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1460-06-15 ~ [RP] Notre Dame de Paris - Mariage de Maltea et de Cedmisc

 
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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 14:13 (2012)    Sujet du message: 1460-06-15 ~ [RP] Notre Dame de Paris - Mariage de Maltea et de Cedmisc Répondre en citant

Aaron a écrit:


Stella_di_favara a écrit:
Quelques jours déjà que la sicilienne était à Paris...Découvrant ses beautés,ses richesses et ses merveilles.
L’œil à la découverte mais le cœur à la fête.
L'après midi débutait, que l'insulaire se rendait dans une annexe de la Cathédrale ou elle retrouverait sa cousine Maltéa et sa sœur jumelle Lucrézia.

[Début de l'après midi, Annexe de la Cathédrale]

Ahhhh, enfin te voilà... J'ai bien faillit me perdre...ce lieu est immense...

Le blonde s'approcha de sa cousine et la salua comme il se doit...Posa son regard sur cette dernière et lui dit...

Bon, c'est pas tout mais il me semble que tu vas te marier dans quelques heures à peine...Faudrait songer à terminer ta préparation...
Mais avant ça!!!!


Elle se pencha sur sa besace et en sortit une bonne bouteille...regarda autour d'elle , trouva des calices...et se mît en tâche d'ouvrir le contenant...

Tu sais quand Lucrézia arrive?

La bouteille ouverte, l'insulaire servit trois calice, en donna un à sa cousine et attendit l'arrivée de sa jumelle que déjà les cloches se mirent à sonner...annonçant aux invités qu'ils pouvaient rejoindre les bancs...

Lucrezia. a écrit:
    Qui dit mariage, dit joie, bonheur, et tout ce qui va avec. Mais dans la famille di Favara s’était souvent synonyme d’imprévisibilité surtout que sa jumelle était dans les parages. Arrivée depuis quelques jours, Lucrézia avait profité de Paris et des avantages que la ville offrait. Sorties nocturnes, découvertes des mâles de la cité, fallait bien s’occuper lorsqu’on n’était que des touristes dans une si grande ville mais la blondine gardait quand même à l’esprit le mariage de sa cousine.

    Tenue choisie pour la circonstance, petite babiole pour assortir à la robe, tout avait été orchestré de main de maitre sauf qu’il fallait à Lucrézia retrouver sa sœur et sa cousine à l’annexe de la cathédrale afin d’aider la future mariée à ne plus angoisser. Maltea angoissée ? Mais non, pas son style… ou trop justement. Quoi que ce n’était pas la première fois qu’elle passait par la case mariage mais chez les di Favara on faisait dans l’émotion.

    Un peu paumé dans les dédales de couloirs de l’annexe de l’abbaye, La sauvageonne entre aperçu la silhouette identique à la sienne se faufiler dans un des couloirs de la bâtisse sainte.


    - Tsssssssssssss Stellaaaaa, Stellaaaaaaaa….

    Trop tard, la blonde ainée avait disparu laissant Lucrézia se paumer un peu plus et bien sur, se morfondre un moment à ouvrir les portes qu’il ne fallait pas. Soupirant, râlant, c’était vraiment pas sa journée à la blondine et ça commençait sérieusement à lui entamer son moral qui pourtant avait été jusque là au beau fixe.

    Ouvrant finalement une porte, elle aperçut de la blondeur reconnaissable entre toutes tandis que les cloches se mettaient à retentir.


    - Ah enfin, vous êtes là…. Stella je te déteste, tu m’as abandonné au milieu de nulle part… comme si j’avais l’habitude de cet endroit… ah mais je vois qu’on a déjà attaqué les festivités et vous m’attendez même pas ? non mais j’y crois pas… De toute manière, Maltea tu ne sortiras pas d’ici tant qu’on n’aura pas fini la bouteille et qu’on t’aura préparé…

    Levant un sourcil, la sauvageonne regarda sa sœur puis sa cousine.

    - Tu vas y aller comme ça…. C’est ça ta tenue de mariée ? Franchement ça va pas là, faut qu’on t’arrange ça pour que ton mari soit éblouit…

    Même pas peur, hein Maltea parce que les jumelles quand elles s'y mettaient, fallait pas les laisser faire et là, Lucrézia était décidée à faire ce qu'elle souhaitait.

Alienor_vastel a écrit:
Et une autre blondeur de pénétrer également dans l'édifice sacré. Une pause sur le seuil, le temps de laisser ses yeux faire la transition entre la luminosité extérieure, et la semi pénombre qui régnait à l'intérieur. Laissant ses pervenches vagabonder, s'imprégnant de la majesté du lieu, observant les taches de couleurs, soleil passant à travers les vitraux, qui semblaient voler dans l'air.

Ils étaient arrivés à Paris la veille au soir, Aimelin et elle, laissant Vendôme derrière eux pour quelques jours, rassurés par l'état de santé de Marine qui se remettait, doucement, de son attaque par l'armée du Connétable quelques jours auparavant. Quelques jours d'angoisse lorsque la petite rouquine avait disparu, craignant le pire, et un soulagement énorme quand enfin ils l'avaient retrouvée, bien que sérieusement blessée. Mais elle était en vie, et c'était ce qui importait, Aliénor n'aurait pas supporté de prendre une fois de plus une personne qui lui était chère.

La colère qu'elle avait ressentie en constatant que même l'innocence n'était pas épargnée par la bêtise de certains qui se voulaient grands s'était peu à peu estompée à mesure que les faubourgs de la capitale s'affichaient à leurs yeux. Maltea se mariait, et les pensées de la blondinette se tournait vers elle. Elle ne l'avait pas revue depuis leur départ de Champagne, à peine quelques missives, toutes deux n'étaient guère enclines à prendre la plume, mais celle reçue alors qu'ils faisaient une halte dans une auberge sur la route qui les menait à Paris, l'avait une fois de plus touchée.
Loin des yeux, mais pas loin du coeur en ce qui les concernait, et plus que les mots, entre elles, c'étaient les actes qui parlaient et exprimaient le lien fort qui existait entre les deux jeunes femmes. Maltea lui avait demandé d'être son témoin à son mariage, et Aliénor avait accepté sans hésiter, non comme le devoir d'une vassale pour sa suzeraine, mais pour l'amitié et la complicité qui les liait.

Une auberge à proximité de la cathédrale avait accueilli les cavaliers. Un temps de repos, tout relatif tant l'animation urbaine était constante dans la capitale, et déjà il était temps de se préparer pour rejoindre la future mariée avant la cérémonie. Se plonger dans un baquet empli d'eau chaude, un délassement bienvenu, avant d'en sortir à regrets et de s'apprêter. Une fois de plus, elle serait vêtue à dominante bleue. D'abord parce que c'était assorti à ses yeux, et surtout parce que l'azur et l'or étaient les couleurs de Lesmont, cette terre que Maltea lui avait octroyée quelques mois auparavant. Un regard vers la bague qui ornait l'annulaire de sa main droite et qui ne la quittait plus depuis ce jour de janvier où sa duchesse avait fait d'elle sa vassale ; son seul bijou avec le médaillon glissé au creux de son décolleté et gravé d'une rose et d'un chardon entrelacés, hérité de sa mère.
Avant de déposer un baiser sur les lèvres du jeune seigneur, lui donnant rendez-vous pour la cérémonie, et de prendre la direction de Notre Dame.

Et elle y était, s'agissait maintenant de trouver l'endroit où elle retrouverait Maltea. Aliénor héla un clerc passant à portée qui la renseigna, lui indiquant l'annexe où la future mariée se préparait. C'était sans compter le sens de l'orientation tout relatif de la blondinette qui se trompa plusieurs fois de chemin, maugréant dans les couloirs, faisant demi tour, une fois, deux fois, jusqu'à ce que des voix féminines lui parviennent enfin et qu'elle se dirige vers elles.
Un arrêt sur le seuil, et un premier réflexe, parce qu'il y a des priorités quand même, pointant le doigt vers les calices.


Vous auriez pu m'attendre !

Et deuxième réflexe, parce que quelque part l'éducation n'est jamais bien loin.

Bonjour !

Maltea a écrit:
Seule, elle était seule.... enfin non pas complètement, il y avait Margaux et Ermeline qui tentaient de rendre le sourire à leur dame, mais sans grand succès. Elles avaient néanmoins réussi à lui faire enfiler la robe que la duchesse devait porter mais ça s'arrêtait là. Maltea était de nouveau perdue, se marier ou pas? Comme quoi sa frayeur du mariage n'avait pas totalement disparue. Les deux servantes la regardait tourner comme un lion en cage dans la pièce... il fallait lui faire entendre raison et ne pas laisser sa peur prendre le dessus...

Votre Grâce, calmez vous, vos cousines et damoiselle Aliénor ne vont pas tarder, respirez, tentez donc de retrouver la raison.

Des grommellements ducaux se firent entendre....

La raison, je veux bien, mais comment? On me dit toujours que je m'assieds sur la raison... peut-être que....

Une image du passé lui vint en mémoire... mais oui bien sur, peut-être qu'en la faisant redescendre jusqu'à sa tête.... ni une ni deux, la blonde duchesse se lança dans un poirier sous les regards ébahis de Margaux et d'Ermeline... rien de tel pour faire redescendre la raison collée sur ses fesses dans son crâne. La dernière fois qu'elle s'était essayée à cet exercice, c'était dans une taverne compiègnoise, il y avait quelques années, en compagnie du duc de Champagne de l'époque, le duc rose.... elle avait réussi à lui casser le bras, mais cela n'arrêta pas Maltea.... elle refit l'exercice avec plus de succès que la première fois, sauf qu'hormis des jupons par dessus la tête, la raison elle..... tentant tant bien que mal de garder l'équilibre, la porte s'ouvrit et une voix retentit ce qui fit perdre à la duchesse sa position, se retrouvant les fesses par terre, les joues rouges par l'effort fourni.... Stella, et bien il était temps! Se relevant pour les salutations, son regard se posa sur la bouteille.... voilà le remède miracle!

Je ne ....

Alors qu'elle allait répondre à la négative, la copie conforme arriva, brandissant une pancarte invisible sur laquelle on pouvait y lire: je suis une raleuse née!.... bon sang ne pouvait mentir, les trois blondes cousines avaient ce trait de caractère en commun. Et voilà que ça discutait de sa robe... quoi sa robe? Elle était très bien! Bon d'accord, la duchesse ne s'était pas penchée dessus avec minutie, elle l'avait même choisie à la dernière minute, le temps qu'elle pensait encore avoir lui ayant fait défaut, mais après tout le plus important n'était pas ce bout de tissu! Elle fut sauvée par l'arrivée d'Aliènor et un sourire l'accueilli.

Ah enfin te voilà. On va pouvoir s'y mettre....

C'est alors que retentirent les cloches de la cathédrale....

Euh, c'est moi ou ce sont bien des cloches que l'on entend? Et qui dit cloches qui tintent, dit appel des fidèles à une cérémonie ou à la messe.... et donc..... OH OH j'ai du me tromper d'heure, ça va commencer et je ne suis pas prête! C'est un signe ça, le mariage ne doit pas avoir lieu, je vous le dis!

Le doute, l'énervement, le sentiment de passer à côté de quelque chose reprirent la duchesse qui n'avait qu'une envie, reprendre son poirier.... ou pire, s'enfuir de cet endroit et loin des trois cerbères.

Stella_di_favara a écrit:
Avec tout ce stress palpable du bout des doigts...l'arrivée de sa moitié, celle d'Aliénor, la mollesse des dames de compagnie de sa cousine, la blonde en vînt à perdre son sang froid...
Avec pour seul et unique réflexe couper la tirade catastrophique de Maltéa...
Elle s'approcha rapidement de sa cousine, prit son minois ducale entre son pouce et son index, appuyant doucement mais fermement, laissant entrouvrir la bouche de cette dernière.
Elle y glissa le contenu du verre d'alcool tout en disant sur un ton paniqué:

Avales moi ça et tais toi , on se charge de tout!!

Ni une ni deux, le contenu dans le gosier sans en perdre une goutte! C'est vrai qu'en champagne on a pas de montagne mais les Di Favara on une sacrée descente!
Elle referma la bouche de sa cousine,posa le calice, remit sa chevelure rebelle en place et dit:

Bon les filles partageons nous les tâches!!! Prompto!

Wilus a écrit:
Le seigneur des poireaux avait reçu l'invitation des noces de sa maitresse de maison et de Sa grasce Septmonts .
Qui aurait cru que la chieuse allait se marier ? Surpris , il ne pouvait que se réjouir de cette nouvelle et il devait se préparer pour le grand jour .

Après avoir terminé quelques affaires sur ses nouvelles terres , Wilus prit la route en direction de Paris en espérant ne pas être en retard où il rencontrera certainement des têtes connues .

Allez Pédro , au galop , ne perdons point de temps!

Alienor_vastel a écrit:
[Annexe de la cathédrale - Une blonde ça va, quatre blondes...]

Si elle avait su qu'en se perdant dans les dédales de la cathédrale, Aliénor avait loupé le poirier exécuté par Maltea, elle aurait fait davantage attention. Ou alors elle aurait demandé à celui qui l'avait renseignée, un plan plus détaillé. Oui voila, c'était la faute de celui à qui elle s'était adressé, il n'avait pas été assez précis dans ses explications !

Quoiqu'il en soit, un grand sourire s'afficha sur son visage pour saluer les trois cousines.

Oui me voilà enfin, désolée j'ai un peu visité le bâtiment... malgré moi !

Pervenches qui s'écarquillèrent en voyant Stella -à moins que ce ne soit Lucrezia, elles n'étaient pas jumelles pour rien ces deux là tant leur ressemblance, du moins physique, était marquée, et la blondinette avait encore du mal à les différencier- bref, en voyant une des blondes cousines prendre les choses en main pour calmer la diatribe de Maltea.
Ne pouvant s'empêcher dans le même temps de répondre.


Mais non, on s'en fiche que tu sois pas prête ! De toute façon la future mariée se fait toujours attendre, c'est bien connu, ça aurait l'air de quoi si tu te pointais à l'heure ? Et puis franchement, t'as pas envie de mettre la patience de Cedmisc à rude épreuve, surtout aujourd'hui ? Sans compter que, plus c'est long plus c'est bon et qu'il appréciera d'autant plus quand tu arriveras vers lui.

Oui, c'était un peu mesquin de la part de la blondinette de s'amuser par avance des questions que pourrait se poser le futur marié en voyant sa promise tarder, mais aujourd'hui, elle était résolument du côté de la future !

Quelques pas quand même pour aller murmurer à Stella -à moins que ce ne soit Lucrezia, on l'a déjà dit-
Si un verre n'y suffit pas, faudra peut-être envisager la bouteille entière !

Et de regarder autour d'elle.

Bon, faut reprendre un peu ta robe, on dirait que tu sors du lit ! La coiffure aussi, je doute que la couronne arrive à tenir vu comment t'es coiffée. Sinon, le bouquet a l'air là. Une pause, sourcils froncés Qui a les alliances ?!

Lucrezia. a écrit:
    Pas le temps de s’installer et de discuter que la porte s’ouvrait sur Alienor. Petit sourire de la part de Lucrézia, la jeune femme aimait bien la plus jeune du quatuor même si jusqu’à maintenant, elles n’avaient que peu discuté ensembles. Mais alors que la blondine allait faire une remarque, Maltea commença à paniquer.

    Levant son regard vers le ciel, elle aurait bien bâillonné la future mariée voir assommée histoire d’avoir la paix le temps de la préparer mais son double avait pris de l’avance, collant dans le bec de la duchesse une bonne lampée de son alcool frelaté. Lucrézia applaudit l’initiative et alla se poser le séant sur le bord d’une table, laissant ses jambes danser dans le vide, jouant du bout de ses chausses avec les plis de sa robe. Une envie furieuse de courir pieds nus lui titillait l’esprit et la blondine devait se faire violence afin de résister à cet impétueux désir. Elle fit claquer sa langue contre son palais histoire de rappeler à sa moitié qu’elle aussi elle voulait gouter le breuvage. Après tout c’était jour de fête et elle savait bien que d’ici quelques heures, le vin et autres boissons couleraient à flots alors autant prendre de l’avance, juste une petite avance pour se faire plaisir.

    L’esprit de Lucrézia cherchait déjà à satisfaire son désir de boisson quand Aliénor détourna les idées de la jeune femme en parlant des alliances. Lucrézia sauta de son perchoir en regardant ses doigts longs et fins pour s’assurer qu’elle n’avait pas omis le plus important, essayant de se remémorer si c’était à elle d’apporter les babioles. Blêmissant sous la peur irraisonnée qu’elle ressentit immédiatement, elle se précipita sur la porte pour la bloquer et se mit à prier le Très Haut en fermant les yeux avant de les rouvrir et de regarder sa sœur, sa cousine et son amie ainsi que les petites mains de sa cousine.


    - On nous a volé les alliances…. On n’a pas les alliances….. le mariage ne peut pas avoir lieu ! Personne ne sort, personne ne rentre, on reste caché ici !

    Allumée la blondine, un peu on va dire. Mais dans la tribu di Favara elle n’était certainement pas la pire seulement l’annexe de la cathédrale allait bientôt ressemblait à une poudrière avec toutes ces femmes qui commençaient à s’agiter dans tous les sens.

Maltea a écrit:
Maltea regarda Stella avec un froncement de sourcil, lorsque celle-ci vint lui prendre le visage entre ses doigts... elle n'allait tout de même pas lui faire un câlin, c'est que la blonde détestait ce genre d'effusion! Elle allait le lui dire, quand sa chère cousine lui colla dans le gosier une bonne rasade d'alcool plus que fort tout en lui refermant la bouche. Pas d'autre solution que d'avaler au lieu de lui cracher le contenu au visage. Le liquide lui brula la poitrine et la duchesse ne put s'empêcher de tousser à fendre l'âme.

Non mais tu veux me tuer! Si c'est ça prendre les choses en main, j'ai peur, je te le dis!

Et comme un malheur n'arrive jamais seul, Aliénor s'y mettait aussi.... bien qu'elle n'avait pas tord après tout, ce qui rasséréna quelque peu Maltea. Elle s'imagina la tête de Ced, ce qui lui causa un petit frisson d'excitation.... ça lui ferait les pieds tiens, depuis le temps qu'il la délaissait pour ce fichu duché champenois, lui faire croire qu'elle ne viendrait pas à leur mariage était jubilatoire. Son regard se posa sur Aliènor, elle serait digne d'entrer dans la famille di Favara, elle ne détonnait pas au milieu des trois têtes blondes et puis une quatrième.... tout aussi tordue que les trois autres... le tout serait de savoir comment y arriver.... une adoption, c'était la seule trouvaille de la blonde... il faudrait en discuter par après...
Perdue dans ses pensées, elle n'écoutait même pas ce que disait Aliènor pour sa robe et sa coiffure, non son souci du moment était d'en faire une di Favara, et elle sursauta donc en entendant et bruit suivi d'une prière... qu'est ce qui se passait encore? Regardant dans la direction de la porte, elle s'étonna de voir Lucrezia dans cet état... qu'est ce qu'elle racontait? Les alliances? À croire que c'était la blonde jumelle qui avait eu droit à la rasade d'alcool frelaté!


Hey oh du calme, y a pas d'alliance ici, c'est le duc qui s'en chargeait... après tout, il n'a rien fait pour préparer ce mariage donc je lui ai laissé cette charge.... mais maintenant que tu le dis, je ne sais pas si je l'en ai averti en fait.

Un rire fusa.... l'alcool commençait sa petite promenade dans le corps de la blonde, ce qui la détendait peut-être un peu trop.

Bon allez, on s'y met, il est temps de terminer la préparation et d'aller au combat, pas le choix, faut que j'y passe ou pas d'ailleurs...

Dans la pièce, les jeunes femmes commençaient donc à s'activer, on aurait pu croire à une ruche en pleine activité... la coiffure, la robe remise en état, les bijoux, tiens que je te pince les joues pour les faire rougir un peu... ah non pas besoin, l'alcool avait coloré comme il fallait les joues de la duchesse et en prime fait pétiller ses yeux, ce qui n'était pas plus mal pour un mariage après tout.

Deedlitt a écrit:
Une fois n'est pas coutume, la Comtesse était à l'heure, cela était sûrement dû à la présence de son époux avec elle. En effet lui aimait particulièrement être à l'heure.
Et puis il y avait l'occasion aussi... La mariage de sa suzeraine. Elle eu une pensée pour celle qu'elle aurait voulu voir ici, mais qui n'y serait certainement pas... Un soupir dans la carrosse en arrivant devant le grand édifice.
Son époux lui prêta son bras pour mettre pied à terre, souriante évidemment, elle se demandait si la Duchesse allait vraiment épousé celui à qui elle s'était promise... Tout ceci ne manquerait pas de rebondissement.

Cette perspective l'enchantait, Maltea était une femme franche, mais néanmoins très fantasque.
Un regard à son époux quand ils arrivèrent sur le parvis de la Cathédrale déjà les cloches sonnaient le rassemblement.


Allons y mon aimé, il me tarde de voir ce que va nous donner cette cérémonie.

Clelia a écrit:
Elle pointa son nez dans la cathédrale. Léger coup d'oeil à l'intérieur, moue un peu déçue, il n'y avait pas beaucoup de monde encore. Mais pire que cela, il manquait le futur marié. Détail d'autant plus embêtant qu'elle était investie de la dure mission d'être son témoin. Or, avec toute la bonne volonté du monde, être témoin du futur marié, sans futur marié, c'est difficile.

Une légère grimace vint altérer le visage étrangement calme et détendu qu'elle arborait. Le mot d'ordre du Duc de Champagne avait été clair, ainsi allait-elle s'évertuer à lui faire plaisir et lui obéir au moins pendant le temps de la cérémonie.

Dans chacune de ses mains étaient serrés quelques petits doigts, ceux de sa précieuse progéniture. L'occasion était trop belle pour ne pas tester un peu l'éducation qu'elle s'évertuait à donner aux deux anges qui ensoleillaient sa vie. Elles furent assises sur un banc, avec la consigne ferme de ne point en bouger avant qu'elle ne le leur dise. Leceline veillait de près au respect des instructions.

Ceci fait, elle ressortit du lieu saint pour se mettre en quête de Celui qui manquait. Un bref éclair de lucidité lui rappela qu'ils devaient se rejoindre en d'autres lieux.. et qu'il était donc fort probable que Cedmisc l'y attende en ce moment-même.



[Chambre de Cedmisc... Devant la porte.. Première...]

Quelques minutes après, elle se trouvait devant une porte fermée.

Cedmisc devait être en train de se préparer.

Collant doucement son oreille contre la porte, elle n'entendit... rien.. pas un bruit.. pas une agitation.. rien...

Là-dessus, les cloches se mirent à sonner. Signe qu'il allait falloir se dépêcher. Et puis si Cedmisc arrivait en retard, les foudres de la future mariée se répandraient très certainement sur elle aussi.. alors, dans le souci de préserver sa propre vie, elle se décida à agir... à sa manière... Elle aurait tout le temps de se rattraper en étant irréprochable après.

Se mettant à tambouriner à la porte, elle cria d'une voix forte (au moins, s'il dormait, il serait vite réveillé)...


Cedmiiiiiiiiisc! Hâtez-vous!!! Viiite! Sortez!!!!

Puis, voyant que la porte restait toujours aussi désespérément close, elle ajouta.

Viiiiite! La cathédrale!!! Ya le feu!!!!

Cedmisc a écrit:
[Dans un lit...]

RRRRRRRRR zzzzzzzzzzzzz RRRRRRRRRRRR zzzzzzzzzz

Les bruits de porte tambourinées résonnèrent dans la chambre.

RRRRRRRR repos.... RRRRRRRRRR

Citation:
"Cedmiiiiiiiiisc! Hâtez-vous!!! Viiite! Sortez!!!!"


RRRR... mmmmmm

Citation:
Viiiiite! La cathédrale!!! Ya le feu!!!!


RR... Hein, Quoi? Le feu? Ou ça? AU FEU!!!!!

Ni une ni deux il se précipita vers la porte pour l'ouvrir avant de se trouver nez à nez avec Clelia....

Heu... bonjour.... vous désirez?


Et la le cerveau qui fait tilt... le mariage et tout....

MINNNNNNNNNCE!!!!!!!!!!!!! (ou peut être plus vulgaire...)

C'est déjà l'heure?

Le temps de se passer un coup d'eau, de mettre ses habits et de récupérer es alliances et voila la cueilleuse de fraise et le duc parti en direction de la Cathédrale...



(HRP: Mes excuses à tous pour ma petite absence imprévue)

Clelia a écrit:
[Chambre de Cedmisc... devant la porte... Deuxième...]

*BOUM*

Ah tiens, le Duc est réveillé!

Et même tombé du lit!

Et un sourire narquois de s'installer sur le minois de la cueilleuse de fraises. Rha la la.. les hommes... Mais elle n'eut pas le temps d'aller plus loin dans ses pensées que déjà... pouf! la porte s'ouvre! Comme quoi c'est magique, crier "au feu" ya que ça de vrai pour affoler le monde... Mais cela pourrait être bien plus drôle dans une cathédrale remplie... par exemple... pendant un mariage...

Enfin bref, la porte s'ouvre, Cedmisc apparaît, totalement paumé. Mais tellement paumé que Clelia a tout le temps de voir l'enchaînement du raisonnement du cerveau très très embué du fiancé... Limite elle peut le devancer...

Alors... une Clelia + un réveil en fanfare dès le matin + des cloches qui sonnent... et soudain c'est le déclic.


Bah oui, c'est déjà l'heure... limite l'heure est presque passée! J'espère pour vous que personne ne s'est présenté à votre place devant l'autel hein...

Il ne prit même pas garde à la pique. Il l'entraînait déjà vers la Cathédrale.



[Au seuil de la Cathédrale...]

Les cloches sonnaient toujours (décidément)... Avant qu'ils ne mettent un pied dans la cathédrale, elle l'arrêta net.

Hum.. Maltea n'a pas l'air arrivée encore... Bon c'est normal, elle a le droit.. ya que le fiancé qui n'a pas le droit d'arriver en retard! Et mal coiffé en plus!

D'une main, elle remit à leur place quelques petites mèches de cheveux, puis lui adressa un franc sourire.

Voilà, vous êtes parfait... Bon.. va falloir arrêter de faire des gniagniagnias pendant quelques heures hein... C'est pas le moment... Pis tenez-vous droit et faites un grand sourire!

Pis vous inquiétez pas, pour mon témoignage tout ça tout ça, j'ai prévu plein d'anecdotes drôles, tout le monde va se marrer, ça va mettre l'ambiance... Xevi m'a aidée d'ailleurs, c'est même lui qui a eu cette idée!


Comme ça au moins ses arrières étaient couvertes puisque le responsable de l'affront serait quelqu'un d'autre.

Bon, on y va? Il y a mes deux petits monstres à l'intérieur... faut que je vérifie qu'elles ne font pas de bêtises...

Alienor_vastel a écrit:
[Annexe de la cathédrale - Opération raval... euuh, préparation de la future mariée]

Non, on ne panique pas ! De toute façon, c'était pas son style, à la blondinette, de paniquer. A toute interrogation sa réponse et sa solution, dans le calme et la sérénité, pas la peine de s'énerver.
On inspire, on expire, et donc, qui avait les alliances ?

En fait si, on panique ! Devant la réaction de Lucrézia -car ce ne pouvait être qu'elle- à sa question innocente. Pervenches effarées qui suivent la course de la jeune femme vers la porte et sa prière, quelques secondes avant que les paroles n'arrivent jusqu'à son cerveau de blonde, quelques autres encore le temps que ledit cerveau ne se mette à les comprendre, avant de balayer la pièce comme si les alliances allaient subitement apparaître à leurs yeux.
Et une plongée dans sa mémoire, essayant de rassembler des pensées qui avaient plutôt tendance à vouloir s'échapper comme des feuilles s'envolant au vent automnal, pour tenter de se souvenir si d'aventure Maltea avait eu l'idée saugrenue de lui demander de se charger des anneaux.

Un soupir enfin lorsque sa suzeraine fit retomber d'un cran la pression palpable qui régnait dans l'annexe -d'un cran seulement mais c'était déjà ça de pris tant l'ambiance semblait explosive- en indiquant que c'était le futur marié qui les avait, ces fichues alliances. Pas que ça la rassurait, la blondinette, malgré le rire de Maltea, mais si au final elles manquaient, du moins ne serait-ce pas leur faute. Et puis il serait toujours temps de demander alors aux invités s'ils n'en avaient pas de substitution, au cas où ; du moment que ça ne représentait pas une espèce de coeur multicolore ou une tête de mort. *

Bref, tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes, ou presque, lorsque les jumelles et la blondinette, assistées de Margaux et d'Ermeline, s'affairèrent à faire en sorte que Maltea ressemble à ce qu'elle était aujourd'hui : une future mariée.
Quelques pas en arrière, la tête légèrement penchée pour observer sa suzeraine, souriant à voir les émeraudes ducales briller tout en se demandant si c'était en raison de la perspective de l'évènement ou de l'alcool que Stella lui avait fait ingurgiter.


Tu es superbe, l'alcoo... le bonheur te sied à merveille ! Tous n'auront d'yeux que pour toi ! Bon en même temps c'est normal aussi, c'est toi la future je m'enfonce là, non ?
Bref, tu es fin prête !


Et l'espace d'un instant à se demander si elle aussi, un jour, aurait le désir d'unir sa vie à celle d'un autre, elle que les promesses de toujours et la plongée dans l'inconnu d'un avenir incertain effrayaient et qui préférait déclarer vivre au jour le jour pour mieux s'en persuader. Pensée vite chassée de son esprit pour ne pas devoir y donner une réponse qui irait à l'opposé de ce qu'elle affirmait, alors qu'une autre y faisait irruption, sa blondeur ne lui permettant de ne traiter qu'une seule question à la fois. Au fait, elle était témoin. Et ça doit faire quoi un témoin ?




* clin d'oeil à "Quatre mariages et un enterrement"^^
Cedmisc a écrit:
[Au seuil de la Cathédrale...]

Voila enfin la cathédrale. Plus qu'à rentrer... mais Clelia le retint pour une séance de "coiffage".

Je sais on me le dit souvent que je suis parfait. Et d’arborer un grand sourire.

Et vous entendez quoi par gniagnias? Heu... oui m'dame. A vos ordre m'dame.

Et le voila au garde à vous.

Un témoignage? A ce moment précis, le duc regretta profondément d'avoir choisi Clelia... Mais bon avait il eu le choix? Non... bon ça il ne fallait pas le dire à la cueilleuse, elle pourrait mal le prendre. Et puis cela lui ferait de la peine. Dautant plus qu'au final c'était un parfait "choix". Enfin pour le moment...

Oui allons-y, vu comment est la mère... Grand sourire avant d'entrer...

Maltea a écrit:
Heureusement que l'alcool faisait son petit effet, sinon, cela ferait un petit moment déjà que Sa Garce aurait prit ses jambes à son cou. Alors que toutes étaient prêtes, elles sortirent de leur tanière afin de rejoindre la cathédrale proprement dite. Un pincement se fit ressentir au niveau de la poitrine ducale. Elle avait beau avoir ses cousines et sa vassale à ses côtés, il lui manquait quelqu'un d'important et comme on dit, un seul être vous manque et tout est dépeuplé. C'est elle qui ce jour aurait du la mener à l'autel, l'empêcher de fuir, la sermonner et on en passe des vertes et des pas mures... mais la vie en avait décidé autrement... la raison pouvait détruire des liens inscrits sur parchemin mais ne pourrait jamais détruire ceux du coeur, et aujourd'hui c'était ce dernier qui grondait, alors que la blonde future mariée se tenait derrière de lourdes tentures la séparant de l'allée devant la mener devant son éminence et le fiancé. Elle se l'imaginait à ses côtés avec sa flasque de whisky et un discours du genre: allez Favara, un peu de courage que diable, ce n'est qu'un mauvais moment à passer, et puis ce n'est pas comme si c'était la première fois! Faut dire que la Saint-Just, niveau remonte moral, c'était zéro mais sa présence aurait été une force pour la jeune femme... la brune ayant plus de force qu'elle, elle aurait pu la trainer jusque l'autel en un clin d'oeil... ou plutôt la menace de la dague qu'elle planquait toujours sur elle, faut l'avouer aussi. Respirant profondément et expirant, la blonde duchesse se décida enfin à faire les quelques pas qui la séparait de son destin de future épouse.... misère, encore des sacrifices à faire... plus d'amant, plus de sortie en catimini dans des endroits peu fréquentables, se faire dicter sa conduite par son époux.... non ça il pourrait rêver, tête de mule un jour, tête de mule toujours! Personne ne lui dicterait sa conduite, elle décidait toujours toute seule comme une grande.
Elle eut une pensée pour celui qui n'avait jamais quitté son coeur, même si aujourd'hui son deuil était fait, il ferait toujours partie de sa vie... n'empêche celui là elle lui dirait sa façon de penser quand ils se retrouveraient là haut.... sa faute si elle devait repasser par ce qui l'enquiquinait le plus, une cérémonie de mariage! S'il n'avait pas eu la bonne idée de tomber dans un guet-apens et de se faire trucider, jamais Maltea n'aurait du repasser par la case mariage puisqu'elle ne serait plus jamais tombée amoureuse et... et puis voilà! Ceci dit, la case « je me marie » était toujours mieux que celle qui dit:" allez en prison sans passer par la case départ".... quoique, ça se valait en y réfléchissant bien...
Ecartant quelque peu la tenture, elle lança un petit regard à l'assemblée déjà présente.


Tiens il n'a pas l'air d'être là le duc... m'étonne pas plus que ça, je parie qu'il a oublié... ça promet! moi qui avais parié sur le retard du Cardinal, je viens de perdre les écus de la levée des impots sur Brienne là...

Ingeburge a écrit:
Il y a des trucs comme ça propres à faire geler la Seine au mois de juin; il y a des événements qui permettraient à un paralysé de recouvrer sa mobilité et de se mettre à danser la gigue; il y a des phénomènes comme ça pouvant vous faire bouger même si vous êtes malade, perclus de rhumatismes, la tête dans une cuvette, le contenu de l'estomac dans ladite cuvette. Le mariage de Maltea di Favara, aka la duchesse aux râteaux, était un de ces trucs, un de ces événements, un de ces phénomènes propres à faire bouger Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg – dont le petit-déjeuner était toujours dans son corps, voyons – et à la mener à l'endroit qu'elle détestait certainement le plus à Paris : la cathédrale Notre-Dame. Car Maltea qui se marie, c'est comme Ingeburge qui se fend la poire : c'est i-m-p-o-s-s-i-b-l-e aussi fallait-il le voir pour le croire et pour le voir, il fallait prendre ses petits pieds chaussés de suières hors de prix et se rendre sur place. Enfin, ses pieds n'auraient qu'à fouler le sol compris entre le marche-pied de son coche et sa place à l'intérieur de l'édifice religieux le plus souillé de Paris.

Elle vint, la mâtine, parce qu'elle le voulait bien au fond et elle vint en espérant qu'entrer dans une église pour un mariage, ça n'allait pas lui coller la poisse et aboutir à la publication de ses propres bans dans un avenir plus ou moins proche. Parce qu'elle aurait la scoumoune, à tous les coups, le mari serait fort bien doté... en titres, évidemment mais elle ne pourrait certainement pas le souffrir. Et elle avait déjà assez donné dans le mariage arrangé pour ne pas ajouter davantage au drame. Et elle vint aussi car Maltea, c'était aussi un de ses pious-pious de la Hérauderie et qu'elle les aimait bien fort ses pious-pious, ce qu'elle se gardait bien de révéler. Oui, elle l'aimait bien son piou-piou de Champagne même si au début, ça s'était – un peu – crêpé le chignon en salle des caducées, les deux donzelles étant dotées d'un caractère fort, de surcroît l'une étant justement champenoise et l'autre fort heureusement bourguignonne.

Bref, la Froide était dans la place et elle s'assit juste là, sur un des bancs, du côté de l'allée centrale; il avait été dit qu'il y aurait peut-être des portes à bloquer, autant donc être à proximité du chemin y conduisant. Machinalement, elle tapota les jupes de sa houppelande de taffetas noir puis arrangea le voile de la même couleur qui couvrait décemment ses cheveux. Le manteau de pair de France fut roulé en boule dans un coin, pas question de porte ce truc vachement bleu. Elle observa les alentours. Tiens, un Ronron, tiens une filleule. Ça allait être familial la sauterie.

Clelia a écrit:
[Au seuil de la cathédrale... encore^^]

Et vous entendez quoi par gniagniagnias? Gné? Quoi? Mais c'est tellement é-vi-dent!

Elle lève les yeux au ciel.. pas le temps pour une longue explication.. Main droite, un doigt levé, main gauche, même chose. Elle prend une voix grave, puis une voix plus aigue (l'imitation est mauvaise, mais forcément faut faire vite).


Mais je l'aime moi. Gniagniagnia...
Offrez-lui des fleurs..
Bah non, elle dira que ce n'est pas naturel...Gniagniagnia...
Et votre demande en mariage? Elle a pas l'air convaincue
Mais si, c'était bien, je vois pas pourquoi elle doute. Gniagniagnia...

Puis, le gniagniagnia suprême...

Je ne peux pas l'épouser tant que je suis Duc de Champagne, ça serait profiter de mon statut et je ne veux pas.

Ce soir là, elle aurait du lui faire signer un papier en fait... Ceci fait - la démonstration devait avoir été suffisante- elle rangea ses doigts.


[Dans la cathédrale]

Bon, elle avait réussi quand même.. le Duc était là, à l'heure.. Et il ressemblait à quelque chose.. il avait même l'air en forme, vu la méchanceté qu'il lui avait lancé à la figure juste avant d'entrer dans la cathédrale. La jeune mère parfaite-qui-ne-perd-pas-sa-fille-sur-un-noeud haussa les épaules sans relever.

Là, y'avait du monde maintenant! Duchesse bleue présente.. bon.. on allait réussir à y arriver en fait.. Faut dire qu'avec les folles idées de Maltea, elle n'aurait pas été surprise de la voir s'enfuir la veille de la cérémonie, mais elle avait l'air sous bonne garde.. tant mieux!

Puis son regard se promena sur toutes les personnes déjà présentes, jusqu'à s'arrêter sur sa marraine. Et là.. fut-ce l'émotion qui provoqua la fausse route? Le stress soudain? la surprise? Tout en même temps???

Toujours est-il que...

Qu'elle avala de travers et fut brusquement arrêtée dans son élan. Faisant signe à Cedmisc d'avancer sans elle, elle lui conseilla, entre deux toussotements.


*Keuf Keuf* Allez-y! *Keuf* j'vous.. hum... *keuf* j'vous rejoins...

Soudain de la même couleur que les fraises qu'elle aimait à cueillir, elle fit marche arrière, pour calmer son "émotion" quelques secondes en dehors de la cathédrale.. après tout, ça ne se fait pas de mourir dans une cathédrale.. le jour d'un mariage qui plus est!

Cedmisc a écrit:
Il avait haussé les épaules lorsqu'elle lui avait expliqué ce qu'elle entendait par "Gniagnia". Tssss. Il ne faisait que lui expliquer la situation, si elle ne voulait pas entendre cela elle n'avait qu'à pas demander... non mais!

Au moment de pénétrer dans le bâtiment, avec sa légère mauvaise foi, il s'aperçut de sa majestuosité. Avançant la tête en l'air pour admirer l'architecture et les décorations de Notre Dame, il se retourna quand Clelia se mit à s'étouffer.


"Vous allez bien? Je peux appeler un médicastre si vous avez besoin. Vous êtes sûr?"

Malgré ses offres, la jeune demoiselle ressorti de la cathédrale. Haussant les épaules il se retourna vers l'autel et il se rendit compte que bon nombre d'invité était déjà là. De nombreuses têtes, pas toutes connues, mais beaucoup couronnées. Et du beau monde... Décidément le "mauvais duc" de Champagne comme certains aimaient à le critiquer par derrière, attirait du monde. Réflexion faite c'était plutôt Brienne qui devait attirer autant de monde, vu leur renommée respective... Bref, malheureusement il y aurait du monde et il devrait encore faire un effort pour retenir les noms, titres de chacun. Heureusement certains étaient déjà connus.

Avançant vers la plus belle de toutes qui était fort bien entourée, il salua au passage Kelso et sa femme, lui râleur comme pas deux mais dévoué pour sa province. Il fit de même avec Wilus et la capitaine royale de Champagne. Arrivée auprès de sa promise il la gratifia de son plus beau sourire.


"Me voila. Désolé pour le léger retard. Tu connais ta vassale... toujours à s'arrêter pour cueillir des fraises."
Sourire entendu. Il prenait de l'avance, redoutant les coups fourrés de Clelia pendant la cérémonie. Il salua ensuite les accompagnatrices de Maltea, ne connaissant que Alienor mais ne doutant pas que celles-ci faisaient parti des proches de la future mariée..

Il s'inclina ensuite respectueusement devant son Eminence Aaron.


"Le bonjour votre éminence et merci à vous d'officier en ce jour."

Coxynel a écrit:
Au printemps, les oiseaux chantent, il fait beau, le soleil brille... et les couples se créent...
Et il y a des mariages...
Horreur... malheur...

Elle soupire la Coxynel en relisant l'invitation.
Et un de plus !
Z'ont quoi là tous à se marier là ?
Bande de fadas !

Bon, elle est quand même heureuse pour les mariés. C'est une affaire qui roule entre eux et elle les aime bien, sans oublier les mémorables soirées passées en taverne il y a une année à l'époque de Bleu. C'est plus l'idée de devoir entrer à nouveau dans un édifice religieux, alors qu'elle est toujours fâchée après le Très-Haut, qui l'embête... pour rester polie... Et puis ce type de réjouissances, très peu pour elle !

Résignée, elle se prépare quand même, abandonne son phare et enfourche sa monture. Direction Paris et sa cathédrale.
Elle entre sans faire de bruits. Les mariés sont déjà présents. Mais le retard, c'est sa marque de fabrique à la bonbonnière, ce qui serait surprenant, c'est qu'elle arrive à l'heure finalement.
Coxynel va s'assoir sur un banc, sachet de bonbons dans la poche... Mauvaise habitude prise lors de sa grossesse passée mais ça lui passe le temps et ça la détend.

Allez hop Crédo à réciter, échange des voeux, "vive les mariés" et elle se rentre chez elle poursuivre son hibernation.


Clelia a écrit:
Tout juste en train de reprendre ses esprits… la toux se calmait peu à peu… Si la coloration « fraise » de ses joues était allée en décroissant, en quelques instants, elle s’accentua de nouveau, mais de façon plus harmonieuse cette fois-ci, en attendant cette voix.

Elle le gratifia d’un tendre sourire avant de lui répondre.


Moui.. ça va.. mieux… et puis vous êtes là alors…

Un regard qui se fait lourd de sens avant de réaliser l’ironie de la situation…

Voilà donc que celle qui fait tout pour semer le doute en moi concernant mes prochaines épousailles va enfin se faire passer la bague au doigt…

Elle laissa s’installer un silence entre eux deux avant de reprendre, d’une voix soudainement énergique. Bon, je crois qu’il manque encore quelques invités mais je sais aussi que Maltea ne veut pas d’une cérémonie qui s’éternise alors, autant rentrer.. nous serons mieux assis s’il faut attendre un peu… et puis vous verrez vos futures élèves….

Et sans permettre à son très cher Xevinael de répondre, elle l’avait déjà entrainé à l’intérieur de la Cathédrale.

Un coup d’œil à Maltea, prête, Cedmisc, prêt aussi… Un salut de la main à Coxynel et Hersent… Attente…

Xevinael a écrit:
Moui.. ça va.. mieux… et puis vous êtes là alors…

Xevi répondit à son sourire en faisant de même mais avant qu'il n'ajoute une chose elle continuait.

Voilà donc que celle qui fait tout pour semer le doute en moi concernant mes prochaines épousailles va enfin se faire passer la bague au doigt…

Le curé regarda la jeune demoiselle dans le yeux en cherchant à prendre conscience de l'ampleur de la situation. Puis une nouvelle fois alors qu'il allait dire une chose la tornade le prit au dépourvu. Décidément, on le disait lent mais là il remportait tous les prix de manque de vivacité. Et puis ces vêtements, ils se sentaient grotesques là dedans et avait l’impression qu'il allait mourir de chaud.

Bref, la Tornade dit quelques mots tout en l’entraînant à l'intérieur de la Cathédrale. Elle avait reprit un ton dynamique et beaucoup trop rapide pour que le pauvre Xevi en comprenne la moitié mais c'est ainsi qu'il entra dans l'une des plus belles Eglise de France. Lui qui aurait pu s'extasier à chaque pas fut traîné dans sa contemplation des vitraux puis posé là, comme un enfant.


C'est vraiment...magnifique.

Oui Xevi, allant un mariage aurait pu commencer par saluer les invités et saluer les futurs mariés mais non il commençait par admirer l'édifice religieux...

Clelia a écrit:
Xevinael était parti dans une looongue contemplation ô combien ennuyeuse en fait... Clelia quant à elle était totalement insensible à la beauté du lieu. Pas un regard sur l'édifice en lui-même, sur les vitraux, sur rien...

Non, ce qui la préoccupait davantage c'était les futurs mariés et surtout l'attente qui commençait à être un peu trop longue à son goût.
La Tornade - surnom "affectueux" (?) que Xevi lui donnait - n'était pas patiente. Et puis surtout, elle ne savait pas très bien ce qu'un témoin devait faire. Parler à un moment donné... A coup sûr.. mais parler de quoi? à quel moment? fallait faire long? court? moyen?

Jetant un nouveau regard sur son voisin, elle le vit toujours concentré sur leur environnement. Comme ils étaient dans une église, elle ne le troubla pas et contraignit le flot de paroles qui voulait encore se déverser. Puis, après un petit soupir d'impatience, elle glissa tout doucement sa main dans la sienne, juste pour lui rappeler qu'elle était là. Tout simplement.

Ses pensées s'égarèrent en direction de Maltea, espérant qu'elle ne change pas d'avis au dernier moment. Elle était si indépendante en fait, que cette cérémonie semblait surréaliste.

Et l'attente qui se faisait sentir ne faisait que renforcer ce sentiment de flottement... Tournant la tête en direction de la porte de la cathédrale, elle se demanda s'il était possible de la fermer à double tour... au cas où... et en combien de temps.

Yunab a écrit:
Un jour peu ordinaire en Champagne...

et oui ce n'était pas tout les jours que l'on y célébrait le mariage du duc en place.
Tout en se préparant ,la brunette se demandait d'ailleurs si quelques réjouissances seraient organisées en grand place de Reims pour marquer l'évènement, ce qui a ne pas en douter ferait un bien fou a cette champagne qu'elle avait connue bien vivante a une époque et ou l'on pouvait parfois se réunir pour tout autre chose que la politique, politique qui commençait a la lasser au plus haut point.

L'invitation avait été faite de vive voix quelques jours plus tôt par la blonde duchesse champenoise, elle était ravie de voir enfin cette relation se concrétiser par un mariage, elle appréciait beaucoup les deux personnes qui s'uniraient en ce jour même si cela n'en n'avait pas toujours été le cas, fallait bien avouer qu'entre Brienne et elle cela avait parfois été quelques peu houleux.

Enfin prête, elle avait rejoint son époux et leur fille qui ferait sa première sortie en leur compagnie et tous c'étaient empresser de monter en voiture afin de rejoindre Paris et Nostre-Dame.

ils furent accueillit par le son des cloches de la cathédrale, la duchesse afficha une légère grimace, enfin, rien d'étonnant là dedans, ils arrivaient toujours en retard quelque soit l'évènement...ils s'étaient donc dépêcher de rejoindre l'édifice et c'étaient faufiler sans se faire remarquer jusqu'a un banc, saluant au passage les quelques visages familiers croisés, ne restait plus qu'a attendre le commencement de la cérémonie en espérant que Elsa reste calme.


Aaron a écrit:
Des robes, des manteaux, des colliers, des tiares... du beau monde ! Petit à petit la cathédrale se rempli des invités venus d'île de France et de Champagne, de Champagne surtout avec des voitures et des carrosses pleins de bouteilles et de tonneaux de vin mousseux. Paris était là, Reims aussi !

Le cardinal quitta la sacristie vêtu de ses habits de cérémonie et rejoignit le parvis à la recherche des deux principaux acteur de la cérémonie qui allait se dérouler au cœur de la cité royale. Le temps courait, il ne savait que faire ! Lorsqu'il aperçu enfin le duc de Champagne, il se rassura, et reprit la direction de l'autel !

Les fiancés allaient pouvoir remonter la nef sous le son bruyant des orgues de la cathédrale, scruter l’assistance et être scruté par elle. L'archevêque écarta la bras en signe d'accueil...


C'est un plaisir pour moi Votre Grâce...

Dit-il en souriant... Puis, il décida de lancer l'office en inspirant profondément pour donner du corps à sa voix



Dóminus vobíscum.
Et cum spíritu tuo.

Votre Grâce, Madame, amis et amies des futurs époux, chers fidèles nous sommes rassemblés en cette église pour célébrer l’union de cet homme et de cette femme devant Dieu et devant les hommes. Comme toute décision importante prise dans la vie, celle-ci marque un jour nouveau de leur existence. L’homme se donne aujourd’hui à la femme pour le restant de ses jours, pour le meilleur et pour le pire, dans la joie et la souffrance. Dans ce même élan, la femme promet de respecter cet engagement et de faire vivre cette union quel qu’en soit les épreuves. Aujourd’hui, cet homme et cette femme vont former une communauté de vie ou s'épanouira cet amour, et où grandiront, je l’espère, les enfants auxquels vous aurez donné la vie.

Le mariage est un des plus beaux sacrements que l'Église puisse vous donné, car il uni deux âmes pour n'en faire plus qu'une, il manifeste l'amitié aristotélicienne sous son plus beau jour, sous sa plus belle facette. Que l’Action Divine, qui vous a insufflé cette envie de vivre ensemble, continue Son action, et qu’Elle vous accompagne, tout au long de votre existence, pour renforcer, et rendre toujours plus fort, cet amour que vous avez commencé à forger.


Ô Dieu !
Toi en Qui je crois,
Toi qui guides mes pas,
Donne-moi la force de professer la grandeur de Ton Nom
Ainsi que l'amour et l'adoration que j'y porte.
Envoie-moi Ton Archange, Raphaëlle, pour qu'elle chemine à mes côtés,
Que je ne sois plus seul face à l'ennemi de ma foi et de ma conviction.
Que mes actes obéissent à mon cœur et que même ma main gauche suive les commandements de ma droite.
Que mon cœur te craigne.
Et que j'annonce Ton Saint Nom.
Dieu, daigne lever ta main, que Raphaëlle descende et me vienne en aide.
Ainsi soit-il !


Maltea a écrit:
Une petite poussée dans le dos finit par la faire apparaitre de derrière les tenture. Bon plus le choix, maintenant qu'elle y était, autant aller jusqu'au bout. Allez hop, on rejoint le fiancé, le cardinal, on ne grogne pas, du moins on essaie.... et au final ça ne fonctionne pas du tout, puisque s'il y a bien une chose qui fait mordre la duchesse, c'est la critique de ses vassaux. Pas touche à ceux-ci, y a qu'elle qui peut les critiquer, les insulter, les frapper, les .... ahum... discrètement, une petite pincette fut offerte au promis en guise de représailles pour son retard et sa critique de mauvaise foi.

Ma vassale est toujours à l'heure tout comme moi!

Bon d'accord, rares était les moments où la Brienne était à l'heure, mais bon, chacun sa mauvaise foi. Elle était d'ailleurs passée maitre en arrivée tardive, elle donnait même des cours par correspondance à ceux qui voulaient briller en société lorsqu'ils arrivaient après tout le monde.

Petit sourire au cardinal, la cérémonie pouvait commencer. Attentive, elle ne put réprimer une grimace quand le sujet des enfants fut abordé.... des mouflets, hors de question! Elle avait déjà donné et puis pas le temps pour ça. De toute façon pour avoir des enfants, il fallait partager la même couche et là ce n'était pas gagné. Quand ce n'était pas elle qui était en vadrouille ou trop occupée, c'était lui. Coté positif, ils pouvaient ainsi limiter les dégâts et c'était tant mieux.

Action divine leur ayant insufflé cette envie de vivre ensemble... celle là si elle la croisait, elle lui dirait sa façon de penser.... c'est vrai quoi, comment avait elle réussi à donner envie à la blonde duchesse de se remarier.... c'était de la folie! Ceci dit il y avait des avantages et un énorme même.... elle ne devrait plus faire l'hommage aux différents ducs de Champagne, c'est lui qui s'y collerait et pendant ce temps là, elle serait tranquillement assise à rayer les noms de sa petite liste héraldique. Il pourrait aussi la représenter lors de cérémonie tel que les mariages... désolé mon épouse est souffrante, elle ne peut se déplacer... il s'occuperait aussi de ses terres et elle n'aurait qu'à dilapider l'argent sans même devoir aller le chercher.... c'est que c'était fatiguant d'aller d'un endroit à l'autre pour s'assurer que tout allait bien... oui mine de rien, le mariage c'était vachement bien au final! Ce qui était très bien avec lui aussi, c'est qu'il n'avait pas de famille et surtout plus de mère. Ne pas avoir sa belle-mère dans ses pattes, c'était équivalent au paradis solaire. C'est que Maltea avait déjà assez donné avec la mère de Richard... enfin mère, c'était vite dit.

Et voilà qu'elle perdait le fil et que son regard folâtrait sur les vitraux de la Cathédrale.... vite vite vite, qu'on en finisse, parce que quand cette étape était franchie, en général, la duchesse s'endormait, et une future mariée qui s'endort à son propre mariage, ca ne s'était encore jamais vu.... ceci dit il fallait un début à tout.


Aimelin a écrit:
[Vendôme, quelques jours auparavant]
A Paris
Quand un amour fleurit
Ca fait pendant des s'maines
Deux coeurs qui se sourient
Tout ça parce qu'ils s'aiment
A Paris

(Y. Montand - A Paris)


Tours, Vendôme, le Mans, laval, Angers... Tours... .. tiens nous sommes déjà passés là non ?... Vendôme. Que la Tourraine était verte, que le Maine était … calme... et que les chemins étaient poussiéreux en ce mois de juin, qui avait chassé d'un coup de botte un mois de mai qui s’était étiolé dans la poussière lui aussi.

Mais si la Tourraine était verte, elle était surtout dangeureuse pour les voyageurs en groupe, surtout quand des gosses décidaient de profiter du voyage, et c'est justement parce que la petite Marine avait fait les frais d'un excès de zèle, ou d'alcool, d'un incapable, que le jeune Etampes était à nouveau à Vendôme. La boucle était bouclée, enfin provisoirement, car la prochaine étape serait peut être Le Mans, avec un peu de chance, mais pas en vingt quatre heures.

L’air amusé, il écoutait Marine essayer de rendre folles Ellesya et Aliénor tout en sirotant quelque calva sorti de sa gourde et dont il avait rempli les godets. La chope qu'il tenait dans la main avait stoppé net sa course aux paroles de sa blondinette qui lui rappela soudain qu’ils devaient se rendre à Paris. "à Paris ? est on vraiment obligés d’aller dans cette immense ville poussiéreuse et bruyante" avait il demandé avant qu’elle ne lui précise que c’était pour un mariage. Un mariage ? et il était invité lui aussi ?
La chope avait fini sa course sur la table, devant le jeune ébouriffé qui restait yeux écarquillés.


Tu es sûre ? Malt ? La duchesse de Brienne ? Champagne ?
Ta suzeraine ? Ma blonde chieuse ? La vi...
elle se marie encore une fois ?


Deux godets avalés d'une seule traite plus tard il s'était levé, les sourcils froncés, roumegant* dans sa barbe de deux jours...

elle le fait expres j'en suis sûr ! Elle sait que j’aime pas les mariages et la foule.

Un mariage, encore un, ça il se vengerait et la blonde Duchesse avait intérêt à ce que les mouches de la cathédrale cette fois ci, soient aussi silencieuses qu'une certain mois de février 57.
Un pigeon venu toquer inconsciemment sur le bord de la fenêtre lui coupa son échappatoire : je ne suis pas invité elle ne m'a rien dit. Ben oui parfois il fallait être de mauvaise foi si l'on voulait échapper au pire, c'est à dire à un voyage sur Paris, et à un moment souvent interminable dans une église.

Mirettes grises posées sur le parchemin dont les quelques mots n'appelaient pas de refus... " … J'espère t'y voir, j'ai besoin de mes proches pour ce jour de deuil national pour la gente masculine…."
Moui.. c'est vrai que ça allait causer quelques chocs quand même. Un sourire lui échappa. De toute façon il n’avait pas l’intention de manquer cet évènement ne serait ce que pour cette amitié qui le liait à elle depuis des années maintenant, et encore moins l’intention de laisser Aliénor y aller seule. Une grimace tandis que sa main passait sur sa joue. Et si leur amie leur tendait un piège en se sacrifiant et le faisant avant eux afin qu'ils suivent son exemple ? Oui c'était ça, elle voulait leur montrer l'exemple, il en était sûr !

Un regard vers Aliénor
rhhaaa et bien allons y .. trouver un prétexte... de toute façon je sais que tu meurs d'envie de retrouver ta suzeraine et amie... lui aussi mais plutôt boire du chouchen plutôt que de l'avouer.


[Le jour J mais peut être pas l’heure H]

Et c’est au son des cloches… que le jeune seigneur arriva devant l’imposant monument. Braiesgrises, veston assorti posé sur une chemise blanche finement brodée de bleu il avait franchi les portes afin d’aller s’installer. Et puis il avait attendu le début de la cérémonie, pensant qu'il irait saluer quelques amis lorsque ce serait fini... parce que toutes les bonnes choses ont une fin.


Cedmisc a écrit:
Les retardataires continuaient d'arriver discrètement. Il ne risquait pas de leur en vouloir étant lui même un spécialiste de ce genre d'arrivées tardives. La cathédrale était tout de même bien remplie. Désormais trop tard pour reculer. Il espérait juste que rien ne vienne troubler la cérémonie, mais là il ne se faisait pas d'illusion. Entre sa promise et son témoin, il y aurait forcement quelque chose qui arriverait. Misère...

Maltea justement était visiblement bien agitée. Confirmation faite par la réplique qu'elle lui lança accompagnée du pincement désormais habituel, signe bien distinctif, et plutôt sensitif dans son cas, d'une Brienne énervée. Il ne fit pas de réflexion, encaissant sans rien dire. Non pas qu'il s'abaissa devant elle, ça elle pourrait désormais toujours courir, mais le moment devenait solennelle et il se doutait bien que Maltea n'était pas la plus à l'aise. Il l'aurait bien serré dans ses bras pour la réconforter mais il craignait la faute à ce moment là. Néanmoins il lui sourit espérant que cela suffirait à apaiser ses craintes. Où dans le pire des cas à l'empêcher de fuir...

La cérémonie commença, lancée par le cardinal-archevêque. Cedmisc écouta religieusement l'homme d'église avant de répéter à sa suite...


Ô Dieu !
Toi en Qui je crois,
Toi qui guides mes pas,
Donne-moi la force de professer la grandeur de Ton Nom
Ainsi que l'amour et l'adoration que j'y porte.
Envoie-moi Ton Archange, Raphaëlle, pour qu'elle chemine à mes côtés,
Que je ne sois plus seul face à l'ennemi de ma foi et de ma conviction.
Que mes actes obéissent à mon cœur et que même ma main gauche suive les commandements de ma droite.
Que mon cœur te craigne.
Et que j'annonce Ton Saint Nom.
Dieu, daigne lever ta main, que Raphaëlle descende et me vienne en aide.
Ainsi soit-il !


Alienor_vastel a écrit:
Quatre têtes blondes toujours cachées derrière les tentures, et un froncement de sourcils de la plus jeune aux paroles de Maltea.

Comment ça, le duc n'est pas là ?! Ah non, il a pas intérêt à avoir oublié, sinon j'irai le chercher moi-même par le fond de ses braies pour le lui faire regretter !

Non mais c'est vrai, depuis quand le futur marié se permettait d'être le dernier arrivé ?! D'accord, il n'était pas connu pour sa ponctualité, mais au moins le jour de son mariage il pourrait faire un effort !
Un haussement sur la pointe des pieds pour mieux voir à travers l'interstice du rideau, et un mouvement malencontreux dans le dos de la duchesse qui fit apparaître cette dernière dans la cathédrale, suivie par une blondinette arborant un air innocent sur son visage, accompagné d'un
Oops pardon, pas fait exprès ! Ajoutant Bon, ben maintenant que tu y es, plus possible de te défiler...

Et la tête qui se tourne vers l'entrée au moment où Cedmisc y fit enfin son apparition, une petite moue de regrets, elle ne pourrait pas mettre aujourd'hui sa menace à exécution. Pervenches qui suivent l'avancée du futur vers sa promise, un sourire en réponse à son salut avant de tourner les yeux vers l'assemblée ayant déjà pris place, s'arrêtant sur les visages connus, s'attardant sur celui d'Aimelin qu'elle alla rejoindre, glissant sa main dans la sienne. Un regard vers lui, se demandant à quoi il pouvait alors songer, avant de reporter son attention vers l'autel.
Et alors que le cardinal-archevêque commençait la cérémonie, Aliénor ne put empêcher ses pensées de vagabonder un instant vers ce que Maltea lui avait une fois raconté de la cérémonie de son mariage précédent, et surtout des paris que la mère de la blondinette, qui y assistait, avait faits avec Lily et Varden. Un petit sourire narquois vint alors s'afficher sur ses lèvres en songeant qu'après la mère, c'était à la fille d'être présente pour cette union-ci, même si elle-même ne se risquerait pas à parier quoi que ce soit. Une fois de plus la vie s'amusait à remettre la blondinette dans les pas maternels, une fois de plus la boucle était bouclée.

Tournant machinalement autour de l'annulaire de sa main droite, la bague qui s'y trouvait, elle reprit une mine attentive aux paroles de l'officiant, certaines trouvant un écho en son esprit comme autant de questions qu'elle se poserait plus tard... peut-être.
Pour l'instant, l'heure était à garder un oeil sur la duchesse pour ne pas qu'elle fasse demi-tour au dernier moment.


Aimelin a écrit:
Un sourire éclaira un instant son regard lorsque sa blondinette vint le rejoindre et il serra doucement sa main. Les visages disparus revenaient à mesure que les minutes passaient. Au premier mariage de Malt, Lily était là, Magd et bien d'autres. Tout ce temps passé qu'on ne rattrapait plus.
Son regard se posa sur la petite flamme vascillante d'un cierge et il repensa à ce jour là dans l'église de mauléon lorsqu'il était entré prier pour prendre des forces et qu'il avait vu le visage de Lily disparue, remplacer la petite flamme sur lequel son regard s'était posé. Peut être était elle encore ici aujourd'hui parmi eux, à les observer.

Il laissa la petite flamme pour reporter son attention sur les paroles du Cardinal après avoir jeté un regard à Aliénor, pensant à l'action divine et à ses étranges demandes.
Que mes actes obéissent à mon cœur et que même ma main gauche suive les commandements de ma droite. répéta t il, ses mirettes posées sur ses doigts croisés avec ceux de la jeune dame de Lesmont.


Clelia a écrit:
La cérémonie commença et lorsque l'officiant prononça les premières paroles de la prière à l'archange Gabriel, Clelia tressaillit puis fit une grimace.

Est-ce que toutes les messes de mariage commençaient comme cela? Elle garda dans un coin de sa tête d'en toucher deux mots à qui de droit pour que dans la chapelle des De la Croix de Bramafan ne retentisse pas cette prière.

Elle la connaissait par coeur, la première fois qu'elle l'avait entendue, c'était en présence d'Ingeburge.. qui rendait les derniers hommages à sa mère avant qu'elle ne rende l'âme.

Donc pour elle, cette prière relevait davantage de la veillée funèbre que d'un évènement heureux.

Et elle balaya d'un coup le petit sourire en coin qui avait émergé quand il avait été question de la descendance. Maltea avec un bébé dans les bras, l'image avait de quoi faire rire mais après tout...

Puis... Toujours à moitié grimaçante, elle se détendit quand son regard se posa sur ses deux petites filles, étrangement calmes pour une fois. Elles ne bougeaient pas, ne bronchaient pas, ne parlaient pas, ne posaient pas mille et une questions. Pourvu que ça dure.

Un regard sur Maltea... ça y est, la cérémonie était lancée.. plus de possibilité de reculer. Puis un regard vers Cedmisc, qui semblait être un peu soucieux. M'enfin de quoi avait-il peur encore celui-là.. de son ombre? Humpf!

Koroseth a écrit:
[Devant la cathédrale, avant que la cérémonie ne commence (si si !)]

Il était là. Avec la marmaille. Il savait que sa suzeraine adorait les enfants alors il s'était pointé avec les trois. C'est lui qui avait choisi les habits : tous d'un magnifique bleu wagnerien. C'était un mariage, il fallait s'habiller de façon classe.

C'était la seconde fois qu'il venait à Paris, la seconde fois qu'il venait à Notre Dame et la seconde fois qu'il assistait à un mariage de Maltea. Tout réuni, comme la première fois. Y avait du monde et pas mal qu'il ne connaissait pas. Il avait un léger retard mais tout ça c'était la faute de la circulation parisienne, horrible. Toutefois, il fallait s'asseoir pas trop derrière pour ne pas manquer une miette des festivités, c'est toujours marrant les évènements avec Maltea, s'passe toujours un truc qui sort de nulle part. Bon, parfois il y était lui-même pour quelque chose mais là n'est pas la question. Il avançait dans le couloir central pour arracher les dernières place disponibles vers l'avant, quitte à bousculer doucement quelques personnes.


- Attention, écartez vous, laissez passer le vassal préféré de la duchesse !

Tout en avançant il jetait un oeil partout où c'était possible mais il ne voyait pas ce qu'il cherchait :

- Y a pas de banquet ici ?... Autant aux cérémonies d'hommage à Reims, il n'y a pas grand monde mais y a de la bouffe, autant ici c'est pas mal rempli mais question bectance c'est pas ça...

Hop, un espace de disponible et il s'y engouffra avec les rejetons ! Au moins, ça c'était fait. Bon ben, plus qu'à attendre que ça commence.


[Début de la cérémonie]

Il n'était pas très facile de suivre ce que disait l'officiant sachant qu'il devait surveiller sa progéniture : Maëlle était maintenant une jolie jeune fille et il regardait à droite à gauche qu'il n'y ait point de damoiseau trop ambitieux pour s'approcher. Sinon, ça allait barder... Mais bon, actuellement, la seule qui intéressait cette fille était la robe de la mariée. Arahil, son fils, faisait de son mieux pour imiter son père dans sa posture et sa prestance et ne suivait donc absolument rien de ce qu'il se passait autour de lui. Il ne serait également pas contre un petit quelque chose à se mettre sous la dent. Et enfin Alyanel la petite dernière qu'il ne fallait surtout pas quitter des yeux sous peine de ne plus la revoir. Celle-là tenait de sa mère quand il s'agissait de faire des bêtises !

- J'sens que ça va être compliqué cette journée...

Chaplume a écrit:
Paris. En voilà une aventure pour elle, qui n'avait guère quitter sa petite ville de Champagne. Elle avait reçu une invitation aussi elle se devait assister à ce mariage même si elle était partagé de sentiments contradictoires. Mais bon après tout, c'était un mariage, un jour de fête....alors bon

Après avoir longtemps cherché la cathédrale pourtant imposante et donc normalement visible, elle y arriva alors que la cérémonie débutait.

Ben oui en retard, ça ça ne changerai jamais pour elle.

Elle s'installa derrière, discrètement. Il y avait tellement de monde de toute façon, elle resterait dans l'ombre, la place qu'elle préférait.

Et elle tenta de se concentrer sur la cérémonie, mais elle était troublée en regardant l'intérieur magnifique de la cathédrale. Ce lieu était empreint d'un faste et d'une beauté assez spécifique. Difficile de se concentrer devant tant de merveilles.

Xevinael a écrit:
Grandiose, magnifique, splendide. Xevi n'en revenait pas d'être dans un endroit aussi beau. Ces colonnes grises scultées et travaillées, ces vitraux reprenant la vie de Christos, les préceptes d'Aristote, ces bougies sacrées qui illuminaient la gigantesque enceinte.

Il se remémorait ses cours recues lors de son enfance puis en séminaire par Siva, il récitait quelques logions en examinant les visages les gestes et les postures.

Puis sentant soudainement une accroche, Xevi, dont l'esprit voyageait dans la Cathédrale au gré des images et des beautés, réintégra son corps. Comme s'il récupérait son enveloppe terrestre après avoir volé. Un choc violent et une chute jusque dans ses chaussettes.

Un coup de massue sur le crâne ? Un coup d'estoc dans le ventre ? Non bien pire que cela.

La douce main de Clelia venait de se glisser dans la sienne. Le rouge aux joues, Xevi se tourna vers la demoiselle et se rendit compte combien ce qu'il avait à côté était plus beau et plus agréable à regarder que ce vulgaire amas de pierre appelé Nostre Dame. Son coeur battit plus vite. Elle semblait suivre la cérémonie tout en gardant un oeil sur ses filles.

Etait-il en train de pêcher ? Dans la maison de Dieu ? Il ne le savait pas. Il cherchait la réponse sur le visage de Clelia, comme si d'une apparition cela apparaitrait sur sa belle joue lisse. Elle semblait un peu nerveuse. Il serra sa main comme pour la réconforter. Comme pour lui dire : "Je suis là moi aussi".

Aaron a écrit:
Le cardinal monta en chaire. L'atmosphère était silencieuse, mais l'assemblée était agitée, comme les futurs mariés, dont le stress, à peine palpable, se lisait tout de même un peu sur leurs visages. L'archevêque écarta les bras en signe d'accueil, puis entama la lecture du livre sacré...

Lecture du Livre sacré – Création VIII .:: La Décision ::.


    “Mais il faudra encore que, chaque jour, toi et les tiens fassiez perdurer votre espèce. A
    l’exception de celle que Je n’ai pas nommée, J’ai fait de toutes les créatures vos soumises.
    Ainsi, vous vous en nourrirez, sans qu’elles ne se nourrissent de vous. Ce pouvoir dont vous
    disposez de vous nourrir des autres espèces, Je le nomme “travail”. Mais, afin que vous
    n’oubliiez jamais que ce pouvoir est un don de Moi, vous récompensant ainsi de ta bonne
    réponse, Oane, le travail sera laborieux, difficile, usant et fatigant. Mais ne te plains pas de
    la souffrance que cela te cause, car, en vérité, c’est un bien beau cadeau que Je te fais.”

    “Afin que vous remplaciez par de nouvelles générations celles dont la vie se termine, je vous
    fais un cadeau bien plus beau encore. Cet amour que J’attends de vous, Je vous permets aussi
    de l’éprouver également envers vous, en couple. La tendresse et le désir mutuels seront les
    composantes de ce pur sentiment. La procréation en sera le but. Mais seul l’amour que
    J’aurai béni pourra permettre l’acte de chair, afin que votre espèce perdure dans Mon amour.”


Voilà un passage des Saintes Écritures qui est aux fondements de la doctrine sur le mariage entre l’homme et la femme au sein de la communauté aristotélicienne. Cette communauté, basée sur l’amitié réciproque et universelle, fait naître en son sein des liens plus fort encore : ceux de l’amour entre l’homme et la femme. Et c’est ce que nous vivons aujourd’hui, devant nous… Maltea et Cedmisc ont décidé, par devant les hommes de cette communauté, et par devant Dieu, de s’unir pour la vie et former une communauté de vie dans le but de perpétuer la civilisation et la race humaine.

Cette orientation de l’âme, cette inclinaison du cœur qui nous pousse à nous unir à l’autre ne doit pas s’arrêter à la seule officialisation de l’union. Elle doit aussi conduire à la glorification de Dieu par la création d’une descendance aimante et aimé.
Il insista sur ce fait en regardant la duchesse de Brienne dans les yeux après l’avoir vue faire la moue lorsqu’il avait abordé le sujet quelques minutes plus tôt. Il sourit amusé !. Et la foi que nous faisons grandir, évoluer au fil de notre existence rapproche dans cette glorification notre âme du Tout-Puissant. Par la prière, par nos actions vertueuses, nous élevons cette âme vers la source d’où elle provient.

Cet amour que nous recevons de lui en aimant et en étant aimé comme le seront vos enfants, le Tout-Puissant, nous permet donc de le dispenser, de le donner à l’autre. L’amour de Dieu est comparable à une toile d’araignée. A chaque intercession, il y a un homme, et chaque homme jette vers l’autre ce lien d’amour qui l’unit au reste. Au centre, se trouve le Créateur, croisement et fontaine de cet amour. Autant la toile de l’arachnide est collante, autant l’amour du Père est indéfectible. Aujourd’hui un fil plus étroit vous lie.


Il poursuivit…

Maltea Cedmisc, vous avez écouté la Parole de Dieu qui a révélé aux hommes le sens de l'amour et du mariage. Vous allez vous engager l'un envers l'autre. Est-ce librement et sans contraintes ? Êtes vous prêt à vous aimer et vous chérir dans le bonheur et souffrance, de vous jurer fidélité et de vous protéger , pour le meilleur et pour le pire , jusqu’à ce que la mort vous sépare ?

Maltea a écrit:
Lorsque le regard d'Aaron accrocha le sien qui venait de quitter un superbe vitrail, un sourire malicieux lui fut rendu pour toute réponse. Il l'avait grillée et pas qu'un peu... ceci dit, tout le monde était au courant que sa fibre maternelle, sur une échelle de un à dix, se situait aux alentours du zéro pointé. Non pas qu'elle n'aimait pas les enfants, mais sa vie était bien trop prenante pour rester avec eux vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Elle avait fait un choix, ses devoirs vis à vis de sa province et de la couronne avant le reste... et puis, il était préférable pour sa fille d'être élevée correctement par sa gouvernante. Elle ne manquait de rien, c'était cela le principal. Et puis vu comme la duchesse était aimée et appréciée, la pauvre Rafaella se ferait rapidement trucider si elle était exposée aux yeux de tous. Seuls les proches et les personnes en qui la duchesse avait confiance avaient le droit d'approcher l'enfant. Petit hochement de tête d'un air de dire « j'essayerai mais je ne promets de rien » que déjà la question fatidique arrivait. Alors là....

C'est librement et sans contrainte... si du moins la folie n'est point considérée comme contrainte, que je me tiens ici devant vous afin de prendre époux. L'aimer c'est pas un souci, sinon je ne me serais même pas déplacée, c'est certain. Le chérir... entre deux disputes, pas de souci non plus. Je jure fidélité sauf si bien entendu je suis contrainte et forcée de le tromper... Je jure de le protéger, je l'ai déjà fait, par contre le contraire, c'est pas gagné.... il n'avait même pas remarqué que j'étais entre la vie et la mort pendant la guerre, c'est pour vous dire... donc jusque la mort nous sépare, c'est bon pour moi.

Le fou rire était proche de la gagner et la blonde héraut avait du mal à garder son sérieux. La question était de savoir si cela venait de sa nervosité ou de son esprit taquin voir son amour pour la provocation...seule « Sa Garce » pouvait le savoir. Mais peut-être était-ce tout simplement une petite vengeance envers son cher et tendre qui avait eu le culot d'arriver en retard à son propre mariage... allez savoir.

Donc pour tout ça, ma réponse est oui et c'est mon dernier mot.

Nouveau sourire malicieux.... pour ceux qui avaient cru que la cérémonie serait en tous points parfaite, c'était raté. Chassez le naturel, il revient au galop comme on dit; et jamais la duchesse de Brienne ne changerait du tout au tout et ce, du jour au lendemain.

Alienor_vastel a écrit:
Un coup d'oeil perplexe à Aimelin lorsqu'il répéta en murmurant les mots du Cardinal, pervenches qui suivirent les mirettes grises en direction de leurs doigts entrelacés. Que mes actes obéissent à mon cœur, pas toujours facile quand la raison, la peur ou la multitude des questions qui quelquefois s'engouffraient dans son esprit, prenaient le pas sur les élans du coeur. La raison, la peur, les questions sur ce que serait demain, toutes ces choses qui retenaient au bord de ses lèvres les promesses qui parfois ne demandaient qu'à en sortir. Une rapide pensée pour l'action divine, se demandant si c'était vraiment elle qui les avait poussés à vivre ensemble et partager leur vie sans que pour l'instant ils ne parlent d'aller plus loin. Le coeur contre la raison, la peur les questions, toujours.

Aliénor releva la tête alors que l'officiant montait en chaire pour commencer la lecture du livre sacré. Et un fou rire difficilement contenu lorsqu'il insista sur la descendance. Non que Maltea ne puisse enfanter, après tout elle avait déjà été mère, mais la blondinette avait quelques difficultés à l'imaginer s'arrondir et mettre au monde un petite frère ou une petite soeur pour Rafaella, et surtout s'en occuper par la suite, même si elle savait, pour en avoir parlé avec elle, combien la duchesse regrettait d'être éloignée de sa fille pour mieux la protéger.

Et le souffle retenu lorsque vint enfin la question fatidique. Dans le silence assourdissant qui la suivit, la blondinette jeta un regard vers les portes, se demandant s'il fallait les bloquer, mais nul besoin au final, la réponse de sa suzeraine vint sans hésitation, avec le naturel et la franchise qui était les siens. Sourire amusé, et un soupir de soulagement. Ne restait plus qu'à attendre les paroles de Cedmisc maintenant.

Cedmisc a écrit:
Le duc écouta religieusement Aaron dans sa chaire, disourir sur l'amour et le mariage. Un sourire apparut en observant le petit jeu du cardinal et de la duchesse concernant la descendance. Voila un sujet qu'il fallait mieux éviter avec elle.

Et l'instant, la question fatidique arrivèrent. Honneurs aux dames bien entendu. Il sourit en entendant la réponse de Maltea, fidèle à elle même. Il ne s'émut pas du coup verbal qui lui fut porté, il était déjà prévenu. Restait que Maltea n'avait pas le monopole de la parole. Vint son tour, il prit une inspiration, sembla hésiter, puis répondit:


Ma réponse est également oui. C'est librement et sans contrainte que je me tiens ici devant vous afin de prendre comme épouse la terrible Duchesse Maltea Di Favara, bien connue de la plupart d'entre vous.

Je jure devant vous de l'aimer, entre deux disputes cela va de soi.
Je jure de la protéger, bien qu'elle sache se débrouiller seule
Je jure également de la chérir sauf bien entendu dans les cas ou je serais contraint et forcé de l'enlever comme j'ai du déjà le faire à de nombreuses reprises, mais uniquement pour son bien.
Enfin je lui jure fidélité...
Ajoutant à voix basse: facile ça, par contre le contraire, c'est pas gagné... Et un grand sourire vers Maltea, mélange de joie de la prendre pour épouse et de joie pour son beau discours avant de conclure:
...Jusque la mort nous sépare, mais le plus tard possible.

Port altier, grand sourire, mine rayonnante ponctuèrent cette tirade.

Aaron a écrit:
Le cardinal sourit en entendant répondre la duchesse de Brienne. Après tout, ce serment se faisait à deux, et elle n’était pas à son premier coup d’essai… On avait déjà parlé d’une « veuve noire » en Touraine. Il semble que la Champagne ait trouvé la sienne ! Puis regardant les deux ducs :

…en espérant que les « si » ne se réaliseront jamais et que vous n’ayez point à l’enlever, mon cœur s’en déchirerait !


Il sourit

Dans le foyer que vous allez fonder, acceptez-vous la responsabilité d'époux et de… Il sourit de nouveau ...parents ?

Maltea a écrit:
La presque mariée regarda, la moue sceptique (et non septique, même si j'ai hésité une fraction de seconde) il en va de soit, le cardinal.... son coeur en serait déchiré.... hum, il allait lui demander quelque chose, elle en était certaine.... il n'allait pas faire comme Koroseth et venir lui vider les celliers et greniers de Brienne, tout de même! C'est que la pauvre duchesse de Brienne avait l'art et la manière de choisir ses vassaux et jusque là, le cardinal Aaron faisait partie du minuscule groupe portant le nom de vassal pas du tout encombrant dont on oublierait même l'existence... par contre le Koroseth, lui, il détenait la palme de celui qu'on ne peut oublier, même si on s'y efforce avec fougue. Ceci dit, il était en passe de se faire détrôner par Clélia, qui n'était pas mal du tout dans son genre.... Même la blondinette de Lesmont, d'apparence calme, rivalisait avec les deux terreurs vassalisées. Oh elle râlait, pestait la duchesse, mais elle ne les aurait pas voulu autrement à vrai dire. Plus la personne était chieur, plus elle était encline à apprécier celle-ci.... à se demander pourquoi d'ailleurs.... comme quoi, qui se ressemble s'assemble, sauf dans le mariage bien entendu... là on pourrait même dire, les extrêmes s'attirent, surtout dans son cas.
Le cardinal continuait et là paf! Elle le savait qu'il allait lui extorquer quelque chose, voilà qu'il revenait sur le sujet des mouflets! Il faisait une fixation sur le sujet, là c'était certain.... peut-être le fait qu'il ait fait voeux de chasteté le pauvre et qu'il ne pouvait procréer... le pire dans tout ça, c'est qu'il n'avait même pas l'air de se rendre compte de la chance qu'il avait.... pas de braillard dans les pattes, pas de hurleuses ou de chouineuse hormis ... et bien, Maltea... oui parce que parfois, dans la quiétude de Saint-Antoine, et bien la douce voix de la blonde champenoise se faisait entendre (et je peux vous assurer que c'est loin des pépiements de « piou piou à Inge »). gros soupir de dépit avant de répondre....


Responsabilité d'époux... ce n'est pas le mari qui justement devient responsable de son épouse? Mouarf, je croyais, enfin c'est pas bien grave, je suis une personne des plus responsables.... et dans un murmure à peine audible.... Quand je dors. Et pour les mou... les enfants, je peux vous assurer que je prends mes responsabilités concernant ma fille, donc oui... et puis tout comme mon cher et tendre qui a dit en parlant de la mort, le plus tard possible, je dis la même chose concernant les enfants.... Petit sourire candide mais c'est juste pour apprendre à devenir responsable en tant qu'époux, comme vous l'avez demandé.

Elle ne se souvenait pas d'avoir eu droit à autant de question lors du premier mariage... enfin le seul mariage ayant abouti, parce qu'il y aurait du en avoir deux avant celui là, et tout autant voir plus entre le premier et celui-ci....

Cedmisc a écrit:
Un coup d’œil jeté à sa future tandis que Aaron reprenait la parole. Toujours pas de fuite à l'horizon. Il précisa à la suite du cardinal:

Rassurez vous, je ne l'enlève que le temps qu'elle se calme ou qu'elle change d'avis.

Moyen très efficace et sans violence pour ramener la duchesse à la raison. Et voila que l'on reparlait d'enfant. Et Maltea faisait la moue bien entendu. Un sourire passa sur son visage en l'entendant parler des responsabilités. Il répondit à sa suite.

Encore heureux que le mari ne devienne pas responsable de son épouse, sinon j'aurais eu du soucis à me faire. Sourire.
Pour ma part, j'accepte la responsabilité de parent et époux, même si la seconde risque d'être plus difficile que la première...

Ingeburge a écrit:
Gros gros gros soupir, qu'elle ne prit pas la peine de retenir et qui fut donc, de fait, presque ostentatoire. En acceptant de se rendre à ce mariage, Ingeburge avait – un peu – oublié qu'il y aurait d'autres invités qu'elle et cela impliquait que parmi ces autres, il y en aurait forcément quelques-uns qu'elle ne pourrait souffrir. Le Jeneffe était en tête de liste des gens qu'elle se ferait le plaisir d'éventrer puis d'éviscérer, sans qu'elle sût bien pourquoi. Peut-être parce qu'il était aussi insupportable qu'elle et qu'ils partageaient tous deux plus de valeurs et de principes qu'elle ne voulait bien l'admettre, mais elle se refuserait à le reconnaître, même avec un fer rougi lui chatouillant la plante de ses divins petits petons. Aussi fut-elle tentée de l'éconduire et de l'inviter à poser ce fessier qu'elle botterait bien – avant l'éviscération, sinon, c'était un coup, en tapant, à mettre partout par terre, en tous les cas plus que si elle s'en tenait au simple fait de lui retirer les organes internes – ailleurs. Et puis, tout cette débauche de jaune, c'était coloré et si elle n'avait pas encore était prise de nausées là...

Néanmoins, elle opta pour une alternative : accepter, ce qui pourrait être bien plus cruel et plus amusant qu'un non claquant avec conviction. Aussi, urbaine jusqu'au bout des ongles, elle répondit :

— Faites donc Monseigneur, non pas parce que je cours le risque de faire les frais d'une réputation dont j'ignore tout mais parce que parce que vous risquez de bloquer le passage. La duchesse de Rethel désire tant se marier, ce serait fâcheux.

Hop. En même temps, il avait lancé les hostilités et un autre en faisait de même : Aaron de Nagan commençait sa litanie. Amen.

Guillaume_de_jeneffe a écrit:
Il lui fallut se retenir pour ne pas évoquer que ladite duchesse serait ainsi obligé de lui passer sur le corps. Mais dire cela dans une église à quelqu’un qui vous tenait en si basse estime était une manière de suicide que le Flamand réprouvait absolument, pour dire la vérité. Il trouverait bien d’autres façons de faire. À moins que d’autres ne poussent l’altruisme jusqu’à le faire pour lui. Cela étant, il offrit son plus charmant sourire – (dis)simulation quand tu nous tiens – à l’urbanité faite femme et s’assit donc à ses côtés.

- Si je puis vous donner un conseil, éviter de bégayer, on pourrait presque croire que je vous trouble. Parce que parce que, c’est tout au plus digne d’une argumentation d’un piètre étudiant en logique ayant trop peu lu le docteur angélique.

Il vaut toujours mieux s’assurer que les hostilités sont bien ouvertes, n’est-ce pas ? Reportant ensuite son attention vers le cardinal normand, il ne manqua pas une miette de ses paroles. C’est que, malgré le fait d’avoir répandu du sang plus ou moins jeune sur une bonne part des terres de France et d’ailleurs – ôtez d’ailleurs du total quelques décalitres de sang d’infidèles, les bons comptes font les bons amis – et avoir plus d’une fois quitté la voie tracée par le Très-Haut et ses prophètes, le Flamand n’en restait pas moins pieux. Si, si.

« Quant à la duchesse de Rethel et au duc de Champagne, je crains que son Eminence ait fait une légère erreur dans le choix de sa métaphore. La toile de l’araigne n’est rien face à celle qui nous oblige à nous croiser encore et encore. Le Destin est joueur, me semble… »

Aaron a écrit:
Décidément, jamais futurs époux n'avaient été si enclin à commenter les questions formelles qui leur étaient posées. Des "si" par là, des "si" par ci, des "mais", des "je veux bien à condition" ! Dieu, le monde d'aujourd'hui semble bien, différent de celui d'hier, et la duchesse fort exigeante... Nul doute que c'est elle qui porterait la culotte, à moins que le duc de Champagne ne se garde pour la suite. Le cardinal priait pour qu'il ait une bonne cave, fermée par une porte en chêne massif pouvant résister à une batterie de coup de pied et de poing qu'une duchesse pourrait donner... Brrrtch ! Drôle d'idée pensa l'archevêque...

Il glissa à l'oreille du chanoine qui lui tenait le grand livre où était inscrites les formules que les époux devait répéter...


Le plus tard sera le mieux, certes, mais nous en voulons un dans l'année... il parait qu'une vieille tradition veut que le seigneur fasse grande fête comme jamais, et invite ses vassaux, à la naissance d'un héritier !


Faisant ensuite glisser son doigt sur la page... "Si quelqu'un doit s'opposer à cette union..." Ah non ! pensa le cardinal, elle pourrait bien s'opposer elle-même ! Question suivante...

Cedmisc, voulez-vous prendre pour épouse Maltea di Favara, duchesse de Brienne et de Rethel, ici présente ?

Cedmisc a écrit:
Allez on respire un bon coup et...

Oui je le veux.

Clelia a écrit:
Perdue dans ses pensées, dans un autre monde, une dimension parallèle, une vie ailleurs très chargée, Clelia n'avait pas remarqué que la cérémonie avait suivi son cours pendant qu'elle était ailleurs.

Ce fut le "oui je le veux" de Cedmisc qui lui remit les idées en place. Déjà? ça y est? Maltea avait dit oui aussi? Avait-elle raté quelque chose? Le retour à la réalité aurait pu être pénible si... s'il n'y avait eu cette main rassurante qui s'était refermée sur la sienne.

Levant les yeux vers celui qui était à ses côtés, elle lui sourit de nouveau - c'était fréquent quand elle était avec Xevinael-, se pencha vers lui et lui murmura :


J'espère que j'ai rien raté hein? J'étais.. perdue dans mes pensées.. Je suis désolée...

Clelia qui s'excuse? Mais que se passait-il? L'effet Xevi probablement.

Tournant la tête à droite, à gauche, derrière, ses yeux se posèrent sur une silhouette bien connue. Aussitôt elle se raidit, regarda droit devant elle, le rouge aux joues, le coeur qui battait plus rapidement, mais pour une autre raison que précédemment.

Charles de la Croix de Bramafan était là. Limite, ça ressemblait à une réunion de famille ce mariage. Manquait Gwenchou pour compléter le tableau et tout serait parfait. Mais visiblement, ce n'était pas le cas, pas de trace de la Duchesse de Crécy.

N'y tenant plus, elle brisa de nouveau le silence qu'il fallait observer en pareille circonstance pour glisser à l'oreille de son voisin.


Han.. mon père est là... j'ai peur!

Peur de quoi? De rien spécialement, mais c'était sorti tout seul.

Elle se reprit.


Humpf.. peur.. euh... Non.. je ne m'attendais pas à ce qu'il soit là.

Aaron a écrit:
Après avoir attendu la réponse du duc, il se tourna vers sa future épouse (dans 2 secondes)...

Maltea, voulez-vous prendre pour époux Cedmisc, duc de Champagne, ici présent, et ajouter un duché à votre partition ?

Xevinael a écrit:
J'espère que j'ai rien raté hein? J'étais.. perdue dans mes pensées.. Je suis désolée...

Xevi fit un geste conciliant. S'il y avait bien un personne au monde qui savait ce que "se perdre dans ses pensées" signifiait, c'était bien lui. De son côté il suivait avec assiduité la cérémonie même si au loin il n'entendait pas ce qu'il se murmurait.

Pour l'instant ils ont l'air de se marier. En vrai.

Han.. mon père est là... j'ai peur!

Jetant un coup d'oeil rapide à sa voisine elle continua :

Humpf.. peur.. euh... Non.. je ne m'attendais pas à ce qu'il soit là.

Ooooh ainsi il y avait le père de la Tornade ici présent. Xevi n'osait pas se retourner pour voir de qui il s'agissait. C'est vrai, cela aurait été peu discret. Dans son accoutrement de "gens bien habbilés" dans lequel il avait chaud et était mal à l'aise il repéra néanmoins qu'il portait un brecelet metalique. C'est tout à fait dans l'air du temps ! C'est la mode lui avait assuré la Tisserande. Beau ou pas il s'en servit pour regarder à l'arrière et voir dans un reflet doré le visage du cher créateur de Tornade apparaitre. Enfin était-ce lui ? Ou l'homme à côté ? Et puis ce bracelet déformait beaucoup, allongeant les visages à l'extrême de donnant de gros nez.

Ah et voilà qu'il ratait un peu de la cérémonie ! Zut et zut ! Par contre Clelia semblait avoir remarqué son manège. Gêné il lui murmura, oubliant encore une fois la cérémonie qui avait lieu :


Euh...c'est celui en gris ou celui qui n'a pas de cheveux ? Vous ne l'avez pas vu depuis longtemps ?

Evidemment, Xevi qui s'était voulu ingénieu n'avait rien pu voir et de toute façon, il ne visait même pas la bonne direction...

Clelia a écrit:
Mais enfin qu'est-ce que vous faites? qu'est-ce que vous racontez...

Même murmurée, cette observation avait de quoi signifier à Xevinael un mini peu d'agacement. Fort heureusement -et parce que c'était Lui- elle accompagna cette remarque par un doux sourire indiquant que c'était pas bien grave de toute façon.

Elle lui répondit, sur le même ton.


Mon père est celui qui a le plus de classe ici.. Voyons.. la plus belle stature, l'air le plus intelligent et le plus séduisant qui soit!

Bon, c'était un peu poussé, surtout quand on connaissait les relation houleuses du père et de la fille. Mais là, c'était plus une question de fierté genre "je ne suis pas la fille du premier vieil homme décrépi que vous pourriez voir dans cette assemblée namého".

La dernière fois que je l'ai vu.. c'était après son entretien avec mon.. mon fiancé. Là, tout d'un coup, ça avait du mal passer. Etrangement. Hum. En fait, c'est plutôt que je ne m'attendais pas à le voir.. je suis pas préparée psychologiquement c'est tout... ça fait bizarre... A un mariage...

Le regard soudain s'assombrit. L'image de sa mère venait de refaire surface.

Puis il se concentra de nouveau sur la cérémonie.


Vous croyez qu'elle pourrait dire non au dernier moment? ça serait dommage d'avoir tant attendu et être restés si longtemps ici enfermés pour qu'elle dise non au dernier moment hein...

La Duchesse était-elle plongée dans ses pensées elle aussi?

Si tel était le cas, Clelia aurait espéré qu'elle revienne bien vite parmi eux. On ne savait jamais ce qu'il pouvait advenir. Déjà, elle était impatiente d'entendre son "Oui" final!

Maltea a écrit:
Un duché de plus? Si cela n'avait était qu'une question fief, elle en aurait épousé un autre...ceci-dit, elle allait encore devoir remanier ses armes...

Maintenant que vous le dites, pas sure d'avoir envie de m'arracher les cheveux pour camoufler mes peignes... J'ai le temps de réflechir ou pas?

Petit sourire en direction de Ced avant de...

Oui je le veux

Aaron a écrit:
Nous en arrivions au moment fatidique que toutes les petites filles attendait et espéraient vivre un jour de leur vie. Les abeilles virevoltaient autour des mariés, les papillons papillonnaient dans les airs et les tourterelles volaient d'arche en arche, de colonne en colonne... Des confettis rose bonbon semblait tomber des voûte du saint édifice... Tel était le rêve de ces fameuses petites filles. La duchesse de Rethel devait en être. C'était à n'en pas douter... Petit sourire au duc de Champagne :

Par les pouvoirs qui me sont conférés, par l’autorité du Tout Puissant et avec la bénédiction du Ciel, je vous déclare unis par les liens sacrés du mariage.

Vous pouvez témoigner votre affection à votre nouvelle épouse...


Dit-il pudiquement en souriant...


Alienor_vastel a écrit:
Hormi quelques chuchotements de-ci de-là, l'échange des consentements s'était fait dans un silence quasi religieux -normal vu le lieu me direz-vous !- Nulle personne pour s'opposer à ce mariage, même pas les promis eux-même dont la voix résonna sur les murs du bâtiment.
Aliénor laissa errer ses pervenches sur les hautes voutes de la cathédrale, les vitraux laissant entrer une lumière colorée qui dansait dans l'air, songeant que, si elle se mariait un jour, elle voudrait pour sa part que ce soit dans un lieu moins majestueux, une petite église toute simple, entourée de ses proches qui au final se comptaient sur les doigts d'une main. Et un haussement de sourcils étonné à l'intention d'elle-même en constatant que l'idée du mariage ne lui était plus aussi déplaisante qu'elle ne l'était il y a peu encore, une grimace en se persuadant que c'était surement dû à l'ambiance et la solennité du moment. Un regard vers Aimelin, petites voix contradictoires dans sa tête en même temps que les doigts serraient impulsivement ceux qui leur étaient entremêlés, la raison lui rappelant que rien que l'exemple de ses parents ne pouvait que la rendre réticente à ce qu'elle considérait comme une perte de sa liberté, le coeur lui affirmant au contraire que "la liberté n'est pas l'absence d'engagement, mais la capacité de choisir" *

Laissant là son dialogue intérieur, elle reporta son esprit et ses yeux vers le Cardinal qui venait de déclarer Maltea et Cedmisc unis. Bon, finalement son rôle de témoin avait été assez tranquille, ce qui n'était pas pour lui déplaire ! La cérémonie touchait à sa fin et bientôt ils pourraient aller féliciter les mariés, et un fin sourire étira ses lèvres en songeant qu'elle en profiterait pour asséner quelques... "recommandations"... au Duc.




* Paulo Coelho, "Le Zahir"


Cedmisc a écrit:
Ajouter un duché à sa partition? Et bien, heureusement qu'elle ne l'épousait pas pour ça, sinon cela aurait été un sacré mauvais calcul...

Sourire en direction de Maltea en réponse au sien. Il avait pris l'habitude de ses piques, plus ou moins saignantes et cela était désormais comme un jeu, un rituel entre eux.

Mais elle avait quand même dit oui et son Eminence les avait déclaré unis par les liens sacrés du mariage. S'approchant doucement de la mariée, il déposa ses lèvres sur les siennes afin de lui "témoigner son affection."


Aimelin a écrit:
"J'aurais dû me méfier des vents qui tourbillonnent
De ces pierres qui taillent cachées sous l'eau qui dort
De ces bouts de ruisseaux qui deviennent des ports"
(Cabrel - je pense encore à toi)


Il était très attentif notre ébouriffé. Puisque sa chère blonde chieuse l’avait fait venir à Paris, autant qu’il profite de ce moment, car il espérait bien que ce soit la dernière fois qu’elle l’invite à son mariage. Il ne faudrait pas qu’elle y prenne goût et l’oblige à venir à Paris régulièrement pour excuses d’épousailles, fallait pas non plus exagérer !
Deux c’était déjà beaucoup, même s’il avait échappé à ses tentatives précédentes, tout en repensant amusé au lac de Sainte.

"c’est bon pour moi"… un regard amusé à la réplique de la Duchesse. D’un autre côté si elle avait répondu comme tout le monde : oui je le veux… ça n’aurait pas été Malt. Et puis elle avait dit « son dernier mot » et le voulait, et le jeune Etampes savait que le pacte était conclu, une fois que Champagne avait prise sa décision.

Il se demanda si quelque hurluberlu n’allait pas se lever et crier dans un dernier geste de désespoir : "non !!! je m’y oppose ! empêchez la de commettre l’irréparable ou décrétez jour de deuil national dans le royaume !"
Mais seules les mouches qui avaient arrêté un instant leur vol de peur de troubler le silence, et de se prendre un coup de latte, firent entendre leur petit bzz bzzz tandis que le couple fût reconnu lié par les liens du mariage… devant le Très Haut. S’il n’avait été si attentif, sans doute aurait il versé une larmiche tant le moment était beau et solennel.

Etait ce l’effet des si belles paroles de Malt, de l’ambiance de cette cathédrale majestueuse, toujours est il que sans que lui-même ne sache vraiment pourquoi, ni comment, Aimelin se contenta de serrer un peu plus fort la main d’Aliénor et de se pencher à son oreille pour lui murmurer :
je sais que demain n’est pas important et que ça ne changera rien, mais si tu le souhaites, peut être pourrions nous prévoir des demains et des surlendemains à l’infini.

Il se redressa, surpris de ses paroles, regarda les mariés, puis sa blondinette et à nouveau laissa ses prunelles grises se poser sur le couple. Venait il de la demander en mariage ? non ça n’était pas possible, il avait dû tomber de cheval trop souvent pendant les joutes et il n’avait pas toute sa tête. Elle ne voulait pas d’engagement… lui non plus parce que… et bien parce que ça n’était pas important… et voila qu’il choisissait le mariage de leur blonde amie pour laisser s’échapper ces mots.
Il adressa son plus beau sourire à Aliénor puis reporta son attention sur la fin de la cérémonie, comme si de rien n’était… des fois qu’elle n’ai pas entendu, ou compris. Il disait toujours le fond de ses pensées lorsqu’elles étaient là, souvent de façon imprévisibles, et il n’avait pas dérogé à sa règle.


Alienor_vastel a écrit:
Le mariage de Maltea ne pouvait pas être un mariage ordinaire. Certes, il n'avait pas fallu bloquer les portes pour empêcher un demi-tour intempestif. Il n'en demeurait pas moins que la Duchesse avait répondu aux questions du Cardinal à sa façon bien à elle, franche et naturelle, sans s'abstenir des piques et commentaires qui firent venir un sourire amusé sur les lèvres de ceux qui la connaissaient bien et n'en attendaient pas autrement de sa part. Parce qu'une Maltea qui se serait contentée d'un simple "oui" sans développer ou argumenter, ça aurait été du jamais vu !

Non, en fait, ce qui n'était pas ordinaire aux yeux d'Aliénor, ce furent les paroles murmurées à son oreille par Aimelin. Avait-elle bien entendu, et compris surtout ? C'était une blague, non ?!
Elle le connaissait cependant suffisamment pour savoir qu'il disait ce qu'il pensait, aussi la blondinette laissa échapper un hoquet de surprise et adressa au jeune homme un regard en coin plus que perplexe, avant de le diriger vers les mariés puis de revenir vers le seigneur d'Etampes pour croiser son sourire. Hmpf, nul doute que ses pervenches éberluées devaient avoir de quoi amuser !
Sans un mot, elle tourna la tête une nouvelle fois vers le couple, semblant s'abîmer dans la contemplation du baiser qui venait sceller l'union devant le Très Haut, tandis que son esprit était à nouveau envahi de mille pensées désordonnées telles les notes d'une partition discordante.

Faire semblant de ne pas avoir saisi ? Ahem, vu la réaction qu'elle avait eue, difficile de le faire accroire. Et puis surtout, ce n'était pas son genre, proposition avait été faite et entendue, réponse s'imposait. Et pas la peine d'opter pour un "on en parlera plus tard si tu veux bien", ce ne serait que reculer pour mieux sauter. Sauf que, à la seconde présente, elle était bien en peine de savoir quoi répondre, la voix de la raison venant disputer à celle du coeur.

Alors oui mais non !
Des demains et des surlendemains à l'infini. Alors que depuis qu'ils se connaissaient, et ça commençait quand même à faire un bon moment pour sa jeune vie, ils se disaient ne vouloir vivre qu'aujourd'hui sans se préoccuper de ces fameux lendemains. Certes, le temps passant, avec les joies et les épreuves partagées, les sentiments se renforçant, il lui arrivait d'envisager plus loin que le jour présent, d'ailleurs l'idée l'avait encore effleurée quelques minutes auparavant. Mais c'était une chose d'y penser, c'en était une tout autre d'en parler.

Mais qu'elle idée aussi d'en parler, là maintenant ! Surement que c'était cette ambiance particulière qui régnait dans les cérémonies de mariage, où ceux de l'assemblée qui étaient mariés de longue date sourient béatement en se remémorant leur propre cérémonie, où ceux qui ne le sont pas rêvent au jour où ils convoleront, oubliant qu'après le "ils se marièrent", Blanche Neige doit se coltiner ses quatre rejetons pendant que son mari n'en fiche pas une ou encore que Cendrillon oublie dans l'alcool que son prince plus très charmant s'est fait la malle avec l'argent du ménage. *

Donc, oui mais non.
Pas d'engagement, pas de promesses de toujours tant l'avenir peut être incertain. Ceci dit, elle en avait fait, des promesses, elle s'était engagée le jour où elle était devenue vassale de Maltea, elle les avait sincèrement pensées et elle entendait bien les tenir. Pas le même type de sentiments, certes, mais aussi forts, et avec la même envie de les faire perdurer. Comme quoi elle n'était pas si rétive au principe, quoi qu'elle en dise.

Et oui mais non en fait.
Il fallait bien avouer que l'échec du mariage de ses parents l'avait quand même sacrément refroidie sur le sujet. Et puis quoi qu'il en soit, ça changerait quoi, de passer devant l'autel ? Jamais personne ne leur avait fait de réflexion sur le fait qu'ils vivaient ensemble sans être mariés, et ça ne les empêchait pas de s'aimer de toute façon. Quelle importance au fond, leurs noms en bas d'un parchemin, puisqu'ils étaient bien ensemble comme ça.

Alors, secouant la tête de droite à gauche et toujours sans quitter l'autel des yeux, elle se hissa sur la pointe des pieds pour glisser à l'oreille d'Aimelin les conclusions de son monologue intérieur
nous pourrions prévoir ça, en effet, c'est tout à fait envisageable.

Parce que la raison avait finalement été mise de côté et qu'un "ouiiiiiiii !!!" strident n'aurait pas été du meilleur effet.

Et d'offrir à Aimelin un grand sourire, avant de joindre sa voix aux vivats de l'assemblée en délire -oui oui !- qui acclamait les jeunes mariés.






* Pardon aux familles, toussa.


Aimelin a écrit:
J'ai l'honneur de
Ne pas te de-
mander ta main
Ne gravons pas
Nos noms au bas
D'un parchemin
(Brassens – la non demande en mariage)



Elle faisait un tabac la blonde Brienne, ça, ça n’était pas un doute. Ce qui était un doute pour le jeune Etampes, c’était cette proposition qu’il venait de faire à la dame de ses pensées. Sans doute avait il eu tort ou aurait il du attendre encore un peu… comme deux ou trois années. Après tout ça ne faisait qu’un peu plus d’une année qu’ils étaient en couple.

Non … mais oui ! c’est vrai quoi. Cela faisait plus d’un an qu’ils étaient l’un avec l’autre et rarement l’un sans l’autre. Alors il fallait qu’il soit certain que leur non promesse en était bien une. A quoi cela servait il de promettre de ne pas se faire de promesse si c’était pour ne pas le respecter.

Non … mais oui ! elle en était une non promesse c’était certain… ahum.. comment pouvaient ils promettre quelque chose qu’ils ne voulaient pas, c'est-à-dire des promesses. Il faisait chaud dans cette cathédrale.

A coup sûr elle allait lui rire gentiment au nez, et il allait se rendre ridicule à parler de quelque chose que tous les deux fuyaient ou du moins retardaient. Et il paraissait que le ridicule tuait, et ça, ça l’embêtait de mourir à l’orée de ses vingt deux printemps, sans avoir revu sa sœur Kawa, sa suzeraine d’amour, sa blonde Cécé, sa petite sœur de cœur Marine, et d’autres personnes auxquelles il tenait mine de rien. Et puis ça l’embêtait surtout de mourir tout court… et en plus de ridicule.

Une rapide prière pour demander quelque prolongation au Très Haut : "Très Haut, faites qu’elle ne dise pas non, mais plutot qu’on en parlera… Je ne voudrai point mourir le jour des noces de Maltea.. vous savez que c’est une amie … ah vous le savez ? .. donc faites le nécessaire s'il vous plait, et accordez moi quelque répit. Amen !"

... tandis qu’Aliénor semblait réfléchir. Mais pourquoi réfléchissait elle autant. C'était mauvais signe ça. Moui si elle réfléchissait, ça n’était pas gagné. C’est vrai, lorsqu’on voulait quelque chose on répondait de suite un "ouiiiiiiiiiiiiiiiiii" ou un "nooooooooon" qui résonnerait dans la cathédrale et feraient se marrer les statues et même les mouches.

Il déglutit et son regard se posa sur Malt. Maltea ! c’était la faute à Malt. Il était sûr qu’elle l’avait fait venir pour qu’il soit convaincu et nul doute qu’elle avait répandu dans l’air quelque parfum envoutant pour qu’il suive son exemple. Gruummmblll !

Le murmure de la dame de Lesmont à son oreille mit fin à ses pensées. Elle n'était pas contre et même elle voulait bien l'envisager. Un sourire éclaira la bouille du jeune homme lorsqu'il la regarda et prit sa main, avant de reporter son regard sur ce qui se passait non loin d'eux, tandis qu'il laissait s'échapper un petit soupir de soulagement et un remerciement au Très Haut.
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MessagePosté le: Mer 11 Juil - 14:13 (2012)    Sujet du message: Publicité

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