Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion
1456-01-02 ~ Un beau soir l’avenir s’appelle le passé

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> Histoires de Famille
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Ven 31 Mai - 15:10 (2013)    Sujet du message: 1456-01-02 ~ Un beau soir l’avenir s’appelle le passé Répondre en citant

La mort proche a écrit:
Un beau matin d’hiver à Sainte-ménéhould.. le 2 janvier 1456…

Un moulin encore endormi sous la neige. Le seul bruit audible est la roue qui claque en entrant dans l’eau glacée du petit matin.
Aimelin ayant travailler toute la nuit au moulin était encore debout.

Abandonnant quelques minutes la surveillance de son travail, il monta voir Mayane et les jumeaux qui dormaient paisiblement à l’ étage bien au chaud…
il embrassa chacun des trois et redescendit pour se faire un café.


Pendant ce temps au village :

Saber entra dans la cour de la ferme de Von comme une furie, elle qui ne venait au village que rarement et discrètement fit une arrivée plus que bruyante ce matin là.
Elle criait, appelait son maître dans la cour avant même d’être descendue de cheval.

Von la fit entrer et quelques minutes plus tard il sortit à son tour et se précipita hors de chez lui en direction du moulin de Mayane et Aimelin.
Il avait été trahi par un villageois et Sigfried avait apprit la naissance de Gaël d’Erementar, la malédiction recommençait…

Il devait à tout prix prévenir au plus vite Mayane et Aimelin pour abriter les enfants, il pressait son cheval scrutant les alentours quand il arriva au moulin
.


Aimelin a écrit:
[au moulin de May et Aimelin - le matin tres tôt -
May et les bébés qui dorment à l'étage - Aime finit son travail]



La nuit s'était passée tranquillement à travailler au moulin. Les commandes de farine allaient bon train et les jeunes boulangers comptaient sur lui.
Les traits tirés et les yeux fatigués Aime alla ouvrir la porte du moulin pour respirer un peu. Il s'étira, regardant le jour qui se levait il profita du calme tout à ses pensées.
La maison des Farell était tranquille en ce moment. Shan était partie en voyage et les autres maisons un peu plus loin en descendant vers le village avaient l'air encore endormies.. Ce moulin était un peu à l'écart du village mais ils y étaient bien. Ils y vivaient heureux depuis presque quatre mois que May le louait à une vieille femme âgée.

A l’abri des rancoeurs, des jalousies et des insultes qui fusaient un peu trop souvent depuis ces derniers mois ils s’étaient fait leur cocon et personne ne pouvait rien contre eux en cet endroit.

Il frissonna en regardant la neige qui faisait une douce couverture sur le sol, et rentra à l'intérieur en repoussant la porte derriere lui.
Un bruit le fit se retourner... ce n'était que son épée qui était tombée de sa place, entre la porte et la roue. Il la ramassa et la reposa à portée de main sur les sacs de blé à côté de la porte..
Depuis la journée d'enfer de l'été il ne s'en séparait plus, comme de sa dague souvent portée à l’italienne dans le dos.

Un léger sourire éclaira son visage quand il pensa à la soirée qui avait été si douce avec sa petite tribu. Les enfants grandissaient et c'était un émerveillement de chaque jour de les voir faire des progres.
Il avait embrassé les enfants puis May quand elle était partie se coucher tard apres lui avoir tenu compagnie au moulin.

Il regarda le blé en train de chanter dans la meule et se dirigea vers la porte qui donnait sur le fournil.. Il traversa la pièce, pour se diriger vers la porte qui donnait dans la cuisine et à l'escalier qui menait à l'étage. Il laissa les portes ouvertes derriere lui comme ils avaient l'habitude de le faire pour profiter l'un de l'autre et s'arrêta au bas de l'escalier qui menait aux chambres. Un regard en face vers la cheminée qui crépitait encore dans la pièce à vivre et les pots de tisane et de café qui chauffaient sur le rebord et il décida d'aller voir si May était réveillée.

Il monta doucement pour ne pas faire grincer les marches et arriva sur le petit palier où donnaient les portes de l’étage.Il alla d'abord vers la chambre des enfants à coté de la leur Il entra sans bruit et alla se pencher sur les petits lits. A peine le souffle de leur respiration se faisait entendre. Il se pencha sur Gaël et le recouvrit avant de l'embrasser. Il fit pareil pour Morgane qui commencait deja à se reveiller.

Il se pencha sur elle en chuchotant :


Chuuutt tu dors encore un peu toi vas pas réveiller ton frère la puce

Il l'embrassa tendrement sur son front y passant doucement sa main et resta un petit moment avec eux. Ils avaient un peu plus de sept mois et Aime languissait de les voir courir partout dans le moulin et dans le jardin.
Il soupira leur donna encore un baiser à chacun et doucement ressortit de la chambre.

Quand il entra dans leur chambre, à côté, il sourit.
May était bien fatiguée pour dormir encore. Il la regarda de la porte.. elle était si jolie … ses cheveux noirs étaient éparpillés sur l’oreiller, son visage était reposé de sa nuit et un petit sourire se dessinait sur ses lèvres. A quoi rêvait elle ...
Le drap était descendu sur ses reins. Il s'approcha doucement du lit et s'assit à coté d'elle, la regardant dormir quelques instant.
Il n'avait pas le cœur à la réveiller et il se contenta de déposer un baiser sur son front, remonta le drap sur elle et lui murmura
Je t'aime mon ange.

Puis il sortit de la chambre apres un dernier regard laissant la porte ouverte. Il allait boire quelque chose de chaud et puis il viendrait lui aussi dormir.
Arrivé au bas de l'escalier, il se dirigea vers la cheminée et se servit une timbale de café bien chaude.


Tiens j'ai pas vu Voyou ce matin… d'habitude il vient me dire bonjour quand j'ouvre le moulin.. il doit encore trainer dieu sait où .

Sa timbale fumante à la main, il ouvrit la porte qui donnait dans le petit couloir en face l'escalier, sortit sur le palier et fit quelques pas dans la neige. Il siffla Voyou pensant le voir arriver en sautant partout.
Le labrador devait avoir quatre mois et les bêtises n'arrêtaient pas.


Voyou !! mon chien !!

Il a du aller dormir dans l'écurie avec Altaïr. Bah quand son estomac le rappelera à l'ordre il viendra bien pensa t il.

Rabattant la porte derriere lui il retourna vers la partie moulin en traversant le fournil. Chantonnant il commença à ranger les sacs de farine, séparant les commandes qu’il avait… dans quelques minutes il pourrait aller se coucher, la fatigue commencait à se faire sentir.


VonLichtenchein a écrit:
Von qui c’était réveillé un peu en avance ce jour là, avait déjà mis son armure, il avait juste eut le temps d’accrocher la dernière fixation lorsque la nouvelle terrible lui fit rapporté, il eut juste le temps de dire à Saber de préparé son cheval et de prendre son épée.

Saber tu reste là, on ne sais jamais ce qui peut arriver.

Puis il sauta d’un bond sur le dos de sa monture et partit en direction du moulin .Il arriva au triple galop son destrier galoper comme jamais, il s’approcher à toute allure du lieu dit tout en pensant :

Faite que j’arrive à temps pour une fois.

Il pouvais distinguer un groupe de 4 cavaliers qui s’y dirigé aussi.
Mais ils étaient encore trop loin pour pouvoir les reconnaître, il fit encore accéléré sa monture qui était déjà quasiment à bout de souffle. Quand il fut à une distance assez proche, il put reconnaître le blason Vandel.
Ils étaient déjà presque arriver au porte du moulin, et commencèrent à descendre de leur cheval.

Von se mis à crier pour attirer leur attention.

Vous n’irez pas plus loin je vais me débarrasser de vous une bonne fois pour toute

Il dégaina son épée qui fit quelques étincelles en sortant de son fourreau, se mis debout sur le dos de son destrier et lorsqu’il fut à leur hauteur du groupe sauta de son cheval.
Il se réceptionna parfaitement comme un acrobate durant les spectacle à la court et fit face à ses opposants.

Fini de jouer, je vais vraiment me battre cette fois-ci, alors préparé vous !!

Il se mit en position de combat l’épée prête à trancher.


Siegfried_Ier a écrit:

Le regarda un sourire aux lèvres. Il était comme un enfant devant son jouer.

Ah te voilà j’espèrai que tu viendrai comme cela je ferais d’une pierre deux coup, tu as essayé de me le cacher mais quelqu’un m’a tout raconter. Alors tu as eut un fils, s’appellent Gaël si mes sources sont exact enfin s’appelait maintenant que je sais qu’il existe tu comprend que je ne peux le laisser en vie. Mais ne t’inquiète pas vous ne serez pas séparé trop longtemps, tu vas le rejoindre voir même le précéder.


Il fit un signe aux autres d’un geste de la main en désignant le moulin du doigt.

Aller me débarrasser de cet enfant ainsi que de toutes les personnes dans ce moulin, je vais m’occuper personnellement de lui. Tu as bien dit que tu aller te battre sérieusement donc je n’ai point besoin de retenir mes coups comme la dernière fois, en plus tu es seul cela va être un vrai jeu d’enfant. Je vais bien m’amuser en tout cas.

Il dégaina son épée à son tour, le bruit du métal glissant dans le fourreau comme si elle venait juste d’être affûté, puis se mis lui aussi en position


Charlie a écrit:

Sigfried m’ayant parler de ce Von d’ Erementar de malheur je compris vite qu’il fallait lui laisser le plaisir de ce combat. Quand il nous fit signe en direction du moulin je savais que ma mission ne serait pas des plus agréables, mais après tout il me payer pour ça. Quand je l’entendit ajouter :

"Aller me débarrasser de cet enfant ainsi que de toutes les personnes dans ce moulin" j’eu un frisson qui me parcourut le corps tuer des adultes oui mais des enfants...

Un doute m’envahi soudain ; devais-je obéir moi qui n’avait jamais contester l’un de ses ordres ?

Je pris la direction du moulin en jetant un regard sur les autres et pensant que j’avais juré obéissance et fidélité aux Vandels, je chassais mes derniers doutes.

La neige permettait de progresser sans bruit, le moulin était grand et nous ne connaissions pas les lieux il faudrait certainement visiter toutes les parties du bâtiment pour trouver les occupants si ils étaient là.

Rester à savoir quelle porte était la bonne il fallait faire vite pour ne pas être gêner dans notre tache ou ameuter trop de monde.

Je me dirigeais donc naturellement vers la porte du milieu et essayais d’ouvrir, elle n’était pas fermée à clé je jetais un coup d’œil à mon acolyte et lui indiquais de la tête que j’allais pénétrer dans la maison.
A ma grande surprise la pièce où j’entrais était en fait une boulangerie. La chaleur qui y régnait me surprit tant le contraste avec dehors était saisissant, toute fois rien d' étonnant nous étions en plein hiver.


le balafré a écrit:

[dehors devant le moulin avec ses 2 complices]


Le balafré avait le gout des écus.. et le goût du sang. Il n'avait pas hésité quand Sig lui avait proposé de faire une sale besogne supplémentaire. Tuer même un gamin lui faisait pas peur.
Il suivait ses complices et c'est le jour tout juste levé qu'ils arrivèrent en vue de la maison de leurs proies.
La neige les arrangeait. Elle atténuait le bruit des chevaux et des pas.

Ne prêtant pas attention à l'homme qui arrivait il se contentait d'obéir à Sieg et il leur avait montré la maison avec ordre de tuer ; il n'en demandait pas plus. Les chevaux arrêtés un peu plus loin pour ne pas se faire entendre, il mit pieds à terre derrière les deux femmes.

Il n'était pas homme à se laisser impressionner par des morveux où des bonnes femmes. Le chef voulait des morts, il aurait des morts et il allait se faire un vilain plaisir à effectuer la sale besogne.

Il savait que ses complices risquaient de flancher devant les gosses mais lui non. Les gosses le débectaient avec leurs piailleries et en supprimer un ne le gênait pas le moins du monde.
Et puis la prime allait bien remplir sa bourse bien maigre ces derniers temps.

Il répondit à l’ordre de Sig par un ricanement de fouine, ce qui lui valait souvent ce surnom.

Le rictus qui faisait grimacer son visage aurait fait peur à quiconque l’aurait croisé dans une rue sombre, accentuant la balafre qui partageait sa joue droite en deux.. vieux souvenir de ses nombreux méfaits.
Ses dents donnaient plus envie de fuir que de répondre à ses provocations et il savait en jouer pour voir ses adversaires se défiler.

Il jeta un coup d’œil sur Charlie. La donzelle était pas mal roulée mais il avait vu dans son œil la peur de tuer un bâtard.


J’me chargerai du bâtard et tu t’occup’ras d’la mère... puis regardant l'autre femme reste en bas et si y'a du grabuge siffle, comme d'habitude.

Voyant Charlie s'avancer vers le moulin il lui emboita le pas suivi par leur autre complice.

Attends.... un bruit attira son regard vers la droite et il se dirigea vers ce qui semblait être une écurie.A peine eut il franchi la porte de bois entrouverte qu'un chien lui sauta entre les jambes.

Maudit batard !!! viens ici

Il referma vite derriere lui et attrapa le chien qu'il plaqua au sol. La lame du couteau glissa sur la gorge qui laissa couler le sang abondamment.

Voila qui nous gênera plus.

Son forfait accompli il ressortit et apres un signe de la tête montrant que c'était réglé rejoignit Charlie.Trois portes donnaient sur le bâtiment. Il se dirigea vers la porte en face de lui laissant ses complices à celles d'à côté.

La porte était ouverte. Soit ils étaient inconscient dans cette baraque soit quelqu'un était déjà levé... il fallait donc être des plus silencieux.
Sans bruit il ouvrit et entra dans la pièce. Un escalier en face de lui… il tourna le regard dans la pièce de droite où se tenait une cheminée … personne.

Un coup d’œil à la femme dans la pièce à coté pour lui montrer sur sa gauche une porte.. doigt devant la bouche.. puis il montra la direction de l’escalier.


L’ombre a écrit:
L'ombre avait pris la porte de gauche pendant que ses complices se chargeaient des autres.

Femme à l’allure plutôt fine, sa chevelure noire faisait ressortir ses traits dur. Ses yeux noirs ne laissait aucun répit aux paroles mal placées qu’on aurait voulu lui lancer.
De taille moyenne, son habileté à l’épée la faisait respecter des hommes se croyant un peu trop permis avec elle.
Elle vivait de larcins et autres bassesses depuis son enfance et cette mission était pareille aux autres. Obéir, et tuer s’il le fallait pour servir le maitre.

L’épée sortie de son fourreau elle s’avança doucement la porte… du bruit venant de derrière prouvait la présence de quelqu’un. Sans bruit elle poussa la porte. Un homme qui entassait des sacs sur sa gauche à quelques pas la regarda.
D’un geste brusque elle finit d’ouvrir la porte en grand se jetant sur lui épée à la main.


Aimelin a écrit:

"trop penser me font amours dormir ne puis
Si je ne vois mes amours toutes les nuits..."


tout en rangeant ses sacs, Aime chantonnait ce petit air que laissait filer la boite à musique qu’il avait offert à May en septembre.

Il allait saisir un sac quand la porte s’ouvrit. Pensant à Voyou il regarda en souriant mais son sourire se figea en voyant une femme armée d’une épée entrer et se précipiter sur lui.

Sa main attrapa son épée à côté et s’appuyant d’une épaule sur les sacs de farine à sa droite roula par dessus se réceptionnant debout de l’autre côté.
Cette barrière qui lui arrivait à la poitrine, arrêterait l’intruse quelques secondes.


Qui êtes vous ? que faites vous chez moi, que voulez vous ? y’a rien à voler ici je suis un simple meunier.

Tous en disant ça il avait saisi son épée bien en main regardant par la porte si d’autres manants étaient là.


L’ombre a écrit:
L’homme roula de l’autre côté des sacs… elle le regarda en rigolant.. agile le bougre !

Ce que je veux ? toi !

Inspectant rapidement la pièce du regard elle contourna le moulin où tournait la roue sans quitter l’homme des yeux.

Les hommes ne me résistent jamais, tu seras pas le premier à céder rassures toi.

Le regard carnassier elle s’approcha entre le mur et le moulin lui faisant face.

L’homme était plutot craquant, les traits fatigués mais du charme. Elle s’amuserait bien avec lui avant de passer aux choses sérieuses si elle avait un peu de temps.
Mais ses complices auraient sans doute vite fait à l’étage et elle n’aimait pas les choses bâclées.


Alors mon beau, on approche ou je viens te chercher

tout en lui parlant elle s’était avancé à quelques pas, l’épée bien en main, ses yeux rivés aux siens.


Aimelin a écrit:
Quelle que soit cette femme elle avait l’air bien décidée.. Aime jeta un regard vers la porte.. était elle seule ? Il s’était mis à courte distance du moulin sur sa droite en la suivant des yeux.. il fallait qu’il sorte d’ici qu’il aille voir si May et les enfants étaient en sécurité.

Il la fixait, l’épée pointée vers elle, ses pieds bien campés sur le sol. Elle n’était plus qu’à quelques pas.. trois pas et son épée courte la toucherait, mais il ne fallait pas manquer son coup.
Les images de cet été revinrent devant ses yeux. L’erreur qui avait failli lui couter la vie avec le géant dans la tour il ne la referait pas… Caro n’était pas là pour lui sauver la vie. Il ne devait compter que sur lui même.


Alors mon beau, on approche ou je viens te chercher

Un sourire défiant lui répondit et il tendit sa main gauche lui faisant signe d’approcher.

Viens donc me chercher … j’aime laisser les femmes venir chercher ce qu’elles veulent..

Quand il la vit faire un pas il avisa le rebord du moulin et en trois pas il y fut dessus la surplombant d’une demi hauteur. La voyant tourner son épée vers lui avec un regard plein de haine d’avoir été surprise il abaissa son arme qui arrêta sa lame.
La repoussant il sauta à bas du moulin et fit demi tours devant les sacs de blés arrangés contre le mur du fond.
Il se trouvait maintenant dans la partie où il y avait le plus d’espace. Le moulin en face, la femme sur sa droite et la porte menant au fournir sur sa gauche à quelques pas.

Il lui fit face juste à temps pour arrêter une autre attaque. Les lames se choquèrent. Il para le coup sur la gauche et eut juste le temps d’arrêter son autre coup plus sur la droite.
La femme savait se battre et sa main était sure.
Il la fixa durement… et sans attendre se jeta sur elle l’épée pointée vers sa cuisse droite.


L’ombre a écrit:

Le bougre était rapide et sa lame le manqua quand il sauta sur le moulin. De rage elle dirigea son épée vers lui mais il para le coup

Hannnn ! tu t’en tireras pas comme ça

Quand il se retrouva à quelques pas elle fonça sur lui et il n’eut de chance que par sa rapidité à parer son coup.
Leurs regards ne se lâchaient pas .. Il allait être plus coriace que ce qu’elle avait prévu mais il fallait être rapide.
Quand il fonça sur elle, elle dévia sa lame d’un coup d’épée violent et il se retrouva projeté contre le mur… elle n’hésita pas une seconde et fonça sur lui l’immobilisant, plaquant son poignet droit qui tenait l’épée contre le mur, sa lame en travers de sa gorge qu'à quelques centimètres. Il la tenait de sa main gauche et résistait à l'épée..

Un rictus s’afficha sur son visage pendant que l’homme la regardait toujours durement mais avec une lueur dans les yeux… la peur.

Son visage était tout prêt du sien… elle sentait son odeur… elle s’appuya contre lui le provoquant de son bassin.


Je t’avais pas dit que les hommes me résistaient jamais ?

Sans lui laisser le temps de répondre elle lui prit sa bouche sauvagement avant de se reculer en riant et d’appuyer la lame encore contre sa gorge..


Charlie a écrit:

Un rapide coup d’œil à la pièce à côté puis à mes partenaires. A part du bruit à côté où était entré l'ombre, tout était calme.
Je montais donc à l’étage pas un bruit ne trahissait une présence, vue l’heure matinale si il y avait encore du monde il devait dormir.
J’arrivais en haut des marches suivie par La fouine qui trouva directement la chambre des enfants comme il m’avait murmuré :


J’me chargerai du bâtard et tu t’occup’ras d’la mère...

Je poussais la première porte que je trouvais, c’était la chambre des parents. Une douce lumière accompagnée par une douce odeur de parfum embaumées la pièce, une jeune femme dormait. Ses cheveux noirs ébène entouraient son visage ce qui lui donnait un air paisible. Je m’approchais sans bruits pour ne pas la réveillait et sortais ma lame de son fourreau. Je dirigeais la lame froide vers son cou au moment où elle allait toucher la peau j’eu un mouvement de recul. Je ressortais de la chambre et revenais sur le pallier je regardais le balafré et lui disais

"j’ai pas pu, je peux pas faire ça".

Je redescendais l’escalier en courant en regardant partout si je ne voyais personne.
Arrivée à la porte je sortais de la maison et appelais :


L'ombre on y va grouilles toi !!!!!!!!!!

et retournais près des chevaux je rangeais ma lame dans son fourreau le temps que ma complice arrive et remontais à cheval me rappelant alors les paroles de Sig quand il m’avait prise à part ce matin là :

"dés que tu auras accomplie ta mission tu pars à la recherche de la fille".

J’avais failli à ma tache je tremblais légèrement en attrapant les rennes de mon cheval.
Je le lançais au galop et partais à la recherche de la fille, cette garce qui avait tué mon fiancé quelques mois plus tôt.


Aimelin a écrit:

Une douleur le frappa dans le dos et sur la nuque quand il atterrit contre le mur... les yeux à moitié fermés il sentit la femme bloquer son poignet et le clouer au mur.
Par réflexe sa main gauche se porta sur la sienne qui tenait son épée… il mettait toutes ses forces à repousser la lame.
Pas maintenant Aime ne flanche pas … May a besoin de toi.

Elle le narguait… cette femme avait l’habitude de se battre il le voyait dans sa façon de faire.

Quand elle se jeta sur sa bouche il recula et sa tête cogna le mur… une douleur le prit et il crispa sa main qui tenait son épée...
Il respira puisant ses forces et pendant qu’elle se reculait pour lui remettre sa lame plus près il poussa un grand cri et d’un coup la repoussa violemment la faisant tomber à terre.

Le temps qu'elle reprenne ses esprits, il en profita pour courir vers la porte du fournil et se retourner face à elle. La lame de son épée choqua bruyamment la sienne quand il la bloqua encore à hauteur de leur visage... les dents serrées il la repoussa violemment... elle lacha prise et il sentit une brulure à sa cuisse gauche

Rhhhaaa …

Elle avait baissé sa lame et lui avait entaillé la chair.
Il recula et d'un coup droit balaya sa lame qui partit derrière elle laissant son épée lui faire une belle estafilade sur le bras droit.


L'ombre on y va grouilles toi !!!!!!!!!!

Des cris attirèrent leur attention. Fou de terreur en pensant à May et aux enfants, Aime se retourna et fonça vers les escaliers.


L’ombre a écrit:
Le choc quand elle tomba à terre et toucha le moulin la laissa quelques secondes sans bouger.

L'homme l'enjamba pour passer par-dessus le moulin et foncer vers la porte. Elle se releva lui emboita le pas et le rejoignit pendant qu'il se retournait dos à une porte.
Pied droit en avant elle jeta sa lame à hauteur de son visage mais il la bloqua… il résista la repoussant... reculant elle se baissa et d'un mouvement circulaire laissa glisser sa lame vers sa cuisse qu'elle toucha.
Le cri qu'il poussa l'encouragea et elle allait porter un nouveau coup quand la lame de son adversaire entailla son bras droit... la force qu'il mit fit valser son épée derrière elle.

Elle sauta sur le coté droit pour éviter sa lame et fit volte face quand elle entendit la voix de Charlie


Sans chercher plus longtemps à comprendre elle fit demi tour et s'engouffra dans la porte pour courir aux chevaux rejoindre ses complices.


le balafré a écrit:

La fouine avait suivi sa complice dans l'escalier qui menait à l'étage.
Il la laissa entrer dans la première chambre et pénétra dans celle d'à coté.

Par le diable y’a deux lits l’quel qu’c’est l’bon ? tout’ façon le chef a dit de tuer tout l’monde.

Il s’approcha et regarda, un méchant sourire sur les lèvres

Alors morveux on dort pas

Il dirigea la lame de son couteau vers le bébé qui le regardait en gazouillant, et d’un coup sec lui trancha la gorge. Tu f’ras moins d’bruit maint’ nant

Se tournant vers l’autre lit il enleva le drap et tourna l’enfant vers lui..... d’un même coup sec il lui trancha aussi la gorge. ...Pas d’jaloux

Son œuvre accompli un ricanement sinistre sortit de sa gorge ; il tourna les talons et sortit de la pièce pendant que sa complice sortait de l’autre le visage blafard.

"j’ai pas pu, je peu pas faire ça".

Deux bâtards pour le prix d’un y’avait à côté… ils ont eu leur compte.
Tu peux pas ? moi je peux


Sans prendre le temps de demander où elle partait il entra dans la chambre et regarda la femme qui dormait
Mon salaud pensa- t-il tu t'emmerdes pas elle est bien roulée la bonne femme.

Il s'approcha sans bruit, approcha la lame de son cou...dommage j’me la mettrai bien dans mon lit celle là... et d'un coup sec lui ouvrit la gorge… il regarda le sang s'écouler quelques secondes puis se tourna pour se diriger vers l'escalier et rejoindre les autres dehors.


Aimelin a écrit:

Ce cri, ces bruits de pas précipités… La porte d'entrée ouverte il fut pris d'une terreur qui le fit accélérer jusqu'au bas de l'escalier où il se trouva nez à nez avec un homme.

Crasseux, un rictus lui déformait la bouche. Il le regardait en le narguant au milieu de l’escalier, un poignard ensanglanté à la main.

Aime sentit la peur le prendre. Il regarda l’homme criant à l'attention de May, priant pour qu'elle lui réponde.


May !!!

Sans lui laisser le temps de réagir il se rua sur lui l’épée en avant. La lame entailla la cuisse et l’homme poussa un cri bestial lâchant son couteau qu’Aime ramassa. L’envie de le tuer lui traversa l’esprit mais il ne s’arrêta pas et grimpa comme un fou les quatres marches qu’il restait et se précipita vers la chambre la plus proche, celle des enfants.


Le Balafré a écrit:

Toujours ricanant il descendit les premières marches de l’escalier apercevant ses complices plus loin au dehors près des chevaux.

L’irruption d’un homme venu d'une porte ouverture sur la droite l’arrêta. Il tenait une diable d’épée dans la main droite et le cri qu’il poussa ne laissait aucun doute sur son identité.

Le poignard dans la main droite il lui faisait face quand l’homme lui fonça dessus. La lame entailla sa cuisse.


HAAAAAAAAAA !

La douleur lui fit lâcher le poignard et il s’appuya contre le mur.
L’homme montait quatre à quatre l’escalier et était à sa hauteur. Il récupéra l’arme avant que la fouine en ait eu le temps mais ne s’arrêta pas fonçant dans la première chambre.


Vas y donc une surprise t’y attends se pensa la fouine en ricanant.


Aimelin a écrit:
Les volets qu’il avait laissés entrouverts laissaient passer un peu de lumière.
Les lits semblaient tranquilles aucun des jumeaux ne bougeaient. Aime s’arrêta haletant entre les deux lits et ses yeux ne reflétèrent que l’horreur.

Une longue plaie ouverte barrait la gorge de Morgane et Gaël


NONNNNNN !!!

fou de terreur il se retourna pour foncer dans leur chambre ne prenant pas garde à l’homme qui était remonté presque jusqu’à la dernière marche.

Il entra comme un dément dans la chambre et se figea. May était étendue, toujours endormie, la même entaille faisant couler le sang qui s’était répandu sur le lit.


NOONNNNNN NOOOONNNNNN !!!!

Il se jeta à coté du lit à genoux.

Pas elle... mon dieu… pas elle je vous en supplie murmura t il la voix brisée par les sanglots qu’il ne pouvait pas retenir.

A genoux à coté d’elle il lui prit la main …tout lui brûlait… les yeux la gorge, le ventre. Une douleur sortait de ses entrailles comme une boule de feu. Il se mit à hurler


NOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNNNN !

Il n’y voyait plus rien aveuglé par la douleur. Il embrassa sa main laissa ses larmes couler… il ne savait plus ce qui était arrivé, ce qu’il devait faire.

May… May ne me laisse pas... tu vas te réveiller... dis moi que tu vas te réveiller... je t’aime... je t’aime tant mon amour … réveilles toi !!

Il entendit un ricanement derrière lui et se tourna… à travers ses larmes il distingua l’homme qui le narguait à quelques pas du haut de l’escalieer.

HA HA HAH HAHAHAHAH
Tes morveux j’me suis fais un plaisir à taillader leurs petites gorges de bâtars...et ta bonne femme aussi.


Il lui lança un regard haineux et le vit tourner le dos pour descendre l’escalier. Fou de douleur, il se leva d’un bond, son épée à la main et fonça vers lui.

Criant sa rage il dévala l’escalier pour le rattraper avant qu’il ne s’échappe.


RHAAAAAAA !!!!!

Surpris de l’entendre dévaler l’escalier derrière lui l’homme se retourna


Aimelin a écrit:

Quand l'homme s’était retourné il n’avait pas hésité une seconde mettant toute sa haine et toute sa douleur pour frapper.

Le regard fixé sur lui il avait avancé sa lame d’un coup vers lui à la hauteur de son ventre. Il rencontra une résistance et poussa pour enfoncer encore plus la lame, la tournant doucement pour voir sortir le sang.


ça c'est pour ma femme !

Sans quitter l'homme des yeux, il tourna encore son poignet d’un quart de tour déchirant les chairs.

ça c'est pour Morgane les yeux rivés dans les siens il continuait à tourner son poignet ça c'est pour Gaël

Ses yeux ne reflétaient plus que haine... il tourna l'épée.. écartant les chairs encore plus.

Et ça c'est pour toutes les fois où j'aurai envie de hurler en pensant à ce jour

Il avait envie de transpercer cet homme qui venait de lui enlever ce qu'il avait de plus cher au monde…le voir souffrir, le voir mourir lentement sous sa main. Poussant encore un coup il enfonça sa lame un peu plus profond.

Son épée criait à sa place et il la poussait, la tournait pour que l'homme la sente lui déchirer les entrailles lentement.
Il voulait qu'il se rende compte qu'il était en train de mourir de sa main.

L’homme regarda la lame qui lui traversait le ventre, essaya de l’enlever mais Aime la maintenait fermement et appuyait encore plus.

Son visage était dur comme il ne l'avait jamais été, ses yeux ne reflétaient que la haine.
Il approcha son visage du sien. Il pouvait y sentir son souffle mêlé de terreur. Il lui souffla à l'oreille


l'homme qui te tue s'appelle Aimelin

L’homme le regarda et ouvrit la bouche... D’un coup sec, Aime retira la lame sans baisser les yeux.

Va pourrir en enfer et si un jour je t’y retrouve tu n’auras de cesse de me fuir. l


Le Balafré a écrit:

La bouche ouverte il regardait l’homme qui lui avait planté sa lame en plein ventre. Sa main était sûre. Elle maintenait l’épée et il le sentait la pousser rageusement, y mettant toute sa haine pour lui déchirer encore plus les entrailles.
L’homme le fixait sans baisser les yeux... le reflet qu'il vit n'était que celui de la mort.

Il baissa la tête, essaya de toucher la lame comme s’il avait voulu l’enlever. Il regarda l’homme, ouvrit la bouche, essaya de parler, aucun son ne sortait.

Une douleur plus vive lui tirailla l’estomac quand l’homme d’un coup sec retira sa lame


Va pourrir en enfer et si un jour je t’y retrouve tu n’auras de cesse de me fuir.

Il porta sa main à son ventre, sentit le sang chaud couler sur ses doigts… la terreur devait se lire dans son regard…
Il se retourna pour voir ses complices et fit quelques pas… franchit le seuil de la porte… un cheval déjà partait au galop…
Tout tournait pendant qu'il marchait droit devant lui. Rejoindre les autres ... la nuit l'envahissait, un voile noir passa devant ses yeux… le voile de la mort, celle qu’il venait de donner.

Il fit encore quelques pas s’arrêta regardant dans le vide et s’écroula le visage enfoui dans la neige… mort.


Aimelin a écrit:

L’homme se retourna, tituba vers la porte… la main sur son ventre il avançait... Le sang faisait une trainée derrière lui.
Aime fit un pas derrière lui prêt à frapper encore et encore. Il ne voyait personne ; sa douleur et sa fureur l'aveuglaient.

L’homme se traina encore de quelques pas avant de s’effondrer à plat ventre.

Le bruit des chevaux lui fit lever les yeux… des chevaux qui partaient au galop… combien étaient ils, qui étaient ils ?
Et cet homme là bas… c’était Von … ils l’avaient donc retrouvé et les siens étaient morts par sa faute.

Tout se mit à tourner, les larmes lui brouillaient la vue, la douleur qui lui prenait le ventre le fit se tordre en deux.

Il fit un pas, puis un autre à l'extérieur de la maison...il avait l'impression qu'un poids venait de lui tomber sur la poitrine.
Tout se mit à tourner plus vite … les images … sa blessure lui faisait mal, son cœur allait éclater, son ventre se tordait à lui donner envie de vomir.

Il eut l'impression qu'une silhouette se précipitait vers lui… ils allaient le tuer lui aussi.
Il leva son épée instinctivement, mais ses forces l’abandonnèrent...

Il tomba à genoux dans la neige, fermant les yeux, le corps secoué de sanglots, s'attendant à recevoir un coup mortel.
Epuisé il se laissa tomber sur le côté le corps meurtri.

Tout était calme… le village se réveillait à peine… personne ne savait le drame qui s'était joué en quelques instants.
Le moulin ne résonnerait plus des rires qui le faisaient vivre, et Aime ne serait plus jamais comme avant, plus jamais le même.


Citation:
Epilogue



Un beau soir l’avenir s’appelle le passé.


C’est Sosso qui en venant au moulin dans l’après midi trouva l’homme mort devant le moulin. La porte de l’écurie était ouverte.

Elle s’était précipitée voyant la porte entrouverte et avait trouvé Aime prostré... assis dans l’escalier, son chien ensanglanté à ses pieds, son épée ensanglantée également à côté de lui. Le visage blafard, ravagé par les larmes il ne disait rien. Une blessure saignait sur sa cuisse gauche, son visage était couvert de sang, ses mains aussi. La jeune femme le regardait chassant les milles idées qui lui venaient à l'esprit devant le tableau qui s'affichait sous ses yeux.

Elle se baissa doucement, posa sa main sur le genoux de son ami. Quand il sentit une présence il leva les yeux vers elle se contentant de murmurer :


- Ils les ont tués… May … les enfants … ils les ont tués … pourquoi Sosso … pourquoi ?

Sans plus attendre, et ni rien comprendre elle était montée à toute vitesse vers les chambres et avait vu l’horreur. Elle les avait recouvert de leurs draps et était redescendue s’asseoir à côté de lui, le prenant dans ses bras.

- Chuuut !! calme .. ça va aller …

Paroles qu'elle sentait tellement ridicule devant le malheur qui le frappait, qui les frappait tous. Que dire devant tout ça, comment lui dire de se calmer devant toute cette horreur. Les larmes et le silence étaient les seules réponses. Qu’est ce qu’il s’était passé… quoi qu'il en soit ils ne pouvaient pas les laisser comme ça.

Elle était allée lui préparer une boisson chaude et avait trouvé l’escalier désert à son retour. Inquiète de voir la porte ouverte elle l’avait appelé et aperçu à quelques pas de l’arbre où il avait installé un banc de pierres.

Il creusait …la dépouille de Voyou à coté de lui.

Elle n’avait pas osé y aller de suite… l’avait laissé dans sa douleur pendant le temps qu’il était occupé. Quand elle le vit planter un morceau de bois et rester prostré à côté elle était allée le chercher.


- Viens mon Aimelin faut pas rester là tu vas attraper la mort dans la neige... faut que tu boives quelque chose de chaud viens on rentre.

En l’entrainant vers la maison elle essayait de lui parler… elle ne l’avait jamais vu dans cet état. Elle repensa à Shanette, à sa détresse, et sa douleur. Pourquoi fallait il que le sort s'acharne sur ses amis.

Elle lui avait fait boire un liquide chaud, l’avait forcé à se changer et à l’accompagner au village.

Ils étaient allés chercher de l’aide et s’étaient occupés de May et des bébés. Le curé était passé bénir les corps. Ne voulant pas attendre et ne voulant voir personne, il avait été décidé de les enterrer le lendemain tous les trois ensemble au cimetière du village.

Aime était resté longtemps sur leur tombe. Il y avait mis une croix en fer qu’il avait façonné tant bien que mal dans la forge de Jack que Shan lui avait laissée quand elle était partie. Il y avait travaillé toute la nuit, il la voulait plus belle que les autres. Simple, il y avait gravé au milieu trois étoiles avec leurs initiales dessous. Il avait confectionné la même croix un peu plus petite, qu'il avait plantée dans la terre, à côté de l'endroit où il avait enterré Voyou, afin d'avoir May et les enfants à côté de lui.


- Je jure devant Aristote de ne jamais plus laisser un brigand faire de mal à quelqu’un que j’aime dussais-je le tuer de mes propres mains… je le jure devant Aristote... je te le jure May.

Rentré au moulin il s’était réfugié dans l’écriture et avait annoncé la terrible nouvelle à Caro son amie, sa confidente, celle qui l’avait si souvent encouragé à quitter Sainte, ce village maudit. Il lui avait raconté ce qu’il venait de vivre, comme pour exorciser cette douleur qui ne le quittait plus depuis la veille.
Il avait aussi écrit brièvement à Mélissande pour lui dire que May et les enfants étaient morts, égorgés par des brigands et qu’il lui en parlerait plus tard… il voulait écrire à Bel mais le courage lui avait manqué et il s’était endormi sur la table se promettant de lui écrire le lendemain.



Plusieurs jours s'étaient passés et un pigeon était venu se poser sur la fenêtre. Aime n’avait plus quitté le moulin… il ne le quittait que pour manger, et dormait dans un coin où il avait installé une paillasse.

Il détacha la missive et la lut. Caro lui parlait d’un groupe de chasseurs qui allait passer à Sainte le 7 janvier pour aller à la chasse à Torras. Elle n’avait d’abord pas cru la nouvelle à propos de May et lui disait de ne pas se laisser aller qu’il fallait qu’il les accompagne, de ne pas rester à Sainte.

Il passa la journée du lendemain à se préparer après une dernière fournée de farine.

Il prépara des braies et une chemise de rechange, pris une bourse d’écus, et glissa dans la poche du fourreau de son épée l’alliance de May. Il avait laissé les médailles des bébés à Von, lui n’avait gardé que l’alliance qu’il lui avait offerte et le coffret à musique.

Il sortit préparer Altaïr, accrocha une corde sur la selle, remplit les fontes d’un peu de nourriture et de quelques plantes qu’il lui restait.
Demain il n’aurait plus qu’à prendre sa dague et son épée et il pourrait aller attendre le groupe de chasseurs.

Ce Torras paierait pour tous.


_______________________________________________________________ FIN __________





Citation:
__________________


Les intervenants :


__________________




    La mort proche [ ljd Mayane]

    Aimelin (alors compagnon de May depuis mi juin 55)

    VonLichtenchein (a été l'époux de May jusqu'à fin mai 55, à la naissance des jumeaux)

    Siegfried_Ier ( ljd VonLichtenchein]

    Charlie [ ljd Mayane]

    le balafré [ ljd Aimelin]

    L’ombre [ljd Caro]

    ______________

    Epilogue [ ljd Aimelin]


______________
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Ven 31 Mai - 15:10 (2013)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> Histoires de Famille Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template zenGarden created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
hebergeur image