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1460-10-14 ~ Maisons des Chéroy - Lice

 
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MessagePosté le: Dim 21 Oct - 01:47 (2012)    Sujet du message: 1460-10-14 ~ Maisons des Chéroy - Lice Répondre en citant

Aimelin a écrit:
Eliminatoires



Aimelin a écrit:
Citation:
Que s’avancent en Lice, Pierre du Val de Loire, duc de Montlouis, d'Azay le Ridel, Baron de Maurepas et de Saint Cyr sur Loire, Seigneur de Sainte Cécile et Aimelin de Millelieues, Seigneur d'Etampes sur Marne, joutera en l'honneur de sa suzeraine, Sa Seigneurie Dotch de Cassel.



Première lance…
Second duel, les jouteurs se mettent en place, un signe pour leur demandé s’ils sont prêt, réponse positive, le départ est donné, la poussière s’élève au passage des destriers, les lances sont au contact, qu’une seule touche, celle du Duc qui arrive à la brisé, le Seigneur ayant l’habitude reste en selle sans difficulté.

Deuxième lance…
Un demi-tour en bout de Lice, un changement de lance plus tard, ils sont prêt pour la revanche, le signal est donné, les coups de talon résonne dans l’arène, le choc est proche, il est violent, les deux jouteurs touchent et brisent leur lance, le Seigneur frappe très fort, ne laissant aucune chance au Duc de rester en selle, il tombe lourdement au sol, se tordant de douleur à la poitrine, les médecins arrive rapidement.
Diagnostic blessure sérieuse, mais pas grave, deux semaines de repos au moins.


Aimelin de Millelieues est déclaré vainqueur par chute de son adversaire.


Il avait pris place en fond de lice, et talonné Altaïr sitôt le signal donné. L'étalon s'était envolé dans un galop rapide et puissant, comme à son habitude, mais la lance du jeune Etampes ne rencontra que du vide lorsqu'il croisa son adversaire. Demi tour en bout de lice pour le relancer et cette fois ci briser violemment sa lance lui aussi.
Une grimace avant de se retourner pour voir le Duc à terre, et un soupir de soulagement. Dotch n'aurait pas son vassal éliminé du premier coup, et c'était déjà une consolation pour le brun.

Il revint à la hauteur du Duc au moment où les médecins arrivaient pour l'aider et afficha une mine contrariée en voyant l'homme qui semblait sérieusement blessé. Il sortit de lice décidé à demander des nouvelles après avoir suivi le passage de sa blondinette.




Alienor Vastel a écrit:
Citation:
Que s’avancent en Lice, Aliénor Vastel, Dame de Lesmont et Athena de Lavallière, Vicomtesse de Montdoubleau, Baronne de Mayet, Dame d'Enguinegatte



Première lance…
Les jouteurs se mettent en place, abaissent leur heaume et signalent qu’ils sont prêt, un signe, le drapeau s’abaisse, les chevaux se lance à vive allure, les lances pointant leur cible, suivit d’un choc, seulement une lance touche et se brise celle de la Vicomtesse, ne laissant aucune chance de revanche à la Dame, elle tombe au sol heureusement sans blessure.


Athena de Lavallière est déclarée vainqueur par chute de son adversaire.



Comme quoi il ne faut jamais dire "fontaine..." Après sa défaite lamentable aux joutes du Lavardin, Aliénor avait bien dit qu'elle arrêtait, qu'elle n'était pas faite pour ça, et pourtant elle était là, juchée sur sa frisone, en bout de lice, attendant le signal de l'arbitre. Il faut dire que son fiancé avait déployé des trésors de persuasion pour la convaincre de ne pas abandonner, que l'expérience s'acquerrait à l'usage et que la chance tournerait... un jour. Têtue et bornée, elle avait maintenu sa position, mais c'était sans compter qu'elle avait été inscrite d'office à ces joutes-là, et fallait bien y aller.

Le regrettait-elle ? Peut-être, peut-être pas. Après tout, quel que soit le résultat, cela continuerait de toute façon son apprentissage dans l'exercice, parce qu'au fond d'elle, elle devait bien avouer qu'elle ne détestait pas complètement cette ambiance particulière, ce sentiment pour un court instant de ne faire qu'un avec sa monture, ce galop quoique bien trop court. En revanche, finir systématiquement sur le dos, ça commençait un peu à lui courir sur le haricot et son plaisir à participer à des joutes s'en trouvait singulièrement diminué ces derniers temps. Si seulement le résultat pouvait, pour une fois, être là !

Aimelin avait remporté son duel, les autres champenois avaient pour leur part eu moins de succès, c'était à elle maintenant. La main qui rabat la visière de son heaume et fait signe qu'elle est prête. Prête certes, mais pas motivée, et les gestes se font machinaux. La talonnade n'est pas convaincue, la lance ne s'abaisse pas au bon moment et c'est sans surprise que la blondinette se retrouve au sol. Une habitude maintenant.
Elle aurait bien haussé les épaules, résignée, mais impossible avec cette carcasse de ferraille qui lui enserrait le corps. Décidément, encore quelques unes comme ça et elle entrerait dans l'histoire des joutes comme la plus poissarde des concurrentes. Ou la plus nulle, mais à choisir, son amour-propre préférerait sans aucun doute que le sort s'acharne contre elle, qu'elle joue de malchance.

Alors elle se contenta se saluer son adversaire et de quitter la lice. Une fois de plus elle suivrait la suite des festivités depuis les tribunes, de toute façon elle avait de la broderie à faire. Ça calmerait ses nerfs.



Citation:
Que s’avancent en Lice, Alexandria Gambiani de Valrose, Dame de Marcoing, d’Oberdorff et de Rebeuville et Célénya Océalys dicte Ptitmec13, Dame de Lasson, Poursuivante d'Armes de Minerve



Première lance…
Duel opposant deux Dame, ce sont souvent les plus intenses en tout, nous les laissons se préparer, une fois chose faite le signal est donné. Les coups de talon fon partirent les chevaux a pleine vitesse, les lances s’abaissent, la Poursuivante de Minerve place un coup puissant au niveau du ventre de son adversaire, le choc est tel que la lance se brise et éjecte la Dame de son cheval, elle se relève en se tenant le ventre, rien de grave le choc.


Célénya Océalys est déclarée vainqueur par chute de son adversaire.


Dernière édition par Archiviste le Lun 22 Oct - 13:25 (2012); édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim 21 Oct - 01:47 (2012)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 22 Oct - 13:19 (2012)    Sujet du message: 1460-10-14 ~ Maisons des Chéroy - Lice Répondre en citant

Citation:
8émes de Finale.




Aimelin a écrit:
Citation:
Que s’avancent en Lice, Ursus de Valbois, Duc de Chateaurenard, Seigneur de Quiers sur Bezonde, de Chevilly et du Mée. et Aimelin de Millelieues, Seigneur d'Etampes sur Marne, joutera en l'honneur de sa suzeraine, Sa Seigneurie Dotch de Cassel.



Première lance…
Deux grand jouteurs se mettent en place, un très beau duel pour ce tournoi, un instant de concentration avant de signaler qu’ils sont prêt, les heaumes s’abaissent suivi des drapeau, des chevaux partant avec fougue, les lances pointant leur adversaire et c’est le choc, les deux jouteurs touchent, sous la force de l’impact sont éjecté de leur monture, se relevant tous deux sans blessure, le Seigneur tenant encore le restant de sa lance dans la main, hélas pour le Duc la sienne est intacte.


Aimelin de Millelieues est délcaré vainqueur par une lance à rien


Les choses progressaient et comme à chaque fois il était anxieu.
Depuis quelques joutes il blessait ses adversaires et ne perdait pas non plus une occasion pour rouler sur le sol. A l’appel de son nom il mit Altaïr en marche, se saisit de la lance avant d’aller se placer en fond de lice.
Et puis le noir, comme toujours. Cette semi obscurité à laquelle il ne s’habituerait jamais. Un petit coup de talon lorsque le signal retentit et ils s’élancèrent. Le galop était puissant et le jeune Etampes abaissa sa lance avec la ferme intention de toucher et briser.
Le choc fût violent et il pesta en se sentant tomber, incapable de maintenir son équilibre. Il se releva et regarda sa lance brisée avant de se rendre compte qu’il avait réussi son duel.

Il retira son bacinet et récupéra son étalon non loin de lui, avant d’aller vers le Duc et de le saluer d’un signe de tête.


La chance a été avec moi pour cette fois.
Merci pour cette joute votre Grâce.


Il se dirigea ensuite vers la sortie et confia son étalon à son garde. Il ne rejoindrait pas le campement avant d'avoir assisté à la joute de sa blonde complice et co vassale Célénya.


ursus a écrit:
Citation:
Que s’avancent en Lice, Ursus de Valbois, Duc de Chateaurenard, Seigneur de Quiers sur Bezonde, de Chevilly et du Mée. et Aimelin de Millelieues, Seigneur d'Etampes sur Marne, joutera en l'honneur de sa suzeraine, Sa Seigneurie Dotch de Cassel.



Première lance…
Deux grand jouteurs se mettent en place, un très beau duel pour ce tournoi, un instant de concentration avant de signaler qu’ils sont prêt, les heaumes s’abaissent suivi des drapeau, des chevaux partant avec fougue, les lances pointant leur adversaire et c’est le choc, les deux jouteurs touchent, sous la force de l’impact sont éjecté de leur monture, se relevant tous deux sans blessure, le Seigneur tenant encore le restant de sa lance dans la main, hélas pour le Duc la sienne est intacte.


Aimelin de Millelieues est délcaré vainqueur par une lance à rien


Ursus avait passé le premier tour et il put ainsi montrer les nouvelles couleurs qu’il portait au nom d’Alexandre son suzerain : « De gueules à la bande d'or chargée d'un lys posé à plomb de sable ». Le seigneur du Mée entra fièrement en Lice juché sur son beau palefroi Pégase.


Le calme régnait dans le tribunes et chacun devait attendre le signal. Des regards tournés vers les drapeaux. Le temps suspendu au bout de la Lice.

Ils s’élancèrent l’un vers l’autre et se heurtèrent dans un fracas épouvantable. Le Duc de Chateaurenard aperçut un instant ses pieds tournés vers l’azur et son heaume vers le sol. Ce n’était assurément pas un bon présage d’autant plus que ce court vol se termina lourdement sur le sable.

Citation:

La chance a été avec moi pour cette fois.
Merci pour cette joute votre Grâce.


De rien Messire. Je vous félicite pour votre victoire.


Un peu déçu de finir comme ça, Ursus ne quitta cependant pas les lieux. Sa filleule restait en Lice pour défendre les armes des Cheroy. Alors quand il la vit chevaucher, il ne put s’empêcher de crier.


Allez Florianne ! Allez Florianne !


Alienor Vastel a écrit:
Résignée au fait de passer davantage de temps dans les tribunes que sur la lice, Aliénor s'était installée dans les premiers, le duel d'Aimelin ouvrant les festivités de ces huitièmes de finale. La déception était passée, rassérénée qu'elle avait été une fois de plus par son fiancé, mais elle avait néanmoins décrété que puisque le hasard présidait à pas mal de choses dans les joutes, et en premier lieu à la désignation de ceux qui devaient en passer par les éliminatoires, elle s'en remettrait donc à ce fameux hasard pour sa prochaine participation, la jouant à pile ou face.

Pour l'heure, revêtue d'une robe assortie à la couleur de ses yeux pervenche et sur laquelle des fils d'or brodés formaient des entrelacs, elle avait pris place dans les tribunes après avoir salué d'un signe de la tête les personnes qui s'y trouvaient déjà. Attendant que soit terminée de préparer la lice, l'adolescente replaça derrière son oreille une mèche rebelle de sa chevelure laissée libre dans son dos, puis déploya sur ses genoux un morceau d'étoffe tout juste sorti de son sac. Puisqu'il paraissait que la broderie permettait d'adoucir les humeurs ombrageuses, autant s'y coller. Non sans songer avec un sourire à l'air amusé qu'aurait pu prendre son ancienne gouvernante-maintenant intendante de Lesmont en la voyant s'atteler à ces "travaux de damoiselle" que la jeune blonde évitait autant que possible étant enfant, préférant de loin partir galoper dans les champs de Pomponne ou de Chelles.

Et le minois qui se releva à l'appel des premiers jouteurs, les dents qui vinrent mordiller la lippe, l'aiguille en suspend dans l'air. Toujours un peu inquiète lorsque son cher et tendre paraissait en bout de lice, même si lui, avait cette expérience qui lui manquait à elle.
Le souffle retenu lorsque les chevaux s'élancèrent au signal, une grimace au choc suivi de la chute et un sourire satisfait en constatant qu'Aimelin avait brisé. Au moins, pour ce qui le concernait, les joutes continuaient.

Avant d'émettre un
Aïe ! spontanné en s'apercevant que machinalement, elle avait oublié l'aiguille qu'elle tenait et qu'elle venait de se planter dans le doigt en voulant applaudir le spectacle offert. Et de porter l'index à ses lèvres pour recueillir la goutte de sang qui y pointait.


Guillaume_de_Jeneffe a écrit:
Et cela n’avait pas manqué. Avec la première passe venait la première véritable agitation. Une jeune fille, qui ne lui était guère inconnue puisqu’elle avait déjà eu raison de lui à une occasion, s’était déjà signalée par ses réactions. Si, dans un premier temps, elle avait tenté d’agir comme une damoiselle de bon parage, il ne fut pas long avant que le Flamand ne se rende compte que quelque chose retenait son esprit loin des travaux de coutures. Reportant alors son regard vers les deux combattants, il les identifia aisément grâce aux couleurs et à leurs armures. L’un comme l’autre faisait plus souvent qu’à son tour fouler le sable à sa monture. Le Millelieues contre le Valbois. Pour sûr le spectacle ne serait pas absent. Mais pour qui donc balançait son cœur. Selon toute logique, ce serait pour l’autre Champenois…

Mais déjà le juge-diseur faisait son office et lançait l’une contre l’autre les deux masses de métal. Qui se percutèrent et se firent mutuellement vider les étriers. Aussitôt le chevalier glissa son regard vers la Vastel pour y saisir un sourire bientôt suivi d’une exclamation classiquement considérée comme exprimant la douleur. Aussi se tourna-t-il franchement vers elle pour s’inquiéter courtoisement.


- Damoiselle, allez-vous bien ?


Alienor Vastel a écrit:
[Dans les tribunes]

L'on dit que le ridicule ne tue pas, et c'était chose heureuse pour la blondinette qui, dans le cas contraire, mangerait les pissenlits par la racine depuis belle lurette. Heureusement, tous les regards étant portés vers la lice, nul n'avait été témoin de sa maladr...

- Damoiselle, allez-vous bien ?

Et merd* !!! Elle n'avait pourtant pas crié en se piquant mais ça avait suffit, pour la discrétion on repassera, du Aliénor tout craché. Pervenches qui se portent vers celui qui venait de s'adresser ainsi à elle, un léger froncement de sourcils en reconnaissant les traits mais si elle avait la mémoire des visages, celle des noms lui faisait défaut justement à l'instant présent, bien sa veine.

Son index toujours glissé entre ses lèvres, elle l’en ôta mine de rien et saisit le premier bout d'étoffe à portée afin de l'en envelopper, pour s'apercevoir qu'elle venait de transformer son ouvrage en pansement rudimentaire. Un soupir, décidément elle les accumulait, soupir qui se transforma néanmoins en sourire contrit. Et puis, elle avait été appelée "damoiselle", ce qui la changeait du "dame" que certains se plaisaient à lui donner et qui l'horripilait, lui donnant l'impression de faire plus âgé que ses seize années ; sa journée n'était donc pas complètement fichue.


Une égratignure... ouf, le nom de son interlocuteur lui revenait, de même que les circonstances dans lesquelles elle l'avait croisé ...Chevalier Ajoutant tout en arborant une moue déconfite On n'imagine pas à quel point les joutes peuvent être à risque, pour les spectateurs également. Il faut croire que j'ai aussi peu de talent à manier l'aiguille que la lance.

Quelque peu effrontée comme réflexion si l'on songeait qu'elle s'adressait au seul qu'elle ait réussi à mettre à terre au cours de ses participations à des joutes, à l'exception de son tout premier duel en Béarn, mais là c'était la chance du débutant, ça ne comptait pas. Ceci dit au point où elle en était, une gaffe de plus ou de moins...

Un regard rapide vers le bord de lice, le temps de voir qu'Aimelin s'y attardait, sans doute pour attendre le passage de Célénya, avant de revenir vers le Chevalier.


Je ne crois pas avoir eu l'occasion de me présenter en bonne et due forme bien que nous nous soyons déjà rencontrés sans commentaires... , permettez-moi d'y remédier. Aliénor Vastel.

Et de se pencher pour conclure un ton de confidence que vint agrémenter un petit rire. Figurez-vous qu'en vous voyant ici en tenue civile plutôt qu'en armure de joute, j'ai bien failli ne pas vous remettre.
C'est un plaisir de vous revoir dans des circonstances moins... percutantes.


Aliénor ou la diplomatie faite femme.


Guillaume_de_Jeneffe a écrit:
- Le plaisir est, damoiselle, mien de ne plus sentir vos assauts contre mon vieux corps, sourit-il à l'adresse de la jeune fille. Le double sens était patent mais, pour une fois, l'homme n'en était pas responsable. Peut-être était-ce la conséquence de tant et tant d'années de sous-entendus et autres allusions plus ou moins voilées ? « Mais hélas pour moi, d'autres que vous sont en mesure de me jeter à bas. Ce sans quoi je ne serais pas ici... Non que je m'en plaigne mais... », là, il s'enfonçait, et pas qu'un peu. Heureusement, la deuxième passe venait de s'ouvrir et le fracas des armes lui offrit un répit bien venu.

« La comtesse de Chéroy se révèle redoutable, n'est-ce pas ? » Au vrai, cette question, en plus de lui fournir une porte de sortie plus ou moins élégante à son auto-enfoncement, lui permettrait peut-être de mieux connaître la Comtoise à l'égard de laquelle il avait épidermiquement conçu une prévention arbitraire. Que voulez-vous, un assassinat ne s'oublie point si aisément... « Elle m'est parfaitement inconnue mais il semblerait qu'elle fasse une adversaire redoutable une fois la lance en main. Il serait d'ailleurs heureux de la voir triompher sur les terres de son lignage, le symbole serait puissant... »

Le Flamand était homme de symbole et au vu de l'agrandissement récent de sa propre famille, il portait sur ces questions de parentèle une attention encore renforcée. Et en matière de symbole les deux prochains jouteurs en charriaient leur lot. L'Euphor qui comme le Phénix était rené à la vie publique française des années après son premier mandat de comte du Languedoc devait affronter une de ces nobles tourangeaux si prompts à défendre leur duché et le royaume. Deux puissants représentants de la féodalité dans ce qu'elle pouvait avoir de plus loyal à la Couronne. Et deux jouteurs de choix qui, sans doute, offriraient un spectacle aussi beau à voir que radical à vivre. Pour avoir récemment fait vider les étriers au maintenant comte du Tournel, le maintenant duc de Saint-Ouen savait combien la tâche de la dame des Roches-Saint-Quentin allait s'avérer ardue.

Que le Dieu des joutes tire les dés !


Alienor Vastel a écrit:
Haussement de sourcils amusé à la réponse à double sens qui lui fût faite, mais il n'y avait rien d'autre à y comprendre qu'au premier degré et c'est en toute innocence qu'elle rétorqua

Votre vieux corps est à même, je le gage, de sentir encore quelques assauts, et avec davantage de succès. Le privilège de l'expérience. Nul doute que la prochaine fois, c'est vous qui me mettrez sur le dos.

Rhaaa, elle avait vraiment dit ça ?! Mordillement de la lèvre, ses paroles avaient été plus rapides que sa pensée, espérant que l'homme n'y entendrait pas une quelconque allusion. Et un regard dubitatif, la suite était-elle une manière, courtoise certes mais quand même, de lui signifier un déplaisir à la conversation et la fin de l'intermède causerie ? De fait, Aliénor garda le silence et tout en rangeant dans son sac son nécessaire de broderie dont elle n'aurait plus l'utilité maintenant, porta son attention vers la lice où les cavaliers venaient de s'élancer au signal.
Les yeux rivés sur le duel dont le vainqueur affronterait Aimelin lors du tour suivant, elle opina néanmoins du chef lorsque le Chevalier reprit la parole.

Redoutable, elle l'est ! Et de se tourner à nouveau vers le Flamand. J'ai eu la malchance de la rencontrer lors des éliminatoires du Lavardin, elle a eu raison de moi, une touche précise et adroite, je n'ai rien pu faire ajoutant en maugréant bon d'accord, en même temps je ne suis pas une référence.
Surement une jouteuse avec laquelle il faudra compter dans l'avenir, la relève semble assurée.

Une grimace au souvenir de l'affrontement qu'elle venait d'évoquer et à la suite duquel elle avait décrété arrêter les joutes. Que ne s'était-elle pas tenue à sa décision, plutôt que de se laisser convaincre de persévérer, au moins elle n'aurait pas le regret d'avoir échoué une fois de plus.

Je dois vous avouer en toute honnêteté que je goûterais assez qu'elle échoue au tour suivant, puisqu'elle y rencontrera une personne qui m'est proche. Ceci dit, nul doute que l'idée de peut-être triompher sur les terres familiales ne peut être qu'une motivation supplémentaire, et que le symbole en serait appréciable.

Et en parlant de symbole... La dextre vint machinalement se porter vers le médaillon posé dans le creux de son décolleté, ce bijou hérité de sa mère, cadeau de Pisan à sa fidèle vassale ; et les doigts d'en caresser doucement la gravure, la rose et le chardon entrelacés. L'emblème de Chelles, le symbole de ce qui avait été et qui avait fait d'elle ce qu'elle était aujourd'hui, pesant sur ses choix, ses décisions, sa détermination à profiter de la vie avant que celle-ci ne la rattrape.

La lice était maintenant prête à accueillir la passe suivante, et Aliénor reposa sa main sur ses genoux aux côtés de sa jumelle, penchant légèrement son corps vers l'avant, attentive. Elle ne connaissait pas les jouteurs, elle était bien trop jeune pour savoir leurs faits et gestes. A y bien songer, elle n'avait du royaume que la mémoire de ce qu'avaient vécu ses parents, de par le journal que sa mère avait tenu et que la blondinette avait retrouvé dans ses affaires.
Tout juste se souvenait-elle que le Pair était celui qui les avait accueilli pour les joutes en ses terres languedociennes à la fin de l'été. Quant à la Dame, il lui semblait bien qu'elle était la vassale d'Ellesya. Une pensée pour cette dernière, un regret de n'avoir eu l'occasion de la saluer au Tournel, et le silence qui s'installe tandis que la jeune Dame de Lesmont se concentre sur l'affrontement.

Avant de le briser après que l'arbitre ait désigné le vainqueur de la passe.


Un vieux routier des joutes comme vous... enfin vieux, je veux pas parler de votre âge, hein quoique... un regard un peu plus appuyé, le temps de se demander quel âge il pouvait bien avoir justement ; surement plus que son père à sa mort il y a quelques années, peut-être celui d'être son grand-père. Ceci dit, là n'était pas le sujet, et elle reprit Bref, vous devez avoir de nombreuses joutes à votre actif, aussi peut-être pourriez-vous donner quelques conseils à la quasi débutante que je suis. Qu'est-ce qui permet de mettre la chance de son côté ?

Tant qu'à papoter entre deux passages, autant en profiter pour apprendre, encore et toujours.


Guillaume_de_Jeneffe a écrit:
« Rhaaa, elle avait vraiment dit ça ?! » fut également l’interrogation qui se posa à l’esprit, pourtant particulièrement clair, de Guillaume lorsque la Vastel lui proposa de la renverser sur le dos. Il ne poussa toutefois pas plus avant car si elle était loin d’être repoussante, la jeune fille n’en était pas moins… jeune justement, très jeune serait d’ailleurs même un terme plus exact. Il se contenta donc de sourire comme il le faisait lorsqu’il recevait un compliment.

À raison visiblement d’ailleurs, puisqu’elle évoqua ensuite une personne proche. S’il s’agissait d’un ami ou d’un cousin, le mot aurait été lâché, pensait-il. Mais si elle ne parle que de proximité, c’est qu’autre chose devait s’y loger. Quelque chose de plus secret, en théorie, ou de plus difficile à définir. Peut-être les prémices d’une alliance, ou à tout le moins la trace de sentiment… S’il voyait juste, il pouvait qualifier le Millelieues de chanceux. Il classa donc l’information dans le rayon « histoire de cœur » et revint à l’action.

Il conserva donc son sourire pendant qu’elle avouait espérer la défaite de la comtesse de Chéroy, même si cela ne le renseignait guère plus sur l’ascendance de cette dernière. Un sourire qui se mua rapidement en rire franc quand elle évoqua sa vieillesse puis voulut se dédouaner d’une telle « accusation ».


- Mais ne vous excusez point, je suis vieux et en ai pleine conscience. Quoi que contrairement à vous j’aime à croire que cette disgrâce ne touche que mon âge et nullement mes capacités. Car je dois confesser être assez effrayé par la perspective de passer mes dernières années sur une chaise percée installée dans l’un de mes châteaux et ne pouvoir m’en échapper.

Soutenant son regard de ses deux azurs, il poursuivit : « Mais pour répondre à votre question, je dois tout d’abord dire que j’essaye de ne pas compter avec la chance lorsque j’entre en lice. Au vrai, la joute est fort comparable à la forge ou à l’écriture. C’est à force de répéter les mêmes gestes que, parfois sans même s’en rendre compte, on s’améliore. Je ne peux donc que vous encourager à la pratiquer encore et encore, que ce soit lors de festivités de ce genre ou de façon plus privée dirons-nous. De même, il faut que votre armure ne vous soit plus étrangère. Elle ne doit pas devenir une seconde peau, car j’imagine assez mal une peau pesant ses 80 livres, mais bien un outil que vous connaîtrez parfaitement. Quant au reste, ma foi, il existe deux façons de procéder. Soit vous privilégiez l’endurance et espérez tenir plus longtemps en selle que votre adversaire, soit vous misez tout sur la puissance et cherchez avant tout à le jeter à bas de sa monture. Chacune de ces façons de faire comporte ses risques, bien sûr, ceux de ne jamais toucher en restant en selle ou de vider les étriers en brisant votre lance. Plus tard, je suppose que vous parviendrez à marier ces deux façons de faire et que vous serez alors redoutable.

Tiens, mon vainqueur ! » acheva-t-il tandis que le duc de Mortain était appelé pour s’opposer au garde lyonnais. « Regardez cette passe. Les deux jouteurs sont expérimentés et tous deux ont l’envie de vaincre chevillée au corps. Nul doute que le spectacle sera au rendez-vous ».


Alienor Vastel a écrit:
Décidément, elle cumulait dans trop de spontanéité, voilà qu'elle venait de porter fort maladroitement la conversation sur l'âge de son interlocuteur tout en le dévisageant d'une façon que d'aucuns auraient pu trouver discourtoise. Heureusement, le Chevalier ne sembla pas en prendre ombrage, son rire s'élevant et rassurant la blondinette qui avait pu craindre un moment d'avoir dépassé les bornes de la limite, sa jeunesse n'excusant pas tout.

Et de désirer se justifier à son tour.

L'âge n'est pas synonyme de décrépitude dans mon esprit, ou alors je me suis mal exprimée. Complétant, un petit sourire narquois venant s'afficher au coin de ses lèvres D'ailleurs à vous voir, la chaise percée n'est pas à prévoir dans un avenir proche, vous semblez effectivement encore très alerte.

Ceci étant posé, Aliénor porta tout son intérêt aux conseils du Flamand en réponse à sa demande. Parce qu'une leçon théorique sur les joutes, prodiguée par un jouteur émérite, ça n'avait pas de prix -et pour tout le reste, il y avait Master et Card, copyright sa suzeraine bien aimée, quand bien même la jeune fille ignorait qui pouvaient être ces personnes, des angloys à en juger par leur nom. Opinant du chef ça et là pour marquer son attention, sans perdre une miette de ce qui lui était dit.

La pratique... voila ce qu'il lui manquait face à des jouteurs plus aguerris, et cela rejoignait ce qu'Aimelin lui avait affirmé pour la dissuader d'arrêter après sa série de défaites ou presque.
Mais les explications du Chevalier étaient encore plus complètes et techniques, et le regard de la jeune blonde s'éclaira lorsqu'il parla de l'armure. Parce qu'elle n'avait pas encore réussi à se faire à cette boite de ferraille qui enserrait son corps et entravait ses mouvements. Peut-être devrait-elle s'essayer, tout comme son fiancé l'avait fait, à adopter une brigandine, plus légère et dans laquelle elle aurait davantage d'aisance ?

Elle s'interrompit dans sa réflexion, reportant ses pervenches vers la lice lorsque le Flamand attira son attention sur la passe qui allait s'engager et qui mettait en scène le vainqueur de celui-ci. Sourcils froncés, elle devait bien reconnaître ne pas avoir prêté une attention particulière aux différents duels lors des éliminatoires.


Lequel est-ce ?

Et d'ajouter Je crois que chacun de ceux qui se présentent sur le pas d'appel ont l'envie de vaincre, ne pensez-vous pas ? Quand bien même l'on peut penser n'avoir aucune bonne fortune face à son adversaire, il y a quelque part au fond de soi une petite chose qui fait que l'on a envie de gagner. Pas gagner à tout prix et par tous les moyens, mais avec sportivité et dans le respect de son adversaire. C'est d'ailleurs, pour ce dernier point, une des choses que j'apprécie dans les joutes.

Et d'observer le spectacle auguré, d'un regard qui s'avéra différent après les explications qui lui avaient été données. Endurance, puissance, ou alors un mélange des deux, quelle était la tactique employée par chacun des concurrents ? La force pour le gagnant visiblement, le Seigneur ayant brisé lors que le Duc avait échoué.
Et de grimacer en constatant que ce dernier restait au sol, visiblement blessé. Elle avait beau savoir que c'était l'un des risques de l'exercice, elle avait d'ailleurs eu quelques difficultés à s'asseoir après sa chute en Touraine, elle n'aimait pas cela.

Pendant que les médecins s'affairaient, elle prit à nouveau la parole.


Vous disiez tout à l'heure ne pas compter sur la chance, et pourtant elle joue aussi. Ne serait-ce que parce que l'on ne connait pas forcément son adversaire, et que par conséquent l'on ne peut anticiper ses réactions, ne sachant ni ses forces, ni ses faiblesses. Ou à contrario, parce que, le connaissant par trop bien, l'on pourra être surpris s'il change de stratégie ?

Qui aurait cru qu'une tentative de broderie en tribunes -tentative avortée qui plus est- allait finalement se transformer en une discussion aussi intéressante sur l'art des joutes. Intéressante et instructive pour elle du moins, elle n'aurait su dire si pour lui il s'agissait de simple politesse ou s'il ne lui déplaisait pas de satisfaire sa curiosité.

Un regard vers les jouteurs suivants qui se présentaient en bout de lice à l'appel de leur nom
Oh, c'est au tour de ma vainqueuse... ahem, ça se dit ? du moins, de celle qui m'a fait mordre la poussière. Je dois reconnaître qu'un succès de sa part réconforterait quelque peu mon amour propre.

Encore vexée d'avoir échoué, la petite blonde ? Oui un peu quand même.


hersent a écrit:
Elle s'était remise de sa chute toujours aussi élégante sur le sable de la lice, elle avait rempli une petite fiole de la poignée de sable qu'elle avait ramassée... et une de plus une dans sa collection déjà bien garnie.

Elle avait revêtu sa robe irlandaise qu'elle affectionnait beaucoup et s'était acheminée vers la tribune afin d'assister à la suite du tournoi.

Elle espérait voir gagner dame Boudicca aussi lorsqu'elle avait vu contre qui elle jouterait, ses voeux l'accompagnèrent car elle aurait fort affaire avec son adversaire.
Elle connaissait quelques têtes dont celle du Chevalier de Jeneffe qu'elle n'osa saluer immédiatement car ce dernier était en grande conversation avec Alienor_vastel, champenoise comme elle. Elle s'installa non loin afin de pouvoir les saluer lorsque leur conversation aura pris fin.

Ses iris noirs se perdirent sur le spectacle des jouteurs, les passes se succédaient et enthousiasmaient la foule.


Aimelin a écrit:
[En bord de Lice]

Et l’ébouriffé pendant ce temps où était il ? hé bien là, en bordure de lice, encore équipé de sa brigandine parce que une joute c’était comme les baisers baisers de sa blonde ça l’attirait et il avait du mal à en décoller.
Et puis il avait regardé avec intérêt le duel de Florianne de Cheroy et avait grimacé ensuite lorsque la jeune femme avait gagné.


Nom d’une none je vais encore l’affronter et ici elle est chez elle.

A coup sûr elle voudrait sa revanche sur ces terres et devant son public et le jeune gars aurait intérêt à assurer et à défendre chèrement sa place sur la selle d’Atlaïr.
Il jeta un regard vers les tribunes cherchant sa douce et l’aperçut en grande discussion avec le Chevalier et il sourit. Elle ne perdait pas une occasion pour discuter, ce qui l’amusait, lui étant plutôt réservé et parlant peu autour de lui, sauf lorsque c’était nécessaire.

L’appel de la joute de Cécé le fit à nouveau fixer son attention et il fronça les sourcils au choc des deux jouteurs. Décidément sa complice avait une sacré poigne et elle était une tres bonne jouteuse et il afficha un sourire lorsqu’il la vit tenir en selle alors que son adversaire chutait.


Bien joué Cécé !

Il savait qu'il leur faudrait gagner leurs deux prochains duels s’ils voulaient s’affronter, ce qui n’était pas si facile que cela, deux duels c’était beaucoup.

Guillaume_de_Jeneffe a écrit:
À la chute d’Alcalnn et au spectacle des chirurgiens se pressant vers lui, Guillaume dut se retenir pour ne pas bondir à son tour sur la lice. C’est que le Chat était un redoutable jouteur et homme de guerre et que s’il montrait sa douleur, c’est qu’elle ne devait pas être médiocre. Mais ce genre de réaction appartenait plus aux mondes de l’entraînement et de la guerre qu’à celui des joutes, tant du moins que l’on n’était pas l’auteur du ravageur coup de fautre. Il suivit donc, non sans qu’une ride d’inquiétude ne lui barre le front, le spectacle du Normand que l’on évacuait du sable pour laisser place à la rencontre de l’ancienne comtesse du Maine et du champion d’Ambroise, rencontré quelques semaines plus tôt à Paris.

- Il s’agissait du vaincu, répondit-il sobrement avant de laisser poursuivre son interlocutrice.

Qui n’avait pas que de l’air entre les oreilles, à l’entendre réagir et argumenter. C’était d’ailleurs tant mieux, et guère étonnant s’eut-il dit s’il avait fait le lien entre l’ancien connétable de France, sa charmante épouse et la blondinette. Laissant, pour l’instant, de côté la question de l’amour-propre, il reprit sur la chance, dont l’importance était défendue avec acharnement. Ce qui rendait l’échange plus intéressant que si elle s’était contenté d’acquiescer bêtement à ses paroles.


« La surprise vient de l’ignorance, et non de la chance. Si vous vous attendez à ce qu’un tel joute d’une telle manière encore et encore, c’est que vous lui déniez le droit à la réflexion. C’est alors non le hasard mais votre propre inconséquence qui vous vaincra. Quant à rencontrer un inconnu, ma foi, si la victoire tient à la chance, alors il en serait de même pour toutes les guerres, puisque nous affrontons souvent des personnes que nous ne côtoyons que peu. Même si ces derniers temps les adversaires ont tendance à demeurer les mêmes ».

Disant cela, il put admirer deux très belles passes où chacun brisa une lance et où triompha le sexe dit faible sur celui dit fort.

« Vous voici donc réconfortée, je suppose. À voir maintenant qui sera son prochain adversaire ».

Qui risquait bien, à son jugement, d’être la dame de Lasson…

Il salua alors la "damoiselle" Hersent - à qui il devrait trouver le moyen d'adresser la parole sans trop tarder se rappela-t-il - puis redirigea son regard vers
Auvergne curieux de découvrir la façon dont il résisterait.


Alienor Vastel a écrit:
Et c'est avec un contentement non dissimulé qu'elle assista à la victoire de celle qui l'avait éliminée, avant de se rendre compte combien sa précédente réflexion relative à son amour-propre consolé si son vainqueur passait ce tour avait pu être maladroite puisqu'il n'en avait pas été de même pour le Chevalier.

Un regard d'excuse, et la tête légèrement penchée sur le côté en signe de réflexion, elle revint sur ce qui avait été dit précédemment.


Autrement dit, ce que j'appelle chance, n'est selon vous qu'une bonne appréciation des capacités de l'adversaire en somme ?

Ah bah mince alors, elle y tenait pourtant, à cette notion de chance, ou de hasard, ou quel que soit le nom que l'on lui donne. Non qu'elle veuille à toute force avoir le dernier mot, mais quand elle avait une idée en tête, il était difficile de lui en ôter. Le seigneur d'Etampes avait d'ailleurs fait les frais de cet aspect de son caractère plus souvent qu'à son tour.
Et puis quelque part, elle préférait se dire qu'elle n'avait pas de chance aux joutes, plutôt que de reconnaître qu'elle n'y excellait pas loin de là. Quoiqu'après ce qui avait déjà été dit, elle pouvait plutôt mettre ce fait sur son manque de pratique.

Elle rebondit d'ailleurs sur cette dernière pensée
Et c'est donc par la pratique et l'exercice que l'on apprend progressivement à évaluer plus justement ces capacités, à prendre en compte tous les paramètres, du moins le plus grand nombre possible, de manière à pouvoir réagir le plus intelligemment possible.

Pas une question, juste une réflexion qu'elle se faisait.
Suivant le regard du Flamand, elle adressa à son tour un signe de la tête en guise de salut à la Capitaine Royale champenoise en même temps que passait brièvement devant ses yeux l'éclair de la lame qui l'avait fait voir la faucheuse de près lorsqu'Aimelin, Neti, Octavian et elle avait été attaqués par une armée de leur duché alors qu'ils se rendaient de Sainte-Ménéhould à Compiègne. Même si elle avait accepté les excuses que la jeune femme lui avait portées, même si des blessures physiques il ne restait que la cicatrice qui courait le long de son flanc, il n'en demeurait pas moins que beaucoup de choses s'étaient brisées cette nuit là, et pas seulement les os de ses côtes.

Aliénor secoua la tête pour effacer cette image qui la poursuivait encore dans ses cauchemars et porta son attention vers la lice.


Son prochain adversaire ? Je gage pour la Dame de Lasson ! Moins par objectivité que par amitié, il est vrai, quoique l'on ne peut nier qu'elle ait un certain talent pour faire chuter ses adversaires.

Et de suivre avec intérêt l'élan des chevaux, le placement de la lance, l'assise en selle. Le souffle qui s'arrête un instant lors du choc, tombera, tombera pas ?
La blonde Célénya ne tomba pas et Aliénor applaudit des deux mains à l'annonce du résultat, heureuse et de la victoire de la jeune femme, et de la justesse de son pronostic.
Elle avait en revanche oublié le morceau d'étoffe qui emmaillotait son doigt et qui dans le mouvement, se défit pour tomber à terre. Une inclinaison du buste accompagné d'un
oops désolée pour le ramasser et le faire rejoindre son attirail dans le sac à ses côtés avant de replacer au creux de son décolleté le médaillon qui s'en était échappé quand elle s'était penchée. Puis de tourner le visage vers le bord de lice à entendre une voix familière, désignant son propriétaire, un sourire amusé au coin des lèvres

J'avais raison, et il semble que je ne sois pas la seule que la réussite de la Dame de Lasson satisfasse !

Et de revenir sur le sujet de la discussion alors que les jouteurs quittaient la lice pour laisser place au duel suivante. Parce que quand elle avait une idée en tête, elle ne l'avait pas ailleurs -on l'a déjà dit, ça, non ?

Donc pour bien faire, il faut tout prévoir, même ce qui pourrait relever de l'aléatoire, la monture qui fait un écart, le soleil qui apparaît derrière les nuages et vient nous éblouir...
Comme à la guerre en fait, puisque vous l'évoquiez. On essaie de connaître les forces en présence, de savoir si l'on peut attaquer ou s'il faut attendre des renforts, de tenir compte des caractéristiques du terrain, des forces et faiblesses des murailles. Il n'empêche qu'il peut toujours y avoir un grain de sable, des espions qui se sont fourvoyés dans leur rapport, un traître...


Et pour ce dernier point, elle était bien placée pour en avoir l'exemple, ne pouvant oublier les deux armées champenoises qui avaient été envoyées se fracasser devant les remparts de Péronne où les attendaient les artésiens deux fois plus nombreux qu'eux en nombre et protégés par les murs de la ville, sur la base de fausses informations données par un traître artésien dans les rangs champenois.

Et d'enchérir, pensive.


Ce doit être une lourde responsabilité, lorsque l'on est Capitaine Royal, Grand Maître d'un Ordre ou Connétable de France, d'envisager même l'inenvisageable. Parce que ce n'est pas uniquement sa seule vie que l'on met en jeu, mais aussi celle des hommes et femmes que l'on mène au combat, et que nul n'est infaillible.

A savoir maintenant lequel des deux jouteurs suivants failliraient, du Normand qui avait eu raison d'elle à Maligny après un combat à l'épée qui l'avait laissée exténuée et meurtrie, ou du Vicomte de Lyons-la-Forêt.


Guillaume_de_Jeneffe a écrit:
- Mais la joute n’est point si éloignée de la guerre que certains le pensent. Certes les armures sont différentes, nous sommes bien plus protégés ici que sur le champ de bataille, certes l’affrontement se résume à une poignée de charges, voire à quelques coups d’épée si l’on en doit passer par là et certes il n’y a pas de stratégie mais uniquement une tactique, et encore de bien peu d’envergure. Toutefois, je ne connais pas de meilleure école ou d’emplacement plus sûr pour se former au métier des armes. En plus du fait d’y faire d’agréables rencontres, bien sûr, acheva-t-il d’un galant sourire.

« À ce titre, la victoire de la dame de Lasson n’est qu’une demi-surprise. Certes elle joute fréquemment mais au surplus elle est de nombre de guerres, en France ou ailleurs. Je pense donc bien de là que lui viennent, également, les qualités dont elle fait un nouvelle fois la démonstration ».

Toutefois, poursuivre sur le sujet martial aurait certes pu être une façon d’agréablement poursuivre ce tête-à-tête, mais la légère distraction de la jeune fille ne lui ayant pas échappé il glissa sans transition à un tout autre sujet.

« Damoiselle, je m’en veux presque de ce que je m’apprête à vous dire ». Et son rictus illustrait manifestement ses paroles. « Aussi vous prié-je de ne pas hésiter à briser là si mes paroles vous paraissent inconvenantes. Mais il m’a semblé apercevoir un médaillon à votre cou. Non que j’aie mes yeux fixés à un endroit où ils n’ont pas à se poser mais bien qu’il m’est apparu lorsque vous avez ramassé votre mouchoir. Il me semble y retrouver des couleurs que j’ai connues, fut un temps ».

Car allez dire à une jeunesse que vous avez vu quelque chose s’échapper de son décolleté, vous, et vous verrez si ce n’est pas une parole particulièrement risquée. D’autant que la case « fille aux mœurs légères » n’était visiblement pas celle où s’inscrivait la Vastel. Et que si certaines auraient pu prendre cela pour une invitation à un tout autre style de joute, dans ce cas-ci, le Flamand redoutait une sanction bien plus douloureuse, dans le genre de la baffe qui serait venu cueillir son menton à la très fine barbe blanche… Aussi ne prêta-t-il aucune attention à ce qui se déroulait sur la lice, cette fois.


valeria053 a écrit:
Val avait mis du temps, à venir, la colère la rongeait, le heraut avait refusé son inscription, elle une vassale Cheroy, deux de ses suzerain étaient des cheroy, mais si maintenant il n'y avait plus que Flory depuis la mort de Clovis.
Et même si lexétait maintenant son Suzerain, qu'elle reconnaissait.
Au fond d'elle jamais elle n'oublierait que Fur lui avait offert cette terre en premier lieu.
elle avait traversé et vécu tant de chose avec les Cheroy.
Ils étaient une part de sa famille.
Elle arriva donc et chercha sans plus attendre le visage de sa filleule, petite nièce et suzeraine et oui tout çà en même temps.
Elle regarda l'affichage et vu qu'elle jouterai dans ce tours, elle allait donc la voir à l'œuvre, elle connaissait la fougue de Flo et s'en réjouit d'avance du combat qui allait suivre.

Elle se fraya un chemin et aperçut Flo, elle s'approcha et la salua.


Bonjour ma charmante filleule et Suzeraine.
Comment te portes tu ?
Alors un adversaire a déjà essuyé tes foudres sur la lice ?


Val sourit, elle avait aussi vu que son ex Belle sœur était là, faudrait qu'elle aille la voir, un peu plus loin, elle reconnu un visage qu'elle croisait régulièrement au CDR.
Elle s'approchât pour le saluer à son tour, même si il se parlait peu hormis pour le travail au cdr, la correction était de saluer les personnes présentes.


Messire Guillaume ravie de vous croiser dans un lieu autre que le Conseil du Domaine royale.

Quel meilleur moyen de jouter pour évacuer les tracas.
Un sourire et un salut à la jeune femme qui conversait un ces côtés


Damoiselle ravie de vous rencontrer je suis Valéria Declervaux gambiani de Valrose.
Je suis désolée de vous couper en pleine conversation tous les deux, je suis impolie mais je vous ai entendu parler de ma petite nièce, et je vous confirme elle est redoutable sur la lice.
Mais je peux vous la présenter si vous vouliez en parler avec elle ?



Alienor Vastel a écrit:
Non, il n'y aurait pas de baffe venant cueillir le menton à la très fine barbe blanche, même si les primes paroles du Chevalier lui firent hausser les sourcils de perplexité.
Il n'y en aurait pas, tout d'abord parce qu'elle n'était pas du genre à s'offusquer des regards sur sa personne et que les fois où ceux-ci s'avéraient trop appuyés, il lui suffisait de remettre l'importun à sa place par une réflexion bien sentie pour couper court.
Ensuite parce que, même si l'envie lui en avait pris, elle se serait retenu, c'était quand même le Grand Écuyer, la notion de respect était bien trop ancrée en elle de par son éducation.
Enfin, parce qu'elle n'avait retenu des propos qui venaient de lui être adressés, que l'intérêt du Flamand pour les deux fleurs entrelacées.

Étonnée, donc, que l'échange, après avoir porté sur le sujet qui les réunissait là, dans ces tribunes à observer les passages des jouteurs, glissât sur un terrain plus... personnel. Quoiqu'à y bien songer, ce n'était pas la première fois que son pendentif faisait remonter à l'esprit de certains qui le voyaient, des réminiscences d'un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaître et dont elle n'avait la mémoire que par les discussions auxquelles elle avait pu assister, enfant, entre la Dame Rose et sa mère, ou encore les écrit de cette dernière archivés dans la bibliothèque de Lesmont à côté des documents familiaux. Le tout premier à reconnaître le symbole de Chelles avait d'ailleurs été le jeune seigneur qui partageait sa vie, prétexte alors à engager une conversation lors des joutes des Grandes Ecuries plus d'un an auparavant, conversation au terme de laquelle ils ne s'étaient plus quittés.

Elle secoua la tête en signe de dénégation, ne pouvant néanmoins s'empêcher d'apporter un brin de taquinerie à sa réponse.


Il n'y a rien d'inconvenant, Chevalier, à avoir le regard attiré par ce que les femmes veulent bien dévoiler de leurs ornements !

Et puis la hauteur de son tassel était suffisamment sage pour qu'il n'y ait rien à voir d'autre à sa gorge que le médaillon dont la gravure semblait avoir intrigué son interlocuteur. Normalement. Petit regard furtif pour vérifier le fait avant de reprendre

Même si dans le cas présent, la chose en est fortuite.
Pour ce qui sont de la rose et du chardon que vous avez pu noter sur mon médaillon, sans doute vous ont-ils remémoré ceux représentés sur le fermail que Pisan se plaisait à porter en une époque que nombre de personnes ont oubliée.
Et vous seriez dans le vrai, puisque ce bijou me vient d'elle par ma mère, qui était sa vassale et dame de compagnie, et qui me l'a confié...
quelques instants avant de partir de rejoindre cette armée au sein de laquelle elle avait trouvé la mort. Mais ces derniers mots restèrent à l'état de pensée seulement, il n'y avait pas lieu de faire resurgir les blessures de son passé.

Je dois vous confesser quelque chose, n'y voyez pas malice de ma part à vouloir taire mes origines mais c'est un fait que je n'affiche pas de prime abord ma parentèle ni les proches auprès de qui j'ai grandi. Le passé est le passé, et même s'il m'influence assurément, je préfère pour ma part me consacrer au présent.
Vous ne m'étiez pas un inconnu déjà bien avant que je ne vous croise en joutes, de nom tout du moins. Au cours des années que j'ai passées auprès de la Vicomtesse de Chelles et de ma mère, il est arrivé que vous soyez cité lors de leurs discussions au coin du feu. Sans compter que mon défunt père fut écuyer de la Licorne alors que vous en étiez le Grand Maître, intronisé par vos soins, et qu'il nous avait fait récit de la cérémonie l'une des rares fois où je l'ai vu.


Un instant d'hésitation, avaient-ils eu l'occasion de travailler ensemble lorsque son père avait accédé à la charge de Connétable de France ? Ses souvenirs de cette période étaient flous, l'éloignement entre ses parents acté et la présence paternelle réduite à peau de chagrin, accaparé qu'il était par sa charge.
Laissant cela de côté, elle enchaîna sur le ton de la confidence
il se faisait appeler d'un nom angloys, j'ignore bien pourquoi, je préfère ô combien le patronyme qu'il m'a transm...

Elle ne put aller plus avant dans sa phrase, interrompue par une jeune femme venue saluer son interlocuteur. Un bref regard intrigué, ainsi donc elle avait face à elle l'épouse de Kelso, un salut en retour, accompagné d'un aimable Aliénor Vastel, enchantée de même, et de garder le silence, reportant son attention sur la lice et laissant au Chevalier le soin de répondre à l'invitation qui venait de lui être adressée.



Guillaume_de_Jeneffe a écrit:
Si la jeune fille savait user du verbe, elle savait également quand se choquer et quand considérer les choses pour ce qu’elles étaient, la normalité. D’ailleurs, même si le Flamand n’avait pas fixé la jeune poitrine durant cette discussion, il se réconfortait de savoir que ce n’était pas à une de ces – vraies ou fausses la question restait souvent posée sans trouver de réponse – saintes nitouches qui se choquaient pour un rien. Il acquiesça donc en silence aux paroles qui lui étaient adressées et qui le disculpaient de toute pensée libidineuse.

Quittant rapidement ces considérations terre-à-terre, la Champenoise en vint ensuite à évoquer ce fameux médaillon. Et ce qu’elle dit renvoya le chevalier des années plus tôt, à une époque où il se faisait encore une fierté de sa longue crinière brune. À une époque où, effectivement, il avait fréquenté la vicomtesse Pisan et le connétable Bigbosspower et eu le plaisir d’apercevoir Magdeleine à son mariage. Une époque bien lointaine qui lui rappelait une fois de plus – comme si c’était vraiment utile – qu’il devenait de plus en plus le doyen de la France. Il l’écoutait parler en hochant la tête à plusieurs reprises, comme pour témoigner qu’effectivement ce qui lui était dit était bien vrai. On pourrait d’ailleurs se poser la question de savoir comment il aurait pu en aller autrement puisque la Vastel était certainement la mieux placée pour évoquer ces choses, mais la nature humaine est ainsi faite, dirons-nous pour clore le débat.

Toutefois, il ne put immédiatement répondre car une nouvelle venue avait rejoint la conversation. Il faudrait donc reprendre cela plus tard.


- Duchesse, la joie est mienne de vous rencontrer icelieu. Même si je dois avouer que j’eus préféré vous voir plus tard… ce qui aurait voulu dire que j’aurais été plus heureux à la lance », dit-il dans un franc sourire qui précéda une courtoise inclinaison du buste. « Et ne vous excusez point, nous ne sommes guère en conseil de guerre ou au conseil des feudataires. Ce qui se dit ici peut être interrompu, d’autant que cela me permettra d’encore discuter avec damoiselle Alienor. Et cela, je défie quiconque de le trouver désagréable ».

D’humeur badine, le chevalier laissa un temps s’écouler, afin d’adresser un sourire à la jeune fille. Puis il reprit : « Ce serait un plaisir de la rencontrer ». « Ce qui me permettrait de savoir si je dois la haïr ou la bien considérer » songea-t-il sur sa lancée.


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MessagePosté le: Lun 29 Oct - 15:10 (2012)    Sujet du message: 1460-10-14 ~ Maisons des Chéroy - Lice Répondre en citant

vonlichtenchein a écrit:
Il finit d'écrire les annonces pour les duels des quarts de ce tournoi et se mit en place pour prendre la parole.

Oyez Oyez!!
Gentes Dames et Nobles seigneurs,
Voici ceux qui entreront en lice pour les quarts de ce tournoi.


Citation:
Aimelin de Millelieues, Seigneur d'Etampes sur Marne, joutera en l'honneur de sa suzeraine, Sa Seigneurie Dotch de Cassel affrontera Floriane de Cheroy, Comtesse de Moissey, Vicomtesse de Chaumergy

[

Citation:
Boudicca d'Akan, Dame des Roches Saint Quentin affrontera Romuald MacCornell, Seigneur de Cornillon-en-Trièves


Citation:
Athena de Lavallière, Vicomtesse de Montdoubleau, Baronne de Mayet, Dame d'Enguinegatte affrontera Célénya Océalys dicte Ptitmec13, Dame de Lasson, Poursuivante d'Armes de Minerve


Citation:
Fred de Castelviray, Vicomte de Rémalard et de Chateauneuf-en-Thymerais, Baron D'Authon du Perche affrontera Niall de Rivien, Duc de Bourgogne





Floriane a écrit:
Citation:
Que s’avancent en Lice, Aimelin de Millelieues, Seigneur d'Etampes sur Marne, joutera en l'honneur de sa suzeraine, Sa Seigneurie Dotch de Cassel et Floriane de Cheroy, Comtesse de Moissey, Vicomtesse de Chaumergy



Première passe…
Les jouteurs se mettent en place, s’équipent, ils sont prêt, le signal est donné, les chevaux partent au galop, les lances se croisent sans plus.

Deuxième passe…
Un demi-tour en bout de Lice, un instant de concentration et les voilà repartit pour un nouveau duel, cette fois-ci, le Seigneur touche, brise sa lace et déstabilise son adversaire qui chute un peu plus loin, la Comtesse se relève en se tenant le coude gauche, apparement une blessure légère suite à la réception.


Aimelin de Millelieues est déclaré vainqueur par chute de son adversaire



Elle avait laissé heloise dans les tribunes pour à nouveau revêtir son armure, comme elle, son étalon devenait de plus en plus nerveux, elle baissa la visière de son heaume sachant son adversaire aguerri aux joutes, cette fois ci ou ça passera ou elle mordra à nouveau la poussière, le premier tour fut un simple essai, peut être un rapport de force mais qui la déstabilisa intérieurement. Le second tour, elle eût une pensée pour feue sa mère la comtesse Diane qui était de son temps une très bonne jouteuse avant de se retrouver sur le sol. Décidément à chaque rencontre avec cet homme, elle perdait, tout en se relevant elle se promit qu'un jour elle lui rendra la monnaie de son éçu ou alors elle ne devrait s'adonner qu'aux joies de la borderie, passe temps qui ne lui risquait pas de blessure quoique............

Elle retira son heaume, d'un signe de tête elle salua son adversaire avant de rejoindre sa tente et de se débarrasser de la ferraille. La suite elle le suivra de la tribune.



Aimelin a écrit:
Citation:
Que s’avancent en Lice, Aimelin de Millelieues, Seigneur d'Etampes sur Marne, joutera en l'honneur de sa suzeraine, Sa Seigneurie Dotch de Cassel et Floriane de Cheroy, Comtesse de Moissey, Vicomtesse de Chaumergy



Première passe…
Les jouteurs se mettent en place, s’équipent, ils sont prêt, le signal est donné, les chevaux partent au galop, les lances se croisent sans plus.

Deuxième passe…
Un demi-tour en bout de Lice, un instant de concentration et les voilà repartit pour un nouveau duel, cette fois-ci, le Seigneur touche, brise sa lace et déstabilise son adversaire qui chute un peu plus loin, la Comtesse se relève en se tenant le coude gauche, apparement une blessure légère suite à la réception.


Aimelin de Millelieues est déclaré vainqueur par chute de son adversaire


Il affrontait donc la Comtesse de Moissey à nouveau et ce n’est qu’une fois en place en bout de lice qu’il laissa de côté ses états d’âme. Après tout ça n’était qu’un jeu, étrange certes mais ça n’en restait pas moins qu’un amusement.
Sa visière rabaissée il montra qu’il était prêt et talonna Altaïr pour l’élancer, abaissa sa lance mais ne rencontra que le vide.
Une seconde d’arrêt avant de relanceer l’étalon dans un galop plus soutenu. Cette fois ci sa lance se brisa et ce n’est qu’en se retournant arrivé en bout de lice qu’il vit la jeune femme au sol.

Il grimaça sous son bacinet et se dirigea vers elle. Pour sûr qu’elle ne devait pas le porter en son cœur mais il saluait toujours ses adversaires de lice, qu’il perde ou qu’il gagne.


Votre Grandeur j’espère ne pas vous avoir trop blessée
Je vous remercie pour cette joute.


Après un petit regard vers les tribunes, il regagna le bord de lice pour assister au passage de Ptit qu’il voulait encourager.


Citation:
Que s’avancent en Lice, Athena de Lavallière, Vicomtesse de Montdoubleau, Baronne de Mayet, Dame d'Enguinegatte et Célénya Océalys dicte Ptitmec13, Dame de Lasson, Poursuivante d'Armes de Minerve



Première lance…
Les deux noble dame se mettent en position, elles se fixent mutuellement avant de rabaisser leur heaume, le signal est donné, les chevaux sont lancé, et c’est un grand bruit qui résonne dans l’arène, annonçant une double touche, sans aucune lance brisé suivis d’une chute des deux jouteurs, qui se relèvent sans blessure.

Il regarda tout le monde et se redressa.


Les deux jouteurs étant au sol sans pouvoir être départagé par un nombre de lance, doivent continuer le duel à l’épée, sauf si l’un d’eux déclare forfait.

Il regarda les deux dames, comme à l’accoutumer pour voir si l’une d’elle souhaitait abandonner, connaissant d’avance la réponse.

Je vous rappelle les règles :
Le combat s'arrête lorsqu'un des adversaires a été touché 4 fois ou sur forfait.
Après une touche, vous reprenez place et attendez le signal.
Noble Dame, veuillez sortir vos épées de leur fourreau.


Première passe…
Les deux dame s’étude, s’analyse en effectuant des grand cercle, quelques petite feinte pour voir les réactions, et c’est partit attaque de la Vicomtesse, qui grâce à des feintes arrive à toucher la Poursuivante sur le coté gauche du torse, pas de dommage.
Deuxième passe…
Elles se remettent en place, reprennent un temps d’analyse, pour remettre les compteurs à zéro c’est la Poursuivante qui mène cet assaut, démontrant son savoir elle assigne un coup à la poitrine qui donna quelque instant à la Vicomtesse à récupérer, sans gravité, l’armure a fait son travail.
Troisième passe…
Près avoir repris ses esprits, la Vicomtesse ne tarde pas à répondre de cette attaque, enchainant des feintes, elle parvient à touche la Poursuivante au ventre, surement une éraflure rien de bien méchant.
Quatrième passe…
Nous sommes à 2 touche contre 1 pour la Vicomtesse, elle souhaite creuser l’écart et effectue quelques geste habillement pour finir par toucher la Poursuivante juste au niveau de la gorge, se tenant celle-ci, la Poursuivante abandonne, les soigneur sont appelés, la blessure n’est pas grave mais pas bénigne non plus.


Athena de Lavallière est déclarée vainqueur part 3 touche à 1.
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MessagePosté le: Lun 29 Oct - 15:19 (2012)    Sujet du message: 1460-10-14 ~ Maisons des Chéroy - Lice Répondre en citant

vonlichtenchein a écrit:
Il finit d'écrire les annonces pour les duels des demi de ce tournoi et se mit en place pour prendre la parole.

Oyez Oyez!!
Gentes Dames et Nobles seigneurs,
Voici ceux qui entreront en lice pour les demi-finales de ce tournoi.


Citation:
Aimelin de Millelieues, Seigneur d'Etampes sur Marne, joutera en l'honneur de sa suzeraine, Sa Seigneurie Dotch de Cassel affrontera Romuald MacCornell, Seigneur de Cornillon-en-Trièves


Citation:
Athena de Lavallière, Vicomtesse de Montdoubleau, Baronne de Mayet, Dame d'Enguinegatte affrontera Niall de Rivien, Duc de Bourgogne


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