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1460-01-01 - [RP ouvert ] Prendre une mairie, c'est trop bien !

 
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MessagePosté le: Dim 1 Jan - 21:57 (2012)    Sujet du message: 1460-01-01 - [RP ouvert ] Prendre une mairie, c'est trop bien ! Répondre en citant

Marineblanche a écrit:
Posté le: 01 Jan 2012 19:59

Très Haut : Tu crois qu'elle va le faire?
Sans-Nom : C'est une de tes enfants, non? Tu devrais le savoir.
Très-Haut : Peut-être mais c'est toi qui perverti les âmes de mes enfants.
Sans-Nom : Parce que tu crois que je vais la pervertir pour qu'elle prenne une mairie avec qu'une seule autre personne? Y'a un truc qui capote dans sa caboche !
Très-Haut : Humpf, t'as raison. L'monde tourne pas rond et on s'fait vieux. Ca t'dis un petit rampo?


Marine Blanche, petite fille de 9 ans, a pris une grande et une folle décision. Prendre une mairie, rien que pour s'amuser et peut-être meme la piller, parce que c'est amusant, ça aussi ! Elle a un truc qui capote dans sa caboche, c'est même certain mais que voulez-vous? C'est la vie.

L'hiver, ça ne la réussit pas, même si elle adore la neige et surtout en faire des boules pour les balancer sur les gens mais au bout d'un moment, ça a lassé l'enfant. Sans parler que papa n'est pas très présent donc c'est de sa faute ! Bien connu, les mioches qui ont des pères absents, ça tourne très mal. Petite Marine mais une grande ambition. Pas pour elle, la philosophie de vie comme quoi l'amour, c'est tout ce qui a d'important dans la vie. D'ailleurs, elle a horreur d'une chose, c'est de voir des couples se bécotter en taverne ou bien se dire des "Je t'aime" à tout va. Encore pire, quand le couple en question n'est pas marié.

Bref, la gamine attrape son chaperon, bombe le torse, elle grimpe sur son poney et direction la mairie ! Elle regarde donc la mairie en plissant les yeux. Une mairie, quoi. Rien de bien trop original. Moche, quoi.

Comment ça se prend une mairie?

L'enfant se gratte la tête car elle en a vraiment aucune idée.


Sans-Nom : Même pas b'soin de la pousser cette petite. Elle ira loin, moi je dis.
Très-Haut : Tu rigoles? J'ai vraiment pas fais une maligne pour l'coup mais que veux-tu, les temps d'orages ça m'frise la barbe et ça m'fait faire n'importe quoi. Un peu comme l'garçon qui la suit, je l'ai raté à la naissance.
Sans-Nom : Sois pas pessimiste et observe !


Marine Blanche attrape sa dague et sa rondache avant de mettre un coup d'étrier à son cheval.
Quand les idées ne viennent pas, autant se jeter tête baissée contre tout obstacle.
Soit ça passe, soit ça casse.


YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! A MOI LA MAIRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE !

[hrp]RP ouvert à tous ! N'hésitez pas ![/hrp]


Clelia a écrit:
Une Angevine d'environ dix-sept ans en plein Domaine Royal, c'est comme un enfant dans une confiserie, ça a envie de tout prendre... Déformation penthiévrique très probablement. Quand on est petite-fille d'une buse, du Grand Chiffre 19, on part à coup sûr avec quelques soucis dans la vie. Fort heureusement, le côté paternel chevalieresque de France de la mini buse commençait à faire ses effets, mais avec modération quand même.

On lui avait appris les choses bien, on pille! Mais pas à la maison et surtout dans le Domaine Royal de préférence. Première leçon qu'elle avait du retenir. Donc, on brigande en dehors de l'Anjou, on va prendre les mairies en dehors, on envoie des cailloux sur les gens en dehors de l'Anjou, on met la pagaille sur les marchés en dehors de l'Anjou aussi!
Pour ça, elle s'était pris déjà quelques procès.. deux pour tentative de révolte.. un en Alençon, ses compagnons essayaient de prendre le château, eux, et elle était trop petite pour les accompagner.. donc elle s'était vengée, logique quoi.. et avait écopé de sa première peine de prison.
Et puis après, elle était allée en Touraine et comme ils n'avaient pas réussi à prendre la mairie de Vendôme, elle avait acheté tous les pains sur le marché par ennui, puis elle les avait revendus à 2,3,4,5,6 écus etc. organisant ainsi une grande tombola. Bien entendu, comme les Tourangeaux trouvaient toujours à y redire, on n'avait pas apprécié son geste.

Puis, y'avait eu le grand grand Choc.. Un soir, on la mit en procès en Anjou pour Haute Trahison. La faute à elle? Non.. elle avait juste démissionné du conseil pour pouvoir se consacrer à plein temps à la mairie qu'elle venait de récupérer avec 400 écus de dette dans les caisses... La faute à une immonde procureur angevine totalement folle, un dragon rancunier, avide de pouvoir et un rien hystérique. Quel beau tableau.. De quoi faire peur à un royaliste hinhin...

Et pendant qu'elle sombrait dans de l'anti-royalisme primaire, elle se rappela qu'il fallait qu'elle se tienne tranquille. Elle était ici sous l'autorité de la Duchesse de Brie et s'il y avait bien quelque chose de respectable et respecté à ses yeux, c'était bien ça.
Ceci expliquait aussi la frustration latente qui commençait à pointer le bout de son nez. Pour s'occuper, elle faisait des courses, ça occupait ses mains et son esprit.. et puis ça lui rappelait le temps où elle était Cac et maire... A compter et recompter les centimes... Donc pas question de faire de bêtises...

C'est alors qu'elle vit passer en trombe une petite fille sur un cheval qui hurlait. Mais mais.. elle risquait de se faire mal cette petite! Humpf... Crier pour l'arrêter? Non, fallait se tenir tranquille! Hurler pour faire peur au cheval? Pareil.. fallait être disciplinée.. Laisser la petite fille se faire mal, se blesser, peut-être mourir tout ça tout ça? Heu.. nan, mauvaise idée ça aussi...

Vite, une idée, quelque chose, ne pas crier, ne pas faire peur au cheval...


ATTENTIIIIION!!!!

On avait dit.. pas crier!!! Humpf...


Marineblanche a écrit:
Marine Blanche est sur un nuage.

Chevaucher un poney à vive allure, c'est bien et c'est bon pour la santé.
Tenir sa dague à la façon des conquérants, ça fait trop bien et ça fait peur, à ce qu'il parait.

A bas le papa trop sévère qui ne veut plus qu'elle brigande et qu'elle pille. A bas les milices. A bas les maréchaux. Vive la liberté et le brigandage. L'enfant vit dans un autre monde, elle a un sourire idiot affiché sur la tronche et le regard, ah le regard, il démontre toute la joie qu'elle éprouve.


Très-Haut : Dis moi, tu ne l'aurais pas poussé à prendre de la belladone, par exemple?
Sans-Nom : Pff ! Quand un de tes gamins fait des conneries, c'est toujours sur moi que ça retombe ! Surveille-les un peu, mortecouille !
Très-Haut : Ah non ! Je ne peux pas ! Lis bien le Livre des Vertus sur la Pré-Histoire. Il est écrit " Dieu n’intervint plus dans le monde, laissant Ses enfants vivre et prospérer. Il avait donné à la créature qu’Il n’avait pas nommée la liberté de les tenter pour qu’ils doivent avoir à choisir entre le chemin de la vertu et celui du péché. Etant omniscient, Il savait déjà comment serait leur avenir, mais il voulait que ce soit à eux de faire leurs preuves, sans les juger par avance "
Sans-Nom : T'as l'beau rôle, toi ! Tu conçois et après, tu me décharges tout !
Très-Haut : Il faut bien que quelqu'un s'en occupe.
Sans-Nom : Alors ne me reproche pas mon éducation !


La petite rouquine, on l'aura deviné, a l'air d'une droguée qui vient de tout juste de prendre sa dose. Exageré? A peine ! Les cheveux volent et la mairie se rapproche de plus en plus. Enfin, pas la mairie, hein? Marine et son poney mais ça, on l'aura compris. Bref, tout à l'air de bien de se passer.

Quand soudain :


ATTENTIIIIION!!!!

HUUUUUUUMPFFFFFFFFFFF !

Un cri de surprise et le poney s'effraye.
La fillette n'a pas le temps de comprendre ce qu'il se passe que :


AAAAAAAAAAHHHHHH !

BOUM !

Marine Blanche fait vol plané et attérrit violemment contre le sol en poussant un gros cri de douleur, maudissant le Très-Haut, par la peine occasion. Elle sort un tout un vocabulaire de jurons très imagés.


Très-Haut : Voilà que je l'ai conçu, comme tout ses sembables et c'est moi qu'elle maudie. Quelle ingratitude.
Sans-Nom : Je l'ai trop bien élevé.


La rouquine aimerait bien se lever mais elle n'y arrive pas. Ses membres lui font bien trop mal. Une voix semble lui dire : Votre révolte a été un échec. Vous vous êtes ramassés comme une grosse buse mais réessayez la prochaine fois, cela nous fais bien rire en-haut. Bien connu, elle n'a jamais de chance. Ses prunelles azuriennes cherchent la personne responsable du cri et fixent une jeune fille.

TOI ! C'est toi qui a crié?


Clelia a écrit:
Elle aurait été sur un champ de bataille.. genre entre La Flêche et le Maine maudit, elle aurait été fière d'elle. Un royaliste à terre!! Yalaaa! Vive le Ponant! et puis tout le monde se serait bien soulé en taverne après.

Sauf que là... bah déjà le royaliste en question, c'était une petite fille avec un visage d'ange donc on repassera pour la gloire et les félicitations de papy buse. Quoique.. s'attaquer aux enfants, c'était bien digne d'un Penthièvre, c'était même super intelligent, éradiquer le mauvais dans l'oeuf.. enfin.. dans l'enfant quoi...
Mais s'attaquer à un enfant en plein domaine royal.. c'était un peu bête, faut bien le dire.. donc elle allait passer sous silence cette pas si glorieuse action que ça. C'était à la même hauteur qu'Edern qui avait fait faire deux listes qui le soutiendrait pour les élections ducales angevines. Pas très glorieux non plus.

L'enfant s'affale non loin d'elle et elle contemple, interloquée le résultat de son cri. La Duchesse Joffrey le lui avait déjà dit pourtant "tu agis avant et réfléchis après". Là, elle ne s'était pas assez concentrée, elle avait réussi à réfléchir avant.. mais rien n'était venu après.
A se demander si c'était pas l'air du Domaine royal qui la rendait soudainement stupide.

Un cri la sort de ses pensées.


TOI! C'est toi qui a crié?

Coup d'oeil à droite, coup d'oeil à gauche.. ya pas un royaliste pour porter le chapeau là? Non, personne.. Bah alors pourquoi pose-t-elle la question la petite? Han.. le coup sur la tête, sûrement ça.. Bon, je fais quoi du coup? Je réponds?...


Euh... Hum... Oui..

Bon.. non.. mieux que ça quand même.. Où t'a-t-on élevée?? Bah euh.. mon Papa il m'a abandonnée quand j'étais jeune, il s'en fichait de moi.. maintenant ça a changé mais bon voilà... snif snif.. donc pour l'éducation, on repassera...
Bon bah alors.. le bon sens!!! ah oui, le bon sens!

Et elle se précipita vers la petite fille, toujours au sol. Elle passa sa main sous sa tête et essaya de l'aider à se relever.


Je suis désolée d'avoir effrayé ton cheval.. Mais tu allais si vite.. que je me suis dit que tu risquais de te faire mal..

Donc du coup j'ai crié et tu as du te faire bien plus mal... Belle idée... vraiment belle idée.. d'autant plus qu'un enfant, ça a des parents.. et qu'à coup sûr, ça allait lui retomber dessus cette histoire... Elle qui voulait passer inaperçue.. ne pas faire de bêtises.. raté...


Marineblanche a écrit:
Marine Blanche grimace parce qu'elle a juste l'impression qu'elle a la gueule de bois et par contre, c'est pas bon pour la santé, ça. Elle continue de fixer la jeune fille qui avoue que c'est elle qui a crié. La gamine plisse les yeux en se demandant comment elle peut agir? Lui gueuler dessus? Lui pardonner? Le pardon, c'est important à ce qu'il parait mais elle est de nature rancunière. En même temps, elle a emmerdé pleins de monde et elle n'a fais que ça, depuis le début du voyage. Pour son âme, ça va pas le faire.

Sans-Nom : Et m'rde...
Très-Haut : Pas si bien éduquée que ça, n'est-ce pas?


La fillette ne réagit pas.
Sans doute, le coup sur la tête? Ce sont des choses qui arrivent, de toute manière.
Avec l'aide de la jeune fille, la rouquine se relève mais ne s'époussete pas les vêtements. Qu'est-ce qu'elle s'en fiche, d'ailleurs? Les crevardes, ça s'en fout des vêtements. Bon, ça dépend aussi des crevardes mais son modèle s'en fiche de la mode comme pas deux et c'est tout naturellement que la gamine s'en fiche aussi. Pas difficile à comprendre, hein?

Bref, à l'explication de la jeune fille, Marine la regarde fortement intriguée et ne peut s'empêcher de demander :


Humpf ! Croyez qu'une brigande qui pille une mairie va taper à la porte avec un bouquet d'fleur et un sourire?

Et pourquoi, elle lui dirait pas sa planque aussi? L'enfant se mord les lèvres car elle n'a pas su tenir sa langue mais après tout, est-ce si grave que ça? Après tout, Estainoise lui a dis que les Lions de Judas écrivent une lettre à leur victime pour les remercier de leur chârités. Falco de Cartel ne cherche pas non plus à cacher son nom mais malgré ça, la petite rouquine ne peut s'empêcher d'avoir peur.

La vie dans la rue lui a appris à être prudente mais apparemment, elle ne sait pas appliquer les leçons. Elle fonce, tête basse. Maintenant, elle fait quoi? Se présenter? Ce serait un bon début.


Moi, c'est La Musaraigne. 'fin, c'est pas mon vrai nom, hein? J'me suis appelée comme ça pour jeter de la boue sur une vieille et mettre des fourmis sur la viande d'un boucher avec Minou ! Et euh...Minou, c'est pas un vrai nom aussi, hein? Et toi, tu t'appeles comment?


Clelia a écrit:
Toujours à terre, aux côtés de sa pauvre petite victime, son front est plissé par l'inquiétude. Pourvu que la petite s'en remette rapidement quand même.. Pauvre enfant...

Humpf ! Croyez qu'une brigande qui pille une mairie va taper à la porte avec un bouquet d'fleur et un sourire?

Un grand sourire fait place aux signes de l'inquiétude. Elle aurait voulu lui répliquer que pour mettre le maximum de chances de son côté, il vaut mieux ne pas y aller en hurlant et en plein jour. Privilégier la nuit, quand les gardes ont moins de chance de vous voir, vous reconnaître, vous rattraper. Etre plusieurs, faire du repérage quelques jours avant, voir combien de personnes sont embauchées dans la maréchaussée, dans la milice et vérifier que l'on a bien le double plus une personne avant de partir à l'assaut etc. Toutes ces recettes qu'elle avait apprises sur le tas et qu'elle avait expérimentées aussi... Et puis qu'elle avait craintes quand elle était devenue maire.
Mais elle n'eut pas le temps de se laisser emporter par ses bons souvenirs et ses recommandations. La petite se présentait déjà. Que lui répondre? Dire qu'elle venait du Ponant? Dire que, piiire encore, elle était angevine?
En Anjou, on apprenait aux enfants la détestation des royalistes à coups de "si tu n'es pas sage, tu deviendras comme les royalistes", "étudies bien sinon tu deviendras royaliste plus tard" et tout plein de choses du genre. Et s'ils faisaient la même chose ici avec leurs propres progénitures?

Sur ses gardes elle aussi, elle savait que les enfants pouvaient aussi être terribles quand ils le décidaient. Donc, pour éviter tout incident diplomatique, elle décida de laisser de côté l'aspect angevin de son identité.


Et bien enchantée La Musaraigne. Moi, je m'appelle Clelia, Clelia de la Croix de Bramafan Pent...Chuuuut! le nom maudit... elle se reprend.et... je doute qu'une brigande qui pille une mairie le fasse en criant et en plein jour demoiselle.

Sourire.. Elle aurait pu ajouter "et généralement, on y va en groupe". Mais elle se retint.
Une Angevine qui parle de comment organiser une révolte, en pleine trêve-mais-quasi-reprise-de-la-guerre-quand-même, pour le coup, ça aurait pu être carrément dangereux pour sa propre tête.


Mais.. ça va? Où sont tes parents? Veux-tu que je te raccompagne chez toi?

La petite n'époussète pas ses vêtements. Clelia le fait pour elle. Après tout, c'est de sa faute s'ils sont sales.


Marineblanche a écrit:
Marine Blanche détaille la jeune fille, comme pour mieux la connaître mais finalement le regard se pose vers le visage de la femme, sans la regarder dans les yeux car pourquoi la rouquine la regarderait dans les yeux? Pas eu encore d'affront et des yeux, elle en a vu, hein? D'autres mioches, de vieux et de moins vieux. Des beaux et des moins beaux. Pas facile la vie mais c'est comme ça.

La femme se présente à son tour et la gamine hoche lentement la tête quand soudain, elle tique car Clélia a commené par dire quelque chose mais ne l'a pas fini. Comme tout enfant, la rouquine est curieuse mais la rue lui a appris à ne pas trop se mêler de ce qui ne la regarde pas. Tu découvres qu'un brigand va à tel receleur, t'es mort. Tu découvres la cachette où se réunissent des brigands d'un même groupe, t'es mort aussi. Ce ne sont que des exemples mais les risques existent. Et faut pas déconner avec la vie.
Sauf que voilà, la jeune femme paraît gentille pour la vaurienne et sûrement pas une brigande.

Un petit sourire se dessine sur les lèvres de la fillette quand elle lui qu'elle oute qu'une brigande qui pille une mairie le fasse en criant et plein jour. Pas tord sauf qu'elle ne lui ne lui répond pas tout de suite. Ses parents? La raccompagner chez elle? La rouquine lève les yeux au ciel mais elle sursaute quand elle sent que la femme lui époussète les vêtements.


Aaaah non ! Touchez pas aux vêtements car les vêtements sales, ça fait crevarde, voyez? Et ça fait trop peur !

Si son père l'entendait...
Il la foutrait directement dans le baquet pour qu'elle se lave, elle l'insulterait car elle est comme ça et le respect, il ne lui a pas encore appris. Ensuite, ça finirait qu'elle irait chercher l'affection paternelle parce qu'elle aura tout à se faire pardonner et qu'elle lui aura pardonné.


Humpf d'abord m'en fiche des parents et j'vais bien ! Pis j'pille différemment des autres car c'est nul d'faire comme les z'autres!

Ca c'est dit !
Une mini brigande qui fait dans l'originalité, c'est tout ce qu'il manquait !


J'parie que si j'ai envie, j'te pille comme j'veux !

Tantôt elle vouvoie, tantôt elle tutoie.


Aimelin a écrit:
[Pendant ce temps à quelques pas de là]


La curiosité est un vilain défaut ? et bien tant pis parce que le jeune Etampes l’était à ce moment précis.

Col de sa cape relevé pour se protéger du froid, écharpe nouée autour du cou parce que c’était plus pratique, sa besace faisant un joli son … accrochée en bandoulière.. la besace pas le son… sa lanterne éteinte à la main, mine soucieuse et petites volutes de fumées blanches qui démontraient qu’il respirait, il marchait, faisant attention où il posait ses bottes, essayant de ne pas glisser sur quelques tas de neige qui parsemaient les rues en cette froide journée d’hiver.

Et sa marche qui était sensée le conduire aux écuries afin de rejoindre Altaïr pour quelques soins, l’avait amené au coin de la rue qui donnait sur la place de la mairie. Ben forcément vu que les écuries jouxtaient la mairie il n’avait pas d’autre choix que de traverser la place glissante comme pas possible. Soupir... les champs de bataille n'étaient rien à côté de la place de la mairie. Des cris suivis d’éclats de voix l’avaient fait s’arrêter afin d’observer la scène d’un air incrédule.


Une prise de mairie en plein jour par une pas plus haute que trois pommes ? n'avait il pu s'empêcher de murmurer.

Une pas plus haute que trois pommes ? Angélik ? non Kiri ne la laisserait pas venir ici et encore moins faire ça, surtout armée de ses couteaux de bois.

Donc air attentif à ce qui se déroulait à quelques pas de lui avant de pousser un soupir de soulagement, il ne s’agissait pas de "sa" pas plus haute que trois pommes mais d’une autre qui devait la dépasser d’une pomme toutefois. Traverser la place où bien entendu il y avait deux personnes allait donc devenir une mini aventure pour ne pas se ridiculiser ni faire un raffut de tous les diables.

Observant les deux personnes il se remit en marche … gling gling.. pestant contre ses gobelets qui se faisaient remarquer dans sa besace. Que ne fallait il pas faire pour faire plaisir à la blondinette et lui apporter quelques chopinettes.




Clelia a écrit:
La main s'arrête, on n'époussète pas alors. Dubitative, elle la regarde. La petite se rend-elle compte qu'elle est...petite.. et que pour ce qui est de faire peur... Mais bon bref, c'est pas le moment de la vexer, on sait jamais, déjà qu'elle se sent mal de l'avoir fait tomber, si en plus elle la vexe, ça serait... rajouter un grief de plus contre l'affreuse Ponantaise qu'elle était en plein Domaine Royal.
Bon, visiblement, la scène était passée assez inaperçue quand même, pas grand monde qui s'arrêtait pour voir ce qu'il s'était passé. Pour le moment du moins.

Elle acquiesce aux paroles pleines de bon sens de la petite.

Bah, en effet... essayer de prendre une mairie en plein jour, c'est original.. limite tellement original que ça peut marcher, c'est vrai...


J'parie que si j'ai envie, j'te pille comme j'veux!

Alors là.. une jeune fille normalement constituée se serait offusquée. Se faire entendre dire par une gamine preneuse de mairie en plein jour qu'elle allait la piller, la réaction logique aurait été une protestation énergique.

Mais non, bien au contraire, cela la faisait sourire. Qu'elle était mignonne!

Revenons quelques semaines en arrière.
Clelia : « Je pars en Champagne, Gwen m'attend! »
Thoros : « Non, c'est pas Gwen qui t'attend, c'est moi! »
Clelia : « Mais Gwen, c'est ma future suzeraine hein, pas touche à la Champagne d'ailleurs, t'as pu le droit!' »
Thoros : « M'en fous de la Champagne et puis viens donc me retrouver, je vais te désuzerainiser comme je veux! »
Résultat des courses, Clelia resta en Champagne .. où elle vécut heureuse jusqu'à la fin des temps et eut beaucoup d'enfants... ah non.. peut-être pas quand même...

Revenons donc à la situation présente.
Réponse de la future-pillée à la future-pilleuse


Ah bon? Tu me pilles comme tu veux? Je veux bien te croire vu ton prompt rétablissement après cette chute...mémorable? Impressionnante? Dangereuse? Périlleuse? Ah oui, périlleuse, ça le fait pas mal. La petite voulait faire trop peur, alors laisser sous-entendre qu'elle avait survécu à pareille situation, ça allait lui faire plaisir...Périlleuse!!!

Une main sur la petite bourse qu'elle avait dans sa poche. Il devait bien rester quelques pièces. Dans l'histoire, c'était pas elle qui avait le plus d'argent mais plutôt son compagnon de route. M'enfin, on allait faire avec ce que l'on avait.

Et comment t'y prendrais-tu, jeune demoiselle?

Elle essaye de garder son sérieux. Prévenir quelqu'un qu'on va le piller, c'est comme essayer de prendre une mairie en plein jour en criant qu'on va essayer de la prendre.. c'est.. on va dire.. original. C'est vrai que peu de brigands le font ça.
Donc elle se recule un petit peu et toise la fillette du regard genre « montre-moi ce que tu sais faire ».


Vas-y! Peut-être même pourras-tu m'apprendre quelque chose?

Ah oui.. c'est que dans le parcours cléliesque un petit peu particulier il faut bien l'avouer, elle n'avait jamais « pillé » personne. Les mairies, les châteaux, c'était juste par une curiosité insatiable. Qui ne s'est jamais demandé ce qu'il y avait derrière une porte fermée à clef? Bah pour Clelia, c'est ça avec les mairies. Alors, forcément, elle en avait jamais visité encore de mairies en Champagne.. et puis maintenant qu'elle allait être liée à Gwen qui avait fort mal vécu la trahison d'un de ses vassaux, l'était pas question de lui faire endurer la même chose.
Une ombre passe sur son visage. Où en étions-nous?

Ah oui.. concentration! Et elle fait mine de vouloir défendre chèrement le peu de pièces qu'elle possède.


Kawa a écrit:
    K… s’ennuie, elle tourne en rond, se rassoit … tapote sur la table du bout des doigts…
    Elle a pris une chambre dans une auberge, nomade son étalon est bien au chaud dans l’écurie du même endroit…

    Une petite balade aujourd’hui… pourquoi pas…

    Elle soupire tout en posant la selle sur le dos de l’animal…


    Nous v’la bien Nomade… j’me demande ce qu’on est venu faire ici… non non je sais… ne dit rien… de toute façon tu ne dis jamais rien… mais j’entends quand même…

    Je sais, t’en as marre de la route, t’en as marre de toujours tout recommencer ailleurs… de pas savoir de quoi demain sera fait de…

    Bah… tu rencontres parfois des gens agréables… mais… est ce c’est vraiment ce que tu cherches de l’agréable ?

    Y’ a quand même de sacrés boulets quand on y pense… non non … t’as raison on va éviter d’y penser…


    Tiens tu te souviens… Saumur… la vache… jamais vu autant de cas là bas… des mercenaires, des loustics qui se prennent pour des durs, des zouaves qui se la jouent … l’humilité au fond des braies … non je n’ai pas pensé à l’humidité… des gens bien aussi, qui défendent leurs convictions… que ce soit d’un coté ou de l’autre… des convictions…bah ouaih y’en a qui en ont… moi y’ a longtemps que j’ai tout envoyé valser… j’te le dis …

    Quoi que à une époque, mon village, je l’avais trouvé, j’étais heureuse… et puis … la bascule, le truc qui faut pas… la paille dans l’œil, le bâton dans la roue, la poutre dans l’engrenage…
    On oublie… on essaye… on s’en va… on erre sans but… on a plus envie de rien… on jette des pièces sur une carte, on attend de voir où ça tombe… et on y va, on sait pas pourquoi… mais on y va…


    Elle s’endormait à Bordeaux… elle chassait les dindes… puis… Saumur, elle voulait rencontrer des personnalités, paraît qu’il y avait du beau monde… du beau linge … et du tout confondu… pour sur … elle a été servie… pourtant c’est une dur à cuire la K… une voyageuse depuis… euh… en fait elle n’ a fait que ça de sa vie… mais misère … de misère… faut toujours qu’elle parte… qu’elle soit bien ou pas… elle s’imagine que ce sera toujours mieux ailleurs… oui mais où ?...

    Saumur ça l’a amusé un temps, pis la guerre… pénible ça la guerre… fallait aller se battre… pas d’autre sujets de conversations… ben non …

    Elle se souvient en souriant...
    Euh excusez moi mais je ne suis pas d’ici moi… d’ailleurs j’suis de nulle part… alors votre terre… se battre, tout ça… j’y gagne quoi… comprenez j’me battrai bien… pour ça pas de soucis, j’suis tout à fait prête mais… ici … ce n’est pas chez moi…

    Les regards de travers… les médisances… qu’est ce qu’elle en a à faire, elle a l’habitude la K… toujours pareil… une voyageuse, c’est louche… d’office on lui fait pas confiance…

    Ce n’est pas ma terre, pis j’lai pas encore trouvé… pis… allez vous faire… je n’ai pas à me justifier !!!

    Bref il était temps quelle prenne la route de nouveau… ras le bol…

    Tiens en y pensant … chez moi, ma terre… trouver cette terre qui...
    Un endroit où je me sente bien… est ce que c’est fait depuis ?


    Bah depuis elle est partie dans le Maine… du Maine… elle a traversé l’Alençon puis de l’Alençon elle est partie en Orléans puis d’Orléans… bah la Champagne…

    D’ailleurs bien organisé la Champagne… elle a fait ses demandes en règle, le gars lui a renvoyé son pigeon, manquait même pas une plume… incroyable… une réponse !!!
    Puis deux puis… trois… enfin… bien le gars… puis elle a le droit de s’installer là…
    Oh elle se doute bien qu’on la surveille… mais y peuvent toujours perdre leurs temps… ce n’est pas une sauvage K… ce n’est pas une brigande non plus… c’est… bah c’est … une âme errante… quoi d’autre ?
    Une emm… avec un caractère de cochon… mais ça bon… tant qu’on ne le sait pas, on ne le sait pas… tout un art...


    Des rencontres plus ou moins belles… des liens qui se font et se défont … du vent… de l’eau… de la pluie qui effacent ses traces… des amis qui une fois que tu as tourné les talons ne se souviennent bien souvent même plus de ton prénom… d’autres qui s’inquiètent.. Sans doute pour ça qu’elle ne se présente plus vraiment… à quoi bon…

    Fichtre … v’la que j’parle toute seule !!!
    Ouaih bah comme souvent…


    Machinalement elle est montée en selle, se dirige vers la place…
    Aller faire un tour en forêt… ouaih p’te bien… traverser le village…

    En sortant de la ruelle, elle voit une gamine qui crie … est ce qu’elle a bien entendu…
    La mairie… une dame qui crie elle aussi… et voilà la gamine qui ... tombe…
    La dame s’en approche, la brune ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire…

    Belle gamelle !

    Elle s’avance quand même, il y a peut-être du dégât… elle est vêtue de noir aujourd’hui, des pieds à la tête et inversement…elle ne connaît pas foule dans le village, mais ça va mieux depuis qu’elle a eu l’autorisation de s’installer…possible que ça fasse une différence…

    La dame lui tourne le dos… elle ne voit pas qui s’est… un homme qui passe, il a des clochettes attachées aux pieds ou quoi ?
    Elle reste en retrait à quelques pas … sans doute une habitude… elle se penche légèrement du haut de sa monture et regarde la gamine, hausse un sourcil ne peut s’empêcher d’avoir un air un peu moqueur...


    Ça va ? y’ a pas d’mal ?


Marineblanche a écrit:
Petit froncement de sourcil suivi d'un sourire tout aussi minime. Tout est fait à la taille de la gamine sauf sa grande gueule et son estime d'elle. Est-ce qu'elle est sûre de son coup? Pour le moment, oui mais il y' un souci, c'est que la femme ne s'est pas insurgée parce que d'habitude, les grandes personnes n'ont pas d'humours et elles sont toujours en train de faire la morale ou bien de l'engueuler. Et ça, ça la fait bien rire la rouquine.

Elle plisse les yeu, tout en observant la main de la jeune fille rentrer dans sa poche et son coeur se met à battre la chamade. D'après certains vauriens, il suffit de crier "au voleur" pour que la victime potentielle mette directement sa main vers sa bourse et ça marche ! Un sourire niais et annonciateur de bêtises se dessine sur les lèvres de la gamine parce que tout d'un coup, tout est plus facile !

Comment elle s'y prendrait?


Bé, ça dépend, hein? S'il pleut, neige ou s'il vente !

Le rapport? Aucun !
Parce que Marine connait certaines techniques de vol mais elle ne les applique jamais comme il faut. L'intuition et l'improvisation sont ses amis. Jamais de plan car ça foire toujours un plan et ça ne sert à rien.

Un homme passe tout en faisant un boucan du Sans-Nom, ce qui attire les prunelles azuriennes de la gamine qui est soudainement interessée. Qu'est-ce que ça peut être? Des écus? Non, ça ne ferait pas ce bruit. Son attention retourne vers la jeune femme qui s'est reculée.


Na ! J'ferais pas parce que t'vois, j'parie que ce serait trop facile mais j'peux te montrer sur quelqu'un d'autre !

Une autre femme sur son cheval fait son apparition. La rouquine adore les équidés car si on les traite bien, ils sont des compagnons de tout les jours, pour la guerre, le brigandage ou une simple promenade sauf quand ils sont des cadeaux et qu'ils n'ont pas été dressés. Là, il y'a de grandes chances que lors d'une prise d'une mairie en plein jour, originale et mouvementée à cause d'un cri, que ça capote ! De toute façon, ce n'est pas une surprise, le poney de Marine Blanche est vraiment con.

Le ton de la brune irrite la gamine.


Na mais oh ! J'ai la tête dure comme diraient les viocs donc même pas mal ! C'était une chute d'puces, ça ! J'ai connu pire !

Le pire, c'est que c'est vrai.
Elle est déjà tombée de plus haut mais elle a tout de même mal mais ça, jamais elle ne l'avouerait ! Jamais elle n'avouerait que ses pauvres genoux écorchaient lui font un mal de chien et que ses coudes, pareil. Au pire, elle ira longuement faire un câlin à son chien, le soir même, pour se consoler.

Et s'adressant aux deux femmes :


Et même, je vais vous le prouver ! Voyez le bougre qui fait un tas d'bruit? J'vais l'voler à ma façon, z'allez voir ! Et si je réussis, vous m'donnez combien?


Clelia a écrit:
Elle se retourne, elle a reconnu Kawa.

Les circonstances de leur rencontre valent le coup d'être racontées pour le coup.
Saumur, un soir... Clelia, en taverne pour changer.. qui a un peu bu, pour ne pas changer.. Cadre classique d'une fin de journée en Anjou et ailleurs.
Un pari est lancé, faire une déclaration d'amour enflammée à la prochaine personne qui rentre. Clelia est Commissaire au Commerce, elle a la classe quoi! Enfin.. normalement.. Ce soir là, elle accepte le pari contre un verre de bière. Et qui fut l'heureuse élue qui entra dans la taverne à ce moment-là? Kawa!! (vous l'aviez sur le bout de la langue, j'en suis sûre).
Kawa rentre, Clelia s'exécute. Kawa est séduite et ne part même pas en courant (parce que Clelia, elle a trop la classe, forcément, CQFD).

Et puis les aléas de la guerre font que les deux jeunes femmes se séparent jusqu'à ce soir-là, en taverne champenoise, où elles se retrouvent.
Deux chemins différents, deux destins qui se rejoignent de nouveau. Une première fois dans le Ponant, la seconde en Domaine Royal... et la troisième? on n'y est pas encore!

Un sourire vers Kawa qu'elle a reconnue d'un coup d'oeil.

La Musaraigne ne leur laisse pas le temps de s’appesantir sur cette rencontre.

Elle regarde le bougre en question. Elle ne l'a jamais vu. Elle ne le connait pas. Inconnu au bataillon, même si elle a échangé quelques missives avec lui. Malheureusement les missives ne sont pas encore pourvues du visage de leur expéditeur. Donc pour Clelia, c'est un inconnu, un peu étrange qui fait de drôles de bruits.


Huuum... Si tu réussis demoiselle... je t'offre cette dague...

Et elle sortit de sa poche la dague qu'elle avait toujours sur elle. Bêtise de sa part? Non. Elle reconnaissait dans les traits de caractère de cet enfant des traits de caractère similaires aux siens. La petite semblait être déjà très indépendante pour son âge, avec une répartie dont certains adultes étaient eux-mêmes dépourvus. Et cela lui plaisait énormément.
Seulement, elle savait aussi que les routes étaient dangereuses, que la vie l'était tout autant et que la petite chapardeuse devait se fourrer régulièrement dans de beaux draps et pourrait un jour avoir besoin de se défendre.
Lui donner la dague comme ça, elle se doutait que la petite ne l'accepterait pas, mais le pari lui en offrait l'occasion, de façon détournée.


Et tu garderas ton butin aussi.. bien entendu...

Petit sourire indulgent à Kawa... Regard qui en dit long.. Il faut bien que jeunesse se passe, hein?


Kawa a écrit:
    Clelia… elle est surprise de la croiser de nouveau… qu’est ce qu’elle fiche avec une gamine, est-ce la sienne ?
    Les deux jeunes femmes se sont rencontrées en Anjou…

    Terrible la rencontre, et que de rires…, ce soir là k… entre dans une taverne… mémorable moment où elle voit cette jeune femme s’avancer se mettre à genoux… et lui faire une grande déclaration…

    La brune n’est pas dupe, comprend que c’est un pari … et puis la rousse à côté lui a déjà joué quelques tours alors si elle peut se venger, rien qu’un peu… et lui faire perdre… quoi au juste... elle n’en sait rien… elle joue le jeu donc … fait semblant d’être émue, troublée…
    Bref la rousse perd son pari … bon elle apprendra par la suite que ce n’était que pour un verre…

    Parier juste pour un verre… pfff … on n’a pas idée…

    Les trois jeunes femmes terminent la soirée en riant… en buvant comme d' habitude… euh... sur toi je remonte le drap, j'ai peur... euh non...

    Des semaines plus tard, elles se revoient ici… heureux hasard…
    K… aime ce genre de circonstances, en plus ça fait du bien de voir un visage familier… surtout quand on ne connaît personne…

    Elle regarde la petite de nouveau qui lui répond de façon assez sèche…

    Hum… la tête dure oui… on dirait bien…

    Elle croise le regard de Clélia et secoue la tête
    Pas froid aux yeux cette gosse… euh… encore un pari ?

    Kawa reste sur sa monture … se frotte le menton… qu’est ce qu’elle pourrait bien lui donner… elle regarde l’homme … réfléchit quelques instants… bon voler ce n’est pas vraiment moral, d’un autre coté… Clelia et ses paris… c’est presque une institution… au pire le gars va râler un bon coup et… puis c’est une gamine… elle va se faire prendre… mais ça lui fera une expérience… de toute façon il n’a pas l’air net celui là avec ses clochettes…
    Après tout pour survivre parfois, faut bien… hum …
    Oui rester sur sa monture au cas où ça tourne mal…


    Je n’ai pas grand-chose sur moi… j’allais en balade… mais… si tu réussis tu auras euh… tu auras … voyons voir … une leçon sur … comment monter à cheval sans tomber ?
    C’est bien ça non ?


    K… se retient de rire, prend même un air grave en regardant la jeune demoiselle…


Marineblanche a écrit:
Une dague? Marine Blanche en a déjà deux mais très peu de chance qu'elle refuse une arme , surtout pour un pari. Monter sur un cheval sans tomber? Elle croise les bras pour réfléchir. Elle aurait tendance à s'insurger et dire que c'est trop nul parce qu'elle sait monter à cheval car Kay lui a déjà appris mais en même temps, vu l'expérience de tout à l'heure, elle aurait bien besoin de quelques astuces.
En plus, ce n'est pas la première fois qu'elle tombe de cheval et à chaques fois, c'était des chevaux différents mais bon, c'est bien connu, c'est les équidés qui sont trop cons ! Pas la gamine qui risque de se remettre en cause.


La dague, ça m'va ! Pour l'cheval, j'sais monter mais c'est quand que j'panique qu'il devient trop con. En plus, c'est un poney, quoi. Trop la honte pour une brigande ! 'fin bientôt, j'volerais un vrai cheval donc c'est d'accord !

Et le bougre dans tout ça?
La gamine se retourne et le détaille. Ils se sont écris quelques jours plus tôt mais bien évidemment, elle ne sait pas que c'est lui. Elle ne sait pas que c'est le connétable et qu'elle risque gros. Et même si, elle saurait, elle le ferait quand même parce que c'est trop une rebelle de la vie et qu'elle a peur de rien sauf du bain !

Vous m'attendez, hein?

Elle serre ses petits poings et prend une grosse respiration. Une petite voix dans sa tête ne cessait de lui dire : "Tu peux le faire ! Marine, Marine !" Qu'est-ce que vous voulez qu'elle soit normale alors que sa tête l'encourage, aussi?

D'un coup, elle se met à courir pour s'approcher de l'homme.


Heyyyyy ! Toi là-bas ! Tête d'pioche, attends-moi !

Elle cavale comme une folle avant d'attraper violemment sa besace et de l'arracher. Elle fait quelques pas avant de se retourner en se marrant comme une bossue.
Elle fait un beau bras d'honneur à son intention
.

Que le Très-Haut vous bénisse de votre chârité ! La Musaraigne vous remercie !

Sauf qu'elle va pas rester attendre que l'homme lui fiche une rouste, hein? Donc c'est tout naturellement qu'elle détale en se marrant.


Colin_de_cayeux a écrit:
Plim, Ploum, Plam badaboum et boum, voilà en gros les pensées du Colin qui se promenait en ville. Quelle ville d'ailleurs? Il en avait fichtrement aucune idée, se contentant de suivre sa compagnone de route et en avait à vrai dire rien à carrer de où il se trouvait. Passant de rue en rue en tirant sa charrette, il guettait les bonnes affaires voir les très bonnes et quand c'était des mauvaises et que l'affaire se trouvait pas dans une boutique mais dans la rue, il la prenait et partait en courant quand on commençait à crier "à la garde, à la garde derrière lui". Toujours est-il qu'il était perdu avec ses bêtises, enfin vous remarquerez que comme il ne connaissait pas la ville il se serait perdu de toute façon et cherchait donc à retrouver Clelia.

Il observait donc avec intérêt ce qui l'entourait et ne faisant pas attention où il marchait. Il allait tourner au coin d'une rue quand un bruit de cavalcade lui parvient de l'endroit vers où il allait. Il eut seulement le temps de tourner sa tête et son corps dans la direction quand une masse lui fonça dessus et vint s'écraser sur lui.

Aussitôt il lâcha ses deux mains, la charrette se posant violemment sur le sol et se retournant attrapa sa hache trainant au-dessus de son véhicule et la brandit vers l'agresseur pour découvrir qu'il s'agissait là d'une jeune fille, les joues rougit sûrement par une course venant de se terminer sur lui. Un dilemme se présentait à lui, en temps normal il aurait éclaté la tronche à la personne osant lui rentrer dans le lard mais bon là dans une ville qu'il ne connaissait pas, il risquait d'avoir des problèmes. Il se résolut à crier donc d'une voix fort.



A moi, on m'agresse!!!!!

Comment ça ? Il était deux fois plus large que la femme et la proportion devait aussi se retrouver dans la hauteur, il avait une hache, c'était une femme mais il criait à l'agression ? Et oui c'était tout Colin ça, il se plaisait des fois à ne pas réfléchir du tout. Restant sur ses gardes il lança à la fille.

Et toi si tu bouges je te fends le crane.

Non mais c'est qu'il fallait faire gaffe, les petits teigneux il connaissait fallait pas croire hein !
Et c'est aussi à ce moment qu'il se fit la réflexion qu'il fallait éviter les coiffes ridicules, surtout quand elles sont rouges pétantes avec un pompon blanc trônant au-dessus. De quoi il devait avoir l'air ainsi affublé ?


Aimelin a écrit:
[Sur la place non loin du groupe des trois femmes]

"Les cloches de Harlem
Au tintement si doux
Font klin-ge lon-ge long
Font klin-ge lon-ge ling toujours ..."
(chanson enfantine)



Il aurait du mettre des parchemins entre les gobelets ça aurait au moins amorti le tintement qu’ils faisaient au fond de sa besace.

Diling dilingg !!! chaud mes marrons qui qu’en veut de mes marrons bien chauds !

Coup d’œil vers la brave… non il détestait tout ce qui commençait par "brave"…. vers la bonnefemme qui vendait ses marrons, en soufflant dans ses mains, tapant du pied. Lui manquerait que la musique pensait il en faisant un signe de la main, et elle pourrait danser la gigue.
C’est qu’elle n’était pas commode Germaine et s’il ne la saluait pas elle serait bien capable de lui dire gentillesses la prochaine fois qu’il s’arrêterait acheter de quoi réchauffer son estomac.


- bien l’bonjour beau brun ! z’en voulez pas d’mes marrons aujourd’hui ?
- mmm .. non là je n’ai pas le temps mais la prochaine fois promis !


Pas trop de temps l’ébouriffé et puis la scène qui se passait à quelques dizaines de pas de lui maintenant l’intriguait, sans doute comme la cavalière qui venait de s’arrêter à hauteur de la femme qui lui tournait le dos et de la pas plus haute que quatre pommes.

Petit air étonné en voyant la gamine venir vers lui en courant, air étonné suivi d'un froncement de sourcils en l'entendant crier.


Heyyyyy ! Toi là-bas ! Tête d'pioche, attends-moi !

Tête de pioche ? c'était à lui qu'elle parlait ? non mais plus d’éducation ces mômes. L’effet de surprise de s’entendre ainsi apostrophé et puis la neige qui ne facilitait pas les déplacements lorsqu’on tenait sa besace comme l’on pouvait et sa lanterne de l’autre côté, eurent raison de sa vigilance et il sentit la dite besace lui échapper pour se retrouver dans les mains de la peste qui lui fit un gentil salut.
Besace contenant trois ou quatre précieux gobelets qu'il voulait donner à Aliénor. Les quelques caisses de cent qu'il avait fait faire l'encombraient un peu et il distribuait donc ses petits récipients. Moment de surprise passé, il réagit enfin.


Mais .. rev….. rhaaaaaaaaaa si j’t’attrappe !

Il était gentil le jeune gars mais il ne fallait pas davantage lui chauffer les oreilles plus que de raison depuis ces dernières semaines. La Musaraigne.. il allait lui en donner des musaraignes lui.

Ni une ni deux, il posa brutalement sa lanterne dans la neige et s’élança à la poursuite de la mome. Il n’était pas ancien soldat et garde comtal pour rien, elle avait beau être leste, elle n’échapperait quand même pas à la rapidité du jeune seigneur.
Aristote était avec lui car un type sortit de nulle part lui fit obstacle et arrêta sa course. Il s'approcha d'elle rapidement pendant que l'homme braillait, et la saisit sans brutalité mais fermement par le bras.


Hep hep hep toi !!! je n’aime ni les voleuses ni les malapris !!!


Clelia a écrit:
Sitôt dit, sitôt fait... Hop hop hop... l'affaire est dans le sac, le marché est conclu. Et La Musaraigne de s'élancer derrière le connétable, sous les yeux médusés de Clelia.

Elle a la tête dure la gosse et elle n'a peur de rien, visiblement. Lèvres pincées, elle se demande si elle en aurait fait autant quand elle était jeune, elle. Certainement pas non, là, la fillette avait une assurance qu'elle-même n'avait probablement même pas aujourd'hui.

Mais elle n'eut pas le temps de se plonger dans le détail de ses insuffisances que déjà, la petite s'enfuyait en criant, son butin à la main. Interloquée, elle la regarde faire.. euh.. que peut-elle faire maintenant? Essayant de garder son sérieux, elle allait aller à la rencontre de l'homme qui s'était ainsi fait prendre sa besace.
Manque de chance, elle n'avait pas été assez rapide et le voilà qui partait à la suite de la gamine. Bon.. à son tour, elle suivit la petite troupe, dont la course fut vite interrompue par Colin qui faisait une entrée en scène assez remarquable et passablement ridicule, avec son bonnet sur la tête.

Là, encore, son premier réflexe aurait été de saluer Colin mais elle n'en eut pas le temps. Manque de réactivité certain.. Mais c'est aussi que les évènements s'enchainaient à la vitesse de l'éclair.

La première personne à "maîtriser" était Colin, qui avec sa gentillesse habituelle, menaçait la petite avec sa hache. Elle eut pour lui juste un regard noir lui signifiant qu'il valait mieux qu'il arrête de menacer l'enfant avant qu'il ne lui arrive des bricoles. Ajoutant à ce regard un geste rapide, elle s'empara du bonnet qui trônait encore sur sa tête. Noël était passé.

Faisant face au connétable, qu'elle ne reconnut pas plus que tout à l'heure, elle lui lança.


Voyons messire... ce n'est qu'une enfant.. elle n'a pas fait exprès..

Se rendant compte, trop tard de la bêtise de ses paroles vu ce qui venait de se produire, elle se mordit la lèvre. Trop tard hein.. c'était dit, c'était dit...


Kawa a écrit:
    K… regardait la petite, elle n’avait jamais été très proche des enfants, en général ça ne passait pas… elle avait renoncé à comprendre… peut-être était-ce sa rudesse, sa façon de parler, son humour plus noir que rose bonbon ou vert pétale… quoi qu’il en soit, elle aimait parfois à les provoquer juste pour voir leurs réactions… d’ailleurs elle faisait la même chose avec les adultes…

    La jeune femme était devenue au fil du temps une sorte de caméléon qui selon les circonstances et selon ses interlocuteurs pouvait à loisir adapter son comportement, son langage, son attitude… elle jaugeait sans cesse…
    Si bien que personne au fond ne pouvait savoir vraiment qui se cachait derrière ce visage impassible…
    Ce qui était pour ceux qui la connaissait bien assez déstabilisant…
    Malheureusement… ils n’étaient plus très nombreux ceux qui avaient un jour croisé sa route… qui avaient partagé avec elle… qui avaient pris le temps de la connaître…

    Elle chassa cette sombre pensée avant qu’un voile de « sombritude » ne vienne s’immiscer en elle…


    Parfois à l’inverse elle ne faisait aucun effort… pouvait se montrer franchement désagréable, en fait elle fonctionnait à l’instinct… fallait-il ou non prendre la peine…
    De moins en moins ces objets que l’on nomme « gants » étaient enfilés…


    La voyageuse était empreinte d’une étrange lassitude, comme si plus rien n’avait vraiment d’importance à ses yeux… comme si …
    Non… pas de tristesse aujourd’hui… je n’ai pas encore dit bonjour…

    Sans doute que cela était dû à ses nombreux voyages… elle avait bien souvent dû s’adapter à ses nombreuses rencontres… elle ne s’était pas perdue elle-même pour autant, non… elle avait appris… et continuait toujours d’apprendre… savait qu’elle ne savait rien mais estimait qu’il était déjà bon de le savoir…

    Mais cette gamine là… elle ne savait pas pourquoi... mais… elle l’aimait bien… elle n’avait pas répondu comme elle s’y attendait à sa provocation… « Une leçon pour ne pas tomber » … elle aurait dû être vexée… refuser… c’était le but d’ailleurs… l’idée même de passer du temps avec une enfant ne l’avait pas effleuré… pour le coup, la … la… quoi… la Musaraigne avait été plus maligne que la renarde…
    Me voilà bien… va falloir me la coltiner … passer du temps avec elle…
    Elle pestait intérieurement…

    Pas le temps de dire …
    non !!! c’était une plaisanterie, pas le temps de dire quoi que ce soit…

    La voilà déjà partie…


    Elle ferme les yeux quand elle la voit arracher la besace, secoue la tête quand elle l’entend parler… et voilà … et voilà comment on se met dans les ennuis…

    L’homme se met à sa poursuite… elle ne va pas laisser la gamine toute seule, elle va tenter de calmer les choses…
    Comment ?
    Elle l’ignore…


    Nomade, le magnifique étalon noir, non non il ne s’appelle pas prince… obéit à la légère impulsion qu’il vient de ressentir…

    Elle regarde Clelia et sans se retourner…


    J’y vais !!!

    Elle entend déjà ses pas derrière elle...

    Elle n’ira pas bien loin… au coin de la rue, elle voit la demoiselle aux prises avec non plus un seul homme, mais deux…

    Clelia s'avance déjà...

    Elle reste derrière eux… observe…
    Pose doucement ses mains sur le pommeau de sa selle... regarde par la même occasion aux pieds de l'homme si clochettes il y a...

    Pas la moindre trace...


Marineblanche a écrit:
Marine Blanche était toute contente d'avoir réussi son coup et toute excitée aussi car ce n'est pas tout les jours qu'elle réussit un coup comme ça. Surtout que la tête du fameux bougre la faisait se marrer comme une bossue donc c'est victorieuse qu'elle continue de courir car il faut qu'elle s'éloigne le plus vite possible pour le semer. Elle ne va pas non plus l'inviter à manger une miche de pain, hein?

Encore une fois, elle est sur son nuage, en train de courrir avec la besace, respirant le bon air un peu trop frais, le vent lui martyrisant les joues et bref, c'est magnifique. Elle regarde derrière elle pour vérifier que personne ne la suit. Pour elle, rien ne pourrait gâcher ce pur moment de joie intense sauf peut-être...

BOUM !

Elle vient carrément s'écraser contre un homme, la tête la première ! Assomée, la petite rouquine ! Elle met ses deux mains vers sa tête pour essayer de reprendre ses esprits parce que bon quand on redescend du nuage, ça fait mal !
Surtout à la vue d'un homme brandir une hache et dire qu'il est aggressé. L'enfant cligne des yeux pour réaliser ce qui lui arrive et le regarde d'un air bête car il faut dire qu'elle ne s'attendait pas du tout à ça.


Gnééééé?!

Ca, ça prouve qu'elle ne maitrîse pas du tout la situation et même pire, elle met du temps à analyser la situation. Elle sait qu'elle est dans les ennuis jusqu'à ses boucles rousses mais par contre, ce qu'elle ne sait pas, c'est comment s'en sortir.

D'abord respirer, se relaxer et ne surtout pas paniquer !
Ne pas paniquer !


Humpf ! Elle est moche ta hache. C'est avec ça que t'vas m'fendre la tête? T'couperais même pas la tête d'une vache avec !

Peut-être que si elle aurait paniquer, elle n'aurait pas dis de connerie. Quelque part, Marine a un peu peur mais elle ne veut surtout pas le montrer et surtout, l'excitation des bêtises est encore là. Un grand sourire nerveux se dessine sur ses lèvres jusqu'à ce qu'elle voit arriver le connétable. Là, par contre, elle ne sourit plus.

Il lui attrape fermement les bras et nerveusement, elle lui répond :


M'en fiche que vous n'aimez pas les voleuses ni les malapris ! C'est votre vie. J'vole pas pour vous, hein? J'vais pas vous demander votre permission non plus !

Clelia arrive ensuite et prend la parole. Pas fais exprès? La rouquine réfléchit. Et pourquoi pas? Ah mais non, ça va pas le faire du tout ! Par contre, elle peut toujours rebondir dessus et ça, ce serait très malin. Elle lance un sourire malicieux à la jeune femme suivi d'un clin d'oeil avant de regarder le bougre en question et elle lui fait un petit regard malheureux, commençant à jouer sa comédie.

Oui m'sieur... J'fais pas exprès...La faim, vous comprenez...Pas eu une vie facile...

Et voilà qu'elle met son bras sur ses yeux pour faire semblant de sangloter. Par contre là, elle ne sait pas si elle est crédible ou pas mais elle verra bien, de toute façon. Elle renifle avant de reprendre.

M'punissez pas... J'vous z'en prie ! Bouhouhouuuuuuuuuu !

Si elle le prend pour un lapin de six semaines?
Absolument !


Et z'auriez pas une petite pièce s'vous plais....?


Aimelin a écrit:
M'en fiche que vous n'aimez pas les voleuses ni les malapris ! C'est votre vie. J'vole pas pour vous, hein? J'vais pas vous demander votre permission non plus !

Ce qui était sûr c'est qu'elle ne manquait pas d’aplomb et s’il n’avait pas été le dindon de la farce, il en aurait sûrement rigolé. Mais fonction oblige, honneur oblige il ne broncha pas.

Le temps de froncer les sourcils en regardant la quatre pommes et en ayant l’air méchant, que le bonnet bizarre et dirait on un peu idiot du bonhomme valsait comme les feuilles d'automne emportées par le vent et qui en ronde monotone tombent en tourbillonnant*, et qu’une femme se plantait devant lui, cachant un peu la gamine à sa vue.

Obligé donc de se pencher légèrement sur le côté droit pour la voir avant de remarquer la cavalière qui s’était postée à quelques sabots derrière et qui observait la scène. Rapide évaluation du danger… deux femmes, dont une à cheval donc avantage de la hauteur, une peste et un homme à bonnet… enfin maintenant sans bonnet, et sa lanterne restée loin de lui si on enlevait son épée qui ne le quittait jamais mais dont il ne se servait que pour se défendre.


Si t… sourcils qui se relevèrent en suivant le regard de cette dernière vers ses pieds.

Elles n’étaient pas belles ses bottes ? bon un peu neigeuses, mais pas abîmées rien du tout. Mirettes grises qui revinrent vers l’obstacle entre Marine et Aimelin.


Voyons messire... ce n'est qu'une enfant.. elle n'a pas fait exprès..
Pas fait expres ? grattement de joue en se penchant à nouveau pour voir la petitemmoui… elle passait et s’est accrochée sans le faire expres à ma besace qui traînait bêtement

Pourquoi avait il envie de rire de la situation. Il garda néanmoins un air sévère, et jeta un regard autour d’eux, il ne manquerait plus que quelqu’un le reconnaisse et la fête serait gâchée, avant de revenir sur la fillette et de se décaller pour l’avoir bien en face de lui.

Oui m'sieur... J'fais pas exprès...La faim, vous comprenez...Pas eu une vie facile...

Et voila qu’elle prenait un de ces airs malheureux qui la ferait prendre en pitié par le premier benêt et non bonnet venu, et qu’elle ajoutait à ça quelque renifflement. Tenir bon Aime, surtout ne pas te laisser attendrir, du moins pas de suite.

Soupir du jeune Connétable en levant les yeux au ciel. Pourquoi fallait il que ça soit une gamine qui soit en face de lui. Pour qui le connaissait bien, une gamine face à lui était l’arme absolue pour qu’il baissa les siennes… du moins au fil des mots, parce qu’il n’était pas non plus têtu pour rien. Puis elle n’avait pas eu une vie facile, et l’image de la petite Angelle se figea devant ses yeux.


Il suffi…
Bouhouhouuuuuuuuuu !


Et voilà que maintenant elle pleurait et s’il y avait bien quelque chose qu’il ne supportait pas c’était de voir une gamine pleurer quelle que soit la situation. Non non tout mais pas ça, pas pleurer, pas pleurer.

c’est pas demain que je serai procureur moi maugréa t il en se radoucissant, si temps soit peu il avait eu l’air méchant.

Suffisait de demander… puis bon… y’a pas de quoi calmer ton estomac là dedans.
Et z'auriez pas une petite pièce s'vous plais....?


Il referma la bouche qu’il avait laissé ouverte une fraction de seconde avant de relâcher son étreinte et de lui dire en plongeant ses prunelles grises dans les siennes.

Donnant donnant … tu me rends ma besace et je te donne une piècela prendre aussi par les sentiments, il savait faire… c’est un cadeau de ma douce disparue tu comprends .. alors j’y tiens

Encore de la chance il n’avait aucun parchemin avec lui, les dernieres venaient d’être expédiés et les suivants devaient déjà l’attendre dans son bureau. D'ailleurs il se demandait bien si elle était d'ici cette petite peste.



* merci Colchiques


Clelia a écrit:
Ooooh! Pauvre enfant... vous la faites pleurer!!!

Crédule Clelia? Pas cette fois-ci. Mais ça aurait très bien pu si la petite ne lui avait pas fait de clin d'oeil avant de se lancer dans sa comédie.

Elle s'agenouille à côté de la rouquine et entreprend de sécher ses larmes de crocodile avec un petit mouchoir.


Bouhouhouuuuuuuuuu !
Mais vous êtes sans coeur ma parole, bourreau de Champagne!

Et elle continue d'essuyer les larmes imaginaires tandis que la petite réclame une petite pièce.

Donnant donnant … tu me rends ma besace et je te donne une pièce…

Et elle n'écouta pas la suite de la tirade. Indignée, elle s'était relevée, son mouchoir supposément imbibé des pleurs de la fillette et toisa l'homme du regard.

Mais voyons messire.. qu'est-ce donc qu'une petite pièce quand on vous voit ainsi paré... de... d'habits... Et puis, vous voyez bien que les siens sont sales.. pauvre enfant, peut-être n'a-t-elle pas mangé depuis quelques jours et si vous ne lui aviez pas fait peur, elle ne se serait pas enfuie.. et ne se serait pas fait mal en heurtant Colin de plein fouet.. enfin.. se faire mal..

Sourire ironique envers Colin.. elle fera moins la maligne quand elle se retrouvera sur les routes avec lui. Elle sait ce qu'elle lui doit, notamment le fait de pouvoir partir sur les routes sans risquer de faire de mauvaises rencontres et puis plein d'autres choses aussi.

Moment sentimental passé. Elle regarde de nouveau le connétable.


Et puis, regardez la cette pauvre enfant.. voyons.. vous ne pouvez pas rester insensible...

Et laissant quelques secondes Aimelin méditer sur son insensibilité et son coeur de pierre, elle se faufile jusqu'à la charrette de Colin, récupère un pain, fait un petit sourire enjôleur à l'ancien propriétaire du pain.. qu'elle tend à la fillette.

Tiens ma petite... Et puis, comme Aristote nous a dit d'aimer son prochain comme nous-même, tu peux aussi en donner un bout au messire, je suis sûre que cela lui fera plaisir... tout ça pour une malheureuse pièce...

Elle mélangeait tout, juste pour lui faire perdre le fil de la conversation et insister sur sa supposée méchanceté. Rien n'était logique dans ce qu'elle venait de dire mais peu importait. Il fallait le faire céder, le prendre par les sentiments, faire passer la sale gosse pour une pauvre petite fillette à prendre en pitié. Vu ce qu'il venait de se passer depuis quelques minutes, il était évident que la gamine avait de la ressource mais de cela, le connétable ne pouvait s'en être aperçu si vite.


Aimelin a écrit:
bourreau de Champagne ?

Voila que maintenant il était un bourreau d’enfant, le jeune ébouriffé du haut de ses vingt et un printemps soupira, il aura tout entendu durant sa jeune vie.
Haussements de sourcils en baissant les yeux sur ses habits. Il n’aimait pas l’apparat, sauf par obligation, et il était toujours vêtu simplement de braies et chemises et d’une veste sur laquelle il posait sa cape.
Fan des chichourles comme aurait dit sa pauvre mamée, Melin avec des femmes pareilles t’es pas encore sorti de l’auberge !


Vous devriez faire attention à vos paroles Dame.
Quant à lui faire peur … elle n’a pas eu peur à ce que je sache pour me voler. Et je n’ai jamais refusé un morceau de pain à un enfant… lorsque j’en ai sur moi
marmona t il dans sa barbe de deux jours… je tiens juste à récupérer ma besace et n’ai pas envie de le faire par la force.

Se battre contre un homme ou plusieurs, ne lui faisait pas peur, mais s’attaquer à une gamine, même une petite voleuse, il n’en avait aucune envie. Et il allait de surprise en surprise, s'attendant à tout, sauf à cela, voila que c’était lui le fautif et à lui qu’on faisait des reproches pour presque martyriser la quatre pommes.
L’homme au bonnet avait braillé et l'avait menacé d'une hache.. port d'arme illégal ? ... lui n’avait rien dit hormis vouloir récupérer sa besace et il était le méchant de service.

Regard vers l'homme en désignant la hache et intonnation assez sèche.


rangez moi cette hache vous n'aviez tout de même pas l'intention de frapper cette gamine avec non ?

Avant de reporter ses mirettes sur Marine, une petite lueur méfiante dans les yeux

mmm.. tu n’as pas de parents que tu n’as rien à manger ?

Des gougnafiers qui ne nourrieraient pas leur progéniture existeraient ils en ville, qu’il leur latte le coin du chapeau pour leur apprendre à vivre ?
Tout à ses pensées il suivit du regard la femme qui allait se saisir d’un pain dans la charrette afin de le donner à la petite, et nouveau froncement de sourcils avant que Marine ne réponde.


Je n’en veux pas merci… gardes le pour toi et s’il le faut je t’en procurerai d’autres mais je n’en ai pas sur moi dans l'immédiat.

Il n’avait jamais grand-chose sur lui de toute façon vu les semaines de défense et le travail qui l’accaparait bien trop pour pouvoir penser à lui.
Un regard vers la petite peste en attendant sa réponse, tout en surveillant les alentours et jetant des regards à la vendeuse de marrons qui semblait s’interesser à la scène. Heureusement elle ne le connaissait pas et petit sourire, se disant que ça serait quand même intéressant de savoir si ces braves gens étaient champenois.


Kawa a écrit:
    K… ne bouge pas, la réaction de l’homme ne semble pas hostile, en même temps que dire face à de tels arguments…

    Est-il dupe de la comédie que joue la jeune voleuse… en tout cas, ce n’est pas n’importe quel bougre, ses quelques mots, ses vêtements, ses bottes, bien entretenues… l’épée attachée au ceinturon… quelques détails qui n’échappent pas à la voyageuse…

    Est-ce qu’il fabule à son tour en invoquant l’objet dérobé comme ayant valeur sentimentale, elle ne sait…mais semble troublée par l’évocation de sa défunte compagne…


    Que va faire la gamine…
    Et Clelia qu’elle connaît peu mais qu’elle devine imprévisible, et l’homme, l’homme à la hache, c’est de lui en fait qu’elle se méfie le plus désormais… mais elle surprend des regards échangés avec Clelia... ils se connaissent…

    Elle regarde la petite, puis Clelia qui en fait légèrement trop à son goût…
    Même elle... ne comprend pas tout ce qu’elle raconte…


    La petite semble entre de bonnes mains en tout cas…
    K… pense à sa balade… il est sans doute temps de s’éclipser…
    hum pas encore… la lanterne là-bas... et la marchande…


    Rênes basses, quelques passages des talons en douceur, l’animal recule, permettant à la cavalière de toujours rester face à la scène qui se déroule sous ses yeux… elle le fait reculer jusqu’ a récupérer la lanterne.
    D’un geste ample, elle se baisse, elle ramasse l’objet… la demoiselle est gauchère de toute évidence… la main droite s’est agrippée en soutient…

    Elle s’avance de nouveau, la lanterne en main, la cape à glissé d’un coté et de l’autre dans le mouvement laissant apparaître un arc court fixé à l’aide de lacets sur l’arrière de la selle, le carquois manifestement de fabrication artisanale est de forme aplatie, il prend ses attaches un peu plus bas…


    elle scrute la place...
    La marchande… elle sait peut-être qui s’est …après ce qu’elle vient d’entendre, si l’homme était de bonnes intentions il va peut-être finir par se fâcher… et la petite… est ce qu’elle va la rendre cette fichue besace…

    Bonjour, je vais vous prendre quelques marrons…

    Les marrons dans une main, la lanterne dans l’autre…
    Hum… dites… y’avait un brun tout à l’heure … vous savez…
    Hum s’est qui en fait ?


    La vieille la regarde de travers…
    T’es pas du coin toi, ça s’voit… pfffffffff !!!!
    tu crois que j'balance des noms comme ça... va donc lui demander toi même !!!


    bon ben raté... bien tenté mais raté...

    merci bien... bonne journée...
    ouaih tu parles d'une bonne journée...

    Regard rapide vers le groupe du coin de la rue….
    elle regarde la lanterne…
    bon déjà lui rendre ça

Colin_de_cayeux a écrit:
Colin criait donc tranquillement qu'on l'agressait quand un homme arriva et se saisi du bras de la petite, puis c'est Clelia qui arriva et enfin une autre femme à cheval. Toute cette arrivage et surtout autant de personnes autour de lui se foutant de lui, il n'aimait pas ça.

Puis l'autre qui agressait son agresseur il se croyait ou hein, non mais ho est-ce que Colin venait de se mêler de ses affaires. Bien qu'au final l'homme semblait avoir perdu une besace qui s'était malencontreusement perdu dans les bras de la petite.

Et pendant qu'il pensait à tout ceci Clelia subtilisa un pain dans la charrette, dans sa charrette non mais c'était quoi ce bordel!!!!

Il pris donc l'initiative d'avancer brusquement son bras et d'arracher la besace des mains de la petite pour essayer de la flanquer dans les bras de l'homme.


Reprennez ce qui est à vous et faites gaffes à vos affaires la prochaine fois, faut pas les laisser trainer n'importe où!

Puis il se pencha à l'oreille de la petite et lui lança discrétement.

La prochaine fois assomme le avant, il pourra pas te courir après.

Oui bon pas sûr qu'elle avait la force, mais Colin le pouvait alors pour lui tout le monde savait en faire autant. Puis il se retourna à nouveau vers l'homme.

C'est bon vous avez retrouvé votre besace alors allez-y, ceci ne vous concerne plus et j'aime pas qu'on se mêle de mes affaires.

Mais non il était pas de mauvaise foi surtout pas. C'est qu'il aimait bien embêter les petites filles le Colin mais bon il préférait encore plus embêter les hommes qui semblaient irréprochables. Se désintéressant donc totalement de ce dernier, se plaçant dos à lui et lui cachant avec son corps la fillette afin de l'isoler il lança avec un petit sourire à la petite.

Tu aimes les champignons ?

Puis il regarda sans bouger la tête autour de lui histoire de voir ou se trouver Clelia qui allait sûrement encore dire "non non ce n'est pas bien!!!!!!!"


Aimelin a écrit:
L’attention du jeune connétable fût bien vite attirée par la cavalière et sa monture. Il suffisait qu’il y ait un cheval dans le coin et il ne pouvait s’empêcher d’observer et d’admirer. Regard qui ne lâcha pas la cavalière en la voyant reculer et récupérer sa lanterne. La lanterne ! Alie ne lui pardonnerait pas de l’avoir perdue et il fronça les sourcils, se penchant encore un peu pour suivre les mouvements de l’inconnue avant de revenir, yeux grands ouverts sur la scène à ses côtés alors que le bougre au bonnet l’apostrophait.

Qu’est ce qu’il voulait lui ? Grande inspiration, il fallait rester calme jusqu’à la limite, qui une fois franchie montrerait de quel bois il se chauffait, ce qui tombait bien avec la neige et le froid. Petites pensées pour les paroles de Quasi : "Aime, quoi qu'on te dise tu restes calme, tu réfléchis et tu ne t'énerves pas".
Pourquoi est ce qu'il s'énerverait ? c'est vrai il n'y avait pas lieu... parce qu'un type le prenait pour un bénêt et lui disait en gros : casses toi de là t'es pas concerné ? hahumm...

Il accueillit la besace arrachée brutalement des mains de Marine sans qu’elle ai pu encore ouvrir la bouche, avec un haussement de sourcils qui s'accentua en le voyant se pencher à l’oreille de la gamine, et débordement du pot déjà bien rempli lorsque l'olibrius se posa devant lui.


C'est bon vous avez retrouvé votre besace alors allez-y, ceci ne vous concerne plus et j'aime pas qu'on se mêle de mes affaires.

C'est qu'il n'était même pas poli le bougre ! Et pas ses affaires ? un court instant il se demanda si l’homme avait toute sa tête, d’où peut être l’explication de ce bonnet mais il oublia et se contenta de poser une main ferme sur l’épaule de celui qui sans façon venait de lui tourner le dos. D’un mouvement qui n'avait rien de doux, il fit pivoter l’homme à moitié de façon à pouvoir regarder Marine à qui il s’adressa.

Deux minutes, j’ai d’abord un problème à régler avec luiet regard vers l’homme en se plaçant face à lui. Regard froid, alors que la voix qui se voulait polie se fesait plus dure.

Je n’aime pas que l'on me tourne le dos et surtout que l'on m'empêche de discuter avec quelqu'unpetit sourire ironiqueet je ferai gaffe à mes affaires, comme je le pourrai et je suis concerné bien plus que vous ne l’êtes.
Alors pour commencer vous me rangez vite fait cette hache dans votre foutue charrette et vous faites silence.


Il avait bien insisté sur le dernier mot. Les gobelets dans sa besace le démengeaient, et il imaginait le son que ferait l’un d’eux en rencontrant la tête de l’inconnu… sans doute un joli son creux qui rappellerait le son des clochettes.

Regard vers la femme qui avait donné le pain à Marine, et sourire entendu, puis dédaignant maintenant l’homme il posa son regard sur la fillette qui n’avait pu répondre.


Ton prénom c’est comment ? … viens éloignons nous un peu de cette charrette

Il n’avait pas été dupe que la petite voleuse n’en était surement pas à son coup d’essai. Un petit sourire vers l’enfant pour la rassurer

j’ai un truc à te proposer si tu veux gagner une miche de pain pour demain.


Clelia a écrit:
Ouh là là, mon Dieu, mon Dieu...

C'était à peu près les seules choses qui résonnaient dans la tête de Clelia à ce moment précis.
C'est que Colin était allé trop loin et que assurément, le Bourreau-de-Champagne-brutaliseur-d'enfant avait fait de même.

Elle jeta un coup d'oeil à Colin, se disant qu'il valait mieux ne pas traîner ici. Colin avait un don pour mettre les personnes hors d'elles-mêmes. Quelques jours avant, dans la taverne municipale de Troyes et alors qu'Arabesque expliquait les soucis qu'il avait avec son marché, il était entré en dénigrant vivement ledit marché, qu'il avait une sale tête, assaisonnant ses critiques de "mais que fait le maire". Entrée digne du Colin qu'elle connaissait et auquel elle s'était fait, depuis le temps.
Mais il lui fallait souvent tempérer les élans de mauvaise humeur de Colin et l'énervement de ses interlocuteurs après.

Pas le temps de s'énerver pour la proposition de cueillette de champignons que le connétable proposait autre chose à la fillette.

Elle fronce les sourcils. Pourquoi entraîne-t-il l'enfant plus loin? Elle aime pas ça.
D'une main, elle retient le bras d'Aimelin. Elle sait que Colin, quand il réagira, réagira assez violemment et pour le moment.. sauver les meubles.. donc sauver la gamine.


Euuuh.. vous qui vouliez lui arracher le bras tout à l'heure...nan, nan elle n'exagère pas du tout du tout la Clelia! restez donc ici.. l'emmenez pas la petite... On sait jamais ce qu'il pourrait lui arriver hein?

Et elle tend son autre main à la gamine. "Faut te mettre à l'abri, le gars au bonnet là, il est pas commode et ça risque de mal se terminer."

Une fois la petite en sécurité, elle pourrait respirer.. Qu'ils s'étripent tous les deux, très bien.. mais pas avec un enfant au milieu.

Elle adresse un regard à Kawa genre je t'en prie, reste, je ne sais pas ce qu'il va se passer là...


Marineblanche a écrit:
Marine Blanche a fichu un sacré bordel mais le pire, c'est qu'elle adore ça. D'abord la femme qui a tout compris à son manège et tente de culpabiliser l'homme, l'autre homme qui s'en mêle et au bout d'un petit moment, elle est perdue car chaques personnes semblaient l'isoler et la prendre avec elles. Elle en serait presque flattée. On lui parle mais elle n'a pas le temps de répondre car tout échappe à son contrôle. Qu'est-ce qu'elle peut faire? Dire? Tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle peut garder son pain et elle serre, comme pour s'assurer qu'il ne s'échappe pas. Après tout, la situation ne l'inquiète pas trop car elle sait que les adultes ne tiennent jamais compte des enfants et qu'ils préfèrent se disputer, croyant qu'ils ont raison. Elle grimace car la besace a été rendu à l'homme et elle comptait le faire chanter.

Intriguée, elle regarde l'homme quand il lui demande si elle aime les champignons car elle ne voit pas où il veut en venir. Il compte cuisiner pour elle? Lui offrir un repas? C'est dans cette idée là qu'elle répond :


Euh oui...

Tout s'enchaine, ensuite. Le connétable dont elle ne sait pas qu'il est connétable régle ses comptes avec l'homme au bonnet. Elle se mordille nerveusement les lèvres avec un sourire, toute contente de la pagaille mais elle le réprime bien vite car la situation peut tourner à son désavantage.

Son prénom?


On m'appelle La Musaraigne mais sina c'est Marine de ...

Mauvaise idée de donner son nom de famille car tout d'abord, son père est assez connu et ensuite, on risquerait de se poser des questions sur le pourquoi elle vole alors qu'elle est fille de bourgeois.
Elle n'a pas de réponse.
C'est plus fort qu'elle, quoi et puis, on ne se refait pas, hein?


Gagner une miche de pain? Pourquoi pas? Elle ouvre la bouche pour répondre mais c'est alors que Clélia se met aussi de travers et lui tend la main ensuite. L'enfant se demande si les adultes sont tous devenu fous mais tout ce qu'elle sait, c'est qu'elle doit réagir. Elle fronce le nez et plisse les yeux.

Hey mais calmez-vous, hein? Diancre !

Comme si ça allait les calmer?
Réfléchis Marine, réfléchis.
Comment est-ce qu'elle doit réagir? Elle devrait prendre la main de Clelia, ce serait la meilleure chose à faire mais bien connu, la rouquine prend toujours les mauvais choix. Elle regarde autour d'elle, cherchant quelque chose. Tout et n'importe quoi mais pourvu que ça lui donne une idée.


Vous les z'adultes, vous n'écoutez jamais les z'enfants et c'est nul parce que quand on est jeune, on sait tout mais quand on est vieux, on se rend compte qu'on ne sait rien ! *

Bah quoi?
C'est vrai, en plus !


Alors, z'allez tous m'écouter !

Elle croise les bras, d'un air boudeuse.

[hrp]* Merci Jean Gabin.[/hrp]


Aimelin a écrit:
Qui a dit que la vie en Champagne était reposante ? D'une gamine qui lui volait sa besace et qu'il avait poursuivie sur quelques foulées pour la récupérer, voilà qu'il en résultait un type sorti de nulle part qui se montrait agressif alors que ça n'était pas ses affaires, une femme qui semblait connaître ce type et cherchait à calmer le jeu et une cavalière qui observait la scène juché sur son cheval et qui avait récupéré sa lanterne, sans parler de la Germaine et ses marrons qui semblaient ne pas perdre une miette de ce qu'il se passait non loin.

Alors qu'il essayait d'entrainer Marine un peu à l'écart pour pouvoir discuter tranquillement, voilà que la femme le retenait à son tour. Mais que pensait elle, qu'il allait la trucider comme un vulgaire malfrat ?


Je veux discuter avec elle, et vu l'échauffement de mes oreilles en ces lieux, je préfère m'éloigner de quelques pas... mine curieuse... pourquoi la défendez vous ? La connaissez vous ?
Rassurez vous je ne suis pas un tortionnaire d'enfants, fussent ils voleurs.
On m'appelle La Musaraigne mais sina c'est Marine de ...
Marine ?


Il s'était arrêté, la mine perplexe, certain que ce prénom ne lui était pas inconnu. Mais le problème de notre ébouriffé, c'est qu'il voyait passer des dizaines de noms chaque jour sur des parchemins et qu'il ne se rappelait pas toujours de qui était qui et qui voulait quoi.

Marine...

Une gamine avec une répartie pareille, bien sûr, ça ne pouvait être que celle qui lui avait écrit et pas de façon doucereuse après son courrier de la douane, et qu'il avait sermonnée de la même façon avant qu'elle ne lui demande un LP en lui disant que pour supporter "tout ça", il fallait bien qu'elle se défoule sur quelqu'un. hahumm..

Il toisa la petite qui se tenait bras croisés sur la poitrine et soupira. Voila qu'elle boudait à présent. Mais qu'est ce qu'il avait fait à Aristote pour mériter telle journée !?


Mmm.. ne me dis pas que tu boudes là ? … si ? .. tu boudes ? Comme les gosses capricieux de la haute qui veulent tout et ne sont jamais contents ?

Bon il n'y avait pas que les gosses comme ça, mais c'était vrai, il fallait le reconnaître, que plus ils avaient des parents titrés, et plus ils étaient de vrais teignes se pensant tout permis. Regard amusé tout en le détachant d'elle avant de lancer innocemment.

ton père va penser quoi de tout ça ?

Et d'attendre la réaction tout en posant un œil sur sa précieuse lanterne, non sans en jeter un vers la boudeuse de temps à autre.


Kawa a écrit:
    K … revenait vers le petit groupe… il était peut-être temps de mettre pied à terre, de rendre la lanterne à son propriétaire…

    Descendre de sa monture lui faisait perdre un avantage certain, mais… d’un autre coté il fallait hélas parfois se mêler à ce qu’on appelait communément la civilisation…

    Elle s’exécuta donc passant sa jambe droite au devant de l’encolure, ben oui elle avait les mains pleines… ne pouvait ni lâcher les marrons ni la précieuse et d’ailleurs pas du tout ridicule lanterne… elle avait la même …


    Un saut léger, un regard vers son ami, le seul encore fidèle… son cheval… entre ces deux là pas besoin de mots… de plus personne ne pouvait le lui voler… on avait déjà tenté par le passé mais Nomade ne tolérait que l’auguste séant de K… bah oui c’est comme ça… on aime ou aime pas…

    Jusque là elle n’avait pas dit grand-chose… discrète et amusée par le burlesque de la situation…

    Elle s’avance à la hauteur de l’homme aux clochettes, le voilà affublé d’un drôle de surnom…


    A ce qu’elle a entendu maintenant c’est la jeune demoiselle qu’il faut écouter… les ordres K… n’en a jamais reçu de personne, pas aujourd’hui que ça va commencer…
    Fille de qui elle voudra… K … s’en fiche complètement…


    L’homme semble la connaître ou du moins la reconnaître…

    Un regard vers Clelia, ses yeux se relèvent pour lui signifier qu’elle n’a aucune intention d’obéir à la gamine…

    Elle se met à coté de l’homme sur sa droite… se tourne légèrement vers lui sans pour autant le regarder, elle ne demande pas d’attention particulière…

    Tenez, je ne voudrais pas que vous manquiez de clarté… au vu des derniers événements… j’avoue qu’il vaut mieux être bien éclairé…

    Elle pose la lanterne à ses pieds… se recule de deux pas…

    Jette un regard froid, sans expression aucune… s’appuie contre le mur de la ruelle et déguste tranquillement ses marrons…

    Puis elle ajoute un ton plus bas…

    Tant qu’a maronner … puis-je me permettre de vous proposer …
    Sans relever la tête elle désigne son paquet …

    se servira qui voudra…


    hummm un vrai délice !!!


Colin_de_cayeux a écrit:
Elle aime les champignons!!!!

Clelia, vous avez entendus, elle aime les champignons!!


L'homme après avoir essayé de l'intimidé, ce qui avait provoqué un frisson de peur chez Colin, le type en face s'il faisait quelque chose risquait de salir ses beaux habits et cela aurait été moche, non non fallait pas qu'il fasse de bêtises. Bref l'autre s'accapara de la mioche et essaya de la tirer dans un coin, sûrement pour la violer!! Il fallait empêcher cela, elle aimait les champignons voyons! Il s'avança donc encore et lança vers le sieur, ayant pris le temps de laisser sa hache sur la charrette, le type semblant faire une fixette dessus.

Hola hola homme, je me suis pas encore présente, Colin de Cayeux, président de la FFCRC, la Fédération Française des Cueilleur de Champignons sur Routes et Chemins, cette jeune fille aime les champignons!!! Elle est donc peut être la future élite de notre association, la crème de la crème, l'élite de la nation même! Bref si elle aime les champignons il faut lui apprendre à cueillir des champignons et si vous êtes encore là à lui chercher des noises alors qu'elle-même doit chercher des champignons je prendrais ça personnellement comme un atteinte aux champignons et je serais alors contraint de vous éclater la tronche en toute amitié bien sûr.

Là il était content, dit moi de faire silence et je te cause et te recause encore, avec Colin l'était mal tombé, il causait rarement mais quand il commençait il s'arrêtait rarement.

Il retourna à sa charrette pour parler à Clelia.


Dites Clelia, vous savez qui c'est ce type? Non car je me disait qu'avec ma veine coutumière, doit être le maire de cette ville ou un truc du genre qui peut nous embêter non, peut être pas une bonne idée de l'embêter? Enfin moi ça me gêne pas mais je suis pas sûr que ça vous plairait de courir avec la garde aux fesses, vous en dites quoi?

Ce faisant il fouillait dans sa charrette de laquelle il sortit un tas de trucs qu'il mit dans les bras de Clelia. Hache, bois, pains, maïs, blés, épées, gourdins, poissons, mitre, crosse, bouclier, tout et n'importe quoi en sortait pour atterrir bientôt aux pieds de Clelia.

Non mais sérieusement vous avez vu cette charrette Clelia, c'est n'importe quoi!!

Je savais bien que j'aurais dû les mettre dans des sacs, à tous les coups ça tombe au fond.


Puis il ouvrit sa main et replongea la main pour la ressortir poing fermé sur quelque chose. Il se dirigea vers la fille et lui ouvrit sa main sur la sienne, laissant glisser en son creux une poignée de pièces d'or.

Petite, faut jamais écouter les hommes qui te proposent des "trucs" et juste pour une miche de pain, ça cache quelques choses puis niveau rémunération ça n'en veut pas la peine. Surtout avec ce type, doit même pas aimer les champignons.

File t'en acheter plusieurs ou autres choses. Enfin tout sauf un bonnet comme le mien, je suis sûr que toi aussi tu le trouves superbe mais bon je suis à la mode parisienne et les gens jaloux préfèrent se moquer de moi!

Souviens toi si tu veux apprendre la cueillette des champignons et un tas d'autres trucs marrants, j'suis Colin de Cayeux.


Puis il retourna à sa charrette qu'il attrapa et se mit en mouvement.

Allez hop, on y va!

Il commença à marcher d'un pas vif pour s'arrêter brusquement devant les marrons afin d'en prendre un ou deux en attendant Clelia, car après tout il ne savait même pas ou aller.

Merchi, ch'est très bon.

Puis il regarda les autres, on avait souvent tendance à le regarder bizarrement sans qu'il sache pourquoi et voulait savoir si c'était aussi le cas en ce moment. Tout en continuant à mastiquer ses marrons bien sûr.


Clelia a écrit:
Un regard désolé à la gamine qui avait essayé de se faire entendre. Visiblement, c'était raté.

Il était ainsi écrit quelque part que les enfants n'avaient jamais droit au chapitre avant un certain âge. Elle en avait fait les frais, La Musaraigne aussi visiblement, ce n'était que justice après tout, comme un rite de passage qui permet de prendre conscience de l'importance de l'écoute des autres et qui était sensé aussi faire prendre conscience de l'importance des paroles elles-mêmes.

Mais Colin avait visiblement sauté quelques étapes et le voilà qui partait dans un babillage assez long sur les champignons. Mouais... Les champignons... ou un terme qui avait pris un sens différent depuis qu'elle connaissait Colin. Le principe était de partir cueillir des champignons sur un noeud et se taper sur les gens qui passaient et les écrasaient les pauvres champignons.. et parfois, ces gens avaient même un peu d'argent sur eux, pour dédommager... Bref, elle ne pouvait qu'écouter avec une certaine réticence tout le plaidoyer sur les champignons. Elle fronça un peu les sourcils quand il évoqua la FFCRC... ce qui lui rappela un peu la FLCR d'Ingeburge dont elle avait l'honneur d'être Grand Officier (quand même!)... étrange... mais pas aussi étrange qu'il soit au courant d'un certain coulage de bateau qui était resté tout de même assez discret pour n'être connu que des angevins les plus actifs au Duché, ce qu'il n'était pas.
Mais peu lui importait finalement.

Elle fut tirée de ses pensées par Son Colin, qui vint lui poser des questions auxquelles elle n'avait pas de réponse.


Non, je ne le connais pas.. Mais quand bien même, on ne sait jamais. Et si vous, vous deviez partir avec la garde aux fesses, cela serait votre problème et pas le mien hum? Me refaites pas le coup du Poitou! J'ai du faire des pieds et des mains pour que vous n'ayez pas de procès, alors tenez-vous tranquille!

Et tandis qu'elle lui répondait, il mit dans ses bras un tas de choses inutiles qu'il avait dans sa charrette. Oooh! Une épée! oooh! Un bouclier!

Mais Coliiiin! Une épée! Un bouclier! ces abrutis de Mainois m'ont tout cassé quand je suis allée donner du pain à La Flêche pendant la guerre, j'en ai besoin!!!

Un regard à Colin quand il décréta son "on y va". Elle laissa tomber ce qu'il avait commencé à mettre dans ses bras.

Récupérez tout ça avant... hein? On n'encombre pas la route... Mais.. et moi? j'en veux un marron!

Et elle tendit la main en direction de Colin pour qu'il lui en donne un des siens. Sourire à Kawa qui avait eu cette excellente idée. Sourire à la gamine qui ne s'était pas encore servie.


Marineblanche a écrit:
Pas demain la veille qu'on va l'écouter et ça, elle s'en doutait un peu. Un enfant, c'est pratiquement jamais pris au sérieux et en plus, les grands osent lui demander d'écouter. Ca ne plait jamais à Marine et même si elle tente de se rebeller souvent, c'est un peu comme les prises de mairie, ça finit toujours par échouer. Les bouderies ne marchent jamais, non plus parce qu'au final, si elle boude, c'est pour embêter et quand ça n'embête pas un adulte, ça ne sert plus à rien ! Comme les ânes, la rouquine marche à la carotte ! Si elle part dans le mauvais sens, elle n'a rien, mise à part un sermon mais si elle prend le bon sens, elle a le droit à de l'affection ! Au final, elle finit par choisir la carotte. C'est ça, les enfants ! Sauf que bien évidemment, vers les 12 ans, tout ça change mais ça, c'est une autre histoire.

En bref, elle se sent un peu bête à bouder d'un coup !

Quelque chose l'intrigue, c'est que l'homme semble connaître son nom puisqu'il le répète plusieurs fois. La gamine ne l'a jamais vu donc ils ne se sont jamais rencontrés. Peut être, est-ce qu'il a entendu son nom? Après tout, elle a été recherché en Champagne pour avoir attaqué une pauvre femme avec deux autres brigands. Son premier brigandage. Elle se mordille les lèvres, pourvu que ce ne soit pas ça !


Mmm.. ne me dis pas que tu boudes là ? … si ? .. tu boudes ? Comme les gosses capricieux de la haute qui veulent tout et ne sont jamais contents ?

Blessée, elle le regarde en serrant les dents. Elle aperçoit le regard de Clélia et elle lui répond d'un sourire crispé. Une gamine capricieuse de la haute? Est-ce comme ça qu'il la voit? Comme ces gamins qui ne savent pas ce que c'est que de crever de faim? Comme ces gamins qui ne savent pas ce que c'est le froid? Trouver un abri la nuit ou savoir en fabriquer un? Est-ce qu'elle est devenue comme ça?

Je ne suis pas de la haute ! Je suis une...

Vaurienne?
Plus maintenant.


J'ai été adopté !

Et fière de l'être.
Elle décroise les bras mais elle garde son regard blessé.


ton père va penser quoi de tout ça ?

Aie !

Une grimace se dessine sur le visage de l'enfant, redescendant un peu sur Terre. Qu'est-ce qu'il va penser? Elle ne sait pas vraiment mais ce qu'elle craint, c'est qu'il décide de l'enfermer pour qu'elle réfléchisse à ses erreurs, qu'il la sépare de Marc ou qu'il l'abandonne mais ça, elle ne l'avouera jamais donc elle préfère mieux dire :


M'en fiche de mon père ! D'abord, c'est moi qui l'éduque parce que...Euh...C'est comme ça ! Donc pas besoin de lui en parler, hein? Il m'grondera pas, de toute façon !

Tu parles.
D'un coup, la fillette se fige. Comment est-ce que l'homme sait qu'elle a un père? Il aurait pu dire " Tes parents " mais il a juste dis " Ton père ". Pourquoi? Parce que les pères sont plus sévères? Oui mais les pères, le plus souvent, ça travaille pour nourrir sa famille donc quand on ramène un gosse qui a fais une connerie, c'est vers sa mère ! Ici, il y'a qu'une seule personne qui est au courant et ça ne peut être que le...

Connétable?

Un regard vers l'homme au bonnet qui commence à parler de champignon. Elle hausse les sourcils, se demandant si c'est du lard ou du cochon parce que bon, quand Kay brigandait à un endroit et elle d'un autre, elle s'envoyait des pigeons en se disant " Comment a été ta cueillette? Moi, j'ai cueillit plus de 20 écus de champignons" mais peut-être que l'homme parle de la vraie cueillette ! En tout les cas, si c'est de vrai champignon qu'il mange ! C'est pas des bons, hein? Il a dû prendre des champipi qui défoncent et qui font voir des petits hommes verts !

Il lui ouvre les mains pour déposer des pièces d'or, après avoir fais un tour vers sa charette et tout avoir foutu par terre.


Oh m'rci, m'sieur ! Le Très Haut vous le rendra !

Pas elle.
Pas qu'elle est radin, hein? Mais elle préfère que les écus rentrent dans sa besace mais pas qu'ils en sortent. C'est comme ça ! Et non, non ! Ce n'est pas de la radinerie ! Juste une assurance pour se rassurer !


Petite, faut jamais écouter les hommes qui te proposent des "trucs" et juste pour une miche de pain, ça cache quelques choses puis niveau rémunération ça n'en veut pas la peine. Surtout avec ce type, doit même pas aimer les champignons.

Qu'est-ce qu'elle doit faire, alors? Fuir? Dire non?
Ou bien demander quelque chose de plus important? Ah oui, ça c'est une idée donc un regard vers le connétable.


J'veux un cheval, alors ! Un andalous et une miche de pain aussi ! Z'avez quoi à proposer, alors?

Son attention se retourne vers l'homme avec un grand sourire des bons jours et elle hoche vivement la tête, toute contente d'avoir eu des pièces d'or donc pour ne pas le contrarier, elle lui répond :

Oh oui! J'vais m'acheter tout pleins de champignons ! Pis, j'retiens votre nom, hein? On ira cueillir ensemble ! Des millions, même !

Ils s'en vont?
La gamine baisse légèrement le regard mais des aventures comme ça, il faut toujours que ça se termine et pis, il va sans doute se faire tard, dans moins de quelques heures.


Pis j'veux des marrons aussi !

Et hop !
Voilà que la gamine tend ses mains pour se servir de quelques marrons, toute contente et elle murmure un merci à la femme dont elle ne connait toujours pas le nom mais, ce n'est pas Marine qui va s'inquièter pour ça !

Les prunelles azuriennes interrogatives se posent vers Clelia.


Vous partez alors?


Kawa a écrit:
    K… a toujours son air détaché… il est volontaire, elle ne se fiche pas de se qu’il se passe, elle craint pour la petite… petite qui jusque là n’a eu d’yeux que pour Clelia… elle ne lui a adressé la parole que pour lui demander quelque chose… la fameuse leçon… qu’elle n’aura sans doute pas l’occasion de lui donner…

    Elle écoute, c’est souvent le cas, surtout en de telles circonstances, apparemment, elle n’est pas la seule à n’avoir pas fait silence comme le demandait la gamine…

    Ils ne sauront donc pas ce qu’elle avait à dire en fin de compte…

    Elle la regarde attentivement, adoptée… elle sourit tristement…
    Au moins elle a eu cette chance, elle se reconnaît un peu dans ses révoltes et dans ses regards sombres et tristes… elle aussi à son âge… l’insouciance, elle n’avait pas eu le temps de savoir ce à quoi ça ressemblait de près comme de loin… adoptée…

    Un voile vient à se poser en son regard, elle s’était trouvé un prénom et un nom… ou plutôt une initiale… pourquoi… c’était une longue histoire…
    Toujours est-il qu’elle ne savait pas d’où elle venait… elle avait grandi en franche comté avant de filer… de se sauver… de fuir ou alors de chercher… ses origines, ses parents… un frère, une sœur… n’importe qui… en vain, toujours en vain… elle avait fêté ses vingt et un printemps en novembre… et avait fini par se faire une raison…

    Il semble qu’ils en étaient aux présentations, elle soupira, c’était toujours douloureux pour elle de se présenter avec un prénom et un nom qui ne signifiaient rien… Clelia la connaissait déjà, au vu des réparties de l’homme au bonnet, elle doutait que ça puisse l’intéresser de savoir qui elle était… mais elle était curieuse de savoir qui était l’homme et puis aussi de savoir en fin de compte ce qu’il transportait dans sa besace, hélas la petite n’avait pas eu le temps de l’ouvrir… clochettes ou pas clochettes ?

    Le Connétable… était-ce possible que ce soit lui… lui avec qui elle avait correspondu à son entrée en Champagne…

    Elle le dévisage, oubliant son air détaché…


    Je me présente, kawa… elle ajoute un nom… pourquoi faire… bof … kawa d’Espéranza… bah oui ça sonne bien l’espoir, s’est la seule chose qui reste quand on a tout perdu…

    Elle attend qu’il se présente à son tour, qu’il confirme ou qu’il infirme les dires de la petite…

    Un marron de plus… elle mastique lentement… si c’est lui… ça sent les ennuis tout ça…


Clelia a écrit:
C'est une autre Kawa qu'elle découvre, plus réservée, plus silencieuse.. Elle est loin la compagne de taverne joyeuse qui ronchonne à tout va mais et qu'elle aime embêter. Mais loin de s'en offusquer, elle lui fait un sourire encourageant quand elle se présente.
Elle aussi attend la réponse du supposé connétable. Si c'est lui, ça serait super, elle pourrait enfin le voir de visu plutôt que de correspondre avec lui par lettres.

La petite la regarde et lui pose une question. Elle allait répondre quand une voix derrière elle se fait entendre.


AAP! AAP! Demandez des nouvelles de l'AAP! Des remous en Anjou! Mais que fait le Duc?

Son coeur se serre, elle s'excuse, abandonne quelques secondes le petit groupe et revient, consternée, tenant dans sa main une annonce des dernières nouvelles du Domaine Royal et de l'Etranger. On peut y lire.

Citation:
06-01-2012 Senorita_fantasia est élu maire de Craon

Senorita_fantasia a été élu maire de Craon. Il recueille la majorité des suffrages exprimés.
1. Senorita_fantasia : 60%
2. Gwaniel : 26.7%
3. Jack.sparrow : 13.3%

06-01-2012 Révolte à Craon ! Jack.sparrow prend le pouvoir

Révolte à Craon ! Jack.sparrow prend le pouvoir.


Et là, ça fait mal. Elle déglutit péniblement. Sa main tremble un petit peu, elle respire profondément. Craon, c'est la ville qu'elle a "sauvé", la ville dont personne ne voulait et qu'elle a remis sur les rails. Comment l'Anjou avait-elle pu laisser une mairie se faire prendre, par un seul homme. Il n'avait rencontré aucun milicien, aucun maréchaux et avait tout pillé. Stupide Anjou!

Au prix d'un gros effort, elle revint devant le petit groupe. Cela n'avait duré que quelques secondes mais on pouvait voir que l'expression de son visage avait changé.

Alors seulement, elle répondit à la petite fille, lui offrant un sourire. Elle se baisse un peu pour se mettre à sa hauteur.


Nous restons en Champagne a priori, j'aide les mairies qui en ont besoin en leur faisant des petites courses. Si tu veux, tu peux venir avec nous? Je suis sûre que si cela t'intéresse, Colin se fera un plaisir d'aller cueillir des champignons avec toi. Moi, je ne peux pas pour le moment, mais lui, serait même très content que tu l'accompagnes!

Sourire complice à Colin. Elle fait une petite caresse sur la joue de la gamine, se saisit de quelques marrons, remercie sa chère Kawa et en tend la moitié à la petite.

Tiens, tu en veux encore?


Aimelin a écrit:
"Le visage plongé à Terre
Clore un instant ses paupières
Pour chercher ce qui nous éclaire"
(Calogero - Juste Un Peu De Silence)



Un remerciement de la tête à la cavalière qui venait poser la lampe à côté de lui tandis qu’il observait la réaction de Marine. Il savait que la traiter ainsi l’atteindrait mais il n’avait que ça pour la faire réagir et peu lui importait les réactions autour d’eux. Ce qu’il voulait, c’était l’aider et non pas l’enfoncer, et pour l’aider, il devait lui parler, ce que pour l’instant il n’était pas arrivé à faire de par l’intervention aussi brutale qu’irréfléchie de l’homme au bonnet. S’il était le vassal d’une grande dame, et que cela plaise ou non, de l’une des plus grandes de ce royaume, il n’était pas pour autant un nobliau hautain et méprisant habillé richement qui profitait d’une fonction pour assouvir son égo. La simplicité, l’honneur et la loyauté, étaient ses principales préoccupations, et elles le resteraient.

Le regard qu’elle lui jeta lui serra l’estomac. Il revoyait Angelle lorsqu’ils parlaient tous les deux de ce que la vie leur avait volé. Et lui ? où étaient ces trois sœurs dont on lui avait si souvent parlé lorsqu’il était gosse. Une famille ? c’était quoi une famille… Il venait de la blesser et il détestait ça, mais après tout elle l’avait volé, et elle le provoquait, avec l’aide de ce bénêt et de cette femme qui semblait davantage préoccupée par le bonnet que par le vol en lui-même. Ces gens là ne comprenaient ils rien ? A moins qu’ils ne soient de mêche.

Soupir de lassitude tandis qu’il ne quittait pas Marine des yeux, cherchant les réponses qu’elle ne voulait lui donner mais qu’il connaissait pourtant déjà. Ses questions avaient fait mouche, et il approchait doucement du but qu’il s’était fixé, à savoir, qu’elle comprenne qui il était.
Bien sûr qu’il aurait pû de suite se présenter, faire taire le gros dur et son mépris peut être jaloux de sa lanterne allez savoir, faire taire cette femme qui parlait sans savoir, mais il était comme ça… surprenant et déroutant pour qui ne le connaissait pas.

La quatre pommes laissait tomber doucement les barrières derrière lesquelles elle se réfugiait, son regard toujours posé sur le sol. Un léger sourire lorsqu’elle comprit. Grande inspiration en la regardant, avant de se baisser à sa hauteur, et de planter ses mirettes dans les siennes.


Je n’ai pas l’intention d’en faire part à ton père. Et je sais que tu n'est p....

Et voila que l’autre sans cervelle revenait à la charge avec sa provocation à deux écus et ses menaces qui s’il en avait eu un, auraient fait frissonner son chapeau. Routes et chemins ? Mine perplexe et se demandant si à parler champignons, l’homme n’était pas un ami des artichauts légendairement connus en Champagne. A moins qu’il s’agisse d’autre chose, ce qu’il se ferait une joie de chercher dès son retour au château, le nom de l’homme n’étant pas tombé dans l’oreille d’un sourd… nom qui lui disait quelque chose, mais quoi, il le chercherait plus tard.

Il allait passer outre la déclaration d’amour, mais la phrase de trop arriva…hahumm.. il y a toujours LA phrase de trop
.

.....et je serais alors contraint de vous éclater la tronche en toute amitié bien sûr.

Exaspération qui s’accentua, lorsque comme tout provocateur il lui tournait à nouveau le dos pour s’adresser à la petite. Cet homme était véritablement dérangé du bonnet, le jeune Etampes en était maintenant persuadé.
Des guerres et des batailles, il en avait fait, des brigands il en avait trucidés pour avoir osé s’attaquer à lui ou des proches, alors un de plus ou un de moins ne lui faisait ni chaud ni froid.

Sans le vouloir, c’est la jeune cavalière sortant de son silence, qui sauva momentanément l’homme d'un grand coup de gobelet champenois sur sa tronche, signature d’un ancien soldat et garde comtal chatouilleux sur la politesse. La seule qui n’avait pas pris parti et semblait observer sans mot dire, et se décidait à intervenir en se présentant. Petite hésitation, Marine avait prononcé le mot connétable, et sans doute que la jeune femme avait entendu également.

Kawa… décidément, n’y avait il autour de lui que des personnes à qui il avait écrit dernièrement. Un sourire et une réponse qui ne posait plus de doute sur son identité.


Bonjour … j’espère que votre installation à Troyes s’est bien passée.
Je suis Aimelin… de Millelieues puisqu’il faut un nom et
regard vers Marine avec enfin un petit sourire je suis le connétable oui.

Regard ironique vers l’homme…

et vous, sachez qu’avant de m’éclater la tronche…
j’aurais sans doute éclaté la votre, et pas en toute amitié soyez en certain… rares sont celles qui m’ont résisté.


Regard à nouveau vers Kawa... merci pour ma lanterne, c'est aussi un cadeau de quelqu'un qui m'est cher.


Kawa a écrit:
    K … esquisse un sourire…
    bien installée, oui … ça va… merci…
    Elle ne va pas s’appesantir, lui dire que le village n’est pas très… peu importe…

    Elle regarde la petite… comment a-t-elle su… quoi qu’il en soit la diversion à fonctionnée, ça aura elle l’espère calmé ce Colin d’entendre son nom, sa fonction … quoi qu’elle en doute… elle ne sait pas pourquoi mais elle en doute… il est étrange cet homme… il y a quelque chose qu’elle ne comprend pas…

    Elle connaît peu Clelia mais assez pour se dire que ça ne colle pas … enfin elle n’est pas comme lui… ou il n’est pas comme elle… qui est ce Colin qui au lieu de calmer le jeu pour que la petite s’en sorte sans problèmes pose sans cesse des enchères aux insultes… où est l’intérêt… elle s’est fait prendre… l’homme agressé a plutôt bien réagit… alors… alors…

    Alors il faut croire qu’il y a des choses qui nous échappent…

    Elle trouve le connétable plutôt serein compte tenu des circonstances… à …quoi que … voilà que lui aussi propose un petit « éclatage » de tronche dans les règles…

    Logique…

    C’est quand elle a vu partir la petite et qu’elle a vu l’homme lui courir après que la scène lui est revenue… comme un cauchemar latent… un voile devant ses yeux… un retour en arrière…


    L’orée d’un bois entre Thouars et Saumur… un enfant vient de tomber… elle est là … pas bien loin à quelques dizaines de pas, pour une fois elle n’est pas sur sa monture… son arc… pas à portée de main… pas besoin, elle relève ses pièges…

    Elle entend crier… des femmes autour… elles tentent de le réanimer… en vain…

    Elle ne peut que regarder… elle ne peut que regarder l’enfant rendre son dernier souffle… quelques instants plus tôt et… peut-être qu’elle aurait pu faire quelque chose… intervenir, empêcher que ça arrive… si seulement elle était restée sur sa monture ce jour là… elle aurait pu décocher quelques flèches et…

    Elle voit le petit corps sans vie emmené dans la charrette avec d’autres corps… elle restera là des heures sans ne plus pouvoir bouger, elle gravera un K… sur l’écorce de l’arbre le plus proche de l’endroit où le petit est tombé, elle le connaissait… il s’appelait Karyl…

    Oh elle le connaissait peu, elle l’avait croisé plusieurs fois… c’était un enfant attachant, gentil, drôle… sans doute un des rares enfants avec qui elle aurait pu s’entendre… si seulement elle en avait eu le temps…

    Un dommage collatéral… sans doute qu’il … qu’il faisait quoi… qu’il cueillait des champignons, qu’il ramassait des armes… qu’il voulait se sentir comme un homme et s’était sans doute trop éloigné… peu importe ce qu’il faisait là…

    Qui l’a tué peu importe… ceux qui ont fait ça n’auraient pas laissé leurs signatures de toute façon…
    Alors oui aujourd’hui elle est restée sur sa monture… longtemps… elle a observé longtemps… elle était sans doute prête à … mais là n’est plus la question, l’homme n’est pas dangereux…

    La petite ne connaîtra jamais son histoire… parce que ce genre de chose, on évite de les raconter aux enfants…


    On évite de les raconter tout court, ça vous bouffe juste de l’intérieur, ça vous cristallise le regard, ça vous fait détester le genre humain… tout simplement…

    Souriante... souvent oui… amusante... parfois, sans doute… mais personne ne se promène avec son sac de blessures en étendard… quand à se confier… Kawa ne sait pas ce que s’est, tout simplement parce qu’elle n’a jamais accordé sa confiance à personne… parce qu’elle préfère sans doute murmurer à l’oreille de son cheval… s’est sans risques…

    Elle avance son bras et claque des doigts … d’ailleurs celui ci est un peu trop loin à son gout … l’animal traverse le petit groupe et vient à ses cotés…

    Ça ne lui a pas fait de bien tout ça… ça a ravivé une de ses blessures… elle sent bien qu’elle devient blême, les autres penseront sans doute que c’est à cause de lui… du Connétable… ils penseront ce qu’ils veulent…

    Elle lui doit beaucoup, mais il ne le sait pas… elle lui doit de lui avoir permise de se poser un peu, de reprendre ce qu’il lui reste de souffle pour tenter d’oublier tout ça… pas oublier… occulter… ça et tant d’autres choses… le sac est devenu bien trop lourd… pourtant ses épaules sont solides…

    du repos…


    C’est peu et s’est beaucoup… sans doute qu’elle lui dira un jour… si l’occasion se présente…
    Il a l’air gentil, humain… il a l’air compréhensif… en tout cas une chose est sure il est efficace dans son travail…

    Elle caresse doucement la tête de son étalon… puis elle regarde de nouveau le Connétable, quelque chose l’a interpelée…


    Je suis Aimelin…de Millelieues puisqu’il faut un nom…
    puisqu’il faut un nom… comment ça, lui non plus n’aime pas… à donner son nom…
    Sa besace est un souvenir… la lanterne aussi… peut-être ?


    Son regard se tourne vers Clelia qui semble contrariée… sans doute cet "éclatage de tronche" en perspective qui la secoue… à moins que ce ne soit l'annonce du crieur un peu plus loin...

    comment vont réagir les autres…

    il ne reste plus qu'un marron... elle le laisse...


Aimelin a écrit:
Regard vers Kawa. Quelque chose l’interpellait mais il ne savait pas quoi. Sa façon de répondre, d'observer comme il le faisait souvent lorsqu'il était quelque part, ses mots délivrés avec parcimonie, quelque chose qui faisait dire au jeune Etampes qu'elle avait elle aussi quelques blessures tout au fond d'elle. Et comme à chaque fois qu'il était confronté à ça, son passé refaisait surface.

Sourire en l'écoutant répondre sans s'étaler sur son installation. Réponse qu'il fit, naturellement.


le Duché est grand... peut être trouverez vous une autre ville si le cœur vous en dit.

Regard sans besoin d'en dire plus, les mots il les évite lorsque c'est nécessaire, comme il le fait avec sa blondinette.

Comment a t elle jugé ce qu'il vient de se passer, comment jugeait t elle le comportement de cet homme provocateur et vulgaire, qu'il venait de classer instinctivement dans la catégorie brigand à surveiller. La femme présente l'intriguait aussi... que faisait elle avec lui ? il commençait à avoir une petite idée de qui elle était cependant.

Certaines demandes qui nécessitaient des échanges lui restaient en mémoire. Son travail il le faisait correctement, avec cœur, essayant d'arranger le plus souvent possible les voyageurs, lorsqu'il ne recevait pas quelque contre ordre justifiés. Ce qui était sûr c'est que depuis sa prise de fonction, il voyait le DR autrement, l'entourage royal autrement... et depuis la visite éclair de la reyne à Troyes, qui n'avait même pas pris la peine de s'adresser aux champenois qui versaient leur sang pour elle, son avis était forgé. Un coup d'oeil vers l'énergumène à leurs côtés avant de regarder la jeune femme qui lui parlait.

Il était sûr de ne pas la connaître, et pourtant... quelque chose le chifonnait alors qu'il regardait la monture se rapprocher de sa cavalière et qu'il ne pouvait s'empêcher de dire.


C'est une belle bête que vous avez là... amusé de voir qu'il y avait entre les deux autant de complicité qu'entre lui et Altaïr.

Puis regard vers Marine


tu sais que ton LP finit dans très peu de jours et je peux te le prolonger bien sûr... si tu es sage et si tu me prouves ta loyauté. Et puis j'avoue quevoix qui se faisait lasse je n'ai pas envie de te voir trainée devant un tribunal.

Alors veux tu savoir ce que je te propose ?
Et puis dans cette besace tu n'aurais pas trouvé de quoi manger ni quelque argent... juste quelques gobelets.


C'était maintenant entre elle et lui. Il était prêt à l'aider parce que les gosses n'avaient pas le droit d'etre mis en prison. Mais c'était à elle de décider si elle acceptait son aide.

Marine. a écrit:
Il n'a pas l'intention d'en faire part à son père, un sourire un peu plus grand se dessine sur les lèvres de Marine car déjà ça la rassure mais l'homme n'a pas le temps de finir de parler que l'autre revenait à la charge, elle les laissa discuter parce qu'après tout ce n'était trop ses affaires donc bon ! L'autre femme semble être interessée par le crieur de l'AAP et elle ne semble pas très bien sauf que la gamine ne lui demande car elle part du principe que si la Clelia a besoin de parler, elle lui parlera. Elle revient donc pour lui proposer de cueillir les champignons avec Colin et de les suivre. Pourquoi pas? Un sourire tendre se dessine sur les lèvres de l'enfant quand elle lui fait une petite caresse sur la joue. Marine hésite un peu mais par contre, elle prend un marron tout en la remerçiant.

Hum...Pourquoi pas?

La rouquine hausse les sourcils en entendant Kawa se présenter car elle peut enfin mettre un visage sur un nom. Pas que ça la gène de ne pas connaître un nom mais un peu, quand même ! C'est ensuite au tour du barbu de se présenter.

Oh oh !
Le connétable !

Un sourire en coin se dessine sur les lèvres de la gamine car elle avait vu juste. Elle reste pensive en se disant qu'elle n'a jamais de chance car bon, elle avait quand même tenté de voler le connétable en personne et elle aurait pu le payer cher ça, s'il était méchant mais apparemment, il ne lui en veut pas. Ca l'arrange un peu pas mal car les ennuis, elle est capable d'en avoir jusqu'à ses boucles rousses et même pire.

Toujours eu de la chance, la rouquine.
Peut-être est-ce grâce à ça qu'elle est encore en vie? Ou bien parce que le Très-Haut avait d'autres projets pour elle? Est-ce que la vie était tracée? L'enfant était perdue alors elle se contentait de vivre sa vie, sans philosopher. Elle trouve un pain, tant mieux. Elle ne le trouve pas, elle le cherche encore et toujours. Voilà la vie de vaurienne dont elle n'arrive pas à se débarasser. Les mauvaises habitudes restent, même si elle peut avoir de la nourriture en abondance.

Le connétable?

Comment vont réagir Clelia et Colin? Elle en a aucune idée mais elle est bien curieuse de voir ça. Vont-ils avoir peur? Vont-ils s'engueuler ou vont-ils le provoquer? Elle verra ça plus tard parce que l'homme vient de mettre le doigt sur un point important. Le LP. En effet, il va expirer dans pas longtemps et elle risque d'avoir des ennuis car c'est bien connu, la Champagne est très à cheval sur ça...

Elle n'a vraiment pas envie d'avoir une amende ou d'aller en prison parce que si elle est venue en Champagne, c'est pour se reposer un tout petit peu et de faire de nouvelles rencontres car Marine est très sociable, malgré tout.

La prison, ça pue la pisse et la nourriture, ce n'est vraiment top ! Niveau occupation? Nulle ! Si encore, elle pouvait dessiner sur les murs, elle irait sans problème mais elle ne peut même pas ! Et les fers, c'est pas top non plus ! Ca brûle les poignets, des fois ! En bref, les geôles, c'est ennuyeux ! Et surtout pas fais pour les enfants.

Prouver sa loyauté? Le visage de la jeune fille s'assombrit légèrement car il lui est difficile d'être loyale, de tenir ses promesses parce que c'est toujours compliqué mais elle y arrive. Le connétable l'intrigue. Qu'est-ce qu'il a à lui proposer?


J'veux bien savoir ce que z'avez à m'proposer !

Que des gobelets? Sûr que ça ne l'aurait pas nourrit, ça mais qui sait, elle aurait peut-être trouvé un receleur ! Mouais...Pas certaine mais bref, toute son attention est vers le connétable.

Par contre, j'vous préviens ! J'me lave pas !

Pourquoi?
Même pas besoin de lui poser la question, que la rouquine continue de parler.


Car voyez, à chaques fois que j'rentre dans l'eau, elle devient sale l'eau et c'est...Sale...! Pis y'a pleins de vermines qui s'noient dedans aussi ! Et et...En plus, ça pue l'eau !

Bah quoi?
C'est vrai !

Aimelin a écrit:
Un grand sourire et puis une mine qui s'assombrissait, il observait la môme sans trop savoir comment faire pour lui parler. Lui et les gosses, si bien souvent il arrivait à s'entendre avec eux, il avait parfois du mal à trouver les mots. Petit rire qu'il retint lorsqu'elle lui parla du bain, et souvenir d'une discussion avec Angelle qui le fit à nouveau se baisser à sa hauteur pour répondre avant de lui préciser ce qu'il attendait d'elle.

Mmm pour le bain.. je connais une blondinette qui y met des trucs dedans qui sentent drôlement bons ... Il était vrai que cette précision devait lui être ininteressante, alors il lui fallait un autre argument pour la décider. .. et quand on sort du bain, on est plus fort et plus intelligent.

Aristote lui pardonnerait bien ce mensonge. Prunelles grises qui restaient plantées dans celle de Marine. Il ne la connaissait pas mais déjà il l'aimait bien. Une gosse écorchée vive qui cachait son manque d'attentions sous des provocations. Bien sûr que n'importe quel idiot profiterait de ça pour l’entraîner sur la mauvaise pente mais lui il l'aiderait à remonter un tout petit peu, ou du moins à ne pas glisser davantage, au moins le temps qu'elle était dans le Duché.

Hmmm je te propose un marché.
Je ne dirai rien pour la besace, et pour ton LP tu vas devoir le mériter.

Ce soir je suis encore de garde sur les remparts de la ville, avec des compagnons dont notre Duchesse.
Je te propose de nous accompagner, en plus nous pourrons discuter et je demanderai donc que tu puisses rester tant que tu nous aides et que tu ne fais pas de bêtises.


Air qui redevint plus sérieux. S'il voulait donner une chance à la gamine, il voulait avant tout faire attention à la ville et au Duché.

Et comme je ne suis pas un sale type, après chaque garde, je te donnerai une belle miche de pain.

Regard vers le bonnet avant de revenir sur elle.

je n'essaie pas de t'acheter avec des écus et puis tu sais les écus je n'en ai guère sur moi en veillant sur la ville mais tu auras ton pain...
et puis tu pourras être fière de toi, dire que t'as aidé à défendre la Champagne. C'est pas rien ça !

Tu es d'accord ?


Petite appréhension, elle allait peut être refuser, mais il était têtu et lorsqu'il avait une idée derrière la tête il ne lâchait pas comme ça. Et puis sinon il trouverait bien autre chose.


Clelia a écrit:
La discussion commençait à la lasser un petit peu.

Elle n'aimait pas ceux qui la ramenait avec leurs postes, leurs titres, leurs exploits, comme si personne ne pouvait les égaler et comme s'ils étaient.. comment disait-il déjà?.. investis d'une mission divine.

En fait, en cela, elle se sentait souvent un peu à la ramasse. Future double vicomtesse, future baronne.. elle ne voyait cela qu'avec beaucoup de recul voire du dédain... les titres.. les responsabilités.. qui font que les gens vous prennent de haut... Enfin, elle avait eu son compte, elle, de responsabilités, de charges, elle n'en voulait pas plus.

Elle n'aimait pas non plus cette façon qu'avaient les royalistes de ne prôner qu'une seule façon de voir, une seule façon d'agir. Pour elle, on pouvait être un brigand honnête. Elle-même, elle s'était récupéré quelques procès, mais ce n'était pas pour autant qu'elle avait détourné le moindre écu des caisses angevines, bien au contraire. Il y avait juste les interdictions, les endroits à ne pas toucher comme l'Anjou, le Maine et aujourd'hui la Champagne. Pour le reste, fallait bien s'amuser parfois.
Et Colin, malgré sa mauvaise humeur, sa façon d'envoyer paître les gens pour un oui ou un non, elle l'aimait beaucoup. Peu de gens peuvent compter sur quelqu'un, inconditionnellement, et avec Colin, c'était ça. Un soutien inconditionnel, un de ses piliers affectifs. Depuis qu'il la connaissait, il n'avait plus brigandé, la cueillette des champignons devaient lui manquer, elle s'en doutait bien.

Alors avant d'avoir une envie trop forte d'aller se biturer la gueule pour oublier les paroles pleines de miel et de sucre du connétable - tant de bons sentiments d'un seul coup là, ça commençait à lui retourner l'estomac-, elle tourna les talons.
Elle l'avait trouvé pas trop mal le connétable par lettre, mais là, le jugement épistolaire ne souffrait pas le jugement de son attitude des quelques dernières minutes.

Elle adressa un large sourire à la gamine.


Contacte Colin ou moi si tu veux venir avec nous hein! On te répondra sans faute, on pourra même venir te chercher. Dans un mois et demi, je serai libérée d'un serment anti-brigandage que j'ai fait bien bêtement, on pourra même y aller tous les trois! Mes hautes autorités sont même d'accord alors.

Qu'entendait-elle par hautes autorités? Gwen, bien entendu.. mais elle ne l'aurait jamais dit de vive voix. Mais Gwen avait délimité son champ de possibilités et était d'accord.

Kawa.. tu me donnes des nouvelles hein?

Puis, passant devant Colin, elle s'arrête, le prend par le bras et lui chuchote.

Bon.. vous faites ce que vous voulez, je serai assez d'accord sur le principe... Je pense qu'il doit être comme le procureur du Poitou en fait, à la limite.. je comprendrai presque que vous l'insultiez comme du poisson pourri.. Mais, n'oubliez pas que c'est Ma duchesse qui nous a eu les laissez-passer hein, je ne pense pas qu'elle soit tellement d'accord pour qu'on fiche le bazar ici... et moi, ça m'embêterait quand même.. Vous venez?

Un signe de la main à la petite rouquine et à sa chère Kawa et elle reprit son chemin.


Kawa a écrit:

    K... regarda le Connétable, ses yeux gris… les siens l’étaient aussi mais teintés de vert… sans doute pour que rien ne soit jamais vraiment tout gris… pas même les chats… même pas les nuages… même pas les... enfin pas tout gris quoi....

    Le Duché est grand... peut être trouverez vous une autre ville si le cœur vous en dit.

    Oui, pour ça il me faudra sans doute demander un LP au Connétable afin de traverser toutes les villes Champenoises sans être inquiétée...

    Amusante situation… elle ajoute d’un air enjoué…
    Enfin si vous avez le temps de lui en toucher deux mots… mais… rien ne presse…

    Il observe son étalon, pas la première fois qu’elle le remarque, regard rapide encore dirigé vers ses bottes mais cette fois… pas pour y chercher quelques clochettes…

    Catastrophe… un mythe venait de tomber… de s’écouler, de choir lamentablement… les clochettes n’en étaient pas… l’homme aux gobelets… ça sonnait beaucoup moins bien… forcément…


    Légère déception à ses dires… c’est vrai les clochettes c’était tellement plus mystérieux… plus… léger… plus… enfin bon … dommage… on ne peut pas épiloguer sur des gobelets… ou alors… non, on ne peut pas.

    L’intérieur des bottes avaient ce pli significatif du cavalier… l’usure de l’étrier qui frotte contre le cuir… un cavalier… ceci expliquait donc cela…


    C'est une belle bête que vous avez là

    Elle regarde l’animal et sourit…
    Oui, il y a quelques années… qu’il m’a … apprivoisée…

    Elle sourit de nouveau en regardant la petite puis retient un rire quand elle parle du bain… elle est franchement rafraîchissante, c’est le cas de le … penser…

    Elle écoute la conversation toujours adossée contre le mur et voit Clelia qui…
    Ben oui, elle s’en va… est-ce le crieur qui ?


    Kawa.. tu me donnes des nouvelles hein?
    Oui… oui bien sûr je te donnerai de mes nouvelles, j’espère qu’on va se revoir bientôt… et…

    Ben euh elle qui pensait aller se boire une bonne chope après… parce que pour la balade c’était un peu trop tard, d’autant qu’elle voulait chasser… c’était raté… il commençait à faire sombre…
    Léger haussement d’épaules… soudain le départ… quand même …

    Elle regarde Colin qui est resté curieusement discret depuis un bon moment, enfin sauf pour manger ses marrons…


    Euh ben eh … d’accord alors… bonne route à vous deux …
    Elle est surprise… mais reverra certainement Clelia sous peu…

    Le dernier marron vient de disparaître… elle se demande bien qui a osé… plisse le nez et chiffonne l’emballage…


Aimelin a écrit:
Regard vers la femme qui semblait perdue dans un flot de pensées sans doute guère réjouissantes à en voir le visage qu’elle affichait. Elle semblait le mépriser ce qui le surprit, celle-ci ne le connaissant pas. Mais bon, c’était aussi vrai qu’il n’était pas besoin de connaître quelqu’un pour le mépriser. Peut être n’aimait elle pas qu’il ne soit pas vulgaire ni agressif avec Marine. A moins que venant d'apprendre qu'il était le connétable, elle le trouvait hautain et méprisant du fait d’avoir avouer sa fonction ?

Par contre il venait de réaliser que ça devait être la dénommée Clelia future vassale de la duchesse de Brie, Gwenhwyvar, le Capitaine Royal de Champagne, et il se demanda si elle avait aménagé pres de sa future suzeraine, puisqu’il lui avait dit.. ou pas… il ne se rappelait plus… qu’elle était autorisée à le faire. Il ne pensait pas le lui avoir dit, car il attendait confirmation de la ville concernée.. mais bon peu importait si elle avait eu accord écrit tant mieux pour elle.
Abandonnant ses pensées il reporta son attention sur les deux personnes avec qui il discutait et sourit à la demande de Kawa.


J’essaierai de lui en parler malgré qu’il ait un fichu caractère et ces temps ci il n’est pas à prendre avec des pincettes. Certains profitent de sa gentillesse. Mais je suis certain qu’il n’y aura pas de soucis de ce côté-là.

Elle l’observait et il remarqua son coup d’œil furtif vers ses bottes et sa façon de parler de son cheval. Et tandis qu’elle parlait il ne pouvait s’empêchait de remarquer qu’elle avait les mêmes yeux que Loïs, sa seule cousine avec qui il avait été élevé.

les chevaux nous apprennent bien des choses et ils sont des amis précieux. J’ai parcouru le royaume avec le mien.

Pourquoi parlait il de chevaux encore ? Attention qui se porte vers la femme qui s’adressait à Marie qui se tenait auprès de lui.

Contacte Colin ou moi si tu veux venir avec nous hein! On te répondra sans faute, on pourra même venir te chercher. Dans un mois et demi, je serai libérée d'un serment anti-brigandage que j'ai fait bien bêtement, on pourra même y aller tous les trois! Mes hautes autorités sont même d'accord alors

Yeux écarquillés. Rêvait il où proposait elle à Marine de brigander avec eux. Non, il devait sans doute se tromper, et elle devait seulement taquiner la fillette. Moue septique, il devait être sûr de son identité et pour cela une seule façon la lui demander, ce qu'il fit en la rattrapant doucement par le bras.

mmm pardonnez moi Dame de vous retenir quelques secondes... vous ne vous êtes pas présentée, et je me dois de connaître votre identité.

Il connaissait celle de l'homme, un certain Colin, et donc il était normal qu'il connaisse celui de sa compagne, surtout après de tels propos. Et ceux qui penseraient que la vie de Connétable est un long fleuve tranquille, se tromperaient allègrement.


Dernière édition par Archiviste le Jeu 9 Fév - 11:27 (2012); édité 3 fois
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MessagePosté le: Dim 1 Jan - 21:57 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 9 Jan - 19:31 (2012)    Sujet du message: 1460-01-01 - [RP ouvert ] Prendre une mairie, c'est trop bien ! Répondre en citant

Kawa a écrit:
    Curieusement son regard lui rappelait le sien, mais… sans doute était-ce… enfin bon… de toute façon elle ne savait pas… et cet homme semblait cependant l’interpeller… comme si elle le connaissait mais pourtant… pourtant non… elle n’avait jamais mit les pieds en Champagne… se seraient ils croisés ailleurs… elle en doutait aussi…

    Etrange ce sentiment de reconnaître quelqu’un qui ne peut être reconnu… pas de sens… pas de … non étrange… juste étrange… et si c’était quelqu’un de proche…elle n’en saurait rien après tout… comment savoir…

    Elle divaguait sans doute… un regard gris… brun… il était cependant légèrement plus petit qu’elle, en même temps une perche pareille c’était plutôt rare surtout chez une femme…


    Arrête de t’inventer des histoires kawa… comme si cet homme, m’enfin c’est étrange qu’il … rhaaaaa ça m’énerve !!!!

    J’essaierai de lui en parler malgré qu’il ait un fichu caractère et ces temps ci il n’est pas à prendre avec des pincettes. Certains profitent de sa gentillesse. Mais je suis certain qu’il n’y aura pas de soucis de ce côté-là.

    Tiens tiens un fichu caractère… lui aussi…
    C’était sorti tout seul…
    Elle haussa légèrement les sourcils…


    Etait-ce pour elle … « profiter de sa gentillesse »… non elle ne pensait pas… mais bon il aurait été malvenu de demander qui… et pourquoi il n’était pas de joyeuse humeur…
    Ils ne se connaissaient pas…
    Quoi que… à sa place … ce qu’il venait de se passer ne l’aurait pas enchantée non plus… c’est vrai qu’il semblait soucieux…


    Les chevaux nous apprennent bien des choses et ils sont des amis précieux. J’ai parcouru le royaume avec le mien

    Un voyageur ou un ancien voyageur visiblement…
    Elle sourit…


    Oh… rares sont les gens qui voient les choses ainsi… pour eux ils ne sont qu’un moyen banal de se déplacer, sans plus… mais bon, ils ne savent pas ce qu’ils perdent à …
    Nomade était dans une pâture comme à l’abandon… un peu comme moi au fond… j’en ai pris soin et peu à peu…
    son regard se fige à l'évocation de son passé... elle déglutit et se reprend

    Sans doute l’ennuyait-elle avec ses chevaux… elle se contenta de répondre plus brièvement…

    Des amis précieux, oui… mais alors où est donc votre monture ?
    Pas bien loin je présume…


    Elle aurait bien aimé la voir, simple curiosité… mais l’homme avait sans doute d’autres choses plus urgentes à faire, d’ailleurs le voilà qui rattrape Clelia…



Clelia a écrit:
Elle avait fait exprès, ignorer le connétable, parler brigandage devant lui et elle pensait l'avoir assez perturbé pour qu'il mette plus que quelques secondes avant de réagir. Le temps de filer quoi.. Perfide qu'elle était.
Elle sentit qu'on la retenait. Pas besoin de se retourner pour savoir qui c'était. Obligée de faire volteface, elle lui fit face, bien obligée de répondre à sa question.


mmm pardonnez moi Dame de vous retenir quelques secondes... vous ne vous êtes pas présentée, et je me dois de connaître votre identité.

Les idées fusent à la vitesse de l'éclair. Dire la vérité? mentir?
Elle l'avait fait, chez ses imbéciles de Tourangeaux, écrire au prévôt des maréchaux qui lui demandait un rapport de milice, qu'elle avait vu la procureur du moment se révolter dans la nuit. Le prévôt avait été méchant et lui avait envoyé un tissu d'injures par pigeon ébouriffé et hirsute.
Seulement là.. bah c'est différent quand même... Sa Duchesse ne serait pas très contente qu'elle mente aux autorités, elle qui a réussi à lui obtenir un laissez-passer signé du connétable de France. Donc, elle obtempère.


Je m'appelle Clelia de la Croix de Bramafan Penthièvre, puisqu'il vous faut un nom. Sourire en coin, petite provocation juste pour le plaisir.

Je suis ici sur l'invitation de la Duchesse de Brie dont je vais devenir bientôt la vassale.

Et elle eut envie de rajouter "parce que sinon je sais que je risque de faire n'importe quoi". Mais elle se retint, lui qui semblait être anti-brigandage aurait trouvé cela choquant probablement.

J'ai d'ailleurs.. en attendant d'avoir mon fief... emménagé provisoirement à ses côtés en la ville de Sainte, ce qui m'a paru le choix le plus logique, le temps que les recherches héraldiques aboutissent.

Ah ça, pauvre Gwen.. l'arrivée de Clelia avait montré quelques incohérences héraldiques et le blason de sa Duchesse adorée allait très probablement devoir subir quelques modifications. Horrifiée, elle s'était excusée, s'en voulant un peu d'apporter, une fois n'était pas coutume, le bazar là où elle arrivait.

Elle avait vu le regard du connétable quand elle avait ouvertement parlé de brigandage et ne put s'empêcher d'ajouter en souriant.


Et rassurez-vous, si brigandage il y a, cela ne sera pas ici.

Puis, plus bas pour que les autres n'entendent pas.

Je vais hériter de titres.. dont un en Domaine royal.. Faut que je profite de ma liberté pendant qu'il en est encore temps, comprenez?.. après ça, je ne pourrais plus rien faire à part être enfermée dans un château et aller à l'église. Vous vous rendez compte? Alors faut que je profite du temps qu'il me reste pour "vivre".. mais forcément en dehors du Domaine Royal et du Ponant.. donc pas ici hein...

Caricatural? si peu... Illogique? Totalement, mais c'était les idées arrêtées de Clelia, qui craignait l'avalanche sur elle des deux titres de Vicomtesse, dont un dans le Maine honni et méprisé (même qu'on se moquait d'elle en Anjou à cause de ça), et d'un titre de Baronne.

Dans le même temps, ça commençait à se savoir que le papa de la demoiselle, Strakastre de la Croix de Bramafan, prévoyait de se porter candidat aux élections royales.
Pour ça, elle avait également un laps de temps très court avant que ne commence la campagne. Un candidat qui a sa fille dans l'armée de Thoros, ça la fout mal non? La honte totale pour l'Ours bramafique, des reproches en pagaille sur la tête de sa fille un peu trop instable.

Donc, logique, elle s'était dit qu'il fallait optimiser ces derniers mois avant de devoir faire abstinence totale d'idées rocambolesques. Un nouveau voyage était en préparation d'ailleurs.

Changement de sujet, viiiite! Avant que le connétable ne réplique sur le brigandage qui n'est pas bien, sur la sécurité du Duché et tout et tout.


Euh.. je crois que nous avons correspondu? Ha et puis nous nous sommes croisés en taverne à Reims, fort rapidement je crois...

Et pouf, les deux pieds dedans... Arrêter de parler brigandage pour parler révolte...
Tourner sept fois la langue dans sa bouche, on le lui avait pourtant répété! Groumpf!


Marine. a écrit:
Marine regarde sceptique le connétable. Comment ça le bain rend plus fort et plus intelligent? Et pourquoi d'abord? La fillette se demande alors si c'est du lard ou du cochon mais elle n'avait pas la réponse. Pouvait-elle le croire? Elle n'en sait trop rien car la seule fois où elle s'est sentie réellement intelligeante, c'est lorsqu'elle a rencontré la Reyne en taverne et qu'elle a pu essayer sa Couronne. Révélation Divine? Sans doute. La rouquine rêvait-elle de devenir Reyne? Oui ! Sauf qu'elle a aussi rêvé devenir la plus grande voleuse du Royaume mais aussi conteuse, Chevalière, contrebandière ou bien receleuse de cadavre donc en bref, elle ne sait pas quoi faire de sa vie.

La rouquine hausse les sourcils en écoutant le marché de l'homme et quel marché ! Le regard devient nostalgique, tout d'un coup. Des gardes en haut des remparts, elle en a déjà fais à Autun. Ah Autun... Au début, la mairesse ne voulait pas mais tellement que la gamine avait fais des caprices pas possible, elle avait fini par céder pour la mettre dans un groupe de deux, déjà formé. Que de souvenirs...

En temps normal, elle lui aurait dis qu'il pouvait toujours se garder son LP mais là, non parce pourquoi pas? Après tout, si les personnes sont gentilles, Marine peut bien en profiter. Quel enfant ne rêverait-il pas de rester avec des adultes toute une nuit et être dans le centre de l'attention? En plus, elle gagne une miche de pain à chaques gardes. Ca, c'est chouette ! Pour un peu, elle va demander des câlins.

Bref, l'offre est interessante, surtout qu'il ne dit rien pour la besace et sans doute aussi pour le geste très poli qu'elle lui a fais parce que bon, c'est bien connu, les adultes, ça s'indigne toujours pour rien et à tout les coups, les enfants ont droit à une leçon de moral. C'est très chiant, ça.

D'un air rebelle, elle repousse sa mèche devant les yeux pour lui lancer un regard avec une légère pointe de provocation car elle est comme ça la rouquine.


Ouais ! Chuis d'accord parce que bon ça craint si tu te fais voler une nouvelle fois ta besace donc t'peux compter sur moi pour t'protéger !

Elle lui adresse un petit sourire avant de le laisser parler de cheval avec Kawa et elle se concentre vers Clelia qui lui propose un brigandage ! L'enfant ne peut s'empêcher d'agrandir son sourire mais elle réprime bien vite sa joie car bon, ce n'est jamais bon devant un connétable et puis, il ne risquerait pas d'apprécier donc elle se contente de dire un :

J'retiens !

Qu'est-ce qu'elle peut dire d'autre? Ce n'est que pure vérité ! Une petite vaurienne ne peut retenir ce genre de propositions mais ses prunelles azuriennes se fixent vers l'homme. Pas une bonne idée du tout d'avoir dis ça devant lui donc elle détourne légèrement le regard pour regarder ailleurs, d'autant plus qu'il est allée voir Clelia pour lui demander son identité.

La gamine sautille pour se rapprocher. Aussi bizarre soit-il, elle ne connait pas la famille Penthiève. Elle en avait d'ailleurs jamais entendu parler et comme elle n'est pas du genre à lire les affiches aussi car elle a un peu du mal à la lecture donc voilà ! Ce qui fait que son attention ne fût pas attiré par ça.


Mais Connétable ! T'vois pas qu'elle est gentille, dis? Pis, j'parie qu'elle dit ça rien que pour t'embêter !

Un regard vers Kawa car la petite rouquine a bien des choses à dire sur les équidés car elle a aussi découvert cette passion qu'est les chevaux à l'Orphelinat et en travaillant un tout petit pour la Duchesse Angelyque de la Mirandole en tant que palefrenière pour se faire quelques écus et gagner un peu de pitense.

Un cheval, si tu t'en occupes bien, bé ça t'suis d'partout et dans n'importe quelle situation, parait. C'est la directrice de l'Orphelinat qui m'avait dis ça.

Elle hausse les épaules.

Mais mon poney, l'est trop con ! 'fin, tu l'as vu, hein?


Kawa a écrit:
    K... regarde la petite
    Pas fichue de savoir s’y prendre avec les enfants …

    Elle allait répondre, y’ a pas de chevaux cons, seuls les cavaliers le sont…

    Mais euh bon c’était une gamine quand même… choquée elle doute qu’elle l’aurait été mais…. Bon faisons preuve de diplomatie après tout pas tous les jours que ça arrive… surtout avec une enfant…

    Hum j’ai vu oui, à mon avis ton poney t’a senti nerveuse et ça l’a rendu nerveux à son tour, tu comprends ?
    Ils ressentent ce que nous ressentons…


    Et puis tu as été surprise quand Clelia a crié… sans doute as-tu … tiré un peu trop sur les rênes et… il s’est tout simplement cabré… je n’ai vu que la chute… j’étais un peu loin… tu sais, il faut être patient avec les chevaux…
    Ton poney n’a pas l’air con… non… il faudrait juste que tu passes un peu plus de temps avec lui… enfin si tu en as envie… que tu lui parles, que tu le montes régulièrement… qu’il s’habitue bien à toi…

    Bah ça résumait assez bien « y’ a que des cavaliers cons »… mais c’était quand même beaucoup mieux dit… elle fut assez satisfaite de sa réponse…

    D’ailleurs il est seul sur la place… tu devrais aller le chercher, on ne sait jamais qu’un ou qu’une voleuse passe par là…

    Elle regarda la petite et passa sa main le long de ses cheveux… lui remettant une boucle rousse en place…

    J’espère que l'on aura l’occasion de se revoir bientôt… et… surtout reste telle que tu es…

    Un regard vers Clelia Colin et Aimelin…
    Un sourire discret…
    Un claquement de doigts qui retentit… et la voilà qui traverse, sa monture à ses cotés … la place dans l’autre sens…


Aimelin a écrit:
Il avait écouté avec intérêt la jeune femme tout en laissant courir ses pensées vers le sud, dans ce coin non loin d’Alais, où était retournée vivre Loïs. Kawa aimait elle aussi les chevaux, et il pouvait se tromper mais il sentait des hésitations dans ses mots, comme si elle se livrait par petits morceaux sans vouloir en dire trop, et il ne chercha point à savoir. Mais il nota malgré lui le fait qu’elle semblait seule et abandonnée. Abandonnée par sa famille ? il réfléchissait trop l’ébouriffé, Alie le lui disait souvent. Il allait donc répondre à sa demande quand il vit s’éloigner l’autre jeune femme et fit donc un petit signe pour faire comprendre qu’il revenait.

Une grimace au nom à rallonge que lui sortit Clelia, se demandant pourquoi certain se plaisaient à avoir nom si compliqué. De la Coix de .. br.. Penthièvre ? Il ne connaissait pas, mais le Royaume était bien vaste. La seule information qu’il avait retenu était le prénom, Clélia, sans doute celui qu’il attendait. Information confirmée par le nom de la Duchesse.
Lui dire que si elle signait ses missives de ce nom tant long devait lui procurer foulure du poignet ? non il n’oserait pas, tout le monde n’avait pas son humour et il s’abstint.


Dame Clélia. Enchanté de vous connaître après avoir échangé missives avec vous.

Petit sourcillement en l’entendant faire allusion au brigandage. Lard ou cochon, il ne savait pas mais ferait tout de même attention, et il resta perplexe aux titres énoncés. Il se contenta de répondre.

La noblesse entraîne pas mal d’obligations c’est certain

Il en savait quelque chose, les levées de ban depuis février 59 il n’avait fait que ça. Quant au vivre noblement il essayait de l’appliquer, ce qui expliquait sans doute une partie du calme qu’il affichait, du moins en apparence, lorsqu’on le provoquait, comme ça avait été le cas de l’homme à leurs côtés. Et puis sa fonction l’obligeant également à quelques retenues, il prenait sur lui, et trouvait qu’il ne s’en tirait pas trop mal.. du moins jusqu’à présent.

Petit gratouillage de joue à l’allusion à leur rencontre. Il venait de rencontrer Marine dont le LP finissait d'ailleurs dans deux jours, le trois et il n'avait rencontré personne en taverne elle devait confondre. Mais il rencontrait tellement de mondes que la mémoire lui reviendrait peut être plus tard. L'allusion au brigandage courrait quand même dans son esprit.


Enfin je vous souhaite de ne pas avoir votre nom un jour mêlé à une affaire de brigandage, surtout en Champagne... la Duchesse de Brie n'aimerait sans doute pas trop.

Mais son attention se reporta à nouveau bien vite sur Marine qui semblait réfléchir.
Il afficha un large sourire accompagné d'un petit clin d'oeil.


Ouais ! Chuis d'accord parce que bon ça craint si tu te fais voler une nouvelle fois ta besace donc t'peux compter sur moi pour t'protéger !

Voilà je n'osais pas te le demander mais tu protègeras aussi ma besace... inutile de lui dire qu'il y glissait toujours une petite fiole "made in Lily" de calva. Qu'à cela ne tienne il y ajouterait une gourde de lait, elle devait bien aimer ça. Jetant un regard sur l'étalon de Kawa il pensa soudainement à Altaïr qui devait l'attendre aux écuries.

Mon étalon est dans les écuries à côté de la mairie, où je me rendais justement avec que cette jeune fille ne m'accroche sans le faire expres... petit sourire … c'est un merens à robe foncé que j'ai eu lorsqu'il était tout jeune. Sa mère débardait le long des flancs de nos montagnes. Il doit avoir huit ans, je ne conçois pas de ne plus l'avoir avec moi.

Elle allait partir et il sentait qu'il avait pas mal de questions à lui poser. Sa douce blondinette le traiterait de curieux mais il avait l'impression qu'il pourrait parler de sujets commun avec elle et donc il ajouta naturellement.

Si vous en avez l'occasion venez donc sur Sainte Ménéhould. Nous y sommes avec ma compagne et quelques amis, et vous y serez la bienvenue.

Etre seul dans un duché n'était pas des plus agréable. Un regard vers Marine.

Je dois m'occuper d'Altaïr. Si tu veuxpasser à la taverne de la mairie ce soir j'y serai comme ça après tu pourras te joindre à nous pour me servir de garde personnelle... d'accord ?

Un petit sourire en se baissant à sa hauteur... pas de bain promis mais j'apporterai une gourde de lait.

Kawa a écrit:
    Alors qu’elle avait déjà fait quelques pas elle entendit l’homme parler de son cheval, elle se retourna par acquis de conscience, c’était bien à elle qu’il s’adressait…

    Curieusement l’homme semblait avoir changé son regard… c’était imperceptible… mais depuis le début c’était lui qui semblait la regarder avec intérêt et… il semblait même la reconnaître…
    Troublée elle avait fini elle aussi par se poser quelques questions…par se faire des idées … penser que… penser que peut-être elle l’avait reconnu elle aussi…

    Effet de mimétisme sans doute… effet malheureux…

    Ça l’avait un peu chamboulé, un moment le cœur battant elle avait pensé qu’il lui poserait quelques questions plus personnelles, qu’il voudrait en savoir plus… mais qu’est ce qu’elle était encore allée s’imaginer… sa famille n’était plus… voilà tout… et elle s’était résignée alors pourquoi aller encore se torturer, ne l’était-elle pas déjà assez ?
    Et pourquoi cet homme en aurait fait partie… il n’y avait aucune raison…

    Elle soupira tout en regardant son cheval… puis monta en selle…

    Pourtant elle connaissait assez bien le genre humain pour se tromper à ce point… ce qu’elle avait perçu dans son regard c’était des questionnements… alors pourquoi n’avait-il rien demandé…

    Voilà que désormais son regard était inexpressif… comme un renoncement … un retour à la réalité… sans doute que lui aussi avait fini par se dire… la même chose…

    Il lui fit penser aux pécheurs de rivière… ceux qui parfois jettent un hameçon, attendent que le poisson se montre et une fois qu’il va s’accrocher lèvent leurs cannes… laissant filer leurs proies… c’était un fait… elle allait filer…

    Avait-elle perçue dans son regard juste ce qu’elle avait envie de percevoir, avait-il envisagé une possibilité…
    Elle ne le saurait pas… du moins pas dans l’immédiat… ou jamais…

    Après avoir parlé de sa monture il ajouta…


    Si vous en avez l'occasion venez donc sur Sainte Ménéhould. Nous y sommes avec ma compagne et quelques amis, et vous y serez la bienvenue.

    Ça confirma ses pensées… s’il avait eu un quelconque doute sur son identité, il serait venue la trouver… se serait déplacé… il n’était pas sans savoir qu’elle avait établie domicile à Troyes…

    Elle se contenta d’hocher la tête…et ajouta à voix basse…
    si j’en ai l’occasion…. Oui si … j’en ai l’occasion…

    Elle se dit à cet instant qu’elle n’irait certainement pas… son regard se fit plus sombre, son souffle plus court…

    La jeune femme était perplexe, elle disposa sa cape correctement pour cacher de nouveau son arc court… fit avancer l'amimal pour rentrer … rentrer où... dans cette auberge... non... pas envie... elle changea de direction…

    Tout cela l’avait retourné et ce dont elle avait besoin désormais c’était d’un bon galop… pas question de rentrer… elle avisa les chemins possibles… se demandant quel serait le plus court pour se retrouver bien vite en forêt…

    Talonna son étalon et quitta bien vite le groupe…

    La forêt à la tombée de la nuit, un campement à la belle étoile… loin des lumières de la ville et surtout loin de tout…


Marine. a écrit:
Le poney de Marine est un cadeau d'une personne qu'elle estime plus que tout et cette personne a bien trop tendance à lui manquer. La gitane Ethel du Cost, comment l'oublier? Comment oublier la chaleur de ses bras où la petite rouquine aimait se blottir? La fillette prenait soin de son poney et elle l'aimait beaucoup sauf que bien évidemment, il était victime de ses espiègleries. Un peu comme Ethel l'était. Elle traite son poney de con mais est-ce que ça l'empêche de l'aimer? Non. Pire encore, le "con" peut être un nom affectueux qu'elle lui donne mais par contre, ce qu'elle ne comprend pas, c'est pourquoi elle n'arrive pas à le contrôler. A l'Orphelinat, Rodrielle lui avait dis qu'un cheval bien traité, est un cheval qui suit son maître n'importe où mais pourtant là, ce n'est pas le cas.

Elle écoute Kawa attentivement car Marine a appris une chose, il faut savoir écouter les conseils des adultes, parfois. Bon, pas tous car certains ont un esprit trop simpliste à son goût. Certains diront que la vie, c'est de faire des enfants et de se marier. Cette vie-là, la rouquine n'en veut pas. Quand certains enfants de l'Orphelinat disaient que plus tard quand ils saurot grand, ils feront ça, la gamine ne pouvait s'empêcher de grimacer. Par contre, quand Kay lui parlait de sa vie de mercenaire, Marine frissonnait d'envie. Bref là, on parle de cheval. Certains diraient que ce n'est pas le cheval qui décide mais le maître parce qu'au final, ce n'est qu'une monture. Là, la femme lui explique qu'ils ressentent ce que les maîtres ressentent. La petite se mordille les lèvres. Etre plus patiente avec Chenapan? Le montrer régulièrement? Elle le fait déjà mais par contre, elle ne lui parle presque jamais. Peut-être, est-ce pour ça?

Elle réfléchit quand la brune lui dit qu'il est seul sur la place. C'est vrai...Le petit coeur de la rouquine se met à battre la chamade car elle n'a pas envie qu'on le vole car bon, c'est quand même un cadeau d'Ethel et puis, avant tout, elle y est attachée. Quand Kawa lui passe sa main le long de ses cheveux pour lui remettre une boucle rousse en place, la fillette la regarde, surprise mais elle sourit tout de suite après. La revoir? Elle aimerait bien. Rester telle qu'elle est? Elle l'espère aussi.


Merci à vous ! Je prends note de vos conseils ! Et au gré des vents, comme on dit !

Au gré des vents? Qu'est-ce qu'elle peut dire de plus, Marine? Après tout, c'est une vagabonde. Une vagabonde qui voyage au gré des envies et des vents. Son père, pour l'instant, la suit mais est-ce que ce sera toujours comme ça? L'avenir le dira.

Son attention se concentre vers Aimelin. Protéger sa besace? Ouaip, elle le fera mais elle en profitera aussi pour la fouiller ! Les enfants, c'est bien connu, c'est très curieux et qui sait si le connétable ne cacherait pas un secret dedans ! Si elle veut passer en taverne? Elle passe toujours en taverne, la rouquine, même si elle est jeune. La taverne, c'est pour rompre la solitude et Marine n'aime pas la solitude.


J'serais ce soir en taverne, comptez sur moi ! Pis z'avez interêt à ne pas m'foutre dans un bain, hein? L'lait, j'veux bien, par contre ! C'est moins sale et ça rend fort, à ce qu'il parait !

Elle plisse les yeux, comme si elle venait de se souvenir d'un détail et elle rajoute :

Par contre, c'est pas vrai quand les vieilles disent que ça fait grandir parce que moi, j'suis toujours autant petite et c'est nul d'être petite car savez quand j'attends au marché...Bah...Les grands ils m'volent tout l'air ! Pis quand ils pètent, bah ils pètent pas haut mais bas donc du coup...bah...

Elle se mordille nerveusement les lèvres en lançant un regard quelque peu triste à Aimelin. Pas facile la vie des petits, il faut le dire. Les grands ont beaucoup plus de chances. Elle hausse les épaules avant de dire fatalement :

'fin, t'vois, hein?

Le soir commence à arriver et il faut qu'elle parte? Faire quoi? Où? Prendre une mairie? Aller manger? Jouer avec Roxy? Demander un câlin à Marc? Aller embêter les gens en taverne? Elle ne sait pas pour l'instant mais déjà, elle doit aller récupérer Chenapan. Après, elle verra. Donc un regard vers les personnes présentes.

Vous laisse ! A bientôt, j'espère ! Surtout, soyez pas sage !

Et hop, voilà que la gamine détale pour aller chercher son poney.
Quelle aventure !


Aimelin a écrit:
La calomnie est une guêpe qui vous importune
et contre laquelle il ne faut faire aucun mouvement,
à moins qu'on ne soit sûr de la tuer, sans quoi elle revient à la charge,
plus furieuse que jamais.
(Chamfort)



Un air un peu intrigué en regardant partir Kawa, regrettant de ne pouvoir lui parler davantage. Peut être passerait elle vers Sainte, peut être la croiserait il, s'il avait l'occasion de ballader un peu à travers le Duché ce qui ne lui était pas arrivé depuis des mois, depuis ses blessures à Compiègne.
Mais après tout, elle n'en avait peut être pas envie et il y a bien longtemps que le jeune gars ne cherchait plus à comprendre la nature humaine.
Ceux qui venaient vers lui pour discuter étaient bien accueillis, les autres passaient leur chemin, et lui continuait sa vie.
Mais il en aurait le coeur net il savait où elle s'était installée.

Le vide ayant remplacé l'agitation en ces tout premiers jours de janvier, il se tourna vers Marine.


je te verrai sûrement ce soir oui et lorsque je promets quelque chose je le fais.
Et ne sois pas pressée de grandir, tu as bien le temps ..
il lui posa la main sur son épaule, un léger sourire sur ses lèvres... c'est dur la vie d'une petite fille... on en parlera tu veux ?

Il la regarda partir et se dirigea d'un pas rapide vers les écuries, un petit sourire sur les lèvres.
Comprendrait qui voudrait.. et surtout qui le pourait.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:41 (2018)    Sujet du message: 1460-01-01 - [RP ouvert ] Prendre une mairie, c'est trop bien !

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