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1461-03-01 - Joutes de Champagne - Tente du Juge Diseur

 
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MessagePosté le: Lun 11 Mar - 10:29 (2013)    Sujet du message: 1461-03-01 - Joutes de Champagne - Tente du Juge Diseur Répondre en citant

Aimelin a écrit:

Le Juge avait fait dressé sa tente à l'entrée du campement afin que toute personne puisse venir s'il y avait soucis... ou pas, ou simplement le saluer.

Une table de bois servant de bureau y était installée, ainsi que quelques fauteuils aux cousins de velours bleu azur qui parsemaient la tente qu'un braséro réchauffait agréablement. Et pour compléter le tout et se donner du courage il avait fait porter quelques tonnelets de vin de Champagne, d'Hypocras et de Calva.

Bref, il était prêt à affronter le grand froid champenois.


Coxynel a écrit:
La tente installée, Coxynel avait pris le chemin des panneaux d'affichage afin de prendre connaissance des premiers duels et surtout de savoir si elle allait devoir passer par la phase des éliminatoires. Une grimace s'était dessinée sur son visage en voyant qu'effectivement, son nom se retrouvait dans ceux tirés au sort. Mais cette grimace laissa rapidement place à un léger sourire. Elle allait jouter contre le Roy !
Chouette, chouette, chouette !
Ce n'était pas tous les jours après tout que l'on pouvait se mesurer à sa Majestée au cours d'une joute.

Alors qu'elle commençait à partir, toute guillerette, son regard se perdit sur l'affiche des joutes de Champagne...


"Le roi, quant à lui, restera galant homme et quittera la lice si une dame lui est opposée".


Un sourire...

M'en fiche, j'suis pas une dame moi !


Hum... ben si...

QUOI !!! Hors de question ! Pardi ! AIMELINNNN


Déterminée, rageuse, la blonde se dirigea vers la tente du juge-diseur. Il était hors de question que quelqu'un déclare forfait devant elle parce que le Très-Haut l'avait doté d'une paire de seins et non d'une paire de... Elle avait été soldat, avait participé à la Croisade de Genève, aux guerres contre le Ponant, elle était garde du corps de sa Majesté. C'était pas la dernière à se castagner, quoi... Elle aimait tous les trucs d'hommes - sauf les femmes -, ne portait jamais de robe à part pour les mariages.

Ah ça non !
Quel affront pour le fomme champenois qu'elle était...

Et c'est un peu essoufflée qu'elle arriva devant la tente de son comparse champenois.


Aimelin, bonjour, j'ai une réclamation à faire. Je viens te soudoyer ! Oui, oui, tu as très bien entendu. Te soudoyer. Parfaitement.

Elle reprit brièvement son souffle et commença à s'agiter et à faire des allers-retours sous la tente.

J'ai vu que j'étais en éliminatoires et face au Roy. Mais j'ai aussi vu qu'il n'affronterait pas une femme. Je veux jouter, je ne veux pas qu'on me laisse gagner, parce que soit disant, je suis une femme !


Question de fierté, bordel !
Elle grimaça.


Et puis entre nous, n'importe qui en Champagne te dira que je ne suis pas une vraie dame.


N'est-ce pas...

Il faut que tu fasses quelque chose. Traficotes le panneau d'affichage, tu n'as qu'à noter Coxygel, baron de Chalancey et seigneur d'Ussy-sur-Marne, ça passera inaperçu et personne ne s'en rendra compte ! Avec mon armure sur le dos, tout le monde n'y verra que du feu.

S'il te plait, fais quelque chose...


Un regard de chat potté plus tard, la blonde attendait la réponse de son ami.


Arthur_ar_sparfel a écrit:
Il avait accompagné sa mère et son frère au panneau d'affichage et avait écouté les réflexions des uns et des autres. Il avait compris qu'une guerre des gâteaux aurait lieu et ça, il ne le supporterait pas!
Il avait entendu dire qu'on pouvait poser réclamation auprès du juge diseur... le loupiot, haut comme six pommes, ne s'en priverait pas!

Il arriva devant la tente et sourit de toutes ses dents, il les avait encore ses dents de lait, en croisant la jeune dame blonde que connaissait sa mère et son copain Anthonin
:

Ohhhh! Bonzour dame Cochy!!! Vous m'reconnaizez? Z'est que z'ai grandi depuis, hein! Vous zêtes venue pour une réclamazion??? Moi, z'en ai une auzi!

Et paré de son épée de bois, de son petit bouclier et de son mini heaume offert par SA douce Victoire, reine des meringues, il se planta devant le monsieur des joutes:

Bonzour Mezire!! Ze zuis Arthur et ze zuis venu pour une réclamazion, faudra pas dire à ma maman zinon elle ze fâssera. Il toussote puis se lance: voilà, z'ai vu que maman zera en duel contre une dame qui aime les gâteaux auzi! Comment pouvez-vous permettre ça! Une guerre des gâteaux! Les macarons contre les bizcuits!!! Z'est pas zuste za, car il y aura forzément une zorte de gâteaux en moins! Dézà que MA prinzesse Victoire zoute, zi elle perd il n'y aura plus qu'un seul gâteau en courze. Zi vous aimiez les gâteaux, vous n'auriez pas fait za d'abord! Les macarons, les meringues et les bizcuits devraient aller ensemble zusqu'au bout du tournoi, foi d'Arthur!

Il fait des moulinets avec son épée et lâche:

z'est nul les zoutes d'abord zi les gâteaux pazent pas tous les tours.

Et drapé dans sa petite dignité, il salue le juge avant de regagner le campement Ar Sparfel:

Ze vous zouhaite la bonne zournée Mezire. Zi vous êtes sasse, z'est ze que me dit touzours ma maman, ze vous apporterai des macarons, z'est Florine qui les faits.

Toujours moulinant du bras pour agiter son épée de bois, le mini chevalier en herbe partit, satisfait d'avoir accompli sa première mission de preux chevalier.


Aimelin a écrit:
L'ébouriffé leva le nez, et haussa les sourcils en voyant la silhouette qui s'avançait vers sa tente d'un pas décidé.

aie aie aie aie ... ne pût il s'empêcher de murmurer.

Un petit sourire en se levant pour l'accueillir, bien qu'il se doutait pourquoi elle était là.

Aimelin, bonjour, j'ai une réclamation à faire. Je viens te soudoyer ! Oui, oui, tu as très bien entendu. Te soudoyer. Parfaitement.

me soud.. ses mirettes s'ouvrirent bien grandes il ne savait s'il devait rire ou si elle était sérieuse. C'est qu'une femme capable de faire de la barque même sur terre, il faut toujours s'en méfier. Et de la suivre dans ses allers-retours, grimaçant, haussant les soucils, passant ses doigts sur sa joue, signe de perplexité avancée chez lui. Rha là là elle lui donnait le tournis.

oui j'ai vu que tu joutais contre le Roy. J'ai v...
Et puis entre nous, n'importe qui en Champagne te dira que je ne suis pas une vraie dame.
t'es pas une vraie d... dame ?


Les arguments de son amie le firent éclater de rire tandis qu'elle le regardait d'un air de chat potté abandonné sur le bord du chemin, une gamelle vide posée à côté de lui.

mais je ne peux pas trafficoter le panneaux d'affichage... puis il te connait non ? tu n'es pas son garde du corps ?
Tu imagines s'il abîme ses gardes ? qui va veiller à sa sécurité hein ? tu y as pensé ?


La faire culpabiliser voila qui peut être ferait un peu chuter son énervement.

et puis tu n'imagines pas si je trafficote le tableau et que Minerve passe... ce coup ci c'est lui qui usa du stratagème, prenant un air de chien abattu. Si la spa passait dans le coin à coups sûr elle les embarquerait tous les deux. Et de faire de petits allers retours tout en agitant les bras.

Minerve ne sort jamais sans sa latte et je soupçonne Malt de la lui avoir donné. Et puis vois le bon côté des choses... il afficha un grand sourire et se planta devant elle... tu vas passer les E LI MI NA TOIREEEE !!! il avait écarté ses bras et les avait levé vers le ciel.

A coup sûr ces deux là ne devait pas paraitre très nets peu peu qu'on les observait de loin en les voyant gesticuler comme des pantins.

Il posa ses deux mains sur ses épaules... et non il n'allait pas l'adouber Chevalier il n'avait pas le temps


je sais que tu es un vrai.. une vraie femme avec un courage bien plus grand que certains hommes... que tu sais te battre... et faire de la barque sur terre... chose que peu d'hommes savent faire.
Mais....
petite grimace... si le Roy vient je peux toujours essayer de le convaincre de jouter... et puis après tu viendras à mon enterrement ?

Il avait lâché les derniers mots avec une nonchalence entâchée d'une légère teinte de fatalité quand une petite voix zeuzotante interrompit leur duo.

Ohhhh! Bonzour dame Cochy!!! Vous m'reconnaizez? Z'est que z'ai grandi depuis, hein! Vous zêtes venue pour une réclamazion??? Moi, z'en ai une auzi!

Une auzi ? ne pût il s'empêcher de répéter regardant le gamin qui se plantait devant lui.

bonz.. bonjour chevalier ... ben oui il était chevalier ça se voyait non ?

ta mam.. une dame.. bizcuits ? ... n'est p... zorte de .. gat... ta prinze.. rhaaa c'est qu'il avait un sacré débit le chevalier et Aimelin n'arrivait pas à en placer une.
Arthur ! il avait entendu et retenu le prénom ça pouvait toujours servir dans cette histoire de bizcuits.

Il recula d'un pas lorsque le chevalier se mit à faire des moulinets avec son épée.


z'est nul les zoutes d'abord zi les gâteaux pazent pas tous les tours.

Et de le regarder s'éloignait un air amusé sur le visage.

Ze chevalier est rigolo. Ze me demande qui c'était... il a dit Arthur ? Ze le connais pas.

Et de regarder son amie en grimaçant, pour vérifier si son sourire était revenu.


Ptitmec13 a écrit:
La blondine allait voir son complice après avoir vérifier les tableau d'affichage. Un peu déçue à vrai dire de ne pas tomber sur le Roy, elle lui aurait lancé ses 4 vérités en plein visage. Se targuer de galant homme alors qu'en fait seul la peur de perdre contre une femme l'avait poussé à cette déclaration, elle en état persuadée et elle aurait aimé le dire haut et fort sur la lice. Y avait qu'à voir les pseudo joutes qu'il organisait pour les régnants d'Europe, les femmes d'un coté les hommes de l'autre, elle n'appelait pas ça des joutes elle mais bien un stratagème pour ne pas avoir à perdre contre une porteuse de jupons, jupons qu'il préférait surement soulever plutôt qu’affronter. Oui elle avait une piètre idée de ce qu'était le Roy mais faut dire aussi que depuis quelques semaines elle avait une rancœur amère envers le couple royal.
Pendant qu'elle avançait elle leva les yeux vers la tente du juge diseur et la scène qu'elle vit au premier abord la fit sourire et ralentir le pas. Puis ce fut au tour d'Aimelin de gesticuler comme un moulin à vent ce qui la fit presque s’arrêter et même doublée par un petit bout de choux qui marchait d'un pas bien décidé vers la même tente. Et voilà que c'était lui qui faisait des moulinets.. Oula ça devenait contagieux leur truc. Elle était plus très sure de vouloir y aller du coup.
Aller blondine un peu de courage voyons, tu bats parfois les plus forts en lice c'est pas une petite maladie de moulin à vent qui va t’impressionner.
Elle reprit donc sa marche continuant d'observer les symptômes au cas où. Arrivée près d'eux elle se tint un poil à l’écart et lança un..


Bonjour bonjour

.. avant de reprendre son observation pour voir les réactions, tête penchée sur le coté ce qui ne manquerait pas d'alerter Aimelin elle en était sure.


Coxynel a écrit:
Et elle le regardait rire, presque se foutre d'elle. Vrai qu'en y pensant que déclarer à qui mieux mieux qu'on n'était pas une femme pouvait prêter à rire... Mais quand même !
Puis elle l'écoutait essayer de jouer sur la corde sensible. Des gardes royaux, y en a plein d'autres d'abord !


et puis tu n'imagines pas si je trafficote le tableau et que Minerve passe...

Ben tu fais semblant de regarder le tableau, tête un peu en l'air, air complètement détaché, mine de rien et tu siffles en faisant l'innocent. T'as jamais fait ça quand tu étais petit et que tu avais fait une bêtise ?

C'est vrai quoi... Qui n'a jamais fait ça ?


Elle ne doit pas être si effrayante que ça ! Elle fait plus peur que Maltea ou pas ?

Si elle se faisait choper à dire ça, sûre qu'elle prendrait cher en recherche... D'ailleurs, elle avait toujours un dessin à faire !

Et puis vois le bon côté des choses... tu vas passer les E LI MI NA TOIREEEE !!!

Mais... Mais ! Et ma fierté bordel ! Je ne veux pas passer les éliminatoires comme ça !

Pas même le temps de terminer qu'un petit bout d'homme faisait son entrée. Un petit chevalier qui n'était d'ailleurs pas inconnu de la bonbonnière puisque ce n'était autre que le fils de son amie, Hersent.

Ohhhh! Bonzour dame Cochy!!! Vous m'reconnaizez? Z'est que z'ai grandi depuis, hein! Vous zêtes venue pour une réclamazion??? Moi, z'en ai une auzi!


Bonjour Arthur. Effectivement, tu as bien grandi, tu feras bientôt un fier chevalier !

Coxynel le laissa enguirlander Aimelin, parler de gâteaux, de meringues et de macarons - il allait lui donner faim pardi ! -, bref de choses qu'une bonbonnière est susceptible d'apprécier puis le regarda filer comme une flèche. Un brin attendrie, la blonde l'était par ce petit gars qui venait défendre sa maman. Et en reportant son regard sur Aimelin, elle ne put qu'ouvrir de grands yeux et éclater de rire en l'entendant parler.


Je ne savais pas que le zozotement était contagieux. Tu le portes à ravir. Et c'est bien Arthur, le fils d'Hersent. Il est adorable et bien bavard.

Cela dit, Coxynel se rembrunit, prenant un air faussement sévère.

Tu me disais donc avant qu'Arthur n'arrive que tu allais parler au Roy pour lui demander de jouter. Ca me va ! C'est parfait, on fait comme ça... Et je mettrais des fleurs sur ta tombe, promis ! Ca sert à ça les amis !

Un léger sourire presque sadique vint se dessiner sur son visage.

Ou alors, tu trafiques le panneau. Si tu ne veux pas noter Coxygel, tu peux noter Monsieur Coxygel. Après tout, j'ai très bien pu me marier !

C'te bonne blague...

Je peux aussi te payer ! Après tout je te soudoies... Je peux te payer en guimauves. Ou bien en tour de barques de guerre.
...
Sinon, je te donne la barque de guerre !


Qu'est ce qu'on ferait pas pour ne pas perdre la face ! C'est à cet instant, qu'une autre blonde - décidément il n'y a que ça par ici ! - fit son entrée. La poursuivante de Minerve. Coxynel la salua d'un signe de tête.

Bonjour, lui dit-elle en souriant avant de déclarer piteuse.

Toute façon, si c'est ça, je déclare forfait moi aussi !


Et toc... plus têtue, tu meurs...


Aimelin a écrit:
Je vous ai apporté des bonbons
Parce que les fleurs c'est périssable
Puis les bonbons c'est tellement bon
Bien que les fleurs soient plus présentables

(Brel - les bonbons)


Il baissa la voix en se penchant vers Coxy.

personne ne peut faire plus peur que Malt... sauf peut être notre Reyne.
mais elle a de bons élèves


Et de secouer la tête en plissant les yeux d'un air suspicieux et méfiant.

Tu imagines... une Duchesse ça va, deux Duchesse ça commence à aller moins bien mais une Reyne consort en plus... mais c'est la cata !et de lever les bras au ciel en ajoutant... la mine de Peronne à côté c'est de la gneugnotte !

Mais... Mais ! Et ma fierté bordel ! Je ne veux pas passer les éliminatoires comme ça !
et ben il faut te forcer
dit il d'un air faussement moralisateur

Et de s'interrompre devant l'interlude du chevalier zeuzottant, et de le regarder s'en aller n'ayant pas très bien compris le pourquoi du comment. Quoi qu'il en soit, entre Angelle et lui, la sécurité du royaume serait assurée dans quelques années.


c'est son fils ? Ha ben pour sûr qu'il n'a pas la langue dans sa poche comme aurait dit ma mamée

Décidément entre mamamée, ditil et duduc, la langue françoise si elle n'était pas hardie était quand même redoutable, tout comme la blondinette qui se trouvait face à lui et qui n'avait pas oublié le sujet essentiel de leur discussion. Toutefois, une lueur d'espoir éclaira le visage d'Aimelin. C'qu'elle était gentille cette Coxy, une amie, une vraie de vraie ! elle lui apporterait des fleurs, même si c'est périssable*


Monsieur Coxygel ? il se retint pour garder son sérieux... j'espère bien que si tu te maries tu nous inviteras à cet événement Alie et moi... sinon...
je t'inscrirai en fond du panneaux d'affichage... écrit en tout petit petit petit.


Mais un sourire barra bien vite son visage.

de la guimauve... ces drôles de trucs tout mous qui faisaient un drôle d'effet lorsqu'on les machouillait et qui fondaient doucement en libérant leur petit goût sucré... il afficha un air de ravi avant d'ouvrir de grands yeux à l'évocation de la barque de guerre.

C'est que la barque de guerre, pour qui connaissait l'histoire, c'était quelque chose ! Une arme secrète, que dis je une arme révolutionnaire ! une barque qui avait la faculté de se déplacer hors de l'eau, puisqu'elle était née de leur imagination débordante à Conflans pendant la guerre alors qu'ils étaient le cœur léger dans l'armée Toujours Bleu. Et comme tout le monde le sait, ou pas, Conflans est assez problématique si l'on possède une barque... ça manque un peu d'eau, hormis lorsqu'il pleut si l'on sait se contenter des flaques.


c'est vrai ? vrai de vrai ? tu me ferais faire un tour en barque de guerre ? waouhhh... les mots lui en manquaient à l'Ebouriffé en titre et il se garda bien d'ajouter que c'est elle qui ramerait.

Voila que la tentation était trop forte, et il dût se faire violence pour lutter contre la voix qui lui murmurait à l'oreille... vas y fonces.. c'est pas tous les jours que tu feras de la barque de guerre avec une autre belle blonde !
Mais il secoua la tête, chassa la vilaine voix et revint bien vite dans le droit chemin en pensant à la latte royale.


que nenni je préfère parler au Roy pour essayer de le décider... et de sourire à son amie Célénya qui venait renforcer la blondeur des lieux et de poser ses mirettes grises à nouveau sur Coxy.

ha non tu ne vas pas déclarer forfait ! penses à la Champagne et à sa grandeur !
et penses à moi. Si tu savais le travail que me donnent ces joutes. C'est du boulot de préparer et de gérer tout ça


Et d'accompagner ses derniers mots d'un petit regard d'ébouriffé latté par des Duchesses. Si avec ça elle ne se laissait pas attendrir c'est qu'il ne savait plus y faire ou que sa blonde amie n'avait pas de coeur.

Et de regarder Célénya en montrant Coxy du regard l'air de lui dire... mais fais quelque chose bon sang, qu'elle ne se passe pas par les armes.




* toujours les bonbons


Coxynel a écrit:
La bonbonnière écoutait son ami lui expliquer qu'il ferait au mieux pour décider le Roy mais qu'elle ne devait pas déclarer forfait. Sur le fond, elle le comprenait. Vrai que ce devait être un travail plus que conséquent d'organiser de telles festivités.
Mais baste, elle, elle voulait jouter et pas qu'on la laisse gagner, qu'on se débine sous prétexte qu'elle n'était pas un homme.
Féministe avant l'heure ? Non, juste souvent bien trop fière quand il s'agissait de compétition.


Tu sais Aimelin, c'est vexant qu'on refuse la compétition sous ce faux prétexte d'affronter une femme.
Essaie de décider sa Majesté mais s'il ne veut rien entendre, ne va pas non plus te mettre à mal.


Elle pesta intérieurement une fois de plus.

N'empêche que je vais finir par croire que certains hommes ont peur de se prendre une rouste par une bonne femme. Cela dit entre nous, ça peut froisser des égos de mâles de perdre la face et de se retrouver à quatre pattes devant une dame.

La bonbonnière essaya de sourire malgré tout, car oui, elle était frustrée.

Je vais te laisser continuer travailler et aller me préparer... Pour quoi d'ailleurs, je ne sais pas...
Mais tu pourras quand même faire de la barque de guerre si tu veux au fait. Par contre si tu veux aller sur le lac de Sainte-Ménéhould, penses à prendre les rames...


C'est qu'elle avait encore en tête l'épopée pirate avec Wilus où ils avaient oublié - surtout lui d'ailleurs qui avait oublié !- de prendre les rames.

Ca peut avoir son utilité !

Un léger rire et elle s'apprêta à laisser les adjoints de Minerve travailler.


Aimelin a écrit:
Il l'avait écouté en secouant la tête car elle préchait un converti. Pour lui les femmes avaient leur place dans les joutes et souvent mieux que certains mâles qui d'ailleurs hormis s'inscrire et passer tant vite sur la lice qu'on se demandait s'ils étaient passés, ne captivaient pas vraiment l'attention du public. Sans parler des sans éducations qui ne donnaient même pas nouvelles après s'être inscrits.
Il soupira doucement, la lassitude ayant pesé lourd sur ses épaules pendant la préparation de ces joutes.


Je sais Coxy et crois bien que j'en suis désolé et tu connais ma blondinette, elle aurait été capable d'aller trouver le roy pour l'enguirlander si c'était tomber sur elle.

Un rire en imaginant la scène avant de reprendre son sérieux et de regarder un gamin qui venait vers eux en courant.

- M'ssire le juge diseur ?
- Oui gamin.. tu sembles bien essoufflé
- c'est qu'j'ai couru, il m'a tiré l'oreille


Haussement de sourcil d'Aimelin en regardant Coxy.

- qui t'a tiré l'oreille ?
- Sa Majesté , j'suis le page ….
et pas jaune c'est trop facile oui oui.
Il m'a dit d'vous dire qu'le roi il abandonne la joute parce qu'il y a rien de coriace à s'mettre sous sa dent.

Et de regarder Aimelin de bas en haut, de tester sa taille et sa carrure... un peu balèse mais pas trop, il doit courir vite quand même.

Y m'a dit aussi d'vous dire qu'c'était fourbe com' vous l'disqualitiif .. ti.. zut... mimique réfléchie du gamin.. vous le disqua.. tifiler ! Voilà c'est fourbe de le disquatifiler comme ça parce'que vous avez peur d'lui.... d'abord ... qu'il ajouta en murmurant parce que ça, il devait pas obligatoirement le dire.

gmmmfff... il a dit ça ? Hou noum dé diou ! Regard vers le page tu pourras lui dire .. que mêm' pas il m'fait peur... avait il envie de répondre mais ça aurait été pas toutà fait juste, ni tout à fait faux. Il avait pas trop envie de finir à sécher au bout d'une corde, même s'il pensait qu'avec un peu de chance, Gnia couperait la corde.

Mimique perplexe comme le page avant de le renvoyer

merci gamin, tu peux dire à Sa Majesté que .. que j'ai bien reçu le message... avant de se baisse et de lui murmurer... et salue la reyne de la part de l'Ebouriffé tu te rappelleras ?

Et de le suivre des yeux avant de regarder Coxy

hé bien je crois que tu as gagné les éliminatoires mon amie.
Et pour la barque je compte sur toi pour m'initier à ce nouveau mode de navigation bien entendu.


Hersent a écrit:
[Après sa joute malheureuse, entre les éliminatoires et les seizièmes]

Elle avait eu vent de la prestation de son rejeton à la tente du juge diseur. Il avait du faire son numéro de chevalier outré et râleur sans compter le fait d'avoir un peu soûlé le Seigneur d'Etampes/Marne.

Elle avait pris le temps de se rafraîchir, de retrouver une apparence féminine après avoir passé quelques temps dans son baquet parfumé à la fleur d'oranger. Elle avait revêtu sa tenue aubergine , annonciatrice d'une fin d'hiver qui ne durait que trop. Ensuite, elle irait s'installer en tribune, en compagnie de sa turbulente progéniture afin de suivre le tournoi passionnant.

Elle s'approcha de la tente où Aimelin triait ses papiers et semblait très affairé:


Le bonjour Messire Aimelin. Je vous prie d'excuser mon outrecuidante intrusion dans votre domaine de juge diseur, mais j'ai appris que mon fils, Arthur, était venu sourire un peu gêné déposer une réclamation au sujet d'un injuste tirage au sort obligeant un type de gâteau à quitter le tournoi. Il est très jeune, vous savez, et a l'impulsion de la prime jeunesse: il ne mesure pas encore la portée de certains propos.
Elle frictionna légèrement ses bras, ressentant un léger vent froid... la Champagne semblait garder l'hiver en son coeur.

Je venais pour vous demander d'excuser son impulsivité et de ne pas lui en tenir rigueur. Il s'est fait gronder au campement lorsque la rumeur est venue jusqu'à mes oreilles. Depuis, Cortès ne le lâche plus d'une semelle, je n'ai pas envie qu'il aille se faire remarquer plus que nécessaire vu le beau monde présent en notre beau duché.

Le pauvre Seigneur D'Etampes ne pouvait en placer une, mais d'un côté c'était le but recherché de la manoeuvre: excuser son fils et éviter d'offrir un espace de liberté de parole au juge diseur au cas où il serait encore agacé par l'acte d'Arthur.

Elle salua Aimelin
:

Je vous laisse à vos lourdes charges. Sans flagornerie aucune, je tenais à vous remercier pour l'organisation impeccable de ce tournoi. Sobriété, chaleur et tirages au sort surprenants et donc augurant de très beaux duels. La fine fleur de la noblesse du royaume est là et vous gérez le tout de main de maître.

Elle sortit de son réticule, assorti à sa tenue, un pot de miel:

Ce n'est pas une tentative de corruption, Messire Aimelin, mais juste un geste de remerciement... sourire amusé... et puis avec tous ces commentaires à dire lors des duels, le miel est un remède approprié pour garder sa voix intacte.
Au plaisir de vous croiser à nouveau lors de joutes... et merci d'avance pour votre mansuétude envers mon fils.


Elle la salua à nouveau et prit la direction des tribunes. Ah!!! Ne pas oublier coussin ni couverture!!


Aimelin a écrit:
[Entre élim et Seizième le 2 mars]

Nom d'un grouillot ils ne peuvent pas donner le bon blason à l'inscription ou attendre ?

Et de déchirer un parchemin où figurait un duel pour en refaire un autre avec le blason qu'il venait de recevoir et de tout reclasser avant d'aller modifier le panneau d'affichage. Et puis il fallait penser, mais plus tard à changer ça dans le dossier des joutes de la ligue.

Une voix connue lui fit lever le nez et il se leva à son tour


bonjour Dame Hersent... un sourire amusé j'ai vu le petit chevalier mais j'avoue ne pas avoir saisi vraiment.. il m'a parlé de bizcuit et de macarons.
Mais ne vous inquiétez pas pour ça j'ai l'habitude des enfants et je sais qu'ils défendent toujours leurs causes.


C'est qu'elle parlait et il avait du mal à répondre et la laissa continuer

merci pour vos remerciements. L'organisation de joutes demande toujours beaucoup de travail que ce soit à la ligue pour la préparation ou ensuite sur place il est vrai.
En tout les cas je fais mon possible pour que la Champagne soit à l'honneur, ainsi que celles et ceux participant, et je souhaite que ces duels se passent bien et donnent du plaisir aux jouteurs et à celles et ceux qui les regardent.


Il la regarda sortir un pot de miel, amusé et sourit.

Ho merci de cette attention et de rire... oui j'en aurai bien besoin... voilà qu'il était armé entre son portevoix aux armes d'Etampes pour être sûr que Ptit ne lui piquerait pas, et le pot de miel.
Bonne joutes à vous et j'espère que votre fils ne sera pas trop déçu des résultats.

Il la regarda s'éloigner, puis se dirigea vers le panneau d'affichage pour y apporter les modifications de blason.


Aimelin a écrit:
[Après les seizièmes]


Il n'était pas d'humeur bien qu'il essayât d'être souriant, sa nature polie et respectueuse sans doute, trop pour certains, prenant souvent le dessus. Et sans parler de ce fichu mal de dos qui le faisait grimacer bien qu'il ai prit quelque tisane pour faire passer la douleur. Demain il serait bon pour quelques mauvaises courbatures, et ça n’améliorerait pas son humeur.

La soirée lui ferait le plus grand bien et depuis le passage de son amie Yunab le jeune juge se demandait pourquoi le pair semblait si haineux et surtout pourquoi ce regard plein de mépris qui l’avait choqué.
Si l’homme le soupçonnait de quelque favoritisme envers qui que ce soit, il connaîtrait une autre facette du brun, car pair ou pas il s’en fichait totalement, une fonction n’étant pas là pour que l’on en abuse hors du cadre de celle-ci, du moins c’était ainsi qu’Aimelin voyait tout ça.

Bien trop préoccupé et occupé par ces joutes qui lui demandaient énormément de travail, il ne chercha plus à comprendre, et se replongea dans son travail parce qu’il avait des huitièmes à mener et préparer. Il repensa néanmoins à la petite Angelle lors des joutes à son domaine d’Etampes, où elle était revenue disant que le monsieur n'était pas gentil et ne lui avait pas dit merci. Il avait dû rassurer l'enfant que ce n'était rien. Quoi qu'il en soit il était là, avec ses préoccupations et sa colère latente depuis le début de ces joutes et il n’était pas à prendre avec des pincettes.


Actarius a écrit:
Débarrassé de son armure, mais aussi de sa colère, car chez lui, elle avait le don de monter très rapidement et de redescendre peu après, le Mendois se rendit comme promis à la tente du juge-diseur, qui avait donc retrouvé son qualificatif de juge aux yeux de l'Euphor entre temps. Certes, cela ne changeait rien au fait que ce à quoi il avait eu droit l'avait fortement froissé, cependant l'ire était mauvaise conseillère et ennemie d'une discussion constructive. On le fit entrer, et après une respectueuse inclinaison de tête, il ne tarda pas à prendre la parole sans signe extérieur d'irritation.

Sénher. Je vous prie tout d'abord d'excuser la sécheresse de mes paroles sur la lice, j'avoue m'être laissé emporter par la colère. Puis, je profite de l'occasion pour vous féliciter et vous remercier de votre travail. Même si la défaite couronne désormais chacune de mes sorties, je ne puis que me réjouir de voir les tournois animés et organisés régulièrement.

C'était dit. Il aurait eu bon jeu de dénoncer une attitude qu'il estimait inappropriée en se montrant lui-même injuste en oubliant toute l'investissement de l'ombre consenti non seulement par les organisateurs, mais également par les juges-diseurs.

Je cours les tournois depuis un certain temps maintenant et jusqu'à présent, je n'ai jamais eu à me plaindre de quoique ce soit. Néanmoins, ce jour votre attitude m'a fort décontenancé. Il existe des affinités, des préférences, cela ne peut être mis en cause. Qu'on les affiche ouvertement en plein duel me semble par contre fâcheux et à plus forte raison pour un homme sensé être neutre de par ses fonctions dans un tournoi.

Nul énervement dans la voix, juste une exposition claire et précise de son ressenti de manière posée et calme.

L'ambiance cordiale qui règne lors de ses festivités fait souvent oublier que l'art de tournoyer n'est pas sans risque. Il y a de la violence, des blessures et parfois des morts. Fort heureusement, cela est devenu très rare. A ce titre, les participants méritent un respect égal. Lorsque vous avez tendu les épées, vous avez gratifié mon adversaire d'un sourire d'encouragement et je vous le dis sincèrement, je ne trouve pas que cela était très respectueux pour son adversaire. Cela ne met en rien en cause sa victoire, méritée. Je pense toutefois qu'un juge-diseur ne devrait pas afficher ouvertement son soutien eu égard à son rôle.

Le Comte sourit alors pour affirmer que ce petit incident n'avait rien de dramatique et ne remettait certes pas en cause tout l'ouvrage mis en oeuvre. Pour autant, il demeurait quelqu'un d'entier et s'il estimait une chose inéquitable ne se privait d'en communiquer la teneur.

Rassurez-vous, ce n'est pas là un drame, je tenais néanmoins à vous en faire part sans animosité aucune.


Aimelin a écrit:
Il avait levé le nez de ses parchemins et avait quitté son fauteuil lorsque son garde lui avait annoncé Actarius qu'il salua respectueusement d'une inclinaison de la tête. Sur la défensive, son visage n'était pas des plus souriant contrairement à ses habitudes, et il écouta ce que le Pair avait à lui dire sans sourciller. Un air légèrement étonné apparût sur son visage lorsqu'il le félicita ce à quoi il ne s'attendait pas et qui eût au moins le résultat de faire baisser sa colère d'un cran, même s'il ne baissa pas la garde, il était méfiant de nature.

Il ne pût s'empêcher de hausser les sourcils aux paroles concernant sa neutralité. Il était neutre lorsqu'il arbitrait et bien qu'il ait comme tout le monde sans exception ses préférences, il ne les affichait pas. Il tenta donc de se justifier, si tant soit peu il avait à le faire, et répondit calmement.


vous vous êtes mépris sur mon sourire, et je trouve ça insultant pour le travail que je fais en tant que Juge Diseur.
Car c'est un travail dont la charge est conséquente, autant que les fonctions que j'ai pu occuper en tant que Lieutenant prévôté ou Connétable.

Pour ma part, sourire à quelqu'un n'est pas synonyme de préférence loin de là, et si j'ai souri à la Duchesse d'Andelot, c'était pour la saluer, chose que je fais d'ailleurs régulièrement lorsque je donne les épées.

De plus si je sens une personne peut sûre d'elle ou inquiète, comme l'était la jeune femme, raison de plus pour l'encourager, car les lices sont quelque chose d'impressionnant où l'on peut de plus subir de très graves blessures ou perdre la vie.


Et tout en parlant, il n'avait rien perdu de son calme apparent, et sa voix était posée même si le ton était bien moins souriant ou léger que d'habitude, les propos remettant sa neutralité en question n'étant pas des plus plaisants.

La neutralité est l'une des choses que je m'impose avec la politesse et le respect. Je peux saluer un jouteur ça ne m'empêche pas d'être neutre et de me réjouir de la victoire de l'un ou l'autre, comme je l'aurais fait pour vous si vous aviez remporté ce duel.
Je vais avoir à arbitrer un duel qui opposera deux amies très chères. Sans doute vais je les saluer et ce n'est pas pour cela que j'encouragerai davantage l'une par rapport à l'autre. Il y aura un vainqueur et un vaincu, et tout ce que je souhaiterai à ce moment là, ce sera qu'aucune des deux ne soit blessée gravement.

J'ai bien trop de respect pour les jouteurs que de me prêter au jeu d'en encourager un ouvertement. Et ce serait de plus indigne de moi et Minerve se chargerait de me rappeler à l'ordre car elle passe sur chacun des tournois et veille dans l'ombre, même si elle n'arbitre pas.


Il se gratta la joue perplexe.

quant à mes réactions, je suis juste parfois admiratif de certains duels comme ça a été le cas pour celui-là, où j'ai apprécié les deux adversaires que vous étiez. Et je n'ai de toute façon pas le pouvoir d'en changer le cours, je suis là pour veiller à ce que tout se passe bien. Je connais que trop bien la déception qu'engendre une défaite.
Et d'ailleurs vos paroles assez sèches m'ont mis en colère et j'ai perdu mon duel contre le Duc... si ça peut vous consoler.


Il évita néanmoins de se laisser emporter par sa passion des joutes qui le faisait souvent partir dans des propos interminables.

la défaite n'est que passagère, et c'est tout le mal que je peux vous souhaiter.
La chance passe, tournoie et se fait un malin plaisir à nous abandonner quelques temps avant de revenir se présenter à nous. Et personnellement, je pense que la défaite n'enlève rien aux qualités d'un jouteur, le hasard se joue juste quelquefois de nous.


Et il lui rendit son sourire, une fois qu'il avait sorti sa défense car s'il y avait une chose qui le dérangeait c'était qu'on lui prête des intentions qu'il n'avait pas eu.

malgré cette défaite j'espère toutefois que vous garderez un bon souvenir de ces joutes et je gage que vous prendrez votre revanche sur le destin.


Actarius a écrit:
Il écouta la rétorque. Guère convaincu par les arguments, le soutien, la préférence, l'encouragement étant tour à tour niées et admises. Dès l'accroche d'ailleurs, il avait été surpris de la réaction, puisque l'Euphor avait pris le soin de souligner l'investissement et le travail consenti par les juges-diseurs. Il ne voulait pas se lancer dans un long argumentaire, juste s'assurer d'avoir été bien compris.

De fait, un juge-diseur devrait également se montrer neutre dans son attitude et ne pas laisser place par des gestes à des malentendus. Si j'ai pu interpréter faussement, ce en quoi je crois volontiers, il n'en demeure pas moins qu'il n'y aurait pas dû avoir de place pour une interprétation, que votre attitude n'aurait pas dû laisser place au doute.

Un regard franc vint appuyer cette affirmation. Non seulement, il n'aurait à l'évidence aucune excuse et en plus il avait dû souffrir qu'un jeune homme se piquât de tâcher de le consoler ou de le renseigner sur le sens profond de la défaite, comme on le faisait avec un enfant. Il restait calme en apparence, mais l'agacement menaçait grandement en son esprit.

J'avais espéré par ma démarche signifier à quel point l'attitude d'un juge, aussi bien intentionnée soit-elle, devait rester neutre et ne permettre en aucun cas à un concurrent de croire à une préférence. J'admets volontiers qu'il est plus plaisant de recevoir des cadeaux et d'être remercié. J'ai d'ailleurs souligné votre travail, je vous en ai félicité et remercié également. Mais la critique ne me semble pas inutile. Puisque vous avez occupé des fonctions, vous le savez fort bien, c'est avec elle que l'on évolue.

Pour le reste, rassurez-vous, j'ai connu suffisamment de défaites et de résultats variés pour savoir que la chance tourne.


Il aurait pu dire encore à quel point il trouvait déplacé qu'on put être juge et partie prenante dans un même tournoi, mais la perspective de prolonger cet entretien ne lui plaisait pas tant que cela, puisque pour une fois il n'était pas venu seul.


Aimelin a écrit:
[Entre Seizièmes et Huitièmes]


Les mots neutralité, doutes, attitudes sortaient bien trop souvent de la bouche du Comte qui apparemment n’entendait pas les paroles d’Aimelin qui s’était justifié … en vain…. Avait il été impoli dans sa façon de répondre ? à voir la tête du pair, c’était l’impression que ça donnait. Grand Dieu ! quelle perte de temps pour un sourire et de la politesse pensait il.

Et tout ce qu’il entendait dans les paroles du Comte, n’était que reproches sur son attitude et ses gestes
De fait, un juge-diseur devrait également se montrer neutre dans son attitude et ne pas laisser place par des gestes à des malentendus.des malentendus ? ... il n'en demeure pas moins qu'il n'y aurait pas dû avoir de place pour une interprétation, que votre attitude n'aurait pas dû laisser place au doute.Et il insistait, des fois qu’Aimelin n’ai pas bien compris. Le Comte doutait donc de l’arbitrage du jeune Etampes, et d’ailleurs, il en remit une petite coucheJ'avais espéré par ma démarche signifier à quel point l'attitude d'un juge, aussi bien intentionnée soit-elle, devait rester neutre et ne permettre en aucun cas à un concurrent de croire à une préférence.

Il n’y avait plus …. de doute …. si le juge n’avait pas compris c’était qu’il était idiot comme un âne bâté, ce qui était loin d’être le cas d’Aimelin.
Le pair parlait donc bien de "non neutralité" de la part de l'ébouriffé et les quelques compliments sur le travail qui venaient étonnamment se glisser dans ses paroles, n’étaient sans doute là que pour l’amadouer. Oui voila, c’était cela… juste un peu de dentelles pour cacher des propos insultants, car mettre en doute son jugement et sa neutralité, c’était une insulte, ni plus ni moins, et le reste n’avait plus d’importance.

Ces paroles suffirent à faire monter en flèche son agacement, bien qu’il garda la même voix calme et sereine.


Vous semblez ne pas accepter que je puisse saluer quelqu’un sans prendre parti.
Que vous ne l’admettiez pas, c’est votre droit peu m’importe et je le respecte.

Mais vous laissez transparaitre en évidence dans vos propos que vous émettez des doutes sur certaines attitudes qui portent à confusion pour vous, et vous remettez en cause ma neutralité, chose choquante et déplaisante.

Mon travail et ma personne méritent le respect, et insulter mon arbitrage, émettre des doutes comme vous le faites, parler de neutralité qui ne serait point, c’est insulter mon travail et ma personne.

Maintenant, si vous pensez avoir le droit de lancer ces paroles à ma figure… fort bien.
Je les ai encaissées.


Et il ne s’était pas départi de son calme.

Maintenant si vous n’avez plus aucun reproche ou sous entendu à me faire, je vous demanderai de bien vouloir m’excuser, un travail conséquent m’attend encore. Je vous invite aussi à écrire à Minerve pour vous plaindre de moi, puisque c'est elle qui dirige la Ligue des Joutes. ... avant de se frotter la joue et d'ajouter ... et comme il semble que pour vous je sois en grande partie la cause de votre défaite … je vous présente donc mes excuses que vous accepterez, ou pas.

Comme lui avait été la cause de sa défaite aurait il pu ajouter mais il s’en fichait éperduement de sa défaite, les insultes ayant pris le pas sur la déception. De plus, heureusement il ne savait pas lire dans les pensées et n’avait donc pas entendu celle concernant que ce soit déplacé d’être juge et partie prenante dans un tournoi, ce qui voulait dire interdiction de jouter pour un juge-diseur. Dommage.
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MessagePosté le: Lun 11 Mar - 10:29 (2013)    Sujet du message: Publicité

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