Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum
Les archives de l'Ebouriffé Index du ForumFAQRechercherS’enregistrerConnexion
1457-11-02 ~ Annoblissement de Dancetaria par le comte Varden

 
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> ~ 1457 et 1458 ~
Sujet précédent :: Sujet suivant  
Auteur Message
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Lun 2 Nov - 12:29 (2009)    Sujet du message: 1457-11-02 ~ Annoblissement de Dancetaria par le comte Varden Répondre en citant

gnia a écrit:
Ces derniers jours avaient été passées à courir en tous sens. Agnès avait passé plus de temps à apporter là où elle le pouvait son aide pour faire face à l'entrée d'ennemis sur le territoire béarnais qu'à vaquer à ses obligations de héraut. Résultat, le travail s'accumulait et prenait un retard considérable.
Alors, à la faveur d'un instant de calme, le héraut du Béarn fit préparer une salle d'apparat mise à disposition pour les nobles qui désiraient prendre vassal.

Rien en garantissait qu'à la faveur d'une nouvelle nuit en défense, elle ne prenne pas un mauvais coup. Et une blessure pouvait encore grandement entraver sa capacité à travailler. Aussi, dès qu'elle se fut assuré que tout était prêt pour procéder à une cérémonie, elle fit porter un pli urgent à Valère d'Arezac.
Aussitôt qu'il serait prêt, elle était disposée à être le témoin héraldique de l'échange entre l'impétrant et son futur suzerain.


varden a écrit:
Lecture d'une missive ... Gnia ... Un sourire timide, rare en ces temps troublés, naquit au bord de ses lèvres, et il saisit alors une plume s'empressant de rédiger plusieurs lettres ...

Citation:
De Valère dArezac,
A Dona Dancetaria,

Il me plait de pouvoir t'écrire ce jour autrement que pour prendre ordres de notre Capitaine, et j'ai donc le plaisir de t'informer par la présente, que j'aurais grand plaisir à te voir venir à la cérémonie qui me verra te confier les terres de Sévignacq.

En fait, je ne peux pas la faire si tu ne viens pas, donc ce serait drôlement embêtant, surtout que Gnia, quand ça va pas tout droit elle est pas commode commode et elle pourrait me taper dessus avec plein de bouquins héraldiques et tout !

Je t'attends donc au Castèth, dans les quartiers héraldiques, non loin de là où l'on avance à reculons.

Tu peux convier quiconque tu souhaites être présent bien entendu.

Avec toute mon amitié.

Valère.


Une fois finie, il commença une autre lettre pour Acar cette fois ci.

Citation:
Mon ami,

Je souhaite t'informer par la présente que je suis sur le point d'anoblir Dancetaria et il me plairait que tu te portes témoin de cette union que tu connais désormais si bien.

Je serai ravi que tu y assistes donc en compagnie de ta femme, et d'Olivier si bien sûr Melian peut se décharger de ses tâches quelques heures.

Avec toute mon amitié,

Valère.


Voilà qui était fait, il en avait aussi parlé à Vanyel en espérant que ça ne dérange pas Dancetaria ...

Les deux messagers partirent donc en direction des destinataires prévus.

Et ainsi il se rendit vit là où Gnia l'attendait et en souriant il s'approcha d'elle.


Adishatz Agnès.

J'ai fait aussi vite que possible et ait convié le Chevalier Acar comme témoin au cas où cela serait nécessaire.

Nous n'avons plus qu'à attendre l'arrivée de Dancetaria qui je le pense, ne devrait pas tarder.


Acar a écrit:
Affutant sa Rebelle, un pigeon lui fuct apporté et à la vue du cachet, il se resleva prestement, pour le rescuperer.

Ouverture du pli :

Citation:
Mon ami,

Je souhaite t'informer par la présente que je suis sur le point d'anoblir Dancetaria et il me plairait que tu te portes témoin de cette union que tu connais désormais si bien.

Je serai ravi que tu y assistes donc en compagnie de ta femme, et d'Olivier si bien sûr Melian peut se décharger de ses tâches quelques heures.

Avec toute mon amitié,

Valère.


Il alla derechef presvenir de son despart et fila vers le lieu ou son suzerain le mandait.
pour l'heure, son espousée estaict fort occupée à soigner des blessés et, la serrant quelques peu dans ses bras, il lui chuchota de le resjoindre au casteh, quand elle le pourrait.


Melian a écrit:
[Lourdes]


Occupée, elle l'était comme à son habitude. A ce moment-là, c'était à soigner, mais aussi à rassurer et apaiser, autant que possible. Son aimé s'approcha et lui glissa que le Comte avait besoin de lui et demandait également sa présence, ainsi que celle de leur bébé. Elle termina donc ce qu'elle faisait, s'assura que plus personne n'avait besoin d'elle, et elle alla à leur demeure se préparer.

Son premier réflexe en arrivant au domicile conjugal fut de prendre leur fils dans ses bras et de le couvrir de baisers. L'on ne change pas ce que l'on est, que voulez-vous... Elle alla ensuite se dépêtrer de son métal et se laver, avec l'aide de sa servante. Puis elle l'aida à se vêtir d'une de ses plus belles toilettes, adaptée au frimas qui descendait sur les terres Béarnaises. Elle chaussa ses bottes et s'installa devant la coiffeuse.

Ses mains tremblaient tant elle était épuisée. Une fois de plus, ce fut la servante qui vint à son secours et coiffa ses si longues boucles brunes. Puis elle posa sur sa tête la couronne de dame de Beost. Melian se farda quelque peu cependant, effrayée par le reflet fantomatique que renvoyait le miroir.

Puis elle alla s'occuper de leur petit prince qu'elle vêtit de ses plus beaux habits. Pendant ce temps, la voiture avait été préparée. Elle passa donc son petit mantel à Olivier, et sa cape sur ses propres épaules. Direction le Castèth de Pau, et point pour parler de guerre, pour une fois depuis des semaines.


dancetaria a écrit:
Très occupée, la blonde. Et très inquiète. Fini le calme dont parfois se plaignaient tant les soldats, place aux insomnies, aux craintes et peurs en tout genre, aux suspicions, au sang, et parfois aux larmes. Mais encore une ferveur béarnaise qui lui plait, un engouement pour aider, sauver le Comté, et pas seulement du Béarn. Comme c'était agréable de sentir qu'on souhaitait nous aider, comme il ne l'était pas de savoir que certains s'y refusaient .. Pourtant si proche ... Le Béarn s'en souviendra.

Alors qu'elle retournait à l'auberge, elle ne fut pas surprise de recevoir une lettre, c'était légion en ce moment, toutes, ou presque, au sujet de la guerre, des demandes d'aides, ou de fausses aides, elle soupirait en lisant certains courriers qui tentaient de lui faire croire que c'était de l'aide qu'ils voulaient apporter, mais des questions à côté qui ôtaient le moindre doute, et des noms, qui toujours résonnent ...

Elle posa d'abord la lettre dans un coin, elle la lirait plus tard. Pas envie de s'ennuyer tout de suite avec ça, elle rentrait à peine. Elle préférait aller se rafraîchir, elle verrait après. Pendant qu'elle se rafraichissait, elle s'interrogea sur l'écriture qu'elle avait pu apercevoir. Elle la connaissait, mais de qui était elle ... La question l'intriguait tant, qu'elle se décida tout de même à aller l'ouvrir. Au pire des cas, elle la laissera dans un coin, et s'en soucierait après.

Ouverture de la lettre, lecture. Un regard qui s'écarquille. Son ami, Varden.


Citation:
De Valère dArezac,
A Dona Dancetaria,

Il me plait de pouvoir t'écrire ce jour autrement que pour prendre ordres de notre Capitaine, et j'ai donc le plaisir de t'informer par la présente, que j'aurais grand plaisir à te voir venir à la cérémonie qui me verra te confier les terres de Sévignacq.

En fait, je ne peux pas la faire si tu ne viens pas, donc ce serait drôlement embêtant, surtout que Gnia, quand ça va pas tout droit elle est pas commode commode et elle pourrait me taper dessus avec plein de bouquins héraldiques et tout !

Je t'attends donc au Castèth, dans les quartiers héraldiques, non loin de là où l'on avance à reculons.

Tu peux convier quiconque tu souhaites être présent bien entendu.

Avec toute mon amitié.

Valère.


Elle souriait de la formulation de sa lettre, et de la description de Gnia. Décidément, en ce moment, elle entendait beaucoup parler de cette dernière.
Et des mots ... Cérémonie, confier, terres, Sévignacq. Elle, plus habituée en ce moment à des termes beaucoup moins jolies, comme guerre, sang, épée. Et un "je t'attends" qui se répète dans sa tête.


Oh, mais il m'attend, faut que je me dépêche !


Elle allait partir, comme ça, quand tout à coup elle se reprit.

Tu es folle, blondinette, tu ne vas pas y aller comme ça, c'est un cérémonie, pas une réunion de guerre !

Elle devait se préparer, et vite. Sur la lettre, il avait précisé qu'elle pouvait convier des personnes. Elle pensa aussitôt à Aimelin. Il était capable de gérer le stress naissant de la blonde, beaucoup plus angoissée à l'idée de cérémonie qu'à l'idée de se trouver sur un champ de combat. Et Dotch aussi, amie à l'un comme à l'autre. Lettre rapide, elle n'avait pas de temps, il devait arriver vite. Pendant ce temps, elle se préparerait :

Citation:
Aimelin, mon ami,
Il faut que tu viennes rapidement. J'ai besoin de toi.
J'espère que tu as pris une tenue de cérémonie, si oui, mets la, si non, essaie de faire du mieux que tu peux pour en trouver une qui ressemble, et rejoins moi vite à l'auberge !
Ps : préviens Dotch, dis lui de nous rejoindre en salle héraldique dès qu'elle le peut.


Elle ne disait pas grand chose, il lui faudrait deviner. Pas le temps. Une autre lettre pour ses amis Tamaga et Aknail. Elle avait besoin d'avoir ses proches amis autour d'elle.

Quelques moments plus tard, la voilà enfin, prête. Elle a décidé de porter une longue robe, bleue foncée. Envie de profiter de ce moment qui lui permettait de penser à autre chose. Et le besoin d'être tout de même convenable devant son ami. Et ceux qui seront à la cérémonie. Aimelin arrive, ils doivent partir.


Aimelin a écrit:
[Dans une auberge Paloise]

Nom d'un nobliau impossible de dormir ici .... les coups répétés à la porte de sa chambre d'Auberge le font se redresser ... qui peut bien venir et sembler si pressé

Il se redresse et s'asseoit sur le bord du lit, l'esprit encore embrumé par les vapeurs de tisanes ingurgitées avant la patrouille de la nuit. Ca ne me vaut rien la tisane... la porte qu'il ouvre le fait trouver nez à nez avec un coursier qui lui tend une missive et tourne les talons apres l'avoir salué. Haussement de sourcils du jeune gars en refermant la porte, les yeux rivés sur le parchemin dont il reconnait l'écriture, celle du blond Capitaine béarnais. Les deux jeunes gens s'écrivent tout les jours pour se tenir au courant de leur position et cela ne l'étonne guère si ce n'est l'insistance du coursier. Peut être quelque chose de grave. Il décachète le pli tout en se rendant à la fenêtre, son regard gris balayant la rue avant de se poser sur les mots.

Citation:
Aimelin, mon ami,
Il faut que tu viennes rapidement. J'ai besoin de toi.
J'espère que tu as pris une tenue de cérémonie, si oui, mets la, si non, essaie de faire du mieux que tu peux pour en trouver une qui ressemble, et rejoins moi vite à l'auberge !
Ps : préviens Dotch, dis lui de nous rejoindre en salle héraldique dès qu'elle le peut.


Besoin de toi.. tenue de cérémonie... auberge ... le jeune béarnais ne comprend pas trop avant de remarquer la ligne en dessous... la salle héraldique. Dotch ? rapidement ? Aime c'est pas le moment de réfléchir la belle blonde t'attend et tu connais son habileté au maniement de l'épée.

Quelques minutes pour plonger dans la baignoire remplie d'eau et revêtir ensuite sa tenue. Hésitation devant son uniforme de Lame qui ne quittait pas ses fontes, et sourire. Non il ne pouvait pas faire ça. Braies et chemise noires surmontées de sa cape blanche feraient tenue convenable.
Parchemin plié et rangé dans la poche de son ceinturon d'où l'épée accrochée ne le quittait pas, le temps de sauter dans ses bottes et il dévalait l'escalier, pour les remonter aussitôt ... Dotch ! s'il oubliait de l'avertir il aurait à faire face à la colère de deux blondes et il ne préférait pas y penser.

Coups discrets toqués à la porte de la chambre qu'elle occupait avant de lancer à travers la porte apres s'être assuré que la Duchesse de St Florentin l'entendait.


Beaux yeux Dance nous attend ! Je passe la chercher à l'auberge rejoins nous vite à la salle Héraldique !

Les marches sont à nouveau dévalées, direction les écuries où Altaïr n'est pas dessélé et direction l'auberge de Dance où il arrive. Coups frappés à la porte pour s'annoncer.


dancetaria a écrit:
[ de l'auberge à la salle héraldique]

Coups à la porte. Nouvelle lettre ? Non, certainement Aimelin qui arrive, enfin, elle l'espère. Elle était presque prête, plus qu'à se coiffer, elle criait à travers la porte :

Aimelin, si c'est toi, entre ! Les autres, pas le temps ! Si c'est une lettre, coincez la dans la porte !

Réponse laconique et sèche, pourvu que ce soit lui. Elle aurait l'air bien de renvoyer. Bruit de la porte qui s'ouvre, c'est que ça doit être lui. Elle s'avance, enfin coiffée, sourire sur les lèvres en voyant son ami

Bien, tu as fait vite.

Elle s'approche, lui pose un baiser sur les joues. Elle était angoissée.

Merci d'être venu ... Faut qu'on se dépêche, on va être en retard, et paraît que Gnia n'est pas commode dans ce genre de situation !


Petite rire mi nerveux mi amusé, elle lui tend la lettre de Varden. Puis, le regarde

Tu es très beau comme ça.

Regard qui glisse sur son épée

Et la mienne, je la prends ou pas, d'épée ? Je la prends toujours, mais ça va faire bizarre non ? En même temps, il y a toujours un risque ... Et Dotch, tu l'as prévenue ? J'ai demandé à Aknail de venir, tu le connais je crois, un frère d'arme, et ami fidèle, et à Tamaga, ma meilleure amie. J'espère qu'ils viendront.

Ses paroles se suivaient laissant peu de réponse au final à son ami.


Elle jette un regard autour d'elle, vérifie qu'elle n'oublie rien. Elle prend finalement son épée, elle la confiera à Aimelin si besoin pendant la cérémonie.

Allez, on y va, je crois qu'il faut !

[Arrivée en salle héraldique]

Les voilà, tous les deux qui arrivent. Elle est de plus en plus nerveuse, elle ne sait pas comment agir, ni ce qu'elle devra faire. Elle est aussi émue.


Ils entrent, elle aperçoit rapidement Varden et Gnia.

Bonjour ... La cérémonie n'est pas finie j'espère ? Je n'arrive pas trop tard ? Me suis permise de demander à Aimelin de m'accompagner, j'aurai été capable de me perdre en route.


Aimelin a écrit:
[de l'auberge à la salle héraldique]


Aimelin, si c'est toi, entre ! Les autres, pas le temps ! Si c'est une lettre, coincez la dans la porte !

Ca tombe bien c'est lui, alors il entre, parcourant la chambre des yeux en refermant la porte.

Dance c'est m... Dire qu’Aime était surpris et subjugué ne paraitrait que moquerie devant le visage étonné et le sourire quasi idiot qu’il affiche en découvrant son amie qui s'avance vers lui, vêtue d'une robe longue bleu foncé, cheveux blonds soigneusement arrangés et pour couronner le tout, un de ces sourires qui fait perpétuellement se demander à Aime comment Aristote peut lui imposer de tels sourires de la part de la gente féminine.

je suis l.. tu..

La belle blonde il la connait depuis bien des mois, il l’a vu dans pas mal d’occasions que ce soit au Château, en taverne, dans un campement militaire ou à cheval, et même sur un champ de bataille, mais jamais il ne l’a vu vêtue ainsi. Elle rayonnait et belle blonde était le surnom qui lui allait le mieux à l’instant où il la regardait. Le baiser qu'elle dépose sur ses joues le sort de sa rêverie. Faut peut être qu'il prononce trois mots cohérents et il se jette à l'eau... tu es magnifique

Nul besoin de rajouter autre chose, de toute façon les mots font blocage au fond de sa gorge et c’est peut être pas plus mal ainsi, le jeune gars se méfiant de ses phrases qui viennent toutes seules lui désobéir lorsqu’il n’arrive pas à les retenir.

Merci d'être venu ... Faut qu'on se dépêche, on va être en retard, et paraît que Gnia n'est pas commode dans ce genre de situation !

Gnia ? la Vicomtesse de Bapaume est une femme énergique c'est vrai mais tu v... les lettres font un grand mouvement de recul pour laisser leurs copines du parchemin que lui tend Dance prendre la relève. Sourire sur le visage de l'ébouriffé qui comprend enfin l'agitation de Dance qui l'assaille de mots.

Merci ... je .. l'épée ? .. si tu v... oui un risque ... Dotch oui je l'ai prev... oui bien s.. Tamag ... oui oui

Agitation est sans doute un mot trop faible, comparé à l'état de la jeune béarnaise. Elle a toutes les raisons d'être nerveuse, mais il ne peut s'empêcher de sourire. Elle, toujours si maître d'elle même, la voir angoissée lui donne envie de la taquiner, histoire de la détendre ou du moins d'essayer.

Prend ton épée, on ne sait jamais que Gnia devienne menaçante. Pensées pour le harnois et fou rire retenu, ne trouvant pas opportun de rappeler ce souvenir à Dance surtout quand il la voit s'équiper de son arme favorite.


[Arrivée en salle héraldique]

Un sourire complice et un clin d’œil à la jeune femme, pour lui offrir son bras avant d'entrer dans le Château pour rejoindre la salle en question.

Si mon Capitaine veut bien m’accompagner,
une réunion importante m’attend et sa présence me ferait grandement plaisir.


Un peu impressionné lui aussi il l'accompagne aupres de Varden et Gnia. S'incline en souriant devant Gnia ... Vicomtesse, mes respects avant de se tourner vers Varden pour le saluer à son tour bonjour mon ami ... notre blonde Capitaine semble légèrement nerveuse.

Petit sourire à son amie avant de lui murmurer... je suis là, détends toi et profites de ce moment, tout va bien se passer.


Melian a écrit:
[Salle de l'héraulderie]

Melian entra discrètement derrière dame Dancetaria et messire Aimelin, son fils marchant ou plutôt trottinant à ses côtés. Ils allèrent prendre place dans un petit coin après que Melian eut salué d'une révérence maladroite le Comte et Béarn, tant elle avait de mal à tenir sur ses jambes, et les deux jeunes gens d'un sourire.



Aknail a écrit:
[Bien avant]


De là où il se tient, il peut apercevoir l'imposante plaine fertile, seulement lézardé d'une route qui relie Lourdes à sa capitale. Le froid laisse derrière elle une importante pellicule de gel sur les terres en friches et les hautes herbes. Le soleil qui parvient à en réchauffer une partie rend l'environnement très humide. Il suffirait de faire quelques pas pour se retrouver avec les braies complètement trempée. Pourtant, les nuages bougent vite dans le ciel, et les mouvements rapides des herbes folles montrent que de brusques rafales de vent soufflent dans cette plaine.
Comment se fait-il que la flore n'aie toujours pas séchée alors ?
A couvert dans le petit bosquet de bois qui surplombe cette plaine, Aknaïl se tient allongé sous un lit de branchage et de feuille. L'uniforme et le visage couvert de boue, il est immobile depuis la veille au soir. La faim et la soif le tenaille mais pour rien au monde il ne bougera.
Envoyé en éclaireur, ce nœud était supposé être occupé par quelques types louches. Le problème, c'est que les maigres patrouilles conventionnelle ne parvenait pas à les repérer, et puisqu'il fallait en avoir le cœur net, il avait accepté la mission.
Allongé et ainsi camouflé, les seuls signes pouvant le trahir étaient ces voluptes de fumées blanches s'élevant au rythme de sa respiration. Ce qu'il avait eu froid durant cette nuit, un véritable enfer. Aknaïl s'était dit qu'il aurait pu remarquer un feu de camp ou la lueur de torche. Mais les occupants de ce nœud semblait être beaucoup plus malin que ça. C'était donc devenu un sorte de jeu de patience, a qui réussirait à passer inaperçu le plus longtemps.
Tantôt gêné par des fourmis, tantôt ennuyé par le froid, c'est l'averse qui avait eu fini de l'achever. Le fait d'être immobile lui permettait de ne pas trop sentir le poids et la température de l'eau ayant imbibé ses vêtements et son armure. Il ne détenait même pas d'arme puisque sa hache, seul bien qui lui restait de son amie feu Nimornor, avait cédé dés la première confrontation. Cet épisode lui était encore resté en travers de la gorge.

Pour conclure, le soldat se retrouvait trempé de la tête aux pieds, complètement gelé, et sans la moindre certitude de la présence de ces suspects. Et dire qu'en plus de ça, à son retour au caseth une bonne trentaine de dossiers l'attendait, c'était à en devenir dingue. Cédant à la douleur irradiant dans les extrémités de ses doigts, le soldat se rapprocha les mains de son visage puis souffla doucement dessus avec le vain espoir de les réchauffer. C'est alors qu'un mouvement attira son regard. Immobile, il fixa un instant l'endroit où il lui avait semblé voir bouger quelque chose.....Mais rien. Ce n'est que deux minutes après qu'il trouva une silhouette se déplaçant furtivement le long des hautes herbes, agenouillé de façon à ce qu'on ne les aperçoivent pas d'en bas. Mais de là ou il se trouvait, c'était une autre histoire. Soudainement concentré, l'homme enregistra le plus d'information possible. Taille de leur groupe, le type, leurs armes, leurs puissance offensive à première vue, et leurs signes distinctifs. Au total, il avait vu passer huit personnes filant vers l'ouest. C'était une lance qui partait en direction de Pau.
En alerte, l'homme se releva brutalement, soulevant son camouflage de branche et de feuille, puis dévala la pente à pleine enjambée. Un peu plus bas, il retrouva le cheval qu'on lui avait confié pour venir ici. Apparemment, lui aussi avait passé une sale nuit, et après avoir grimpé sur la selle, l'homme fouetta la bête qui partit au galop.

Deux heures plus tard, le soldat arriva à Lourdes où cantonnait l'armée du Sénéchal. Sans prendre la peine de se nettoyer, il pénétra dans la tente des officiers et fît son rapport.

- En résumé, une lance de huit hommes progressent sur Pau. Leur vitesse est plus lente, mais ils usent de beaucoup de discrétion....Je n'ai rien d'autre à ajouter lieutenant.

- Bien, bon travail soldat, prenez du repos et nettoyez moi cette tenue !

Aknaïl acquiesça puis quitta la tente. Le cheval remit à un palefrenier, le soldat s'engagea jusqu'à sa tente qu'il partageait avec d'autres soldats. Il allait devoir briquer toute sa tenue puis faire sa toilette. Alors seulement après il pourrait dormir et rattraper sa nuit blanche....Peut-être. C'est alors qu'une voix retentit derrière son dos.

- Soldat Aknaïl !

Il se retourna en haussant un sourcil.

- T'as reçu un courrier ! S'exclama l'homme en lui tendant un missive déjà décacheté.

Passant outre sur la probable malhonnêteté de ce soldat, Aknaïl s'empara du morceau de parchemin puis s'éloigna sans rien dire.
Au moment où il s'apprêtait à lire la missive, son regard fût attiré plus loin sur un petit bois qui jouxtait le campement. Une silhouette venait de disparaître derrière un arbre pour réapparaitre discrètement sur la branche d'en haut.

Mérédite

Amusé et attendrit à l'idée de la revoir, Aknaïl alla dans le bois et attendit d'être assez loin pour s'adosser à un arbre puis commencer la lecture. Quelques minutes plus tard, sa belle apparût, intriguée par le morceau de papier qu'il tenait entre les mains. Cette fois-ci, il fallait espérer qu'elle ne le dévore pas comme la dernière fois. Lui apprendre qu'un pigeon voyageur et une lettre n'étaient pas des plateaux-repas fût assez compliqué. Du coup, l'homme passa une main dans sa poche intérieur et sortit un morceau de viande séché enveloppé dans un torchon.

- C'est pas grand-chose, mais ce sera mieux que rien......Tu me suis vraiment comme mon ombre hein ?

Alors que sa belle et sauvage femme-louve dégustait le morceau de viande, Aknaïl reporta une nouvelle fois son attention sur la lettre, et il manqua de s'engouer en parcourant son contenu.

Dancetaria ? Anoblie ?.....Ça alors !

Pressé par le temps, le soldat déposa un bref et rapide baiser sur les lèvres de sa belle, puis partit au pas de course au campement pour faire briller son armure. L'uniforme de soldat, c'était ses seuls vêtements, et après la mission qu'il venait d'accomplir dans la boue, il n'était guère présentable. La permission acceptée et le cheval emprunté, Aknaïl galopa à bride abattue vers le château comtal et ne s'accorda que peu de répit. La joie l'envahissait à l'idée de voir son amie récompensé, elle le méritait tant.

[Au moment présent]

Enfin arrivé ! Ce que ça avait été dur de tenir la cadence ! Le cheval avait failli ne pas se relever de sa dernière chute. Tout en massant son dos endolori, le soldat accéléra l'allure et partit à la recherche de la salle héraldique. S'il savait exactement où se trouvait son bureau, il n'avait jamais eu connaissance d'une pièce où l'on célébrait les anoblissements. Par chance, il rencontra un serviteur qui le guida jusqu'au bon endroit. Juste avant d'entrer, il passa une main sur son armure et son uniforme, essuya son visage poussiéreux du voyage avec sa manche, puis entra en souriant. Seulement, s'il reconnut partiellement l'ancienne lame prénommé Aimelin, il ne reconnut pas du tout celle qui l'accompagnait. Ce fût le choc lorsqu'il comprit enfin qu'il s'agissait de son amie, et il la salua d'un hochement de tête. La voir ainsi vêtue était la première fois, et il découvrait alors un tout nouvel aspect de la Dancetaria qu'il connaissait.
En silence, Aknaïl s'approcha mais ne vint pas à la rencontre de sa sœur d'arme. Peut-être la cérémonie avait-elle débuté ? Il se contenta donc d'un large sourire. Elle l'avait mandé, et il répondrait présent. Ce n'est pas maintenant qu'il se défilerait.


Acar a écrit:
[Salle de l'héraulderie]

Après avoir longuement prié pour ceux qui partaient vers la lumière froide de la lune, il enstra alors dans le haut-lieu fortifié, puis se dirisgea vers la salle ou on l'attendaict.

Il aperçu son espousée et alla devers elle, saluant respectueusement ceux qui venaict esgalement pour l'octroy à vesnir... Son suzerain estaict là, en bonne santé et, il alla lui porter ses salutations et respect, dame Melian à son bras.


Vanyel a écrit:
Pour une fois elle ne trainait pas avec une mine plutôt fermée en salle héraldique. Elle déambulait dans les couloirs du château. Contraste saisissant par rapport à l’ambiance martiale qui régnait, pour cette occasion elle portait une robe rouge sombre à manches longues, ses cheveux étaient relevés en un chignon maintenu par deux pics, et dont quelques mèches s’échappaient ça et là … n’eut été Salamandra comme ornement, le tout serait resté féminin, mais par les temps qui courent, autant ne pas sacrifier la prudence, sait-on jamais.

Un anoblissement…. c’était le second auquel elle assistait ici. Ses pensées vagabondaient… elle se demandait ce qu’Anti dirait… l’idée allait et venait, légère ou insistante, plus ou moins éthérée, tandis que ses pas la menaient plus avant vers son but.

Des voix qui se font entendre.. était-elle en retard ? ce n’était plus le moment de se poser la question. Entrer l’air de rien…

Etrange sensation, celle de reconnaître chacun de ceux qui se trouvent ici. Elle voulait rester un peu en arrière, pour observer le tout… mais ils étaient tous devant… S’y diriger et tous les saluer. Le blonde et Aimelin, Acar Mélian et le jeune Olivier, Aknail aussi, si sa présence la surprenait un peu elle n’en laissa rien paraître, essayant de trouver des fils logiques, des probables connaissances elle lui sourit, voilà longtemps qu’elle l’avait croisé à Tarbes. Gnia et Varden, enfin.


gnia a écrit:
Voilà la lettre était partie. Elle allait enfin pouvoir quitter les habits qu'elle portait depuis la veille au soir, ceux propre à se fondre dans l'obscurité, ceux qui portaient encore les stigmates sanglants de l'affrontement de la veille, ceux imprégnés de la poussière de la chevauchée à fond de train entre Tarbes et Pau...
Et il faudrait y retourner ce soir, le pire était à venir, elle le sentait... L'on ne pouvait avoir vécu une guerre, moult menaces de brigands et quelques prises de mairies et de château sans sentir ce genre de choses.

Dans l'intimité si rassurante à cet instant de son vaste bureau au Castèth, domaine étrange où elle régnait seule sur autant de sujets qu'étaient les parchemins, les lourds volumes héraldiques, les pinceaux et pigments, les blasons inachevés, elle ouvrit une malle précieuse et en sortit les ornements de sa charge. Les caducées, si doux au contact, couverts de leur velours fleurdelisé puis le tabard aux mêmes couleurs qu'il faudrait revêtir par dessus sa toilette.
Voilà, la toilette, c'était ça qu'elle était venue faire.
Broc d'eau et bassine eurent raison de la poussière et de la sueur. Tirée de la même malle, panoplie complète d'une dame qui aime soigner sa vesture. Linges de corps fins, robe d'apparat aux teintes rouges sombres, tellement d'actualité dans le contexte.
Dernier coup d'oeil dans le reflet que lui renvoie un miroir. Les cheveux, encore et toujours indisciplinés et pas de camériste sous la main. Une torsion de la main, deux piques d'ivoire et la chevelure indomptable est un instant prise au piège.
Dernier geste, un rituel inconscient tant il a été répété, sentir sous l'épaisseur des tissus sa dague, celle qu'elle ne quitte jamais, présence rassurante.

Il est temps. Elle se munit de tout le nécessaire et entre dans la salle d'apparat. Elle disposait avec soin, plume, encrier, cire à cacheter sur son pupitre lorsque le Comte d'Ossau entra.


Adishatz Votre Grandeur !
Votre célérité est tout à votre honneur. Je n'espérais pas trouver avant plusieurs jours de moment plus adéquat pour procéder à cette cérémonie. J'eusse espérer que les temps fussent moins troublés, mais nous n'avons point de maîtrise sur les événements que le Très Hauct nous impose...
Le Chevalier Acar scellera donc également le document en qualité de témoin, puisque vous avez eu soin de le faire prévenir.


Point le temps de trouver cette situation presque cocasse. Le Béarn vit la guerre, et là, réunis dans sous la même bannière, les anciens ennemis d'hier. Dans une situation, à des lieues du sang et des larmes. Si elle n'était pas aussi fatiguée, le vicomtesse aurait probablement échappé un rire nerveux.
Voici qu'arrive l'impétrante. Elle a troqué ses habits de soldat pour un habit ravissant. A son bras... Un souvenir fugace mais néanmoins agréable qui lui fait esquisser un sourire. Le Lavardin semble si loin à présent...

Elle répond aux saluts, tente de sourire, espérant ainsi apaiser les angoisses de la nouvelle arrivée. Mais le héraut a beau faire, on ne lutte pas contre un visage à l'expression hautaine et sévère, contre le masque qui s'impose dès lors qu'elle n'est plus dans la sphère privée. Celui des enfants grandis trop tôt, celui de ceux qui ont souffert et qui ont perdu sans jamais mettre pourtant genou à terre.


Prenez place, détendez vous, nous attendons encore quelques arrivées...

A peine les mots résonnent-ils dans les airs que Melian arrive saluant d'une muette révérence son suzerain et Agnès. Elle est suivie de près par un homme qui semble n'avoir quitté le front qu'à l'instant. La Saint Just pense reconnaitre sous l'armure et la fatigue le procureur du Béarn. Arrive ensuite le Seigneur de Beost puis la Comtesse d'Ossau. Sourires et saluts sont échangés. Agnès fait signe à ceux qui n'osent de s'approcher, aux autres de prendre place. Puis, regardant tout à tour Valère d'Arezac et Dancetaria, elle demande

Attendons-nous encore d'autres personnes ?


dancetaria a écrit:
Elle était encore toute intimidée, se demandant si elle rêvait. Elle sourit aux paroles de son ami, sourire qui grandit encore en voyant Aknail arriver. Il avait répondu à sa demande, cela la touchait. Aknail ... Ce n'était vraiment pas l'une des premières personnes qu'elle avait connu en Béarn, mais il s'était très vite entendus, et compris. C'était à ses côtés qu'elle se confiait, lui qui était toujours là pour la réconforter, qui savait découvrir quand elle allait mal. Malheureusement, ils se voyaient moins, maintenant. Le conseil, beaucoup de travail tous les deux, et la perte d'une amie, qui ne faisait que renforcer la blonde dans sa solitude. Elle lui sourit. Si sincère. Il était visiblement fatigué, et affecté.

Puis, Dancetaria aperçut rapidement Acar et Melian entrer. Son cœur bondit d'un coup, elle avait l'habitude de les voir au Casteth, ou en caserne .... à cause de la guerre. Que se passait-il ? Quelque chose de grave peut être ? Puis, regard vers Gnia et Varden, visiblement paisible, elle comprit alors. Elle sourit de sa réaction.


Attendons-nous encore d'autres personnes ?

Regard vers la porte, elle attendait. Elle ne viendrait pas. Regard vers Varden, puis Gnia, avant de faire un non de la tête.


varden a écrit:
Dance avait informé Gnia qu'elle n'attendait plus personne, et lui non plus ...

Souriant à la blonde Capitaine, et à ses invités, à Vanyel, Acar et Melian, Valère s'avança vers Gnia et ajouta donc ...


Commençons donc ...

Sourire aux lèvres, le jeune mauléonais profitait de ce moment si calme pour respirer et revoir Pau, lui qui s'était plus ou moins retiré de la vie publique ...

Moment de plaisir ... Loin de la fatigue et de la tristesse qui l'accompagnait ces derniers temps résolue par la présence de son épouse.


gnia a écrit:
Plus personne n'était attendu. Du moins, plus personne ne viendrai, Agnès avait compris que l'impétrante avait espéré une dernière arrivée au regard qu'elle avait jeté à la porte avant de répondre.
L'on pouvait commencer.

Agnès prit place derrière son pupitre, elle allait faire un signe de tête à Varden lui signifiant qu'il pouvait entamer le protocole, lorsqu'elle se souvint que si pour le Comte d'Ossau, tout cela était déjà connu, il n'en allait pas de même pour Dancetaria.
Elle eut une pensée ému au souvenir de sa propre angoisse lorsqu'elle avait du faire allégeance pour la première fois, alors qu'elle pouvait tout de même calquer son serment sur les nombreux échangés ce jour là.
Un sourire qui se voulait rassurant sur le visage, elle s'adressa à la jeune femme qui allait être annoblie.


Je vous rappelle brièvement les moments importants de cet échange vassalique.
Vous poserez genou à terre devant votre futur suzerain. Celui ci déclarera alors qu'il souhaite vous octroyer terre et pouvoirs y afférant.
Vous lui jurerez alors loyauté, service armé, aide et conseil.
Votre suzerain vous promettra en retour bonne justice, protection, et subsistance sur le fief accordé et scelle l'échange par l'accolade vassalique ou le baiser de paix.
Le serment peut se faire sur les Saintes Ecriture et le suzerain peut vous offrir un objet personnifiant le fief, motte de terre, fétu de blé... à sa convenance.
Vous recevrez ensuite vos armes et la patente de ma main.


Dernier sourire, puis le Héraut du Béarn hoche la tête. Dancetaria a maintenant toutes les clés en main et rien n'empêche alors la cérémonie de débuter.


dancetaria a écrit:
Elle écoutait les paroles de Gnia. Elle avait dû comprendre que Dancetaria ne savait rien de toutes ces cérémonies, elle était bien rassurée que tout lui soit ainsi expliqué.
Sourire vers la Vicomtesse, et signe de tête, montrant qu'elle avait compris. Puis, regard vers Varden.
Une question qui la taraudait alors : qui commençait ..


Vanyel a écrit:
Le début de la cérémonie était imminent. Elle fit un pas en arrière, se mettant un peu en retrait. Elle avait cet air lointain et proche à la fois, celui qu’on a quand on repense à des choses semblables, et qu’on les superpose plus ou moins au présent. Elle écoutait les explications de Gnia.

Ombre de sourire…

C’est précieux des précisions, ça vous évite d’avoir un air benêt et de rester un instant paralysée parce que le Coms en face vous a embrassée comme s’il en avait le droit… Certes il pouvait ainsi sceller le pacte, mais il n’empêche que la première fois, c’est des plus surprenant. Après, si cela devient quelque chose de protocolaire, on ne s’y fait jamais vraiment. Et puis si Varden choisissait l’accolade, ça lui irait parfaitement aussi, voir peut-être plus que parfaitement, en fait.

Elle observait ses traits. Il avait l’air plus détendu que ces derniers temps. Pas de léger froncement de sourcil qui donne un air soucieux, ou de mine fermée, même s’il y avait toujours une ombre de fatigue, mais qui ne l’avait pas en ce moment ?

Revenir à ce qui se jouait en ce moment, et reprendre conscience du reste de son environnement, tranquillement assister à ce qui se déroulerait.


Aimelin a écrit:
Apres avoir salué Gnia et Varden et glissé quelques mots à Dance, Aime recule de quelques pas afin de rejoindre les personnes présentes pour cette cérémonie.
Signe de tête poli, puis il va se placer aux côtés de Vanyel, la saluant d'un sourire.

Une pensée pour ce court passage en Artois quand avec Quasi ils s'étaient rendus à la cérémonie d'annoblissement de Lily. Rêveur il ne pouvait s'empêcher de sourire au souvenir de leur course dans les couloirs, un peu perdus, et de leur arrivée devant le géant qui gardait la porte donnant dans la salle de cérémonie. Deux cérémonies, deux jeunes femmes, deux moments importants.
Revenir en haut
Publicité






MessagePosté le: Lun 2 Nov - 12:29 (2009)    Sujet du message: Publicité

PublicitéSupprimer les publicités ?
Revenir en haut
Archiviste
Administrateur
Administrateur


Inscrit le: 22 Juin 2009
Messages: 724
Localisation: partout

MessagePosté le: Mar 10 Nov - 12:30 (2009)    Sujet du message: 1457-11-02 ~ Annoblissement de Dancetaria par le comte Varden Répondre en citant

varden a écrit:
Il fallait que cela commene. Il ne fallait plus perdre davantage de temps ... Valère s'avança vers Dancetaria et lui murmura à l'oreille ...

Merci d'être là. Tu peux commencer.

Sourire aux lèvres, il recula et posa son regard sur la bonde Capitaine qui maniait l'épée bien mieux que beaucoup d'hommes.

Regard vers Vanyel, plissement des yeux, heureux de la voir là puis de revenir à celle qui serait bientôt liée à lui ...

Il était ému car ce moment n'était pas des plus communs. Il l'avait souhaité et qu'elle ait accepté lui avait rendu un sourire qu'il peinait à avoir en toutes circonstances.


dancetaria a écrit:
Citation:
Merci d'être là. Tu peux commencer.


Des souvenirs qui reviennent, rapidement, en elle. Varden, il l'avait toujours impressionnée. Leur premier échange, elle s'en souvient. Elle restait assez distante, se demandant ce qu'un Comte pouvait bien lui trouver pour lui adresser la parole. Elle était habituée à ceux qui gouvernaient et qui restaient bien au chaud chez eux. Une surprise, une belle surprise. Peu de temps après, elle était sur sa liste, la première fois qu'elle entrait au Conseil, une joie de travailler avec lui. Un honneur. Et aussi le moment où elle a bien connu Aimelin. Une seconde grosse surprise, et elle se déroulait actuellement.

Elle se tourne vers Aimelin, encore si émue. Petit sourire, qu'est ce qu'elle était contente qu'il soit là.

Puis, regard à nouveau vers Varden.
Elle s'avance, jusque face à lui. Elle se souvient les paroles de Gnia "Vous poserez genou à terre devant votre futur suzerain". Elle avait si peur de faire une bêtise et de passer une gourde ... Sourire aux lèvres en regardant Varden, elle abaisse alors un genou qu'elle pose au sol. Tête basse, dans un premier temps. Elle se sent si petite, face à lui, et pas uniquement parce qu'elle a genou à terre...


varden a écrit:
Varden ressentit comme un malaise de voir Dancetaria s'agenouiller, elle qu'il considérait comme son égale ... Mais il allait faire d'elle, non pas une vassale, non il allait lui prouver qu'au delà de ce qu'elle lui avait apporté, il n'oubliait pas.

Sa voix fit place à sa pensée et défit le silence dont la salle s'était empreint ...


Dancetaria, si tu es ici, c'est parce que je souhaite te confier l'usage et le fruit des terres de Sévignacq sises en mes bonnes terres d'Ossau. Qu'à partir de ce jour, je souhaite récompenser ta fidélité restée intacte pour le Béarn et les Béarnais et l'aide que tu as toujours su m'apporter en dépit des obligations que je n'ai eu de cesse de t'imposer par le passé.

Que désormais, l'on sache que quiconque oserait t'attaquer ou t'insulter, attaquera ou insultera la maison d'Arezac !

Il n'est pas plus grand honneur que tu pouvais me faire que d'accepter un tel présent et je t'en remercie ce jour qui me comble d'un bonheur inestimable.


Le sourire au coin des lèvres, Varden termina de prendre la parole et chercha Dancetaria du regard ...


dancetaria a écrit:
Elle se sentait comme ailleurs, une autre réalité, autre univers. Entendre son prénom de la bouche de Varden la fit revenir à elle. Elle l'écoutait. Sourire aux lèvres, toujours, en entendant ses paroles. C'était toujours un plaisir d'être en sa compagnie, elle aurait toujours été présente pour lui, même sans cette cérémonie.
Il se tait, elle lève la tête, son regard gris croise le sien. Elle aperçoit son sourire, y répond. Tout à coup, une question .. Doit elle le vouvoyer ou le tutoyer ? Le second fera l'affaire, au pire, on la reprendrait.
Elle se prépara à répondre, et elle ne voulait pas se contenter d'une réponse trop protocolaire, bien qu'elle devait en garder les grandes lignes. Il était beaucoup pour elle.


Varden, cela fait quelques temps que j'ai la chance de te connaître. Je ne garde que de bons moments de nos rencontres. Quelqu'un de droit, de juste, de présent, de bon conseil. Tu as souvent été présent pour moi, appris aussi beaucoup de choses ... Le Comte tout d'abord, que j'ai connu en premier, avec lequel j'ai pu avoir de longues discussions, mais aussi et surtout l'homme. Toi, simplement. Et je te remercie d'être venu à moi, d'avoir accorder de l'importance à la petite diplomate que j'étais, à un moment qui tombait vraiment bien... Je me rends compte que cela aurait vraiment été un gâchis de ne pas te connaître, tu m'as fait reprendre goût en un tas de choses, et en premier, tu m'as donné envie de croire à nouveau en notre province.
C'est ... c'est un honneur que tu me fais. Tu ne m'as jamais ... jamais rien imposé, parce que jamais rien de ce que tu as pu me demander n'a été fait sous la contrainte.


Elle marque une pause, se pince les lèvres. Elle baisse son regard puis le porte vers l'assemblée, comme pour puiser une force pour continuer, ne pas se laisser submerger par ses émotions, avant de le regarder, à nouveau. Regard ému, qui brille, à la fois intimidée et fière d'être là, devant lui.

C'est avec joie que j'accepte de devenir ton vassal, même si je trouve l'honneur bien que grand que ce que je mérite.
Je te jure loyauté, service armé, aide et conseil. Mon bras sera le tien, dès que tu le demanderas, mon épée répondra sans faillir à ton appel, et avec fierté, honneur, dignité.


Aimelin a écrit:
Elle se tourne vers lui en souriant, il la pousse doucement des yeux. Il sait le moment qu'elle vit, un de ces moments dont elle se souviendra toute sa vie, un de ces moments précieux que l'on garde tout au fond de soi pour s'en souvenir toujours.

Il lui sourit, avec cette fierté dans le regard qui ne le quitte pas lorsqu'il la regarde. Capitaine, soldat ou simple femme, quel que soit son nom il est toujours fier d'elle, de ce qu'elle fait et de ce qu'elle est. Il le lui dit lorsqu'ils ont l'occasion peu fréquente, de se retrouver seul pour laisser libre cours à leur complicité. Il sait ses doutes, ses craintes et il a toujours le mot pour la rassurer et lui redonner confiance en elle.

Il écoute Varden tout en la regardant, repense à leur rencontre lorsque celui-ci leur faisant confiance, les avait pris sur sa liste. Varden qu'il avait connu en pareille circonstance en Champagne, quand Guidonius lui avait demandé d'être sur sa liste ducale, offrant au jeune ébouriffé ses premiers pas dans le monde politique.

Regard qui se souvient de l'amitié et complicité nées entre la belle blonde et lui, devenues plus profondes à mesure qu'ils travaillaient ensemble au Castèth, elle en tant que Bailli et lui en tant que Connétable. Et puis ce lien qui prenait de plus en plus de place depuis Vae. Ce lien que rien ne pourrait détruire.
Il sait que si elle n'avait pas été là apres tout ce qu'il avait vécu à Mauléon, il n'aurait pas eu ce courage de sortir de cette solitude où il s'était enfermé... elle l'avait poussé, soutenu, comme elle le fait encore.
Elle faisait partie de ces gens importants pour lui, et même plus qu'il ne voulait se l'avouer, bien plus importante que ce qu'il lui avait dit lorsqu'il lui avait donné son alliance, gardant celle de May, anneau qui leur avait toujours porté bonheur depuis ce soir d'août, et que chacun gardait précieusement.

Il sourit en la voyant faire, malhabile, lui adresse juste un clin d'oeil pour l'encourager quand elle se tourne légèrement. Dancinounette, savoures ce moment, savoures en les moindres secondes.


Acar a écrit:
bon mosment parmi les temps troubles que vivait ce comté, Acar appréciait les amitiés naissantes, mais surtout durables...

Il serra la main de son aismée et escoutilla la suite...

varden a écrit:
[Désolé pour le déla -Pas simple quand on a pas internet-]

Il écouta les mots si simples et si touchants de Dance avec l'émotion qui caractérisait la cérémonie. Elle avait choisi d'aller au delà du protocole, comme pour symboliser un peu mieux ce qui les unissait depuis tant de temps. S'il avait subi tant de trahisons, de coups bas et de viles manigances, Dancetaria avait su, elle, rester honnête et loyale en tous temps sachant dire de visu ce qui lui plaisait et ce qui ne lui plaisait pas.

Alors qu'il devait reprendre la parole, son regard se posa sur son épouse, toujours présente pour lui et à qui il craignait de ne pas savoir rendre l'équivalent ... Il lui sourit doucement, comme pour reprenre force et vigueur après l'émotion que lui avait créé Dancetaria en prenant ainsi la parole.

Il revint à Dance et reprit parole.


Ne crois pas l'honneur plus grand que n'est ton mérite. Jamais, je n'ai offert présent immérité et cette volonté fut mûrement réfléchie.
Je te promets d'assurer à ton égard et à ceux de ta famille, la bonne Justice, protection et subsistance dès lors que tu en exprimeras le besoin !


De la main, il invita Dance à se relever, retrouvant en face de lui son amie, et de l'autre, il lui offrit un fétu de blé, symbole de la terre offerte ...

Pour sceller le tout, il s'approcha doucement de Dancetaria et la serra contre lui, choisissant l'accolade vassalique à un bien curieux baiser vassalique ...

Se détachant ensuite, il posa son regard sur elle, puis vers Gnia, qui de son oeil connaisseur avait pu juger de la bonne tenue de la cérémonie.


gnia a écrit:
Tout en suivant la conformité de l'échange vassalique, Agnès ajoutait les dernières mentions à l'acte.
Elle fit signe au chevalier Acar et à la nouvelle Dame Dancetaria de s'approcher.


Chevalier Acar, si vous voulez bien apposer votre sceau sur l'acte...

Puis saisissant l'écu peint aux couleurs de Sévignacq et la couronne, elle les tendit à Dancetaria.



Dame dancetaria, vous voici Dame de Sévignacq de ce fait noble, devant donc respecter les devoirs et pouvant user des droits qui en découlent.

Nous sommes évidemment à votre disposition pour vous informer ultérieurement de vos devoirs et droit.


Citation:
A tous présents et advenir, salut.

Nous, Agnès Adélaïde de Dénéré de Saint Just dicte Gnia, Héraut d'Armes du Béarn, faisons acte de la demande de Messer Valère D'Arezac dict Varden, Comte d'Ossau, Vicomte d'Agde, de La Ferté sur Aube et de Villemur et Baron de Lunel, quant à l'octroi de la seigneurie issue du mérite de Sévignacq, se trouvant sur les terres d'Ossau, à Dòna Dancetaria.

varden a écrit:
Citation:
De moi, Valère d'Arezac, Comte d'Ossau,
A vous Agnès Adélaïde de Dénéré de Saint Just, Héraut du Béarn

Faisons savoir que nous émettons le désir d'anoblir Dona Dancetaria en lui confiant les terres de Sévignacq sises en nos terres d'Ossau.

Faict à Mauléon, le Vingt-Septième d'Octobre de l'An de Pâques 1457.






Après recherches héraldiques dument entérinées, le fief de Sévignacq est bien une seigneurie sise à Ossau.

Après consultation d'armoriaux, l'écu se référant à la dicte seigneurie est : "D'argent aux trois fasces abaissées d'azur surmontées d'un sanglier de sable".

Soit après dessin :




A scellé pour témoigner de sa présence, le Chevalier Acar, Seigneur de Beost

[Scel Jaune d'Acar]

Affirmons avoir été le témoin héraldique des serments vassaliques échangés entre le Comte d'Ossau et l'octroyée.

Dòna Dancetaria devient donc Dame de Sévignacq.

Par nostre scel, actons ce document comme valide et conforme aux règlements héraldiques.

Faict à Tarbes le vingtième jour de Novembre de l'An mil quatre cent cinquante sept.



Acar a écrit:
Citation:
A scellé pour témoigner de sa présence, le Chevalier Acar, Seigneur de Beost



Affirmons avoir été le témoin héraldique des serments vassaliques échangés entre le Comte d'Ossau et l'octroyée.


dancetaria a écrit:
Elle écoutait Varden, se releva, et prit le fétu de blé qu'il lui tendait. Elle le serrait fort, comme s'il risquait de s'envoler, et comme pour s'assurer que tout était vrai, et qu'elle ne rêvait pas.
Elle souriait. Toujours émue.

Citation:
Dame dancetaria, vous voici Dame de Sévignacq


Elle ne savait pas trop quoi dire, elle-même ne changeait pas, juste le nom. Maintenant, on l'appellerait Dame, et de Sévignacq, ce qui sonnait plutôt bien. Elle prit l'écu peint aux couleurs de Sévignacq et la couronne. Puis, regard vers le Chevalier Acar, qui posa son sceau. Elle ne sut trop quoi dire, elle regarda les personnes présentes.

Je suis émue, je ne sais trop quoi dire si ce n'est vous remercier. Te remercier évidemment toi, Varden, pour ta confiance, ainsi que ton épouse, merci aussi Dame Gnia d'avoir mené cette cérémonie, merci au Chevalier Acar, et à sa tendre épouse, merci aussi à mes amis d'avoir répondu à mon appel et d'être présents pour moi ...


Alors qu'elle leur parlait, son regard se posa sur eux successivement. Un regard plein d'étoiles. Quand elle fut surprise par l'arrivée de son Lieutenant

Oh, euh ... merci, Lieutenant !


Elle se mit à rire


Aimelin a écrit:
Aime ne pouvait s'empêcher de sourire en écoutant les paroles de Varden, puis celles de Gnia et de Dance. Etre noble parce qu'on le méritait, l'accepter avec humilité, voilà la vraie noblesse, celle du coeur alliée à celle du rang. Il savait que Dance ferait honneur à la noblesse et ne serait pas de ceux qui n'ont un titre que pour mieux s'en vanter.

Il la regarda prendre la couronne et l'écu, les yeux remplis de fierté. Quand elle les regarda, il lui sourit, les yeux légèrement voilés d'émotion. Le moment avait été grave et sérieux, empreint de magie. Il la féliciterait mieux lorsqu'elle serait à côté.
Revenir en haut
Contenu Sponsorisé






MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:34 (2018)    Sujet du message: 1457-11-02 ~ Annoblissement de Dancetaria par le comte Varden

Revenir en haut
Montrer les messages depuis:   
Poster un nouveau sujet   Ce sujet est verrouillé; vous ne pouvez pas éditer les messages ou faire de réponses.    Les archives de l'Ebouriffé Index du Forum -> ** Les Royaumes Renaissants ** -> --- RP généraux des R.R. --- -> ~ 1457 et 1458 ~ Toutes les heures sont au format GMT + 2 Heures
Page 1 sur 1

 
Sauter vers:  

Index | forum gratuit | Forum gratuit d’entraide | Annuaire des forums gratuits | Signaler une violation | Conditions générales d'utilisation
Template zenGarden created by larme d'ange
Powered by phpBB © 2001, 2005 phpBB Group
Traduction par : phpBB-fr.com
hebergeur image