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[Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice

 
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MessagePosté le: Lun 27 Aoû - 10:06 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Ingeburge a écrit:
[Champ-clos, après-midi, soleil au beau fixe]





Quatre-vingt jouteurs. Rien que ce chiffre auquel ni le comte du Languedoc ni elle ne s'étaient attendu témoignait du succès que ce serait la première édition du tournoi de la Saint-Privat. Bien sûr, il était bien trop tôt pour se réjouir, il pouvait encore se passer tout et n'importe quoi et surtout rien du tout. Mais ce nombre conséquent était un signe favorable et un facteur de motivation et puis, aussi, il était de nature à faire rentrer dans la gorge de quelques esprits chagrins les remarques acrimonieuses. La rengaine du moment chez les contempteurs d'Actarius d'Euphor? Que celui-ci recevait sur ses terres et non en Languedoc dont il était le comte. A croire que le Tournel se trouvait partout sauf dans le comté alors qu'il était bel et bien et certainement plus que certains coins dont on n'arrivait pas à décider s'ils étaient rouergats, toulousains ou bien languedociens. Elle avait eu vent des critiques des convoiteux, elle les avait même lues et en était navrée pour le Phœnix. Des mois que celui-ci projetait d'organiser un tournoi et c'étaient les circonstances seules qui avaient fait qu'il s'était retrouvé comte du Languedoc au moment de recevoir. La Ligue de Joutes – qu'elle ne dirigeait pas car elle avait été évidemment égratignée au passage – avait validé date et lieu à l'avance.

Le Tournel était parfait, à tous points de vue. Situé non loin d'une ville importante, celle de Mende, placé dans un écrin de verdure constituant un panorama à couper le souffle, suffisamment étendu pour recevoir la joyeuse troupe attendue de jouteurs, écuyers, chevaliers, nobles dames et nobles seigneurs, d'hommes, de femmes, de jeunes, de vieux, il cumulait toutes les commodités. Le relief parfois accidenté? Cela ajoutait au charme et le rendait bien différent des étendues planes et monotones que l'on trouvait plus au sud. Et puis, Le Tournel, c'était définitivement le Languedoc, un Languedoc méconnu, mais le Languedoc quand même, un Languedoc plus rugueux et plus sauvage, un Languedoc qu'elle avait appris à apprécier elle qui en bonne fille du Nord était peu encline à considérer qu'il y eût pu y avoir quelque chose de civilisé et donc de remarquable en deçà du Mâconnais. Les yeux pâles d'une Ingeburge plantée au milieu de la lice se portèrent sur le castel vicomtal posé au sommet de l'éperon rocheux qui dominait la haute vallée de Lot et qui servirait de décor au théâtre des joutes.

En effet, les tribunes bordant le champ-clos avaient été montées de manière à faire face au château du maître des lieux. Tournées vers l'est, leur situation permettait d'embrasser le promontoire et la forteresse orgueilleuse qui s'élevait vers le ciel et toute une végétation mais luxuriante faite de garrigue, de pins et de hêtres; ce panorama serait la toile de fond des prouesses à venir des tournoyeurs prêts à en découdre. La construction de bois avait été montée dès les premiers jours d'aménagement de la clairière, était entièrement couverte eu égard au soleil de plomb du mois d'août qui ne manquerait pas de darder ses rayons et était divisée en deux : au plus près de la lice, en bas donc, une loge qui accueillerait la noblesse; en hauteur des gradins destinés à tous les autres spectateurs. La loge nobiliaire était meublée d'une cathèdre réservée au comte du Languedoc quand celui-ci ne jouterait pas, le reste du mobilier étant constitué de sièges garnis de carreaux rembourrés pour les nobles. Les tribunes dominaient le terrain cloisonné par des palissades de bois. A leur gauche avait été dressée une vaste tente qui ferait office de taverne éphémère le temps des festivités et qui accueillerait tous les participants affamés et assoiffés ou tout simplement curieux de découvrir les spécialités locales. A leurs pieds, l'estrade surmontée d'un dais sur laquelle se tiendrait le Roi d'Armes de France, arbitre du tournoi.

Le Roi d'Armes en question avait délaissé le castel pour revenir à l'examen du lieu où il se trouvait. L'office d'ouverture achevé, les valets et autres ouvriers avaient repris possession du site pour démonter la plate-forme sur laquelle s'était tenu l'Archevêque métropolitain de Bourges puis vérifier le terrain et combler les trous éventuels causés par les allers-retours matutinaux. Le champ-clos consistait en un terrain de forme rectangulaire délimité par des palissades de bois, les lices, que nul ne pourrait franchir une fois les joutes ouvertes. Y seraient accrochées, la parade achevée, les armes chatoyantes des compétiteurs. Le champ était en outre séparé en deux rectangles longitudinaux par des barrières de bois, les toiles ou contre-lice et sur celles-ci avaient été suspendues des oriflammes aux couleurs du comté du Languedoc – une croix occitane d'or sur un champ de gueules, le tout brisé d'un label d'argent – et à celles du Tournel – un champ de gueules de toujours mais cette fois chargé d'une pointe d'argent. Chaque rectangle enfin voyait délimitée en l'une de ses extrémités une petite zone, le rang : c'est de là que chaque jouteur s'élancerait au galop vers son adversaire, lance à la verticale.

Tout était en place et les participants prévenus par des crieurs à travers le campement revenaient vers les tribunes. Un homme à la mine austère vint rejoindre Ingeburge; il était vêtu de sombre, comme celle qu'il ralliait et tenait en ses mains un précieux rotulus. Georges du Chastel, de Gand, avait été recruté pour être le chroniqueur du tournoi et pour notamment présenter à tous ceux qui se défieraient dans les heures et jours à venir sur le champ-clos tournelois.


Dernière édition par Archiviste le Sam 20 Oct - 19:20 (2012); édité 2 fois
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MessagePosté le: Lun 27 Aoû - 10:06 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 27 Aoû - 10:07 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

--Georges_du_Chastel a écrit:







[Au bord de la lice]


Georges du Chastel arrangea la toque à plume – cadeau de la duchesse d'Auxerre – qu'il portait crânement sur la tête. Puis il alla, rotulus à la main, se placer face aux tribunes qui s'emplissaient des spectateurs impatients de voir les différents alignés en découdre. Le Gantois déroula son parchemin et fit annonce des duels à venir :
Or oyez! Or oyez! Or oyez! En ce vingt-et-unième jour d'août de l'an de grâce mille quatre cent soixante vont se tenir les éliminatoires du Tournoi de la Saint-Privat! Vous vibrerez pour vos favoris, soutiendrez vos proches, découvrirez des combattants aux ressources insoupçonnées.

Nobles dames, nobles seigneurs, autres venant, entendez le nom de celles et ceux qui en cet après-midi vont jouter devant vous! Acclamez vos amis et parents, soutenez davantage ceux qui vous sont inconnus! Voyez la noblesse de France et d'ailleurs s'affronter avec dignité, honneur et témérité!

Ainsi, ce jour d'hui, s'affronteront sur le champ-clos...

Monseigneur Keridil d'Euphor, vicomte de Montpipeau, baron de Seignelay, seigneur de Bréméan & de Railly et messire Rotule Baccard, seigneur de Clansaye!


Des pages présentèrent alors les écus aux pensionnaires des gradins :


Et il en serait de même pour chacune des présentations :
Dame Adeline Cyrielle de Courcy, baronne-de-la-Haye-du-Puits et le sieur Julios, chevalier de l'Ordre Royal de la Licorne!




Sa Seigneurie Ztneik du Ried, pair de France, duc d'Alençon et messire Arthur de Troy, seigneur de Fourchaux!




Messire Kelak Akap, seigneur de Domazan & de Montmoirac et Son Altesse Royale Charlemagne de Castelmaure-Frayner, prince de France, duc de Bolchen & du Nivernais, vicomte de Baudricourt & de Chastellux, baron de Chablis, Laignes & Thuillières!




Messire Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne pour de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry et Sa Grâce Erwelyn Corleone de la Mirandole, duchesse de Saint-Fargeau, baronne d'Auxonne & d'Evron, dame de Saint-Antoine-de-Rochefort!




Dame Terwagne Méricourt, vicomtesse d'Orpierre, dame de Taulignan et Sa Grâce Lanfeust de Troy, duc consort du Bourbonnais-Auvergne




Monseigneur Gérault de Gaudemar, vicomte de Monestier-de-Clermont, baron de Mornant & du Glaizil, seigneur d'Anthon et messire Damian de Castel Vilar, seigneur de Mugron & de Villecomtal!




Sa Grandeur Faran de Louvelle & d'Harlegnan, comte de Beaumont-sur-Oise, baron de Confolens & de Mérindol et messire Castelreng dit du Cougain, seigneur de Cordes & de Marseillan!




Messire Bernard de Padirotte, seigneur d'Epalais et Sa Grâce Kelso Declervaux de Valrose, duc de Rosnay, baron de Brou, seigneur de Dammartin-Marpain, de Raucourt & de Souville-sous-Yèvre!




Dame Nynaève de Gaudemar, vicomtesse de Monestier-de-Clermont, baronne de Mornant & du Glaizil, dame d'Anthon et Sa Grâce Cecilia von Wittelsbach-Frayner d'Amilly, duchesse de Remiremont, vicomtesse de Charmes & de Laragne-Montéglin, baronne de Deuilly, de Montauban d'Ouvèze & de Rambervillers, dame d'Ernonheid, de Cambo & de Ribiers!




Sa Grâce Ellesya de la Louveterie, duchesse d'Amboise & de Luynes, vicomtesse de Montbazon, baronne de Vouvray et messire Aeglos d'Orkney-Brecey, seigneur de Montpeyroux!




Messire Finubar Anar, baron de Pérignan, seigneur de Trilla et messire Theraph, seigneur de Gignat!




Sa Grâce Grégoire d'Ailhaud, duc de Brunelles, comte de Lille & de Saint-Omer, baron d'Aire-sur-la-Lys, d'Arques & de Melun, seigneur d’Isles-sous-Ramerupt, Chancelier de France et Monseigneur Louis-Philippe von Witteslbach, vicomte d'Aywaille, de Came & de Gabarret!




Dame Suzette de Florensac, dame de Pars-lès-Chavanges et dame Hersent d'Ar Sparfel, dame de Maizières & de Vignory!




Dame Kahhlan d'Aydindril Salmo Salar, dame de La Feuillade & de Valeuil et dame Célénya Océalys, dame de Lasson!




Sa Grâce Riwenn de Castel Vilar de La Duranxie, duc de Donostiri, comte de Pardiac, vicomte de Gimoez & seigneur de Cazarilh et Sa Grandeur Antonia de Rocheclaire, comtesse de Chamberet, baronne d'Auriac, dame d'Alleyrat, de Saint-Solve & de Sannat!



Georges du Chastel s'inclina bien bas puis annonça encore :
Place à Montjoie, Pair et Roi d'Armes de France et arbitre du Tournoi de la Saint-Privat!
_________________
Chroniqueur de Gant





Dernière édition par Archiviste le Sam 17 Nov - 11:38 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Lun 27 Aoû - 10:14 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Ingeburge a écrit:


[Au bord de la lice, carré héraldique]


Et ainsi Montjoie apparut, tout de noir vêtue, un page portant son manteau de pair, un autre le tabard de Roi d'Armes de France. Elle se rendit directement à l'estrade surmontée d'un dais d'où elle arbitrerait les éliminatoires. Des aides avaient déjà rejoint les endroits stratégiques pour ne rien manquer de chaque assaut. Il y en avait à chaque rang, il y en avait face à l'estrade, de l'autre côté du terrain; autant de paires d'yeux qui attentives, scruteraient le moindre geste et informeraient l'arbitre de tout ce qui serait utile à ses décisions.

On y était. Le Tournel allait bientôt résonner du bruit ds sabots foulant la lice, de la clameur des spectateurs assis dans les tribunes, de l'impact des lances qui se brisent, des hennissements des puissants destriers et des cris des jouteurs. Ingeburge ne joutait pas mais elle avait le tournoi dans le sang, en habituée des gradins; aussi ressentait-elle particulièrement cet instant et peut-être plus encore compte-tenu du lieu, de sa participation à l'organisation des festivités et de l'hôte qui les accueillait. Mais l'heure n'était pas à l'attendrissement et aux souvenirs. Trente-deux concurrents attendaient de pouvoir s'exprimer sur la lice.

Aussi, sous le soleil de l'après-midi, après avoir passé sa cotte d'armes héraldique, couronne de Roi d'Armes vissée sur le crâne mais sans caducée – elle attend encore le bâton qui remplacera qu'elle a brisé six mois plus tôt en signe de deuil – elle se tourna vers les spectateurs et donna le coup d'envoi des éliminatoires :

— Nobles dames, nobles seigneurs, et les autres, place aux jouteurs!

Les buisines retentirent.

Citation:

    Le premier duel de ces éliminatoires voit s'affronter Keridil d'Amahir-Euphor, vicomte de Montpipeau, baron de Seignelay, seigneur de Bréméan & de Railly et Rotule Baccard, seigneur de Clansayes.




    Première passe... la réussite est du côté du moins capé! En effet, après un beau départ, l'Orléanais abaisse sa lance avec conviction mais ne recueille que la caresse du vent. En revanche, le Dauphinois connaît le succès en touchant puis brisant sa lance. Pour autant, l'Amahir-Euphor aura une chance de se rattraper : malgré l'impact, il demeure en selle.

    Seconde passe... les deux adversaires s'élancent à nouveau, l'objectif du vicomte étant de refaire son retard. Il abaisse sa lance, atteint son rival et brise son arme, objectif atteint! Le seigneur de Clansayes quant à lui connaît la même réussite que son acolyte du jour lors du premier passage : il ne touche pas! Enfin si, il touche; le sol. Le choc l'a en effet fait démonter. Plus de peur que de mal, le Baccard se relève sans une égratignure.


    Par chute de son adversaire, le vicomte de Montpipeau est déclaré vainqueur!


Citation:

    Pour le deuxième duel du jour, un duo de novices : Adeline Cyrielle de Courcy, baronne de-la-Haye-du-Puits affronte Julios, chevalier de l'Ordre Royal de la Licorne.




    Première passe... La baronne normande s'élance et abaisse sa lance une fois parvenue à hauteur de son adversaire. Le tempo est le bon, elle touche. Côté chevalier, la précision n'est pas au rendez-vous, la lance ne touche que le vide. Ainsi Adeline touche mais pas avec assez de conviction pour briser sa lance. En revanche, le coup porté est suffisamment puissant pour que le Licorneux connaisse la joie d'admirer le champ-clos depuis le bas! Pas de blessure, cependant, se remettre sur ses pieds en est facilité.


    Par chute de son adversaire, la baronne de-la-Haye-du-Puits est déclarée vainqueur!


Citation:

    Ce troisième affrontement met à nouveau en présence des jouteurs novices même si Ztneik du Ried, pair de France & duc d'Alençon, a déjà combattu par le passé à quelques reprises; ce qui n'est pas le cas de son adversaire, le jeune et fraîchement anobli Arthur de Troy, seigneur de Fourchaux.




    Première passe... Les duellistes s'élancent, mus par la même conviction! Ils s'approchent au galop, abaissent et touchent tous les deux. Pour autant, là où l'Alençonnais garde une lance intacte, l'Auvergnat voit son arme voler en éclat. Conviction identique encore car tous deux s'agrippent bien et restent en selle. La décision sera pour plus tard.

    Seconde passe... Nouvelle cavalcade! Pour rester en course, le pair de France doit absolument briser sa lance. Il le sait, il abaisse... et touche! Et cela n'aurait pas été suffisant si Arthur n'était pas tombé au sol sous le choc et sans même pouvoir effleurer le plastron de son vis-à-vis. Mais le jeune Troy est bel et bien au sol, dépourvu de blessure cependant.


    Par chute de son adversaire, le duc d'Alençon est déclaré vainqueur!


Citation:

    Quatrième duel et quatrième duo de novices. Tant Kelak Akap, seigneur de Domazan & de Montmoirac et Charlemagne de Castelmaure-Frayner, prince de France, duc de Bolchen & du Nivernais, vicomte de Baudricourt & de Chastellux, baron de Chablis, Laignes & Thuillières effectuent au Tournel leurs débuts.




    Première passe... Le Languedocien s'élance le mors aux dents! Porté par sa vitesse, il abaisse sa lance et fait mouche : touche et bris, le début ne pouvait pas être plus idéal! Début qui signifie aussi la fin car le jeune prince ne connaît pas les mêmes faveurs : il rate sa cible et choit lourdement au sol – fort heureusement, sans dommage.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Montmoirac est déclaré vainqueur!


Citation:

    Cinquième duel, fini les novices! Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne joutant en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry et Erwelyn Corleone de la Mirandole, duchesse de Saint-Fargeau, baronne d'Auxonne & d'Evron, dame de Saint-Antoine-de-Rochefort sont des jouteurs avec de l'expérience.




    Première passe... l'affrontement démarre fort! Le champenois, fort de sa quinzaine de participations et de sa troisième place au classement général année 1459, ne prend pas le temps de jauger son adversaire : il s'élance, abaisse, touche et brise! Côté mainois, c'est moins tranchant : pas de touche mais rien n'est joué pour autant. La Poneytte reste en effet en selle, conservant ainsi toutes ses chances.

    Deuxième passe... certainement pour le délassement, à moins que ce soit là une stratégie : à part se croiser, les deux jouteurs n'accompliront rien de notable. Chacun rejoint son rang sans avoir touché.

    Troisième passe... La duchesse ne peut plus gaspiller ses chances. Pour rester en course, il lui faut briser sa lance et même mieux, envoyer valdinguer son concurrent. Mais est-ce le soleil? Est-ce les grillons? La précision lui fait toujours défaut : elle manque sa cible. Aimelin, lui, retrouve son efficacité première : il touche une nouvelle fois et voit sa lance se briser dans le mouvement. La consolation pour Erwelyn? Celle de rester en selle.


    Par deux lances brisées à aucune, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!


Citation:

    Sixième duel, retour des jouteurs les moins aguerris. Avec moins de cinq tournois à eux deux, Terwagne Méricourt, vicomtesse d'Orpierre, dame de Taulignan et Lanfeust de Troy, duc consort du Bourbonnais-Auvergne ont l'occasion par cette rencontre de se hisser plus haut dans le tournoi.




    Première passe... Les concurrents, motivés, s'élancent! Ils se croisent à pleine vitesse, leurs lances abaissées pointées vers les targes. Tous deux touchent mais la vicomtesse y met plus de conviction : sa lance se brise, sa poussée fait choir le duc, ses pieds restent dans les étriers! Lanfeust se relève, sans aucune séquelle.


    Par chute de son adversaire, la vicomtesse d'Orpierre est déclarée vainqueur!


Citation:

    Pour le septième duel, deux hommes. D'une part : Gérault de Gaudemar, vicomte de Monestier-de-Clermont, baron de Mornant & du Glaizil, seigneur d'Anthon; d'autre part : Damian de Castel Vilar, seigneur de Mugron & de Villecomtal.




    Première lance... pour s'observer et jauger l'autre. Les deux jouteurs s'élancent mais n'accomplissent rien de plus : aucun des deux ne touche. Un coup pour rien.

    Deuxième lance... plus d'action ce coup-ci? Eh bien non, c'est le même manège que précédemment, les joutes courtoises n'ont jamais aussi bien porté leur nom, personne n'a souffert – sauf les spectateurs –, merci!

    Troisième lance... Trêve de courtoisie! C'est maintenant ou jamais, il faut forcer la décision! Les adversaires semblent s'activer davantage, côté lyonnais au moins. Le vicomte abaisse sa lance avec plus de résolution, suffisamment pour toucher et briser. En face, toujours pas de succès puisque la lance rencontre le néant pour la troisième fois consécutive Mais au moins le Gascon reste en selle.


    Par une lance brisée à aucune, le vicomte de Monestier-de-Clermont est déclaré vainqueur!


Citation:

    Novices à nouveau, le tirage au sort donne dans la répétition pour ce huitième duel. D'un côté, Faran de Louvelle & d'Harlegnan, comte de Beaumont-sur-Oise, baron de Confolens & de Mérindol; de l'autre, Castelreng dit du Cougain, seigneur de Cordes & de Marseillan.




    Première passe... Les jouteurs s'élancent! Pour ses débuts, le jeune comte héritier des Louvelle et des Harlegnan ne connaît pas le succès, s'il abaisse sa lance, c'est pour ne pas toucher. Côté Languedocien en revanche, c'est tout le contraire : Castelreng fait mouche en touchant la targe et en brisant sa lance dessus. Et la résolution est là : le choc fait s'envoler Faran de sa selle! Plus de peur que de mal, le jeune homme se relève indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Cordes est déclaré vainqueur!


Citation:

    Neuvième duel : un novice – Bernard de Padirotte, seigneur d'Epalais aux prises avec un nouvel habitué des lices – Kelso Declervaux de Valrose, duc de Rosnay, baron de Brou, seigneur de Dammartin-Marpain, de Raucourt & de Souville-sous-Yèvre.




    Première passe... les cavaliers éperonnent, lance bien en main. Bernard de Padirotte, pour sa première, est porté par ce que l'on appelle parfois la chance du débutant. Il s'élance, s'envole et par le coup qu'il porte, touche son adversaire, brise sa lance avec fracas et envoie le duc champenois au sol! Du côté de celui-ci, c'est moins glorieux, s'il s'avance, il semble bien lourd et s'il abaisse, ce n'est que pour fendre le vent. Chute donc, avec une légère blessure au dos en prime. Les physiciens recrutés par l'hôte veilleront à son repos.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Epalais est déclaré vainqueur!


Citation:

    Dixième confrontation et premier duel cent pour cent féminin. Cent pour cent lyonnais aussi puisque Nynaève de Gaudemar, vicomtesse de Monestier-de-Clermont, baronne de Mornant & du Glaizil, dame d'Anthon affrontera Cecilia von Wittelsbach-Frayner d'Amilly, duchesse de Remiremont, vicomtesse de Charmes & de Laragne-Montéglin, baronne de Deuilly, de Montauban d'Ouvèze & de Rambervillers, dame d'Ernonheid, de Cambo & de Ribiers.




    Première lance... Deux femmes, deux Dauphinoises, deux Dauphiné, l'ancienne et l'actuelle. Est-ce cette neutralité, cette diplomatie et cette réserve propres aux hérauts – au moins par serment et en public! – qui expliquent qu'elles s'élancent simplement pour le plaisir de chevaucher et de se croiser? Peut-être, car aucune ne touche.

    Deuxième lance... On prend les mêmes et on recommence : simple croisement de courtoisie, l'observation continue. Pas de touche, le dernier tour sera déterminant.

    Troisième lance... la vicomtesse de Monestier-de-Clermont connaîtra-t-elle le même succès que son époux? Lui aussi s'était adonné aux joies de la courtoisie durant deux passages avant de finalement l'importer. En tous les cas, c'est maintenant! Ne plus penser caducée mais penser lance! Allez... c'est parti! Fini de jauger, les deux femmes ont décidé de se montrer plus incisives, et avec bonheur! Toutes les deux touchent mais le succès est vicomtal : Nynaeve brise sa lance, Cecilia non. Consolation pour la duchesse? Elle reste en selle.


    Par une lance brisée à aucune, la vicomtesse de Monestier-de-Clermont est déclarée vainqueur!



Citation:

    Pour ce onzième duel, place à la jeunesse! A droite, Ellesya de la Louveterie, duchesse d'Amboise & de Luynes, vicomtesse de Montbazon, baronne de Vouvray; à gauche, Aeglos d'Orkney-Brecey, seigneur de Montpeyroux.




    Première passe...Il y a un adage qui dit que bon sang ne saurait mentir. Avec deux parents chevaliers et anciennement et respectivement Maître de la Ligue des Joutes et Grand Ecuyer de France, la duchesse d'Amboise a la joute dans le sang. Elle le prouve aujourd'hui en s'élançant à peine les drapeaux baissés. Rapide, précise, efficace, elle ne laisse pas le temps à son adversaire normand de prendre ses marques : elle abaisse sa lance au moment opportun, touche la targe, brise le morceau de bois effilé et peint et envoie le seigneur de Montpeyroux au sol. C'est la seule réalité concrète que celui-ci connaîtra pour son premier tournoi : il n'a pas pu toucher mais s'en sort sans dommage.


    Par chute de son adversaire, la duchesse d'Amboise est déclarée vainqueur!



Citation:

    Douzième duel sous le soleil qui voit s'opposer Finubar Anar, baron de Pérignan, seigneur de Trilla et Theraph, seigneur de Gignat.




    Première passe... pour rien. Les rivaux s'observent, se jaugent, s'évaluent. Pas de touche; l'action sera pour plus tard.

    Deuxième passe... Les concurrents donnent à nouveau dans le manque d'efficacité. Après s'être élancés depuis leur rang respectif, ils se croisent, lances abaissées... et inoffensives. Nul ne touche. « Jamais deux sans trois » ou « la troisième sera la bonne »? Espérons que ce sera le dernier proverbe qui se verra vérifié!

    Troisième passe... Plus de conviction cette fois, au moins chez Teraph! Là où son adversaire ne touche toujours pas, il connaît le succès en brisant sa lance. C'est tout ce qui compte pour l'emporter, la chute n'est pas nécessaire et le baron de Pérignan ne tombe d'ailleurs pas.


    Par une lance brisée à aucune, le seigneur de Gignat est déclaré vainqueur!


Citation:

    Treizième duel et entrée en lice du premier au classement 1459 de la Ligue de Joutes, Grégoire d'Ailhaud, duc de Brunelles, comte de Lille & de Saint-Omer, baron d'Aire-sur-la-Lys, d'Arques & de Melun, seigneur d’Isles-sous-Ramerupt, Chancelier de France. Face à lui, Louis-Philippe von Witteslbach, vicomte d'Aywaille, de Came & de Gabarret.




    Première passe... L'expérimenté Grégoire d'Ailhaud n'est pas seulement une terreur dans les prétoires, il l'est aussi sur la lice et le démontre encore aujourd'hui. Après un très bon départ, porté par son élan, il abaisse sa lance, la plante dans le plastron de son adversaire gascon. Pas de bris pour autant, mais suffisamment de force pour coller le triple vicomte le nez dans le sol. Celui-ci, malheureux, n'avait déjà pas touché le Chancelier; il récolte en outre une légère blessure à la jambe.


    Par chute de son adversaire, le duc de Brunelles est déclaré vainqueur!



Citation:

    Quatorzième affrontement, nouveau duel cent pour cent féminin et cette fois-ci cent pour cent champenois. Suzette de Florensac, dame de Pars-lès-Chavanges et Hersent d'Ar Sparfel, dame de Maizières & de Vignory se présentent sur la lice.




    Première passe... Sans attendre, Hersent lance les hostilités! Réagissant sans perdre de temps à l'afaissement des drapeaux, elle s'avance, abaisse sa lance, touche et brise! L'avantage est total même si Suzette reste en selle, celle-ci manque d'ailleurs sa cible.

    Deuxième passe... Le rythme diminue d'un cran. Si les deux Champenoises ne se font pas prier pour s'élancer à nouveau, en revanche, elles peinent à se montrer précises : aucune ne touche.

    Troisième passe... La dame de Pars-lès-Chavanges doit prendre ce nouveau passage à son compte pour au moins espérer rester dans la course. A l'image de son adversaire lors de la première passe, elle se montre résolue et efficace, elle touche cette fois la targe de la dame de Vignory et brise sa lance. Hersent, elle, connaît moins de succès en se manquant totalement et en finissant même au sol. La chute sera anodine, la Champenoise ne souffre d'aucune blessure.


    Par chute de son adversaire, la dame de Pars-lès-Chavanges est déclarée vainqueur!



Citation:

    Quinzième affrontement et on reste dans le cent pour cent. Cent pour cent femmes, pour la troisième fois mais là où l'appartenance à la même province complétait le tableau, c'est cette fois l'appartenance à une bannière commune – celle de Memento Mori – qui détermine le second point commun. Place aux lynx donc : Kahhlan d'Aydindril Salmo Salar, dame de La Feuillade & de Valeuil et Célénya Océalys, dame de Lasson.



    Première passe... Qui de la novice Maccalan ou de l'initiée poursuivante de Minerve se montrera la plus efficace? La décision se fait rapidement. En effet, Celenya après un très bon départ ne fait pas de quartier! Avec un geste sûr, elle abaisse sa lance, touche Kahhlan, brise au point de faire vaciller la Salmo Salar de selle. Celle-ci s'en sort sans dommage : pas de blessure et sa lance qui n'a rien accroché est tout aussi intacte qu'elle!


    Par chute de son adversaire, la dame de Lasson est déclarée vainqueur!


Citation:

    Seizième et dernière confrontation! Qui de Riwenn de Castel Vilar de La Duranxie, duc de Donostiri, comte de Pardiac, vicomte de Gimoez & seigneur de Cazarilh et d'Antonia de Rocheclaire, comtesse de Chamberet, baronne d'Auriac, dame d'Alleyrat, de Saint-Solve & de Sannat rejoindra les qualifiés des trente-deuxièmes de finale?


    Première passe... il ne faut pas attendre longtemps pour le savoir! Le Gascon devenu Armagnacais prend dès le début la confrontation à son avantage. S'élançant avec vigueur et fermeté, il abaisse sa lance d'un bras solide. Résultat? Il touche, brise son arme et dans l'assaut, fait chuter la comtesse au sol! Celle-ci, qui n'a rien eu le temps de toucher, se relève fort heureusement indemne.


    Par chute de son adversaire, le duc de Donostiri est déclaré vainqueur!



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MessagePosté le: Lun 27 Aoû - 10:19 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Aimelin a écrit:

Citation:

    Cinquième duel, fini les novices! Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne joutant en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry et Erwelyn Corleone de la Mirandole, duchesse de Saint-Fargeau, baronne d'Auxonne & d'Evron, dame de Saint-Antoine-de-Rochefort sont des jouteurs avec de l'expérience.




    Première passe... l'affrontement démarre fort! Le champenois, fort de sa quinzaine de participations et de sa troisième place au classement général année 1459, ne prend pas le temps de jauger son adversaire : il s'élance, abaisse, touche et brise! Côté mainois, c'est moins tranchant : pas de touche mais rien n'est joué pour autant. La Poneytte reste en effet en selle, conservant ainsi toutes ses chances.

    Deuxième passe... certainement pour le délassement, à moins que ce soit là une stratégie : à part se croiser, les deux jouteurs n'accompliront rien de notable. Chacun rejoint son rang sans avoir touché.

    Troisième passe... La duchesse ne peut plus gaspiller ses chances. Pour rester en course, il lui faut briser sa lance et même mieux, envoyer valdinguer son concurrent. Mais est-ce le soleil? Est-ce les grillons? La précision lui fait toujours défaut : elle manque sa cible. Aimelin, lui, retrouve son efficacité première : il touche une nouvelle fois et voit sa lance se briser dans le mouvement. La consolation pour Erwelyn? Celle de rester en selle.


    Par deux lances brisées à aucune, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!


[Après l’affichage des Eliminatoires]


ha non non non et non ! pas la grand mère !

Le chapeau quitta la tête de l’ébouriffé pour effectuer un vol de routine et atterir à l’envers quelques pas plus loin.

Mais j’ai la poisse ! le Très Haut m’en veut ça n’est pas possible !
D’abord les éliminatoires et en sus, j’affrontre la Duchesse de Saint Fargeau !


Il stoppa net en regardant autour de lui. A coup sûr on allait le prendre pour le bénet du village à le voir parler seul, mais il était comme ça. Il râlait, pestait, en bon gars du sud et plus précisément du languedoc qu’il était, et il n’aimait pas que le Très Haut se joue de lui de la sorte. Il allait lui dire quoi à Marine s’il gagnait par chute ? Marine j’ai mis ta grand mère au sol ? non ça ne pouvait pas, la petite croiserait les bras et prendrait un air boudeur et de là à ce que quelques larmiches noient ses yeux, il n’en faudrait pas beaucoup, et le jeune brun culpabiliserait encore plus. Et puis tous les poney roses du monde lui en voudraient et Aimelin était persuadé que le monde en était rempli.

Il soupira et ouvrit de grands yeux tout ronds lorsqu'il lut le duel suivant.
Terry ? elle est ici et elle joute ?

Il fronça les sourcils et repensa à sa missive doucerette. Sans doute accompagnait elle quelques amis ou celui qui ne se noyait pas en compliment. Peut être la croiserait-il, peut être pas, il y avait tant de foule, et puis il n'avait plus envie d'être le gentil toutou qui vient chercher caresse ou coup de bâton selon l'humeur vicomtale. Voila qui l'avait donc mis de bonne humeur et c'est après avoir ramassé son chapeau et donné un coup de pied dans un caillou qui n'avait qu'à pas trainer dans le coin, qu'il rejoignit le campement.


[En lice]

Quatre duels avant lui et des grimaces qui accompagnaient certaines actions. Lorsque son nom retentit, il mit le mérens à robe sombre en marché, se saisit de la lance que lui tendait un valet, et s'arrêta face à l'estrade où Montjoie se tenait, avant d'incliner la tête avec respect pour la saluer, et de laisser ensuite Altaïr se mettre en place.

Un regard vers les tribunes pour chercher les pervenches aimées et quelques visages connus, avant de s'équiper de son Bacinet qui avec sa brigandine composaient son équipement de joute depuis quelques mois. Une fois en place il laissa ses mirettes grises se poser tout au fond de la lice, sur la Duchesse. La visière rabaissée le plongea dans ce noir qu'il détestait et une pression des talons lança son étalon au galop au signal du départ.

Le galop était rapide et puissant comme toujours, sans qu'il ne cherche à l'accélérer, comme s'il voulait donner l'avantage à la lance qui fonçait sur lui. Lance qu’il abaissa par réflexe en se penchant légèrement pour donner plus de force à son impact, et légère secousse lorsqu’il atteignit son but et qu'elle vola en éclats, non sans un certain contentement tout de même. Ne jamais se laisser impressionner par l’adversaire. L’estimer et le respecter en l'affrontant sans faiblir, et que le meilleur gagne.

Regard qu’il reporta en fond de lice lorsqu’il se remit en position avant de relancer Altaïr et d’abaisser vainement sa lance qui ne rencontra que le vide. Grimace en ralentissant le galop de sa monture et en fixant à nouveau ses mirettes sur l’écus de son adversaire.


yep yep !!

Encourager l’étalon pour qu'il donne tout ce qu’il avait et abaisser sa lance pour toucher cette fois, c’est tout ce qu’il avait en tête à ce moment là. Le vacarme de sa lance fracassée le rassura et il tourna légèrement la tête pour s’assurer, avec soulagement, que la Duchesse était restée en selle.
Un sourire se dessina sous le bacinet avant qu'il ne l'enlève pour diriger Altaïr vers la Duchesse, et arriver à sa hauteur.


votre grâce, je vous dois quelques chopes à notre prochaine rencontre... un sourire ... je suis très fier d’avoir jouté contre vous et encore plus soulagé de ne point vous avoir blessée

avant de murmurer ... Marine ne me l'aurait pas pardonné

Il se garda bien d’ajouter qu’il avait quand même eu le trouillomètre à zéro.



Ptitmec13 a écrit:
En découvrant le tableau des éliminatoires ce matin là, Ptit avait hausser un sourcil. Ainsi le hasard des tirages maintenant s’entêtait à lui faire rencontrer ses amies. Cooky la dernière fois et maintenant sa Valaentine. Finalement elle préférait être abonnée aux duels contre Sa Grasce Zebracolor. Soupirant elle avait regagné le campement non sans avoir regardé avant si Aime et Alie devaient passer les éliminatoires et contre qui ils tombaient le cas échéant. Son Co-vassal de complice devrait affronter une personne maintenant croisée à plusieurs reprises lors de joutes même si ce n'était point en lice. Mais elle avait confiance.
C'est d'ailleurs perchée sur sa jument aux abords de la lice, enchevêtrée dans sa boite de métal forgée par un certain Second qu'elle assista à sa réussite bien méritée.

Quand il sortit de lice elle lui adressa un sourire et un clin d’œil.
D'autres duels qu'elle regarda avec moins d'intérêt faut il vraiment l'avouer? Non son esprit était maintenant tourné vers Kah.


Place aux lynx donc : Kahhlan d'Aydindril Salmo Salar, dame de La Feuillade & de Valeuil et Célénya Océalys, dame de Lasson.

Ptit sourit en entendant parler de Lynx. Elle était tellement fourrée chez les Memento qu'on la considérait comme telle.
Elle se tourna vers sa Valentine avant d'entrer en lice et se pencha pour lui murmurer quelques mots.


J'aurais aimé ne pas avoir à jouter si tôt contre toi. Mais le hasard à ses raisons. Bonne chance à toi ma belle. N'hésite jamais!!

Sourire chaleureux avant de se redresser et de mener sa monture en bout de lice où elle termine son équipement. Heaume mis en place, gantelets tout autant. Lentement elle abaisse la visière faisant le vide dans sa tête. En face d'elle ce n'était plus sa Valentine mais son adversaire maintenant.
Lance saisie, elle fit signe qu'elle était prête. Le signal ne fut pas long à être donné.
Elle talonna Belle Dragonne qui s'élança dans un galop régulier et puissant. Avec technique elle abaissa sa lance et ajusta sa cible. L'implacable comme l'avait surnommée Minerve serait-elle de retour? Peut être à en croire ces éliminatoires. Elle fit mouche, brisant sa lance et envoyant son amie rejoindre le sable de la lice.
Elle revint rapidement vers Kah et descendit de sa jument en ôtant son heaume. Lui tendant son bras pour l'aider à se relever elle lui sourit, rassurée de voir qu'elle ne l'a pas blessée.


Par chute de son adversaire, la dame de Lasson est déclarée vainqueur!

Aller vient ma belle Valentine, je te paie une liqueur. Tu sais de celles qui nous ont fait chanter une nuit devant la tente du Cap et faire d'autres choses dont on ne connaitra jamais la teneur.



Hersent a écrit:
Citation:

    Quatorzième affrontement, nouveau duel cent pour cent féminin et cette fois-ci cent pour cent champenois. Suzette de Florensac, dame de Pars-lès-Chavanges et Hersent d'Ar Sparfel, dame de Maizières & de Vignory se présentent sur la lice.




    Première passe... Sans attendre, Hersent lance les hostilités! Réagissant sans perdre de temps à l'afaissement des drapeaux, elle s'avance, abaisse sa lance, touche et brise! L'avantage est total même si Suzette reste en selle, celle-ci manque d'ailleurs sa cible.

    Deuxième passe... Le rythme diminue d'un cran. Si les deux Champenoises ne se font pas prier pour s'élancer à nouveau, en revanche, elles peinent à se montrer précises : aucune ne touche.

    Troisième passe... La dame de Pars-lès-Chavanges doit prendre ce nouveau passage à son compte pour au moins espérer rester dans la course. A l'image de son adversaire lors de la première passe, elle se montre résolue et efficace, elle touche cette fois la targe de la dame de Vignory et brise sa lance. Hersent, elle, connaît moins de succès en se manquant totalement et en finissant même au sol. La chute sera anodine, la Champenoise ne souffre d'aucune blessure.


    Par chute de son adversaire, la dame de Pars-lès-Chavanges est déclarée vainqueur!


--------------------------------------------------------------


Punaise de punaise et de crotte de bique tiens ! Satané tirage au sort qui la fait combattre son amie et filleule Suzette, ex Louve de son état, comparse de Bourmont... duel fratricide sous le soleil du Languedoc.

Les trois lances avaient été vérifiées et re vérifiées par son écuyère et amie Wendy, tout comme cette dernière avait soigné et apprêté avec attention Korrigan, son fidèle frison.L'armure griffée Klouska était rutilante... vraie boîte de conserve où elle serait très rapidement en sueur et rougeaude comme dans une marmite sur le point de sauter hors du feu.

Mais , même si les joutes n'étaient pas un défilé de mode, jamais la d'Ar Sparfel jouterait sans sa tenue en acier et tissus des Doigts d'Or, on était fashion ou on ne l'était pas, on était accro de la mode ou pas.

Elle avait hésité quant à la coiffure, délirante ou pas, mais devant le regard courroucé de son amie, elle avait opté pour sa tresse traditionnelle, plus facile à glisser sous le heaume que des couettes délirantes. Et puis, une fois le heaume mis, foin des coiffures, n'est-ce pas.

Wendy l'accompagne sur la lice, l'aide à prendre son heaume, se tenant prête à lui passer la première lance.

Angoisse qui noue l'estomac : c'est la première fois qu'elle joutera contre une amie proche, contre quelqu'un de la Maison Bourmont. Elle approche Korrigan du cheval de Suzette, salue son adversaire du jour
:

Ma Suze... qu'avons-nous fait à Aristote pour devoir nous affronter ainsi ?? Quelle ironie du sort : la marraine contre la filleule, tssss franchement, à part le duduc qui doit être ravi de ce duel, peu parmi notre mesnie doivent être souriants.
Suzette...quel que soit le résultat, même si tu me fais mordre le sable, je ne t'en voudrais pas : l'honneur de Bourmont sera sauf en plus de celui de ton épouvantable tyran de suzerain.


Elle éclate de rire puis donne une bourrade amicale à sa Suze : que la meilleure gagne, avec Force et Honneur car n'oublie pas ma Suze, Louve un jour, Louve toujours !

L'Ar Sparfel fait virevolter sa monture pour prendre place en bout de lice, elle sourit à sa comparse, cherche rapidement des yeux les membres du campement Bourmont & cie, les aperçoit et se sent rassurée. Elle met murmure à l'oreille de son frison leur phrase consacrée Le vent nous emportera où qu'on aille vers la victoire ou la défaite, mais avec honneur, war-arok Korrigan! Puis met sont heaume et se saisit de la première lance, et fait signe à l'arbitre qu'elle est prête au duel.

Et c'est parti comme sur un champ de bataille : fracas des sabots sur le sable qui virevolte en mottes légères, elle fixe l'écusson de son adversaire et à l'instinct frappe très fort à en briser sa lance... hélas sans pouvoir désarçonner sa Suzette qui manque totalement sa cible... ouf !

Retour en bout de lice où Wendy lui donne une seconde lance, moment de concentration malgré la chaleur qui commence à grimper sous le chef d'acier et les protections de fer... pour sûr qu'à la fin elle finira rouge comme un homard... bisque bisque rage ??? peut-être, sûrement, s'il s'avère qu'elle perde ce duel, parce qu'elle est un brin mauvaise perdante la Hersent, mais juste un brin, minuscule brin.

Allez, deuxième passe, on se concentre Hersent, on a la victoire au bout de cette satanée lance, hein ! Mais diantre, quelle chaleur, faut dire que passer en quatorzième position, ça a laissé le temps au soleil de grimper haut et de darder ses impitoyables rayons sur les armures.

Aussi, est-ce en galopant un peu mollement que les deux Bourmontoises se croisent en ne se touchant pas... délicat ballet de ferrailles, de renâclements, de cris et de sabots. Bon, si ce n'est pas pour cette fois, ce sera pour la dernière passe, nom d'un artigot !

L'Ar Sparfel se repositionne, maintenant fermement sa lance, toisant, cachée derrière sa visière, son ex Louve, Korrigan piaffe d'impatience, se rue en avant lorsqu'elle le talonne pour foncer sus à l'ennemi mais, las ! Trois fois las ! Suzette a repris du poil de la bête, du coup légèrement déconcentrée, Hersent lève un peu la tête et...grossière erreur, se retrouve une fraction de seconde éblouie, plus qu'il n'en faut pour ne pouvoir échapper au choc de la lance adverse sur son écusson.

Patatras!, elle a bien tenté de garder son assiette, mais un mouvement brusque dans la foule, combiné à l'éclat intense du soleil, provoquent un écart chez son frison qui manque de se cabrer et termine par un écart qui l'envoie à terre... et pouf ! Je vous le donne dans le mille... le nez dans le sable ! Enfer et damnation, bis repetita, ras le casque de devenir une spécialiste du goûtage de sable de lice.

Bon, celui-là a la saveur douçâtre du Lot qui coule près du campement, nettement plus croquant que le sable crayaux du Val de Loire. N'empêche qu'elle a perdu l'Ar Sparfel et elle peste intérieurement, elle râle même, pardi ! Qui aime perdre, hein ?? Même contre une personne chère ?

Donc, Hersent se retrouve le nez dans le sable, parvient à se redresser et aidée par Wendy, se libère de ses gantelets , son heaume ayant voltigé plus loin suite à la chute. L'essentiel est de n'avoir que son orgueil blessé : pas de chairs entaillées cette fois, uniquement des bleus en perspective.

Elle claudique, ben faut bien culpabiliser la Suzette quand même sinon ce ne serait pas drôle, vers son adversaire pour la féliciter
:

Bravo ma Suze, tu as failli envoyer ad patres ta marraine et ton ex Capitaine... beau tableau de chasse, n'est-ce pas ? Et hop culpabilité ronge le cœur de la filleule ! Plus sérieusement, ma belle, félicitations et surtout va le plus loin possible dans ce tournel... pour Bourmont, pour la Champagne, et accessoirement pour ton suzerain, le tout avec Force et Honneur !

Tu crois que nous avons mérité une petite coupe de champagne bien frais ??? Ou alors un verre de mirabelle, apportée par mon invité lorrain ???

C'est en papotant et en riant que les deux champenoises, leurs montures tenues par le licol, regagnèrent leur campement pour un décarapaçonage et un décrassage bien mérités.


Aeglos. a écrit:
Citation:

    Pour ce onzième duel, place à la jeunesse! A droite, Ellesya de la Louveterie, duchesse d'Amboise & de Luynes, vicomtesse de Montbazon, baronne de Vouvray; à gauche, Aeglos d'Orkney-Brecey, seigneur de Montpeyroux.




    Première passe...Il y a un adage qui dit que bon sang ne saurait mentir. Avec deux parents chevaliers et anciennement et respectivement Maître de la Ligue des Joutes et Grand Ecuyer de France, la duchesse d'Amboise a la joute dans le sang. Elle le prouve aujourd'hui en s'élançant à peine les drapeaux baissés. Rapide, précise, efficace, elle ne laisse pas le temps à son adversaire normand de prendre ses marques : elle abaisse sa lance au moment opportun, touche la targe, brise le morceau de bois effilé et peint et envoie le seigneur de Montpeyroux au sol. C'est la seule réalité concrète que celui-ci connaîtra pour son premier tournoi : il n'a pas pu toucher mais s'en sort sans dommage.


    Par chute de son adversaire, la duchesse d'Amboise est déclarée vainqueur!


Et voila, l'heure n'etait plus à la preparation, mais à la joute. Il ne savait pas comment ça allait se passer, mais il fera de son mieux, quoi qu'il arrive. Le jeune seigneur monta donc sur son destrier aidé par ses hommes, avec cette armure sur le dos, le moindre mouvement etait extremement compliqué, et monter ainsi equipé ce revelé de l'exploit, pour ne pas dire purement et simplement impossible à executer. Il s'avança donc vers la lice, equipé et armé, observant les passes qui se deroulé, son tour n'etait pas encore venu. Reperant des tetes connues, enfin, disons plutot des blasons connus, car les tetes n'etaient pour l'heure pas vraiment visible, encore heureux, le sport se serait transformé en combat à mort si cela avait été le cas. Il observa donc les concurents, essayant de voir qui gagnerait ou non, ses estimations n'etant pas vraiment fiable, inexperimenté, c'etait surtout fait au petit bonheur la chance, mais apres tout, cela ne derangeait personne, il passait juste le temps en essayant de ne pas trop se mettre la pression pour sa premiere joute.

Treve de reverie, c'etait maintenant son tour d'entrer en piste, il ne connaissait pas son adversaire, bien qu'ayant deja entendu son nom quelques part, bien qu'il ne se souvienne pas d'ou, peut etre en normandie, ou à l'heurauderie, enfin, ce n'etait pas vraiment important pour l'instant. Salutations faites, il fallait se lancer. Drapeau baissé, et il faudrait se lancer, il se prepara, attendit le signe, se tenant pres à taloner son cheval et se lancer.

L'arbitre donna le signal et le jeune seigneur se lança, baissant sa lance, visant et se preparant à frapper son adversaire... Mais ce fut celle-ci qui le frappa avant qu'il n'ai eu le temps de le faire. Surpris par le choc, son coup manqua la duchesse, et destabilisé, il chuta de cheval. Nouveau choc, bien plus à l'ego qu'autre chose. Il compris rapidement qu'il avait perdu et que les joutes etaient maintenant fini pour lui. Perdre aux eliminatoires, à ses premieres joutes, c'est bien mal commencer, mais bon, comme dit l'adage, qui commence mal fini bien, esperons que l'avenir le montrera.
Il se releva donc et fit signe que tout allait bien puis se dirigea vers sa tente, non pas sans avoir salué la vainqueur. Bien qu'il n'etait pas des plus heureux de perdre, il fallait avouer qu'elle avait été tres efficasse, il ne lui manquait plus qu'a aguerrir de l'experience et s'entrainer, et qui sais, un jour il aurait peut etre sa revanche.


Erwelyn a écrit:
Citation:

    Cinquième duel, fini les novices! Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne joutant en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry et Erwelyn Corleone de la Mirandole, duchesse de Saint-Fargeau, baronne d'Auxonne & d'Evron, dame de Saint-Antoine-de-Rochefort sont des jouteurs avec de l'expérience.



    Première passe... l'affrontement démarre fort! Le champenois, fort de sa quinzaine de participations et de sa troisième place au classement général année 1459, ne prend pas le temps de jauger son adversaire : il s'élance, abaisse, touche et brise! Côté mainois, c'est moins tranchant : pas de touche mais rien n'est joué pour autant. La Poneytte reste en effet en selle, conservant ainsi toutes ses chances.

    Deuxième passe... certainement pour le délassement, à moins que ce soit là une stratégie : à part se croiser, les deux jouteurs n'accompliront rien de notable. Chacun rejoint son rang sans avoir touché.

    Troisième passe... La duchesse ne peut plus gaspiller ses chances. Pour rester en course, il lui faut briser sa lance et même mieux, envoyer valdinguer son concurrent. Mais est-ce le soleil? Est-ce les grillons? La précision lui fait toujours défaut : elle manque sa cible. Aimelin, lui, retrouve son efficacité première : il touche une nouvelle fois et voit sa lance se briser dans le mouvement. La consolation pour Erwelyn? Celle de rester en selle.
    Par deux lances brisées à aucune, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!

Bord de lice.
Concentration optimale.
Regard dans la foule pour voir si papounet qui l’avait présentée comme sa fille à son arrivée au campement à un licorneux était dans le coin pour l’observer.
Pas de papounet à l’horizon, Lynette qui boude.

Sous son armure de joute repeinte fraichement en rose, la Corleone reporta son attention sur Montjoie qui annonçait la ribambelle de titres du grand maitre de France, puis porta son regard sur son adversaire. Le nom ne lui disait rien, ou vaguement quelque chose, mais vu la présentation du Roy d’armes, il allait lui donner du fil à retordre le bougre. La duchesse avait beau s’entrainer aux joutes toute l’année sur ses terres d’Evron, tomber sur un adversaire ayant plus d’expérience qu’elle ne présageait rien de bon. Pour sûr, elle pesterait encore si elle devait encore une fois s’arrêter aux éliminatoires.

Montjoie donna le départ, et Lynette lança Cheval au galop, restant bien fichée sur sa selle. Bien lui en prit d’ailleurs car elle faillit valser à la première touche de son adversaire. Serrant les fesses – enfin, autant qu’elle put avec un machin aussi lourd que ça sur le dos – elle réussit à se retrouver en bout de lice sans dégringoler de Cheval. Un soupir de soulagement et la deuxième passe débuta, sans vraiment avoir eu le temps de dire tarte à la myrtille. Plus calme, ils se contentèrent de se frôler sans se toucher. Elle avait encore une chance pour l’emporter.

Bout de lice, elle regarda à nouveau si son père l’observait, ce qui apparemment n’était pas le cas. Ou en tout cas, elle ne le voyait pas. C’est donc la mine chafouine qu’elle talonna Cheval pour cette troisième passe et, l’esprit ailleurs, manqua l’écu du seigneur d'Etampes-sur-Marne, qui ne la manqua pas, lui. Fâchée la Corleone ? Oui, pour sûr ! Et elle pesta en enlevant son heaume, comme sait si bien le faire un poney.


Cornefianchtre d’éliminatoires de dauuuube !

Avant de capter la présence du jeune homme à ses côtés.

Ahem… mes confuses messire, je suis chiffonnée de cette défaite.

Elle le regarda avec plus d’attention lorsqu’il lui parla de chopine, et puis, son visage ne lui était pas inconnu. Elle l’avait déjà croisé oui, mais où ? Il faut dire que vu son âge qui se faisait vieux, elle en avait croisé du monde. Aussi bien sur la route, que dans les ambassades, au cours de joutes, dans des festivités, des tavernes… Ses yeux se plissèrent, puis son regard s’illumina lorsque le nom de Marine fut prononcé. Elle le remit enfin.

Oh mais j’espère bien ! Vous méritez votre victoire jeune homme, félicitations.

Et, plus bas.

Vous avez raison, Marine vous en aurait fait voir de toutes les couleurs si vous m’aviez blessée !


S’éloignant quelque peu de la lice pour laisser la place aux passes suivantes, on l’aida ensuite à descendre de cheval.

Que diriez-vous de m’offrir ces chopes maintenant ? Vous pourrez me dire comment se porte ma petite fille et me faire la liste de ses bêtises de la semaine.


Aimelin a écrit:
[Auprès d’Erwelyn]


Cornefianchtre d’éliminatoires de dauuuube !

S’il avait été soulagé de la réaction de la Duchesse, il avait néanmoins affiché une mine amusée lorsqu’elle avait enlevé son heaume en pestant.

Merci bien votre Grâce.
Les éliminatoires sont injustes je suis d’accord avec vous.


Lice quittée, il mit pieds à terre, abandonna Altaïr à Ernest, cherchant des yeux sa blondinette, avant de répondre sur le ton de la confidence.

Alors je vais tenter de vous déchiffoner autour de quelques chopes.
Et puis avec cette chaleur notre gosier nous remerciera.


Un sourire à l’évocation de leur petite Marine.

mmm voyons la liste de ses bêtises…

Il sourit et repensa à sa dernière soirée avec elle, à son regard devant le chapeau pirate puis les vêtements. Elle lui manquait la petite peste et il maudissait celui qui régulièrement l’éloignait d’eux comme un fait expres. Il ne pût s’empêcher de repenser à cette fois où elle avait fait enfermer Alie dans un couvent, ce qui avait déclenché entre la blonde et la rouquine, quelques petites discussions assez savoureuses.

Il offrit son bras à Erwelyn


c’est qu’elle est bien vivante votre petite fille, chaque moment avec elle est une véritable aventure.
Vivante et attachante... du bonheur.




Dernière édition par Archiviste le Mer 5 Sep - 10:16 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Jeu 30 Aoû - 10:05 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Citation:
Joutes : Trente deuxièmes de finale – 22 août




--Georges_du_chastel a écrit:







[De nouveau en lice]

En cette matinée du 22 août, le Gantois refit son apparition sur le terrain du champ-clos, toque à plumes sur la tête et rotulus sous le bras. Il aurait fort à faire et à annoncer car ce ne serait pas moins de soixante-quatre jouteurs qui essaieraient sous peu d'atteindre les seizièmes de finale. Et il devrait le faire sous les rayons d'un soleil qui s'annonçait au vu du ciel accablant. Pas le moindre nuage, pas le moindre vent, l'on était au cœur de l'été languedocien. Aussi ne s'agissait-il pas de traîner, avec tout ce monde, il fallait en caser le maximum avant que le soleil eût atteint son zénith.

C'est donc dans une atmosphère encore clémente qu'il ouvrit les hostilités :

Or oyez, or oyez! Nobles dames, nobles seigneurs et le tout venant, nous voici en cette matinée du 22 août et pour une grande partie de la journée réunis pour assister à un nouveau chapitre des prouesses des jouteurs inscrits au Tournoi de la Saint-Privat. Hier, vous avez vibré; hier, vous avez frémi; hier, vous avez donné de la voix... aujourd'hui vous serez transportés; aujourd'hui vous tremblerez; aujourd'hui, vous produirez une clameur telle que l'on l'entendra à des lieues à la ronde! En effet, voici soixante-quatre jouteurs, pas un de moins, prêts à vous éblouir et parmi ceux-ci, les tous meilleurs du classement de la Ligue de Joutes dont vous avez hier pu apercevoir un ou deux représentants. Ils seront tous là pour vous, pour l'honneur, pour la gloire et les autres avec leur cœur, leur envie, tâcheront de les déstabiliser!

Que soient donc présentées les armes de ces vaillants compétiteurs!


Une foule d'écuyers s'approcha, chacun présenterait les écus au moment opportun.

Georges du Chastel reprit :

Riwenn de Castel Vilar de La Duranxie, duc de Donostiri, comte de Pardiac, vicomte de Gimoez & seigneur de Cazarilh affrontera Célénya Océalys, dame de Lasson!




Suzette de Florensac, dame de Pars-lès-Chavanges affrontera Grégoire d'Ailhaud, duc de Brunelles, comte de Lille & de Saint-Omer, baron d'Aire-sur-la-Lys, d'Arques & de Melun, seigneur d’Isles-sous-Ramerupt, Chancelier de France!




Teraph, seigneur de Gignat affrontera Ellesya de la Louveterie, duchesse d'Amboise & de Luynes, vicomtesse de Montbazon, baronne de Vouvray!




Nynaève de Gaudemar, vicomtesse de Monestier-de-Clermont, baronne de Mornant & du Glaizil, dame d'Anthon affrontera Bernard de Padirotte, seigneur d'Epalais!




Castelreng dit du Cougain, seigneur de Cordes & de Marseillan affrontera Gérault de Gaudemar, vicomte de Monestier-de-Clermont, baron de Mornant & du Glaizil, seigneur d'Anthon!




Terwagne Méricourt, vicomtesse d'Orpierre, dame de Taulignan affrontera Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne qui joute en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry!




Kelak Akap, seigneur de Domazan & de Montmoirac affrontera Ztneik du Ried, duc d'Alençon & pair de France!




Adeline Cyrielle de Courcy, baronne-de-la-Haye-du-Puits affrontera Keridil d'Amahir-Euphor, vicomte de Montpipeau, baron de Seignelay, seigneur de Bréméan & de Railly!




Lexhor d'Amahir, pair de France, duc d'Alluyes, baron d'Auneau & de Château-Landon, seigneur de Pléaux affrontera Beren Hartasn de la Fiole Ebréchée de Sparte, seigneur de Courchaton!




Angelotti di Cerruti, chevalier impérial de Stolberg affrontera Jason Maccord, vicomte de Lyons-la-Forêt, seigneur de Crèvecœur-en-Auge!




Natale di Foscari, marquis de l'Ile-Saint-Marc, comte de Rabat, vicomte de Caraman & du Lautrec, seigneur de Harzé affrontera Khristof, seigneur de Rocquecelier!




Elhrik Vonlichtenchein d'Erementar, seigneur de Brassac affrontera Bourguignon de Sorel, duc de Beaugency, vicomte de Fronsac, baron de Chécy!




Hadrien Marcus de Sparte, prince de Dinant affrontera Lylla Cardinal d'Eirbal, baronne d'Arzillière!




Colombe Alix Amnell, dame d'Ussy-sur-Marne affrontera Erasme de Cardevac d'Havrincourt, comte d'Armagnac & Comminges!




Valeria Declervaux-Gambiani de Valrose, duchesse de Rosnay, baronne de Brou, dame de Dammartin-Marpain, de Raucourt & de Souville-sous-Yèvre affrontera Gamalinas, seigneur Saint-Gervais-les-Bains & de Versonnex!



Actarius d'Euphor, comte du Languedoc & pair de France affrontera Ereon d'Asceline, duc de Champagne!



Namaycush Salmo Salar, prince de Pontoise, vicomte d'Aubusson, baron du Dorat, seigneur d'Agonac & de Saint-Anne affrontera Fabien de la Fléchère Marigny, vicomte d'Yssoire & de Hérisson, seigneur de Challiers & de Fayet-le-Château!




Liloute , dame de Rozières affrontera Hervé Maximilien d'Emerask, seigneur de Beauvoir-de-Verrières, de Boucheron & de Viverols!




Alcalnn Blackney, duc de Mortain, vicomte du Mont-Saint-Michel, baron de Saint-Paer affrontera Perrinne de Gisors-Breuil, demoiselle de Montreuil-sur-Auge & de Neauphles!




Warthe de Rochechard, seigneur d'Aincille affrontera Mélina de Franchimont-Bragança, dame de Croisilles!




Adrien d'Ormerach, seigneur d'Orgelet affrontera Ursus de Valbois, duc de Châteaurenard, seigneur de Quiers-sur-Bezonde!




Sakurahime de Valrochelles-Bergendael, baronne de Virargues affrontera Aimbaud de Josselinière, marquis de Nemours, duc de Corbigny, seigneur de Decize & de Saint-Robert!




Flavien-Charles Galanodel, régent & chancelier impérial, seigneur de Fontcouverte, de Roure & de Saint-Dalmas-le-Selvage affrontera Ersinn de Warenghien, seigneur d'Aingeray & d'Ogéviller!



Romuald Maccornell, seigneur de Cornillon-en-Trièves affrontera Argael Devirieux, pair de France, marquis de Senlis, comte de Menin, vicomte de Monestier-de-Briançon, baron de la Tour-du-Pin, seigneur de Grave, de Saint-Giraud & de Vinderhoute!




Klouska d'Hauteroche, dame de Champigneulles-en-Bassigny affrontera Theudbald de Malhuys, seigneur d'Irancy!




Kylian Deschenaux-Carsenac, vicomte de Montmaur, seigneur de Saint-Firmin qui défend les couleurs de sa mère Aldraien de Carsenac, baronne d'Ussac, dame de Chamaret & Cobrieux affrontera Dardus de Las Rosas, seigneur d'Amotz!




Guillaume de Jeneffe, vicomte de Marchiennes, seigneur de Wavrin, chevalier de l'Ordre Royal de la Licorne, Grand Ecuyer de France affrontera Aliénor Vastel, dame de Lesmont!




Henry de Silly, baron de La Rochandry, seigneur de Luzier & de San Benigno affrontera Anzeme du Castel Marchoix, seigneur de Saint-Pe-de-Leren!




Niall de Rivien, vicomte de Montréal affrontera Salvaire d'Irissarri, baron d'Apcher & de Randon qui défend les couleurs de sa promise Magalona Eufrasia, comtesse de Gévaudan, baronne d'Alaigne, dame de Marmorières & de Mireval!




Boudicca d'Arkan, dame des Roches-Saint-Quentin affrontera Enzo, seigneur de Falmignoul!



Athena de Lavallière, vicomtesse de Montdoubleau, baronne de Mayet, dame d'Enguinegatte affrontera Ceraphin d'Azayes, seigneur de Bourdeilles!




Akane de Clairval Giffard, duchesse de Cany, vicomtesse de Bolbec, de Vernon & douairière de Carentan, Grand Chambellan de France affrontera Heimdal von Strass, vicomte de Courtomer, seigneur d'Augnax & de Belleville-sur-Vie!


La présentation achevée, il lança :
Place à Montjoie, Roi d'Armes de France, arbitre du Tournoi de la Saint-Privat!
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Chroniqueur gantois.


Dernière édition par Archiviste le Ven 7 Sep - 16:39 (2012); édité 2 fois
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MessagePosté le: Jeu 30 Aoû - 10:07 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Ingeburge a écrit:
[Sur la lice, toujours]


Nouvelle présentation plus ou moins inspirée du chroniqueur de Gant et le Roi d'Armes de France suivi de son train habituel était réapparu sur le champ-clos. D'un pas sûr, Ingeburge avait rallié sa petit estrade surmontée d'un dais azuré et une fois perchée, avait passé sa cotte d'armes héraldique. De leur côté, les différents aides à l'arbitrage s'étaient déployés tout autour du terrain. L'on passa de quoi se rafraîchir à la duchesse d'Auxerre, il y avait tout lieu de croire qu'aujourd'hui encore le soleil serait de plomb. Il avait d'ailleurs été décidé de mettre les trente-deuxièmes de finale au matin; en même temps, vu le nombre de duels prévus – trente-deux – il valait mieux s'y prendre au plus tôt. Ainsi donc, après l'office de tierce avait-on convié les spectateurs à rejoindre les tribunes.

Son breuvage avalé, Ingeburge consulta un rouleau de parchemin sur lequel avait été reporté le programme du jour. Une dernière lecture et elle ouvrit le deuxième tour du tournoi :

— Noble assistance, le bonjour! Place aux jouteurs!

Les buicines résonnèrent.

Citation:

    Pour ouvrir ce deuxième tour, nous retrouvons deux des jouteurs ayant passé avec brio le piège des éliminatoires. A gauche, Riwenn de Castel Vilar de La Duranxie, duc de Donostiri, comte de Pardiac, vicomte de Gimoez & seigneur de Cazarilh; à gauche, Célénya Océalys, dame de Lasson.




    Première passe... La Champenoise s'élance avec fougue! Les drapeaux à peine baissés et elle est déjà partie. Côté gascon, c'est plus lent, le duc semble moins concerné. Ces dispositions se confirment au moment où les duellistes se croisent : si les lances s'abaissent bien des deux côtés, le résultat n'est pas le même. Celénya touche et brise; Riwenn rate complètement sa cible et pis, mu par le choc reçu, tombe de cheval. Il se relève, sans aucune blessure.


    Par chute de son adversaire, la dame de Lasson est déclarée vainqueur!


Citation:

    Deuxième duel, autre duo de rescapés des éliminatoires qui entre en lice. Suzette de Florensac, dame de Pars-lès-Chavanges affronte Grégoire d'Ailhaud, duc de Brunelles, comte de Lille & de Saint-Omer, baron d'Aire-sur-la-Lys, d'Arques & de Melun, seigneur d’Isles-sous-Ramerupt, Chancelier de France.




    Première passe... Ce sera un passage d'observation. Les deux jouteurs s'élancent au signal, abaissent leur lance mais rien de plus : aucun ne parvient à atteindre son adversaire.

    Deuxième passe... A nouveau sur les rangs, l'interrogation est de mise. Le duc de Brunelles fera-t-il parler son expérience face à sa rivale bien moins aguerrie que lui? La réponse apparaît bien vite. Le signal donné, les deux adversaires s'élancent, la lance en main. Peu avant de se croiser, ils abaissent chacun pour un résultat bien différent : Suzette met en plein dans le mille, brise sa lance là où Grégoire n'effleure même pas la Champenoise. Résultat? De la casse, mais rien de plus, le Chancelier reste bien en selle.

    Troisième passe... C'est maintenant ou jamais pour l'Ailhaud, l'objectif est clairement de mettre son vis-à-vis au sol. Pourtant, malgré cette nécessité, le succès n'est pas au rendez-vous, pour la troisième fois, le juriste n'atteint pas la targe champenoise. Il en va de même pour Suzette, comme une redite du premier passage.


    Par une lance brisée à aucune, la dame de Pars-lès-Chavange est déclarée vainqueur!


Citation:

    La troisième confrontation de ces trente-deuxièmes de finale voit s'opposer Teraph, seigneur de Gignat et Ellesya de la Louveterie, duchesse d'Amboise & de Luynes, vicomtesse de Montbazon, baronne de Vouvray.




    Première passe... Les drapeaux s'abaissent et l'Auvergnat éperonne tout aussitôt. Porté par son élan, il abaisse avec conviction et fait mouche en voyant sa lance se briser après avoir touché la targe de son adversaire. Côté ambacien, il en va différemment, à l'opposé même : si la lance est bien abaissée, elle ne fend que le vent. Pis, la duchesse d'Amboise tant dans son mouvement que dans celui de son adversaire choit au sol. Fort heureusement, l'atterrissage est sans conséquence physique.


    Par chute de son adversaire, le seigenur de Gignat est déclaré vainqueur!


Citation:

    Premier duel de novices pour ce quatrième affrontement. D'un côté, Nynaève de Gaudemar, vicomtesse de Monestier-de-Clermont, baronne de Mornant & du Glaizil, dame d'Anthon; de l'autre, Bernard de Padirotte, seigneur d'Epalais.




    Première passe... pas de temps d'observation pour les duettistes, tous deux s'élancent tambour battant, certainement mus par leur succès des éliminatoires. Vient le moment d'abaisser la lance, tous deux s'exécutent mais pour un résultat tout à fait opposé : si Bernard touche et voit sa lance éclater en mille morceaux, Nynaeve, elle, ne rencontre que le vide. Pour autant, rien n'est terminé pour la Dauphinoise; celle-ci reste en effet en selle.

    Deuxième passe... décidément, nos jouteurs sont motivés! Avec le même entrain que lors du passage, tous deux s'élancent au signal. Le seigneur d'Epalais, toujours en réussite, touche et brise sa lance à nouveau; il en va de même pour la vicomtesse. Néanmoins, malgré cette égalité parfaite, il y aura un gagnant, immédiatement. Nynaeve en effet parvient à faire démonter l'Auvergnat déjà vacillant suite à son coup. Celui s'en sort sans blessure.


    Par chute de son adversaire, la vicomtesse de Monestier-de-Clermont est déclarée vainqueur !



    Cinquième duel. A gauche, un régional du tournoi, Castelreng dit du Cougain, seigneur de Cordes & de Marseillan. A droite, un visiteur, Gérault de Gaudemar, vicomte de Monestier-de-Clermont, baron de Mornant & du Glaizil, seigneur d'Anthon.




    Première passe... bien en jambes après leur passage par la case des éliminatoires, les jouteurs s'élancent sans tarder. Pour ce premier acte, un sur deux connaît le succès, en effet, Castelreng parvient à toucher son adversaire et à briser sa lance. Le choc n'est cependant pas suffisant pour faire vaciller Gérault qui demeure en selle, lance intacte.

    Deuxième passe... toujours entraînés par la même volonté d'en découdre, nos deux rivaux repartent une fois de plus. Ce passage est l'exact opposé du précédent, c'est cette fois le vicomte qui touche et brise là où le seigneur de Cordes demeure en selle sans avoir effleuré son concurrent.

    Troisième passe... un par tout, ce dernier passage sera décisif. Les duettistes s'élancent pour une ultime fois, toujours motivés. Cette passe d'armes sera la copie conforme de la deuxième : le Dauphinois atteint son but et voit sa lance se rompre là où le Languedocien ne touche rien mais reste les pieds dans les étriers.


    Par deux lances brisées à une, le vicomte de Monestier-de-Clermont est déclaré vainqueur!


Citation:

    Et voici que sont annoncés les acteurs du sixième acte de ces trente-deuxièmes de finale : d'une part, Terwagne Méricourt, vicomtesse d'Orpierre, dame de Taulignan; d'autre part, joutant en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry, Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne.




    Première passe... les drapeaux sont inclinés, le deux s'élancent. Très vite, porté par sa pratique régulière des joutes, le Champenois prend le passage à son compte : il touche la targe de son adversaire et la lance se brise. De l'autre côté, le succès n'est pas là, Terwagne ne touche rien d'autre que le sol, sa lance manquant son adversaire. La Dauphinoise se relève indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!



    Septième duel durant lequel Kelak Akap, seigneur de Domazan & de Montmoirac va encore se frotter au gratin de la noblesse en affrontant Ztneik du Ried, duc d'Alençon & pair de France.




    Première passe... La prudence est de mise. Si chacun des cavaliers galope vers sa cible, aucun ne parvient à la toucher. Un coup pour rien, retour au rang.

    Deuxième passe... Les jouteurs s'élancent à nouveau, bien plus résolus que lors du passage précédent. C'est Kelak qui se montre le plus saillant car Ztneik se manque complètement là où le Languedocien parvient à toucher. Las, c'est insuffisant : la lance ne se brise pas et l'Alençonnais est à peine remué puisqu'il reste à la califourchon sur sa selle.

    Troisième passe... Tout reste à faire car aucune lance n'a été brisée. Ce passage peut donc être l'ultime comme il peut être le prélude à une prolongation de la confrontation. Celui en aura davantage conscience sera le plus à même de l'emporter. Le Ried s'élance et abaisse sa lance avec conviction : contrairement aux deux occurrences précédentes, il touche et brise sa lance dans le mouvement. L'Akap a lui perdu son dynamisme, il manque à nouveau mais conserve suffisamment de lucidité pour ne pas choir.


    Par une lance brisée à aucune, le duc d'Alençon est déclaré vainqueur!



    Autres rescapés des éliminatoires : Adeline Cyrielle de Courcy, baronne-de-la-Haye-du-Puits se mesure à Keridil d'Amahir-Euphor, vicomte de Montpipeau, baron de Seignelay, seigneur de Bréméan & de Railly.




    Première passe... les deux nobles du Domaine Royal s'avancent avec fougue! L'un et l'autre abaissent leur lance au moment propice, l'un et l'autre touchent mais les similitudes se suspendent pour un temps – la lance d'Adeline se brise, celle de Keridil non – pour s'égrener à nouveau – les deux restent en selle.

    Deuxième passe... c'est reparti avec le même entrain! Les lances s'abaissent et la Normande fait une nouvelle fois mouche en touchant et brisant sa lance. Côté orléanais, c'est toujours le même manque de succès en plus marqué d'ailleurs. Cette fois le vicomte de Montpipeau ne touche même pas... enfin si, le sol. Il se relève, tout va bien.


    Par chute de son adversaire, la baronne-de-la-Haye-du-Puits est déclaré vainqueur!



    Après le fils Amahir, c'est au père Pair de faire les honneurs lors de la neuvième confrontation. Lexhor d'Amahir, pair de France, duc d'Alluyes, baron d'Auneau & de Château-Landon, seigneur de Pléaux, s'avance en lice; il sera opposé à Beren Hartasn de la Fiole Ebréchée de Sparte, seigneur de Courchaton.




    Première passe... Si les deux jouteurs s'élancent quand ils sont autorisés à le faire, ce sera là la seule chose qu'ils se permettront : aucun des deux ne touche et tous deux retournent au rang avec une lance intacte.

    Deuxième passe... autre coup pour rien car c'est une redite du premier passage qui est offerte aux spectateurs du Tournel. Nouveau retour au point de départ, sans casse, ni touche.

    Troisième passe... tout peut se jouer sur ce dernier passage. Celui qui prendra l'avantage sur l'autre remportera le duel. Tous deux le savent et la physionomie de la rencontre change du tout au tout. Les jouteurs se sont donc élancés, vient le moment de l'impact... Les deux touchent, les deux chutent! Pour autant, c'est fini car Beren a vu sa lance éclater en morceaux là où Lexhor a conservé son arme intacte. L'Orléanais se relève, indemne; l'Impérial lui s'est légèrement blessé à la cuisse.


    Par une lance brisée à aucune, le seigneur de Courchaton est déclaré vainqueur!



    Nouveau duel franco-impérial pour cet dixième affrontement. Angelotti di Cerruti, chevalier impérial de Stolberg affronte Jason Maccord, vicomte de Lyons-la-Forêt, seigneur de Crèvecœur-en-Auge.




    Première passe... les similitudes avec le duel précédent ne s'arrêtent pas là. Un duel franco-impérial donc, mais aussi un duel qui débute sans qu'aucun des deux concurrents ne touche. Retour à la case départ, lances intactes.

    Deuxième passe... on ne change pas une formule qui gagne! Enfin... Les jouteurs s'élancent à nouveau pour ne pas toucher. Chacun retourne à son rang sans que la décision ait choisi son camp.

    Troisième passe... c'est maintenant ou jamais pour prendre l'avantage! Les deux cavaliers en armure éperonnent leur monture. Les lances s'abaissent... qui saura être le plus percutant? Pas Angelotti, il ne touche pas, sa lance rencontre le vide. Jason lui a plus de succès, il touche et brise sa lance suite au choc. Le chevalier reste pourtant en selle.


    Par une lance brisée à aucune, le vicomte de Lyons-la-Forêt est déclaré vainqueur!



    Onzième duel. A droite, Natale di Foscari, marquis de l'Ile-Saint-Marc, comte de Rabat, vicomte de Caraman & du Lautrec, seigneur de Harzé; à gauche, Khristof, seigneur de Rocquecelier.




    Première passe... ce sera un tour d'observation. En effet, aucun des deux jouteurs ne parvient à toucher la targe de l'autre. Retour au rang.

    Deuxième passe... un demi-tour plus tard et les voilà repartis! Les lances sont abaissées et se croisent, seule l'une d'entre elles trouve une targe. La marquis ne touche pas; le seigneur, oui; mieux sa lance éclate.

    Troisième passe... l'important pour Khristof est désormais de rester bien en selle tout en évitant d'être touché. Côté Natale, la tâche est plus ardue : toucher et briser ou toucher et faire chuter, le tout en gardant les pieds dans les étriers. Aucun des jouteurs ne chutera; en même temps, aucun n'a touché.


    Par une lance brisée à aucune, le seigneur de Rocquecelier est déclaré vainqueur!



    Ce sont deux habitués qui s'avancent sur la lice pour donner au public la chance d'une douzième rencontre. En effet, Elhrik Vonlichtenchein d'Erementar, seigneur de Brassac, est opposé à Bourguignon de Sorel, duc de Beaugency, vicomte de Fronsac, baron de Chécy.




    Première passe... les jouteurs sont prêts, le signal du départ est donné, tous deux s'élancent, transportés par leur expérience. Chacun abaisse et croise la lance de l'autre mais avec des fortunes diverses. Le seigneur de Brassac se manque complètement et voit sa lance partir dans le néant; le Bourguignon en revanche touche son adversaire et dans le bruit de sa lance qui éclate, voit le Toulousain choir au sol. Celui-ci se relève, tout va bien : si sa targe a bel et bien été touchée, lui est indemne.


    Par chute de son adversaire, le duc de Beaugency est déclaré vainqueur!


Citation:

    Nouvel affrontement de novices pour ce treizième duel. Hadrien Marcus de Sparte, prince de Dinant affronte Lylla Cardinal d'Eirbal, baronne d'Arzillière.




    Première passe... appréhension de débutants pour cette première. Peut-être, car si les lances se sont bel et bien abaissées, aucune n'a trouvé le chemin d'une targe. Ainsi donc, aucun de deux jouteurs ne touche. Retour au rang.

    Deuxième passe... après un demi-tour, les adversaires sont de nouveau prêts à se rencontrer. Ils ne feront que se croiser car comme lors du premier passage, leurs lances demeurent intactes.

    Troisième passe... sera-t-elle la bonne? Pas pour le prince de Dinant à qui sa lance dit non – pardon (non en fait!) – la cible est manquée! Côté Lylla, c'est déjà plus organisé et efficace : une lance qui s'abaisse, une lance qui touche, une lance qui se brise, une lance qui envoie le Sparte au sol. Hadrien se relève sans avoir été blessé.


    Par chute de son adversaire, la baronne d'Arzillière est déclarée vainqueur!



    Duel à coloration royale pour le quatorzième combat. A gauche, Colombe Alix Amnell, dame d'Ussy-sur-Marne et garde du corps du roi; à droite, un vassal du même, Erasme de Cardevac d'Havrincourt, comte d'Armagnac & Comminges.




    Première passe... Les jouteurs sont prêts, les drapeaux sont mis en berne... c'est parti! Les lances s'abaissent et finissent par se croiser : objectif, toucher l'autre... au moins! Coxynel remplit le but désigné et mieux, voit sa lance se briser. Erasme lui ne touche pas mais a la consolation de rester en selle.

    Deuxième passe... Un petit tour pour se remettre? Certainement car à part une avancée au galop de part et d'autre rien de plus : aucune lance ne trouvera d'armure. Les lances restent intactes.

    Troisième passe... Court passage par le rang et c'est déjà reparti. Erasme doit à tout prix se montrer plus saignant pour rester en course et au moins espérer un dernier passage décisif. Las, il ira de cette troisième comme des deux autres : l'Armagnacais ne touchera rien. La Champenoise n'est pas en reste : sa lance ne touche pas davantage.


    Par une lance brisée à aucune, la dame d'Ussy-sur-Marne est déclarée vainqueur!



    Quinzième duel avec une jouteuse expérimentée en la personne de Valeria Declervaux-Gambiani de Valrose, duchesse de Rosnay, baronne de Brou, dame de Dammartin-Marpain, de Raucourt & de Souville-sous-Yèvre face à un amateur impérial des tournois français, Gamalinas, seigneur Saint-Gervais-les-Bains & de Versonnex.




    Première passe... et c'est parti! Les duellistes avancent une fois le signal donné. Les lances s'abaissent et au moment où les jouteurs se croisent, Gamalinas parvient à toucher Valeria. Celle-ci manque son coup mais reste à cheval malgré la secousse. La lance savoyarde se rompt.

    Deuxième passe... l'affrontement a débuté en trombe, on espère beaucoup du deuxième passage. En vain. Le désappointement est là car nul n'a touché et des spectateurs et des jouteurs, ce sont certainement ces derniers les plus déçus.

    Troisième passe... on y retourne! Pour la duchesse de Rosnay, il s'agit de revenir impérativement dans la course; pour le seigneur de Versonnex, de rester en selle coûte que coûte. Valeria a repris du poil de la bête, elle abaisse sa lance, touche et se retrouve désarmée – la lance s'est brisée. Gamalinas n'est pas en reste, il touche et brise également. Le résultat du choc? Deux lances rompues donc et deux jouteurs au sol! Le duo est indemne.


    Par deux lances brisées à une, le seigneur de Saint-Gervais-les-Bains est déclaré vainqueur!


Citation:

    Le seizième affrontement voit l'hôte et l'organisateur des festivités – Actarius d'Euphor, comte du Languedoc & pair de France – entrer en lice. Face à lui, un autre feudataire, Ereon d'Asceline, duc de Champagne.




    Première passe... Le Roi d'Armes de France donne le signal de départ et les deux jouteurs s'élancent. Au galop, portés par la foule, les deux régnants abaissent leur lance et se croisent. Le comte du Languedoc manque son coup et rencontre le vide. Le duc de Champagne, lui, connaît plus de succès en touchant avec sa lance qui se brise dans le choc. Pour autant rien n'est fini : Actarius reste en selle.

    Deuxième passe... Après un bref retour à leur rang, les deux rivaux repartent, résolus. Cette fois, les rôles sont inversés : c'est l'Asceline qui manque sa cible et c'est l'Euphor qui parvient à atteindre la targe de son adversaire et à y briser sa lance. Mieux, la vigueur donnée à l'élan... l'euphorie aussi... font démonter le Champenois qui se retrouve au sol, heureusement sans blessure.


    Par chute de son adversaire, le comte du Languedoc est déclaré vainqueur!


Citation:

    Les deux hommes qui s'avancent pour le dix-septième combat ont déjà connu à quelques reprises l'excitation des tournois. Namaycush Salmo Salar, prince de Pontoise, vicomte d'Aubusson, baron du Dorat, seigneur d'Agonac & de Saint-Anne d'une part; Fabien de la Fléchère Marigny, vicomte d'Yssoire & de Hérisson, seigneur de Challiers & de Fayet-le-Château d'autre part entrent sur la lice.




    Première passe... départ en trombe des deux concurrents, pour des fortunes diverses. Quand les lances s'abaissent et se croisent, seule celle du vicomte auvergnat trouve sa cible et se brise. La lance du prince demeure elle intacte.

    Deuxième passe... à nouveau les drapeaux sont abaissés et à nouveau les deux jouteurs s'élancent avec fougue. Pour une redite du première passage, Namaycush rate son but et Fabien fait mouche avec une lance qui se disloque une nouvelle. En prime, le Marigny fait choir le Carmin au sol. Ce dernier, aguerri, ne souffrira d'aucune blessure.


    Par chute de son adversaire, le vicomte de Hérisson est déclaré vainqueur!


Citation:

    Pour ce dix-huitième duel, Orléanais et Bourbonnais-Auvergne sont à l'honneur, respectivement en les personnes de Liloute, dame de Rozières et Hervé Maximilien d'Emerask, seigneur de Beauvoir-de-Verrières, de Boucheron & de Viverols.




    Première passe... On y va! Liloute ne se fait pas prier pour son premier tournoi. Le bras sûr, le regard fixe, elle fait mouche en touchant puis en rompant sa lance! Hervé rate mais heureusement pour lui, s'il est secoué, il demeure les pieds dans les étriers.

    Deuxième passe... On y retourne! Tranquillement? Tellement tranquillement que si les lances s'abaissent, c'est par pure courtoisie : aucun ne touche l'autre, les armes restent intactes.

    Troisième passe... Après un demi-tour, les jouteurs s'élancent à nouveau pour ce qui pourrait être l'ultime passage. Comme lors du premier, l'Orléanaise est motivée. Nouvelle touche, nouvelle casse, rien qu'avec ça, elle peut gagner... elle va gagner. Hervé, en effet, ne touche toujours pas et par-dessus le marché, il ne reste cette fois pas en selle. Rien de grave cependant, il se met debout en un rien de temps.


    Par chute de son adversaire, la dame de Rozières est déclarée vainqueur!


Citation:

    Duo cent pour cent normand pour cette dix-neuvième confrontation! D'un côté, l'expérimenté Alcalnn Blackney, duc de Mortain, vicomte du Mont-Saint-Michel, baron de Saint-Paer; de l'autre, la juvénile, novice et très-à-marier Perrinne de Gisors-Breuil, demoiselle de Montreuil-sur-Auge & de Neauphles.




    Première passe... sous l'œil de Montjoie, les deux Normands s'élancent dès les drapeaux abaissés. Le moment décisif approche, les lances s'abaissent, les lances se croisent... et ne connaissent pas la même destinée! Le Chat, agile, percute la targe de sa rivale du jour; la blondinette ne fend que le vide. Pis, celle-ci est entraînée par le coup de griffe du Blackney et tombe de cheval, se blessant légèrement à l'épaule. Vite, un médecin!


    Par chute de son adversaire, le duc de Mortain est déclaré vainqueur!


Citation:

    Confrontation de seigneurs pour le vingtième appel. Warthe de Rochechard, seigneur d'Aincille affronte Mélina de Franchimont-Bragança, dame de Croisilles.




    Première passe... le signal est donné, les deux jouteurs s'élancent. Mai seulement pour ne pas toucher car si les lances se croisent bien, elles ne font pas mouche. On recommence!

    Deuxième passe... L'Artésienne, clairement, prend l'initiative et le résultat est sans appel : elle parvient non seulement à toucher l'écu de son adversaire mais aussi à briser sa lance, entraînant dans le mouvement qui assène le coup le Gascon dans une chute heureusement sans gravité.


    Par chute de son adversaire, la dame de Croisilles est déclarée vainqueur!


Citation:

    La vingt-et-unième confrontation oppose Adrien d'Ormerach, seigneur d'Orgelet à Ursus de Valbois, duc de Châteaurenard, seigneur de Quiers-sur-Bezonde.




    Première passe... les deux jouteurs s'élancent après avoir éperonné avec vigueur! Au moment-clé, les lances s'abaissent. Le duc manque la targe de l'Impérial, celui-ci en revanche met en plein dans le mille. Pour autant, malgré le coup porté, sa lance ne se brise pas mais déstabilise suffisamment l'Orléanais pour le faire choir au sol.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Orgelet est déclaré vainqueur!


Citation:

    A eux deux, Sakurahime de Valrochelles-Bergendael, baronne de Virargues et Aimbaud de Josselinière, marquis de Nemours, duc de Corbigny, seigneur de Decize & de Saint-Robert comptent environ une dizaine de tournois. Qui fera la différence?



    Première passe... alors qui? Il faudra attendre le passage suivant pour le savoir car si les duettistes s'élancent au moment convenu, ils n'accompliront rien d'autre de notable. les lances s'abaissent et c'est tout. Il va falloir y retourner.

    Deuxième passe... cette fois, les rivaux sont bien plus résolus et motivés. De fait, leur croisement est à mille lieues du précédent : les deux touchent, les deux brisent leur lance... et c'est tellement fracassant qu'ils atterrissent sur le sol! De cette scène là, Sakurahime sort intacte; Aimbaud lui souffre légèrement du cou.

    Autre personne à atterrir – gracieusement et sans dégât – sur la lice? Montjoie! En effet, l'égalité des bris entre les deux jouteurs est parfaite et ces derniers sont au sol. La décision se fera à l'épée, les écuyers viennent armer chacun des deux échoués sur la lice.

    Les jouteurs devenus bretteurs se mettent en place, le premier arrivant à quatre touches ou mettant son adversaire hors d'état de combattre gagne le duel. Le Roi d'Armes donne le signal!
    Aimbaud est le plus incisif, il touche en premier Sakurahime au niveau du rein, celle-ci se blesse légèrement.
    C'est reparti et Sakurahime, d'estoc et de taille, ne se laisse pas abattre. Celle-ci touche Aimbaud au niveau du ventre, le blessant légèrement. Troisième passe, les épées ne font que s'entrechoquer, un peu de répit est le bienvenue. Mais pas pour longtemps, deux fois de suite, la baronne prend l'initiative mais ne touche pas. Se serait-elle trop découverte? Le marquis lui rend coup pour coup, par deux fois et si la première ne trouve rien, la seconde blesse gravement la Blanche au bas du dos. Montjoie constate la gravité de l'atteinte et ne peut que déclarer l'abandon de son héraut. Un signe est adressé aux secours près du champ-clos, ceux-si entrent sur le terrain avec de quoi transporter la blessée à la tente des soins.


    Par abandon de son adversaire, le marquis de Nemours est déclaré vainqueur!


Citation:

    Pour le vingt-troisième duel, deux Impériaux s'avancent sur la lice : Flavien-Charles Galanodel, régent & chancelier impérial, seigneur de Fontcouverte, de Roure & de Saint-Dalmas-le-Selvage et Ersinn de Warenghien, seigneur d'Aingeray & d'Ogéviller.




    Première passe... Drapeaux qui s'abaissent en prélude à l'affrontement; cavaliers qui s'élancent en premier acte; lances qui sont abaissées et pointées vers la cible en deuxième; touche du Galadonel et éclatement de sa lance quand le Warenghien ne touche rien du tout en troisième et chute du seigneur d'Aingeray en conclusion de ce qui sera donc l'unique passage. Ersinn s'en sort indemne.


    Par chute de son adversaire, le régent impérial est déclaré vainqueur!


Citation:

    Vingt-quatrième et on continue avec des duellistes tout en harmonie. Ces deux-là sont Dauphinois et il s'agit d'une part de Romuald Maccornell, seigneur de Cornillon-en-Trièves et d'autre part d'Argael Devirieux, pair de France, marquis de Senlis, comte de Menin, vicomte de Monestier-de-Briançon, baron de la Tour-du-Pin, seigneur de Grave, de Saint-Giraud & de Vinderhoute.




    Première passe... Si le seigneur de Cornillon-en-Trièves n'a pas le même nombre de participations à des tournois à revendiquer, c'est néanmoins comme son rival du jour un jouteur expérimenté. Et cette expertise se sent chez chacun des deux Dauphinois, dès le départ et se poursuit dans le choc qui ne tarde pas à survenir. L'impact est réel et tel que non seulement les lances qui touchent se brisent mais en outre, les deux porteurs atterrissent au sol. Romuald se blesse légèrement à la jambe en chutant.

    Nouveau retour de Montjoie sur la lice car il faut départager les jouteurs. Place au duel à l'épée! Les écuyers viennent équiper les rivaux. Qui touchera quatre fois le premier? Qui abandonnera?

    Le Roi d'Armes autorisent les duettistes à ferrailler.
    C'est un seigneur de Cornillon-en-Trièves handicapé à la jambe qui se met en garde et voir arriver sur lui un Argael virevoltant. Par trois fois le Fier touche l'autre bretteur et par trois, il blesse celui-ci légèrement : à l'épaule, puis à la main et enfin à la hanche. Quatre blessures légères d'affilée en comptant celle survenue suite à la chute, cela équivaut à une blessure grave. Montjoie arrête le combat, Romuald est trop diminué.


    Par abandon de son adversaire, le marquis de Senlis est déclaré vainqueur!


Citation:

    Vingtième-cinquième duel! Et un duel à étincelles entre une Champenoise, Klouska d'Hauteroche, dame de Champigneulles-en-Bassigny et un Bourguignon, Theudbald de Malhuys, seigneur d'Irancy.




    Le seigneur d'Irancy, conformément à ses principes, ne joutera pas contre une femme et déclare ainsi forfait. Tant pis pour le choc burgondo-champenois annoncé.


    Par abandon de son adversaire, la dame de Champigneules-en-Bassigny est déclarée vainqueur!


Citation:

    Vingt-sixième duel et nouvelle rencontre de parfaits novices. Kylian Deschenaux-Carsenac, vicomte de Montmaur, seigneur de Saint-Firmin défendant les couleurs de sa mère Aldraien de Carsenac, baronne d'Ussac, dame de Chamaret & Cobrieux est opposé à Dardus de Las Rosas, seigneur d'Amotz




    Première passe... Timidité des premiers pas? Si les deux jouteurs ne manquent pas le départ donné, peut-être est-ce du côté de leur attitude timorée qu'il faut chercher la cause de leur insuccès respectif. Aucun ne touche, les deux retournent à leur place, lance intacte.

    Deuxième passe... On prend les mêmes et on recommence; on abaisse sa lance et ça recommence. Retour vers le rang, la lance toujours bien entière.

    Troisième passe... du nerf! C'est maintenant ou jamais pour briller et l'emporter! Un des deux l'a bien compris puisque pour la première fois du duel et pour la première fois de son existence en tournoi officiel, il touche et fait exploser sa lance! Dardus a rempli sa part et mieux, il envoie au sol un Kylian qui n'aura donc toujours pas atteint de cible.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Amotz est déclaré vainqueur!


Citation:

    Pour ce vingt-septième duel, entrée en lice d'un des cadors en joutes du Royaume de France, Guillaume de Jeneffe, vicomte de Marchiennes, seigneur de Wavrin, chevalier de l'Ordre Royal de la Licorne, Grand Ecuyer de France. Face à lui, une Champenoise, Aliénor Vastel, dame de Lesmont.




    Première passe... La Vastel se laissera-t-elle intimider par l'expérience du Jeneffe? L'issue du combat nous le dira et le fait est que la première semble vouloir prendre le duel à son compte. S'avançant rapidement, elle abaisse sa lance d'un bras sûr, touche et brise. Côté vicomte de Marchiennes, la tentative est moins heureuse : la targe est manquée. Et ce n'est pas tout... vous n'aviez jamais vu un Flamand voler? Eh bien, c'est fait. Le chevalier se relève, sans être affecté par la moindre blessure.


    Par chute de son adversaire, la dame de Lesmont est déclarée vainqueur!


Citation:

    Encore un héraut pour ce vingt-huitième duel et c'est cette fois, Henry de Silly, baron de La Rochandry, seigneur de Luzier & de San Benigno qui entre en lice pour affronter Anzeme du Castel Marchoix, seigneur de Saint-Pe-de-Leren.




    Première passe... les jouteurs s'élancent et c'est du côté gascon que l'on trouve plus d'entreprise! En effet, quand les lances s'abaissent et sont portées vers l'avant, c'est Anzeme qui fait mouche en touchant et en brisant son arme. Côté périgourdin, la lance attrape le seul vide et reste donc intacte.

    Deuxième passe... c'est reparti! Henry se montre plus convaincu dans ses gestes et plus précis aussi : cette fois, il touche. Las, sa lance ne se brise toujours pas. Anzeme livre la même prestation en touchant mais pour rien. Les duellistes restent en selle, la...

    Troisième passe... s'annonce passionnante. C'est là qu'il faut tout donner et Anzeme l'a bien compris. Comme lors du premier passage il se montre le plus incisif et son tempérament transparaît dans ses gestes : il touche et parvient à rompre se lance. Henry lui retombe dans ses travers premiers : manque de précision, il n'atteint rien. Sa consolation? Rester en selle.


    Par deux lances brisées à aucune, le seigneur de Saint-Pe-de-Leren est déclaré vainqueur!


Citation:

    Vingt-neuvième affrontement entre deux hommes effectuant en lice leurs premiers pas. Choc entre l'oïl de Niall de Rivien, vicomte de Montréal et l'oc de Salvaire d'Irissarri, baron d'Apcher & de Randon qui défend les couleurs de sa promise Magalona Eufrasia, comtesse de Gévaudan, baronne d'Alaigne, dame de Marmorières & de Mireval.




    Première passe... Comme pour d'autres avant eux, le vicomte et le baron ne se montrent pas incisifs pour leurs débuts sur un champ-clos. Les cavaliers se sont bien avancés mais rien de plus n'a été produit : pas de lance brisée et pour cause, pas de lance ayant atteint de targe.

    Seconde passe... Après un retour au rang lance intacte, les deux concurrents repartent pour un tour! Cette fois, l'un des deux prend les commandes et plutôt nettement : en effet, après avoir porté son bras en avant, l'Irissarri met en plein dans le mille, mille comme les morceaux de sa lance qui choient au sol, sol que connaît aussitôt le Rivien déstabilisé par le coup porté et par celui que lui-même a asséné au vide. Niall se relève mais sa jambe est moyennement blessée. Les physiciens tournelois y pourvoiront.

    Par chute de son adversaire, le baron d'Apcher est déclaré vainqueur!


Citation:

    Choc entre une habituée des lices – Boudicca d'Arkan, dame des Roches-Saint-Quentin – et un nouveu venu dans le monde des tournois – Enzo, seigneur de Falmignoul.




    Première passe... Les drapeaux sont abaissés et les jouteurs s'élancent en trombe! L'un comme l'autre semblent résolus et motivés... leur rencontre va être explosive! En effet, Boudicca et Enzo touchent quand leurs lances abaissées sont pointées vers la targe de l'autre. Le choc est tel que les deux rivaux de l'instant choient au sol. Pas de blessure cependant, ouf! La lance de Boudicca est la seule victime de l'impact, elle git en plusieurs morceaux au sol.


    Par une lance brisée à aucune, la dame des Roches-Saint-Quentin est déclarée vainqueur!


Citation:

    Avant-dernier duel qui voit s'affronter Athena de Lavallière, vicomtesse de Montdoubleau, baronne de Mayet, dame d'Enguinegatte et Ceraphin d'Azayes, seigneur de Bourdeilles.




    Première passe... Avec des " si "... il peut se passer beaucoup de choses. Jouteurs qui s'élancent, jusque là, tout va bien et vraiment puisque jouteurs qui touchent. Et ça aurait été encore meilleur car Athena brise sa lance là où Ceraphin conserve la sienne intacte. Ah, si la Mainoise était restée en selle! Si, si, si... Mais impact et élan sont parfois facétieux et voilà la Lavallière au sol. Du coup, le résultat n'est plus celui que l'on croit!


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Bourdeilles est déclaré vainqueur!


Citation:

    Qui d'Akane de Clairval Giffard, duchesse de Cany, vicomtesse de Bolbec, de Vernon & douairière de Carentan, Grand Chambellan de France ou de Heimdal von Strass, vicomte de Courtomer, seigneur d'Augnax & de Belleville-sur-Vie remportera le dernier duel pour uen place en seizièmes de finale?




    Première passe... ce n'est pas là qu'on aura un semblant de début de réponse. En effet, nos deux nobles du Domaine Royal galopent, galopent, galopent, abaissent leurs lances et se croisent sans faire mouche. Retour au rang avec la lance intacte.

    Deuxième passe... Demi-tour toute et on repart! Nouvelle chevauchée et nouvelle désillusion pour l'Alençonnais, il ne parvient en effet pas à toucher. Côté normand, c'est plus positif, non seulement la Giffard touche mais en outre, elle brise sa lance en assénant un coup assez fort. Pas assez puissant cependant pour faire choir le von Strass.

    Troisième passe... pour le vicomte de Courtomer, ce passage est décisif. Les deux jouteurs s'élancent, l'un et l'autre avec la volonté de toucher et briser à nouveau. Las, pas d'impact, les deux lances ne touchent que le vide.


    Par une lance brisée à aucune, la duchesse de Cany est déclarée vainqueur!
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MessagePosté le: Ven 31 Aoû - 15:31 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Guillaume_de_jeneffe a écrit:
Il jouterait parmi les derniers. Soit. Si la chaleur ne rendrait pas la situation des plus agréables, au moins cela lui permettrait-il de profiter du spectacle des autres jouteurs. Car, vu leur nombre, il s’écoulerait de très longues minutes entre le premier duel et l’appel du vicomte de Marchiennes. Il s’était donc approché d’une extrémité de la lice, armé de pied en… épaules. Le heaume viendrait bien plus tard.

Mais déjà les bucins se faisaient entendre. Et la première passe ne fut guère une surprise. La blonde Béarnaise vint confirmer sa réputation en envoyant un duc sur le sol. Eh bien, ces joutes démarraient sur les chapeaux de roues. Puis ce fut la défaite du Grand Chancelier et seigneur du Flamand, peste ! Et de la fraîche – plus pour très longtemps, dépêchez-vous messieurs – duchesse d’Amboise, repeste !! Heureusement, les vicomtes de Monestier, tous deux officiers sous ses ordres, vinrent mettre un beau de baume au cœur de Guillaume. Puis le seigneur d’Étampes vint compléter l’action de la dame de Lusson. Une bien belle paire de jouteurs, ces deux-là. Regrets, par contre, pour la jolie vicomtesse d’Orpierre. Succès du duc d’Alençon, ensuite, dans un duel où il était moins « impliqué ». Puis défaite de l’ancien duc d’Orléans. C’était mesquin mais cela le fit sourire, intérieurement. Il fut, en même temps, soulagé de voir celle qui avait déjà jeté un chevalier à bas de sa monture dépasser le premier tour. Sans cela, elle l’aurait entendu. Une surprenante défaite de Lexhor vint ensuite parachever la défaite des Amahir, mais ce fut cette fois sans plaisir que le Flamand en fut spectateur. Le plaisir, par contre, vint à la victoire de son fauconnier, d’autant plus qu’il éliminait un chevalier impérial. Des compliments seraient formulés, plus tard. Voir un marquis mis à bas, ensuite, le surprit. Moins toutefois que ne le déçut la défaite du seigneur de Brassac. Visiblement tous ses officiers ne pouvaient triompher. Dommage. Défaite ensuite du prince de Dinant – ça leur apprendrait de faire une principauté de ce qui n’était jusque là qu’une bonne ville liégeoise – puis du comte d’Armagnac. Décidément, les Champenoises étaient en verve ! Un duel qui ne l’intéressa que peu précéda la victoire de leur hôte, non sans une petite frayeur. Nouvelle défaite du prince de Pontoise puis victoire d’une ambassadrice rencontrée il y a quelques mois au salon précédèrent un duel normand des plus originaux. Un duc rompu à bien des facettes de la guerre face à une jeune fille dont l’ascendance n’avait pas été pour peu dans les facettes déjà évoquées de son adversaire du jour.

Et ce qui devait arriver arriva. Claire, nette et sans… claire et nette était la victoire du Chat. Mais sans bavure, cela restait à voir. La jeunette semblait chercher quelque chose des yeux. Et vu la relative lenteur des valets, le Flamand se décida à les prendre de vitesse. Disons plus que relative lenteur car, sans cela, on aurait mal compris qu’« un vieillard qui tient à peine sur ses jambes », n’est-ce pas madame la Normande ?, leur ait grillé la politesse. Aussi tendit-il vers elle deux mains gantées de métal afin de l’aider à se rétablir. Et tout cela sans un mot pour moquer sa défaite. C’en serait presque digne de figurer dans « Jouteurs, gloire et poutrés », le roman-enluminure préféré de la Noire…


Lylla a écrit:
Citation:

    Nouvel affrontement de novices pour ce treizième duel. Hadrien Marcus de Sparte, prince de Dinant affronte Lylla Cardinal d'Eirbal, baronne d'Arzillière.




    Première passe... appréhension de débutants pour cette première. Peut-être, car si les lances se sont bel et bien abaissées, aucune n'a trouvé le chemin d'une targe. Ainsi donc, aucun de deux jouteurs ne touche. Retour au rang.

    Deuxième passe... après un demi-tour, les adversaires sont de nouveau prêts à se rencontrer. Ils ne feront que se croiser car comme lors du premier passage, leurs lances demeurent intactes.

    Troisième passe... sera-t-elle la bonne? Pas pour le prince de Dinant à qui sa lance dit non – pardon (non en fait!) – la cible est manquée! Côté Lylla, c'est déjà plus organisé et efficace : une lance qui s'abaisse, une lance qui touche, une lance qui se brise, une lance qui envoie le Sparte au sol. Hadrien se relève sans avoir été blessé.


    Par chute de son adversaire, la baronne d'Arzillière est déclarée vainqueur!


[Avant les joutes ]

Une voix raisonnait entre les murs de l'auberge et on ne pouvait pas dire en cet instant qu'elle garda quelque chose de doux voire de charmant.

LUPUS ouvre moi cette porte !!!!!


Derrière le battant la baronne fulminait en faisant les cent pas quand elle ne donnait pas de vigoureux coups de pied dans cette maudite porte. S'il continuait son petit jeu, elle allait être en retard et quand une d'Eirbal s'engage à faire quelque chose, tout le monde connaissait assez son entêtement pour savoir qu'elle allait jusqu'au bout.

Mais qu'était il passé par la tête de son Maréchal pour qu'il l'enferme à double tour. Certes elle savait que le géant ne voulait pas qu'elle coure le risque de se faire amocher mais tout de même de là à la boucler comme une pucelle en mal d'amour, fallait pas non plus pousser mémé dans les orties !
Et il avait fait son coup en douce en plus, profitant que la blonde passe les vêtements confortable qu'elle porterait ce jour là et alors qu'elle l'avait envoyé s'occuper de l'armure nouvellement acquise, le barbu en avait profité pour s'éclipser le plus normalement du monde non sans avoir retiré la clef de la porte après l'avoir fermé à double tour.

Lylla avait beau gançailler la porte, cette dernière lui tenait tête et refusait de céder. La fuite par la fenêtre fut bien envisagé mais quand Lylla vit la hauteur, cela avait refroidit ses envies d'école buissonnière.
Courageuse mais pas téméraire la blonde !

Tout son stock de menace y était passé, rien ni faisait et personne n'était venu la secourir. Désespérée et après un long moment de silence Lylla lança ce qu'elle pensait être son dernier atout.

Puce.... Si tu ne m'ouvre pas.... Je te ferais ôter les clés de la cave et tu perdras ta charge de Maître Chais.

Que ni avait elle pas penser plus tôt ! Assise par terre à côté du chambranle elle leva un regard ébahi en entendant la clé glisser dans la serrure et vit la porte s'ouvrir.
Bon sang vu du sol celui que l'on appelait partout son Ombre semblait encore plus grand, et plus sombre encore. Sortant de son état d'abattement la blonde se relevait et aperçu la lueur malicieuse du regard.

Tu aurais du commencer par ça. Puis la détaillant de haut en bas.
Bon alors tu es enfin prête ? T'en a mis du temps dis donc patronne. Je te signale que ça va bientôt être ton tour d'entrer en lice.
La colère monta alors aux joues de la petite blonde qui les poings sur les hanches sentit la moutarde lui monter au nez.

Comment ça j'ai mis du temps ! Quel est l'imbécile qui m'a bouclé ici ? Avoue que tu veux que j'arrive en retard et que je sois éliminée par abandon ! Espèce de...
Pas même le temps de finir que la baronne se retrouva en situation délicate, poupée de chiffon jetée sur l'épaule de l'ancien militaire qui tranquillement gagnait les écuries et la poser directement à califourchon sur un canasson.
Tu croyais quand même pas que j'allais te laisser jacasser et me prendre la tête le temps que je prépare ton attirail ? Allez en route !
Et sans plus attendre Lupus lança sa monture en direction de l'enceinte où se déroulait le tournel, ne laissant à sa patronne que la possibilité de le suivre en maugréant dans son dos.

[ Enfin en lice ]

Lupus avait eu raison sur un point, elle n'eut pas le temps de lui casser les oreilles. A peine arrivée que déjà il l'entrainait vers la petite tente où on allait l'équiper. Dehors, sa monture était déjà prête, et n'attendait que l'espèce de pantin métallique qui ressortit de la tente. Lylla n'avait pas fait un mètre qu'elle suait déjà sang et eau... enfin surtout eau pour l'instant ! Surement que des sardines avaient plus de place dans leur boîte qu'elle dans son armure. En plus elle ni voyait pas grand chose, obligée quelle était de se tourner toute entière chaque fois qu'elle voulait tourner la tête.
Indulgent Lupus la conduisit jusqu'à la pauvre bête qui allait devoir la supporter. Enfin indulgent façon de dire car à peine arrivée devant l'étalon qu'il se mit à lui expliquer.


Alors Baronne je vous rappelle brièvement ce que je vous ai déjà appris tantôt.Le côté où il y a les oreilles c'est la tête, de l'autre se trouve la queue c'est la croupe. Devinez donc de qui se foutait le Maréchal qui en présence d'inconnu avait repris le vouvoiement traditionnel ?
Lupus... Ferme là ! Inutile de dire que le géant avait à cet instant une énorme envie de rire malgré le mouron qu'il se faisait pour sa patronne.

Pas le temps d'ajouter quoique ce soit, son nom venait d'être énoncé. Sans perdre de temps, et avec le plus grand sérieux, la Baronne fut hisser sur sa selle, les rênes dans la main gauche, la lance brandit vers la ciel dans sa main droite, la visière de son heaume abaissée et la sueur coulant sous l'épaisseur de métal, Lylla se présenta dans les lices.

Ce n'était plus le moment de penser à la trouille qui avait finalement envahit tout son ventre, juste oublier que c'est face à un Prince qu'elle allait devoir faire son tout premier passage et surtout ne pas oublier tout ce que lui avait appris son Maréchal, Maître Chais et Maître d'Arme !
Le signal fut donné et Lylla ne se rendit plus compte de rien. Le trou black out total, bon rien d'étonnant chez une blonde, les bugs ça arrive fréquement, sauf que là, il ne se passa rien, et qu'elle du faire demi tour.
Mince alors, le Prince l'avait raté ! Sans doute était il habitué à des adversaires plus massif et son appréciation des distances s'en était elle vu dépréciée.
Lylla vit là l'occasion de finir moins ridiculement qu'elle l'avait prévu. Elle aurait au moins donné un minimum de fil à retordre à son adversaire.
Second passage, cette fois, elle tente de s'appliquer, présente sa lance de la meilleure façon mais rate sa cible de même que son adversaire. Une envie de crier de joie se saisit d'elle. Le Prince serait il blond lui aussi ?
Lylla était littéralement en nage, sa propre odeur dans sa cage de fer commençait même à l'incommoder profondément et elle ne r^évait plus que l'une chose ... Un bain !
Il était temps d'en finir. Les chevaux s'élancèrent, d'abord au trot puis vint la course, la lance parfaitement bloquée sous l'aisselle droite mais une fois encore le choc ne vint pas où elle l'attendait. Au lieux de partir valdinguer dans les airs, une violente décharge parcouru son épaule et il lui fallut arriver en bout de course et faire demi tour pour se rendre compte que finalement c'était elle la petite baronne qui avait désarçonné le grand Prince !
Elle se serait pincée pour y croire si seulement cela avait été possible.
Voyant l'homme se relevait, Lylla fut tout de même heureuse que sa poigne de mouche n'ait pas fait grand mal à son adversaire à qui elle adressa un salut de la tête qui se voulait amical mais qui ne fit que faire pencher son heaume de façon presque ridicule alors qu'elle regagnait sa tente sous le regard soulagé mais éberlué de son Ombre.


J'ai gagné Puce... J'ai gagné !!!!!!!


Aimelin a écrit:
Citation:

    Et voici que sont annoncés les acteurs du sixième acte de ces trente-deuxièmes de finale : d'une part, Terwagne Méricourt, vicomtesse d'Orpierre, dame de Taulignan; d'autre part, joutant en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry, Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne.




    Première passe... les drapeaux sont inclinés, le deux s'élancent. Très vite, porté par sa pratique régulière des joutes, le Champenois prend le passage à son compte : il touche la targe de son adversaire et la lance se brise. De l'autre côté, le succès n'est pas là, Terwagne ne touche rien d'autre que le sol, sa lance manquant son adversaire. La Dauphinoise se relève indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!


[Le matin des Trente deuxièmes]

"Bâillonner tous nos regrets
Les empêcher de parler, longtemps après
Les remords sont désarmés
Des armées de souvenirs nous font souffrir, nous font pleurer"
(P. Barney - Voleurs de rêves)



La nuit avait été agitée et il s’était tourné et retourné sur sa couche tardant à trouver le sommeil. Le soleil pointait à peine le bout de son nez lorsque le jeune Etampes avait investi l’espace d’Altaïr, son fidèle Mérens à robe sombre, préférant occuper son esprit plutôt que de troubler le sommeil de sa blonde fiancée. Le duel qui s’annonçait lui causait soucis depuis qu’il en avait pris connaissance et c’est la mine soucieuse qu’il s’affairait.
D’abord Erewyn et maintenant comme si ça ne suffisait pas, Terry. Jamais il n’aurait pensé se trouver face à elle puisqu’il ne connaissait pas son côté fréquentation des joutes. Et il avait fallu qu’elle vienne à celles du Tournel et qu’en plus elle tombe face à lui après les éliminatoires. Le Très Haut s'amusait vraiment avec eux !

Tandis que l’étalon avait enfoui son nez dans le seau d’eau posé à sa portée, Aimelin en profitait pour examiner chaque pieds, chaque sabot et son fer afin de s’assurer que rien ne viendrait blesser l’animal. Sa main glissa doucement le long des flancs, puis la croupe, pour revenir vers l’encolure à laquelle il s’accrocha doucement. Les prunelles grises se posèrent sur le caparaçon aux couleurs de la Duchesse de Saint Florentin, déposé sur son support et qui protègerait l’étalon des coups de lances.


hé bien on va encore avoir un duel qui me tracasse avait il lâché dans un soupir à mi voix.

Terwagne… difficile de résumer la relation entre les deux jeunes gens tant elle était forte et passionnée, houleuse et orageuse et parfois pourtant tellement sereine, changeante comme les ciels d’été mais avec toujours la même franchise et ce sentiment que rien ni personne ne pourrait jamais détruire tout ça. Elle s’était effacée devant Alie, l’obligeant à faire son choix avec ces silences douloureux qui parlaient bien plus que des mots. Après l’euphorie ils avaient traversé des tempêtes qui avaient malmené leurs embarcations, les laissant par moment épuisés et perdus, pour les retrouver peu après liés et apaisés, jusqu’à la prochaine tempête qui régulièrement venait faire danser dangereusement leurs coques de noix.

Terwagne… elle aurait pu être son tout, elle était devenue son lien, une amie précieuse, et sans doute même plus que cela, et tout deux avaient au fil des mois et des saisons, tissé une toile constellée de fils tous plus fragiles les uns que les autres, où leurs sentiments passés et présents, leurs joies et leurs peines, se mêlaient, parfois dans un beau désordre. Il était de ces amitiés qu'il fallait apprendre à vivre lorsque la vie se jouait de nous et que le cœur se débattait en vain pour trouver sa place afin de pouvoir respirer sans blesser personne. Au fil des mois, grâce à Aliénor qui s'était installé tranquillement dans sa vie, il y parvenait, sans pour autant renier ou cacher ce qu'il avait au fond de lui pour cette jeune femme brune dont il avait croisé le regard aux tout premiers jours de 58, sur ce banc de la Cour d'Appel.

Le caparaçon trouva sa place tandis que le cavalier finissait d'harnacher son étalon, prenant soin de tout vérifier avant de le guider doucement vers l'arbre qui lui ferait profiter de son ombrage le temps qu'il se prépare à son tour. Ensuite il faudrait rejoindre la lice, tout en essayant d'apercevoir Sya, la jeune Duchesse d'Amboise avec qui ils avaient sympathisé lors de leur arrivée au Mans pour rejoindre Marine, qu'il se ferait un plaisir de saluer s'il en avait l'occasion.



[Lice ]

Sa blonde complice de co vassale avait gagné et il n'en était pas peu fier l'ébouriffé. Puis il avait été intéressé par le duel de Suzette, jeune femme avec qui il avait travaillé semblait il lorsqu'il était connétable... belle victoire ! Une grimace néanmoins lorsque Ellesya avait chuté, avant qu'il ne se glisse sous son fidèle bacinet et qu'il n'en rabatte la visière au moment d'entrer en lice.

Ils allaient s'affronter, le visage dissimulés sous leur heaume, sans avoir pu seulement échanger quelques mots depuis leurs arrivées respectives. Tandis qu'il prenait la lance tendue par un valet et qu'il venait comme à l'accoutumée saluer Montjoie avant de rejoindre sa place, il essayait de faire le vide. Pour sûr que si la joute avait eu lieu ce jour où l'emplumé lui avait rapporté réponse, il ne se serait pas posé tant de question et il aurait foncé. Mais la seconde missive avait coupé court à sa colère.

Un regard vers les tribunes avant de fixer le cavalier en bout de lice.


il ne sera pas dit que l'ébouriffé vous laissera gagner si facilement Vicomtesse.

Une légère pression des talons pour laisser sa monture prendre un galop rapide et puissant avant d'abaisser sa lance. Le choc lorsqu'elle vola en éclat le fit grimacer tandis qu'il calmait le galop de l'étalon pour contourner la lice et apercevoir son amie au sol. Hahum.. maintenant elle avait une bonne raison de vouloir le tuer ou l'incendier sans doute. Il ne lui fallut que quelques instants pour la rejoindre, après avoir enlevé bacinet et gants.

Il mit pieds à terre, et l'aida à se relever.


Terry j'espère ne pas vous avoir blessée... un petit sourire taquin... quoi que cela vous donnerait peut être une raison pour être en colère après moi

La taquinerie n'était là que pour cacher la peur qu'il avait eu de la blesser en la voyant chuter de cheval.
Lorsqu'elle fût debout il baissa légèrement la voix.


je suis heureux de vous voir même si c'est une étrange façon de vous le montrer.

Et puis maintenant il avait encore une inquiétude. Aliénor affrontait le Grand Ecuyer de France et il le savait redoutable jouteur, pour l'avoir affronté quelquefois, et il n'irait se débarrasser de tout son attirail qu'une fois ce duel passé.



Terwagne_mericourt a écrit:
Citation:

    Et voici que sont annoncés les acteurs du sixième acte de ces trente-deuxièmes de finale : d'une part, Terwagne Méricourt, vicomtesse d'Orpierre, dame de Taulignan; d'autre part, joutant en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry, Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne.




    Première passe... les drapeaux sont inclinés, le deux s'élancent. Très vite, porté par sa pratique régulière des joutes, le Champenois prend le passage à son compte : il touche la targe de son adversaire et la lance se brise. De l'autre côté, le succès n'est pas là, Terwagne ne touche rien d'autre que le sol, sa lance manquant son adversaire. La Dauphinoise se relève indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!


[La veille des Trente deuxièmes de finale :]

Aimelin...

Norf de norf!
Non, ça n'était pas possible!
Pas lui!
Tout sauf lui!

En apprenant qu'une fois encore le destin avait choisi de se jouer d'eux - et de façon bien pire encore que toutes les fois précédentes - la Méricourt commença par se pincer le bras en souhaitant se réveiller de ce qu'elle espérait n'être qu'un rêve absurde comme on en fait quelques fois après avoir abusé du calva ou de la poire sancerroise.

Résultat ? Une marque rouge sur son bras, mais pas de réveil. Tout cela était bel et bien réel... Malheureusement.

Aimelin... Une des rencontres les plus marquantes de sa vie, une de ces rencontres dont on sort à jamais changé, une de ces rencontres que l'on chérit avec nostalgie certains soirs, que l'on maudit d'autres soirs, quand le destin nous semble par trop cruel, quand le cafard nous pousse à construire des châteaux de cartes avec des "et si".

Aimelin et Terwagne...

"Pour le meilleur et pour le pire" : ainsi aurait-on pu résumer leur relation. Point de mariage entre eux, mais un lien au final bien plus indestructible... Passionné, passionnel, orageux, tendu et distendu, mille fois torturé, mille fois reconstruit, mis à mal par la vie, mais jamais brisé...

"Dans l'adversité" : jamais l'un envers l'autre jusque là, non, mais pourtant présente bien plus souvent qu'à son tour dans leur relation... Adversité entre lui et Kernos, adversité entre elle et Alienor... Et puis, surtout, adversité entre les élans du coeur - et du corps - et le respect, de part et d'autre, des liens les liant mutuellement à d'autres, d'autres qu'ils enviaient et respectaient tout à la fois. Parce que oui, Terry avait toujours respecté Alienor, l'avait même toujours appréciée comme rarement elle avait apprécié une autre femme.

Perturbée par l'annonce du tirage au sort, elle décida de se moquer de la prudence qui était sienne depuis qu'elle avait appris la présence au Tournel de "l'officielle" comme elle la nommait, et de rejoindre au plus vite celui qui depuis plusieurs mois à présent faisait battre son coeur, celui qui surtout avait apporté un nouveau souffle à son existence, Kelso.

Chemin faisant jusqu'à lui, elle ne put s'empêcher de se remémorer chacun des moments forts de sa relation avec l'ébouriffé... L'audience Vae Victis, le tête-à-tête en salle d'archives quelques mois plus tard, le vertige, la fuite en Champagne pour le rejoindre bien plus tard, la déception en apprenant l'existence d'Alienor, sa visite à Etampes, le bord du précipice, et puis l'anneau... Sa main se porta à son cou et y chercha le bijou, qu'elle enserra entre ses doigts. L'anneau... Leur anneau...

Une idée en amenant une autre, un anneau un autre, elle repensa à la demande en mariage que lui avait adressée Kernos quelques jours plus tôt, à Tonnerre. Une demande en mariage... Là, comme ça, en plein coeur de la tempête, après tous ces mois de silence, d'absence, d'attente déçue, après ces deux ans de promesses non tenues! Il s'était enfin souvenu de ses promesses de jadis et s'imaginait sans doute que rien n'avait changé, qu'elle avait dormi en l'attendant, telle une belle au bois dormant idiote et passive!

Oubliés Aimelin et l'angoisse du duel qu'ils se livreraient le lendemain, c'est la tête remplie de colère envers Kernos qu'elle arriva auprès de Kels. Remplie de colère, mais aussi et surtout de doutes, encore et toujours... Vivre un amour interdit, immoral, avec un homme marié, en espérant une hypothétique annulation, tirer un trait sur ses rêves de maternité dans la légitimité... Ou en épouser un autre, sans amour, par raison, uniquement pour devenir mère et se sentir enfin femme pour de bon, à part entière? Elle ne parvenait pas à savoir ce qui était le pire, ou le meilleur.

Comme toujours, c'est avec franchise, trop sans doute, qu'elle parla de tout cela au Duc champenois lorsqu'elle l'eut rejoint, à l'abri des regards et des oreilles... Elle ne lui cachait rien, ni de ses espoirs, ni de ses chagrins, ni de ses envies, ni de ses doutes. Parfois cela le mettait en colère, lorsqu'elle doutait, parlait de mariage de raison, et cela la rassurait, car alors elle se disait qu'il tenait réellement à elle, que lui aussi rêvait d'un après, d'une relation officielle qui deviendrait possible. Il le lui disait, d'ailleurs, lui parlait de tout ce qu'il ferrait avec elle lorsque son mariage serait annulé.

Fut-ce ses paroles réconfortantes? Fut-ce plutôt sa rage envers Kernos? Ou encore son chagrin et son désespoir? Ou bien simplement la magie de l'instant ? Peu importe, au fond... Quel que fut le chemin emprunté par la Vicomtesse ce soir-là, le point d'arrivée fut celui où les chaînes qu'elle s'était mises volèrent en éclat.

Et si le lendemain c'était un duel avec Aimelin qui l'attendait, ce soir-là ce fut à un corps à corps avec Kelso qu'elle se livra... Un corps à corps qui la laissa sereine, repue, calmée, épanouie, et la mena aux portes du sommeil jusqu'au lendemain matin, lorsque les premiers rayons du soleil caressèrent sa peau restée nue.



[Trente deuxièmes de finale, sur la Lice :]

La réalité de ce qui l'attendait ce jour-là s'était rappelée à elle dès le réveil, et elle avait passé de nombreuses heures à se demander si elle préférait gagner ou perdre ce combat. Elle n'avait envie ni de l'un ni de l'autre.

Quoi qu'il en soit, quand il faut y aller il faut y aller, et elle n'était pas du genre à fuir.

Dernière pensée tournée vers l'anneau pendu à son cou, se demandant si il y pensait lui aussi, elle s'élance, beaucoup moins motivée que lors des éliminatoires, il faut bien l'admettre, se fichant pas mal de l'issue, du moment que ni lui ni elle n'en ressorte blessé.

Et quand on n'est pas motivé, arrive ce qui doit arriver, on ne fait rien de bon. Boum, badaboum, après la flûte la voila qui s'essaya aux percussions, confondant son arrière train et le sol de terre battue avec des tambourins.

Pourtant, au lieu d'une grimace de douleur, ce fut un sourire amusé que l'on put voir sur son visage au moment où elle ôta son heaume. Le visage inquiet de Aimelin qui accourait vers elle lui donna envie de le taquiner, et elle ne se gêna pas pour le faire, dans un murmure audible de lui seul.


J'ai toujours su que vous rêviez de me mettre un jour en position allongée, mais j'étais loin de me douter que vous le ferriez en public.

Elle ponctua sa phrase d'un petit clin d'oeil et d'un léger éclat de rire, avant d'accepter sa main tendue et de se relever, en ajoutant quelques mots.

Je doute par contre que le Duc que j'accompagne en ces lieux aie apprécié cette issue à notre rencontre de ce jour.



Alienor_vastel a écrit:
[Après l'affichage des trente-deuxièmes de finale]

- Mortecouille !!

Le juron favori de Pisan, celui qui faisait rire aux éclats la fillette blonde qu'Aliénor était alors sous le regard mi-courroucé mi-consterné de sa mère et vassale de la Dame Rose, retentit sous la tente après que le valet envoyé aux nouvelles lui ait donné le nom de son adversaire.

- Vous avez dit que j'affrontais qui ?!
- Guillaume de Jeneffe, vicomte de March...
- Oui oui c'est bon, je sais qui il est !

Et de longue date en plus, quand on a un père qui fut Licorneux de son vivant -parce que maintenant qu'il était mort c'était tout de suite moins notable- forcément le nom du Grand Maître de l'époque, ça dit quelque chose. Et même sans ça, à l'avoir vu oeuvrer lors des joutes auxquelles elle avait pu assister, puis participer, Aliénor ne pouvait ignorer la réputation qui le précédait, ce qui était loin, mais alors très loin de la tranquiliser.

Et la blondinette d'arpenter nerveusement le logement de toile qu'elle occupait avec Aimelin, sous le regard impassible de l'homme qui venait de lui annoncer la mauvaise nouvelle, tout en maugréant


- Nan mais c'est pas vrai, pourquoi je suis pas tombée sur quelqu'un avec aussi peu d'expérience que moi ?! Vais manger du sable, et en beauté en plus, ça commence à bien faire de passer plus de temps les fesses par terre que sur la selle, j'ai dû contrarier le Très Haut d'une façon ou d'une autre pour avoir aussi peu de chance, c'est pas possible autrement !

Un arrêt, sourcils froncés, le temps de tourner sa dernière réflexion dans son esprit, avant de secouer la tête. Ça n'était quand même pas parce qu'elle avait vidé les caves de Brienne à son profit -du moins ce qu'y avait laissé les autres vassaux de sa suzeraine autant dire pas grand chose- vu qu'elle avait profité de leur passage en Touraine pour faire parvenir à Maltea de quoi les regarnir -un peu. Non vraiment, elle avait beau chercher, elle ne voyait pourtant aucun pêché tel qu'il pouvait lui valoir une aussi cuisante punition.
Un soupir, il ne lui resterait plus qu'à tenter de choir élégamment autant que faire se pouvait, et en prime ne pas se blesser. Autant dire que ce n'était pas gagné. Surtout qu'engoncée dans sa boite de métal, elle ne pourrait même pas bénéficier d'un décolleté aguicheur pour tenter de déconcentrer l'adversaire.

Les pervenches se fixèrent sur la caisse qui contenait son matériel, avant de se tourner vers le valet.


- Hm, rassurez-moi. Vous avez bien apporté l'espèce de truc rembourré qu'on peut porter sous l'armure -ou quel que soit son nom, j'ai oublié- c'est pas resté à Lesmont ? Histoire que je ne me casse rien à la suite du vol plané qui ne va pas manquer ?

L'homme vint se planter face à l'adolescente, affichant un calme qui contrastait avec la mine énervée de la blondinette.

-Vous savez, si vous avez peur, vous pouvez toujours déclarer forfait.
- J'AI PAS PEUR !
Menteuse ! J'veux juste rentrer chez moi en un seul morceau ! Tant qu'à faire...
- Alors si je peux me permettre de vous donner un conseil c'est : oubliez que vous n'avez aucune chance, allez-y, foncez, on sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher. *
- Oué, sur un malentendu, on va dire ça !
Et de conclure entre ses dents Faudrait qu'il soit quand même sacrément gros, le malentendu.


[En bord de lice]

Sa frisone laissée aux bons soins de ses gens après en avoir vérifié le harnachement et les protections, Aliénor s'était dirigée près de la lice. Son duel n'était prévu qu'en fin de tableau, mais elle avait tenu à être présente dès le début, pour regarder le spectacle offert par les autres jouteurs. Et surtout pour suivre les passages de Célénya et Aimelin. Elle avait, la veille, assisté aux éliminatoires depuis les tribunes, et espérait bien que cette nouvelle journée de joutes verrait ses compagnons de campement réitérer leur bon résultat.

Une main qui passe sur son front, écartant une mèche blonde pour la replacer derrière l'oreille. De ses années passées en Languedoc, elle n'avait pas oublié combien la chaleur pouvait être écrasante, ce qui ne l'avait pas empêché de rajouter, sous son armure, des épaisseurs matelassées destinées à amortir la chute inéluctable selon elle, et bien évidemment elle crevait de chaud. De trouille aussi, mais ça, elle aurait encore préféré embrasser un artésien que de le reconnaître !

La dame de Lasson ouvrait les réjouissances de la matinée, une passe rondement menée mettant son adversaire à terre. Les pervenches observèrent la maîtrise du geste, l'assiette sur la monture, tout ce qui pourrait lui servir par la suite. Parce que même s'il existait une part de chance à l'exercice, il n'en demeurait pas moins que l'expérience était un atout non négligeable. Quoique pour ce qui concernait la joute qui succéda à la première, l'expérience céda le pas devant la deuxième champenoise du jour qui resta en selle.
A l'appel des tournoyeurs suivants, ses pensées s'évadèrent un instant vers Le Mans, Tours, Vendôme, rencontre et bons moments partagés avec la duchesse d'Amboise avant que leurs chemins ne se séparent pour finalement se retrouver en ces terres du Sud du royaume. Une grimace lors de la chute de Sya qui semblait, heureusement, n'avoir pas souffert du contact brutal avec le sol avant de songer qu'elle aurait plaisir à aller la saluer, une fois son propre tour passé.

Regard un peu distrait pour les duels qui suivirent, avant de porter le buste en avant, toute son attention dirigée vers les deux jouteurs qui venaient se présenter. Aimelin allait affronter Terwagne et la petite blonde oscillait entre amusement et perplexité. Amusement parce qu'elle aurait été loin de se douter les voir s'affronter en lice un jour et avait été surprise de constater la veille la participation de la Vicomtesse à ces joutes, ne la sachant pas attirée par ce genre de regroupement. Perplexité parce qu'elle n'aurait pas aimé être dans la tête du seigneur d'Etampes, c'est que ça devait y tourbillonner sec. Surement la raison d'ailleurs pour laquelle elle ne l'avait pas trouvé à ses côtés lorsqu'elle s'était réveillée au petit matin, les mots entre eux étaient inutiles pour qu'elle sache son besoin de s'isoler dès lors qu'il était soucieux.
Terwagne, Aimelin, et ce lien, cette relation qu'Aliénor avait mis du temps à comprendre, se mettant alors en retrait, avec discrétion et pudeur, non par indifférence mais bien pour ne pas interférer entre eux et laisser chacun choisir son chemin. Non sans un certain malaise cependant, d'être une partie de ce triangle qu'ils formaient. Elle aurait pu être jalouse de la jeune femme, la détester même, et pourtant au lieu de ça, celle-ci faisait partie des très rares personnes que la blondinette appréciait, admirait, respectait, une amitié sincère étrangement née des sentiments qu'elles éprouvaient pour le même homme.

Drôle d'endroit pour des retrouvailles quand même, et drôles de circonstances. Un regard vers les drapeaux qui s'abaissaient puis qui revint vers les deux jouteurs alors que ceux-ci donnaient à leur monture l'impulsion du départ. Et le nez qui se plissa lorsque Terwagne rejoignit le sol, les pervenches qui ne la quittèrent pas, pourvu qu'elle ne soit pas blessée. La grimace qu'elle affichait fut bientôt remplacée par un léger sourire, rassurée autant de la voir se relever avec l'aide d'Aimelin que de distinguer l'expression de son visage, amusée, cette expression légère qu'elle pouvait avoir lorsqu'elle exprimait quelque espièglerie. Et si, d'où elle était, Aliénor ne pouvait entendre ce qu'ils se disaient, cela ne lui importait guère au final, cela ne regardait qu'eux.



[En lice, enfin ?]

Citation:

    Pour ce vingt-septième duel, entrée en lice d'un des cadors en joutes du Royaume de France, Guillaume de Jeneffe, vicomte de Marchiennes, seigneur de Wavrin, chevalier de l'Ordre Royal de la Licorne, Grand Ecuyer de France. Face à lui, une Champenoise, Aliénor Vastel, dame de Lesmont.




    Première passe... La Vastel se laissera-t-elle intimider par l'expérience du Jeneffe? L'issue du combat nous le dira et le fait est que la première semble vouloir prendre le duel à son compte. S'avançant rapidement, elle abaisse sa lance d'un bras sûr, touche et brise. Côté vicomte de Marchiennes, la tentative est moins heureuse : la targe est manquée. Et ce n'est pas tout... vous n'aviez jamais vu un Flamand voler? Eh bien, c'est fait. Le chevalier se relève, sans être affecté par la moindre blessure.


    Par chute de son adversaire, la dame de Lesmont est déclarée vainqueur!


Si les résultats des champenoises penchaient plutôt du côté du succès ce matin-là, Aliénor avait pourtant affiché un sourire narquois devant la chute d'Ereon face au maître des lieux. Au moins le duc de Champagne pourrait-il faire valoir qu'il avait cédé la politesse à celui qui les recevait, du moins cela aurait été sans nul doute la réaction de la blondinette, jamais à court de mauvaise foi lorsque l'occasion s'en présentait, en de telles circonstances.

C'était maintenant son tour et juchée sur Etoile, elle se présenta en bout de lice après avoir salué
Montjoie. La chaleur qui régnait sous sa carapace de métal, alliée à l'appréhension de la joute qu'elle allait mener, n'aidait en rien à la rendre sereine. Une dernière inspiration avant de rabaisser la visière de son heaume devant son visage, puis de saisir la lance qui lui était tendue et de faire glisser ses pervenches vers les tribunes puis l'autre bout de la lice, observant son adversaire.

Bon, quand faut y aller... Qu'est-ce qu'il a dit, déjà, l'autre ? "Allez-y, foncez"... moué, plus qu'à espérer le malentendu...

Et puisqu'avec son petit gabarit -même renforcé par une armure- et son faible nombre de participations à des joutes, elle ne pouvait égaler la force et l'expérience du Grand Ecuyer de France, c'est avec toute sa fierté et la fougue de sa jeunesse qu'elle s'élança au signal, donnant une vive talonnade à sa frisone qui n'attendait que ça pour partir en foulées puissantes, soulevant sous ses sabots le sable de la lice.
Ne pas se laisser griser par le galop, raffermir sa prise sur sa lance et l'abaisser avec détermination, le regard fixé sur la targe opposée qui se rapproche, porter son poids vers l'avant pour toucher. Et grimacer lorsque le bois éclate sous le choc qui remonte le long de son bras jusqu'à l'épaule. Lâcher le tronçon pour tenter de se maintenir en selle, et faire ralentir sa monture tout en faisant
in petto le bilan de cette première passe. Lance brisée, et en prime elle n'est pas tombée, l'honneur est sauf.

Aliénor fit demi-tour en bout de lice, et les mirettes s'écarquillèrent en constatant que son adversaire, lui, était à terre. Et toute la tension qui l'avait étreinte jusqu'à présent retomba d'un coup, alors qu'elle ôtait ses gantelets puis son heaume, libérant sa chevelure et aspirant une goulée d'air, en même temps qu'elle dirigeait sa frisone vers le Vicomte, un franc sourire sur les lèvres.


Chevalier, j'ai peu l'habitude qu'un homme tombe à mes pieds, j'espère que la chute n'a pas été trop brutale. Moqueuse la petite blonde ? Oui un peu quand même. Et d'ajouter Quoi qu'il en soit, je vous remercie pour cette passe, ce fut un plaisir et un honneur que de croiser la lance contre vous.

Une pensée pour son père, une pensée pour Pisan, et de laisser les morts pour revenir aux vivants et chercher Aimelin d'un regard dans lequel brillait une petite lueur de fierté, faisant taire pour un instant la petite voix au fond d'elle qui lui rappelait que si la chance -ou un malentendu !- était intervenue dans sa victoire, il n'en serait sans doute pas toujours de même.




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* On aura reconnu une réplique des "Bronzés font du ski", légèrement adaptée^^


Aimelin a écrit:
[En lice avec Terwagne]

Un soulagement lorsque la jeune femme ôta son heaume et qu'il aperçut ce sourire qu'il aimait tant. Combien de fois lui avait il dit que son vœux le plus cher était de le voir s'afficher souvent plutot que de voir ses yeux noyés de larmes. Elle était belle et bon nombre de soupirants devaient se bousculer en dehors de Kernos, il en était certain. Il brûlait d'ailleurs d'envie de lui demander où elle en était avec le baron qu'étrangement, il avait appris à apprécier, se souvenant de la cérémonie d'intronisation à la Chancellerie sous les yeux de sa Suzeraine. Il en avait rit ensuite avec Aliénor. Et cet espoir de la savoir enfin heureuse avec lui, avait valu au jeune ébouriffé de ces dames, les foudres de la Vicomtesse, chose qu'il n'avait pas vraiment comprise.
Mais il n'en fit rien, la phrase qu'elle lui lança ensuite l'en dissuada... du moins pour le moment, car qui connaissait le jeune brun, connaissait forcément son côté têtu et franc et il avait toujours parlé avec elle à coeur ouvert, lui disant toujours ce qu'il pensait
Lorsqu'elle le taquina sur une certaine position, il lui décocha un sourire, derrière lequel son fou rire avait bien du mal à se contenir.


soyons fous Terry !
vous savez que je ne suis pas tres démonstratif en public, mais là ... quel effronté je fais !


Tandis qu'il lui prenait la main et qu'elle se relevait, ses mirettes se portèrent à son cou, que la vilaine armure dissimulait. Avait elle toujours cet anneau, leur anneau, celui qui symbolisait tant de choses que eux seuls connaissaient, le même qu'il portait lui aussi depuis la disparition de son ange blond en Béarn l'été 58.

Que vous soyiez accompagnée d'un duc ou d'un roi ne changera jamais ce qui se cache là.

Il posa sa main sur son cœur et afficha un tendre sourire, de ceux qu'il réservait aux êtres chers et que seules ses personnes là pouvaient capter et comprendre. Et puis peu lui importait qui était avec elle, ou pas, il ne chercherait pas à savoir, tout ce qu'il espérait c'était que le baron soit toujours dans la course si l'on pouvait parler ainsi.

Ne lui présentez donc pas mes salutations, il risquerait d'être fort jaloux car mon charme fait des ravages, vous le savez bien.

Il éclata à son tour d'un rire taquin en ajoutant toujours sur un ton que seule elle pouvait entendre .. il faudra que je vous parle ici au Tournel, ou ailleurs, de quelque chose que je voulais évoquer dans ma missive.

Petit toussotement, il n'en dirait pas plus mais son petit sourire amusé montrait qu'il s'agissait de quelque chose qui lui tenait à coeur, et qui la ferait sans doute sourire, du moins il l'espérait.

allez venez, ne restons pas au milieu, j'ai l'impression que l'on nous observe.
Aliénor affronte Guillaume de Jeneffe et je veux assister à ce duel bien entendu.


Il marcha à ses côtés pour sortir de la lice tenant de son autre main les rênes d'Altaïr. Il 'était heureux. Heureux qu'elle ne soit pas blessée, heureux de penser que peut être elle souriait plus souvent et puis il était fier d'être lié à elle de façon éternelle, parce que ça, il le savait, c'était ainsi.



Guillaume_de_jeneffe a écrit:
Tu… Tsss, que cette histoire était vieille. Et pourtant qu’est-ce qu’elle restait dans leurs deux mémoires. Le Flamand et l’alors Normand. Elle venait se joindre à nombre d’autres souvenirs, joyeux ou tristes, comme l’était la vie des gens d’armes d’alors. On sourit, plaisante, fait semblant de plastronner pour repousser la crainte aussi loin que faire se peut. Et puis survient le sang, le métal, les souffrances et, Dieu en soit remercié, tous deux s’en étaient toujours sorti vivant, forgeant là les ciments d’une amitié se jouant de bien des difficultés, l’éloignement n’étant pas le moindre.

Guillaume se sentit donc sourire au Blackney tandis qu’il lui répondait :
« Je gage, duc, que si le Très Haut me laisse ce plaisir, ce sera moi qui viendrais vous apprendre la courtoisie la lance à la main. Tentez donc de rester à cheval quelques passes encore ».

La taquinerie ne volait pas très haut, mais le clin d’œil absolument pas discret qui la suivit traduisait combien tout cela n’était qu’humour et second degré. Le Flamand se tourna ensuite vers la Normande, pendant que le vainqueur de celle-ci se retirait. La soulevant du sol avec une facilité certaine, il acquiesça à sa demande subtilement formulée.

« Damoiselle, c’est avec plaisir que je vous offre ce soutien. Usez-en donc comme bon vous semble ».

Et il commença à avancer vers l’extérieur de la lice, la jeune – et très à marier, on le rappelle – Gisors appuyée sur lui. Ce qui, vu leur vitesse, permettait de poursuivre la discussion. Comme quoi, chaque situation à ses avantages. Le tout est de savoir les saisir.

« Quant à ma concentration, si vous parvenez à la troubler, eh bien, ma foi, vous pourrez dire avoir réussi là où nombre d’autres se sont brisés les dents. Certes, cela ne vous qualifiera pas pour le prochain tour… »

[…]

[Flash-forward. Une fois revenu sur les bords de la lice]

Quand il revint, deux joutes avaient déjà eu lieu et c’est surpris qu’il apprit la défaite du duc de Châteaurenard, pourtant l’un des plus redoutables jouteurs de France. Et l’on continua dans les surprises avec la défaite de Blanche, pourtant membre de l’un de plus prestigieux Ordres royaux de France, face au jeune marquis de Nemours. Le vieux faucontaupe avait-il enseigné l’escrime à son héritier ? La question mériterait d’être creusée plus tard… Une nouvelle victoire impériale précéda l’entrée en lice du… volubile marquis de Senlis. Et une nouvelle fois l’on dénuda les épées. Pour offrir au pair de France l’occasion de démontrer sa vivacité la lame au poing. Il ne faisait pas bon se trouver face à lui, pour sûr. Après le retrait de Bourg…, pardon, de Teutonique, les couleurs d’une sœur furent jetées à bas. Était-ce là un mauvais présage de plus ?

Guillaume n’y pensait pas, lui qui avait fait fixer son heaume au moment où le vassal de la Noire renonçait à jouter. Il essayait de se souvenir de la jouteuse qui lui faisait désormais face. Son nom ne lui était pas inconnu, mais il ne parvenait plus à y associer des souvenirs de joutes. Il était donc impossible de tenter d’en exploiter l’une des faiblesses et il faudrait s’en remettre à sa tactique habituelle. Soit. Advienne que pourra, surtout si c’est la victoire.

Il pique des deux, lançant son frison au grand galop. Il sent à nouveau le vent venir le fouetter au travers des ouvertures pratiquées dans le métal. La silhouette adverse se précipite à sa rencontre. L’ajuster. Net. Et briser. Avec toute son énergie. Avant qu’elle ne le quitte. La lance s’abaisse. Repose sur l’arrêt de cuirasse. Est pointée. Encore deux foulées. Deux foulées et ce sera le choc. Et… c’est le choc. Mais il ne l’a pas donné. Il le sent, tout au contraire. Et il devine plus qu’il ne sent les étriers se dérober à ses pieds. Trop tard, il est vaincu. Le choc est violent, mais amorti par les couches de métal et de tissus. Il se relève sans trop de mal, son seul regret étant de ne pas avoir pu réjouir l’assistance de passes autrement remarquables. Car les joutes sont aussi là pour offrir un beau spectacle. Ce que, de son côté, il a échoué à produire. Mais déjà la Champenoise vient saluer son malheureux adversaire, démasquant ainsi son visage.


« Ma dame, je gage qu’en ce cas vous fréquentez des hommes aux yeux bien embrumés et à l’esprit bien aveuglé. J’espère que nous aurons le plaisir de nous revoir très prochainement ».



Ptitmec13 a écrit:
Citation:

    Pour ouvrir ce deuxième tour, nous retrouvons deux des jouteurs ayant passé avec brio le piège des éliminatoires. A gauche, Riwenn de Castel Vilar de La Duranxie, duc de Donostiri, comte de Pardiac, vicomte de Gimoez & seigneur de Cazarilh; à gauche, Célénya Océalys, dame de Lasson.




    Première passe... La Champenoise s'élance avec fougue! Les drapeaux à peine baissés et elle est déjà partie. Côté gascon, c'est plus lent, le duc semble moins concerné. Ces dispositions se confirment au moment où les duellistes se croisent : si les lances s'abaissent bien des deux côtés, le résultat n'est pas le même. Celénya touche et brise; Riwenn rate complètement sa cible et pis, mu par le choc reçu, tombe de cheval. Il se relève, sans aucune blessure.


    Par chute de son adversaire, la dame de Lasson est déclarée vainqueur!


Ainsi donc elle pourrait prendre sa revanche sur cette lointaine nuit où son armée avait fondu sur elle pourtant munie d'un laisser passer.. Le hasard faisait parfois bien les choses. Plus d'un an avait passé et pourtant cette nuit était bien présente en son esprit. Comme sa convalescence forcée à Toulouse d'ailleurs.
Sourire en coin elle avait enfilé son heaume avant d'entrer en lice. Toujours avec ce même sourire elle avait baissé la visière ne ratant pas le manège de son adversaire qui semblait ne pas être des plus en grande forme.
Meuh non faut pas croire elle n'était pas rancunière.. enfin parfois. Elle ne tenait aucune rigueur envers l'homme qu'elle avait en face. Juste au conseil de l'époque qui n'avaient pas bronché un petit doigt pour la dédommager. C'était lui, sur ses deniers personnels, qui lui avait donné de quoi se racheter un armement.
Bref..
Mais la compétition elle aimait ça.. Et se retrouver face à celui qui l'avait mise à terre, face à face, une contre un, ne pouvait que la galvaniser.

Au signal elle talonna Belle Dragonne qui ne se fit pas prier. Aucune hésitation même si elle voit bien que c'est plus lent en face, elle abaisse sa lance ajuste et frappe l'écu du Duc de plein fouet, brisant sa lance au passage et l'envoyant valdinguer un peu plus loin dans le sable.
L'implacable serait-elle enfin de retour? Ou devait-elle cette performance à son esprit de revanche?

Elle fit faire demi tour à sa jument en ôtant son heaume puis la dirigea jusqu'au Duc qui se relevait déjà.

Nous voilà quittes en effet!!
Bien joué et surtout joli vol plané que vous avez fait là. J'ai raté l'atterrissage toute élancée que j'étais mais le vol était.. beau.


Elle le salua d'un signe de tête pour le remercier de ses vœux de bonne chance. Ben oui quoi on lui avait appris à ne pas dire merci quand on lui disait Bonne chance.. paraitrait que ça apporte le mauvais œil.. Bref. Elle lui adressa un sourire puis prit la direction du campement où elle devrait se faire déférailler.


Dernière édition par Archiviste le Lun 8 Oct - 21:37 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Ven 7 Sep - 16:36 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Citation:
Joutes : Seizièmes de finale – 23 août




--Georges_du_Chastel a écrit:







[Au bord de la lice]

Bon pied, bon œil et bel organe, George du Chastel se présenta à nouveau à la foule venue en nombre assister au troisième du tour du Tournoi de la Saint-Privat. cette fois-ci, il ne fit pas trop languir les spectateurs, avec un geste castrateur esquissé quelques minutes plus tôt, la duchesse d'Auxerre lui avait fait comprendre qu'il s'agissait de faire fissa. Il fit donc fissa :
Nobles dames, nobles seigneurs, amis du nord, voisins du sud...

Encore le même geste, une sorte de « couic » qui ne présageait rien de bon pour son entrejambe. Georges du Chastel reprit :
Vous les avez encouragés hier, vous les attendez aujourd'hui, voici les jouteurs en lice pour les seizièmes de finale du Tournoi de la Saint-Privat ...


... Célénya Océalys, dame de Lasson affrontera Suzette de Florensac , dame de Pars-lès-Chavanges!




Theraph, seigneur de Gignat affrontera Nynaève de Gaudemar, vicomtesse de Monestier-de-Clermont, baronne de Mornant & du Glaizil, dame d'Anthon!




Gérault de Gaudemar, vicomte de Monestier-de-Clermont, baron de Mornant & du Glaizil, seigneur d'Anthon affrontera Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne; joute en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, duchesse de Saint-Florentin!




Ztneik du Ried, duc d'Alençon & pair de France affrontera Adeline Cyrielle de Courcy, baronne-de-la-Haye-du-Puits!




Beren Hartasn de la Fiole Ebréchée de Sparte, seigneur de Courchaton affrontera Jason Maccord, vicomte de Lyons-la-Forêt, seigneur de Crevecœur-en-Auge!




Khristof, seigneur de Rocquecelier affrontera Bourguignon de Sorel, duc de Beaugency, vicomte de Fronsac, baron de Chécy!




Lylla Cardinal d'Eirbal, baronne d'Arzillière affrontera Colombe Alix Amnell, dame d'Ussy-sur-Marne!




Gamalinas, seigneur Saint-Gervais-les-Bains & de Versonnex affrontera Actarius d'Euphor, comte du Languedoc & pair de France!




Fabien de la Fléchère Marigny, vicomte d'Yssoire & de Hérisson, seigneur de Challiers et de Fayet-le-Château affrontera Liloute, dame de Rozières!




Alcalnn Blackney, duc de Mortain, vicomte du Mont-Saint-Michel, baron de Saint-Paer affrontera Mélina de Franchimont-Bragança, dame de Croisilles!




Adrien d'Ormerach, seigneur d'Orgelet affrontera Aimbaud de Josselinière, marquis de Nemours, duc de Corbigny, seigneur de Decize & de Saint-Robert!




Flavien-Charles Galanodel, régent & chancelier impérial, seigneur de Fontcouverte, de Roure & de Saint-Dalmas-le-Selvage affrontera Argael Devirieux, pair de France, marquis de Senlis, comte de Menin, vicomte de Monestier-de-Briançon, baron de la Tour-du-Pin, seigneur de Grave, de Saint-Giraud & de Vinderhoute!




Klouska d'Hauteroche, dame de Champigneulles-en-Bassigny affrontera Dardus de Las Rosas, seigneur d'Amotz!




Aliénor Vastel, dame de Lesmont affrontera Anzeme du Castel Marchoix, seigneur de Saint-Pe-de-Leren!




Salvaire d'Irissarri, baron d'Apcher & de Randon; défend les couleurs de sa promise Magalona Eufrasia, comtesse de Gévaudan, baronne d'Alaigne, dame de Marmorières & de Mireval affrontera Boudicca d'Arkan, dame des Roches-Saint-Quentin!




Ceraphin d'Azayes, seigneur de Bourdeilles affrontera Akane de Clairval Giffard, duchesse de Cany, vicomtesse de Bolbec, de Vernon & douairière de Carentan, Grand Chambellan de France!


Puis avec emphase :
Place à Montjoie, Roi d'Armes de France et arbitre du Tournoi de la Saint-Privat!
_________________
Chroniqueur gantois.





Ingeburge a écrit:
[Sur la lice abandonnée, arbitrage et caducée]


Après des trente-deuxièmes de finale qui avaient vu nombre de cadors tomber, Ingeburge se demandait si le massacre allait encore continuer en cette nouvelle journée de duels. La question l'intéressait et à double titre. Tout d'abord, pour le sport, le champion était après tout dans le lot. Ensuite parce qu'elle savait que le comte du Languedoc aimait les joutes, tout autant qu'il n'aimait pas perdre. Parviendrait-il à réitérer les brillants résultats des semaines passées? Elle l'espérait et vivement. Pour le sport bien évidemment!

Mine concentrée, elle en était à observer à nouveau la liste des engagés. Moitié moins que la veille mais elle était un peu fatiguée, le matin, elle n'avait rien trouvé de mieux que de participer à l'Ingathlon. D'une voix assurée néanmoins, elle ouvrit les hostilités :

— Noble assistance, le bonjour! Place aux jouteurs!

Les buicines résonnèrent.

Citation:

    Que s'avancent sur la lice Célénya Océalys, dame de Lasson et Suzette de Florensac, dame de Pars-lès-Chavanges!




    Première passe... Pour cette confrontation d'ouverture, ce sont deux dames Champenoises qui s'élancent et au vu de leur réactivité à peine les drapeaux abaissés, elles étaient impatientes d'en découdre! Vite, l'instant de l'impact approche et l'on entend, au milieu du bruit des sabots qui foulent le sol, le bruit d'une lance qui se rompt. Célénya vient de toucher la targe de Suzette et de briser son arme. La violence du coup projette la dame de Pars-lès-Chavanges qui manque quelque peu sa réception. Conséquence, une blessure légère à la jambe.


    Par chute de son adversaire, la dame de Lasson est déclarée vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Theraph, seigneur de Gignat et Nynaève de Gaudemar, vicomtesse de Monestier-de-Clermont, baronne de Mornant & du Glaizil, dame d'Anthon!




    Première passe... Et on repart sur les mêmes bases que la première confrontation! Il n'y a pas que les montures qui ont le mors aux dents, les jouteurs en piste également et c'est en trombe que ces derniers s'élancent. La résolution est revanche dans un seul des deux camps. Si teraph manque sa cible, Nyaneve, elle, met en plein dans le mille, brise sa lance et fait choir son adversaire, heureusement sans conséquence.


    Par chute de son adversaire la vicomtesse de Monestier-de-Clermont est déclarée vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Gérault de Gaudemar, vicomte de Monestier-de-Clermont, baron de Mornant & du Glaizil, seigneur d'Anthon et Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne joutant en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, duchesse de Saint-Florentin!




    Première passe... Après l'épouse, je demande l'époux! Le vicomte de Monestier-de-Clermont suivra-t-il l'exemple efficace de sa moitié? Pas lors du premier passage en tous les cas. Il ne touche rien et heureusement pour lui, son adversaire non plus. Retour au rang!

    Deuxième passe... Plus de conviction cette fois-ci? Il faut croire que non car nos deux jouteurs se montrent aussi percutants que précédemment en ne faisant que caresser le vide du rochet de leurs lances. Demi-tour!

    Troisième passe... Ce passage peut être décisif, celui se montrant effectivement le plus combattif ayant des chances d'emporter le duel. Les deux rivaux le sentent bien et s'élancent avec bien plus de détermination que lors des deux premières occurrences. En effet, après avoir abaissé leurs lances, tant le Dauphinois que le Champenois touchent et voient leur lance exploser. Mais l'expérience d'Aimelin, jouteur aguerri, paye : il reste en selle là où Gérault touche le sol; ce dernier en sort indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Ztneik du Ried, duc d'Alençon & pair de France et Adeline Cyrielle de Courcy, baronne-de-la-Haye-du-Puits!




    Première passe... Les drapeaux sont abaissés et les lances le seront sous peu. en effet, les jouteurs n'ont pas perdu de temps et se sont élancés avec fougue. Ils se croisent, lances pointées vers la targe de l'autre et à l'exercice de la touche, c'est Adeline qui marque le point en brisant son arme là où Ztneik n'atteint rien. Le duc reste en salle.

    Deuxième passe... nouveau signal donné, les duellistes repartent pour un tour. Ils se croisent à nouveau mais cette fois-ci, Adeline ne parvient pas à réitérer son geste, elle ne touche rien. Ztneik lui n'est guère plus heureux, s'il parvient bien à toucher la targe de la Normande, sa lance reste intacte. Cependant, le coup porté est assez fort pour faire vaciller une baronne qui se relève indemne.


    Par chute de son adversaire, le duc d'Alençon est déclaré vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Beren Hartasn de la Fiole Ebréchée de Sparte, seigneur de Courchaton et Jason Maccord, vicomte de Lyons-la-Forêt, seigneur de Crevecœur-en-Auge!




    Première passe... les deux concurrents ne se laissent pas le temps de l'observation, dès ce premier passage, ils décident de prendre l'initiative. Le moment fatidique approche, lances pointées vers l'avant, les jouteurs vont se croiser. L'Impérial se montre le plus entreprenant en parvenant à atteindre la targe du Normand et à y briser sa lance. Le vicomte lui garde toute sa maîtrise pour ne pas chuter au sol.

    Deuxième passe... nouveau départ et comme la fois précédente, les duettistes ne perdent pas de temps. Cette fois, les rôles sont inversés. Là où Beren avait touché et brisé, il se manque; là où Jason avait raté sa cible, il touche la targe et brise sa lance. Et mieux, le Maccord envoie le seigneur de Courchaton au sol. Celui se blesse légèrement à la hanche en se réceptionnant.


    Par chute de son adversaire, le vicomte de Lyons-la-Forêt est déclaré vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Khristof, seigneur de Rocquecelier et Bourguignon de Sorel, duc de Beaugency, vicomte de Fronsac, baron de Chécy!




    Première passe... Qui du jouteur débutant ou du jouteur expérimenté va emporter la décision? Ce premier passage prit à bras-le-corps tant par l'un que par l'autre promet d'apporter les premières réponses. En effet, Khristof et Bourguignon s'élancent, pleins de résolution. Le duc orléanais ne parvient pourtant pas à concrétiser, il rate la targe de son vis-à-vis. Celui-ci en revanche fait mouche et même mieux : sa lance se rompt et dans le fracas envoie le Sorel par terre. Ce dernier se relève, tout va bien.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Rocquecelier est déclaré vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Lylla Cardinal d'Eirbal, baronne d'Arzillière et Colombe Alix Amnell, dame d'Ussy-sur-Marne!




    Première passe... Duel cent pour cent champenois, à nouveau et c'est la plus expérimentée des deux – Colombe – qui prend cette confrontation à son avantage. Efficace, elle fait d'une lance trois coups : touche de la targe, destruction de la lance, envoie de Lylla au sol. Celle-ci n'aura pas eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait, elle tombe lance intacte.


    Par chute de son adversaire, la dame d'Ussy-sur-Marne est déclarée vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Gamalinas, seigneur Saint-Gervais-les-Bains & de Versonnex et Actarius d'Euphor, comte du Languedoc & pair de France!




    Première passe... Le grand ordonnateur des festivités de la Saint-Privat entre à nouveau en piste, se mesurant à un Savoyard qui n'en est pas à son premier tournoi français. Le premier passage se résumera à une chevauchée pleine de courtoisie, ni l'hôte ni l'hôte – éniantosémie – ne toucheront.

    Seconde passe... Plus d'entrain dès le signal de départ donné. Actarius et Gamalinas semblent plus investis. Les deux d'ailleurs touchent au moment du croisement et s'envoient mutuellement au sol. Les deux jouteurs se relèvent, en un seul morceau, comme la lance du comte du Languedoc est demeurée intacte. En revanche, celle du visiteur s'est bel et bien rompue, le duel s'arrête donc là.


    Par une lance brisée à aucune, le seigneur de Saint-Gervais-les-Bains est déclaré vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Fabien de la Fléchère Marigny, vicomte d'Yssoire & de Hérisson, seigneur de Challiers & de Fayet-le-Château et Liloute, dame de Rozières!




    Première passe... Toujours portée par le même entrain que lors de son trente-deuxième de finale, Liloute s'élance avec dynamisme et résolution. Côté auvergnat, c'est moins tranchant avec une targe complètement manquée au moment du croisement. L'Orléanaise, elle, touche, brise sa lance sur celle-ci et envoie son adversaire au sol. Celui-ci, dans sa retombée, se blesse légèrement au bras.


    Par chute de son adversaire, la dame de Rozières est déclarée vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Alcalnn Blackney, duc de Mortain, vicomte du Mont-Saint-Michel, baron de Saint-Paer et Mélina de Franchimont-Bragança, dame de Croisilles!




    Première passe... C'est parti avec un duc de Mortain qui s'élance en trombe à peine les drapeaux mis en berne. Et ce passage sera à l'image de ce départ, à sens unique et sans détail. En effet, le Chat, avec la même redoutable efficacité que lors de son duel précédent, fait mouche : targe atteinte, lance rompue... et adversaire au sol. La dame de Croisilles n'aura eu que le temps de chevaucher, elle ne touchera rien.


    Par chute de son adversaire, le duc de Mortain est déclaré vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Adrien d'Ormerach, seigneur d'Orgelet et Aimbaud de Josselinière, marquis de Nemours, duc de Corbigny, seigneur de Decize & de Saint-Robert!




    Première passe... Le départ est donné et les deux jouteurs éperonnent leur monture. A un galop honorable, ils abaissent leur lance, se croisent et n'accompliront rien de plus. Le rang est désigné, ils retournent y prendre place.

    Deuxième passe... Assistera-t-on à un croisement plus incisif cette fois-ci? Eh bien, non. Toujours sur le même mode, le seigneur et le marquis ne font que passer l'un à côté de l'autre et conservent donc des lances intactes qui n'auront touché que le vent.

    Troisième passe... C'est maintenant ou jamais, tant pour les duettistes que pour les spectateurs qui espèrent en voir davantage pour cet ultime passage à dos de cheval. L'Impérial, novice en tournoi français, l'a bien intégré et avec plus de résolution, touche enfin la targe de son adversaire. Celui-ci connaît à nouveau l'échec en ne rencontrant rien avec le bout de sa lice, pis, il voit celle de son concurrent se briser avant de démonter, se blessant légèrement au pied au passage.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Orgelet est déclaré vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Flavien-Charles Galanodel, régent & chancelier impérial, seigneur de Fontcouverte, de Roure & de Saint-Dalmas-le-Selvage et Argael Devirieux, pair de France, marquis de Senlis, comte de Menin, vicomte de Monestier-de-Briançon, baron de la Tour-du-Pin, seigneur de Grave, de Saint-Giraud & de Vinderhoute!




    Première passe... Duel inédit entre un ancien dauphin et l'actuel numéro deux du Saint-Empire. Peut-être pour cela que les deux qui ont assisté un jour un souverain profite de cette rencontre pour s'observer, se jauger. Ni l'un ni l'autre ne touchent, le retour au rang se fait lances intactes.

    Deuxième passe... Trêve de courtoisie, nos deux hommes repartent plus motivés et déterminés. Ce nouvel état d'esprit s'observe dans le choc qui arrive rapidement tous deux se croisent en touchant l'autre et tous deux voient leur lance se briser. Mais là où Fenthick débute, Argael et ses dizaines de participations font la différence : le Fier reste en sel, le régent impérial, non. Celui-ci s'en sortira sans blessure.


    Par chute de son adversaire, le marquis de Senlis est déclaré vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Klouska d'Hauteroche, dame de Champigneulles-en-Bassigny et Dardus de Las Rosas, seigneur d'Amotz!




    Première passe... Avec un départ tambour battant, Klouska ne fait pas dans le détail! Il faut dire que la Champenoise doit avoir envie d'en découdre après avoir passé les trente-deuxièmes de finale sur forfait de son adversaire. cette envie transparaît dans ses gestes, avec fermeté elle abaisse sa lance, lui fait atteindre la targe de son adversaire, brise son arme et envoie un Dardus qui s'est complètement manqué au sol. Celui-ci en tombant se blesse légèrement au pied.


    Par chute de son adversaire, la dame de Champigneules-en-Bassigny est déclarée vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Aliénor Vastel, dame de Lesmont et Anzeme du Castel Marchoix, seigneur de Saint-Pe-de-Leren!




    Première passe... Une Champenoise avec quelques tournois à son actif face à un novice venu du sud. Les deux jouteurs s'élancent prudemment, quelque peu attentistes. Le résultat est sans appel : l'un comme l'autre rate son adversaire. Retour au rang.

    Deuxième passe... pour une redite. En effet, comme lors du premier passage, la dame de Lesmont et le seigneur de Saint-Pe ne font que se croiser sans se toucher. Nouveau demi-tour, lances intactes.

    Troisième passe... La décision peut se faire sur ce passage, il suffit simplement pour l'un des deux de briser sa lance. Anzeme débute peut-être mais il l'a bien compris, il se montre plus résolu dans son approche et dans le mouvement effectué pour abaisser la lance. Ainsi donc il touche et remplit l'objectif attendu en rompant sa lance. Alienor, elle, ne touche toujours pas mais parvient à rester en selle.


    Par une lance brisée à aucune, le seigneur de Saint-Pe-de-Leren est déclaré vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Salvaire d'Irissarri, baron d'Apcher & de Randon; défend les couleurs de sa promise Magalona Eufrasia, comtesse de Gévaudan, baronne d'Alaigne, dame de Marmorières & de Mireval et Boudicca d'Arkan, dame des Roches-Saint-Quentin!




    Première passe... Les drapeaux sont baissés, les deux jouteurs s'élancent sans perdre de temps. Rapidement, ils entrent dans le champ de vision de l'autre et abaissent leur lance au moment crucial. Chacun connaître une fortune diverse. A Salvaire la lance qui touche puis se brise; à Boudicca une lance qui fend le vent et une chute au sol.


    Par chute de son adversaire, le baron d'Apcher est déclaré vainqueur!


Citation:

    Que s'avancent sur la lice Ceraphin d'Azayes, seigneur de Bourdeilles et Akane de Clairval Giffard, duchesse de Cany, vicomtesse de Bolbec, de Vernon & douairière de Carentan, Grand Chambellan de France!




    Première passe... pour la dernière et seizième confrontation. Qui atteindra les huitièmes de finale? Les duettistes semblent vouloir faire durer l'attente en manquant tous les deux leur but. Tant la Giffard que l'Azayes retournent au rang lance intacte, sans même avoir touché.

    Deuxième passe... décidément, ils ont décidé de ne pas se décider tout de suite! Ce nouveau passage est à l'image du précédent : targes ratées, lances réutilisables.

    Troisième passe... Celui qui se montrera le plus saignant l'emportera à coup sûr. Les deux jouteurs en ont conscience et s'élancent, plus résolus. C'est surtout vrai pour Céraphin qui touche et brise sa lance là où Akane manque une troisième et dernière fois son objectif. Dernière car elle n'aura plus l'occasion de défendre ses chances : sa lance ne se brise pas et pis, elle choit au sol, se blessant légèrement au coude.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Bourdeilles est déclaré vainqueur!

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MessagePosté le: Sam 15 Sep - 12:19 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Coxynel a écrit:
A peine remise de son exploit de la veille, la champenoise s'était préparé comme à l'habitude, usant toujours du même rituel. Attila avait lui aussi eu des soins, coup de brosse, sabots lustrés et petits légumes pour le remercier de ne pas l'avoir fait chuter la veille.
Et c'est ainsi que la blonde était partie en lice, peu confiante... Dés lors qu'il s'agissait de joutes, elle ne l'était pas.
Qui plus est lorsqu'elle se rendit compte de qui elle devait affronter !
Une champenoise, comme elle...


Misère !

Juchée sur sa monture, elle attendit le signal pour talonner Attila et...

Citation:

    Que s'avancent sur la lice Lylla Cardinal d'Eirbal, baronne d'Arzillière et Colombe Alix Amnell, dame d'Ussy-sur-Marne!




    Première passe... Duel cent pour cent champenois, à nouveau et c'est la plus expérimentée des deux – Colombe – qui prend cette confrontation à son avantage. Efficace, elle fait d'une lance trois coups : touche de la targe, destruction de la lance, envoie de Lylla au sol. Celle-ci n'aura pas eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait, elle tombe lance intacte.


    Par chute de son adversaire, la dame d'Ussy-sur-Marne est déclarée vainqueur!


Un peu avant d'arriver au niveau de Lylla, elle redressa sa lance, la mit parallèle au sol et visa le bouclier de son adversaire du jour.
Et là...
Miracle !
Oui parce que réussir une première fois, c'est de la chance. A partir de la deuxième fois, ça relève d'un miracle !

Coxynel tira sur les rênes d'Attila pour le ralentir et lui faire faire demi-tour. La baronne d'Arzillères était à terre. La bonbonnière descendit de cheval pour rejoindre Lylla, la saluer et l'aider, si besoin était, à se relever.


Lylla a écrit:
Cette première victoire avait été dument fêté sans doute même un peu trop vu les troupeau de vaches qui s'amusaient à cavaler de toute leur force sous son crâne au matin.

Les cheveux en bataille, le teint pâle, la paupière récalcitrante et une haleine de dragon. Voilà dans quel état se trouvait Lylla de bon matin.
Immédiatement un doute lui vint... Ca sentait le coup fourré !
Et elle eut beau brailler à la recherche du Maréchal autant que le lui permettait son mal de crâne que cela n'eut que l'effet de faire venir la brave aubergiste.


Criez point comm'ça Dame, z'allez m'ameuter tout'l'auberge !

Mais la Baronne n'en démordait pas.
Trouver moi mon Maréchal ! Sortez moi ce misérable de son trou.
Fallait il qu'elle soit bonne commerçante l'aubergiste pour se prendre les vapeurs éthylique dans la poire en gardant le sourire.
Mais l'est point ici Messire Lupus, j'l'ai vu partir très tot à l'aube. L'a juste dit "Si la Baronne me cherche, dites lui que je m'occupe de son fourbi".
Ha le fourbe !!! Voilà que là où l'homme tenait sans broncher de grandes quantité d'alcool ingérées, il savait parfaitement que le moindre verre lui montait très vite à la tête, et vu l'état de cette dernière elle n'osait même pas imaginer la quantité qu'elle avait pu avaler sans que le géant ne l'arrête.
Lylla plissa des paupières déjà peu ouvertes, le scélérat ne perdait rien pour attendre, jamais une d'Eirbal ne baissait les bras et elle serait sur la lice quoiqu'il lui en coute.

Un bain faite moi de suite monter un bain. Et froid ! Bien froid surtout. Et il me faudrait de la tisane, vous devez bien avoir ça. Un truc pour les gueules de bois.
Pour sur que la blonde vit un sourire sur la face de l'aubergiste. Sans doute la reprenait elle pour une ravagée de la cervelle. Mais bon tant que les écus tombaient dans sa poche... Et puis elle avait du en voir d'autre va.
Un bain froid... Et une tisane. J'en ai une de ma spécialité, je vais vous en faire monter un broc.
La porte se referma derrière elle que Lylla grimaçait déjà à l'idée de ce qui allait suivre.

Citation:
Lylla Cardinal d'Eirbal, baronne d'Arzillière affrontera Colombe Alix Amnell, dame d'Ussy-sur-Marne!


Ce fut l'annonce qui l'accueillit à son arrivée sur les lieux du tournoi. Madre des Dios ! Gagnant sa tente la blonde se signa, le Seigneur devait vouloir sa mort pour l'opposer à une champenoise qui avait du passer plus de temps sur une selle qu'un Duc sur son trône !
L'arrivée devant la tente à ses couleurs changea le cours de sa pensée. Son cheval était là, parfaitement calme et déjà caparaçonné, prêt pour le combat.
Tout le contraire de sa cavalière qui souffla des naseaux devant le géant impassible qui attendait tranquillement les bras croisés, un fin sourire impossible à déchiffrer aux lèvres.


Bonjour Baronne nous n'attendions plus que vous.
Avant d'ouvrir pour elle le panneau de tissu derrière lequel on allait la transformer un bonhomme métallique. Au fait vous avez un teint superbe, je ne vous savais pas aussi résistante...

Les narines se pincèrent, ses paupières ne laissèrent plus passer son regard que dans une fente, Lylla se vengeant à sa façon en marchant effrontément sur le pied de son Maréchal. Comme si une mouche pouvait faire mal à une telle force de la nature. Cela provoqua même un léger sursaut chez Lupus du a une envie de rire durement contrôler.


Une fois entièrement couverte de toutes les protections possibles et imaginables, la Baronne fut hissée sur son destrier. Mais voilà, les brumes de sa cuite s'étaient dissipées et c'était maintenant l'appréhension qui la gagnait et fit trembler sa main quand elle s'empara de la lance qu'on lui présentait.
Malgré son courroux, elle connaissait trop bien Lupus pour savoir que s'il l'avait jugé inapte a concourir, il l'aurait assommé s'il 'avait fallut, mais jamais il ne l'aurait laissé galoper vers le danger, seule cette pensée la rasséréna quelque peu.

Mais malgré tout, le mélange lendemain de bringue, tisane de l'aubergiste à faire rendre les tripes à un soudard, et présence de la veuve du Capitaine Champenois, voilà qui avait de quoi faire suer la blonde sous son heaume.

Plus de temps de réfléchir. Les deux adversaires s'étaient positionnés sur le terrain et le départ fut donné. Comme si elle l'avait pressentie, Lylla ferma les yeux au moment de l'impact, grossière erreur puisque se faisant elle ne visa même pas Coxinel qui elle par contre fit mouche.
Une violente douleur à l'épaule et l'espace d'un instant une sensation de légèreté tandis qu'elle voltigeait dans les airs, sensation totalement fugace et qui disparue très vite quand son fessier entra le premier en contact avec le sol.

Si la douleur à l'épaule chassa le mal de crâne, la chute ne vint que s'ajouter à la première. Lylla ne voyait plus des éléphants rose, mais trente six chandelles pour le coup ! La main de la Champenoise lui fut d'un grand secours pour se remettre debout.

Otant son heaume pour respirer plus librement, Lylla la remercia d'un sourire.


Merci et bonne chance pour la suite des épreuves Dame.

Clopin clopant dans sa boite de conserve, tenant sa monture d'une main pour le moins molle, la blonde regagna sa tente où l'attendait Emelyne sa petite suivante aux doigts de fée, sous l'oeil anxieux du géant.
Radoucie par sa chute, Lylla lui tapa un clin d'oeil.

T'inquiètes, je suis entière et au moins je me serais pas affalée aux pieds d'un homme.
Une légère grimace atténua toutefois la note d'humour.
Par contre j'ai l'épaule et les fesses en compote !
Rassuré le Maréchal éclata de rire.
Allez vient Patronne, on va prendre soin de toi maintenant.

Ces premières joutes resteraient longtemps gravées dans l'esprit de Lylla.
En deux jours elle avait terrassé un Prince et découvert les lois de la gravité !


Aimelin a écrit:
Citation:

    Que s'avancent sur la lice Gérault de Gaudemar, vicomte de Monestier-de-Clermont, baron de Mornant & du Glaizil, seigneur d'Anthon et Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne joutant en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, duchesse de Saint-Florentin!




    Première passe... Après l'épouse, je demande l'époux! Le vicomte de Monestier-de-Clermont suivra-t-il l'exemple efficace de sa moitié? Pas lors du premier passage en tous les cas. Il ne touche rien et heureusement pour lui, son adversaire non plus. Retour au rang!

    Deuxième passe... Plus de conviction cette fois-ci? Il faut croire que non car nos deux jouteurs se montrent aussi percutants que précédemment en ne faisant que caresser le vide du rochet de leurs lances. Demi-tour!

    Troisième passe... Ce passage peut être décisif, celui se montrant effectivement le plus combattif ayant des chances d'emporter le duel. Les deux rivaux le sentent bien et s'élancent avec bien plus de détermination que lors des deux premières occurrences. En effet, après avoir abaissé leurs lances, tant le Dauphinois que le Champenois touchent et voient leur lance exploser. Mais l'expérience d'Aimelin, jouteur aguerri, paye : il reste en selle là où Gérault touche le sol; ce dernier en sort indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!
Il va affronter un vicomte, voila qui le changera des duchesses, des ducs, des vicomtesses... et des vicomtes. Il lève les yeux au ciel tout en finissant d’ajuster messire bacinet qui reprend un peu forcé place sur sa tête. C’est qu’il fallait la protéger la caboche de l’ébouriffé, elle pouvait toujours lui servir.
Un sourire lorsqu’il entend la victoire de Cécé mais une légère apréhension. Il sait que s’ils continuent comme ça tous les deux, leurs lances se feront encore face. Il abandonne ses pensées à l’appel de son nom et se saisit de la lance avant d’aller saluer Montjoie, et de se placer en bout de lice après un dernier regard vers les tribunes.

Sa visière rabaissée il est seul, avec cette pénombre et un seul but, l’écus en face de lui. Premier galop guère concluant et peu satisfaisant pour le jeune gars qui remet ça au deuxième passage, sa lance ne rencontrant que le vide.

Une légère seconde d’arrêt après le contour de la lice pour talonner Altaïr. Il sait qu’il faut qu’il touche ou brise et reste en selle. Une pression plus forte pour faire accélérer l’étalon tandis qu’il se penche légèrement en brisant sa lance et atténuant le choc de son adversaire d’un léger mouvement d’épaule.
Il n’est pas tombé et c’est soulagé qu’il voit le Vicomte à terre lorsqu’il ralentit le galop de sa monture pour contourner à nouveau la lice, et se diriger vers son adversaire.

Bacinet enlevé il s’arrête à la hauteur du Vicomte et le salut d’un signe de tête. Quelle que soit l'issue de ses joutes, il a toujours un mot pour ses adversaires.


j’espère ne pas vous avoir blessé.
Je vous remercie pour cette joute Vicomte et peut être nous affronterons nous à nouveau un jour.


Un sourire avant de regagner la sortie, et de s'inquiéter pour le passage de sa blonde.


Alienor_vastel a écrit:
Nouveau matin de joutes, et même rituel que la veille, même si son propre duel n'était programmé que vers la fin. Mais Célénya et Aimelin, eux, jouteraient dans les premiers, et Aliénor tenait à assister à leurs passages. Même si, équipée de sa carapace de métal afin d'être prête lorsque son tour viendrait, elle mourait une fois de plus de chaud, ce qui rendait la situation des plus inconfortables.

Les faces à faces s'enchainaient, les vassaux de Dotch de Cassel avaient remporté les leurs. La blondinette ne put s'empêcher de songer que s'ils continuaient ainsi, ils ne tarderaient pas à s'affronter, et elle savait combien cette possibilité pouvait soucier le jeune seigneur d'Etampes. Au moins, vu sa propre position dans le tableau, l'occasion pour elle de jouter contre l'un ou l'autre ne se présenterait guère, il faudrait pour celà qu'elle réussisse à passer de nombreux tours encore, et elle ne s'estimait pas encore suffisamment aguerrie à l'exercice. Bien que son exploit de la veille lui avait montré que la chance pouvait parfois s'avérer surprenante.

La chance allait-elle une nouvelle fois être en sa faveur ? C'était ce qu'elle allait bientôt savoir, alors que son duel était annoncé.
Un salut à
Montjoie avant de saisir la lance et de prendre place en bout de lice.

Citation:

    Que s'avancent sur la lice Aliénor Vastel, dame de Lesmont et Anzeme du Castel Marchoix, seigneur de Saint-Pe-de-Leren!




    Première passe... Une Champenoise avec quelques tournois à son actif face à un novice venu du sud. Les deux jouteurs s'élancent prudemment, quelque peu attentistes. Le résultat est sans appel : l'un comme l'autre rate son adversaire. Retour au rang.

    Deuxième passe... pour une redite. En effet, comme lors du premier passage, la dame de Lesmont et le seigneur de Saint-Pe ne font que se croiser sans se toucher. Nouveau demi-tour, lances intactes.

    Troisième passe... La décision peut se faire sur ce passage, il suffit simplement pour l'un des deux de briser sa lance. Anzeme débute peut-être mais il l'a bien compris, il se montre plus résolu dans son approche et dans le mouvement effectué pour abaisser la lance. Ainsi donc il touche et remplit l'objectif attendu en rompant sa lance. Alienor, elle, ne touche toujours pas mais parvient à rester en selle.


    Par une lance brisée à aucune, le seigneur de Saint-Pe-de-Leren est déclaré vainqueur!


Son adversaire du jour était un inconnu pour elle, en même temps on ne pouvait pas dire qu'elle connaissait grand monde, vu qu'elle fréquentait les lices depuis peu. Sans trop savoir si celà en était un avantage ou un inconvénient, Aliénor rabaissa la visière de son heaume, dardant ses pervenches vers l'autre bout de la lice.
Une grande inspiration avant de s'élancer, lance qui s'abaisse alors que la targe adverse est à sa portée... mais trop tard, elle ne rencontre que le vide.

Un demi tour en bout de lice, et un deuxième passage, aussi vain que le premier.
Elle serre les dents sous son heaume alors qu'elle se positionne pour la troisième lance. Elle sait que ce galop-là va être décisif, elle ne veut pas en venir à l'épée, elle a déjà donné à Maligny, et aucune envie de remettre ça.

Etoile bondit à l'impulsion qu'elle lui donne, le regard ne quitte pas la targe adverse qui se rapproche... et c'est le choc. Mais pas de son côté, elle serre les cuisses autant que faire se peut pour rester en selle et ralentit sa monture avant de se retourner.
Un soupir, décidemment il sera dit qu'elle n'ira pas loin dans les joutes auxquelles elle participe, à tel point qu'elle se demande sur l'instant si elle est faite pour l'exercice. Dépitée, déçue, frustrée que son parcours s'arrête aussi tôt une fois de plus.

Et puis vient le bon côté de la chose. Ils ne repartiront pas de suite, puisque Célénya et Aimelin se sont qualifiés pour la suite, qu'elle suivra dans les tribunes, sans risque de se blesser.
Pour l'heure, elle dirige sa frisone vers le vainqueur, réféchissant aux -mauvaises- excuses qu'elle va pouvoir se donner. Une poussière dans l'oeil, une lance trop courte, un écart de sa jument ?

Rien de ça en fait, elle se contente d'un

Félicitations à vous, Seigneur, et bonne chance pour la suite des joutes

et s'éloigne, pressée de retrouver son fiancé et le campement, et de se faire verser un bain. C'est qu'il fait chaud, quand même.


Ptitmec13 a écrit:
Citation:

    Que s'avancent sur la lice Célénya Océalys, dame de Lasson et Suzette de Florensac, dame de Pars-lès-Chavanges!




    Première passe... Pour cette confrontation d'ouverture, ce sont deux dames Champenoises qui s'élancent et au vu de leur réactivité à peine les drapeaux abaissés, elles étaient impatientes d'en découdre! Vite, l'instant de l'impact approche et l'on entend, au milieu du bruit des sabots qui foulent le sol, le bruit d'une lance qui se rompt. Célénya vient de toucher la targe de Suzette et de briser son arme. La violence du coup projette la dame de Pars-lès-Chavanges qui manque quelque peu sa réception. Conséquence, une blessure légère à la jambe.


    Par chute de son adversaire, la dame de Lasson est déclarée vainqueur!


Elle avait passé le premier tour.. Youhouuuuu!!! Cela faisait un bail qu'elle n'avait pas dépassé ce stade. Elle était contente la blondine, et galvanisée de surcroit.
Sa jument devait bien le ressentir car elle piétinait d'impatience en bout de lice. Ptit lui caressa l’encolure lentement pour la calmer un peu puis passa son dernier gantelet. Lui restait plus qu'à descendre la visière, se concentrer, faire abstraction de l’environnement, ne voir que son adversaire.
Quand les drapeaux s'abaissèrent tout fut très rapide. Mue par sa volonté de faire aussi bien qu'aux 32ème, la poursuivante ajusta sa lance de manière optimale. Le choc fut rude surtout pour son adversaire qui chuta rudement au sol.
Se débarrassant du reste de sa lance et enlevant son heaume elle retourna auprès de la Dame au sol. La voyant blessée elle se laissa glisser au bas de sa monture pour l'aider à se relever.


J'espère que votre blessure n'est point grave et qu'un jour peut être vous puissiez prendre votre revanche.
Au plaisir de vous recroiser en lice.


Ce qu'elle ne savait pas la blondine c'est que la revanche allait arriver beaucoup plus tôt qu'elle ne le pensait.


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MessagePosté le: Mar 25 Sep - 22:10 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Ingeburge a écrit:



[Lice, one more time]

Les seizièmes de finale, comme les trente-deuxièmes qui les avaient précédés, avaient vu nombre de favoris au titre de Champion du Tournoi de la Saint-Privat tomber et parmi eux, l'hôte lui-même, le comte du Languedoc avait été défait pour n'avoir jamais pu briser sa lance. Cet incident n'était pas de nature à satisfaire la duchesse d'Auxerre qui en la matière, n'aurait su se montrer impartiale. Mais l'arbitrage lui commandait de l'être et elle avait donc assisté au duel sans plaisir aucun comme elle avait continué de scruter les autres combats sans vibrer aucunement. Fort heureusement, une bonne nuit de sommeil plus tard, elle se sentait d'attaque à arbitrer la nouvelle session de confrontations même si elle avait encore à compter avec un contretemps : George du Chastel, payé pour son bel organe, avait perdu la voix.

La présentation en cette matinée fut donc moins clinquante et grandiose que les occurrences précédentes, le Roi d'Armes de France était bien connu pour donner dans la sobriété dès lors qu'il s'agissait pour lui d'intervenir :

— Noble assistance, le bonjour! Place aux jouteurs!

Et les buicines résonnèrent pour captiver les spectateurs et avertir les tournoyeurs.

Citation:

    Pour débuter ces huitièmes de finale, un duel féminin opposant Célénya Océalys, dame de Lasson à l'épouse de celui qu'elle a défait au trou précédent : Nynaève de Gaudemar, vicomtesse de Monestier-de-Clermont, baronne de Mornant & du Glaizil, dame d'Anthon.




    Première passe... Nullement impressionnée à l'idée d'affronter une épouse peut-être animée d'idées vengeresses, la Champenosie s'élance tambour battant! La Lyonnaise n'est pas en reste; le choc promet d'être détonant. Les lances s'abaissent et se croisent et chacune des duellistes touche. Mais la réussite est côté champenois : Nynaeve ne brise, Célénya si; mieux cette dernière éjecte sa rivale de selle... et chute également. Les deux femmes sont blessés : Célénya légèrement au ventre et Nynaeve moyennement au dos. Les médicastres sont appelés par l'arbitre sur le champ-clos.


    Par une lance brisée à aucune, la dame de Lasson est déclarée vainqueur!


Citation:

    La noblesse du Domaine Royal est de nouveau à l'honneur avec la deuxième confrontation opposant Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne joutant en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, pair de France duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry à l'un des com-pairs de celle-ci, Ztneik du Ried, duc d'Alençon & donc pair de France.




    Première passe... Les drapeaux sont abaissés donnant ainsi le signal du départ et les duellistes se mettent au galop, sans tarder. Ceux-ci semblent bien entrés dans l'affrontement et l'impression se confirme lors de leur croisement : tous deux touchent. Cependant, seul le duc d'Alençon brise sa lance. Les deux hommes restant en selle, ils retournent chacun à leur rang.

    Deuxième passe... Pour une redite. Bien dans leur duel, le Champenois et l'Alençonnais repartent animés d'intentions conquérantes. Mais cette fois, le rapport de réussite est inversé : si les deux hommes touchent à nouveau mutuellement c'est cette fois le seigneur d'Etampes-sur-Marne qui brise sa lance là où le duc d'Alençon garde une lance intacte. Alors, nouveau passage pour départager les duellistes? Non mais un duel à l'épée car les concurrents ont tout deux démonté, sans pour autant se blesser.

    Le Roi d'Armes s'approchent des deux hommes désormais armés d'une épée, arme avec laquelle la décision se fera. Les règles sont rappelées : le premier arrivant à quatre touches ou mettant son adversaire hors d'état de combattre gagne le duel. Le Roi d'Armes donne le signal!
    Aimelin est le plus incisif, il touche en premier Ztneik mais ne blesse pas celui-ci.
    C'est reparti et Ztneik, d'estoc et de taille, ne se laisse pas abattre. Celui-ci touche Aimelin au niveau de la cuisse, le blessant légèrement. Nouveau signal et Aimelin, piqué au vif, rend coup pour coup : par trois fois il touche Ztneik, ne laissant pas une seule chance à son adversaire de répliquer. Celui-ci, lors de la deuxième touche des trois consécutives est légèrement blessé à la nuque. Le combat est arrêté, le champenois ayant atteint l'un des deux objectifs possibles et les soignants sont appelés pour le duc d'Alençon.


    Par quatre touches à une, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!


Citation:

    Troisième duel pour deux novices : Jason Maccord, vicomte de Lyons-la-Forêt, seigneur de Crevecœur-en-Auge affronte Khristof, seigneur de Rocquecelier.




    Première passe... C'est plein d'ardeur que les adversaires s'élancent quand autorisation leur est donnée! Et cet esprit combattif se traduit en actes et de manière percutante! En effet, les duellistes abaissent leurs lances, se croisent et touchent chacun la targe de l'autre dans une explosion de bris de bois! Les deux lances éclatées, le choc envoie chacun des protagonistes au sol. Le vicomte de Lyons-la-Forêt récolte une blessure légère au mollet au passage, le seigneur de Rocquecelier reste lui entier.

    Pour la seconde fois de la matinée, le Roi d'Armes retourne sur la lice, au plus près des jouteurs qui se voient chacun lesté d'une épée par un écuyer. Les règles sont rappelées. Qui touchera quatre fois le premier? Qui abandonnera?

    Le Roi d'Armes autorisent les duettistes à ferrailler et c'est le vicomte normand qui prend l'affaire à son compte. Il touche le premier et sans dégât.
    Le seigneur auvergnat réplique aussitôt en touchant lui aussi sans infliger de blessure.
    L'égalité est parfaite pour un temps car Jason repart bien décidé à en découdre : il touche à nouveau, toujours sans dégât.
    Et dans le quatrième passage, Khristof remet les tableaux à égalité en touchant également sans blesser son rival.
    Nouvelle égalité donc, mais pas pour longtemps : l'Auvergnat, sur sa lancée, d'estoc et de taille, se fait virevoltant. Il touche une fois, une autre... le combat est arrêté! Ce sont des duettistes indemnes qui sont séparés.


    Par quatre touches à deux, le seigneur de Rocquecelier est déclaré vainqueur!


Citation:

    Colombe Alix Amnell, dame d'Ussy-sur-Marne, aura fort à faire pour se débarrasser du tombeur du comte du Languedoc, Gamalinas, seigneur de Saint-Gervais-les-Bains & de Versonnex.




    Première passe... Fort à faire, oui, le Savoyard part le mors aux dents à peine les drapeaux tournés vers le sol! Les deux cavaliers en armure s'avancent au galop l'un vers l'autre, lances bien en main. Les armes sont pointées vers l'avant... et la Champenoise manque la targe. Gamalinas, lui, connaît plus de réussite, beaucoup plus de réussite : sa cible est atteinte et sa lance se brise en mille morceaux, entraîannt dans l'impact la malheureuse dame d'Ussy-sur-Marne. Fort heureusement, l'infortune s'arrête là pour celle-ci, elle s'en sort indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Saint-Gervais-les-Bains est déclaré vainqueur!


Citation:

    Pur la cinquième confrontation, un duel entre la novice Liloute, dame de Rozières et l'expérimenté




    Première passe... l'Orléanaise aura fort à faire pour se tirer des griffes du Chat qui lors des deux tours précédents, n'a pas fait dans le détail. Les deux adversaires s'élancent le signal donné et l'un comme l'autre, en réussite lors de leurs duels, se montrent engagés. Et engagés, ils le sont même puisque lors du croisement des lances, chacun touche l'autre en pleine targe et fait exploser son arme de bois. Alors? Chance du débutant ou expérience du vieux briscard? La fortune est côté orléanais et non normand puisque le duc de Mortain chute, heureusement sans se blesser.


    Par chute de son adversaire, la dame de Rozières est déclarée vainqueur!



Citation:

    Sixième duel et nouvel affrontement entre un débutant, Adrien d'Ormerach, seigneur d'Orgelet et un cador, Argael Devirieux, pair de France, marquis de Senlis, comte de Menin, vicomte de Monestier-de-Briançon, baron de la Tour-du-Pin, seigneur de Grave, de Saint-Giraud & de Vinderhoute.




    Première passe... Cet affrontement sera-t-il une redite du précédent? A voir l'attitude des jouteurs, la réponse est non. Argael se montre en effet plus déterminé dès l'entame du premier passage, galopant avec conviction et abaissant sa lance avec la meêm fermeté. En face, c'est plus mou et moins fructueux, Adrien se manque complètement. Le Fier lui touche et mieux, brise sa lance, entraînant dans le choc la chute de son adversaire. L'Impérial se relève, légèrement blessé au vente. Les physiciens du Tournel s'en chargeront.


    Par chute de son adversaire, le marquis de Senlis est déclaré vainqueur!


Citation:

    Duel seigneurial pour ce septième appel : Klouska d'Hauteroche, dame de Champigneulles-en-Bassigny affronte Anzeme du Castel Marchoix, seigneur de Saint-Pe-de-Leren.




    Première passe... Les drapeaux sont mis en berne, signe que les jouteurs peuvent éperonner. La Champenoise et le Gascon s'exécutent, mais pas avec la même vivacité. En effet, très vite, Anzeme prend le duel à son compte en se montrant plus incisif : il touche la targe de son adversaire, voit sa lance se rompre. Klouska, elle ne touche rien d'autre que le sol : sa lance manque sa cible et elle est projetée hors de sa selle. Sa cuisse est légèrement blessée dans la retombée. Les soignants sont invités à venir sur la lice.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Saint-Pe-de-Leren est déclaré vainqueur!


Citation:

    Le dernier duel des huitièmes de finale voit affronter le seul régional de l'étape en course, Salvaire d'Irissarri, baron d'Apcher & de Randon qui défendra les couleurs de sa promise Magalona Eufrasia, comtesse de Gévaudan, baronne d'Alaigne, dame de Marmorières & de Mireval face à Ceraphin d'Azayes, seigneur de Bourdeilles.




    Première passe... L'Azayes est un peu plus expérimenté que l'Irissarri qui fait au Tournel ses débuts en tournoi. Cette expertise fera-t-elle la différence? Les spectateurs vont vite le savoir car les deux jouteurs s'élancent rapidement. Tous deux semblent vifs et résolus et au moment de se croiser, chacun touche la targe de l'autre... pour tomber tout aussitôt. Mais l'expérience a parlé indubitablement car Ceraphin a réussi à briser sa lance là où Salvaire, non. Les deux hommes se relèvent, indemne.


    Par une lance brisée à aucune, le seigneur de Bourdeilles est déclaré vainqueur!
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MessagePosté le: Mar 25 Sep - 22:11 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Aimelin a écrit:
Citation:

    La noblesse du Domaine Royal est de nouveau à l'honneur avec la deuxième confrontation opposant Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne joutant en l'honneur de sa suzeraine Dotch d'Appérault de Cassel, pair de France duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry à l'un des com-pairs de celle-ci, Ztneik du Ried, duc d'Alençon & donc pair de France.




    Première passe... Les drapeaux sont abaissés donnant ainsi le signal du départ et les duellistes se mettent au galop, sans tarder. Ceux-ci semblent bien entrés dans l'affrontement et l'impression se confirme lors de leur croisement : tous deux touchent. Cependant, seul le duc d'Alençon brise sa lance. Les deux hommes restant en selle, ils retournent chacun à leur rang.

    Deuxième passe... Pour une redite. Bien dans leur duel, le Champenois et l'Alençonnais repartent animés d'intentions conquérantes. Mais cette fois, le rapport de réussite est inversé : si les deux hommes touchent à nouveau mutuellement c'est cette fois le seigneur d'Etampes-sur-Marne qui brise sa lance là où le duc d'Alençon garde une lance intacte. Alors, nouveau passage pour départager les duellistes? Non mais un duel à l'épée car les concurrents ont tout deux démonté, sans pour autant se blesser.

    Le Roi d'Armes s'approchent des deux hommes désormais armés d'une épée, arme avec laquelle la décision se fera. Les règles sont rappelées : le premier arrivant à quatre touches ou mettant son adversaire hors d'état de combattre gagne le duel. Le Roi d'Armes donne le signal!
    Aimelin est le plus incisif, il touche en premier Ztneik mais ne blesse pas celui-ci.
    C'est reparti et Ztneik, d'estoc et de taille, ne se laisse pas abattre. Celui-ci touche Aimelin au niveau de la cuisse, le blessant légèrement. Nouveau signal et Aimelin, piqué au vif, rend coup pour coup : par trois fois il touche Ztneik, ne laissant pas une seule chance à son adversaire de répliquer. Celui-ci, lors de la deuxième touche des trois consécutives est légèrement blessé à la nuque. Le combat est arrêté, le champenois ayant atteint l'un des deux objectifs possibles et les soignants sont appelés pour le duc d'Alençon.


    Par quatre touches à une, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!



Pour son quatrième duels à ces joutes du Tournel, il allait affronter un pair, et c’était bien le moment de ne pas faire d’impair, et de continuer à faire honneur à Dotch. Quoi qu’en y réfléchissant, il pensait au duel suivant s’il s’en sortait et si sa blonde amie aussi, avec un peu d’amertume. Le destin s’acharnait. Et puis d’un autre côté s’il perdait ça lui donnerait une excuse pour ne pas l’affronter si elle sortait victorieuse de son duel.

Ses mirettes grises restèrent fixées quelques moments sur son gant dont un petit rayon de soleil avait pris possession. Immédiatement, la blondeur de la petite lumière qui veillait sur lui depuis l’été 58 laissa entrepercevoir deux pervenches qu’il connaissait bien. Un sourire en laissant défiler toutes les images qui se bousculaient, et cette discussion qu’il voulait avoir avec Terry mais qu’il sentait reportée à un peu plus tard. Il n’y avait pas urgence, et puis il lui fallait trouver Kawa, son double, sa jumelle, celle qu’il sentait respirer même à des centaines de lieues de lui.
Il leva la tête à l’appel de son nom et s’équipa de son bacinet, après un dernier regard vers Aliénor, tandis que Célénya sortait de lice.


bien joué belle blonde ... juste un murmure avant d’aller saluer Montjoie et de se positionner.


[En lice]

Visière rabattue, seul le galop d’Altaïr troubla le silence dans lequel il s’était plongé. Une impulsion sèche pour un galop rapide. Il ne devait pas hésiter et devait toucher. Une grimace tandis qu’il pestait sous son bacinet, ralentissant la course de l’étalon pour contourner la lice et l’élancer à nouveau avec autant de hargne.

yep yep !

Sa lance vola en éclats tandis qu’il se sentait perdre l’équilibre sans pouvoir se maintenir en selle. Il roula au sol et se releva, soulagé de voir son adversaire dans la même position que lui.

Il allait devoir se mesurer à l'épée et il remercia le Roi d'Armes d'un signe de tête. C’était le moment de montrer son habileté et de ne pas se faire blesser. Il attaqua rapidement, et la riposte rapide le fit grimacer, n’ayant pu l’esquiver assez vite.
Le temps de se remettre en place et de reprendre son souffle, il rafermit sa poigne sur le pommeau de l’épée et enchaina aussitôt ses attaques, rapide et leste, prêt à parer chaque coup, ses mirettes fixées sur sa lame qui fendait l'air. Il porta le deuxième coup un peu haut avant d’enchainer sur le côté et de retenir son geste au signal d’arrêt du combat.

Un sourire sur son visage poussiéreux en tendant l’épée au valet.


Votre grâce merci pour ce combat.

Il le salua avant de récupérer Altaïr et de regagner la sortie, ses pensées déjà tournées vers le prochain duel qui l’attendait.


Ptitmec13 a écrit:
Citation:

    Pour débuter ces huitièmes de finale, un duel féminin opposant Célénya Océalys, dame de Lasson à l'épouse de celui qu'elle a défait au trou précédent : Nynaève de Gaudemar, vicomtesse de Monestier-de-Clermont, baronne de Mornant & du Glaizil, dame d'Anthon.




    Première passe... Nullement impressionnée à l'idée d'affronter une épouse peut-être animée d'idées vengeresses, la Champenosie s'élance tambour battant! La Lyonnaise n'est pas en reste; le choc promet d'être détonant. Les lances s'abaissent et se croisent et chacune des duellistes touche. Mais la réussite est côté champenois : Nynaeve ne brise, Célénya si; mieux cette dernière éjecte sa rivale de selle... et chute également. Les deux femmes sont blessés : Célénya légèrement au ventre et Nynaeve moyennement au dos. Les médicastres sont appelés par l'arbitre sur le champ-clos.


    Par une lance brisée à aucune, la dame de Lasson est déclarée vainqueur!


Concentrée oui elle l'était.. tellement qu'elle ne fit pas attention à l'annonce qui était erronée... non elle n'avait pas battu l’époux de son adversaire c'était Aimelin.. Elle aurait pu s'amuser du fait qu'il y avait eu amalgame sur les deux compères mais elle n'avait pas entendu... Son but: toucher, briser et faire chuter.

Elle respirait profondément mais calmement. Ses précédentes victoires la rendaient sereine sur ce coup là. Se pouvait-il vraiment que l'implacable comme l'appelait Minerve se soit enfin réveillée après des mois de sommeil?
Le signal fut donné et elle s’élança la lance bien en main. Le choc entre les deux jouteuses fut rude. Elle sentit qu'elle avait été touchée, elle sentit aussi sa propre lance rompre sous l'impact. Déséquilibrée elle essaie de se maintenir en selle, elle s'accroche comme elle peut.. non il ne faut pas qu'elle tombe.. puis finit par tomber sur le sable à plat ventre son moignon de lance sous elle.
Difficilement elle se retourne pour vérifier si son adversaire est toujours en selle ou non. Grimaçant de la voir au sol, il allait y avoir combat à l'épée.


Par une lance brisée à aucune, la dame de Lasson est déclarée vainqueur!

Soulagée.. Ainsi elle avait été la seule à briser ce qui lui donnait la victoire sans avoir à se battre à l'épée. Elle se laissa aider des médecins et des soigneurs qui l'amenèrent à l’écart pour lui donner les premiers soins, son regard azur croisa celui de perle et elle lui sourit. Elle ne vit donc pas le duel de son ami.. Elle ne sut donc pas que le prochain adversaire serait son complice.


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MessagePosté le: Dim 30 Sep - 11:33 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Ingeburge a écrit:



[Lice, si si]

George du Chastel n'était pas remis de son extinction de voix. Il l'avait bien fait comprendre à une duchesse d'Auxerre portée à croire le malheureux qui aimait tant parler qu'il n'était pas possible pour ses interlocuteurs d'interrompre le débit du Gantois. Il n'y avait que le mal qui pouvait le couper et c'est exactement ce qui se produisait ici. Ingeburge avait fait donc transporter l'homme à la taverne éphémère où il était soigné par force tisanes renforcées de miel et d'eau-de-vie. A défaut d'être volubile, il serait au moins gris.

C'est donc un Roi d'Armes de France bien esseulé qui se trouvait sur son estrade de la lice et comme il avait autant de goût pour le silence et la sobriété que George du Chastel pour la parlote et le flamboyant, ce fut bref et dépouillé – mais le spectacle était de toute façon ailleurs :

— Noble assistance, le bonjour! Place aux quarts de finale du Tournoi de la Saint-Privat et place aux jouteurs!

Et les buicines résonnèrent pour la seconde fois de la journée.

Citation:

    Pour lancer ces quarts de finale, un duel cent pour cent champenois opposant deux vassaux de Sa Seigneurie Dotch d'Appérault de Cassel – pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry – d'un côté Célénya Océalys, dame de Lasson et de l'autre Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne, qui joute d'ailleurs en l'honneur de sa suzeraine.




    Première passe... Qui brillera pour la duchesse de Saint-Florentin? Les deux Champenois comptent bien prendre ce premier passage à leur compte, histoire de marquer le premier point et ils s'élancent avec fougue et conviction. Cette résolution transparaît dans leurs gestes car quand ils se croisent, tous deux touchent la targe de l'autre et tous deux voient leurs lances se rompre! Mais là où Aimelin reste les deux pieds dans les étriers, Célénya, elle, chute. Fort heureusement, elle se relève indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!


Citation:

    Deuxième confrontation pour déterminer qui accèdera au dernier carré : Khristof, seigneur de Rocquecelier affronte Gamalinas, seigneur Saint-Gervais-les-Bains & de Versonnex.




    Première passe... Les drapeaux sont tournés vers le sol, c'est parti! Et l'initiative se trouve côté auvergnat avec un Khristof bien décidé à prendre les choses en main, e plus de sa lance. Les deux hommes se croisent rapidement et c'est en effet le seigneur de Rocquecelier qui se montre le plus entreprenant. Il touche – son adversaire non – il brise sa lance – son adversaire non, forcément – et envoie le Savoyard au sol. Le seigneur de Saint-Gervais-les-Bains se relève, légèrement blessé à la nuque.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Rocquecelier est déclaré vainqueur!


Citation:

    Liloute, dame de Rozière, accrochera-t-elle à nouveau un beau nom de ces joutes à son tableau de chasse? C'est à voir puisqu'elle affronte pour ce troisième duel Argael Devirieux, pair de France, marquis de Senlis, comte de Menin, vicomte de Monestier-de-Briançon, baron de la Tour-du-Pin, seigneur de Grave, de Saint-Giraud & de Vinderhoute.




    Première passe... Chaque jouteur se tient dans son rang, prêt à en découdre et le signal de de départ est donné. Les bêtes sont éperonnées et la cavalcade débute! Très vite, les deux concurrents se rapprochent l'un de l'autre et abaissent leur lance en vue du croisement. Chacun touche l'autre mais aucune ne brise. Pis, les duellistes choient au sol, interrompant la rencontre; Liloute, au passage, se blesse légèrement à la jambe.

    La décision se fera à l'épée : telles sont les règles et tel est le sens de la venue du Roi d'Armes de France qui rappelle le déroulement du duel à l'épée. Le premier arrivant à quatre touches ou mettant son adversaire hors d'état de combattre gagne le duel. L'Orléanaise et le Dauphinois sont équipés d'une arme, Montjoie donne autorisation de ferrailler.

    C'est la seconde fois que le marquis de Senlis se retrouve dans la situation, pour autant, c'est la dame de Rozière qui prend l'initiative. C'est en effet la première à toucher, le Fier n'en aura même pas une égratignure.
    Les rivaux se remettent en position et c'est Argael qui cette fois se manque le plus saignant... et dans tous les sens du terme puisque Liloute récolte une blessure grave à la hanche. La jeune femme est contrainte d'abandonner et le Roi d'Armes interrompt le duel avant d'en appeler aux physiciens présents autour du champ-clos.


    Par abandon de son adversaire, le marquis de Senlis est déclaré vainqueur!


Citation:

    Ultime confrontation de ces quarts de finale pour déterminer l'ultime demi-finaliste et c'est entre Anzeme du Castel Marchoix,seigneur de Saint-Pe-de-Leren et Ceraphin d'Azayes, seigneur de Bourdeilles que cela passe.




    Première passe... Les drapeaux sont abaissés et les deux rivaux s'élancent sans perdre de temps, bien déterminés à être celui qui aura le privilège d'être du dernier carré. Et les choses se passent plutôt bien pour les deux puisque l'un comme l'autre atteignent la targe de son vis-à-vis. Mais la différence se fait dans la conséquence du choc : la lance du Gascon reste intacte, celle de l'Azayes explose, décollant Anzeme de sa selle! Par chance, le seigneur de Saint-Pe-De-Leren ne souffre d'aucune blessure.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Bourdeilles est déclaré vainqueur!
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MessagePosté le: Dim 30 Sep - 12:29 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Aimelin a écrit:
Citation:

    Pour lancer ces quarts de finale, un duel cent pour cent champenois opposant deux vassaux de Sa Seigneurie Dotch d'Appérault de Cassel – pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry – d'un côté Célénya Océalys, dame de Lasson et de l'autre Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne, qui joute d'ailleurs en l'honneur de sa suzeraine.




    Première passe... Qui brillera pour la duchesse de Saint-Florentin? Les deux Champenois comptent bien prendre ce premier passage à leur compte, histoire de marquer le premier point et ils s'élancent avec fougue et conviction. Cette résolution transparaît dans leurs gestes car quand ils se croisent, tous deux touchent la targe de l'autre et tous deux voient leurs lances se rompre! Mais là où Aimelin reste les deux pieds dans les étriers, Célénya, elle, chute. Fort heureusement, elle se relève indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!

[Avant le duel]

Les quart de finale allaient voir l’un des deux amis s’incliner devant l’autre. Si le duel plaisait à Aimelin car chaque affrontement avec Célénya était l’occasion de se mesurer fraternellement, il l’inquiétait à chaque fois, priant pour ne pas que l’un des deux soit blessé sérieusement. La défaite serait sans doute moins dure face à elle, puisque l’un des deux vassaux de Dotch gravirait un échelon de plus, et comme à chaque fois il serait fier de sa complice. Il sourit, en pensant à leur Suzeraine qui n'avait point à rougir de ses deux compères.

Il aperçut la blonde vassale et la rejoignit un petit sourire taquin sur les lèvres.


Hé bien belle blonde, nous voici à nouveau face à face.
N’en profite pas pour me mettre une tannée.


Des combats ils en avaient menés côte à côte et pas toujours pour le meilleur, et les joutes les avaient déjà vu s'affronter quelques rares fois, laissant la victoire tantôt à l'un tantôt à l'autre. Il posa le caparaçon aux couleurs de la Comtesse d'Armentières sur Altaïr et vint caresser le front de l'étalon, s'octroyant un petit moment d'isolement. Il était un ami fidèle, ils avaient traversé moults aventures ensemble, et l'une de ses craintes était souvent de le blesser lui aussi. Un sourire en pensant à sa rencontre à Vendôme avec Gnia et leur discussion autour des chevaux, comme bien souvent. Une amie fidèle, une de plus, qui lui avait donné le goût aux joutes, cet étrange divertissement de la noblesse, en le prenant pour écuyer au Lavardin cet automne 58.

nous allons affronter notre amie,
n'en profite pas pour flancher devant Belle Dragonne


Un sourire amusé avant de faire signe à Ernest afin de l'aider à se parer de sa brigandine.


[En lice]

L'attente ne serait pas longue, ils ouvraient le bal. Il avait rassuré Aliénor laissant paraître une mine décontractée et taquine, ne voulant l'inquiéter davantage que ce qu'elle l'était sans doute, comme à chaque joute, d'autant plus qu'il affrontait Célénya, dont elle était devenue amie rapidement... et lorsque deux blondinettes étaient amies, un brun avait rarement le dessus lorsqu'elles étaient réunies.

Une bouffée d'air avant d'enfiler son bacinet, et de mettre sa monture en marche, puis de saisir la lance tendue par un valet, et de se présenter devant Montjoie pour la saluer. Un rituel qu'il faisait machinalement tandis qu'il s'efforçait de faire le vide. Une fois en bout de lice, la visière rabattue l'isola une fois encore du brouhaha extérieur.

C'était sans doute le moment qu'il aimait le plus pendant les joutes, ce moment ou l’adrénaline montait parce que l'on ne pouvait plus reculer, un peu comme sur un champ de bataille lorsque la poussière dissimulait l'ennemi fondant su rnous. Ce moment, juste avant que les drapeaux ne s'abaissent, où il sentait le souffle d'Altaïr devenir plus calme et que ses flancs se soulevaient à peine sous sa respiration, ce moment où son propre souffle s'accordait au sien. Et puis ce calme dans lequel il s'isolait quelques secondes avant l'affrontement. Et puis d'un coup le cœur qui se mettait à battre à cent à l'heure au moment de s'élancer, et n'avoir pour but que cette cible sans penser à rien d'autre jusqu'à la fin, jusqu'à ce que parfois une chute le fasse sortir de cet étrange rêve.

Le signal était donné, une pression des talons intima l'ordre à Altaïr de prendre son envol. Un galop puissant et rapide comme il les aimait, le plaisir de quelques secondes lorsqu'il faisait corps avec lui. Il avait une guerrière en face de lui et sa lance s'abaissa déterminée à faire mouche, un léger mouvement d'épaule pour lui donner un peu plus de force et tenter de son autre côté d'éviter le coup adverse. Le bruit des lances qui volait en éclats le fit resserrer ses jambes contre l'étalon et se pencher légèrement pour ne pas être déséquilibré sous le choc.

C'est qu'elle n'y était pas allé de main morte la dame de Lasson !

Arrivé en bout de lice il se tourna vers elle pour s'apercevoir qu'elle était au sol et grimaça tout en la rejoignant prestement. Bacinet et gants de mailles enlevés il mit pieds à terre et lui tendit la main pour l'aider à se relever.


Désolé belle blonde, j'ai une sale manie de faire chuter les femmes en ce moment.

Un petit sourire taquin et complice... tu es vraiment une adversaire redoutable mais je sais que tu auras ta revanche.


Ptitmec13 a écrit:
Citation:

    Pour lancer ces quarts de finale, un duel cent pour cent champenois opposant deux vassaux de Sa Seigneurie Dotch d'Appérault de Cassel – pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry – d'un côté Célénya Océalys, dame de Lasson et de l'autre Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne, qui joute d'ailleurs en l'honneur de sa suzeraine.




    Première passe... Qui brillera pour la duchesse de Saint-Florentin? Les deux Champenois comptent bien prendre ce premier passage à leur compte, histoire de marquer le premier point et ils s'élancent avec fougue et conviction. Cette résolution transparaît dans leurs gestes car quand ils se croisent, tous deux touchent la targe de l'autre et tous deux voient leurs lances se rompre! Mais là où Aimelin reste les deux pieds dans les étriers, Célénya, elle, chute. Fort heureusement, elle se relève indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Etampes-sur-Marne est déclaré vainqueur!



Revenue du coin des soigneurs, un bandage serré lui maintenant le ventre Ptit écoutait les annonces des 1/4 de finales. Elle n'avait pu suivre le déroulement et souhaitait vérifier qu'Aimelin avait bien passé le tour précédent lui aussi.
Le rencontrer en 1/4 de finale ce n'était pas la première fois.. et elle osait penser que ce ne serait pas la dernière.
Elle se tourna vers lui à son approche et lui sourit avec cette même taquinerie.


Hoo, c'est vrai? Je ne peux pas en profiter? Tsss.
Oui face à face encore beau brun. Le sort s'acharne. Je rêve qu'un jour ce face à face se fasse en finale. Quel cadeau ce serait pour notre Suzeraine adorée.


Il fallait maintenant se préparer. Le bandage la gênait plus qu'elle ne le pensait sous son armure. Elle faillit se faire déséquiper pour l’ôter puis se rappela ce que le médecin lui avait dit: "Vous devez absolument garder ce bandage pendant 1 semaine, surtout si vous joutez encore". Il en avait de bonnes lui. Déjà que les mouvements étaient amoindris par la carapace de fer en plus il fallait qu'elle reste droite comme un piquet sans pouvoir se plier au moment du choc. Ça promettait.

Avant d'entrer en lice elle avait lancer un : "que le meilleurs gagne comme toujours" à son complice puis avait regagné sa place.

L'avantage à force de ce sort c'est qu'elle appréhendait les duels avec son ami plus sereinement. Elle était loin maintenant la première fois, cette fois là où elle avait failli sortir de lice pour ne pas l'affronter. Seule restait en elle la prière de ne plus le blesser. Ils s'affronteraient toujours avec en tête cette fierté que pouvait avoir leur suzeraine.

Le signal fut donné et le duo cavalière monture s'élança vers le second duo bien connu. Mus tout deux par la même détermination de faire honneur le choc n'en fut que plus rude. Les lances éclatèrent en mille morceaux dans un fracas tonitruant. Gênée par son bandage elle ne put se pencher correctement en avant pour éviter la chute.

Dans le sable elle se redressa en position assise, ôtant son heaume pour regarder Aimelin venir à sa rencontre.
Elle attrapa sa main pour se relever en grimaçant.


Moui.. toi et ta sale manie hein. Tu aurais pu faire une exception pour une fois.

Pour la revanche tu peux compter sur moi ça oui!!!!!
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MessagePosté le: Mar 9 Oct - 13:33 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Citation:
[RP] Joutes : Demi-finales – 25 août, le matin


Ingeburge a écrit:



[Lice, pour un jour]

C'était le guignon, il n'y avait pas d'autre terme. Vraiment, le guignon. Tout ça pour ça. Dire qu'elle avait engagé l'homme à grands frais pour jouer les crieurs-chroniqueurs-animateurs et voilà qu'il la lâchait pour une raison des plus stupides : un extinction de voix. Le Gentois avait été bourré d'herbes médicinales, de miel, de citron, d'eau-de-vie mais rien n'y avait fait. Pour une Ingeburge sujette aux superstitions et donc sujette aux signes, ce ne pouvait donc être que le guignon. C'est donc quelque peu préoccupée qu'elle parut sur la lice. mais elle fut rapidement distraite de ses pensées inquiètes par la perspective des deux duels qui s'annonçaient en cette dernière marnée de festivités.

Puisque c'était à elle qu'il revenait d'ouvrir les hostilités, elle le fit et toujours avec sobriété :

— Noble assistance, le bonjour! Place aux jouteurs!

Et les buicines résonnèrent.

Citation:

    Pour ce premier duel, une opposition entre un jouteur expérimenté, Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne, qui combat en l'honneur de sa suzeraine – Sa Seigneurie Dotch d'Appérault de Cassel – pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry – et un jouteur totalement novice, Khristof, seigneur de Rocquecelier.




    Première passe... pour un échauffement. En effet, si les duellistes ne se font pas prier pour s'élancer, leur volonté ne semble pas avoir dépassé le stade du départ. Ils abaissent leurs lances, se croisent... pour rien. Ni l'un ni l'autre ne touchent, c'est un retour au rang avec une lance intacte pour chacun.


    Seconde passe... Demi-tour effectué, réglages également; le départ est à nouveau donné. Une chance de briller a d'ores et déjà été gaspillée, il s'agit maintenant de faire preuve de réussite. Les duettistes éperonnent et à vitesse de croisière, rabattent leur lance. Pour le Champenois, il en va de même que lors du première passage : son rochet n'accroche que l'air. Côté auvergnat en revanche, il en va tout à fait autrement. En effet, Khristof touche et voit sa lance se rompre et le choc est suffisamment puissant pour faire vaciller puis tomber le seigneur d'Etampes-sur-Marne au sol. Ce dernier se relève fort heureusement indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Rocquecelier est déclaré vainqueur!


Citation:

    Second et donc dernier duel des demi-finales et nouvelle confrontation entre un jouteur plus que confirmé – Argael Devirieux, pair de France, marquis de Senlis, comte de Menin, vicomte de Monestier-de-Briançon, baron de la Tour-du-Pin, seigneur de Grave, de Saint-Giraud & de Vinderhoute – et un jouteur beaucoup moins aguerri – Ceraphin d'Azayes, seigneur de Bourdeilles.




    Première passe... Pas de tour d'échauffement pour cette deuxième de la matinée! A peine les drapeaux abaissés que les deux hommes s'élancent tambour battant. C'est que c'est une place en finale qui se joue et que c'est maintenant qu'il s'agit de briller. Les jouteurs l'ont bien compris et abaissent bras et arme avec conviction. Ils se croisent... touchent tous les deux... rompent tous les deux! L'égalité est parfaite mais c'est la chute pour le marquis de Senlis qui est déstabilisé et donc vide les étriers. Le Pair de France se relève sans une égratignure.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Bourdeilles est déclaré vainqueur!
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MessagePosté le: Mar 9 Oct - 13:46 (2012)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice Répondre en citant

Aimelin a écrit:
Citation:

    Pour ce premier duel, une opposition entre un jouteur expérimenté, Aimelin de Millelieues, seigneur d'Etampes-sur-Marne, qui combat en l'honneur de sa suzeraine – Sa Seigneurie Dotch d'Appérault de Cassel – pair de France, duchesse de Saint-Florentin, comtesse d'Armentières, vicomtesse de Cassel, baronne de Château-Thierry – et un jouteur totalement novice, Khristof, seigneur de Rocquecelier.




    Première passe... pour un échauffement. En effet, si les duellistes ne se font pas prier pour s'élancer, leur volonté ne semble pas avoir dépassé le stade du départ. Ils abaissent leurs lances, se croisent... pour rien. Ni l'un ni l'autre ne touchent, c'est un retour au rang avec une lance intacte pour chacun.


    Seconde passe... Demi-tour effectué, réglages également; le départ est à nouveau donné. Une chance de briller a d'ores et déjà été gaspillée, il s'agit maintenant de faire preuve de réussite. Les duettistes éperonnent et à vitesse de croisière, rabattent leur lance. Pour le Champenois, il en va de même que lors du première passage : son rochet n'accroche que l'air. Côté auvergnat en revanche, il en va tout à fait autrement. En effet, Khristof touche et voit sa lance se rompre et le choc est suffisamment puissant pour faire vaciller puis tomber le seigneur d'Etampes-sur-Marne au sol. Ce dernier se relève fort heureusement indemne.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Rocquecelier est déclaré vainqueur!


Une demi finale pour faire honneur à sa Suzeraine, même si elle n'a point à rougir de ses deux petits vassaux. Sa monture est prête, et la fatigue des joutes se fait ressentir, depuis les éliminatoires qui l'a vu affronter moults cavaliers dont la plupart de la haute noblesse.
Lance attrapée, et salut de rigueur à Montjoie avant d'aller se placer et d'attendre le départ pour faire s'élancer Altaïr. Lance qui s'abaisse et ne rencontre que le vide, faisant pester le jeune seigneur sous son bacinet.
Il n'est pas content de cette passe, essaie de se reprendre et de se concentrer en contournant la lice et relance son étalon, abaisse à nouveau sa lance qui échoue autant que la première fois tandis que son adversaire lui ne manque pas sa cible et l'éjecte comme un débutant de sa selle.


peste soit de ma maladresse !

Il bougonne il n'aime pas tomber bêtement. S'il n'a pas à avoir honte de ces joutes au regard de ceux éliminés plus tôt, il est en colère et salue brièvement d'un signe de tête son vainqueur. On ne peut pas perdre en demi finale et jouer le vaincu heureux.

félicitations à vous seigneur.

Et c'est un ébouriffé pas à prendre avec des pincettes, qui sort de lice pour aller se débarasser de tout son barda.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:37 (2018)    Sujet du message: [Joutes du Tournel] - 1460-08-21 ~ La Lice

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