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MessagePosté le: Lun 29 Avr - 09:03 (2013)    Sujet du message: AAP Répondre en citant

Citation:
09/05/1461 Escarmouches Champenoises

Paris (AAP) - La fin du règne brigand en Bourgogne et le départ des ses armées en Champagne occasionnent de vives agitations au cœur même du Domaine Royal.

La nuit du 28 au 29 Avril, les armées Fatum, Fatum II, et l'Eldorado, alors maîtresses du château bourguignon, traversent la frontière champenoise en direction de Langres. L'armée du Griffon Champenois, dirigée par le capitaine Maxdph, est prise par surprise dans une bataille inégale opposant volontaires bourguignons et champenois aux brigands rapidement victorieux. L'armée champenoise étant dissolue le matin même. Tandis que les armées royalistes reprennent le pouvoir, mettant fin à tous les symboles anciens du règne précédent, la troupe d'un peu plus d'une centaine de brigands battant pavillon rouge et noir sous agrément genevois poursuit sa route vers le Nord. Cette avancée provoque l’état d'alerte généralisée dans les duchés de Lorraine et de Champagne, soucieux des intentions potentiellement bellicistes de ces armées, arrivées le 3 Mai aux portes de Reims.

Aussitôt, la capitale champenoise, avec l'aide de l'Armée Esse quam videri dirigée par Ysa refugiée sous les murs, mobilise l'ensemble de ses défenseurs civils pour faire face à une éventuelle attaque semblable à celle de Dijon. A la surprise générale, les armées pourtant supérieures en nombre et en force se séparent hors de Reims, les Armées Fatum en direction de Ste Ménéhould, et l'Armée Eldorado en direction de Varennes, détruisant l'Armée des Ailes du Pentale dirigée par Hersent, cachée sur les routes. En outre, les Rémois découvrent avec stupeur à l'aube la trahison du Maire Jkeok, parti avec l'argent de la capitale en compagnie de l'Armée Fatum et ayant provoqué la nuit par d'obscurs moyens le combat entre l'armée Esse quam videri, rapidement dépassée, et les défenseurs de Reims. On dénombre pour cet événement plus d'une dizaine de morts.

L'Eldorado s'empare la nuit du 4 au 5 Mai de la ville de Varennes, devenue franche, tandis que les armées Fatum font route vers Compiègne. Celles-ci, afin de ne pas brusquer l'intégrité artésienne qu'elles semblent respecter, décident de leur dissolution ce 5 Mai au soir. Les responsables présumés et les capitaines de Fatum, en compagnie du butin bourguignon, se déplacent alors hors du duché champenois en sécurité, et lancent un camouflet à l'Empereur en place publique helvète. Celui-ci n'a pas pu à temps retirer les agréments genevois aux armées brigandes ayant clos leurs missions avant la prise du conseil de Berne. Le front impressionnant réunissant l'armée La Mistrale dirigée par Hersende, l'armée Vae Victis II dirigée par Ledzeppelin, l'armée Arvernis temerarium dirigée par Bernadotte, l'armée Les Lames d'Amahir dirigée par Lexhor, et l'armée Qui futuri sunt moliti dirigée par Shel_Ezeil, d'un peu moins de 200 soldats de Provence à l'Auvergne, du Languedoc à la Champagne, était alors mobilisé sur les terres champenoises contre les seules armées brigandes. Si l'Eldorado semble bloquée aux murs de Varennes, et si la très faible proportion de moins d'une dizaine de blessés graves sont à déplorer au large de la frontière artésienne, ce front "anti-brigand" semble n'être pas parvenu à être effectif, au jour où la majorité de leurs ennemis et leurs responsables ont atteint leur objectif et leurs destinations sans contrainte.

Face à cet afflux de troupes brigandes aux intentions officiellement pacifistes, l'Artois, dans sa réaction, peine à trouver un équilibre entre volonté d'indépendance affirmée, crainte, et nécessité de se plier aux injonctions diplomatiques royalistes et provençales, cette dernière option semblant être choisie par la récente fermeture de leurs frontières.

A, pour l'AAP


Citation:
09/05/1461 Bataille à Blaye : une victoire contestée

BLAYE (AAP) – Durant la nuit du 6 au 7 mai 1461, aux alentours de Blaye, l'armée guyennoise « Ordo Ab Chao » (dirigée par Kal) et l'armée poitevine, sous agrément guyennois, « la Paix Rieuse » (dirigée par le baron Theodobert de Chadignac) se sont engagées – chacune leur tour – dans un violent combat contre l'armée dite brigande « Alea furor VII » (dirigée par dame Bimba de Chesnais d'Hourden).

Le lendemain, soit le 7 mai 1461, la duchesse de Guyenne fait publier une annonce ducale dans laquelle elle félicite et décerne une médaille aux Guyennois ayant participé à cette bataille pour saluer leur bravoure, leur courage et leur mobilisation à défendre leur duché au prix de leur sang. Par cette même annonce, elle annonce que l'armée brigande a été détruite, écartant ainsi tout danger pour Bordeaux, la capitale. De l'autre coté de la frontière, au Poitou, le régent Baillant de Mauléon Penthièvre publie à son tour et le même jour une annonce similaire à celle de Guyenne. A première vue, cette bataille avait tout l'air d'être une belle démonstration de la puissante coalition entre les deux duchés mais c'était sans compter la lettre de réponse de dame Bimba de Chesnais d'Hourden, le 8 mai, adressée à la duchesse de Guyenne qu'elle qualifie de « minable ».

Dans cette réponse, dame Bimba conteste le fait que ce soit grâce à cette bataille que l'armée brigande « Alea Furor VII » ait été détruite et affirme que l'armée a été démantelée par ses soins, le lendemain au petit matin. Elle rappelle à la duchesse de Guyenne qu'elle est encore en vie et en bonne santé, tout comme ses hommes puisqu'ils ne sont pas « tous six pieds sous terre », écrit-elle pour rejeter la thèse de la destruction de son armée suite à ce combat. L'ancienne dirigeante de l'armée brigande dénonce une propagande montée de toute pièce par la duchesse de Guyenne et estime que l'honneur revient aux hommes de l'armée « Alea furor VII », qui aurait infligé de lourdes pertes aux deux armées (environ 4 hommes du côté des Poitevins et 7 hommes dans l'armée guyennoise), alors que l'armée brigande n'aurait perdu que six hommes au total. Elle souligne aussi le fait que les deux armées ducales étaient deux fois plus nombreuses que les vingt hommes qui composent l'armée « Alea furor VII ». En effet, rien que dans l'armée guyennoise, on compte 31 hommes, selon l'annonce de la duchesse de Guyenne. Quant à l'armée poitevine, aucune information n'a été communiquée concernant son effectif.

Bien que nous ne connaissions pas les raisons qui auraient poussé dame Bimba de Chesnais d'Hourden à démanteler elle-même son armée sur Blaye, une bonne dizaine d'hommes de cette ancienne armée restent encore aptes à sévir au sein de la Guyenne. La Guyenne doit-elle craindre une seconde bataille ?

Orandin, pour l'AAP


Citation:
08/05/1461 Fribourg tombe par surprise

Genève (AAP) - À la surprise générale, le château de Fribourg, qui abrite les instances confédérales helvètes est tombé ce 2 mai aux mains de l’armée dirigée par Michel Blair, capitaine fribourgeois de l’armée Sicut Aquila. C’est donc une armée qui était censée défendre le château contre les troupes de l’Empire qui a renversé le conseil en place.

Depuis la prise éclair de Genève ce 28 avril, l’attention a été portée vers Fribourg, où deux armées alémaniques avaient pris position. La chute rapide de Genève a permis à deux des armées impériales présentes de rejoindre Fribourg, rendues libres par la fin du siège. L’armée du Lion de Juda, dirigée par Léamance et renforcée par des effectifs sédunois, avait également pris position à Fribourg.

Pendant ce temps, le canton de Genève a été affranchi par les forces d’occupation sous l’égide du gouverneur Marqab, à la tête des troupes mercenaires au service de l’Empire. La population de Genève ville franche est donc coupée de l’Université et du reste de la Confédération. Aucune annexion n’a cependant été signalée. Les autorités comtoises et savoyardes ne souhaitent probablement pas abriter sur leur territoire la population genevoise, dont une grande partie est réformée, et dont une plus grande partie encore est politiquement active.

La chute de Genève n’aura pas laissé le temps à la justice genevoise d’exécuter la peine dévolue à Honorine, évêque de Genève résidant à Annecy. Celle-ci avait été mise en procès par le Tribunal de la République pour « Crime contre le Peuple de Genève », pour non respect du « Simultaneum », la loi qui régule à Genève la chose religieuse publique. L’accusation portait notamment sur le caractère secret de la nomination du curé Lauralou, sans information ni consultation auprès de la population genevoise. Le Simultaneum prévoit en effet l’election en halle des représentants des communautés religieuses.

L’évêque n’a pas répondu aux convocations. Considérant son absence et son manque de réponse comme un aveu et après avoir entendu le curé Lauralou, le Tribunal de Genève l’a reconnue coupable et condamnée à une distribution de pain aux plus humbles, et à laver le parvis de la Cathédrale. En cas de refus, le verdict prévoyait l’exécution par écartèlement. Faisant fi du Droit Canon qui interdit de se battre aux membres du clergé séculier, c’est en armes qu’elle s’est présentée devant les remparts de Genève, au sein de l’armée de White. Ce n’est cependant pas une première, son prédécesseur l’évêque Bourrike avait déjà pris les armes contre ses propres ouailles lors de la dernière croisade contre Genève. Mise hors d’état de nuire par Luc la Misère, Primus du Lion de Juda, Honorine n’a cependant pas pu être arrêtée par la police genevoise, prise de court par la prise de la ville. Comme elle, les membres du clergé bourguignon mis en procès dans le cadre du Tribunal Pourpre mis en place par les membres du Lion de Juda qui ont pris le château de Bourgogne ont échappé à leur peine, relaxés à la dernière minute.

Les forces genevoises comptent alors leurs blessés et tentent de rassembler leurs forces. Encore à la tête du Conseil, le chancelier Thomas Cromwell tente de rallier les terres confédérales libres. Sur l’eau, la caraque de guerre dirigée par Melian du Lys a résisté aux assauts de la Ribelle, caraque de guerre impériale, avant de quitter le port de Genève. L’armée du Lion de Juda envisageait de reprendre la mine d’or de Nyon, au nord-est de Genève.

C’est alors que la chute du conseil en place retentit comme un clairon dans les vallées suisses. Le conseil mis en place est tenu par les plus anciens et les plus charismatiques des membres de l’armée Sicut Aquila. Pour le capitaine Blair, il semble que le but ait été d’aller au devant des intentions de l’Empire en renversant le Conseil, et d’éviter le combat, le rapport de force étant a priori défavorable aux forces helvètes. L’opération visait sans doute à enlever les agréments aux compagnies franches Fatum et Eldorado, et peut-être aussi à l’armée du Lion de Juda. Des voix suisses s’élèvent qui parlent de trahison, et dénoncent un complot fomenté par Gaia, maire de Fribourg.

Le retrait de ces agréments faisait en effet partie des buts de guerre déclarés de l’Empire. Pourtant, des éléments laissent à penser que la mobilisation des forces impériales est antérieure à ces agréments, et que la volonté de s’en prendre contre Genève et la Confédération Helvétique date de plus longtemps. La rapidité et l’ampleur de la mobilisation paraissent impossibles sans un minimum de temps et de planification.

Suite à la chute du conseil confédéral, la déclaration de l’empereur au capitaine Blair ne s’est pas faite attendre : il le félicite, mais pose cependant plusieurs mises en demeure. Il exige le retrait des trois armées citées ci-dessus, l’abandon de toute poursuite judiciaire à l’encontre de soldats impériaux, et le versement de 20000 écus, le tout assorti d’un ultimatum de 12 heures. La petitesse du délai accordé et la somme demandée mènent à penser que cet ultimatum, dont les conditions sont difficiles à remplir pour le Conseil mis en place sauf à se mettre dans une situation très inconfortable, est un prétexte pour poursuivre le conflit. L’empereur ne souhaite pas transiger, comme le montre son refus de parlementer avec les troupes de Fatum, qui l'ont pourtant sollicité.

A la poursuite de buts ambitieux – des rumeurs parlent de rattachement de la Confédération à l’Empire – est-ce que l’Empereur n’aura pas laissé échapper l’occasion de mettre à profit le rapport de force en sa faveur ? Celui-ci n’est en effet pas immuable. Le nouveau chancelier helvète, Atila, connu pour sa ferveur quant à la défense de l’indépendance du peuple et de la confédération helvètes, a déjà fait connaître son intention de maintenir les agréments confédéraux pour l’ensemble des armées qui le portent. De plus, les compagnies Fatum et Eldorado sont à Reims, à deux pas des terres impériales.

Article original de Zarathoustra, pour l’AAP impériale


Citation:
08/05/1461 Elections au conseil du Duché de Champagne (Domaine Royal) : O2 recueille la majorité absolue des sièges

PARIS (AAP) - La liste Oxygène est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Duché de Champagne (Domaine Royal), et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.

Répartition des suffrages exprimés :

1. "Oxygène" (O2 ) : 100%

La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :

1 : Poppa (O2 )
2 : Amory (O2 )
3 : Yunab (O2 )
4 : Misslutine (O2 )
5 : Ereon (O2 )
6 : Claptons54 (O2 )
7 : Hersent (O2 )
8 : Aimelin (O2 )
9 : Mayouche (O2 )
10 : Druzilla (O2 )
11 : Cedmisc (O2 )
12 : Grosdan (O2 )

Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.


Citation:
28/04/1461 Règne brigand au Duché de Bourgogne

Paris (AAP) - La récente prise du château de Bourgogne par les armées brigandes de l'Alliance Fatum et de l'Eldorado occasionnent un changement radical de régime dans l'ensemble du duché.

La présence de nombreux étendards sur le sol genevois, particulièrement les armées brigandes Fatum, Fatum II, et L'Eldorado, inquiète depuis plusieurs semaines les autorités environnantes. Celles-ci s'interrogent sur leurs intentions potentiellement bellicistes. Tandis que la Provence, à l'origine de la grande alliance régionale créée au Sud Est pour faire face à la menace, est considérée comme la cible prioritaire des armées brigandes, la Savoie se prépare à accueillir par les armes l'arrivée sur ses terres de ces troupes. Cependant, c'est à la surprise générale que, dans la nuit du 17 au 18 avril, l'armée réunissant plus d'une centaine de brigands battant pavillons rouge et noirs sous agrément genevois traverse la frontière Franc Comtoise, malgré la stricte interdiction pour celle-ci d'y circuler. L'Ordre des Lames, menée par dame Floriane, pourtant chargé de contenir toute arrivée ou toute sortie des armées genevoise par Annecy, quitte aussitôt sa position en direction de la capitale. La capitaine subit ainsi les foudres des Franc-Comtois lui reprochant de fuir. Les trois armées ressortent de Franche Comté par la frontière bourguignonne sans encombre jusqu'à Chalon.

La traversée franc-comtoise déclenche dans le Lyonnais Dauphiné une alerte généralisée, caractérisée par la mise en relation de l'alliance formée entre ce duché, le comté de Provence, le Bourbonnais Auvergne et le duché du Languedoc. Chacun engage alors ses aides et ses forces pour défendre la capitale Lyonnaise alors considérée comme cible prioritaire des brigands, à deux jours seulement de Chalon. C'est encore avec grande surprise que les armées de Fatum et l'Eldorado se dirigent directement vers Dijon, la capitale bourguignonne, subitement mise en alerte maximale. La nuit suivant cette arrivée, du 22 au 23 avril, est déclenchée une bataille inégale entre plus d'une centaine d'attaquants et les défenseurs bourguignons pourtant promptement mobilisés. Les armées en défense des capitaines Bobbynight, Caminho et Uruk sont rapidement écrasées et tandis que les brigands se rendent maîtres de la capitale à l'aube, le conseil bourguignon est investi dans la soirée, puis remplacé par les hommes de l'envahisseur Fatum.

Alors qu'aucune information sur le butin récolté ne transparaît, l'Alliance Fatum et l'Eldorado affirment agir en dehors de tout pouvoir extérieur ou motivation revancharde. La nouvelle régence proclame l'institution d'un régime régi par ces deux groupes et la "création de tribunaux exceptionnels" chargés de "condamner sévèrement les anciens despotes et leurs complices", dépassant ainsi en apparence le simple désir de pillage. Les taxes, sur l'ensemble du territoire, sont aussitôt décuplées, et des procès à l'encontre des anciens représentants du pouvoir dont la duchesse Angelyque, les maires, et les curés aristotéliciens sur le sol bourguignon sont institués dans des tribunaux d'énoncés des peines sans possibilité laissée pour les accusés de faire appel à une défense. En outre, en réaction aux mouvements de troupes françaises et impériales, ce nouveau conseil prévient vivement qu'en cas d'ingérence extérieure, "c'est au peuple bourguignon qu'il fera subir les persécutions de ses coups, après avoir vivement repoussé ces vaines tentatives".

Les mairies rattachées au château bourguignon et certaines institutions telles que la cathédrale ou l'université n'étant pas encore investies, pourraient rapidement devenir les lieux de résistance à l'encontre de la nouvelle régence. Le duc légitime Antonio condamne au lendemain du changement de conseil cette prise de pouvoir menée par les armes, cet "affront fait à la Bourgogne", et appelle de ses vœux à une union bourguignonne faisant fi de ses divisions internes pour faire front contre le pouvoir brigand. Il précise enfin que la Bourgogne n'agissant pas seule, ses alliés de France et voisins feraient incessamment sous peu front commun pour la libération de Dijon.

Si la réunion d'une telle force brigande est singulière, la stabilité de cette régence est facilement contestable du fait de la probable rapide réaction militaire des duchés environnants et des difficultés que rencontre son fournisseur d'armes, Genève, à protéger son intégrité territoriale après s'être mis à dos la diplomatie impériale et française.

L'As, pour l'AAP


Citation:
28/04/1461 Le Roy et son Dauphin encerclés

Toulouse (AAP) – Des jours ont passé depuis l'attaque surprise de l'armée de Messire Guillhem contre l'armée du Mussidanais, alliée du Comté d'Armagnac et des Comminges et commandée par Messire Enguerrand de la Mirandole.
Une fois l'offensive repoussée, l'espoir d'une contre-attaque résonnait dans tous les esprits. Laisser un tel acte impuni paraissait être une aberration.

Une stratégie de contre-offensive sur Toulouse fut mise en place une semaine auparavant l'assaut. Le but premier était de venger l'attaque subie, en exterminant l'armée de Guillhem. Puis, le Roy de France et son Dauphin ont été annoncés à Toulouse. L'opportunité était trop grande pour ne pas la saisir. Tout fut préparé minutieusement, dans le plus grand secret. Les recrutements, la logistique, les manœuvres prévues. L'opération militaire commençait à voir le jour. Des soutiens existaient à Toulouse, augmentant les chances de réussite. L'armée de Fofhina devait s'allier avec eux pour combattre l'armée d'Hoffman. A quelques jours de la bataille, l'effectif était composé de membres de l'ordre Teutonique, de toulousains, de Mussidanais et des soldats de l'A&C.

C'est dans la nuit de 22 au 23 avril 1461 que l'assaut fut donné dans la plus grande discrétion. La bataille fit rage aux pieds des murailles de Toulouse, les deux armées s'affrontèrent, ainsi que les défenseurs de Toulouse. Le sang coula mais la victoire était au rendez vous. Une perte est à déplorer dans l'armée d'Hoffman, du côté des défenseurs, le nombre de morts et de blessés n'est pas encore déterminé. L'armée de Guillhem fut détruite. Cependant, le Roy et son Dauphin n'ont pas pris part au combat. Le cours de la guerre est peut être en train de changer. Les forces armées du Mussidanais tiennent en siège Eusaias et Sancte, à Toulouse . Personne ne peut les secourir à l'heure actuelle.

Fifi, pour l'AAP


Citation:
21/04/1461 Des armées brigandes à profusion


Genève (AAP) - Alors que la guerre fait rage dans le Sud du Royaume de France, de nouvelles menaces brigandes font jour à l'Est. La république de Genève est encore au centre de toutes les attentions.

Ce n'est pas loin de sept armées présentes à Genève, et bénéficiant de son agrément, qui ont vu le jour coup sur coup en l'espace de quelques jours. L'armée l'"Eldorado" commandée par Santiagoriccardo, l'armée "Fatum" commandée par Dida, l'armée "Fatum II" commandée par Jerominus, l'armée "Dulcis est pro patria mori" commandée par Cameliane, l'armée du "Salut" commandée par Thomas.cromwel, l'armée des "Lions de Judas" commandée par Leamance et l'armée des "Bandes noires" commandée par Roi-Lezard. Toutes ces armées suscitent un peu partout l'attention et l'inquiétude. Parmi elles, celles sous les ordres de l’Alliance Fatum et de l’Eldorado provoquent la panique chez les pays voisins, notamment en Provence, province se considèrant comme une cible certaine. Cette dernière a d'ailleurs annoncé la mobilisation générale le 15 avril en réponse à la possible arrivée de plus d’une centaine d’hommes. Le Languedoc ainsi que le Lyonnais Dauphiné prennent également la menace très au sérieux. Ce dernier par l’intermédiaire de son nouveau duc, Rotule Baccard, a annoncé la création d'une « large coalition » en ses terres. Celle-ci doit regrouper des armées du duché, mais aussi une armée provençale portant l’agrément languedocien, ainsi que de nombreuses lances de soldats. Dans la même annonce, le duc lance un appel à la population dans le but de défendre le duché.

C'est en réalité l'Empire qui serait le premier concerné, et qui est le plus inquiété. Ainsi la Savoie a décidé de lever le ban en réponse à une menace de plus en plus certaine. En effet Santiagoriccardo, commandant de l'armée "Eldorado", aurait demandé à plusieurs reprises un droit de passage en Savoie, demandes accompagnées de menaces à l'encontre des chefs d'armées qui tenteraient de lui bloquer la route. C'est suite à des intégrations massives au sein de l'armée de ce dernier que la Duchesse Savoyarde Mini Laskarina d'Alaya aurait décidé d'en appeler à la noblesse de son duché. La menace maritime est également prise très au sérieuse. En effet le navire "Al Saif Al Assad", commandée par Méliandulys, a coulé deux navires savoyards dans le port de Belley, ainsi qu'un troisième navire dont le seul tort était son nom, le "Savoyard", au sein même du port de Genève.

C'est à la suite de ces évènements que l'Empire avait lancé un ultimatum, le 7 avril, au gouvernement de Genève. La République devait ainsi se plier à quatre exigences non négociables, sans quoi « le sang serait versé ». Il s’agissait du remboursement de 20 000 écus, de la mise en procès des auteurs, ainsi que la dissolution de deux des quatre armées présentes à Genève au moment des faits. Enfin l’Empire exige « que le gouvernement de Genève ploie le genou, reconnaisse ses fautes, et implore [son] pardon pour l'ensemble des ignominies commises à l'encontre de [cette] Grande Nation. ». Cet ultimatum prenait fin le 14 avril.

La Franche Comté a également vu une armée brigande pénétrer sur son territoire. L'armée "Lion de Juda", commandée par Leamance, s'est ensuite repliée sur Genève, aux côtés des autres armées brigandes. Le Franc Comte Imladris van Ansel, dans une annonce signée du 15 avril, menace également la République de Genève, et assure que « puisque Genève s'accorde des droits sur notre sol, nous agirons de même envers elle : principe de réciprocité. » Cette annonce n'a pas suscité d'inquiétude parmi les brigands, puisque le 18 avril, trois armées arborant le pavillon genevois sont arrivées à Saint Claude, provoquant la mobilisation, ou son accélération, dans toutes les provinces aux alentours.

L'Est du Royaume de France sort d’ailleurs d’un épisode similaire ayant vu l’entrée en Languedoc d’une armée de brigands. L’armée, constituée d’italiens, avait vu le jour à Briançon, en Lyonnais Dauphiné. L’armée "Brancaleone" a bénéficié d'un cafouillage au sein de la défense dauphinoise pour pénétrer en Languedoc avant d'être rapidement encerclée par deux armées, l'une dauphinoise et la seconde languedocienne. L'armée dauphinoise a réussi à contraindre les italiens à baisser leur étendard après une nuit de combat, entre le premier et le deux avril. La confusion règne néanmoins entre les deux provinces. En effet le comte languedocien, qui s'octroie la victoire, accuse son voisin de n'avoir rien fait pour stopper l'armée brigande. Il a aussitôt demandé des excuses publiques, le remboursement des frais de défense et une enquête de la Grande Prévôté de France. De l'autre côté, la duchesse Arwel Chanvigny, duchesse du Lyonnais Dauphiné à l'époque, considère les «allégations du Comte du Languedoc comme complètement mensongères, diffamatoires et hors de propos ». Elle a aussi demandé des excuses, sans quoi elle ferait appel à la Haute Cour de Justice. Cependant des pourparlers seraient en cours actuellement entre les deux alliés historiques.

Une nouvelle guerre avec Genève se profile de jour en jour, bien que la République ait tenté de se dédouaner des agissements de ces armées, celles-ci bénéficient néanmoins de l'agrément de la cité. Son maire a d'ailleurs appelé la population à prendre les armes pour combattre l'Empire. Pour certains effectivement la guerre est clairement déclarée entre Genève et l'Empire, et pourrait faire intervenir d'autres provinces, notamment françaises. Cependant, aucun des deux camps ne souhaitent prendre l'initiative d'une attaque, chacun se contentant de propagande et de menaces, tout en positionnant leurs armées respectives.

Momon, pour l’AAP


Citation:
23/04/1461 Erratum pour l'article "Le Sud s'embrase"

PARIS (AAP) - Une imprécision s'est glissée dans la publication du vingt-et-un avril dernier. L'armée d'Hercule n'est en effet pas Armagnacaise, mais Mussidanaise. Ces derniers n'en restent pas moins amis et alliés.

La rédaction de l'AAP

Citation:
21/04/1461 Le Sud s'embrase

Toulouse (AAP) – Après quelques mois de latence, les choses s’accélèrent dans le Sud du Royaume.

Peu de temps après la prise de Mont-de-Marsan, la Navarre a publié une annonce dans laquelle elle tient à rappeler qu’il s’agissait d’un acte isolé de Namaycush Salmo Salar. L’Armagnac et Comminges, ainsi que le Béarn, ont précisé apporter leur soutien au peuple gascon, et souhaiter que ce dernier puisse reprendre rapidement son castel, sans intervention extérieure. Par la suite la compagnie Memento Mori a tenté de pénétrer en Guyenne le 6 avril. Cette intrusion sans succès déclencha la mobilisation générale en Guyenne, et mit le feu aux poudres.

Dans la nuit du 12 au 13 avril, de nouveaux combats ont eu lieu entre l’armée "Estrella del Sul" commandée par Guillhem, et celle commandée par Enguerrand de la Mirandole dit Flex. La première, qui tentait de pénétrer en Armagnac et Comminges, porte l’agrément guyennais mais stationnait à Toulouse et était composée en majorité de Toulousain, notamment certains conseillers comtaux. L’armée "Armée d’Hercule" quant à elle stationnait à Muret et bénéficiait de l’agrément béarnais. Ce premier combat armé a fait quelques blessés de part et d’autre comme le commandant de l’armée armagnacaise, bien que cette dernière ait pu repousser l'armée toulousaine, laquelle s'est repliée sur Toulouse. L’Armagnac et Comminges, par son comte, s’est aussitôt empressé d’interpréter cet acte comme une déclaration de guerre, et a appelé à la mobilisation générale. L'attaque a même été très critiquée au sein du comté de Toulouse, bien que le comte ait précisé qu’il s’agissait d’une décision royale visant les forces de Rome, et non le peuple armagnacais. Des membres de l'état major toulousain, comprenant des conseillers comtaux, ont même annoncé leur total désaccord concernant l'offensive qui s'est faite sans leur approbation préalable. La Guyenne enfin s’est réjouie de cette attaque, venant en réponse à l’intrusion d’une armée portant l’agrément béarnais sur son territoire.

Au même moment, le 13 avril, un groupe mercenaire, la Spiritu Sanguis, mené par la famille Corleone, prenait d’assaut la mairie de Castelnaudary. Associés dans un premier temps à Namaycush Salmo Salar, les Corleone ont aussitôt précisé dans une annonce qu’il n’en était rien, et ont justifié ce pillage par l’absence de « compensations » promises par le Roy pour leur aide en Bourgogne, au sein des armées royalistes notamment. Ce pillage est venu grossir la polémique qui court dans le comté, et dont le comte se serait bien passé. D’autant que d’après certaines rumeurs, la Spiritu Sanguis avait été missionnée pour déstabiliser la Navarre, ce qui explique la présence du groupe de mercenaires sur les terres toulousaines. D’autres combats semblent certains, alors que Toulouse a sécurisé ses frontières avec deux armées portant l’agrément Rouergat.

Dans une annonce datée du 14 avril, le comte de Toulouse, la duchesse de Guyenne, le duc renversé de Gascogne, la comtesse du Rouergue, le comte du Languedoc ainsi que le connétable de France ont condamné la prise du castel gascon, et ont déclaré prendre « les mesures qui s'imposent pour préserver l'intégrité du territoire gascon ». C’est ainsi qu’une armée portant l’agrément guyennais et commandée par le sieur Enzo est entrée en Gascogne. Quelques échauffourées ont ensuite eu lieu entre l’armée "Memento Mori" et l’armée "De Sang et de feu", à l’origine de l’arrivée en soutien d’une deuxième armée guyennaise le 15 avril, toujours dans le but de libérer le castel gascon, aux mains de Caro Maledent de Feytiat depuis le 29 mars.

Pour terminer et être complet, il faut signaler que deux armées royalistes, l’une commandée par la Reine, et la seconde par la fille du Roy, seraient en route pour le Sud.


Momon, pour l’AAP


Citation:
13/04/1461 Exactions brigandes au Languedoc

Paris (AAP) - Depuis plus d’un mois, le Languedoc est en proie à des velléités et menaces inquiétantes de nombreux groupes de brigands.

En état d’alerte depuis ces dernières prises, le Languedoc semble complétement dépassé par les évènements malgré la volonté et l’investissement du Conseil Comtal. Le 15 mars dernier, à la surprise générale, la ville de Mende tombe aux mains de la famille Corleone, menée par Laell. Quelques jours plus tard, durant la nuit du 19 au 20 mars, le Languedoc perd encore une ville. En effet, Nîmes est alors pillée par un groupe de brigands connu sous le nom de Froufrous du Niles. Le dirigeant charismatique du groupe, mestre Pendarric, est alors condamné à la suite des événements à la peine capitale par le Juge Jorocket. Toutefois, les instances supérieures gracient aussitôt le dit Pendarric, lui évitant ainsi une mort certaine.

Plus récemment encore, dans la nuit du 9 au 10 avril, Laell de la famille Corleone s’empare une nouvelle fois d’une mairie du Languedoc, Carcassonne, malgré un butin en deçà de leurs espérances. Les habitants réussissent à reprendre le contrôle de la mairie la nuit du 11 au 12 avril, menés par le charismatique Hans.

En outre, la présence constatée des nouvelles et nombreuses armées à Genève, de l’Alliance Fatum, l'Eldorado ou encore le Lion de Juda, et de la possibilité d'un appui par une flotte conséquente au port de la Cité réformée, inquiète les autorités. Celles ci pourraient en effet voir d'un mauvais œil les velléités bellicistes de ces forces se constituant en amont du Rhône. D’autres entités du banditisme, tel que l'Hydre, se trouvant non loin des frontières languedocienne, peuvent alarmer la sécurité du Comté qui pourrait une nouvelle fois devenir la cible d'attaques et de pillages.

Le Languedoc semble jusqu'alors ne pas pouvoir prendre les mesures adéquates pour faire cesser ces exactions, ou appliquer de peines judiciaires exemplaires à l'encontre des pilleurs. Inefficacité des défenses, lenteur de réactions, stratégie brigande performante, traître dans les défenses voire complot interne, toutes les hypothèses sont permises. Certaines hautes instances évoquent la nécessité d'appliquer la loi martiale et de fermer les frontières par mesure de sécurité préventive. Il est probable que la population observe à l'avenir ces méthodes s'appliquer dans cette zone du Royaume de France, pourtant non touchée directement par la guerre.

Le Breton, pour l'AAP.


Citation:
06/04/1461 Entrevue avec Sa Majesté Eusaias de Blanc Combaz

PARIS (AAP) - Le Roy de France, Eusaias de Blanc Combaz, et le Chancelier de la Congrégation de la Sainte Inquisition, Vincent Diftain d'Embussy, ont accepté de répondre aux questions de l'Agence Acilion Presse sur le conflit qui oppose actuellement la royauté française et l'Église aristotélicienne. Voici l'entretien qui s'est déroulé au Louvre avec le Roy de France.

AAP : Grâce à votre procès en réhabilitation, la levée de votre excommunication ne faisait pour ainsi dire aucun doute au moment de votre élection à la tête du Royaume. Saviez-vous que reconnaître Falco du Cartel comme duc de Touraine risquait de remettre le processus en question ?

EBC : Voilà une très bonne question à laquelle je ne saurais répondre. Si ma levée d'excommunication ne faisait pas de doute, pourquoi ont-ils annulé la première ? En raison d'un conflit interne à la Curie romaine. Puisque je n'y siège pas, imaginez à quel point ça me concernait. De plus, je n'ai jamais accepté allégeance de Falco du Cartel, c'est feu mon prédécesseur Vonafred qui l'a fait. Comme ils ne pouvaient pas inquiéter un mort, ils sont venus me trouver pour que je crache un peu sur son nom et que je casse le serment entre le duché de Touraine et la Couronne de France. Car un serment de ce genre engage toute une province. Or je suis rude avec mes adversaires, mais je ne frappe pas les gens au sol... encore moins quand ils sont sous terre. J'ai envoyé paître la Curie évidemment.

D'ailleurs, voyez à quel point ils sont incohérents. Ils proposaient que je déclare Falco « régent » de Touraine car le concordat stipulait que les ducs et comtes du Domaine royal devaient être baptisés. La Touraine fait elle partie du Domaine royal ? Non. Devait-elle se plier au concordat qui n'était effectif que dans le Domaine royal ? Non plus. Ils ont donc bifurqué sur : « Reconnaissez le comme régent comme ça il ne vous fera pas allégeance. »
Ce qui est ridicule, puisqu'un régent prête aussi allégeance. J'aimerais de plus signaler que je suis arrivé au pouvoir le 25 novembre, que le verdict de mon procès est tombé le 11 décembre, et que Falco du Cartel n'était plus duc de Touraine le 12 décembre. Amusant, non ?

Enfin, pour un Roy, l'état de sujet prime nécessairement sur l'état de croyant. Tout aristotélicien qu'il soit, un Roy doit défendre tous ses sujets, y compris ceux qui embrassent d'autres confessions. Je pense que cela répond à votre question.

AAP : Les affrontements armés en Bourgogne semblent exclure toute résolution pacifique, comment prévoyez-vous de sortir du conflit ?

EBC : On ne pouvait pas s'attendre à une sortie pacifique après la prise de position de la Curie. Entendez par là que le dialogue avec eux, je l'ai cherché. Lorsque la « dispute » a éclaté, l'Empereur a voulu se placer en médiateur, mais dans le même courrier il annonçait qu'il soutenait l'Église. Pouvons-nous accepter comme médiateur quelqu'un qui se prononce en faveur d'une des parties. Non, évidemment que non. Alors nous avons cherché, du moins le cardinal Tully a cherché le dialogue, et j'ai accepté. Après avoir discuté et trouvé de bons compromis, il les a exposés à Rome... où il a été accueilli par une levée de boucliers et une pluie de pierres. La noblesse normande proposait une médiation au Mont Saint-Michel, nous l'avons acceptée quasiment immédiatement. Vous étonnerai-je si je vous dis que l'Église a refusé cette médiation ? Puis notre Grand Aumônier, qui est aussi cardinal de Reims, a tenté de trouver un terrain d'entente. Suite à quoi la Curie l'a menacé de l'excommunier. La délégation de Pairs que j'ai envoyée à Rome n'a pas été reçue plus favorablement.

J'ai comme un doute sur la volonté de dialogue de Rome, du coup. Et si je dois passer par les armes tous les croisés en France, je le ferai. Mais jamais la France ne sera à la botte de la Curie. Jamais.

AAP : Vous avez à peine eu le temps de vous asseoir sur le trône avant d'être entraîné dans les combats. Maintenant que les Angevins sont sous contrôle militaire et une fois que vous aurez résolu votre différend avec la Curie, que projetez-vous de faire de votre règne ?

EBC : Lorsque nous aurons rappelé à la Curie que son pouvoir et son influence ont pour limites les murs des cathédrales et des églises, je pense que nous aurons le temps de nous pencher sur les réformes que je souhaitais mettre en place. D’abord nous retoucherons le codex Levan, trop rigide, trop lourd à mon goût. Apporter quelques libertés au peuple ne serait pas un mal. Nous nous tournerons vers l’économie, afin d’enrichir nos domaines et ainsi pouvoir aider nos vassaux lorsque ceux-ci seront en difficulté. Les sciences et les arts seront aussi au rendez-vous afin que le domaine royal s’enrichisse culturellement et que Paris devienne la capitale de l’Europe.

J’ai toujours pensé qu’un royaume fort n’était pas un royaume vivant dans son passé, mais un royaume voulant se projeter dans l’avenir. J’aime les coutumes et les traditions, mais l’homme a prouvé que le changement était la seule façon d’évoluer et donc de dominer. C’est bien en ce sens, entendez par là l’évolution, que je compte entraîner le royaume.

AAP : Souhaitez-vous aborder un dernier point, ou avez-vous un mot de la fin pour cette entrevue ?

EBC : Français, en ces heures noires où l'Église romaine a décidé d'assujettir le Royaume sous ses diktats, le Royaume doit défendre le principe de sa pleine et entière souveraineté. L'avenir que nous léguerons se décide aujourd'hui, maintenant, et grande est notre responsabilité au devant de l'Histoire. J'aimerais que chaque sujet de France se rappelle que la victoire est en lui et qu'il lui suffit de bien vouloir la laisser sortir.

Propos recueillis par Nicolas de Firenze, pour l'AAP


Citation:
06/04/1461 Entrevue avec Son Éminence Vincent Diftain d'Embussy

PARIS (AAP) - Le Roy de France, Eusaias de Blanc Combaz, et le Chancelier de la Congrégation de la Sainte Inquisition, Vincent Diftain d'Embussy, ont accepté de répondre aux questions de l'Agence Acilion Presse sur le conflit qui oppose actuellement la royauté française et l'Église aristotélicienne. Voici l'entretien qui s'est déroulé à Montargis avec le Chancelier de la Congrétation de la Sainte Inquisition.

AAP : Le tribunal inquisitorial semblait disposé à lever les sanctions qui avaient été prononcées contre Eusaias durant la Fronde. Pourquoi les avoir maintenues ?

VDE : En effet, Eusaias avait demandé le pardon de l’Église, en reconnaissant ses torts, mais mon prédécesseur Clodeweck avait levé son excommunication de façon précipitée. Conformément au Droit Canon, la Curie a dû annuler la décision de Clodeweck et demander à Eusaias de passer devant un tribunal spécial, pour un procès en réhabilitation débouchant sur la levée de son excommunication.

Eusaias a accepté cette procédure, s'est présenté, a demandé pardon, reconnu ses erreurs, et demandé à réintégrer la communauté des fidèles aristotéliciens. Tout se passait donc très bien, jusqu'à ce qu'il soit élu, et que sa première décision soit de reconnaître Falco, un hérétique qui venait de confirmer devant un autre procès en réhabilitation que je présidais, qu'il n'était pas un fidèle de notre Sainte Église, mais un réformé. Que pouvait faire la Curie, sinon refuser la réhabilitation d'Eusaias, puisque celui-ci venait de sombrer à nouveau dans l'erreur et était donc relaps ?

Je tiens à dire une chose très importante. La Sainte Église n’empêche pas un hérétique d'être élu régnant d'une province, cela est déjà arrivé par le passé. Elle demande juste au Roi de ne pas le reconnaître duc ou comte, mais seulement régent. Après, si le Roi décide d'agir pour renverser l'hérétique, nous nous en féliciterons et soutiendrons ce Roi très aristotélicien, mais nous ne l'exigeons point. Sauf si l'hérétique en question s'attaquait à la Sainte Église, comme ce fut le cas en Anjou, il y a quelque temps maintenant.

AAP : Comprenez-vous que l'Église soit accusée d'ingérence temporelle lorsqu'elle force un monarque à ne pas reconnaître un feudataire ? La Curie espérait-elle que le Roy nouvellement élu ferait marche arrière devant la perspective de ne pas être sacré ?

VDE : Il n'y a pas d'ingérence temporelle, dans le sens où tout Roi aristotélicien ne peut accepter un hérétique comme duc ou comte. Lévan l'avait acté par le passé en refusant à YeuxBleus le titre de comte d'Artois. C'est un aspect spirituel, puisque notre Sainte Église ne peut tolérer qu'un aristotélicien prenne pour vassal un hérétique.

Alors oui, cette règle spirituelle a des conséquences temporelles. Mais l'ensemble du Livre des Vertus a vocation à s'appliquer pour l'ensemble de la vie d'un homme, et la vie temporelle fait partie de la vie d'un homme. Un homme qui est aristotélicien suit tous les principes aristotéliciens, et ne fait pas une distinction entre sa vie spirituelle et sa vie temporelle.

Donc, nous avons constaté qu'Eusaias ne respectait pas les règles qui s'imposent à tout aristotélicien et tout particulièrement à un Roi aristotélicien. Nous lui avons demandé de revenir sur sa décision, ce qu'il n'a pas fait, se lançant au contraire dans une charge violente contre la Sainte Église...

AAP : Vous rappelez que la Curie avait demandé au Roy de reconnaître Falco du Cartel comme régent plutôt que comme duc, mais un régent fait également allégeance. Dès lors, pourquoi réclamer cette mesure ?

VDE : C'est une chose de reconnaître un régent et c'en est une autre de l’anoblir et de prendre donc pour vassal un hérétique. C'est ici que se situe la différence. La Sainte Église Aristotélicienne dit que tout noble ne peut prendre pour vassal un hérétique, ce qui vaut pour un duc, un comte ou un vicomte, vaut autant voire davantage pour un Roi. Eusais a fait le choix délibéré de reconnaître un hérétique duc de Touraine. C'est bien qu'il voulait l'affrontement avec la Sainte Église. Tout cela a été calculé et préparé.

AAP : Pouvez-vous expliquer le choix du prince de Pontoise pour mener la croisade malgré son passif avec l’Église ?

VDE : Le prince de Pontoise a été choisi par la Sainte Curie pour être le commandeur laïc des croisés, en raison du soutien dont il dispose en France, et aussi parce que la Sainte Église n'a aucune intention de gouverner la France, ce n'est pas son rôle. C'est pour cela que les Français doivent être partie prenante de la croisade.

Après, je sais qu'Eusias utilise le fait que nous ayons choisi une personne sous interdit pour cette mission. L'interdit n'a pas vocation a durer aussi longtemps que le prince de Pontoise l'a subi. Cette sanction provisoire aurait dû être levée depuis longtemps. Excommunication et interdit, ce n'est pas le même niveau. Le Prince de Pontoise n'a pas été exclu de la communauté des fidèles aristotéliciens, lui...

Ce qu'on peut reconnaître, c'est que le prince de Pontoise ne fait pas l'unanimité, notamment parmi certains autres aristotéliciens français. Cependant et même si son comportement nous agace parfois, il reste fidèle à la Sainte Église.

AAP : Quel est au juste l'objectif de la croisade, ou quand prendra-t-elle fin, si vous préférez ?

VDE : Sa Sainteté a été claire, il faut renverser Eusaias, mettre en place une régence en attendant l'élection d'un nouveau Roi pour succéder à feu Sa Majesté Vonafred. Tant qu'Eusaias occupera indûment le trône de France, la Croisade continuera.

AAP : Un dernier mot aux fidèles ?

VDE : La Sainte Eglise Aristotélicienne ne fait pas la guerre à la France, mais combat un homme qui ne pense qu'à lui et qui a rejeté le Très-Haut pour vouer sa vie à l’égoïsme, à la violence et à la traîtrise que lui souffle le Sans-Nom, son maître. Regardez les actes d'Eusaias, et jugez. Pour conclure, j'invite les fidèles à lire un texte très approprié du Saint Ange Ânani Mhour sur l'Ordre des choses. Il nous dit en effet :

« Le chef est la tête, le prêtre est le cœur, et les fidèles sont les autres membres du corps. »

Dans notre société, la tête représente notre chef politique, c’est lui qui maintient l’ensemble de la tribu. Mais si c'est lui qui pense pour le peuple, il doit penser pour le bien du plus grand nombre sans oublier les plus faibles. Le cœur est là pour lui rappeler que la plus grande loi est celle de notre Créateur, et que s'il gouverne sur terre il sera jugé comme tous les enfants de la création, et sans doute plus durement que les autres.

Les seules excuses que l’on puisse avoir de se dresser contre son chef, c’est s’il ne respecte pas sa communauté et gouverne pour lui et non pour elle, s'il est prévaricateur ou qu'il rejette Dieu de son cœur. Dans ce cas alors, il ne peut être le chef. Je laisse les fidèles méditer sur ces dernières paroles, et je vous remercie pour cette entrevue.

Propos recueillis par Nicolas de Firenze, pour l'AAP


Citation:
03/04/1461 La Memento Mori s'empare de Mont-de-Marsan

MONT-DE-MARSAN (AAP) - Percius d'Estampes, duc de Gascogne, a été déposé en même temps que son conseil le vingt-neuf mars par la compagnie Memento Mori, battant pavillon béarnais. Cette dernière, sous les ordres de Namaycush de Salmo-Salar, a installé Caro Maledent de Feytiat à la tête du duché.

Le vingt-trois mars, l'étendard de la Memento Mori a été aperçu aux portes de Dax. Le duc Percius a immédiatement ordonné au prince de Pontoise de cesser sa progression « jusqu'à nouvel ordre », rappelant le désir de paix de la Gascogne. Malgré tout, deux jours plus tard, la troupe de Namaycush est arrivée devant les remparts de Mont-de-Marsan pour les prendre d'assaut. Les défenseurs ont été écrasés au terme d'un combat expéditif.

S'étant rendu maître de la capitale, le prince de Pontoise a fait diffuser le vingt-six mars une déclaration dans laquelle il explique agir au titre de la Croisade. Les armées saintes, écrit-il, n'auraient pas agi contre un régnant « prônant comme d’autres une neutralité passive », mais ne pouvaient laisser le duc Percius faire allégeance « au Mal incarné. » Le meneur de la Memento Mori se prévaut par ailleurs du soutien d'une partie de la noblesse gasconne après la procédure de destitution lancée par le duc Percius à l'égard du duc Riwenn de Castel Vilar sur requête royale.

Dans le même temps, un membre du conseil ducal renversé a reproché à Namaycush de Salmo Salar de s'en prendre au peuple gascon au lieu d'aller directement « faire sa fête » au Roy Eusaias. En Armagnac et Comminges, troisième province de Navarre, des voix se sont élevées pour condamner l'attaque de la Memento Mori, tandis qu'on rappelle en Béarn que l'agrément accordé à l'armée du prince de Pontoise n'a jamais empêché ce dernier de suivre ses propres buts.

L'armée gasconne tente de reprendre la capitale, sans succès pour le moment.

Nicolas de Firenze, pour l'AAP

Citation:
05/04/1461 Rectificatif concernant Namaycush de Salmo-Salar
PARIS (AAP)- Contrairement à ce qui était indiqué dans l'article du 3 mars dernier relatif à la prise de Mont-de-Marsan par la Memento Mori, Namaycush de Salmo-Salar n'est plus prince de Pontoise. Il a été destitué le dix-huit février pour avoir pris le parti de la Curie romaine dans la croisade de cette dernière contre son suzerain, le Roy Eusaias de Blanc Combaz.

La rédaction de l'AAP





Citation:
25/03/1461 La drôle de guerre

La Rochelle (AAP) - Depuis début décembre de l'année 1460, une drôle de guerre sévit en France. Des mois de conflit plus écrit qu'armé.

Une drôle de guerre, car elle met au prise au départ la royauté française avec l'institution de l'Eglise Aristotélicienne. Or en France les gens ont pour monarque le Roi de France, chose assez logique vous direz-vous, et sont aussi pour majorité des aristotéliciens. Un dilemme est donc présent dans bon nombre de têtes qui implique des non prises de position.

Une drôle de guerre car ce conflit n'a quasiment engendré aucun combat. À l'exception notable de la Bourgogne où armées croisées et armées royales se sont affrontées. Et même en cette province, le conflit ayant démarré juste après une élection ducale, se pose la question de savoir s'il n'a pas des origines locales, l'affrontement entre le Roi de France et l'Eglise servant de prétexte et de bras armé pour chacun des partis. Des hommes qui veulent faire tomber le roi, mais restant à distance, et un Roi qui voit des provinces prendre leur indépendance et qui ne va pas les remettre dans le giron de la couronne.

Une drôle de guerre, car si le conflit armé est quasiment inexistant, le français est abreuvé d'annonces de part et d'autres qui dénoncent, condamnent et déclament. Le conflit n'est donc pas en sommeil et il ne s'agit pas juste d'une brève altercation verbale.

Une drôle de guerre, car malgré son aspect global elle semble n'être vécue que par une poignée d'individus et la majorité des provinces en France ont choisi la "neutralité". La question de cette "neutralité" peut être posée. Être neutre, c'est ne pas prendre parti et se détacher d'un conflit. Or ici la neutralité signifie surtout que des bonnes relations veulent être conservées avec les deux camps. De fait, ne pas avoir à choisir un ami revient à ne pas avoir d'ennemi.
De plus les régnants des provinces françaises "neutres" prêtent néanmoins allégeance au Roi de France et lui promettent donc obéissance, conseil et fidélité. Ainsi si le Roy venait à leur demander d'expulser les prélats se trouvant sur leur terre, ils devraient faire un choix entre rompre leur allégeance ou perdre leur neutralité. Une "neutralité" qui serait donc en fait plus de la complaisance, manière de se protéger de représailles et d'actions d'un des deux camps tout en les laissant se déchirer alors même que l'on soutient être français et aristotélicien.

Ce conflit dure et ne donne pas l'impression d'avancer. Sa résolution ne pourrait elle pas passer vers une vraie neutralité ? Des hommes qui se disent être français et aristotélicien ou qui ne seront aucun des deux ? Des provinces ne prêtant pas allégeance au Roi et annulant temporairement leur concordat et rompant leur lien avec l'Eglise ? Dès lors les deux parties ne seraient elles pas forcées de s'entendre pour ne pas finir isolées ? Tant qu'il y a du public, les acteurs continueront de jouer.

Xedar, pour l'AAP


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25/03/1461 L'état d'urgence décrété en Languedoc

Montpellier (AAP) - L'état d'urgence a été décrété dans tout le Languedoc après que les bourgs de Mende et de Nîmes ont été pillés à peu de jours d'intervalle. "Deux de nos villes viennent d'être prises par des groupes de pillards. De plus, les autorités militaires royales nous ont fait part de la possible présence de lances de FATUM en nos terres, lances qui ont été repérées" a expliqué dans un commniqué la régente Enduril de Noumerchat.

Dans la nuit du 14 au 15 mars, Mende a été le théâtre d'une révolte fomentée par une cohorte de brigands dirigés par dame Laell Corleone. Mestre Joan, bourgmestre de la ville, a été destitué par suite de la prise illégale de la mairie. Dans la nuit du 16 au 17 mars, les citoyens ont repris la mairie, avec à leur tête Mestre Delatourelle. Ce dernier assure la transition avant qu'un nouveau maire légitime ne soit élu par les Mendois. Ilgur, porte-parole du Comté, a d'ores et déjà annoncé que "le comté soutiendra financièrement la ville" suite au pillage.

A Nîmes, un groupe de bandits, les Froufrous du Nîles, s'est également emparé de la mairie dans la nuit du 19 au 20 mars, avant qu'elle ne soit reprise par les villageois le 21. Afin de semer la confusion, le sieur Pendaric, porté à la tête de la mairie après la révolte, revendiquait l'appui du maire destitué, mestre Midou. "Pour remercier Midou et comme convenu avec lui, nous lui confions le poste de tribun pour service rendu au nouveau gouvernement", lisait-on dans le message du maire. Les bandits avaient souhaité instituer une nouvelle règle. Ils enjoignaient les Nîmois à offrir une tournée dès lors qu'ils franchissaient la porte d'une taverne : "Chaque citoyen doit impérativement offrir sa tournée lorsqu'il rentre dans n'importe quelle taverne, sous peine de mise en procès pour trouble à l'ordre public". Peu avant que la révolte des citoyens ne rétablisse l'ordre, Pendarric, dans le courrier du maire à destination des citoyens de Nîmes, promettait : "Avec des centaines de personnes qui viendront de toutes les directions, nous prendrons le château de Montpellier et créerons notre royaume utopique".

Mestre Serpentis, ancien bourgmestre de Nîmes, et un des chefs de file de la contre-révolte, remerciait les Nîmois de s'être mobilisés : "Sans vous tous, nous n'aurions jamais réussi, encore moins dès le premier soir. Je suis fier de m'appeler Nîmois, et Languedocien, et je suis fier de mes compagnons d'armes de cette nuit."

Les Languedociens qui souhaitent se porter volontaires afin d'assurer des tours de garde doivent se manifester auprès des autorités comtales ou du conseil municipal de leurs villes respectives.

Tertullien, pour l'AAP
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MessagePosté le: Lun 29 Avr - 09:03 (2013)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Sam 18 Mai - 08:53 (2013)    Sujet du message: AAP Répondre en citant

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18/05/1461 Le Lion est mort ce soir


Genève (AAP) - Thomas Cromwell, le fondateur de la secte réformée du Lion de Juda est mort ce vendredi 10 mai devant les remparts de Genève. Ironie du sort, le vendredi, jour des humbles, est jour de prière et de recueillement pour les Réformés.

Le charismatique Cromwell, alias Sanctus, alias le Vieux Lion, Emir du Lion de Juda, a livré son dernier combat. Sans nouvelle d’Izaac du Salève, Genève étant défaite face à l’Empire, la communauté réformée est triplement en deuil. Même si certains récits disent que le groupe dit du Lion de Juda aurait été fondé par Fra Dolcino lors des premiers jours de l’Eglise aristotélicienne romaine, Cromwell est connu pour avoir revigoré la secte et lui avoir donné la forme que le monde aristotélicien lui connaît aujourd’hui.

Le groupe religieux a été fondé pour mettre un terme à l’existence de l’Eglise, et faire advenir le dogme de l’aristotélisme réformé qui stipule notamment que les croyants n’ont pas besoin d’intermédiaire sacerdotal entre le hommes et Dieu. Les Réformés considèrent ainsi que le clergé est coupable d’usurpation, et dénoncent sa mainmise sur la vie politique temporelle de tous les pays concordataires. Les sicaires du Lion de Juda n’ont eu de cesse depuis de livrer la guerre aux autorités de ces régions par tous les moyens : le harcèlement par la guerre asymétrique, la guerre massive, mais aussi sur le terrain politique et religieux. Ils ne visent pas les curés de campagnes, mais les évêques et autres signataires de concordats.

Souvent appelés à tort « les lions », les sicaires sont appelés ainsi à cause de la petite lame courbée qu’ils portent, la sica, qui atteste de leur appartenance au Lion de Juda. Elle leur est donnée lors d’une cérémonie pendant laquelle les impétrants- ou taliban- subissent des rituels mal connus : on parle de marquage au fer rouge, d’entaille du pouce ou de bisou sur le nez. Les sicaires sont cooptés entre eux, après avoir fait leurs preuves. Leur représentant, le Primus Inter Pares (ou premier d’entre les siens), est élu à chaque équinoxe par les sicaires. Il n'a cependant qu'un rôle de représentation et n'a pas de pouvoir décisionnaire. Le Lion vient en fait des écrits de Fra Dolcino : c'est par un lion ailé que lui aurait été dictés les textes originels de la secte, dont le Liber Leonis, ou Livre du Lion. Le Lion ailé aurait également visité Cromwell, après qu'il ait abusé de l'herbe a pipe qu'il aimait à consommer, selon certains sicaires.

Sous l’impulsion de Cromwell, la reprise de l’activité du Lion de Juda a eu lieu en Confédération Helvétique, plus précisément à Genève, autour de 1455. De taille encore modeste, mais composée de membres déterminés et prêts à trouver le martyr pour rejoindre le « Jardin des Délices », la méthode de prédilection de la secte est alors de se positionner sur les nœuds en groupes restreints, et d’interpeller les passants. Le choix leur est alors donné de rejoindre la Réforme ou de donner aux membres du Lion une part de leur chargement. Ce butin, ou « impôt léonin », était destiné à financer la guerre contre le clergé, mais le but est surtout de déstabiliser les autorités en place. Ces méthodes ont valu pendant longtemps aux membres du Lion d’êtres dénoncés comme brigands. A la différence de ces derniers, ils n’ont pas d’appétit pécuniaire. C’est de cette manière que le Lion a rencontré Izaac du Salève, autre membre fondateur.

Par la suite, ayant fait de Genève son sanctuaire et ayant contribué à la faire rayonner, le Lion de Juda a continué son combat, en mêlant tractations diplomatiques, escarmouches diverses et opérations d’ampleur en s’alliant avec des groupes de brigands et d’aventuriers, tels les Loups du Guévaudan, l’Hydre, l’Eldorado, ou plus récemment Fatum. La réputation de la République Lémanique, les persécutions des Réformés, et les ressentiments à l’encontre de l’Eglise ont contribué à faire enfler l’influence du Lion de Juda. La chasse dont font l’objet depuis toujours les sicaires leur ont conféré une certaine culture du secret. Si certains membres historiques sont connus, des rumeurs disent qu’ils sont présents dans nombre de conseils ducaux et équipes municipales au sein des Royaumes.

Mais aujourd’hui, un coup dur est porté au Lion de Juda, par l’intermédiaire des troupes impériales qui ont laissé sans vie Thomas Cromwell, dont la verve concise mais incisive était appréciée même par certains de ses ennemis. En Confédération Helvétique, personne n’ose entonner l’éternelle antienne cent fois clamée lors de tous les combats contre la Réforme : le Lion est mort ce soir.

Cependant, si ce décès inopiné intervient comme un coup dur pour tous les sicaires, la plupart des Réformés, beaucoup d’Helvètes et sans doute nombre de bonnes gens, le Lion de Juda n’a pas déposé les armes pour autant.

Zarathoustra, pour l’AAP


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26/05/1461 Entre levée de ban et paix


Auch (AAP) – Alors qu’une paix durable semble de nouveau s’installer entre la France et l’Empire, le Roy vient de décider de la « remobilisation du ban royal étendu à toute la France ».

Suite à la mort de Flavien Charles Galanodel, dit "Fenthick I", précédent Saint Empereur du Sacrum Romanorum Imperium Nationis Germanicae, une trêve est décidée entre la France et l’Empire. Sous l’impulsion de l'ancienne régente impériale Jade de Sparte d'Avila, les deux grandes puissances entamèrent des pourparlers au palais impérial de Strasbourg. Finalement, après des semaines de tractations et de négociations, le Roy Eusaias de Blanc-Combaz et le nouveau Saint Empereur Ludwig von Frayner signent ce qui est aujourd’hui le nouveau traité de paix entre la France et le SRING. Intitulé « Traité de Bolchen » en souvenir du duché de Bolchen, berceau de la famille Von Frayner, il pose en quatre points succincts les nouvelles bases de l’amitié franco-impériale. Insistant sur la reconnaissance mutuelle, sur la non-agression entre les deux pays, sur l’amitié et sur la pérennité du traité, ce dernier se veut le point de départ des nouvelles relations franco-impériales.

Plus au Sud néanmoins la guerre continue entre le Roy et les provinces de la Navarre. Trois armées royalistes arrivaient en effet devant les remparts d'Auch le 10 mai après avoir écrasé la seule armée navarraise située à l’extérieur de la ville, composée uniquement de son commandant. Aussitôt les forces royalistes, menées par le Roy en personne débutaient le siège de la capitale armagnacaise. Le comté est alors obligé de fermer l’université et son parc minier, dont trois mines étaient déjà annexées ; de prendre la mairie d’Auch en raison « de la loy martiale et du siège actuel de la capitale », et de laisser agir impunément des groupuscules brigands, comme les Lycans. Ces derniers, aidés par le groupe "Les cartes", pillent d'ailleurs Lectoure et Muret, bien que les coffres aient été vidé. Alcide Von Wittelsbach, comte de l'Armagnac et des Comminges, leur ordonne de quitter le comté, et les menace de les condamner sans autre forme de procès s'ils refusaient. Finalement les forces royalistes décident de lever le siège et se replient sur Toulouse le 20 mai, offrant un moment de répit à l'Armagnac. Ces dernières ont été contraintes de reculer du fait de l'avancée de trois armées arborant pavillon béarnais, celles-ci ayant même réussi à atteindre les remparts de la capitale toulousaine le 24 mai.

Dans le même temps, deux nouvelles puissances s’invitaient dans le conflit. Trois armées représentant les Royaumes d’Aragon et de Valence sont arrivées en Béarn en soutien à la Navarre. La première était devant les remparts de Pau dès le 11 mai et rejoignait les forces croisées qui se préparaient à libérer Auch. Le Roy ne tarda pas à réagir, et le 17 mai il décida de lever le ban. Ce dernier ne concernait jusqu’alors que le domaine royal, mais l’arrivée des armées espagnoles provoqua son extension à toute la France. Dans une annonce datée du 21 mai, il appelle notamment ses vassaux à marcher sur l’Aragon.

Après le SRING, tous les regards sont tournés à présent vers la péninsule hispanique, où la menace d’une nouvelle guerre se profile. En effet de part son indépendance auto-proclamée et son total soutien à Rome, la Navarre, aidée de l'Aragon et de Valence, représente le dernier foyer hostile au Roy.


Momon, pour l’AAP


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22/06/1461 Décès du roy Eusaias
Paris (AAP) - Dans la nuit du 17 au 18 juin de l'an 1461 s'est éteint Eusaias de Blanc-Combaz, Roy de France élu en novembre 1460.

Ainsi sonne le glas des sept mois de règne de celui qui fut sans doute le roy le plus controversé de cette dernière décennie, adulé par les uns, honni par les autres.

Plusieurs annonces sont venues faire état du décès. Le Louvre tout d'abord en informe officiellement la population le 18 juin, sans expliciter les causes de ce trépas. Le lendemain, l’Église aristotélicienne romaine se félicitait, dans une annonce, de ce décès interprété par eux comme un signe de victoire. Le Dauphin, Sancte Iohannes von Frayner, contacté par l'AAP, raconte que le Roy, blessé, est arrivé considérablement amoindri à Toulouse, où il fut forcé d'entrer en retraite pour tenter d'être soigné. Les moines, cependant, n'ont pu lutter contre l'affaiblissement de ses forces, et c'est donc en la capitale toulousaine qu'il expira, et non auprès de ses armées qu'il avait jusqu'alors toujours suivi au combat.

Une déclaration datée du 16 juin confie la régence à Sa Majesté la Reine, Agnès de Saint-Just, qui prend donc la tête du Royaume jusqu'au dénouement des prochaines élections, d'ores et déjà lancées.

Enfin, une dernière annonce, placardée dans les rues de Paris, informe les Français que les funérailles auront lieu à la basilique Saint Denis le 25 juin, après une procession dont le départ est fixé au Louvre.

Rosalinde, pour l'AAP
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MessagePosté le: Mar 16 Juil - 10:15 (2013)    Sujet du message: AAP Répondre en citant

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15/07/1461 [Royales] Entretien avec Agnès de Saint Just

AAP : Tout d'abord, qu'est ce qui vous a donné envie de postuler ?

Agnès de Saint Just : Avant tout, nous tenons à souligner que la formule utilisée est malheureuse. Le trône n'est pas un poste. C'est une fonction sacrée. Mais ce point de détail mis à part, c'est sans aucun doute le désir d'une cohérence et d'une continuité dans la politique royale qui a motivé notre candidature devant le peuple de France. Après un règne si fécond à plus d'un titre, nous ne désirons pas voir balayé d'un revers de manche le travail de beaucoup, les sacrifices de certains et la nécessaire souveraineté de la Couronne par quelques arrivistes qui n'ont, malheureusement pour la plupart, pas la moindre notion de ce qu'est de régner et gouverner un Royaume.

AAP : Quel est votre sentiment sur le Royaume de France actuel, sur sa situation ?

ASJ : Mon sentiment est celui que de nombreux sujets de France doivent partager : une grande lassitude de la guerre que nous subissons avec des vagues plus larvées que d'autres depuis la fin du règne de Béatritz mais aussi de l'espoir, car dans les difficultés qu'a traversé le Royaume nous avons pu voir une nouvelle entraide se former et des solidarités insoupçonnées émerger de l'abîme.

Bien sûr, nul n'ignore que la situation du Royaume est sensible et pénible pour tous. Nous sortons d'un règne qui dès le premier jour a été placé sous le signe de la guerre et depuis la Couronne n'a cessé de devoir défendre son Domaine, de venir en aide à ses vassaux, d'employer à bon escient son autorité et défendre l'intégrité du Royaume face à des ennemis aux visages nombreux, aux formes diverses, et qui ne disent pas toujours leur nom.

C'est pourquoi dans cette campagne, tous les candidats n'ont que le mot "paix" à la bouche. La paix, évidemment, comme tout un chacun, nous y aspirons du fond du cœur. Mais il est profondément naïf et puéril de penser qu'il suffit de prononcer le mot pour avoir la chose. Malheureusement, et nous le verrons, quel que soit le prochain Monarque, que la paix n'apparait pas par magie au seul motif qu'on la désire.

Les velléités d'indépendance sont nombreuses et nous ne pouvons que les regretter, mais pour la plupart d'entre elles, elles ne datent pas d'hier, et c'est précisément pour les prévenir que la Couronne a tout mis en œuvre durant son règne pour accomplir au maximum de ses capacités ses devoirs de Suzerain. Dès lors, lorsque l'incompréhension et la tension est à son comble, la rupture de serment peut être aperçue comme la seule voie possible, mais nous continuons à croire en les avantages qu'offre la Couronne de France à ceux qui lui rendent hommage, et il ne fait aucun doute à nos yeux que les provinces qui ont fait sédition ne tarderont pas à s'apercevoir que loin de corriger les problèmes, leur repli sur soi n'aura fait que les déplacer, voire les aggraver.

AAP : Qu'est-ce qui caractérisera votre règne, si jamais vous atteignez le trône ?

ASJ : La stabilité dans l'idéologie et la continuité dans l'action.
Mais aussi la concertation et la discussion, pour peu que ceux qui veulent parler aient quelque chose à dire et soient disposés à entendre ce que l'on a à leur répondre.
Le pardon, enfin. Envers la sincérité du repentir.

AAP : Plusieurs provinces ont proclamé ou cherchent à proclamer leur indépendance, quelle sera votre position à ce sujet ?

ASJ : Ces dossiers ne m'intéresseront que le jour où les dirigeants et/ou les peuples de ces provinces auront décidé de faire un pas sérieux et motivé vers la Couronne, qui devra alors faire de même pour que la concorde soit possible. C'est le prérequis nécessaire pour ne serait-ce qu'effleurer une issue favorable à cette vague de revendications qui hélas, sert avant tout les intérêts de la petite oligarchie aux manettes dans ces territoires, mais très rarement le peuple, qui face à cette nouvelle tyrannie, ne saurait plus avoir aucune forme d'arbitrage ou de recours, puisqu'ils s'en voient privés.

En attendant, comme nous l'indiquons dans notre programme, nous rappelons que face aux provinces dont les régnants ont fait sécession, la Couronne durant ce règne n'y a jamais mené de guerre personnelle, mais protégé coûte que coûte aussi bien son Domaine que ses vassaux menacés. Cette politique perdurera, car ce que l'allégeance offre, ce sont des droits aussi bien que des devoirs, pour chaque partie en cause. Or, si nous soutiendrons toujours les sujets du Royaume exprimant leur fidélité au Monarque, ce que le régnant se défaussera de devoirs en ne formulant pas son allégeance ou en rompant son serment, il le perdra d'autant plus en droits & avantages. Sous le dernier règne, les forces de la Couronne ont à chaque fois été mobilisées dans la seule défense de ses vassaux loyaux au nom du respect de son serment. Sous notre responsabilité, il en sera toujours ainsi.

AAP : La guerre fait rage à propos de l’Église, entre fidèles de Rome et fidèles de la Couronne, envisagez-vous de mettre un terme à ce conflit ? Comment ?

ASJ : Je vous en prie. Soyez sérieux un instant. La guerre ne fait pas rage entre les fidèles de Rome et fidèles de la Couronne. Rome a attaqué le Royaume de France, lui déniant la volonté des peuples à se choisir leur souverain, qu'il s'agisse du Roy, ou d'un Régnant d'une province vassale.

L’État théocratique de Rome a dès lors délibérément violé le territoire de France au nom d'une croisade récupérée par tous les mécontents de la Couronne depuis Levan, les va-t-en-guerre qui ne vivent que par le sang, les pillards qui ne savent rien faire d'autre que profiter du chaos, trop heureux, tous, de profiter de l'aubaine d'un combat qui est le leur bien avant d'être celui de Rome. Les péripéties de Namaycush dans le Sud l'illustrent à merveille. La Couronne, face à cette inacceptable ingérence dans ses affaires temporelles et à la coupable attaque des croyants du Royaume de France par quelques illuminés vieillissants de la Curie Romaine, s'est ardemment défendue et a fait le choix le plus éclairé pour les sujets du Royaume de France.

Ce choix, a été l'offre d'une alternative faite aux provinces, au travers de la formation d'une Église Aristotélicienne dépouillée des perversions de la Curie Romaine et d'une organisation cléricale qui ait à cœur les problèmes, interrogations et besoins des fidèles, qui les connait personnellement, et qui soit proche d'eux. L’Église Aristotélicienne de France a pour vocation de répondre à ces objectifs au sein de chaque province vassale qui le désire. Libre à elles, en revanche, de poursuivre leur partenariat avec Rome sur la question spirituelle.

Il n'a donc jamais été question d'ordonner aux vassaux de choisir entre la France et Rome. En revanche, il est évident que Rome a exigé des sujets du Royaume de choisir entre leur foy et leur Roy. Nous assistons une fois encore un formidable processus d'inversion accusatoire. Ceux qui n'offrent qu'une domination spirituelle aux ambitions temporelles tyranniques et absolutistes, à savoir Rome, nous accusent de despotisme quand au contraire, nous offrons à nos vassaux l'option d'une alternative apaisée. Sur ce sujet, vous voyez bien que la mauvaise foi de nos détracteurs est sans limite.


Ainsi, pour vous résumer la chose :

Il n'y a pas de conflit.
Rome est en guerre, nous ne le sommes pas.
Nous nous défendons de ceux qui nous attaquent, au même titre que n'importe quel groupuscule étranger qui s'immiscerait dans la politique de la Couronne de France et qui chercherait à morceler l'unité du Royaume.
Nous avons ôté l'écharde qui nous infectait et l'avons substituée par un baume apaisant.

Pour finir, le conflit a donc déjà trouvé un terme à nos yeux car une solution lui a été trouvée. Libre aux provinces sages et éclairées de l'adopter.

AAP : De même, une vague de brigandage s'est abattue sur tout le pays, comment comptez-vous réagir ?

ASJ : Le brigandage est le tissu rapiécé dont est faite la traîne ensanglantée de la guerre. Il n'y a pas vingt façons de traiter les exactions des bandes plus ou moins organisées de brigands. Les provinces doivent pouvoir compter sur leurs forces vives et la coopération avec leurs voisins. La Couronne doit pouvoir se projeter efficacement et rapidement partout où elle peut aider. Concrètement, cela revient à poursuivre ce qui se fait déjà, et plutôt avec succès d'ailleurs au regard de la multiplication des opportunismes qu'enfante traditionnellement le chaos.

AAP : Un nouvel empereur a été récemment couronné, quelles relations allez-vous entretenir avec l'Empire ? Et avec les autres dirigeants des divers royaumes ?

ASJ : Notre époux, feu Sa Majesté Eusaias de Blanc Combaz a scellé un traité de Paix avec l'empire et l'empereur Ludwig Von Frayner. Nous nous voyons mal aller contre un renouvellement d'alliance auquel nous avons grandement consenti et contribué. Nous avons d'ores et déjà avec l'Empire des échanges particulièrement fructueux sur la traque de brigands qui sévissent à nos frontières respectives et il est entendu que nous poursuivrons la collaboration de nos deux États dans le cadre de cette amitié retrouvée qui n'aurait jamais dû se rompre. Enfin, en ce qui concerne les relations avec les autres dirigeants des divers royaumes, nous avons des contacts florissants avec nombre d'entre eux grâce à une ligne diplomatique ouverte sur l'extérieur que nous poursuivrons et une équipe d'ambassadeurs royaux forte, réactive et compétente, ce qui est un petit miracle compte tenu du délabrement dans lequel nous avons récupéré cet Office aux lueurs du dernier règne.

AAP : Quelle sera votre première action une fois élu(e) ?

ASJ : Notre politique étant placée sous l'auspice de la continuité, une fois élue, nous poursuivrons donc à traiter les affaires en cours. La question prioritaire étant l'extrême tension sévissant dans les provinces du midi et la mobilisation du ban, il conviendra de consulter tous les acteurs qui se sentent concernés et d'entrevoir une issue favorable à tous, sous l'évidente contrainte des réalités qu'il serait idiot de prétendre nier.

AAP : Comment décririez-vous votre équipe de campagne ? Quels sont vos soutiens ?

ASJ : Il ne sera pas surprenant pour vous d'apprendre que notre expérience à la gouvernance du Royaume nous a offert le soutien de nombre de Grands Officiers, de Pairs de France, mais aussi de gens connus ou inconnus qui ont à cœur la sauvegarde d'un Royaume de France loyal et souverain.
Car nous ne promettons à ceux qui nous entourent rien d'autre que ce que nous promettons à la France. Nous ne promettons ni poste, ni la faveur du Souverain, ni titres, grâces, et autres passe-droits en cas de victoire. Après avoir été au pouvoir, croyez-en, on ne saurait promettre n'importe quoi, et encore moins à n'importe qui. Nous n'avons à nos côtés que des hommes intègres et sûrs qui connaissent la valeur du sacrifice et de l'engagement.

AAP : Allez-vous organiser des festivités lors de votre règne ? Bals, joutes, festivals ?

ASJ : Si le contexte du Royaume s'y prête, la réponse est : assurément oui. En revanche, l'organisation de ces festivités relève déjà d'Offices bien particuliers. Nous comptons donc sur leur compétence et leur sens de l'initiative pour mener ces missions à bien. Pour notre part, à titre personnel, nous avouons sans mal être davantage sollicitée par les rigueurs de l'exercice du pouvoir que l'agrément qu'il peut susciter. On nous excusera donc le caractère frugal de notre réponse sur ce point.

AAP : Un mot sur les réformes principales que vous allez entreprendre ?

ASJ : Bien sûr. Notre ambition première est de consolider ce qui aura été mis en œuvre durant ce règne. Pour ce qui relève de nos réformes principales, elles concernent le ravitaillement des armées, le développement du Domaine Royal, l'élargissement des prérogatives des Feudataires, la modernisation de la hérauderie, et enfin la redéfinition du rôle de la Chambre des Pairs de France. Tout est détaillé dans notre programme, que je vous invite naturellement à consulter: http://rr.orandin.fr/royal/programme/candidat-Gnia

AAP : Un dernier mot à nos lecteurs ? Un mot doux à notre rédactrice en chef ?

ASJ : Je finirais cette entrevue par un appel au bon sens du peuple de France, en l'invitant à se méfier grandement de ceux qui lui promettent la lune à peu de frais, quand on connait la place qui est la sienne dans le Livre des Vertus. Le Royaume se trouve aujourd'hui dans une période charnière particulièrement cruciale. Il ne pourra conserver son intégrité ni dans le mensonge ni dans les vaines promesses guidées par les intérêts particuliers. Du sérieux, du solide, du vrai. Pour un avenir motivé par la justice et la dignité, votez GNIA !


Dufresne, pour l'AAP

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MessagePosté le: Lun 19 Aoû - 21:43 (2013)    Sujet du message: AAP Répondre en citant

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15/08/1461 Exactions Brigandes au Domaine Royal

Paris (AAP) - La fin des Escarmouches Champenoises et la dissolution des armées brigandes de l'Alliance Fatum et l'Eldorado au nord du Duché ont été suivies, pour l'été 1461, d'une vague d'exactions et de provocations brigandes sur l'ensemble du Domaine Royal.

3 mai 1461, les armées brigandes à l'origine de la prise du château de Dijon se séparent aux environs de Reims pour se dissoudre d'elles-mêmes quelques jours plus tard. S'en suit alors un afflux de plusieurs dizaines de brigands au sud de la Champagne et en direction de l'Artois, dont la majorité échappe au fil des épées royalistes mobilisées. Si la menace représentée s'en trouve amoindrie, elle semble les mois suivants s'étaler et se disperser sur l'ensemble du Domaine Royal. Ainsi, le 24 juin, faisant suite aux exactions brigandes de Touraine, l'Alliance Fatum pille la ville de Fécamp en Normandie puis, le 4 août, la ville de Sainte-Menehould en Champagne, précédée de quelques jours des pillages de Gien et Montargis, en Orléans, par l'Eldorado.

L'association des deux organisations brigandes se révèle alors à nouveau au pillage commun de Troyes, le 8 août, par lequel Santiagoriccardo revendique officiellement au nom de celles-ci les 7 exactions brigandes du Domaine Royal commises au Duché de Champagne, au Duché de Touraine, au Duché de Normandie et au Duché d'Orléans, affiche rapidement relayée sur l'ensemble du Domaine. Celle-ci propose à chaque duché concerné un traité de paix, et menace en cas d'un refus de leur part la prolongation de ces violences, plus particulièrement contre le Duché de Champagne. Ce dernier, ne pliant pas, condamne fermement ces actions et fait savoir dans un communiqué du Porte Parole que tout brigand présent sur son territoire sera chassé.

Des exactions similaires ayant eu lieu en Flandres et en Bourgogne, aux environs du Comté indépendant d'Artois, celui-ci, contenant au sien de son territoire la majorité des brigands de l'Alliance Fatum, fait l'objet de plusieurs reproches diplomatiques. Le Comté de Flandres condamne de manière significative la liberté brigande de mouvement sur le territoire de son voisin artésien, et appelle ce dernier à une condamnation sévère des responsables des violences subies. Le Comté d'Artois, fidèle à ses principes d'indépendance, se garde de toute implication officielle dans les actes brigands tout en adoptant une posture neutre quant à ces agressions.

Si la menace brigande semble épargner les pays neutres ou favorables à leur cause, les duchés actant vivement à leur expulsion et leur condamnation paraissent ne pas pouvoir s'en prémunir.

IlCavaliereLorenzo, pour l'AAP


Affiche Brigande de Champagne : http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=2130720

Réponse Champenoise : http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?p=85552587&highlight=#855525…


Citation:
27/09/1461 Coup d’œil sur l'Artois

Paris (AAP) - Aujourd'hui, l'AAP lance un coup d’œil sur une région particulière au nord du royaume de France, l'Artois, comté ancien et atypique.

Le comté d'Artois est à ce jour peuplé de 650 habitants, ce qui est modeste, mais plutôt important pour ses 6 seules villes. La capitale est Arras, siège du pouvoir et lieu historique de nombreux épisodes de l'histoire de France. De part sa position et sa culture, l'Artois est depuis longtemps un comté autarcique, vivant et dynamique. De grandes animations sont régulièrement proposées par le fameux cabinet de divertissement d'Artois, appelée plus communément CAB, qui a su traverser les temps et les générations et même en période moins énergique donner un souffle d'air à cette terre. Nombreux sont les visiteurs chevronnés qui d'une halte, décident de poser balluchon dans ce ce comté atypique aux mœurs chaleureuses, bruyantes et endiablées.

D'un point de vue ressources naturelles, Azincourt, Bertincourt et Calais sont en bordure d'eau et possèdent des pêcheurs expérimentés, alors que Péronne détient un grand verger fourni et que l'immense forêt reliant Cambrai à Arras est exploitée pour son bois depuis des décennies.

Aux premières heures de l'histoire de France, l'Artois était alors un grand comté comptant plus de 10 grandes villes et s'étendant des plaines d'Antwerpen à Compiègne ! De sa division naquit le comté des Flandres siégeant aujourd'hui au nord-est de l'Artois et Compiègne devint ville champenoise après la Fronde que mena la Champagne face à la couronne de France en 1456. La ville d'Amiens quant à elle fut rayée de la carte après un terrible accident la rasant presque totalement et obligeant ses habitants à la quitter précipitamment.

L'Artois devint alors un simple comté alors que tant d'autres naissaient et grandissaient, mais dans l'esprit des Artésiens brûle encore cette nostalgie d'une grandeur passée et c'est pourquoi ce territoire est l'origine plusieurs grandes têtes, aimées ou détestées, mais au moins connus du Royaume.

Au bord de la Manche, l'Artois possède 2 ports, respectivement à Bertincourt et Calais et même si il a pris aujourd'hui du retard, il est néanmoins le premier comté à avoir amarré un navire et traversé la Manche pour exporter ses denrées et ses fameux fromages de chèvre.

L'Artois est aujourd'hui un peu plus dans l'ombre, encore dans une position ambiguë envers la couronne de France après la déclaration de son indépendance et ses multiples actions pour la revendiquer. D'ailleurs des festivités résonnent pour continuer à faire avancer ce Comté dans cette direction. Ancienne membre du Ponant, son départ du giron français date de la guerre et de la tentative d'invasion de l'Artois par des troupes royales, celles-ci envoyées pour punir l'adhésion de l'Artois à cette alliance jugée séparatiste. L'Artois n'est plus aujourd'hui membre de grandes alliances comme dans le passé mais entretient de bons rapports avec ses voisins flamands et d'outre-manche.

L'oisillon, pour l'AAP







Citation:
11/10/1461 Cent Trente brigands s'emparent de la Normandie


Paris (AAP) - Le 8 Octobre, au terme de plusieurs escarmouches à l'est de la Normandie, l'armée "Fatum" de l'Alliance du même nom et de quelques alliés, investit le conseil normand militairement.

L’éphémère règne brigand de Bourgogne fut suivi en mai d'un rassemblement à l'ouest de l'Artois. Si les territoires alentours eurent à subir les exactions qui en découlèrent*, les relations brigandes avec l'Artois se pacifièrent par une non-agression mutuelle officieuse et l'entreprise diplomatique genevoise. Celle-ci, présentant le statut des brigands comme alliés de Genève, comptait alors l'un de ses chanceliers chargé à l'ambassade artésienne parmi le rassemblement. C'est fin novembre que celui-ci, grandissant, donne lieu le 1er octobre à la nouvelle mobilisation de trois armées franches, "Fatum", "Fatum II" et "Eldorado", totalisant plus de 130 brigands (120 Fatum, 15 Eldorado, et quelques Bourrins de Cambrai). Tandis que la Bourgogne se prépare à un éventuel retour de ces armées en ses terres et le Roy à une attaque sur son Domaine, principalement en Champagne et en Orléans, l'Empire s'inquiète d'une possible arrivée en terres lorraines, suite à la demande genevoise d'aide diplomatique et militaire auprès de l'Artois.

Trois jours plus tard, la nuit du 3 au 4 octobre, la première armée "Fatum", pourtant attendue en Champagne, engage le combat à Dieppe contre l'armée "In Protectores Memoriam" commandée par Jason Maccord et deux lances d'Hospitaliers venues renforcer la protection des frontières. L'armée normande, détruite, et les rangs de l'Ordre de Saint Jean fortement endommagés parviennent toutefois à repousser l'armée brigande. Ce n'est que le lendemain, la nuit du 4 au 5 Octobre, que les trois armées brigandes, toujours dénuées de tout agrément, parviennent à franchir la frontière artésienne et à se positionner sur Dieppe en battant l'armée "Normania" commandée par Jamie. Les troupes brigandes marchant alors sur la capitale, où siège la dernière armée normande "Les Furets de Longue-Epée" commandée par le duc Davy de la Roche Tourbière, une révolte interne massive organisée dissout les dernières forces militaires protégeant le château la nuit du 6 au 7 Octobre. Celle-ci place à la tête des murs de la capitale l'ancien Bourrin de Cambrai Gollum, allié des armées brigandes désormais libres d'investir le Conseil le lendemain.

Le Conseil est alors contrôlé par l'armée "Fatum" et quelques-uns de leurs alliés de l'Eldorado. Ceux-ci affirment aussitôt leur volonté officielle de contrôler l'ensemble du territoire normand, par "les armes" et les "institutions mises à disposition du Conseil de Régence", en rupture avec la prérogative royale sur son Domaine. Le duc et le conseil déchus n'entendent cependant pas laisser leurs terres aux mains des brigands et tandis qu'une vive résistance se met en place, de nombreux appels incitent la population à ne pas collaborer avec l'économie et le pouvoir de la Régence pillant les ressources normandes. Tandis que le Roy se prépare à reprendre possession de son Domaine par la voie militaire, l'Artois, accusé d'avoir laissé les armées brigandes se constituer sur son territoire, se défend de toute implication dans cette expédition militaire et refuse à la France tout droit de passage à ses armées en direction de la Normandie tant que son indépendance n'aura pas été reconnue.

Si, malgré l'infériorité numérique, la supériorité d'agrément de la Normandie face à des armées franches n'est plus à avérer, seule la stratégie semble pouvoir peser sur l'issue de cette guerre qui pourrait voir l'implication dans chaque camp de nombreux duchés voisins.

Victoria, pour l'AAP




* Voir l'article "Exactions Brigandes au Domaine Royal"




Citation:
04/11/1461 Guerre et Pillages, de Honfleur à Compiègne

Rouen (AAP) - La récente prise de Rouen par plus de cent trente brigands* occasionne une multiplication des événements en Artois et en Domaine Royal.

La prise du château normand par les armées Fatum et Eldorado au 8 octobre bouleverse considérablement l'équilibre politique et économique du duché sur l'ensemble de son territoire. La première conséquence de cette prise concerne la pénurie alimentaire qui, instaurée et encouragée par les forces loyalistes, touche peu à peu chacune des villes normandes. Si cette stratégie vise principalement à affamer les armées brigandes, les citoyens souffrent eux même de cet état et beaucoup tentent de fuir vers les contrées voisines, un afflux de normands ayant été constaté aux douanes artésiennes et bretonnes. Entre temps, du règne brigand prenant place sur Rouen émane une importante répression de l'opposition loyaliste, dont les membres, allant du soldat au Roy de France lui même, sont aussitôt assignés à comparaître au tribunal de la régence, couramment jugé arbitraire. Les élections ducales sont alors annulées ou leurs résultats déniés, l’impartialité de l'Agence Acilion Presse étant remise en cause dans l'affichage officiel de ces derniers et ses journalistes, jugés responsables, étant interdits de séjour en Normandie. A ce jour, aucun d'entre eux n'a eu à subir cette interdiction hypothétique et il est paradoxalement peu probable qu'ils puissent renvoyer et condamner parmi les journalistes ceux de leurs propre rangs.



Mais c'est le 14 octobre que ce conflit prend une toute autre ampleur, quand la commissaire au commerce artésienne Kantine vole la totalité du trésor artésien, soit plusieurs centaines de milliers d'écus, avant de s'enfuir par la frontière champenoise. Les autorités royalistes revendiquent aussitôt l'organisation de ce vol et le présente comme une réponse vindicative au soutien artésien dénoncé apporté aux armées brigandes. L'Artois condamne alors l'action royaliste et lève le ban au 23 octobre pour entrer en conflit ouvert avec le Domaine Royal aux côtés des armées brigandes à qui sont désormais accordés les agréments du comté.

Le 17 octobre, une attaque royaliste de l'armée "Urit sed non moriatu" sur Fécamp visant à couper l'arrivée d'un convoi artésien, le dernier combat jusqu'à ce jour, est durement repoussée par les armées Fatum. Un statu quo s'installe alors progressivement entre Honfleur et Fécamp où près de 300 soldats se maintiennent mutuellement à distance, empêchant toute reprise royaliste du château de Rouen. La Compagnie Eldorado quittant le conflit, une trentaine d'Artésiens vient renforcer la position brigande sur Fécamp tandis que près d'une cinquantaine de soldats du comté indépendant se tient à Péronne pour prévenir toute agression champenoise, basée sur Compiègne avec autant de soldats. Si le contrôle militaire de l'Alliance Fatum sur la Normandie est limité, sa juridiction reste relativement étendue à la grande majorité des citoyens normands, et celle de la cathédrale de Rouen, récemment investie par l'archevêque Fatum, Crakity, s'étend jusqu'aux églises alençonnaises.

Tandis qu'une grande partie des provinces vassales du Roy de France ont assuré leur soutien le plus total au combat loyaliste, les Flandres ont assuré leur totale neutralité dans ce conflit et l'attitude hésitante de l'Anjou, du Berry et de la Bretagne inquiète la Couronne. Si le vol du trésor artésien visait à l'affaiblir, il pourrait également se présenter comme l’événement décisif de l'issue de cette guerre gagnant progressivement en amplitude.

Victoria, pour l'AAP

*Article : Cent Trente brigands s'emparent de la Normandie
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MessagePosté le: Sam 23 Nov - 13:05 (2013)    Sujet du message: AAP Répondre en citant

Citation:

04/11/1461 Elections au conseil du Duché de Champagne (Domaine Royal) : PC recueille la majorité absolue des sièges

PARIS (AAP) - La liste ~~ * Précieuse * ~~ est arrivée en tête lors de l'élection au conseil de Duché de Champagne (Domaine Royal), et obtient la majorité absolue des sièges. Elle pourra donc gouverner seule.

Répartition des suffrages exprimés :

1. "~~ * Précieuse * ~~" (PC) : 100%

La répartition des sièges au scrutin à la proportionnelle conduit à une nouvelle répartition des postes du conseil :

1 : Aimelin (PC)
2 : Maltea (PC)
3 : Alienor_vastel (PC)
4 : Kelso (PC)
5 : Ghost60 (PC)
6 : Yunab (PC)
7 : Atlas (PC)
8 : Druzilla (PC)
9 : Eloise_de_lucas (PC)
10 : Cedmisc (PC)
11 : Stella_di_favara (PC)
12 : Shandra (PC)

Les membres du conseil reconnaîtront le prochain Duc d'ici à deux jours. Ce dernier devra alors présenter ses hommages à son souverain, et nommer aux principales charges du Duché.


Citation:


22/11/1461 Le Roy contraint Drahomir à démissionner


Alençon (AAP) – Reconnu duc d'Alençon par les conseillers élus, Drahomir Sergueï Vadikra a été contraint de démissionner de sa charge suite au différend qui l'a opposé au Roy.

Lorsqu'il s'est agi pour Drahomir de prêter serment, Sa Majesté s'est refusée à le prendre pour vassal, lui déniant de fait le titre de régnant d'Alençon. Drahomir avait alors argué de la légimité qu'il tenait du suffrage. Dans une missive à l'attention des Alençonnais, il exprimait sa fidélité au Domaine Royal et pourfendait la décision du Roy, motivée selon lui par la rancœur : "Nous pensons que la rancœur d’un homme ne saurait et ne devrait être suffisante pour s’opposer au choix de 33O Alençonnais". "Nous ne démissionnerons pas, poursuivait-il. Nous avons été choisi par le peuple pour le servir, et Nous le servirons donc".

Le conflit entre les deux hommes s'est amplifié. Samedi 16, le Roy adressait une lettre au Conseil ducal afin d'enjoindre Drahomir à se démettre de sa fonction. "Cette décision ne doit rien à l'inimitié qui nous opposait avant mon accession au trône, mais à la déclaration publique qu'il a diffusée après celle-ci : il m'y déclarait indigne de régner", avançait Sa Majesté. Et d'expliquer : "Je ne pouvais décemment pas confier une province de mon Domaine à quelqu'un ayant témoigné un manque de respect aussi total envers la Couronne." Dans le cas où Drahomir ne se serait pas exécuté Nicolas affirmait le possible recours à une reprise armée du castel.

La démission de Drahomir ne s'est pas faite attendre. Dimanche, "à la demande du Roy de France aigri qui menace d'attaquer l'Alençon", ce dernier a remis les clefs du château, se déclarant tout à la fois "navré" et confiant pour l'avenir de l'Alençon.

Leurs relations s'étaient engagées sous les plus mauvais auspices. Lors de l'accession au trône de Sa Majesté, Drahomir avait renoncé à sa fonction de Grand Chancelier et avait rendu ses terres, décrivant le Roy en des termes peu laudatifs."Nous avons foi en la couronne mais pas en celui qui la porte", avait-il expliqué, après avoir qualifié le Roy d' "arriviste fini doublé d'un fieffé crétin". Nicolas l'avait alors affublé du titre de "bouffon royal", en lui attribuant pour nom de scène"l'Aubergine". "Ceux qui seront témoins de ses diatribes sont invités à lui jeter des piécettes ou des fruits mûrs, selon la qualité de sa prestation", s'était alors gaussé le Roy.


Tertullien, pour l'AAP




Citation:

28/11/1461 Libération de Rouen, Chute de Reims

Paris (AAP) - Le conflit opposant les armées royalistes avec les armées de l'Alliance Fatum et du Comté d'Artois au nord de la France se poursuit et donne lieu à d'importants renversements de situation. Ceux ci se déroulent sur plusieurs théâtres d'opération, allant du centre de la Normandie jusqu'au Sud du Duché champenois, en passant par le territoire artésien. Ce dernier, au centre du conflit militaire global, se compose en plusieurs fronts, s’entrecroisant au gré de la mouvance des étendards des deux camps ennemis.

Les nuits du 1er au 4 Novembre, tandis qu'en Normandie, le statu quo entre les armées brigandes du règne brigand Fatum et les armées royalistes demeure, les armées royalistes "Les chevaliers de l'Aube" et "Purée de Fraize sauce Salmaise !" basées au nord de la Champagne attaquent les armées artésiennes présentes à Péronne et Arras. Leurs forces, composées des armées "Les Barracoudas" et "La Légion des Ombre", perdent rapidement l'avantage, et se dissolvent face à l'avancée des soixante-dix soldats royalistes. La nuit suivante, ceux-ci engagent le combat contre l'armée "Ad Vitam Artesiae" dans les murs de la capitale artésienne, s'en suivant une défaite royaliste considérable, que la connétable de France Karyaan nommera "l’œuvre du malin", menant à la mort plus de la moitié des soldats du Roy. Les armées royalistes sont aussitôt repoussées au Sud de la Capitale.

Plus à l'Ouest, les armées Fatum, Fatum II et l'armée artésienne "Les Bourrins" quittent le territoire normand le 5 Novembre en direction d'Arras, libérant ainsi le Duché aux forces royalistes en présence. Tandis que les trois armées loyalistes "Diex Ae", "Oderint, dum metuant" et "urit sed non moriatur", comptabilisant plus d'une centaine de soldats, poursuivent leur ennemi vers l'Est, l'armée "Alcalnn Memoriam", avec l'aide de loyalistes normands, réinvestit le conseil ducal de Rouen le 14 Novembre, près de quarante jours après sa chute, et sa Cathédrale trois jours plus tard. L’état économique du Duché est alors critique, endetté de plusieurs milliers d'écus et coupé de la moitié de ses villes. Le Roy salue cependant cette reprise et appelle à la plus grande vigilance sur le déroulement des évènements.

C'est en effet quelques jours plus tard, au Duché de Champagne, que les forces royalistes subiront un important revers, renversant une nouvelle fois la situation du conflit. La nuit du 12 au 13 Novembre, les forces royalistes en présence en Artois, renforcées de l'armée "Hypérion" en provenance de Champagne, sont durement repoussées par les soldats artésiens. Une partie de leurs rangs restée à l'Ouest de la Normandie, les armées brigandes "Fatum" et "Fatum II", étendards noirs aux armes artésiennes, poursuivent alors en partance d'Arras en direction de la capitale champenoise. Un combat décisif, mais inégal, contre l'unique armée royaliste, "Hypérion" faisant rempart aux armées attaquantes a lieu la nuit du 17 au 18 Novembre, tue la quasi-totalité des soldats loyalistes présents. S'en suit l'investissement de la ville de Reims, de son château le 20 Novembre, puis de sa Cathédrale le lendemain, désormais aux mains de l'Alliance brigande.



Si d'importantes forces royalistes à l'Ouest de l'Artois et au Sud de la Champagne s'organisent, composées de soldats réguliers et de brigands de l'Alea Furor, du clan du Joker et des anciens Lycans ralliés à la Couronne, la mobilisation de tout le Royaume risque de ne pas suffire à déboucher sur une issue armée rapide de ce conflit. Le Statu Quo établi, le Duché de Champagne, aux mains de l'Alliance Fatum, et son peuple pourraient se voir subir les mêmes détériorations que la Normandie, désormais en reconstruction.

Le Glukkon pour l'AAP

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MessagePosté le: Sam 18 Jan - 10:17 (2014)    Sujet du message: AAP Répondre en citant

Citation:
17/01/1462 Fin et Chronique d'une Guerre du Nord


Paris (AAP) - Faisant suite au conflit sur le territoire artésien et l'occupation de la Champagne par l'Alliance Fatum, la paix signée du 30 Novembre a permis à la région un retour à la normale, malgré les difficultés structurelles d'après-guerre.

Si les escarmouches opposant la couronne aux comtés indépendantistes et l'occupation de châteaux est chose courante, deux nouvelles composantes présentes dans ce conflit pourraient s'ajouter à la nouvelle composition de la diplomatie française. En premier lieu, la mobilisation singulière de brigands au sein d'armées franches capable de rivaliser avec duchés et grandes forces militaires, telle que l'Alliance Fatum, puis, en second lieu, l'engagement affirmé par le Roy de mercenaires et d'anciens brigands ralliés à sa cause, tels que ceux engagés par l'armée Azharéenne. La région apaisée retrouvant son statu d'avant-guerre, ne s'en retrouve pas moins amoindrie, que ce soit par l'occupation brigande subie par les deux grands duchés du Domaine, ou le pillage interne subi par le nouvellement reconnu comté indépendant d'Artois.


Chronique cartographiée d'une guerre du nord*







- 4 Octobre 1461, tandis que les trois armées brigandes "Fatum", "Fatum II" et "Eldorado" à Bertincourt, sans agrément, sont attendues en Champagne, l'armée "Fatum" se rend à Dieppe, engageant le combat avec l'armée normande "In Protectores Memoriam" et deux lances d'hospitaliers, dissoutes dans la nuit. Victorieuse, l'armée brigande est repoussée.

- 5 Octobre, les trois armées franches attaquent l'armée "Normania" de concert sur Dieppe. Cette dernière est démantelée dans le combat.

- 6 Octobre, plus de 135 brigands (120 Fatum, 15 Eldorado, et quelques Bourrins de Cambrai) font route vers Rouen.

- 7 Octobre, une révolte massive dissout l'armée du Duc "Les Furets de Longue-Epée".

- 8 Octobre, l'armée Fatum investit le château et les brigands prennent le contrôle du Duché.

- La diplomatie loyaliste accuse le Comté d'Artois d'avoir aidé les armées brigandes. N'ayant attribué aucun agrément, il s'en défend.



- Le Duché normand sous contrôle brigand, la résistance normande s'organise, des armées souterraines se forment à l'Ouest du territoire, "In Alcalnn Memoriam" à Avranches, et "Diex Aie" à Lisieux.

- Deux armées royalistes viennent soutenir par Lisieux le pouvoir légitime normand, "Urit Sed Non Moriatur" et "Oderint, Dum Metuant".

- 14 Octobre la Commissaire au Commerce artésienne Kantine vole la totalité du trésor artésien, soit plusieurs centaines de milliers d'écus, avant de s'enfuir par la frontière champenoise. Les autorités royalistes revendiquent l'organisation de ce vol et le présente comme une réponse vindicative au soutien artésien supposé apporté aux armées brigandes.

- L'Artois condamne l'action royaliste, l'armée artésienne "Les Bourrins" vient supporter les armées brigandes en Normandie.



- 17 Octobre, l'armée royaliste "Urit sed non moriatu" tente une percée en attaquant les armées à Fécamp, mais est durement repoussée.

- S'en suit un Statu Quo de deux semaines entre Fécamp et Honfleur ou armées loyalistes et armées brigandes, comptant chacune près de 150 combattants, se tiennent respectivement à distance.

- L'armée normande "In Alcalnn Memoriam" libère peu à peu les villes ouest-normandes du contrôle brigand de Rouen.

- 21 Octobre, les duchés français affirment leur soutien à la Normandie au travers d'une annonce et envoient troupes et vivres au front loyaliste.

- 23 Octobre, l'Artois lève le Ban pour entrer en conflit ouvert avec le Domaine Royal aux côtés des armées brigandes à qui est désormais accordé l'agrément du Comté.

- La flotte loyaliste coule la quasi-totalité des navires artésiens et installe un Blocus sur toute la Manche.

- 24 Octobre, les listes électorales brigandes sont largement battues, mais l'armée Fatum II exclut aussitôt les élus légitimes du conseil.

- 27 Octobre, la Compagnie Eldorado quitte le conflit, laissant l'Alliance Fatum aidée de l'Artois gérer le front.

- 28 Octobre, l'Alliance Fatum investit la Cathédrale de Rouen pour y placer son propre archevêque, Crakity de Noircastel.

- 2 Novembre, les armées loyalistes "Purée de Fraize sauce Salmaise !" et "Les chevaliers de l'Aube", attaquent les armées artésiennes "Les barracudas" et "La légion des ombres" à Péronne et sont repoussées. Victoire loyaliste.

- 3 Novembre, les deux armées loyalistes avancent sur Péronne. "Les Barracoudas" est détruite, "La Légion des Ombre" se replie sur Arras.

- 4 Novembre, les deux armées loyalistes avancent sur Arras. "La Légion des Ombre" est démobilisée, laissant l'armée artésienne "Ad Vitam Artesiae" dans l'enceinte de la capitale défendre seule.

- L'armée artésienne "Les Bourrins II" s'installe durablement à Calais afin d'éviter tout débarquement loyaliste.




- 5 Novembre, les armées Fatum et l'armée artésienne quittent le territoire normand en direction du front de l'est. Les deux armées loyalistes tentent d'assaillir la capitale artésienne mais sont durement repoussées.

- 9 Novembre, l'armée champenoise "Hypérion" s'empare de la mine d'or de Péronne.

- 11 Novembre, les deux armées loyalistes se replient sur Péronne.



- 12 Novembres, les armées loyalistes "Urit Sed Non Moriatur" et "Oderint, Dum Metuant", et l'armée normande "Diex Aie" traversent la frontière artésienne en direction de Bertincourt.

- 13 Novembre, les armées artésiennes "Les Bourrins" et "Ad Vitam Artesiae" attaquent les armées loyalistes à proximité de Péronne. Celles ci sont repoussées et dissoutes. Les armées Fatum se rendent à Arras pour défendre la capitale contre l'avancée loyaliste à l'Ouest.

- 14 Novembre, l'armée normande "In Alcalnn Memoriam" libère Rouen après plus d'un mois de règne brigand. Puis la Cathédrale.

- Les armées Fatum se rendent en Champagne, en direction du château de Reims. L'armée champenoise "Hypérion" s'y hâte pour organiser la défense hors des murs.

- 18 Novembre, l'armée "Hypérion" est disloquée par l'attaque des deux armées Fatum.

- 20 Novembre, l'Alliance Fatum investit le château de Reims. Suivi de 3 jours par sa Cathédrale, à la tête de laquelle est placé une fois de plus leur propre et même archevêque.

- Les armées loyalistes s'emparent peu à peu de Bertincourt et des nœuds alentours, tandis que l'Artois organise sa défense à Arras



- Un Statu Quo durable s'installe entre les forces artésiennes de la capitale et les armées loyalistes présentes à Azincourt rapidement occupé.

- L'armée du Duc champenois légitime "Toujours Bleu" s'installe à Troyes pour organiser la contre offensive face aux armées Fatum. Elle est rejointe par l'armée loyaliste "Les Lames d'Amahir" puis par l'armée bourguignonne "L'Azzharzéenne", composée en partie de mercenaires et d'anciens brigands. Un Statu Quo s'installe là encore en Champagne, dont le nord est contrôlé par Fatum.

- 29 Novembre, l'Alliance Fatum annonce son retrait du conflit et jette l'agrément artésien afin d'endiguer l'avancée loyaliste en Artois.

- 30 Novembre, le Roy de France et l'Artois signent officiellement la paix, sans contrepartie d'aucun pair.

- 1er Décembre, les capitaines Fatum dissolvent leurs armées. L'armée de mercenaire "L'Azzharzéenne" tente malgré la paix de tuer les brigands la composant, en vain. Les armées loyalistes quittent l'Artois en direction de la frontière normande.

- En quelques jours, les cités et nœuds occupés reviennent à leurs propriétaires initiaux et les membres de l'Alliance Fatum s'éparpillent de nouveau à divers endroits du Royaume.



Cartographie par Lahire
Le Glukkon


* Voir futur article : "L'AAP recherche un cartographe"

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:27 (2018)    Sujet du message: AAP

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