Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion
1460-03-27 ~ [RP semi privé] Petite ballade champenoise

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> ~ 1460 ~
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Mer 28 Mar - 11:56 (2012)    Sujet du message: 1460-03-27 ~ [RP semi privé] Petite ballade champenoise Répondre en citant

Citation:

[quote="Aimelin"][hrp](merci de n'intervenir que si votre perso est invité ou concerné par l'histoire ou a croisé les intervenants, et ne de pas prendre ce RP pour un défouloir. Je demanderai aux censeurs de déplacer tout post ne concernant pas directement ce fait. Merci et bon jeu.)[/hrp]

[Sainte Ménéhould, le 27 mars 1460]

"je tombe
Comme un pantin sans fil
Trop libre et trop fragile"

(Bruel - j'te mentirais)


Ca faisait deux jours que le jeune Etampes était soucieux. Soucieux sur plusieurs points et principalement en pensant à sa sœur, la brune Kawa. Les deux jeunes gens s’étaient retrouvés par hasard, alors qu’ils s’étaient croisés sur une place enneigée aux tous premiers jours de janvier, le jour de leur rencontre commune avec la petite Marine. Des regards, des tentatives de discussions, des questionnements, avant de pouvoir enfin être réunis. *

Alors que K. avait annoncé à son frère qu’elle partait voyager, Alie lui avait fait part d’une discussion qui l’avait contrariée la veille. Souvent dans les nuages et ses préoccupations, le jeune Etampes n’était pas toujours très attentif en taverne, et il laissait les discussions couler. Il avait d’abord été surpris avant de laisser éclater sa colère. Colère contre lui de ne pas avoir entendu, colère contre Wilus de dire de telles choses sans réfléchir et colère contre sa sœur de pouvoir penser ne serait ce qu’une seconde qu'il puisse cautionner de telles paroles à son sujet.

Il avait eu discussion avec Wil qui s’était excusé disant qu’il voulait juste la taquiner et qu’il appréciait fortement la jeune jumelle du seigneur, et le soir même Aimelin avait pris sa plume pour faire missive à K. et lui expliquer le malentendu et lui annoncer leur venue avec Aliénor, afin qu’ils puissent parler de vive voix.

Donc, ce matin, après avoir fait ses douanes, car malgré qu’il ne soit plus connétable, il rendait encore service au Duché, il était allé voir la Duchesse de Brienne son amie, et lui avait parlé vaguement de cette contrariété et de son désir d’aller à Compiègne. Si celle-ci avait sourit sur le pourquoi de ce déplacement, il n’avait pas relevé, se fichant de ce que pouvaient penser les uns et les autres. Il était important pour lui que sa soeur sache qu'il ne laisserait jamais personne lui manquer de respect, qu'elle soit présente ou non, comme il le faisait avec Aliénor, Dotch, et ceux qu'il aimait.
Trop d’années étaient passées, les séparant et les privant de tout ce que des frères et sœurs pouvaient vivre, pour qu’il la laisse dans le doute. Ils s’étaient promis, l’un comme l’autre, d’être toujours là quel que soit le lieu ou le moment. Sa décision était donc prise, ils feraient un rapide aller retour à Compiègne.

Et puis cette rencontre en taverne, après avoir échangé quelques courriers. Deux voyageurs, Neti, une amie qui jouaient à la soule à ses côtés, avec son compagnon Octavian, tout deux impliqués côté église. Le jeune connétable qu’il était encore le 16 mars, leur avait délivré leur lp afin de les laisser prendre la direction de l’Artois. Certes, le bonhomme n’était pas tout blanc mais le jeune homme s’était porté garant, comme il l’avait fait pour Marine ou son Infâme, comme le faisait souvent la grande connétablie pour certains devant franchir les frontières champenoises. Et même si ca n’était pas sans grincement de dents de certains conseillers, l’autorisation était là, les noms étaient affichés sur les listes autorisées. Mais depuis leur arrivée dans le duché, malgré leur lp, le couple de démenait avec la sécurité, pour faire valoir ce lp et pouvoir continuer son voyage sereinement vers les terres artésiennes.

C’est donc naturellement qu’Aimelin leur avait proposé de se joindre à Aliénor et lui, puisqu’ils devaient se rendre à Compiègne. Il avait essayé de les rassurer en disant qu’ils étaient en règle, et que ceux chargés de la sécurité feraient leur travail correctement. Quelques affaires préparées, les montures sellées, les quatre jeunes gens avaient pris la direction de Compiègne. Ce que le jeune Etampes ne savait pas, c'est que ses doutes allaient se révéler bien vrais.




* RP ici et ici

Neti a écrit:
    [La veille au soir, aux portes de Sainte-Ménéhould.]


La soirée s'était finalement bien terminée... La rencontre avec Aimelin et sa douce avait été plus qu'agréable. Il avait même réussi à rassurer la rousse quand au chemin qu'il leur restait à faire pour rejoindre l'Artois. Cette promesse de si longue date allait enfin pouvoir être tenue et réjouissait la religieuse. Elle avait déployé tous les moyens dont elle disposait pour s'assurer que tout se passerait bien, malgré l'incident qu'Octavian avait connu ici-même, dans cette ville. La main dans celle de son blond, le cœur léger de voir la situation se débloquer enfin, ils rejoignirent Aimelin et Aliénor pour prendre la route de Compiègne, comme c'était initialement prévu.

Mais la rousse était loin d'avoir les réflexes d'une soldate... Naïve et confiante, elle n'avait rien vu venir. Un homme la frappe, un réflexe lui fait lever le bras pour protéger sa tête, elle en perd l'équilibre, et c'est le black-out sans même avoir eu le temps de se demander qui, pourquoi ou comment.

Ma grande, tu viens de te prendre une armée dans la tronche ! Mais rassure-toi, tu en verras d'autres...


    [Un dispensaire, quelque part dans Sainte-Ménéhould... Guidez-vous à l'ouïe pour la trouver !]


- LÂCHEZ-MOI !!
- Mais, Dame... !
- J'suis pas dame !
- Ma sœur, vous devez...
- Il faut vous reposer.
- Non !
- De grasce, tenez-vous tranquille...
- Nous avons ordre de vous garder pour la journée.
- C'est un ordre stupide ! Comme tout le reste ici !
- Bon sang... mais assommez-là, qu'elle se taise enfin !
- Qui a dit ça ?? Lâchez-moi !

Et la rousse se débattait comme une sauvage, oubliant complètement la douleur lancinante dans son bras gauche, tandis qu'un vieux malade ronchonnait dans le dispensaire et que les deux infirmières tentaient désespérément de la calmer, de la maîtriser... Peine perdue. Et à se débattre ainsi, la blessure s'était bien sur remise à saigner abondamment, imbibant de sang le bandage de fortune, bande de tissus blanc sur la manche déchirée de la bure noire de son deuil.

Une missive, donc l'écriture la calma quelques instant. Puis une seconde. Et elle explosa d'un rire nerveux à en faire frissonner les mômes. Mais il fallait répondre.


- Du papier ! Je veux de quoi écrire.

Y voyant là un bref instant pour soigner la religieuse pendant qu'elle serait occupée à écrire, l'une des infirmières se précipita pour le lui apporter tandis que l'autre installait la mégère rousse à un petit secrétaire en préparant d'ores et déjà le matériel de suture et des bandages propres.

A la première lettre, elle ne répondit que par quelques lignes. Son écriture était assez hasardeuse, et elle dû bien reconnaître que son bras, sinon endolori puisqu'anesthésié par la colère, était au moins engourdi.


Citation:
Mon Soleil,

Je vais bien. Rien qu'une petite blessure de rien du tout au bras mais ça va, je t'assure.

J'ai reçu ce matin, un courrier daté d'hier, de la connétable : ils nous laissent séjourner sur leur terres... Tu es ravi de le savoir, n'est-ce pas ? Inutile de te dire combien je suis furieuse.

Je n'ai pas de nouvelles d'Aimelin ni d'Alienor...

Je t'Aime.
Neti


Ne ménageant pas son bras, pour changer, elle prit un second parchemin.

Citation:
Dame Catherine,

Les mots me manquent. Je sais que vous ne devriez pas être celle qui reçoit ma colère mais je suis furieuse. Que vaut la parole d'un Duché qui autorise le passage pour ordonner par contre à ses armées d'attaquer ? Doit-on parler de lâcheté ? De traîtrise ? Quelle valeur donnez vous à l'engagement de tous ceux qui se sont portés garants pour nous ? Dois-je vous rappeler leur nombre et leurs fonctions ? Que vous faut-il de plus ? Le Roy ? Le Pape ?

S'il vous manque un morceau de l'histoire, apprenez que nous nous sommes fait attaqués, en compagnie d'Aimelin et d'Aliénor, par une armée dont l'étendard portait les armes du duché et un griffon.

J'exige que cette bavure soit reconnue publiquement, et que des excuses soient faites à nos garants d'avoir ainsi bafoué leur honneur. Je veux aussi que le nom d'Octavian soit ôté de vos listes. N'en avez vous jamais assez de vous en prendre aux mauvaises personnes ? Vos routes grouillent de chancres et de cafards et vous vous acharnez encore sur lui ! Que vaut votre parole !?

Il est bien ironique de terminer votre courrier en me parlant de patience et de protection... Souffrez que mes salutations ne soient pas des plus cordiales.

Sœur Neti


La seconde lettre lui coûta plus d'efforts, et quelques serrement de dents pendant que l'infirmière plantait son aiguille dans les chairs meurtries par le fil d'une épée. Pour se reconcentrer, la rousse reprenait parfois ses phrases à voix haute...

- Vous ne devriez pas perdre votre sang froid...
- J'perds mon sang tout court, si vous ne me recousez pas ! Est-ce que j'vous apprends à suturer moi ?
- Non, ma sœur...

Furieuse. Et il n'y avait plus sur cette terre qu'un seul être capable de l’apaiser... Malheureusement pour tous, il n'était pas là. Heureusement par contre, il semblait sain et sauf...

- Où sont Aimelin et Aliénor ? Comment vont-ils ?
- Je ne sais pas, ma sœur...
- Eh bien qu'attendez-vous ? Cherchez ! Où je me lève pour le faire moi-même !!

Dieu que la journée d'indisponibilité de la rousse allait être longue... Pour elle, pour les infirmières... Pour tous...
Elle commençait déjà à ruminer... à imaginer le pire pour Aliénor et Aimelin, alors qu'ils n'avaient tout deux que cherché à les aider. Pourvu qu'ils aillent bien... Et ce fichu trou noir... Impossible de revoir la scène de la veille au soir. Comment cela a-t-il pu être possible ? Pourvu qu'Octavian ne lui ai rien caché en disant qu'il allait bien... elle relut une nouvelle fois son courrier pour s'en convaincre, fulminant intérieurement.






[hrp]28-03-2012 04:04 : Sirwiston vous a porté un coup d'épée. Vous avez été légèrement blessé.
28-03-2012 04:04 : Vous avez été attaqué par l'armée "Le Griffon Champenois" dirigée par Maxdph.[/hrp]

Alienor_vastel a écrit:
[Sainte Ménéhould, soir du 27 mars]

"Qui vit d'illusions meurt de désillusions"
Proverbe latino-américain


Bien sûr qu'elle accompagnerait Aimelin à Compiègne ! Lorsqu'il lui avait demandé, elle n'avait pas hésité un instant. Parce qu'elle savait trop bien combien les non dits peuvent mener à des incompréhensions si l'on ne les exprime pas. D'ailleurs, n'était-ce pas la raison de sa propre fuite, près d'un mois plus tôt ? Sa soeur et lui étaient venus la chercher, une discussion, des explications, pour que cessent enfin les doutes et que les choses soient claires, qu'elle comprenne qu'elle s'était alors trompée, qu'elle avait mal interprété son attitude.
Et puis, si Kawa s'était ouverte à elle de ce qui l'avait blessée, au cours de cette conversation qui avait laissée la blondinette perturbée juste avant que la jeune femme ne quitte Sainte Ménéhould, elle devait bien se douter qu'elle en parlerait à Aimelin. Là aussi, ils avaient parlé, il s'était expliqué. Elle avait proposé de le laisser partir seul, ne pas se mettre entre eux, les laisser parler tranquillement sans qu'elle ne soit là, mais un simple "si, viens" en réponse l'avait décidée du contraire.

Ses affaires étaient prêtes, peu fournies après tout il ne s'agissait que d'un aller retour, et ils seraient bientôt rentrés pour reprendre leurs gardes comme à chaque fois que la Champagne était menacée, et qu'ils répondaient présents. A y bien songer, depuis un peu plus d'un an qu'elle était revenue dans le duché qui l'avait vu naître et grandir, elle en avait passé une bonne partie à patrouiller sur les murailles de différentes villes champenoises, quand elle n'était pas dans un campement d'une armée. A se demander d'ailleurs comment, vu sa petite constitution, elle pouvait envisager défendre quoi ou qui que ce soit. Mais ses parents avaient longtemps oeuvré pour la Champagne, et ne dit-on pas que les chiens ne font pas des chats ?

Et Compiègne à nouveau, l'avantage étant qu'elle en connaissait bien la route, la forêt, les bosquets n'avaient plus de secret pour elle à force de parcourir ce chemin. Et nul besoin de demander autorisation de se rendre là bas, après tout, noble champenoise et officier royal, elle était libre de se déplacer sur les terres de son duché.

Et cette soirée, avant de partir, à la taverne de l'auberge. Une rencontre, deux plutôt, une connaissance d'Aimelin et son compagnon. La discussion avait entre autres choses porté sur leurs démélés avec les services de la prévôté malgré leurs laisser-passer. Certes, le dit Octavian avait reconnu avoir fait des bêtises par le passé, ce qui avait un peu inquiété la blondinette, qui s'était du coup fait confirmer plusieurs fois que les dits lp étaient bien en règle et qu'ils étaient donc autorisés à circuler, puisqu'ils allaient voyager ensemble. Elle n'aurait pas accepté sans cela, de toute façon.
Et puis en outre, puisqu'il avait été demandé aux voyageurs de quitter le territoire champenois au plus vite, il n'y avait pas de raisons qu'on les inquiète alors qu'ils obtempéraient, Compiègne où ils se rendaient étant le chemin normal pour se rendre en Artois.
Ca semblait logique après tout, nulle personne un tant soit peu sensée n'allait les retenir en Champagne après leur avoir intimé d'en partir !

Et c'est donc rassurée et sereine que l'adolescente avait mis le pied à l'étrier, et talonné sa monture à l'instar de ses compagnons de voyage.
Peu à peu, les maisons de Sainte avaient disparu dans leur dos, et la route s'était étendue devant eux, au bruit des sabots des chevaux sur la terre, à la lumière de la lune qui donnait au paysage une couleur un peu blafarde. Tout en chevauchant, Aliénor humait cet air si caractéristique de la nuit, empreint d'une légère humidité qui rafraichissait son visage.



[Abords de Compiègne, aube du 28 mars]

La porte de Pierrefond se faisait entrevoir dans la brume nocturne, lorsqu'un bruit la fit tressaillir. Un bruit qu'elle connaissait, qu'elle avait déjà entendu lors de cette guerre contre le Ponant à l'automne précédent.
L'esprit qui se refuse à y croire, à accepter, c'est impossible de toute façon, ils sont en règle, et ils n'auront qu'à décliner leur identité !

Vaine illusion, elle n'en a pas le temps, elle aperçoit devant elle un éclair de métal.
Et un oriflamme, la fleur de lys. Des cris, et ses compagnons, où sont-ils, que leur fait-on ?
Elle ferme les yeux, elle n'a rien pour se défendre, un geste réflexe, le bras qui se lève comme pour se protéger, sans savoir qu'ainsi elle ouvre la voie à l'épée qui va entailler son flanc.

Douleur de la lame qui pénètre sa chair, douleur des os qui se brisent sous le choc, douleur de cette respiration qui se fait pénible, douleur de la chute et de la rencontre brutale de son corps déjà malmené avec le sol.

Pourquoi eux, pourquoi elle ? Elle est si jeune, elle n'a que seize ans, et elle ne veut pas mourir. Pas maintenant, pas comme ça, pas si bêtement et si inutilement...

Une pensée pour ceux qu'elle aime et qu'elle laisse, la dernière avant qu'un voile noir ne vienne s'abattre devant ses yeux.

Illusions perdues.






[hrp]28-03-2012 04:04 : Mouflator vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.
28-03-2012 04:04 : Mouflator vous a porté un coup d'épée. Vous avez été sérieusement blessé.
28-03-2012 04:04 : Vous avez été attaqué par l'armée "Le Griffon Champenois" dirigée par Maxdph.[/hrp][/hrp]


Aimelin a écrit:
[Abords de Compiègne, aube du 28 mars]

Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.

(V. Hugo - demain dès l'aube)


Le départ de Sainte s'était bien passé et les quatre jeunes gens chevauchaient à bonne allure afin de ralier Compiègne au plus vite. Les chemins n’étaient pas très sûrs ces derniers temps, et l’ancien garde comtal béarnais n’était pas tranquille. Les brigands semblaient prendre la Champagne pour leur terrain de jeu, et Fraise lui avait dit d’être prudent. Peut être avait il tort de penser qu’habitué à patrouiller et se rendre d’un côté et de l’autre pour servir le Duché, plus rien ne pourrait leur arriver. Il s’était placé devant le petit groupe à quelques enjambés de cheval d’eux, préférant s’assurer que le chemin était sans danger. Dire qu’il avait une confiance aveugle en la sécurité du Duché, aurait été mentir. Il n'avait pas été Loup, soldat et Lame béarnaise, sans avoir gardé au fond de lui cette méfiance, cet instinct qui lui disait souvent de prendre garde.

Compiègne était déjà à portée de regards. Les sombres murailles se découpaient légèrement dans la nuit qui allait bientôt laisser place à une nouvelle journée, une de plus. Vivre au présent, chaque jour, avancer toujours, profiter et ne pas penser à ce que sera ou ne sera pas demain.

Pour l’heure, il ne pensait qu’à une chose, arriver à bon port tous les quatre, retrouver Kawa, et lui dire tout ce qu’ils s’étaient dit il y a quelques jours, lui confirmer ces choses importantes, et qui avait resséré ce lien si fort entre eux deux. Comment pouvait elle douter de ça, elle était son double.
Ses pensées fûrent interrompues lorsque son fidèle Altaïr montra des signes de nervosité et qu’il le fit ralentir en apercevant non loin d’eux l’étendard orné d’un griffon, celui d’une armée champenoise dont il connaissait la présence. Leurs noms étaient connus, le lp était en règle, il n'y aurait pas de problème, les soldats les laisseraient passer. Il obligea néanmoins son étalon à ralentir l’allure pour que ses compagnons le rattrapent.

Mais à peine le temps d'un regard vers sa blondinette, que le ciel leur tombait dessus. L'armée les prenait pour cible.
Plus le temps de réfléchir, il fallait se défendre à tout prix, frapper pour protéger les autres. Les cris, le bruit des fers qui se croisaient s’étaient mêlés aux hennissements des chevaux et avaient remplacé le silence paisible de la nuit que n'avaient troublé que le galop des quatre montures sur le chemin.

Frapper mais ne pas tuer, lever son bouclier pour parer les coups les plus puissants sans pouvoir dire qui ils étaient tant le rafus couvrait le bruit des voix. Et puis la peur en voyant leur petit groupe face à une armée, les souvenirs de Vae et du dernier combat qui avait décimé le minuscule groupe qu'ils étaient... quatre, comme en ce moment.

Le cri que poussa Aliénor le fit se tourner vers elle avant de sentir un choc le projeter au bas de sa monture et de plonger dans le noir. Tout recommençait, et en sombrant il était pourtant certain d’entendre une petite voix lui murmurer qu'il tenait la forme aujourd'hui.




[hrp]28-03-2012 04:04 : Votre bouclier a été détruit.
28-03-2012 04:04 : Votre arme a été détruite.
28-03-2012 04:04 : Mouflator vous a porté un coup d'épée. Vous avez été légèrement blessé.
28-03-2012 04:04 : Vous avez été attaqué par l'armée "Le Griffon Champenois" dirigée par Maxdph.
[/hrp]
[hrp]humour quand tu nous tiens....
28-03-2012 04:12 : Vous tenez une de ces formes aujourd'hui ! Vous sentez que vous pourrez accomplir de grandes choses !
[/hrp]


Maltea a écrit:
Ça n'arrêtait plus, toujours un souci à régler... elle attendait impatiemment que Ced revienne afin de partir à la cour de justice mettre de l'ordre dans ses dossiers. Alors qu'elle discutait sur un sujet de débat au castel ducal, la nouvelle tomba comme un couperet... Aliénor et Aimelin avaient été blessés par l'armée sur Compiègne... l'heure de faire les comptes avait sonné. La duchesse alla vérifier le pourquoi du comment de cette histoire. La nouvelle avait vite fait le tour du château et les dysfonctionnements une fois de plus pointé du doigt. Les débats s'étaient animés autour de qui était le responsable alors que le but était de comment palier au problème. Réparation du préjudice, jérémiades des uns, jérémiades des autres, énervement d'un, énervement de l'autre.... côté positif, on ne s'y endormait pas au final à ce conseil, sauf qu'à force de palier aux boulettes passées, ça avançait plus lentement côté projet, ce qui n'arrangeait pas l'humeur de la blonde duchesse. Si en prime on gardait à l'esprit qu'elle s'inquiétait pour Aimelin mais surtout pour Aliénor qui était bien plus frêle que son robuste compagnon, et qu'elle ne pouvait quitter Reims dans l'immédiat, on avait vite compris qu'il valait mieux éviter de l'enquiquiner.
Les heures s'écoulaient et malgré l'arrivée du duc de Champagne, elle n'avait pu claquer la porte pour aller les rejoindre, s'occupant à défendre les intérêts des deux autres personnes incriminées, enfin plutôt une que deux mais bon, cherchant solution au problème qui s'était posé pour ne plus que cela arrivée. Mauvaise compréhension des uns, idées précises pour d'autres, mais niveau communication..... le dessin prenait forme, solution finirait par être trouvées mais à quel prix? A croire que seul le sang imprégnant le territoire champenois permettait de s'en rendre compte des soucis qui se posaient au sein du duché. Relever ses manches une fois de plus, le choix n'existait plus, c'était devenu impératif pour que ce duché puisse fonctionner de nouveau correctement... si maintenant à eux douze, ils n'y arrivaient pas, alors que venait s'ajouter au conseil, les acteurs du duché, ils n'y arriveraient plus jamais.
Alors que le calme revenait petit à petit, Maltea prit le temps d'aller rejoindre le duc dans son bureau. Elle voulait qu'il l'accompagne à Sainte-Ménehould afin de prendre des nouvelles, mais surtout constater que la vie d'Alie et Aime ne leur serait pas arrachée. Certes elle s'était tenue au courant mais préférait le voir de ses yeux.


Kawa a écrit:
à l'aube ... toujours sur le chemin entre Compiègne et Sainte

    K était à genoux près d'Alienor, elle parait au mieux et n'avait pas vraiment les moyens de faire ce qu'il y avait à faire n'ayant aucune aide, elle ne savait pas ce que les soldats faisaient, entendait vaguement quelques personnes qui parlaient, des bruits de sabots, des ...

    Mais peu importe, elle était seule là devant Alienor étendue et personne ne lui venait en aide.

    Sa blessure venait de s'arrêter de saigner à force de compression sur la plaie, il faudrait rapidement la transporter et vérifier à ce que rien ne s'infecte, bonjour la solidarité se disait-elle...

    La pénombre avait empêché la jeune femme de se rendre vraiment compte de la gravité de la blessure, elle avait serré, fait un bandage avec les moyens dont elle disposait.

    Elle regarda au sol et vit son arc avec cette flèche qu'elle avait bien failli décocher, elle portait encore son carquois et sa besace en bandoulière, elle jeta les tissus imprégnés de sang mais il lui restait peu du tissus de sa cape aussi l'utilisa-t-elle pour renforcer le bandage qui entourait la demoiselle. Elle espérait que ça allait tenir...

    Elle regardait la jeune femme et tournait régulièrement la tête vers son frère, elle n'avait pas vu de blessures ouvertes sur lui mais ne pouvait s'empêcher d'être inquiète...

    Les problèmes que ça allait poser quant à cet indicent elle s'en contrefichait, ce qui lui importait en l'instant c'était d'emmener son frère et sa compagne chez eux et en toute sécurité...

    Elle s'adressa de nouveau aux soldats mais cette fois sur un ton plus calme, la surprise était passée, maintenant il s’agissait de s’occuper d’eux…
    Elle se disait que si elle n'avait pas rebroussé chemin...

    Elle secoua la tête...


    Vous avez bien une charette quelque part... apportez m'en une et aidez moi à transporter cette jeune femme... ainsi que mon frère... et je ne sais qui d'autre vous avez encore blessé...
    Si ce n'est pas trop vous demander bien entendu !

    Personne n'allait donc se bouger les fesses pour les aider, mais c'était quoi cet endroit ?
    Consternée, elle était consternée…


--Chef_Oui_Chef a écrit:
Ahhh ! La discipline militaire... Une grande histoire. L'armée, pour un soldat, ça n'est pas compliqué : on attend les ordres et on ne les discute pas. Alors quand le chef vous dit "Ceux-là ne rentrent pas !" ben... ils ne passent pas, les ceusses. Tout nobles qu'ils soient. Un soldat, ça agit, et ça réfléchit après... D'ailleurs, ça n'est même pas payé pour réfléchir. Ca obéit. Point.

Alors quand une brunette au caractère de chien, inconnue au bataillon, vous menace en hurlant des ordres qui ne viennent pas du chef, ça donne...

Bah...

... des soldats hébétés dont les neurones turbinent encore pour se demander ce qu'il faut faire... Puis la taloche d'un supérieur tombe, venant sans ménagement remettre les neurones en place, rappelant au troufion qu'il ne doit pas réfléchir mais obéir.

Ben qu'est-ce 't'attends !? Toi, la charrette !
Oui chef !
Et ramène l'infirmier de service. Au pas d'course ! Et toi, tu sais écrire ?
Oui chef.
Alors le message à la Duchesse de Brienne et au Conseil.
Oui chef !


Voyant ses gars d'activer, le soldat à peine plus gradé que ces derniers - mais ça suffisait pour donner des ordres et ça, c'est chouette - souleva de terre la mignonnette au pansement de fortune en tentant, si ce n'est d'être délicat - 'fallait pas trop lui en demander - mais au moins de ne pas être brusque. Déjà qu'ils allaient se faire souffler dans les bronches, alors autant ne pas aggraver leur cas. Puis il la déposa dans la charrette qui revenait. Il en fit de même pour l'homme et se retourna vers le reste de ce que la nuit avait transformé en un champs de bataille pour chercher des yeux les pécores qui accompagnaient les champenois... Norf... Combien y'en avait déjà... ? Un ? Deux ? Trois ? Il n'aurait su dire, il s'était contenté d'abattre à vrai dire... Puis avec jour qui se levait à peine, on n'y voyait rien !

V'là la dernière, en ramenant la curetone et en espérant que ça suffirait à calmer la furie armée d'un arc. Pas envie d'finir la journée avec une flèche dans l'cul. 'Pis si c'était pas vraiment la dernière, tant pis. Les charognes nettoieront les restes.

Clelia a écrit:
[Castel Ducal de bon matin]

Prête à défendre ses idées quant à la défense du Duché, la nouvelle tomba, brutale.

Ce fut Maltea qui, indignée, vint faire part d'une attaque survenue dans la nuit. Affolée, la jeune fille se rua dans son bureau, pensant que c'était elle, la juge, qui avait été touchée.

Soulagement quand la Duchesse lui répondit que ce n'était pas elle. Un sourire narquois quand elle apprend que c'est Aimelin qui a rencontré une armée... sourire qui s'efface au fur et à mesure qu'elle apprend les circonstances du drame.

D'Aliénor, elle ne sait que ce que Maltea lui a dit à savoir qu'elle est sa vassale. D'Aimelin, elle ne sait que ce qu'elle a vu. Un mauvais caractère mais quelqu'un qui travaille beaucoup, très investi pour son Duché. Ces choses-là, au moins, elle les reconnait, cela force le respect.

Un rapide tour au service des visas pour comprendre. Il est question de laissez-passer, d'accord, de refus, d'armée, de listes, de manque de communication.. Et les esprits s'échauffent et les langues se délient.

Désavouer sa future suzeraine? Non, cela serait difficile pour Clelia.. condamner le système actuel? Oui, cela lui semble être la meilleure façon d'aborder le problème, en l'éloignant des débats passionnels entre personnes. Mais avant de se lancer dans tout cela, elle commence par la question de la réparation.


Après les évènements de cette nuit, je pense qu'il est important de se montrer unis pour répondre à ce qu'il s'est passé.

Pour ceux qui n'auraient pas suivi, il y a eu poutrage de plusieurs personnes, parmi lesquelles Dame Alienor_vastel et Messire Aimelin. Ils appartenaient à un groupe dans lequel figurait une personne listée, qui avait obtenu un LP et dont le cas était en discussion au service des visas.

Nous tirerons les conséquences de ce manque de communication entre nos services dans un autre [lieu] je pense... Mais là, je souhaitais demander qu'un geste particulier soit fait en faveur de ces deux personnes qui ont été poutrées par erreur et dont le dévouement pour notre Duché n'est plus à démontrer.

Est-il possible d'envisager une indemnisation de ces deux personnes, de leur fournir de quoi remonter leurs caractéristiques au niveau auquel elles étaient avant et de leur fournir de nouveau des armes?


Puis elle prit la plume pour prendre des nouvelles d'Aimelin.

Citation:
A l'ancien connétable détesté,

Aimelin,
J'ai été informée de ce qu'il s'est passé cette nuit. Il se trouve que j'avais justement lancé une discussion sur le listage des personnes en situation irrégulière au sein de notre Duché. Il est apparu qu'il y avait quelques soucis.

Ce qu'il s'est passé cette nuit ne fait que confirmer qu'il nous faut réorganiser les services.

J'ai su que vos jours ne sont pas en danger, j'espère qu'il en est de même pour votre compagne, la vassale de la Duchesse de Brienne.

Tous mes voeux de bon rétablissement vous accompagnent. J'irai porter en l'église de Troyes une bougie pour qu'Aristote vous garde sous sa protection et ne vous rappelle pas à lui.

Je vous remercie pour le travail que vous avez fourni pour le Duché, sous ce nouveau mandat, et que vous continuez à fournir malgré ce qu'il vous est arrivé.

Bon courage,

Clelia


Aimelin a écrit:
[à l'aube ... toujours sur le chemin entre Compiègne et Sainte]

Parfois on ne devrait pas écouter les poètes
Parce qu’en plus la campagne n’avait pas blanchie.



Ce n’était peut être pas la saison des cougourdes * mais sa tête en avait la résonnance. Des bruits, des cris qu’il n’arrivait pas à discerner tandis qu’il essayait d’ouvrir les yeux et de reprendre ses esprits, la face la première sur le sable du chemin.

AIMELIN … Aimelin réveilles-toi…

Se réveiller ? mais où était il et que faisait sa frangine à côté ? Et puis la mémoire qui lui revint. Le chemin vers Compiègne pour la retrouver et cette armée qui leur était tombée dessus comme elle serait tombée sur une armée d'artésien voulant prendre la ville. Si Kawa était là c’est qu’ils étaient arrivés alors. Tout se mélangeait tandis qu’il essayait difficilement d’ouvrir les yeux. Et puis des éclats de voix, sa soeur qui n'énervait, et quelqu’un qui le soulevait sans ménagement.

Hééé !

L’ennemi voulait l’achever, c’était pratiquement sûr. L’ébouriffé essaya bien de se débattre, mais il se sentit soulevé et se contenta de pester contre cet inconnu qui voulait attenter à sa vie sans doute encore une fois.

mais lâchez moi ! .. puis j'peux marcher tout … aiee.. seul.

Didiou voila qu’il l’avait déposé dans une charrette avec autant de douceur que l’aurait fait le lieutenant Raduss. Les pensées emmêlées et colériques du jeune Etampes fûrent interrompues lorsqu’il aperçut dans la pénombre sa sœur, penchée sur Aliénor allongée dans le chariot. Il se redressa d’un bond. Poussé le soldat et oublié la douleur en s’agenouillant à leurs côtés.

Alie ? Alie réveilles toi

C’était les premiers mots qui lui venaient à l’esprit. Un regard affolé vers Kawa en découvrant les bandages qu'elle avait dû poser, vu qu’il n’y avait qu’elle de présente. Un regard vers le soldat tenant les rênes.

direction Sainte Ménéhould l’auberge des petits cailloux !
et que l’un de vous aille prévenir Wilus, le médicastre pour qu’il vienne nous y rejoindre.


Il savait que la blondinette voulait que ce soit Wil qui soit averti s'il lui arrivait quelque chose en Champagne. Une hésitation.. et si ce n’est pas déjà fait qu’un soldat aille au château avertir la Duchesse de Brienne que sa vassale est blessée.

Il n’avait rien oublié ? il ne savait pas et sans doute que Kawa avait déjà pris des initiatives, il la connaissait suffisamment pour la savoir à la hauteur. Un regard vers Neti sans se rendre compte de l'absence d'Octavian, des ordres pour faire suivre les chevaux avant que la troupe ne se mette en marche direction Sainte.



* courge.. mais expression de chez nous


Alienor_vastel a écrit:
[Sur le chemin entre Sainte et Compiègne, aube du 28 mars]

"Et danser encore.
Avancer toute voile dehors.
Et danser encore.
Envoyer valser la mort,
Dans le décor."
Calogero - "Danser encore"



Et dans son inconscience, ses sens anesthésiés par la brutalité de ce qu'elle vient de subir, une voix lui parvient quand même, de loin, de si loin, étouffée mais elle en reconnait les intonations. Kawa ? Les questions sur sa présence là et maintenant se poseront, plus tard.
Pour l'heure, l'esprit se détache lentement du corps meurtri, ne pas souffrir. Se laisser partir, ça semble si facile, et puis au moins elle ne ressent plus la douleur.

Et un bourdonnement, un souffle qui vient caresser son oreille.


- Et bien Aliénor, tu baisses les bras ? Ce n'est pourtant pas ainsi que je t'ai élevée !...
- ... Maman ?...
- Qui d'autre ? Qui pour te rappeler mes derniers mots pour toi ? Souviens-toi... "Vis"...
- J'ai si mal... Et vous me manquez tellement, toi... papa... Lily...
- Je sais, petite princesse, et lorsque sera venu le moment, nous serons là à l'attendre. Mais d'autres t'aiment, et ils sont vivants, eux.

Rêve t'elle cet échange, est-ce son instinct de survie, son désir de vivre qui lui fait imaginer sa mère ? Quelle importance au fond... Juste une dernière question...

- Je ne comprend pas... Pourquoi cette agression, pourquoi les notres nous ont-ils attaqués ?
- Tu ne le sauras jamais si tu ne te réveilles pas...

Se réveiller. Comme ce que cette voix, qui arrive jusqu'à son esprit, vient de lui demander. Et la douleur qui revient en même temps que la conscience, violente, implacable. Son flanc, ses côtes sont douloureux, la moindre respiration est une torture et lui tire un gémissement. Sous son corps, ce n'est plus la terre meuble du chemin, c'est dur, rigide, ça bouge et le mouvement amplifie la souffrance. On l'a déplacée, où l'emmène t'on ? Elle se sent oppressée, et la main se meut lentement jusqu'à sentir qu'on lui a bandé l'abdomen.
Les yeux s'entrouvrent juste assez pour lui laisser deviner des visages dans le brouillard. Aimelin, et Kawa. "D'autres t'aiment, et ils sont vivants, eux."

Un léger murmure qui s'échappe alors de ses lèvres.


Et Neti... Octavian ?...
Wil... que ce soit lui... qui me soigne... Et prévenir... Maltea... et Ysabault... à Lesmont... qu'elle vienne.


Quelques mots seulement, et l'effort est si grand pour elle dans son état, qu'elle ressombre à nouveau. Juste après avoir ajouté, l'esprit déjà reparti ailleurs Je crois que... les soldats champenois... n'aiment pas les blondes...

Wilus a écrit:
[Sainte, quelques heures plus tard à l'auberge des p'tits cailloux]


C’était un jour comme les autres , Wilus avait pris l’habitude d’arpenter la forêt le long du lac de Ste Ménehould pour tuer le temps , il ne savait pas encore ou du moins il avait pas le courage de pratiquer son métier de Médicastre depuis qu’il avait fermé son cabinet à Compiègne . Le vioc avait pris de mauvaises habitudes à trainer en taverne pour s’enfiler quelque pintes et rentrer ivre à ne plus savoir le chemin de sa cabane .
La vie à Ste était plutôt calme , ce n’était pas foule dans la ville , les habitants se cloitraient dans leur demeure ou il se demandait parfois si il n’ y avait pas eu une épidémie qui avait éradiqué tout êtres vivants.

Les seul personnes qu’il voyait s’était Aimelin , Alie et durant un temps « la brunette « la sœur du seigneur , une sacrée bonne femme celle- la .Enfin , elle était plutôt charmante avec un sacré caractère , il trouvait amusant de la taquiner et même qu’il exagérait des soirs …

Quand il avait appris que la Brunette avait quitté la ville , Wilus était triste , le vioc n’est pas si dur et carne comme il le prétend , il a des sentiments .

Un soir , il rencontra Aime en taverne qui lui avait demandé des explications sur ses paroles , Wilus se sentait coupable , il ne pensait point un mot de ce qu’il avait dit , il aurait dù se taire avec ses maudites taquineries , lui qui pensait faire bien pour retenir la Brunette , c’était raté.

Sa promenade terminait Wilus décida d’aller se remplir le gosier , à peine qu’il eu ouvert la porte , un soldat affolé le stoppa .

Messire Wiluuuss…. Il y ‘a eu…un terrible accident …

Calmez vous mon cher ! Expliquez moi ce qu’il se passe ?

C’est vos amis , ils ont été attaqués par une Armée entre Ste Ménehould et Compiègne , ils vont être transportés à l'auberge des petits cailloux.

Après les explications du soldat , il devait préparer une chambre d’où il serait à l’aise pour soigner .
Des gouttes commencèrent à couler le long de son front , il se reprit pour se concentrer pour ne rien oublier et il demanda au soldat de l’accompagner jusqu’’à chez lui .


Vous pouvez m’emmener jusqu’à ma demeure messire ? J‘ai un léger soucis , mon bougre d‘âne enfin..
Ce n’était vraiment pas le moment de se plaindre de son âne , il était partit et il devait se faire une idée .

Le soldat le transporta sans se poser de question avec un air étonné …
Un âne , pff.. Il doit être fou celui la


Cedmisc a écrit:
le duc était bien occupé par ses dossiers quand il fut dérangé par un brouhaha dans les couloirs. Tâchant de ce renseigner sur ce vacarme qui troublait son travail, il apprit la terrible nouvelle: Aimelin et Alienor blessés par une armée le soir précédent.

Des réunions avaient eu lieu, les esprits s'étaient échauffés et il avait eu du mal à les calmer. Les dysfonctionnement étaient apparus et il fallait trouver des solutions. Alors il se remit au travail, l'esprit néanmoins occupé par les deux malheureux.

Maltea vint le trouver pour qu'ils partent retrouver les victimes à Sainte-Ménéhould. Après avoir donner des consignes pour leur absence, écrit une lettre à Aimelin et Alienor, ils s'élancèrent sur les chemins.
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Mer 28 Mar - 11:56 (2012)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> ~ 1460 ~ Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template zenGarden created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
hebergeur image