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1461-01-29 Joutes d'Amboise - Campements

 
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MessagePosté le: Mer 30 Jan - 18:19 (2013)    Sujet du message: 1461-01-29 Joutes d'Amboise - Campements Répondre en citant

Ellesya a écrit:




(en cours de complétion)


~Arrivées~

[hrp : Celles-ci peuvent se faire directement
dans les sujets "logements" pour un gain de temps
ou, de manière classique, par les Tours cavalières
Les accès peuvent être pris sans devoir les demander en adhérant au groupe Tournoi Janvier 1461.
Je suis à la disposition de tous ceux qui auraient des questions ou difficultés.
Bon jeu. LJDSya]



~Tournoi~

Champ clos et Tribunes
(Duché d'Amboise > Le Chateau > Au delà de la Porte aux Lions)

Infirmerie
(Duché d'Amboise > Le Chateau > Au delà de la Porte aux Lions)


~Logement & couverts~

Réception permanente en l'Aula Magna
(Duché d'Amboise > Le Chateau > Logis des Vertus > Aula Magna)


Campement de la Porte aux lions => Pour tous
(Duché d'Amboise > Le Chateau > Au delà de la Porte aux Lions)

Auberge du Drap d'Or => Pour tous
(Duché d'Amboise > Bourg & Hors Chateau)

Logement au Logis des Vertus => Moyenne et Haute Noblesse
(Duché d'Amboise > Le Chateau > Logis des Vertus)



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MessagePosté le: Mer 30 Jan - 18:19 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Dim 3 Fév - 12:27 (2013)    Sujet du message: Re: 1461-01-29 Joutes d'Amboise Répondre en citant

Alienor Vastel a écrit:
La Touraine... Ils y étaient passé au début de l'été précédent. Tours, pour y accompagner Ellesya, et surtout Vendôme, et ces deux jours d'angoisse avant de retrouver Marine, blessée par une armée royale, abandonnée au bord d'un chemin et recueillie par un aubergiste qui lui avait donné les premiers soins.
La blondinette fronça les sourcils à la pensée de la petite rouquine qui les inquiétait depuis peu, de ses missives sans queue ni tête desquelles ils n'osaient présager le pire, et glissa un regard vers Aimelin qui chevauchait à côté d'elle. Comme pour elle, revenir en terres tourangelles faisait-il remonter ces souvenirs et ces craintes ?

Un mouvement de la tête pour en chasser ces idées sombres, alors que l'humeur était plutôt au beau fixe. Après tout, si la jeune duchesse d'Amboise avait parfois évoqué ses terres lorsqu'ils discutaient, c'était pour eux la première fois qu'ils y mettaient les pieds. Même si en l’occurrence pour l'heure, à défaut de pieds c'était plutôt les sabots des chevaux, les leurs et ceux des gens qui les accompagnaient. Et les roues des chariots qui les suivaient et transportaient le matériel, parcourant les route du Royaume au gré des joutes qu’enchaînaient les deux jeunes gens.

A la traversée du bourg, Aliénor ne put s'empêcher de lever la tête pour admirer la construction qui le surplombait, majestueuse et imposante, avant de poser le regard, une fois arrivés devant la Tour qui donnait accès au château, sur le garde présent à l'entrée.


Bonjour à vous, Aliénor Vastel, Dame de Lesmont, et Aimelin de Millelieues, Seigneur d'Etampes-sur-Marne. La Dame de Lasson, Célénya Océalys, ne devrait pas tarder à nous rejoindre.
Nous venons pour les joutes, pouvez-vous nous indiquer où nous pouvons nous installer ?


En même temps, la raison de leur présence n'était pas difficile à deviner, vu l'accumulation de matériel entreposé dans les chariots qui composaient leur convoi.


Aimelin a écrit:
[Arrivée]


Tandis qu'ils approchaient des tours cavalières le jeune homme avait laissé son regard parcourir l'impressionnant mastodonte de pierres qui semblait monter jusqu'au ciel. Diantre, c'était immense ici et il avait grimacé légèrement, bien plus habitué à l'espace.

c'est immense, il va nous falloir des jours pour trouver la sortie

Il avait regardé sa blondinette en retenant un rire afin de chasser toutes les pensées qui s'étaient invitées durant le voyage et notamment la dernière missive de Suzanne reçue la veille, qu'il avait lu sans avoir le courage d'encore en parler à la jeune Vastel. Comment ne pas penser à Sya sans penser à cet épisode de Vendôme où ils avaient cherché la petite rouquine, après l'inquiétude qui avait suivi son silence et son absence alors qu'ils l'attendaient à Tours.
Depuis elle boitillait et chaque fois qu'Aimelin posait les yeux sur elle son coeur se serrait et il lui disait pour la rassurer et pour se rassurer aussi, qu'un jour elle ne boiterait plus et qu'elle pourrait courir comme avant. Comme avant... il savait aujourd'hui que rien ne serait plus comme avant et les mots couchés par Suzanne lui avaient broyé l'estomac.... "je crains qu'elle ne soit plus jamais la Marine que nous connaissions."
Il tournait et retournait cette phrase et son regard s'obscurcit lorsqu'il salua le garde présent avant de faire signe à leurs gens de les suivre vers les campements où ils avaient décidé de s'installer comme à chaque joute auxquelles ils participaient.




[Campement, quelques moments plus tard]


Installé sur l'arrière de l'une des charrettes, mâchouillant nonchalamment un brin de paille, Aimelin laissait ses mirettes grises parcourir le campement, tout en regardant du coin de l’œil néanmoins les gens confondus, de Lesmont, Lasson et Etampes qui s'appliquaient, ou pas, à dresser les tentes. La voix de l'un des gardes et accessoirement écuyer, qui maintenait des deux mains l'un des piquets sensés retenir provisoirement la grande toile de tente que les hommes dressaient lentement, et sous laquelle le Capitaine de la garde, Raduss, veillait à la bonne manoeuvre, attira son attention.

- Ca… Captain ! La cam… La cambuse !
- Quoi, la cambuse ? Qu'est-ce qu'elle a, la cambuse ?*


Un grand bruit de ferraille lui répondit et fit se retourner le jeune Etampes. Une malle malencontreusement ouverte et déposée en équilibre, avait déversé son contenu sur l'herbe. Un soupir tandis qu'il sautait à bas de son fauteuil et s'approchait du garde qui finissait de lever les trois oriflammes des jouteurs.

Toujours le même rituel, veiller sur la bonne installation, veiller sur les chevaux et leur préparation et aller voir le tableau d'affichage de ces maudits éliminatoires auxquels il échappait rarement. Il faudrait qu'il trouve du temps pour parler de cette missive mais pour le moment il se contenta de rejoindre sa fiancée et de l'enlacer doucement tandis qu'elle lui tournait le dos, avant de lui murmurer à l'oreille.


je crois qu'avec tout ce monde il ne faudra pas trop compter sur quelque discussion avec Sya.







* de Cape et de Crocs


Alienor Vastel a écrit:
C'était une habitude maintenant, un cérémonial bien rodé que cette installation du campement. Chacun connaissait son rôle et s'y attelait avec plus ou moins de maîtrise, celui que la jeune fille s'était attribué, à savoir inspectrice des travaux finis, lui convenant parfaitement.
D'un signe de la main, elle désigna à ceux qui déchargeaient l'indispensable baquet, la tente où Aimelin et elle trouveraient refuge entre deux tours, si tant est qu'il y en ait un deuxième pour elle tant elle était coutumière des passages uniques en lice.

Un vacarme métallique la fit sursauter et se tourner vers l'endroit d'où il provenait, et une petite moue s'afficha sur son visage lorsqu'elle nota le contenu d'une malle renversé sur le sol. Heureusement, il ne s'agissait pas des protections pour les joutes, mais de matériel de cuisine qui en serait quitte pour être quelque peu cabossé.
Laissant cela, Aliénor reporta son regard sur les trois oriflammes qui terminaient d'être dressés, offrant au vent leurs étoffes qui flottaient telles des vagues bigarrées, un léger sourire sur les lèvres tant elle appréciait ce spectacle qui ne se présentait que lors de telles festivités.

Deux bras venant l'enlacer, un souffle chaud dans son cou et un murmure au creux de son oreille lui firent élargir son sourire en même temps qu'elle se laissait aller le dos contre son fiancé dont la chaleur vint alors s'ajouter à celle de son mantel fourré.
Elle laissa un instant ses pervenches vagabonder alentours, notant la profusion de tentes, d'oriflammes colorés qui peu à peu transformait la vaste étendue en une fourmilière de toiles, de bruits, d'animation.


J'en doute aussi, vu le monde présent... Heureusement que nous avons eu l'occasion d'échanger avec elle lors des joutes de Montréal.

Et de se tourner pour lui faire face et en profiter pour venir cueillir un baiser, avant de plonger son regard azur dans les mirettes grises. Quelques chose le tracassait depuis la veille, elle le connaissait suffisament pour s'en être rendue compte. Mais elle le laisserait trouver le temps ou l'envie de lui parler, et ne ruerait dans les brancards pour qu'il s'ouvre à elle que si elle constatait qu'il se renfermait par trop sur lui-même comme celà lui arrivait parfois.
Là n'était pas le cas, aussi elle se contenta de suggérer


J'ai faim, que dirais-tu d'aller chercher quelques provisions, deux gobelets pas trop bosselés et un broc de tisane bien chaude pour un petit pique-nique improvisé... ses yeux parcoururent rapidement les environs pour s'arrêter sur un arbre à quelques toises, qu'elle désigna d'un geste du menton... là par exemple ?



Aimelin a écrit:
Un petit geste de la tête en souriant à sa proposition qui tombait pile poil. Il avait un petit creux et puis un moment de détente après ces chevauchées ne lui ferait pas de mal.
Il prit un air sérieux en se penchant vers elle et acquiesçant.


va donc nous réserver ce bel arbre qu'aucun importun ne vienne nous le dérober, je t'y rejoins au plus vite.

Au plus vite c'était juste le temps d'aller vers la malle que les gens venaient de mettre en place sous la tente servant de cantine, et d'adresser un petit sourire entendu à Camille, la jeune serveuse qui secondait merveilleusement bien Jeanne à l'intendance et que celle-ci avait délégué pour les joutes.

nous mangerons quelque peu dans un coin avec Aliénor.
Que l'on ne nous attende pas.


Il mis dans une petite besace quelque nourriture, prit deux godets et embarqua un pot de tisane fumant, sous le regard amusé de la jeune intendante et ressortit rejoindre sa blondinette déja installée.

Il posa le sac en sortit les godets qu'il remplit et s'assit à ses côtés levant le sien vers elle.


santat !
à ces premières joutes à Amboise



ptitmec13 a écrit:
Ils étaient rompus à l'art du montage de camp.. enfin surtout les gens des différentes maisons avaient appris à travailler ensemble, aussi s'était-elle autorisée à flâner de ci de là avec Néa, sa louve, restant toujours assez éloigner pour ne pas affoler les chevaux des autres participants. Elle avait vu de magnifiques jardins mais avait préféré s'éloigner vers la foret à l'extérieur des remparts afin de gouter à la quiétude de la nature. Elle était sereine dans ces moments là où il n'y avait qu'elle, sa louve et la nature. Seuls quelques bruits étouffés et lointains du montage de camp lui parvenaient.
Complètement rassérénée elle retourna enfin au campement où tout avait été monté, ses amis se faisaient un petit picnic au pied d'un arbre elle décida de les laisser tranquilles leurs faisant juste un petit signe de la main et rejoignit la tente d'intendance pour prendre son repas avant d'aller voir le panneau d'affichage des éliminatoires.

Ho bien sur qu'elle y aurait droit encore cette fois ci...
Et encore bien sur qu'elle serait éliminée dés ces éliminatoires. What else?
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MessagePosté le: Mar 19 Fév - 14:48 (2013)    Sujet du message: 1461-01-29 Joutes d'Amboise - Campements Répondre en citant

Aimelin a écrit:
[Après les 16èmes]

Il avait retiré sa brigandine demandant à Ernest de la nettoyer pour y enlever poussière, et avait gardé dans sa main le précieux petit foulard de pirate.
Un air soucieux sur le visage en portant la main dans la poche de son gilet, où la missive de Suzanne dormait tranquillement depuis qu'il l'avait reçu. Il n'avait pas encore eu le courage d'en parler à Aliénor mais il le fallait.
Ils prévoyaient d'organiser des joutes à Etampes et il voulait que la petite rouquine puisse y venir avec ses parents, en priant le ciel qu'elle aille mieux.

Une fois sorti de la tente, il fit quelques pas, et ses prunelles parcoururent les alentours avant de s'arrêter sur le château et ses bâtiments qui laissaient le jeune brun admiratif, tout en songeant au labeur que ça devait demander de gérer tel domaine.
Lui avait bien assez de travail entre les vignes, les prés et les bois, et Etampes était de taille modeste et raisonnable.

Il regarda le foulard dans sa main avant de l'attacher autour de son cou, là au moins il serait certain de ne pas le perdre.


Alienor Vastel a écrit:
[Après les 16èmes]

Une robe de laine azur avait remplacé le harnois, et des bottes fourrées les solerets. Son mantel fourré venait compléter la tenue civile qu'Aliénor arborerait maintenant jusqu'à la fin des joutes, l'armure avait été rangée dans son coffre de bois puisque son parcours -bref- s'achevait à l'issue de ces seizièmes de finale.

Sous la tente d'intendance, la jeune blonde terminait d'ingurgiter une tisane de plantes analgésiques qu'elle avait complétée d'une rasade de calva -d'abord pour donner du goût à l'infect breuvage, et aussi parce que l'alcool a un effet anesthésiant, c'est bien connu ! Ayant vidé le gobelet de ses dernières gouttes, elle le reposa sur la table avant de pousser le pan de toile qui faisait office de porte et de balayer les alentours de ses yeux pervenche.

Aimelin se trouvait à quelques pas, semblant plongé dans ses pensées, et elle hésita un instant avant de se décider à le rejoindre pour venir profiter de la chaleur de ses bras. Levant son regard souriant vers lui, elle nota le foulard rouge autour du cou et y porta la main, jouant négligeament à en faire tourner l'extrémité autour de son index, puis prit la parole d'une voix songeuse.


Lors des joutes d'Etampes, peut-être te confierais-je une étoffe d'azur et d'or si tu vas plus loin dans le tournoi que moi un "si" de pure formalité, il était fort probable que ce soit le cas. Ainsi tu porteras nos deux couleurs.

Mais pour ici, il semble bien que celles de Marine te portent chance. Je ne puis qu'espérer que ça dure...


Aimelin a écrit:
Tout à ses pensées il ne sentit la présence de sa blondinette qu'une fois qu'elle fût devant lui. Un baiser déposé et un sourire tandis qu'il l'enlaçait doucement.

comment tu vas ?
ne souffres tu pas trop de ces deux chutes ?


Lui dire que ça n'était pas raisonnable de jouter il l'avait fait et la jeune Vastel était têtue.

je porterai tes couleurs avec grand honneur mon amour.
Ici, chez Sya j'ai eu envie de porter ce foulard, le même que celui de Marine oui.


Avant de détendre l'atmosphère en riant.

mais je ne porterai pas le chapeau c'est promis.

Il fallait se lancer. Après tout ne s''était il pas lancé en plein mariage de Maltea pour lui demander sa main ? Mais là c'était une nouvelle tellement difficile à annoncer qu'il reculait à chaque fois qu'ils étaient seuls depuis trois jours.
Il posa ses mains sur les siennes et plongea ses mirettes dans les pervenches.


je dois te parler de quelque chose, viens t'asseoir.

Il l'entraina jusqu'au banc de bois placé devant la tente et la laissa s'asseoir, l'observant, puis prit place à ses côtés.

je t'ai dit avoir reçu cette étrange lettre de Marine.
Et je t'ai dit aussi mon inquiétude et mon désir d'écrire à Suzanne


Il laissa s'écouler quelques secondes avant d'ajouter.

elle m'a répondu



Alienor Vastel a écrit:
La tête penchée un coup sur la droite, un coup sur la gauche, ça coinçait et ça tirait encore un peu, mais rien de comparable avec ce qu'elle avait enduré à la suite de sa violente chute en Rouergue. Elle y avait alors vu trente-six chandelles -même si elle n'avait pas été en état de les compter, elle était convaincue qu'il devait y en avoir peu ou prou ce nombre-là.
Quant à sa douleur au ventre, elle s'estompait doucement et la blondinette en serait quitte pour une belle ecchymose qui mettrait de la couleur sur sa peau pâle.

Un large sourire pour rassurer son fiancé, d'autant qu'il avait bien tenté de la dissuader de participer à ces joutes d'Amboise pour qu'elle se repose et se rétablisse totalement. Mais Aliénor avait tenu bon, parce qu'ils avaient affirmé à Ellesya qu'ils y seraient, tous les deux, parce qu'il était hors de question pour elle de déclarer forfait, et que lorsqu'elle avait décidé une chose, elle s'y tenait. Sa gouvernante pestait suffisamment lorsqu'elle était encore enfant sur le fait que quand elle avait une idée en tête elle ne l'avait pas ailleurs, et les choses n'avaient pas changé, la fillette têtue et obstinée était devenue une jeune fille tout aussi têtue et obstinée.


J'ai connu bien pire, ce n'est pas comme si j'avais reçu un coup d'épée dans les côtes sur un chemin de Champagne !

Ca, c'était dit.
Et de plisser légèrement les yeux en le détaillant d'un air faussement sérieux, lippe mordillée pour ne pas rire.


Ne pas porter le chapeau de pirate ? Pourtant, je suis certaine que cela serait du plus bel effet sur ton bassinet. Et d'une originalité folle, qui sait si tu ne lancerais pas une mode de la sorte ?!

Avant de froncer les sourcils lorsqu'il lui opposa un visage grave qui contrastait avec la légèreté de leurs échanges. Inquiète et anxieuse, puisqu'en général les "je dois te parler" n'annonçaient rien de bon.

Elle se laissa donc entrainer vers le banc sur lequel elle prit place, le suivant du regard lorsqu'il s'assit à ses côtés, et opinant du chef lorsqu'il reprit la parole. Elle aussi avait reçu une missive de la part de Marine, qui l'avait plongée dans la perplexité. Ils en avaient parlé tous les deux, et c'était à cette occasion qu'Aimelin lui avait dit vouloir écrire à Suzanne pour tenter de comprendre. Si elle avait songé aussi à le faire, elle l'avait donc laissé s'en charger, et s'il en parlait à cet instant, ça devait être qu'il avait reçu réponse.
Ce qu'il confirma.

Elle garda le silence un instant, avant de poser les questions qui se pressaient en elle.


Quand ? Et que t'a-t-elle écrit ?


Aimelin a écrit:
Un sourire à ses paroles à propos du chapeau pirate qui apportèrent la touche de légèreté qu'il avait voulu dans cette discussion, légèreté qui s'envola à ses deux dernières questions. Ses prunelles balayèrent furtivement le campement avant de revenir sur Aliénor.

Lui mettre la missive dans les mains serait tellement plus facile, mais il n'en avait pas le courage et il préférait le dire avec ses mots.


j'ai reçu sa réponse le vingt sept donc peu de jours avant notre arrivée ici.

Il se saisit doucement de sa main et joua avec ses doigts tout en prenant son inspiration, cherchant ses mots.

les nouvelles ne sont pas bonnes.
Suzanne m'écrit qu'aux premiers jours de janvier ils avaient décidé de quitter Rieux et la Bretagne, pour repartir vers la Tourraine à travers la campagne.
Peu après leur départ une armée leur est tombée dessus. Aux mots de la jeune femme, ça a été l'horreur.
Marine a perdu la mémoire sous le choc et a été très grièvement blessée....
il baissa la voix... bien plus que la fois de Tours.

Ses mirettes se plantèrent dans les siennes... les médecins ont fait tout ce qu'ils ont pu mais pour protéger sa vie, il a fallu lui amputer sa jambe et..
... et il lui ont mis une jambe de bois.


Il les avait dit ces mots qu'il refusait depuis qu'il avait lu cette lettre.

la blessure lors de l'attaque avant Tours lui avait déjà sérieusement abîmé cette jambe.
Elle boitait j'en avais mal au cœur, aujourd'hui je donnerai tout pour qu'elle continue à boiter ainsi plutôt que d'être....


il marqua une seconde d'arrêt avant d'ajouter d'une voix éteinte

ses jours ne sont plus en danger mais Suzanne dit que Marine ne sera sans doute plus jamais celle que nous avons connue, qu'elle veille sur elle du mieux qu'elle peut et qu'elle a besoin d'une attention constante

Il sortit ensuite la missive de sa poche et la glissa dans les mains de sa douce.


Alienor Vastel a écrit:
Des missives échangées avec la rouquine, Aliénor avait tout d'abord cru à une nouvelle espièglerie de Marine. Jusqu'à la fin de l'année précédente, chacune des lettres qu'elle avait reçues de sa part lui avait tiré un sourire. Après tout, il n'y avait qu'elle à lui écrire pour lui dire qu'elle avait vu une abeille ivre, qu'elle détestait la blondinette pour avoir oublié son anniversaire -à la décharge de ladite blondinette celle-ci en ignorait alors la date mais il était certain qu'à l'avenir elle y penserait !- ou encore qu'elle venait la rejoindre pour lui mettre une rouste, selon ses propres termes !
Mais des dernières en date, elle avait été intriguée, puis perdue. Le vouvoiement, l'allusion à une sorcière ou encore à un personnage au nom imprononçable, à se demander d'ailleurs comment elle arrivait à l'écrire, tout ces éléments qui, s'ils lui avaient fait envisager toutes sortes de choses, ne l'avaient cependant pas préparée aux nouvelles qu'Aimelin lui apprenait.

Les mots entraient dans son esprit sans s'y fixer, et elle regardait son fiancé d'un air absent avant de reporter son attention sur leurs doigts qui jouaient ensemble. Puis de poser ses pervenches sur la lettre glissée dans ses mains.

Il lui fallut plusieurs lectures pour prendre pleine conscience des mots qui y étaient couchés, et à chaque fois elle blêmissait un peu plus. Avant de finir par fermer les yeux. Le silence qui s'était installé entre eux était pesant, et elle ne faisait rien pour le rompre. Mais qu'aurait-elle pu dire pour le briser ?... Les phrases couchées par Suzanne virevoltaient devant ses yeux clos. Perdu la mémoire... amputer... une jambe de bois...
Combien tous deux avaient détesté voir boiter la rouquine après cette attaque qu'elle avait subi en Touraine, combien de fois avaient-ils espéré qu'elle puisse à nouveau sautiller et courir, et voila que cet espoir s'était trouvé balayé pour les mêmes raisons qui lui avaient coûté sa première blessure. De façon irrémédiable et sans appel.

Les pervenches se dévoilèrent à nouveau, et allèrent à la rencontre des mirettes grises, en même temps qu'elle murmurait
combien je déteste ces guerres dont les premières victimes sont des innocents...

Avant de raffermir son ton Au moins est-elle bien entourée, j'ai confiance en Suzanne pour lui apporter cette attention dont elle a besoin.
Il faut les inviter à Etampes, qu'elles profitent du Domaine sans se soucier de rien. Et puis, si elle ne se souvient plus de nous à en croire ses missives, peut-être qu'à nous revoir et à parler avec elle...
sa voix s'éteignit un instant, désemparée, puis elle reprit je n'ose imaginer que la Marine que nous connaissons ait totalement disparu.


Aimelin a écrit:
Les guerres ne sont là que pour assouvir la soif de pouvoir de quelques uns.
D'après renseignements que j'ai pris il s'agirait d'une armée angevine qui a fait ce beau travail, mais sans doute ne saurons nous jamais.
Eux mêmes ne doivent même pas savoir ce qu'ils ont fait et doivent s'en ficher comme de leur première paire de chausses.


Ses mirettes se posèrent sur le campement qui s'agittait joyeusement au rythme des joutes avant de revenir sur les pervenches.

oui je vais leur écrire de venir à Etampes.
Le calme leur fera le plus grand bien et puis peut être que Marine retrouvera des brides de mémoire.
Moi non plus je ne peux pas croire que tout ai disparu chez elle.


Il baissa les yeux

je ne sais juste pas comment je devrai me comporter face à elle et son état physique.
Je ne veux pas la prendre en pitié, la pitié c'est pour les faibles et elle ne le mérite pas.
Je veux juste pouvoir l'aider et peut être lui faire oublier toutes ces choses si dures qu'elles ont vécues.




Alienor Vastel a écrit:
Les doutes d'Aimelin faisaient écho aux siens. Quelle serait leur réaction lorsqu'ils seraient face à elle ? La vision de Marine exsangue après l'agression dont elle avait été victime entre Vendôme et Tours passa devant ses yeux, et elle prit une grande inspiration pour chasser la boule qui venait de s'installer au fond de sa gorge.

Ce n'est pas de pitié dont elle a besoin, mais de la force de ceux qui l'aiment, la même que celle que nous avons tenté de lui insuffler à la fin du printemps dernier.

Moi aussi je veux l'aider... Et pour l'instant, nous avons encore un peu de temps pour nous préparer à la revoir, à afficher le meilleur comportement vis-à-vis elle, pour elle.


Elle pressa doucement la main de son fiancé dans la sienne, cherchant les paroles pour le rassurer, pour se rassurer. L'image de Marine handicapée lui donnait la nausée mais elle ne voulait pas le lui montrer.
Une peur insidieuse se fit jour en elle, la fillette faisait partie de leur vie depuis le jour où elle y était entrée, aussi attachante qu'horripilante. Elle avait immédiatement pris sa place dans cette famille qu'ils se créaient, de ces liens du coeur souvent bien plus forts que ceux du sang.

Et si les souvenirs de tous les moments passés ensemble étaient si profondément enfouis dans la mémoire de la rouquine qu'ils ne réapparaissaient pas ?
Et si Marine refusait de les voir, et qu'à défaut de la perdre physiquement, ils avaient perdu tout ce qui faisait leur histoire commune, les envies et les projets qu'ils voulaient partager avec elle ?

Non, Aimelin et elle avaient déjà par trop vu disparaître des être chers pour baisser les bras s'il restait une moindre chance que cela ne soit pas, pour une fois ! Elle releva alors le menton pour lui faire part de sa réponse à ses questions intérieures, d'une voix déterminée qui masquait néanmoins ses appréhensions et ses craintes.


Et si Marine ne veut pas venir, alors nous viendrons à elle !



Aimelin a écrit:
Un sourire comme pour se rassurer que de toute façon leur relation avec la petite rouquine était une évidence qui avait traversée bien des tempêtes depuis ce jour de janvier sur cette place enneigée et que tous les deux feraient tout pour aider celle qui au fil des mois était devenue leur petite soeur de coeur.
Bien sûr qu'elle pouvait être horripilante pour qui ne la connaissait pas ou n'avait peut être pas signe d'intérêt à ses yeux, mais eux la connaissaient. Ses discussions avec elle étaient là, au fond de lui, ses questions nombreuses, ses critiques, ses doutes, ses espoirs et ses tristesses. Car s'il était quelque chose que la gamine savait cacher c'était ce qui lui minait le coeur et ceux qui la blessaient.


oui nous irons la chercher s'il le faut.

Avant de porter à nouveau une main sur son foulard.

voila pourquoi j'ai tenu à jouter pour elle bien que personne ne le sache.
Et puis je pense à Sya. Je n'ai pas envie de lui en parler ici et en ce moment.
Elle a tellement d'occupations avec ces joutes et puis elle semble heureuse.
Te rappelles tu de notre discussion en Bourgogne lors de ces joutes lorsqu'elle a fait allusion à son avenir de femme ?
Je n'ai pas à coeur de lui apporter la touche de noir que fera cette nouvelle.


Avant de prendre un ton plus léger.

Et que dirais tu maintenant d'une petite promenade ?
nous avons du temps devant nous et ce domaine est tellement beau !
et puis nous dégourdir les jambes ne pourra nous faire que du bien.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:27 (2018)    Sujet du message: 1461-01-29 Joutes d'Amboise - Campements

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