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1459-11-18 - L'alcool, ce n'est pas bien - RP de fin

 
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MessagePosté le: Sam 19 Nov - 00:27 (2011)    Sujet du message: 1459-11-18 - L'alcool, ce n'est pas bien - RP de fin Répondre en citant

Brylastar a écrit:
ACTE I



[Reims, le 6 novembre: pleine journée]



Encre. Vélin. Cachet. Pas grand chose quand on y réfléchit bien. Bry observait le courrier en face de lui. Le pigeon qui l'avait apporté, venant de loin, très loin, s'était un peu éloigné. Bry lui avait laissé quelques graines sur le rebord de la fenêtre de son appartement de Reims. Il regardait le courrier sans vraiment le voir. L'ayant déjà lu plusieurs fois. Ne comprenait-il pas?

Il ne fallait plus beaucoup de choses pour que Bry soit déprimé ces jours-ci. Oh, il le cachait bien assez ce sentiment de se noyer toujours plus. Personne n'avait dû s'en rendre compte: d'apparence, il était resté jovial, enjoué, besogneux. Mais il n'y croyait plus autant qu'avant. Sa venue ici, idéalisée, n'avait pu occulter son origine artésienne. L'entretien de la matinée avec l'autre l'avait totalement détruit. Bien sûr, il devait se remettre.

Mais le pouvait-il?

Il l'avait juré en tout cas, la Vicomtesse avait su trouver les mots, le Capitaine le réconforter presque, le Duc lui-même étant présent pour lui. Mais ces quelques mots avaient eu un effet dévastateur sur le jeune homme. Le courrier qu'il avait reçu de loin avait joué la flamme avec la glace. Il en avait marre d'être tiraillé de tous les côtés, parfois emballé, porté aux nues; parfois écrasé, massacré. Il était las de cela.

Et la guerre; au moins une bonne cause. Enfin: au moins une cause. A force d'entendre parler de pillages en tous les lieux du Royaume, sa foy en la guerre légitime s'était atténuée. Bien sûr, il adulait toujours Sa Majesté, et restait comme il aimait à le dire un intégriste du Domaine Royal et de la Champagne. Mais si tout le monde mourrait, que ferait-on? La vie d'une Princesse était en jeu actuellement: ces félons oseraient-ils l'abattre?

Bry n'était plus au fond de lui qu'un homme dont la force vitale et l'envie débordante s'étaient asséchées - il espérait que ce fût temporaire; il espérait, il espérait vraiment. Car il ne pouvait pas être comme les autres. Non, son ascendance lui avait suffisamment dit. "Die Zukunft wird voll von Wunderheiten und Schönheit sein! Verzweifel nie, du darfst dich nicht beschweren: wie der Andere es sagte: 'wie dem es auch sei, das Leben, es ist gut!' also vergiss das nie!*". Bry se souvenait de sa mère. Pas de son père.

Trop d'émotions; trop de travail aussi, mais surtout trop d'émotions. Il ne tenait plus le Bry. Ses vêtements étaient préparés pour partir demain à l'aube. Au Diable l'autre Grasce qui voulait le rendre fou et le détruite! Il se remettrait! L'autre avait raison de lui dire de se préserver du poison: et puis, la Grasce n'avait-elle pas été vue comme traîtresse?? Le poing de Bry se referma vigoureusement sur le haut de la bouteille de whiskey. La fraîcheur lui rappela son existence. Bry sourit.


Allons bon...

Les yeux de Bry défièrent en silence la bouteille. Un verre à côté. Rien d'autre sur la table - si ce n'était la lettre. Oh, il savait qu'il ne pouvait pas. Mais le travail était réglé au Castel; et pour Ratafia, il n'avait plus d'autres choses à faire. Qu'attendre, ce soir, pour partir. Peut-être pour la mort? Peut-être pour la fin? Peut-être pour la Lumière? Bry n'en savait rien; mais il s'en moquait à présent. Qu'importait le reste, il lèverait haut ses armes pour rendre honneur à Sa Majesté et pour faire payer les félons!

Il découcha la bouteille, sentant quelques frissons courir sur sa nuque. Il la leva, tranquillement, observant presque ce qu'il faisait d'un oeil extérieur. Puis, il remplit doucement le verre; tout doucement. Le bruit était un régal, calme, serein; apaisant. Ses yeux se fermèrent un instant. Aucun bruit dehors; pourtant, on était en pleine journée. Ou était-ce le soir? Bry ne savait plus trop. Il rouvrit alors les yeux; et vit le verre rempli.


Donnerwetter!**

Bry ne parlait germain que lorsqu'il était seul. Presque surpris de voir le verre rempli, il rit doucement. Puis laissa ce dernier sur la table, pour approcher la bouteille de ses lèvres. Il sentit les effluves; puis but de longues gorgées...




[hrp]*"L'avenir sera empli de merveilles et de beauté! Ne désespère jamais, tu n'as pas le droit de te plaindre: comme le disait l'autre 'quoi qu'il en soit, vivre est bon!' (Goethe). Alors n'oublie jamais cela!"

** Sapristi!



Pour information: ce RP n'est pas fermé, mais si vous voulez intervenir faites-le de façon cohérente please ^^ merci! Bry est chez lui, enfermé et seul pour l'instant![/hrp]


Brylastar a écrit:
[Reims, le 6 novembre: tombée de la nuit]




Bry rouvrit les yeux; progressivement, il reprit conscience de l'endroit où il était. Il déglutit pesamment. L'air hébété, hagard. Il était saoul; totalement saoul. Il vit alors la table en face de lui. Deux bouteilles vides, et quelques verres au sol. Que s'était-il passé? Qu'avait-il fait? Il avait bu, c'est ça? ... mais, pourquoi? Comment ça?

Pffeeuu, pfffeuuuuii!

Il toussa difficilement plusieurs fois. Puis respira avec douleur et bruit, essayant de reprendre ses esprits. Il referma alors les yeux, ne pouvant pas supporter de voir. La pénombre était omniprésente. La fraicheur également. Mais Bry n'avait pas froid. Il ne ressentait pas vraiment la fraicheur sur sa chemise imbibée d'alcool. Qu'avait-il fait? Comment avait-il pu...

Mais quelle sensation. Bry resongea un instant à la lettre, puis à tantôt... ah oui, l'autre... l'autre... l'autre catin qui avait osé lui parler comme elle avait fait... mais cela... en y repensant, son visage se crispa, ses muscles se bandèrent, et Bry rouvrit les yeux, des larmes les ayant envahi, il se releva et d'un coup jeta contre le mur d'en face avec violence la bouteille presque vide qu'il tenait encore dans ses mains. Elle éclata avec fracas et du liquide se répandit sur le sol.


Catttinnnnn!! Caaaaatttttttiiiiiiiiinnn!!

Bry était furieux; il éructait, se balançant d'un pied à l'autre, regardant le mur souillé d'en face, celui contre lequel il venait de laisser exploser sa colère. Mais le geste venait de le calmer. Temporairement. Bry s'essuya du bras de chemise la bouche qui salivait éhontément. Il était pitoyable, décoiffé, à moitié nu car sa chemise se déchirait en son milieu, et il empestait. S'il s'était regardé, il aurait eu honte et se serait jeté dans une rivière. Mais il ne pouvait le faire - et puis, il était trop saoul.

Le regard du jeune homme se baissa vers la table; le courrier y était. Son visage se figea, ses muscles se retendirent. Tant de bonté; tant de proximité. Comment cela était-ce... comment cela...

Une larme tomba sur la table; il l'observa pendant quelques secondes.


Scheiße...*

Bry se laissa retomber sur le canapé à la renverse; sa tête heurta assez bruyamment le mur, et les pieds frappèrent la table qu'il fit sursauter. Les deux bouteilles restantes sur la table se renversèrent également. Le bruit était insoutenable.

Chuuuuutttt!!! Ah, stopppp! Foutredieu!!

Le bruit se calme enfin. Ses yeux s'étaient refermés. Dormir, se reposer, pour que cessent les nausées. Il n'en pouvait plus, et un rictus malade apparut sur son visage. Il devait dorm... non, il devait partir. Partir, ce soir! Avec le Capitaine et l'armée! Défection! Bry rouvrit les yeux et secoua la tête vigoureusement. Il se releva alors, s'appuyant sur la table, et prenant son temps. Puis, alla vers la petite table sur le côté. Remettant en place un verre qu'il venait de prendre, la salle prenait une apparence plus ordonnée maintenant.

Vite, vite... quelle heure était-il de toute façon? Il alla alors vers une petite bassine d'eau qu'il avait dans sa chambre. Dans les couloirs, il s'appuyait d'un mur à l'autre, tanguant, chavirant; peu sûr de lui. Dans la pièce, il accourut à la bassine, puis se mit à genoux, plongeant son visage dans l'eau glacée. Il ne respira plus et resta ainsi pendant quinze secondes.

1, 2, 3... diable que le froid faisait du bien.
4, 5, 6... cueillons des cerises?
7, 8, 9... diable que le froid faisait du bien.
10, 11, 12... mais oui, l'armée, la défense, la guerre!
13, 14, 15... je commence à ne plus pouvoir respirer là...

Bry se redressa alors d'un coup. Il secoua la tête, se séchant ardemment, et retrouvant le sourire ainsi qu'un air plus présentable. Prenant conscience de son état, il déchira ce qui restait de sa chemise, et il la jeta en boule dans un coin de la chambre. De même, il enleva ses braies, puis énergiquement, s'aspergea d'eau fraîche sur le corps, se frictionnant. La douleur disparaissait. Le sentiment que tout était double et trouble le saisissait toujours: mais il était plus clair. Il s'arrêta soudainement.


Alors... Procure; Ratafia; et... et on lève le camp. Oui, c'est bien ça, continue lapin.

Bry sourit alors, puis éclata de rire devant l'incongruité tant de la scène que de la remarque. Son esprit était paralysé mais au moins il ne l'assaillait plus de pensées négatives. Il se le refusait. Il ne pensait plus qu'au devoir. Mais... mais il avait toujours mal aux yeux, et aux cheveux également, se demanda-t-il? Un peu perplexe, il se releva et retourna alors dans la pièce principale. L'odeur d'alcool le prit violemment. Il sourit. Malheureusement, les bouteilles étaient vides. Il s'accrocha au mur qui lui au moins ne bougeait pas, puis alla prendre des braies et une autre chemise dans son placard. Les habits, froids mais propres, s'enfilèrent avec quelques difficultés.

Lorsque Bry fut près, il soupira longuement. Tout cela avait peut-être pris 3 minutes - ou peut-être une heure. Il ne savait plus. Mais il était en retard, fichtrement en retard. Il devait se hâter d'aller retrouver l'armée aux portes de la ville. Dans le noir, dans la pénombre, dans l'obscurité. Voilà qui était bon et sage. Bry baissa la tête sur le courrier, et il alla alors le prendre pour le glisser dans une poche. Sans réfléchir plus que cela. Enfin, il prit sa cape et alla vers la porte.

Mais avant il s'arrêta devant la cuisine: apercevant au loin une bouteille, il hésita un instant. Puis, après avoir longuement réfléchi, son esprit alcoolisé lui proposa de l'emporter, au cas où. Et Bry, docilement, accepta.

Sur les marches de son perron, il ouvrit la bouteille de calva. Et en prit deux gorgées. Le feu revint; le chaud revint; et il s'en alla rejoindre l'armée, faisant son possible pour marcher droit.




[hrp]*Défection.[/hrp]


Brylastar a écrit:
[Reims, le 6 novembre: tombée de la nuit]




Bry rouvrit les yeux; progressivement, il reprit conscience de l'endroit où il était. Il déglutit pesamment. L'air hébété, hagard. Il était saoul; totalement saoul. Il vit alors la table en face de lui. Deux bouteilles vides, et quelques verres au sol. Que s'était-il passé? Qu'avait-il fait? Il avait bu, c'est ça? ... mais, pourquoi? Comment ça?

Pffeeuu, pfffeuuuuii!

Il toussa difficilement plusieurs fois. Puis respira avec douleur et bruit, essayant de reprendre ses esprits. Il referma alors les yeux, ne pouvant pas supporter de voir. La pénombre était omniprésente. La fraicheur également. Mais Bry n'avait pas froid. Il ne ressentait pas vraiment la fraicheur sur sa chemise imbibée d'alcool. Qu'avait-il fait? Comment avait-il pu...

Mais quelle sensation. Bry resongea un instant à la lettre, puis à tantôt... ah oui, l'autre... l'autre... l'autre catin qui avait osé lui parler comme elle avait fait... mais cela... en y repensant, son visage se crispa, ses muscles se bandèrent, et Bry rouvrit les yeux, des larmes les ayant envahi, il se releva et d'un coup jeta contre le mur d'en face avec violence la bouteille presque vide qu'il tenait encore dans ses mains. Elle éclata avec fracas et du liquide se répandit sur le sol.


Catttinnnnn!! Caaaaatttttttiiiiiiiiinnn!!

Bry était furieux; il éructait, se balançant d'un pied à l'autre, regardant le mur souillé d'en face, celui contre lequel il venait de laisser exploser sa colère. Mais le geste venait de le calmer. Temporairement. Bry s'essuya du bras de chemise la bouche qui salivait éhontément. Il était pitoyable, décoiffé, à moitié nu car sa chemise se déchirait en son milieu, et il empestait. S'il s'était regardé, il aurait eu honte et se serait jeté dans une rivière. Mais il ne pouvait le faire - et puis, il était trop saoul.

Le regard du jeune homme se baissa vers la table; le courrier y était. Son visage se figea, ses muscles se retendirent. Tant de bonté; tant de proximité. Comment cela était-ce... comment cela...

Une larme tomba sur la table; il l'observa pendant quelques secondes.


Scheiße...*

Bry se laissa retomber sur le canapé à la renverse; sa tête heurta assez bruyamment le mur, et les pieds frappèrent la table qu'il fit sursauter. Les deux bouteilles restantes sur la table se renversèrent également. Le bruit était insoutenable.

Chuuuuutttt!!! Ah, stopppp! Foutredieu!!

Le bruit se calme enfin. Ses yeux s'étaient refermés. Dormir, se reposer, pour que cessent les nausées. Il n'en pouvait plus, et un rictus malade apparut sur son visage. Il devait dorm... non, il devait partir. Partir, ce soir! Avec le Capitaine et l'armée! Défection! Bry rouvrit les yeux et secoua la tête vigoureusement. Il se releva alors, s'appuyant sur la table, et prenant son temps. Puis, alla vers la petite table sur le côté. Remettant en place un verre qu'il venait de prendre, la salle prenait une apparence plus ordonnée maintenant.

Vite, vite... quelle heure était-il de toute façon? Il alla alors vers une petite bassine d'eau qu'il avait dans sa chambre. Dans les couloirs, il s'appuyait d'un mur à l'autre, tanguant, chavirant; peu sûr de lui. Dans la pièce, il accourut à la bassine, puis se mit à genoux, plongeant son visage dans l'eau glacée. Il ne respira plus et resta ainsi pendant quinze secondes.

1, 2, 3... diable que le froid faisait du bien.
4, 5, 6... cueillons des cerises?
7, 8, 9... diable que le froid faisait du bien.
10, 11, 12... mais oui, l'armée, la défense, la guerre!
13, 14, 15... je commence à ne plus pouvoir respirer là...

Bry se redressa alors d'un coup. Il secoua la tête, se séchant ardemment, et retrouvant le sourire ainsi qu'un air plus présentable. Prenant conscience de son état, il déchira ce qui restait de sa chemise, et il la jeta en boule dans un coin de la chambre. De même, il enleva ses braies, puis énergiquement, s'aspergea d'eau fraîche sur le corps, se frictionnant. La douleur disparaissait. Le sentiment que tout était double et trouble le saisissait toujours: mais il était plus clair. Il s'arrêta soudainement.


Alors... Procure; Ratafia; et... et on lève le camp. Oui, c'est bien ça, continue lapin.

Bry sourit alors, puis éclata de rire devant l'incongruité tant de la scène que de la remarque. Son esprit était paralysé mais au moins il ne l'assaillait plus de pensées négatives. Il se le refusait. Il ne pensait plus qu'au devoir. Mais... mais il avait toujours mal aux yeux, et aux cheveux également, se demanda-t-il? Un peu perplexe, il se releva et retourna alors dans la pièce principale. L'odeur d'alcool le prit violemment. Il sourit. Malheureusement, les bouteilles étaient vides. Il s'accrocha au mur qui lui au moins ne bougeait pas, puis alla prendre des braies et une autre chemise dans son placard. Les habits, froids mais propres, s'enfilèrent avec quelques difficultés.

Lorsque Bry fut près, il soupira longuement. Tout cela avait peut-être pris 3 minutes - ou peut-être une heure. Il ne savait plus. Mais il était en retard, fichtrement en retard. Il devait se hâter d'aller retrouver l'armée aux portes de la ville. Dans le noir, dans la pénombre, dans l'obscurité. Voilà qui était bon et sage. Bry baissa la tête sur le courrier, et il alla alors le prendre pour le glisser dans une poche. Sans réfléchir plus que cela. Enfin, il prit sa cape et alla vers la porte.

Mais avant il s'arrêta devant la cuisine: apercevant au loin une bouteille, il hésita un instant. Puis, après avoir longuement réfléchi, son esprit alcoolisé lui proposa de l'emporter, au cas où. Et Bry, docilement, accepta.

Sur les marches de son perron, il ouvrit la bouteille de calva. Et en prit deux gorgées. Le feu revint; le chaud revint; et il s'en alla rejoindre l'armée, faisant son possible pour marcher droit.




[hrp]*Défection.[/hrp]


Maltea a écrit:
[Au conseil, annonce funeste pour certains, réjouissances pour d'autres]

Comme à son habitude, la Brienne avait tranché pour le choix du duc... ce qui l'avait décidé? Non pas le programme comme elle l'avait laissé sous entendre au conseil,mais plutôt une discussion qui avait eu lieu il y avait de cela une bonne grosse semaine... Cela faisait un bon moment que des doutes avaient repris vie après de longs mois en latence, mais trop de choses étranges se passaient et un homme aussi naif que le seigneur de la Queue ne pouvait pas être tout blanc.... trop beau pour être honnête lui avait t on souvent dit. Il y avait en effet des gens de sa trempe qui n'avait pas peur d'ouvrir leur bouche et de dire le fond de leur pensée. Ces personnes étaient bien souvent suspectées de trahison alors qu'ils étaient la loyauté même... non la Brienne s'était toujours méfiée des courbettes et des ronds de jambe.... et Brylastar en faisait partie. Un arbre tordu ne se redresse jamais... ça elle était bien placée pour le savoir car les vieux démons ne restaient jamais endormis très longtemps... alors un bourrin .... non ça ne changeait pas du jour au lendemain, cela elle en était certaine. Elle essayait de le coincer, le mettant au pied du mur, lançant ses accusations sans malheureusement posséder une quelconque preuve de ce qu'elle avançait, mais elle le sentait, c'était là, dans ses tripes... alors que le couperet était tombé lorsqu'elle annonça le choix d'une duchesse pour ce mandat, la blonde duchesse avait gardé dans son champ de vision Bry et le vit donc quitter la salle du conseil plus qu'amer.... elle ne bougea néanmoins pas, du moins pas de suite... du temps, elle devait laisser faire les choses, elle n'aurait pas longtemps à attendre. Le laisser se morfondre, hurler sa rage , le mettre en position de faiblesse et ensuite le traquer, l'acculer, lui faire tomber le masque. Cela, elle en était bien décidée. Son instinct ne l'avait jamais trompé...

[L'heure de la confrontation...]

Alors qu'elle rejoignait son bureau afin d'y déposer un dossier, la duchesse aperçut la porte du bureau de Bry entrouverte... et si c'était le moment? Elle voulait en avoir le coeur net et si elle se trompait et bien... et bien tant pis, il ne fallait pas rêver qu'elle lui fasse des excuses... après tout, il n'était rien et surtout ne représentait rien à ses yeux. Bon d'accord il avait passé une nuit ensemble, elle l'avait un peu testé, avait laissé une porte ouverte tout en la bloquant, une façon bien à elle de s'amuser un peu sans pour autant laisser croire à des sentiments de sa part.... d'ailleurs elle n'en jamais eu pour lui... il était loin d'être homme à faire tomber la duchesse, non, loin de là, trop « gentil », trop à s'écraser... s'écraser... tout ça la ramenait toujours à un espèce de sentiment de malaise.... poussant la porte, elle le vit, installé à son bureau, un fouillis indescriptible de papiers jonchant le sol, du verre brisé, une odeur d'alcool... ivre mort? Voilà qui était intéressant... un ivrogne ne tenait jamais sa langue.... c'était en effet son jour de chance... le voir là, à sa merci... il n'avait même pas remarqué sa présence plongé dans sa lecture qui avait l'air passionnante.... ce ne devait pas être les rapports des douanes ou autres joyeusetés de la prévôté ou de la procure... Il était temps de rompre le silence l'avertissant ainsi de sa présence...

La queue, je suis venue discuter avec vous de mon choix.... vous vous souvenez de notre discussion .... celle ou vous avez quitté la pièce en clamant que vous aviez envie de mourir car le fait de vous qualifier de traitre était immonde, surtout venant de moi, alors que vous m'aviez soi disant aimé... ce à quoi je vous avais répondu que moi aussi je préférais vous voir mort plutôt que la Champagne... et bien moi, je n'ai toujours pas changé d'avis malgré vos jérémiades et vos larmes... et ce soir je reviens à la charge... je n'abandonne jamais, vous le savez maintenant, enfin j'ose le croire.... jamais je ne lâche lorsque j'ai quelque chose derrière la tête, et cette idée ne me lache plus depuis quelque temps...

Plantée devant le bureau son regard se posa sur les documents qui le maculait ... son prénom l'attira sur l'un d'entre eux et elle se saisit du document... une missive.... la lecture fut rapide .... la réaction ne se fit pas attendre. Son regard glacial se posa sur Bry alors qu'un sourire carnassier fendait ses lèvres carmines...

Et bien, je n'en espérais pas tant.... c'est en effet mon jour de chance, moi qui pensais devoir user de mon savoir faire pour vous soutirer des aveux en jouant sur votre ébriété, voilà que vous m'offrez sur un plateau d'argent de quoi vous faire pendre.... sans même lutter....

Saisissant un autre document, son regard se brouilla légèrement... si elle s'attendait à cela.... non jamais elle ne s'était imaginée un seul instant qu'il était responsable de cela... certes pour elle, c'était un traitre, mais concernant les évènements récents... l'intervention de la Reyne au ban champenois, les positions des armées à l'Artois, les effectifs et autres informations concernant la guerre que se livraient actuellement les royalistes et les ponantais, mais la chute de Reims.... son estomac se serra.... elle avait envie de vomir, mais aussi d'hurler... la rage commençait doucement mais surement à l'envahir. Elle avait envie de le pourfendre séance tenante mais malheureusement n'avait même plus une épée pour s'occuper de lui....

Traitre....


Cristobal, incarné par Brylastar a écrit:
[Domaine de Fergus, 16 novembre au soir]




Le maître d'armes tournait en rond; mais où était passé son fichu Seigneur?? Il aurait dû être revenu depuis longtemps et fêter ainsi le trône qui lui était promis! Où pouvait-il bien se terrer? Ce n'était pas bon signe. Déjà depuis la veille et le résultat des élections, son maître avait l'air tout à fait perdu et énervé. Et voir son maître s'énerver n'était jamais bon signe. Cristobal était le premier à savoir quels ravages l'alcool pouvait parfois produire. Il était passé par là le jeune ascète. Enfin plutôt, il avait vu sa famille passer par là, tout perdre, et devoir lui dire de partir afin que sa vie à lui ne soit pas non plus gâchée. Mais... mais cela n'était pas possible pour le Seigneur! Cristobal secoua la tête. Un jeune Seigneur au Conseil, menant une liste, membre de l'OST et de ces autres infrastructures... il ne pouvait pas chuter! Il avait argent, jeunesse et pouvoir pour lui! La chute n'était pas possible.

... Mais ... mais si seulement; si seulement il faisait une erreur. Si dans un accès d'énervement il frappait une personne ou insultait une autre. Cristobal ne savait rien des manipulations que Bry faisait au quotidien - La Queue était bien trop précautionneux pour cela. Mais il avait très bien vu que l'homme n'était pas comme les autres, trop en rage intérieure, trop soumis fréquemment à la fureur et à la haine. Et pourtant... Bry était toujours policé, vu de l'extérieur. Beaucoup trop calme et serein en apparence. Pour Cristobal l'inquiétude venait d'ici: un homme bien trop calme en apparence et bien trop déchaîné lorsqu'il se pensait seul... et il craignait qu'un jour Bry puisse exploser et commettre l'irréparable. Il était convaincu que cela serait possible.

Cristobal descendit de la chambre de son maître, vide, pour aller vers l'entrée du Domaine, qui était presque déserté - guerre oblige. Il vit un cuisinier et lui demanda s'il avait vu Bry, ce à quoi ce dernier répondit par la négative. Puis, il croisa un autre valet auquel il posa la même question, et eut la même réponse... Cristobal était de plus en plus inquiet; il sentait en lui un souci, un problème: l'irréparable avait-il été commis? Lorsque l'Ibère n'était pas là pour veiller sur Bry, il pensait tout le temps que ce dernier ferait quelque chose d'inavouable. Et là, alors qu'apparemment Bry n'avait pas pu satisfaire son souhait de devenir Duc - pourquoi y tenait-il tant?! - Cristobal avait fait l'erreur de ne pas avoir prévu d'être à ses côtés pour au moins le ramener en lieu sûr et discret, à Fergus.

Le doute le décida; il alla vers les écuries et monta sur le premier cheval qu'il croisa, enfilant simplement une cape, et se mit au galop vers Reims.


Brylastar a écrit:
[Castel de Reims, ... 2, 3h du matin?]




Bry ouvrit soudainement les yeux; la salle n'était plus que faiblement éclairée. Les bougies étant presque éteintes, il regarda la scène. Le bruit en face de lui ne le dérangeait pas. Mais il se sentit mal d'un coup. Oh non ce n'était plus l'envie de vomir, mais plutôt celle du malentendu. Il vit d'un coup d'oeil tous les papiers éparpillés sur le sol, et la porte plus loin qui était grande ouverte - ne l'avait-il pas fermée? Mais son regard ne se posa pas même sur Brienne, qu'il n'entendait ni ne voyait. Déglutissant alors péniblement, il toussa et secoua la tête, se mettant une baffe. Une bouteille à moitié vide était sur le bureau. Il en prit une gorgée puis la remit dans le bureau. Alors, essayant de rassembler les papiers pour les cacher, il entendit la voix:

Traitre....

Son regard se leva une nouvelle fois alors, lentement, tranquillement. Bry vit Maltea en face de lui. Elle tenait à la main un bout de papier. L'esprit confus de Bry ne comprit pas tout de suite; puis, son regard se porta vers les papiers, puis vers la blonde Duchesse, à nouveau vers les papiers; et là, il comprit. défection. Il avait commis l'irréparable ... que s'était-il passé? ... ah oui ... le vote ... la Duchesse ... Yunab. Son emportement. Non ... il ne pouvait pas tomber aussi près du but. Pas maintenant alors que depuis des années il avait tout enduré pour manipuler tout le monde afin de pouvoir, un jour, tuer la Catin royale ... Bry relâcha alors les papiers, et la fixa dans les yeux, souriant, la défiant, ayant une envie royale de lui répondre qu'oui, c'était bien un félon qui l'avait chevauchée. Il avait envie de lui hurler des immondices au visage.

Mais non, Bry se leva, et alla vers l'armoire; il titubait. L'ayant ouverte, il se saisit de l'épée qu'il avait encore - et dont il avait dit qu'elle était détruite pour ne pas blesser d'Artésiens. Et retourna vers elle. Il la regardait toujours, malfaisant, et ne se demandait pas même comment il pourrait justifier cela ... il devait la tuer d'abord. Mais ... Bry était trop saoul. Beaucoup trop saoul, il dégaina d'un coup mais le poids de l'épée l'envoya sur le côté, il trébucha et heurta le mur, l'épée tombant alors lourdement sur le sol. A quel point était-il pathétique? Juste ce qu'il fallait. Il cracha alors au sol et regarda Brienne.


Et bien ... et bien quoi qui est le traître ici? ... moi, ou toi qui a mis ces courriers ici? ...

Il devait la tuer, au plus vite, mais là, il n'était clairement pas en état; et puis, quel prétexte invoquer? Bry essayait de réfléchir mais la seule chose à laquelle il pensait, c'est qu'il avait encore envie de rendre ses tripes, et qu'il n'avait pas d'eau froide pour revenir à des pensées plus essentielles à sa survie. Elle ne devait pas sortir de la salle, et encore moins raconter ce qu'elle avait vu, car personne ne le croirait. Réfléchis Bry, réfléchis! Il laissa alors son épée sur le sol, et s'approcha d'elle.

Alors catin... tu veux quoi? Tu penses toujours que je suis... naïf, et que tu peux jouer avec moi? ... j'attends ça... hum, j'attends ça depuis longtemps.

D'une main, il serra la gorge de la Duchesse, et de l'autre, il plaqua son corps contre le sien. La pressant contre lui, sentant l'ivresse monter, l'ivresse, la folie, la démence peut-être, l'envie de la tuer et de la prendre en même temps, un dégoût envers la Garsce comme envers lui-même. Il la fixa dans les yeux et sourit un peu plus, maintenant la gorge serrée:

... et maintenant?


Maltea a écrit:
Elle le regardait fixement, et n'esquissa aucun mouvement lorsqu'il prit son épée... elle en avait vu d'autre et dans l'état où il était, il n'irait pas bien loin... la preuve en fut apportée lorsqu'il tituba sous le poids de l'épée et que celle-ci finit au sol. Un sourire narquois se fit sur les lèvres de la blonde duchesse et le regarda même avec pitié lorsqu'il ouvrit la bouche pour l'accuser...

Pathétique.... je pense n'avoir jamais vu défense aussi stupide de ma vie, et pourtant j'en ai vu défiler des accusés... intelligence artésienne peut-être... enfin non bourrine, n'allons pas mettre tous les artésiens dans le même panier...

Alors qu'il s'approchait d'elle, elle le toisa... elle n'eut néanmoins pas le temps de faire un pas en arrière qu'il enserrait sa gorge.... catin... ce n'était pas ni le premier ni le dernier qui lui sortirait ce mot qui ne faisait plus aucun effet à la blonde duchesse. Son corps se plaqua contre le sien et Maltea se raidit de dégout mais aussi d'anxiété voir de peur. Son souffle alcoolisé caressant son visage provoqua une nausée chez la duchesse. Elle essaya de se dégager mais malgré son état, il ne lâchait pas prise, la tenant fermement...Elle sentait son excitation... tout s'enchaina rapidement et le venin ne tarda pas à être craché...

Et maintenant? Et bien rien de bien intéressant... ce n'est pas comme si tu étais un dieu au lit, donc nous allons arrêter les frais et je vais tout simplement te faire mettre aux fers. N'aggrave pas ton cas bourrin et surtout arrête là le ridicule, ca en devient pathétique... déjà en pleine forme tu n'arrives pas à grand chose mais ivre....

Elle lui cracha et les mots et sa salive au visage....Un frisson parcourut son échine alors que la scène lui en rappelait une autre.... son orgueil plus fort que le reste, ces paroles incisives qui avaient au final fait plus de mal que de bien, provoquant chez Chlo une colère encore plus grande et enfin une pluie de coup et puis plus rien... le vide....du moins en son sein... Elle se mordit les lèvres, regrettant son acte.... Son regard quitta fugitivement le visage de Bry comme pour chercher une échappatoire...


Brylastar a écrit:
Et maintenant? Et bien rien de bien intéressant... ce n'est pas comme si tu étais un dieu au lit, donc nous allons arrêter les frais et je vais tout simplement te faire mettre aux fers. N'aggrave pas ton cas bourrin et surtout arrête là le ridicule, ca en devient pathétique... déjà en pleine forme tu n'arrives pas à grand chose mais ivre....

La Duchesse crachait son fiel; oh, cela ne touchait pas Bry, il savait très bien qu'elle ne pensait pas un mot de ce qu'elle disait. Mais autre chose était arrivé; le jeune homme vit ses yeux se contracter, comme si ... mais oui, comme si elle avait peur? La Duchesse, Maltea la Garsce, la Brienne et Rethel, la catin presque aussi catin que l'autre Catin royale avait donc peur?! Un sentiment de triomphe s'empara de Bry, une jouissance à peine masquée qui le fit se détendre un instant. Il relâcha à peine son étreinte sur sa gorge et sa croupe, de telle sorte que Maltea put lui cracher dessus. Le visage de Bry se décomposa. Elle avait osé? ... elle, celle sur qui la moitié de la Champagne s'était défoulé, elle lui avait craché dessus?!?? Le sang de Bry ne fit qu'un tour.

Desserrant son étreinte sur le coup de la main droite, Bry se tourna un instant puis lui mit une énorme claque au visage. Dans ce geste, il assouvit toute sa frustration, toute sa rage et toute sa haine de ce Duché maudit et de sons destin échoué. La Duchesse chancela mais le coup ne suffit pas pour la mettre au sol. Bry la regarda un instant, ivre de rage et de colère. Il l'avait laissée reculer. Alors, sentant sa domination totale, il se retourna vers le bureau pour prendre la bouteille qui était restée allongée dessus. Il ne restait plus grand chose à boire. D'un geste rageur, il en finit les quelques gouttes, puis retourna son visage vers Brienne. Qu'allait-il faire d'elle? De toute façon, soit il la tuait, soit il mourrait; ou alors, s'enfuir? ... non pas, la route était trop longue jusqu'à l'Artois. Il n'avait presque aucune chance... à moins d'enfermer la Duchesse pour protéger la fuite? ... mais alors, pourquoi ne pas la tuer? Il n'était pas à ça près après le coup qu'il avait fait aux Bourguignons et aux Champenois quelques semaines auparavant. Mais... la tuer, à mains nues? Voilà qui méritait de réfléchir.

Il l'observa donc et reposa la bouteille sur le bureau. Trop mal à la tête; le sang y affluait, et il sentait bien qu'il avait trop bu pour être clair. Si seulement il avait su... si seulement il avait pu être moins sûr de lui. Il devait finir cela au plus vite. Mais il n'arrivait pas à garder son sérieux. Souriant presque vers la Duchesse, enlevant sa cape qui le gênait, il se rapprocha à nouveau, et lui demanda:


Alors... donne-moi une raison, maintenant, de ne pas te tuer; une seule, et tu auras la vie sauve.


Maltea a écrit:
La brulure sur sa joue fut fulgurante et l'impact la fit chanceler... certes elle s'y attendait, mais tout de même, qu'est ce que ca faisait mal une gifle venant d'un homme en rage.... elle essuya sa bouche de laquelle un mince filet de sang s'écoulait... lèvre pétée, ça commençait bien... enfin elle en avait vu d'autres, elle n'allait pas se mettre à chouiner pour si peu. Néanmoins la colère lui tordait les entrailles et elle ne pouvait quasi rien faire... chienne de guerre qui était responsable de son épée brisée et de ses soucis financiers qui faisaient qu'elle n'avait pu en faire forger une nouvelle.... si elle l'avait eue, il serait déjà embroché comme un porc, agonisant dans son sang de traitre. Son regard se posa sur la bouteille qu'il vida avant de jauger la distance qui la séparait de l'épée... Bien entendu à cette heure-ci elle ne pourrait compter que sur elle même... quoique.... Cedmisc ne devait il pas la rejoindre cette nuit? Tout s'embrouillait dans sa tête, c'est ce qui arrive quand une blonde réfléchit de trop.... Alors qu'elle allait essayer de rejoindre l'épée, voilà qu'il revenait revenait contre elle, tout en ôtant sa cape. Une nouvelle nausée s'empara d'elle et d'un geste instinctif elle posa sa main sur sa gorge. Elle se répugnait à ce qu'il la touche de nouveau... oh ça, c'était vraiment la seule chose dont elle avait peur, être forcée et souillée par un traitre... A sa question elle répondit par un large sourire avant de s'exprimer...

Allons donc le traitre, depuis quand ai-je peur de mourir? J'attends cette délivrance depuis si longtemps maintenant... depuis que le sang de mon époux à maculé mes main et mon corps, c'est pour dire, donc ... non je n'ai aucune raison à vous donner que du contraire, faites le, jouissez une bonne fois pour toute, moi ça ne me dérange pas plus que ça. Par contre....

Sa main s'écrasa à son tour sur la joue masculine avant que son regard hautain n'accroche le sien...

Je ne supporte pas de ne pas rendre la pareille...


Brylastar a écrit:
A force de boire on en oublie l'essentiel sans aucun doute. De la même manière qu'il avait laissé la porte ouverte plus tôt dans la soirée, il en venait presque à oublier ce boucan dans le Castel vide. Plus personne ne se trouvait là, mais même s'il y avait eu d'autres personnes, il s'en serait moqué. Toute sa colère était focalisée sur une unique personne. Il ne songeait même plus à fuir en ce moment. La tuer peut-être... voilà qui le calmerait. Prendre son épée, et délicatement faire entrer la lame dans son corps. Voir ses yeux se fermer, et la regarder, souriant, voir cette femme arrogante si immonde mourir. Comme une raclure qu'elle était. Il voulait la tuer, il voulait qu'elle souffre, il voulait la regarder se vider de son sang. Il voulait la tuer, encore et encore. Jusqu'à ce qu'elle soit bien morte. Bien comme il faut. Que toute sa colère soit atténuée. Après viendrait... le temps de... de quoi d'abord?

Non non ne réfléchis pas Bry. Surtout pas. Observe la. Observe cette femme qui est un déchet de l'humanité, celle qui t'a empêché d'accomplir ta divine mission. Celle qui a fait que tu vas décevoir tes amis Artésiens quand ils sauront que non, tu ne seras pas Duc. Malgré tout ce qui avait été fait. Malgré tout le temps qui avait été pris, malgré tout ce qui avait été intenté. Cette raclure avait tout fait rater. Elle devait payer de sa vie, oui, de sa vie. Et non, il n'irait pas la violer. Mais il l'humilierait avant cela. Oh que oui, il allait bien jouer avec elle! Il avait son temps, il pouvait faire tout ce qu'il voulait de ce jouet, tant qu'il voulait et comme il le voulait. Bry s'approcha donc d'elle; la Duchesse était en robe décolletée... comme toujours; comme toujours, elle se jouait des hommes. Alors, pourquoi ne pas en profiter?!

Le regard lubrique de Bry la fixa, baissant progressivement pour inspecter son corps. Oh, il voulait qu'elle ait peur, qu'elle ait envie de mourir, qu'elle ait honte et qu'elle le supplie de le laisser tranquille! Qu'elle s'abaisse à genoux, qu'elle implore sa bonté, qu'elle prie pour mourir ou qu'il l'abandonne comme sur le sol, immonde rejet du Sans Nom qu'elle était!! Bry se délectait en avance du jeu qu'il pouvait mettre en place. Sa rage contenue, 2 voire même 3 ans de soumission naïve à toutes ces apparences, à tout ce qui faisait qu'il détestait vivre ici. Cette atmosphère, cette étiquette, cette fausseté omniprésentes. Tout cela était immonde, il avait dû recourir à des trésors de patience pour supporter cette immondice au quotidien. La violence était présente dans tout son corps, les muscles bandés, le visage serré et fermé; et le regard haineux comme cela était rare chez un homme. Cette femme incarnait le pire.

Alors, la fixant toujours, il dénoua de ses doigts les lacets qui couronnaient sa robe. Il sentit un frisson le parcourir. Ivre de violence, de rage et de haine. Mais tellement calme en apparence. Bry lui mit alors une autre claque, peut-être encore plus forte que la première, il ne s'en rendait même plus compte; et la tint alors par les épaules juste après, la secouant fermement et plantant ses yeux dans les siens. Il voulait qu'elle ait peur de mourir, et qu'elle soit humiliée comme jamais elle ne l'avait été. Après, il la tuerait, cela venait dans l'ordre des choses. Sourire carnassier, puis il la poussa fermement contre me mur dans l'angle avec le bureau. Elle était cernée. Il sourit un peu plus.


C'est dommage... après tout. C'est dommage! Toi tu voulais défendre la Champagne, moi je voulais la sauver de l'autre fanatique sur son trône...

Il se rapprocha du bureau, et ramassa une bouteille sur le chemin. Il vit avec énervement qu'elle était vide. Encore une autre qu'il avait bue? ... non, cela n'était pas possible, si? Il la reposa alors calmement sur le bureau, posée; et se demanda par quoi commencer. La bouteille sagement posée derrière lui, il se posa devant elle et continua.

Je ne suis pas un monstre; mais... là, vois-tu, je suis un peu énervé. Tu as ruiné ce que je voulais faire... et ça, je ne pardonne pas. Ce n'est pas contre toi...

Puis, petit silence, et il éclata de rire, se parlant presque à lui-même.

Mais bien sûr que c'est contre elle abruti, c'est sa faute si Bry n'est pas Duc!

Bry regarda sur le côté; la vitre était facilement franchissable. Un accident... cela était possible. Mais d'abord... l'humilier. Comme il le fallait. L'humilier pour que la chute soit délivrance.


Maltea a écrit:
Toute la haine, le dégout, la rage qu'elle pouvait lire dans son regard valait bien la sienne. Il avait souillé le duché qu'elle chérissait, venant y pavaner sa tare d'artésien. Il s'était joué de tous, avait même reçu un fief de mérite... mais le mérite de quoi? Celui d'être un traitre, un manipulateur, un bourrin... c'est alors qu'un sourire qu'apparut sur les lèvres de la duchesse... comme cela avait du être souffrance de faire son hommage à la Reyne, il avait du s'en enfiler quelques une de bouteille après cela... son sourire s'effaça rapidement lorsque son regard sur elle changea. La lubricité de celui-ci faisait froid dans le dos... ne rien montrer... une chance, elle était passée maitre dans la matière, habituée à tout cacher. Elle avait fait une erreur toute à l'heure, celle de se laisser surprendre, mais ce n'était plus le cas... Elle avait déjà eu à faire à des animaux de son espèce... passer sa jeunesse sur les routes en compagnie d'une fille de joie, ça aide.... le déstabiliser, il ne suffirait que de cela... et manipuler les hommes, ça elle savait le faire... il ne fallait pas oublier qu'elle l'avait eu dans sa couche et elle se souvenait parfaitement de quand il était venu faire son cirque à Brienne... il était reparti la queue entre les jambes, il avait du avoir du mal à marcher d'ailleurs vu son excitation qui n'avait pas été éteinte... il aurait du le savoir qu'elle choisissait qui et quand... Elle ne fit pas un geste, aucun son ne sortit de sa bouche lorsqu'il dénoua les lacets de son corsage, dévoilant une partie de sa gorge. Alors que sa main s'abattait une fois encore sur sa joue avec une violence inouïe et qu'il la secouait, son regard émeraude glacée fut accroché par le sien et c'est alors qu'en réponse il n'eut droit qu'à un sourire emplit d'ironie... Elle se sentit alors poussée en arrière, son dos frappant durement contre le mur... voilà qu'elle était faite comme un rat, mais qu'à cela ne tienne....

Hummm oui contre un mur j'adore ça... quelle bonne idée.... un fanatique sur un trone? Désolée, je ne vois pas du tout de qui tu parles, Yunab est loin d'être ce que tu décris, ceci dit la Champagne est maintenant libérée d'un fanatique incapable et égoïste, c'est à dire le d'Armantia... quoique niveau fanatisme, on aurait pu avoir pire mais j'ai réussi à empêcher cela, trop facile d'ailleurs....tu devrais me remercier au lieu de gémir.... tu n'as pas la carrure pour être duc... tu n'as la carrure pour rien, même en traitre tu t'es fait prendre comme un débutant.... pauvre homme.... ca doit être dur à encaisser de voir ses rêves et ses projets partir en fumée à cause d'une blonde catin non?

Nouveau sourire pour la forme alors que sa voix se faisait plus envoutante, plus sensuelle afin de se foutre de lui....

Alors, que fait on? Pas que je m'ennuie mais c'est tout comme.... qu'on en finisse que diable, de toute façon ce ne serait qu'une sale petite minute à passer... pas de quoi fouetter un chat.... j'aurais pris peur si je t'avais su endurant au lit, mais c'est loin d'être le cas donc.... allez mon biquet, du nerf, toujours aussi mou, ça ne change pas.... et ça se dit bourrin... tout se perd....

Un éclat de rire jaillit de la gorge de la duchesse. Certes elle jouait avec le feu, mais quand on se fiche de se bruler, tout devient beaucoup plus facile....


Brylastar a écrit:
La Duchesse éructait. Elle disait n'importe quoi, et Bry en souriait presque. Mais il ne pensait pas même à lui répondre. Que dire? Il avait toujours ses maux de tête, et il ne pouvait plus penser à rien. Sa colère s'était calmée et avait mué en une implacable envie de la tuer. Qu'importait la chute. Pourvu qu'elle soit belle. Il hésita un instant; puis, à faible voix, il reprit.

Mais que crois-tu ... m'attaquer ainsi? ... si tu savais à quel point je m'en moque! ...

Puis, à nouveau le petit sourire méprisant.

Tu te crois futée hein? Mais alors, comment n'as-tu pas pu empêcher la chute de Reims, la seconde fois? ... comment n'as-tu pas pu empêcher les pillages des villes il y a quelques mois, Ecks, Oesophage, ça te dit quelque chose? Comment n'as-tu pas pu empêcher la moitié des Champenois se faire trucider par vos armes? Et les Bourguignons se faire détruire alors qu'on ne faisait rien? ... allons donc ... ne te fais pas plus futée que tu ne l'es. Tu es une idiote; ferme-la alors. Et le pire, c'est que tu n'es pas méchante ... mais tu es soumise comme un rat à l'autre Catin: je parlais de celle qui se prétend Reyne!

Bry cracha à ses pieds, montrant son dégoût. Il devait en finir, il perdait son temps avec elle. Il recula d'un pas puis retourna vers la porte; toujours poussée contre le chambranle, il n'y fait pas attention. Bry se saisit alors de l'épée qui était contre le sol. Et tranquillement, revint vers la Duchesse. La salle était désordonnée, et elle empestait. Bry n'était plus fatigué, il n'est plus las ni même énervé. Son plan était revenu en tête. La tuer, puis faire un faux comme il en avait déjà fait pour prétendre qu'elle était la félonne. Et dire qu'il avait dû se défendre. Les soupçons se porteraient sur elle sans doute... non? Bry était trop saoul pour atteindre les limites de son raisonnement. Il se blesserait ensuite pour montrer ce qu'il s'était passé. Puis ranger les papiers, et appeler à l'aide... il faudrait se blesser vraiment... quel délice.

Revenant vers Maltea, il haussa un sourcil interrogateur. De la pointe de son épée, il montra l'épaule de la Duchesse; il ne fit d'abord rien, puis d'un coup sec, planta le bout de l'épée dans l'épaule de la Duchesse. Un sentiment jouissif s'empara de lui. Il la regarda doucement et presque amicalement.


Ne t'inquiète pas... je vais prendre mon temps, mais pas trop, tout ira bien...

Elle avait ruiné son plan... il devait l'achever, et ce soir.

Maltea a écrit:
Touché en plein coeur... ses paroles allèrent droit au but... la duchesse les encaissa en serrant les dents... enfin juste la prise de Reims, le reste ce n'était pas de son ressort après tout. Le batard... il le paierait cher... elle savait qu'elle avait été trahie, que des personnes du conseil donnaient toutes les informations mais n'avait jamais eu de preuve. Elle avait fini par tourner la page, mais elle savait qu'un jour les gens ouvriraient leurs bouches... rien ne restait caché bien longtemps au final. Elle se retint de lui balancer un coup de genoux en plein son entrejambe... enfin non ce n'est pas qu'elle s'était retenue c'est juste qu'il avait été plus rapide et qu'il s'était écarté après avoir craché à ses pieds. Garder son contrôle, ne pas partir en vrille, lorsqu'elle laissait libre court à sa colère, elle ne maitrisait plus rien et la situation demandait qu'elle garde les idées claires...

J'aime l'idée d'être soumise à l'autre catin, comme tu dis... c'est normal entre catin on se serre les coudes après tout.. et puis sérieusement si elle ce titre catin qui sonne comme une douce musique de ta bouche putride, c'est parce qu'elle a du caractère et qu'elle a réagi face à vos attaques, vos insultes et à tous les outrages qui ont été fait depuis trop longtemps. Alors oui, rien que pour ça, je lui resterai soumise, parce qu'elle au moins, elle a ce que tu n'as pas, la franchise, l'honnêteté et une paire de c******s dans les braies. Maintenant si pour toi, respecter une femme qui a travaillé toute sa vie, qui s'est impliquée pour des causes honnêtes c'est être soumisse, alors soit....

Il était revenu face à elle et caressait son épaule de son épée...

Non moi je dirais plutôt que le seul soumis dans cette pièce c'est toi... soumission totale à la connerie ça oui... et un lécheur de première.... d'ailleurs si tu étais aussi doué....

AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Elle n'avait pas eu le temps de terminer sa phrase qu'il lui enfonça le bout de son épée dans l'épaule... elle ne put cette fois rester stoïque, un hurlement de douleur déchira le « silence » de la pièce. Faire la fière c'était facile, masquer sa peur pas des plus compliqué non plus, par contre face à la douleur.... elle avait senti l'épée s'enfoncer dans sa chair, l'entendant même percer la finesse de sa peau laiteuse... pourtant elle aurait du avoir l'habitude... une dague dans la fesse... ça c'était quand on se mêlait d'un duel entre son ancien amant et son époux en étant ivre morte... une épée en plein dans le ventre... merci Kelso et sa fichue tête en l'air.... et cette fois.... peut-être la pire de toute, parce qu'elle était livrée à sa merci et surtout parce qu'elle savait que cela ne s'arrêterait pas là.... non mourir ne lui faisait pas peur, par contre souffrir.....

Cedmisc a écrit:
[Journée du 16 Novembre]

La fraicheur de cette fin d'automne était fortement palpable. A vrai dire le seigneur de Septmonts l'avait un peu trop palpé et il se maudit de ne s'être pas plus couvert pour ce voyage. Le trajet entre Sainte Ménéhould et Reims avait été monotone. Peu de personnes dehors: entre le temps froid et la guerre on ne pouvait pas leur en vouloir. Et l'avantage c'était qu'on se déplaçait plus vite ainsi.

La seule pensée qui réchauffait à ce moment notre jeune homme était le fait qu'il allait revoir sa duchesse préférée dans quelques heures. En effet il avait profité du fait que l'on élisait le duc ce jour-ci pour aller la retrouver et profiter de quelques moments à deux avant qu'ils ne retournent à leurs obligations respectives. En plus, il lui ferait la surprise d'arriver plus tôt que prévue, en espérant que sa réunion à elle ne s'éternise pas trop. Mais il le savait, les réunions du Conseil de Champagne était souvent longues...

La déception. C'est ce qui ressortait quand il voyait les résultats des dernières élections. Même si cela était prévisible et que la liste dont il était membre était tout de même parvenue à obtenir un quart des sièges au Conseil, c'était surtout le manque d’intérêt pour des Champenois pour leur projet qui l'avait le plus contrarié. Une seule question leur avait été posé, enfin non plus deux, mais ce n'était rien comparé à ce que les autres partis avaient eu. Et cela s'était ressenti dans les urnes...

Cedmisc soupira tandis que la ville de Reims se détachait à l'horizon. Il fit hâter le pas à son cheval...


[Un peu plus tard]


Après une courte halte dans une auberge pour se changer, et acheter une rose pour sa bien aimée à une paysanne du coin, il arriva un peu en avance au château.

Son poste de courrier de champagne lui permettait d'entrer sans problème et il salua les gardes. L'atmosphère dans la capitale champenoise était très tendue du fait de la guerre, la mobilisation constante des gardes et des soldats du duché qui patrouillaient incessamment dans la ville. Ced maudit intérieurement ces "idiots du ponants" dont la traitrise au royaume ne créait que mort et désolation.

Quand il se présenta à la réception, une personne lui indiqua que Maltea avait prévu son arrivée et qu'elle le retrouverait dans son bureau une fois que l’élection du prochain duc, qui se déroulait actuellement, serait terminée.

Ced tout en se dirigeant à travers les couloirs, bien connus grâce à de longs mois de présence, se demandait qui de Yunab ou Brylastar serait désigné. Leurs deux listes avaient obtenus le même nombre de voix, quatre, au conseil, la liste FER n'en ayant obtenue qu'une, ce serait certainement le choix des membres de l'Alliance champenoise qui ferait la différence. Tristan voterait à coup sur pour Yunab mais pour les autres Ced n'avait aucune idée.

Il était bien tenté par sa curiosité d'aller glaner quelques informations en jetant une oreille mais il s'aperçut bien vite que la salle était trop bien gardée à ce moment là pour qu'il puisse en tirer quelque chose d'utile. Il se résolut donc à patienter au bureau de Maltea...



[Plus tard dans la nuit...]


Il faisait beau, les fleurs abondaient dans le champs que le seigneur de Septmonts traversait à pied. Il aperçut enfin celle qu'il recherchait au loin, lui tournant le dos, et pressa le pas pour la rejoindre. Ce faisant la voix de Maltea lui parvint lui demandant incessamment pourquoi il l'avait abandonné. Et plus il marchait, plus la silhouette semblait s'éloigner. Soudain de gros nuages noirs obscurcirent le ciel. Les éclairs se mirent à zébrer le ciel, le tonnerre l'emplissant. Un vent violent souffla de face et le jeune homme dut se protéger le visage avec la main. Lorsqu'il reporta son attention sur 'endroit où Maltea se trouvait, celle ci avait disparu et à sa place un chevalier noir était là. Ced s'arrêta ne sachant plus que penser. Le cavalier se mit alors à le charger, avec un cri qui le tétanisa d'effroi autant que les flammes que crachait le cheval. Il se mit à fuir mais ne put échapper à l'épée du chevalier qui le transperça de part en part...

Il s'éveilla en sursaut, tombant de la chaise sur laquelle il s'était assis avant de s'endormir. Après quelques secondes d'égarement il essuya la sueur qui perlait à son front, se releva et s'étira. Une bonne claque pour s'assurer qu'il était réveillé et vivant et une injure lancée envers le cauchemar qui l'avait traumatisé. Par la fenêtre il vit que la nuit était maintenant complète. Après avoir tâtonné quelques peu il parvint à allumer une bougie. Il était toujours aussi seul dans ce bureau et personne n'était entré.

Il se résolut donc à partir en quête de sa bien aimée. Le château semblait désert et il se fraya un chemin dans les couloirs, à l'aide de sa bougie et de la rose achetée un peu plus tôt. Pas un bruit ne venait perturber le silence qui régnait en ces lieux. Ced se demanda combien de temps il avait dormi et surtout pourquoi Maltea n'était pas encore arrivée. Avait-elle oublié? Il en doutait.

Alors qu'il réfléchissait ainsi, tout en marchant, il tomba au détour d'un couloir nez à nez avec une forme sombre. La peur soudaine faillit lui faire lâcher la bougie et le garde sembla tout aussi surpris que lui de le rencontrer. Heureusement pour notre seigneur, celui-ci ne l'embrocha pas. Le moment d'émotion passé, Cedmisc lui demanda s'il n'avait pas croisé celle qu'il cherchait et Jean, c'était le nom du garde qu'il connaissait un peu, lui répondit qu'il l'avait vu sortir de la salle et se diriger en direction de son bureau.

Il fut donc quitte pour un demi tour, repassant devant le bureau de Maltea et partant dans la direction opposée à celle qu'il avait prise. Toujours pas de bruit et un sourire vint se montrer sur son visage tandis qu'il repensait à sa rencontre et à la peur qu'il avait eu. Surement que le cauchemar qu'il avait fait lui avait un peu monté la tête. Il n'y avait aucune raison d'avoir peur, le château était particulièrement bien gardé.

Ceci dit le sort semblait s'acharner à vouloir faire peur à notre ami. Car à peine ces pensées lui avaient traversé l'esprit qu'un cri effroyable retentit non loin de lui, lui hérissant les poils et faisait augmenter son rythme cardiaque à une allure insoupçonnée jusque là. Les couloirs avaient bien fait résonner ce cri qu'en ce moment Cedmisc attribuait à une harpie qui venait le dévorer.

Après quelques instants, le courage lui revenant, il progressa doucement pour remonter jusqu'à l'origine du bruit. Il vit ainsi de la lumière ainsi qu'une porte entrouverte. Une plainte étouffée lui parvint tandis qu'ils se rapprochait. Il jeta un oeil rapide et discret pour voir de quoi il s'agissait et reconnut Brylastar. Il faillit lâcher un juron en voyant Maltea, tant cherchée, une épée plantée dans l'épaule. Il s'adossa au mur le cerveau fonctionnant désormais à plein régime. Qu'est ce qui se passait en ce moment? Comment agir? Tant de questions se bousculaient dans sa tête...




[Désolé pour le retard, je manquais d'inspiration ^^]


Brylastar a écrit:
Le cri de Maltea le délivra. Bry rit doucement, totalement fou. Son visage toujours haineux n'avait jamais eu cette teinte. Enfin, la délivrance, la reconnaissance de sa supériorité. Oh, il savait bien qu'il dominait la plupart de ces sombres abrutis de Champagne depuis longtemps... mais là, après tant d'années à masquer, à cacher, à manipuler, il pouvait être au grand jour. Mais si seulement... si seulement Brienne lui avait laissé la possibilité d'estourbir Nebisa et de proclamer la sécession du Domaine Royal, si seulement elle lui avait laissé la possibilité de rendre Compiègne à l'Artois avant de, éventuellement, fonder un nouveau Royaume? Oh, les idées ne manquaient pas, tant de projets pour son Comté, tant de choses pour les François, enfin reconnus et respectés, alors que la despote actuelle aurait été tuée! Quel bonheur cela aurait été... quel bonheur. Cela était-il encore seulement possible? Pourrait-il se faire passer pour la victime traumatisée et continuer son action loyale à la vraie France, non pas celle de la Catin Royale?

Les effets de l'alcool étaient passés au second plan en raison de l'excitation tendue qui l'animait. Bry souriait devant la douleur et la souffrance qui étaient apparues sur le corps de Brienne. Ca n'avait jamais été son truc, de tuer; mais parfois... parfois, c'était chose nécessaire. Chaque chose avait son prix, chaque objectif, chaque idéal représentait une mission qui justifiait un ensemble de mesures. Là, le meurtre de certains de ses amis; ici, un pillage; là encore, une révolte, ou peut-être une sédition. Toute chose était pensable et imaginable. Le cerveau de Bry n'avait aucune limite, et son imagination cruelle était infinie. Ainsi aimait-il à le croire ne tout cas. Tout doucement, il tourna l'épée dans la plaie, puis la retira d'un coup, laissant la Duchesse retomber sur le sol. Il hésita; continuer le manège, alors qu'une envie de rendre tripes et organes l'avait repris de plus belle? L'odeur du sang le paniquait un peu, son souffle s'accélérant. Trop d'alcool, trop de cris, trop de sang, il avait envie de vomir. Mais il devait ne pas montrer cela, se reprendre et ensuite gérer la suite. Un petit moment se silence se fit donc. Il crut déceler des sanglots et prit un air compatissant.


Allons bon, as-tu peur, maintenant? ... tu aurais dû m'écouter, tu aurais dû me laisser faire, et rien de tout cela ne serait arrivé ... que veux-tu, je suis bon, mais j'ai mes limites!

Il rit un peu, se demandant d'où il sortait ces phrases mielleuses, et s'accroupit devant elle, tenant l'épée par le pommeau. Il approcha son visage d'elle, et d'une main prit une mèche de cheveux qu'il respira intensément, fermant les yeux. Après quelques secondes, il recula le visage et sourit, la regardant avec plaisir.

Tu sais, tu vas me manquer, j'imagine; j'ai beau te critiquer, tu fus loyale, et je dois le respecter. Sache simplement que je m'occuperai bien du trône. Si tu es vue comme félonne, alors peut-être que l'autre Nebisa voudra invalider ton vote, et ne plus faire confiance à Yunab? Tu sais, les faux se fabriquent facilement, on en avait une myriade déjà pour allumer des contre-feux!

Et puis...


Un éclair se ralluma dans ses yeux, alors que d'une main il caressait maintenant sa joue.

Et puis tu sais, en vérité, tu m'aides grandement là! Yu allait être Duchesse, mais sera-ce vraiment possible? Tu ne te rends pas compte à quel point le Duché est infesté! La Couronne va tomber, c'est la seule solution. Dès que Nebisa sera morte, les François seront libérés, et nous pourrons tous vivre en liberté dans le respect de l'autre! Tu sais ce que je vois? Toi, traîtresse, humiliée par tout un peuple; Yunab, touchée par cela - un petit courrier, ça se trouve. Enfin, nous, proposant à la Champagne de prendre ses distances... puis, des révoltes, du sang, des crys, des larmes; de la peur, de la mort. Mais... la délivrance, finalement!

Ah, tu vas rater la suite de l'Histoire gamine. A trop vouloir interférer dans les affaires des grands...


Deux petits coups presque amicaux sur la joue, puis il se releva.

Enfin bon, quand il faut y aller, il faut y aller... tu ne m'en veux pas, j'ai des choses à préparer! Essaye simplement de mourir en silence, d'accord?

Il sourit à nouveau, puis reprit l'épée d'une main, songeant au même moment à la façon la plus crédible qu'il aurait de la tuer: d'un coup dans le ventre non? ...

Voilà qui semblait parfait.


Maltea a écrit:
La lame de l'épée abimait les chairs de son épaule alors que le bourreau la faisait tourner dans la plaie qu'elle avait causé, ce qui provoquait chez la duchesse des plaintes étouffées. Elle essayait vainement de garder pour elle sa douleur, mais c'était peine perdue. Alors qu'il arrachait l'épée d'un coup sec, un nouveau cri de douleur s'échappa de la bouche ducale avant que la jeune femme ne se laisse glisser au sol. Son regard se posa sur la plaie et sa rage redoubla effaçant en grande partie la douleur... elle devait se sortir de là et tout de suite... de son bras valide, elle essaya de se relever et c'est alors que ses doigts se posèrent sur quelque chose de froid. À tâtons elle essaya de deviner de quoi il s'agissait et elle ne fut pas longue à comprendre... lorsque le tesson de bouteille lui entailla légèrement la main.... voilà une arme qui allait l'aider... elle le prit sans la paume de sa main protégée par la manche de sa robe, prête à s'en servir lorsque l'occasion se présenterait.... elle devrait penser à le remercier... en effet si ce traitre n'avait pas brisé elle ne savait combien de bouteille dans la pièce, elle n'aurait pas pu trouver ce qui allait l'aider à se sauver et à le dénoncer....

Peur? Ça ne se voit pas? Je crève de trouille... je ferais bien pipi dans ma culotte, mais comme je n'en ai point mise... enfin voilà quoi... je me retiens...

Elle leva les yeux au ciel, d'un air de dire, espèce de bouffon, je te l'ai déjà dit, je n'ai pas peur de la mort....par contre j'ai une culotte mais fallait bien trouver quelque chose à dire... elle le laissa néanmoins terminer son monologue sans trop écouter ses âneries.... s'il y avait bien une chose qui ne changeait pas c'était son niveau de connerie... tout ce qui lui importait, c'était le fait qu'il se soit accroupi devant elle. Elle serra les mâchoires lorsqu'il l'appela gamine et qu'il lui mit deux petites tapes sur la joue... pauvre abruti si tu savais, pensa t'elle. Zuuuuuuuuut voilà qu'il se redressait... elle allait devoir la jouer fine... elle avait devant ses yeux le bas de son corps et elle hésita une fraction de seconde.... elle se décida lorsqu'il reprit l'épée en sa main... si elle ne faisait rien, certes elle aurait ce qu'elle souhaitait depuis si longtemps maintenant, à savoir la délivrance, mais la province pour laquelle elle s'était dévouée depuis si longtemps risquait gros. D'un geste rapide de son bras valide, elle enfonça profondément le tesson de la bouteille sur le haut de sa cuisse... bon elle avait visé l'entrejambe, mais un mouvement de Bry l'en avait empêché, malheureusement. Alors que le tesson était ancré dans les chairs de la cuisse, elle fit avec force, un mouvement vers le bas afin de la lui ouvrir .....

Toi aussi crève en silence, tu vas te vider de ton sang rapidement, crois moi....


Cedmisc a écrit:
Il avait repris son calme et jeta un nouveau coup d’œil pour analyser la situation. Maltea contre le mur, Brylastar face à elle mais qui était de trois quart dos par rapport à lui, ce qui était à son avantage. Soudain son sang ne fit qu'un tour lorsque La Queue retira violemment l'épée fiché dans l'épaule de la duchesse. Le sang jaillit et Maltea tomba au sol. Cedmisc détourna la tête d'horreur tandis que la colère l'envahissait. Une envie de meurtre s'empara de lui. Il réussit cependant à se contenir, la situation exigeait de la réflexion et non pas une réaction impulsive.

Il écouta lorsque Bry reprit la parole. Le monologue qui suivit l'éclaircit. C'était donc lui, le fameux traitre. Un ancien artésien, il fallait s'en douter. Mais le coup de l'homme repenti était tellement gros que cela avait fonctionné. Et Maltea avait du découvrir la vérité et se mettre dans cette fâcheuse situation. Ced serra les dents de rage. Non elle n'allait pas mourir ce soir et le duché ne tomberait pas aux mains de ces chiens. Pas tant qu'il serait en vie en tout cas.

Les dernières déclaration de Bry ne laissait aucun doute sur ses intentions envers Maltea. Il fallait agir vite. Pas le temps d'attendre un éventuel secours de la part des gardes. Et impossible de les appeler sans être repéré. Il retourna dans sa tête les différentes options qui s'offraient à lui. De fait une seule avait une chance de fonctionner, étant donné qu'il n'avait pas d'arme et que son adversaire en avait, lui. Il fallait utiliser l'effet de surprise pour le déstabiliser et l'obliger à se séparer de son arme pour éventuellement la récupérer.

Il se préparait à passer à l'action quand soudain Brienne utilisa un objet pour blesser son bourreau. Ce fut le signal pour Septmonts. Ouvrant la porte avec fracas il se précipita sur Brylastar et de l'épaule le percuta violemment dans le dos. La violence du choc fit que son opposant lâcha l'épée qui fut projetée plus loin dans la pièce tandis que les deux combattants s'affalèrent sur le sol, renversant au passage quelques chaises.


Hersent a écrit:
[La campagne rémoise/Un bureau de l'Etat Major, très tard dans la soirée du 16 novembre]

Diantre, fichtre, que diable! Quand on n'avait pas de tête...hé bien, on avait des jambes et la Hersent pestait tout ce qu'elle savait depuis qu'elle avait du rebrousser chemin, en pleine campagne, vers Reims et son castel: quelle gourdasse, elle s'était rendue compte qu'elle avait oublié sa malette d'herboriste et de médicastre dans le bureau des Loups à l'Etat Major! Elle ne pouvait que repartir en sens inverse car une Hersent sans sa fameuse malette n'était plus Hersent...d'autant que la guerre faisait toujours rage et que des combats se profilaient dans un avenir très proche.
Elle piqua des deux direction les remparts de la capitale champenoise, Korrigan étonné de recevoir un gentil coup de talon dans les flancs: si elle voulait regagner Compiègne avant le petit jour, il n'y avait pas de temps à perdre. Elle arriva, en trombe devant la grande porte abaissé et héla la garde:


Je suis GES Hersent!!! Ouvrez-moi et viiiite!!! Je dois me rendre à l'Etat Major!

Elle ne tenait plus en selle d'impatience et ces gardes qui lambinaient rien que pour la faire encore plus râler. Enfin, un maréchal pointa le bout de son nez, la détailla puis sembla la reconnaître puisqu'il leva la lourde herse.
Elle remercia d'un vague salut et talonna sa monture pour qu'elle se presse jusqu'au château. Les sabots faisaient un boucan d'enfer sur les pavés de quoi réveiller les morts! Enfin, le castel se profilait puis se rapprochait pour finalement se dresser, majestueux, devant elle...minuscule être humain gesticulant en pleine nuit.
Encore des gardes mais ceux-là la connaissait, aussi, n'eut-elle pas à brailler son grade; elle passa le porche avant de glisser de sa monture qu'elle confia au premier glampin qu'elle alpagua.
Elle courut dans les longs couloirs déserts à cette heure tardive du château, guidée par la lumière de la lune montante...économies, économies, plus de flambeaux inutiles à brûler toute la nuit. Elle pesta car elle faillit s'étaler de tout son long en dérapant sur une dalle en pierre et finit par arriver à son bureau qu'elle ouvrit sans ménagement.
Nahhhh il fait tout noir! elle alluma un flambeau avec un brandon de braise de la cheminée....la voilàààà, la malette, attendant sa propriétaire, mise en évidence sur le bureau, pour une fois vide de tout papier. Hersent, soulagée, prit le temps de souffler un peu, histoire de vérifier que tout son matériel médical était en ordre et que rien ne manquait. Tandis qu'elle compabilisait ses pots, ses fioles, ses aiguilles, fils, ciseaux, stylets et autres menus instruments à découper, émonder, écarter, elle se rendit compte du silence étrange qui régnait dans le castel. Pour une fois qu'il n'y avait pas foule, c'était plaisant à écouter et savourer...même les pas des gardes retentissaient plus sourdement.

Pots d'onguent au souci, à la lavande...bien. Lotions désinfectantes...opérationnelles. Instruments...moui, moui...tous là. Linges en lin et bandes de tissus...en quantité suffisante. Plantes séchées...parfait...fils divers...ouf, nickel. Ma pauvre Hersent, où avais-tu donc la tête pour oublier ton trésor???

Elle regarda la position de la lune...il ne fallait pas tarder si elle voulait être revenue au petit jour à Compiègne. Elle remballa tout son attirail, referma sa malette, souffla les bougies mais embarqua le flambeau: avoir manqué s'étaler une première fois lui avait suffi! Alors qu'elle passait près des couloirs de la salle du Conseil, son attention fut attirée par des bruits de voix...des éclats de voix même. Elle entendit que le ton montait, elle perçut comme des coups dans les murs ou dans des meubles. Elle s'arrêta, aux aguets...deux voix, féminine et masculine...elle crût reconnaître celle de la duchesse de Brienne. Comme cette dernière était réputée pour être une couche-tard, Hersent entreprit de reprrendre son chemin. Mais à ce moment-là, elle entendit des bruits de casse, puis des pas; elle vit une ombre masculine se diriger vivement vers un des bureaux. Elle haussa les épaules, amusée...il y en avait un qui était en train de passer un sale quart d'heure avec la duchesse, le pauvre!!! Un cri, presqu'un hurlement, retentit...que se passait-il donc???
Ni une ni deux, sans réfléchir, Hersent rebroussa chemin, déposa son flambeau dans une niche, puis malette dans une main, l'autre main sur le pommeau de son épée, pour se diriger vers le lieu du hurlement de douleur, un hurlement comme on pouvait en entendre sur un champ de bataille: un fer avait percé des chairs! Elle distingua la silhouette masculine aperçue plus tôt, aux aguets devant la porte de...du bureau de Bry! Au moment où elle allait l'appeler doucement, l'homme qu'elle reconnut pour être le seigneur de Septmonts, enfonça la porte. Elle avisa un rebord de fenêtre sur lequel elle déposa sa précieuse malette puis elle dégaina son épée et avança le plus silencieusement possible, retenant sa respiration. Elle entendait des gémissements de souffrance, une voix dure et avinée et commençait à craindre un grave incident.
Inspirant longuement puis expirant doucement, elle entra dans la pièce et le spectacle qu'elle vit l'atterra!!! Maltea, à terre, l'épaule en sang, déchiquetée par la lame d'une épée, Bry et Septmonts par terre...des traces de lutte dans la pièce, des parchemins jonchant le sol, quelques bouteilles vides et cassées..
.Bon sang, c'était donc vrai...Bry avait sombré dans la boisson...les tremblements de ses mains ne l'avaient pas trompée.

Nom d'un artigot...qu'est-ce qui passe ici? C'est quoi ce champ de bataille??? Pourquoi la duchesse est-elle blessée??? Bry??? Répondez! Que s'est-il passé? que faisiez-vous avec cette épée? Ne me dites pas que vous avez osé porter atteinte à l'intégrité de Maltea!!! Messire Septmonts, ça va?? J'ai comme l'impression que vous êtes arrivé au moment opportun!

Elle maintenait Bry sous la menace de son épée tout en épiant du coin de l"oeil l'état de la duchesse: à première vue, la blessure était très laide et saignait abondamment, il ne fallait pas laisser traîner les choses pour éviter une nécrose des tissus. Elle interpella Septmonts:

Messire, si vous pouviez vous relever et venir jusqu'à moi pour prendre mon épée et maintenir en respect Bry qui ne semble pas être dans son état normal, je pourrais aller examiner la blessure de la duchesse. Elle lança un regard noir à Bry Bry, même pas en rêve, vous ne bougez pas un cheveu ou je vous embroche...comme un lapin!


Brylastar a écrit:
Bry voyait doucement la fin arriver pour la blonde catin quand une douleur inouïe s'empara de lui. Il n'avait pas même vu le geste, enfin presque pas. Comme si le mouvement avait été fait au ralenti mais en tout cas il avait été très proprement fait. Instinctivement, son épée retomba lourdement au sol, encore une fois, et Bry laissa à son tour un hurlement déchirer la nuit. De ses deux mains il se prit la cuisse et sentit le sang jaillir à flots. Il mit par réflexe une main en garrot pour tenter d'atténuer le sang. Mais la douleur... cette douleur... erf, elle le paierait de sa vie cette immonde vipère!! Il allait la tuer et tout de suite! Et puis après tout, une blessure, n'était-ce pas plus crédible?! Dans sa folie totale Bry ne se rendait plus compte de rien. Il n'entendit rien derrière lui, et ne sentait plus aucune odeur également. Son attention toute entière était portée sur la cuisse gauche qui était massacrée. Et l'épée, au sol... de toute façon, il n'eut pas le temps de réfléchir.

Une seconde, il tenait debout, celle d'après il était projeté contre le mur, avec une violence qui le dérouta totalement. Le monde avait-il perdu la tête, une nouvelle Maltea était-elle arrivée par derrière lui - la fourbe!! de telle sorte qu'il ne pouvait plus rien faire contre ces deux impies? La tête de Bry heurta violemment le sol et une sorte de bout de bois. Mais dans sa chute, il entraîna son bourreau... qui était blonde... oh oui, la Duchesse avait... euh, non, un homme? Bry s'agrippa à lui et rendit des coups avec toute la force qu'il pouvait mettre. Mais là, il était en fâcheuse posture. Il ne put rien dire mais une sorte de beuglement sourd et haineux sortit de ses poumons: mais pourquoi étaient-ils tous contre lui, pourquoi ces salauds ne pouvaient-ils pas le laisser tuer Maltea puis prendre la Champagne et renverser l'ordre établi?!??? Pourquoi s'acharnaient-ils tous contre lui??? Cela devenait impossible!

Bry poussa alors d'un coup l'homme qui était sur lui contre le bureau; il vit son visage et reconnut le noble. Cela devenait compliqué... toujours gérable cependant. Il recula pour se poser contre le mur et reprit sa cuisse en main. Il y avait trop de sang dehors, à ce rythme il serait mort sous peu. Non, il ne pouvait pas perdre, ce n'était pas possible, pas si près du but, ce n'était PAS POSSIBLE! Alors... alors, une traîtresse, son amant, les deux, un couple qui voulait le tuer... pourquoi? ... hum, on verra. Reprends tes esprits, ne rends pas tes tripes, reprends-toi. Mais... les dés en étaient visiblement jetés. Encore plus de personnes dans la salle... pourquoi n'avait-il pas fermé à clé?! C'était maintenant... Hersent. Didiou, c'était fini. Il la regarda hurler, puis tenta une dernière chose, désespéré par la tournure des opérations.


Hers.... Herse... attention, à toi... ils sont... ils ont voulu me tuer... un, un, un... un complot...

Il parla à peine, de sa voix la plus tragique possible, montrant d'une main la blessure qu'il ne recouvrait plus. Si cela ne marchait pas... autant mourir sur le coup, sinon, il avait droit à un aller simple pour l'Enfer.


Maltea a écrit:
Et oui, elle aussi pouvait être vicieuse et sadique et ne pas hésiter à faire mal... un sourire triomphant étira sa bouche. Une gamine qu'il avait dit... pauvre tâche, elle devait en avoir massacré plus que lui dans sa vie et sans avoir d'état d'âme! Bon pas le temps de jubiler et de savourer le rictus de douleur sur la face de l'ennemi, elle devait tenter de saisir cette épée qu'il venait de laisser tomber au sol. Alors qu'elle allait esquisser un geste, elle vit Bry projeté contre le mur avec force et un soupir de soulagement se fit entendre.... Cedmisc! Ce n'était pas trop tôt, ils s'étaient pourtant donné rendez-vous bien plus tôt que cela, où avait il encore été trainer avant de venir la rejoindre? Il allait l'entendre quand ils en auraient fini avec ce félon! Essayant maintenant de se redresser, ce fut au tour d'Hersent d'entrer dans le bureau et de donner des ordres à Cedmisc.... quoi sa blessure? Pas le temps de s'occuper de ça, qu'est ce qu'on s'en fichait de ce truc de moindre intérêt... non le plus important était d'aller chercher le connétable et le prévôt ainsi que la garde ducale pour mettre aux arrêts le traitre. Et l'autre là qui tentait de lui faire porter le chapeau... il avait de l'espoir pour être cru par Hersent. Pas que les deux femmes soient proches et passent le plus clair de leur temps ensemble, ça non, mais elle connaissait suffisamment la duchesse pour ne pas croire le traitre... enfin c'était à espérer....

Hersent, ne l'écoutez pas, pas le temps pour ma blessure, on verra ca après. Pour le moment allez donc quérir le prévot et le connétable qu'ils viennent avec la garde. Cet homme à qui la plupart d'entre nous avait accordé sa confiance, le faisant même noble de mérite champenois n'est en réalité qu'un traitre. Je lui avais déjà exposé ma façon de penser il y a peu, mais bien entendu la méchante Maltea le pourrissait par jalousie....c'est la raison pour laquelle j'ai préféré voter Yunab et voulant une fois de plus le confondre, je suis venue le pousser à la faute... mais je n'en ai pas eu besoin, les documents éparpillés dans la pièce prouvera mes dires. Filez maintenant les quérir c'est un ordre, je ne vais pas mourir pour si peu, du moins pas dans l'immédiat, le mettre aux fers est bien plus important... je veux entendre un « d'accord » et rien d'autre, suis je claire?

Le ton de la Brienne était sans appel et elle ramassa l'épée du félon afin de le l'en menacer le temps que la cavalerie arrive, en profitant au passage, de la pointe de l'épée de lui balafrer la joue... d'un M qui veut dire Maltea... (ahum)

Souvenir de ta chute le félon, jamais tu ne m'oublieras, quoiqu'il arrive!

Son regard émeraude plongea dans celui qu'elle avait pris pour amant il y avait quelque temps déjà... Le jour où elle choisirait correctement ceux qui partageaient sa couche n'était pas encore pour tout de suite.... ceci dit c'était pas pire que Brie qui l'avait pris comme vassal et s'en était portée garante... la pauvre, elle allait tomber de haut.... mais après tout, comment aurait elle pu le savoir, tout le monde était tombé dans le panneau... Maltea était bien placée pour le savoir, elle qui avait destitué sa soeur pour traitrise, et qui semblait n'aimer se faire prendre que par des bretons d'après les rumeurs.... tous à mettre dans le même panier au final... on ne pouvait plus faire confiance à personne!


Kelso a écrit:
[Bureau du Juge]

Non mais sérieux, coupable, coupable, et re coupable, qu’on leur coupe la tête desuite ! Escroquerie, on écartèle, insulte, on coupe la langue, vol, on coupe la main et allez, envoyé c’est pesé. Il tamponna tous les verdicts les uns à la suite des autres. Il les enverrait tous au trou pourrir dans leur déchets de félons ou de brigands, c’était la même chose. Un vacarme pas possible depuis plusieurs minutes dans les couloirs du château. Vacarme qui ne fit que lui faire relever le nez, regard fixé sur la porte au cas où qu’on vienne lui piquer son marteau de juge. Puis haussement d’épaule et rien. De nouveau un calme comme on sait les apprécier.

Puis, de nouveau du bruit, des pas, des cris. Mais didiou, on faisait la fête sans lui. Il ronchonna, signa le dernier verdict et se leva à toute vitesse. C’était surement un coup de Coxygel pour faire la fête sans l’inviter, il se vengerai en allant piller son refuge à gâteau. Oh que oui. Il sortit de son bureau, suivant les bruit puis son sang se glaça d’un coup.


AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH


[Lieu du crime]


Mazette, on égorge une truie ou quoi ? Son sourire s’effaça de son visage, se rappelant que trop bien comment cela avait finis en mairie de Varennes … un simple cris. Il partit en courant vers le lieu présumé, filant à travers les couloirs, les dédales de couloirs même. Passant devant le bureau des économistes … des tribuns … maintenant des courriers … Finalement, il entra comme un dératé dans la salle où se trouvait Maltea, Ced, Hersent et Bry. Il se passe quoi ici ?

Vague regard autour de lui : du sang. La Duchesse blessée, Bry blessé, Hersent en panique, Ced pétrifié. Il resta planté un moment pour juste entendre un « jamais tu ne m'oublieras, quoiqu'il arrive ». Une querelle d’amoureux entre Bry et Maltea qui aurait mal tourné ? Cette dernière était bien connue pour s’emporter vite mais quand même. Il fit un pas vers Maltea et comme il aperçut qu’Hersent et Ced étaient autour d’elle, Kelso se retourna vers Bry, désemparé. Il pissait le sang aussi.

Sans réfléchir un seul instant, il se précipita vers ce dernier, inquiet pour son ami. Le reflexe fut qu’il déposa sa main sur l’épaule de Bry comme pour le rassurer. Il le fixa un instant et l’aida quasiment à marcher. Non mais qu’elle histoire. Puis, il porta son attention sur Maltea, tournant le dos à Bry. Montrer qu’il était encore plus inquiet pour elle ? Nah jamais.


Querelle d’amoureux ou quoi ? Faut y aller molo dans les bagarres la.


Hersent a écrit:
Quelle galère, mais quelle galère, d'autant qu'elle vient de s'apercevoir que Bry aussi pisse le sang. Une odeur douçâtre et entêtante remplit la pièce...le sang et la sueur suintante d'une peur qui étreint les entrailles même si on n'en montre rien du tout.

Après le choc premier, analyser la situation devenait nécessaire: Bry quasiment mis hors de combat et exangue...le sang coulait largement et sans doute une artère avait-elle été sectionnée...par quoi d'ailleurs? Son regard se porta sur les débris de verre...outch...un tesson! Deux blessés sérieux.

Elle tenait toujours son épée, prête à percer Bry, elle ne saisissait toujours pas ce qui avait pu se passer entre la duchesse et Bry. C'est alors qu'elle entendit Bry l'exhorter à faire attention:


"Hers.... Herse... attention, à toi... ils sont... ils ont voulu me tuer... un, un, un... un complot... "

Le ton était convaincant, certes, mais une petite alarme se mit à tinter en elle...la duchesse était comme elle était, grande bouche et tout ce qui s'ensuit mais trahir la Reyne et le duché...non, impossible.

Quoi? Bry...un complot, quel complot? Qui aurait voulu te tuer? Et pour quelle raison? Ils...la duchesse et Septmonts??? Tu délires Bry! Impossible voyons. Elle regarde la blessure béante de Bry et grimace....mince de mince, cette satanée blessure était encore plus laide que celle de la duchesse. Elle s'assura que personne ne pouvait faire de geste menaçant, mit son épée contre sa jambe pour ôter son léger mantel qu'elle lança à Bry:

Roule-le en boule et essaie de le presser sur ta blessure...j'espère que ça empêchera le sang de couler. Appuie fort et sans relâche si tu ne veux pas que le souffle de la vie t'abandonne. Elle voyait bien que son visage s'était creusé, devenant pâle et terreux.

Elle reprit son épée et s'avança vers la duchesse pour examiner de plus près la blessure. Mais c'était sans compter sur le caractère épouvantable de cette dernière: même sur le point de passer l'arme à gauche, elle gueulait des ordres!

"Hersent, ne l'écoutez pas, pas le temps pour ma blessure, on verra ca après. Pour le moment allez donc quérir le prévot et le connétable qu'ils viennent avec la garde (....) Filez maintenant les quérir c'est un ordre, je ne vais pas mourir pour si peu, du moins pas dans l'immédiat, le mettre aux fers est bien plus important... je veux entendre un « d'accord » et rien d'autre, suis je claire? "

Elle faillit s'étouffer: non mais, n'importe quoi!!! Elle était médecin et ne pouvait abandonner un blessé sans lui prodiguer les premiers soins. et en plus, la duchesse avait accentué sur le "d'accord"...pffff...ça lui collerait longtemps à la peau ses débuts de Connétable, maître des LP! Nom d'un artigot, oui elle irait quérir Prévôt, Connétable, Garde ducale et tutti quanti mais après avoir bander les blessés.

Vostre Grasce, je vous ai entendue et comprise. J'irai quérir les Prévôt et Connétable mais après vous avoir apporté les premiers soins. Bry, vu son état, ne pourra pas bouger d'ici...regard désolé vers un membre de la Meute...même s'il le voulait.
Messire Septmonts, ma malette est dans le couloir...il y a une grande fiole de lotion, prenez-là . Ensuite vous déchirez le haut de la robe de la duchesse et vous nettoyez la plaie avec un tissu imbibé de lotion. Elle regarde à nouveau Bry, plus pâle que jamais, elle s'apprêtait à le rejoindre quand une tornade débarqua dans la pièce...Kelso!!!! Un vrai moulin ce bureau!!

"Querelle d’amoureux ou quoi ? Faut y aller molo dans les bagarres la"

Hersent soupira:

Kelso...ça va au-delà de la querelle d'amoureux...je ne sais pas encore ce qu'il en est mais pour moi c'est grave, très grave. Bry est en train de se vider de son sang! Au lieu de zyeuter la duchesse, appuie sur la cuisse de Bry, le plus fort possible et s'il hurle...ben...tu fais genre que tu n'entends pas. Faut arrêter l'écoulement du sang.

Elle passa en revue la scène improbable qui se jouait devant ses yeux. Le seigneur de Septmonts s'occupait de la duchesse...elle pouvait s'en aller quérir Prévôt et Connétable:

Vostre Grasce Maltea...là...maintenant...je suis "d'accord" pour aller quérir la cavalerie. Regards inquiets malgré tout puis ultime recommandation Ne vous entretuez pas le temps de mon absence: je tiens à connaître le fin mot de l'histoire...j'ai un Loup en perdition que je ne peux abandonner comme ça. Elle parvint à sourire Quelqu'un sait où je peux tirer de leur lit le Prévôt et le Connétable??

Sans attendre la réponse, elle fila les chercher.


Cedmisc a écrit:
Sitôt au sol, Cedmisc décocha un coup de poing à Brylastar, puis chercha du regard l'épée, tombée au sol afin de s'en emparer. Ce qu'il ne put faire, l'artésien ayant réagit en contre attaquant. La bataille fit rage entre eux, dans une mêlée que des joueurs de soule auraient appréciée, les adversaires se rendant coup pour coup, leur corps se meurtrissant.

L'arrivée impromptue d'Hersent stoppa le combat pendant un instant, faisant baisser la garde de Septmonts pendant un instant. Son adversaire en profite et il fût projeté en arrière. Le bureau vint arrêter son recul, la douleur lui vrillant le dos. Il dut s'accroupir un œil sur son opposant, un autre sur Maltea pour connaitre son état. Il ne prit conscience des paroles de la générale en second que lorsqu'elle s’adressa à lui. Un sourire à son attention pour la remercier et lui signifier que ça irait, qu'il s'en remettrait. Il se releva, prit l'épée qu'elle lui tendait et menaça Brylastar, lui plaçant le bout de la lame sous la gorge. Ce n'était pas l'envie de le découper qui lui manquait mais il imaginait le plaisir qu'il aurait en assistant au procès du traitre et à son exécution.

Lorsque Maltea reprit la parole pour donner ses injonctions comme à son habitude, il réagit fermement:


"Fait toi soigner d'abord, le cas du traitre sera réglé en temps et en heure; il ne peut plus nous échapper. Et arrête de bouger tu perds ton sang. Hersent occupez vous d'elle s'il vous plait."

Bien entendu la tête de mule n'écouta pas mais Ced ne fit rien pour l'empêcher d'agir. La peur de voir le traitre lui échapper s'il baissait la garde ou le plaisir de la vengeance? Un peu des deux surement.

Sur ces faits, Kelso arriva et Septmonts repensa un instant à ses péripéties nocturnes au sein du château. Comme quoi il n'était vraiment pas seul à rester tard. Mais où s'était-ils tous cachés? Il devait y avoir pas mal de passages secrets... Il vit cependant d'un mauvais œil l'aide que ce dernier apporta à Bry mais n'eut pas le temps de lui expliquer la situation, Hersent étant plus rapide que lui. Il déposa près d'elle son épée, sûr maintenant que le traitre ne s’enfuirait pas et alla chercher ses affaires de médicastre. A son retour, il s'accroupit lentement auprès de la duchesse, la douleur au dos encore présente. Il lui sourit tout en conservant un regard inquiet pour elle, heureux qu'elle se soit sorti du mauvais pas où elle était mais s'interrogeant toujours sur sa blessure. Il attendit que la GES ait fini son œuvre auprès d'elle pour lui parler.


"Ça va? Comment te sens-tu?"

Il tenta de l'aider du mieux qu'il put en la soutenant, attendant l'arrivée de la cavalerie.


Aimelin a écrit:
[Pendant ce temps... fin de journée dans le bureau du Connétable]


ne me fais pas ça s'il te plaît j'ai encore besoin de toi... ne me laisses pas tomber... au moins ce soir...
et demain aussi et puis les autres soirs.


Ce que ça pouvait être agaçant cette bougie qui faisait vasciller sa petite flamme comme pour narguer le jeune Connétable qui essayait tant bien que mal d'écrire malgré le peu de lumière que dame bougie daignait bien diffuser.
C'était la guerre, il fallait économiser et il soupçonnait Nono qui l'avait précédé dans ce bureau, d'avoir rapporté un cierge de l'église de Sainte afin qu'il dure plus longtemps qu'une bougie habituelle.


mmoui... non d’un bourrin je vais ruiner le Duché en plumes.

Il jeta un regard à la dite plume, lui fit un sourire désolé, et la guida à nouveau sur le vélin, fronçant les sourcils, vérifiant qu’il ne se trompait pas et se disant qu’il allait demander à Ernest de venir lui servir de secrétaire, en espérant qu’il ne bagayait pas non plus en écrivant.

jfvfhfqf !!!!! jeiel qfqdjfmjmmmmjfffsff fqf q f!!!! (parce que de loin c’était incompréhensible)

Sourcils qui se froncèrent en levant ses mirettes grises vers la porte, tandis que sa plume prenait une nouvelle petite pause. En cette fin de journée, le calme était descendu sur les lieux et "le silence inquiétant qui précède les rêves" commençant à prendre possession des couloirs, il fût étonné d'entendre de drôles de bruits. Pour une première journée au Château, du moins celui de Reims, il avait passé la majeure partie de son temps à courir d’un bureau à l’autre, montant, descendant, bousculant et s'excusant, afin de trouver tant bien que mal tous les renseignements cherchés. Et puis il s'était enfermé dans son bureau après le vote quelque peu animé, pour élire la Duchesse, et s’était attelé à mettre à jour la liste des vilains.

Le silence semblant revenu, il reporta son attention sur la liste, cherchant la ligne où il s’était arrêté.


"b"... hé bien je ne suis pas parti encore... "b" comme... brave ... br...

Un sourire machiavélique se dessina sur ses lèvres tandis qu’il regardait à nouveau la porte qui le séparait du couloir où semblait régner une drôle d'agitation.
Ce rustre en jupette ridicule ferait pas mal sur la liste. Sa ressemblance avec Brylastar avait d'ailleurs toujours étonné l'ébouriffé qui se serait par ailleurs bien passé d'avoir à penser à lui, chaque fois qu'il croisait le champenois. Un soupir en reprenant son ouvrage dans le silence revenu.


AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH

Quand on parlait du silence. Sa plume se cassa sous le mouvement qu'il fit en portant à nouveau son regard vers la porte. ... grummblblbl .... mais même le soir on ne peut pas travailler ici !

D'un geste nerveux il jeta sa plume dans la corbeille et se leva bien décidé à voir ce qui se passait dans les couloirs. C'était peut être un genre de rituel à chaque début de conseil et s'il fallait pousser des cris, personne ne l'avait averti, même pas sa blonde chieuse préférée. Porte qu'il ouvrit avant de se retrouver de l'autre côté, de jeter un coup d'oeil vers la droite puis vers la gauche, avant de saluer les gardes.

si quelqu'un se fait tuer je suis dans mon bureau je laisse ouvert.

Avant de retourner s'asseoir, s'assurant que son épée était bien accrochée à côté de la porte, mieux valait être prudent, les occupants du château semblant avoir de drôles d'habitudes. Il reprit une nouvelle plume et continua ses écrits, attentif tout de même aux bruits environnants.


Hersent a écrit:
[Dans les couloirs du castel, salles du Conseil]

Elle avait laissé la scène hallucinante du bureau de Bry, priant pour qu'il n'y ait pas de grabuge inutile...le sang avait suffisamment coulé pour saturer l'atmosphère de la pièce.
Elle cavalait dans les couloirs sombres, parce qu'elle avait oublié de prendre un flambeau dans son agitation intérieure
...paniquait-elle plus qu'elle ne souhaitait se l'avouer? Elle décelait l'annonce d'un drame qui bouleverserait le duché et secouerait les consciences et cela la faisait frissonner au plus haut point. Mais bon sang...avait-elle raté l'embranchement pour se rendre à l'Etat Major où se situaient les bureaux du Connétable et du Prévôt??? Aaaahhhh du bruit au loin...un garde?
Elle se dirigea vers la source dudit bruit et soulagée, reconnut la porte de la salle des armées, le bureau du Connétable était tout proche...tourner à droite puis première porte à gauche....et...V'lan! un obstacle lui rentre dedans!!! Nom d'un petit bonhomme de bois! C'est sa Grasce Tristan qu'elle vient de percuter et qui la récupère de justesse avant qu'elle ne s'étale de tout son long par terre.
Rougissements invisibles dans la pénombre et marmonnements d'excuses
:

Oups...humpf... Vous, ici, Vostre Grasce? On peut dire que vous tombez à point nommé!! Je vous cherchais justement...il est arrivé un incident grave dans le bureau de Bry. Si vous pouviez vous y rendre immédiatement, je dois prévenir le Connétable et le ramener là-bas.

Elle s'écarta des bras ducaux pour rejoindre le bureau du Connétable...la porte à gauche était entrouverte et une faible lueur tremblotante laissait passer un rai de lumière. Elle ralentit sa course et toqua à la porte:

Connétable??? Vous êtes-là? C'est le GES Hersent. Il s'est passé quelque chose de grave dans le bureau de Bry, faut venir avec moi immédiatement.

Dans l'attente de la réponse du Connétable, elle regarda si elle ne voyait pas quelques gardes lambiner dans le coin. Elle en aperçut un au bout du couloir qu'elle héla:

Heppp!!! Vous là-bas! Venez ici et vite, c'est un ordre! On a besoin de vous urgemment!

Le garde vint en râlant mais vint rapidement et attendit avec elle le Connétable.


Aimelin a écrit:
[La cavalerie c'est nous ! ]


La lettre "D" se présentait allègrement devant les yeux du Connétable qui afficha un sourire satisfait bien que les parchemins étalés devant lui semblaient ne pas diminuer, où du moins si peu. Un bruit sourd venant du couloir lui fit à nouveau suspendre le court de sa plume et lever la tête. Des voix étouffées lui parvenaient tandis qu'il posait son regard vers la porte d'un air perplexe.. et puis des bruits de pas, ce qui le rassura au moins sur le fait qu'il n'y avait donc pas eu de drame et il se replongea sur sa liste... du moins le temps d'écrire un nom avant que quelqu'un ne toque à sa porte.

Nez qui se leva une nouvelle fois tandis qu'une jeune femme se tenait dans l'embrasure de la porte. Hum il l'avait déjà croisée mais n'eût guère le temps de chercher son nom parce qu'elle avait été plus rapide que lui. Et ce qu'elle lui annonça, lui mit dans la tête une drôle d'idée, comme quoi la journée allait se terminer de façon encore plus mouvementée qu'elle n'avait commencée, et ça n'était pas peu dire.

Il referma la bouche même s'il eût besoin de l'ouvrir à nouveau pour lui répondre.


le Connétable ? heu.. oui c'est moi.. je suis là.
Quelque chose de grave ? J'arrive !


Décidément le jumeau de l'homme en jupette le poursuivait ! Il regarda sa liste avec regrets et rassembla ses parchemins qu'il glissa dans le tiroir du bureau, et se leva d'un bond, attrapant la ceinture qui maintenait le fourreau de son épée, et l'attacha autour de sa taille tandis qu'il sortait dans le couloir rejoindre Hersent et un garde.

ne trainons pas alors !

Il ne comprenait pas ce qui avait pû se passer, mais sans nul doute n'allait il pas tarder à savoir qui avait bien pû tuer le coms et dans quelle pièce et surtout avec quelle arme. *



* clin d'oeil au cluedo béarnais de Lily.


Tristan. a écrit:
[ A la recherche du placard perdu]

Errant comme une ame en peine dans les couloirs du chateau, ou etait donc passé ce fichu bureau? Profitant de l'occasion il faisait le tour des differents bureaux , son humeur ou sa mauvaise humeur s'agrandissait a mesure ou les dit bureaux ete visités un a un.

Economie en berne, une justice a l'etat vergetatif, une prevosté en ruine, ils etait beau les progressistes passer un mandat a faire un codex et ne pas prendre la peine de gerer les affaires courantes. Finalement il avait bien eu raison de s'eloigner de certaines personnes et d'en evité soigneusement d'autres decidement la blonde partiale aigrie d'avoir etait renie , le fils de duc barbu pale copie de son pere destructeur de codex et le roy qui lui avait bien manoeuvré sa barque en epousant la future reyne etaient vraiment tous a mettre dans le meme sac

Pourtant un sourire s'affichait sur son visage, de ceux qui se dessine legerement sur les visages, celui d'un contentement certain. Le coup avait ete habilement jouer, malgrés une legere deception qu'il etait agreable d'etre le troisieme finalement et pouvoir faire basculé un destin. Il avait rit a voir les resultats, les manouvres de ce cher flavien d'evince la noblesse avait porter ses fruits, le resultat etait au dela de ses esperences le conseil etait composé de huit nobles, il en avait tant rit qu'il en avait etonner les autres par sa bonne humeur

les choses etaient donc joué d'avance bien avant les elections, l'alliance monté a la hate etait bien la pour barré la route a ce mouvement de personnes qui vous detruirez un duché en deux mois, forcé de constater que c'etait deja le cas.Pourtant le bry avait bien maneouvré les choses a vrai dire, son coté mielleux a vous en faire vomir, cet exces de courbettes et son acharnement a vous faire voter pour lui vous brossez dans le sens du poil en etait presque impressionnant. Il au pu ce laisser avoir pourtant la presence du falvienus emmerdus dans sa liste lui oter de fait sa voix, puis cette phrase qu'on se repeté souvent dans les hautes spheres "jamais un ancien artesien ne sera duc"

un flot de pensée osillant entre gaité et colere le parcourait, pensif ses pas parcouraient les couloirs mecaniquement. un sensation etrange en voyant ce bureau de prevot vide ce matin obligé d'en prendre possession, pestant presque contre la duchesse, elle connaissait bien son amour immodéré pour ce poste. un sensation etrange que les choses n'allaient pas se passer comme prevu



[ breve rencontre, cavalerie sans mirabelle]


il avait enfin trouvé le fameux bureau a coté de celui de la duchesse, jouarre duchesse avait gentiment fait amenagé celui ci specialement pour lui, il s'attendait a un vaste bureau il n'en etait rien, le placard etait a mesure de l'amour immoderé de celle ci pour lui il n'eu a peine le temps d'ouvrir la porte qu'il tomba nez a nez avec hersent. quand on connait l'amour immodéré duc duc pour les dames il se fit un plaisir de frolé ses levres, les mains sur les hanches et mouvement de recul, regard amusé a voir cet empourponnement de ses joues, puis une main la qui l'aide a se relevé.

Amusement de courte durée a voir l'empressement de la dame de maiziere, son visage se ferma la suivant dans le bureau du connetable , le pas plus presses se dirigea vers le lieu des cris dont il n'avait guere preter attention. Devant la porte il regarda et fronca les sourcils, du sang des epées et un attroupement deja consequent, voila un scene bien inhabituelle pour ce lieu. Entrant dans la salle main sur la garde de l'epée, il regarda le connetable ebahit sans voix, leger instant d'hesitation et regard vers la blonde en sang


Bien on m'explique rapidement de quoi il s'agit! ta garce c'est un nouveau jeu? celui ci ne m'amuse pas! une nouvelle facon de consoler les pretendants au trone evincé de celui ci?

attente une reponse et regard posé sur bry et sur ced dubitatif il se passer quelques choses mais quoi.......


hersent a écrit:
Normalement, tu n'as plus qu'à copier/coller en gargote. Merci pour tout.
ljd Hersent


[La cavalerie débarque...enfin]

Le Connétable vint la rejoindre dans le couloir, elle le salua plus brièvement que les convenances l'exigeaient mais vu la situation délicate et insolite qui les attendait dans le bureau de Bry...celles-ci tombaient aux oubliettes.

Elle était inquiète, très inquiète et tentait vaille que vaille de dissimuler son inquiétude: Bry, le sympathique, le charmant, l'amusant Bry montrait un visage inconnu, inattendu et incompréhensible. Il lui avait parlé, enfin murmuré serait plus excat, d'un complot contre la Champagne dont il serait la victime, ses mots hâchés par la douleur d'une blessure pas jolie jolie à voir.

C'est l'esprit préoccupée qu'elle invita le Connétable et le Prévôt à la suivre jusqu'au lieu du drame:


Comme vient de le dire Messire Aimelin, ne traînons pas et rejoignons au plus vite le bureau de Bry. Je ne vous expliquerai pas la situation vu que je n'ai pas vraiment réussi à démêler les tenants et aboutissants du champ de bataille régnant dans la pièce. Elle trottait aux côtés des deux hommes qui allongeaient leurs pas sans s'en rendre compte. La duchesse de Brienne et Bry sont blessés, ils ont sans doute cherché à s'entretuer, pour qui pour quoi??? Ce sera à vous, messires, de poser les questions. Les jours de la duchesse ne sont pas en danger, ceux de Bry, ma foi... il a perdu beaucoup de sang, a tourné de l'oeil au moment où je partais vous quérir. Il y a aussi Messire Cedmisc et Sa Grasce Kelso...et des parchemins étalés partout sur le sol et sur le bureau...Bry semblait perturbé par ce désordre...avait-il des choses à cacher? Elle se tut un court instant pour se mettre à nouveau à leur hauteur...pffff ils ne marchaient pas ils cavalaient et la fatigue se faisant sentir, elle se laissait un peu distancer. Je pense que vous avez le coeur bien accroché et le nez peu délicat car ça fleure bon le sang, les vapeurs d'alcool et les sueurs froides dans le bureau!

Enfin, ils arrivaient sur le lieu du drame, les deux hommes prendraient en main la situation tandis qu'elle pourrait enfin vérifier l'état des deux blessés. Alors que Sa Grasce Tristan demandait des éclaircissements sur ce qui venait de se jouer, elle s'assura que Cedmisc s'occupait de la duchesse avant de prendre au passage sa malette de soin et de se diriger vers Bry...un Bry inanimé qui continuait à pisser le sang.

Elle s'agenouilla près de lui, prit des ciseaux et découpa ses braies pour dégager la blessure. Elle la nettoya soigneusement avant d'apposer un linge imbibé de lotion anti hémorragique. Elle vérifia l'état du poul du Loup en perdition, il était faible mais était perceptible...quand le CR apprendrait cela, c'est certain qu'il n'en reviendrait pas.

Tout en s'affairant, elle se remémorait le fameux dimanche où Bry, au QG d'Hypérion, avait attisé la hargne des soldats en criant, éructant presque, de courir sus aux artésiens, de tailler la route jusqu'à Arras...Un vrai délire où il annonçait que les armées artésiennes étaient vides et que celle d'Hypérion n'en ferait qu'une bouchée. Voulait-il les inciter à se jeter sur les épées ennemies??? Voulait-il leur faire croire que c'était la frilosité de l'Etat Major qui avait fait manquer tant de soi-disant belles occasions d'ne finir avec l'Artois?

Elle profita de l'évanouissement de Bry pour le recoudre à vif, priant pour que la douleur ne le fasse pas reprendre ses esprits. Si par malheur il devait revenir à lui, elle avait bien l'intention de l'assommer pour pouvoir continuer son office.
Elle n'avait pas pu se laver les mains mais elle avisa une bouteille d'alcool fort par terre...par Aristote, elle était pleine! Elle l'ouvrit et s'en versa sur les mains afin d'ôter le plus de germes possibles; puis elle enfila le fil dans l'aiguille et commença ses travaux de couture...comme à chaque fois, plus rien n'existait autour d'elle, les voix des uns et des autres lui parvenaient étouffées, la bataille aurait pu faire rage autour d'eux qu'elle n'en aurait cure.

Elle murmura à Bry
Bry, Bry, qu'as-tu fait? Et pourquoi l'as-tu fait? Tu vois, là, je t'ai recousu à vif, je pense que tu ne t'en es même pas rendu compte, tu es dans l'entre deux monde, cette frontière incertaine où le souffle de vie cherche sa voie...revenir ou partir définitivement. Si ce que je pressens s'avère vrai...Bry, ohhh, Bry...tu souhaiteras être emporté par la camarde lorsque tu seras soumis à la question. Elle lui caressa doucement le front pour repousser des mèches de cheveux humides de sueur Bry, sache que pour moi tu seras toujours un de mes Loups même si tu as choisi de les blesser...je t'ai toujours apprécié... Lapin.

La vie aime manier l'ironie, aime les pieds de nez aux certitudes et aux dogmes...l'ironie peut être tendre comme arrogante mordante ou blessante: était-elle en train de "sauver" Bry pour qu'il soit en état de subir l'interrogatoire en règle qui l'attendait dans les geôles humides et sombres du castel?[/b] Satanée conscience qui revenait, ironie du sort, sans crier gare.


Gwenhwyvar a écrit:
[quelque part dans la campagne champenoise, tente de commandement de l'armée "Sláinte mhaith, mo cuishle"]

L'heure de son infusion. Gwen avait fait chauffer sur un petit feu de bois une pinte d'eau, et avait jeté dans la gamelle deux-trois onces des herbes qu'elle avait faites sécher tout l'été. Elle adorait ce moment, un des rares moments de calme quand elle était mobilisée pour la guerre.

Un courrier lui était parvenu, lui donnant des nouvelles de la dernière bataille entre la Couronne et l'Artois. Le messager, tout excité, lui avait parlé d'une implication de plus de deux cent centaines de personnes au combat, juste devant les remparts de Péronne. Elle regrettait de ne pas y être, avec ses compagnons d'armes. Elle avait cependant une autre mission, pas très éloignée du front artésien, en renfort arrière en quelque sorte.

Là, elle profitait de son infusion, respirant tranquillement, écoutant les bruits alentours de ses hommes et femmes discutant et rigolant, le calme avant la tempête.

Elle n'eut pas fini son breuvage que quelqu'un arriva à proximité du campement au grand galop. Un autre messager, de Reims celui-là, comme l'indiquait les armes portées par dessus la robe de son cheval. Il mit pied à terre et demanda de toute urgence la duchesse de Brie.

Gwen sortit de sa tente, observa l'homme quelques secondes, puis le salua et lui demanda ce qui lui valait autant d'empressement. L'homme s'inclina puis répondit :

Votre grâce, voici ce qui a été crié sur la grand-place de Reims par le porte parole du duché. Joignant le geste à la parole, il lui tendit un parchemin. Gwen s'en saisit, le déroula, lut rapidement son contenu :

[rp]


Fait à Reims, le vingt-deuxième jour du mois de novembre de l'an MCDLIX


De nous, Abeline Cardofer d'Asceline, Duchesse de Champagne

A vous, Champenois, Champenoises,
A tous ceux qui de droit liront ou se feront lire,


Ce jour, c'est le cœur lourd que nous prenons la plume.
Lourd d'avoir été aveugle, d'avoir pu s'être laisser berner, comme beaucoup d'autres et d'avoir été trahie par un homme que nous pensions être un ami.


Les preuves m'ayant été rapportées ce matin même, ne laissent cependant plus aucun doute quant à la trahison, de celui là même qui pour des raisons obscures, essayait hier encore de se faire porter sur le trône Champenois, Brylastar von Holtz.


Qu'il soit su de tous que la félonie ne serait rester impunie.

Que le félon a été arrêté ce matin même et mis aux arrêts dans les geôles au sein du Castel de Reims ou il y attendra le début de son procès.



Afin que nul ne puisse contester la vigueur et l'authenticité de la présente, apposons notre signature


Duchesse de Champagne

[/rp]

Elle releva les yeux et demanda instamment :
Qui t'a donné ceci ? Parle sans tarder, et dis ce que tu sais, avant que je perde patience et que ton corps subisse l'expression de mon courroux. Quelle est cette mauvaise blague ?

Le messager baissa les yeux et répondit immédiatement :
Je ne sais pas, votre grâce, je vous en conjure, je me faites point mal. La duchesse de Champagne m'a fait envoyer ici compte tenu de la situation, portant ce parchemin. Comme la plupart des messagers, je ne sais pas lire afin de rester totalement neutre vis-à-vis des messages que nous devons transmettre. je ne sais rien, croyez-moi, je vous en supplie !
Il se protégeait la tête de ses mains, tremblant quelque peu, devant la détermination et le regard noir d'encre de la duchesse de Brie.

Gwen se retourna, jeta le parchemin à terre et hurla, un long cri glaçant le sang. Elle entra dans la tente de commandement, puis en ressortit son épée à la main. le messager eut un mouvement de recul. Gwen hurla ses ordres, et personne ne la fit attendre. Elle fallait se préparer à lever le camp.

Puis elle revint vers le messager :

Repars céans pour Reims, et informe la duchesse que j'ai bien pris connaissance de cette très mauvaise nouvelle. Dis-lui que je termine ma mission incessamment et que je reviendrai à Reims dès l'instant d'après. Dis-lui aussi que des explications détaillées lui seront demandées, quant à la position inconfortable de mon vassal. Dis-lui que je suis furieuse, mais après tout, si elle te voit dans cet état, elle le saura sur le champ. Maintenant, hors de ma vue.

Gwen retourna dans sa tente. On y entendait des fracas plutôt inquiétants, de l'extérieur. Cela faisait longtemps qu'on avait pas vu la duchesse de Brie dans un tel état de rage...


Cristobal, incarné par Brylastar a écrit:
Reims, lendemain du drame




Citation:


Fait à Reims, le vingt-deuxième jour du mois de novembre de l'an MCDLIX


De nous, Abeline Cardofer d'Asceline, Duchesse de Champagne

A vous, Champenois, Champenoises,
A tous ceux qui de droit liront ou se feront lire,


Ce jour, c'est le cœur lourd que nous prenons la plume.
Lourd d'avoir été aveugle, d'avoir pu s'être laisser berner, comme beaucoup d'autres et d'avoir été trahie par un homme que nous pensions être un ami.


Les preuves m'ayant été rapportées ce matin même, ne laissent cependant plus aucun doute quant à la trahison, de celui là même qui pour des raisons obscures, essayait hier encore de se faire porter sur le trône Champenois, Brylastar von Holtz.


Qu'il soit su de tous que la félonie ne serait rester impunie.

Que le félon a été arrêté ce matin même et mis aux arrêts dans les geôles au sein du Castel de Reims ou il y attendra le début de son procès.



Afin que nul ne puisse contester la vigueur et l'authenticité de la présente, apposons notre signature


Duchesse de Champagne



Cristobal lut plusieurs fois l'annonce qui était affichée en place public. Il ne pouvait pas en croire ses yeux. Ce n'était pas possible. Rien ne collait, Bry ne pouvait pas être la personne concernée par cette annonce. Ca n'était tout bonnement pas possible. L'Ibère regarda autour de lui si d'autres personnes étaient là. Personne. Il hésita alors pendant quelques secondes, puis, d'un geste sec, arracha le papier. Moins empli de colère que fou de désespoir. Son maître auquel il s'était attaché, celui qu'il avait toujours couvert, celui pour qui il aurait encore donné sa vie jusqu'à peu... l'Ibère n'avait pas de loyauté envers un camp ou envers un autre. Il pensait depuis longtemps - même s'il doutait de plus en plus - de la loyauté de son maître auprès de la Couronne. Mais il devait le suivre, avant tout, envers et contre tout. Tout cela... tout cela, parce que les élections ne s'étaient pas bien passées?

Cristobal sourit un peu. Oui, après tout: ne pouvait-ce pas être une manipulation politique afin de discréditer le vainqueur des dernières élections? Ne pouvait-ce pas être une tentative de ses adversaires de lui faire peur, de le mettre en geôle, le temps qu'il mûrisse, afin qu'il ne soit plus un danger ensuite? Après tout, il savait également que des suspicions se portaient sur différentes personnes. Etait-ce une garde à vue, pour essayer de le faire parler, alors que cela n'était plus qu'une routine pour le Duché, pour la Couronne?... mais... pourquoi Bry alors? Pourquoi ces termes si catégoriques? Cristobal relut une nouvelle fois l'affiche, et se dit que décidément, l'annonce avait l'air d'être décidée, réfléchie, pesée et ne supporterait pas la contradiction. Alors: et si c'était vrai? Et si ce que son maître lui avait caché depuis le départ, cela recouvrait une partie immonde de son être, une partie félonne, traître, sans la moindre attache, basée sur le mensonge, le vice, la haine? Son maître qu'il respectait et appréciait tant, pouvait-il être corrompu et vicié à ce point?

Cristobal soupira. Il pressa le papier contre ses mains, avant de le déchirer et le jeter au sol, énervé. Il ne pouvait pas laisser passer cela. Son maître n'était pas un félon, il n'était pas coupable des crimes dont on le suspectait et dont on allait sans doute l'accuser. Car oui, son maître avait été Procureur et Cristobal avait vu à quel point, en règle générale, être mis en procès signifiait être condamné. Oh que non, Cristobal ne laisserait pas faire cela, quitte à risquer sa vie. Son maître l'avait respecté, il lui avait redonné confiance et foi en sa vie alors que l'ascète ne croyait plus en rien. A travers sa relation avec son maître, il avait trouvé une branche où se raccrocher, une façon de croire en une chose qui le dépassait, qui le transcendait, et qui lui donnait envie de tout faire pour la protéger. Cette chose... il devait la défendre, à tout prix. Cristobal était décidé, et il n'avait jamais de rumeurs: peut-être était-ce un des deux points communs avec son maître, avec le fait qu'il voulait croire en un Idéal mirifique.

Le maître d'armes sourit, sa décision était prise. Il ne savait pas encore comment, mais il agirait rapidement - si le procès se confirmait. Et alors, toute sa bravoure ibère ressortirait au grand jour.

Aimelin a écrit:
[le jour de l'arrestation, dans les couloirs]


Et ils s'étaient mis en marche... enfin le mot juste serait : ils marchaient d'un pas rapide, essayant par la même occasion de ne pas perdre Hersent qui semblait avoir quelque difficultés à les suivre. Peut être du fait que c'était une femme et qu'elle avait les jambes plus petites que les leurs ? pourtant Aime n'était pas spécialement grand. Il fallait qu'il réfléchisse à la question à tête reposée et là, sa tête ne l'était pas. Il écoutait la jeune femme... glissant des commentaires ou exclamations tout en regardant bien où il mettait les pieds, les dalles étaient parfois glissantes.

Champ de bataille ? ils allongèrent le pas blessés ? La duch,... s'entretuer ? ... courir en ouvrant grand les yeux et en essayant d'écouter et comprendre, faisait beaucoup de choses à faire à la fois ,,, En passant devant la salle des gardes il cria :

des gardes avec nous et vite !

Et il accéléra encore le pas. Par Aristote si tout le mandat était ainsi il allait falloir qu'il perde un os pour maigrir au bout des deux mois ! En entendant les noms il fût étonné et se demanda ce qu'avait bien pu faire Malt pour être au milieu. Il se tourna pour répondre à Hersent et vit qu'elle n'était plus à côté et grimaça en la voyant un peu derrière... suivis par un groupe de gardes. Allaient ils trop vite ?

Je pense que vous avez le coeur bien accroché et le nez peu délicat car ça fleure bon le sang, les vapeurs d'alcool et les sueurs froides dans le bureau!

Le sang ? Décidément il était voué à devoir toujours fouler les champs de bataille et celui là l'inquiétait un peu, ce qui eût pour effet de lui faire porter sa main au pommeau de son épée alors qu'ils arrivaient enfin dans le bureau et en franchissaient le seuil.


[Sur le lieu du crime]

Il ouvrit de grands yeux en voyant le champs de bataille. Malt blessée et une épée à la main, Bry qui gisait dans son sang, des parchemins éparpillés, Kelso, Cedmisc, Tristan étaient là. Mais que c'était il passé qui avait déclenché cette bagarre. Il connaissait bien Malt elle n'était pas femme à se laisser faire, mais s'emporter de la sorte en utilisant une arme, il devait y avoir une bonne raison. Son regard balaya la pièce, se posant tour à tour sur les parchemins éparpillés, sur la Duchesse et sur Bry. Un regard vers Tristan avant de regarder tout le monde.

Mais c'est pire que la bataille de la mine ici ! Qu'est ce qui s'est passé ?

Il grimaça en voyant Hersent à l'oeuvre et essaya de reporter son attention sur les parchemins au sol, s'agenouilla et en prit un qu'il parcourut rapidement.

bon sang ... ... des informations, des courriers.. la taupe de Champagne... à mesure qu'il ramassait des vélins et les parcourait il changeait de couleur.

Un regard vers la garde qui attendait.


Gardes emmenez cet homme je crois qu'il a beaucoup de chose à expliquer.


Maltea a écrit:
[L'arrestation.... enfin... c'est qu'elle en a mis du temps la cavalerie!]

Mais quelle tête de mule celle là! Y a pas à dire, la duchesse préférait lorsqu'Hersent acquiesçait à toutes les demandes par un « d'accord »... de toute façon, elle n'avait plus trop le courage de lutter. Son épaule la faisait souffrir et le sang perdu l'affaiblissait de plus en plus. Elle pesta donc pour la forme, lorsque Cedmisc s'y mit aussi ... des ordres toujours des ordres... mais c'est elle qui en donnait d'habitude! Et l'autre qui parlait d'une tuerie amoureuse... encore aurait il fallut qu'elle ait été amoureuse de Bry ne serait ce que cinq minutes... ce qui n'avait jamais été le cas... et puis si cela n'avait été qu'une querelle entre deux amants, elle en aurait été heureuse... non c'était mille fois pire... elle essaya de chasser ses pensées et répondit à Cedmisc qui s'était approché, l'air inquiet.

Je vais bien, ce n'est pas une blessure qui va avoir raison de moi, ne t'inquiètes donc pas. Il y a pire que ça, tu ne peux même pas t'imaginer... j'avais raison, Ced... j'avais raison...

C'est le moment que choisit Arman pour arriver, suivi d'Aimelin, Hersent et de la triclée de gardes ducaux qui ne servaient jamais à rien... pour une fois ils allaient avoir du travail. Son regard se posa sur Arman et elle le vit regarder la scène avant de croiser son regard ébahi... et les questions fusèrent autant de la part d'Arman que d'Aimelin. Un sourire se fit néanmoins jour sur sa mine palote avant que n'éclate un rire nerveux. Tous les hommes présents dans la pièce avaient à un moment ou un autre partagé sa vie et sa couche... s'ils avaient du le faire exprès, jamais ils n'auraient réussi.... seule Hersent faisait tâche au final dans le charmant tableau de chasse de la duchesse de Brienne.

Un nouveau jeu? Tu veux rire ou quoi? En plus je te signale que c'est moi qui l'ai évincé du trone, ce ne serait pas pour le consoler par après... La semaine dernière je suis venue l'accuser d'être la taupe, j'ai été critiquée et tout ce qui va avec, mais tu me connais quand j'ai une idée derrière la tête, je ne l'ai pas ailleurs. Je suis donc venue une fois encore pour le faire avouer et là... je suis tombée sur ces documents compromettant.... même la prise de Reims c'était lui! J'enrage... et donc il a voulu me supprimer et aurait ainsi pu me faire porter le chapeau... ca n'aurait pas été compliqué vu les doutes planant sur moi à cause de ma grande gueule et de mon énorme défaut de dire tout haut ce que je pense.... mais bon, il a juste présumé de ma hargne et de ma volonté à toutes épreuves quand il s'agit de la Champagne. Je l'ai mis hors jeu.... et maintenant je veux qu'il soit mis aux fers et qu'il répondent de sa trahison. Mais si tu ne me crois pas, regarde par toi même, toutes les preuves sont là....

La blonde duchesse montra d'un geste de la main les documents parsemant le sol et le bureau... tous étaient des preuves accablantes.... quel gâchis... et dire qu'il n'aurait pas hésité à gâcher des vies à les emporter avec lui d'ailleurs pour l'Artois.... tout ce qui avait été fait pour un semblant de paix n'avait été que du vent.

[b]Nous avons été trahi, tous berné par un seul homme.... il va devoir payer de ses crimes! On ne piétine et ne trahit pas la Champagne impunément! Contrairement à ce qui est dit, la fin ne justifie pas toujours les moyens... la preuve ...

Elle montra de la main Bry qui avait sombré dans un évanouissement qui au final était le bienvenu pour lui.... bien que la duchesse aurait apprécié de le voir souffrir, mais cela viendrait surement... s'il avait réussi quelque chose c'était d'avoir réveillé en la di Favara une forme de sadisme qu'elle avait veillé à mettre en latence... ce n'était plus le cas depuis qu'il avait tenté de la tuer, réveillant ses instincts primitifs...


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MessagePosté le: Sam 19 Nov - 00:27 (2011)    Sujet du message: Publicité

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