Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion
1460-02-14 ~ [RP] Déplois tes paroles comme des ailes.

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> ~ 1460 ~
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Mar 14 Fév - 20:05 (2012)    Sujet du message: 1460-02-14 ~ [RP] Déplois tes paroles comme des ailes. Répondre en citant

Marine. a écrit:
La Champagne.

Marine n'a pas choisi de traverser ce Duché par envie ou par pur hasard mais pour revoir des personnes qui ont su lui donner un peu de douceur dans ce monde si difficile. Comment oublier Alienor qui lui a donné un endroit pour dormir? Comment oublier Aimelin? Il aurait pu faire comme les autres inconnus qu'elle vole, la frapper ou bien la mettre en procès quand elle a tenté de le voler mais il ne l'a pas fais. Au contraire, il lui a proposé un morceau de pain en échange qu'elle travaille honnêtement sous sa surveillance. Normalement, elle lui aurait ri au nez mais un enfant, ça reste un enfant. Au début, elle avait un tout petit peur que si elle refuse qu'elle ait des ennuis et ensuite, l'homme semblait gentil et elle s'est liée d'amitié, si on puis dire ainsi, avec Aimelin.

La gamine chevauche son poney sur les routes enneigée de Champagne, s'imaginant des aventures les plus farfelues. Que de méchants ogres viennent les attaquer avec Marc et Roxy, qu'ils les combattent avec vaillance et courage mais aussi des aventures moins honorables. Avec son grand frère, Marine a profité pour se poser sur les routes afin d'attendre des passants. Malheureusement, les passants étaient bien trop nombreux et les deux crevards n'ont pas pris le risque de les attaquer. Brigands, certes mais pas suicidaires. Bref, c'est sans avoir de victimes qu'ils se remettent en route. Ils s'arrêtent à Saintes Ménéhould où l'enfant revoit Maltea, fait la connaissance d'autres personnes et bref, le soir-même, ils reprennent la route pour arriver enfin à Reims.

Où va une petite vaurienne avec son chien quand elle arrive dans une ville? Au marché, bien évidemment et après volé un petit sac de mais qu'elle s'est empressée de manger, elle a pris la direction de la taverne pour attendre Aimelin ou bien Alienor. Le chien s'installe dans un coin pour dormir un peu, un repos bien mérité auprès de sa petite maîtresse. La petite fille attrape son chat en bois, une de ses poupées en chiffon et commence à jouer. L'imaginaire se confond avec la réalité. Le chat, c'est le grand chevalier en danger, la poupée en chiffon c'est la princesse qui va sauver le chat et le feu de la cheminée, c'est le feu du méchant dragon ! Bref malgré le feu du dragon, faut bien faire dans l'original, hein? Pourquoi les filles ça ne sauverait pas les garçons, hein? De toute façon, c'est son jeu et elle fait ce qu'elle veut.

D'un coup, elle se lève pour se mettre à caresser Roxy, avec un petit sourire. Le chien s'amuse à la mordiller et à se rouler sur le dos. Elle se met à rêver... A quoi? Une multitude de choses. Tout doucement, elle s 'allonge pour fermer les yeux et s'endormir.


Aimelin a écrit:
[Reims mi février ]

"J'ai dix ans
Je sais que c'est pas vrai mais j'ai dix ans
Laissez-moi rever que j'ai dix ans
Ça fait bientot quinze ans que j'ai dix ans
Ça parait bizarre mais
Si tu m'crois pas hé
T'ar ta gueule à la récré.."
(Souchon – j’ai dix ans)



Une rose rose tourne doucement entre les doigts du jeune connétable tandis que son regard s’est posé sur les toits enneigés de la capitale champenoise. Ces toits enneigés, semblables à ceux de la capitale du Royaume il y a une année en arrière. Des images qui défilent et des souvenirs. Tant de choses se sont passées cette année 1459. Des choses positives, des choses inachevées et puis ce présent qui est là, encore, et semble ne pas vouloir le lâcher. Un sourire se dessine sur ses lèvres tandis qu’il se tourne pour s’appuyer contre la fenêtre, ses mirettes posées à présent sur son bureau et quelques parchemins en son centre. Pas des demandes de voyageurs, non, mais des courriers personnels... "n’en garder que la beauté et le parfum","… Veux venir te faire un gros bisou".

Malgré l’importance de toutes, une lui a soutiré un de ses sourires rares dans lesquels on peut lire son apaisement et une petite touche de bonheur indescriptible. Elle va venir, elle est en chemin, peut être même qu’elle est arrivée avec celui qui a déclenché sans le vouloir leur rencontre et leur lien d’aujourd’hui. Ce lien étrange qu’il noue quelquefois avec des personnes qui prennent leur place dans sa vie, et qui en deviennent par là même, essentielles et indispensables.
Sa façon de tendre les bras. D’abord il n’avait pas compris ce qu’elle voulait et puis à sa mine déconfite lorsqu’elle avait baissé les bras il avait souri et l’avait ensuite laissé s’installer sur ses genoux…
allez viens. Un peu gauche d’abord, ne sachant s’il devait la laisser tranquille où lui montrer simplement qu’il était là.

Leur rencontre s’était faite dans de drôles de conditions. Elle lui avait volé sa besace au tintement étrange et puis il l’avait décidé à venir avec lui, monnayant son aide pour du pain, malgré les réflexions de certaines têtes vides. Jamais ça ne lui serait venu à l’idée d’utiliser la force avec elle. Et de fil en aiguille, en peu de jours, ils s‘étaient apprivoisés l'un l'autre, et elle faisait partie de son petit monde, à sa manière bien à elle, ce qui rendait le jeune Seigneur heureux.

Quelques minutes plus tard, il est hors du château, devant la porte de cette taverne où ils ont pris l’habitude de venir finir les soirées de temps en temps avant soit de rentrer au Manoir de la Duchesse de Brienne, soit d’aller veiller sur la ville endormie.

La chaleur de la grande pièce lui fait du bien lorsqu’il en pousse la porte qu’il referme aussitôt derrière lui, et enlève ses gants de peau tout en laissant son regard parcourir les lieux. Un sourire en apercevant la petite silhouette endormie contre son chien près de la cheminée et un regard entendu à l’aubergiste en désignant la table où il va poser cape, gants et besace avant de venir s’agenouiller près de l’enfant qu’il regarde quelques secondes, avant de lui carresser doucement la joue de ses doigts et de murmurer.


- un bon godet de lait chaud… ça te tente ?


Marine. a écrit:
Près de son chien, l'enfant dort tranquillement, presque apaisée. Elle ne dort jamais en taverne car elle s'en méfie, des méchants pourraient venir l'embêter ou lui faire du mal mais là, elle est bien car elle sait qu'Aimelin va venir. Elle l'aime beaucoup car il n'a pas hésité à la défendre quand certaines personnes voulaient la mettre en procès car son LP était dépassé d'à peine deux jours. Qu'est-ce qu'elle y comprenait aux LP, elle? Toutes ces déconvenues ont permi à Aimelin et à Marine d'apprendre à se connaître un peu plus. Il ne s'est pas arrêté à la petite voleuse qu'elle est mais à la petite fille qu'elle cache. Il a su lui faire baisser ses barrières. Très vite, elle lui a tendu les bras pour qu'il la prenne sur ses genoux, pour qu'il lui parle car beaucoup de tendresses se dégagent du connétable. La gamine cherche beaucoup sa présence car il est comme une sucrerie au milieu d'un repas salé.

Elle n'entend pas la porte de la taverne s'ouvrir, dormant à poing fermé. Pas tout les jours qu'elle peut profiter de dormir au chaud dans une taverne, près de la cheminée. Ainsi est la vie dont elle a l'habitude de connaître et que quelque part, elle a choisi. Son passé la tourmente encore. Les cauchemars sont encore là et parfois, elle ne peut s'empêcher de regarder derrière elle. Presque un an et demi qu'elle a fugué. Qu'elle ne cesse de fuir aussi. Impossible pour elle de rester dans une même ville longtemps car elle a peur. Elle n'a pas toujours été insolente, téméraire et voleuse, elle l'est devenue.

Le chien bat légèrement de la queue en voyant s'approcher Aimelin mais la petite rouquine ne se réveille pas pour autant. Non, c'est les doigts qui caressent doucement sa joue qui la tire de ses rêves, en s'étirant. Un bon godet de lait chaud? Les yeux s'ouvrent doucement et un sourire s'esquisse sur les lèvres de l'enfant en voyant que le jeune Seigneur est venu. Elle se redresse légèrement avant de le regarder. Elle hésite à lui demander de l'alcool mais elle est certaine qu'il lui refusera, de toute façon. Et le lait, c'est quand même bon, même si elle trouve que c'est pour les bébés, quand même.


Veux bien !

Elle se lève doucement pour s'asseoir et venir lui déposer un bisou sur la joue parce que oui, elle a promi de lui faire un bisou, quand même. C'est important les bisous. Elle est contente de le revoir, très contente, même.

Dis, dis ! Personne d'autre n'a essayé de t'voler ta besace? T'peux l'dire, hein ! Parce que, parce que... Il y'a que moi qui a l'droit d'voler ta besace !

Petit silence avant de reprendre plus énergiquement :

Et si quelqu'un d'autre essaye de te la voler...Bé... Je lui casse la gueule !

On va dire que c'est la manière très particulière de Marine pour demander s'il va bien.


Aimelin a écrit:
Un petit sourire en retour lorsqu'elle ouvre les yeux et le regarde. Le souvenir d'une séance de lait trop chaud revient en sa mémoire et il sourcille légèrement. La patience il l'apprend avec elle, lui qui peut se montrer parfois bien impatient.

Haussement de sourcils.


Ma besace ? Hmm voyons voir... non je ne crois pas.
Mais peut être parce qu'elle ne fait plus de bruit


Un petit sourire en pensant à Kawa qui le surnomme l'homme aux clochettes, en rapport avec le tintement que faisait sa besace ce fameux jour sur cette place enneigée.

Et puis lorsqu'on veut me la voler je crie... halte là ! Vous n'avez pas le droit seule la petite Marine peut me la voler allez oust !
Et je donne un bon coup de bouclier sur les têtes.


Petit rire en se relevant et lui tendant la main avec un petit regard entendu.

je vais peut être te prendre comme garde personnelle alors non ?
sinon je vais bien... et les chopes sont sur la table viens
... et d'entrainer la petite vers la table et le banc et s'asseoir à ses côtés.

Je suis heureux de te voir tu sais.
Je me fais toujours du soucis pour toi à savoir quelle bêtise tu peux être en train de faire


Mirettes grises qui se posent sur sa propre tisane en soupirant.

Des bêtises j'en ai fait. Il y en a que je regrette.
Et ce jour là si on a personne à côté qui nous donne un petit coup de bouclier, on peut enchainer et en faire de plus grosses.


Voilà qu'il joue le sage maintenant. Lorsqu'il la voit et qu'elle est à ses côtés, il se sent responsable d'elle et il ne peut s'empêcher de veiller. Non pour l'empêcher de vivre, mais pour la protéger. Elle fait partie de son petit monde et elle y tient sa petite place. D'ailleurs c'est le premier mot qu'il marque à son bureau lorsqu'il lui délivre un LP pour passer en Champagne.... " je me porte garant elle est sous ma responsabilité ".
Comme si ce fait allait empêcher la petite de faire quelques bêtises.

Regard bienveillant qui se pose sur elle, l'observant pendant qu'elle prend son godet de lait.


Alors racontes moi ce que tu as fait depuis ton départ


Marine. a écrit:
Marine esquisse un sourire un peu plus grand quand elle entend Aimelin lui dire que personne n'a essayé de lui voler sa besace et elle rit légèrement en l'entendant. Aimelin, c'est comme un grand-frère pour elle. En même temps, il est vrai qu'avec sa besace qui faisait un drôle de bruit, il n'était pas passé inaperçu et la gamine n'avait pas pu s'empêcher de lancer un pari aux deux personnes présentes, pour ensuite aller voler ce qui l'intriguait tant. Elle avait été comme un chat qui aurait été attiré par un fil. Le regard qui ne se détache presque pas de l'objet, les muscles qui se tendent et l'instinct qui pousse à aller choper la besace. Lorsqu'il l'a attrapé quand elle s'est cognée contre l'autre personne, elle n'avait pas pu s'empêcher de jouer la comédie pour l'attendrir et cela a presque marché.

Elle attrape la main d'Aimelin et elle ouvre de grands yeux quand il lui dit qu'il va la prendre comme garde personnelle. Elle se met alors à imaginer qu'elle le protégerait contre les méchants, qu'elle serait en armure et qu'elle triompherait. Comme les chevaliers des histoires, elle serait acclamée avec une horde d'applaudissement, même que la Reyne en personne lui donnerait une petite médaille de bravoure et de courage. Ah, l'imagination des enfants.


Oui ! J'veux devenir ta garde personnelle parce que j'suis trop grande et trop forte !

Elle envoie son poing en l'air, droit devant elle, comme pour prouver ses dires. Qu'un seul, parce qu'elle lui tient la main de l'autre. Il ne faut pas rêver, hein. En plus, elle n'est pas encore sa garde. Il l'entraine vers le banc et la table. Elle s'assoit, elle le regarde et elle balance ses jambes dans le vide. Elle l'écoute. Se soucier pour elle ? Vraiment ? Elle se mordille les lèvres car les bêtises, elle les cumule en ce moment. Quand il dit qu'il en a fait, elle ne peut s'empêcher d'ouvrir les mirettes un peu plus grande car jamais l'enfant n'aurait imaginé qu'il fasse des bêtises. En réalité, elle ne se dit pas que tout le monde fait des bêtises. Non pour elle, soit t'es méchant et tu fais des bêtises, soit t'es gentil et tu n'en fais jamais. Quand elle le voit, elle a dû mal à le voir insulter quelqu'un, à voler ou à dessiner sur les murs. Pour elle, c'est ça les bêtises. Alors, elle se risque à demander :

Dis... Tu as fait quoi comme bêtises ? Et pourquoi t'dis qu'on peut en faire de plus grosses comme bêtises ?

Elle le regarde vraiment intriguée, avant de baisser les yeux vers son godet et de le prendre doucement.

J'ai... fugué... J'sais pas pourquoi mais suis partie... J'crois que j'suis comme ça... J'suis qu'une vagabonde et une vaurienne... Haussement léger d'épaule J'verrai... J'attends la réponse d'papa et après... 'fin... J'verrai. Peut-être que j'vais retourner vivre dans la rue...

Elle se mordille les lèvres, sentant que ça ne va peut-être pas plaire à Aimelin et elle enchaine pour essayer de le rassurer :

Mais t'inquiète pas, hein? Je m'en sortirai... J'volerai des oeufs et je les vendrai, peut-être... Ou alors j'deviendrai herbilleuse... Faut bien arracher la mauvaise herbe, hein? Pis c'est payé un peu... Ou... Ou... Décrotteuse d'chausses... C'est payé auchi... J'pourrais aussi devenir crieuse public...

Ou tout simplement, elle ira voler quand les temps seront trop durs... Elle le regarde avant de poser une première question.

Dis... Z'êtes pas amoureux avec Alienor? Z'avez drôlement l'air...

Elle secoue la main en se mordillant de nouveau les lèvres.
Toujours l'art et la manière de poser des questions qui gênent, la gamine.


Et toi? T'as fais quoi? T'as embêté les gens qui passaient ?

Elle sourit parce qu'elle se souvient qu'elle avait reçu un courrier d'une écriture qu'elle ne connaissait pas. Quelqu'un lui avait lu le courrier et le connétable avait eu en retour un courrier très salé.
Le pauvre, quand même.


Aimelin a écrit:
[Reims, une taverne, mi février]

"Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre.
Tu seras pour moi unique au monde.
Je serai pour toi unique au monde..."
(St Exupéry - le Petit Prince)



Il avait rit de bon cœur lorsqu’elle avait tendu son petit poing en clamant qu’elle voulait être de sa garde. Encore quelques années et elle serait sans doute capable de l’être et puis il ne s’entourait que de gens de confiance. Il l’observe du coin de l’œil à mesure qu’il lui parle. Il sent le balancement de ses jambes sous le banc, il voit son air penaud et sa mine qui change selon ses propos. Et puis elle parle des bêtises alors il la regarde et plonge ses mirettes grises dans les prunelles enfantines.

J’ai fait des bêtises parce que je croyais que j’avais raison. Je voulais changer les choses, et puis au fond de moi je voulais me venger contre certains qui m’avaient piétiné alors que j’étais déjà à terre parce qu’une femme avait fait voler mon cœur en éclats.

Il abandonne son regard pour fixer sa chope où le lait fumait doucement laissant ses volutes danser avant de disparaitre.

J’ai même été jugé pour ça, j’ai eu la clémence du juge pour des actions que j’avais faites pour essayer de calmer tout ça, en vain. Lorsque des hommes n’ont rien dans la tête et se servent d’une armée, tu ne peux rien face à eux.
Je me suis retrouvé avec trois compagnons, face à une armée fondant sur nous. Je me suis vu mourir et je ne dois la vie qu’à cette amie Comtesse qui est devenue ma suzeraine.


Il chasse ses souvenirs d’un revers de main avant de la regarder, les yeux grands ouverts.

Tu as fugué ? .. à demi rassuré de savoir qu’elle avait écrit néanmoins à son père adoptif, et puis il savait qu’elle voyageait avec Marc.et comment ça retourner dans la rue ?

Il se tourne et enjambe le banc pour se retrouver assis à califourchon, et la dévisage tandis qu’elle boit doucement son godet. Il boit une gorgée de lait et repose sa chope, un fond de colère se sent lorsqu’il continue.

Si un jour je te laisse dormir dans la rue, il faudra me tuer, c’est que je ne serai plus digne d’être moi.

Peut être la prendre par les sentiments, elle le fait avec lui, ça marche, alors il ne se gêne pas pour lui rendre la pareille.

Et puis tu vois un ébouriffé laisser une petite Marine dans la rue ? mais ma suzeraine me tuerait, et Aliénor je ne t’en parle même pas et je suis sûr que Maltea s’alierait aussi à elle, et même Terwagne ! tu imagines ? tué par la Grande Chancelière du Royaume ! quel honneur !!

Il se mit à rire en voyant la frimousse de la petite et reprit son sérieux… je sais que tu adores les bains et ça tombe bien il y a un beau baquet de bois au moulin, et chez Alie et à Etampes alors tu pourras t’adonner à ton occupation préférée.

Il l’observe avant de continuer d’un ton radouci parce que ça lui fait mal de l’entendre parler d’elle comme si elle n'était rien.

Marine, n’oublies jamais qui tu es. Tu n’es pas rien, t’es pas une vaurienne, t’es juste une gosse qui a peut être pas eu assez de personnes qui ont fait attention à elle. Un sourire rempli de tendresse, parce que le jeune Etampes n’a jamais su résister aux gamins écorchés vifs.

Herbilleuse… quel joli mot. Il passe le dos de sa main sur la petite joue, un peu désemparé.

tu n’as pas besoin de faire tout ça, même si je sais que tu te débrouilles très bien toute seule. Tu as neuf ans c’est ça ? à neuf ans une petite fille rêve de grandir, n’écoute pas toujours, fait des bêtises, à neuf ans une petite fille ne parle pas d’aller vivre dans la rue et travailler et servir de proie à tous ces manants qui trainent.

La question sur Aliénor lui coupe son envol et il répond par une pirouette.

je ne sais pas. Etre amoureux c'est souffrir. C'est ma blondinette.

Il a baissé la voix et sa main s’est porté à son médaillon instinctivement et sa question le sauve. Un effort pour afficher un sourire avant de répondre.

Moui… tu sais bien que j’adore embêter les voyageurs… petit clin d’œil.. d’ailleurs je me souviens t’avoir un peu embêté après ta réponse à mon courrier de douane.

La seule fois où il avait été en colère après elle, colère qui était retombée lorsqu’elle lui avait écrit à nouveau en le suppliant de ne pas en parler à son père. Et puis il y avait eu leur rencontre sur cette place.

Je me demande comment feront les voyageurs d’ailleurs quand je ne serai plus connétable.
Tu crois qu’ils vont s’ennuyer ?


Marine. a écrit:
Marine écoute Aimelin, regard mêlé au sien. Elle ne comprend pas vraiment ce qu'il dit quand il parle qu'il voulait changer les choses, qu'au fond de lui, il voulait se venger contre certains qui l'avaient piétiné alors qu'il était à terre parce qu'une femme lui avait fais voler son coeur en éclat. Elle ne comprend pas mais elle sent son coeur se serrer car elle sent que c'est grave pour lui. Elle se sent un peu plus rassurée quand il parle de la clémence du juge mais elle baisse légèrement la tête quand il parle qu'il s'est retrouvé face à une armée fondant sur lui et sur ses compagnons. Des souvenirs lui reviennent en mémoire, elle secoue la tête car ce n'est pas le moment. Elle se tait pour l'instant, elle reviendra là-dessus après.

Elle baisse légèrement la tête quand il se tourne et enjambe le banc pour la dévisager tout en lui posant des questions qui ne sont pas réellement des questions. Elle sait que ce qu'elle lui a dis ne lui plait pas mais elle n'a pas pu s'empêcher. Elle ne sait pas mentir. Elle aurait pu lui cacher mais elle en n'avait pas envie. Elle se mordille les lèvres nerveusement quand il dit que si un jour, il la laisse dormir dans la rue, il faudra le tuer. Quelque part, ces paroles lui font plaisir et lui réchauffe le coeur de savoir qu'il l'adore ainsi mais d'un autre, c'est difficile. L'évocation d'Aliénor, de Maltea et de Terwagne la fait rougir. Bon Terwagne, elle ne la connait pas vraiment mais elle sait que c'est la soeur de Milyena, sa marraine et c'est déjà quelque chose.

L'enfant ouvre de gros yeux en riant quand elle imagine qu'il se fasse tué par la Grande Chancelière du Royaume. Elle imagine aussi tout les journalistes qui se bousculent pour avoir l'honneur d'écrire un tel article. La petite rousse secoue la tête en souriant. Il vaut mieux éviter que le connétable se fasse tuer par la soeur de sa marraine, quand même. Par contre, c'est bien moins amusant quand il parle de bain. Ah non, elle ne veut pas ! Humpf. Déjà sa petite caboche cherche des excuses pour éviter d'en prendre, parce que l'excuse " Ah non ! A chaques fois que je rentre dans l'eau, elle devient sale ! Et c'est... Saleuh ! Beurk ! ", ça ne marche pas du tout. Au contraire, le plus souvent, on lui propose de prendre plusieurs bains... Pas facile la vie.

Elle hausse légèrement les épaules quand il lui dit de ne jamais oublier qui elle est. Qu'elle n'est pas une vaurienne. Elle ne sait pas quoi répondre. Elle grimace quand il dit qu'elle est une gosse qui n'a peut-être pas eu assez de personnes qui ont fait attention à elle. Elle le regarde un peu, perdue car jamais, elle n'a pensé à ça. C'est vrai qu'elle a déjà fichu le bazard en taverne mais ça, c'est parce que ça l'amusait d'embêter les gens qui s'y trouvaient et surtout les faire crier. Est-ce que c'est parce qu'elle cherche l'attention? Elle fronce les sourcils car elle ne sait pas. Enfin, elle a surtout du mal à croire Aimelin mais s'il le dit, c'est qu'il a sans doute raison. Voilà la vision de la petite.

Elle lui sourit quand il passe le dos de sa main sur sa joue et elle continue de l'écouter. Une petite fille rêve de grandir? N'écoute pas toujours? Fait des bêtises? Elle fait tout ça mais par contre, elle n'est pas certaine que ce soit de ça que le connétable parle. Pas dans ces circonstances là, plutôt mais qu'est-ce qu'elle peut faire? Vivre dans la rue. Elle a déjà vécu dans la rue mais travailler, non. Servir de proie à tous les manants qui trainent? Elle le regarde, troublée d'un coup. Comment il sait? Il a vécu dans la rue aussi? Il est vrai que quand elle vivait dans la rue, elle était sur ses gardes. Elle faisait tout pour éviter qu'on la regarde. Elle courait quand elle sentait un danger.

Sur la question d'Aliénor, elle ne comprend pas ce qu'il veut dire. Pourquoi il l'appelle sa blondinette s'il ne l'aime pas? Peut-être qu'il la considère comme une soeur? Comme une copine? Elle ne sait pas et elle n'ose pas poser une autre question parce qu'elle est certaine qu'elle ne comprendrait pas la réponse, non plus.

Elle fait un grand sourire quand il dit qu'il adore embêter les voyageurs. Il faut dire aussi que la lettre avait été salé car elle voulait faire la brigande mais la réponse lui a fais retomber toute ardeur et elle s'était excusée, à sa manière. Si les voyageurs vont s'ennuyer?


J'pense que ouaip ! Vont s'ennuyer sans toi. Pis t'es peut-être chiant avec tes courriers mais t'es chouette quand on t'connait. Pis, un connétable comme toi, c'est rare, hein. J'en connais pas beaucoup d'connétable comme toi, d'ailleurs... T'es l'meilleur, j'parie. Pis j'pense que les voyageurs vont t'demander !

Aimelin est très accueillant et elle est certaine que les autres pensent comme elle. Très à cheval sur le travail, certes, mais conciliant. Pas comme certains en Champagne. Et oui, pour elle, c'est presque son héro. Presque, hein? Elle boit un peu de lait et repose son godet sur la table avant de continuer :

Dis... Tu... 'Fin quand l'armée t'a fondu dessus... T'as regretté que tu avais fait? Tu t'es dis que tu avais fait une bêtise...?

Elle se mordille les lèvres, elle sait qu'il est important de toujours écouter les anciens car ils ont de l'expérience, enfin, c'est ce qu'on lui a dit mais c'est peut-être vrai. Après tout, elle voit Aimelin comme un grand frère. Il saura répondre à ses inquiètudes.

Pis aujourd'hui, ça va mieux, hein? Et... Et... J'me souviens plus mais c'est qui déjà ta suzeraine? Maltea ou Yunab?

Bah ouaip, c'est important de lui demander s'il va mieux et elle est curieuse, qui puis est.

'Fin, j'sais que c'est pas chouette d'dormir dans la rue mais... 'fin, j'veux pas abuser de ton hospitalité, t'sais... Pis j'ai l'habitude. Au pire, m'trouverai des z'écuries.

Elle baisse légèrement la tête.
Oui, il l'a prise par les sentiments et elle est un peu perdue. Elle hausse un peu plus la voix, avec une petite intonation triste.


C'est que j'suis, Aimelin. Une vaurienne. Peut-être pour ça que... Celui qui m'a mise au monde... Bé qu'il m'aimait pas... Les yeux se remplissent de larmes et elle renifle. Pis, t'devrai pas t'attacher à moi... T'es noble, t'sais... Moi, suis... 'fin t'sais.

Elle secoue la tête avant de continuer, sans lui laisser le temps de répondre.

Pis, si la Grande Chancelière du Royaume te tue, j'suis certaine que tout pleins de journalistes se bousculeront pour avoir euh... l'occasion d'écrire l'article ! Ce serait grave. Elle secoue la main. Mais ça n'arrivera jamais, hein? Pis en même temps, s'pas bien d'mourir, même sous la main de la Grande Chancelière du Royaume.

Et vient ensuite le sujet du bain.

Et j'prendrai pas d'bains ! Parce que t'comprends... L'eau, elle ne m'aime pas et elle est méchante avec moi.

Bon, elle n'est pas certaine que l'excuse marche, pour le coup.


Aimelin a écrit:
[Reims, une taverne, mi février]

"Quand tu regarderas le ciel, la nuit,
puisque j'habiterai dans l'une d'elles, puisque je rirai dans l'une d'elles, alors ce sera pour toi comme si riaient toutes les étoiles.
Tu auras, toi, des étoiles qui savent rire !"
(St Exupéry - Le Petit Prince)



Il y en a des questions dans ses silences assourdissants et son rire c’est comme de la musique et il rit avec elle, même ses grimaces font naitre des sourires sur les lèvres du jeune homme. Tout parle chez elle et quand enfin elle répond il est attentif et à son tour et affiche un visage impassible, ou souriant ou perplexe.

Hm tu sais surveiller un Duché c’est pas facile. Je dois être strict mais je dois aussi savoir qui mérite mon indulgence ou pas. J’ai eu de mauvais courriers de gens se pensant au-dessus de tout. Pas des courriers comme le tien non, des courriers bien plus vil. Et puis j’ai des courriers qui me font sourire.

Un petit rire je ne suis certainement pas le meilleur mais j’aime cette fonction de Connétable. Ca fait cinq fois que je le suis et à chaque fois j’essaie de faire mieux que la fois précédente. L’important c’est que quoi que l’on fasse, on le fasse avec cœur et honneur, que l’on soit Roy, ou simple cueilleur de pommes.

Il prend son godet y trempe ses lèvres sans la quitter des yeux.

Si tu cueilles une pomme où il y a un petit trou tu es certain qu’à l’intérieur il y aura une petite bestiole qui va le gâcher. Il faut toujours regarder s’il n’y a pas de petits trous lorsque tu prends une pomme.

Les pommes. Et le voila parti vers Quasi, la brune diaconesse avec qui il apprenait à faire des tartes qui souvent n’arrivaient pas au four, ni même à l’état de tartes d’ailleurs, leurs jeux amoureux leur coupant leur créativité. Le sourire qui s’était dessiné s’estompe doucement lorsqu’elle le questionne sur l’armée.
Il la fixe il n’a pas envie de lui mentir même si au fond de lui tout se remet à tourner, les images, les bruits, les odeurs de mort. Il baisse les yeux comme un gosse pris en faute.


J’ai regretté le soir même, lorsque ma blonde soldat m’a dit être dans l’armée en face. On avait peur. Peur de devoir se battre l’un contre l’autre… il relève ses prunelles vers les siennes… je voulais juste que notre Coms quitte son trône parce qu’elle était absente, qu’elle n’écoutait pas et protégeait son amant du moment alors commandant à l’ost, et qui avait profité de ce fait pour m’enlever les clés de la caserne, faisant courir des mensonges sur moi.

Il soupire et continue je ne pensais qu’à mes idéaux de justice, de liberté, d’honneur, et ça n’était pas la bonne manière de le faire. Pas par la force mais j’ai été pris dans le tourbillon et lorsque ceux qui avaient mis tout ça en place ont disparu dans la nature je suis resté pres de la co générale pour l’aider à tout régler sans violence. Mais ce soldat n’a pas écouté la comtesse avec qui j’échangeais des courriers et a donné l’ordre de nous écraser. Par trois fois nous avons combattu, par trois fois j’ai vu des compagnons tomber autour de moi et la troisième et dernière fois, je suis tombé à mon tour et nos rêves d'un "meilleur" se sont écroulés.

Il s’arrête quelques secondes le temps de fermer les yeux pour chasser les images.

A mon procès j’ai reconnu avoir mal agi ou du moins pas de la bonne façon. Certaines amies m’ont tourné le dos, d’autres sont restées fidèles et d’autres sont arrivées.

Elle lui soutire un sourire à l’évocation des deux Duchesses.

Oui je vais bien.
Ce n’est ni l’une ni l’autre. Ma Suzeraine s’appelle Dotch. Elle occupe en ce moment la fonction de Grand Maitre de France. Elle est médicastre et m’a remis en état après que je sois tombé. Et puis l’été suivant elle m’a demandé d’être son Vassal. Je ne pouvais pas refuser ça à celle qui m’avait sauvé la vie, et puis elle était devenue une amie très chère.


Une petite grimace mêlée à un sourire lorsqu’il l’entend parler d’hospitalité et d’abuser. Cette gamine a de la répartie et il aime.

tu ne dormiras pas dehors et puis en parlant d’écurie, Altaïr mon étalon, a parfois besoin qu’on s’en occupe lorsque je n’ai pas le temps. Alors tu pourras être chez moi, et t’occuper de lui. Ca te dit ? .. et puis ton poney aura de la place aussi.

Il sait que son poney est sûrement aussi important que son chien. Il ne la quitte pas des yeux laissant juste son regard devenir à peine plus sévère lorsqu’elle dit être une vaurienne et il se retrouve totalement désarmé face à ses larmes. Elle enchâine les paroles mais son bras vient instinctivement se poser sur ses petites épaules qu’il enveloppe doucement tandis que sa voix se fait plus douce elle aussi.

Terwagne est une amie jamais elle ne me fera de mal rassures toi.

et puis moi je t’aime et qu’est ce que ça fait que je sois noble ? je ne l’ai pas toujours été et ça m’empêche pas d’aimer et de m’attacher à qui je veux.
Au contraire tu as un domaine où tu peux venir autant que tu veux et tu sais quoi ? je vais faire aménager une chambre rien que pour toi d’accord ?


Il se penche pour croiser son regard.. et pour le bain… nous verrons. Aliénor utilise des petits flacons qui parfument l’eau et il paraitrait même que lorsqu'on sort du bain, on est plus intelligent.
Alors tu essaieras et puis tu verras si tu aimes bien l'eau qui sent bon.


Aristote lui pardonnerait peut être son mensonge, mais c’est un mensonge pour la décider et ne pas l’apeurer.


Marine. a écrit:
Marine regarde Aimelin, avec tantôt des yeux étonnés, des froncements de sourcils, des yeux qui respirent la satisfaction. Pour la gamine, c'est un sage et par conséquent, nulle insolence. L'homme dispose d'une certaine autorité naturelle envers la rousse et ce qui fait qu'elle est différente avec lui. Il sait la rassurer et lui donner le sourire. En même temps, elle sait qu'il est très juste, c'est peut-être pour ça qu'elle s'est attachée à lui. Elle ne sait pas et ne cherche pas forcément à comprendre, même si elle a un peu peur.

Il aime sa fonction de Connétable, ça se voit et s'entend. Il est indulgeant et c'est vrai. Il l'a été avec elle, quand Marc voulait essayer la chaise du maire et par conséquent, prendre la mairie. Il aurait pu faire comme les autres, mais il ne l'a pas fait. Au contraire, il lui avait donné bien plus qu'une petite vagabonde ne pouvait espérer.


Si j'te dis que t'es l'meilleur, c'est que tu l'es, d'abord !

Et oui, pour Marine, c'est le meilleur et rien ne la fera démordre de cette idée, aussi humble soit Aimelin.

Pis ceux qui envoient des méchants courriers, bé ce sont des méchants et et... Ils méritent d'aller en prison ! T'en as envoyé en prison des méchants, hein ? Pis l'connétable, ça protège les z'autre, auchi ?

Curieuse la gamine ? Beaucoup. A l'image de la pomme, la fillette penche la tête sur le côté et elle fait un grand sourire d'un coup.

Bé... S'il y'a une petite bestiole dedans, on peut prendre un couteau, couper la pomme et l'enlever... Pis après enlever les saletés, mais après si t'es marchand, t'peux pas la vendre mais si t'es un simple cueilleur de pommes... Bah... T'peux la manger car t'sais qu'il y'a plus la bestiole.

La vision de l'enfant est simpliste mais elle sait qu'elle n'a pas totalement tord. Elle, elle l'a mangerait la pomme, même s'il y'a eu une mauvaise bestiole dedans. D'autres non mais elle, si. Elle le regarde un peu intriguée d'un coup.

N'est-ce pas ?

Elle le regarde quand il lui explique comment ça s'est passé pour l'armée et elle prend sa main. Geste simple, innocent, intuitif et avec toutes les bonnes intentions du monde. Elle grimace en l'entendant parler, sentant que c'était quelque chose de grave mais il est là, en vie et ça la rassure.

T'as fait une bêtise mais t'sais, t'es quelqu'un d'chouette. Mieux que ceux qui en font pas mais qui sont méchants.

Un sourire se dessine sur ses lèvres, en le regardant et elle rit un peu en entendant le nom de la suzeraine d'Aimelin. Elle ne risquait pas de savoir car elle ne la connait pas, mais elle l'aime déjà beaucoup car elle l'a soigné, donc ça doit être quelquu'u de bien.

Elle habite en Champagne, dis ?

Parce qu'elle aimerait bien la rencontrer, pardi.
Il lui propose de s'occuper de son étalon et elle ouvre de gros yeux. Il lui demande ça à elle ? Pas qu'elle ne sait pas s'en occuper car justement, elle sait s'en occuper mais en même temps, elle ne s'y attendait pas à ce qu'il lui demande ça. Ils ont l'air si proche, le maître et le cheval.


J'veux bien m'en n'occuper ! Pis pis, j'pourrais faire des balades dessus, s'il te plaît ? Pis il est gentil ? 'fin... T'crois qu'il peut avoir peur d'moi, dis ? Pis merci pour Chenapan !

Un nouveau sourire quand il dit que Terwagne est une amie mais aussi quand il dépose son bras sur ses épaules qu'il enveloppe ses épaules. Il la rassure et elle se détend, un peu. Elle est touchée quand il lui dit qu'elle a un domaine où elle peut venir autant qu'elle veut et surtout qu'iil va faire aménager une chambre rien que pour elle. Elle fait oui de la tête quand il lui demande si elle est d'accord.

Merci beaucoup... Pour tout...

Elle rit quand il lui dit que lorsqu'on sort du bain, on est plus intelligeant mais elle se demande si c'est du lard ou du cochon. L'eau, ça sent bon ? Peut-être avec les flacons... Elle se mordille les lèvres, hésitante.

C'est que ça étouffe l'eau... J'me sens pas bien dedans... J'ai peur... Pis dans les rivières, j'parie qu'il y'a des monstres...

Et oui, elle a peur de l'eau...

Aimelin a écrit:
[Reims, une taverne, mi février]


Un petit sourire éclaire son visage lorsqu’elle lui parle de sa fonction. Elle s’intéresse et il fait de son mieux pour lui expliquer simplement..

Je n'ai jamais envoyé quelqu'un en prison, je n'en ai pas le pouvoir avec cette fonction. Le Connétable protège son Duché en veillant à qui entre sur les terres.

petite seconde d'arrêt avant de continuer

mm tu sais dans les voyageurs il y a de tout. Ceux qui déjà n’aiment pas le connétable parce que c’est comme ça, ceux qui s’en fichent et ceux qui le respectent. Il faut faire avec tout ce petit monde et tant pis pour les grincements de dents.
Tu as vu sur la place où nous nous sommes rencontrés la réaction de cet homme et cette femme. La façon qu’elle avait de me regarder d’un air méprisant en étalant son nom. Il faut savoir faire fi de tout ces gens pour ne garder à l’esprit que la demande et si tu l’accordes ou la refuses tout en restant juste. C’est comme un Juge qui doit donner son verdict en toute impartialité.


Voila qu’il s’envole aussitôt qu’il parle de cette fonction qui malgré le fait qu'elle accapare tout son temps, lui a permis de s’affirmer au sein de ce Duché, et de lier connaissance avec quelques personnes ainsi que quelques voyageurs. Un nouveau sourire à l’allusion de la pomme et une mimique amusé accompagné d’un hochement de tête.
Son regard se porte sur la petite main dans la sienne pendant qu’il lui parle.


On peut faire des bêtises parce qu’on croit à quelque chose et qu’on est persuadé que ce quelque chose apportera du mieux. Alors que je sortais de la cour d’appel après avoir témoigné pour une amie, Terwagne m’a dit : j’espère que je ne vous reverrez pas en ces lieux, du moins à la place de l’accusé. Je lui ai simplement répondu que je l’espérai aussi parce qu’on ne sait jamais ce que sera demain et je n’aime pas faire de fausses promesses. J’écoute mon instinct dicté par mes idéaux que sont la justice et l’honneur et parfois on doit faire des bêtises pour se faire entendre. Lorsqu’on échoue, on paie, et on repart à zéro en se disant que la prochaine fois, on fera autrement.

Une mimique à l’évocation de Dotch. elle viendra lorsqu’elle le pourra et puis en voyageant nous pourrons passer la voir non ?... et un petit regard malicieux quand elle lui parle d’Altaïr.

Oui tu pourras parce que je sais que tu t’es déjà occupé de chevaux. Tu sais peu de personnes sont autorisés à le monter mais tu fais partie de ces quelques unes. Il n’aura pas peur, parfois il est juste un peu têtu quand il ne connait pas.
Tu auras tout le temps de t’en occuper chaque fois que tu passeras à Etampes. Il y a quelques chevaux, dont certains servent à travailler.


Il ne peut s’empêcher d’éclater de rire lorsqu’elle parle de monstres.

Des monstres dans les rivières ? je n’en ai encore jamais vu.
L’eau ça fait du bien, ca calme et lorsque tu en sors, tu te sens apaisé. Je t’assure.


Un petit rire en voyant sa mine perplexe.

dis moi je t’avais bien aperçue aux joutes du Lavardin non ? tu accompagnais Angélyque il me semble. Je m’en souviens car c’était la fois où elle m’a confié un foulard pour me porter chance et j’ai malheureusement perdu la joute suivante.
Tu sais donc que je participe à des joutes. Ca te dirait de nous y accompagner lorsque tu en as envie ? Je ne te promets pas de gagner à chaque fois, mais nous nous amusons toujours.


Une petite lueur malicieuse éclairait son regard. Ce qu’il voulait c’était qu’elle se sente vivre, et qu’elle n’ai plus cette impression que personne ne faisait attention à elle. Lui, il y faisait attention, et s’il devait employer des trésors de patience, il le ferait parce qu’il savait que le jeu en valait la chandelle.

Marine. a écrit:
Marine croise les bras, avec une légère moue boudeuse car pour elle, c'est trop nul que Aimelin n'a pas le pouvoir d'envoyer les gens en prison ! Parce qu'Aimelin, c'est un gentil donc normalement, il devrait pouvoir. Plus que ces maudits gardes des capitales qui s'amusent à demander un écu à chaques personnes qu'ils croisent et qu'ils mettent en geôle les pauvres qui n'ont rien sur eux. C'est déjà arrivé à Marine et jamais, elle n'a envie de remettre les pieds dans cet endroit sombre, humide et effrayant, même si les geôliers n'avaient pas été méchants avec elle, juste très bêtes.

Mais c'est nul que tu ne peux pas ! Toi t'es un gentil donc pourquoi t'peux pas mettre un méchant de chez méchant en prison ? 'fin que les méchants en geôle, hein ! Les pauvres, c'est pas de notre faute...

Vivre dans la rue laisse quelques peurs, même si aujourd'hui, l'enfant n'a plus faim et n'a plus de raison d'avoir peur... Elle hausse les épaules, comme fataliste.

Enfin, c'est pas grave. Ca a l'air quand même chouette ce que t'fais.

Ce n'est pas vrai. Elle n'aimerait pas faire connétable, mais elle n'ose pas l'avouer à Aimelin. Elle a juste peur de le blesser car cette fonction semble beaucoup lui plaire et pour une fois, elle garde sa langue dans sa poche.

T'as déjà fait autre chose que connétable, dis ? J'te verrais bien devenir chevalier ! J'sais pas pourquoi mais c'est comme ça...

Dans les contes, un chevalier est un gentil et c'est quelqu'un d'important. Un peu comme Aimelin. Elle secoue la tête pour se tirer de ses rêveries pour l'écouter et elle se met un peu à rougir, avant de répondre.

Avant, j'aimais pô l'connétable mais ça, c'était avant... Parce que euh... Bah comme j'volais... J'avais peur que... voilà quoi... T'vois...?

Plus de peur que de réelle haine.

Faire des bêtises parce qu'on croit à quelque chose et qu'on est persuadé que ce quelque chose apportera du mieux ? L'enfant écoute sans bouger. Pour elle, il est drôlement sage.


Et et... T'as pas échoué, hein ? Même si t'as été blessé... Tu as réussi...?

Elle l'espère car sinon, c'est trop injuste...

Voyager ? Passer voir la suzeraine d'Aimelin ? La rouquine se met à grimacer car elle sait qu'elle ne pourra pas rester. Une promesse qu'elle a fait et un nouveau déplacement en perspective. Pourtant, elle aurait voulu rester mais c'est quand même une promesse importante...


J'veux bien mais la Matheline m'a dit... " Apporte ce pain à ton parrain, parce qu'il paraît qu'il crève d'faim là-bas..." J'sais pas trop où il est mais d'après elle... Il est au Maine... Alors vais lui apporter un peu d'pain...Mais j'vais revenir ! Pis on la verra !

En tout cas, elle l'espère et vient ensuite Altair.

Oh merci ! Ton cheval est trop beau, t'sais ? Pis je m'en occuperai bien ! A l'Orphelinat, il y'avait des poneys et j'ai un peu appris... Tu l'as eu où ? On te l'a offert ? Pis c'est avec lui que tu joutes ? T'sais... Chenapan... Bah on me l'a offert, parce que j'partais avec ... * petit mordillement de lèvres * Et une gitane... Bah elle me l'a offert ! Ethel du Cost qu'elle s'apppelle... T'connais ? Enfin... Je m'occuperai bien d'tes chevaux ! J'pourrais mettre un ruban dans leur cheveux ?

Cheveux ? Elle veut dire crinière et elle devient perplexe quand il parle que l'eau ça fait du bien. Autant dire que son esprit enfantin pèse le pour et le contre. Déjà, elle n'est plus si catégorique qu'avant, déjà un grand pas.

Peut-être mais j'suis sûre... J'parie que... 'fin... Pas parce que t'as jamais vu des monstres dans les rivières qu'il y'en a pas... J'en ai vu !

Menteuse.

'fin... Euh... T'te laves souvent...?

Plus une tentative de rattrapage que de la réelle curiosité. Elle esquisse un sourire quelque peu embarassé avant de poursuivre.

Oui ! J'étais aux joutes et j'étais avec Angélyque... Même que c'est toi qui l'a fait tombé, j'crois...

Malheureusement... Qu'est-ce qu'il n'a pas fait ce jour-là, Aimelin... Enfin ce coup-ci, Marine avait eu de la chance. En effet, la Mirandole avait râlé contre Almaviva. Il ne faut pas croire... Quand Angélyque n'est pas de bonne humeur, il faut la supporter... Combien de fois la gamine avait été victime de ses râlements ?

J'veux bien venir aux joutes ! J'adore ! Surtout quand les gens tombent Ca m'fait rire !

Sadique...

Mais toi, tombe pas, hein !

Elle le regarde d'un petit regard suppliant, comme si ça pouvait changer quelque chose... Pas à dire, elle l'adore vraiment Aimelin.


Aimelin a écrit:
[Reims mi février]


Il est toujours amusé par ses réactions, comme lorsque elle sautille, lui tend les bras ou boude quand elle n’éclate pas de rire ou fait quelques mimiques.

un pauvre n’est pas forcément méchant et puis moi je trouve que quelqu’un moins fortuné a des excuses s’il vole ne serait ce que pour manger alors que certains gros nobles s’engraissent à vendre leurs marchandises souvent chères.

Discussions sur les bons et les mauvais, il pourrait y passer des heuresoui la fonction de Connétable n’est pas mal même si je la trouve un peu surchargée en Champagne, enfin en ce qui me concerne depuis des mois. Je crois que la prochaine fois, je laisserai ce plaisir à quelqu’un d’autre d’ailleurs.

Petit sourire à sa questiondans un conseil ducal et comtal je n’ai fait que connétable. Enfin j’avais remplacé un prevot deux jours, un capitaine un jour.. ça compte ? Eclat de rire avant de poursuivrej’ai été lieutenant prévoté pendant deux années jusqu’à ce que je m’intalle en Champagne. Je montais des dossiers pour ceux qui embauchaient en ne payant pas beaucoup ou ceux qui faisaient quelques infractions sur le marché et je les transmettais au procureur.

Une fonction dont j’ai été très fier a été celle de Lame béarnaise, garde comtal si tu préfères. Nous étions cinq ou six et nous accompagnions le coms Di Juliani lorsqu’il sortait en ville ou dans le comté mais j’avoue que les coms suivant ont peu utilisé leur garde, voire pas du tout.


Petit arrêt en laissant son regard se poser sur son godet à l’évocation de chevalier.

J’ai toujours rêvé d’être chevalier je ne sais pas pourquoi. Me battre pour les plus faibles et le faire avec honneur.

Un sourire.. mais je crois que ça, c’est dans les contes pour enfant… la réalité est toute autre.
J’avais une amie qui était chevalier chez les Dames Blanches, Mel.. souvent elle me parlait de ce titre qui la passionnait.


Sa main se pose sur l’épaule de la fillette tous les connétables ne sont pas comme moi, il te faudra toujours te méfieravant de repenser à Vaeje n’ai pas réussi mais pas échoué non plus.. certains conseillers nous insultaient, certains du peuple aussi lorsque nous étions dans cette armée et lorsque nous en sommes sortis.. et une dizaine de jours après, la majorité du conseil a voté pour que la coms soit remplacée par un régentsourire mélancoliquecomme quoi, nous n’avions peut être pas si tort que cela. Mais ça n’était pas la bonne manière. La guerre est toujours une mauvaise chose sauf pour ceux qui aiment jouer avec des armées.

Une petite grimace lorsqu’elle lui dit devoir partir bientôt. Même s’il le sait, il retarde toujours le moment de le lui demander.

tu es libre de partir Marine, tout ce que je te demande c’est de faire tres attention à toi, et de ne jamais oublier ce que je t’ai dit sur la prudence, la confiance qu’il faut donner à petite dose, et l’honnêteté qu’il faut essayer de préserver.
Où que tu sois tu ne pourras pas m’empêcher de m’inquiéter pour toi mais nous nous écrirons d’accord ?


Un air pensif à l’évocation d’Ethel du Cost non je ne connais paset un autre éclat de rireun ruban ? alors là tu verras bien si Altaïr est d’accord. Tu sais il est un peu comme moi.. tête de mule et n’en fait souvent qu’à sa tête.

Ses questions ont le chic pour faire oublier tous ses tracas au jeune Etampes qui sourit, lui répond qu'il se lave tous les jours pour sentir bon. Un petit regard malicieux afin de chercher à savoir si elle pense qu'il veut aussi être plus intelligent, et un rire qu'il retient lorsqu'elle évoque les joutes contre la Duchesse du Charolais.

moui tu as raison je l’avais faite chuter de cheval.. mais elle me connait donc elle n’a pas osé râler surement.. ou alors parce que je connais bien son filleul va savoir… suite à sa défaite, elle m’avait donné un ruban pour me porter chance et j’ai perdu la joute suivante.

Les joutes… sans doute la chose qui l’attirait le plus dans sa noblesse. Roturier il n’avait jamais pu participer et son amour des chevaux et des défits s’en trouvait récompensés depuis qu’il pouvait arpenter les lices partout où il en avait l’occasion.

Alors tu viendras nous y rejoindre avec Aliénor, lorsque nous y serons. Et promis j’essaierai de ne pas tomber.

Enfin çà il le lui promettait, mais c’était peut être l’une des seules promesses qu’il ne pourrait pas toujours tenir.

Marine. a écrit:
L'enfant écoute Aimelin parler, avec une certaine admiration. Il est comme un héro, un chevalier dans les histoires. Elle aimerait être comme lui ! Aussi gentil, aussi... Bref, comme lui !

Bah ouaip ! Les pauvres sont pas méchants... Pis même que... Petits mordillements de lèvres avant de poursuivre Bah... Humpf... Bah... Certains... brigands auchi... Comme Kay... T'la connais ?

Marine sait que les brigands sont méchants et que ce n'est pas bien de voler... Seulement, elle n'a jamais pu s'empêcher d'avoir une certaine crainte envers eux et une admiration. Bah ouaip... Ils sont moches pour certains, ils puent et ils ont un drôle de caractère... Tout pour lui faire peur, mais en même temps, attirer son attention. Elle est curieuse, Marine ! Et comme si une force invisible l'avait entendu, elle s'est retrouvée à aider dans les vols, comme faire le guêt ou prendre des choses pas trop lourdes. Maintenant, elle s'en veut un peu depuis qu'on lui a dit que ce n'était vraiment pas bien ce qu'elle a fait... Seulement, des brigands comme Kay ou Drunk ont été gentils avec elle donc dans sa vision de petite fille, ils sont gentils.

T'as raison d'laisser à quelqu'un d'autre, comme ça t'pourras être tout l'temps avec Alienor pis jouer avec moi !

Bah ouaip ! C'est bien de travailler mais c'est encore mieux de jouer ! En tout les cas, Marine espère qu'il jouera avec elle. Jouer toute seule, c'est marrant un moment, hein !

Elle éclate de rire en même temps qu'il éclate de rire, parce que ouaip, c'est drôle pour elle ce qu'il dit. Bon après un peu moins, car c'est moins drôle. Elle ne comprend pas tout, son esprit s'évade un petit moment pour une rêverie, mais bref, elle finit par répondre :

Ca a l'air trop chouette garde comtal ! C'est comme une n'escorte, na ?

L'enfant plisse les yeux et croise les bras.

Bé d'viens chevalier ! J'parie que c'est trop chouette ! Comme les contes pour enfant, j'suis sûre !

La fillette veut que ce soit comme les histoires et elle est certaine que ce soit le cas... Elle ne peut pas le voir autrement sinon elle serait trop... triste... Un chevalier, ça doit protéger une princesse... Ca doit défendre les faibles contre les méchants ...

Un sourire tendre se dessine sur les lèvres de la fillette quand il pose sa main sur son épaule.


J'te promet ! J'me méfierai ! Mais... Mais... Les connétables, c'est pas des gentils ? Pis s'ils sont pas comme toi, c'est pas grave, hein ?

Bah ouaip, connétable c'est sencé être une fonction de gentil... Alors pourquoi se méfier ? L'enfant lève un regard interrogatif vers Aimelin. Elle ne comprend pas.

J'suis contente que z'aviez pas tord !

Aimelin ne peut pas avoir tord. C'est comme un héro...

Oui ! On s'écrira ! Pis j'serai prudente ! J'donnerai pas mes z'épices de chambres à n'importe qui, parce que sont rares t'sais... Pis faut que j'fasse con... 'fin... confiance ! T'en veux, d'abord ?

Petite moue quand il dit qu'il ne connait pas Ethel, mais un grand sourire s'affiche à l'évocation du ruban, donc elle peut mettre un ruban à Altair ! Trop bien. Elle l'imagine alors galoper avec...

T'inquiète pô ! Sera beau avec l'ruban... Pis j'parie qu'il sera d'accord !

D'un coup, elle fronce les sourcils et se tortille la bouche quand il parle de la Mirandole. La petite tête de la fillette a trouvé une explication sur pourquoi Aimelin a perdu.

Aimeliiiin ! J'sais pourquoi t'as perdu ! J'parie que l'ruban de la Mirandole... Bah... C'est un ruban magique et qu'il vous a fait perdre tout les deux !

Drôle de logique qu'elle a la gamine mais là, elle est certaine que c'est vrai ce qu'elle dit !

Pis j'viendrai avec les joutes avec vous, alors ! C'est trop beau les joutes ! T'vois... La première joute que j'ai vu... Bah c'était avec Elyane ! Elle habitait Autun, même ! Pis aussi Djambelli... Son regard devient triste. L'est morte, elle... M'enfin ! J'viendrai s'tu tombes pô.

Elle persiste, en plus !
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mar 14 Fév - 20:05 (2012)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> ~ 1460 ~ Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template zenGarden created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
hebergeur image