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1461-01-29 - Amboise - la Lice et les tribunes

 
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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 18:58 (2013)    Sujet du message: 1461-01-29 - Amboise - la Lice et les tribunes Répondre en citant

Citation:
[Fest. hiv.1461] Eliminatoires !


Deedlitt a écrit:
Oyez Oyez, Voici la liste des braves tirés au sort pour participer aux éliminatoires.

Citation:
Célénya Océalys dicte Ptitmec13, Dame de Lasson, Poursuivante d'Armes de Minerve affrontera Elisabeth Stilton de Vaisneau, Dame de Lusigny.




Citation:
Pierre du Val de Loire, Duc de Montlouis et d'Azay le Ridel, Baron de Maurepas et de Saint Cyr sur Loire, Seigneur de Sainte Cécile, Pair de France affrontera Niall de Rivien, Vicomte de Montréal.



Citation:
Kantin Aymeric de Mialans, dict Auvergne, Seigneur de Banson et de Clavières-sur-Alagnon, Héraut d'Armes Royal de la marche du Bourbonnais-Auvergne affrontera Rotule Baccard Seigneur de Clansayes.




Citation:
Ereon D'Asceline, Duc D'Andelot Blancheville, Vicomte de Condry, Baron de Maligny, Seigneur de Rosoy-sur-Amance et Savigny, Intendant des finances du parc minier du Domaine Royal affrontera Alexandre Olund, Seigneur de Bonnencontre.




Citation:
Aimbaud de Josselinière, Marquis de Nemours, Duc de Corbigny, Seigneur de Decize et Saint Robert affrontera Sa Seigneurie Actarius d'Euphor, Pair de France, Comte du Tournel, Baron de Florac, Seigneur d'Aubemare.




Citation:
Erwelyn Corleone, Duchesse de St Fargeau, baronne d'Evron et d'Auxonne, dame de Saint Antoine de Rochefort affrontera Sa Seigneurie Lexhor d'Amahir, duc d'Alluyes, baron d'Auneau, de Château-Landon & de Yèvre-le-Châtel, seigneur de Pleaux, Grand Maître et Pair de France.




Citation:
Tugdual de Joncheray, Seigneur de Vernet-Sainte-Marguerite affrontera Louis-Josèphe Dimaro di Campiglio, Vicomte d'Ambrières.




Citation:
Heimdal von Strass, Duc consort d'Alençon affrontera Neyco de la Franche Mariemont Casaviecchi, Baronne de Hautpoul, Grand Louvetier de France.




Citation:
Victoire Devirieux de Montbazon-Navailles, Duchesse de Château Queyras, Vicomtesse de la Garde Adhémar, Dame de Saint Chaffrey et de Mirmande affrontera Roland Wallère dict Wolfar, Baron de Cudot et seigneur de Tillenay.




Citation:
Arman von Frayner d'Azayes d'Appérault dit Tristan, Duc de Champagne affrontera Pierre Louis de Villefort, Vicomte de Chateau Renault.




Citation:
Cassian de Blanc Combaz, Seigneur de Corcelles affrontera Esyllt Catarina de la Louveterie-Malemort, Comtesse de Turennes, Vicomtesse de Vitry sur Loire & Dame de Moncontour.




Dormez bien mes Seigneurs, car demain la journée sera rude!



Ellesya a écrit:
Tribune d'honneur

Les constructions de bois avaient été parées de maintes couleurs où l'on découvrait celles des deux jeunes hommes à l'honneur entremêlés des couleurs de la Louveterie, parfois pleine, parfois brisée d'un cor de chasse ou d'un moufflon. Un large dais aux couleurs d'Amboise, or et gueules, surmontait la tribune d'honneur. D'autres aux couleurs flamboyantes cherchaient à faire oublier le décor hivernal aux spectateurs.

Sous le ciel d'or et gueules se tenait la jeune duchesse d'Amboise et de Luynes. Elle avait renoncé à concourir pour être certaine d'être disponible pour ses convives et non point se retrouver alitée avec des côtes éclatées. Puis c'était le tour de son frère et de son filleul de mordre la froide poussière.
Ses cheveux sombres étaient soigneusement tressés et retenus sous un voile emperlé et aussi délicat et immaculé qu'était sobre et d'un noir de nuit sans lune sa houppelande fourré d'hermine.

Les duels venaient d'être annoncées et plusieurs d'entre eux l'intéressaient particulièrement !


Ingeburge a écrit:
[Tribunes]


Ce fut seule que la marquise de Dourdan se rendit au champ-clos pour assister à la première phase du tournoi d'Amboise, les éliminatoires. La décision avait été prise très tôt le matin et elle en avait informé sa petite suite après avoir sacrifié à ses dévotions de l'office de tierce, non sans préciser que qui voudrait pourrait la rejoindre directement dans les tribunes. La raison de ce choix? Certes pas du fait de son entourage auprès duquel elle passait quelques moments appréciables mais parce qu'elle éprouvait encore et toujours le besoin de réfléchir et que cette fois, ce serait l'esprit reposé qu'elle pourrait se consacrer à ses pensées. La préparation à base de feuilles de de mauve et de sauge finement hachées et mélangées à de l'huile de l'olive avait efficacement rempli son office : après s'être fait masser avec le front, la tête et la nuque, Ingeburge avait coiffé un bonnet et avait passé la nuit la tête baignant dans le mélange pour se réveiller les idées claires et débarrassée de sa migraine. Et la définition de la solitude chez la Danoise était clairement établie : une escorte pour éviter les inopportuns et assurer son confort. C'est donc dûment entourée de sa garde lombarde et d'une petite bonne insignifiante qui filerait une fois sa maîtresse installée qu'elle mit le cap hors les murs.

Délaissant les nombreux corridors, ce fut par l'extérieur qu'elle chemina jusqu'à la lice, l'air frais parachèverait de la détendre tout à fait. De la cour du logis ducal, elle passa à celle du logis des Vertus pour ensuite longer la collégiale saint-Bynarr. Là, à évoluer tout près de cet édifice qu'elle connaissait bien pour avoir assisté entre ses murs à quelques cérémonies, elle éprouva un peu de tristesse mâtinée de mélancolie, il y avait eu certes des moments heureux, comme le baptême de Miguaël, la confirmation d'Ellesya et le mariage d'Asdrubael et Morgwen. Mais, c'était là que cette dernière s'était vu rendre un dernier hommage et c'était là que le couple reposait pour l'éternité. Ingeburge se l'était promis et elle honorerait cet engagement personnel : elle se rendrait au plus tôt à la crypte afin de rendre hommage aux ducs défunts. Mais pour l'heure, plus de légèreté – quoique, elle connaissait des jouteurs qui semblaient jouer leur vie à chaque tournoi – direction le terrain de joutes et délaissant communs et basse-cour, le petit groupe franchit la Porte aux Lions. Là, ne restait qu'à suivre le mouvement et il eut tôt fait de rejoindre la tribune.

En levant les yeux vers les gradins, Ingeburge avisa que sa filleule avait déjà pris place dans la tribune d'honneur, elle irait donc la saluer plus tard. Il s'agissait maintenant de se préparer pour les prochaines heures et pour la servante de trouver avant toute chose la meilleure place : ni trop au bord, ni trop en haut et de manière à permettre à la Prinzessin de se retirer rapidement si le monde alentour se faisait trop encombrant. Et pendant que l'on cherchait, cette dernière s'enquérait du nom des jouteurs convoqués pour les éliminatoires. Tous les noms lui étaient connus, pour sûr, et elle ne laissa rien paraître quand on lui en énonça certains. L'endroit parfait fut débusqué, on l'invita à le rejoindre. Avec précaution, elle grimpa les marches, retenant d'une main gantée un pan de sa mante noire pelissée de petit-gris. Une fois qu'elle se fut assise, sa servante s'empressa alors de lui envelopper les jambes dans une couverture faite de pièces de fourrure fuligineuse cousues les unes aux autres. L'installation achevée, la bonne lui remit enfin un petit sachet contenant ses friandises préférées quand il s'agissait à une représentation, de quelque nature qu'elle fût. La domestique se retira une fois son ouvrage accompli et la marquise de Dourdan se plongea en ses pensées.


Erwelyn a écrit:
Et Lynette de plisser le nez devant le panneau d'affichage. Encore une fois, voilà que la poursuivante tombait contre son maréchal. La dernière fois elle avait eu de la chance et avait pris le dessus sur Orléans. D'ailleurs, sa victoire avait fini par la mener en demi-finale, où elle avait affronté son propre père.
Cette fois-ci, elle doutait que la chance fut de la partie et s'était déjà résignée à ne pas passer les éliminatoires.
Soupirant, elle se dirigea vers la lice pour assister aux premières joutes de la journée.


Ellesya a écrit:
Tribune d'honneur

Alors qu'elle frottait ses mains gantées discrètement l'une contre l'autre dans le manchon de fourrure posé sur ses genoux, elle aperçut sa Marraine. Bien que surprise de ne pas la voir prendre le chemin de la tribune où elle-même se tenait, la jeune femme lui adressa un petit signe du chef et un sourire lorsque celle-ci leva les yeux vers elle. Les doutes quant à l'affection de cette dernière à son égard étant levé, elle n'était plus tentée d'interpréter son absence à ses côtés.

Le regard vif argent coula sans tarder vers deux silhouettes se portant vers elle. Comme plusieurs fois par jour, elle se faisait faire un rapport sur l'installation et l'ambiance générale des convives et des Maisons représentées, elle avait appris l'arrangement pour lequel avait opté le Prince. Chaque chambre était pourvu d'alcôve et de suffisamment d'espace pour que chacun puisse s'entourer qu'au moins de quelques-uns de ses gens si il le voulait vraiment. Mais elle voyait dans les dispositions prises la patte de son cousin, rétenteur d'informations. Peut-être à tort mais elle doutait peu sur la question, en apprenant que le Montmorency et l'autre dont elle ne se souvenait plus du nom à l'instant, avaient pris leurs quartiers à l'auberge dont elle assurait elle-même les frais durant le tournoi, d'ailleurs. Pour ne pas léser ses convives plus humbles. Prévenante, oui. Calculatrice, aussi.

Il n'y avait eu que des défunts à honorer aux moments phares de sa vie, comme lors de sa majorité. Et personne pour la mettre en valeur. Elle réparait cela avec son frère et son filleul aujourd'hui, puis rappelait que sa Maison n'était pas morte même si elle ne marchait pas sur les pas de la génération précédente. Restait à prier qu'il n'y ait aucun esclandre irréparable mais quand même quelques troubles pour marquer les esprits. Mais pour cela, il fallait compter sur la volonté du Très Haut, ou les facéties du Destin. Peu importait.

En songeant à la probable malveillance d'Anthoyne, un sourire éclaira ses traits. Elle n'eut plus qu'à le muer en un accueillant pour saluer le Prince et son ami malgré la rigidité de leur salut. En réponse, elle ne se leva pas. De sa dextre gantée, les places libres à ses côtés furent proposées.


J'en serai honorée, Votre Altesse.
Permettez que je vous souhaite en personne et à tous deux la bienvenue en mon castel ambacien. J'espère que le spectacle sera plaisant.


A l'allusion de Melchiore, la jeune femme hocha légèrement du chef.

En effet, le fils des défunts intendants de sa Seigneurie mon père, à Mercy.

Que dire de plus ? Si elle avait affectionné sincèrement le jeune garçon, finalement guère plus âgé qu'elle, la fin de leur lien l'avait affectée profondément. Elle avait été intransigeante et lui indocile.
Et, l'épisode avec Marine en sus, elle ne pouvait plus voir un jeune enfant se tourner plein d'espoir vers elle sans être accablée de culpabilité et de l'envie de se dérober.


Mais je vous en prie, prenez place.

Car déjà elle voyait arriver Gaïlen et une femme. Aux présentations, elle répondit aimablement, surtout à l'attention de la femme qu'elle ne connaissait point mais que son filleul semblait apprécier suffisamment que pour venir la présenter.

Je suis ravie de faire votre connaissance, Dame Lucie, et vous regracie pour les connaissances que vous avez transmises à mon filleul.

Permettez que je vous présente à mon tour Son Altesse Royale Charlemagne de Castelmaure-Frayner, Duc du Nivernais, entre autres titres et dignités, et son ami, Messire Melchiore de Montmorency, Seigneur de Soulangers, qui me font le plaisir de leur compagnie.


Le spectacle n'allait pas tarder à vraiment commencer.

Heimdal a écrit:
Heimdal était présent pour voir les premiers échanges, son épouse était à ces cotés. Il avait réussi à sortir du dernier tournoi sans une égratignure.
Il lui tenait à la main la douce main de la plus belle femme du monde.
La Duchesse d'alençon. Le duc monta sa main en attirant celui de la future
maman jusqu'à ses lèvres pour y poser son baiser.

Bien ma douce épouse, il est tant que j'aille me préparer. est-ce que tu viens
ou bien est-ce que tu veux regarder les premiers matchs.





luaine a écrit:
La Duchesse avait accompagné son époux. Comme d'ordinaire, elle ne savait pas chez qui elle se rendait mais vu son état, elle s'en fichait.
Son ventre n'était pas assez bombé pour que l'ont aperçoit quelques chose et pourtant son estomac souvent retourné, lui le savait.

Son mari était inscrit pour les éliminatoires. Il joutait contre une Dame. Les Dames lui portaient généralement malheur en lice et Luaine lui sourit, se voulant rassurante.

Je viens avec toi.

Heimdal se prépara et après le rituel baiser de bonne chance, elle se hissa dans les tribune pour le voir.
Il concourrait un des derniers. La joute se fit en trois passe et son mari perdit. Il serait surement déçu encore une fois et elle se demandait pourquoi il persistait avec autant d'acharnement.

La brune alla juste le rejoindre quand il eut terminé, et lui sourit pour le réconforter, c'était tout ce qu'elle pouvait faire, être là.



Davia de Volvent a écrit:
[Tribune, près d'une Duduche exaltante]

La Volvent avait pris le chemin des tribunes. Pour une fois, elle avait revêtue une des belles robes que lui avait offert son époux. Il était rare qu'elle sorte pour parader alors tant qu'à faire, elle s'était fait plaisir, tressant joliment ses cheveux châtains, son teint était encore plus pâle que d'habitude et, tant bien que mal, emmitouflée dans une chaude cape de laine bleue, elle tâchait de cacher ses mains bien abîmées par le maniement des armes. Il faudrait qu'elle demande à Clarinha de lui faire une paire de gant, cela devenait plus que nécessaire.

Les joutes, déjà, commençaient. Les Lames s'étaient dispersées et c'est seule qu'elle chercha une place. Elle avait aperçu Ellyesa et tout en s'avançant elle remarqua Xalta. Elle prit place près d'elle, lui faisant un sourire amical.


Bonjour Xalta, c'est un plaisir de te retrouver!

Le séant posé à côté d'elle, son regard parcouru encore une fois les tribunes lorsqu'elle se figea.

Lucie... ici... Elle ne s'y attendait pas et ne savait pas si elle devait s'en réjouir ou le déplorer. Elle n'avait pas de nouvelles de sa marraine depuis bien longtemps, la nostalgie des derniers jours couplée aux heures sombres que traversaient le royaume et qui se reflétaient jusqu'au sein de la commanderie blanche avaient fait resurgir en elle, beaucoup de choses du passé.

Son coeur manqua un battement, et si Lucie était contrariée de sa présence ici? Et si elle était fâchée, si elle ne voulait plus la voir? Peut-être était-ce pour ça qu'elle ne lui donnait plus de nouvelles, quoique la blanche n'ait pas plus fait d'efforts de ce côté là. Elle décida donc de se faire petite, se tournant vers la lice, observant d'un air distrait ce qui s'y passait.

Elle était venue pour soutenir Lexhor mais aussi pour découvrir le fils d'une amie très chère, d'une amie qui avait laissé bien plus qu'un vide dans sa vie et dans son coeur.

Tentant de se concentrer sur les évènements de l'instant, elle se pencha vers sa voisine.

Qui joutait, elle n'en savait rien, pas mondaine pour deux sous, la Blanche.


Tu les connais tous Xalta?

Elle lui adressa un sourire amusé.



Erwelyn a écrit:
Citation:
Que s'avancent sur la lice, Erwelyn Corleone, Duchesse de St Fargeau, baronne d'Evron et d'Auxonne, dame de Saint Antoine de Rochefort et Sa Seigneurie Lexhor d'Amahir, duc d'Alluyes, baron d'Auneau, de Château-Landon & de Yèvre-le-Châtel, seigneur de Pleaux, Grand Maître et Pair de France.



Première lance....
Minerve attend que les jouteurs soient prêts, une fois ceci fait elle donne le top départ.
Les voici déjà bonne hauteur, les deux jouteurs touchent! Mais c'est la duchesse qui brise sa lance. Le Duc lui reste en selle.

Seconde lance...
Et c'est repartit pour un tour, voici déjà les lances qui s'ajustent et s'abaissent, et une fois de plus c'est la duchesse qui touche, sans que son adversaire ne puisse la toucher. Jouteur aguerrit il reste en selle.

Troisième lance...
Les jouteurs prennent leur élan, les lances s'abaissent et se croisent et cette fois c'est le Duc qui touche et brise sa lance sur l'écu de son adversaire, mais ce n'est pas suffisant pour la faire choir de sa monture. La duchesse tient bon et reste en selle.

Minerve avait pas fini de se faire traitée de chat noir.


Erwelyn Corleone est déclarée vainqueur.


Concentration optimale...

Après avoir suivi le duel Aimbaudchou – Actarius qui l'avait fait grincer des dents, rapport à la mauvaise chute de son Aimbaud en sucre d'orge, la duchesse s'était recentrée sur elle-même et avait fait preuve de toute la concentration possible pour la joute qui allait maintenant se dérouler.
Battre une deuxième fois son chef de elle signifierait beaucoup, qu'enfin elle était devenue une bonne jouteuse et que le hasard finissait à ne plus rien y voir dans l'histoire.

Hissée sur Cheval, elle chercha dans l'assemblée le regard de son père, sa silhouette, pour qu'il lui porte chance. Ce qui fut fait. Un geste de la Jeneffe en direction de son papounet – poil au nez – et voilà que son regard se porte sur la lice. En face d'elle, son chef de elle, son maréchal d'armes, celui qui lui apprenait tout sur tout dans l'art héraldique. Mais il n'en restait pas moins un adversaire en cet instant, et pas n'importe lequel.

Au signal, Lynette lança Cheval dans la bataille, serrant fermement sa lance et les cuisses pour ne pas se retrouver au sol en cas de coup asséné dans son écu. Arrivée à hauteur d'Orléans, c'est de toute ses forces qu'elle pointa son écu... et qu'elle brisa sa lance ! En fin de course, elle se retourna prestement, espérant que le pair ait chuté, mais il n'en fut rien.
Reprenant son souffle, elle se concentra à nouveau pour la deuxième passe, espérant en elle-même qu'elle n'aurait pas à subir un duel à l'épée comme elle l'avait vécu avec son père.

Et voilà qu'ils jouèrent la même scène ! En bout de lice, Lynette bouillait carrément. Foutu GMF qui restait en selle ! Mais en même temps, un sourire vint se ficher sur les lèvres de la Mainoise. Un beau duel, voilà ce qu'ils étaient ne train de vivre. Elle osa même un :


Orléans ! Vas-tu donc te faire battre par ton élève ?

Ceci pour lui donner du courage, mais aussi pour le chercher un peu. C'est que ces deux-là, ils se taquinaient toute la journée lorsqu'ils travaillaient ensemble.
Troisième passe à l'horizon.
Les lances s'abaissent, les chevaux partent au galop sous la directive de leurs maîtres. Lexhor, sans doute passablement énervé par la tournure des événements, finit par toucher l'écu et briser sa lance. Quant à elle, elle s'agrippe aux rênes de Cheval et fait tout pour rester en selle. S'agirait pas de s'étaler à ce moment là, non non non !

Son parcours s'achève enfin et c'est fière qu'elle constate qu'elle a réussi à tenir bon. Un bras vainqueur se lève en bout de lice, suivi d'un cri à la poney rose :
Hiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !
Avant de partir au trot vers son adversaire, toujours en selle. Son heaume est enlevé et c'est un grand sourire qu'elle lui offre.

Mon chef préféré, c'est un honneur et un plaisir de jouter contre toi.


Aimelin a écrit:
[Pas tribune, pas tribune d’honneur, mais vers l’Entrée de la lice]


Quoi de mieux pour continuer à connaître les jouteurs et s’exercer sur la mémorisation de leurs couleurs, que d’aller assister aux duels pour une fois qu’il en avait l’occasion. Ils avaient fêté ça en dégustant quelque calva ramené de chez sa Suzeraine, remerciant le Très Haut de les laisser souffler un tour de plus. Remerciements rapides et succints, car il ne fallait pas exagérer c’était rare quand il leur filait un coup de main pour les éliminatoires.

Enroulé dans sa chaude cape pour se protéger du froid mordant, le jeune ébouriffé jeta un regard circulaire sur les tribunes où bon nombre de spectateurs avaient pris place, dont la maitresse des lieux qu’il avait aperçu mais qu’il n’irait pas déranger dans son rôle d’hôtesse. Et puis il y avait bien trop de concentré de haute noblesse entourée de tout ce qui lui papillonait autour pour qu’il se rapproche. Il choisit donc l’option de rester à l’écart vers l’entrée de la lice, endroit qu’il affectionnait, afin de profiter de l’occasion pour laisser courir ses prunelles sur les différentes montures, car c’était toujours l’occasion de pouvoir enrichir ses connaissances dans tous les domaines les concernant.

Et puis de cette place, il ne perdrait pas une miette du spectacle et pourrait encourager du regard sa blonde complice qui ouvrait le bal face à la Dame de Lusigny qu’il avait vu peu de fois jouter. Un murmure pour l’encourager lorsque les chevaux prirent leur galop et une grimace lorsqu’il la vit chuter alors que Minerve faisait signe aux médicastres.
D’autres duels, et puis un regard bien attentionné sur celui d’Actarius, son adversaire le plus farouche et celui qu’il voulait à tout prix laisser derrière même si ça n’était que d’une toute petite place. Ben oui, l’ébouriffé aimait bien être devant parce qu’il était bien moins grand que le bonhomme donc ça se justifiait sinon il n’y voyait rien. D’abord. Et pour une entrée c’en était une et il aurait bien applaudi à tout rompre s’il n’avait pas craint d’effrayer quelques chevals à côté. Cmment ça ce sont des chevaux ? ben ça ressemble drôlement à des chevals. Bon le Comte était bon et toujours en course, ça n’allait pas arranger ses affaires tout ça. Petit froncement de sourcils.

Et maintenant à la Duchesse de St Fargeau, une autre de leurs rencontres agréables au milieu de toutes leurs pérégrinations entre Tourraine, Maine, Anjou et Normandie. Un petit sourire lorsqu’elle sortit vainqueur. La petite rouquine serait fière d’elle, si elle pouvait la voir.
Son visage s’assombrit à cette pensée et il la chassa bien vite en suivant le duel d’Heimbal et de Neyco, se rappelant toujours avec plaisir des joutes de Courtomer qui avaient ouvert la saison au début du mois. Et c’est entre quelques saluts et paroles qu’il continua de suivre avec intérêt ces éliminatoires.


Actarius d'Euphor a écrit:
[Aimbaud VS Actarius]

La préparation avait été longue, méticuleuse. L'oeil rapace du Phénix avait supervisé sans ménagement les deux Tournelois en charge de l'équiper de pied en cape. Concentré, attaché au moindre détail, à ses petits rituels dont le plus précieux consistait à placer le listel soigneusement plié contre son coeur, le Comte ajusta une dernière fois son plastron sous la tente et quitta son refuge de toile, lieu qui ne serait utilisé que pour se changer et prendre un peu de repos après les passes d'arme. Toujours animé de cette inébranlable volonté de vaincre, il grimpa sur sa monture et rejoignit la lice sans tarder, la visière de son armet encore relevée. Petite astuce pour mieux aviser des présence en tribune, pour mieux afficher également la confiance qui était la sienne. Car au fil des tournois, le Colosse de Margeride avait acquis une certaine expérience, une certaine habileté, mais également une certaine renommée. Fort son succès à Courtomer et des nombreuses finales disputées l'année précédente, il avait quitté le costume de jouteur moyen pour entrer dans le cercle des adversaires féroces, capables de mettre à terre n'importe qui, y compris les plus illustres tournoyeurs que le Royaume avait engendré.

Bien entendu, le spectre de la défaite planait encore et toujours. Il fallait éviter de basculer dans l'excès d'assurance, demeurer accrocher à ses quelques certitudes et les sublimer à chaque tour de lice pour espérer demeurer en selle. Il fallait surtout ne pas quitter un instant sa concentration. Voilà pourquoi, ses iris de Sienne ne s'attardèrent que peu sur les tribunes, que le coeur ne s'émut pas trop lorsque se dessina le délicieux visage marmoréen de la divine Bourguignonne. Voilà pourquoi après un salut aux spectateurs, à son adversaire, la visière se rabattit sur un faciès fermé, farouche, signe incontestable qu'il était prêt à en découdre avec le Marquis sans ménagement, quand bien même ils s'étaient retrouvés à combattre dans les mêmes rangs quelques semaines auparavant. Il n'y avait plus de compagnons d'arme dans le champ-clos, plus d'amis, même si le mot n'avait en la circonstance guère de sens. Sans doute existait-il un respect mutuel, sans doute n'y avait-il aucune animosité, mais le Josselinière et l'Euphor n'avaient rien d'amis. Il saisit la lance qu'on lui tendait, une lance dépourvue de couleurs, les seules qui lui importaient étant dissimulées sous sa carapace métallique contre son poitrail.

Le signal tomba et le Phénix talonna sa monture avec vigueur. Emporté dans un train d'enfer, son oeil aiguisé ne manqua pas l'opportunité qui se fit jour. La lance s'abaissa et tant portée par la vitesse que soutenue par la puissance du bras euphorique se brisa en mille éclats sur l'écu adverse. Le fracas qui s'en suivit ne laissait guère de place au doute. La victoire était sienne. Le Phénix, arrivé en bout de piste, fit volte-face pour constater l'ampleur des dégâts et ne fut pas mécontent de constater que le Marquis ne souffrait d'aucun mal sérieux. Il lâcha les restes de sa lance à son garde mû pour l'occasion en écuyer et releva sa visière tout en approchant. Il eut le droit à de belles paroles, dignes d'un homme courtois jusque dans la défaite, ce qui n'était chose si aisée. Il le savait pour avoir mordu plus d'une fois le sable de la lice. Et la réponse ne tarda pas, ensoleillée de son accent d'oc.


Je vous remercie. Puissiez-vous vous remettre bien vite de cette défaite pour mieux triompher lors du prochain tournoi.

Tout était dit. Le Mendois ponctua ses paroles par un sourire cordial qui valait bien une gaillarde tape sur l'épaule. La limite restait trop infime entre le succès et la défaite pour jouer au fanfaron. Il n'en sacrifia pas moins à une salutation à l'adresse des tribunes, car tout sérieux que pouvait être un duel, il n'en demeurait pas moins un spectacle, un spectacle dont les jouteurs étaient les courageux acteurs. Puis, il s'éloigna, rejoignant sa tente où on lui apprit les résultats. L'Amahir était tombé... Surprenant au point d'arracher un sourire au Mendois défait quelques jours plus tôt par le nouveau Grand Maître de France en Rouergue. Les résultats gardaient quelque chose d'imprévisible. Il fallait être fou ou simplement riche pour se risquer à parier sur le gagnant d'un duel.


Jehanne Elissa a écrit:
Jehanne et Miguaël n'étaient pas en avance... La journée de combat commençait de bonne heure, et ils n'avaient qu'un enthousiasme mesuré pour cette journée - car ce n'était que plus tard que Miguaël s'illustrerait. Ce premier jour, il ne joutait pas, et Jehanne n'aurait pas à trembler pour ses couleurs (et pour la santé de son ami). Ils prirent donc leur temps, et Jehanne Elissa, en l'occurrence, celui de s'apprêter. Elle allait s'asseoir aux côtés de l'un des hommes mis à l'honneur par ces joutes, et sa coquetterie resurgissait en ces moments. Être belle dame dans les hourds, n'est-ce pas l'occasion ou jamais de se faire jolie ? Elle mit une robe qu'elle avait acquise à l'automne, dans laquelle Miguaël l'avait déjà vue — elle n'avait pas une garde-robe vaste, et trop peu de couleurs ternes dedans, comme elle l'avait constaté quand elle avait voulu porter des deuils — , une robe verte, de la couleur que porte la jeunesse, s'accordant à ravir avec le feu de ses cheveux. Les manches étaient amples et doublées de marte, tout comme la cape diaprée d'or et elle portait des gants sur ses mains blanches et un châle sur son cou ravissant, en sorte qu'elle n'avait pas trop froid, sinon aux oreilles : ses cheveux, en effet, n'étaient pas coiffés, double signe qu'elle était d'une part encore demoiselle, car une femme mariée ne sortirait pas sans coiffer, tordre, contraindre ses cheveux, et d'autre part, en deuil, cheveux lâchés comme une pleureuse. C'était le seul signe, discret, de fait, de son état de pleurs.

Au moment où arrivèrent les deux jeunes gens, quelques duels avaient déjà eu lieu. Plus précisément, alors qu'ils prenaient place, le Grand Maître de France brisait sa lance, sans parvenir à emporter la victoire, et son adversaire faisait crisser les tympans de toute l'assemblée. Qui eût cru que l'on pût pousser cri si aigu ?


- « Oui, on voit bien, d'ici ! On voit même là bas, les écus de bois rangés... dans l'ordre de passage, tu crois ? Ça voudrait dire que ta soeur va... ou a ?... affronté Cassian ! Oh, je ne me doutais pas qu'il était vraiment venu ! »

Son dernier courrier, en effet, avait fait état d'une circonspection à l'égard de Miguaël Enguerrand et de l'accueil qui lui serait fait s'il venait à Amboise. Mais ainsi, il était venu... Avait-il pensé à lui apporter un lapin ? Les pensées de la jeune fille vagabondaient, alors qu'étaient annoncés les prochains jouteurs, Tugdual de Joncheray, Seigneur de Vernet-Sainte-Marguerite — le nom du fief lui donna d'autres raisons de s'évader en songes — et Louis-Josèphe Dimaro di Campiglio, Vicomte d'Ambrières, tous deux, par ailleurs, tout à fait inconnus au bataillon.
Ses yeux s'attardaient, pensifs, sur les blasons d'Aimbaud et Actarius. Avaient-ils déjà combattu ? Qui avait gagné... ?


elisabeth stilton a écrit:
[Elisabeth Vs Célénya]

Toujours la même question de la blonde avant un tournois, quel cheval choisir ? Un maniable, avec beaucoup de dextérité. Elle était face à quelqu'un qui connaissait son domaine et ne pouvait se permettre de laisser le moindre hasard décider dans cette affaire. Elle allait beaucoup mieux que pour les joutes du Rouergue mais faisait encore attention. Donc sur les cinq animaux qu'elle avait amené avec elle, son choix se porta sur Braquo, un pur sang anglais, le père de Lancelot.

Une fois vêtu correctement, elle se mit en selle et alla rejoindre la lice. La lance avait été choisie avec soin, l'écu était en place et son cheval piaffait. L'excitation du public tout comme celui des différents concurrents le gagnait également. Elle allait devoir travaillé cela quand ils seraient rentrés à Nottonville. Une pression des mollets fait avancer le destrier sur la ligne.

Le drapeau se baisse. Braquo est lancé. La lance est abaissé et fermement maintenue. La pression augmente sur le cheval, son allure s'en ressent, ils filent. Et là c'est la choc. La lance se brise et femme est envoyé à terre. Espérons qu'elle ne soit pas blessée. Elisabeth quand à elle ressent une légère douleur dans le bras, l'onde de choc sans aucun doute. En tout cas elle félicite son cheval avant de mettre pied à terre et de prendre des nouvelles de Célénya.


Comment ça va ?


Lexhor a écrit:
Cette fois c'était son tour, il n'avait plus vraiment le choix.
Il grimpa sur son cheval et le fit avancer avec nonchalance jusqu'en bout de lice, enfila son heaume avant d'attraper sa lance sans conviction.

Il grognait tellement sous son heaume, perché sur son frison, qu'on aurait pu croire que c'était Bess qui allait s'élancer.
Il n'avait plus envie de jouter et ne voulait vraiment pas rencontrer Lynette. Il avait, qui plus est, l'esprit ailleurs. Dans les tribunes.
Mais voilà, il était tiraillé entre sa fierté, désireuse de briller devant sa belle, et ses émotions, qui se fichaient pas mal du résultat du tournoi.

Il réfléchit quelques instants puis fit signe à Minerve et à son adversaire qu'il n'était pas prêt.
Il se dirigea alors vers les tribunes et se positionna en face de la Duchesse d'Amboise puis tendit sa lance en sa direction, requérant ainsi l'honneur de jouter en son nom.


xalta a écrit:
Elle était bien installée quand une jeune femme la rejoignit. Un grand sourire en reconnaissant Davia. Elle avait appris à connaitre la jeune femme lors des longues soirées mainoises puis angevines. Elle ressentait une sympathie particulière pour La Blanche.

Ravie de te revoir Davia. Tu accompagnes le clan Amahir ? Comment se sont déroulés tes retrouvailles avec ton époux et ton fils ?

Elle regarde les blasons.

J'en reconnais certains en effet, certains seulement de vu parce que souvent croisés d'autres parce que je les connais.

Par exemple là, c'est Niall de Rivien, il etait duc de Bourgogne quand j'ai été élue, ensuite ce fut son épouse. Il me semble qu'ils sont parents depuis peu.
Là c'est Ereon, un champenois, marié à Yunab. J'ai souvent collaboré avec eux lors de mes divers mandats, et ils ont été mes collègues au Cabinet des Finances..
Aimelin et Celeynia souvent croisés aux joutes. Et si je ne m'abuse il a meme été sacré champion lors de... Mince ma mémoire me fait défaut.
Hum là c'est Aimbaud.. nous avons déjà été adversaires.
Là Dimaro, mais tu dois le reconnaitre puisqu'il etait dans les Lames avec nous.
je te passe Lexhor, Actarius et Elisabeth.
Sinon, Boudicca là.. pareil souvent croisée lors de joutes.


Puis elles furent rejointes par Wendoline. Elle se tut les joutes débutaient.



Ellesya a écrit:
Tribune d'honneur

L'arrivée des Ducs de Touraine et de la Vicomtesse du Rivau ne lui échappa pas. Sans trop d'espoir qu'ils le remarquent, elle leur adressa un petit salut du chef.
Aemilia, quant à elle, avait opté pour une place originale. Il faudrait qu'elle touche un mot au Duc d'Alluyes sur le logement de la petite. Elle avait complètement omis de leur proposer une petite chambre pour l'enfant pour la préserver du froid hivernal.
Heureusement, elle put porter son attention plus détendue vers d'autres sources d'observations lorsque Feodor eut la bonne idée de donner une place moins risquée à la petite fée.

D'une oreille, elle percevait quelques commentaires de son voisin de droite mais se garda bien d'intervenir. De même pour le pari. Elle avait d'autres soucis en tête Comme les prestations à venir. Par exemple, elle espérait voir Actarius victorieux tout autant qu'Aimbaud pour le souvenir de leur rencontre au Tournel. Mais c'était impossible. Si la lance ne départageait pas, les lames seraient sorties.

Lorsque Lexhor arriva en bordure de lice, il lui avait adressé un timide sourire qu'elle perçut et auquel elle répondit discrètement ainsi que du même signe du chef. D'où elle était, elle le trouvait assez tranquille et elle ne pouvait que s'interroger sur sa réaction lorsqu'il avait revêtu son plastron. Mais il lui faudrait faire preuve de patience puisqu'elle n'avait pas eu l'audace de rester au campement à ce moment-là.

Le regard d'acier parcourut encore la foule, remarquant Aimelin, et évidemment Miguaël et sa charmante amie. Un sourire fleurit sur ses lèvres en songeant à cela en manquant tout à fait le duel du phénix et du Josselinière.

Et ce fut le drame... C'était à prévoir, en réalité.
Lexhor tendait sa lance à son intention. Elle se mordit un court instant la lèvre, gênée. Avec souplesse, elle se leva et approcha de la rambarde. Le regard vif argent chercha à instiller des excuses jusqu'à ceux, bruns, du Duc orléanais.


Votre Seigneurie...
Vous me faites grand honneur mais je vous ai donné aujourd'hui tout ce qu'il m'était possible de vous offrir.
Mes couleurs sont attribuées à un autre concurrent depuis bien longtemps déjà.


En réalité, c'était idiot comme situation. Si elle l'avait prévenu, ils ne subiraient pas cet embarras publique.
Mais il l'avait vexée en ne lui demandant pas ses couleurs durant les semaines précédentes alors qu'un autre l'avait fait de la plus courtoise des manières.
En conséquence, elle n'en avait pas touché mot. Espérant à la fois qu'il lui demande et qu'ainsi elle se venge, et, dans un même temps, qu'il ne prenne pas cette initiative et qu'elle puisse simplement lui reprocher plus tard.
Finalement, elle s'en voulait simplement.
Elle attendit qu'il réponde ou s'éloigne pour reprendre place, mortifiée.


Lexhor a écrit:
Le regard amoureux, plein d'espoir se transforma vite en celui "Dou Sa Potté", oeil humide et rond, tout tremblotant.
Ellesya ou comment faire d'un homme le plus heureux du monde et lui crever le coeur en moins d'une heure.
Un faux sourire, un léger signe de tête et un ou deux mots marmonnés, incompréhensibles.
Il tire sur les rênes et fait demi-tour pour se replacer. Il ne jouterai pas, plus du tout envie. Encore il aurait son pire ennemi en face, il passerait bien ses nerfs dessus. Mais il avait en face de lui un gros bonbon.
Après s'être éloigné suffisamment, il ne pu retenir un magnifique
"Bordel". Classique mais efficace.

Une fois en position, il fit signe à Minerve, ce chat noir, et salua sa Lynette. Comment avoir envie de l'empaler sur une lance de bois?
Non, vraiment.
Au signal de Minerve, le pair éperonna mollement son frison qui ne devait pas comprendre ce qu'il se passait. Il s'élança vers le bout opposé de la lice, comme à son habitude. Le frappement des sabots sur le sable de la lice résonnait dans la tête de Lexhor, qui n'était qu'à moitié présent.
A la croisée, le duc n'abaissa même pas sa lance, se contentant d'encaisser le coup. Il l'aimait déjà un peu moins, Lynette.
Demi-tour et rebelote, on fonce droit devant, agar. Une nouvelle fois les jouteurs se croisent et Lexhor n'abaisse pas sa lance. Lynette, la douceur incarnée ne se prive pas de l'embrocher, mais n'est même pas foutue de l'envoyer au sol. Qu'on en finisse !
Demi-tour de nouveau. Quoi, qu'est-ce qu'elle dit la boite de conserve?
Demi sourire sous le heaume.
Je te casse en deux avec une main si je veux.
Troisième signal, les chevaux sont éperonnés, les jouteurs s'accrochent, se rapprochent et se croisent.
Soudain, un cri déchire l'air.


Je ne veux pas te faire maaaaaaaaaalllllllllllllllll!!!!

Et paf, la lance explose sur le chambreuse, juste assez pour montrer que, si il avait voulu, il aurait pu. Ho, non mais...
Lexhor tira de nouveau sur les rênes pour faire faire demi-tour à sa monture et aller à la rencontre de Lynette.
Un froncement de sourcil en l'écoutant tout en se rapprochant.
Arrivé à sa hauteur, tout près d'elle, il lâcha un très digne, très posé et presque sérieux...


T'es rien qu'une vilaine.

Puis le cavalier tourna les sabots, direction la sortie de la lice. Mais avant, au passage, arrêt à hauteur de Minerve.

Sorcière !

Index et majeur formant un crochet, dirigés vers Deedlitt.

Rrrrrrrrrreeeeeeeeeeeeeeeeee, Chhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !!

Puis, redressement digne, sortie au pas, direction sa tente, accompagné d'Etienne qui l'avait rejoint. Une fois sorti de la vue des spectateurs massés dans les tribunes, passant derrière celles-ci, impossible de lâcher un nouveau...

Bordel !

Auquel s'ajoute un heaume fracassé au sol.

Je l'avais dis Etienne, je l'avais dis. Je n'aime pas jouter contre une femme, surtout contre Lynette ! Non, pas Lynette !

Bordel !


Tout bas, car là était le véritable drame.

Un autre va porter ses couleurs.

Plus en vue des spectateurs, oui, trop loin pour être entendu, pas certain...
Non, il n'était pas ivre, juste très vexé.

Erwelyn a écrit:
T'es rien qu'une vilaine...

Les mots résonnaient dans sa tête sans vraiment les comprendre. Elle fixa Lexhor s'en allant prestement vers sa tante et crachant sur Minerve. Ses paupières clignèrent plusieurs fois, signe de totale interrogation. Loin de s'imaginer le drame qui se jouait dans la pauvre petite tête, et surtout le pauvre petit cœur de son chef qui était avant son préféré mais que s'il continuait à militer contre les poneys roses le serait bientôt plus, Lynette n'eut qu'une idée en tête à ce moment là, et elle le bougonna dans sa barbe qu'elle n'avait pas.

Mauvais perdant !

Groumph.


Ingeburge a écrit:
[Tribunes, mais ça ne va pas durer, oh ça non!]


Et le duc d'Alluyes allait se prendre une Ingeburge particulièrement remontée sur le râble après toutes ces péripéties car qu'on se le dise, c'était la saint Lexhor en ce jour!

Tout avait pourtant bien commencé, la marquise de Dourdan se tenait tranquillou dans son coin, elle n'emmerdait personne et espérait en retour que personne ne viendrait lui courir sur le haricot. Jusque lors tout fonctionnait selon le plan : elle assistait aux joutes, non sans pouvoir se départir tout à fait de cette défroque de Roi d'Armes qu'elle espérait qu'on oublierait un peu car les joutes, ça relevait de la Hérauderie de France. Donc d'elle. Et ces derniers temps, Montjoie faisait souffler un vent de terreur sur la Ligue, ne laissant passer aucun blason moche, pourri, faux qui évidemment dans ces cas-là ne venaient jamais de ses hérauts et n'admettant pas la moindre inscription foireuse; d'ailleurs elle avait vu un truc là qui lui déplaisait souverainement. Hormis ces histoires maniaco-héraldiques, elle jouissait du spectacle, appréciant les passes, les coups d'audace, les retournements de situation et dégustant avec une régularité confinant à la dévotion ses petits grains de maïs glacés et soufflés au sucre.

Oui, tout allait et même plus que bien puisque le comte du Tournel, son, hum, compliqué, compliqué, compliqué... Donc le comte du Tournel avait envoyé valser son adversaire du jour, le marquis de Nemours, et de la plus belle des façons, claire, nette, sans bavure. Le duel avait été observé d'un air détaché, très professionnel, avec la même morgue que pour toutes les autres confrontations mais elle avait carrément moins grignoté durant la cavalcade qui s'était soldée par un vol plané pour l'un et une victoire pour l'autre, elle en avait même oublié d'inspirer à deux ou trois reprises. Rien de notable donc, rien de nature à trahir quoi que ce soit et puis, l'arrivée de son filleul qui l'ignora là où sa sœur lui avait dédié un salut chaleureux l'avait tirée de sa contemplation et lui avait évité de se transformer en groupie survoltée – ouais, bon, d'accord, comme si ça, ça risquait d'arriver.

Bref, tout allait bien jusqu'à ce que le duc d'Alluyes se distinguât en faisant tout pile ce qui pouvait foutre en l'air les bonnes dispositions de la digne Schneekönigin. La lance tendue était significative, pas besoin de se demander à quoi tout ce que cela rimait. Le sachet de maïs en fit les frais, il fut serré de toutes ses forces par le petit poing blanc d'Ingeburge, comme cette main patricienne aurait bien volontiers serré le cou de l'Amahir si celui-ci avait été à portée. Qu'Ellesya ne confiât pas ses couleurs fut sans importance et comme la Danoise était beaucoup de choses, mais pas curieuse, elle ne s'interrogea pas sur les causes de ce refus. Le mal était déjà fait et l'entrevue projetée avec le duc d'Alluyes après les éliminatoires se justifiait encore davantage. Non pas qu'Ingeburge jugeât jamais qu'elle eût à se justifier. Elle ne donnait jamais aucune explication, elle se contentait de dire et trouvait naturel que tout se déroulât selon ses vues, ce qui arrivait tellement souvent!

Ce qui se passa d'ailleurs sur la lice après l'outrage la conforta dans l'idée que l'univers pliait devant elle. Elle avait maudit in petto le duc d'Alluyes, celui-ci venait de se faire démonter sur la lice.Tralalalèlèreuh! Bon, pas démonté, démonté, elle aurait bien aimé qu'il valdinguât sur le sol mais Ingeburge était magnanime et pardonnait bien volontiers à l'univers quand celui-ci allait selon ses vœux, le souci du détail en moins. Lexhor avait perdu, elle aurait bien fait ça plus violent et plus saignant mais elle s'accommoderait de cette simple défaite, simple défaite qui avait le mérite de lui laisser le plaisir de la violence et du sang. Hiératique, elle se leva et descendit les degrés des tribunes. Elle n'avait plus rien à faire là, elle était trop heurtée et puis, elle avait une castration à préparer. Non sans jeter un regard comminatoire au fêté du jour, elle quitta le champ-clos, encadrée par sa garde lombarde.




victoire. a écrit:
[Victoire Devirieux VS Wolfar]

La description des préparatifs vous seront épargnés, mais sachez que la tâche fut rude pour faire comprendre à la Duchesse qu'il était préférable qu'elle porte un heaume. Elle détestait cette sensation de se sentir emprisonnée de ce carcan de fer. De marmonnements en grognements, elle céda enfin sous la pression des uns et des autres et surtout de son fiancé. Le dit fiancé ayant été éliminé, Victoire comptait bien lui offrir une victoire digne de son prénom.
Après moult recommandations faites à Perrinne afin que cette dernière se prépare à intervenir en cas de blessure, la brunette glissa deux mots à l'oreille de son fiancé en se gardant bien de lui avouer que la trouille la gagnait.

Un salut à son adversaire et à l'encontre de Minerve, puis tout en rabaissant la visière de son heaume, elle se demanda comment vaincre un homme qui devait faire pas loin du double de son poids. Le signal fut donné, les deux concurrents volants l'un vers l'autre, les lances s'abaissant à mesure que la course s'allongeait dans le temps avant le choc !


OUTCH !

Sans comprendre réellement comment elle était toujours en selle, Victoire, un tantinet fière de n'avoir pas chuté, fit demi-tour avant de se replacer pour la seconde passe.
Elle éperonna sa jument violemment et s'élança au devant du Baron. Sauf que là ce ne fut pas la même chanson. Sans autre forme de procès, elle fut rapidement désarmée et subit un sacré valdingue néanmoins exécuté impeccablement. Oui net et précis, en évitant le pire, se casser les os ou se briser la nuque. Le heaume étouffa les "rougnasseries" de la duchesse qui n'en finissait pas de râler d'avoir été éjectée de la sorte.


M'enfin.....Vous auriez pu me tuer !

Guillaume_de_Jeneffe a écrit:
Si le Jeneffe avait passé une très bonne nuit, ç’avait été non seulement par la qualité de l’accueil qui lui avait été réservé et le confort de la chambre où il dormit mais aussi du fait de son exemption des éliminatoires. Car malgré son expérience le bois au poing, il avait déserté les lices au cours de ces derniers mois – merci les Angevins – et craignait donc d’être vaincu avant même le véritable début des joutes. Tomber, certes, mais pas comme un sans grade, que diable ! Il put donc, tout à son aise, revêtir un pourpoint d’or courus de fils de gueules, une culotte et des poulaines de sable. Une Licorne d’argent, enfin, venait clore le chapitre de l’apparence extérieure, ni trop modeste ni trop prétentieuse. Une saine application du principe du juste milieu, en somme. Bon, certes, il s’en trouverait au moins un, ou une vu qu’il avait appris la présence, prévisible, de sa chère Montjoye, pour ne pas partager son avis mais, baste, s’il s’agissait de régler sa vie en fonction des autres, où irions-nous ? Peut-être d’autres s’attarderaient-ils sur le choix et la signification des couleurs ainsi arborées, même si de cela il était bien moins sûr.

Toutefois, pour des raisons que nous expliquerons – peut-être – ailleurs, le Flamand n’avait pas rejoint les abords de la lice dès le début des affrontements. Il ignora donc l’issue des premières passes et aperçut plus qu’il ne vit vraiment l’envolée absolument pas lyrique pour trente écus du marquis de Nemours, sans pour l’instant, porter attention à ses voisins. Saluant d’un sourire la victoire du redoutable comte du Tournel, il poursuivit en répondant à sa fille – bâtarde mais tout de même, ça restait sa fille – d’un courtois geste de la main. Elle devait affronter Lexhor. Oh, elle l’avait déjà vaincu. Puis le duc faisait confiance au pair pour savoir comment démonter un adversaire sans lui percer la visière. C’est que le désormais Grand Maistre de Fr…

Gotverdom de gotverdom* ! Il allait… demander les couleurs de la duchesse. Réfrénant au dernier moment un signe, un soupir, une crispation ou tout autre indice de sa surprise, Guillaume porta, à la suite certainement de la majorité de l’assistance, son attention sur la tribune d’honneur dont il n’avait voulu s’approcher, suite à son arrivée fort tardive. Et constata la façon absolument courtoise dont la jeune Louveterie répondait à la sollicitation qui lui était faite. La suite des évènements fut pour le moins surprenante voyant l’un des plus aperts° jouteurs de France ne presque pas participer.

« Se pourrait-ce que ? » songea le Flamand tandis que son regard accompagnait le vaincu hors du champ clos, avant de revenir envoyer un clin d’œil à celle qui, au final, était plus à même d’être exclue de sa vie par ses goûts esthétiques que par sa naissance illégitime.


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* Juron flamandisant pouvant être traduit par « Nom de D*** de nom de D*** ».
° Mot de moyen français pouvant être traduit par « vif, agile ».



Perrinne a écrit:
[Campement Hospitalier]

Alors tu tiens la lance bien devant toi, tu serres les coudes et ... euh... tout le reste... puis tu pries.

Difficile d'en dire plus pour la jeune normande, ses expériences "es" joutes étant au final des plus limitées et c'était bien plus pour apprendre qu''elle s'était inscrite. Mais en l'occurrence, Vic en savait encore moins qu'elle. Tout du moins en matière de tournoi. Pour le reste, la jeune fille en remontait à bien d'autres.
Entre temps, Victoire lui avait indiqué les pates et les cataplasmes qu'elle avait fabriqué mais bien vite elle avait perdu le fil. Les soins ? Elle n'y connaissait rien du tout ou quasiment. Si bien qu'après 7 remedes, la capacité maximale de mémorisation la concernant sur ce sujet, elle avait bien vite abandonné, hochant la tete quand sa compagne semblait attendre une réponse de sa part. Dans son dos et à part elle, elle espérait surtout qu'il ne serait pas nécessaire d'en faire usage et puis, au pire, il devait bien y avoir un maitre "es medecine" au domaine pour y pourvoir.
Victoire fut donc finalement harnachée, pas par ses soins, elle ne maitrisait toujours pas l'ordre dans lequel les pieces de métal devaient etre mises. Et vaille que vaille avait rejoint sa monture avec force de grognements. Pour peu, elle aurait presque cru que Vic la vouait aux gémonies de l'avoir emmenée là dedans, pour peu ! En prime, la présence du fiancé, déchaussé lors d'une rencontre précédente, n'était pas faite pour etre rassurante.

Pour sa part, elle enfilerait son armure au dernier moment. Ce "machin" était bien trop lourd et compliqué à déplacer et elle n'était pas concernée par les éliminatoires.
Certes, sa tenue laissait un peu à désirer puisque prévue pour etre rapidement remplacée par la chemise et les fines chausses prévues pour aller dessous les plates et autre gambisons, mais qu'importait, elle serait discrete.
Son propre euh... fiancé, du moins si on pouvait l'appeler ainsi, lui avait promis d'etre dans les tribunes lorsqu'elle jouterait, mais pour l'heure elle ignorait où il se trouvait et donc ne risquait guère de lui faire honte par cette tenue un peu simpliste.

Allez Vic, juste un moment à passer ! Je vais près de la tribune pour bien voir ta rencontre.

Et laissant là sa compagne grimper sur sa monture, elle rejoignit le pied de la tribune, là où pénétraient tous ceux qui assisteraient aux rencontres.

[Au pied de la tribune - avant les duels des pairs de France]

De là où elle se trouvait, elle pouvait voir à peu près l'ensemble des personnes déjà présente pour assister aux joutes, juchées qui sur des fauteuils dans la tribune d'honneur, qui sur des bans sur l'autre. Nombres de tetes ne lui étaient pas inconnues et à ceux qui croisaient son regard, elle adressa un signe de tete valant tout à la fois reconnaissance et salut. Sa mise n'était pas suffisante que pour se meler à cette foule.
Bientot la foule s'échauffa tandis que d'anciens champions d'autres tournois s'affrontaient.
L'Euphor vainquit... bon point pour lui. Puis vint l'affront, si on pouvait appeler cela ainsi, de l'Amahir. La duchesse avait en effet semble t il refusé, elle ne pouvait en savoir plus, étant placée trop loin de la tribune d'honneur pour s'en rendre compte. Peut etre ses couleurs étaient-elle déjà réservée à un autre ? Bien que les liens se soient quelques peu noués avec leur hote, elle ignorait finalement encore nombres de choses à son sujet et bien que curieuse, elle n'en était pour autant pas indiscrete.
Par contre, ce qu'elle entendit fermement et clairement, ce furent les réactions du meme Amahir quand... il échoua.
Elle se rappelait le court échange ayant eu lieu entre Minerve et Orleans lorsque celui-ci ss'était inscrit à la joute et avait découvert "qui" arbitrait. Visiblement, la série n'était pas encore complete !
A grand peine, elle retint un rire en entendant la tripotée qui sortit de la bouche du duc, songeant qu'il lui faudrait prendre conseil auprès de lui la prochaine fois qu'elle voudrait étoffer son vocabulaire. Quant aux "menaces", elle était certaine qu'il ne les pensait pas réellement et avait surtout besoin de décharger sa frustration ! En attendant, sa poursuivante était victorieuse et elle se réjouit pour celle-ci.

C'est alors qu'un mouvement "de masse" dans la tribune attira son attention. Le visage de glace et de marbre ne la trompa point. Elle cotoyait depuis suffisamment longtemps la porteuse du dit masque pour reconnaitre les signes. Et bien qu'il faille ruser pour le voir, entourée que la "cheffeuh" était de sa garde personnelle, elle l'avait bel et bien noté.

Ainsi donc Momon s'en allait, et clairement point de belle humeur. Certes, cela éviterait qu'elle ne la voit choir, diminuant d'autant le nombre de ses officiers qui n'iraient point très loin dans le tournoi. Mais... cela voulait dire également qu'un certain "souffre douleur", allait encore connaitre le martyr. Se faufilant dès lors au travers de "the" garde- chose que sa petite taille et sa frèle stature lui permettait aisément - elle s'approcha de la Princezin, lui effleurant très légèrement la manche et retirant vite sa main. Certes, pas de caducées en vue, mais qui abordait la cheffe, savait qu'il ne fallait pas la toucher sous peine de sévices invisibles à venir.
Cependant, elle trouva le temps de murmurer :


Bonjour à vous, Montjoie

Meme hors de Saint Antoine, le réflexe était là...

Ne lui en veuillez pas, il tenait particulièrement à ce tournoi nous avait-il dit à la ligue. Et vous savez que sous ses airs de fanfarons, il a un coeur d'artichaut. Sans compter que j'ai rarement vu un homme perdre volontiers face à une femme. En additionnant toute ces déconvenues, il semble normal qu'il perdre sa temperance non ? Mais je gage que vous saurez appaiser ses echauffements et temperer ses ardeurs avec toute la douceur qui est la votre !


Et sentant que si elle continuait, ce serait son tour, elle envisagea de se retirer avant d'etre explusée par la garde. Néanmoins, bon sang ne pouvant mentir, une derniere répartie clotura son intervention.

C'est qu'on aime le souci que vous avez de vos pioupious, Montjoie.

Un cri attira alors son attention sur les jouteurs. Et elle serra les dents. Après l'Amahir, j'appelle la Devirieux dans ceux qui ont du mal à conserver leur sang froid. Au moins, malgré le "boum" entendu juste avant, Victoire n'était pas terrassée. Mais... humpf... un repli s'annoncait opportun.


Ingeburge a écrit:
[Aux pieds des tribunes]


Qui donc osait? Perrinne, forcément. Les yeux pâles d'Ingeburge se plissèrent légèrement, observant l'espiègle petite blonde. Après avoir dévalé, toutes voiles – noires – dehors, les escaliers des tribunes, le petit groupe formé par la Danoise et ses Lombards avait dû se frayer un passage aux abords du champ-clos. C'était une manœuvre risquée car l'on était sous la menace de se voir alpaguer par n'importe qui et surtout par les dernières personnes que l'on aurait envie de croiser au monde. Et voilà donc que les gardes avaient vu leur surveillance déjouée et que, comble du blasphème, une main avait été portée sur l'objet de leur protection. A la décharge du club des cinq taciturnes tout en muscles et en un glamour qui était perdu pour leur maîtresse, la Gisors-Breuil avait joué les anguilles et leur était plutôt connue. Nul doute que s'il s'était agi de, hum, au hasard, Guillaume de Jeneffe – coucou –, le Flamand aurait déjà été ratatiné par la furia lombarda. Si, si.

Plissement d'yeux donc et oreilles tournées vers Saint-Jean qui s'en venait défendre son comparse Orléans, c'était beau cette solidarité héraldique et ça lui réchauffait un cœur que d'aucuns supputaient inexistant. Et cette interruption dans sa marche vengeresse eut la vertu de détendre quelque peu une Ingeburge qui ne rêvait que d'abâtardir la masculinité de Lexhor car Perrinne en plaidant la cause de son acolyte était franchement drôle, ne pouvant se douter pas que les raisons du courroux étaient ailleurs. La marquise de Dourdan ne détrompa pas sa petite piou-piou, car le résultat était le même, le duc d'Alluyes s'était rendu ridicule et c'était bien cela le problème... enfin, un parmi d'autres.

Quand l'avocate de la défense eut achevée sa plaidoirie, l'accusation rétorqua froidement, sautant directement à la sentence :

— Avez-vous déjà vu châtrer un coq, Saint-Jean? C'est très intéressant. Les modes d'approche varient, certains incisent au niveau du bas-ventre dorsal, d'autres sous l'aile. Ce qui ne change pas en revanche, c'est ce qui suit l'ouverture. Il faut être prompt et précis quand l'on arrache les testicules, afin d'en éviter la rupture. Doigts en crochet ou pince, les deux méthodes se valent tant que l'on montre agilité et rapidité. Je gage que c'est pareil quand l'on fait d'un homme un eunuque : précision, dextérité et diligence sont la sainte trinité en matière d'émasculation. Je crois bien posséder pareilles qualités, il faut dire que dessiner des écus a développé mes dons innés en travaux manuels et que j'en ai déjà castré un, de coq.

Et pas que. Une inclinaison de tête et un salut :
— La bonne journée à vous, Saint-Jean.
Puis la très manuelle Ingeburge reprit sa progression triomphale vers le château. Elle avait faim désormais, il faut dire que parler chapon lui avait ouvert un appétit féroce.


Ellesya a écrit:
[Tribune d'honneur]

Lorsque Lexhor s'éloigna en marmonnant , sans faire d'esclandres, elle crut que le pire était passé.
Son ducal séant reprit place. Son maintien était peut-être un peu raide mais ses traits ne reflétaient plus grand chose hormis une sérénité digne des paysages hivernaux dont la saison les gratifiait.
Son voisin émit son opinion qui se révélerait encore au-dessous de la vérité : « Madame, vous serez la cause de sa défaite. Pauvre homme. »


Le regard clair et froid, hérité des ascendants germaniques, glissa sur les traits du jeune prince avant de repartir sur la lice. Sa voix, retenue, émit son avis.

Les réactions suite aux blessures d'orgueil sont très révélatrices.
Si défaite, il y a, il en sera seul responsable.


Elle ne réagit pas plus aux moqueries puériles des deux jeunes hommes. Elle avait l'art de ne paraître entendre que ce qu'elle voulait, laissant les autres à leurs intimités ou vices.

Alluyes, quant à lui, marquait sa déception par une prestation décevante. C'était à prévoir mais cela la décevait. Quant à ce qui suivit, derrière ses traits impassibles, elle en fut ulcérée, mortifiée, honteuse. Depuis qu'elle était en mesure de marcher, elle avait parcouru les tournois dans le sillon de la première Minerve. Et la joute équestre représentait pour elle l'ultime exercice de vaillance, de dextérité et surtout surtout de courtoisie.
Faisant son possible pour paraître indifférente au spectacle auquel s'adonnait Lexhor et qui, pour l'heure, installait le doute en son esprit, elle fut tirée de ses pensées par la question presque indiscrète de Charlemagne. Un fin sourire glissa sur son masque.


Pas le Marquis de Nemours, cette fois, comme vous avez pu en juger.

Le souvenir d'Aimbaud la priant de lui donner ses loups d'argent pour échapper au Castelmaure, au Tournel, affermit son apparente sérénité. Infime vengeance envers celui qui lui avait pris son Loup peut-être définitivement.

A vrai dire, puisqu'il n'y a point de Duc d'Amboise et que je ne pouvais me permettre de m'aventurer sur la lice au risque de ne plus être en mesure de veiller sur mes convives, notre ancien Grand Ecuyer de France m'a courtoisement proposé sa lance pour y poser mes couleurs.

Visiblement, Sa Seigneurie Lexhor l'ignorait.


Dommage que son soupirant n'ait point été blessé ou étourdi par les chocs. Dans le premier cas, elle serait allée à son chevet, tout en priant pour que ce soit Boudicca et non Yvan qui se charge des soins. Mais au moins, elle aurait pu s'inquiéter de lui. Dans le second cas, on l'aurait simplement sorti de la lice le temps qu'il reprenne ses esprits. Dans les deux cas, il n'aurait pas eu l'occasion de se livrer à l'expression de sa déconvenue.

Le dit Pair ayant terminé son show, les duels reprirent.
Ellesya fit signe à son page, puis réflexion faite, le renvoya dans son ombre. Elle devait encore digérer sa déception et sa honte avant de savoir comment réagir face à l'orléanais.
Elle applaudit la victoire de Bel.Garath dont elle avait fait récemment la connaissance. Puis celle de Wolfar car elle savait qu'il avait un temps soit peu connu la Louve et le Sombernon.
Elle adressa encore un sourire et un salut du chef à Pierre Louis dont la première prestation, bien qu'éliminatoire, avait été honorable et représentait la noblesse tourangelle avec d'autres de leurs pairs.
Puis vint le dernier duel. Elle ne connaissait le dit Cassian que de réputation qu'il avait fort mauvaise. Ce fut donc avec une satisfaction non dissimulée qu'elle vit sa soeur le bouter hors du tournoi dès la première passe d'armes.
Voilà comment le « preux seigneur » avait brillé face à une Louveterie.


Miguaël Enguerrand a écrit:
Jehanne Elissa gardait ses cheveux détachés, il se disait que la raison était qu'elle était une pleureuse et une fille à marier. Peu importait au jeune vicomte, il la trouvait belle ainsi. Peu importait le pourquoi, les commentaires ou les critiques.
Ils s'étaient assis juste à temps pour voir la comédie du nouveau Grand Maître de France -oui désolé pour la cohérence, il faut rire !- après que sa sœur l'ait renvoyé à son désespoir. Mais... s'il demandait les couleurs de sa sœur, c'est qu'ils se connaissaient ! Pourquoi lui avait-elle dit qu'elle ne connaissait Lexhor ni d'Adam ni d'Eve ? Elle lui aurait donc menti, sa sœur ? Et puis... elle avait déjà donné ses couleurs à quelqu'un ? Alors elle avait des histoires bien avancées avec certains hommes ?
Miguaël s'était ouvert et avait avoué les sentiments qu'il éprouvait à sa sœur, et elle lui avait menti.
Il se serait renfrogné de manière incompréhensible mais... le spectacle donné par Lexhor était si amusant et pitoyable qu'il en oublia momentanément ses raisons légitimes d'énervement. Il lui en reparlerait, et cette fois il ne la lâcherait pas. Il s'exclama non sans sourire :


Pauvre homme !

D'autres combats suivirent, il ne connaissait pas les jouteurs et profita donc pour entretenir un peu sa conversation avec la Vicomtesse de Cauvisson :

Esyllt va clore les éliminatoires. Elle a déjà un peu d'expérience des joutes, et puis notre famille a souvent brillé.

Il ne releva pas le nom de Cassian, il avait espéré que celui-ci ne vienne pas, lui qui croyait qu'Amboise était en Bourgogne et qui n'avait de cesse de se gonfler comme un crapaud. Ah ! Si seulement il pouvait être mis à terre par sa sœur dès les éliminatoires...

Puis ce fut au tour de Wolfar d'entrer en lice, le baron était un ami de la famille, un homme d'armes bourguignon comme on n'en faisait plus beaucoup. Cudot allait jouter contre une duchesse qu'il ne connaissait pas. Il l'avait applaudi lors de sa présentation et de nouveau lorsque sa victoire fut acquise en une seule lance. Il ne doutait pas que le baron allait gravir un à un les tours et qu'il faudrait un jouteur solide pour tenter de le désarçonner.


Le Baron de Cudot est un grand guerrier et j'espère ne pas tomber contre lui !

Un autre duel dont il ne connaissait pas les protagonistes, et enfin ce fut au tour d'Esyllt, sa sœur, d'affronter le petit seigneur qui voulait se faire aussi gros que le bœuf.
Miguaël était excité, il lâcha quelques mots :


Allez 'Syllt !

Ils allaient s'élancer et Miguaël pressa machinalement la paume de la main de Jehanne Elissa.
Ça s'élance, ça cavale, ça pointe les lances... et boum ! Un éclat de bois indéfini et... Cassian par terre ! Le jeune garçon poussa un souffle de soulagement, sa sœur n'était pas blessée et mieux, elle avait battu le Blanc Combaz en une lance.
Il se leva et applaudit sa sœur. En plus, Cassian n'avait semble t-il pas été blessé, il avait juste perdu.


Bravo !!

Et il tourna finalement tout à fait la tête vers son amie.

Les joutes sont un beau spectacle n'est-ce pas ? J'ai à la fois peur et hâte d'être demain.


Wendoline a écrit:
Tournant le visage vers son amie, à cet instant elle reconnait le minois près d'elle et lui adresse immédiatement un sourire chaleureux, heureuse de retrouver une compagne des Lames.

Emmitouflée comme tu es je ne t'avais pas reconnue Davia, comment te porte-tu ?

Attentive aux paroles de Xalta, elle suit des yeux Ereon, puis Aimelin, tous deux Champenois ; Dim l'époux de son amie Eva. Les joutes sont toujours l'occasion de retrouver connaissances, amis.

Puis les tournois débutent. Des chanceux, d'autres moins forcément. Et une chose incroyable se produit, sa Grasce Lexhor, jouteur émérite qui s'incline devant une jeune femme..... de mémoire, c'est la première fois qu'elle est témoin de telle défaite.

Sont annoncés ensuite les duels suivants, doigts croisés dans le dos à l'abri des regards, concentrée sur ce qui se déroule sur la lice.


Broyage de doigts récompensés par une victoire qui lui amène le sourire alors qu'un autre jouteur qu'elle connait très bien, attire son regard

Tu as vu Xalt, il y a Tristan.


Miguaël Enguerrand a écrit:
C'était dans ces instants que l'on sentait ses sentiments prendre le pas sur la raison. Jehanne était presque toujours avec lui depuis des jours, ils faisaient tout ensemble, mais... il eut un pincement au cœur lorsqu'il la vit descendre les travées, sans lui, et pour aller voir Cassian. La naissance d'une jalousie irrationnelle et l'impression que tout s'effondra autour de lui. S'il avait raisonné, il aurait compris, mais parfois le cœur prend le dessus.
Il ne dit rien, la regardant juste partir et s'apprêtant à aller voir l'une ou l'autre de ses connaissances, pour essayer d'alléger sa peine.
Il lui aurait bien dit que Cassian n'avait rien, qu'il s'était juste pris une raclée et que cela était prévisible. Il préféra se taire, tout fusait trop vite dans sa tête.

Et elle se retourna, enfin. Deux pas, c'était déjà trop long quand on était jeune et qu'on subissait ses premiers émois amoureux.
Tout fut oublié, et le sourire du jeune garçon revint. Il se leva et s'approcha de son amie.


Je ne la connais pas Jehanne, qui est-elle ? Tu me la présentes ?

Il n'y avait pas de rousse dans les parages, alors, qui était-ce ?
Ils étaient en public, il ne pouvait pas lui prendre la main. Les convenances, m'sieurs dames, les convenances.


Davia de Volvent a écrit:
[Stupeur et tremblement]

Ce qui se déroulait sous leurs yeux était des plus romantiques. Un chevalier qui baisse sa lance pour demander ses couleurs à sa dame, la Volvent en avait les joues rougies par l'émotion. Mais le romantique s'arrêta là. Posant sa main sur le bras de Xalta, Davia devint blême. Elle n'en croyait pas ses yeux.

Elle savait les inclinaisons de son Duc et il se prenait bien pire qu'un soufflet. Affective et émotive, elle en était toute retournée, ne comprenant pas - et pour cause - pourquoi Ellesya pouvait lui refuser cet honneur. Elle murmura à l'attention de sa voisine.


Dieu du ciel... Lexhor doit être furieux!

Elle lança un regard inquiet à sa Duduche, et se concentra à nouveau sur le pestacle.

Je suis avec les Lames oui... Les retrouvailles se sont bien passées, très bien même.

Elle lui sourit amicalement.

Je pense que Séverin aimerait que je parte moins, alors... j'y songe.

Hochant la tête, elle suivit les précieuses explications de Xalta, tout en faisant un clin d'oeil amical à Wendy.

Salut Wendy, ravie de te revoir, je vais bien et toi? Tu as vu, ces joutes sont assez... mémorables, il me semble.

Les commentaires de Xalta s'avéraient précieux. Elle reconnaissait Dimaro, finalement, après l'avoir un peu plus observé, bien qu'elle le connaisse peu.

Puis vint de nouveaux participants. Bel allait jouter.

Elle avait une affection particulière pour lui, allez savoir pourquoi, peut-être parce qu'il lui rappelait un être cher qui avait disparu un peu trop vite, un peu trop tôt... Son coeur manqua un battement et sa main se resserra sur le bras de Xalta. Elle esquissa un sourire en le voyant vainqueur. Les joutes se poursuivaient. Davia ne put s'empêcher de se pencher un peu en avant, jetant un petit coup d'oeil à sa marraine. Dieu, qu'elle lui avait manqué...


ptitmec13 a écrit:
Des éliminatoires.. encore.. mais quand donc y échapperait-elle enfin? Boudiou que ça l'énervait. Et en plus elle ouvrait le bal.. allons donc.
Après une très courte nuit de sommeil.. ben oui quoi la blondine est un oiseau de nuit et sous les peaux elle n'y fait pas que dormir.. mais chut..ça c'est son jardin secret.. enfin pas si secret que ça en fait.. bref. Voilà donc une poursuivante encore endormie qui se pointe aux abords de la lice, juchée sur sa jument de race inconnue tellement il doit y avoir de croisement fait, mais d'un cadeau on ne regarde pas les dents et surtout sa Belle Dragonne lui était précieuse. Elle ne se voyait pas jouter sur un autre cheval, comme aller à la guerre sans d'ailleurs. Avec Néa elles formaient un trio d'inséparables. Enfin sauf sur la lice car Néa était reléguée à la tente pour éviter un quelconque affolement général des montures, ou même de certains de leurs cavaliers. Un sourire se dessina sur ses lèvres en se rappelant que la douce Aliénor surveillait toujours de loin les allées et venues de la louve n'étant pas toujours très rassurée.
Bon elle en était où? Ha oui les abords de la lice...

Citation:
Que s'avancent sur la lice, Célénya Océalys dicte Ptitmec13, Dame de Lasson, Poursuivante d'Armes de Minerve et Elisabeth Stilton de Vaisneau, Dame de Lusigny.



Première lance...
Les deux jouteuses se font face, Minerve abaisse son drapeau.
Les chevaux filent ventre à terre, les lances s'ajustent et s'abaissent...Et c'est le choc, la Dame de Lusigny touche et brise sa lance envoyant la poursuivante Minerve sur le sable de la lice.
Elle met quelques instants à se relever, Minerve fait signe aux médicastres.
La dame de Lasson est blessée légèrement au coude.


Elisabeth Stilton de Vaisneau est déclarée vainqueur.

Sourire complice à l'ébouriffé qui ne se tenait jamais vraiment loin de la lice et hop en avant. Voui enfin elle avait du mal quand même là.
Petit rituel qui ne la quittait plus depuis Alluyes puis elle rabattit enfin sa visière. Elle devenait presque un robot à partir de ce moment là. On se saisit de la lance on attend le signal en ne quittant pas son adversaire des yeux.. yeux qui voudraient bien se refermer pour repartir dans le sommeil. Allez réveillllll!!!!
Talon qui s'enfoncent dans les flancs de la jument, l'air qui s'engouffre dans les ouvertures du heaume lui permettant de rester un tant soit peu alerte et Boum! Le fondement dans le sable et puis tant qu'à y être s'étaler carrément.
Dormir...


Comment ça va ?

Oula dors pas la blonde aller lève toi!!! Un effort surhumain pour se redresser en gardant les yeux ouverts et lorsque elle voulu relever sa visière une grande douleur partant du coude finit de la réveiller complètement.

Aoutch. Euh.. ça ira Dame, mon bras en a vu de bien pire, ne vous inquiétez point.
Félicitations à vous pour cette victoire.


Elle se fit aider pour regagner les abords de la lice où elle insista auprès des médecins pour être soignée sur place afin de pouvoir suivre les duels suivant quitte à être réveillée autant profiter du spectacle. En entendant le mot Sorcière elle voulu se lever d'un bond vite rassise de force par ceux qui étaient en train de la soigner. Ben quoi c'était de Minerve qu'il parlait là? Pas touche à Minerve Noméoh!!!! Et puis elle fut intriguée ensuite. N'était-ce pas le Baron de Cudot qu'elle voyait jouter contre une femme? Plissement des yeux.. non elle ne rêvait pas. Il avait donc enfin accepté d'affronter les femmes en joutes sans déclarer forfait. Comme quoi tout le monde pouvait évoluer dans ses convictions.


luaine a écrit:
Citation:
Que s'avancent sur la lice, Heimdal von Strass, Duc consort d'Alençon et Neyco de la Franche Mariemont Casaviecchi, Baronne de Hautpoul, Grand Louvetier de France.



Première lance...
Les deux jouteurs se saluent, Minerve donne le départ et c'est parti, ils filent comme le vent...
Et c'est un très beau tour de parade. Personne ne touche.

Seconde lance...
Un Demi tour en bout de lice et les voici une fois de plus fier sur leurs montures, toutes lances dehors prêtes à écharpées l'adversaire... Mais pas ce tour ci non plus. Personne ne touche.

Troisième lance...
Encore une magnifique manoeuvre équestre, les jouteurs prennent le direction de la lice, il fallait bien désigné un vainqueur tout de même. Et cette fois les lances se croisent et touchent ! Cependant seul la Baronne brise sa lance sur l'écu du Duc.
Personne ne chute, personne ne se blesse. Un duel tout en technique et parade.


Neyco de la Franche Mariemont Casaviecchi est déclarée vainqueur.


L'épouse n'était pas sortie de la tente. D'ordinaire, elle se mêlait très rarement aux gens mais avec tout le travail qu'elle avait a abattre, il n'était pas question qu'elle s'arrête de travailler.
Elle se permis une halte pour voir son mari aux éliminatoires.

Il perdit, sans dommage.
La Duchesse sourit. Elle allait pouvoir rentrer chez elle sans attendre la fin du tournoi, cloisonnée sous une tente.
Elle se rendit après de lui pour que la défaite lui paraisse moins amère mais un baiser était le meilleur des baumes.


On va pouvoir rentrer sur Alençon.

Un sourire taquin pour accompagner son bras autour du sien, il savait qu'elle plaisantait à peine au vu de son travail et son petit soucis gastrique du aux premiers mois de sa grossesse.


Gailen a écrit:
Les éliminatoires se déroulaient bon-train et Gaïlen était partagé entre son étude studieuse de l'art de la joute et son apprentissage sur le tas de la vie mondaine au sein de la haute noblesse. Le passage du refus de sa marraine à un soupirant pourtant des plus honorables l'amusa. Alors que le jeune Arduilet n'avait pourtant pas croisé le vieux de Jeneffe depuis bien longtemps, l'ombre du chevalier pesait encore sur les pas du lionceau. Mais, cette fois, le pouvoir incompréhensible qu’exerçait le vieux licorneux sur les femmes, pouvoir qui semblait se démultiplier quand elles étaient jeunes et jolies amusa notre petit comte. Faut dire que de voir un des hommes les plus puissants du royaume se faire éconduire proprement au point d'en perdre sa concentration et de se faire éliminer proprement dés les éliminatoires par une jeune femme l'amusa beaucoup. Se tournant vers Lucie il chuchotta :

Pour la première leçon, je pense que j'ai compris seul. Trop aimer les femmes et surtout ne pas aimer qu'elles disent non n'est pas bon pour un jouteur.

Un autre affrontement retint son attention. Celui qui opposait sa tante Esylt-Catarina à Cassian de Blanc Combaz. Son devoir de réserve l'empêcha de se lever pour applaudir à deux mains sa jeune tante mais le cœur y était.
des autres duels il ne connaissait pas grand monde, mais observa du mieux qu'il put. Se tournant vers son amie il dit :

Alors, que peut m'apprendre mon experte sur mes futurs adversaires potentiels ?

Son sourire était à la fois amical et un brin provocateur. Aimer c'était aussi taquiner chez le jeune Arduilet.


Miguaël Enguerrand a écrit:
C'est injuste ! Pourquoi un oignon ! Miguaël ne fait pas pleurer Jehanne enfin ! Il est plutôt en rang de mouchoirs, il éponge les pleurs. Voilà. En rang de mouchoirs derrière Jehanne Elissa.

On l'avait présenté à celle qui était, eût égard aux conversations précédentes, Carlotta Isabel, la filleule-cousine. La révérence de cette dernière envers son amie était parfaite, Miguaël ne savait pas faire ce genre de choses, il détailla les gestes. Un jour, il faudrait essayer de faire la même chose... Un jour.
Le jeune homme préférait sourire, il trouvait ça tout aussi respectueux et puis cela lui était naturel. Il inclinait aussi légèrement la tête avant le beau sourire -sans dent écartée.


Bonjour mademoiselle, je suis enchanté de vous rencontrer. J'espère qu'Amboise et le tournoi vous plaisent.

Voilà, c'était un bon début pensa t-il. On ne raconte pas toute sa vie dès la première rencontre.
Et puis, cela semblait être la première personne vivante de la famille de Jehanne dont elle lui parlait. C'était vraiment, un honneur !

Lucie a écrit:
[Tribune d'honneur]

Et voilà la Brune qui tentait de pouffer de rire le plus discrètement possible, à la réflexion de Gailen sur les femmes. Diantre, il allait la faire remarquer alors que jusqu’à présent, elle avait réussi à se fondre dans la masse. Lucie résumerait ça en lâchant un « Norf ! » dans l’air. Lorsqu’elle arriva à se calmer, elle lui répondit :

C’est un fait. Il faut se méfier des femmes. Nous pouvons être aussi douces que tranchantes.

Un sourire angélique vint compléter la phrase avant que les ébènes ne se reposent sur la lice pour voir les dernières joutes des éliminatoires. Pour l’instant elle n’avait pas grand-chose à dire. Pour être tout à fait honnête, la Monssygnac avait eu du mal à ne pas laisser son regard glisser vers sa filleule. Alors à la taquinerie provocatrice, le Grand Fauconnier arqua un sourcil en regardant le petit Comte.

Votre experte ? Vous voilà bien possessif d’un coup.

Elle arriva de justesse à se retenir d’ajouter un : jeune effronté !
Un sourire taquin éclaira son visage pour qu’il comprenne qu’il ne s’agissait que d’un retour de taquinerie. Car qui aime bien châtie bien et Ari savait ô combien Lucie avait une répartie particulièrement développée, dans ce domaine.


J’avoue avoir été distraite. J’espère que vous ne m’en voulez pas trop ? En tout cas, votre victoire face à votre adversaire tiendra à peu de choses. Pour commencer, il va falloir rester calme. Si jamais vous avez du mal à le garder, j'vous conseille les sucettes au calva. Très efficace. Ensuite, j’espère que vous savez parfaitement tenir sur votre cheval.

Une inquiétude soudaine. Celui de le voir blessé. Allez savoir pourquoi. Toutefois, son minois ne le confirmera pas et elle changea de sujet, comme si de rien n’était.

Gailen ? Après les festivités ou dans les jours qui suivront, serait-il possible de m’entretenir avec vous d’un sujet qui me tient à cœur ? Rien de grave, je vous rassure. Simplement une proposition à vous faire.

Hum, pas convaincue que le sujet choisit fut judicieux.

Gailen a écrit:
[Tribune d'honneur]

Alors que les combats s'enchainaient, le jeune comte devisait avec son invitée d'honneur.

C’est un fait. Il faut se méfier des femmes. Nous pouvons être aussi douces que tranchantes.

Puisse donc le sort me préserver d'affronter vos congénères. Surtout la duchesse de St Fargeau qui m'a l'air experte dans l'art féminin de désarçonner les hommes.

Votre experte ? Vous voilà bien possessif d’un coup.


Voila moquerie qui fait son petit effet. Quand il parlait d'être désarçonné par une femme il ne pensait pas que ça viendrait si vite. Heureusement que le sourire de la dame le rassura sur la nature de son propos. Ah, si elle n'avait été l'amie de sa mère, il lui aurait bien servi un couplet des plus machiste sur ses aptitudes de mâle dominant a posséder les dames qu'il désire. L'heure n'était pas a la taquinerie trop piquante. Il n'avait pas envie de provoquer des réactions incontrôlées et de faire scandale en tribune d'honneur. Il se contenta donc d'un sourire angélique cachant bien mal un * je t'aurai, un jour* qu'il ne pouvait prononcer.

J’avoue avoir été distraite. J’espère que vous ne m’en voulez pas trop ? En tout cas, votre victoire face à votre adversaire tiendra à peu de choses. Pour commencer, il va falloir rester calme. Si jamais vous avez du mal à le garder, j'vous conseille les sucettes au calva. Très efficace. Ensuite, j’espère que vous savez parfaitement tenir sur votre cheval.


Calme ? Oui, je me doute. En serais-je capable ? J'ai bien peur que non. C'est la première fois, je ne peut savoir comment je réagirai. Mais généralement quand c'est nouveau c'est plutot effrayant.


*Tu t'es déjà retrouvée seule dans un bordel avec une fille de joie qu'on a payé pour s'en prendre à ton pucelage ? Je te promet, ma fille, que ça empêche d'être calme* Pensat-il mais reprit ses esprit évitant de dire ce genre de choses peux à propos.

Pour ce qui est de tenir en selle, je sais le faire. Parfaitement, nous verrons. J'ai chevauché, dans ma vie, mais rarement en me faisant heurter par une lance.


Gailen ? Après les festivités ou dans les jours qui suivront, serait-il possible de m’entretenir avec vous d’un sujet qui me tient à cœur ? Rien de grave, je vous rassure. Simplement une proposition à vous faire.


*Changement de sujet ? La raison ? Ais-je dit quelque chose ? Ce n'est peut être pas plus mal dans le fond. Pensons à d'autres choses, amusons nous et profitons il sera bien temps de stresser en entrant sur la lice.*

J'ai hâte d'entendre votre demande. Je serai très heureux de vous rendre service si je le peux. Allons nous restaurer avant de nous reposer pour demain. Le grand jour est proche et il me faut avoir toute ma tête. Si vous le voulez vous pourrez m'entretenir de ce qui vous plait lors du repas mais si vous préférez le faire en privé on trouvera bien l'occasion de parler au "calme" d'ici la fin du tournoi.

Lucie a écrit:
[Tribune d'honneur]

Au discours machiste, la Brune aurait sans doute arqué un sourcil avant de répondre d’un calme olympien. Elle aurait donc probablement rétorquée que s’il était homme à obtenir ce qu’il voulait, elle était une de ces femmes qui finissaient toujours par avoir ce qu’elle désirait, pour peut qu'elles l'aient décidés. Sans caprice, sans élévation de la voix. Juste avec de la patience et de l’observation. Et quand on la connaissait, on savait qu’elle n’était pas du genre à laver son linge sale en public. Les esclandres n’étaient donc pas dans ses habitudes. Alors un sourire en coin apparu, lorsqu’il lui adressa un sourire angélique. Peut-être que Lucie aurait dû lui préciser que cela était dangereux, de chercher une femme sur son terrain de prédilection.

Elle continuait à l'écouter attentivement, ses ébènes posées sur lui. Bon visiblement les sucettes au calva ont moyennement plus… Deuxième essai.


Avant d’entrer en lice, fermez les yeux et pensez à quelque chose que vous aimez pour faire le vide dans votre tête. Ou fixez un visage qui vous rassure.

Un sourire à son attention qui se voulait justement apaisant. La Brune observait les différents mouvements qui faisaient que les tribunes se vidaient petit à petit. Sans doute aurait-elle du se lever dans la foulée, mais à dire vrai, elle commençait à avoir une overdose de la foule mondaine et le maigre répit offert fut le bienvenue.

Je préfèrerais qu’on devise de ce sujet au calme, si vous n’y voyez pas d’inconvénients. Et puis, vous êtes l’un des Roys de cette journée. Je doute qu’il soit de bon ton qu’une simple Dame dans mon genre, sortant de nul part, ne vous accapare encore. Alors que des grands noms et puissants sont là pour vous.

Ca l’ennuierait que certains se vexent à cause de cela, bien qu'elle s'en balancait complètement en réalité. Sauf que c'est le petit Comte qui risquait de se prendre des réflexions. Alors autant lui éviter ça. A la fin de sa phrase, la Dame d’Aubessagne se leva. Et lorsque Gailen fit de même, elle avança de quelques pas avant de lui souffler pour avoir confirmation...

Nous retournons à l'Aula Magna. C’est bien ça ?


Gailen a écrit:
[Tribune d'honneur : les derniers instants; demain la lice....]

Avant d’entrer en lice, fermez les yeux et pensez à quelque chose que vous aimez pour faire le vide dans votre tête. Ou fixez un visage qui vous rassure.

Oui, trouver le calme, j'essayerai. J'y suis bien parvenu avec le faucon, pourquoi pas sur la lice? Voilà une idée, peut être devrais-je me concentrer sur ma monture, nous apaiser mutuellement est sans doutes le mieux que nous puissions faire. Après tout, cette pauvre bête à certainement milles raisons meilleures que les miennes d'être nerveuse. On ne lui a pas demandé son avis avant de la lancer dans l'arène.


Les choses qu'il aime étant aussi rares que les personnes auxquelles il était profondément attaché, Gaïlen éclipsa de sa pette tête l'idée de penser a des personnes qu'il aime. Le vide sentimental était trop présent pour que le jeune comte y pense sans ressentir la tristesse et les autres manques provoqués par sa jeunesse solitaire.
L'arène, justement, était visiblement tout autre pour Lucie. Il ne fallait pas être devin pour constater qu'elles aurait donné chère pour être ailleurs et éviter les bains de foule mondains.


Vous êtres mon invitée et je décide sur quel ton je choisi mes compagnons. La seule personne de qui j'accepterais une réflexion sur la compagnie de qui ou qui je dois m’accommoder est notre hôtesse , ma douce marraine. Mais il m'étonnerait qu'elle émette des propos si dénigrant à l'attention d'une de mes amies qu'elle soit princesse ou paysanne.
Sur le fond, je vous l'accorde, il serait de bon ton que je joue un peu plus mon rôle mondain. Je ne connais pas le quart de la moitié du tiers des invités et ferais bien d'aller me présenter et m'informer sur leurs désidératas.



Nous retournons à l'Aula Magna. C’est bien ça ?

Oui, c'est bien cela. Mais si vous préférez profiter un peu de votre chambre ou du domaine, libre à vous. La présence de mon experte n'est pas, absolument , requise pour la partie mondaine du tournoi. A moins que votre expertise ne concerne des domaines insoupçonnés ?

Mais, au fait, ou est votre ami ?


Il parlait tout en saluant les derniers voisins et en prenant le chemin de la sortie...

Pour ce qui est d'un entretien en privé, je vous aurais bien proposé un tour dans le domaine, ou mieux : une chasse mais il m'étonnerait que j'en ai le temps avant la fin du tournoi. Je peux, au mieux, vous accorder un moment avant ou après une série de joute ou une balade au clair de lune un soir après le diner, du moins si je suis encore apte à déambuler après mon passage en lice de demain.

Lucie a écrit:
Il était amusant de constater les différentes passades par laquelle leur conversation passait. Pas tant dans les mots prononcés, mais dans les mimiques, les attitudes. Parfois ils semblaient être un livre ouvert, et en d'autres échanges plus secrets. Elle n'avait pas vraiment grand chose à ajouter à ce qu'il avait ajouté. Lucie aimerait bien lui retirer cette angoisse qui le tenaillait, tout en sachant cela impossible. Alors la Brune se contenta un instant, de poser sa senestre sur l'avant bras de Gailen.

Sur le couplet mondain et l'attention particulière, il la toucha à nouveau. Peut-être même que pour la première fois, elle avait réussi à déceler chez lui ce qu'on pourrait appeler un sale caractère en certaines occasions. Le temps le confirmerait sans doute, mais cela la fit sourire. Il est vrai que les chiens ne faisaient pas des chats... A nouveau, un sourire.


Et vous? Quels sont vos désidératas Gailen? Pour cette soirée et les jours à venir?

Ben oui, après tout c'était pour célébrer un passage important dans la vie du jeune homme et Lucie avait bien du mal à comprendre pourquoi celui-ci ne serait fait que d'obligations dont il semblait aussi friand qu'elle. Elle releva un peu le minois, pour observer le ciel un instant. Cela l'empêcha de pouffer de rire lorsqu'il parla d'expertise dans des domaines insoupçonnés. Rhoo, tant de réponses auraient été tentantes mais elle se retint.

Pas dans les mondanités, j'en ai bien peur. Et puis, ne vous ai-je pas promis de vous accompagner tout au long de ses festivités? Pendant que vous flatterez les uns et les autres, je trouverais bien de quoi m'occuper. J'ai vu de loin ma filleule tout à l'heure. Sans doute sera-t-elle là-bas. Et puis, Gaël voudra peut-être me tenir compagnie dans cette arène là. Sait-on jamais.

Parce que oui, le fourbe n'était guère revenu après la petite "mission" qu'elle lui avait donné. Bon d'accord il est totalement libre de ses mouvements.

Il n'est pas bien loin rassurez-vous.

Où exactement? Très bonne question. Mais le temps lui a appris qu'il n'était jamais bien loin d'elle, même si ses ébènes ne le trouvaient pas.

Je ne voudrais pas vous embêter avec des futilités entre deux tours de lice. Nous pourrons en parler lorsque vous aurez gagné ces joutes. Sauf si votre curiosité est trop grande alors j'opterais pour la balade après le dîner.

Les tribunes furent (enfin?) quittées, ils étaient sur le chemin de l'Aula Magna. Comme quoi, malgré leur goût à deviser ensemble, ils arrivaient tout de même à suivre le mouvement.

Gailen a écrit:
Curieux ? Lui ? Bien joué ! En plein dans le mille mais il ne l'avouera qu'a demi mots.

Eh bien qu'il en soit ainsi. Venez vous laisser torturer à l'Aula Magna et , ensuite, pour vous remercier je vous emmènerai dans les jardins pour écouter vos doléances.


Evitée proprement la question des désidératas. Il la gardait en mémoire et y répondrait plus tard quand il saurait exactement quoi y répondre.

Ne dites rien, le Comte de Meymac est bon prince.

Il sourit, lui prit le bras et l'emmena vers la grande salle. Gaël manquant à son office il pouvait aussi assumer ce rôle.


Aemilia a écrit:
La gamine regardait tranquillement le pestacle, quand de gros bras vinrent l'attraper... A peine le temps d'étouffer un "mais euh d'abord" qu'elle se retrouva assise dans les tribunes, comme les autres. Comme les autres. Elle n'aimait pas ça. C'était nul de faire toujours comme les autres. Croisement de bras en règle, boudin en vue.

C'nul. Maintenant je vois pu rien d'abord. T'es qu'un pas gent...

Sa dernière phrase fut rapidement écourtée, son précepteur lui tendant déjà quelques friandises. Choisissant les plus grosses, forcément, elle les attrapa, oubliant déjà le drame qui venait de se dérouler, et les enfourna dans sa bouche. Scrontch scrontch scrontch.

Elle se reconcentra sur les joutes. Petite râlerie de circonstance car en effet elle ne voyait plus rien... Discrètement, elle s'approcha du bord quand elle entendit le nom de son père, sans que son précepteur ne s'en rende compte. Et là... ce fut le deuxième drame... Fière allure que voilà. Brandissant sa lance. Et se recroquevillant aussitôt sur lui-même. Il venait d'y avoir un échange entre la madame à la tenue et papa. Et papa, il boudait. Elle n'avait pas tout compris, mais ça devait être grave. Car papa fit n'importe quoi. Pas de combativité. Il se laissait complètement mener par le bout du nez. La dame en armure rose l'écrasait. Aemilia se tapa la tête de la main en signe de mécontentement... Répétant les mots de son héros...


Bordel... Il a perdu... Mais papa il peut pas perdre... Bordel...

Ou comment donner le mauvais exemple à sa future chevalière de fille...
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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 18:58 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 11 Fév - 19:20 (2013)    Sujet du message: 1461-01-29 - Amboise - la Lice et les tribunes Répondre en citant

Citation:
[Fest. hiv.1461] 16ème de Finale


Deedlitt a écrit:
Oyez Oyez, voici la liste des braves toujours en lice pour ces seizième de finale.

Citation:
Elisabeth Stilton de Vaisneau, Dame de Lusigny affrontera Niall de Rivien, Vicomte de Montréal.




Citation:
Kantin Aymeric de Mialans, dict Auvergne, Seigneur de Banson et de Clavières-sur-Alagnon, Héraut d'Armes Royal de la marche du Bourbonnais-Auvergne affrontera Alexandre Olund, Seigneur de Bonnencontre.




Citation:
Sa Seigneurie Actarius d'Euphor, Pair de France, Comte du Tournel, Baron de Florac, Seigneur d'Aubemare affrontera Erwelyn Corleone, Duchesse de St Fargeau, baronne d'Evron et d'Auxonne, dame de Saint Antoine de Rochefort.




Citation:
Louis-Josèphe Dimaro di Campiglio, Vicomte d'Ambrières affrontera Neyco de la Franche Mariemont Casaviecchi, Baronne de Hautpoul, Grand Louvetier de France.





Citation:
Bel.Garath d'Oulvenne, Seigneur d'Aunay sous Auneau affrontera Roland Wallère dict Wolfar, Baron de Cudot et seigneur de Tillenay.




Citation:
Arman von Frayner d'Azayes d'Appérault dit Tristan, Duc de Champagne affrontera Esyllt Catarina de la Louveterie-Malemort, Comtesse de Turennes, Vicomtesse de Vitry sur Loire & Dame de Moncontour, joutera pour les couleurs de sa famille.





Citation:
Grégoire d'Ailhaud, Comte de Lille et Sainct-Omer, Duc de Brunelles, Baron d'Aire-sur-la-Lice, Arques, Melun et Rugles, Seigneur d'Isles-sous-Ramerupt affrontera Exaltation lablanche d'abancourt, Duchesse d'Orléans.




Citation:
Alandrisse de Montbazon-Navailles, Comtesse de Pézenas, Vicomtesse de Cessenon et de Lomagne, Baronne de Pouget et Dame de Beuil affrontera Miguaël Enguerrand de Montfort et de la Louveterie, Vicomte d'Avallon et de Sombernon.





Citation:
Guillaume de Jeneffe, Duc de Saint-Ouen, Vicomte de Marchiennes, Seigneur de Wavrin, joutera en l'honneur de sa Grâce Ellesya de la Louveterie Arduilet Montfort affrontera Aliénor Vastel, Dame de Lesmont.




Citation:
Antonio Licors, Seigneur de Fraize affrontera Ursus de Valbois, Duc de Chateaurenard, Seigneur de Quiers sur Bezonde, de Chevilly et du Mée.




Citation:
Mc Legrand, Vicomte de Montgommery, Seigneur de Gaudigny et de Romont affrontera Anthoyne de la Louveterie, Seigneur de Maillé.




Citation:
Llyr di Maggio et d'Astralgan, Duc Consort de Touraine, Duc du Lavardin, Baron de Gault Perche, Seigneur de Tyx affrontera Perrinne de Gisors-Breuil, dame de Montreuil en Auge, dame de Neaufles, Héraut d'Armes dicte "Saint Jean".




Citation:
Gaïlen d'Arduilet, Comte de Hazebrouck et de Meymac, vicomte de Roubaix, baron d'Albussac, de Courtrai et de Wattrelos affrontera Léanore, Dame de Sennely.




Citation:
Keridil d'Amahir-Euphor, Duc de Chartres & seigneur en d'autres terres affrontera Albin d'Ar Sparfel, seigneur de Baillou.




Citation:
Elhrik Vonlichtenchein d'Erementar dicte Von, Seigneur de Brassac, Chevaucheur d'Arme de Minerve affrontera Boudicca d'Arkan, Dame des Roches Saint Quentin.




Citation:
Joachim de Fargot, Vicomte de Saint mars, Baron de Candès Saint Martin, Seigneur de Fargot affrontera Aimelin de Millelieues, Seigneur d'Etampes sur Marne.





Ingeburge a écrit:
[Tribunes]


Nouvelle journée de duel et nouvelle présence d'Ingeburge von Ahlefeldt-Oldenbourg dans les gradins bordant le champ-clos. La veille, elle s'était fait mander le programme des seizièmes de finale et s'était prêtée comme tout un chacun au jeu des pronostics. La session des éliminatoires ayant réservé des surprises de taille, elle s'était montrée prudente dans ses hypothèses, espérant surtout que tout ce que le royaume comptait de jouteurs ombrageux triompherait de ses adversaires. Cette susceptibilité se rencontrait le plus souvent chez ceux qui tutoyaient les sommets du classement de la Ligue de Joutes, et pour cause : à ce niveau-là, pour assurer sa prééminence sur une discipline qui n'était pas seulement le fait du hasard, chaque point comptait. Cette lecture de la liste des confrontations l'avait également éclairée, enfin en partie – pouvait-on toujours tout savoir? – sur le refus de la duchesse d'Amboise de confier ses couleurs au duc d'Alluyes, la remise de celles-ci avaient déjà eu lieu, en faveur d'un autre. Et quel autre! Son meilleur ennemi, l'homme le plus exaspérant qui soit et qu'il était si agréable d'exaspérer. Pour autant, comme elle ne s'était pas interrogée sur le refus d'Ellesya face à Lexhor, elle ne se demanda pourquoi celle-ci avait accepté d'être représentée par l'horripilant et m'as-tu-vu duc de Saint-Ouen.

Ainsi donc la marquise de Dourdan trônait dignement en tribunes, à la place même qu'elle occupait lors des éliminatoires, il faut dire que lorsque l'on aime à se forger des habitudes, on se démène pour pouvoir les conserver et arriver avant le premier duel et dans le flot des premiers spectateurs était le meilleur moyen de s'aider soi-même. Mains gantées, capuche abaissée sur sa tête, jambes enveloppées dans la couverture faite de fourrure, sachet de maïs soufflé et glacé au sucre à portée, gardes en formation de protection rapprochée, la dive Prinzessin était prête à assister aux pas de deux à venir. Les conditions pouvaient-elles être meilleures? Certes non car elle était équipée pour résister aux frimas hivernaux et aux éventuelles mondanités. Autant dire qu'elle était dans d'excellentes dispositions, même si sa mine impavide n'en laissait rien présager. Il n'y aurait qu'un événement qui serait de nature à la chagriner et elle n'avait pas encore idée que c'était justement ce qui adviendrait.


Erwelyn a écrit:
Citation:
Que s'avancent sur la lice, Sa Seigneurie Actarius d'Euphor, Pair de France, Comte du Tournel, Baron de Florac, Seigneur d'Aubemare et Erwelyn Corleone, Duchesse de St Fargeau, baronne d'Evron et d'Auxonne, dame de Saint Antoine de Rochefort.



Première lance...
Les deux jouteurs font signe qu'ils sont prêts. Minerve donne le départ.
Ils sont déjà à bonne hauteur, les lances se croisent et touchent! Le Comte ne parvient pas à brisé sa lance, alors que la duchesse fait exploser la sienne sur l'écu de son adversaire. Celui-ci ne parvient pas à se maintenir en selle, et chute en bout de lice. Il se relève et fait signe, il souffre d'une blessure moyenne au Rein.
Décidément en grande forme la Duchesse de St Fargeau.


Erwelyn Corleone est déclarée vainqueur.


Il y a des choses auxquelles on ne s'attend pas.
Était-ce le clin d’œil lancé par son père, le duc de St Ouen - décidément, l'homme était dans tous les esprits ! - à la fin des éliminatoires, signe qu'encore une fois, il pouvait être fier de sa fille ?
Était-ce la hargne qu'elle avait depuis qu'elle avait appris la mort de Mahaut, Sainte Boulasse et Poney Rose faureveure ?
Était-ce le fait qu'elle ait enfin demandé le divorce et que d'ici quelques mois, elle se retrouverait enfin libre à nouveau ?
Était-ce parce que l'adversaire qu'elle allait affronter avait fait faire un vol plané à son Aimbaudchoubilou lors des éliminatoires ?
Était-ce parce qu'elle voulait qu'il y ait une bonne raison à la défaite de son chef, à savoir qu'elle irait le plus loin possible ?
Toujours est-il que Lynette, au moment où elle rentra en lice ce jour-là et malgré les doutes qui l'avaient assaillie dans sa tente avant de venir fouler le sable, était remontée comme un cadran solaire.

Son armure rose sur les épaules, la de Jeneffe était juchée sur Cheval, qui ne la quittait plus depuis que Tralala vivait une retraite bien méritée au chaud à Evron. Et aussi que Poneybouboule, offert par sa suzeraine lors de son anoblissement, avait fait montre de sa délicatesse et surtout de ses gros problèmes de digestion. Il ne supportait pas les longs voyages, alors un passage en joute, n'en parlons pas.
Bref, Cheval piaffait d'impatience, alors que la Mainoise avait le cœur qui jouait une sarabande à l'idée d'affronter Actarius. Le Actarius. THE champion de joute du royaume tout entier. Encore une fois, elle chercha le regard de papounet, comme si celui-ci pouvait avoir un pouvoir sur sa victoire. Il devait jouter en ce jour, aussi ce n'est pas vers les tribunes que son regard se tourna mais vers le rassemblement de jouteurs se trouvant non loin de la lice. Elle le chercha longtemps avant de le trouver, puis finalement ses prunelles croisèrent les siennes. Sa fifillefofolle lui offrit un sourire et se paya le luxe de lui faire également un clin d’œil. Chose tout de même inimaginable il y a à peine quelques mois de cela.

Enfin, son heaume fut posé sur sa tête, masquant pour un temps les deux longues tresses encadrant son visage. La Corleone songea un instant que son vieux palefrenier avait soulevé qu'elle avait le nez de son père. Cette idée la fit sourire, avant de se concentrer à nouveau sur les instants qui allaient suivre.

Juste avant que le signal fut donné par Minerve, qui était loin d'être un chat noir – ou roux – pour Lynette, elle eut l'impression qu'un grand silence emplissait le champ clos. Ou que le brouhaha se faisait de plus en plus lointain, jusqu'à devenir un bourdonnement imperceptible.
En face, la duchesse apercevait celui qu'elle considérait comme l'adversaire le plus redoutable qu'elle avait eu à affronter en lice jusqu'à ce jour – son père mis à part. Il lui semblait grand, très grand vu de là où elle était. Et elle, devait lui paraître toute petite, vu son gabarit.
Enfin, on leur donna le signal du départ et Cheval, habitué aux joutes maintenant, démarra en un bond.


Poney rose faureveureeeeeuuuuuuh !

Tel fut le cri lancé à toute volée lorsqu'elle s'élança, s'agrippant à sa lance, son écu et son cheval de toutes ses forces.
Lorsque le choc arriva, Lynette serra les dents, consciente que sa lance avait explosé contre l'écu du pair de France et que quoi qu'il arrive, elle se devait de rester en selle. A son âge, la baronne commençait à avoir de la bouteille et son assiette était de moins en moins fragile. Le bout de lice arriva enfin et elle songea que la deuxième étape était réussie. Mais avant même de se retourner pour voir si son adversaire était toujours en selle, elle entendit un grand cri dans le public suivi d'une clameur. Avait-il failli tomber ? S'était-il repris de justesse ? Pour elle, le mouvement des spectateurs ne pouvaient signifier autre chose que le champion étant resté en selle. Décidée à en découdre à nouveau elle se retourna et vit alors ce qu'elle ne pensait pas voir.
A terre.
Actarius était à terre !
Ça c'était une victoire qu'elle pourrait conter à ses petits enfants ! Enfin... si déjà elle faisait des enfants un jour hein...

Lynette enleva prestement son heaume qu'elle balança à terre. Tant pis pour la peinture rose écorchée, son écuyer s'occuperait de la rafistoler avec la peinture confiée aux Doigts d'or lors de leur commande avec Mary. Direction Actarius, qui était toujours au sol.


Ellesya a écrit:
[Tribune d'honneur]


Nouvelle journée, nouvelles passes d'armes, nouveaux jouteurs. En plus des rescapés des éliminatoires.
Au matin, alors qu'elle revêtait sa houppelande bleu de minuit ceinturée d'anthracite moiré, chaudement doublée de fourrures, elle avait prié pour que la journée se passe plus paisiblement. Qu'on la remarque à peine sur son siège. Mais la question de ses couleurs serait dévoilée et cela jaserait sûrement encore.Quant à l'attitude du jour de Lexhor, elle n'en savait encore rien et craignait qu'il fasse encore montre de mauvaise humeur.

Elle avait convié quelques personnes à se joindre à elle également, pour ce jour. Qui viendrait ? Sa seule espérance était que nul ne se sente obligé. Elle n'avait pas envoyé d'invitation à sa marraine mais une question. La Marquise devait fort bien savoir qu'elle était la bienvenue et la jeune duchesse préférait la laisser libre de ses mouvements et choix.

Son intérêt pour ce tour était vif. Cinq personnes de sa Maison concourrait ainsi que de nombreuses connaissances et quelques amis. Et surtout les deux jeunes hommes pour lesquels ce tournoi était organisé.
Il restait également des tourangeaux dont la présence lui réchauffait le coeur de manière inattendue.

Maintenant assise, elle glissa sa main gantée dans une petit bourse et en tira un nougat dont elle raffolait.
Les choses sérieuses allaient commencer.


ptitmec13 a écrit:
[Tribunes]

Éliminée, elle était éliminée dés le début.. enfin comme d'hab quoi.. c'est donc des gradins qu'elle suivrait ces 16èmes. Deux couvertures pliées sous un bras, besace pleine dans l'autre main elle grimpait les marches évaluant l'endroit qui serait le meilleurs pour assister aux affrontements. Bon la place idéale était déjà prise mais elle en trouverait bien une autre.
C'est un peu en deçà qu'elle pris place histoire de ne pas être gênée par les gardes qui verrouillaient bien l'entourage de Montjoie, non sans avoir adresser un salut discret et respectueux d'un signe de tête envers le Roy d'Armes.
Première couverture mise pour accueillir son séant, l'autre roulée sur le coté au cas où cela s'éternise un peu trop et qu'elle ait froid aux jambes par inactivité, besace remplie de dés de charcuterie, pain et flasque de calva de l'autre coté... Voilaaaaaaaaaaaa! Hop allez les jouteur ya plus qu'à...

Ellesya a écrit:
Amboise salua sa suzeraine en se relevant et en lui adressant un salut acceptable dans les conditions d'espace qui étaient celles d'une tribune, même d'honneur. Surtout que la souris prenait de la place pour deux en sa direction.

Le fait qu'il ait proposé de les défendre suffit à mon plaisir mais il est évident que je souhaite au Duc de Saint Ouen de briller en cette lice. De même pour votre époux.
Quoiqu'il en soit de nos voeux, il ne restera au final qu'un Champion.
Toutefois les spectateurs pourront aussi élire et mettre ainsi à l'honneur un jouteur aux prestations remarquables.

Je ne vous tiens pas plus longtemps debout et vous invite à reprendre ces places qui vous conviennent tant toutes les deux. C'est le plaisir de mes convives qui m'importe. Nous aurons l'occasion de deviser plus tard.


Cela étant dit, Ellesya sourit chaleureusement à Linoa et Gatimasse, les assurant de la sorte de sa complète compréhension et joie de les voir présentes.


Miguaël Enguerrand a écrit:
[Avant les joutes, dans son campement]

La préparation était longue et ennuyante, surtout lorsque l'on avait personne avec qui converser !
Ses écuyers et les gens de la maison étaient gentils, très gentils, mais Miguaël n'avait rien eu à leur dire après les formalités d'usage : "Bonjour, Z'allez bien ? Moi aussi... Dîtes, c'est pas trop long ? Ah ! C'est froid l'acier quand ça traine dehors.". Mais surtout, surtout, la préposée à la conversation avec la petite Merveille n'était pas venue au campement, il l'attendait toujours. Elle devait venir pour l'encourager, dissiper ses peurs, peut-être même le serrer dans ses bras, à l'abri des regards indiscrets. Elle devait être là pour lui avant ces joutes, même si aucun contrat en ce sens n'avait été signé, c'était un engagement tacite. C'était une obligation morale.

Le temps de l'encapsulation était presque fini, des plaques, encore des plaques ! Des petites, des grosses, des moyennes, des biscornues, des courbées, cela n'arrêtait pas. Y avait-il donc tant de choses à protéger dans un corps ? Pouvait-on encore marcher avec tout cela ? Les premiers pas du cosmonaute Miguaël furent suivis avec attention par une foule en délire -les quelques personnes présentes dans la tente- c'était la rencontre entre un souffle contenu et des cliquetis de métal, une vision d'avenir, un bonheur guignolesque.
Mais elle n'était pas venue.

On lui avait noué autour du bras droit des rubans, pas n'importe lesquels : trois jaunes, deux rouges, un vert, un blanc. C'était les rubans qu'elle lui avait offert, il les avait gardé précieusement dans ses affaires, mais il aurait voulu qu'elle soit là pour les lui nouer autour du bras.

Que faisait-elle donc ? Ils avaient toujours été là l'un pour l'autre. On lui disait "Monseigneur, vous devez vous y aller, les joutes vont commencer." et lui ne répondait pas, ne voulant pas être désagréable avec des personnes qui ne l'avaient en rien mérité.
Alors, résigné à ne pas la voir, il monta sur son destrier -bien trop grand pour lui- aidé par plusieurs personnes qui devaient le soulever jusqu'à hauteur de selle. Une fois la manœuvre accomplie, ce qui prit de longues minutes, il s'approcha de la lice, attendant son tour et ne voyant rien de ce qui se passait.

Oh, qu'il aurait été fier avec ces couleurs s'il avait pu la voir. Mais... si elle n'était pas venue, serait-elle là dans les tribunes pour le voir jouter ? La question ne lui traverserait pas vraiment l'esprit. Il avait confiance en elle parce qu'elle lui était en tous points semblable. Aucun d'eux n'aurait sans une très bonne raison laissé tomber l'autre.

Son tour allait arriver, contre une Comtesse qu'il ne connaissait pas. Savait-elle jouter ou débutait-elle comme lui ? Il ne le saurait qu'en étant face à elle sur la lice.
Et il espérait, deux fois.


Lucie a écrit:
[Jour J, peu avant l'heure H – Dans la peau d’une écuyère]

Pourtant c'était pas la première fois qu’elle le faisait, la Brune. Mais lorsqu’on connait assez mal le jouteur pour qui on doit être aux petits soins avant son entrée en lice, ce n’était point une mince affaire. Elle essayait toutefois de remplir son rôle au mieux, espérant pouvoir lui apporter la sérénité dont il avait besoin pour être au top lors de l’affrontement.

Il commencerait donc les hostilités avec une femme. Et bien soit, il serait intéressant de voir s’il est machiste jusqu’au bout des ongles… ou pas. A la question fatidique, la Brune fit un léger mouvement du chef.


De nom seulement. Je l’ai déjà entendu et vu sur des rapports, en Orléans si mes souvenirs sont bons. Une vassale de Kalimalice. Après, je ne saurais vous dire si c’est une grande jouteuse ou pas.

Aucun mot sur le fait que la Suzeraine était une ex Blanche. Sans doute que la vassale devait valoir son pesant de cacahuète. A la place, elle le regarda un instant, et fronça quelque peu les sourcils se demandant ce qu’il pouvait bien se passer dans sa petite caboche.

N’oubliez pas la leçon principale de la journée d’hier, surtout.

Oui oui, la Monssygnac savait aussi jouer les rabat-joies…



Aimelin a écrit:
[Tribunes]

Il passait en dernier ce qui lui laissait un peu de temps pour enfiler sa brigandine et ses protections. Planté comme à son habitude aux abords de l’entrée il laissait courir ses prunelles sur les tribunes, cherchant sa complice de toujours lorsqu’il l’aperçut, installée. Elle n’avait pas passé les éliminatoires et il s’était dit qu’un petit encouragement ne serait pas de trop. Un petit sourire éclaira son visage et il se faufila vers elle, saluant d’un signe de tête respectueux le Roy d’Armes, avant de se glisser à côté de Célénya en riant doucement.

Hé bien belle blonde, c’est aussi dur d’arriver ici que de camper sur la mine après Compiègne.

Il jeta un regard vers la couverture posée à ses côtés, avant de reporter un regard soucieux vers la lice.

Ce froid n’arrange rien. Aliénor va affronter Guillaume de Jeneffe et je passe en dernier contre un Vicomte.
Je suis heureux de le voir jouter, les nouvelles qu'il m'avait donné en décembre pour Brienne n'étaient pas bien bonnes.


Petit soupir perplexe en baissant la voix légèrement… je les trouve dures ces joutes et je me sens un peu déstabilisé ici, j’espère que ça ne va pas m’empêcher de donner tout ce que j’ai.

La missive de Suzanne, la mauvaise nouvelle, tout ce gratin autour d’eux, ça n’était pas des conditions pour qu’il soit serein. Il tourna ses mirettes vers son amie … après tout ça, nous dégusterons quelques vins chauds ou calva d’accord ? on ne va pas se laisser abattre.

Il resta quelques moments à discuter, avant de se lever pour rejoindre Ernest qui l’attendait afin de se préparer pour son passage.


Miguaël Enguerrand a écrit:
Et voilà, le grand moment était arrivé. Il avait cru comprendre que sa sœur avait gagné, les cris et les hourras devaient être destinés à l'une des femmes de la famille. Il y avait un autre duel entre celui de sa sœur et le sien durant lequel Miguaël s'était fermé au monde extérieur, il cherchait la concentration quelque part en lui, dans son cœur, dans son entendement. Ses doigts tremblaient un peu et il sentait son estomac se nouer. C'étaient des mécanismes de préservation qui s'enclenchaient et qui avaient tendance à dévier vers de l'obstruction. Il essayait de contrôler sa respiration pour calmer son cœur sur un rythme plus acceptable, lui qui battait la chamade.

Son nom fut appelé et il s'avança, il trônait fièrement sur un destrier bien trop grand pour lui, une lance qu'il portait laborieusement et des rubans de couleurs qui flottaient à son bras. Il y avait un temps de latence entre son entrée et le début du duel à proprement parler, il en profita pour relever sa visière et essayer de trouver des spectateurs (spectatrices, vous le verrez) qui pourraient lui donner ce petit bonus de courage qui pourrait tout changer. Il n'eut aucun problème à trouver des yeux sa Marraine, elle était entourée de son harem et facilement détectable à des lieux "vous savez, la dame en noire qui veut toujours être loin des autres", trouvée !
Et puis sa sœur aînée, elle trônait au milieu de la tribune d'honneur. Jehanne Elissa aurait dû être à côté d'elle, elle avait été invitée par sa sœur et avait accepté, il l'avait su. Il y avait un signe qui ne devait pas tromper : une longue chevelure rousse détachée, c'est presque un étendard. Alors Miguaël cherchait une flamme non loin d'Ellesya, rien. Il n'avait pas non plus le temps de mener une enquête depuis la lice, chercher une longue vue et détailler chaque visage.
Déjà, on l'appelait pour se mettre en place. Il baissa sa visière et la tête par la même occasion.

On lui avait dit : pendant la chevauchée, ne pense à rien d'autre qu'à la manière de briser ta lance. C'était bien un conseil d'adulte blasé de la vie et insensible aux sentiments d'adolescence ! Miguaël ne parvint pas à détacher de son esprit l'absence de son amie. Où était-elle donc ? Avec qui était-elle ? Que faisait-elle ?
Trop de questions, ça l'empêche de se concentrer. Et puis, son adversaire avait un bras plus long que le sien, alors il allait devoir subir en premier l'assaut du bois sur le plastron de son armure.

Il sentit que ses pieds ne touchaient plus rien, et il volait en arrière au milieu des éclats de la lance de la Comtesse de Pézenas. C'était une sensation étrange, il aurait pu se croire oiseau, surtout que le choc même s'il avait été violent ne l'avait pas marqué. Mais pour un enfant de la Louve, ne pas avoir les pattes au sol, ce n'était pas normal. Au cours de son vol parabolique, il s'écriait :


Haaaaaaaaaaaa j'veux descendre !

Et la gravité fit son œuvre. A peine eut-il le temps de finir son dernier mot que ses pieds touchèrent le sol. Il se tenait presque debout mais l'élan et l'inertie qu'il trainait à cause de l'armure l'emportèrent au sol presque en douceur. Il mit les coudes en arrière pour amortir sa chute et se retrouva ainsi, les muscles tout à fait contractés à cause de l'émotion et de la peur de se blesser. Rapidement, il se rendit compte qu'il ne risquait plus rien et que tout était fini, c'est alors que ses muscles se relâchèrent et qu'il s'allongea au sol, soufflant longuement. Pour une première joute, cela ne s'était pas trop mal passé !

On l'aida à se relever, il salua de la main son adversaire. Ce n'était peut-être pas protocolaire, mais Miguaël ne savait pas comment cela se faisait, alors...
Il releva de nouveau sa visière pour regarder les tribunes. Toujours pas de chevelure rousse à l'horizon. Il y aurait de légitimes questions. Il hésita à saluer le public, se retint malgré tout, ce n'était pas l'envie qui manquait, mais lorsque l'on a perdu, c'est toujours difficile. Au moins, le petit Vicomte avait incliné la tête en direction des tribunes et notamment de sa sœur qui trônait au milieu de celles-ci.

Et puis il sortit, à pied, parce que son destrier était parti loin et qu'il n'allait pas montrer à tous qu'il lui fallait au moins trois personnes pour monter avec tout son attirail !


Ellesya a écrit:
[Tribune d'honneur]


A Gatimasse, elle répondit encore.

Je ferai le message à Guillemine, c'est promis. Normalement, c'est l'intendante du Clos Lucé mais j'avais besoin d'un coup de main supplémentaire.
Ca me fait vraiment très plaisir que vous soyez venues, en tout cas. Si vous désirez la moindre chose, faites le moi savoir.


Déjà les deux tourangelles s'éloignaient et Ellesya reprenait place tandis que les duels débutaient. Son regard gris suivait les passes d'armes avec l'intérêt qu'a tout jouteur cloué sur le banc. Alors que celui qui l'avait gratifiée d'un généreux panier de cassis venait de remporter sa sélection pour le tour suivant au terme d'un long duel terminé à l'épée. Jehanne se présentait à elle. Elle la gratifia d'un chaleureux sourire et lui proposa le siège à sa senestre.

Vous êtes libre d'aller et venir. Ne vous excusez donc point.
Et rassérénez-vous, Miguaël n'a pas encore été appelé.

Je ne l'ai point vu ce jour. Et vous ? Savez vous dans quel état d'esprit il est ?
Il était des plus inquiets les jours précédents. J'ai eu le malheur de rire un peu, attendrie de son souci car mes propres prestations ne sont guère brillantes, et il s'en est vexé.


Souvent elle ne savait comment aborder son frère tant il lui semblait susceptible, à fleur de peau.
Bien que les questions lui brulaient les lèvres quant à la relation que les deux bourguignons entretenaient, elle se retint. Elle n'ignorait pas que Jehanne avait confié ses couleurs à Miguaël. Mais cela voulait-il dire quelque chose puisqu'elle-même avait accordé les siennes au Chevalier de Jeneffe depuis bien des semaines sans qu'il soit question d'affaire de coeur ou de corps mais d'une complicité grandissante ? A ce propos, elle espéra qu'il ne tente rien de pareil au Duc d'Alluyes afin de ne pas aggraver le scandale.


Actarius d'Euphor a écrit:
[Actarius VS Erwelyn]

Son garde tournelois, devenu écuyer de fortune pour l'occasion, avait approché, il s'était même penché, allait à l'évidence l'aider à se relever. Mais l'Euphor n'était pas de cette trempe-là. Malgré la douleur, il se releva seul. Ce fut laborieux, digne cependant et symbole de la grande fierté qui était celle du Mendois. Il retira son armet dévoilant un grand sourire, quand bien même sa main demeurait sur son côté sans nul doute blessé. Car la chute avait été rude, terrible même. Tombé sur le flanc, le Comte avait vu son coude rencontrer son côté. Il en serait quitte pour un bel hématome qui disparaîtrait avec du froid, ce ne serait pas trop difficile au vu de la saison. Il n'attendait toutefois pas une telle issue, disons-le.

Il avait sacrifié à son rituel préparatoire souriant, sans pour autant sombrer dans l'excès de confiance. Et ce malgré la victoire aisée conquise en qualification. Le listel sur le coeur, soigneusement dissimulé par la cuirasse, il avait rejoint la lice, puis salué les tribunes avant son adversaire comme de coutume. Il s'était concentré, tâchant d'oublier le coloris de l'armure adverse, qui allait jusqu'à piquer son regard accoutumé à une sobriété - élevée en valeur dans cet esprit simple.

Bref, son désappointement amena son esprit à se demander si quelques nouveaux critères à la Ligue des joutes ne seraient pas superflus. En somme, il n'était pas si concentré que cela au moment de faire signe au juge diseur. Et la sanction fut donc impitoyable. Lui qui avait à coeur de briller pour elle, à plus forte raison qu'elle était présente, devait une nouvelle fois déchanter. Oh ! Il ne fit pas d'invectives ou de "tschhhhhhhh" à Minerve, mais il en vint à penser lui aussi qu'elle avait un petit côté chat noir. Non, il demeura digne et sobre, souriant même malgré les circonstances. Ses yeux d'ocre brûlé caressèrent un instant l'armure de son adversaire, puis rejoignirent ceux de la gagnante.


Mes félicitations pour ce brillant succès. Puissiez-vous aller loin dans ce tournoi ! Pas une once de trace de la déception qui était sienne, pas plus que de sa douleur. Cette dernière pouvait cependant se lire dans sa démarche un peu plus hésitante, moins assurée que de coutume. Il offrit un dernier salut aux tribunes qu'ils rejoindraient donc pour les prochaines étapes du tournoi et se retira en sa tente pour se débarrasser de sa cuirasse et avoir droit à quelques soins réparateurs.


Aemilia a écrit:
Autre jour, autres jouteurs. Délaissant un peu le campement et sa famille, elle se décida à aller voir les chevaliers en armure. C'était beau, ça brillait. Ca faisait du bruit, et Aemilia adorait ça. Quelques jours plus tard, on lui apprendrait qu'être chevalier n'était pas le mieux du monde.... Mais ça serait plus tard.

En attendant, elle grimpa dans les tribunes, s'installant à la meilleure place. Assise, puisqu'on lui avait interdit de se recoller à la rambarde. Un regard à gauche, à droite. Les mêmes gens qu'hier, ou presque. Et la dame de la robe. Ah. On lui avait dit d'être polie. Grattage de crâne en règle... Que doit-on faire pour dire poliment bonjour... Impossible de s'en rappeler. Alors, elle fit comme elle avait l'habitude. Attendant que son regard tombe pas trop loin d'elle, elle lui fait un grand coucou de mains.

Réinstallation en règle. Bientôt, grand frère et m'dame bobo feront la bagarre, elle ne voulait pas rater ça.


Guillaume_de_Jeneffe a écrit:
Après le réconfort, l’effort. Abandonnant sa chambre, Guillaume avait pris le chemin de la porte aux lions et du tref qu’il avait fait dresser à proximité du champ de joutes. S’y engouffrant avec un sourire et un salut pour chacun des hommes qui y œuvraient, au premier rang desquels son armurier milanais Atto Rienzo (lol), le duc de Saint-Ouen jeta un dernier œil à ce qui l’avait occupé pendant plusieurs des jours qu’il passa alité au Mans. Les pièces de métal brillaient comme si elles venaient de sortir de l’atelier de Nuremberg où on les forgea et les couleurs de son cimier paraissaient vernies de frais, ce qui était le cas.

Délaissant les dernières reliques de son costume « civil », il enfila les culottes et chemises matelassées et renforcées de cuir, se fit attacher les nombreuses pièces de métal constituant sa carapace de jouteurs et prit son heaume sous le bras. Il était loin de jouter parmi les premiers et comptait donc pouvoir assister à quelques passes avant de se presque aveugler. D’autant que troisième venait le duel opposant sa fille, bâtarde mais tout de même, à son ancien collègue et toujours estimé comte du Tournel. Et, au vu des dernières réussites de l’encore duchesse de Saint-Fargeau, il se disait que le triomphe ne serait peut-être pas si facile pour le Languedocien. Il était donc inconcevable qu’il le rate.

Après être sorti de sa retraite de toiles, il monta en selle et d’une légère pression des talons fit avancer son noir frison vers le coin où les jouteurs attendaient d’être appelés. Saluant ceux dont il croisait le regard, il sourit à la victoire de son ancienne Premier Écuyer et se passionna pour le duel acharné des deux seigneurs. Une belle mise en bouche avant ce qui était, pour lui, le clou du premier tour. Le duel Euphor-Corle…Jeneffe.

Et pour un clou, ce fut un clou ! Après qu’il ait répondu au sourire-clin d’œil par un hochement de tête traduisant tous les encouragements dont il était capable, en une charge, une seule, les deux jouteurs s’éperonnent, une lance vole aux cent milles diables, un comte vide les étriers et une duch… sa fille triomphe ! Un sonore
« Peste ! » franchit ses lèvres tandis qu’il ne peut quitter des yeux l’étendu adversaire. Il n’était pas question de condamnation par ses mots mais plutôt de la célébration la plus spontanée, et partant la plus honnête, qui se puisse faire. Sa bâtarde vient de l’impressionner l’arme au poing.

Autant dire qu’après avoir été rassuré sur l’état du vaincu et salué une nouvelle fois – joyeux sourire aux lèvres cette fois –, il ne put pas vraiment fixer son attention sur ce qui suivit. C’est à peine s’il se rendit compte de la défaite de son ancienne Grand Louvetier et de la victoire du vigoureux baron bourguignon. Aussi, retrouvant ses esprits, descendit-il de sa monture pour faire fixer par l’un de ses valets son heaume à son harnois, comme nombre de jouteurs voulant éviter la décapitation.

C’est enfin à lui. Regrettant la défaite de l’un des célébrés de ce jour, il s’avance sur la lice et donne à voir à tout le public ce qui avait tant mobilisé son esprit au cours de ces dernières semaines. Les armes de Jeneffe – une au-dessus de chacun des membres de son cheval – ornent le caparaçon commandé à Bruges. Son armure, comme immaculée, est gravée à son col d’un collier de la Licorne. Sa lance, torsadée de jaune et de rouge, est rehaussée par un foulard ducal apporté plus tôt par un valet d’Amboise. Son heaume à tête de crapaud – ah la poésie des historiens du XIXe siècle – a abandonné sa traditionnelle licorne issante pour un loup de sable surgissant d’un vol d’argent. Si avec cela on jugeait qu’il n’avait pas fait honneur à leur hôte à tous…

Quoi que question honneur, il s’agissait aussi, et peut-être avant tout, de vaincre sur la lice. Et se dressait – façon de parler vu le gabarit, plaisant au demeurant, de la Vastel – celle qui l’avait déjà vaincu précédemment. Mauvais présage ? Peut-être. Car cela turbina sec, du coup, dans la caboche du Flamand. Et s’il ne parvenait pas à toucher ? Et s’il était vaincu au nombre de lances ? Pire, et si il était jeté à bas ? La honte. Le pire ennemi des nobles.

C’est donc le mors aux dents qu’il attendit le signal de
Minerve. C’est donc déterminé qu’il éperonne sa monture pour la projeter droit devant. C’est donc sans l’once d’une hésitation qu’il abaisse son arme ligneuse. C’est donc de tout son poids qu’il se penche vers l’avant. Et c’est donc de toute sa force qu’il vient se briser sur la Champenoise. À peine sent-il l’impact qu’il reçoit, tout entier concentré sur la victoire qu’il est venu chercher. Et il sourit quand il voit le tronçon qui lui reste en main. Les choses commencent bien.

Ne font que commencer car alors qu’il parvient au bout de sa course, les cris de la foule trahissent la chute de son adversaire. Un demi-tour plus tard, il peut voir celle-ci peiner à se relever et en quelques secondes, il peut se pencher sur elle.


« Damoiselle ? Que se passe-t-il ? Vous ai-je navré ? »

Après la réponse viendrait le moment du salut à celle qui, ce jour, était sa dame.



ptitmec13 a écrit:
[Tribunes]

Tout à l'observation des joutes elle ne vit pas son complice approcher, alors elle eu un petit sursaut quand elle entendit sa voix puis sourit.

Hé bien belle blonde, c’est aussi dur d’arriver ici que de camper sur la mine après Compiègne.
Tu as raison faut se lever de bonne heure pour arriver à se faufiler.


Elle suivit son regard vers la couverture, hésita à lui faire un "tu veux que je te la prête?" pour le taquiner mais n'en fit rien en apercevant l'air soucieux.

Ce froid n’arrange rien. Aliénor va affronter Guillaume de Jeneffe et je passe en dernier contre un Vicomte.
Je suis heureux de le voir jouter, les nouvelles qu'il m'avait donné en décembre pour Brienne n'étaient pas bien bonnes.
Il me semble qu'elle l'a déjà vaincu le Grand Écuyer, enfin l'ex. Les nouvelles que j'en avais eu après Brienne, lorsque je l'avais contacté pour l'Anjou était assez bonne mais je suis d'accord avec toi, je suis heureuse de le voir en bonne forme.
Par contre ton Vicomte je ne le connais pas. Mais je suis sure que tu vas t'en débarrasser avec brio, comme d'habitude.


Un sourire rassurant fut adressé à son Co-Vassal et ami.
J'ai entièrement confiance en toi.

Puis quand il fut question de déguster un bon vin chaud ses yeux s'illuminèrent. C'est qu'avec ce froid elle en rêvait presque... Ha ben non alors!!!! Il en faut beaucoup plus pour nous abattre d'ailleurs!! Hummm du vin chaud!! le rêve!!!

Vint le moment où il devait partir se préparer. Elle le suivit des yeux le temps de le regarder s'éloigner puis reposa son attention sur la lice. Aliénor venait d'être appelée et elle sera les poings n'en manquant pas une miette. En la voyant chuter et rester au sol la blondine se leva dans les gradins prête à dévaler les marches si elle ne se relevait pas.


Aimelin a écrit:
[En piste, Joachim de Fargot vs Aimelin]

Il ne lui avait pas fallu longtemps pour revenir sur les lieux rejoindre Aliénor qui passerait avant lui. Sans le lui dire, comme souvent lorsqu’il faisait quelque chose d’instinct, il avait fait attacher par Ernest, à son bras droit, un foulard rouge où en son centre on pouvait voir dessiné de blanc l’emblême des pirates. Le rouge étant assorti à ses couleurs d’Etampes et le foulard noué laissant à peine distinguer un peu de blanc sans que l’on puisse deviner la nature du dessin, le tout passerait inaperçu. Le jeune ébouriffé affichait donc un visage impassible du moins tentait il de le faire.
Ces joutes il les offrirait à Marine, la petite rouquine estropiée qui ne sautillerait plus en lui soutirant un sourire amusé. Depuis sa rencontre fortuite avec une armée aux portes de Tours, elle boitait et s’il avait eu souvent mal au cœur à la voir ainsi à cause de la folie des hommes, aujourd’hui, il était prêt à brûler tous les cierges des églises du Royaume pour la sautiller avec ses deux jambes. Il secoua doucement la tête essayant de chasser ces images qu’il imaginait, lorsque sa blonde entra en lice.

Elle affrontait Guillaume de Jeneffe, l’un des plus redoutables jouteurs, l’un de ces jouteurs des plus anciens et expérimentés qu’il croisait depuis l’été 58 et contre lesquels les affrontements, s’ils étaient passionnants, étaient bien souvent difficiles. Certes elle l’avait déjà mis à terre, et comme lui, elle l’appréciait et les précieux conseils qu’il lui avait donné au cours de leurs discussions n’étaient pas donnés en vain, mais il ne pouvait s’empêchait de s’inquiéter à chaque fois qu’elle joutait.

Et déjà l’étalon piaffait, impatient de se dépenser en lice, s’agitant nerveusement et semblant vouloir se débarasser du mors et de tout ce qui le gênait, et le jeune cavalier avait toutes les peines du monde à observer les jouteurs s’affronter. Sa main s’était posée sur l’encolure de l’animal qu’elle flattait doucement tandis qu’il tentait de le calmer tout en observant le duel.

Un galop puissant et il ressera machinalement sa main sur les crins d’Altaïr en la voyant toucher et briser, mais semblant déséquilibrée sous le choc. Il se hissa sur ses étriers pour suivre la course de la jument et grimaça lorsque la jeune femme tomba. Ne la voyant pas se relever de suite il suivit des yeux avec inquiétude les mouvements sur la lice et expédia son garde aux nouvelles, écoutant à peine les duels qui suivirent, jusqu’à ce qu’on l’appelle à son tour.

Et c’est soucieux qu’il prit la lance que lui tendait le valet et qu’après un salut de rigueur à Minerve, il se mit en place…


tu dois passer ce tourSes mots à peine murmurés, il talonna énergiquement sa monture qui s’élança dans un galop puissant et rapide. Ses prunelles grises rivées sur la targe qui fonçait sur lui il abaissa sa lance rapidement et sans aucune hésitation lui donna l’impulsion pour accompagner sa frappe avec plus de force. D’un mouvement d’épaule il tenta d’esquiver avec succès cette fois, le coup adverse et sentit le bois voler en éclat et n’afficha un sourire qu’en bout de lice en voyant son adversaire au sol. Il leva ce qu’il lui restait de lance vers le ciel avant de s’en débarasser et de revenir au trot vers le Vicomte qu’il salua d’un signe de tête après s’être débarassé de son couvre chef.

Merci pour cette joute Vicomte
J’espère ne pas vous avoir blessé.


Un regard vers l’entrée de la lice pour vite rejoindre celle qui l’inquiétait.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:35 (2018)    Sujet du message: 1461-01-29 - Amboise - la Lice et les tribunes

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