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Le Tournel 1461 : Joutes : Trente-deuxièmes de finale – 22 août

 
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MessagePosté le: Ven 13 Sep - 15:16 (2013)    Sujet du message: Le Tournel 1461 : Joutes : Trente-deuxièmes de finale – 22 août Répondre en citant

Ingeburge a écrit:
[Sur la lice, encore une fois]


La soirée de la veille, celle qui avait donc suivi le premier tour des joutes tourneloises, s'était déroulée pour Ingeburge aussi bien que peut se dérouler une soirée pour une femme dotée d'un mâle adorant jouter et ayant été défait sur ses terres par un novice dès les éliminatoires lors d'un des tournois qui permettrait à son gagnant d'engranger le plus grand nombre de points dans l'optique du classement annuel de la Ligue de Joutes. Ajoutez à cela que ledit passionné de tournoi était assez mauvais perdant – très très très mauvais en fait – non parce qu'il ne savait ni reconnaître sa défaite, ni l'accepter mais simplement parce qu'il avait l'échec en horreur (ceci expliquait d'ailleurs pourquoi il avait dû courtiser son épouse adorée durant une bonne et grosse année et demie) et vous aurez une idée du genre de vêprée qu'elle avait dû subir.

Mais en fait, les choses s'étaient mieux passées que prévu car la comtesse du Tournel, quelque peu édifiée du caractère de sa susceptible moitié de pomme, avait mis au point un stratagème quelque peu (dé)culotté histoire de ne pas avoir à se taper un Phœnix désabusé. S'étant fait servir à souper plus tôt qu'à l'accoutumée afin de pouvoir manger seule, elle avait feint de boire plus que de raison et avait laissé les reliefs de sa beuverie bien en évidence histoire que monsieur comprît que madame s'était allègrement pintée. Quand elle avait enfin vu son é-p-o-u-x, elle avait feint une ébriété bien avancée et s'était accrochée à son cou en murmurant, l'œil allumé, que pour gagner, il fallait sans cesse recommencer et qu'ils avaient là, tout de suite maintenant, un combat bien plus intéressant à mener. De fait, elle se le tapa son Phœnix désabusé, mais au moins, elle n'eut pas à l'écouter se lamenter.

Las, pour pouvoir jouer les ivrognes, elle avait dû quand même s'envoyer plus d'alcool que de coutume – en fait, elle ne buvait plus rien d'alcoolisé après les vêpres, c'était donc d'autant plus chaud pour sa tronche – et en cette matinée du vingt-deux août, une horrible migraine lui barrait le front. C'était fin, très fin, de se beurrer juste avant de devoir arbitrer dans une chaleur à crever pas moins de trente-deux duels, comme si ce genre d'exercice n'était déjà pas assez éprouvant par et en lui-même. Dieu qu'elle avait maudit les trompettes de la petite parade introductive, le tintamarre des instruments ajoutant à son mal de crâne et avait dans le même temps voué aux gémonies celui qui avait osé battre son seigneur et maître. Gobelet et cruchon de tisane pour se requinquer à portée de main, la mine encore plus glaciale que d'ordinaire, la Prinzessin-arbitre surprême s'installa sur son estrade couverte et se dispensa une fois de plus de parler aux spectateurs assemblés dans les gradins. Un chevaucheur s'en chargea pour elle alors que les quatre juges-diseurs se répartissaient autour du champ-clos. Les bucines, histoire de la faire souffrir davantage, résonnèrent.

Ingeburge a écrit:



Citation:

    Pour ouvrir ces trente-deuxièmes de finale, s'affrontent Oane de Surgères, comtesse d'Oléron & de Saintonge, vicomtesse de Frontenay, baronne de Luçon et Castelreng dit du Cougain, seigneur de Cordes & de Marseillan; qui joute en l'honneur de son épouse Maxiuszedeus de Montmorency, baronne de Penne d'Albigeois, dame de Cunault.




    Première lance...
    Et c'est parti! En cette matinée du deuxième jour de compétition, ce sont des jouteurs frais qui s'élancent. Les deux sur la lice étaient déjà là la veille, ils savent donc comment ça se passe et c'est sans e faire prier qu'ils y vont... et il y en a un qui y va à fond, c'est Castelreng! D'un habile mouvement en avant, il touche la targe de la comtesse d'Oléron, brise sa lance et parvient à faire tomber la Poitevine au sol. Celle-ci s'est complètement manquée de son côté et choit donc. Sans blessure, c'est le plus important.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Cordes est déclaré vainqueur!


Citation:

    La fille du maître des lieux Melisende d'Euphor, dame de Rocheblaven cherchera-t-elle à venger son père? Riwenn de Castel Vilar de La Duranxie, comte de Pardiac, vicomte de Gimoez, seigneur de Cazarilh, va vite le savoir.




    Première lance...
    Ou pas. Les cavaliers vont à la rencontre l'un de l'autre avec juste assez de conviction pour faire avancer leurs chevaux. Sinon? Rien de plus, les lances ne touchent rien et restent donc intacte. Un coup pour rien.

    Deuxième lance...
    Les drapeaux s'abaissent, autorisant les jouteurs à tenter une nouvelle fois leur chance. Las, ce passage ressemble au précédent : une petite cavalcade et puis s'en vont. les jouteurs sont rappelés dans le rang duquel ils sont partis pour la première fois.

    Troisième lance...
    Celui qui montrera le plus d'audace remportera ce duel car il suffit de briser une fois pour l'emporter pour de bon. L'arbitre fait signe, les drapeaux sont manipulés, les jouteurs s'élancent! Riwenn et Melisende semblent comprendre qu'il suffit d'un rien pour emporter la victoire, on sent plus de conviction dans leur chevauchée. Les lances sont abaissées et avec beaucoup de précisions cette fois : tant la Languedocienne que l'Armagnacais touchent. Mais la première fait mieux que le second : elle, elle rompt sa lance. Et ce sera suffisant puisque les deux restent en selle!


    Par une lance brisée à aucune, la dame de Rocheblave est déclarée vainqueur!


Citation:

    Ordinairement, l’Hospitalière et la Blanche sont du même côté de la barrière. Aujourd'hui, c'est en face à face qu'elles vont en découdre puisque Perrinne de Gisors-Breuil, marquise de Rosny, duchesse de Lillebonne, baronne de Cambremer, dame de Guibray, de Neaufles & de Saint-Michel-aux-Loups affronte Baile de Kestel, dame de Lascaux, chevalier & Grande Amazone de l'Ordre de la Dame Blanche à l’Écu Vert!




    Première lance...
    Est-ce l'habitude des combats? L'envie de vite achever cette rencontre courtoise qui demeure un duel? Ou un subtil mélange des deux? Toujours est-il que les deux représentantes d'ordres royaux ne se font pas prier dès qu'autorisation leur est donnée d'aller s'affronter. Le bruit des sabots résonnent, rythmant une progression effrénée... Et c'est le choc! Baile qui n'a pas pu atteindre la targe de Perrinne est projetée en arrière! En effet, la Normande elle n'a pas manqué son objectif, mieux a brisé sa lance et si fort que la Grande Amazone en a perdu son assiette. Celle-ci, habituée à tomber pour mieux se relever, ne se blesse heureusement pas.


    Par chute de son adversaire, la marquise de Rosny est déclarée vainqueur!


Citation:

    C'est celui qui a mis à bas le maître des lieux et un des favoris du tournoi qui est annoncé : Guitail, seigneur de Laval-près-Puycelci! Face à lui, Kantin Aymeric de Mialans, seigneur de Banson et de Clavières-sur-Alagnon.



    Première lance...
    On a pu entendre les tribunes bruire quand Guitail a rejoint son rang... Il a fait tomber Actarius d'Euphor et l'on se demande si ce coup d'éclat sera feu de paille ou ravage incendiaire. Les drapeaux sont abaissés et les cavaliers lourdement harnachés éperonnent. L'objectif est simple : briser toute! Et cet objectif-là, l'Auvergnat l'a fort bien intégré. Il dégaine, touche, brise! Chez le seigneur de Laval-près-Puycelci, pas de miracle : targe touchée et chute violente au sol; le Toulousain s'en sort d'ailleurs avec une blessure légère à la main.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Banson est déclaré vainqueur!


Citation:

    Nouveau duel entre hommes pour cette cinquième confrontation : Ascalon Breydel, comte de Bergues, baron de Rumes, seigneur de Cazaux & de Temse est opposé à Bernard de Padirotte, seigneur d'Épalais.




    Première lance...
    Par les drapeaux qui s'affaissent, autorisation est donnée aux deux jouteurs de partir à l'attaque. Dociles, le Flamand et l'Auvergnat s'exécutent, lançant leurs montures vers l'avant afin d'atteindre le galop. L'instant de croiser, et donc d'armer, arrive rapidement. Le choc est rude et résonne dans l'air le bruit des rochets accrochant les targes. En effet, tant Ascalon et Bernard viennent de toucher, le héraut allant jusqu'à rompre son arme. Le comte de Bergue aura-t-il mis de trop de force et perdu en concentration? Peut-être, car il tombe de cheval tandis que le Padirotte parvient à conserver son équilibre. Le Flamand a peut-être brisé mais il est surtout tombé, se blessant légèrement au mollet.


    Par chute de son adversaire, le seigneur d'Épalais est déclaré vainqueur!


Citation:

    Retour sur la lice pour celle qui est en tête du classement de la Ligue de Joutes, Neyco de la Franche Mariemont Casaviecchi Erementar, baronne de Hautpoul, dame de Brassac. Face à elle, un autre novice qui a su se débarrasser d'une jouteuse expérimentée, Alexakis d'Orélus de Litneg, seigneur de Berganty.




    Première lance...
    Prudence de la part de la Toulousaine? Appréhension de la part du Guyennais. Seuls eux deux le savent. Ce qui est sûr, c'est que ce passage-là aurait été le même si cela avait effectivement été le cas : un petit tour pour rien car ni l'un ni l'autre n'a touché.

    Deuxième lance...
    Neyco a l'expérience pour elle, Alexakis l'audace de ceux qui n'ont rien à perdre. Et c'est l'audace qui manifestement paie car la baronne de Hautpoul, malgré toute sa maîtrise en parvient pas à toucher la targe de son adversaire. Côté Litneg en revanche, la réussite est bien plus... franche, oui franche, comme l'un des noms de Neyco. Et franche car la lance s'abat sur l'adversaire, franche car la lance se brise, franche car elle fait tomber au sol une des favorites du tournoi qui heureusement s'en sort sans dommage physique.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Berganty est déclaré vainqueur!


Citation:

    Les deux qui s'avancent à présent sont loin d'être des novices. À droite, Mc Legrand, vicomte de Montgommery, seigneur de Gaudigny & de Romont; à gauche, Rotule Baccard, duc de Clermont-en-Viennois, seigneur de Clansayes.




    Première lance...
    En avant toute pour un duel riche en promesses. Sur le papier en tous les cas. Ce passage-là ne produira rien d'autre qu'un simple défilé au galop, les deux se croisent bien mais en vain.

    Deuxième lance...
    On espère un peu plus d'action que celle proposée par les chevaux, messieurs. Non? Toujours pas? Toujours pas. C'est lance intacte que chacun rejoint son rang de départ.

    Troisième lance...
    Un peu de nerf! Ce troisième passage peut décider dans un sens ou dans un autre d'un vainqueur. Un coup d'éclat peut faire toute la différence. Les deux hommes expérimentés qui se tiennent prêts à y aller le savent. Ils le savent, et ils y vont. Les destriers gagnent en vitesse, amenant leur cavalier au contact... et du vrai contact cette fois : tant Mc que Rotule touchent! Le premier y va même franco et réalise ce coup d'éclat espéré car c'est en effet en éclats que sa lance termine. Et le second? Eh bien le second en est tombé, se navrant légèrement la nuque dans son déboire.


    Par chute de son adversaire, le vicomte de Montgommery est déclaré vainqueur!


Citation:

    Deux habitués des lices et des champs de bataille s'avancent maintenant : Elhrik Vonlichtenchein d'Erementar, baron de Hautpoul, seigneur de Brassac est contre Fred de Castelviray, vicomte de Châteauneuf-du-Thymerais & de Rémalard, baron d'Authon-du-Perche.




    Première lance...
    Le baron de Hautpoul fera-t-il parler son expérience face à son rival bien moins aguerri que lui pour ce qui est des tournois? La réponse apparaît bien vite. Le signal donné, les deux adversaires s'élancent, la lance en main. Peu avant de se croiser, ils abaissent chacun pour un résultat bien différent : Fred met en plein dans le mille, brise sa lance là où Elhrik n'effleure même pas l'Alençonnais. Résultat? De la casse, mais rien de plus, le Toulousain reste bien en selle.

    Deuxième lance...
    Après un bref retour au rang, les deux rivaux repartent, résolus. Cette fois, les rôles sont inversés : c'est le Castelviray qui manque sa cible et c'est l'Erementar qui parvient à atteindre la targe de son adversaire et à y briser sa lance. Mieux, la vigueur donnée à l'élan fait démonter le vicomte de Rémalard qui se retrouve au sol, heureusement sans blessure.


    Par chute de son adversaire, le baron de Hautpoul est déclaré vainqueur!


Citation:

    Duel de femmes, duel de blondes, duels de femmes mariées. Maltea di Favara Fontanaz, duchesse consort de Champagne défie Malone de Beauvoir-sur-Mer, vicomtesse de Sainte-Hermine, dame de Beauvoir-sur-Mer & de l'Île d'Olonne.




    Première lance...
    Un signe de la main de la part de chaque juge-diseur, une validation de la même manière de la part de l'arbitre, les deux dames furent invitées à y aller. Ce qu'elles firent, lançant leurs montures vers l'avant. Les lances hardiment dressées dans le ciel s'abattirent et chacune connut une fortune diverse. Celle de Malone demeura intacte, ne touchant pas la targe. Celle de Maltea se brisa en cognant contre le petit écu de la vicomtesse de Beauvoir-sur-Mer. Celle-ci, déstabilisée, en chut et se blessa légèrement à la jambe dans le mouvement.

    Par chute de son adversaire, la duchesse consort de Champagne est déclarée vainqueur!


Citation:

    La novice Gatimasse, vicomtesse du Rivau, baronne d'Azay-sur-Cher, dame de Saulaie se retrouve face au moins novice Keridil d'Amahir-Euphor, pair de France, duc de Chartres, vicomte de Montpipeau, baron de Seignelay, seigneur de Bréméan & de Railly.




    Première lance...
    Pour ses premières joutes, la vicomtesse du Rivau a su passer l'écueil des éliminatoires. Continuera-t-elle sur sa lancée? Le moins que l'on puisse dire c'est que le départ donné, elle prend rapidement les affaires à son compte. Keridil en vue, elle abaisse sa lance et la pointe en avant avec précision. L'arme de bois tape tout contre la targe du duc de Chartres. Celui-ci, impuissant, n'a pas réussi à toucher et ne parvient pas davantage à conserver les pieds dans les étriers. Le pair de France chute mais atterrit sans dommage.


    Par chute de son adversaire, la vicomtesse du Rivau est déclarée vainqueur!


Citation:

    C'est un nouveau duel en désquilibre qui s'annonce. La nouvelle Sophie Garion, comtesse de Châtellerault, vicomtesse de La Chaize-le-Vicomte, baronne de Tiffauges, dame d'Erguenault hérite de l'expérimenté Romuald MacCornell, seigneur de Cornillon-en-Trièves.




    Première lance...
    C'est parti, et vite parti! Chacun porté par son succès au tour précédent s'élance avec conviction. Mais la Poitevine continuera-t-elle à bénéficier de la chance de la débutante? On le sait vite car c'est parti, vite parti... et vite fini. Romuald en effet faisant parler force et expérience atteint son but, rompt sa lance dans le choc et envoie valdinguer la comtesse de Châtellerault. Celle-ci tombe et dans son atterrissage forcé s'abîme légèrement le dos.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Cornillon-en-Trièves est déclaré vainqueur!


Citation:

    C'est un duel propre à briser le cœur de Montjoie qui est lancé puisque deux officiers héraldiques sont appelés sur la lice. D'un côté le sud, avec Cleopatre dePayns de Trevière, dame d'Enfruts, de Sadournin & de Villeneuve-la-Crémade et de l'autre le nord avec Tsampa d'Eusébius, vicomtesse de Montgommery, dame de Gaudigny & de Romont.




    Première lance...
    La vicomtesse de Motgommery fera-t-elle aussi bien que son époux? La chevauchée qui vient d'être lancée de chaque côté et qui va aboutir au centre du champ-clos au croisement des jouteuses va le faire savoir. Ce croisement survient, les deux officiers héraldiques habituées à se rencontre en salle des caducées oublient toute cette pondération, cette neutralité, cette réserve qui sont l'apanage des hérauts pour se courtoisement porter des coups. À ce petit jeu-là, c'est Cleopatre qui se montre la plus douée car sa lance parvient à choquer la targe là où Tsampa, non. Et la lance de la Rouergate se brise comme se brisent les espoirs de la vicomtesse de Montgommery qui chute et au passage se fait légèrement mal à l'épaule.


    Par chute de son adversaire, la dame de Villeneuve-la-Crémade est déclarée vainqueur!


Citation:

    La Bourgogne rencontre la Tournaien en les personnes de Niall de Rivien, duc de Montréal, vicomte de Sennecey et Joachim de Fargot, vicomte de Saint-Mars, baron de Candès-Saint-Martin, seigneur de Fargot.




    Première lance...
    Ce sera un passage d'observation. Les deux jouteurs s'élancent au signal, abaissent leur lance mais rien de plus : aucun ne parvient à atteindre son adversaire.

    Deuxième lance...
    Qu'en sera-t-il cette fois? Les duettistes repartent à l'assaut, poussant leur monture au galop, et maintenant fermement leur lance à la verticale le temps pour eux de prendre de la vitesse. La rencontre survient quand les deux lances sont descendues et portées vers l'avant : tant Niall que Joachim touchent! Cependant, la différence se fait dans la force imprimée dans le coup : le Bourguignon parvient à briser son arme, le Tourangeau, non. Pis, celui-ci, déstabilisé, en tutoie les airs avant de s'en écraser au sol, sans dommage. Mais son adversaire aussi dégringole et se blesse légèrement à l'avant-bras.


    Par une lance brisée à aucune, le duc de Montréal est déclaré vainqueur!


Citation:

    Confrontation féline à suivre : Hélène Blackney Guérande, dame de Bouillon-sur-Mer se mesure à Elisabeth Stilton, dame de Lusigny.




    Première lance...
    Le signal est donné, les deux jouteurs s'élancent. Mai seulement pour ne pas toucher car si les lances se croisent bien, elles ne font pas mouche. On recommence!

    Deuxième lance...
    Alors qui? Il faudra attendre le passage suivant pour le savoir car si les deux donzelles s'élancent au moment convenu, elles n'accompliront rien d'autre de notable. les lances s'abaissent et c'est tout. Il va falloir y retourner.

    Troisième lance...
    Du nerf! C'est maintenant ou jamais pour briller et l'emporter sans qu'un nouveau passage soit nécessaire! Une des deux l'a bien compris puisque pour la première fois du duel, Hélène touche et fait exploser sa lance! La fille du Chat a rempli sa part et mieux, elle envoie au sol une dame de Lusigny qui n'aura donc toujours pas atteint de cible durant ce duel. Le Chancelier s'en sort néanmoins indemne.


    Par chute de son adversaire, la dame de Bouillon-sur-Mer est déclarée vainqueur!


Citation:

    Dernière qualifiée des éliminatoires, Erwelyn Corleone de Jeneffe, duchesse de Saint-Fargeau, baronne d'Auxonne & d'Évron, dame de Saint-Antoine-de-Rochefort hérite du premier concurrent n'ayant lui pas eu à supporter les affres d'un premier tour, Crezus de Montestier, duc de Bourgogne.




    Première lance...
    La fraîcheur l'emportera-t-elle? Ou au contraire l'échauffement de la veille bénificiera-t-il à la Mainoise? En tous les cas, départ en trombe des deux concurrents, pour des fortunes diverses. Quand les lances s'abaissent et se croisent, seule celle du duc de Bourgogne trouve sa cible et se brise. La lance de la duchesse de Saint-Fargeau demeure elle intacte.

    Deuxième lance...
    C'est le débutant qui mène. Erwelyn doit à tout prix se reprendre pour recoller au score. Le signal de s'avancer et de galoper et donné et ça s'élance et ça galope! Hélas pour les spectateurs, hélas pour la Poneytte, il ne se passera rien de notable entre l'époux de la fille adoptive du mari de l'officier héraldique en charge du Maine et ce dernier.

    Troisième lance...
    Bon, là, ça s'annonce critique pour Erwelyn qui doit impérativement se concentrer et mettre à profit mobilisation pour espérer décrocher un point ou, histoire d'en finir pour de bon, une chute. Las, nouvelle chevauchée pour des nèfles, la joute s'est transformée en tranquille réunion entre apparentés là où on aurait préféré une castagne familiale.


    Par une lance brisée à aucune, le duc de Bourgogne est déclaré vainqueur!


Citation:

    Ce sont deux novices particulièrement importants pour les comtes du Tournel qui sont annoncés. D'un côté, le filleul de la comtesse, Miguaël Enguerrand de la Louveterie-Montfort[/color]; qui joute en l'honneur de sa promise Jehanne Elissa de Volpilhat, vicomtesse de Cauvisson, baronne de Ternant. De l'autre, la cousine du comte, Margot d'Euphor, dame de Fontenay-en-Charolais.




    Première lance...
    C'est sous les yeux des comtes du Tournel qui chacun soutient son favori que Miguaël et Margot s'élancent. Les joutes sont sport courtois et les deux, là, semblent l'avoir bien intégrés. C'est courtoisement qu'ils galopent, courtoisement qu'ils galopent et courtoisement qu'ils se manquent.

    Deuxième lance...
    Nouveau départ, nouveau galope, nouvelle avancée, nouveau croisement. Les lances sont... à nouveau abaissées et cette fois, si la courtoisie est évidemment toujours de mise, l'on va dire qu'elle est un peu plus remuante. En effet, il y en a bien un qui se secoue et se mobilise un peu et c'est Miguaël qui parvient à cogner la targe de Margot. Si le coup porté n'est pas assez fort pour causer la rupture de la lance, il est suffisant pour entraîner la chute de la dame de Fontenay-en-Charolais qui atterrit au sol, Dieu soit loué, sans se blesser.


    Par chute de son adversaire, le Louveteau est déclaré vainqueur!


Citation:

    C'est un autre cador de la Ligue de Joutes et donc favori du tournoi qui est appelé, Lexhor d'Amahir de la Louveterie, pair de France, prince de Montlhéry, duc d'Alluyes, d'Amboise & de Luynes, vicomte de Montbazon, baron d'Auneau, de Château-Landon, de Vouvray & de Yèvre-le-Châtel, seigneur de Pleaux. Et pour sa mise en bouche? Un jouteur assez peu expérimenté, Cyrus Sinclar, seigneur de La Beaumontdière.




    Première lance...
    C'est un nouveau duel déséquilibré sur le papier qui va s'ouvrir. Certaines des confrontations précédentes ont cependant démontré que d'être favori ne signifie pas favorisé. Qu'en sera-t-il? Eh bien, c'est ce qu'on appelle ne pas faire dans le détail, on plutôt, les suivre à la lettre pour mieux les expédier. Car Cyrus est bel et bien expédié, et au sol où il chute lourdement après avoir été renversé d'un puissant coup de lance porté sur sa targe. Lui qui n'a rien touché git désormais au sol, sans dommage, mais avec les éclats de la lance brisée de l'Orléanais éparpillés autour de lui.


    Par chute de son adversaire, le prince de Montlhéry est déclaré vainqueur!


Citation:

    Duel ducal à suivre! Victoire de Joncheray-Devirieux, duchesse de Château-Queyras, vicomtesse de la Garde-Adhémar, dame de Mirmande, Saint-Chaffrey & de Vernet-Sainte-Marguerite affronte Ereon d'Asceline, duc d'Andelot-Blancheville, vicomte de Condry, baron de Maligny, seigneur de Rosoy-sur-Amance & de Savigny.



    Première lance...
    Si la duchesse de Château-Queyras n'est pas une complète débutante, c'est d'un gros morceau qu'elle vient d'hériter. L'idée est donc de tenter de le croquer en partie, à défaut de pouvoir en faire une bouchée, Ereon n'ayant rien d'une meringue. Il le démontre d'ailleurs quand au moment de croiser Victoire il tend un bras loin d'être flapi et capable par sa fermeté et sa vigueur de heurter la targe de la Dauphinoise en plein cœur. Celle-ci n'est pas en sucre et n'est donc pas en reste : elle touche aussi! Mais voilà, s'il n'y a pas de meringue sans casser des œufs, il n'y a pas de vainqueur sans bris de lance et le Champenois connaît fort bien la recette et se propose de l'appliquer à la lettre. Il brise donc et, en bon artisan, appose sa touche finale, la cerise sur le gâteau, the icing on the cake, la Devirieux sur le sable. Dieu merci, celle-ci en sort entière.


    Par chute de son adversaire, le duc d'Andelot-Blancheville est déclaré vainqueur!


Citation:

    Un Champenois pouvant en cacher un autre et en l'occurrence une autre, eh bien, Aimelin de Millelieues, seigneur d'Étampes-sur-Marne hérite de Hersent d'Ar Sparfel, dame de Maizières & de Vignory, c'est comme ça!



    Première lance...
    C'est du balèze sur la lice : un cador contre une habituée, dans les tribunes, on est ravi. Les deux, là, connaissent la routine et s'élancent aussitôt les drapeaux abaissés, pressés de pouvoir abaisser à leur tour ce qu'ils tiennent d'une main. Les sabots des chevaux martèlent le sol dans un boucan d'enfer et le choc qui survient ajoute au bruit infernal. D'un coup très bien placé, Hersent atteint la targe d'Aimelin qui lui a en revanche complètement manqué son attaque. Et la dame accroît son avantage en brisant son arme. La lance rompue, le rab de force met bas un seigneur d'Étampes-sur-Marne impuissant à garder son équilibre. L'homme se relèvera, indemne.


    Par chute de son adversaire, la dame de Maizières est déclarée vainqueur!


Citation:

    Duel de femmes pour poursuivre puisque Wendoline de Sisley, dame de Griemontiers se mesure à Angelyque de la Mirandole, pair de France, duchesse consort de Bourgogne.




    Première lance...
    Ces dames seraient-elles pressées d'en découdre? Le départ donné, elles s'élancent sans tergiverser! Mais si la vitesse importe pour parvenir à hauteur suffisamment lancé, il faut aussi savoir ne pas se laisser prendre par l'allure et garder sa lucidité pour frapper au bon endroit, au bon moment. Angelyque et Wendoline saisisse cet instant-clé au bon moment : toutes deux touches. Leurs fortunes en sont cependant diverses. La dame de Giremontiers voit sa lance rester en un seul tenant, la Charolaise la sienne exploser. Et ce qui compte, c'est bien le bris. Sauf s'il y a chute. Mais voilà, les deux tombent, la dame de Giremontiers se blessant légèrement à la nuque. Les deux sont au sol? C'est donc bien le bris qui compte.


    Par une lance brisée à aucune, la duchesse consort de Bourgogne est déclarée vainqueur!


Citation:

    Les spectateurs sont décidément gâtés! Autre vedette de la Ligue, Célénya Océalys, dame de Lasson est appelée. Face à elle, un jouteur expérimenté est annoncé, il s'agit Heimdal von Strass, duc de Courtomer, vicomte de Lonlay-l'Abbaye, seigneur d'Augnax & de Belleville-sur-Vie.




    Première lance...
    Qui des deux tirera son épingle du jeu? Le suspens est palpable. Mais ce qu'il faut palper, c'est la targe de son adversaire et tant la dame de Lasson que le duc de Courtomer le savent bien. C'est avec cet objectif en vue qu'ils s'élancent et c'est avec l'autre en ligne de mire qu'ils abaissent leurs lances quand ils se trouvent suffisamment proches. Le coup porté par Célénya ne recueille que le vent et c'est Heimdal qui se montre efficace en touchant la targe de la Champenoise et en brisant sa lance. Tellement efficace qu'il envoie valser la poursuivante de Minerve qui ne souffrira heureusement d'aucune blessure, même légère.


    Par chute de son adversaire, le duc de Courtomer est déclaré vainqueur!


Citation:

    Agnès de Saint-Just, princesse de Dammartin-en-Goële, duchesse de Bouillon, comtesse du Lavedan, vicomtesse de Bapaume, baronne de Desvres, dame de Seuiri sera-t-elle au goût au vassal de deux princes qu'est Anthoyne de la Louveterie, seigneur de Chasnay-en-Marzy & de Maillé?




    Première lance...
    Les deux nobles s'avancent avec fougue! L'un et l'autre abaissent leur lance au moment propice, l'un et l'autre touchent, l'un et l'autre brisent, l'un et l'autre restent en selle. C'est de toute beauté.

    Deuxième lance...
    Après un premier passage tonitruant, la prudence semble de mise. Si chacun des cavaliers galope vers sa cible, aucun ne parvient à la toucher. Un coup pour rien, retour au rang de départ.

    Troisième lance...
    Qui parviendra à prendre l'avantage? Toujours entraînés par la même volonté d'en découdre, la princesse de Dammartin-en-Goële et le seigneur de Chazay-en-Marzy repartent une fois de plus à l'attaque. Ce passage diffère heureusement du précédent mais cette fois seul le Louveterie touche et brise là où la Saint-Just demeure en selle sans avoir effleuré son concurrent.


    Par deux lances brisées à une, le seigneur de Maillé est déclaré vainqueur!


Citation:

    Un régulier, Gamalinas Lanas, seigneur de Larche pour un novice Orandin de Litneg, vicomte de Calvignac, seigneur de Haget, voilà le programme!




    Première lance...
    Et le régulier nous vient de l'Empire – de Savoie plus précisément –, en toute amitié, tandis que le novice nous arrive de Guyenne. Le signal du départ est donné et il est rapidement perceptible que c'est le seigneur de Larche qui prend la confrontation à son compte. Sa lance pivote vers l'avant avec rigueur et précision, pour cogner la targe du vicomte de Calvignac. Celui-ci déstabilisé ne connaît pas la même réussite, pis, alors que la lance de Gamalinas se rompt en centaines d'éclats, il est déséquilibré et tombe mal sur le terrain, se blessant légèrement au jarret.


    Par chute de son adversaire, le seigneur de Larche est déclaré vainqueur!


Citation:

    Deux novices sur la lice Davor d'Estissac-Lisaran, seigneur de Château-Larcher rencontre Khaliama de Trévière, comtesse d'Astarac, dame de Neufchâteau-en-Ardenne & de Saint-Clar.




    Première lance...
    Les drapeaux s'abaissent et la Trévière éperonne tout aussitôt. Porté par son élan, elle abaisse avec conviction et fait mouche en voyant sa lance se briser après avoir touché la targe de son adversaire. Côté Estissac, il en va différemment, à l'opposé même : si la lance est bien abaissée, elle ne fend que le vent.

    Deuxième lance...
    Cette confrontation s'annonce pleine de promesses. Davor ne semble en effet pas éprouvé par ce premier passage qui l'a vu se rater et laisser sa concurrente ouvrir le score des bris. Il s'élance avec ardeur et prend le duel à son compte, en parvenant à réagir tout aussitôt. Il fracasse sa lance avec force, la fait voler en éclats. Et, dans une inversion des rôles, c'est Khaliama qui subit en se manquant à son tour et en parvenant néanmoins à conserver les pieds dans les étriers.

    Troisième lance...
    Qui brisera sa lance? Qui fera tomber l'autre? Qui en somme emportera la décision? Il faudra attendre le passage suivant, les jouteurs, entretenant le suspens, ayant décidé de se croiser sans se toucher.

    Quatrième lance...
    La Blanche s'élance avec fougue! Les drapeaux à peine baissés et elle est déjà partie. Côté poitevin, c'est plus lent, Davor semble moins concerné. Ces dispositions se confirment au moment où les duellistes se croisent : si les lances s'abaissent bien des deux côtés, le résultat n'est pas le même. Khaliama touche et brise; le seigneur de Château-Larcher rate complètement sa cible et pis, mu par le choc reçu, tombe de cheval. Il se relève, sans aucune blessure.


    Par chute de son adversaire, la comtesse d'Astarac est déclarée vainqueur!


Citation:

    Confrontation cent pour cent féminine à suivre. Éleïce de Valten di Maggio & d'Astralgan, duchesse du Lavardin, vicomtesse de l'Isle-Bouchard, baronne du Gault-Perche, dame de Tyx se mesure à Brunehaut de Navarot, dame de Saint-Florent-des-Bois.




    Première lance...
    Et c'est parti! Jaillissant soudainement de leurs rangs respectifs, la Tourangelle et la Poitevine œuvrent pour gagner rapidement du terrain. Arriver lancé sur son adversaire contribue au succès, il ne faut donc pas ménager ses efforts. Les deux femmes peuvent désormais s'apercevoir et distinguer le but de leur avancée : la targe. Éleïce, cette objectif bien ancré, étend son bras armé et cogne le petit écu fixé sur l'armure de Brunehaut. Cette dernière ne connaît pas le même succès, si elle vise, elle ne parvient pas à concrétiser. Aucune lance dans cette rencontre ne se rompt mais l'échange a été suffisamment vigoureux pour faire choir une dame de Saint-Florent-des-Bois qui valdingue au sol et s'en sort malgré tout aussi intacte que sa lance.


    Par chute de son adversaire, la duchesse du Lavardin est déclarée vainqueur!


Citation:

    C'est un autre des jouteurs les plus expérimentés, Ursus de Valbois, duc de Châteaurenard, seigneur de Chevilly, de Quiers-sur-Bezonde & du Mée, qui est offert sur un plateau à un parfait débutant venu de l'Empire, Audric de Targaryen, baron de Kehlen, seigneur de Rouvres-en-Xaintois.




    Première lance...
    Comme pour d'autres avant eux, le duc et le baron ne se montrent pas incisifs pour leurs débuts sur le champ-clos à l'occasion de la deuxième édition des joutes tourneloises. Les cavaliers se sont bien avancés mais rien de plus n'a été produit : pas de lance brisée et pour cause, pas de lance ayant atteint de targe.

    Deuxième lance...
    L'Impérial, clairement, prend l'initiative, et cela se traduit par une touche assénée avec une force propre à faire éclater la lance. En face, il faut toute la maîtrise, toute l'expérience du duc de Châteaurenard pour ne pas tomber de selle, surtout après s'être, en plus du choc, vu déstabiliser par le coup qu'il a de son côté manqué.

    Troisième lance...
    C'est reparti! Audric se montre décidément plus convaincu – et donc plus convaincant – dans ses gestes. Cela se voit à sa course, à sa manière d'abaisser pour mieux toucher... et briser, encore! L'Orléanais pour sa part est toujours en manque de réussite, pour la troisième fois, il livre la même prestation en ne touchant pas. Sa seule consolation? Rester en selle.


    Par deux lances brisées à aucune, le baron de Kehlen est déclaré vainqueur!


Citation:

    Après monsieur, madame. Ellesya de la Louveterie d'Amahir, princesse de Montlhéry, duchesse d'Alluyes, d'Amboise & de Luynes, vicomtesse de Montbazon, baronne d'Auneau, de Château-Landon, de Vouvray & de Yèvre-le-Châtel, dame de Pleaux s'en vient défier un autre des hérauts participant au tournoi, Lanfeust de Troy, duc de Riom & de Souvigny, baron d'Ischia & de Creil, seigneur de Chamalières.



    Première lance...
    Si l'Ambacienne n'est pas la plus expérimentée des tournoyeurs inscrits, elle a cette année remporté un tournoi. Le duc de Souvigny face à elle ne peut en dire autant, tant pour l'expérience que pour les titres. Mais en joutes tout est possible... une lance brisée n'assure ainsi pas la victoire et si Lanfeust peut se féliciter d'avoir à l'instant brisé la sienne, il peut se rendre compte que cela ne vaut rien avec une Ellesya qui en fait de même. Car voilà, le choc a été terrible : une touche de part et d'autre, des lances en morceaux pour les deux. Terrible, oui car il a occasionné une chute qui fait définitivement comprendre au duc de Souvigny qu'une lance brisée n'assure pas forcément la victoire. Il se consolera d'en être lui sorti en un seul morceau.


    Par chute de son adversaire, la princesse de Montlhéry est déclarée vainqueur!


Citation:

    C'est encore un duel déséquilibré qui est présenté car il mettra aux prises l'un des légendes de la joute française, Llyr di Maggio & d'Astralgan, pair émérite de France, duc du Lavardin, vicomte de l'Isle-Bouchard, baron du Gault-Perche, seigneur de Tyx à ue Chamepnoise joutant irrégulièrement, Colombe-Alix Amnell, baronne de Chalancey, dame d'Ussy-sur-Marne.




    Première lance...
    Les tribunes bruissent, car Llyr di Maggio sur un champ-clos est toujours un spectacle apprécié. En sera-t-il encore une fois ce jour? Les drapeaux qui s'abaissent brisent le suspens, place à l'action! Les deux jouteurs s'élancent, dans le cliquetis des armures, des harnois, des éperons. La distance entre le Cygne et la Colombe s'amenuisent et les deux volatiles préparent leur assaut. Au jeu des coups de patte, nos deux oiseaux font preuve de la même habileté, l'un comme l'autre touche. Mais c'est côté champenois que la décision se fait, l'Amnell volant dans les plumes du vénérable Llyr qui accompagné des éclats de la lance de sa rivale tombe lourdement au sol. Elle aussi d'ailleurs, et aucune ne se blessera dans ce vol plané synchronisé. Mais voilà, elle a brisé, lui non.


    Par une lance brisée par aucune, la baronne de Chalancey est déclarée vainqueur!


Citation:

    Duels de novices pour continuer, Gabrielle de Montbray-Sempère, dame de Dréhance & de Valsiger affronte Argawaen Dehuit de Malemort, seigneur de Cosnac & de Lugan.




    Première lance...
    Le duel annoncé est totalement ouvert et d'autant plus que si ces deux-là ont une expérience plus que limitée en matière de tournois, leurs parcours respectif démontre qu'ils s'y connaissent néanmoins armes à la main. C'est une lance que chacun tient en ce jour et il s'agit de frapper, le plus vite, le plus juste. Gabrielle et Argawaen l'ont fort bien compris comme en témoigne la violence de leur rencontre : dans le bruit métallique du rochet s'écrasant contre la targe, les deux touchent! Mieux les deux brisent la lance, dans l'harmonie de l'éclatement du bois de leurs longues armes! Mais Gabrielle prend l'avantage et le conservera, elle parvient à demeurer en selle tout en entraînant le seigneur de Lugan au sol. Pas de blessure, pour l'ancien garde royal.


    Par chute de adversaire, la dame de Valsiger est déclarée vainqueur!


Citation:

    C'est un vieil habitué des tournois, Geoker de Loxley, comte de Saint-Gilles, qui est invité à prendre place dans l'un des rangs. À son opposé, c'est un complet débutant qui fait ses débuts en joutes, Ricco, seigneur de Fénelon & de Saint-Laurent-du-Buisson.



    Première lance...
    Certains hommes ne souhaitant pas jouter contre des femmes choisissent car c'est leur droit de déclarer forfait. Alors, le comte de Saint-Gilles appelé à défier à un homme ne se le fait pas dire deux fois! Pas de sortie prématurée sur tapis vert... pas plus que sur le sol du Tournel! En effet, prenant la confrontation à son compte, il ne tergiverse pas quand il s'agit de viser la targe du seigneur de Fénelon. Et c'est donc sans hésitation qu'il porte son coup et sans mollesse qu'il affirme sa poussée. Sa lance s'en brise, son rival qui ne connaîtra pas la même réussite puisqu'il ne touchera rien s'en écroule. Il se relèvera, la hanche légèrement blessée.


    Par chute de son adversaire, le comte de Saint-Gilles est déclaré vainqueur!


Citation:

    Deux novices pour cet avant-dernier duel des trente-deuxièmes de finale : Hadrien Marcus de Sparte, duc impérial d'Ensisheim, prince de Dinant, baron de Menezalban, seigneur de Chevigny affronte Albine de la Fléchère-Marigny, dame de Sauvagnat-Sainte-Marthe.




    Première lance...
    Si les deux jouteurs s'élancent quand ils sont autorisés à le faire, ce sera là la seule chose qu'ils se permettront : aucun des deux ne touche et tous deux gagnent le rang d'en face avec une lance intacte.

    Deuxième lance...
    Autre coup pour rien car c'est une redite du premier passage qui est offerte aux spectateurs du Tournel. Nouveau retour au point de départ, sans casse, ni touche.

    Troisième passe...
    Tout peut se jouer sur ce dernier passage. Celui qui prendra l'avantage sur l'autre remportera le duel. Tous deux le savent et la physionomie de la rencontre change du tout au tout. Au moins côté auvergnat. En effet, c'est Albine qui se montre la plus incisive et la plus combattive puisque le prince de Dinant ne touche rien là où elle a plus de succès en réussissant l'inverse de son opposant : une touche, des éclats boisés et une poussée suffisant puissante pour balancer l'Impérial cul par-dessus tête. Pas de blessure pour l'échoué sur la lice, c'est déjà ça de pris.


    Par chute de son adversaire, la dame de Sauvagnat-Sainte-Marthe est déclarée vainqueur!


Citation:

    Qui de Ninouchka du Val Ancien, duchesse d'Orléans ou de Floriane de Chéroy, comtesse de Moissey, vicomtesse de Chaumergy, dame de Cusy & de Liroux arrachera le dernier billet pour les seizièmes de finale?




    Première lance...
    Et quelle lance! Explosive, explosée même! Il est devenu très vite clair que l'Orléanaise qui a goûté depuis peu au joies des tournoi ne comptait pas en rester là! Geste précis, millimétré même, là où la comtesse de Moissey se manque complètement, Ninouchka touche en pleine targe. Le résultat est sans appel : lance explosée donc et concurrente catapultée au sol. Par bonheur, la Franc-Comtoise s'en sort aussi intacte que sa propre lance.


    Par chute de son adversaire, la duchesse d'Orléans est déclarée vainqueur!



ellesya a écrit:
La jeune princesse s'était faite armer de ses plates fort tôt par Marc, désireuse qu'elle était de suivre autant de duel que possible malgré la chaleur estivale. Une place à l'ombre fut trouvée sans mal par son page. De toute manière, tout l'équipement n'était pas encore en place. Son arrivée coïncida avec la victoire de la fille d'Actarius ce qui tira un sourire à la Walkyrie bien qu'elle ne compta pas Melisende dans ses relations.
Un gobelet de vin allongé d'eau lui fut servi lorsque Perrinne et Baile entrèrent en lice. Celle qu'elle aimait à considérer comme une amie -certes lointaine mais n'en avait-il pas toujours été le cas pour ses affections féminines?- remporta sa qualification pour le tour suivant dès la première passe d'armes. Ses mains dépourvues de fer applaudirent avec l'assistance.
La suite l'intéressa pour les prestations offertes, sans pour autant la faire vibrer comme lorsqu'ils s'agissait d'amis ou d'ennemis. Ce faisant, elle se tenait au courant de la préparation de Carnage.

Il lui fut donné d'également applaudir la victoire de Gatimasse avant de ressentir une sensation étrange d'entendre cité un ancien titre de sa défunte mère auquel celle-ci avait renoncé, il y avait des années. Sentiment étrange de voir ressortir des fantômes aux visages connus ou créés sur base de récits puisqu'elle n'avait pas connu le premier époux de la Louve. Elle était née du troisième lit.

L'élimination de Joachim après deux traversées du champ clos lui tira une moue de déception.
Après la fille illégitime de son parrain licorneux, ce fut le tour de son frère à se présenter devant la foule. Contre Miss. A l'annonce de ce nom, Ellesya eut un élan de soutien vers celle-ci. Jusqu'à ce qu'elle se rende compte de l'état de la concurrente de Miguaël. Si elle abhorrait les homme refusant le combat contre une femme. En voir une, grosse, concourir lui paraissait d'une grande stupidité. Dépitée devant ce constat, elle ne ressentit rien à voir cet affrontement, à part une sensation d'irréalisme.

Vint enfin le tour de son époux, Grand Maître de la lice pour le coup. La victoire fut promptement enlevée devant l'air ravi de la jeune femme qui regagne heureusement en ardeur et bonne humeur.

Joie qui retomba en voyant Aimelin sortir vaincu mais heureusement sans navrure. Les grands tournois, c'étaient des montagnes russes émotionnelles pour peu qu'on soit intéressés par d'autres prestations que les siennes propres.

Quelques longs moments après, ce fut le duel entre son cousin et la veuve du roy honni. Malgré le déplaisir qui était le sien qu'il n'ait pas accompagné sa Maison pour ces festivités, il ne faisait aucun doute que l'Ambacienne soutiendrait Anthoyne. Aussi, ce fut fière qu'elle le vit s'imposer au terme de trois passes d'armes.
Il était temps de se retirer pour terminer de revêtir son habit de métal car son tour approchait.

Elle était opposée au Duc de Riom dont elle ignore l'expérience exacte, tout en sachant que rien n'est décisif tant que la course n'a pas été effectuée. Il suffisait de songer à Actarius pour s'en convaincre, bien qu'à son sujet, il soit de plus en plus question d'une malédiction.

Après un salut très rudimentaire, la concurrente de « Sylvestre » empoigna la lance tendue et la cala fermement contre le faucre de son plastron. Au signal, Carnage, dorénavant des plus à l'aise dans le contexte du jour, emporta sa cavalière à la rencontre de la lance de son adversaire.
Double choc. Celui de la lance tenue avec vigueur et qui heurte Lanfeust, celui de l'adverse qui explose comme sa consoeur au contact violent.
Troisième heurt... celui qui résonne comme une victoire pour la princesse toujours en selle. Le Duc a chu !

En portant sa monture jusqu'au héraut relevé sans mal apparent, la Walkyrie retira son heaume et son bonnet de protection posés sur ses cheveux étroitement tressés.


Votre Grasce, il n'est jamais plaisant de ne pouvoir continuer la compétition. Je vous souhaite malgré tout de garder un bon souvenir de ces fêtes.

Il restait encore une poignée de duels équestres mais, lasse après la vague d'excitation, Ellesya n'aspirait plus qu'à se faire déséquiper de son lourd harnachement et de profiter du reste de la journée pour se délasser avec ses proches. Elle prendrait connaissance des résultats de la fin des 32ème de finale sous sa tente en regagnant allure humaine.


Aimelin a écrit:
[Aimelin VS Hersent]


Encore elle ?!
Mais ça n’était pas possible !

Sourcils froncés, il réfléchissait à sa vengeance si sa comparse champenoise arrivait cette fois à le défaire. En principe c’était un coup l’un, un coup l’autre, et vu qu’il l’avait vaincu aux joutes des Dames Blanches, pour en plus arriver vainqueur du tournoi, cette fois-ci, il avait de fortes chances de jouer les fruits mûrs… au pire.

Soupir.

Et d’imaginer un stratagème pour lâcher quelques bestioles du cheptel de Champagne, non pas des ânes, dans les bureaux de l'Ar Sparfel et de sourire avec ironie en imaginant la scène. Ca pourrait être amusant et il dirait que c’était sans doute une erreur du gardien qui avait laissé l’enclos ouvert. Toujours trouver une porte de sortie.

Et pendant ce temps, la Duchesse de Brienne brillait. Elle venait de remporter ses trente deuxièmes après avoir passé haut la main les éliminatoires. Bravo jolie maman ! aurait il hurlé s’il n’avait pas peur d’abord d’être ridicule en criant comme une jouvencelle et de deux, de recevoir le premier truc qui tomberait sous la main de Champagne vu qu’elle détestait lorsqu’il l’appelait ainsi.

Juché sur Altaïr après avoir récupéré une lance et salué Montjoie d’une inclinaison de tête, il regardait son adversaire en fond de lice quand il dû fermer les yeux.
Nom de Zeus * ! le soleil du Tournel se reflétait sur l’écu ennemi !
Rha ce coup ci ça ne faisait aucun doute, Montjoie voulait se débarasser de lui pour stopper son ascension dans le classement après la défaite de son époux, et s’octroyer l’aide divine ça, ça n’était pas du jeu.
Restait une solution, fermer les yeux. Ha non, impossible, parce que les yeux fermés, c’était bien connu qu’on y voyait moins bien.
Et c’est ainsi qu’il rata totalement sa cible et sentit un énorme choc contre sa targe, avant de se trouver déséquilibré tant il fût surpris. Au suivant !

Mêm’ pas mal ! Une fois remis sur ses pieds et son bassinet enlevé, il expulsa un peu de sable de sa bouche et retira un gantelet afin de se nettoyer un peu le visage. Ce que c'était salissant les joutes !
Il afficha un sourire, malgré sa déception, pour féliciter Hersent.


Chacun son tour on dirait.
Félicitations et bonne chance pour la suite.. hum je crois que je vais faire comme vous aujourd'hui, vu la foule qu'il y a pour ce tournoi


Il se baissa et ramassa une poignée de sable.
Une fois sorti de lice, il regarda avec intérêts les duels de ses amies, grimaça au tour de Célénya, afficha une moue satisfaite au beau duel de Gnia bien que déçu de sa défaite, laissa un grand sourire éclairer son visage aux victoires de Sya et de la Baronne de Chanlancey, Coxynel, et ne put s’empêcher de se retenir de rire devant certaines réactions.
Cette manche terminée, il se dirigea vers le campement retrouver les siens.



* retour vers le futur




Hersent a écrit:
[Hersent VS Aimelin: on prend les mêmes et on recommence!]

Franchement, elle était vernie une fois encore: quand ce n'était pas le Chevalier de Jeneffe qui la faisait valser dans le sable, c'était Aimelin. Et vlan, la mimine innocente avait sorti du chapeau du Roy d'Armes de France l'adversaire qu'elle redoutait le plus car elle avait la poisse à chaque fois: Ai-me-lin!
C'est une Ar Sparfel ronchonnante, mal embouchée qui se rendit au campement pour houspiller tout le monde, surtout son écuyer, et déverser sa mauvaise humeur sur le premier valet croisé.


Jehaaannnn!!! Ramène ton fondement et vite! Je tombe, une fois de plus, contre Aimelin et ce sera tout sauf du macaron! Donc, tu me vérifies au cordeau les lances, la selle, les étriers, les plaques de mon armure, mon heaume, mes gantelets et tout et tout! Bien entendu, tu vérifies aussi les sabots de Korrigan et n'oublie pas de lui masser les jambes avec ma préparation spéciale pour les décontracter et leur apporter souplesse et résistance.

Pendant que son écuyer s'activait, Hersent se retira sous la tente, alluma une bougie, égrena de la lavande dans un broc d'eau et entreprit de se préparer: lavage parfumé, la lavande apaisait tant le corps que l'esprit, enfilage de sa chemise de lin vert pâle sur laquelle son talisman était cousu, de braies noires, de bas ouvragés vert pâle, on est femme ou on ne l'est pas. Elle s'installa sur un tabouret pour mettre ses bottes qu'elle eut un mal de chien à ajuster.

Ne pas oublier la fiole en verre de Murano, une nouvelle couleur digne de ce prestigieux tournoi: un bleu aigue-marine, une merveille sur laquelle les rayons du soleil joueraient harmonieusement lorsqu'elle ramassera sa rituelle poignée de sable puisque la seule issue était le vol plané sur la lice.


[Sur la lice]

Jehan avait résisté à la mauvaise humeur de l'Ar Sparfel qui avait réussi à se calmer grâce aux effluves discrètes de lavande. Elle commençait à cuire dans sa cocotte en fer, elle sentait son frison prêt à s'élancer.

Elle se mit en place, saluant Monjoie et son adversaire. Elle vit tout de suite que peut-être que... héhéhéhé, elle avait eu la bonne place, le soleil était dans son dos et donc dardait ses rayons sur le visage du Millelieues. Allez, par Aristote, si le soleil était de son côté et lui donnait un coup de pouce...
Dans les tribunes, bruissement de tissus et brouhaha de voix, c'est que Aimelin était un jouteur connu et reconnu, plusieurs fois champion cette année! Tandis qu'elle... un petit scarabée*. Un regard rapide avant d'abaisser sa visière vers les tribunes où elle vit son fils Albin, sa cousine et ses amis. Puis elle se concentra pour partir à l'assaut.

Dès que les drapeaux s'abaissèrent, elle talonna Korrigan qui partit en trombe, un enfer sur la lice , le sable s'envole en gerbes poussiéreuses, les mottes de terres deviennent objets volants non identifiés, la sueur perle entre ses omoplates et brouille sa vue mais elle abaisse sa lance, tenue d'un gantelet ferme et assuré, et vise la targe d'Aimelin... elle fait mouche et un bruit de bois brisé chante une chanson douce* à son oreille. Elle sait que c'est la sienne qui a brisé, emportée par son élan, elle ne parvint à opérer une volte qu'en bout de lice. Elle aperçoit un Aimelin vautré, oui, on peut le dire, vautré dans le sable. Un instant l'angoisse l'étreint: et si elle venait de mettre à mal le bailli de Champagne???? Elle recevrait une avoinée ducale, c'est certain!
Heureusement, le bailli se relève sans mal de prime abord. Elle démonte aussi vite que lui permet sa boîte de conserve, enlève son heaume, puis avec les dents ses gantelets pour se porter à la hauteur de son adversaire:


Oui, on dirait bien cela... chacun son tour! J'avoue être la première surprise, je m'étais préparée à goûter au sable de la lice et finalement, c'est vous. Elle lui désigne les quelques grains de sable accrochés à la commissure de ses lèvres ça colle à la peau et en plus ça crisse sous les dents... une horreur.

Elle ne put s'empêcher de sourire lorsqu'elle le vit mettre un genou à terre et prendre une poignée de sable: vous comptez commencer une collection??? Vous savez, les fioles de sable des lices sont très appréciées des enfants et ils font de grands progrès en mathématiques: mon fils Arthur a appris à compter en manipulant mes multiples fioles remplies.
Je vous remercie pour ce duel qui a fait fibrer la foule, notamment Albin qui s'est mis à hurler! Je pense que nous avons offert un très beau spectacle et c'est ce qui compte.


Elle le salua encore avant de prendre le chemin de sa tente pour s'apprêter convenablement et venir en tribune regarder les duels suivants. Il y avait du beau monde et elle désirait en rater le moins possible.



[hrp]*[url=http://www.youtube.com/watch?v=cQiOcM2YKpg"Kung Fu" [/url] avec David Carradine... ça ne nous rajeunit pas^^
*Une chanson douce de Henri Salvador
[/hrp]


Oane a écrit:



[Trente deuxième de finale ou les trente sixième dessous]

Eole piaffa. La Dame de Fer resserra ses cuisses autour de l'animal qui affichait son habituel nervosité, impatient d'en découdre avec son adversaire. Oane était heureuse de ne pas avoir à attendre son tour installée là bas dans les gradins en fondant au soleil mais d'étrenner la Lice pour ce deuxième jour de tournoy. La voix de Roy d'Armes de France retentit :


Pour ouvrir ces trente-deuxièmes de finale, s'affrontent Oane de Surgères, comtesse d'Oléron & de Saintonge, vicomtesse de Frontenay, baronne de Luçon et Castelreng dit du Cougain, seigneur de Cordes & de Marseillan; qui joute en l'honneur de son épouse Maxiuszedeus de Montmorency, baronne de Penne d'Albigeois, dame de Cunault.




[Première lance]
Et c'est parti! En cette matinée du deuxième jour de compétition, ce sont des jouteurs frais qui s'élancent. Frais, Frais ... c’est vite dit ! Si le Castelreng a une petite femme pour lui masser les reins et plus si affinités, il n’en est rien pour la De Surgères qui en éternelle Pucelle s’est contentée d’abandonner ses muscles à un repos mérité sur sa couche aussi froide que déserte. Pour éviter de trop songer à cet état de faict, la Dame de Fer a depuis quelque temps choisi de tester les mille et un breuvages authentiques de toutes les régions où elle se rend. Le Languedoc ne faisant poinct exception, après la messe, le mess! La soirée s’étant un peu éternisée, sa fraîcheur n’est donc que toute relative en cette matinée alors qu’elle abaisse sur son visage de porcelaine la visière de son heaume. Elle ne connait ni d’Oane ni d’Aristote le seigneur qu’elle affronte Castel heuu Castel hareng, c'est ça ! Or, même si la Saintonge a un espadon pour emblème, elle va cette fois se faire embrochée : « La sirène contre un hareng sort », c’est bien connu ! Ou cela le saura bientôt. Or, la sirène c’est elle : au vue de ses armoiries.
La jeune chevalière ne prend pas le temps de gémir sur son mal de crâne lancinant (c’est assez rare qu’elle abuse de la boisson à dire vrai), ce n’est pas son genre, non, elle talonne tout bonnement sa monture à la robe aussi noire qu'une nuit sans lune et part dans un galop effréné à l’assaut, lance au clair, tout son corps brandit lui aussi prêt à plonger dans les abîmes de la chair. D'un habile mouvement en avant, le seigneur qui n’a cure de son adversaire et passe son temps à lorgner une donzelle dans les gradins (pourvu que ça soit son épouse quoique l’inverse promettrait un peu d’action) touche la targe de la comtesse des Saints Songes. La poitevine reste un moment interdite : elle n’a pas vu le coup venir cette fois. Elle sourit presque sous son heaume se félicitant d’être encore en selle et imaginant déjà sa revanche au prochain tour de Lice. Ce moment de pure joie ne dure qu’un millième de seconde : elle sent alors son corps basculer tout d’un coup, emporté par ce qui reste du manche de la lance et qui fouaille son armure et l’arrache de sa selle ; elle se retrouve à plat dos, prisonnière de son armure de plaque, frustrée et bougonnante.

La voix d’Ingeburge passe à peine à travers le heaume quand on a la tête dans le sable se dit une Oane qui fait l’expérience de la sirène échouée sur le sable ; oui, là présentement, elle a vraiment l’impression qu’on lui a fait une queue de poisson.
Ingeburge criait déjà du haut de son estrade :


Par chute de son adversaire, le seigneur de Cordes est déclaré vainqueur

CastelHareng apparaît dans son champs de vision ou du moins, sa main (elle lui apparaît énorme là comme ça) et elle entend sa voix secourable murmurer des paroles aimables, ce qui l’agace : tant qu’à la foutre à terre, elle eut préféré qu’il soit un véritable goujat, elle eut pu se moquer en toute liberté pour se libérer de l’amertume de l’échec !

Pas grand mal j’espère ?

Relevant la visière du heaume afin d'être entendue distinctement, elle dit de sa voix haute et claire au seigneur de Corde:


Ô noble seigneur ! Comme j’eusse préféré que vous me passâtes la corde au cou plutôt que la lance en travers du corps ; mais à défaut, puisque vostre cuer est déjà pris -à en accroire vos regards énamourés vers les gradins-, , j’accepterai volontiers que vous me relevâtes


Et la main gantée vint enserrer d’une poigne solide la main tendue accompagnant l’impulsion salvatrice afin de retrouver la station debout.

Merci Sire de Corde, la station debout est... fichtrement plus ...seyante !
Vous fûtes un galant adversaire


Oane ôte son heaume relacahnt ainsi une multitude de lourdes boucles d'un noir de jais puis ses océans cherchent des yeux son écuyer, elle le vit alors qui accourait précisément vers elle, et s’écria à son adresse :

Parbleu de Lavallière ! Que fichiez-vous adonc ? Diantre, vous reluquiez quelque damisella ou qué ? Si le CastelHareng n’avait été aussi ...
C’est vostre mission de me relever quand je chois, imaginez vous si nous étions en pleine bataille ! Ou si je me mourais agonisante poussant là mon dernier râle.... mmmh ?

Comme c’était les premiers jours du dit écuyer, elle fit une moue cerise puis se calma et ajouta à voix de basse :

[b]Ce sera aussi vostre tâche de me ramener en brouette quand je serai fin saoule...


Et Oane de s’éloigner d’un air taquin en lui confiant les rênes de son palefroi
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MessagePosté le: Ven 13 Sep - 15:16 (2013)    Sujet du message: Publicité

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