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1457-09-29 ~ Joutes de St Michel (Lavardin - Edition 1457)

 
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MessagePosté le: Mer 21 Oct - 11:24 (2009)    Sujet du message: 1457-09-29 ~ Joutes de St Michel (Lavardin - Edition 1457) Répondre en citant

Llyr a écrit:
[rp]Pour la seconde anénes consécutive, le Lavardin accueillait les festivités de la St Michel, Saint Patron du Fief, du domaine, et figure angélique emblématique du seigneur des Lieux.

Pour la seocnde fois, donc, la Lice avait été dressée, palissades, gradins, oriflammes aux vents claquant fièrement.

Au bas de la Forteresse du Lavardin, qui dominait le Loir de son à-pic, déjà de nombreuses tentes de nobles se dressaient elles aussi dans le campement sécurisé qui avait été mis à leur dispositions.

L'heure était encore aux dernières vérifications d'usages et aux ratissages et tamisages, mais non loin de là, les bouquets de senteurs des multiples cuisines à ciel ouvert annonçaient à qui voulez entendre et sentir que els festivités, cette année encore, seraient un grand moment d'automne.

L'on attendait plus de 100 jouteurs, un record pour une joute privée.
[/rp]


---------------------------------------------------------------


Gnia. a écrit:


Enfin, après moult journées de voyage, des nuits plus ou moins inconfortables en auberge, et quelques kilos de poussière plus tard, l'on était arrivé au Castel Lavardin. Le voyage avait semblé interminable et c'est avec un soulagement certain qu'Agnès avisa l'installation que le Duc Llyr avait mis à disposition des participants aux festivités. Pour sûr, l'on ne serait pas tassés les uns sur les autres. De nombreux oriflammes flottaient déjà au vent, certain connus et d'autres non.
Dès que les gardes postés à l'entrée du campement eurent indiqués un emplacement où s'installer, la petite troupe qui accompagnait le Vicomte et la Vicomtesse de Bapaume entreprit rapidement de monter les tentes et d'y installer de quoi passer quelques jours le plus confortablement possible.

Malgré la joie de savoir que cette nuit ne serait pas suivie d'une nouvelle journée à cheval, la Saint Just était morose. La perspectives d'avoir à partager plusieurs jours durant la même tente que son époux ne la ravissait pas. C'est que si l'ostau de Tarbes permettait de s'éviter soigneusement, une tente, aussi spacieuse soit-elle, les obligeait à devoir se supporter. Faisant contre mauvaise fortune bon coeur et puisque l'on devait sauver les apparences, tente commune avait donc été décidé.
Les oriflammes familiales furent rapidement hissées en haut des mâts, annonçant ainsi que l'établissement de leurs quartiers était achevé.

Ne perdant pas une minute, Agnès fit appeler Aimelin, qu'elle avait spécialement embauché comme escuyer pour l'occasion. Elle espérait secrètement qu'il accepte ensuite de rester à son service mais elle savait que certains hommes ne détestaient rien tant que d'être liés tels les oiseaux de chasse à leur maître. Et elle ne connaissait pas suffisamment l'homme pour savoir s'il faisait partie de la catégorie sus nommée.
Quoiqu'il en soit, il convenait dès à présent de vérifier montures et armures, s'assurer que tout était en ordre pour jouter dans les meilleures conditions possibles.
Il faudrait ensuite aller aux renseignements pour savoir si la meute de Bapaume, voyageant depuis le domaine artésien était arrivée et si elle serai aussi prometteuse que son veneur lui avait assuré par missive

Le gamin qu'on avait envoyé aux nouvelles afin de se renseigner sur la composition des duels pour le tour éliminatoire revient en courant et essoufflé annonça la nouvelle avec une petite moue qui ne présageait rien de bon.


Messer de Dénéré ! Messer ! Z'êtes de ceux qui jouterons aux éliminatoires !

La vicomtesse tiqua. Voilà une chose qui n'arrangerait surement pas l'humeur de son époux.


Aimelin a écrit:
Lorsque la Vicomtesse de Bapaume lui avait demandé de l'accompagner en tant qu'écuyer aux joutes de St Michel, en Lavardin, Aime n'avait pas hésité. Il avait grand respect et amitié pour cette jeune femme avec qui il aimait à échanger et elle faisait partie de ces gens qui ne lui avaient pas tourné le dos apres un épisode tres mouvementé de sa vie, elle aussi mouvementée.

Et puis quitter le Béarn pendant quelques jours lui ferait grand bien. Sa taverne garnie de bon nombre de miches, il avait posé les siennes sur Altaïr pour rejoindre ses compagnons de voyage.
Quelques braies et chemises de rechange avaient pris place dans ses fontes ainsi que quelques trésors qui le suivaient partout lorsqu'il quittait la chambre qu'il s'était gardé à son auberge. Un des boucliers de Lily était accroché à sa selle, et son épée courte bien en place à son ceinturon.
D'humeur joueuse et aventurière, il était prêt à chauffer les oreilles de quelques brigands qui voudraient leur barrer le chemin. S'il nétait plus garde comtal, il en restait nénamoins un soldat dans l'âme et les entrainements avec ses amies soldats lui permettaient de ne point perdre la main.

Les tentes finies d'installées, Aime était allé s'occuper des chevaux vérifiant les pieds et distribuant seaux d'eau qu'il était allé chercher pres de la rivière. Lorsqu'il avait accepté ce travail, la pensée qu'il serait pres des chevaux l'avait décidé.
Depuis son plus jeune âge, ayant grandi chez un oncle forgeron, il avait appris à s'en occuper et c'était pour lui un bon dérivatif. Altaïr, son fidèle merens avait joué un grand role dans ses moments de doute et de souffrance et il ne pouvait pas imaginer le perdre.

Tout en s'affairant il pensait à Melissande, son amie louve et chevalier qui lui avait tant appris sur la façon de combattre et sur les chevaux, passion qu'ils avaient en commun.
Ils auraient dû se retrouver l'an passé à ces joutes, mais quelques évènements imprévus les en avaient empêchés. Amie chère à son coeur, la louve de Champagne avait depuis disparu sans que le jeune gars puisse savoir ce qu'il s'était passé. Regard mélancolique autour de lui et sourire à ses amis de voyage, en caressant l'encolure de l'étalon.

Un homme venu le chercher pour rejoindre la Vicomtesse le tira de ses pensées. Quand il la rejoingnit à sa tente il remarqua son air soucieux mais n'en dit mot. Sans doute la fatigue du voyage et sa préoccupation pour ces joutes.

Il s'inclina devant elle en souriant.


Bonjour Vicomtesse me voici.


Gnia. a écrit:
Assise sur un pliant, accoudée à la petite table dressée où s'étiolait les vestiges d'un repas léger, la vicomtesse réfléchissait. L'on aurait pu croire qu'elle observait pensivement son harnois qui avait été apporté sous la tente, mais non point. Son regard s'était perdu avec ses pensées sur le difficile sujet de comment supporter le temps des festivités la présence rapprochée de son époux. Fallait-il se contenter de l'ignorer ou tâcher de faire conversation au risque de voir une dispute sonore éclater ? L'établissement en tente ne laissait que peu de place à la seconde option, aux vues de la proximité du noble voisinage.
Elle en était à cette pragmatique conclusion lorsqu'Aimelin écarta les pans de tissus qui masquaient l'entrée et s'annonça.


Bonjour Aimelin. Venez donc vous asseoir, il reste quelques fruits et un peu de clairet si vous avez faim ou soif... Voyons ce que nous devons vérifier avant que l'on annonce le premier tour des joutes...

Pour la monture, je vous laisse le choix de choisir parmi celles qui ont fait le voyage avec nous, celle que vous pensez être la mieux apte à supporter le poids de l'armure et les cris de la lice. Il faudra alors l'entourer de tous les soins, car j'espère bien que le destrier ne me fera pas défaut face à l'adversaire.

Pour l'armure... Elle pèse son poids, je ne vous apprends rien et il me faut vérifier que toutes les pièces s'encastrent bien et qu'aucune ne se soit grippée. Il va donc falloir l'essayer et je vais avoir besoin de votre aide...


A ces mots la jeune femme se leva et se dirigea vers l'alcôve ménagée dans la tente où se trouvait l'espace dévolu à la chambre. Elle y retira son bliaud, s'observant un instant dans la psychée qui trônait non loin du lit pliant puis reparut face à son écuyer, en chainse et braies faites de lin fin, autrement dit en sous-vêtements. Elle était en train de se saisir du gambison, vêtement matelassée qui amortissait les coups sous l'armure, lorsqu'elle songea à sa tenue et à la présence d'Aimelin. Elle senti une légère rougeur lui monter aux joues.
Diable, que lui arrivait-il ? C'était bien la première fois qu'elle ressentait une quelconque gêne à paraitre quasi dévêtue devant un escuyer. Mais d'habitude les escuyers embauchés étaient de jeunes gens à peine pubères et Agnès se moquait bien de les mettre en émoi. Sauf que là, Aimelin était loin d'être un jeune homme pas encore déniaisé et qu'en plus il était plutôt bel homme...

Tandis qu'elle laçait le gambison les doigts tremblants, elle tâchait de reprendre contenance. C'était quoi déjà la prière pour les péchés ? Ah voilà...
"Je confesse à Dieu tout puissant à tous les saints et à vous aussi mes amis, parce que j'ai péché en pensée, en parole, en action." Et hop, un noeud pour fermer le bas de l'habit.
"Je supplie tous les saints et vous mes amis de prier la Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon l'absolution et la rémission de tous les péchés." Et un deuxième laçage réalisé de main de maître, malgré la présence d'une poitrine opulente quoique bandée.
Elle entamait le dernier pour fermer le col quand elle appela Aimelin d'une voix à présent sans la moindre trace de tremblement. De toutes façons, clairement l'habit qu'elle venait de revêtir était tout sauf sujet à errances coquines de l'esprit, elle avait juste l'air d'un bibendum avec quelques siècles d'avance.


Commençons par le plastron et la dossière. Il faut fermement les lier sur le gambison...

Aimelin a écrit:

Le jeune gars jeta un rapide coup d'œil sur les fruits. Quelques pommes attirèrent son regard, pommes qui venaient toujours rappeler à son esprit quelques petites anecdotes passées, et quelques souvenirs bien agréables, et il ne pût réprimer un sourire. Il refusa poliment l'invitation et prit place sur le pliant en face d'elle pour l'écouter.

Il avait remarqué parmi les chevaux un demi trait qui lui rappelait Ares et avait jeté son dévolu sur lui pour les joutes. Peu apte au grand galop cette catégorie de destrier était capable de subir l'assaut des tournois et des combats, et Gnia en bonne cavalière n'aurait aucun mal à le diriger. Son choix étant fait, il n'aurait plus qu'à l'équiper de protections métalliques qu'il fixerait sur le poitrail et le long des flancs, comme le lui avait appris Mélissande, pour le protèger des coups.


pour votre destrier n'ayez crainte Vicomtesse, j'ai repéré la monture parfaite parmi vos chevaux, et elle ne vous décevra pas.

Il la suivit des yeux lorsqu'elle se dirigea vers l'alcove qui lui servait de chambre et se leva à son tour, profitant pour regarder le harnois posé dans un coin. Il connaissait les qualités de ces armures moins difficiles à porter qu'une cotte, le poids pourtant supérieur étant mieux réparti, ce qui faisait qu'un chevalier pouvait ainsi prestement monter à cheval ou se relever s'il tombait.

Il tourna la tête quand il l'entendit revenir, et ne pût s'empecher de penser qu'elle avait presque la même chainse que lui. Son gambison à la main elle le regardait et il se demanda s'il avait quelque chose qui clochait dans sa tenue. Il essaya de remettre en ordre sa mèche rebelle mais ses cheveux ayant décidé depuis toujours d'être libres comme lui, il avait du mal à les faire obéir. Mel et Malt ne l'appelaient pas l'ébouriffé pour rien. L'air gêné de la Vicomtesse le fit réagir et il baissa les yeux, plus pas respect que par gêne.

Attendant qu'elle ait fini d'enfiler le vêtement, si l'on pouvait appeler cela ainsi, il lui jetait de temps à autre un coup d'œil amusé pour suivre le déroulement des opérations et ne pas la faire attendre, et il fallait bien l'avouer également pour profiter des yeux que lui avaient donnés le tres haut et qui comme le disait sa mamée étaient là pour voir et donc apprécier les belles choses, si belles choses il y avait bien sûr. Et en la voyant s'occuper du deuxième laçage, il pensa que sa mamée avait fichtre raison à propos des belles choses.
Il la regarda finir le dernier laçage, admirant sa dextérité en la voyant si habile de ses doigts, ce qui le laissa pantois et rêveur. Petit moment de rêverie qu'il abandonna rapidement pour reprendre un air sérieux et prêter toute l'attention qu'il fallait à ses propos tout en la regardant. Ce gambison était ma fois fort sayant et lui allait ... bien. Tres bien serait une flâtterie qu'il ne se permettrait pas et de toute façon la Vicomtesse n'allait pas lui demander son avis.

A sa demande il posa plastron et dossière qu'il relia soigneusement de façon à laisser le minimum d'espace quand le casque serait en place. Tout en s'affairant il chantonnait machinalement essayant de rendre ses gestes rapides et efficaces, repassant dans sa tête ce qu'il devait préparer. Le cheval serait vite prêt et il s'était occupé également du bouclier qu'il avait nettoyé et rendu propre comme un sou neuf. Tout devait être parfait pour que Gnia n'ait à l'esprit que la joute et non son équipement.

Dossière et plastron bien en place et solidement attachés, il se recula et se retourna vers le reste de l'équipement en souriant.


pouvons nous rajouter un peu plus de poids si tout va bien ?


Gnia. a écrit:
A l'instant où Aimelin avait commencé à lier les deux pièces, le poids qu'elles pesaient s'était immédiatement fait sentir, poussant sur les épaules d'Agnès telle une poigne de fer qui tenterait de la forcer à mettre genou à terre. Toutefois la bonne nouvelle était que les pièces s'adaptaient parfaitement, signe que la silhouette de la Vicomtesse ne s'était pas trop empâtée depuis les dernières joutes et à la faveur de la récente grossesse. Cette pensée fut rapidement chassée par une autre préoccupation, la même depuis qu'elle avait décidé de cette séance d'essayage d'équipement, son écuyer.

Elle l'avait observé à la dérobée tandis que tout près d'elle il s'était affairé à attacher dossière et plastron en chantonnant. Se laissant bercer par la mélodie à peine murmurée, son esprit avait vagabondé. Depuis quand ne s'était-elle retrouvée si proche d'un contact masculin ? La réponse fut loin d'être dictée par la raison. Trop longtemps ! Si au début de sa grossesse elle avait tenté quelques timides avances vers son époux, elles n'avaient pas été couronnées de succès, tant celui-ci était pris par sa charge de bourgmestre. Puis ensuite, à mesure que la grossesse et la mauvaise humeur avaient avancé, c'était elle qui l'avait bouté hors du lit conjugal. Et après la naissance cela avait été de mal en pis, si pis était encore possible. Résultat, ceinture, depuis des mois...


Pouvons nous rajouter un peu plus de poids si tout va bien ?

Hein ? Quoi, que, qu'est-ce ? Instant de flottement tandis qu'Agnès revient au monde présent. Palsambleu ! Il faut absolument qu'elle occupe son esprit par d'autres pensées que celles-ci, sinon le prochain qui la confessera risque l'apoplexie...

O... Oui... Allez-y, passons aux cuisseaux, nous finirons par les pièces couvrant les bras...
Quelle est cette ritournelle que vous chantonnez avec tant d'entrain ?


Penser à autre chose qu'au fait que les fameux cuisseaux se lient à la ceinture et haut sur la cuisse. Puisque la prière a échoué à dévier le cours de ses pensées, il va falloir trouver autre chose. Tiens, voilà, des calculs complexes, cela devrait faire l'affaire.
Disons... Soit un total de ventes pour la semaine de 528 vachettes issues du cheptel comtal. Sachant qu'il faut les nourrir depuis le sevrage jusqu'à ce qu'elles soient en âge d'être vendues à raison de 3 sacs de blé par tête et que chaque sac de blé coûte 12,90 écus. Entendu que chaque vache sera vendue 45 écus, quel sera le bénéfice dégagé par le comté ?
Agnès en était à calculer de tête combien faisait 528 fois 3 lorsqu'elle sentit d'abord le contact froid de la pièce d'armure sur sa cuisse gauche. 528 fois 2 est égal à... 1056.. auxquels il faut ajouter 528... L'intention était bonne. Malheureusement, Agnès ne put jamais terminer cette simple addition. Aimelin s'était baissé et tentait d'attacher fermement la boucle du cuissard. Elle pouvait sentir la chaleur de ses mains à travers le fin tissu de ses braies. Et ce qui devait arriva, sa respiration s'accéléra légèrement, ses joues se colorèrent à nouveau d'une teinte rosée, et elle dut se mordre les lèvres jusqu'au sang pour retenir sans succès un léger soupir.

Se reprendre. Immédiatement ! Combien de vaches on avait dit déjà ? Aaargh... Adieu veau, vache, cochon, couvée... L'homme est à présent devant elle, un genou à terre, vérifiant que la pièce est bien en place. Elle baisse les yeux sur lui. Sa main - à cet instant, elle n'en contrôle plus les mouvement - se tend et frôle une mèche rebelle, tombée devant ses yeux pour la remettre en place. Comme si elle avait tenté de toucher une braise rougeoyante, elle retire vivement sa main. Elle détourne la tête, ferme les yeux, se couvrant la bouche de cette main dont elle ne savait plus que faire. Ecarlate ? Oui, à présent elle doit l'être si elle en juge par la vive chaleur qui lui brûle les joues. A peine audible, un murmure


Je.. Je n'aurai pas dû...


Aimelin a écrit:
Bien qu’elle soit pres de lui elle était ailleurs. Cette faculté à se déplacer hors des lieux où l’on se trouvait tout en restant sur place était quelque chose d’assez intéressant, si intérêt il pouvait y avoir à être ailleurs bien entendu. L’Ecuyer observait la Vicomtesse à la dérobée. Lorsqu’ils étaient au Castel de bea, il la voyait tres sûre d’elle dans ses discussions concernant les projets et toutes choses qui se rapportaient au Comté, et la voir parfois hésitante en ce moment l’étonnait légèrement. Mais il est vrai que la pression des joutes à venir ne devait pas être étrangère à tout cela.

Le temps de vérifier les deux pièces, Aime était prêt pour l’étape suivante. Tout en revenant vers Gnia il repassait le mode d’emploi dans sa tête… surtout bien les fixer sans qu’elles gênent la cavalière… alors cette sangle pour la ceinture, celle la pour la cuisse… pour la cuisse… petit regard vers Gnia… puis regard vers le cuisseau qu’il tenait et petit arrêt avant de se décider. Allons Aime tu n’es plus un puceau qui s’affole à la moindre femme qu’il doit approcher, n’oublies pas que Vicomtesse ou pas tu as un travail à faire.

Son questionnement sur la contine lui sauva la mise.


Cette ritournelle m’accompagne partout. Elle s’appelle "trop penser"… c’est l’histoire d’un rendez vous galant et secret à la nuit tombée dans la chambre d’une belle.

Il avait débité sa phrase en souriant, repensant à Bel et lui lorsqu’à cheval, ils chantaient cette ritournelle lors de l’expédition contre Torras. Petit moment mélancolique à chaque fois que ces personnes chères à son cœur, hélas trop loin ou disparues, occupaient ses pensées.

Il se secoua, et sa petite ritournelle en fond, plaça la pièce métallique sur la cuisse gauche vérifiant qu’elle tombait parfaitement, les harnois étant faits sur mesure. Beau travail pensait il tout en ajustant la pièce avec des gestes sûrs et rapides comme on le lui avait toujours dit.

Petit regard vers la vicomtesse qui semblait repartie dans des rêveries qui lui donnaient tout de même un certain air soucieux, pour ne pas dire un air soucieux certain. Sans doute pensait elle à ses joutes et ses futurs adversaires, ce qui expliquait son air absent par instant.
La sangle était attachée et il réalisa qu’il était à genoux devant une femme, encore une fois. Il réprima un fou rire en pensant que si quelqu’un avait la bonne idée d’entrer il allait encore être dans une situation équivoque. Il imaginait l’entrée de Rose qui ne manquerait sans doute pas de baffouiller, Dance il préférait ne pas y penser, la blondinette lui lançant souvent des regards méfiants lorsqu’une belle l’approchait bien qu’ils ne soient qu’amis, ce qui amusait le jeune gars. Quant à l’intrusion d’Erel, Aime pensait qu’il avait intérêt à avoir les mains occupées par une pièce de l’armure s’il voulait justifier l’essayage du harnois.

Les doigts de la Vicomtesse qui lui remettait une mèche rebelle en place le surprit. Autant ce geste de la part de Dotch ne le gênait pas étant tres proche de la Duchesse, autant de Gnia il le surprenait, mais dans le bon sens c'est-à-dire agréablement. Pourquoi cela, allez donc savoir, les méandres du cerveau masculin étant bien compliquées, d’où leur nom de méandres, chemins divers et sinueux que lui même avait du mal à suivre sans se tromper de direction.


Je.. Je n'aurai pas dû...

Il ne l’avait jamais vu rougissante et gênée et il pensa en être la cause vu le peu de personne dans la tente. Il se releva en souriant voulant la rassurer.

Ça n’est rien Gnia rassurez vous… je suis ... il marqua une seconde d’arrêt. Lui dire qu’il était habitué aux gestes tendres de certaines femmes allait lui donner une image différente de ce qu’elle avait de lui peut être. Il se rattrapa donc d’un air naturel.… quelqu’un qui ne se formalise pas de certains gestes.

Il se demandait s’il était tres clair, mais il n’allait quand même pas lui dire que son geste avait été tres agréable et il ne vallait mieux pas évoquer les pensées qu’il avait eu en la regardant nouer les lacets de son gambison. Depuis sa rupture avec sa fiancée il s’était juré de ne plus tomber sous le joug d’une femme avant longtemps, et même si une certaine blonde avait le pouvoir de peut être le faire changer d’avis un jour, il n’en était rien pour l’instant et il prenait donc la vie comme elle venait, la mordant à pleine dents, sans se poser de questions.

Passant derrière Gnia il entreprit d'attacher la sangle autour de sa taille, reprenant sa ritournelle...

"Trop penser me font amours dormir ne puis
Si je ne vois mes amours toutes les nuits"


Peut être qu’il devrait chantonner autre chose, mais cette chanson était un réflexe et il fallait qu’il s’occupe l’esprit tout en occupant ses mains à de nobles tâches.


Melian a écrit:
[Tente de la médicastre Melian de Ventoux, dame de Beost]



Parmi la petite troupe que comptait la suite du Vicomte et de la Vicomtesse, il y avait une petite voiture en queue de peloton. Et dedans, une toute jeune femme de 24 ans, grosse de 5 mois à présent, épouse et mère, mais surtout médicastre, d'où la raison de sa présence.

Sa Grandeur de Saint-Just avait en effet demandé sa présence, afin de pouvoir dispenser les soins dont pourraient avoir besoin son époux ou elle-même. Melian espérait cependant de tout cœur que l'on eut guère besoin de ses services, mais elle ne pouvait pas refuser alors qu'une personne qu'elle tenait en haute estime lui demandait son aide.

Le voyage fut long, bien long pour la jeune femme que son époux avait autorisé à venir, à la condition expresse qu'elle rentre dès que tout serait terminé. Mais était-il besoin de lui demander, elle qui était au supplice dès lors qu'elle était séparée de son aimé et de leur fils ?

Elle retint un soupir de soulagement lorsqu'on annonça que l'on arrivait enfin. Avec la grossesse, les voyages lui semblaient plus pénibles, mais elle savait que ça n'était rien par rapport à ce qu'elle ressentirait quand elle approcherait le terme. Après tout, ça n'était pas sa première grossesse.

Elle profita de ce que les hommes du couple montaient les tentes pour se dégourdir les jambes. Elle remarqua les oriflammes qui coloraient les lieux d'autant d'armoiries de nobles familles. La dame de Beost sourit en voyant certains, bien connus. Elle croisa le regard de la Vicomtesse, qui avait semblé bien contrariée pendant le voyage, mais plus encore à présent. Elle ne posa aucune question, cela ne la regardait guère, et si sa Grandeur souhaitait l'entretenir sur de telles questions, elle le ferait de son propre chef, à n'en pas douter.

Une petite tente lui avait été attribuée, et fut vite montée du fait de sa taille réduite. Aussi, dès lors que son installation fut terminée, Melian demanda l'aide de deux hommes pour porter deux malles qu'elle avait amenée, une contenant ses affaires, l'autre contenant divers bocaux de plantes médicinales, ses outils chirurgicaux, des linges, des compresses, entre autre matériel médical. Une fois qu'ils les eurent posées, elle les remercia et se mit à ranger tranquillement ses ustensiles.


Gnia. a écrit:
[Tente Dénéré - Saint Just]


Il s'était relevé, lui faisant face, et pourtant elle n'avait pu le regarder, encore par trop honteuse de ses pensées et du geste qui en avait résulté. Tandis qu'il parlait, elle avait retenu sa respiration, appréhendant les conséquences de ce qu'elle considérait comme une invite. Mais force était de constater qu'il ne l'avait pas entendu ainsi, loué soit le Très Hauct. Aimelin n'y avait vu qu'un peu de familiarité, rien d'autre. Agnès se trouva soudain fort ridicule, maudissant la chair et ses faiblesses. Relevant le menton, elle hocha légèrement la tête pour signifier à Aimelin qu'elle l'avait entendu et compris. D'ailleurs celui-ci retourna promptement à ses occupations, continuant à chantonner cette ballade qui semblait à présent la narguer.

Oui, parfaitement ridicule. Il n'y avait pas d'autre terme pour décrire sa réaction. Comment donc l'écuyer aurait-il pu savoir que ce simple geste avait été le résultat de pensées fort peu aristotéliciennes ? Et dire qu'elle s'était attendue à ce qu'il y voit la preuve de son trouble. Si elle avait été seule, la vicomtesse aurait probablement échappé un ricanement moqueur, destiné à elle-même.

Et pourtant... Force était de constater que si la raison avait pris le dessus, la chair, elle, subissait les choix de la raison, à son corps défendant. Enfin non, voilà tout le problème, en fait. Le corps n'avait aucune envie de se défendre. Preuve en était ce frisson parfaitement incontrôlable lorsque les mains d'Aimelin parcoururent sa taille pour y fixer la sangle de ceinture.
Et bien soit, s'il fallait trouver compromis dans le couple tumultueux que formait raison et corps, compromis l'on trouverait. Frissonne et frémit donc tant que tu voudras faible chair, tant que raison nous garde, nous ne craignons rien !
Et tandis que sa peau réagissait, se régalant de si peu, à chaque fois qu'elle devinait les mains de l'autre la frôlant à travers les tissus, la raison, elle, contrôlait à présent parfaitement l'esprit.


Je crois que le tour préliminaire doit être achevé à présent. Notre essayage risque de se muer rapidement en véritable préparation, je pense. Le gamin que j'ai envoyé aux nouvelles nous préviendra...

Délicieuse et nouvelle sensation que ce sentiment de contrôler une partie de soi ! La Saint Just n'appréciait rien tant que cette impression de pouvoir et un sourire carnassier éclaira son visage. Et comme à chacune des nouvelles découvertes, elle savait qu'il faudrait en éprouver la force. Combien de temps pouvait-on résister ? Voilà une question qui méritait d'être approfondie...
Le deuxième cuissard fut placé, sensations identiques mais cette fois les réactions étaient bien plus contrôlées. Profitant de ce qu'Aimelin ne pouvait la voir, affairé sur la pièce de harnois, elle se mordit toutefois la lèvre, avant de continuer son badinage


J'ai fait confectionner une nouvelle et splendide couverture d'apparat aux couleurs de mes armes familiales pour couvrir le destrier. Elle a coûté son prix mais la qualité du tissu et la facture des broderies est magnifique...

Elle fut coupée par les cris à l'extérieur de la tente du petit que l'on avait embauché pour courir de la lice aux tentes et effectuer toutes sortes de tâches.

Dona ! Dona ! L'vicomte a passé les éliminatoires ! A fallu deux lances mais l'a brisé !

L'entrée d'un gamin ébouriffé au visage grêlée de tâches de rousseur mis fin à l'ambiance étrange qui régnait dans la tente. Encore essoufflé, le garçon exécuta un salut à la va vite et continua à déverser son flot incontinu de paroles. Il y avait de quoi être excité, les joutes étaient toujours un spectacle exaltant, surtout vu au travers des yeux d'un gamin qui aspirait un jour à devenir palfrenier.

Z'ont annoncé les duels du premier tour ! Z'affrontez une baronne, que j'me souviens plus d'son nom, Dona ! Et l'vicomte aussi, une baronne aussi !

La vicomtesse n'eut pas le temps de demander de plus amples détails, que le gamin ressortit en courant, les yeux brillants d''excitation.
Croisant le regard d'Aimelin qui s'apprêtait à fixer à présent les pièces d'armures couvrant les bras, elle éclata de rire


Et bien, en voilà un qui pourrait faire carrière comme crieur public, ma foi !
Hâtons nous, dès que le temps de repos nécessaire aux qualifiés sera passé, je gage que le cor annonçant le premier tour résonnera bientôt...


En lieu et place de la figure soucieuse que la vicomtesse avait présenté depuis l'arrivée au Lavardin, un sourire enfantin et un regard pétillant éclairaient à présent son visage. Est-ce l'enthousiasme du petit coursier qui la gagnait ou bien simplement la perspective d'enfin jouter qui la grisait ? Probablement les deux à la fois. Envolés les soucis qui la minaient, oubliés les envies qui la taraudaient, du moins pour l'heure...


dancetaria a écrit:
Il savait qu'elle aimait les voyages, les nouveaux horizons. Ils aimaient aussi se retrouver ensemble, des événements derniers les ayant rapprochés. Aussi, quand il lui parla de ses festivités, et de la proposition que Gnia lui avait faite, ils avaient convenu qu'elle l'accompagnerait. Afin d'accompagner son ami, évidemment, de voyager, prendre du plaisir, mais elle savait aussi un autre de ses amis présents, Erel. Même si elle travaillait avec lui en ce moment, ils se voyaient peu. C'était une occasion de se voir, autrement. Une incertitude la taraudait, toutefois. Elle le savait très pris, peut être n'aurait il pas de temps à lui accorder.

La route jusqu'aux festivités avait été des plus calmes et agréables. Epée accrochée autour de sa taille, elle était tout de même restée méfiante, prête à l'attraper au moindre soucis. On ne change pas un soldat. Puis, elle se sentait le devoir de protéger aussi son ami, il avait subi des moments difficiles, il était encore fragile, même s'il ne le montrait pas. D'ailleurs l'idée qu'il prenne déjà les armes ne l'enchantait guère. Mais elle s'était abstenue de tout commentaire, ne voulant gâcher son plaisir avec des craintes. Elle se contenterait d'être là, si besoin.

Aimelin était parti rejoindre Gnia. Dancetaria avait préféré ne pas les déranger, et visiter un peu les environs.La blonde n'était guère habituée à ce genre de choses, elle se sentait aussi peu à sa place. Du monde, qu'elle ne connaissait évidemment pas. Lasse de se promener, elle décida de retrouver Aimelin. Après quelques réflexions pour se remémorer l'emplacement, elle arriva. Sans trop réfléchir, elle pénétra dans la tente


Que de monde ! Dit elle, tout en rentrant. Elle sourit à Aimelin, mais était étonnée par la couleur empourprée de Gnia. Elle ne la connaissait pas. Mais l'ambiance lui fit penser qu'elle arrivait au mauvais moment. Elle rougit à son tour, gênée, ne sachant vraiment pourquoi.

Excusez moi ... Je ... je dérange peut être, je vais refaire un tour, je ... je n'ai pas tout vu

Rapidement, elle se dirigea en dehors de la tente, attendit devant. Elle ne connaissait vraiment rien à tout cela, ne sachant les comportements qu'il fallait adopter, et tout le reste. Alors qu'elle pensait, rapidement elle vit un gamin qui arrivait. Son comportement chassa les idées de la blonde et elle ne put que sourire du spectacle qui se passait. Les choses allaient commencer.


Aimelin a écrit:
[Tente Dénéré - Saint Just]

Tout en jetant des coups d’œil curieux à la jeune femme, l’Ecuyer s’affairait. Se pourrait il que son geste soit un signe quelconque ? elle était Vicomtesse et il savait la place qu’il avait. Il sourit tout en continuant sa tâche, pensant qu’il verrait bien si d’autres signes venaient la troubler. Deuxième cuissard, deuxième mise à genoux devant la Vicomtesse, ce qui commençait à devenir une habitude, et toujours sa petite ritournelle qui lui permettait de s’occuper l’esprit. Ses mains semblaient parfois vouloir s’attarder en faisant leur œuvre et il devait les rappeler à l’ordre. Frôler mais point trop pour ne pas réveiller certaines pensées qui n’auraient peut être pas leur place en ces lieux.

J'ai fait confectionner une nouvelle et splendide couverture d'apparat aux couleurs de mes armes familiales pour couvrir le destrier. Elle a coûté son prix mais la qualité du tissu et la facture des broderies est magnifique...

Aime sourit tout en continuant à fixer les pièces de l’armure, à savoir les protections des bras qu’il fixa solidement, et allait répondre quand les pans de la tente s’ouvrirent pour laisser entrer la blondinette de Capitaine béarnaise.

Excusez moi ... Je ... je dérange peut être, je vais refaire un tour, je ... je n'ai pas tout vu

Surpris, il n’eût pas le temps de lui répondre que des cris suivis de l’irruption d’un gamin qui sagitait en parlant à la Vicomtesse vinrent animer la tente.

Aime suivit des yeux Dance qui ressortait, espérant qu’elle allait attendre dehors et ne pas s’éloigner. Sa gêne le fit sourire. Les femmes resteraient toujours un mystère pour lui, même s’il tentait quelques explorations hasardeuses pour en découvrir tout le fonctionnement, et sa blonde amie était à elle seule un mystère qu’il aimait à découvrir au fil des jours et des semaines. Amis depuis de longs moi, depuis leurs fonctions au sein du conseil comtal lorsqu’elle était Bailli et lui Connétable, les deux jeunes gens avaient appris à se connaitre et s’apprécier, et une belle complicité avait résulté de ces deux mois passés à travailler ensemble pour le Béarn. Elle avait été toujours présente pour le soutenir, le pousser et l’affaire Vae Victis qui avait secoué le comté au mois d’août n’avait fait que renforcer leur lien. La peur de s’affronter, de se perdre avait laissé entre eux ce lien que personne ne pourrait détruire. Il n’était bien sûr pas insensible à son charme et elle le savait, mais il avait promis de laisser faire le temps. D'un autre côté, ne voulant encore souffrir il laissait vagabonder son âme libertine, savourant les plaisirs que lui offrait la vie.

Il songea à l’anneau toujours présent dans la poche de son ceinturon et sourit quand les paroles de Gnia le ramenèrent sur terre. Son éclat de rire le surprit mais il se laissa aller à rire lui aussi, pensant au camp qui devait être au courant des tribulations des jouteurs.


Voila Vicomtesse, votre armure est en place et il ne restera que le casque à placer au dernier moment. il ne pût s'empêcher de rire en repensant au gamin vous voila prête pour aller affronter la "baronne que j'me souviens plus d'son nom". Je cours finir de préparer votre monture et vous porterai votre bouclier.

Il s’inclina devant Gnia et se dirigea vers la sortie de la tente rejoignant Dance qui semblait hésiter. Passant derrière elle il posa une main sur sa taille en murmurant à son oreille d’un air taquin.

La belle blonde de Capitaine veut elle accompagner l’écuyer finir de préparer la monture de la Vicomtesse ? Apres, direction la lice.


Gnia. a écrit:
Tandis qu'Aimelin apportait les dernières touches au difficile et compliqué assemblage du harnois, Gnia repensa à l'entrée de Dancetaria. Enfin à sa sortie précipitée surtout. L'entrée en fanfare du petit coursier lui avait fait oublié un instant l'événement mais à la faveur de la tranquillité revenue sous la tente, elle y songea à nouveau.
La vicomtesse était persuadée que son trouble n'était plus visible à l'instant où la blonde amie de son époux et de l'escuyer était entrée. De toutes façons, le harnois pesait lourd et invariablement , l'on finissait pas avoir trop chaud. Dancetaria ne la connaissait pas du tout, c'était probablement la cause de sa gêne, Agnès ne voyait pas d'autre raison...


Voila Vicomtesse, votre armure est en place et il ne restera que le casque à placer au dernier moment. [...] Vous voila prête pour aller affronter la "baronne que j'me souviens plus d'son nom". Je cours finir de préparer votre monture et vous porterai votre bouclier.


Et voilà que son écuyer semblait pressé de partir à présent, probablement pressé de rejoindre la jolie blonde. Agnès avait remarqué le long regard qui l'avait suivie lorsqu'elle était sortie et ensuite la soudaine célérité qu'Aimelin avait développé pour finir son ouvrage.

Fort bien ! Vous me rejoindrez avec destrier et écu devant la tente de notre médicastre, j'ai quelques demandes à lui faire...

Une fois restée seule, la vicomtesse soupira. Décidément les blondes avaient toujours une place privilégiée dans les préférences masculines... Tsss...

Saisissant son heaume, judicieusement calé sous son bras droit, celui que l'armure permettait le plus de bouger, étant celui qui porterai également la lance, Agnès se dirigea à pas lourds et bruyants hors de sa tente. Elle cligna un instant des yeux, le temps de s'habituer à la soudaine lumière vive du jour et cahin-caha porta ses pas vers la tente de la Dame de Ventoux.

Clang... Clang... Clang... Enfin arrivée. Elle héla alors Melian. Elle ne voulait pas entrer, se dépêtrer des tentures qui masquait l'entrée lorsque l'on était pas tout à fait libre de ses mouvements relevait de l'exploit, et si l'on voulait écarter tout risque de surchauffe, autant s'en tenir au minimum syndical.
La Dame de Beost fit son apparition, ses rondeurs de femme enceinte lui conférant une sorte d'aura de bienveillance encore plus accentuée qu'à l'accoutumée.


Adishatz, Dame Melian.
Je tenais à vous voir avant d'aller sur la lice. Je suis sûre que vous avez tout prévu au cas où l'un d'entre nous soit blessé, mais je tenais surtout à vous voir pour vous mander quelque chose au cas où tout se déroule au mieux. Auriez vous quelque préparation d'herbes délassantes à ajouter dans le bain à me recommander ? J'affectionne tout particulièrement la tente des cuves une fois un duel terminé, le bain soigne les membres endoloris et nettoie la poussière de la lice...


Tandis qu'elle parlait, la vicomtesse guettait le camp. Son écuyer ne tarderait pas à revenir avec monture et écu et l'on ne pourrait plus alors reculer.


Melian a écrit:
Tandis qu'elle regardait que tout était bien disposé de manière à être facilement attrapable en cas d'urgence, il lui sembla entendre le bruit caractéristique d'une personne qui déambule armure sur le dos. Le bruit se rapprocha, et tandis qu'elle cherchait du regard son épée, vieux réflexe sait-on jamais, elle s'entendit appelée. Reconnaissant le voix de la Vicomtesse, elle s'en fut donc à sa rencontre.

Sortie de la tente, elle sourit à la noble dame toute arnachée. Ne manquait plus que le heaume. Cela avait beau être d'excellentes protections, il n'en demeurait pas moins que ce n'était pas pratique, et même dangereux dans certaines circonstances, du fait des limites de mobilité que les armures imposent. Elle l'écouta, et réfléchit à une préparation pratique dans de telles circonstances.


Adishatz Vicomtesse. Je puis vous confectionner une préparation de serpolet que vous n'aurez qu'à faire ajouter à vostre bain. Dès que vous souhaiterez aller vous délasser, vous n'aurez qu'à envoyer un ou deux domestiques la chercher icelieu, vu que ladicte préparation est de deux litres.


Aimelin a écrit:
[Du côté des chevaux]

La fuite, même provisoire, étant la meilleure des défenses lorsqu’il sentait un danger imminent en provenance des femmes, le jeune Ecuyer avait délaissé momentanément la Vicomtesse, afin d’entrainer le Capitaine béarnais vers la tente qui abritait les affaires nécessaires aux chevaux.

Tout doux j’ai presque fini … avec ces protections tu vas pouvoir t’en donner à cœur joie sur la lice.

Tout en parlant Aime s’affairait à préparer le destrier de Gnia. Le chambrein qui protègerait le cheval côté cervicale, avait été mis rapidement en place, ensuite la picière, protection pour le poitrail et enfin les flancois qui placés de chaques côtés protégeraient les flancs.

Tout en jetant des coups d’œil à la blondinette non loin de lui, il ne pouvait s’’empêcher de penser à Gnia et à sa gêne inhabituelle. Il espérait toutefois qu'elle n'avait pas remarqué son trouble ni le fait qu'il avait pris un peu plus de temps pour attacher le deuxième cuisseau. La Vicomtesse était une jeune femme charmante et même s’il avait pour elle tout le respect dû à son rang, et au fait qu’elle soit mariée, deux faits non négligeables, il n’en oubliait pas pour autant de se servir de ses yeux.

Il faut dire que depuis sa difficile rupture avec Quasi alors qu’ils étaient fiancés, l’ancienne Lame béarnaise n’avait repris ses errances visuelles qu’apres bien des mois de vision nocturne qui l’avait rendu aveugle à toutes celles qui passaient non loin de lui, malgré que son entourage n’était composé essentiellement que de jolies femmes.
Sa vision des jolies choses était revenue doucement au fil des jours, lors de son séjour à Lourdes, ville décidément des miracles, lorsqu’il avait rejoint Dance et retrouvé Ptit, comme lui Lieutenant de la Prévôté, et il faut bien avouer que cette dernière l’avait aidé grandement dans sa rééducation. Moments volés, rendez vous secrets et non promesses de toujours avait été le lot des semaines qui avaient suivi ce séjour, jusqu’à l’épisode de Vae, tout cela entrecoupés de soirées à refaire le monde ou du moins le Royaume avec la Duchesse de St Florentin, cette autre amie si chère à son cœur et dont le regard ne le laissait pas non plus de marbre. Une âme libertine pour prétexter ne plus vouloir s’engager, il prenait ce que lui offrait les femmes tout en gardant au fond de son cœur une place pour Elle. Et puis apres Vae, au Castel de Bea, sa rencontre avec Gnia, et puis Rose. Toutes ces femmes plus jolies les unes que les autres ne pouvaient que faire tourner la tête d'un ébouriffé comme lui.

Tout en finissant d’accrocher les dernières protections, il ne pouvait s’empêcher de penser à chacune d’elles et à ce qu’elles étaient pour lui, et une petite lueur de malice fit pétiller son regard quand il se redressa.

Un petit sourire à Dance en faisant le tour du demi trait tout en laissant sa main le froler, pour s’assurer que tout était parfaitement en place. Le destrier avait fière allure et le jeune gars était persuadé qu'il serait un bon partenaire pour Gnia.


Voilà de quoi le protéger au mieux… il ne manquera plus qu’à placer la couverture d’apparat qu’à fait confectionner la Vicomtesse.. on y va ma Dancinounette ?

Il attrapa le bouclier de la Vicomtesse d’une main et de l’autre se saisit des rennes pour entrainer le cheval à sa suite s’assurant que la jeune femme les accompagnait, et tous les trois prirent la direction de la tente de Dame Mélian, la médicastre, où Gnia les attendait.


Citation:
Citation:
Secondes Joutes du Lavardin



Premier Tour

Duel opposant
Agnès Adélaïde de Dénéré de Saint Just dicte Gnia Vicomtesse de Bapaume, Héraut d’Armes du Béarn à Rosebudy de Beaufort Baronne de Pouancé
-


Première Lance
Les deux cavalières se mettent en position. Et c’est le départ. Le combat semble intense tant les montures galopent dans un rythme effréné. Lorsqu’elles sont à portée d’attaque, les lances sont plaquées. Mais voilà que la Vicomtesse de Bapaume rate sa cible, tandis que la Baronne de Pouancé parvient à briser son arme. Le Héraut du Béarn est mise à mal, son assise est incertaine et finalement elle chute, sans se blesser toutefois.


Rosebudy de Beaufort est donc qualifiée pour le Deuxième Tour.


Gnia. a écrit:

En chevauchant lentement vers la lice, Agnès songeait aux précédentes joutes auxquelles elle avait participé. L'expérience se résumait aux joutes de la Saint Michel de l'année passée et à celles données en l'honneur de la naissance de l'héritier d'Ailhaud à Sainct Omer. Pas de quoi faire trembler un adversaire en somme et puis tout cela commençait à dater.... Mais quoiqu'il en soit, la vicomtesse persévérait, elle aimait l'ambiance unique du campement noble lors des festivités, la liesse du public autour de la lice acclamant son favori, les banquets et festivités qui suivaient inexorablement les duels, l'apparat et la richesse qui se dégageait de telles compétitions...

Voilà le cor avait sonné annonçant le premier tour et les premiers duels avaient commencés. La Bapaume les avaient suivis, juchée sur sa monture, d'un oeil distrait. Toutefois, elle porta un peu plus d'attention à ce qui se déroulait sur la lice lorsque le duel opposant son époux et Sibella de Vissac fut annoncé. Elle ne put retenir un cri d'effroi lorsque son époux fut flanqué à terre par la puissance du coup porté par son adversaire. Mais déjà l'on s'affairait autour de lui et Agnès ne put en apprendre beaucoup plus. Elle tentait de dissiper son inquiétude en se disant que leur médicastre saurait prendre soin de lui.
Il fallait absolument qu'elle garde toute sa concentration, l'on allait bientôt l'appeler sur la lice.

Voilà, son tour était venu. Elle entra sur la lice et fit un tour d'honneur aux côtés de son adversaire.
Elle faisait à présent face à son adversaire à l'autre bout de la passe d'arme. Agnès abaissa la visière de son heaume. Son champ de vision se résumait maintenant à quelques mètres et il fallait à présent user de la lice pour se guider. Il faudrait chevaucher bien au bord si l'on voulait être sûre de toucher son adversaire.
Lance abaissée, elle lança son destrier au galop. La rencontre ne pouvait plus tarder, et le choc suivrait, que ce soit elle qui brise ou non.
Et elle ne brisa pas. Sa lance ne rencontra aucun obstacle tandis que celle de l'adversaire se fracassa sur son armure. Elle lutta avec force pour garder son équilibre et rester en selle mais le mal était fait et quelques mètres plus loin, elle chuta de sa monture.

Quelques bruits de tôles froissés plus tard, la vicomtesse fut relevée, retira son heaume et salua son adversaire. Dernier regard pour la lice. Son écuyer était en train de récupérer le destrier qui avait fini sa course non loin. Il était plus que temps de se faire désencastrer et songer à tenue plus seyante. Direction de la tente des cuves fut prise à grand renfort de ronchonnements sur le fait qu'il faudrait surement encore faire redresser quelques plates du harnois...


Aimelin a écrit:

[En bordure de Lice, suivant l'affrontement de la Vicomtesse de Bapaume]

Le jeune écuyer avait accompagné la Vicomtesse jusqu'à la lice, impressionné par la foule qui se pressait pour assister aux différents face à face. Ne lachant pas le demi trait il lui parlait à voix basse, satisfait de le voir si calme devant tant d'agitation.
Moment d'hésitation lorsque le Vicomte fût mis à terre et soulagement lorsqu'il le vit entouré.

Aime ne put s'empêcher de suivre des yeux deux femmes dont les visages ne lui étaient pas inconnues, bien que de la noblesse. Sans doute ne le reconnaissaient elle pas mais il était certain de les avoir croisées en d'autres lieux. Un petit sourire s'afficha sur son visage tandis qu'il reportait son attention sur le destrier qu'il tenait en main. Le tour de la Vicomtesse arrivant, il lâcha les rênes regardant la cavalière s'éloigner, priant pour qu'elle ne soit pas blessée.

Il se recula de façon à suivre l'affrontement. Le demi trait avait un galop puissant et le choc entre les deux cavalière lui fit hausser les sourcils. Le mouvement de la Vicomtesse ne laissait aucun doute sur le fait qu'elle avait été touchée et sa chute quelques mètres plus loin lui confirma ses craintes. Dans un réflexe il partit en courant longeant le bord de la lice pour rejoindre le destrier, qui surpris d'être délesté du poids de son cavalier avait fini sa course non loin.


Regard vers Gnia qui quittait la lice. Il allait devoir vérifier le harnois et espérait qu'elle n'avait pas été blessée.

Allez viens mon beau je vais te débarasser de tout cela et aller voir la Vicomtesse.

Quittant rapidement les lieux du tournoi il prit la direction du campement.


Gnia. a écrit:
[Devant la tente de Melian de Ventoux, avant le duel]


A la réponse de la médicastre, Agnès eut un large sourire. Elle était bien heureuse d'avoir songé à proposer le voyage à la Dame de Beost. Sa compagnie en sus d'être fort agréable était plus que rassurante.

Va pour le serpolet, chère Melian. Je suis sûre que votre décoction aura le pouvoir que l'on escompte... Merci bien.
Mais voilà qu'Aimelin revient avec notre destrier, je vous laisse vaquer à vos occupations, pour ma part la lice m'appelle...


Dans un balai bien orchestré, l'escabeau nécessaire pour parvenir à monter en selle fut amené, la monture fut habillée de la couverture d'apparat, et une fois qu'on l'eut aidée à chausser les étriers, la vicomtesse salua la petite assistance qui avait aidé à cette préparation, et droite et fière sur son destrier mené par son écuyer, elle prit la direction de la lice...



[Après le duel, avant le bain, retour sous la tente Dénéré-Saint Just : le désencastrage]


Jambes arquées, pas raide et démarche ponctuée de bruits de ferraille brinquebalante, Agnès était rentrée au campement sans un regard en arrière pour la lice. Elle s'admonestait d'un manque de concentration certain qui avait permis à son adversaire de prendre le dessus et causé cette rencontre abrupte avec le sol de la lice. Elle ne savait pas tout à fait si elle fallait tenir pour responsable de ce défaut de concentration son manque d'entraînement, l'inquiétude provoquée par la chute de son époux ou tout simplement ses errances spirituelles en matière de libertinage du matin.
Et comme il était bien plus facile de tenir pour responsable quelqu'un d'autre que soi-même, le choix fut vite fait. Tout était la faute d'Erel.
Ou plutôt, soyons un peu juste tout de même, à ce facétieux destin qui voulait qu'à chaque fois qu'il chute lors d'une joute, il se blessait plus ou moins gravement. Et comme en plus, c'était d'autant plus énervant de s'inquiéter pour quelqu'un dont on se persuadait intimement que l'on avait rien à faire, c'est d'une humeur plutôt maussade qu'Agnès rejoignit sa tente.

Tant de temps à s'apprêter et ensuite à se débarrasser de sa cuirasse pour finir lamentablement sur le sol, en moins de quelques minutes...
Et voilà qu'en plus elle allait repasser entre les mains de son bourreau malgré lui.
Un bruyant et profond soupir accompagna l'entrée d'Aimelin venu la rejoindre sous la tente. La Bapaume tentait de voir le bon côté des choses. Quitter le harnois était de toutes façons un soulagement. Si en plus c'était un écuyer ténébreux au regard de braise et au sourire enjôleur qui se chargeait de l'enlever, autant tâcher d'adopter la philosophie des épucuriens et d'oublier frustration et colère...
Lançant un sourire contrit à Aimelin, elle lâcha un vibrant, certes théâtral mais résolument sincère


Délivrez moi, je vous en prie !
Je me sens parfaitement ridicule, j'étouffe et je ne rêve que de quitter ce piège de honte et de sueur pour me couler dans un bon bain... J'ai fait une bien piètre duelliste, n'est ce pas ?


La vicomtesse se renfrogna en une moue boudeuse. Si elle détestait d'habitude avouer ses faiblesses, elle ne se sentait pas le courage aujourd'hui de ne point s'ouvrir de sa déception et tant pis si c'était son écuyer qui devait être le témoin de cet instant.


Aimelin a écrit:
[Après le duel, sous la tente Dénéré-Saint Just : délivrance de la Dame de Fer]


Marchant d'un pas rapide vers la tente aux chevaux, le jeune écuyer avait suivi des yeux la Vicomtesse qui se dirigeait vers la sienne. A n'en point douter d'apres sa démarche elle n'était pas d'humeur joyeuse et il allait devoir être prudent côté paroles s'il n'avait pas envie de finir sa journée dans l'enclôs aux chevaux à brouter bêtement l'herbe relativement éparse et pauvre du camp en cette saison automnale.

Juste quelques minutes pour débarasser le destrier de son armure et lui donner de l'eau avant de revenir s'occuper de lui, un regard entendu à Dance et le jeune gars prenait la direction de la tente de la femme de fer. Une inspiration et il écarta les pans pour entrer dans l'arène. Décidément il connaissait Gnia où du moins la gente féminine, car à sa mine dépitée, il sût de suite qu'une colère muette s'était nichée sous l'armure. Il allait donc falloir sortir la jeune femme et sa colère de cette prison.

A son sourire où l'écuyer pouvait lire le regret d'avoir fini si vite ce tournoi, il répondit par un sourire où il essaya de mettre autant de réconfort que possible dans la limite d'une bonne tenue face à une Vicomtesse, même si celle ci était encastrée solidement et n'avait donc aucune chance de le poursuivre s'il se montrait un tant soit peu trop taquin avec elle.


Délivrez moi, je vous en prie !
Je me sens parfaitement ridicule, j'étouffe et je ne rêve que de quitter ce piège de honte et de sueur pour me couler dans un bon bain... J'ai fait une bien piètre duelliste, n'est ce pas ?


Comment résister à telle prière ! Il est vrai que ça ne devait pas être forcément agréable d'être à l'intérieur de cette chose et tout en lui répondant, Aime recommença ses génuflexions devant la Vicomtesse. D'abord détacher les deux cuisseaux, ce qui lui éviterait de se remettre à genoux une autre fois et ensuite les détacher à la taille, tel était son plan d'attaque. La question était bien plus délicate et pendant qu'il s'évertuait à détacher la première sangle de droite récalcitrante il tenta une réponse.

piètre duelliste je ne dirai pas cela Vicomtesse ... rhaaa tu vas te décoincer oui maudite sangle.. vais pas rester à genoux une heure moi ... la monte était parfaite et le demi trait a parfaitement réagi à vos ordres ... enfin la sangle se détendit et habilement l'écuyer la détacha avant de passer à la seconde un peu plus bas, bien plus coopératrice que sa copine. Petit regard vers la Vicomtesse avant de passer à l'autre jambe, histoire de la regarder dans les yeux pendant qu'il lui parlait.

le galop était puissant, votre assiette tres bonne et votre lance tenue fermement avec juste la souplesse qu'il fallait au poignet.

Il baissa à nouveau les yeux pour se concentrer sur les sangles de l'autre cuisseau et une fois celles ci hors d'état de nuire, se releva face à la jeune femme. Etrange sensation que d'être si près d'elle il ne pût s'empêcher de sourire devant sa mine boudeuse.

votre adversaire a anticipé vos mouvements il s'en est fallu de peu que vous ne la touchiez.. manque de concentration probablement ... passant derrière elle il entreprit de détacher les sangles nouées à sa taille… vous avez joué de malchance pour cette fois ci, mais n’avez pas à rougir de votre prestation.

La fin de ses paroles coincidèrent avec la libération des deux pièces d'armure qu'il maintint chacune d'une main avant de les écarter de la jeune femme pour les poser sur le côté avec un sourire vainqueur.

Vous voila soulagée d'une partie de votre prison.

Restait à enlever plastron et dossière et elle serait libre comme l'air avant d'aller dans l'eau.

Gnia. a écrit:
Il ne s'était pas fait prier. Aussitôt l'appel vibrant de la vicomtesse lancé, l'escuyer s'était empressé de commencer à détacher les pièces d'armures couvrant jambes et cuisses. Fantastique. En sus de cette douce sensation de délivrance, Agnès retrouvait le fugace plaisir de ces mains posées sur elle et pour couronner le tout, le jeune homme semblait sincère dans ses commentaires sur le duel.
Elle avait croisé son regard tandis qu'il lui parlait, y décelant cet éclat de sincérité mêlé à... A quoi donc ? Elle était incapable de le dire. De l'amusement de la voir peinée de sa défaite ? De l'attendrissement devant sa moue d'enfant boudeuse ?
Tandis qu'il achevait son oeuvre, finissant de la délivrer d'une partie de sa gangue de fer, elle tentait d'y voir plus clair. Et lorsqu'il lui fit face, triomphant devant le travail accompli, elle plongea son regard dans le sien, cherchant à lire ce qu'il recélait. Cet échange dura probablement plus que la bienséance l'aurait voulu. Agnès baissa le regard un instant. Elle ne voulait surtout pas se faire prendre à son propre jeu et qu'Aimelin ne puisse y déceler ne serait-ce qu'un dixième de ce qu'elle pouvait penser.

Alors qu'il s'approchait à nouveau pour détacher les plates qui composaient le haut du harnois, elle répondit


Merci de vos commentaires positifs sur ma prestation, Aimelin. Mais je vais vous demandez de cesser, me voilà convaincue. Sinon je pourrai croire que vous cherchez à me flatter...

Elle sourit et tourna la tête vers lui tandis qu'il s'affairait à dénouer les liens à l'une de ses épaules. Et de nouveau leurs yeux se croisèrent...
"Maman, à l'aide !" "Arrête ça tout de suite ma fille, ne sais-tu donc pas que les yeux sont le miroir de l'âme ?" "Ben j'voudrai bien mais j'peux point..." Conciliabule muet entre petit ange et petit démon qui se tenaient grand discours depuis le matin dans la tête de la jeune femme. Apparemment petit ange emporta le bras de fer après un effort certain car il sembla à Agnès qu'elle avait mis un temps fou à détourner le regard et faire mine de détailler ensuite avec le plus grand soin les noeuds du bois du coffre le plus proche.


Aimelin a écrit:
Par Aristote ce regard. Il avait l’impression qu’elle cherchait à fouiller le fond de ses pensées et il en eût frisson dans le dos, priant pour qu’elle n’y arrivât point. La Vicomtesse n’était sans doute pas de ces femmes qui se laissaient si facilement aller au libertinage intensif. Effleurer ses pensées serait tout aussi risqué pour lui car à la lecture du superflu, elle serait tentée d’aller les explorer plus en profondeur et ce qu’elle y découvrirait risquerait de choquer la bonne moralité de sa personne, tant le jeune écuyer laissait son imagination ô combien débordante… déborder.
Elle baissa les yeux et il en profita pour commencer à détacher la sangle de l’épaule gauche essayant de rassembler ses pensées sur ses doigts.


Vous flatter ?

Il sourit et leva les yeux, tournant légèrement la tête vers elle. Et voila qu'elle ajoutait un sourire attirant le regard sur sa bouche, qui vint s'ajouter aux doigts nouant les cordons du gambison. Tout cela faisait beaucoup de choses à admirer et il préféra laisser ses yeux gris croiser à nouveau le regard de la jeune femme. Regard qui en disait long ou court c’est selon, et qui laisseraient presque les confidences s’échapper sans qu’on puisse les rattraper au vol, dans le style : Vicomtesse vous êtes si désirable que je n’ai qu’une envie c’est prolonger ce moment et l’approfondir un tant soit peu.

Non mais ça ne va pas l’écuyer ! tu devrais plutôt penser à ta tâche et non à la femme qui est juste à côté ! A côté… justement là était le probème, à côté… et pour couronner le tout … juste à côté, tellement à côté qu’il avait les doigts qui la frolaient pendant qu’il s’occupait de cette satanée sangle, et tellement à côté qu’il pouvait sentir son souffle.

Penser à autre chose. Sainte tentation avait décidé de ne point laisser de répit au jeune gars aujourd’hui. Pourquoi Gnia ne fût elle point de l’autre côté de la tente ou même du camp. Apres tout le camp de la noblesse était suffisamment grand sans qu’elle soit obligée de se trouver là juste à côté de lui.

Un petit regard vers l’entrée de la tente qui pourrait tres bien laisser passer une nouvelle fois la capitaine béarnaise ou l’époux ou la médicastre ou.. non apres tout personne n’avait à entrer dans la tente de la Vicomtesse pendant une séance de désencastrement.

Est-ce qu’il entrait sous la tente de Dance comme cela, sans y être invité ? petite seconde de réflexion en pensant qu’apres tout pourquoi pas .. il faudrait qu’il tente la chose un de ces quatres. Les risques qu’il prendrait seraient de se retrouver face à l’épée plus que dangeureuse de la belle blonde, où celui de la trouver dans une tenue que la descence n’oserait point nommer ou bien qu’elle dise oui. L’espoir faisant vivre il opta pour l’épée.


La sangle de l'épaule détachée il passa à celle sur le côté et se déplaça légèrement pour mieux voir ce qu’il faisait, tout en repartant dans ses pensées. Oui… Malt l’avait bien dit la première fois qu’ils s’étaient retrouvés seul chez lui au moulin. Il arrêta quelques secondes son geste, prenant soudain un petit air rêveur accompagné d’un sourire toutefois plus idiot que rêveur. La blonde champenoise et lui avaient partagé bien des moments où le piment l’emportait souvent sur la sagesse. Il sortit soudain de ses pensées, reprenant sa tâche, songeant que Malt était une mauvaise idée pour enlever toutes ces choses de sa tête.

Voila un côté de fait Vicomtesse… parler pour éviter de penser trop. Il lui adressa un petit sourire laissant son regard croiser à nouveau le sien.

Penser à autre chose. Penser à Quasi … voilà penser à son ex fiancée. Il ne pouvait penser à elle sans avoir cette boule dans l’estomac qui lui donnait l’impression d’avoir gobé un pomme… une pomme. Hum ses tartes aux pommes apres les journées cueillettes et les… non les tartes de la jeune femme n’étaient pas non plus une tres bonne idée, d’autant qu’il était "quasi" certain que pendant leurs apres midi patisserie, ils n’en avaient pas fait une seule.
Tout en essayant de se remémorer pourquoi ils n’y arrivaient pas, il passa derrière la Vicomtesse pour s’occuper de la sangle de l’épaule gauche.


Quelques minutes encore et vous serez délivrée Vicomtesse.


Gnia. a écrit:
Troublée ! Voilà, pas d'autres mots, elle était troublée, la vicomtesse ! Et par quoi ? Le regard troublant, bien évidemment, d'un troublant écuyer. C'était bien connu, quand il s'agissait de lire dans le regard des hommes, les femmes bénéficiaient d'un atout supplémentaire, d'une sorte de sixième sens totalement subjectif et donc sujet à moult questionnements. Mais qu'elle idée avait-elle eu ? Voilà qu'elle avait crû lire dans le regard acier d'Aimelin un certain émoi. Qui s'ajouta donc à l'émoi certain de la vicomtesse.

Elle lança un regard furtif en coin tandis que l'écuyer s'affairait sur les liens de l'épaule. Observant de nouveau la facture du coffre posé devant elle, elle se demanda à qui s'adressait ce regard rêveur et cette expression béate. Probablement à la ravissante amie, la blonde Capitaine du Béarn, qui les avait accompagnés jusqu'ici. L'attitude d'Aimelin vis à vis d'elle tantôt abondait en ce sens.
Et pourtant, Agnès ne pouvait s'empêcher d'imaginer le travail de l'écuyer en lieu et place d'une camériste, apportant le même soin à délacer les liens d'un surcot ou ceux d'un banolier que ceux des plates de l'armure... Elle avait beau lutter, elle ne parvenait pas à chasser de telles pensées de son esprit. Peut-être que parler y contribuerai ?


Me flatter oui... Chercher par des compliments bien tournés à me faire croire que je suis meilleure cavalière et duelliste que je ne le suis réellement... Mais soit, j'ai décidé que vous croire.

Elle lui adressa un sourire pour appuyer ses dires alors qu'il annonçait une nouvelle victoire sur le harnois et une nouvelle étape du décoffrage. Sourires et regards se croisèrent à nouveau, générant à nouveau des étincelles invisibles à l'oeil nu mais pourtant si palpables...
A présent, il était passé derrière elle, elle pouvait sentir son souffle sur sa nuque, provocant de délicieux picotements le long de son échine. Quelques minutes... Agnès ne savait même plus si elle voulait qu'elles durent une éternité ou bien qu'elles défilent au plus vite. Profitant de ce qu'il ne pouvait la voir, ses paroles devancèrent son esprit et s'enhardirent à exprimer ce qu'il retenait.


Je suis bien heureuse d'être délivrée bientôt de ma prison... d'autant que je le suis par vous...

Oups... Agnès se mordit la lèvre, les digues soigneusement montées durant toute la journée s'étaient rompues sans crier gare. Qu'allait-il advenir à présent ? Courait-on à la catastrophe ?


Aimelin a écrit:
Paroles surprenantes de la part de la Vicomtesse, même s’il savait l’estime qu’elle avait pour lui, par le fait de lui avoir proposé d’être son écuyer pour ces joutes. Serait elle en train de lui faire comprendre qu’elle avait lu quelques lignes de ses pensées libertines ?

d'autant que je le suis par vous...

Le jeune gars se concentra sur la sangle qui résistait... d'autant que je le suis par vous... la Vicomtesse était de plus une jeune femme fort attirante mais elle était de haute noblesse et mariée. Quoi que le tout ne le gênait point, il suffisait d'être discret. Il pensa à sa blonde capitaine qui s’était installée tranquillement dans son coeur, et il se rendait compte qu’il aimait la place qu’elle prenait au fil des jours et des semaines.

Il haussa les sourcils tout en s’affairant, plongé dans ses réflexions. D’un autre côté, il n'y avait encore rien de concret entre eux deux et elle le faisait languir, comme souvent les femmes savent le faire. Il repensa à ce soir du mois d’aout à Lourdes, au tout début de l’affaire Vae Victis, quand ils s’étaient croisés pendant qu’ils regagnaient leurs camps respectifs. Leurs échanges, l’anneau qu’il lui avait donné, le baiser qu’il lui avait volé avant qu’elle ne fasse demi tour pour replonger dans la nuit, le laissant perplexe. Et puis leurs lettres, l’inquiétude qu’il lisait dans chacun de ses mots, les gestes qu’elle avait parfois pour lui. Il savait que seul le temps les aiderait et il essayait de donner le change en s'amusant.


Il soupira et détacha la sangle avant de s’attaquer à la dernière sur le côté. Un coup d’œil à la Vicomtesse qui semblait observer un coffre ma fois fort beau devant eux. Un regard vers la dite malle avant de revenir sur la sangle qui se préparait à lâcher prise.

Apres tout la vie était courte et il avait le droit de vivre et profiter de ce qu’on lui offrait. Tant qu’elle ne le voyait pas avec une femme était pour lui l’essentiel. Et puis susciter sa jalousie avait un petit côté pimenté et amusant, même si les regards qu’elle lui jetait parfois ne donnaient pas envie de la provoquer en combat de baton. Bien des femmes l’attiraient et il le disait lui même qu'il profitait de son statut de célibataire pour croquer la vie à pleine dents.

Il se retint de rire en pensant aux entrainements qu’elle ne manquerait pas de lui proposer à leur retour et regarda Gnia en souriant.


Et bien votre souhait a été réalisé Vicomtesse, vous voila délivrée de cette horrible prison par votre dévoué écuyer un petit regard vers le coffre de toute beauté puis regard qui revint vers la Vicomtesse comme sa propriétaire si je puis me permettre un compliment

Il pensait que là il avait fait fort mais apres tout les yeux étaient faits pour voir, les mains pour toucher et la bouche pour parler, entre autre.

Il afficha un grand sourire pendant qu’il allait poser les pièces de l’armure soigneusement dans la malle prévue à cet effet
.


Gnia. a écrit:
Un silence pesant suivit les paroles d'Agnès. Aimelin s'affairait sur l'une des dernières sangles du harnois et ne pipait mot. La respiration tenue, elle attendait. Y aurait-il donc une réaction ou bien avait-elle méjugé de l'attrait qu'elle pouvait inspirer à la gente masculine ? Quelle idiotie que tout cela, comment donc avait-elle pu croire qu'elle était de taille à lutter contre une femme probablement plus jeune qu'elle, non-engagée et non-noble et blonde de surcroit ?
Tout ce qu'elle était parvenue à provoquer était sa propre gêne et probablement également celle d'Aimelin.

Son regard fut détourné du coffre qu'il fixait ostensiblement depuis quelques instants. L'écuyer, tout sourire, lui annonçait enfin qu'elle était libre de ses mouvements. Et pourtant, elle était incapable de bouger. Son esprit tentait d'interpréter les dernières paroles d'Aimelin, son regard tentait de se détacher du sien.
Tandis qu'il rangeait les pièces du harnois, elle tenta de se reprendre. Que pouvait-elle répondre à présent ? fallait-il continuer à s'engager sur ce chemin glissant qu'elle avait choisi d'emprunter ? Après tout, il serait toujours temps de faire marche arrière s'il s'avérait plus dangereux que prévu. Haussant imperceptiblement les épaules, elle décida de poursuivre.
Alors qu'elle délaçait machinalement les liens de son gambison, elle murmura, les yeux rivés sur ses doigts qui s'affairaient.


Vous pouvez vous permettre...

Détachant son regard de son ouvrage, elle l'observa, sans toutefois relever la tête, à travers ses cils puis s'enhardissant, elle répondit d'une voix plus audible


Un compliment est toujours agréable à ouïr... J'aurai aimé en entendre davantage mais le désir impérieux d'un bain chaud m'appelle... Nous en reparlons plus tard, si vous le souhaitez...

Elle retira son gambison, s'approcha pour le ranger dans la malle avec l'armure et passant près d'Aimelin, le gratifia d'un dernier sourire avant de se diriger vers le paravent qui séparait l'espace de repos du reste de la tente. La fuite, même admirablement orchestrée, lui avait été bénéfique, elle n'aurait pu tenir ce rôle de femme séductrice plus longtemps. Elle interpela une dernière fois son écuyer, espérant qu'il ne soit pas déjà sorti

Auriez vous l'obligeance de faire appeler ma camériste ?

Melian a écrit:
[Tente de la Ventoux]


Melian sourit à la Vicomtesse, heureuse que sa réponse la satisfasse. Elle la suivit du regard tandis qu'elle s'en allait pour la lice accompagnée par le sieur Aimelin, l'encourageant par l'esprit tant elle n'osait le faire par les mots de peur de lui attirer les mauvaises grâces du Très-Haut.

Une fois la dame et son écuyer hors de sa vue, elle héla un serviteur afin qu'il aille lui chercher un seau d'eau. Elle entra ensuite dans sa tente, les mains sur son ventre rond. Elle installa un trépied au centre de la tente, et traîna le gros chaudron qu'elle y attacha. Elle mit ensuite dessous du bois sec qu'elle alluma avec son briquet de fer, puis elle alimenta le feu avec des bûchettes. Toujours tout prévoir pour tout avoir à portée de la main, une des règles de vie de Meli.

Le serviteur s'en revint avec le seau, et elle lui demanda de remplir le chaudron, trop épuisée pour le faire elle-même. Elle laissa donc l'eau chauffer, et alla jusqu'à ses malles. Se baissant péniblement, elle en sortit une petite balance et une boîte de poids. Elle se releva tout aussi difficilement, pestant contre elle-même, avant d'aller installer son petit matériel pour peser la quantité de serpolet dont elle avait besoin. Elle alla ensuite chercher le bocal contenant des branchettes fraîches de la plante en question.

Une fois qu'elle eut la quantité nécessaire, elle éteignit le feu et elle mit le serpolet dans l'eau. Il ne restait plus qu'à attendre. Les minutes passèrent, et tandis que la douce odeur se répandait dans la tente, l'on vint l'informer que le Vicomte avait pris un mauvais coup. Se disant qu'ils avaient du le dégager vite fait de la lice, elle attendit des ordres ou bien qu'on le lui amène, sans trop savoir où aller.


Aimelin a écrit:
Il ne pouvait décemment pas lui dire qu’elle le flattait et tout en mettant les pièces dans la malle, il laissait vagabonder son imagination. En dire trop ou pas assez était toujours un problème avec les femmes. Peut être que ne point en dire trop attiserait sa curiosité.
Il souriait tout en s’affairant de façon que chaque partie du harnois soit rangée soigneusement afin qu’il puisse les sortir sans mal quand il faudrait les décabosser et les vérifier toutes.

Il jeta un regard vers elle quand il l’entendit murmurer et resta quelques secondes à l’observer essayant de traduire ses paroles. Pouvait il la flatter sans attirer sa gêne ou une quelconque réflexion sur son rang ? il reporta son attention sur ce qu’il faisait lorsqu’il la vit user de ses doigts pour dénouer les lacet de son gambison, tout en lui parlant. Son imagination était bien trop sollicitée depuis un moment, pour qu’il laisse encore ses yeux prendre la relève et alimenter son imagination.


Un compliment est toujours agréable à ouïr... J'aurai aimé en entendre davantage mais le désir impérieux d'un bain chaud m'appelle... Nous en reparlons plus tard, si vous le souhaitez...

Il la regarda amusé.

nous pourrons reprendre cette discussion quand vous le désirerez Vicomtesse.

Il s’inclina et la regarda quand elle rangea la protection dans la malle et répondit à son sourire en finissant de ranger le harnois et la suivit des yeux lorsqu’elle disparut derrière le paravent, réagissant à ses paroles.

Oui Vicomtesse je fais appeler votre Camériste de suite. Je vais m’occuper des chevaux et reste à votre dispostion.

Il s’inclina machinalement se rendant compte qu'elle ne pouvait pas le voir et sortit de la tente. Il demanda à un garde d'aller chercher la Camériste, puis il prit la direction des chevaux pour finir de s’en occuper.




_______________________ fin ____
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MessagePosté le: Mer 21 Oct - 11:24 (2009)    Sujet du message: Publicité

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