la mélée, les plaintes, les râles atteignaient ses oreilles et la tirèrent brutalement des brumes qui enveloppaient son cerveau (si si elle en a un !).

Pas d'imitation de rat mort ce soir, pas de voleur de tarte, mais bien une silhouette qui git dans la boue, reste des dernières pluies. Devant l'immobilité de la proie, les armes s'abaissent, le souffle de la nuit se charge de cette odeur métallique de sang qui vous assaillaient les narines, l'adrénaline qui retombe et la conscience qui reprend le pas sur l'action.

Un rayon de lune vint se poser sur la forme au sol, à ses côtés gisaient ses armes brisées, repoussant la nausée qui lui soulevait invariablement le coeur après chaque combat, la blonde sans attendre ses compagnons d'arme se laissa tomber à genoux. Une sensation étrange lui tortillait les entrailles... Chez elle c'était le signe que quelque chose n'allait pas.

Son coeur se mit à battre la chamade, soulevant sa poitrine plus fort que son souffle durant le combat qui avait pourtant été des plus rapide. La dernière fois qu'elle avait ressentie cela, son fils avait été mortellement blessé par des brigands. Emplie d'appréhension, Lylla tendit une main tremblante vers la chevelure souillée... D'un doigt hésitant, elle en repoussa les méches poisseuses avant qu'un cri ne jaillisse cette fois de sa propre gorge.


NONNNNNNN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Usant de forces dont elle ne se savait même pas capable elle retourna face à tous le corps qui semblait sans vie.

C'est Flavien !!!!! Notre porte parole !!! On s'est trompé de cible !! Vite aidez moi, il nous faut un médicastre !!! Vite !!!!!!


Ces doigts sur la gorge du jeune homme, posaient sur sa jugulaire sentait encore battre un pouls lent et instable, tirant sa chemise de ses braies, elle n'hésita pas un seul instant à la déchirer, posant un garot de fortune au bras du conseiller qui semblait se vider de son sang, à même cette terre champenoise qu'il défendait avec vaillance quelques heures plus tôt.
Un autre morceau de textile vint essuyer le visage plus juvénile encore quand il avait cette pâleur si annonciatrice des pires heures à venir, et révélant une nouvelle blessure au niveau de l'arcade sourcilière, qu'elle nettoyait comme elle pouvait.


Assise dans la boue où gisait son jeune ami, la mère en elle refaisait surface, berçant le jeune homme, lui murmurant de s'accrocher à la vie, que demain le soleil reviendrait et qu'il fallait qu'il soit présent pour entendre les oiseaux de Conflans le réveiller encore une fois, tandis que son regard inquiet, mêlait d'impatience fouillait la nuit en se demandant ce que faisaient les autres et où pouvait bien être ce foutu toubib !
[/rp]


Maltea a écrit:
[Campement toujours bleu: Qui sème le vent...]

L'ennui était de plus en plus palpable dans le campement des bleus et ils devaient s'occuper comme ils le pouvaient. Certains préféraient dormir ou se tenir à l'écart, d'autres se retrouvaient régulièrement en taverne et lors de la ronde, restaient en groupe. C'était le cas pour certains d'entre eux lorsqu'une tragédie frappa. La duchesse se tenait au coin de feu avec ses proches essayant de rester éveillée – pas des plus aisé lorsque l'on a sa tête posée sur un torse masculin avec comme berceuse un coeur qui bat - lorsqu'elle vit des voyageurs se présenter au poste du guet. Le général Lerat et le lieutenant Radussol laissèrent passer des personnes avant d'en arrêter un autre. Ne prêtant plus trop attention à ce qui se passait à quelques mètre d'eux, elle cogitait à la façon dont elle pourrait mettre en pratique la technique du rat mort lorsque son regard se porta une fois de plus sur les deux nigauds occupés à contrôler les laissés passer. La torche illumina le visage de celui qui se faisait contrôler et elle put reconnaitre de loin l'emmerdeur de service, le fils d'Izard qui devait tenter de battre son père dans sa bêtise au vu de son comportement habituel au conseil. Quelque chose mit néanmoins la duchesse en alerte.... au lieu de présenter son laissé passer, le jeune enquiquineur répétait son nom aux deux soldats tout en se dirigeant vers sa monture saisissant ses armes.... mais quel bouffon celui-là! La duchesse se releva rapidement, l'abruti allait se faire trucider, quelle idée d'agir de la sorte devant deux machines à tuer! Il ne pouvait pas montrer le papelard? Mais non, il devait encore croire qu'il était assez connu pour s'en abstenir.... la jeunesse et leur rêve de gloire, toute une histoire.... comme si l'évocation d'un simple nom allait faire tilter Lerat et Radussol.... en plus qui connaissait suffisamment la face du dit Flavien d'Izard pour le laisser passer sans demander de vérifier le laissé passer? Et l'autre abruti qui s'imaginait que les deux soudards avaient eu la chance comme lui d'avoir un précepteur pour leur apprendre à lire. Les contrôles se faisait à partir de la signature du laissé passer que les soldats connaissaient, pas compliqué à comprendre pourtant.... C'est alors que trois ombres arrivèrent derrière le Porte-Parole et qu'un « à l'attaque » fusa. La duchesse n'eut pas le temps d'hurler ses ordres que les deux soldats surpris d'être attaqué de la sorte sortirent l'épée du fourreau et le combat s'engagea. C'est alors que tout s'enchaina. Elle vit Lylla sortir de sa tente et foncer sur le groupe qui combattait déjà... manquait plus que ça, Lylla n'ayant aucune maitrise du duel à l'épée, étant bien plus douée avec une louche. Elle allait se faire tuer... ni une ni deux, elle courut vers les combattant, épée à la main, et donna un coup de pommeau dans le ventre du porte-parole devenu fou pour le calmer un peu avant de se diriger vers les deux autres, essayant de les garder à bonne distance de sa vassale.... Logiquement Lylla pourrait tenir à distance le freluquet enragé....

[... récolte la tempête]

Alors qu'ils étaient occupés sur le couple, un hurlement hystérique, un NONNNNNNNNNN! Pour être plus précis, retentit... qu'est ce qu'elle baragouinait Arzillière? Trompé de cible? Elle était ivre ou quoi? Se retournant sur Lylla les sourcils froncés, elle la regarda comme si une folle se tenait devant elle...elle berçait le corps à genoux dans la boue...

Trompé de cible? Parce que tu ne l'avais pas reconnu peut-être? Si cet ignare n'avait pas voulu fanfaronner en donnant son nom au lieu de présenter son laissé passer il n'en serait pas là... que dire du fait qu'il a sorti les armes et attaqué? Et nous nous sommes trompé de cible... c'est une blague là? Faut arrêter le petit verre de mirabelle avant de se coucher! En gros il attaque et on aurait du se laisser tuer parce que c'est le petit porte-parole du duché? La vie de mes soldats et la mienne passe avant tout, je suis désolée. Au lieu de se tenir à l'écart il fonce... faut pas avoir toute sa tête, tu m'en vois désolée. On va trouver un médicastre, mais au pire ramène le à Troyes, t'y trouveras surement plus d'aide qu'ici. C'est malheureux mais quand on joue au con c'est ce qui arrive; mais bon on le savait déjà que c'était une tête à claque ce gamin, mais là on en a juste eu la preuve....
voyons le côté positif de la chose, on entendra plus sa voix de crécelle et il évitera à l'avenir de faire ses grands airs.


Le ton de la duchesse était froid et distant... réaction devenue habituelle face à la mort. Plus rien ne pouvait déclencher chez elle de l'empathie.... non, plus depuis qu'elle avait vu son époux mourir dans ses bras et l'état de sa cousine, son propre sang souillé par la tentative d'assassinat du père de ce merdeux... peut-être qu'après tout il y avait bel et bien une justice divine... peut-être que le très haut avait guidé la main du jeune porte-parole pour qu'il attaque et que justice se fasse punissant ainsi son propre père d'avoir fait massacrer sa propre épouse. Oui il n'y avait que cette explication, on lui avait toujours dit que le sang appelait le sang et le sang versé de son époux alors que Ghost était prévôt et à la solde de sa belle-mère et que rumeur avait mentionné des gens sous les ordres du prévôt sur les terres de Brienne, ensuite celui d'Ana.lise, sa cousine, versé par ce même Ghost, il était dans la logique des choses que le sang du rejeton fuse versé à son tour. Le seul souci qui se posait c'est qu'elle aurait préféré le sang de Sédan, pas celui d'un innocent comme son fils... mais l'était il réellement? Après tout, vu son comportement à son égard, il devait surement avoir trempé dans quelque chose de louche le gaillard.... peut-être était il au courant du complot contre Ana et l'avait il laissait faire, sans même la prévenir... jalousie peut-être d'être écarté du testament paternel au profit de son demi-frère, petit cousin de la di Favara.... la duchesse hocha la tête, ce genre de suppositions ne trouveraient de toute façon aucune réponse concrète et elle s'en fichait. Au mieux,le jeune d'Izard survivrait à ses blessures, ce que la duchesse lui souhaitait... déçue néanmoins qu'il n'ait malheureusement pas perdu sa langue dans la mêlée, la seule chose au final qui lui aurait fait plaisir aurait été de ne plus l'entendre, mais surement pas celle de vouloir sa mort.... et au pire Flavien mourrait victime de sa connerie et sacrifié sur l'autel de la vengeance des forces surnaturelles n'étant pas à la portée de la duchesse et là ils seraient obligés de creuser un trou pour empêcher la maladie du jeune d'homme de contaminer et de condamner tous les soldats de toujours bleu.... c'est que la connerie était vraiment une chose des plus contagieuse.... d'ailleurs Lylla venait surement de l'attraper d'où son comportement. Horrifiée à cette pensée, la duchesse se retourna une fois de plus sur sa vassale.

Bon sang, lâche le, le touche plus, il te contamine, tu vas devenir abrutie toi aussi, et ne respire pas trop près de lui, c'est dangereux ça... parait que le sang des enfants d'assassins est vicié et nocif pour les autres....

Oh les légendes urbaines de l'époque... tout un poème.... comment c'est inventé de toute pièce cette histoire de sang vicié?! Oui bah on fait ce qu'on peut hein, et puis imagination quand tu nous tiens... la duchesse se détourna de l'agonisant et de sa vassale afin d'aller voir si les trois autres attaquants avaient été maitrisé...

[hrp] 08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Ange....
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par un groupe composé de Gradel et de Tiphene.
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Flavien.. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Flavien..[/hrp]


Lieut.Radussol a écrit:


[Conflans les sens… le bon sens près de chez nous]


- vous croyez qu'on va en avoir un cette nuit ?
- mm ?
- vous croyez qu'on va en avoir un cette nuit ?
- mm
- vous croyez qu'on va en avoir un cette nuit ?
- … moui vous dis je Général !


A ce moment là, alors qu'il était de garde avec le Général Lerat, le lieutenant Radussol, fût persuadé d'une évidence qui vint le frapper en plein crâne telle une foudre divine venant éclairer son esprit embrumé : Lerat était sourd.
De cela, Radussol, Raduss pour les intimes et ces dames dont il était le chouchou, si si, en était sûr.

Regard suspicieux vers un couple qui s'approchait. Qui dit regard suspicieux dit yeux à moitié fermés, sourcils qui se froncent et air méfiant. Le tout mélangé, autant dire que Raduss faisait un sacré effort, surtout qu'il tenait dans une main son épée.


- qui va là !
- nous sommes des voyageurs tenez nous avons un LP


Raduss prit le parchemin et le parcourut du regard avant de le mettre dans le bon sens, la signature étant toujours en bas et non en haut et à l'envers, comme on le lui avait appris. Il fit semblant de lire prenant quelques secondes, vu que la lecture et lui ça faisait deux.
Quelques lettres lui disaient bien quelque chose mais la totalité des lettres ajoutées les unes aux autres lui donnait la migraine et il porta son regard comme on le lui avait appris également, à la fin du document, pour tenter de reconnaître la signature, que la Duchesse lui avait fait cent fois apprendre par cœur.


- si vous voyez cette signature, c'est bon on laisse passer

Il y avait la signature donc il fallait laisser passer d’où le nom du LP sans doute. Regard entendu vers Lerat qui s'était penché sur son épaule, lorsqu'ils s'écartèrent pour laisser passer le couple.

- vous croyez qu'on va en avoir un cette nuit ?
- mm .. ha non z'allez pas r'commencer j'vous dit qu…
- chuuuuuttt quelqu'un arrive !


C'était la soirée des visites et les deux soldats regardèrent à nouveau d'un air suspicieux, donc avec tout ce que cela demandait d'effort, dans la direction du cavalier qui surgissait hors de la nuit et courrait vers l'aventure au galop. Galop stoppé, la silhouette descendit de cheval.

La tension monta d'un cran.. et y'avait que deux crans chez Raduss.


Lylla a écrit:
[rp]Même en plein cœur de la nuit s'il était une chose sur laquelle on ne pouvait pas se tromper c'était bien la voix vipérine de celle qui menait gueule grande ouverte l'armée, et des tréfonds de culpabilité dans lequel elle se débattait depuis des jours à trucider de pauvres couillons qui avait le malheur de ne pas savoir ce qui se passait dans les sphères politiques, la crécelle eut au moins l'avantage de la faire réagir.

Si elle n'en lâcha pas le porte parole pour autant, qui désormais n'était plus qu'une victime collatérale, dont une fois encore chaque force en présence se refilerait la responsabilité de l'attaque, les propos de la Brienne avait de dépasser la barre du tolérable pour la blonde. Quelle la prenne pour une cruche juste bonne à lui obéir comme une caniche passe encore, qu'elle veuille régenter sa vie privé déjà elle l'avait en travers mais quand plus, qu'elle traite ainsi un homme a l'article de la mort, si c'était la toute sa charité aristotélicienne, elle comprenait mieux maintenant pourquoi elle offrait terres sur terres aux prélat de l'église.


Que je le lâches ? Mais regardez vous Duchesse, je préfère encore être contaminé par sa connerie comme vous le dites si gracieusement que de supporter encore plus longtemps vos humeurs et votre tempérament des plus aigri.

Un froid glacial c'était abattu autour d'eux, chose étrange pour une soirée de fin d'été, sans doute était ce du à ce qui finissez fatalement par éclater enfin.

Mais entendez vous, vous n'êtes que mépris, vengeance et paranoïa. La femme que j'ai connu, aimé et respecté a finalement cessé de vivre le jour funeste où votre époux s'en est allé. Vous êtes plus manipulatrice et nocive encore que bien des gens réunis car vous contaminez tout ceux qui vous approchent. Retournez donc finir les fond de tonneau avec votre cours, si vous me connaissiez mieux vous sauriez qu'il y a belle lurette que la mirabelle ne passe plus par moi mais finit directement dans vos gosiers.

Berçant Flavien contre sa poitrine, seul rempart quelle pouvait encore offrir au gisant contre la méchanceté foncièrement gratuite de celle qui avait un jour eu tout son respect, elle songea l'espace d'une seconde qu'une fois encore et bien avant l'heure Onagre avait eu raison.

Une voix bourrue détourna son attention, et c'est non sans mal qu'elle identifia un visage sorti d'un passé qui lui semblait à présent bien lointain. Comment s'appelait il déjà... Firmin... Non ce n'était pas ça.... Saleté de mémoire ! Florentin oui voilà !


Florentin ! Le ciel vous aura conduit jusqu'ici ! Se foutant royalement de se que pouvait penser la Brienne et sa troupe, se tenant de toute façon à l'écart depuis un moment de la cour de Sa Garce, c'est avec réconfort qu'elle s'adressa à l'homme.

Pouvez vous m'aider à transporter notre jeune ami en ville ? Je suis sure que le maire nous ouvrira sa porte.

Coup d'oeil méprisant envers la Duchesse.

Vous allez pouvoir respirer sereinement Votre Grâce, l'outrage que nous sommes à vos yeux va disparaitre quelques temps.
Mais notez que ce jour je vous rends terre et couronne et ne suis plus désormais votre vassale. Jamais l'homme que fut Onagre n'aurait permis même au nom d'une terre et de celui que vous portez que je m'abaisse une fois de plus à subir vos propos et vos insultes.


[/rp]


Maltea a écrit:
Alors qu'elle avait du stopper sa progression puisque la dame avait décidé de sortir de sa catatonie, un éclat de rire accueillit la tirade de celle qui n'était plus sa vassale à la seconde même où elle venait d'en faire état... plus sa vassale, alors allons y... après tout, cela faisait trop longtemps qu'elle protégeait ses conneries. Parce que la grande gueule lyllesque, tout ce qu'elle savait faire, c'était ses coups en douce.... quand elle pense qu'elle allait même camoufler la bâtardise de sa fille en la laissant passer pour l'enfant d'un autre tout ça pour la protéger.... Ainsi c'est donc elle qui était devenue aigrie? Que dire d'elle alors? Obligée de recourir à une marieuse pour trouver un noble daignant l'épouser... non parce qu' hormis un pauvre gueux à la prévôté et le duc qui ne la connaissait pas du tout comme eux la connaissaient en Champagne, pas grand monde ne se bousculait au portillon et ce malgré une toute jolie baronnie que l'aigrie qu'elle était lui avait fait octroyer à force de batailler. Si elle n'était pas aigrie qu'était elle? La pauvre c'est sur que de voir ses plans de mariage tomber à l'eau malgré la naissance de son marmot et le fait que la rivale avait subit une attaque foudroyante d'une armée, ça devait foutre un coup au moral. Bon vu ce qu'elle lui disait elle avait le droit d'être méchante aussi non? Alors allons y, disons tout haut ce que tout le monde pense tout bas de la sublime lylla, la gueuse à la cuisse légère plus manipulatrice qu'elle tu meurs, qui avait utilisé pour obtenir ce qu'elle voulait et qui maintenant crachait dans la soupe. Sauf que la soupe, ça l'amusait de se faire cracher dedans, et qu'elle allait rendre coup sur coup, mais surement plus férocement, puisque rien ne l'atteignait contrairement à la blonde qui se donnait des airs.

Pour la connerie c'est déjà fait, depuis l'époque où comme une imbécile tu gonflais le harem du père de ton gosse que tu veux faire passer aux yeux de tous pour celui de ton promis que tu ne connaissais même pas. Tout ça pour quoi? Pour qu'elle soit héritière bien sur, arriviste que tu es, garce de pacotille que même ses fesses n'a pas su élever dans la société. Il aura fallu ma naïveté, pourtant on m'avait prévenu de ton hypocrisie, mais je n'ai pas voulu le croire, mais là, si.... et moi je vais te vider mon sac à ta face putride de catin. Parce que c'est comme ça que tu es appelée. Tu penses que les champenois ne sont pas au courant de ta noirceur d'âme et du fait que tu couches avec le premier qui passe dans l'espoir de te faire épouser? Moi au moins je couche pour mon bon plaisir, et je n'ai pas peur d'assumer mon coté volage. Onagre tu avais espéré l'épouser sauf qu'il ne te trouvait surement pas à son gout, mais peut-être avait il compris avant l'heure combien tu étais une manipulatrice. Je t'ai rencontrée alors que tu te faisais insulter par la populace de la ville où tu étais maire, j'aurais du ce jour là écouter ce qui se disait au lieu de prendre ta défense, parce qu'ils avaient raison. L'insulte tu l'es à toi seule, celle d'une femme qui a tout fait pour obtenir ce qu'elle voulait, sauf que ça se reprend, ta baronnie est loin d'être à l'abri, songe y fortement ma jolie, parce que ce n'est pas avec ce que tu as le crane que tu iras loin. Mais oui dégage de notre vue à tous, toi la traitre qui nous accuse de beaucoup de maux alors que tu es responsables de la plupart avec tes grands airs. Tu veux qu'on fasse un sondage? Tu n'es pas respectée tu sais, tu n'es qu'une fille de joie portant une couronne de baronne par mon bon vouloir, ne l'oublie jamais. Ta jalousie ne te mènera à rien.... tiens tu accueilles à bras ouvert le serviteur de Tracy alors que tu craches dessus tellement tu en crèves qu'elle se soit faite épouser par Colvert alors qu'il t'a à peine regardé.... et oui c'est ça les hommes, ils savent reconnaitre les femmes de bien de celle qui ont les fesses en feu et qui ne cherche qu'à se faire passer la bague au doigt. Allez retourne d'où tu viens et ton souhait sera exhaussé, j'ai trop toléré dans ma mesnie une catin qui ne s'assume pas comme toi. Si encore tu osais affronter les gens au lieu de parler dans leur dos, là tu n'aurais jamais perdu mon respect, mais non.... trop difficile pour toi, tu préfères cracher par derrière et jouer la petite oie blanche par devant. Avec un peu de chance t'as du déniaiser le petit Izard pour être comme ça envers lui... trop drôle, après le père, la grande lylla s'est fait le rejeton...

Nouvel éclat de rire retentissant tel un grondement de tonnerre. La harpie avait foutu en rage la lionne qui s'en donnait à coeur joie de lui balancer ce qu'elle avait sur le coeur. Aigrie? Oui dans un sens, et aigreur causée par le fait qu'elle savait la vérité mais n'avait jamais voulu se l'avouer, c'était maintenant chose faite. Au regard méprisant, la duchesse répondit par un grand sourire, celui d'une femme soulagée d'être débarrassée de la gangrène qui la bouffait peu à peu. Cela faisait longtemps qu'elle voulait la renier et lui reprendre sa terre, mais elle passait outre à chaque fois, se disant que ce n'était pas bien et ce malgré les preuves de ses trahisons répétées, mais là, la demande ne venant pas d'elle, elle pouvait saisir l'occasion sans se sentir coupable... mais de quoi aurait elle était coupable après tout? De virer une putain qui n'avait pas de respect? Une femme qui n'était douée que dans l'hypocrisie? Oh la duchesse qu'elle était craché régulièrement sur les gens, mais elle avait le courage de le faire en face... Une femme qui alors qu'elle devait se faire épouser fricotait avec un membre de la prévôté? Jalousie, voilà ce qui guidait la vie de la Lylla, vouloir ce que les autres ont et ce par tous les moyens.... sauf qu'elle n'aurait jamais le fin du fin oh ça non, bien trop fade, elle devrait se contenter d'homme dont personne ne voulait, au final qui se ressemble s'assemble, personne ne voulait d elle, et ceux qui la regardaient, personne ne voulait d'eux... la vie était bien faite tout de même quelque part... planta planta pas? (c'est pour le fin du fin ça^^) Et si il a été planté et cela avait au moins eu le mérite de la débarrasser d'une vile manipulatrice pourrie de l'intérieur.... surement une maladie chopée à queuter avec tous les marins du port.... n'empêche elle s'en voulait, elle aurait du lui apprendre à se servir d'une vessie de mouton.... enfin pour Lylla, le porc aurait fait l'affaire... car dans le cochon tout est bon..... Elle se détourna de la plus grande garce que la champagne possédait sur ses terres... me*douille pire qu'Attigny, si on lui avait dit que ce serait un jour possible elle ne l'aurait pas cru.... plus un regard pour celle qui fut sa vassale et encore moins pour le fils de l'assassin.... ils allaient bien ensemble ces deux cancrelats au final....Elle devrait peut-être arreter de prononcer le nom d'Onagre, dans sa bouche ca faisait de lui un misérable... elle lui faisait honte ça c'était certain, mais à qui lylla Cardinal d'Eirbal ne faisait elle pas honte?


Lylla a écrit:
[rp]C'est qu'il fallait qu'elle cogite sévère la Brienne avant de vomir une réponse, et dire qu'elle osait reprocher aux autres d'avoir l'audace de réfléchir avant de parler. Mais laissons la penser, après tout elle n'a plus que ça, et enfin les mots sorte, la bête crache, dégueule, écume, le teint vire au vert, même pas franc de confidence qui ont pu être faite à celle qui avait été une amie, non un vert immonde, toute la bile accumulé par des années de flétrissure.

Crachez Duchesse, crachez donc, c'est tout ce que vous savait faire depuis quelques temps. Vomissez votre bile autant que vous le souhaitez, ça vous assainira le teint, je vous ai tant entendu en faire de même sur tout ceux qui vous entoure que cela ne me surprend même pas.
Et vous savez quoi je préfère encore être traité de catin car dans une bouche comme la votre cela devient un compliment n'arrivant pas à votre cheville, que de vassale d'une femme qui ne mérite même pas qu'on lui adresse la parole, c'est encore trop d'honneur à vous faire.

Je souhaite seulement à vos présents amis de ne point trop se confier à vous car vous ne savez qu'attaquer en vous servant des confidences qui ont pu vous être faites. Quelle grande Dame vous faites et quel exemple pour vos semblables.
Je me souviens effectivement de notre première rencontre, vous m'aviez d'ailleurs conseiller fort justement de faire à votre exemple ce que je voulais de mes fesses que cela ne regardait personne, je vous renvoie donc à vos paroles. Mêlez vous donc de vos affaires. Ha mais suis je sotte, c'est vrai que vous n'avez jamais su faire cela.

Quand au reste, je ne vous ai jamais rien demandé et je ne vous dois rien, faite moi passer autant de fois qu'il vous plaira pour une hypocrite et une profiteuse mais je vous mets au défi de retrouver en votre mémoire une seule demande de ma part concernant cette baronnie dont décidément vous vous gargarisez bien plus que moi.
Amusez vous à mes dépends autant qu'il vous plaira je n'en ai que faire et j'ai d'autre occupation que de passer mon temps à salir, galvauder, jeter, vicier la moindre chose que j'approche.


Qu'a cela ne tienne, aujourd'hui elle en avait la preuve, la Brienne était belle et bien la plus belle langue de vipère de Champagne et d'autre encore après elle gouterait à son venin hypocrite.

En tout cas moi, je peux me regarder dans un miroir, je n'ai pas besoin pour vous parler de penser ou d'étaler votre vie sur un champs de bataille, parce en fin de compte c'est tout ce que vous savez faire : l'ouvrir.
L'avantage c'est qu'à vos côtés on apprend à ne pas faire confiance à gens tel que vous.

Sur ce, un blessé a besoin de soin et votre présence ne pourrait qu'aggraver son état.
[/rp]


Maltea a écrit:
Mais qu'elle était fatigante, elle n'avait pas soif? c'est qu'elle avait autre chose à faire que de l'écouter faire sa victime pour essayer de trouver des appuis dans ses frères d'armes... sauf que ceux là la connaissaient depuis bien longtemps et savaient que ce que la blonde catin sortait n'étaient qu'ânerie plus grosse que ses fesses et pourtant c'était difficile de faire plus gros.... une grossesse de trop... pas pour rien que la Brienne faisait attention a ne pas se faire engrosser après une semaine de relation.... faut dire que la Lylla, elle allait vite en besogne... rencontre, coucherie dans l'heure voir la minute et marmot au bout d'une semaine, tout ça pour se faire épouser.... Bon répondre ne servirait à rien, elle essaierait d'avoir le dernier mot quoique non trop difficile de se taire pour la lionne vipérine à la verve assassine, c'est que ça l'amusait de voir ce que l'autre pouvait blablater pour tenter de se donner bonne conscience....

Oui oui tu as raison, comme toujours, va dire ça aux personnes sur qui tu as craché et qui ne te regardent plus. Etrangement tu en as plus à ton compteur que moi, mais bon, on va faire comme si. Et niveau confiance, tu peux bien parler, j'avais placé la mienne en toi tu m'as trahis pourquoi devrais je garder pour moi ce que je sais? J'ai pour devise oeil pour oeil.... De plus je te ferais remarquer que tu as lancé les hostilités, tu pensais sincèrement que je la fermerais devant une femme aussi misérable que toi? allez continue à te rouler par terre y a que ça que tu sais faire, tout le monde t'abandonne, tu es même obligée de fuir la Champagne pour pouvoir continuer à semer ta vilénie parce qu'ici ça ne fonctionne pas. si on comptait le nombre de fois où tu as quitté la Champagne pour mieux revenir parce que personne ailleurs ne te prenait au sérieux, et il y avait de quoi.... enfin là on va enfin être débarrassé de la plus hypocrite des champenoises et c'est tant mieux. sur ce en effet, soigne ton amant, il doit en avoir besoin, colle ta bouche à ses blessures, ta bave colmatera à coup sur ses plaies, comme celle des crapaud, oui voilà tu en fais un bien joli de crapaud. Salutation la future vicomtesse que ta nouvelle contrée t'apporte satisfaction, en espérant que le fiancé n'apprenne pas tes coucheries alors qu'il est loin de toi, ce serait dommage que ton mariage capote, n'étant pas prête à trouver quelqu'un.... et pour ce qui est du miroir j'ai un doute... sinon tu aurais remarqué à quel point ton amertume a marqué ta face déjà meurtrière par ta vie de catin de bas étage.

Bon elle pouvait partir partir maintenant ou devait elle rester afin de répondre à la dame qui n'avait toujours pas compris qu'elle pouvait essayer de rivaliser avec elle, jamais elle ne la toucherait... non parce que la bave d'un crapaud n'atteint pas la vipère, c'est bien connu...


Flavien. a écrit:
[rp][L’enfer lunaire]

Le noir était complet. Aucune lueur à l’horizon. Le silence était total. Ce calme était des plus reposants. Le jeune homme ne savait pas depuis combien de temps il était là. Ses sens lui disaient qu’il était couché, il se releva. Son environnement changea de tout au tout. L’obscurité fit place à un épais brouillard.

Il fit quelques pas tentant de trouver la sortie de cette purée de pois. C’est alors qu’il sentit une présence qui lui fit froid dans le dos. Une ombre se déplaça rapidement autour de lui en lançant un rire de satisfaction avant de s’en aller au loin.

Quelle rencontre étrange se dit-il, surtout qu’il faillit mourir de peur. Il n’était pas au bout de ses surprises. Ses pas le menèrent hors de la brume épaisse mais il arriva dans une sorte de marécage où il s’enfonça de plus en plus. Ses yeux scrutèrent les environs pour s’en sortir, c’est alors qu’il remarqua à ses côté une bête immonde hermaphrodite qui se dressait fièrement. C’est alors qu’il remarqua les autres formes autour de lui.

Il était face à un démon. Le premier de son voyage. Il annonça son nom et laissa Flavien passé. Il continua de marcher, le sol pâteux devint un sol sablonneux. Pendant qu’il s’avançait sur un chemin qui menait à une grotte, il réfléchit.

Encore tout retourné de sa rencontre, il se rendit compte qu’il se trouvait sur l’enfer lunaire. Un événement grave l’avait amené dans ces lieux où le but était d’aller à la rencontre du Très-Haut et de choisir. Ses connaissances du livre des vertus l’amenèrent à cette conclusion. Il savait aussi qu’il devait tirer des leçons de chaque rencontre avec un prince démoniaque.

La luxure n’était pas vraiment un problème pour lui. Il était si jeune et avait à peine atteint son adolescence. Il n’avait pas encore connu la couche et le corps d’une femme. La seule chose dont il pouvait conclure, c’est qu’il devait être fidèle à celle qui deviendrait son épouse et qui serait la seule avec qui il partagera son lit.

La majestuosité de l’endroit où il venait de pénétrer le sortir de ses pensées. Il était arrivé non loin d’un lac énorme. Sur la berge de celle-ci, ses yeux se posèrent sur des formes qui se mouvaient de manière lente et difficile. C’est alors que des eaux un monstre reptilien sortit et il vint à sa rencontre. C’était Bélial, le prince de l’Orgueil. Après de lui avoir parlé, le démon disparu dans l’étendue d’eau.

Loin de là, il y avait une barque. C’est alors que l’adolescent la prit pour débuter sa traversée. Bien vite, un tourbillon apparu et l’emmena dans les profondeurs lunaires. Après qu’il eut rouvert les yeux après cette chute, il remarqua la richesse des lieux. Tout était couvert de métal et de pierres précieuses. Tout ici était inaccessible aux damnés. S’ils avaient le malheur de toucher à un écu d’or, une vive douleur les prenait. Il se hâta pour traverser ce couloir de roche. C’est alors qu’il buta contre un gigantesque bête possédant des ailes déplumées. C’était Satan, le prince de l’Envie. Il s’envola bien vite pour le laisser continuer sa route.

Il se replongea dans son esprit. L’orgueil et l’envie tout comme la luxure pourrait devenir un problème dans le futur. Son attitude fut toujours d’accepter la critique et d’être humble connaissant ses propres limites. Les richesses matérielles ne l’intéressaient pas vraiment. L’amitié et le bien-être des autres étaient pour lui la seule fortune qui l’intéressait.

C’est alors qu’il arriva à la sortie des souterrains. Il était devant une plaine où l’herbe était rouge sang. Au loin près d’un pic des milliers de damnés se battaient encore et encore. Cela était une bataille sans fin. De cette énorme masse de chair et de sang sortit un titanesque taureau dont les narines crachaient du feu .Léviathan se présenta comme tous les autres. C’était le prince de la colère. Pour lui permettre d’avancer, la créature frappa de son sabot ce qui créa une ouverture dans le sol. Celle-ci possédait un escalier qui menait dans les entrailles lunaires. Il y pénétra.

La colère, il y était assujetti comme tous les membres de sa famille. Depuis sa tendre enfance, il avait connu un père colérique. Cette exemple l’avait marqué au point que ces derniers temps, des signes qu’il développait une colère démesurée apparaissaient. Il se rendit compte que ce chemin figuré était glissant et qui pouvait amener à la perte de son âme.

C’est alors qu’il glissa littéralement sur une limace gluante. Les quatre fers en l’air, une de ces créatures visqueuses vint frôler son visage. Ni une ni deux, il se retrouva debout et avança le plus rapidement possible. Lors de son passage furtif, il remarqua les damnés qui se goinfraient des créatures poisseuses et ils en étaient bouffis. Cette vision lui retourna le cœur. Au détour d’un chemin, il rencontra le prince de la gourmandise, Azazel, qui était autre qu’un titanesque ver de lune. Il conduisit le jeune homme à la sortie des galeries qu’il avait construit l’amenant au bord d’un gouffre.

Le fond était recouvert de richesses et suspendu au plafond, les damnés tenaient dans leur bras des richesses. Si un de ceux-ci laissaient tombés ne serait-ce une pièce, il tenterait de le rattraper le menant immédiatement à sa perte. Une colossale araignée descendit de sa toile. Le prince Belzébuth de l’avarice lui tissa un pont pour le faire passer de l’autre côté du gouffre.

Il n’était pas avare ni égocentrique. Il n’avait pas hésité à donner ses économies pour aider son duché et de temps en temps, il donnait au plus démuni. Quand il fut maire, il n’avait jamais cherché à enrichir la mairie à tout prix surtout au détriment des plus pauvres.

De l’autre côté se trouvait une porte de bois qui étaient difficile à ouvrir. Après moult manipulations, elle céda. Devant lui se dressait à présent une falaise de pierre bleue. Il remarqua des gens qui l’escaladaient. Il savait qu’il devait continuer. Il entreprit l’ascension qui fut des plus complexes. Nombre des compagnons de montées abandonnèrent et se laissèrent tomber. Grâce à sa persévérance, il se retrouva sur une corniche où il rencontra Lucifer le prince de l’acédie.

C’est vrai que dernièrement, il n’avait pas été assidu aux messes. De nombreuses responsabilités qui l’en avait empêché. Sa mère l’aurait sûrement sermonné depuis bien longtemps. Il savait parfaitement que l’inactivité spirituelle pouvait l’amener à sa perte et à la damnation comme ceux qui tente la montée sans arriver au but.

Le démon lui indiqua une cavité où il devait s’engouffrer. C’est là qu’il arriva dans une pièce où l’ange passeur l’attendit. La pièce s’éleva et arriva à l’étage « Paradis ».

[Le paradis solaire]

A peine sortit, il se sentit léger comme une plume et tout était baigné de lumière. Son but était atteint, le voilà sur le soleil.[/rp]

[hrp]Librement inspiré du "Livre des vertus, Chapitres de l'Éclipse".[/hrp]


Lieut.Radussol a écrit:


[Conflans, terre très visitée!]


Le cavalier surgi hors de la nuit se dirigeait vers les deux gardes en alerte.

- ho là qui va là !

C'est qu'il le connaissait son boulot le lieutenant.

- je suis Flavien d'Izard
- et moi lieutenant Radussol, vous avez votre laisser passer


Regard vers le Général et murmure.

- vous l'connaissez lui ?
- non vous croyez que j'connais tous les pélucres de champagne moi !


Nouveau regard vers l'homme.

- votre laisser passer messire


Raduss observa l'inconnu qui fronçait les sourcils comme s'il ne comprenait pas ce que lui demandait le garde. C'est y pas possible qu'ils soient tombés sur un simple d'esprit ? Regard vers le Général qui lui murmurait.

- il nous faut son laissé passer ce sont les ordres. C'est p'têtr' un ennemi qui essaie de gagner du temps
- oui p'têtre. Faut pas éliminer cette solution Général


Regard à nouveau vers l'homme.

- votr' laisser passer messire

C'est qu'ils n'avaient pas que ça à faire les deux nigauds à rester plantés devant un gus qui les regardaient bizarrement sans sortir son fichu parchemin. Froncement de sourcils en le voyant se rapprocher discrètemnet de son canasson, comme si les deux gardes le voyaient pas.. pour prendre son bâton et son bouclier. Pour sûr qu'il était pas franc du colier cet individu et Raduss sortit son épée, prêt à intervenir. S'il avait rien dans le crâne par moment, il n'en était pas moins un soldat efficace et vu l'attitude de l'inconnu, il valait mieux être prudent. Il ne lui donnait pas son LP et il prenait ses armes.

- je suis Flavien d'Izard conseiller ducal

Soupir du lieutenant qui se demandait si l'homme le prenait pour une truffe.. Conseiller ducal .. pourquoi l'homme ne lui donnait il pas le parchemin ? Qu'est ce qu'il en avait à ficher le lieut que l'homme soit conseiller ou pas. C'était pas écrit sur sa face qu'il mentait pas.

- et moi lieutenant Radussol… votre laisser passer messire sinon vous voyez le chemin derrière vous ? et bien vous pouvez en prendre la direction. Les annonces sont claires.
Pas de laisser passer, on ne passe pas … alors…. votre laisser passer s'il vous plait messire

- à l'attaque !!!

Comment ça à l'attaque ! Des ombres venant de derrière l'homme se jetèrent sur eux.
Raduss leva son épée. Alertés par les cris, les soldats du campement arrivèrent et se jetèrent dans la bataille.

Et comme il faisait nuit et que l'on n'y voyait rien ça frappa de tout les côtés jusqu'à ce que l'agresseur soit à terre.
Et là… un homme venu d'ailleurs arriva à cheval et se dirigea vers la blonde qui venait de soulever le blessé. D'où il sortait celui là. L'avait un LP lui ?


Dame Lylla, c'est bien vous ? ....Une voix bourrue qu'il avait même.. le lieut s'avança.

- ho là qui êtes vous ? vous avez un laisser passer ?

Ben oui, il arrivait et il venait au milieu. Et s'il avait pas de LP ben il allait falloir le tabasser lui aussi.


[hrp]librement inspiré des posts précédents[/hrp]


Alienor_vastel a écrit:
[8 Septembre - T'as voulu voir Conflans Et t'as pas vu Conflans *]


Ça devait être Compiègne, ce fut Conflans. Et ce n'était pour une fois pas la faute de son sens de l'orientation défaillant, non non, c'était en toute connaissance de cause qu'Aliénor avait quitté Sainte-Ménéhould une dizaine de jours plus tôt par le sud plutôt que vers le nord, à la demande de sa future suzeraine, la duchesse de Brienne, pour venir rejoindre l'armée de cette dernière.
Dire qu'elle en avait était impatiente et heureuse aurait été contraire à la vérité. Du haut de ses quinze ans, c'était tout juste si elle savait de quel côté se tenait une épée, en fait elle était bien plus efficace avec son coup de genou bien placé -enfin bien placé, ça dépend pour qui- ou encore dans l'assomage à coup de bouclier. Mais après tout, techniques qui en valait bien d'autres, qu'elle serait peut-être amenée à utiliser tant qu'une armée ne se pointerait pas en face. Sans compter que l'idée de devoir porter chemise et braies en lieu et place de ses habituelles robes n'était pas pour la réjouir outre mesure, elle qui détestait porter tenue masculine.

Une bonne semaine donc que la blondinette traînait dans l'armée, en profitant pour visiter les environs, passant en taverne pour y boire avec modération -non, modération n'est pas le nom d'un de ses compagnons d'armes- et avec les autres soldats de l'armée ou encore s'isolant sous une tente lorsqu'elle n'était pas de garde.

Et justement, cette nuit-là, elle se trouvait sous sa tente. Toile légère et clairement pas insonorisée -d'ailleurs elle avait songé à écrire au fournisseur pour s'en plaindre, c'est vrai quoi, si en plus on peut pas avoir un minimum d'intimité !- qui laissait passer murmures, rires légers et soupirs étouffés.


hm, c'est pas mal...
hmpf, non, pas terrible ça...
recommence pour voir, je suis sure que t'as fait exprès de viser à côté !...
pfff, un coup pour rien...
ah, c'est bon !...
ouiiiiiiiiiiiiiii !...


Un silence alors qu'un cri se fait entendre à l'extérieur. Regard vers son compagnon de jeu.

A l'attaque ???? C'est pas une voix de chez nous, ça, faut y aller !

La blondinette ramassa prestement les dés qui venaient de rouler à terre (ben oui, vous croyiez qu'il se passait quoi, sous cette tente !) pour les poser sur la table avec un sourire empreint de mauvaise foi Bon pas le temps pour la revanche, on va dire que j'ai gagné, hein !, avant de se saisir tout aussi rapidement de son bouclier et du fourreau de son épée dont elle ceignit la ceinture autour de ses hanches, et de sortir de la tente.

Pervenches qui tentèrent de saisir la situation, s'arrêtant sur la mêlée. Silhouettes dans la quasi obscurité qui régnait, elle reconnût les bleus, en déduisit que les autres étaient les assaillants. Comme quoi, on peut être blonde et faire preuve d'un minimum de réflexion.
Réflexe comme depuis plusieurs nuits maintenant, aller prêter main forte à ses compagnons d'armes. Pas le temps de sortir son épée, de toute façon d'aucunes mauvaises langues affirmaient qu'il ne valait mieux pas compte tenu de sa maladresse, elle risquerait de se blesser, c'est donc tenant fermement son bouclier de ses deux mains qu'elle vint apporter sa modeste contribution.

L'inconvénient de combattre en robe -car finalement oui, Aliénor avait décidé de ne porter les braies que dans les cas d'absolue nécessité- l'inconvénient disais-je, c'est qu'on ne voit pas où l'on met les pieds. Et les pieds se prirent donc dans une racine traîtresse, faisant perdre son équilibre à la petite blonde. Mains en avant pour amortir la chute, lâchant par là même le bouclier qui vint heurter la tête d'un des assaillants. L'histoire ne précise pas quel fut le son émis suite à ce contact d'un crâne contre le métal.

Et c'est en pestant contre la boue qui maculait son vêtement que la blondinette se releva, en même temps que ces tympans étaient vrillés par un grand cri. Comment ça, "NONNNNNNN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!" ???
Regard qui se dirigea vers le jeune homme à terre, visage qui blêmit en le reconnaissant.

C'était un coup à se faire virer des Courriers, ça.

Mains boueuses essuyées sur sa robe qui n'en était plus à ça près, se demandant si les frais de lavoir étaient pris en charge par l'armée, bouclier ramassé, geste agrémenté d'un petit
Scusez !...Et froncement de sourcils en entendant les paroles de Lylla. Trompés de cible ? Bon d'accord, Lerat et Radussol n'étaient pas des lumières loin s'en faut, on ne pouvait pas compter sur eux pour y voir clair même en plein jour, mais de là à penser qu'ils avaient sciemment attaqué le Porte-Parole, fallait pas pousser mémé dans les orties avec l'eau du bain et le bébé avec. Léger sourire en entendant la duchesse riposter, avant de hausser les épaules, les laissant à leurs échanges d'amabilités.
Après tout, elle avait d'autres chats à fouetter, en l’occurrence neutraliser la femme qui se ruait vers elle.




[hrp]08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Ange....
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Tiphene. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Tiphene. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par un groupe composé de Gradel et de Tiphene.
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Flavien.. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Flavien..[/hrp]


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* Librement inspiré de Brel - "Vesoul"


Jeffeson a écrit:
Dormir était maintenant devenus impossible. Chaque nuit, une flopée de personne souhaitait entrer en ville de Conflans sans le fameux parchemin. Et chaque nuit, c’était le même refrain. Passage à tabac d’un innocent … ou pas. Dans ces moments là, il ne réfléchissait pas, certains dirait que c’est habituel alors qu’au final chaque parole était pesée et chaque geste attentivement soigné. Cette nuit là, il se trouvait autour du feu de camps sans rien dire, allongé près de ces compagnons, regard fixé sur le ciel étoilé. On ne pouvait entendre que le bruit du crépitement du bois, quelques chuchotis dans la nuitée sombre.

Il les regardait un à un, son regard se posa bien évidement sur la Duchesse. Qu’elle drôle de rencontre entre ces deux là, en taverne, à Langres. Tout était dit. Lui, revenait d’un passage à tabac et débarquait dans la ville fantomatique et elle, se trouvait assise en taverne. Toutes les conditions étaient réunies pour un petit brigandage dans les règles de l’art. La suite, tout le monde la connait … voila qu’il devenait aussi écervelé qu’un jeune puceau face à une ravissante demoiselle. Oh oui, il en était amoureux, depuis le premier regard mais cela, il se le garderait bien pour lui.

Il sourit en coin et son regard se posa sur Wilus. Le bourru de Wil, incapable de dire ce qu’il ressent et à toujours se mettre dans des situations « amoureuses » grotesques. Wily quoi, un ami cher en devenir. S’ils étaient connus avant tout ceci, il était plus que certain qu’il aurait pu festoyer au croisement d’un chemin, bourse pleine et tête pleine d’espoir.


A L’ATTAQUEEEEEEE !!!

Sa main se resserra aussitôt. Il bondit et passa devant la Duchesse qui venait tout juste de se lever. La routine reprenait son du. Il sortit son épée et fonça droit devant. Pourquoi les Champenois étaient cons ? Parce qu’ils sont Champenois aimait il répondre. Tout ceci se vérifié ici même. Il regarda les deux gardes qui confirmaient qu’aucun laissez-passer n’était en possession des pleutres de ce soir.

Son regard se posa sur le jeune homme qui venait de prendre son arme et qui faisait de grand geste. Apparemment, le jeune pouce maitrisait son arme aussi bien qu’un manchot. Peut être qu’une épée de bois aurait été approprié pour un gringalet dans son genre, sortant à peine du sein de sa misérable mère.

Une attaque dans les règles de l’art ? Bien sur que oui. Il sourit et le Jeff, prit grand plaisir à planter son arme dans la chaire humaine sans trop de difficulté. Une fois la victime à terre, il laissa traiter sa botte sur le visage du mourant. Et voila, affaire réglée, pas de Lp, pas d’entrée. C’était d’une simplicité absolue et encore, trop compliqué pour le Porte Parole qui venait d‘être reconnus à l‘instant.

Le blond se pencha au dessus de sa victime sans aucun remords, bien au contraire. On finit toujours par payer et Aristote sait que Jeff aimait tant être le bourreau. Alors qu‘il allait dépouiller sa victime de son or présumé, il aperçut la folle furieuse se jeter sur le corps meurtris. Qu‘avait elle ? Était ce un amant de plus ? Son fils ?

La suite se termina en dispute. Haussement d‘épaule envers la logisticienne. Alors que son attention était à la prise de bec avec sa Duchesse, Jeff s‘empara de la toute petite bourse qui ne devait pas avoir plus de 10 écus dedans … suffisant pour aller manger en taverne. Il se releva aussi discrètement que possible, regarda une nouvelle fois le presque mort, sourit, puis … bien mal lui prit, laissa tomba un petit cracha à ces côtés en guise de souvenir et ne put s‘empêcher de rajouter :


Salut Aristote pour moi.


[hrp]08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Ange....
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par un groupe composé de Gradel et de Tiphene.
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Flavien.. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Flavien..[/hrp]


Coxynel a écrit:
A Conflans : une nuit comme les autres

" C'est une belle nuit pour faire la guerre, une belle nuit pour se disputer, une belle nuit comme toutes les autres d'ailleurs. Certains dorment, d'autres se mélangent. Des corps se cherchent, se dispersent, beaucoup dépriment, peu s'en remettent. Les bringueurs font la fête. Quoi que l'on dise, quoi que l'on fasse, dans n'importe quel état qu'on est, la nuit elle, est toujours belle, et toujours là pour nous bercer* ".



Les jours se suivaient et se ressemblaient... Cheval, il ne s'appelle pas Métro fort heureusement d'ailleurs, boulot, dodo... et nuit de garde. Voilà à quoi ressemblaient les journées de Coxynel depuis quelques temps. Ce n'était pas pour lui déplaire même si un peu plus d'action n'aurait pas été de refus. Ca la dérouillait un peu la blonde, faut dire qu'elle s'empâtait au sens propre comme au figuré. Rester dans un bureau à faire de la paperasse ou jouer la petite femme d'intérieur parfaite, n'étaient décidément pas son truc, surtout lorsqu'elle savait ses compagnons d'armes de la Garde Royal sur le front. Puis s'ennuyer comme un rat mort au milieu des chemins, parfois lors de ronde, était assez plaisant même si elle maitrisait déjà bien la technique pour l'avoir parfait de longs mois par le passé dans différentes bourgades de Champagne. Ca lui rappelait de bons souvenirs...

Occupée à grignoter des mûres près d'un bosquet de ronces, elle pensait à lui, à son avenir, à cette décision et ce n'est qu'un cri "à l'attaque" qui la sortit de ses rêveries. A ce bruit, la blonde se retourna pour voir un groupe armé attaquer le lieutenant Radussol. Juste le temps de s'essuyer la bouche d'un revers de manche - oui oui faut être présentable quand même - qu'à la suite de ses petits camarades bleus, elle tira son épée rapidement et entra dans la danse... Mieux valait ne pas trop trainer pour être sûr d'avoir quelque chose...

Une vraie cohue... les coups pleuvaient de toute part. Coups de coude dans les dents, coups d'épée par ci, coups de pieds par là... Elle en avait d'ailleurs reçu quelques uns avant de pouvoir en donner. Le bruit, les cris, les pleurs, le cliquetis des épées puis l'odeur écoeurante du sang qui se mêlent à la terre et enfin le silence... Pas cette fois, tout s'enchaîna très vite, le cri de la juge... une erreur... Le regard de Coxynel se posa sur la victime que cette dernière tenait dans ses bras... le Porte-Parole de Champagne...


Mer**...

Ce fut le seul mot qui sortit de sa bouche... De toute façon, ce n'était pas la première fois qu'elle tuait des innocents détenteurs de LP. Ca lui était déjà arrivé quelques années auparavant. Blasée ? Peut-être. Puis, c'est le jeu... pas de l'amour et du hasard certes mais de la guerre et du hasard. Les erreurs ça arrive souvent en période de troubles. Puis ce cri, elle l'avait bien entendu... A l'attaque... Ils n'avaient fait que riposter... de la légitime défense donc!

Aussi ajouta-t-elle d'un ton neutre un peu pour elle-même alors que la dispute de la suzeraine et de la vassale éclatait et avant de s'en retourner manger... parce que les émotions ça creuse!

Dommage collatéral... En même temps, vous avez déjà vu une guerre propre, vous ?


Elle non...


[hrp]08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Ange.... Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Ange.... Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Ange....
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Tiphene. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Gradel. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par un groupe composé de Gradel et de Tiphene.
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Flavien.. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Flavien.. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Flavien..

* Mickey 3D, Amen[/hrp]


Wilus a écrit:
Après une soirée bien arrosé , Wilus n'était pas dans sa plus grande forme ,'il avait prévu de dormir sans essayer d'imiter le rat mort comme la nuit précédente .Son dos était en bouilli , il ne pouvait se permettre de renouveler l'entrainement cette nuit...

La plupart des bleus étaient réunis autour du feu se regardant l'un et l'autre sans dire mot .
C'est alors qu'il croisa le regard de son ami Marcel qu'il avait rencontré peu de temps avant à Ste Ménehould . Que pouvait il pensait ce bougre ?A ses catins ? ...Peu importe , Wilus ne pensait qu'à la douleur de son dos et décida de fermer les yeux pour trouver son sommeil ...

Et voila que les embrouilles arrivèrent , des hurlements ..C’était le "le branle-bas de combat" .
Il se leva à moitié réveillé pour rejoindre ses compagnons mais tout était déjà fini et reconnu le porte parole allongé dans la boue gémissant comme un gamin avec la femme à la louche prêt de lui…

Il regarda son ami Marcel un instant ne sachant point ce qu’il venait de se passer et lui glissa à l‘oreille.


Il ne va plus porter sa voix le porte parole!

[hrp] 08-09-2011 04:15 : Vous voyez clair dans vos idées aujourd'hui, vous avez l'esprit pénétrant.
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Ange.... Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Ange....
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Gradel. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par un groupe composé de Gradel et de Tiphene.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Flavien..[/hrp]


Aimelin a écrit:
[Conflans.... mais qu'il fait noir la nuit ! ]

Ils étaient partis le 28 aout de Ste Ménéhould mais pas en direction de Compiègne, mais en direction de Conflans pour intégrer l’armée "Toujours Bleu" de sa blonde et chieuse amie. Sa suzeraine,, la blonde Duchesse de Saint Florentin devant faire tutelle en Maine lui avait demandé de la représenter, et il y allait aussi pour lui, en tant que noble champenois.

Campement, tentes et rondes de nuit était donc leurs quotidien depuis pas mal de jours. Les nuits complètes étaient devenues inconnues à leur vocabulaire, des voyageurs égarés sans LP faisant les frais de leur imprudence.

Et c’était une soirée comme une autre, dans l’une des deux tentes résonnant de murmures, rires ou bruits de toutes sortes.


hm, c'est pas mal...
hmpf, non, pas terrible ça...
recommence pour voir, je suis sure que t'as fait exprès de viser à côté !...
pfff, un coup pour rien...
ah, c'est bon !...
ouiiiiiiiiiiiiiii !...


grmmbll … le temps de se mettre à quatre pattes pour chercher ce maudit dé qu'Aliénor avait trouvé avant lui, le jeune Seigneur entendit ce fameux cri qui déchira la nuit

- A l'attaque !!
- à l'att ? … ouille
maudite table jamais là où il faudrait qu'elle soit.

Il se releva à la hâte, attacha le ceinturon qui retenait le fourreau de son épée, autour de sa taille, attrapa son bouclier au vol et sortit dans les traces de la blondinette, direction l'entrée du campement où une mêlée furieuse se tenait déjà. Obscurité, cris, chocs des épées et des boucliers, le lot quotidien de leur armée engagée dans cette guerre.

Il n'avait pas demandé son reste pour frapper les assaillants, dont l'un maniait le bâton comme il aurait manié une cuiller en bois, et le regarda s'écrouler. Un cri l'arracha de sa contemplation d'une blondinette qui s'était relevée, essuyant ses mains sur sa robe. Sourcils qui se levèrent. Un regard vers Radussol qui semblait vouloir s'assurer que les curieux, étrangement présents sur les lieux, étaient en règle. Que de monde à l'entrée de Conflans par cette sombre nuit !

Un regard vers l'un des assaillants à terre. Peut être que c'était une erreur, et sûrement que c'était la guerre, mais si l'on se battait, c'est que l'on avait été attaqués.

Action, réaction.

Se déplacer demandait d'être prudent, toute personne sensée demandait confirmation avant d'approcher une armée. Il avait été chef d'Armée à Pau, il savait qu'une erreur était toujours possible, beaucoup en faisait les frais, certains ne disaient rien, d'autres se posaient des questions sans plus, et d'autres remuaient ciel et terre pour brailler qu'ils étaient victimes et les autres coupables.

Coupables de quoi ? de défendre une ville depuis des jours et des jours ?

C'était la guerre, une affaire d'hommes et de femmes qui n'étaient pas là pour leur plaisir, mais pour défendre un Duché au péril de leurs vie. Et ces femmes et ces hommes méritaient tout autant le respect que ceux dirigeant le Duché ou ayant quelque poste dont ils se faisaient gorges chaudes.

Un regard vers les victimes. Ce n'étaient pas les premières, ce ne serait sans doute pas les dernières.

A la guerre comme à la guerre !



[hrp]08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Ange.... Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Ange....
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par un groupe composé de Gradel et de Tiphene.
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Flavien.. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez frappé Flavien.. Ce coup l'a probablement tué.
08-09-2011 04:04 : Vous avez été attaqué par Flavien..[/hrp]


Flavien. a écrit:
[rp][Le paradis – Une douce rencontre]

Une agréable chaleur régnait dans cet endroit lumineux. Il regardait aux alentours, tout était vide. Un soupir s’échappa d’entre ses lèvres. En se retournant, il remarqua un arbre et il fronça automatiquement les sourcils. Ce chêne n’était pas présent quand il avait regardé. Il ne se posa pas trop de question et il s’assied à ses pieds. Sa tête se mit contre le tronc et ses yeux se fermèrent.

Le calme absolu le détendait totalement. Cela le changeait des énervements et du stresse que lui causait sa vie pour le moment. Il attendait le moment. Celui où le Très-Haut allait lui poser la question fatidique. En tout cas, il devait être à la salle d’attente. Dommage qu’il n’y a pas de barde pour écouter des histoires pendant ce délai. Enfin, le Très-Haut devait être très occupé avec le conflit en bas.

La situation lui était bien plaisante. Il était entre le réveil et le sommeil. Vu l’endroit, il était bien normal qu’il ne puisse s’endormir. C’est alors qu’une brise se souleva comme une caresse sur la peau de sa joue qui remonta le long de ses cheveux châtains. Cela avait quelque chose de maternelle.

Le vent se transforma en une main féminine qui lui caressait les cheveux. Il ne le remarqua pas de prime abord. Quand il s’attarda sur ce qu’il sentait qu’il se rendit compte qu’il n’était plus seul. Il y avait quelqu’un qui était assis à côté de lui sous l’arbre.

Il n’avait pas peur car il l’avait en quelque sorte reconnue. Cette personne était l’image claire d’un souvenir embrouillé avec le temps. C’était sa mère.

« Bonjour », dit-elle timidement. Elle ne savait pas comment il réagirait.

La seule réponse de l’adolescent fut des larmes et il se jeta à son cou. Elle lui avait tellement manqué ! Il profitait de cet instant. Les mains maternelles reprirent les caresses dans la crinière châtain du fiston.

« Je sais que je te manque énormément. Dès le premier jour, j’ai veillé sur toi et ta sœur. Vous étiez les plus belles et les plus précieuses choses dans ma vie. Je ne pouvais pas me résigner à vous tourner le dos définitivement. » Flavien se releva et regarda sa mère dans les yeux. Il lui répondit.

J’ai toujours su que tu ne m’avais pas abandonné. Le seul qui m’a abandonné, c’est père… L’atmosphère devint tout d’un coup lourde. « Ton père est ton père. Il n’a pas changé d’un pouce. Dis-toi que malgré tout ce qu’il a pu te faire, qu’il a fait une chose merveilleuse. Il m’a aidé à te donner la vie. Sans lui, tu ne serais pas là aujourd’hui à me parler… » A peine eut-elle finie sa dernière qu’elle se rendit compte qu’elle faisait sa blonde. Elle se rappela où ils étaient.

« Je suis sincèrement désolé que tu sois arrivé ici. J’ai fait un mauvais travail en te protégeant… » Le visage maternelle s’aggrava. « Je n’ai pu malheureusement rien faire contre les forces qui s’abattent sur notre famille. » Elle semblait profondément attristée. Le fiston décida de remonter le moral à sa mère. Tu sais, je ne regrette pas d’être ici. Au moins, j’ai pu te parler. C’est quelque chose que j’ai toujours souhaité. J’aurais dû faire juste attention quoi souhaiter. Il se mit à rire et Cannella fit de même.

Elle regarda au loin d’un air inquiet. « L’heure approche. Je vais me dépêcher de te dire ce que je pense et je ne vais pas te mentir. Ton corps physique a subi des dommages importants. Je n’ai pu que limiter les dégâts. Tu as le choix entre rester avec moi ou continuer ta vie en bas. » Elle coupa immédiatement son fils car elle se doutait de sa réponse. « Tu as encore plein de choses à vivre. Je sais que tu m’as perdu comme mère et tu en as gagné deux au change. J’aime beaucoup ta belle-mère, ton père a su faire un bon choix. Elle t’a toujours traité comme si tu étais de sa propre chaire. Pour cela, elle a toute ma gratitude.

Tu n’as presque pas vécu et ta présence ici est due à des circonstances exceptionnelles. Ne gâche pas ta vie en restant ici. Vit ta vie, mon fils ! » A ces mots, l’arbre disparut et ils se retrouvèrent debout l’un devant l’autre. « Il est l’heure. » Elle a dit cela avec une voix nouée. « Sache que je t’aime et je t’aimerai toujours, mon fils. » Et elle disparut dans le brouillard qui venait de se lever.

Une lumière aveuglante bien au-dessus de lui apparut. Une voix puissant et solennelle retentit. Flavien, tu as le choix entre revenir à la vie et mourir définitivement. Si tu fais le dernier choix, cela implique que je jugerais ta vie et déciderait de ta destination finale. Si tu choisi la vie, tu la continueras et tu n’auras aucun souvenir de ce que tu as vécu ici. Seules les leçons que tu as tiré et qui ont atteint ton cœur te permettront de t’améliorer. Que décides-tu ?

Il hésitait grandement. Avant de discuter avec sa mère, il aurait resté. Sa vie était tellement courte qu’il ne pensait pas avoir tellement pêché. Mais elle avait raison. Il avait tellement à vivre et à voir. Le doute était tel que le Très-Haut s’impatienta. Que décides-tu ? – La vie ! Il lui avait répondu de manière tellement naturelle qu’il s’en étonnait. Bien ![/rp]


Aimelin a écrit:
[Conflans et ses ouailles]

Il avait assisté un peu héberlué à l'altercation entre Maltea et Lylla, n'en comprenant pas la cause. Ce jeune imprudent avait été encore une victime de cette guerre, qu'y pouvaient ils, seuls ceux ne faisant rien ne commettaient pas d'erreurs.

Le jeune gars regardait un homme surgit d'on ne sait où et qui parlait à Lylla, ne répondant pas au lieutenant Radussol qui pourtant l'avait questionné. La guerre devait rendre sourd, c'était bien connu.
Et voila qu'un carosse arrivait, bravant lui aussi les dangers de la nuit.
Un signe à Radussol afin qu'il demande à l'homme s'il avait un laisser passer. Ce serait malheureux de mettre à terre encore quelques imprudents qui étaient attirés par ce qui se passait, comme des mouches par une belle tarte aux pommes déposée sur une fenêtre.

Il s'avança vers Lylla, ignorant ce dénommé Forentin et s'adressa à elle.


Lylla, il y a une médicastre de mes amies à Conflans et je sais la qualité de son travail, il s'agit de Belphégore. Je connais son échoppe et peut aller la chercher... regard vers Flavien... elle saura quoi faire je peux t'en donner ma parole.
Nous pouvons transporter le blessé chez elle, ou je peux aller la chercher pendant que vous le mettez dans une tente, ce qui serait sans doute plus prudent.


S'il y avait bien quelque chose qu'il avait appris à l'hopice de Compiègne pendant la guerre contre l'Artois, c'était qu'il fallait remuer un blessé le moins possible tant que l'on ne savait pas la gravité de ses blessures. Il savait que son amie Bel était la seule à pouvoir s'occuper des blessés, elle l'avait assez démontré et n'était pas médicastre pour rien. Et puis avec Altaïr c'était histoire d'un court moment, ils seraient de retours tres rapidement.

Belphegore a écrit:
[rp][ Echoppe de la médicastre ]

Elle faisait sa tête des mauvais jours...Elle bougonnait, grognait, grommelait, marmonnait, maronnait tout en enfournant quelques effets dans sa besace, revérifiant ses pauvres provisions qu'elle avait dans ses tiroirs: quelques miches de pain, un jambon sec entamé, des oignons à moitié germés, une pauvre poignée de noisettes de l'automne passé. Pas de quoi faire un très long voyage, mais elle espérait que sa suzeraine aurait de quoi nourrir son arrière-ban...

C'est que Siva était venue la chercher presque par la peau des fesses au fin fond de la Champagne, là où elle suivait une douce retraite au milieu de ses amis Lescuriens pour lui demander de participer à la levée de l'arrière-ban. Elle avait estimé qu'il était temps pour elle de reprendre du service, et Belphegore n'avait pas eu trop son mot à dire....Bon, si, elle aurait pû, mais il fallait avouer que l'inaction commençait à lui peser, et les prières à répétitions commençaient à la faire tourner en rond.

Ce qui ne l'empêchait pas de maugréer et de pester,tout en pensant à Guillaume qui était aux bons soins d'une nourrice, car ses parents indignes étaient incapables de s'occuper de lui, son père étant engagé dans une armée et sa mère dans une autre...Pauvre Guillaume, il n'aura pas beaucoup côtoyé ses parents dans sa prime enfance....

Continuant à renâcler et rognonner, elle s'occupait maintenant du sac en cuir ouvragé qui lui servait à ranger ses ustensiles de médecin de campagne, quelques fioles et petits sacs de jute où elle entassait herbes, simples, feuilles et fleurs séchées....
[/rp]

Lylla a écrit:
[rp][ Sur le champ de bataille ]

La lune éclairait la scène depuis la voute céleste, semblant se jouer des drames qui se jouaient à ses pieds, pauvres et minuscules grains de sable qui s’obstinaient à se battre sur l'immense trame que les tisseuses de vie filaient au long des jours, formant et déformant les motifs selon leurs humeurs changeantes. Et ici bas, pauvres mortels inconscients de leur travail sans fin, nous tentions d'échapper à leurs doigts graciles, à leur imagination sans limite, pour nous retrouver le plus souvent face à des situations que nous n'avions ne serait ce que jamais imaginé.

C'était le cas de tout ce qui c'était passé ce soir. Aussi rapide qu'un coup de mistral, l'altercation avec la Duchesse avait été chassé de son esprit, ne laissant place qu'à l'inquiétude causée par l'état du jeune Flavien.
Alors qu'il reposait sur le sol humide de cette Champagne qui l'avait vu naître, et que son sang venait nourrir cette terre si ingrate pour ses enfants, Lylla avait encore une fois l'impression de tenir une vie au bout de ses doigts, fil minuscule et si fragile... Elle n'avait pas eu la force nécessaire à retenir son fils, au gré des jours la vie avait déserté son corps, jusqu'à ce que son âme même finisse par s'envoler et là, dans la nuit, les mêmes peurs, les mêmes sentiments refaisaient surface.

Dès leur première rencontre des liens subtils c'étaient noués entre la blonde et le fils de son ancien amant. Souvent elle se demandait en l'observant à la dérobée si Kylian aurait été comme lui ? Plusieurs fois, ils avaient eu l'occasion de discuter très brièvement de Cannela et il arrivait à Lylla de se demander si son propre fils lui aurait voué le même amour, s'il aurait lui aussi souhaité perpétuer sa mémoire si c'était elle qui s'en était allée.

Un frisson lui parcouru l'échine. Quelle femme ayant un minimum de sens maternel pouvait laisser un homme aussi jeune, encore presque un enfant, se vider de son sang sans éprouver le moindre désir de porter secours ? Quelle mère pouvait voir s'enfuir une vie si jeune sans rien faire pour la retenir ?
Que sommes nous face à la mort, que des êtres impurs et dénués de titre, de nationalité, seulement parés de nos erreurs et de nos fautes.
Non, la jeune femme refusait cela, l'histoire ne se répéterait pas ! Et même si Flavien n'était pas son fils, elle ne le laisserait pas passer ainsi de vie à trépas sans avoir tenté de le sauver.

Ses doigts tremblants repoussaient sur le front encore juvénile quelques mèches de cheveux que le sang commençaient à raidir, ignorant la haine, la rancœur, et le peu de charité de ceux qui l'entourait, Lylla se tenait prostrée et silencieuse, comme coupée du monde et tentant par sa seule volonté d'insuffler au corps blessé quelques souffles de vie. Ce furent les voix masculines qui la ramenèrent à cette nuit fatidique. Les gardes qui s'en prenaient à Florentin, ce dernier qui devant son étrange silence ne savait plus que faire, et Aimelin.

Un seul parmi tous semblait doté de conscience. Elle avait entendu dire qu'il avait connu la guerre et que la grande faucheuse n'avait pas épargné ses proches... Peut être lui avait elle par contre laissé son humanité pour qu'il se soucie à son tour du jeune blessé.


Florentin je crois que Messire a raison... Flavien ne semble guère transportable en l'instant. Merci pour votre aide... Le regard empreint de tristesse que Lylla posa sur lui ne devait certainement pas être suffisant pour exprimer le regret quelle avait à ne pas pouvoir faire transporter le blessé loin de tout cela, mais en cet instant, elle n'avait rien d'autre à lui offrir.

Revenant vers celui qui jusqu'à la fin de cette guerre resterait son compagnon d'arme, elle lui présenta un pauvre sourire et un regard hagard, embué de larmes.

Son pouls faiblit Aimelin, je vous en prie, faite vite et aller quérir Bel, elle seule pourra le sauver désormais. On sentait dans sa voix toute l'angoisse qui la rongeait et l'espoir qu'elle plaçait dans cette démarche. C'est dans un souffle vibrant de sincérité qu'elle acheva.
Merci Aimelin...

Son regard retournant à l'adolescent à qui elle marmonna avec une certaine violence.
Tient bon Flavien. Je t'interdit de partir tu entends. Tu vas vivre non d'un chien, tu as encore tant de choses à apprendre et à découvrir, alors accroche toi mon grand, on va te sortir de là ![/rp]

Aimelin a écrit:
Sourcils froncés tandis qu'il écoutait la jeune femme.

Son pouls faiblit Aimelin, je vous en prie, faite vite et aller quérir Bel, elle seule pourra le sauver désormais. ...
... Merci Aimelin...


Toutes ses plantes étaient dans la tente et il aurait plus vite fait d'aller chercher Bel.

faites le transporter doucement dans une tente et assurez vous qu'il y a pas mal d'eau chaude sur le feu du camp. Il faudra faire des décoctions et bouillir des linges propres.

Les réflexes de Compiègne lui revenaient... je n'en ai pas pour longtemps je fais au plus vite ... il se tourna vers Aliénor en murmurant ... je reviens vite.

Il s'éloigna du groupe et le temps mettre Altaïr à l'écart, il l''enfourcha pour sortir du camp au galop en direction des portes de la ville qu'il franchit. La nuit résonnait des sabots de l'étalon et tout en faisant attention à qui pourrait surgir dans la nuit il trouva la ruelle de l'échoppe de son amie. Il sauta à terre et se dirigea vers la porte à laquelle il toqua assez fort. Elle était fermée mais on pouvait apercevoir une faible lueur à travers les carreaux, signe qu'il devait y avoir quelqu'un.

Il ne se demanda même pas si Bel savait qu'il était en Champagne et dans le cas contraire quel serait son étonnement à le voir la nuit venue toquer à sa porte.
Il n'était guère présentable après ces altercations où les armes avaient parlé, et il n'avait guère non plus prété attention à la boue qu'il pourrait avoir sur le visage.

Tout ce qui l'importait, c'était de trouver son amie et qu'elle le suive rapidement jusqu'au campement aux portes de la ville.


Bel !! ouvres ... besoin d'un médicastre c'est urgent !

Belphegore a écrit:
[rp][ Lieu de torture de la médicastre ]

"Alors, nous disions, donc, un petit sac de valériane, un de datura, on a toujours besoin de datura chez soi, une fiole de prép...."

Citation:
Bel !! ouvres ... besoin d'un médicastre c'est urgent !


Elle sursauta tellement quand quelqu'un tambourina à l'huis qu'elle en fit tomber sa fiole en grès qui se brisa sur le plancher de bois.

Elle pesta, regardant le désastre, sa dernière préparation de....mais? Mais cette voix? Par Aristote....Non, ce ne pouvait pas être......Après tant d'années....

Elle se détourna vivement des débris et se précipita vers la porte qu'elle ouvrit à la volée.

Elle se retrouva nez à nez avec l'homme avec qui elle avait partagé tant d'aventures, tant de dangers, tant de moments forts et douloureux, mais aussi de franches rigolades.


"Aimelin!! Que je suis aise de te revoir, mon ami!! Depuis quand es-tu en Champagne? Et quel bon vent t'emmène? Mais je manque à tous mes devoirs, passe donc à l'intérieur, les nuits commencent à être fraiches!!"

Tout à son enthousiasme, elle avait complètement oublié les paroles qu'Aimelin avait prononcé en toquant à sa porte.

Elle s'effaça pour le laisser passer.[/rp]

Aimelin a écrit:
[peu après, Conflans, échoppe de Belphégore]


Il recula d'un pas lorsque la porte s'ouvrit brutalement sur son amie qui enchaînait les questions. S'il n'avait pas à coeur ce drame qui se jouait non loin il en aurait ri mais son visage marqué par la boue et la fatigue restait grave.Tout en l'écoutant il la dévisageait. Tant de mois et d'années étaient passées. Leur dernière rencontre remontait au mariage de Maltea et Richard, à Brienne au début de l'année 57. Il était lui même accompagné de Quasi et préféra oublier cette période en répondant à son invitation à entrer.

Un léger sourire s'afficha malgré tout à la joie de revoir sa médicastre préférée, comme il l'appelait.


Bel.... juste un mot avant de se retourner pour lui faire face une fois qu'elle eût refermé la porte derrière lui... tu n'as pas changé.
je suis là depuis quelques mois et je suis venue parce que nous avons un blessé grave au campement des Bleus, sous les murailles.
D'après Lylla il s'agit d'un certain Flavien et il faut un médicastre d'urgence. Il n'a pas donné son LP et nous y sommes tombés dessus à plusieurs dans la nuit.


Un soupir, il était inutile de lui préciser les dégâts, elle avait suffisamment d'expérience pour deviner que seul contre une armée l'homme n'avait eu que peu de chance, uniquement celle d'être encore en vie dans un piètre état.

Il faut nous dépêcher j'ai demandé qu'on le porte au sec et qu'on fasse chauffer de l'eau. Altaïr est devant ta porte si tu n'as pas ta monture de prête.

Belphegore a écrit:
[rp][ Là où on arrache les dents sans douleur...]

Elle referma la porte derrière elle, frissonnant sous la bise d'automne qui soufflait tous les soirs sur la Champagne, annonçant un hiver précoce.

Elle écoutait à peine Aimelin, toute à ses souvenirs qui la submergeaient, mais aussi, en bonne femme d'intérieur, elle se disait qu'elle n'avait absolument rien à lui offrir à grignoter, même pas de l'eau car elle n'avait pas eu le temps d'aller à la fontaine à la sortie du couvent Lescurien.

Mais son cerveau enregistra un nom...
Citation:
.il s'agit d'un certain Flavien


Elle s'arrêta de s'activer en un instant, réfléchissant. Un visage s'imposa à elle, un visage pâle, aux grands yeux interrogateurs, une mine enfantine, un sourire qui lui rappelait douloureusement son amie Cannelle....Il était venu la rencontrer pour avoir des réponses à ses questions, mais elle craignait de ne pas avoir été d'une grande aide, sa haine pour Ghost étant encore trop vivace.....

"Flavien, dis-tu? Flavien, le fils de Cannelle et de Ghost ? "

Elle posa une main sur l'épaule d'Aimelin:

"Et tu dis qu'il aurait été attaqué par une patrouille?"

Sans perdre une minute, elle saisit son sac de cuir, y fourragea quelques instruments chirurgicaux, pesta contre son manque de provisions en plantes adoucissantes, calmantes, cicatrisantes. Il faudrait faire avec ce qu'elle avait...Quand elle se souvint qu'Aimelin avait lui aussi des connaissances en médecines et en plantes, il avait toujours été d'un grand secours et d'une aide précieuse sur les hôpitaux de campagne:

"Dis-moi, Aime, aurais-tu quelques herbes? Malheureusement, mes provisions sont très maigres, je n'ai pas renouvelé mes provisions de plantes..."

Tout en parlant, elle avait soufflé les quelques bougies qui illuminaient la pièce, avait ouvert et refermé la porte derrière eux, les laissant dans la nuit noire et humide...

"Prenons Altaïr, mon cheval est dans mes écuries trop loin, nous perdrions du temps....."

Elle flatta l'encolure du grand cheval qu'elle connaissait bien et qui avait été le compagnon de jeu de son Baladin maintenant mort. Mais l'heure n'était pas aux attendrissements. Il fallait faire vite.... [/rp]

Aimelin a écrit:
[Conflans, échoppe médicastre]


Il la suivait des yeux tandis qu'elle s'affairait tout en lui répondant du mieux qu'il le pouvait.

oui le fils de Cannelle. Je me souviens d'elle je l'avais raccompagnée ici en juin 56

des plantes ? moui j'en ai toujours quelques provisions sur moi comme toujours. Je dois avoir de la camomille, du thym comme fortifiant, de la sauge et du millepertuis pour les douleurs, et quelques fioles de mandragore pour la douleur aussi, des orties pour les saignements et même des feuilles d'absinthe pour faire des emplatres.

Un petit sourireje n'ai pas oublié tous les conseils reçus et crois moi ils m'ont servis depuis compiègne 56.

j'ai une petite malle ou je place tout, avec des chiffons propres pour les bandages et quelques ustensiles utiles. J'y ai même un sac assez important de farine folle récupérée sur la meule et les murs du moulin cet été. Si nous trouvons quelques œufs il sera possible de faire un emplatre pour calmer, cicatriser et désinfecter.
Avec tes instruments et ton expérience, ça devrait le faire.


Il sortit de l'échoppe et mis un pied à l'étrier pour se hisser sur l'étalon puis tendit la main à la médicastre en souriant.

accroches toiun coup de talon sur les flancs d'Altaïr pour lui intimer l'ordre de s'élancer. Oublié la prudence, il fallait faire vite, et le cavalier et sa passagère prirent la direction du campement de l'Armée.


[Quelques minutes après, Campement des Bleus]

L'étalon stoppé devant la tente indiquée par un soldat, les deux amis mirent pieds à terre, et tandis que Bel se précipitait vers le blessé, le jeune seigneur alla récupérer la malle avec l'aide d'un soldat et la fit déposer dans la tente concernée.
Débarassé de son équipement de combat, visage débarbouillé et mains lavées il se dirigea vers la tente afin de voir s'il pouvait être utile .


Belphegore a écrit:
[rp][ Sur les routes noires et brumeuses de Champagne ]

Aimelin était un bon cavalier (il avait fait de très gros progrès depuis leur séparation) et il mena Altaïr sur les chemins boueux, sinueux et pleins d'ornières d'une main de maître. Derrière lui, accrochée d'une main à sa taille, Belphegore essayait de ne pas perdre son sac, coincé entre elle et son meneur. Elle ne vit rien du paysage, de toutes façons la lune était jouait à cache-cache derrière les lourds nuages rebondis de pluie, et elle avait enfoncé son nez dans le dos d'Aimelin, se protégeant du vent de la course.

Et en très peu de temps, ils atteignirent le campement des Bleus. Aimelin n'eut aucun mal à se faire reconnaitre et les vigiles le laissèrent passer sans problème.


[ Campement sinistre des Bleus ]

Il arrêta son cheval devant une tente. Belphegore crut qu'il allait l'aider pour descendre, mais que nenni, ce goujat était déjà parti en courant elle ne savait où...En soupirant, Bel jeta son sac à terre, sauta lestement à côté et ouvrit la tenture de la tente avec un pincement au cœur: le corps allongé sur une mauvaise paillasse était bien Flavien.

Elle mit un genou à terre, posa sa main sur son front: il était pâle, exsangue, du sang collait à ses cheveux, une longue estafilade courait sous son sourcil droit d'où venait le sang.

Elle se releva, se débarrassa de sa cape de laine brute pour être plus à l'aise pour examiner le jeune homme et attendit Aimelin et ses trésors.
[/rp]


Lylla a écrit:
[rp][Avant le retour des secours]

Il fallut un instant à la jeune femme pour réaliser qu'Aimelin avait suivit son instinct et s'en était allé chercher la seule personne aux environs qui ferait tout son possible pour ramener à la vie le jeune blessé.
Elle se souvenait avoir entendu à maintes reprises que Bel et Canella avaient été proche, alors qui mieux qu'elle aurait à coeur de panser les plaies et d’ôter des griffes de la grande faucheuse son ami.

Mais qu'avait dit Aimelin déjà ? Ha oui, faire transporter Flavien, chauffer des litres d'eau, trouver des linges propres et commencer à en faire bouillir.
Cela n'allait pas être une mince affaire, comment une femme seule pourrait elle bien à elle seule transporter le corps alourdi par les blessures du porte parole. Ses yeux fouillant la nuit, elle ne put que constater que tout les combattants se foutant comme de l'An quarante de ce qui pouvait bien arriver désormais, étaient retourner vaquer à leurs occupations.
C'est alors qu'elle remarqua derrière un tas de buches préparée pour les flambées quelques minois curieux. Ses pupilles se rétrécissant pour scruter les limbes, elle reconnut les visages des deux vaillants marmitons qui accompagnaient d'ordinaire la cuisinière du camp.


Hep ! Vous deux ! Les deux jouvenceaux firent mine de ne rien avoir entendu et tentèrent un repli stratégique. Hey ! Venez ici et en vitesse, si vous ne voulez pas finir dans la marmite !

Dépêchez vous, ma patience a atteint ses limites ! Portez le blessé dans la tente la plus proche de l'intendance et faite attention sinon il vous en cuira !
Le ton ne souffrait aucune réplique et les jeunes gens s'exécutèrent sans piper mot, tentant de ne point trop bouger le blessé et finissant par le déposer sur la paillasse qui était là.

Sortant de ses propres provisions, les deux derniers fruits de sa cueillette de la veille, la blonde les lança l'un après l'autre aux marmitons, les remerciant d'un frêle sourire.
Tenez, c'est pour vous remercier, allez vous reposer, la nuit va être courte et le reste de la journée sera bien long...

Dès qu'ils furent sortis, Lylla ôta sa chemise déchirée et en passa une propre le plus vite possible, avant de se pencher sur Flavien. La respiration était faible, mais au moins, il respirait toujours.

Avec une douceur infini elle caressa le front qui à la lumière de la bougie lui parut encore plus pâle.


Je suis là Flavien.... Bel va bientôt arriver... tu te souviens de Bel hein... tu vas voir elle va te remettre sur pied... Alors qu'elle parlait doucement, la blonde croisait superstitieusement les doigts, espérant que la médicastre serait bien chez elle et que le destin ne la ferait pas mentir.

Essuyant une larme qui persistait à vouloir tracer sur sa joue un nouveau sillon, Lylla posa un baiser sur la tempe du jeune homme, comme une mère l'aurait fait pour son enfant afin de conjurer le sort, avant de sortir, les bras chargeaient de son propre linge et de contourner la tente pour attiser le feu qui couvait dans le foyer.

Sans attendre ni rechigner à la tache, elle fit le nécessaire pour remplir le grand chaudron suspendu au trépieds et assise sur une vieille souche commença à déchirer ses chemises pour en faire des lamelles de tissu, devant s'occuper les mains tout en veillant sur la tente du blessé et espérant que les secours seraient bientôt là...


[ Au coeur de la nuit, quand l'angoisse vous étreint]

Sur un feu plus petit, de l'eau était tenue au chaud en prévision des diverses décoctions dont avait parlé Aimelin, tandis que debout devant le chaudron, armée d'une grande cuillère de bois, elle remuait les linges plongeaient dans l'eau bouillonnante, après être allée une fois encore s'assurer que Flavien ne manquait de rien... si l'on puis dire ! Quand le galop d'un cheval se fit entendre. Lâchant brutalement l'ustensile qui fit jaillir sur sa main quelques fines gouttelettes d'eau brulante, pas un cri ne pu franchir sa gorge que l’angoisse avait noué et qui semblait ne plus pouvoir émettre le moindre son, malgré la vive douleur de la banale brulure.

Alors qu'une silhouette féminine franchissait le pas de la tente, Lylla tenant son poignet hâtivement enroulée dans un des morceaux d'étoffe, s'avança prudemment afin de ne pas faire peur à celle qu'elle avait reconnu comme Belphégore et qui déjà examinait le blessé.
[/rp]


Aimelin a écrit:
[Une femme ça va, mais deux... prudence]


Un coup d'oeil pour chercher Aliénor du regard tandis qu'il arrivait devant la tente où reposait le blessé. Peut être était partie se reposer après les évènements éprouvants de cette nuit.
Un sourire en voyant des marmites remplies d'eau, et des linges en train de bouillir et ses pensées s'envolèrent vers Compiègne et l'Hospice avant qu'il ne réagisse et franchisse les pans de la tente.

Un regard sur le côté, satisfait de voir la malle si précise déposée selon sa demande et regard vers les deux jeunes femmes avant de s'approcher.


Bel j'ai fait déposer cette malle avec tout ce dont je t'ai parlé et je reste avec vous pour le cas où vous auriez besoin d'aide.

La fatigue était là, mais il avait appris à la dépasser lorsqu'il le fallait, et c'est attentif qu'il regarda la médicastre et Lylla s'affairer.


Belphegore a écrit:
[rp][ Sous la tente ]

Elle avait été tellement pressée de se rendre au chevet de Flavien que Belphegore n'avait pas fait attention au décor, au feu ronflant, aux marmites bouillonnantes, et surtout pas à la jeune femme qui se tenait en retrait, faisant des charpies de chemises.

C'est son ombre qui se découpa sur les parois, grandissant, se déformant à mesure qu'elle approchait de la paillasse qui la fit se retourner d'un bloc, sur la défensive:


"Ey, Demoiselle, il y en a certains qui sont morts pour moins que çà!! Quelle frayeur!! Vous avez eu de la chance que je n'ai pas ma Floberge sur moi!!"

Belphegore lui fit un sourire amusé, pour lui signifier que l'incident était clos:

"Aimelin est venu me chercher pour essayer de soigner Flavien. Je suis médecin à Conflans mais aussi de Dame Siva d'Appérault..."

Elle allait continuer sa présentation lorsque Aime fit son entrée:

Bel j'ai fait déposer cette malle avec tout ce dont je t'ai parlé et je reste avec vous pour le cas où vous auriez besoin d'aide.

Belphegore lui sourit et se retourna vers Flavien:

"Et bien, alors, allons-y: déshabillons-le pour vérifier les blessures, j'espère qu'il n'y aura rien de grave...Ce qui m'inquiète, c'est de le voir ainsi sans réaction...J'espère qu'il n'y aura pas de contusion interne..."

Aidée de la jeune femme et d'Aimelin, elle ôta les vêtements de Flavien, ses doigts palpant chaque centimètre de peau, faisant jouer les articulations, écoutant le coeur, approchant son oreille de sa bouche, écoutant son souffle ténu, humant son haleine, le retournant pour ausculter son dos, ses jambes...

Tout en laissant ses mains courir sur tout le corps, elle fermait de temps en temps les yeux, ressentant les vibrations internes. Elle marmonnait, alors que le sang qui poissait le dos, le visage, tachait ses doigts, ses avants-bras:


"Blessure au sourcil, au dos...Par Aristote, ils l'ont attaqué par derrière, je reconnais bien là la bravoure des soudoyers d'une armée montée à la va-vite...Humm, fracture possible de la jambe sous le genou...."

Se relevant, elle vit les visages anxieux de la jeune femme et d'Aimelin qui attendaient son diagnostic:

"Et bien....Nous avons du travail....Nettoyer le sang pour qu'on puisse y voir plus clair, recoudre les plaies du sourcil mais surtout du dos, qui me parait assez profonde, remettre en place la fracture qu'il a à la jambe...."

Elle était assez confiante pour le moment, ce n'étaient que de grosses blessures qui n'attentaient en rien à sa vie si on arrêtait rapidement les saignements. Elle n'avait pas reconnu de blessures ou de contusion internes.

Elle était néanmoins inquiète de la perte de connaissance du jeune homme, signe qu'il avait dû tout de même recevoir un assez important choc sur la tête. Mais pas de bosse à la palpation, pas de bleu. Elle espérait qu'il reviendrait vite à lui.


"Au fait, je m'appelle Belphegore, si nous devons travailler ensemble, autant que les présentations soient faites!!

Elle sourit à la jeune femme qu'elle détailla un peu mieux. Mais où l'avait-elle déjà vue?[/rp]


Lylla a écrit:
[rp]A l'image de son Duché, deviendrait elle folle ? Voilà qu'après avoir levé l'épée contre son ami, elle omettait de s'annoncer et coller une peur bleue à la médicastre. Afin bon, connaissant la femme et sa réputation elle esquissa un sourire discret quand celle ci lui fit remarquer que certains pouvaient succomber à un instant de peur. Non ce n'était vraiment pas le genre de la médicastre, qui si elle semblait l'avoir oublié, n'avait pas quitté la mémoire pourtant quelque fois récalcitrante de la blonde.

L'arrivée d'Aimelin et de ses précieux trésors, ne lui laissa pas le temps de répondre, ils avaient pour l'instant bien d'autre chose à faire.Après avoir rapidement rassemblé ses cheveux à l'aide d'une lanière et allumé les chandelles qu'elle avait fait quérir un peu plus tôt pour permettre à la soignante de travailler plus confortablement, elle exécuta sans rechigner la moindre demande.

Avec l'aide d'Aimelin, ils retournèrent Flavien, leurs regards anxieux se croisant quelque fois, et si aucun mot ne fut échangé, chacun plongeait dans ses propres démons et autres souvenirs, ils étaient tout deux suspendu au verdict de Bel.

Les mots marmonnaient à l'encontre des soldats, ramenèrent une vive rougeur de honte sur le visage pale de la jeune femme que la culpabilité rongeait. Certes elle n'avait fait qu'obéir aux ordres comme tout un chacun, mais ce n'était pas cela qui lui ôterait tout remord, même si elle était devenu une arme de guerre qui se remettait chaque jour au travail, elle n'en restait pas moins un être humain, avec une âme... un coeur.
On pouvait s’accommoder de trucider des êtres sans visage et sans nom, mais comment pouvait on garder sa conscience pour soi quand l'on frappait un ami, le fils d'une femme que l'on avait connu et estimé, quand la mort prenait le visage de l'innocence ? Pour cela elle n'avait pas de réponse et doutait d'en trouver une un jour.

La voix calme et posée de la médicastre trompa enfin l'attente quand le verdict tomba.
Laver, recoudre, réduire la fracture... Un soupir échappa à la poitrine féminine. Si les dégâts étaient bien présents, ils ne semblaient pas irréparables, à moins que Bel ne voulu pas les inquiéter d'avantage. Non, refuser cette idée, garder encore une fois, l'espoir chevillait au corps. Flavien allait vivre ! Il le devait, il le fallait.

Le malade ayant retrouvé sa position initiale, la blonde releva un visage un peu plus serein vers la médicastre qui profita de l'instant pour se présenter. Ainsi donc elle ne l'avait point reconnu... Mais comment lui en vouloir... Qui reconnaitrait dans la souillon aux vêtements malmenaient, aux cheveux en bataille et aux yeux rougis par les larmes l'ancienne bourgmestre troyenne ? Pas grand monde elle s'en doutait.

Repoussant machinalement une mèche imaginaire derrière son oreille la jeune femme s'approcha d'une chandelle.


Lylla... Tu te souviens ?.... Même si j'aurais préféré que cela ai lieu dans d'autre circonstance, je suis heureuse de te revoir Bel.[/rp]

Aimelin a écrit:
Précautionneusement il avait aidé à oter les tissus souillés par la boue tout en songeant aux gestes que lui avaient appris les médicastres de Compiègne pendant la guerre de 56. Mine soucieuse il s'exécutait, écoutant les conseils ou les consignes et le diagnostic de la médicastre.
Rassuré de voir que la vie du jeune homme n'était pas en danger il sourcilla néanmois aux propos parlant d'une armée montée à la va vite, espérant que le reproche s'adressait au ducounet ou à sa chère et tendre épouse bien aimée, plutôt qu'à la chef d'armée qui avait investi écus et énergie pour défendre les terres de Champagne.


"Blessure au sourcil, au dos...Par Aristote, ils l'ont attaqué par derrière, je reconnais bien là la bravoure des soudoyers d'une armée montée à la va-vite...Humm, fracture possible de la jambe sous le genou...."

Regard vers son amie en répondant à son murmurec'est sans doute dans la mêlée des combats

Reprise d'un air soucieux. Que dans la rage des combats des coups aient été portés de tous les côtés, était normal, mais nulle attaque en traitre, juste de la défense, et défense d'une ville par des soldats vivant dans des tentes pendant que les grands de ce royaume dormaient dans des lits confortables sans se soucier d'eux. Une fois le blessé sur le dos, il attendit que Lylla se soit présentée avant de s'adresser à Bel.

- j'ai de l'aigremoine et des orties pour nettoyer les plaies proprement. Je vais réquisitionner un homme pour nous préparer rapidement des décoctions.

Laissant Bel et Lylla s'affairer il sortit et fit signe à Ernest qui ne quittait pas souvent le proche environnement de son seigneur.

- prend ces ustensiles et prépares nous des tisane d'orties, de thym et de camomille. Voici les plantes. Veilles aussi à ce que des linges soient bouillis et tu mettras ceux souillés dans une autre bassine d'eau chaude. Fais toi aider par un ou deux de tes compagnons.
- à.. v… vos … o…. ordre s.. se… seigneur
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MessagePosté le: Lun 12 Sep - 14:01 (2011)    Sujet du message: Publicité

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