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[Salle du Trône] Hommages du Duc de Champagne 08-11-61

 
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MessagePosté le: Ven 8 Nov - 15:42 (2013)    Sujet du message: [Salle du Trône] Hommages du Duc de Champagne 08-11-61 Répondre en citant

Pline a écrit:
Pline de Sulignan prit soin de vérifier que la salle du Trône soit correctement mise en place. Cette dernière devait recevoir la cérémonie des hommages du Duc de Champagne. Une fois la préparation terminée le Premier Huissier Royal s'en alla rejoindre sa place.

C'était au tour de Vittoria d'officier et d'accueillir le régnant.


Vittoria a écrit:
Vittoria arriva peu de temps après que la salle soit préparée.
Elle se positionna devant les portes de la salle du trône et attendit que le représentant de la Champagne se présente.


Aimelin a écrit:
Un troubadour chantera dans un jour lointain, qu'il est long qu'il est loin ton chemin papa, sauf que ça n'était pas papa qui était au bout du chemin mais le Louvre.

Nom de Zeus quelle masure !

Les mirettes grises du jeune Etampes avaient pris leur temps pour contempler l’édifice et essayer d'en compter les tours. Lui qui s’était trouvé légèrement perdu chez son amie Ellesya, voilà qu’il allait devoir entrer là dedans armé seulement de ses vingt trois étés.

Grimace.

Et si c'était un piège ? Et de repenser au castel de Reims qui voyait disparaître de plus en plus souvent des conseillers, au point que les oubliettes allaient bientôt être fermées par mesure de sécurité. Ici, elles devaient foisonner et il devrait faire attention où il poserait ses bottes. Peut être devrait il bien semer quelques cailloux derrière lui pour être sûr de retrouver la sortie. Et à propos de cailloux, il sortit celui qu'il avait glissé dans sa poche et qui lui servait de porte bonheur, à la place du courant trèfle à quatre feuilles, et le laissa rouler entre ses doigts tout en marchant.

C’est qu’il y tenait à sa Champagne, ses valons à perte de vue où le raisin mûrissait, ses forêts abritant plantes et gibiers, ses prés verdoyants dans lesquels bien souvent chantaient quelques cours d’eau, ses brigands… bon d’accord, ça la Champagne pourrait s'en passer car c’était le truc qui dénotait dans le paysage et le salissait, rendant l’air nauséabond à certains endroits. Il allait d'ailleurs falloir créer un briganticide efficace à effet foudroyant si l’on voulait que les terres du Roy soient aussi belles qu’autrefois. Voila encore un projet qu’il noterait pour son équipage.

Soupir.

Et de grimacer en pénétrant dans les lieux tout en laissant son regard se poser un peu partout, histoire de s'imprégner de ce moment qu'il pourrait raconter un jour à ses enfants, imaginant la flopée de valets, d'huissiers et de domestiques en tout genre qui devaient fourmiller là dedans, telles des abeilles dans une ruche.

Et de se remémorer les conseils de sa jolie maman Duchesse de Brienne. "Petit bouchon oublies surtout pas … tu te tiens droit, t'accroches un sourire à ta face, tu arranges ton côté ébouriffé, tu montres que tu n’as peur de rien même si c'est pas vrai comme lorsque tu es face à Montjoie, tu attends qu'on te dise d'entrer, de parler, et tu t’inclines sans te casser la figure… et surtout surtout… ne te perds pas !!!

Se perdre lui ?

Et il ne s'était pas perdu... ou si peu. Il n’avait demandé son chemin que deux fois, et là, il finissait d’arranger sa tenue quelque peu malmenée pendant le voyage en voiture, une deux chevaux bien pratique sur les chemins d'autant que les chevaux s'en étaient donné à cœur joie pour secouer le Millelieues. Mais que les chemins étaient caillouteux et emplis de trous !

Et après quelques tours et détours, il se trouva devant les grandes portes où une jeune femme qu'il salua respectueusement semblait l'attendre.


bonjour à vous.
je suis Aimelin de Millelieues, nouvellement élu à la tête de la Champagne.


Et d'un geste discret il remit son précieux petit cailloux dans la poche de son surcôt de cuir.



* Dassin


Vittoria a écrit:
Elle salua la personne qui venait de lui adresser la parole :

Bonjour et soyez le bienvenu au Louvre.
Je vais aller vous annoncer à Son Altesse Royale. Je vous demanderai de patienter ici, je vous prie, je reviendrai vers vous sous peu.

Elle sourit et tourna les talons pour entrer, seule, dans la salle du trône et annonça au prince :

Votre Altesse, Aimelin de Millelieues, Seigneur d'Etampes sur Marne, nouvellement porté à la tête de la Champagne, choisi par le peuple et reconnu par le Conseil nouvellement élu.


Charlemagne_vf a écrit:
La Champagne : le plus laid de tous les blasons du Domaine Royal. Au yeux de Charlemagne, du moins. Peut-être était-ce de l'avoir vu arborer par le plus décevant de ses parents, un défunt von Frayner qui, d'aigle, n'avait jamais eu que le bec. Et encore, sans langue.
Le Grand Chambellan n'avait mis les pieds en Champagne qu'à une unique occasion : le sacre de sa mère. Il s'en souvenait à peine, trop jeune pour avoir la mémoire de ces instants rares et chers. Il suffisait toutefois de prétendre. Toujours prétendre et faire semblant. Faire semblant d'être heureux de recevoir un feudataire, par exemple. Au vrai, l'arrivée du seigneur d'Etampes sur Marne ne contentait ni ne mécontentait le Fils de France. Il ne savait tout simplement pas qui il était. C'était le cas de bien des régnants qui, avant de le devenir, ne sont rien, ou petits seigneurs de provinces. Et puis, tant passent sans repasser : on ne se souvient que des idiots, des lâches et des félons.
Par chance, le Grand Chambellan n'aurait pas à promettre quoique ce soit à l'un de ces graciés du roi qu'il n'approuvait pas. Le serment allait s'adresser à un brave homme qui n'avait, semble-t-il, jamais fait de mal à personne, ou pas assez pour que les cris de ses victimes ne parviennent jusqu'au Louvre. Et c'était pour le mieux.

Quand Vittoria approcha, l'Aiglon était en disposition favorable, c'était-à-dire fidèle à lui-même : droitement planté dans ses étoffes noires et le visage blafard, terne et clos. A peine fronçait-il les sourcils d'ennui. Par avance. Il avait tenté de se concentrer sur l'une de ces nouvelles tentures que l'automne avait menée en salle du trône. Sans succès. Alors, platement, il dut consentir à accomplir sa tâche.


Faites entrer, votre Grandeur.





Vittoria a écrit:
Très bien Votre Altesse.

Vittoria revint vers celui qui attendait à la porte :

Son Altesse Royale, le Grand Chambellan accepte de vous recevoir.

Elle invita de la main le représentant de la Champagne à la suivre, tandis qu'elle pénétra de nouveau dans la salle pour annoncer :

Aimelin de Millelieues, Seigneur d'Etampes sur Marne, nouvellement porté à la tête de la Champagne, choisi par le peuple et reconnu par le Conseil nouvellement élu.



Aimelin a écrit:
Il avait regardé partir la jeune femme laissant ses pensées vagabonder, comme bien souvent. Sera t il là, assis sur ce trône ? Questionnement idiot, mais lorsqu'on arrivait enfin en ce lieu rien n’existait si ce n’était le moment et ce moment il le vivait dans ces moindres secondes.
Le retour de l'Huissier le tira de ses pensées et répondit par la même occasion à son questionnement, et il lui emboîta le pas pendant qu'un véritable branle bas de combat s'évertuait à lui rompre la tête. Une grande inspiration et un remerciement accompagnée d'un sourire qui étira légèrement ses lèvres lorsqu'il passa devant la jeune femme dont il ne connaissait ni le nom ni les titres.


je vous remercie

Il vivait quelque chose de peu banal. Qu'on le veuille ou pas, qu'on soit d'accord ou pas avec la Couronne et ses décisions, on la servait et on était là, dans ce lieu où les souverains marquaient de leur empreinte la vie du Royaume. Alors comment ne pas remercier le Très Haut de nous donner l'occasion de vivre ce moment. Et c'est ce que fit à mots murmurés l'ébouriffé du Royaume, tandis qu'il s'avançait. merci de cet honneur.

Et bien qu’il sente quelques boules se nicher au creux de son estomac, il avança d’un pas assuré, se redressant légèrement en arrangeant sa cape de teinte marine qui s'assortissait à sa tenue dans laquelle ne tranchait qu'une chemise blanche. Ses prunelles grises se posèrent sans autre détour, sur le trône royal, premier élément qu’elles avaient repéré en entrant, ce siège massif qui donnait à cet endroit une impression d’irréel. Et de voir enfin le Grand Chambellan, avec l'étonnement qu'il soit si jeune, un peu plus que lui sans nul doute.
Ses prunelles quittèrent quelques secondes le Prince pour survoler ce qui l’entourait. Des boiseries, sculptures, tapisseries d’une richesse et finesse qui frappaient le regard, des couleurs qui flamboyaient et vous faisaient tourner la tête. La demeure des Roys. Mazette qu’il se sentait petit là au milieu. Cet endroit avait il été bâti pour que ceux y entrant se sentent humbles ?

Ce n'est que parvenu à quelques pas du Grand Chambellan dont la tenue sombre contrastait avec sa pâleur, qu'il quitta ses pensées pour se concentrer sur l'instant.
Le temps de croiser les prunelles de son vis à vis, il s'inclina pour le saluer.


Votre Altesse Royale

Et d'attendre que demande lui soit faite avant de prendre la parole.



Charlemagne_vf a écrit:
Au moins avait-il de la tenue. Au moins n'était-il pas comme ces nobles nouvelle mouture, qui se découvraient ducs du jour au lendemain, et qui venaient déblatérer platement leur allégeance comme ils allaient se purger chaque matin aux latrines après le premier office.
Peut-être Aimelin avait-il reçu une certaine éducation et, pourquoi pas, la grâce d'être bien né qui, seule, comptait aux yeux de Charlemagne. Il était devenu si rare qu'un prétendant à l'un des trônes du Royaume se donnât la peine de le saluer et d'attendre d'être invité à prêter serment que l'Aiglon resta même un instant coi, comme s'il avait attendu que finalement, l'on énonce sans passion ni conviction les mots consacrés, ceux qui semblaient n'avoir plus de sens pour grand monde.
Alors, avec un air peut-être un peu plus amène qu'avec n'importe quel autre feudataire potentiel, le Grand Chambellan invita à la parole. Il n'avait plus regardé autre chose qu'Aimelin, oublieux des beautés architecturales de la forteresse du Louvre, lesquelles étaient devenues banales, et se trouvaient trop crues et archaïques pour qui possédait le Palais ducal de Nevers et le château de Chastellux, renaissants déjà.
Il écarta les lèvres, un peu, et d'un ton morne, solennel un peu, il dit ceci :


Monsieur, soyez le bienvenu au Louvre. Si je vous reçois, c'est que notre Souverain est en campagne normande.
Je suis prêt à entendre votre hommage à la couronne de France.



Aimelin a écrit:
Il s'était redressé lorsque le Grand Chambellan s'adressait à lui et gardait ses prunelles grises attentives au moindre geste. Son serment des lames béarnaise devant juliano di juliani lui revenait en mémoire. Ce jour où il avait senti la main imposante du premier coms du Béarn se poser sur son épaule, et la fierté qui l'avait étreint lorsqu'il avait enfin fait parti de sa garde. Un étrange sentiment tourbillonna dans tout son être lorsqu'il réalisa qu'il était là pour la Champagne, pour ce Duché qui l'avait vu rire et souffrir, ce Duché qu'il continuait à servir malgré ses déchirures, ce Duché pour lequel il avait eut la folie de se porter en tête d'un équipage qu'il espérait mener avec fierté.

Lorsque les paroles du Prince se posèrent il resta quelques secondes sans bouger avant de poser un genoux à terre et de porter sa main droite sur son cœur, son regard posé sur le sol au devant de lui. Une voix claire, calme, assurée malgré la guerre qui se déchainait en lui.


Moi Aimelin de Millelieues, élu par le peuple de Champagne et reconnu par son Conseil, prête allégeance à la Couronne de France représentée par Sa Majesté et lui jure Fidélité, Aide et Service Armé, et Conseil.

Avant de marquer une pause et d'ajouter

Puisse le Très Haut me guider dans mes choix qui me feront servir ce Duché avec Fierté et Honneur afin qu'il brille tel un joyau.

Et de se taire pour attendre la réponse du Prince et pour s'imprégner de ce serment qu'il s'était fait à lui même ce jour où il avait pris la décision de poser sa propre pierre sur celles déjà en place.



Charlemagne_vf a écrit:
Tout fut tôt fait, et tout fut bien fait. Sobre, dans les règles et dans le respect des us. C'était presque reposant. Agréable en tous cas. Alors Charlemagne énonça d'une traite les mots consacrés, s'efforçant de leur donner une sorte d'émotion dont il n'était guère capable. Mais le seigneur d'Etampes avait l'air si parfaitement ému qu'il eut été déplacé de ne point lui répondre en un semblant d'émotion, au moins.

Monsieur de Millelieues, je reçois votre hommage à la couronne et j'y réponds. Ainsi vous prêté-je tout à la fois justice, protection et subsistance pour le temps de votre mandat. Au nom du roi, je vous reconnais comme unique et légitime duc de Champagne, représentant du roi de France en ses terres.
Dieu vous guide, oui. Dieu vous guide, votre Grâce.


Car c'en était ainsi, désormais.


Aimelin a écrit:
Il avait écouté à son tour, le regard posé au sol avant de se relever une fois que le Prince eût fini. Les mots prononcés mirent quelques secondes avant qu'il n'en réalise l'importance.
Il fallait maintenant s'occuper de cette lourde tâche qu'on lui avait confiée.
Il s'inclina une dernière fois en croisant les prunelles royales.


je vous remercie Votre Altesse
que le Très Haut vous garde


Avant de reculer de quelques pas et de se retourner vers l'huissier qui l'avait introduit.
Un salut de la tête accompagné d'un sourire, et il disparut dans les couloirs. Le plus dur restait à faire maintenant.


Dernière édition par Archiviste le Lun 11 Nov - 00:02 (2013); édité 4 fois
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MessagePosté le: Ven 8 Nov - 15:42 (2013)    Sujet du message: Publicité

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