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[RP] TML : Accueil du public & parade – 16 janvier matin

 
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MessagePosté le: Lun 27 Jan - 14:32 (2014)    Sujet du message: [RP] TML : Accueil du public & parade – 16 janvier matin Répondre en citant

Ingeburge a écrit:
[Cour des Joutes – sur la lice]


Le portail de la rue Saint-Paul, surmonté de ses deux lions en pierre et d'armes écartelées de lys et de dauphins, celles de Charles, pas encore le cinquième, avait été ouvert au public depuis quelque temps déjà. Les spectateurs et badauds pouvaient donc pénétrer dans l'enceinte de l'hôtel qui constituait, non loin de la chapelle Saint-Antoine-le-Petit siège de la Hérauderie de France, la résidence parisienne du Collège héraldique de France. Et quelle résidence... c'était tout un tas de bâtisses différentes, reliées entre elles par des galeries, environnées de jardins ornés de massifs et de rosiers qui en cette période de l'année étaient dépouillés, garnies de belles treilles, parées de cerisaies, de prunelaies et de saussaies, agrémentées de préaux pour s'ébattre selon le vœu du sage Charles V et exceptionnellement visibles en cette matinée du seize janvier mille quatre cent soixante-deux et pour les deux journées qui suivraient. Des hommes d'armes avaient été postés çà et à, tant pour préserver la quiétude des lieux que pour empêcher les curieux de se perdre dans les lieux qui leur resteraient fermés, comme la ménagerie, le vivier, les bassins, l'aquarium, le colombier et les volières, ou encore l'hôtel de la Reine et celui du Roi, où les hérauts, maréchaux et roi d'armes tenaient chacunière ou appartement; des valets attendaient, chargés de guider les visiteurs jusqu'à la Cour des Joutes.

Cette cour était en fait la grande cour, de quatre-vingts mètres de large, où une lice avait été installée. Des tournois par le passé y avaient lieu, quand ceux-ci n'étaient pas organisés non loin, en la Clôture Sainte-Catherine de l'Hôtel du Roi de Sicile, du même côté de la rue Saint-Antoine où se dressait la chapelle des hérauts. Le Tournoi des Maîtres de la Ligue en ce sens raviverait l'éclat des fêtes du passé et rendrait l'hôtel à l'une de ses vocations. Et c'était précisément en cette cour qui desservait les hôtels du Roi et de la Reine qu'Ingeburge s'était trouvée de bon matin, à vérifier une dernière fois les installations. Celles-ci étaient somme toute classique car pour organiser de bonnes joutes, il n'était point besoin de se perdre en extravagances. Ainsi, tout le monde découvrirait ce qu'il s'attendrait à découvrir, soit un terrain de forme rectangulaire long de plusieurs dizaines de mètres; délimité par des palissades de bois – les lices – que nul, hormis les jouteurs et leurs aides, une fois les joutes ouvertes; séparé en deux rectangles longitudinaux par des barrières de bois – les toiles ou contre-lice; chaque rectangle voyant délimitée en l'une de ses extrémités une petite zone, le rang d'où s'élanceraient au galop les jouteurs, lance à la verticale.
Puisque c'était Ingeburge qui recevait, l'on voyait pendus sur toutes les barrières des oriflammes à ses armes familiales; les contre-lices seraient elles agrémentées des armoiries des jouteurs une fois la parade achevée. Complétait enfin l'organisation des tentes réservées aux jouteurs, situées à côté des écuries de l'hôtel de la Reine qui accueillaient les destriers des compétiteurs.

Et maintenant, Ingeburge levait un regard incertain vers le ciel qui lui paraissait aussi peu décidé qu'elle; elle craignait la pluie, à cause de ce manteau grisâtre qu'avait revêtu la voûte céleste et elle attendait que les premières gouttes tombent, voyant déjà le terrain se délayer et les oriflammes se charger d'eau. Délaissant les nuées peu rassurantes mais restant préoccupée par ce temps froid et humide, elle se dirigea vers l'estrade d'où elle dirigerait les opérations. Celle-ci était située au bas des tribunes montées pour accueillir les spectateurs, et en leur centre; ces gradins étaient tournés vers la rue Saint-Paul. Surplombait le coin de Montjoie la loge royale à la balustrade de laquelle avaient été accrochées les armes de France, l'espace clos serait réservé au roi dont elle ne savait s'il viendrait; au même étage, de part et d'autre de cette niche, s'échelonnaient les places couvertes et garnies de coussin réservées aux nobles; au niveau au-dessus s'installerait le tout-venant. On accédait à ces gradins par un escalier unique desservant le premier étage et le second; non loin de ces degrés avait été monté un pavillon où l'on servirait vin chaud épicé, oublies et petits pâtés à la viande, et des valets se chargeraient d'en monter dans les tribunes, nobles ou roturières, pour le plaisir du public.

Bast, s'il pleuvait, cela n'en ferait que briller les armures et cela n'était pas plus mal car dans quelques minutes, la parade débuterait. Ingeburge haussa alors les épaules et observa distraitement les visiteurs s'approcher puis s'asseoir.





Ingeburge a écrit:
[Lice]


Il était temps. Voilà pourquoi Ingeburge, quand elle estima que les tribunes étaient assez emplies, quitta l'estrade où elle avait consulté quelques parchemins, pour l'un des rangs du terrain où l'on avait amené un de ses frisons et où toute une compagnie s'était assemblée. Là, elle donna consigne aux valets de prévenir les jouteurs que la parade allait débuter puis se fit revêtir de son tabard de Roi d'Armes de France et coiffée de la couronne liée à sa charge. On l'aida ensuite à monter à dos de cheval et elle finit par être installée, ses deux placées du côté gauche de la monture, ses pieds calés sur une planche de bois et sa main droite agrippant des rênes de cuir. De l'autre, elle empoigna son caducée azur fleurdelysé d'or, après avoir arrangé les pans de la jupe de sa cottardie de soie noire.

Les trompettes résonnèrent et la première partie du défilé commença. Ouvrirent la marche les musiciens, aux instruments desquels étaient accrochés un fanion aux armes de famille des von Ahlefeldt-Oldenbourg. Ces armoiries se voyaient ailleurs, sur les tabards des quatre juges-diseurs qui entrèrent ensuite sur la lice, sur les brigandines des hommes d'armes qui suivirent, sur la housse qui couvrait le cheval d'Ingeburge, sur la livrée du valet d'écurie qui menait par le licol la bête au pas. La Prinzessin, guidée par un de ses gens, se présenta d'ailleurs à son tour, tout aussitôt suivie d'un autre détachement de guerriers, ses fameux Lombards tout de noir vêtu et le groupe, au son des trompettes et des tambourins, fit un large tour de piste qui les mena d'abord le long des gradins, afin de parcourir le bord opposé et finir par revenir devant les tribunes.

Ingeburge, quelques pas en avant de toute son escorte armée et musicale, se tenait face aux tribunes. En levant son caducée, elle obtint le silence de la part de sa troupe et déclara, la voix forte :

— Nobles dames, nobles seigneurs, les autres, la bienvenue en ce seize janvier en l'hôtel Saint-Paul, résidence royale remise par l'ex-roi Levan III, dit le Parricide, à la Hérauderie de France pour y loger les membres du Collège héraldique. Il était coutume, sous les rois Charles V et Charles VI, d'y organiser des joutes. Ce n'est pas cette tradition que je souhaite raviver même si elle se trouve servir mes desseins. Non. C'est une autre que je désire instaurer, en réunissant chaque mois de janvier les huit meilleurs jouteurs de l'année écoulée. Ces jouteurs, au-delà de leurs qualités et de leurs exploits, ont pour point commun leur fidélité et leur constance en participant mois après mois, année après année, aux compétitions organisées par la Ligue de Joutes. Je voulais donc les en remercier d'une façon particulière et quoi de mieux que de les réunir sur la lice où ils ont brillé et témoigné de leur attachement à la Ligue? D'où ce tournoi des Maîtres, au cœur même du quartier dominé par la Hérauderie de France. Une autre raison aussi m'a poussée à mettre en place pareil événement : je souhaitais tout autant remercier les membres de la Ligue qui accomplissent un ouvrage extraordinaire qui ne début pas au moment où ils s'installent pour arbitrer, c'est aussi un travail de l'ombre et de longue haleine. Alors, aux arbitres, juges-diseurs et jouteurs : merci!

Une pause fut marquée, puis elle dit :
— Et intéressons-nous donc maintenant aux huit meilleurs de l'an mille quatre cent soixante-et-un. Pour commencer, accueillons la huitième, celle qui a cette année remporté le tournoi de Reims et a récolté un total de soixante-quatre points. Elle portera : « écartelé, en I et IV, d'argent, à une hamaïde de gueules, qui est de Vignory; en II et III, contre écartelé : en 1, de gueules, au corps de ferme d'or, en 2, d'azur au lion d'or, en 3, d'azur, aux trois étoiles d'or, en 4, de gueules à la roue dentée d'argent remplie d'un écartelé de sinople et de gueules, qui est de Maizières. »
L'écu fut présenté aux tribunes.

— Dame Hersent d'Ar Sparfel, dame de Maizières & de Vignory!
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MessagePosté le: Lun 27 Jan - 14:32 (2014)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Lun 27 Jan - 14:36 (2014)    Sujet du message: [RP] TML : Accueil du public & parade – 16 janvier matin Répondre en citant

Deedlitt a écrit:
[Dans les tribunes]

Minerve, avait prit sa journée, discrètement, elle était venu assister au tournoi. C'était plaisant aussi de voir des joutes depuis les tribunes. Elle écouta les premiers mots de Montjoie. C'est vrai que les arbitres étaient époustouflants. Faudra qu'elle réfléchisse à les remercier plus souvent à sa manière.
Suite à quoi, elle eut une pensée pour feu Ereon.
Enfin son regard se posa sur la parade, elle sentait toute l'émotion d'assister à une joute l'envahir. Elle aurait bien aimé parier avec quelques compères sur les hypothétiques vainqueurs de chaque poule.
Elle chercha donc du regard quelqu'un avec qui parier, cassette de bijoux et autre biscuits aux amandes.


Eoghann a écrit:
    | Dans les tribunes |

- Minerve, puis-je ?

L'oeil était perçant sur la duchesse, et emplit de malice. Quelques jours auparavant, il avait pris la tenue officielle de ces joutes, finalement. Un beau spectacle sans doute, puisque c'était là les 8 meilleurs du royaume qui venaient s'affronter dans ces lieux qu'il commençait à côtoyer, et il avait donc pris un peu de repos entre son aller-retour habituel entre Normandie et Bourgogne, où diverses obligations l'y tenait, à l'une comme l'autre province. Pour l'occasion, pourpre et bordeaux l'habillait chaudement, et il avait même pris soin de plaquer vers l'arrière ses cheveux habituellement si sauvages. Sait-on jamais, dans ce genre d'occasion, il se pouvait arriver que l'apparat soit important.
L'arrivée à Paris fut habituelle, tout comme le trajet pour venir ici. S'il n'était pas héraut, sa nouvelle fonction de juge-diseur l'emmenait souvent dans les bureaux non loin d'ici dédiés à la ligue des joutes. Seul, comme à son habitude, il avait pris le chemin des tribunes. D'un regard, il embrassa les sièges, et découvrit une chevelure rousse familière. De là, il avait hésité. Depuis son "retour", il savait que le Flamand Rose l'avait plus ou moins reconnu, tout comme son nom, mais il n'avait aucun doute non plus sur le fait qu'elle hésitait à bien croire qu'il était son ancien pupille et vassal. Après tout, la seule personne capable de le prouver était en Bretagne, et il n'avait guère eu l'occasion qu'une rencontre propice à mettre fin à cette drôle d'histoire ait lieu. Se décidant donc sur la base de son instinct, le Dénéré-Malines s'était donc fié à son prime jugement, rejoindre la Cassel.


- Enfin, peut-être attendez-vous compagnie plus charmante ou davantage bienvenue que la mienne ?

Son visage, on pouvait le dire, ne savait trop quelle expression afficher. Entre le sérieux et la taquinerie, l'inquiétude et la fausse assurance, quelque chose du genre. Et le quelque chose du genre donnait sans doute au final à une étrangeté entre la grimace et un Picasso, en avance sur son temps.


Erwelyn a écrit:
A ne pas louper, ce tournoi des maîtres de la ligue initié par Montjoie et qui en plus, se déroulait tout à côté de leur salle de travail. Se préparant pour s'y rendre en revêtant une pelisse bien chaude parce que forcément, ils allaient se geler vu le temps parisien, Lynette prit le chemin de la cour des joutes. Il ne lui fallut pas long pour réaliser le trajet depuis la chapelle Saint-Antoine-le-Petit. Ses mirettes observèrent le lieu aménagé pour l'occasion et cherchèrent où elle devait se placer. On ne pouvait d'ailleurs pas manquer les tribunes installées dans la cour.
Un coup d’œil à la niche royale en passant, se demandant si son fils serait de la partie, puis la vicomtesse chercha des yeux quelqu'un à rejoindre, afin de ne pas passer cette journée seule. Et ses prunelles croisèrent... Minerve ! Petit sourire en coin de la Jeneffe. Cette journée serait une bonne occasion pour piou-piouter, à n'en pas douter ! Et d'ailleurs, d'autres hérauts et maréchaux allaient sans doute arriver. Son nez fut chatouillé au passage par l'odeur du vin chaud et des pâtés à la viande. Ah, y avait pas à dire, Montjoie savait y faire pour organiser des événements !
Arrivée devant la rangée de siège agrémentés de coussins, Lynette leva une main gantée, interpellant la maréchale.


Minerve, youhou !

Et hop, elle remonta l'allée et son popotin fut posé juste à côté d'elle, reconnaissant au passage le jeune juge diseur qui avait officié en janvier. Elle, ne se fit pas prier pour prendre place et observa Eoghann, toujours debout, attendre réponse de la comtesse.

Le bon jour, jeune homme !

Ils arrivaient pile à temps, la parade commençait !


Niall a écrit:
On, bien sur on c'était Montjoie, leur avait fait instamment comprendre que leur présence, les Hérauts, étaient plus que souhaitée alors même que le tournoi se passait vraiment non loin de la Hérauderie parisienne, en fait pour tout dire dans les locaux même il fallait bien le dire et non loin des alcôves et salles de travail dont ils disposaient. Et même si il avait voulu travailler au lieu d'aller aux réjouissances il n'aurait pu. Une clameur commençait à monter au loin, une clameur entraînante à vrai dire et les joutes lui manquaient. Depuis quelques temps il ne pouvait plus parcourir le Royaume a jouter lui même et le fait de se retrouver le temps d'une joute dans les tribunes lui ferait du bien et lui rappellerais que bientôt il y retournerais, en lice.

De fait il n'y avait personne qu'il connaissait au premier abord et c'est donc tout naturellement qu'il se dirigea vers ses collègues et non moins maréchales pour s'installer également le plus confortablement possible afin de profiter du spectacle. Il n'en oublia pas moins de les saluer.


Minerve, Maine. Le bonjour à vous. Un peu frais aujourd'hui non? J'ai bien peur que la pluie ne soit notre compagne.

Puis il se posa lourdement à côté regardant ce qui se passait un peu plus loin, Montjoie trônant bien en évidence sur la lice.


Hersent a écrit:
[Parade: que le tournoi commence!]

Les derniers seront les premiers disaient les Ecritures, ainsi en fut-il pour la Champenoise qui avait reçu les instructions de Montjoie pour ce défile dans les jardins de l'Hôtel Saint-Paul.
Il était connu que le vert était la couleur de prédilection de l'Ar Sparfel qui choisit donc de paraître, non pas en armure, mais dans une tenue prévue pour une chasse qui n'eut jamais lieu, son Frison noir sellé pour une assiette en amazone.

Les palefreniers avaient brossé avec soin le hongre placide et l'avaient harnaché de vert. Korrigan avait fière allure.

Hersent dépêcha Jehan, toujours aussi grognon, récupérer l'oriflamme de la GM Bourmont à laquelle elle appartenait depuis longtemps: elle souhaitait que cette Grande Maison champenoise soit à l'honneur d'autant que sa suzeraine était sortie du couvent et avait retrouvé sa joie de vivre.
Il serait dit un jour que Paris vaudrait bien une messe, en ce jour de janvier 1462, Bourmont verrait ses couleurs flotter sur une lice prestigieuse.

Lorsque les buccines entonnèrent leur appel, alors que Montjoie présentait les jouteurs un à un, Hersent, en amazone, se présenta devant les tribune et un public venu en masse. Elle avait jeté une cape sur ses épaules afin de se préserver de la morsure hivernale, Jehan devant l'équipage, portant la bannière de Bourmont, les couleurs de sa suzeraine, Sa Seigneurie Oksana de Floret.




Jehan, disparaissant derrière l'oriflamme, Hersent salua Montjoie et les invités de marque, un Korrigan piaffant gentiment et inclinant la tête au rythme des mots de sa cavalière:

Montjoie, Vostre Altesse, Dames et Messires, c'est un honneur pour moi d'être ici présente, une apothéose inattendue que je savoure à sa juste valeur.
Mon écuyer vous présente les couleurs de la Maison de ma suzeraine, Sa Seigneurie Oksana de Floret Vicomtesse de Bourmont et Romilly, en l'honneur de qui j'aurai le plaisir de jouter lors de ce tournoi.
Etre dans cet ultime carré de jouteurs est déjà une victoire en soi, le reste ne pourra être que du bonheur en plus.
Puisse le Très Haut nous permettre de vous offrir des spectacles époustouflants et de haute volée.


Elle talonna légèrement Korrigan, après avoir salué à nouveau Montjoie, s'éloignant de la tribune afin de laisser place au prochain jouteur émérite.
Au passage, elle adressa un signe à son fils adoptif qui assisterait son écuyer habituel. Elle lui fit comprendre qu'après la parade, il serait convié à l'appartement qui avait mis à sa disposition.


Deedlitt a écrit:
[Dans les tribunes.]

Elle n'eut pas besoin de se demander longtemps avec qui elle allait pouvoir faire quelques affaires douteuses sur l'issus de ces duels. Elle eut un large sourire quand elle vit son cher Eoghann pointer le bout de son nez. Elle pensa pour elle même qu'elle n'avait toujours pas eu de nouvelle de Chimera… La question était donc en suspend pour elle. Mais il était qui il était, et peu importe le passé ou l'avenir, c'était un bon juge diseur.
Aujourd'hui c'est surtout ce qu'il l'importait.


Ah mais je vous en prie mon cher, c'est avec plaisir que je partagerai ces joutes avec vous. Prenez place. Je n'attends personne en particulier, si ce n'est qu'un grandiose spectacle donné par les huit meilleurs.

Elle tapota le siège à sa droite, signe qu'il pouvait prendre place.
Ceci fait son ouîe de chat noir lui fait entendre un "Youhou Minerve". Son regard balaya les alentours. Ah chouette Maine! Elle leva une main en signe de "youhou mutuel". Elle connaissait fort bien son père, cela depuis des décennies. Mais elle ignorait encore beaucoup de choses sur la fille. C'était une bonne occasion d'en apprendre plus. Et puis n'oublions pas que les gens de grande lignée on de quoi faire de gros paris.



Bonjour Maine! Contente de vous voir en dehors de nos lieux communs de travail. Enfin même si techniquement on en est pas si loin.

Hop petit présentations.

Eoghann, je vous présente Erwelyn Corleone de Jeneffe, dicte Maine, une de mes très estimée soeur d'arme et maréchale de l'hérauderie de France. Maine je vous présente messire Eoghann, un jeune homme plein de mystères et un arbitre de la ligue très efficace.

La parade était sur le point de commencer quand Bourgogne arriva et s'installa non loin également. Une bonne journée pour des paris, ca c'était certains, enfin fallait-il encore que tout ce petit monde veuille bien parier.

Bonjour Bourgogne. Ravie de vous voir, je compte sur vous l'an prochain pour faire parti des huit meilleurs.

Ceci était dit sur un ton taquin, il fallait bien motiver Bourgogne. Puis elle reprit en mettant son index en l'air pour prédire le temps.

De la pluie dites-vous? Mais alors cela change tous mes pronostiques.

Puis elle regarda son entourage, avant de lancer une phrase d'amorce.

Qui sont vos favoris?

En attendant la réponse, elle en profita pour applaudir chaleureusement Dame Hersent, la première à parader.


Eoghann a écrit:
    | Dans les tribunes. |

C'est comme si tout le monde arrivait en même temps. Moue dubitative quand à ce timing original, il n'échappa donc pas à des présentations avec la femme qui l'avait appelé "jeune homme". Sans savoir pourquoi, cela l'avait vexé. Sans doute son mauvais caractère habituel. Toujours est-il qu'il honora les présentations avant de répondre à Minerve et de s'asseoir à sa droite.

- Enchanté, Maine. Il semble que les joutes d'aujourd'hui soit un repère pour les hérauts en tout genre, en tout cas, c'est l'impression que cela donne.

Petit regard vers la rousse patronne avant d'ajouter.

- De Dénéré-Malines. Eoghann de Dénéré-Malines, pour la précision. J'ai l'infini honneur de travailler sous la coupe sanguinai... savoureuse de Minerve.

Il se reprit au dernier moment. Sait-on jamais, le Flamand Rose est un animal particulièrement dangereux dans son milieu naturel. Suivant cela, il s'assit à sa droite, et poursuivit.

- J'espère, mes dames, que vous épargnerez à mes pauvres oreilles païennes à l'héraldique tout débat sur cette science.

Sourcil qui s'arque au-dessus du regard vert.

- Cependant, je n'ai aucune pluie favorite.

L'assistance ne rit pas sur blague inutile ? Pas grave, comme si de rien n'était, il poursuit.

- Plus sérieusement, je parierais sur la princesse de Montlhéry, Ellesya de la Louveterie.


Deedlitt a écrit:
Et au regard noir de Minerve de se poser sur Eoghann, sangui-quoi?. Cette rumeur à la ligue devenait de plus en plus présente, elle se demandait bien pourquoi d'ailleurs. S'en suivit une manifestation du caractère provocateur du jeune homme. Fort heureusement, durant ses nombreuses carrières politiquo-diplomatico-militaro-économique, Minerve avait appris à gérer ce genre de situation avec un calme olympien. Elle s'adressa donc à son juge diseur en toute sincérité.

Oui très cher c'est l'Hôtel Saint-Paul, un des bastions l'hérauderie, ceci explique donc cela. Du reste, si vous voulez épargnez vos chastes oreilles des discours héraldiques, je puis toujours vous les ôter. Ce n'est pas un problème, je dois pouvoir trouver une épée ou à défaut une dague dans un des hôtels particulier avoisinant.

Large sourire sombre affiché, qui, malgré des apparences légères, laissait présager que la chose était envisageable. Dans son passé Deedlitt avait déjà poignardé un cousin de Grégoire et fait empoisonner un autre de ses cousins, couper une paire d'oreilles, c'était pas la mer à boire. En plus cela faisait longtemps qu'elle ne s'était pas entrainée à la médecine. Non elle n'avait aucune formation, mais l'apprentissage auto-didacte fait quelques fois des merveilles.

Puis plus sérieusement, elle écouta le choix de son juge diseur. Puis regarda ses compères, afin de connaître leurs avis.


Tsampa a écrit:
      | Dans les tribunes |


Jouteur & destrier étaient prêts pour la parade. Ne restait qu'à l'épouse du premier d'aller prendre place dans les tribunes, et d'espérer, au mieux, que son Epoux remporte le tournois, et au pire, parce que le pire est toujours envisageable, qu'il ne se tue pas dans l'exercice périlleux de son art.
Doigts croisés dans le manchon de fourrure qui lui cachait les mains, elle chercha, comme tout le monde -pour ça que personne n'aime arriver en premier!- une place près de gens connus, si possibles de la gente féminine pour pouvoir causer chiffons et autres futilités en attendant que les meilleurs jouteurs du royaume s'élancent sur la lice.

Son choix se porta sur le seul groupe un peu important -4 personnes- qui avait pris place. Et comme 3 des présents étaient ses soeurs & frères d'armes, elle ne se sentirait pas paumée au milieu d'inconnus ! Par contre, parité absolue. Les chiffons allaient se disputer avec des sujets plus virils probablement. Grml.

Les escaliers sont grimpés, et l'hérautique aux couleurs de l'Alençon, emmitouflée dans sa cape, s'approche du petit groupe.

Le bonjour à tous.
Puis-je me joindre à vous ?


Luaine a écrit:
[Les tribunes]

Quand la Duchesse arriva, elle laissa trainer sa main sur la rampe qui délimitait le bas de la tribune, tout en regardant Dame Hersent sur son destrier, elle ralenti son pas. Elle lui sourit. Sa robe était aussi lumineuse qu'elle. Elle avait de quoi être fière de faire partie des meilleurs jouteurs. Ce n'était pas une compétition de bardes en goguette.
Luaine reprit une allure normal le long des travées pour trouver une place et s'assoir. Un groupe était déjà formé, celui des hérauts.

Luaine envoya un salut de tête vers sa Dragonne et prit un siège diamétralement opposé pour y voir le spectacle. Elle n'était pas du style à se mélanger, sauvage, elle ne recherchait pas spécialement la compagnie.

Bientôt défileraient les autres concurrents dont son époux et débuterait ses maux d'estomac de le voir en joutes avec les meilleurs.


Eoghann a écrit:
    | Dans les tribunes. Warning, Chat noir menaçant. |

Oui très cher c'est l'Hôtel Saint-Paul, un des bastions l'hérauderie, ceci explique donc cela. Du reste, si vous voulez épargnez vos chastes oreilles des discours héraldiques, je puis toujours vous les ôter. Ce n'est pas un problème, je dois pouvoir trouver une épée ou à défaut une dague dans un des hôtels particulier avoisinant.

- Hum.

Telle fut la première réaction du pauvre juge-diseur qui avait voulu jouer à l'humour avec son ancienne suzeraine. Bon. Il est vrai que chez elle, la limite avait toujours été assez dissolu. C'était à la fois une qualité comme un défaut, mais toujours est-il que cela faisait parti du "charme" de Deedlittosaure. Un charme unique, à n'en point douter. Quoi que, la Saint-Just pouvait rivaliser en cela.
Aussi, le pauvre Eoghann tenta-t-il de trouver une issue pacifique à cette joute verbale qui pouvait finir en carnage. Il était toujours bon d'être en duo avec prudence lorsqu'on s'adresser à la Cassel.


- Oh, ma chère, ne vous donnez pas cette peine. Je ne vaux pas que vous vous tachiez pour être si insignifiant que moi-même. Et puis, je suis sûr que votre talent en médecine égale vos autres talents. Nul besoin de m'en faire démonstration, d'autant quand il s'agit de vouloir m'ôter des appendices sans lesquels je serais indubitablement moins gracieux. Ce qui n'était pas faux, dans un sens. Petit sourire de paix.

Et puis, une arrivée nouvelle. Tsampa. Dans sa tête, un flash mémoriel lui vint. Cependant, il n'osa s'adresser à elle. Sans doute l'avait elle oublié, lui qui fut alençonnais durant quelques mois. Aussi, entreprit-il de se taire, se sentant de moins en moins à sa place.


Niall a écrit:
Le Montréalais n'avait pas eu le temps de répondre à Minerve et au salut de son juge diseur qu'il s'était ensuivi alors une joute verbale entre eux. Puis la néo Duchesse d'Alençon fit son apparition et se joignit à eux, il la salua donc également. Il répondit tout de même à Minerve

Malheureusement pour l'instant je suis puni de joutes. J'espère pouvoir reprendre le chemin des lices très bientôt mais je ne puis dire exactement quand.

Quand à mon favori ... Hummm ... Je dirais Actarius. Je ne doute en aucune façon de ses compétences de plus je suis sur qu'il voudra faire bonne impression devant Montjoie et il a l'instinct du vainqueur.
Oui définitivement Actarius.


Puis dans une espèce de surenchère il s'empressa de rajouter alors même qu'il n'avait pas la moindre chose à parier.

Deux boîtes de biscuits aux amandes qu'il l'emporte !



Ingeburge a écrit:
Et pendant que ça papotait et que ça pariait en tribunes – et Dieu savait qu'elle aimait bien miser, juste pour le plaisir du jeu et qu'elle aurait bien aimé se trouver dans les tribunes à enfourner du maïs soufflé et glacé au sucre, les jambes confortablement enroulées dans une pelleterie et les pieds rôtis par une chaufferette – Ingeburge restait là, stoïque, le visage fouetté par une brise légère. La dame de Vignory avait accomplit son tour d'honneur, présentant les couleurs dont elle était fière et rendant hommage à sa suzeraine, la vicomtesse de Bourmont.

Une fois la Champenoise, Ingeburge en appela... une autre en la personne de la poursuivante de Minerve. Les trompettes retentirent, les tambours grondèrent, et elle lança à la suite :

— Encouragez maintenant celle qui avec soixante-cinq points au total, a accroché la septième place du classement annuel. C'est une habituée de la lice, aussi bien en tant que compétiteur en tant qu'arbitre et cette année, elle a remporté le tournoi de Châteaurenard. Portant « de sable, à l'arbre arraché d'or, à la bordure d'argent chargée de huit fleurs de lys de sable, qui est de Lasson », voici venir dame Célénya Océalys, dame de Lasson!




Neyco a écrit:
Notre mini était en train de finir de se préparer un peu en arrière et entendant les noms des jouteurs. Pour sur que c'était son dernier tournois avant un long voir très long moment aussi espérait elle juste ne pas finir dernière. Le reste n'était pas si grave la place finale lui importait peu. Certes la victoire aurait été un bonus mais il était des choses dont on ne pouvait prévoir et en joutes il lui était arrivée de chuter face à des adversaires totalement novice.
Angel à ses cotés, elle savait les hommes dans les gradins, finissant de lui expliquer comment fonctionner les joutes forcément sa Dame de Compagnie n'était pas forcément aux faits des habitudes.


Il faut penser ma chère que malgré que nous soyons adversaire nous nous respectons tous et certains lien se tissent au fur et à mesure du temps. Sans compter que nous nous côtoyons parfois or joutes et avons travaillé même ensemble pour certain.


Souriante elle mit correctement une de ses épaulières.


Du reste nous faisons en plusieurs lances et si nous chutons et nombre de passe sur la finalité est égale il y a ce que nous appelons le duel à l'épée.

En ce cas nous combattons avec une épée au sol forcément. Avec 4 touché est déclaré gagnant.
Parfois c'est dangereux car les estafilades sont assez douloureuse mais bon c'est la noblesse de ce sport.


Deedlitt a écrit:
Bien un problème de réglé se dit Deedlitt. S'en suivit l'arrivée d'Estampes.

Le bonjour Estampes. Justement je demandais qui étaient les favoris de chacun ici. Sans surprise, j'imagine que vous penchez pour Alençon?

Puis Bourgogne prit la parole à la suite. Puni de joute? Mais qui donc pouvait être aussi cruel? Puis il annonça Actarius. Minerve sourit en coin à l'écoute de l'enchère, peut-être un signe du destin.

Ah vous me faites plaisir Bourgogne. Pour ma part, même si je reconnais que votre choix est judicieux, je vais jouer la solidarité et l'encouragement d'un public acquis à sa cause. Je mise donc deux boites sur Astrée ! Après tout, elle est arrivée seconde au classement générale cette année.

Puis ses pensée vont vers Astrée… Si elle les entendait, elle aurait surement quelque chose du genre : ALLER LE BISCUIT FAUT TOUT DONNER, LES BISCUITS EN DEPENDENT.


Tsampa a écrit:
Yeah! Des paris! Elle a bien choisi sa place, l'hérautique.
La mise est à combien ?

Déjà elle sort sa bourse pour en évaluer le contenu.

Sur qui je parie ... Evidemment, ce sera le choix du cœur. Mais je pense le Grand Prévôt second, et Astrée en troisième sur le podium.

C'est de bonne guerre de la voir sur le podium, après le coup du loup. Comme quoi, L'Estampe n'est pas revancharde !


Et alors que sont annoncés les premiers duels de lice, toujours à Deedlitt,

D'ailleurs votre championne va affronter le mien!


Ingeburge a écrit:
[Lice]


Après le passage de la dame de Lasson devant des spectateurs – forcément! – admiratifs, Ingeburge procéda à l'appel suivant. Et si l'on restait chez les nobles du Domaine royal, l'on passait en cette occasion à un homme :
— Voici maintenant venir celui qui a l'année passée remporté le tournoi ayant attiré le plus de jouteurs : celui du Tournel, en Languedoc, donné à l'occasion des festivités de la Saint-Privat. Et si ce tournoi lui a fourni une bonne part de ses soixante-quatorze points annuels, il est devenu un habitué des lices, comme tous les participants du Tournoi des Maîtres de la Ligue.

Après une petite pause, elle lança :
— Portant « d'azur, semé de fleurs de lys d'or, à la bordure de gueules chargée de huit besants d'argent », soit les armes alençonnaises, veuillez accueillir avec vos applaudissements Sa Grâce Mc Legrand, duc consort d'Alençon!


Les trompettes vrombirent une fois de plus.


Erwelyn a écrit:
[Retour rapide...]

Petit à petit, les hérauts allaient forcément se regrouper autour de Minerve qui avait pris place la première. Bourgogne, d'abord, qui pointa son museau, alors qu'Eoghann prenait place à leur côté.

Enchantée, Eoghann ! Il me semble vous avoir déjà croisé lors de joutes en ce début d'année, non ?

Avant de tourner son regard vers Bourgogne.

Le bon jour Bourgogne ! Croisons les doigts pour la pluie, la boue qui colle sous les sabots n'est jamais trop agréable pour jouter.

Son foie de jouteuse ! D'ailleurs, une petite pique de jalousie vint la tenailler un peu lorsque les jouteurs paradaient. Vrai qu'elle aurait bien aimé se retrouver à leur place en cette journée ! Mais bon, son parcours n'avait pas été assez bon. Elle n'avait jamais remporté un tournoi, même si elle était déjà arrivée en finale.
Et pour répondre à Minerve qui lançait les paris.


Hmm, je parierais sur Actarius ! Après mon père, je pense qu'il est de loin l'un des meilleurs jouteurs du royaume.

Arrivée d'Estampe, ensuite.

Pour ma part je parie une bouteille de liqueur de poire !

Et lorsque Feodor arriva, elle le salua avec un grand sourire. Forcément, le souvenir du pari perdu lui revint en mémoire.

Le bon jour à vous ! Et vous êtes dans le vrai, évidemment...

Un clin d’œil ponctua sa phrase, avant de saluer Gatimasse.


Ingeburge a écrit:
[En lice, eh oui]


Le duc consort d'Alençon ayant montré à la foule parieuse ses co... ses coquilles, c-o-q-u-i-l-l-es, voyons! Ainsi donc, le duc consort d'Alençon ayant paradé sous les yeux des spectateurs en délire parmi lesquels l'on comptait sa femme hérautique (tous droits réservés à Tsampa, NDLR), il était temps maintenant de passer au compétiteur suivant qui comptait le même nombre de points que le dernier exhibitionniste.

Un petit coup de trompettes, un petit roulement de tambour, et :

— Le jouteur suivant a lui aussi collecté soixante-quatorze points au terme d'une année riche en titres de champions. Veuillez donc accueillir comme il se doit celle qui a remporté les tournois d'Étampes-sur-Marne, de Maizières et d'Oléron, et qui ce jour portera...
Et c'est parti pour le blasonnement à balancer d'un coup :
— un « coupé : au premier, parti de deux, en I, d'or, à la croix de gueules, cantonnée de quatre alérions d'azur qui est de Montlhéry, en II, mi-parti d'argent à deux chevrons de sable & à trois chevrons rompus d'or, qui est d'Alluyes, en III, palé d'or & de gueules, qui est d'Amboise; au second, parti, en I, écartelé, en 1 & 4, d'or, au lion de gueules, couronné, lampassé & armé d'azur, en 2 & 3, d'azur, aux deux loups ravissants & affrontés d'argent, sur-le-tout, de gueules, à la masse d'armes d'or, garnie de sable, au chef du même, chargé d'un gonfanon de gueules, à trois pendants, bordé & frangé de sable, qui est de Luynes, en II, écartelé, en 1, d'or, à cinq cotices de gueules, qui est d'Auneau, en 2, d'azur, à trois fleurs de lys d'argent, surmontées d'un lambel du même, qui est de Yèvre-de-Châtel, en 3, d'azur, au château de deux tours crénelées de cinq pièces d'argent donjonné du même, coulissé, ajouré & maçonné de sable, qui est de Château-Landon, en 4, de gueules, aux neuf macles d'or, qui est de Montbazon, sur-le-tout, de gueules, au lévrier rampant d'argent colleté d'azur, accompagné de six billettes du second posées en orle, qui est de Pleaux; enté en pointe, d'azur, aux deux lions affrontés d'argent, supportant une grappe de raisin feuillé & tigée d'or, qui est de Vouvray; sur-le-tout, de sable, au chevron d'argent, accompagné de trois loups ravissants du même, qui est du blason de famille plain des Louveterie. »
Ou ça, pour ceux qui ne visualiseraient pas cette description pourtant ultra claire :


Finalement, ayant repris son souffle, Ingeburge communiqua l'ultime précision :
— Son Altesse Ellesya de la Louveterie-Amahir, princesse de Montlhéry, duchesse d'Alluyes, d'Amboise & de Luynes, vicomtesse de Montbazon, baronne d'Auneau, de Château-Landon, de Vouvray & de Yèvre-le-Châtel, dame de Pleaux!


ellesya a écrit:
Ellesya et Carnage étaient déjà fer-vêtus, houssés, parés aux armes familiales de la Louveterie et quittaient les alentours des écuries, lorsque les notes musicales annonçaient le début de la parade.
Ce n'était pas spécialement le moment qu'elle préférait dans les tournois mais auquel il fallait sacrifier pour le spectacle.
S'étant isolée avant le début du tournoi, elle ignorait quels seraient ses proches à être venu. La princesse n'avait aucune présomption en ce domaine. Une joyeuse fierté l'habitait, certes, mais sans qu'elle s'imagine le moins du monde remporter la présente compétition ou que qui que ce soit se l'imagine. Y participer suffisait amplement. Tout le reste ne serait que bonus. Elle ne ménagerait pas ses efforts, mais elle voulait garder l'esprit léger le plus longtemps possible.

Hersent était déjà appelée. Sya la vit s'éloigner vers la lice. Puis Célénya. Ensuite Mc Legrand qui l'avait forcée à s'incliner au Tournel, en finale, lui faisant manquer un trio de victoire pour clore son parcours de l'année.
Son tour était arrivé. Lu qui guidait Carnage jusqu'à la lice lui tendit son heaume qu'elle garda posé devant elle, paradant tête nue, les cheveux sombres savamment tressés avec un ruban d'argent.
Il était temps d'entrer en lice au coup de trompette. Lu tenait fermement une corsèque, symbole des armes d'Amahir, sur la hampe de laquelle flottait les couleurs de la Louveterie. Carnage avança de son pas tranquille, et Ellesya sourit à Boudicca qu'elle venait de découvrir dans la tribune.

Et de ses deux victoires, une troisième lui fut attribuée. Sya garda les lèvres closes laissant sa marraine s'assécher la gorge sur la description de ses armoiries.
Lorsqu'il lui fut donné l'occasion de s'exprimer, sa voix claire se fit portante pour être perceptible malgré le brouhaha festif.


Si je ne puis nier l'honneur ressenti à faire partie des heureux tournoyeurs de ce jour, je me dois également d'exprimer ma reconnaissance envers les membres de la Ligue de Joutes et les hérauts qui veillent à l'organisation et la bonne tenue de ces tournois où nous sommes nombreux à prendre du plaisir, tout en affermissant nos bras et pimentant nos quotidiens.

Mes remerciements vont donc au membres actuels de la Ligue... mais je dédie ma participation aux membres et jouteurs disparus de ma parentèle.
A Anthony de Massigny, dict le Wulfen, Roy d'Armes de France, sous le « règne » duquel la Ligue de Joutes fut institutionnalisée.
A Morgwen de la Louveterie, dicte la Louve, alors première à être surnommée Minerve, qui m'a donné le goût des tournois en m'y emmenant dès ma petite enfance.
A Numalane de Massigny de la Louveterie, jouteuse remarquable en son temps.
Et à bien d'autres encore dont je garderai la liste par devers moi pour ne pas fatiguer plus l'assemblée venue voir combattre et non discourir.


Un salut respectueux envers « Montjoye » avant de clore, sur un ton amène, un peu gênée d'apporter une correction tout en s'en sentant l'obligation morale.

Et quitte à rendre les mérites à qui de droit, je me dois de rendre la victoire à Maizières qui m'est erronément attribuée.
Si ma mémoire ne me fait pas défaut, la Dame de Lasson, Célénya Océalys , est à acclamer pour ce tournoi-là. Dans tous les cas, les lauriers ne m'en reviennent pas.


Ptitmec13 a écrit:
Le temps était venu de la parade, ce que la blondine n'aimait guère. Mais comme pour tout grand évènement elle ne pouvait y couper. Et puis elle se sentait fière de faire partie des 8 meilleurs jouteurs du Royaume alors que son absence absence des lice en fin d'année 1461, elle, n'avait pas été de meilleures augures. Reprendre la lance, lors de ce tournoi qui plus est, était pour elle une revanche sur la vie.
Elle avait passé une bonne partie de son temps à préparer elle même sa jument. Un croisement entre un frison et un pure race espagnol du plus bel effet. La finesse du pure race avec la robustesse et la robe noire d'un frison, une crinière longue et ondulée également de couleur noire. Elle lui avait été offerte par Drago, son âme sœur, trop vite disparu emporté par la maladie. Depuis l'une et l'autre ne se quittaient plus, dans le trio avec la louve Néa. Belle Dragonne participait aux joutes, aux campagnes guerrières, aux voyages d'escorte et aux simples balades, Ptit n'en n'aurait changé pour rien au monde.
Elle l'avait brossée avec attention et avait tressé sa crinière en incorporant rubans de sable bordés d'argent ou d'or. Puis elle était restée plusieurs minutes son front posé contre le chanfrein de la jument, à lui caresser l'encolure et l'arrière des oreilles. La Belle ne bougeait plus dans ces moments là comme si elle voulait transmettre à sa cavalière une bonne dose de sérénité.
Plus tard elle serait parée de sa couverture de sable rehaussée d'un large liseret argent sur lequel étaient brodés des lys de sable en rappel à ses armes et de son filet de cuir bordé d'or.
Ptit partit revêtir la tenue qu'elle appréciait tant. Un cadeau de son jumeau de cœur lors de son anoblissement. Pantalon et redingote de cuir sablé, brodé d'or et d'argent.
Cavalière et monture formait alors un ensemble harmonieux aux couleurs de Lasson, Certes un ensemble simple comparé aux tenues et autres apparats des autres jouteurs mais c'est ainsi que la blondine se sentit à l'aise.
Elle avait choisi de parader seule également. Elle tenait donc elle même l’étendard de son domaine quand elle s'approcha de Montjoie et qu'elle la salua avec respect.


C'est un honneur pour moi que d'être sectionnée. Je dédie ce tournoi à tous les jouteurs qui n'ont en rien démérité tout au long de cette année ainsi qu'à notre Suzeraine qui voit deux de ces vassaux être qualifiés.

Des mots simples puis encore un salut avant de se retirer pour laisser la place au suivant.


Ingeburge a écrit:
[Lice]


Peuh. Ingeburge s'était depuis longtemps habituée au fait qu'elle répandait des erreurs dans tout ce qu'elle produisait par oral et par écrit, c'était même sa marque de fabrique et ne s'étonnait même plus de recevoir de petits billets ou de petits chuchotements pour lui faire savoir qu'elle avait laissé une coquille – on y revient – ou dit une bêtise. Et voilà, là c'était fait et elle accueillit le fait sans sourciller, déjà parce qu'elle ne sourcillait pas, ensuite parce que c'était évident pour elle qu'elle dirait une connerie à un moment ou à un autre. Et tandis qu'Ellesya qui avait rendu hommage à des membres de sa famille finissait son tour de parade, Ingeburge en était à se demander si elle en dirait d'autres, d'erreurs.

On le saurait très vite :

— Passons maintenant à la première partie du classement en accueillant celui en en a atteint cette année la quatrième place en cumulant quatre-vingt-deux points. Normalement vainqueur du tournoi de Champagne, il porte « écartelé, en I, de sinople aux trois lionceaux d'argent, qui est de Courtomer; en II, de sable, au loup d'argent, qui est de Lonlay-l'Abbaye; en III, parti de gueules et de sable, au lion d'argent brochant, qui est d'Augnax; en IV, de sinople, aux deux épées d'or posées en sautoir, qui est du blason familial brisé des von Strass; au sur-le-tout, gironné de gueules et de vair de douze pièces, qui est de Belleville-sur-Vie.

L'écu fut présenté au public :


Et ensuite :
— Faites place à Sa Grâce Heimdal von Strass, duc de Courtomer, vicomte de Lonlay-l'Abbaye, seigneur d'Augnax & de Belleville-sur-Vie!


Luaine a écrit:
[Les tribunes]

Les uns après les autres, les concurrents défilaient sur leur destrier paradant avec grâce, richement orné de rubans et le couverton aux couleurs des fiefs.
La Duchesse applaudissaient chaque passage, élégant, où on sentait le cheval faire corps avec son propriétaire.

Après Hersent, Célénya, Alençon et Ellesya, se fut au tour de son époux. Luaine lui fit un coucou de la main à son passage et lui sourit. Connaissant l'amour immodéré de son mari pour la simplicité et la modestie, il ne devait pas être dans son assiette. Elle l'applaudit avec plus de ferveur pour lui tenter de le galvaniser un peu.

Comme à chaque fois qu'il se mettait des objectifs, il réussissait et encore aujourd'hui, il lui montrait sa détermination, trait de caractère qu'elle aimait aussi chez lui. La brune profitait du moment, sachant que sous peu, lors des joutes, son état d'esprit serait tout autre et ses noeuds à l'estomac bien trop présent pour savourer pleinement le tournoi.


Heimdal a écrit:
Voilà les premiers sont passés, c'était au tour d'Heimdal. Il est sur qu'il n'aimait
pas être présent devant ce monde. Il aurait préféré jouté déjà. Mais la procédure
fut ainsi et il accomplissait sa tâche tel qu'il accomplissait une autre tâche.
On pouvait voir les personnes sur la tribune dont sa sublime épouse.

Il s’approcha avec son cheval...que pouvait-il bien dire. Quelques secondes
d'hésitation et ...


C'est un honneur de participer à ce tournoi des maitres et je le dédie à tous
les joueurs du royame.
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MessagePosté le: Mar 11 Fév - 22:45 (2014)    Sujet du message: [RP] TML : Accueil du public & parade – 16 janvier matin Répondre en citant

Ingeburge a écrit:
[Lice]


On abordait maintenant le trio de tête et le troisième justement était un habitué des cimes du classement. Ingeburge regarda vers les valets qui régulaient l'entrée des concurrents sur la piste et après un léger signe d'un membre de son équipe, elle reprit la parole :
— Nobles dames, nobles seigneurs! Admirez désormais celui qui a remporté le classement par points de l'année mille quatre cent soixante et qui en mille quatre cent soixante-et-un a accumulé quatre-vingt-dix points. Vainqueur du tournoi de la Dame Blanche à l'Écu Vert il portera ce jour, « d'azur, à la bande d'argent, accostée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d'or. »

L'écu champenois fut promené sur la lice.


Ingeburge conclut à la suite :
— Encouragez bien fort Sa Grâce Aimelin de Millelieues, duc de Champagne!


Aimelin a écrit:
[Du côté de la Lice]


Le pire dans les joutes était l’attente, et le Mérens à robe sombre commençait à montrer quelques signes d’impatience tandis que son cavalier ne perdait par une miette de ce qui se passait sur la lice, suivant avec attention la parade, essayant de retenir quelques informations, hormis la liste de titres d’Ellesya qui provoqua chez lui une petite moue amusée. Ses prunelles grises brillaient devant la beauté des montures et des couleurs les accompagnant et il murmura un petit encouragement à Altaïr profitant que Heimdal s’avançait à son tour.

je compte sur toi pour ne pas me faire le coup du je veux galoper moi non plus promis ? ça n’était pas le moment de jouer les fruits mûrs, il aurait bien le temps de goûter au sable de cette lice assez prestigieuse, lors de ses différents passages.

Et cette fois-ci pour ces joutes il n’arborerait pas les couleurs d’Etampes sur Marne qu’il défendait depuis toujours en lice, mais celles de la Champagne aux tons azur, argent et or.

Toujours soucieux de protéger au mieux son étalon, celui-ci était protégé par une barde d’encolure qui lui éviterait les mauvais coups, un plastron pour son poitrail et surtout un chanfrein qui couvrait sa tête de l’oreille à ses naseaux, munies d’extensions métalliques recouvrant ses joues, un fin grillage protégeant les yeux de l’animal. Il craignait sans doute plus pour Atlaïr que pour lui-même durant un tournoi et il surveillait toujours avec attention sa préparation. Il avait ensuite déployé le Caparaçon aux couleurs de la Champagne, qui recouvrait la croupe et les flans de la monture, lui donnant fière allure sous l'azur dominant, une bande d'argent bordant la totalité de l'étoffe, finie elle même par un liseré d'or.

Et lui avait revêtu sa tenue de joutes, une brigandine, armure plus légère composée de petites plaques métalliques rectangulaires rivetées à une épaisse couche de cuir, qui fournissait une protection robuste et soulageait le cavalier du poids d’une armure qu’il trouvait bien trop lourde. Des protections pour les bras et les cuisses terminaient la tenue fermée par des sangles. Et pour achever l’armure le bacinet qui protégeait sa tête et son visage était orné de trois plumages aux couleurs de la Champagne. Pour la parade, il avait posé le bacinet sur le pommeau de sa selle et y avait posé sa main gauche dessus, tenant les rênes de sa main droite.

Dire qu’il venait à ces joutes simplement pour fouler le sable de cette lice aurait été mentir, il espérait bien gagner, ne serait ce que pour prendre sa revanche sur Actarius qui lui avait piqué sa première place, et le biscuit qui s’était glissée entre eux, le laissant à la troisième place cette année. C’était aussi ça qu’il aimait dans les joutes, cet esprit de compétition avec l’esprit chevaleresque qui l’accompagnait généralement, forçant les jouteurs à donner le meilleur d’eux-mêmes.

Au signe d’un valet qui régulait l’entrée de la lice, il mit le Mérens en marche et il laissa son regard embrasser rapidement les lieux, avant de s’arrêter à la hauteur de Montjoie et de la saluer d’un signe de tête.


Mes respects.
C’est un honneur pour le jouteur que je suis de fouler cette lice et d’affronter celles et ceux qui font parties de ce tournoi.
Je jouterai pour ma fille Lily et je remercie tous les jouteurs qui nous permettent de nous affronter tout au long de l’année et qui font que les joutes continuent à exister.

Et je vous remercie Montjoie, ainsi que Minerve pour tout le travail que vous faites à la Ligue et pour l'aide que vous apportez aux juges diseurs que nous sommes.


Un fin sourire accompagné d’un autre signe de la tête pour remettre à nouveau son étalon en marche, chercher des yeux les pervenches aimées et laisser la place à la suivante qu’il salua d’une petite grimace malicieuse en passant à ses côtés.



Ingeburge a écrit:
[Lice]


Les lèvres d'Ingeburge remuèrent à peine pour grommeler un « de rien » en retour aux remerciement d'Aimelin; de toute façon, sauf à beugler, ce qui n'était pas le genre de la maison, il ne pourrait pas l'entendre, d'où le grommellement qui exprimait aussi bien autre chose, à savoir qu'il n'y avait pas à lui dire merci.

Bougonnant toujours, elle envoya un valet d'armes prévenir le biscuit héraldique que c'était son tour de se produire et elle déclara, une fois que ce fut bon :

— La compétitrice à venir s'est hissée au terme de l'an passé à la deuxième marche du classement de la Ligue des Joutes en cumulant quatre-vingt-treize points. Dans son escarcelle, pas seulement des biscuits aux victorieuses vertus mais aussi trois titres de championne, pour les joutes d'Orléans, de Brassac et des Écuries royales. Fidèle des lices sur lesquelles elle arbore « taillé, au premier, d'or, à deux fasces de gueules, accompagnées de six coqs de sable, crêtés & barbés de gueules posés 3, 2 & 1, qui est de Hautpoul; au second, mi-cinq point de sinople équipolés de quatre d'or, qui est de Brassac; sur-le-tout écartelé en sautoir, en I & IV, d'azur, à deux épées d'argent garnies d'or, passées en sautoir & les gardes en haut, accompagnée en chef d'une étoile du même & en pointe d'un croissant aussi d'argent, qui est blason de famille plain des Mariemont, en II & en III, d'argent, à la cotice d'azur, à l'aigle d'or languée & armée de gueules brochant sur le tout qui est blason de famille plain des Erementar », voici devant vous ce jourd'hui...

Roulement de tambour et présentation d'écu!


Et finalement, présentation de la titulature :
— ... Neyco Mariemont Casaviecchi de la Franche, baronne de Hautpoul, dame de Brassac!

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:41 (2018)    Sujet du message: [RP] TML : Accueil du public & parade – 16 janvier matin

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