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1462-01-28 - [RP] Mariage d'Aimelin et Aliénor - partie II - La cérémonie

 
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MessagePosté le: Jeu 5 Fév - 17:49 (2015)    Sujet du message: 1462-01-28 - [RP] Mariage d'Aimelin et Aliénor - partie II - La cérémonie Répondre en citant





Aristominus a écrit:
Il allait très bientôt être l'heure et Aristominus s'activait pour que tout soit prêt.

Il fleurit l’édifice ainsi que l'ambon sur lequel il posa le Livre des vertus..



Tout étant prêt, il alla sonner les cloches, puis alla rejoindre son archevêque à l’entrée de l’église.
 


Alienor a écrit:
Son moment de recueillement lui avait fait du bien. Alors qu'elle allait engager son avenir, officiellement puisqu'officieusement elle se considérait déjà comme épouse d'Aimelin depuis cette soirée d'octobre au bord du lac de Sainte, raviver l'image des visages de son passé lui avaient apaisé l'âme. Plus de regrets pour l'absence des disparus, après tout pourquoi en aurait-elle alors qu'elle n'y pouvait rien faire. Ils étaient morts et enterré depuis longtemps, mais leur souvenir restait au fond d'elle, et ils l'accompagneraient encore aujourd'hui. Et longtemps.

Tout comme les accompagneraient aujourd'hui les invités qui n'allaient pas tarder à arriver. Le premier d'entre eux, l'Archevêque de Reims, Monseigneur Aurélien, qui leur faisait l'honneur de célébrer ce mariage, était déjà arrivé, accompagné de son secrétaire, et Aliénor les avait salué avec plaisir avant de s'éclipser.
La tradition voulait que la future épousée arrive en dernier, et même si cela ne dérangeait pas plus que ça la blondinette de déroger aux traditions, elle n'imaginait pas cependant que leur fille ne soit pas de la partie.
Il lui fallait donc aller la chercher.

La nourrice l'attendait dans l'entrée du château, l'enfant dans les bras. Cette dernière était vêtue de fête elle aussi, d'une délicate robe d'un riche coton brodé ton sur ton et bordé de fourrure, une vision qui fit sourire Aliénor de tendresse. Ce jour était celui où serait célébré l'amour qu'Aimelin et elle se portaient, cet amour qui peu à peu avait trouvé sa place dans le coeur des deux jeunes gens qui pourtant n'y croyaient pas ou plus, et Lily était le plus beau symbole de leurs sentiments réciproques.

Délestant la nourrice de sa précieuse charge, la petite blonde serra sa fille contre elle, dans le doux cocon qu'elle avait fait de ses bras, tout en portant ses pervenches à travers l'huis entrouvert, vers la Chapelle d'où les cloches étaient en train d'appeler à la cérémonie les invités dont les équipages commençaient à franchir les grilles du Domaine.

Maltea et Stella l'avaient rejointe, et elle échangea avec elles un regard. Ses témoins, ses amies les plus proches et les plus chères, celles auxquelles la liaient affection et tendresse, sa famille de coeur bien plus importante pour elle que celle du sang. Elle leur adressa un clin d'oeil destiné à masquer l'appréhension déraisonnée qu'elle sentait poindre en elle alors que, cachée des regards des arrivants qui se dirigeaient vers le lieu de la célébration, elle attendait l'arrivée de celui qui faisait battre son coeur et qu'elle irait ensuite, accompagnée des deux autres blondes, retrouver ensuite au pied de l'autel.


Ellesya a écrit:
La route avait été longue au vu de la saison. Et les étapes épuisantes... C'est que cela faisait un an qu'ils avaient scellé leurs destins aux joutes d'Amboise et tenaient à en profiter. Quelques avaries eurent failli avoir définitivement la peau du programme fixé par la princesse mais le couple était parvenu à Troyes la veille au soir. Le chevaucheur les précédant leurs avait réservé un logement décent. Aussi, ce fut l'esprit un peu plus tranquille que la dernière étape fut atteint le lendemain.

Gaultier était resté auprès d'Aemilia et de la nourrice à Tours, offrant une nouvelle lune de miel à ses parents mais causant aussi un grand vide par l'absence de ses babillements. Pourtant il faudrait s'y habituer, se morigénait Ellesya pendant qu'une meschine l'aidait à de vêtir et se parer. Le rouge était la couleur généralement choisie par les mariés -sans qu'il ne s'agisse d'un impératif-, la princesse avait préféré opter pour la robe de damas sombre que sa moitié lui avait offert à l'époque où elle-même n'osait franchir les portes d'un atelier, peu à l'aise avec les étoffes et modes.

Ses doigts unis à ceux de Lexhor, Sya arriva devant le parvis de la chapelle. Le clocher égaillait l'air de ses notes joyeuses, faisant naître un sourire sur les lèvres de la jeune femme. Sur le trajet, elle avait maintes fois songé à son amitié pour les fiancés et se faisait une joie sincère d'assister à leur union officielle.
Sans que son sourire s'estompe, la jeune Louve salua courtoisement les officiants avant d'entrer à l'abri du lieu consacré.



Lexhor a écrit:
En ce qui concernait la longueur de la route et le climat, le prince n'était pas à blâmer. D'ailleurs, si son épouse aimait cette saison, lui n'attendait que le retour du printemps. Là encore, le feu et la glace s'opposaient en eux. En revanche, pour le côté épuisant des étapes, il plaidait coupable. C'est que la proximité due au voyage et la fraîcheur de la saison encourageaient aux rapprochements...nombreux. Alors oui, le plan bien organisé et balisé par Ellesya avait quelque peu été chamboulé par son époux qui vivait plus sur l'instant. C'est qu'ils n'avaient plus voyagé "seuls" depuis bien longtemps. Impossible donc de ne pas en profiter.

Et il fallait aussi qu'ils pensent à autre chose qu'à leurs enfants restés en leurs terres, et surtout le petit derniers qui portaient pour le moment, seul, les espoirs et les attentes d'une jeune mère pour laquelle la pérennité de la lignée importait énormément.
Mais ils arrivèrent à bon port, en temps et en heures. Pas de quoi donner à la louve envie de mordre.

Ils entrèrent donc à l'intérieur du bâtiment saint, unis l'un à l'autre et tous deux vêtus de noir puisque le prince avait choisi de s'accorder avec sa princesse qui lui avait fait l'honneur de se parer de l'un de ses présents.
La cloche tintait, animant le ciel et annonçant joyeusement la cérémonie à venir. Lexhor accompagnait son épouse en ce moment heureux pour ses amis qu'il ne connaissait, lui, que peu, même si il avait côtoyé à plusieurs reprises le futur marié.  


aurelien87 a écrit:
Aurélien avait rejoint la sacristie de la Chapelle. Tout était préparé comme il l'avait demandé, et c'est avec une certaine satisfaction qu'il revêtit ses habits sacerdotaux. Suivi de son secrétaire, il se rendit sur le parvis de la Chapelle pour procéder au début de la cérémonie.

Bien. Tout le monde est prêt ????   il faut former le cortège, que nous puissions entrer.


Aristominus a écrit:
Aristominus attendait avec son archevêque au porche de la chapelle. il trouvait que tout ce beau monde était un peu mou et lent, aussi il se décida à prendre un peu les choses en main.

Bon, on va peut-être pas y rester toute la journée. Surtout que les cuisiniers de la duchesse vont faire des syncopes si vous êtes en retard pour le banquet.


Alors, le marié, hop..... juste derrière Monseigneur...., avec sa cavalière.

les couples, hop, juste derrière.....   vous bousculez pas !!!!


la mariée, c'est la dernière..... normal, on veut avoir le temps de vous admirer ...... si si, avec votre cavalier au bras.  




Aimelin a écrit:
Il était arrivé en compagne de Shandra, sa témoin, et de Célénya témoin de nombreuses aventures et qu'il considérait comme sa soeur de coeur depuis cet été 57 en Béarn.

Le garde de Brienne lui avait remis un petit sac dans lequel le jeune Etampes avait trouvé une magnifique boussole, présent de Floriantis, perdu de vue mais qui s'il n'avait pu venir leur avait transmis ses voeux, chose qui avait touché le jeune brun. Il avait mis l'objet soigneusement dans la poche de son surcôt et avait demandé à ses deux amies si sa tenue était présentable.

Un pantalon de toile marine dont les côtés étaient lacés sur toute leur longueur à l'aide de cordons gris foncé et dans lequelle il avait rentré une chemise de cendal blanche aux manches bouffantes resserrées à ses poignets, sur laquelle il avait passé un surcot de velours bleu marine lui aussi, fendu devant et derrière, brodé finement d'argent sur le devant et qui lui descendait aux mollets. Une ceinture de cuir noir, assortie à sa paire de bottes, et munie de sa précieuse boucle de forme arrondie offerte par Aliénor cintrait sa taille et faisait ressortir le tombé souple du vêtement, en plus de soutenir sa petite aumônière de cuir noir.
Et pour finir, il avait posé sur son épaule droite, une cape rectangulaire taillée dans un coton de qualité relativement épais et fluide de couleur grise, attachée sur l'épaule par une fibule en forme de fer à cheval. Un chapeau à large bord assorti à ses bottes couvrait sa tête et il l'enleva, le posant sur le pommeau de sa selle, avant de s'adresser à ses deux amies.


Cécé en principe notre Suzeraine devrait être là et peut être Wendolyne. Je te charge de veiller sur elles deux d'accord ?

Un petit regard taquin avant de prendre Shan par l'épaule et de rejoindre le petit groupe de personnes dirigé par Aristominus.
Et de murmurer à Shan.


je crois que c'est toi qui va devoir entrer avec moi dans l'église.

Et d'entrainer sa blonde amie derrière Monseigneur non sans sentir son coeur se mettre à battre un peu plus fort. Ils en parlaient tellement de ce mariage qu'il ne se rendait pas vraiment compte que ce jour était enfin arrivé. Il n'avait même pas aperçu Aliénor tant il était anxieux  et préoccupé de n'oublier personne.


ptitmec13 a écrit:
Elle était restée silencieuse tout au long du trajet. Non pas qu'elle n'appréciait pas la compagnie de Shan non loin de là au contraire, mais ses pensées avaient décidé de vagabonder de ci de là. Le Béarn, leur complicité qui s'était installée pour ne plus disparaitre, leurs façons de traiter des dossiers, pensées qui lui tira un sourire en coin, l'escorte d'Hildie jusqu'en Périgord, leur retour par des chemins de traverse, Dance, et bien d'autres souvenirs encore. Aujourd'hui il allait se marier et elle était ravie pour lui. Comment aurait-elle pu ne pas l'être? Elle appréciait beaucoup la future épouse et voir leur bonheur après toutes les épreuves qu'avait subies l’ébouriffé lui faisait chaud au cœur. Puis une petite pensée nostalgique vint déposer un drôle de voile dans son regard. Cette pensée qui s'installait de plus en plus souvent quand elle pensait à Vorhy. Malgré l'envie à tous deux de s'unir devant le Très Haut, cela leur était impossible et ça le resterait surement longtemps aux vues des valeurs qu'ils partageaient.
En arrivant au château elle chassa toutes ces idées pour afficher un sourire radieux et descendit de la voiture. Elle regardait son ami se défroisser et ne put s’empêcher de le taquiner avec une fin de phrase tout juste audible pour lui, et rien que pour lui.


Mais oui tu es très bien beau brun, si ce n'était pas le jour de ton mariage je te serais bien tombée dessus.

Bien sur il savait qu'elle n'en ferait rien, jour de mariage ou pas. Machinalement elle lissa les pans de sa robe trahissant ainsi son malaise d'être dans ce genre de tenue et haussa un sourcil en l'écoutant.

Parce que tu crois qu'elles ont besoin de quelqu'un pour veiller sur elles? Rhalala ces hommes toujours à penser qu'on est de faibles femmes!


Elle répondit à son sourire taquin par un clin d’œil et le laissa prendre place dans le cortège avec Shan. Un regard circulaire pour voir si les deux personnes sur lesquelles elle était censée veiller étaient arrivées puis elle se glissa à son tour dans la file.


Alienor a écrit:

    "De l'ombre ou de la lumière
    Lequel des deux nous éclaire ?
    Je marche vers le soleil
    Dans les couleurs de l'hiver"Calogero et Grand Corps Malade -
    "L'ombre et la lumière"


Et si un sourire s'affichait à chaque fois qu'un équipage déposait, devant la Chapelle, de ceux qu'ils avaient tenu à avoir à leurs côtés en cette journée, son regard s'était attardé sur l'un d'eux en particulier. Une voiture escortée d'un cavalier de belle prestance monté sur un frison aussi noir que l'était celui d'Aliénor si ce n'était cette marque en forme d'étoile sur le front de la monture de la petite blonde, qui donnait d'ailleurs son nom à la jument. Délaissant pour une fois Altaïr, Aimelin avait, en ce jour bien particulier, opté pour Nomade, le cheval de Kawa, sa jumelle dont la vie s'était vue arrêtée brusquement sur un chemin de Champagne.

Ses tristes pensées s'effacèrent lorsqu'elle vit descendre de la voiture les deux blondes qui accompagnaient le futur marié. Et de se mordre la lèvre en notant la tenue de Célénya, harmonieuse et qui la mettait en valeur, mais si inhabituelle pour la jeune femme. A bien y songer, Aliénor ne l'avait vue en robe que rarement, la dernière fois peut-être lors du mariage de Neti. Fallait-il qu'elle tienne à son beau brun pour sacrifier le confort de ses habits habituels aux convenances.
C'est un autre sourire qu'elle posa sur Shandra. Elle aussi avait fait assaut d'élégance, et si elle avait confié à Aliénor ses doutes de ne pas être à la hauteur, la blondinette aurait pu la rassurer sur le champ.

Sa fille toujours contre son sein, la future épousée adressa un regard à deux autres blondes, celles qui étaient alors avec elle. Un regard pour les remercier d'être là, et leur signifier qu'il était peut-être temps qu'elles y aillent.
Et ce fut de front, la nourrice suivant derrière afin de s'occuper de Lily durant la cérémonie, que les trois di Favara se mirent en route et parcoururent la distance au terme de laquelle elles rejoignirent à leur tour, l'entrée de la Chapelle où l'on n'attendait plus qu'elles.

Les yeux d'Aliénor ne quittaient pas Aimelin qui s'était positionné derrière Monseigneur Aurélien comme le secrétaire de l'Archevêque en avait visiblement donné la consigne. Détaillant sa tenue, le détaillant tout court. Et un petit sourire apparut au coin de ses lèvres en constatant que, même trois ans après leur première rencontre à peu de choses près, elle le trouvait toujours aussi attirant.

Presque trois ans depuis qu'elle avait pour la première fois posé les yeux sur lui. Trois années durant lesquelles ce qui au début n'était qu'une simple attirance, s'était peu à peu transformée en quelque chose de plus fort, de plus essentiel. Au fil des discussions, ils avaient appris à se connaître, ils se comprenaient. Les épreuves traversées, la perte d'être chers, et une envie de vivre plus forte que tout. Vivre au jour le jour, profiter de ce que la vie leur offrait, et progressivement s'apercevoir que ce n'était pas si incompatible avec l'engagement qu'ils allaient prendre.
Et ce, malgré les doutes, les peurs et les fantômes qui parfois venaient s'infiltrer dans son esprit,  mais que l'assurance des sentiments réciproques qu'ils se portaient, suffisait à éloigner.

Et c'est pleine de ces sentiments qu'elle adressa à Monseigneur Aurélien un signe de la tête pour signifier qu'elle était prête à clore le cortège comme il se devait.
Ajoutant à l'intention de Maltea, sur un ton espiègle
Mon père étant mort depuis des années, mon grand-oncle n'ayant répondu à l'invitation, c'est toi qui vas devoir faire office de cavalier pour moi, je crois. avant de s'adresser à Stella avec un regard dans lequel transparaissait toute son affection Et quant à toi, n'en profite pas pour t'éloigner ! Je veux t'avoir aussi près de moi, pas seulement pour éviter toute bêtise quoique... mais surtout parce que tout comme Malt, tu es ma famille. Alors tu as le choix, d'ouvrir la marche devant nous deux, ou de te tenir de l'autre côté. Autrement dit, celui duquel Lily se tenait dans le cocon de son bras, heureusement qu'à deux mois, elle ne pesait pas encore bien lourd.


Shandra a écrit:
Le voyage jusqu’au château se déroula en silence, chacune des jeunes femmes perdue dans ses pensées et le futur marié cavalant non loin d’elles, un air heureux et serein sur le visage.

A l’arrivée, la descente de la voiture fut un peu épique pour Shandra, Célénya n’était que souplesse et élégance, même si selon elle, elle n’avait pas l’habitude de se vêtir ainsi . Pour sa part elle fourragea un moment dans le tissu de sa robe et de sa cape, pour arriver à attraper le tout pour que cela ne s’accroche pas à la poignée de la porte, puis au marche pied …bref elle se faisait l’effet d’une empotée !
Mais ce fut finalement avec … bon d’accord, un peu moins d’élégance que la précédente voyageuse, mais avec un grand sourire que Shan posa les pieds sur le parvis. Une grande inspiration, le temps que son estomac se remette à sa place … ayé elle se rappelait pourquoi elle évitait les voyage en voiture … et un grand sourire en voyant les invités si bien âpretés pour participer au bonheur des futurs époux.

Aimelin les rejoignit, adressant quelques mot à Célénya. Puis se tournant vers elle, il lui annonça, comme qui dirait  la bouche en cœur :

je crois que c'est toi qui va devoir entrer avec moi dans l'église.

Après un bref instant (où un moustic aurait pu élire domicile dans sa bouche grande ouverte, faire son nid et procréer, si si sont rapides ces bestioles hein) de surprise, elle sourit à son ami et lui murmura émue en passant son bras sous le sien :
Je ne pourrais en être plus honorée … !

Et de le suivre, l’émotion la gagnant, pour rejoindre l’homme d’église.
Elle vit Aliénor arriver quelques instant plus tard, si belle dans ses atours que le temps de la regarder elle en trébucha sur les pavés inégaux du sol, se rattrapant de justesse au bras d’Aimelin, le tout en marmonnant si bas qu’heureusement personne n’entendit le juron.
Elle se redressa et s’excusant se redressa toute droite, regardant cette fois où elle mettait les pieds jusqu’à être placée dans le lieu saint. Là elle s’accorda le droit de regarder autour d’elle la décoration. Elle était simple mais si jolie. Des guirlandes de lierre et de fleurs de soies accrochées aux murs de pierre ainsi que d’autres ornant les sièges destinés aux invités qui s’installaient calmement.

Elle croisa les mains devant elle et attendit que la future épousée vienne enfin pour s’unir à l’homme ses côté. Il était si élégant ... et si amoureux. Son regard cependant semblait anxieux. Elle posa sa main sur son bras avec un sourire rassurant  et d’un  petit signe de tête, lui désigna l’entrée où l’on apercevait deux blondes qui n’attendaient que l’accord de l’archevêque pour les rejoindre.


Stella di Favara a écrit:
Il y'a des jours que l'on oublie pas. Ces jours dont leur simple souvenir effaceront les mauvaises nouvelles et les pensées moribondes.
Faisant renaître à la mémoire les sourires et le partage de l'instant.
Ce jour en fera parti, il sera le refuge de la Blonde quand tout s'écroulera autour d'elle.

Et pourtant, cette journée n'avais pas débuté comme prévue, au point ou la di favara essayant de cacher ses maux de grossesse, avait du feinter, esquiver et finit par s'habiller dans la voiture les menant à Brienne.
Heureusement ,à part son mâle personne n'avait pu assisté à cette énième Charognerie.
Surtout qu'elle avait décidé ce jour là de porter cette houppelande verte émeraude dont le bustier était orné de plume de paon.
Des plumes des éternuements et encore des plumes. Une chasse à courre dans cette voiture.

Et même si elle se maudissait d'avoir perdue du temps auprès de sa Douce, elle était pour le moins extrêmement fière. Tellement fière qu'elle ne pouvait se défaire de cet immense sourire.
Dans l'assemblée elle reconnue des têtes croisées ici et là , et dans le fond peu lui importait, elle était là pour sa Demie et sa Miette.

Déjà l'heure, remonter l'allée, mais cette fois si la Sicilienne ne ressentie aucun malaise. Non ce n'était pas elle qui passerai devant l'Archevêque. Aucune monture attendant devant la porte arrière. Aucun fiancé à planter devant l'autel.
Un coup d'oeil sur le marié, lui adressant un sourire chaleureux. Lui qui n'était jamais loin quand la Blonde faisait ses Charogneries. Aimelin cet homme qui, pourtant devînt son ami,voir plus qu"un ami, un membre de sa famille.
Beau comme une miette de pain d'à peu près 785gr.


Le jeune mariée s'adressa à l'insulaire avec ce regard remplit d'amour,qui fît mine de réfléchir, oui l'émotion lui avait nouée la gorge...et elle sentait déjà ses yeux se remplir de larmes.
Les mêmes larmes que celle de son baptême.
Un bref regard vers l'Archevêque, promis elle lui remettra la faute sur le dos si une seule larme quittent ses yeux.
La di Favara se ressaisit puis esquisse quelques pas de l'autre côté de sa Demie,glissant doucement ses bras autour de la petite merveille, la prenant avec précaution dans ses bras.
Avec tout autant de soin et de tendresse que lorsqu'elle étreint une création de Volce&Badanna aux galeries Lafayotte.

Un regard aimant vers la mariée en guise de réponse, puis sur Lily blottit dans ses bras avant de lui murmurer:

Je n'ai plus le choix que de m'y faire tu sais...

Reporte son regard vers sa Cousine, lui faisant signe qu'il était l'heure de confier leur "bien" le plus précieux à la personne la plus apte à le faire.


Aimelin a écrit:
Ses mirettes s’étaient posées machinalement sur un détail des pierres de l’entrée de la Chapelle, lui faisant lever doucement les yeux. Non qu’il admriait les lieux qu’il connaissait mais ça lui avait évité de rire à la maladresse de Shan qui s’était accrochée à son bras et qu’il avait regardé d’un air taquin.

Il jeta un regard rapide derrière lui, aperçu Aliénor l’espace d’une petite seconde, entourée des deux di Favara, histoire de se rassurer que les trois blondes soient bien là, et n'osa s'attarder dans sa contemplation de peur d'avoir l'air du ravi de la crèche. Un petit sourire éclaira néanmoins son minoit lorsqu’il se retourna et ses prunelles se posèrent sur Célénya qui allait entrer dans la chapelle.  Il glissa un petit "je reviens" à Shan avant d’aller rejoindre sa co vassale et de l’attraper par le bras, la surprenant sans doute.


je ne pense pas que Monseigneur dise quelque chose, alors viens derrière nous, je tiens à ce que tu sois non loin de nous aussi.

Un petit sourire en l’entrainant pour rejoindre Shan, et après une petite grimace de satisfaction à ses deux amies il reprit le bras de son témoin et fit mine d’attendre bien sagement, laissant vagabonder ses pensées, jetant de temps à autre un petit regard autour d’eux, sentant son estomac se nouer à mesure que s’approchait le moment d’entrer dans la chapelle.


ptitmec13 a écrit:
Elle regardait à droite à gauche surveillant la possible arrivée de Wendy et Dotch, admirant la décoration de la chapelle, quand elle se sentit happée par le bras.. Sa voix se fit plus forte qu'elle n'aurait voulu.

Heyyyyyy!!!!


Elle se faisait kidnappeeeeeeeeeeeeeer!!! A l'aide!!! Quoi que si le Kidnappeur était mignon... Ha ben non juste son beau brun qui l'attirait vers le début de la file.

je ne pense pas que Monseigneur dise quelque chose, alors viens derrière nous, je tiens à ce que tu sois non loin de nous aussi.

Elle lui sourit en se laissant entrainer, tentant tant bien que mal d’attraper sa robe pour ne pas s'y prendre les pieds dedans. Regard qui circule pour voir si son cri était passé inaperçu aussi.

Oui ça va j'arrive Rhooooo!! Tire pas comme ça, je ne suis pas en braies.

Et en plus il faisait une grimace tsssss. Elle la lui rendit en lui tirant la langue puis en mimant un Gna Gna Gna.


Maltea di Favara a écrit:
Et pendant que les invités débarquaient les uns après les autres, que faisait la blonde? Et bien elle gardait son regard sur le bout de ses chausses. Plongée dans ses pensées, elle avait perdu le fil, elle n'écoutait rien, ne réagissait à rien, en gros, c'est comme si elle dormait debout.
Ses pensées se chamboulaient dans sa tête, l'entrainant dans un passé devenu lointain et un autre qui l'était un peu moins, mais qui en était un tout de même. Elle avait l'impression de revivre ce qu'elle avait voulu oublier. La peur qu'elle avait ressenti le jour de ses épousailles avec Richard, le doute aussi, et puis tout avait disparu laissant place à d'autres sentiments et elle n'avait jamais regretté son union, par contre le second mariage, elle le regretterait toute sa vie. Preuve en était, où était donc le duc de Joigny? Un soupir s'échappa de ses lèvres avant d'être réveillée par les paroles d'Aliénor glissées à son oreille. Un sourire remplaça sa mine quelque peu défaite.


Et bien, je serais donc ta cavalière et je dois même dire que c'est un honneur pour moi de l'être. Et puis ça m'amuse et tu dois te douter de la raison.

Oui ce n'était pas commun qu'une ancienne maitresse du futur époux, lui offre la main de son amour, mais chez Maltea, rien n'était jamais commun ou normal, loin de là, mais au moins ils en rigolaient entre-eux et ils étaient heureux.... enfin pas elle, et non pas pour ce mariage qu'elle attendait depuis longtemps, mais dans la vie de tous les jours. Mais de toute façon elle s'était fait une raison, jamais plus elle ne le serait, la mort de Richard lui avait tout pris, et plus rien n'avait été comme avant depuis et plus personne ne réussirait à changer ce fait.

Regard à sa cousine qui a déjà la larme à l'oeil et grimace d'un air de dire, ah non pas déjà, tu exagères, c'est un mariage pas un enterrement... avant d'accentuer sa grimace en la voyant prendre le paquet de langes....


Evite de la faire tomber, en temps normal, je serais pour, mais je n'ai pas envie que le mariage soit fichu, donc doucement avec le pépin!

Et de glisser son bras sous celui d'Aliénor....

Allons y, je suis prête, tu es prêtes, Stella est prête, enfin j'espère, il est temps que je te donne à ton cher et tendre.


Alienor a écrit:
Oh que oui, ça pouvait amuser Maltea de "donner" Aliénor à l'un de ses anciens amants, tout comme la réciproque était vraie. De cette histoire entre les deux jeunes gens, il ne restait plus qu'une profonde amitié parfois tempétueuse mais indéfectible au sein de laquelle la petite blonde avait trouvé sa place.
Et comme aucun du trio qu'ils formaient ne faisait les choses comme les autres, Aimelin allait en outre devenir, par ce mariage, le gendre par adoption de la Duchesse. D'ailleurs, Aliénor n'avait pas assez de doigts, même en comptant ceux des pieds, pour dénombrer le nombre de fois où son futur avait taquiné sa suzeraine en l'appelant jolie maman !

Un sourire en retour, accompagné d'un léger froncement des sourcils. Parce que sous le masque affable affiché par Maltea, Aliénor avait ressenti comme une tristesse. Ce mariage lui en rappelait sans doute un autre, surtout en ces lieux. Alors, spontanément, la blondinette saisit sa main et y déposa une légère pression, accompagnant son geste d'un regard qui signifiait que, eux, seraient toujours là pour elle.

Un mouvement dans son champ de vision lui fit tourner la tête, et elle se mordit la lèvre pour ne pas rire en voyant Shandra trébucher sur les pavés, se rattrapant au bras d'Aimelin. Un bref instant à songer qu'il faudrait qu'elle fasse elle aussi attention lorsqu'elle aborderait l'endroit, histoire que la future épousée ne s'étale pas au moment d'entrer dans la Chapelle, avant de reporter son attention sur Stella. Et un haussement des sourcils, de surprise, en la voyant se saisir doucement et précautionneusement de Lily.

Décidément, cette journée serait à marquer d'une pierre blanche, tant sa Douce était jusqu'alors plutôt enfantophobe. Du style à ne pas s'étonner lorsqu'il lui est dit qu'un bébé se tient par les pieds, qu'il ne faut pas hésiter à les bercer près du mur ou encore qu'ils dorment très bien avec un oreiller sur le visage !
Surprise, donc, et légèrement inquiète, mais distraite quelques instants lorsqu'Aimelin vint chercher Célénya pour l’entraîner à sa suite, Aliénor ne prêta pas attention au murmure émis par Stella, qui n'aurait sinon cessé de l'intriguer ensuite.

Et d'opiner du chef aux paroles de Maltea avant de porter ses pervenches vers l'intérieur de la Chapelle que le cortège nuptial avait déjà investi à la suite de l'Archevêque et de son secrétaire.


Nous sommes prêtes... alors allons-y !

Sourire fiché sur les lèvres, bras glissé sous celui de Maltea mais les sens en alerte, prête aussi à récupérer Lily en cas de geste maladroit de Stella, Aliénor remonta l'allée en direction de l'autel, encadrée des deux jeunes femmes.
Un signe de tête à Monseigneur Aurélien avant de se tourner, regard brillant, vers celui qui, dans quelques instants, deviendrait son époux devant le Très Haut et les hommes. Et d'impulsivement se hausser sur la pointe des pieds pour lui déposer un baiser et lui murmurer...
vous êtes très élégant, messire mon bientôt époux, et je vous aime !


Cedmisc a écrit:
[Pendant ce temps, à [del]Vera Cruz[/del] Joigny...]

... Plusieurs cavaliers progressaient sur les chemins rendus boueux par la pluie. En tête se trouvait un duc qui, à ce moment là, regrettait amèrement le choix de son fief, même si ce dernier était l'un des plus riches de Champagne. En effet son territoire était constitué d'une grande dépression formant une véritable cuvette entourée par des plateaux et des coteaux. Cet environnement géographique rendait, au cœur de la dépression, les étés bien plus chauds et orageux que dans le reste de la Champagne tandis que les hivers étaient bien plus froids avec des températures parfois glaciales. A l'inverse sur les hauteurs le climat était bien plus doux sous l'effet des vents qui soufflaient régulièrement tout au long de l'année.

Le duc, en visite sur ces terres depuis deux semaines, aurait du repartir trois jours avant afin d'aider aux préparatifs du mariage de sa "fillote" et de son futur "gendre" mais par malchance les trombes d'eau qui s'abattaient régulièrement sur la région depuis le début de l'année avaient de prime abord retardé son départ. Alors qu'il patientait, attendant une accalmie pour se mettre en route, il fut appelé suite à la rupture d'un barrage sur l'Yonne: plusieurs ateliers ainsi que l'un des moulins avaient été fortement endommagés et l'on dénombrait plusieurs victimes. Le coût humain et économique était important et le duc devrait mettre la main à la bourse afin de réparer les dégâts.

Une fois cette affaire terminée il rassembla ses gardes et prit la route malgré les mauvaises conditions: il n'avait pas le choix s'il ne voulait pas rater le mariage. Fichue manie que celle d'arriver en retard! Surtout pour quelque chose d’aussi important. Il connaissait les deux principaux intéressés depuis un certain temps maintenant et savait qu'ils avaient eu suffisamment à attendre pour enfin être unis officiellement. Pas question de gâcher la fête aujourd'hui.

Pour gagner un maximum de temps, un cavalier l'avait précédé de quelques heures, porteur d'un message demandant aux serviteurs de Brienne que l'on fasse le nécessaire afin qu'une fois arrivée il puisse rapidement rejoindre le mariage.

[Quelques heures plus tard... à Brienne]

A peine arrivé, le duc saute de cheval, laissant à ses gens le soin de s'occuper des chevaux. Il se dirige directement vers sa chambre, hélant au passage son servant.

"Umbertoooo! J'espère que tout est prêt! Ramène mon costume rapidement. La cérémonie a déjà commencé?"

"Segneu, lè mariâ u son d'dian la tsapela.*"

"Nom de... Vite apporte moi mon épée et pose là sur le lit. Non pas celle là bougre d'âne, l'autre! Celle de cérémonie! Il n'y a pas une minute à perdre."

Une rapide mais nécessaire toilette suivie d'une séance habillage toute aussi brêve permettent à Cedmisc d'être présentable et surtout présent à l'entrée de la chapelle peu de temps après que les mariés aient pénétré en son sein. Bien entendu son arrivée tardive ne passerait sans doute pas inaperçue, bien entendu sa femme ne manquerait pas de lui faire des reproches mais il en avait maintenant l'habitude. Le tout était de garder un air serein. Main droite sur la paume de l'épée, bras gauche le long du corps faisant des allées et venues au rythme de ses pas, sourire aux lèvres, il rejoint le cortège.



* "Seigneur, les mariés sonr dans la chapelle."

edit: Ortho


Dernière édition par Archiviste le Mar 11 Oct - 10:09 (2016); édité 2 fois
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MessagePosté le: Jeu 5 Fév - 17:49 (2015)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 5 Fév - 17:56 (2015)    Sujet du message: 1462-01-28 - [RP] Mariage d'Aimelin et Aliénor - partie II - La cérémonie Répondre en citant

aurelien87 a écrit:
Parler..... surement pas, surtout pour ne rien dire, ou alors une banalité du genre: quel beau cortège.... Aurélien attendit donc placidement, un sourire au coin des lèvres que tout le monde prenne place, puis il avança dans la chapelle, précédé de son secrétaire, suivi par tout ce beau monde enfin en place.

Arrivés dans le choeur, il gagna le siège du célébran, pendant que les futurs époux allèrent s'assoir dans les fauteuils qui leur étaient destinés, entourés de leurs témoins.

Une fois que tourt le monde eut pris place, Aurélien prononça un petit mot d’accueil.


Mes enfants, nous sommes ici pour célébrer le mariage de Dame Alienor et Messire Aimelin . Vous les connaissez tous, vous avez vu leur amour se développer et grandir. Aujourd’hui ils vont demander à Dieu de bénir leur union. Si quelqu’un a quelque motif pour s’opposer à cette union, qu’il parle maintenant ou se taise à jamais.

Avant d’écouter  un passage du Livre des Vertus sur l’engagement du mariage, récitons notre acte de contrition.


Citation:
Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon de tous nos péchés.





Aimelin a écrit:
Et dans un petit bruissement de robes, mais non pas la sienne, le cortège s'était mis en marche derrière l'Archevêque pour entrer dans la chapelle.
De rapides coup d'oeil à mesure qu'ils s'avançaient vers l'autel, pour apercevoir quelques amis dont Sya à qui il sourit en passant à sa hauteur avant de venir se poser devant le fauteuil qui l'attendait, Shan prenant place à ses côtés.
Curieux il ne put s'empêcher de se retourner légèrement afin de voir sa promise s'approcher et un sourire illumina son visage tandis qu'il la regardait s'avancer entre jolie maman et la Reyne des feuilles.

Un petit regard à Malt avant de répondre à mi voix à Aliénor


vous êtes magnifique , et je suis bien chanceux, et je vous aime

Avant de jeter un regard vers Stella et de faire face à Monseigneur Aurélien en prenant place dans le fauteuil derrière lui et de réciter à mi voix.

Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action. 
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon de tous nos péchés.


Alienor a écrit:
Les mots d'amour murmurés prenaient une saveur toute différente en ce lieu, en ce jour, et Aliénor adressa à Aimelin un sourire rayonnant. Même ce baiser qu'elle s'était permis en public -quand bien même le public soit restreint pour l'occasion- était différent, pour ce qu'ils étaient de nature discrète et réservée, et contenaient leurs gestes de tendresse et d'amour à leur intimité. D'ailleurs, au sein même du conseil ducal, seuls quelques sourires ou regards auraient pu faire deviner à qui les aurait ignorés, leurs sentiments réciproques.

Au moment de prendre place dans le siège qui lui était dévolu, Aliénor prit le temps de parcourir l'assemblée du regard, notant ceux qui leur avaient fait le plaisir et l'honneur d'être présents et qu'elle n'avait encore vus. Un petit signe de la main à l'intention d'Ellesya et de son époux, quand bien même elle connaissait moins ce dernier mais il rendait leur amie heureuse et cela lui suffisait.
Et un éclair malicieux vint faire scintiller ses pervenches à entrevoir Cedmisc rejoindre la compagnie. Heureuse qu'il soit venu, même si son absence ces derniers jours lui avait fait craindre qu'il ne serait là. C'est que, même si elle donnerait toujours raison à Maltea contre lui, solidarité di favarienne oblige, elle avait énormément d'affection pour celui dont la moindre des qualités était de rester stoïque et impassible face à la volcanique italienne.

Un léger signe de la tête accompagné d'un clin d’œil à son intention, avant de s'asseoir, aidée de ses deux témoins qui arrangèrent derrière elle son voile retenu par la tiare à la rose de saphir offert par la Duchesse avant de s'installer à leur tour à ses côtés. Du coin de l’œil, la blondinette vérifia que la nourrice s'était posée non loin de Stella, prête à lui reprendre Lily si celle-ci se manifestait de trop.

Puis elle reporta son attention sur Monseigneur Aurélien qui ouvrait la célébration et, les mains sagement croisées sur ses genoux, la tête légèrement baissée, récita à son tour le
Confiteor.

Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis,
parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action.
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi.
Que le Très Haut nous accorde le pardon de tous nos péchés.


Dotch a écrit:
La blonde Duchesse était arrivée quelques jours avant sur son Domaine de Château-Thierry. Elle avait longuement hésité sur la tenue à mettre un long débat avec sa demoiselle d'honneur qui voulait la mettre dans une robe violette que la Princesse détestait.

Elle finit par opter pour une jolie robe verte et quelques heures plus tard elle fut prête pour partir à Brienne.

Un trajet assez long en soit à méditer sur de nombreux sujets et ce fut un soulagement pour son fessier et ses jambes d'arrivée à bon port.
Elle se fit diriger vers la Chapelle dès son arrivée. Pieusement elle entra dans la Chapelle et s'installa pour écouter la cérémonie.


Deedlitt a écrit:
De Melun à la Chapelle ce matin là…
Mieux vaut tard que jamais, c'est ce que disait toujours son sénile cousin Lilin.
Bref elle avait été rappelé à l'ordre par son secrétaire. Il lui avait dit "Votre Grandeur, il serait temps de vous mettre en route." "Et pour où je vous prie?" avait-elle répondu bougonne. "Votre juge diseur, Aimelin, vous attend." Merdum elle avait oublié une joutes. Caducées … Check … Jolie tenue de tournoi pourpre… Check… Parchemins... ok … Ou est cette saloprie de chat offert par le Marquis de Dourdan: "Baraka, sâle bête on s'en va".
Une fois dans la voiture… "Fouette Cocher hâtons-nous" Oui si le tournoi avait du retard, ce serait encore une montagne d'emmerdement. Elle se souvenait plus de quel tournoi Aimelin pouvait bien être l'arbitre. Bref la voilà partie, lecture de trucs en cours au collège héraldique. Le temps passe, passe, passe.

On est arrivé? Parfait, Deedlitt sort et ouvre grand les yeux. Bordel, mais il est connu ce château; on est où? Les armes sur la façade celle de Brienne… Ah par Saint Illinda si le coche l'a encore paumer, cette fois c'est le bucher. Elle se retourne furieuse ou presque vers son secrétaire. "Dites donc… On est où là? Il est ou le tournoi?" "Euh votre Grandeur y'a pas de tournoi! Vous êtes ici pour le mariage du sieur d'Estampes sur Marnes." Le mariage….Oh! Ah oui ! Versatile au possible Deedlitt change de tête et affiche un large sourire avant de lui adresser une parole. "Mon cher si jamais je suis en retard pour cette occasion je vous ferai jeter dans les trous de Saint Omer. "
Un large sourire plus tard…  La voici devant l'édifice, plus personne sur le parvis… Bon il va falloir s'y mettre discrètement, l'air de rien l'empourprée se cherche une place et s'installe comme si de rien était, sans un bruit de préférence.


Aimelin a écrit:
[Au premier rang]

Ce qui était bien lorsqu'on était au premier rang c'est qu'on y voyait bien mais ce qui était gênant c'est qu'on entendait du bruit derrière, ou des murmures, des petits rires, et qu'on devait se retourner pour jeter un oeil.

Le jeune ébouriffé profita du léger brouhaha provoqué par les murmures récitant l'acte de contrition pour se retourner discrètement vers le côté droit, puis le côté gauche, enfin aussi discret qu'il le pouvait vu sa place, et sourit en voyant sa suzeraine assise parmi les présents, avant de hausser les sourcils en apercevant Minerve qui venait juste de prendre place aussi discrètement que possible. Un petit froncement de sourcils, se demandant si le contre jour lui jouait quelques tours, mais il lui semblait que la Comtesse avait revêtu sa robe de Minerve, tenue qu'il avait l'habitude de voir pourtant uniquement lors des tournois.

Cette journée me stresse de trop, pensa t il en se retournant, l'air réfléchi après un regard vers Aliénor.
L'angoisse que tout se passe bien lui donnait sans doute des hallucinations et il inspira un grand coup, évita surtout de penser au mariage de Malt et au "c'est bon pour moi". Il était vrai que ce jour là, sans doute sous l'effet des si belles paroles de la blonde Champagne, de l'ambiance de la cathédrale, il s'était penché vers sa blonde à lui, et lui avait murmuré quelques mots sur les lendemains, mots qui les avaient conduits jusqu'ici aujourd'hui.

Décidément, les cérémonies de mariage avaient un drôle d'effet sur lui et il en profita pour réciter une deuxième fois l'acte afin que le Très Haut le protège un peu plus tant que la cérémonie n'était pas terminée.


Alienor a écrit:
Et ça bougeait, et ça bruissait, et ça bourdonnait, et ça froufroutait, tout ça derrière eux. Et c'était très agaçant, parce qu'à moins de se retourner franchement, Aliénor ne pouvait que tenter d'imaginer ce qui se passait dans leur dos.
Et si quelqu'un avait pris au pied de la lettre les paroles de Monseigneur Aurélien "Si quelqu’un a quelque motif pour s’opposer à cette union, qu’il parle maintenant ou se taise à jamais." ?! Et si justement quelqu'un se préparait à se lever et à déclamer "je m'y oppose" ?!
Certes, celui-là ne finirait pas la journée vivant, mais en attendant, les nerfs de la blondinette étaient mis à rude épreuve.

Et l'expression dans le regard qu'Aimelin lui adressa après s'être tourné pour observer l'assemblée ne fut pour la rasséréner. Après tout, qui savait s'il ne regrettait pas ces mots prononcés un an et demi plus tôt, lui parlant de lendemains et de surlendemains. Ces mots qui les avaient autant surpris l'un que l'autre, sans doute exprimés dans l'euphorie du mariage de Maltea, l'ambiance de Notre-Dame ou l'odeur des cierges.
Et si, maintenant que cela se concrétisait enfin, son beau brun se sentait au pied du mur et cherchait le moyen d'y mettre fin ?

Les mains se crispèrent l'une dans l'autre, et n'y tenant plus, Aliénor tourna à son tour la tête d'un air qu'elle espérait dégagé, prête néanmoins à arquebuser du regard quiconque essaierait d'ouvrir la bouche pour autre chose que la prière.
Mais tout semblait calme, et si elle nota la présence de quelques retardataires, elle ne s'attarda pas sur la tenue joutesque de Minerve. L'essentiel était que tout se déroule comme prévu, et c'est un chouïa rassurée qu'elle porta à nouveau son attention vers le célébrant, attendant la suite avec une petite boule d'anxiété au creux du ventre.


Gnia a écrit:
Elle s'était morigéné de ne pas avoir répondu au courrier d'Aimelin à peine reçu, et à présent elle ne remettait pas la main dessus et n'avait plus de matière sur laquelle s'appuyer pour répondre.
Bref elle avait merdé dans les grandes largeurs.
Heureusement le Flamand Rose était là et lui avait rappelé la date et le lieu de l'heureux événement et Agnès n'avait plus hésité.

Retour à Brienne, donc.
Elle n'y était pas venue depuis trop longtemps et c'est non sans nostalgie qu'elle revit les paysages et les lieux.

Restait un problème de taille.
C'était bien de venir pour assister à un mariage mais quand son statut vis à vis de l'Eglise romaine voulait qu'elle soit placée hors de la communauté des croyants, cela faisait désordre d'entrer dans cette chapelle et de suivre l'office.

Aussi, elle resta, hésitante, sur le parvis, entendant le début de la cérémonie et haussa les épaules.
Après tout le moment le plus intéressant d'un mariage restait le banquet et les festivités qui suivraient.
Et au moins, elle était venue.

Elle resta aux portes, écoutant les échanges un discret sourire affiché sur ses lèvres et profitait des rayons printaniers qui tentaient de vouloir faire oublier l'hiver.


yunab a écrit:
Comme a son habitude, il fallait qu'elle soit en retard!
Enfin, pour ceux qui la connaissait un peu, cela n'avait rien d'étonnant..même si elle était très heureuse pour Alienor et Aimelin, elle était plutôt du genre a éviter les mariages ces derniers temps, ceux ci lui rappelant bien trop sa solitude.

Le cortège avait déjà rejoint la chapelle lorsqu'elle fit son arrivée, ne lui permettant que d’observer les futurs époux de dos, depuis le parvis.

Parvis, sur lequel elle n'était point seule d'ailleurs, elle saluât respectueusement l'ancienne reine de France qu'elle avait reconnue tandis que quelques rayons de soleil jouaient dans ses cheveux


bonjour votre Altesse.
c'est une magnifique journée pour un mariage...


Elle sourit, reportant son attention sur ce qu'il se passait a l'intérieur, ne voulant pas déranger la cérémonie par son retard.


aurelien87 a écrit:
Mgr Aurélien prit un temps de silence après que les futurs époux et l'assistance eurent récité leur acte de contrition. Puis il se tourna vers les témoins.

Vous qui avez accepté d’être les témoins de ce mariage, rôle très important. Ce n'est pas simplement être présent pour tendre les alliances ou faire la fête après la cérémonie, c'est témoigner d'un engagement profond. C'est être présent tout au long de leur vie, à leur coté, afin de les soutenir dans les épreuves et partager avec eux, les moments de bonheur.
Je vous demande de dire maintenant un petit mot sur celui ou celle dont vous allez suivre l’engagement



Shandra a écrit:
Shan essayait de rester bien concentrée sur la cérémonie, faisant fi du bourdonnement des murmures et mouvements froufroutants dans leur dos.
Elle chuchota en chœur avec les mariés l'acte de contrition puis releva la tête pour écouter la suite.
Et là ... ben là elle se sentit un peu bête pour tout dire.
L'archevêque la regardait ainsi que, lui semblait-il, le reste de l'assemblée...
Puis elle réalisa ! C'était à elle !

Elle sourit à l'archevêque et aux futurs époux qui évidemment la regardaient aussi et se racla doucement la gorge avant de se lancer dans le petit couplet qu'elle avait préparé depuis ... bon faut avouer qu'elle ne savait pas qu'elle devait en faire un ... ! Mais qu'à cela ne tienne ! Elle se redressa et regarda les mariés avec un sourire ému.


Aimelin ... je l'ai connu il y a fort longtemps et il n'a point changé.
J'ai connu un jeune garçon droit, honnête, loyal, fidèle et travailleur. Oh et têtu aussi parfois !
Petit sourire amusé avant de reprendre une attitude plus sérieuse et toujours aussi émue.
Au fil du temps ces belles qualités n'ont fait que grandir en lui, avec lui. Et l'homme qu'il est devenu n'a pas démenti ce que j'ai vu autrefois.
Aujourd'hui... aujourd'hui il a rencontré une femme qui est à sa mesure. Je suis persuadée que le Seigneur saura reconnaitre en lui...
elle regarda Aliénor un instant et rajouta avec un sourire ... et en eux deux... deux âmes sœurs plus que dignes de sa protection et de son amour.
Et quoiqu'il arrive, sachez que je serai toujours là pour eux.


Elle se mordilla la lèvre d'émotion, se retint de renifler puis avec un sourire ému regarda l'archevêque et inclina la tête en guise de salue respectueux et pour signifier la fin de son propos.


Maltea di Favara a écrit:
Elle salua chaleureusement l’archevêque - pas sure qu'elle l'avait déjà fait donc autant le faire plusieurs fois que pas du tout^^- qui allait bénir cet union mais qui était autant une personne qu'elle considérait comme un ami.

Et de braquer son regard sur la porte... bah oui pour une fois que ce n'était pas elle qui était en retard, elle allait pouvoir s'en donner à coeur joie et malmener les retardataires, privilège du lieu, privilège... bah en fait même quand elle ne l'avait pas, elle ne se gênait pas de toute façon.

Et donc... un  époux en retard, mais ça rien d'étonnant, il était encore plus doué qu'elle pour ça. Une grimace fugitive en voyant Dotch entrer, mais là encore ce n'était pas le jour, ce n'était pas son invitée mais celle d'Aimelin et donc elle ferait contre mauvaise fortune, bah surement pas bon coeur, mais l'idée était là. Une vassale de faire aussi son entrée et une suzeraine de ne pas la faire et de rester devant la porte. Petit haussement d'épaules se disant que celle-ci préférait ptet assister à la cérémonie tout en prenant l'air, oui y a des choses qu'elle n'avait pas imprimé comme le fait d'être éjectée de l'EA. Ah bah dernière retardataire, Abeline... à se demander ce qu'elle avait fichu pour être à la bourre....

Et la cérémonie de commencer, elle penserait après, pour l'heure, elle avait plus important à faire comme celle de ... de quoi d'ailleurs? Ah oui réciter une petite bafouille sur Aliénor... euh.... ah pfff....
Que dire? Elle laissa donc volontiers Shandra se prêter à l'exercice, et une fois cette dernière laissant le silence s'installer, se lança à son tour.


Que dire d'Aliénor? Je me rappelle d'un gamine espiègle, saccageant les parterres lors de la cérémonie de vassalité de son père Estienne sous les yeux de sa mère Magdelaine qui fut la première personne que je rencontrais en arrivant à Compiègne, ville dans laquelle je m'établis après avoir quitté mon Ombrie natale.
A son retour en Champagne, en souvenir de ses parents, je l'ai invitée chez moi, et de fil en aiguille, une amitié est née. Je lui offris une nouvelle famille, un nom, une place privilégiée parmi mes proches et aujourd'hui, à sa demande, j'offre sa main à son promis en place de son père et de sa mère, nous ayant malheureusement quitté depuis des années maintenant. Je suis sure que ses parents seraient fiers de voir la femme qu'est devenue, aujourd'hui, cette petite fille... leur petite fille. En tous les cas, moi je le suis et je suis heureuse d'être à ses côtés en ce jour important pour elle, mais aussi pour Aimelin sur qui je pourrais tout autant dire un petit mot, mais n'étant pas son témoin et Shandra ayant très bien fait cela, je m'abstiendrais et puis voilà.


Et de décocher un sourire aux concernés tout en gardant le silence.


Stella di Favara a écrit:
Parler en public...L'exercice pour la Blonde est devenu chose facile à mesure qu'elle évolue au tribunal.
La petite merveille bien calée contre elle, qu'elle berce sans même sans rendre compte. Sachez toutefois que si vous le lui faites remarquer, la Charogne niera en bloc.
D'une oreille attentive elle écoute Shan, puis sa Malty.
A présent il est l'heure pour elle de prendre la parole. La Sicilienne s'éclaircit doucement la voix. Puis d'un ton audible de tous, regardant tour à tour futur époux et épouse.


J'aime à dire qu'il y'a des jours que l'on oublie pas.
Aujourd'hui est l'un de ces jours.
Il y'a un autre jour que je n'oublie pas. Le jour ou...ma cousine dans un jour de folie , épousa mon Suzerain par alliance.
Jour de noce, et cette jeune femme parmi le tourbillon di Favarien. Douce, sereine, les pieds sur terre, un souffle de douceur dans ce tumulte.
Quelques paroles échangées, et très vite ce besoin d'en découvrir plus. Passer plus de temps ensemble, partager donner et tisser un lien.
Un lien si fort qu'il va au delà du sang et de l'appartenance.
Merci d'avoir enchantée ma vie, de par ta présence et ta personne.


De lui sourire, puis de poser son regard sur l'enfant qui se réveillait peu à peu. Elle avait décidé de ne pas en dire de trop, sa Demie savait déjà l'amour qu'elle lui porte et inversement.
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MessagePosté le: Jeu 5 Fév - 18:26 (2015)    Sujet du message: 1462-01-28 - [RP] Mariage d'Aimelin et Aliénor - partie II - La cérémonie Répondre en citant

Alienor a écrit:
Dire un petit mot sur celui dont on allait suivre l'engagement... Aliénor savait l'exercice difficile et périlleux pour avoir dû y sacrifier lors du baptême de Stella. Que dire, comment le dire...
Ce fut donc avec une curiosité mêlée d'anxiété qu'elle attendit que leurs témoins prennent la parole.

Et ce fut Shandra qui ouvrit le bal. La blondinette écoutait, attentive, opinant parfois du chef, levant les yeux au ciel lorsque la jeune femme évoqua le caractère têtu de son futur époux. Oh que oui, et finalement il n'avait que peu changé depuis cette époque relatée par la ménéhildienne, et c'était aussi pour cela qu'elle l'aimait. Droit dans ses bottes et fidèle à lui-même et aux autres, une épaule solide sur laquelle s'appuyer.

Se tournant vers Aimelin, elle lui adressa un sourire et saisit sa main pour la serrer dans la sienne, avant de reporter son attention sur Shandra et de lui répondre silencieusement, ses lèvres seules articulant les mots... "Nous aussi, nous serons toujours là pour toi". Accompagnant ses paroles muettes d'un regard chargé de l'affection qu'elle avait pour elle, même si des trois blondes qui les entouraient, elle était celle qu'elle connaissait depuis le moins longtemps. Mais leur rencontre s'était faite sous le signe d'un coup de foudre amical qui ne s'était jamais démenti depuis.

Puis ce fut Maltea qui se lança. Aliénor ne put retenir le léger rire qui fusa au souvenir de ces plate-bandes saccagés à Juniville pour passer un temps qu'elle trouvait trop long, méfait dont elle n'était pas peu amusée des années encore plus tard. Et si le sourire ne s'éteignit pas à la suite du discours de la Duchesse, il devint ému à l'évocation de leur parcours commun. Comment, de ce que l'italienne avait considéré à l'origine comme un devoir de mémoire, un lien bien plus fort était né, concrétisé par le don d'un nom qui officialisait l'appartenance à une famille. Combien la blondinette en était fière, de ce nom, qui symbolisait des liens du coeur bien plus forts que ceux du sang.

Ce même nom que portait Stella qui conclut l'exercice. Rassurée de constater que Lily dormait paisiblement, doucement bercée par la Sicilienne, la petite blonde se concentra sur ses mots, tentant de camoufler la petite perle salée blottie au coin de ses yeux. Car ce que rappelait la Charogne, c'était cette journée où, outre la demande inattendue d'Aimelin qui les avait menés là où ils étaient ce jour, une douce folie était aussi entrée dans sa vie. Dans leur vie. Une amie, une soeur, un double tant éloignée par le caractère qu'elle était proche par le coeur.

Alors, n'y tenant plus, à peine les derniers mots prononcés, Aliénor se leva pour aller tendrement embrasser les trois oratrices, leur glissant un petit mot pour les remercier et leur signifier à quel point elle avait été touchée d'entendre ce qu'elles avaient exprimé, et tant pis si Maltea détestait ça !

Avant de regagner sa place avec un regard d'excuse à l'intention de Monseigneur Aurélien. C'est qu'elle ne savait pas si ce genre de choses se faisait, mais ça avait été plus fort qu'elle.


Eloïse a écrit:
Pour une fois montée en amazone, question de ne point déchirer sa chainse ni devoir remonter ses cottes haut sur ses jambes, Eloise parcourut rapidement le court chemin qui séparait l'auberge du domaine de Brienne, attacha Hécate à un anneau et pénétra discrètement dans la petite chapelle.

En silence, elle se recueillit, installée sur un banc un peu en retrait. Des images du mariage de son frère lui revinrent à la mémoire, mariage qui s'était déroulé dans la même chapelle quelques années plus tôt.  La brune soupira... il aurait mieux fait de se casser la jambe... mais on ne refait pas l'histoire.  Ce jour était un jour de liesse.  Le couple formé par Aliénor et Aimelin avait tout pour durer et vivre dans le bonheur. En tous cas c'était ce qu'elle leur souhaitait de tout son coeur.

Il était temps qu'ils puissent officialiser cette union, après tous les retards causés par les aléas de la guerre.

Un sourire éclaira son visage quand elle vit entrer le cortège nuptial.  La mariée était éblouissante, et la complicité qui unissait le couple aux proches qui les entouraient faisait plaisir à voir.

Le credo répété en choeur par l'assistance, et des retardataires se glissaient encore dans la petite chapelle, faisant preuve d'une plus ou moins grande discrétion. Bruissement de tissus et raclement des bancs de bois résonnant sur les dalles, tout ce petit monde enfin en place la cérémonie se poursuivit.

Moment émouvant que la présentation des promis par leurs témoins, anecdotes qui avaient marqué leurs existences et dont la narration amenait parfois de francs sourires, instants de vie à jamais imprimés dans leur mémoire.  Elo en aprenait plus tout à coup sur l'intimité de ceux qu'elle avait cotôyés au Conseil sans jamais avoir beaucop de temps pour partager des choses plus personnelles, sur les liens si forts qui semblaient les unir.

Le soleil qui filtrait par les vitraux illuminait les chevelures blondes et les atours chatoyants de toute l'assistance recueillie et émue. La brune porta son regard sur l'officiant, attendant la suite de la célébration



Aimelin a écrit:
Il avait écouté Shan tout en repensant à cet été 55 lorsqu'il était arrivé en Champagne et à Sainte plus précisément, les visages des disparus s'étaient rappelés à lui tandis que la blondinette parlait. Les moments près du lac, les aventures de Torras, la guerre et ses démélés avec la justice, ses premiers pas chez les loups et puis la rosière de Champagne, ce début d'été 56, où Magd l'avait désigné pour être président du jury, et les quelques moments savoureux qui le faisaient sourire à chaque fois qu'il y pensait.

Il profita que les témoins d'Aliénor prennent la parole pour se tourner furtivement vers les portes tout en écoutant, et afficher un sourire en devinant la silhouette de son Infâme aux côtés de Yunab et une certaine fierté fit pétiller ses prunelles en parcourant les rangs de la chapelle.

Il laissa ensuite son regard se poser sur les deux témoins d'Aliénor, puis sur Shan et un pincement au coeur le fit regarder vers une petite flamme qui vascillait. Il manquait son double, et il imaginait ce qu'elle aurait pu dire après Shan, elle qui détestait la foule.

Il serra la main de sa douce et reporta son attention sur l'Archevêque.


aurelien87 a écrit:
Aurélien écouta les diverses interventions.

Voila de bien beaux témoignages, je vous remercie. Nous allons maintenant écouter un extrait du Livre des Vertu, et c'est une de vos témoins, la dernière que j'ai baptisée, Damoiselle Stella, qui va vous le lire.


Aristominus a écrit:
Aristominus alla à l'ambon, et ouvrit le Livre des Verttu à la page qu'avait choisi Mgr Aurélien.



Il montra le texte à la jeune femme que Mgr Aurélien avait choisi pour faire la lecture.




Stella di Favara a écrit:
Moment de recueillement, Lily qui gazouille , la Sicilienne écoute, jusque là elle n'a crée aucune bêtise ni engendré de fou rire ou encore de soupir venant de sa Cousine. Puis se fige un instant lorsque l'on fait à nouveau appel à elle.

Un moment de réflexion, se demandant si elle n'a rien oublié. Accompagné son Adoré dans l'allée c'est fait. La confiée à Aimelin sans pleurer c'est fait. Tenir Lily comme un précieux trésor c'est fait.
Ne pas faire honte à personne non surtout pas , c'est fait.
Dire un petit mot d'amour sans en faire un pamphlet aussi. Se préparer à accuser l'archevêque pour ses larmes => En cours.

Revenant à elle , elle détourne son regard vers l'Archevêque, puis sur Aristominus.
Homme de grande bonté qui avait eu la gentillesse de lui faire sa pastorale à même le bureau et ne de pas l'enfermer dans une pièce sordide pour l'y forcer à apprendre.
Un sourire vers ce dernier et déjà elle remarque l'agitation derrière elle.
Instinctivement , la frimousse se tourne et le regard se pose sur la nourrice tout bras tendu.
L'air se fait sévère et le regard en dit long, sans même prononcer une seule parole.


De quelques pas , elle s'approche d'Aristominus et lui murmure :

Pouvez vous me tenir le Livre des Vertus pendant que j'en fais lecture per favor?

Se redresse, parcours le texte en diagonal ,blottit contre elle la petite Merveille,puis commence.


Citation:
Natchiachia versa le vin de sa cruche dans la corne de Christos, et lui demanda : Prenant une voix aiguë

" Maître, je suis en proie à un profond tourment de l’âme. Je voudrais te suivre dans tes enseignements, mais j’aime un homme qui habite ici et qui se nomme Yhonny, je l’aime d’un amour pur comme le diamant… Que dit Aristote sur cette question que dois-je faire ? "

Christos lui répondit: Puis alternant avec une voix grave." Lorsque deux êtres s’aiment d’un amour pur et qu’ils souhaitent perpétuer notre espèce par la procréation, Dieu leur permet, par le sacrement du mariage, de vivre leur amour. Cet amour si pur, vécu dans la vertu, glorifie Dieu, parce qu’Il est amour et que l’amour que les humains partagent est le plus bel hommage qui puisse lui être fait. Mais, comme le baptême, le mariage est un engagement à vie, aussi, Natchiatchia, choisis judicieusement, car une foi que tu auras épousé Yhonny, vous ne pourrez plus vous y soustraire. "

Comme cette dernière parole frappa d’étonnement l’assemblée, car l’époque était à l’inconstance… Natchiatchia reprit :
" Mais, Maître, serons-nous assez forts pour respecter ce choix et vivre sans pécher ? "

Alors, Christos répondit :
" Sachez que l’humain doute par nature, que l’amour qu’il éprouve pour Dieu et pour son prochain peut connaître autant d’aléas que la vie comporte d’épisodes. Mais la vie vertueuse est un idéal vers lequel l’homme doit tendre. Et, dans son chemin, il peut s’aider de la prière. La prière peut en effet être le moyen pour tous de renforcer cet amour lorsque cela est nécessaire. N’oubliez pas non plus la puissance de la miséricorde, qui est accordée grâce à la repentance. "



Se rendant compte après coup qu'elle aurait pu froisser l'Archevêque,posa sur lui un regard contrit.



aurelien87 a écrit:
Aurélien sourit à la jeune Stella, puis alla vers l'ambon.

Merci Stella, pour cette belle lecture. Vous l'avez entendu, ce sont les propos même de Christos, le mariage n'est pas une chose à prendre à la légère. C'est un sacrement, et comme tout sacrement, il consiste en un contrat que chacun passe avec le Très Haut. Oui, vous deux allez passer un contrat avec le Très Haut aujourd'hui. Un contrat qui vous engage. Il vous engage dans un premier temps, entre vous deux. Vous avez le devoir de bâtir votre foyer, de le faire prospérer, fructifier, agrandir, et être un espace de bonheur pour tous ceux qui y viendrons. Vous vous engagez également envers le Très Haut. Vous affirmez par là, votre sincérité dans vos sentiments, votre rigueur dans votre démarche, et la justesse dans votre engagement. Je vous le dit, comme j'ai pu vous mettre en garde sur l'examen scrupuleux que vous avez du faire de votre propre personne, de ce qu'elle ressent, mais de ce qu'elle aura comme devoir. Bien trop souvent, nous voyons arriver devant nos officialités, des couples qui veulent se séparer, parce qu'ils n'ont pas compris la hauteur de leur engagement et les obligations que cela entrainait. L'obligation première est le respect de l'autre. Un respect qui se traduit par une écoute de tous les jours, une compréhension de l'autre et un dialogue permanent dans le couple. C'est seulement à ces conditions que votre mariage sera une construction solide. On ne bâtit pas une forteresse sur le sable, mais bien sur un rocher propre à maintenir cette citadelle solide sur ses fondations. C'est ainsi que vous devez considérer votre couple. Le Très Haut attend de vous les vertus dans son fonctionnement. Si vous respectez cet engagement, vous pouvez être assurés que le Très Haut sera pour vous un soutient quotidien. Venez régulièrement lui demander son soutien, et dans les épreuves, vous sentirez sa présence invisible, mais efficace. Votre mariage ne sera pas un long fleuve tranquille. Il subira comme chacun d'entre nous, les avatars de la vie, ses écueils, ses pièges, mais surmontez  les ensemble, en dialoguant et en vous épaulant avec sincérité, et vous trouverez au bout de ces épreuves un rayon de soleil sur votre chemin. Bonne route à vous deux, sous le regard du Très Haut.  

Aurélien retourna à son siège et pris quelques instants de silence pour laisser les participants méditer son commentaires. Tous les participants, même ceux qui écoutaient l'air de rien, derrière la porte de la chapelle.


Alienor a écrit:
D'un geste discret mais néanmoins impératif, Aliénor avait intimé à la nourrice la consigne de laisser Lily à Stella après le duel de regards entre les deux jeunes femmes. Le nourrisson était sage, étonnamment tranquille et seuls de légers gazouillis laissaient à entendre qu'elle était éveillée, et puisque la Sicilienne avait passé outre son enfantophobie, autant qu'elle en profite. Il serait toujours temps, si la fillette commençait à trouver le temps long, de la confier à sa gouvernante.

Aussi, ce fut paisiblement installée contre le dossier de son fauteuil, que la petite blonde écouta l'extrait du Livre des Vertus choisi par l'Archevêque, et lu par sa filleule adorée-témoin-amie précieuse-sœur de cœur-tout ça en la même personne. Lu, ou plutôt interprété d'une telle manière, vivante et dynamique, qu'Aliénor ne put empêcher un léger sourire amusé de venir fleurir au coin de ses lèvres.
Elle adressa à l'intention de Stella, un clin d’œil complice lorsque celle-ci regagna sa place, avant de reporter ses pervenches vers Monseigneur Aurélien, accueillant avec attention et intérêt le commentaire qu'il apporta au texte. Hochant par moments la tête en signe d'acquiescement, consciente que ce qu'il disait rejoignait ce qu'elle ressentait.

Car non, ils ne s'engageaient pas à la légère, et le simple fait d'avoir patienté, d'avoir persévéré durant ces longs mois au cours desquels délais, contretemps et événements du Royaume avaient mis leur amour à rude épreuve, en était déjà la preuve. Ces délais, contretemps et événements qui, loin de les décourager, avaient renforcé leur envie de passer leur vie ensemble, de fonder une famille -ce qu'ils avaient déjà commencé de faire, d'ailleurs. De signer ce contrat dont parlait l'Archevêque.
Et d'en accepter les droits mais aussi les devoirs. A cet instant de l'homélie, Aliénor une fois de plus tendit la main pour prendre celle d'Aimelin dans la sienne, opinant du chef lorsque les mots respect, écoute, compréhension et dialogue furent prononcés. Finalement, leur relation était basée sur cela, et depuis le début, depuis cette promenade vers une petite rivière dans la forêt de Troyes, durant laquelle ils avaient fait voler des petits cailloux sur l'eau. Elle n'y avait jamais vraiment réfléchi auparavant, mais peut-être était-ce une des raisons pour laquelle leur couple durait malgré l'adversité, et in petto elle se promit de ne jamais l'oublier.

Et lorsque le silence s'installa pour que tous puissent méditer un instant, elle ferma les yeux pour mieux s'en imprégner.


Aimelin a écrit:
Le jeune duc avait suivi les gestes de la Reyne des Feuilles lorsqu'elle avait gardé précieusement leur merveille, et avait esquissé un sourire tout en écoutant la lecture du Livre des Vertus. Repartant quelques instants dans ses souvenirs vers le Béarn, il repensa à une autre Lily et à son Livre des Vertus qui la suivait toujours et avec lequel elle tentait parfois de faire entrer quelques idées dans le crâne du jeune brun qu'il était.
La façon de lire de Stella fit s'élargir son sourire tandis que ses mirettes grises se posaient sur sa fille étrangement calme dans les bras de la jeune femme.

Et c'est sans appréhension qu'il écouta l'Archevêque parler de leur engagement. Depuis mai 59 il avait bien eu le temps de réfléchir à cette relation qui était née naturellement avec la fille de Magd et n'avait cessé de se resserrer au fil des mois. Aujourd'hui il savait qu'il ne pouvait en être autrement et les quelques remous qui avait fait tanguer de rares fois le navire n'avait fait que renforcer ce lien. Tant de choses avaient retardé ce jour qu'ils avaient pensé ne jamais y arriver, mais à chaque fois le découragement s'effaçait devant leur désir de vivre un jour en tant qu'époux. Et ce jour était arrivé, et la présence d'une grande partie de celles et ceux qu'ils aimaient rendrait cette journée inoubliable.

Il suivit des yeux l'Archevêque qui retournait à son siège et un discret sourire s'afficha sur ses lèvres en jetant un regard à Aliénor.


Ellesya a écrit:
Le cortège avait empli la chapelle. La princesse eut l'occasion ainsi d'offrir un sourire chaleureux à Aimelin, de même qu'à Aliénor avec un petit signe du chef. Si ils ne se voyaient que de loin en loin, la jeune femme éprouvait une profonde affection pour le couple, dont l'amour était déjà béni par l'arrivée d'une petite fille.
Il fut encore temps de saluer poliment quelques têtes connues à défaut d'être proches.

Aurélien invita l'assistance à se repentir. Le Très Haut savait que la Louve avait de quoi demander pardon, l'acédie ne faisait plus partie de ses vices depuis presque trois années, mais de la à la considérer comme vertueuse...
Avec  conviction, elle mêla sa voix aux autres.


Je confesse à Dieu Tout-puissant, à tous les Saints, et à vous aussi, mes Amis, parce que j'ai beaucoup péché, en pensée, en parole, en action. 
Je supplie tous les Saints, et vous, mes Amis, de prier le Créateur pour moi. Que le Très Haut nous accorde le pardon de tous nos péchés.


Les témoins prirent la parole. Tout en écoutant avec intérêt afin de mieux connaître les futurs mariés, quelques souvenirs de ses propres épousailles assaillaient. Le « témoignage » d'Ingeburge lui tira un fin sourire avant qu'elle ne reporta à nouveau toute son attention sur le déroulement de l'office.
La lecture ne présenta pas de surprise, judicieuse et classique comme toujours.
Les paroles du prélat marquèrent plus profondément Ellesya qui ne put s'empêcher de faire sa propre critique, tout en préservant une façade des plus lisses, impénétrables.
Oui, il était une piètre épouse. Sa Maison et celle de son époux, elle avait consciencieusement à les faire prospérer, à guider et soutenir ses membres autant que faire se pouvait. Les épreuves surmontées dès le début de leur histoire lui avait donné le sentiment qu'ils parviendraient à tout supporter. Mais c'était sans compter sur un fossé chaque jour plus grand entre les attentes de son époux et ses difficultés à ... communiquer justement. A l'approche lente mais certaine de leur anniversaire de mariage, quel bilan parviendrait-ils à tirer ? Beaucoup d'amour mais aussi tant de douleurs et d'incompréhensions...
Sans regarder son époux, sa main glissa néanmoins dans la sienne avec douceur.


Gnia a écrit:
Un discret signe de tête fut offert en réponse aux salutations de Yunab.

Oui da, une belle journée et pour sûr, un beau mariage, Votre Grasce.

Légèrement en retrait, elle observait soigneusement les pierres du parvis, tout en prêtant attention à ce qu'elle percevait des paroles échangées, relevant le chef de temps à autre, comme à l'instant de capter le regard d'Aimelin et de lui offrir un petite hochement de chef et un clin d'oeil qu'il ne pourrait probablement pas entrevoir dans le contrejour.
C'est l'intention qui comptait.

Elle avait trouvé le sermon de Monseigneur Aurélien fort à propos, car tellement juste dans le fond, quand bien même c'était aussi et finalement ce que lui avait reproché l'Eglise quelque part, soutenir son époux, contre vents et marées et même contre Rome, et d'avoir respecté là son serment devant le Très Hauct.
A la fin, seul Lui sera juge.
Quoiqu'il en soit le rayon de soleil y était et auréolait la conscience partiale de la Saint Just d'une chaleur fort appréciée.
Elle aurait du prendre un pliant, finalement le parvis sans la pluie c'était le meilleur endroit du monde pour assister à un mariage.


aurelien87 a écrit:
Apres quelques instants de méditation, Mgr Aurélien appela les témoins près de lui :
Vous qui allez être les témoins de leur union, les témoins de leur amour, je vais vous demander de réciter le credo après moi, chacun à votre tour. Et vous, mes enfants, récitez le également à leur suite, et rendez grâce à Dieu.




Stella di Favara a écrit:
Un moment de recueillement,le silence et pour fond sonores les gazouillis de l'enfant qui se fait entendre.
Ils allaient partagés le reste de leur vies ensemble et autant dire qu'ils s'étaient bien trouvés.
Puis l'Archevêque invita à réciter le Credo. Chose que la Sicilienne ne tarda pas à faire tout en posant son regard sur le nourrisson le berçant doucement.


Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'aprés avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Éternelle.

AMEN


Shandra a écrit:
Shandra écouta la cérémonie avec un sourire attendri , les yeux posés sur la petite Lily qui babillait entre les bras de Stella, elle ressemblait tant à ses parents, les yeux de son papa et le bas du visage fin et délicat comme sa maman.
Elle écouta les autres intervenants, souriant discrètement en écoutant Stella faire prendre vie à l’extrait du livre des vertus  puis se recueilli en écoutant les paroles de l’archevêque. Les mots de l’homme d’église étaient très justes. Elle ne doutait pas un instant qu’Aimelin et Aliénor sauraient trouver le bonheur malgré les épreuves que la vie distribuait à chacun. Ils sauraient être là l’un pour l’autre, ainsi que pour leur petit ange, peut être première d’une longue lignée allez savoir …

Puis ce fut à nouveau aux témoins de s’exprimer, cette fois-ci en récitant le crédo.
Elle écouta Stella qui, sans quitter l'enfant des yeux, calme et babillant, dans ses bras, récita le passage avec, lui sembla t'il, sérénité.
Après un instant, se lança à son tour.



Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible,
En la communion des Saints,
En la rémission des péchés,
En la Vie Éternelle.

AMEN




Maltea di Favara a écrit:
Allez hop, le credo.... ils ne l'avaient pas déjà récité? Enfin bref, quand il fallait y aller....

Je crois en Dieu, le Trés-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de mon âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de je ne sais plus qui,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux moutons égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'aprés avoir souffert sous Pierre Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut et parfois la gauche, ça dépend.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible;
En la communion des Saints;
En la rémission des péchés
En la Vie Éternelle.

AMEEEEEENNNNN


Alienor a écrit:
Ne pas rire, ne surtout pas rire, se morigénait Aliénor entre nervosité et amusement à entendre la version bien à elle du credo que venait de réciter Maltea.
Les yeux dirigés sur un vitrail ornant le chœur, histoire d'à la fois se donner une contenance, et d'aussi tenter de reprendre un sérieux de bon aloi, la petite blonde enchaîna à son tour, à la suite de leurs témoins.


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible,
En la communion des Saints,
En la rémission des péchés,
En la Vie Éternelle.

AMEN


Aimelin a écrit:
Et de réciter le Credo essayant de ne pas se mélanger en entendant ses proches, dans tous les sens du terme, murmurer.

Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible,
En la communion des Saints,
En la rémission des péchés,
En la Vie Éternelle.

AMEN





ptitmec13 a écrit:
Et la blonde d'être là sans vraiment l'être. Elle avait suivi les entrées distraitement, se promettant de rejoindre sa Suzeraine après la cérémonie vu que son beau brun d'ébouriffé avait décidé qu'elle devait être non loin de lui.
La cérémonie avait débuté, elle murmurait les prières presqu'imperceptiblement, ses pensées allant dans tous les sens. Tour à tour elle s'imaginait à leur place puis la raison reprenait ses droits et lui soufflait que jamais elle ne pourrait y être. Son amour pourtant était indestructible et grandissait toujours plus malgré les aléas de la vie et les embuches. D'ailleurs elle aurait aimé qu'il soit là à ses cotés, lui serrer la main dans les moments forts d'émotion. Mais c'était encore là un de ces fameux aléas qui l'avait empêché de prendre la route avec elle.
Le Credo prit le même chemin entre ses lèvres, dans un souffle, inaudible, pour ne pas déranger les personnes avoisinantes, seul le Amen se fit entendre.


Je crois en Dieu, le Très-Haut tout puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre,
Des Enfers et du Paradis,
Juge de notre âme à l'heure de la mort.

Et en Aristote, son prophète,
le fils de Nicomaque et de Phaetis,
envoyé pour enseigner la sagesse
et les lois divines de l'Univers aux hommes égarés.

Je crois aussi en Christos,
Né de Maria et de Giosep.
Il a voué sa vie à nous montrer le chemin du Paradis.
C'est ainsi qu'après avoir souffert sous Ponce,
Il est mort dans le martyr pour nous sauver.
Il a rejoint le Soleil où l'attendait Aristote à la droite du Très-Haut.

Je crois en l'Action Divine;
En la Sainte Église Aristotélicienne Romaine, Une et Indivisible,
En la communion des Saints,
En la rémission des péchés,
En la Vie Éternelle.


AMEN
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MessagePosté le: Jeu 5 Fév - 18:40 (2015)    Sujet du message: 1462-01-28 - [RP] Mariage d'Aimelin et Aliénor - partie II - La cérémonie Répondre en citant

aurelien87 a écrit:
Mgr Aurélien fit s'approcher les témoins et les époux.

Procédons maintenant à l’échange des vœux.
Le mariage suppose que les deux époux s'engagent l'un vers l'autre librement et sans contrainte, qu'ils se promettent amour mutuel et respect pour toute la vie, qu'ils accueillent les enfants que Le Très Haut leur donne, et les éduquent selon les écrits d'Aristote et la pensée de Christos. Alienor et Aimelin, est-ce bien ainsi que vous voulez vivre dans le mariage ?



Alienor a écrit:
On y était. Ou pas.

Debout devant l'Archevêque, aux côtés de ses témoins et faisant face à Aimelin, Aliénor laissa un instant le souvenir des derniers mois tourbillonner dans son esprit. La rencontre à Vincennes, les retrouvailles ensuite, à Troyes. Les discussions qui s'étaient enchaînées, et cette certitude d'être en accord sur la même façon d'aborder la vie. Savourer le jour présent, ne pas penser à demain, une promesse de non-promesses. Ils n'avaient pas prévu, alors, de voir à plus loin qu'au lendemain, et surtout pas ensemble.. Profiter de ce que l'autre voulait bien offrir, tant que ça durerait, tout simplement, et rien de plus.

Qu'est-ce qui avait changé, alors ? Pour que cette philosophie évolue à tel point qu'aujourd'hui, ils allaient construire leur union sur une promesse non tenue. "Pour toute la vie", comme venait de dire Monseigneur Aurélien.
Une pensée dérangeante qui fit imperceptiblement frissonner Aliénor en même temps qu'elle détournait ses pervenches des mirettes grises qui lui faisaient face, de peur qu'Aimelin n'y lise son désarroi.

Ses yeux se posèrent alors sur Lily qui babillait doucement dans les bras de Stella. Un peu Vastel, un peu Millelieues, mélange d'eux deux, et surtout attendue, espérée et aimée parce que le signe tangible des sentiments qu'ils se portaient, ces sentiments qui avaient subrepticement éclos avant de s'épanouir, comme une graine plantée en terre croît lorsque le printemps apparaît pour porter ses fruits, aidée par l'engrais et les soins qui lui sont apportés.
Et cet engrais, pour eux, c'était cet amour mêlé de tendresse, de respect, d'écoute, de partage et de soutien, qui, d'ami et amant, avait fait d'Aimelin son fiancé et son futur époux.

D'un regard circulaire, Aliénor balaya ensuite l'assemblée, prenant soudain conscience du silence qui s'était fait dans l'attente de leur réponse.
Revenant alors vers Monseigneur Aurélien, elle opina du chef en même temps qu'elle prenait la parole la première.


Oui, c'est ainsi que je le veux.

Reportant toute son attention sur Aimelin à qui c'était maintenant le tour de répondre.


Aimelin a écrit:
Il détestait les mariages.

D’ailleurs il détestait toutes les cérémonies. Mais il avait réussi à prêter hommage au Grand Chambellan qui le lui avait d’ailleurs rendu, sans broncher au tapis de la salle du trône, sans tourner des jours au Louvre, il avait affronté Montjoie maintes fois et d’autres dragons tout aussi féroces si ce n'est plus, alors il allait bien pouvoir passer haut la main l’épreuve du mariage et même du "ouijeleveux".

Et tout en écoutant Monseigneur il repensait à celle qui l’avait amené ici… sa blonde chieuse. Car oui, c’était bien à cause ou plutôt grâce à jolie maman en devenir qu’ils étaient là. Elle l'avait d'abord invité à son premier mariage, sans doute pour lui prouver que tout le monde pouvait le faire, et puis elle l'avait invité à son second mariage, avec fantômisc, histoire de voir sans nul doute s'il avait bien compris ce qu'il fallait faire. Et comme il détestait les cérémonies, il y était allé persuadé qu'elle le faisait exprès et décidé quoi qu'il arrive à ne pas aller à un troisième mariage de la blonde Duchesse si elle insistait trop.

Et donc ce jour du mois de juin 60 lorsqu'ils étaient allés à Notre Dame, qui entre nous valait le coup d'oeil tant les mouches pouvaient voler haut avant de toucher le plafond, il avait été persuadé qu'elle faisait exprès de l'inviter à ses mariages afin de lui donner le bon exemple, et de lui montrer la voie afin qu’il fasse de même, genre, si je peux le faire, y'a pas de raison que tu n'y arrives pas.
Et tandis que ce jour là il l’avait écouté répondre à la fameuse question "voulez vous…" par un "ma réponse est oui et c’est mon dernier mot"
*, il s'était penché à l'oreille de sa douce et lui avait demandé si elle souhaiterait des demains et des surlendemains à l'infini. C'est qu'il était peu démonstratif l'ébouriffé mais quand il y allait il se jetait à l'eau dans un fracas de tous les diables. Et aujourd'hui c'était le jour J et c'était le moment de répondre après presque deux ans.

Un regard vers sa petite Lily, sa merveille, avant de laisser ses prunelles grises filer vaguement sur la petite foule de la chapelle. Depuis sa rencontre avec la fille de Magdeleine et leurs échanges de non promesses après sa non demande en mariage dans une taverne de Troyes l'été 59, de l'eau avait coulé sous les ponts, et bien des cailloux avaient ricoché sur l'onde. Et comme un vieux dicton disait qu'il n'y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas d'avis, il se retrouvait aujourd'hui dans cette chapelle.
Il posa son regard sur leurs témoins en souriant puis croisa les pervenches aimées pour répondre après ces quelques secondes de silence.


oui c'est ainsi que je le conçois et le veux


*rp ici et un petit clin d'oeil à jd Malt


aurelien87 a écrit:
Puisqu'il en est ainsi, je vais donc prendre vos consentements.
Dame Alienor, voulez vous prendre pour époux Messire Aimelin ici présent, devant le Très Haut et devant cette assemblée de fidèles. Promettez-vous de l'aimer fidèlement et de le chérir chaque jour de votre vie, dans le bonheur comme dans les épreuves ? Acceptez-vous votre rôle d'épouse et de mère ? Et d'élever vos enfants, bonheur de votre nouveau foyer, dans la vrai Foy Aristotélicienne ?





Alienor a écrit:
C'est fou comme un même moment peut être ressenti différemment selon que l'on en est simple spectateur, ou acteur. Et celui de l'échange des consentements était incontestablement de ceux-ci.
Aliénor n'avait assisté qu'à peu de mariage, mais à chaque fois que l'on en arrivait à ce passage de la célébration, elle avait remarqué que ceux des invités qui étaient déjà mariés avaient tendance à se remémorer leur propre cérémonie ; d'autres en revanche, comptaient les mouches attendant avec impatience que cela se termine pour pouvoir passer au buffet ; certains encore, retenaient leur souffle, bouche ouverte comme pour s'exprimer eux-même ; enfin, il arrivait aussi que d'aucuns s'amusent, à cet instant précis, à parier sur la réponse.

Comme l'avait fait la mère d'Aliénor avec sa cousine, celle-là dont Lily portait le nom en mémoire de la jeune femme disparue trop tôt, lors du mariage de Maltea avec Richard. Et ce fut cette pensée qui traversa l'esprit de la blondinette, la faisant esquisser un sourire en imaginant que certains pourraient être assez insensés pour parier ne serait-ce qu'un denier sur les mots qu'elle allait prononcer.

Se tournant légèrement de façon à faire totalement face à Aimelin, elle saisit alors ses mains, plongeant ses pervenches brillantes d'une lueur souriante, dans les prunelles d'acier.


Aimelin, devant le Très Haut et tous ceux qui nous ont fait le plaisir et l'honneur d'être présents, j'affirme que je n'ai de plus grand désir que de m'unir à toi, et ce depuis que tu me l'as demandé il y a de nombreux mois déjà.
Je te serai fidèle, n'en doute jamais, et je t'aimerai chaque jour que nous passerons ensemble, dans les joies comme dans les peines, comme je l'ai toujours fait et continuerai de le faire.
Je veux être ton épouse, et que Lily grandisse entourée de frères et soeurs, même si on ne s'est pas encore fixés sur leur nombre. Enfants que nous élèverons dans la foi d'Aristote, choyés de notre amour et de celui de nos proches et de nos familles, ce dont ils ne manqueront jamais.


Oui d'accord, ce n'étaient pas les mots exacts, mais l'esprit était là, non ?!


aurelien87 a écrit:
Parfait, à vous Messire Aimelin.

Messire Aimelin, voulez vous prendre pour épouse Dame Alienor ici présente, devant le Très Haut et devant cette assemblée de fidèles. Promettez-vous de l'aimer fidèlement et de la chérir chaque jour de votre vie, dans le bonheur comme dans les épreuves ? Acceptez-vous votre rôle d'époux, de chef de famille et de père ? Et d'élever vos enfants, bonheur de votre nouveau foyer, dans la vrai Foy Aristotélicienne ?


Aimelin a écrit:
Si être Duc de Champagne était chose ardue, devoir prononcer les mots justes sans baffouiller allait être bien pire. Jusqu’à ce moment précis il était encore dans les "nous allons enfin nous marier", mais plus les minutes passaient plus il sentait sa fabrique de boules d’estomac, comme lui disait gentiment sosso cet été là à Sainte, entrer en action.
Il avait serré doucement les mains d’Aliénor tandis qu’elle répondait, laissant ses prunelles grises plantées dans les pervenches et avait affiché un sourire où se mêlaient bonheur, fierté et une certaine gêne de devoir révéler à une foule aussi petite soit elle, ce qu’il avait au plus profond de lui. Si certains le disaient froid ou hautain, lui savait qu’il n’était tout bonnement qu’un jeune type réservé, qui ne se livrait que rarement même avec ses proches.


Aliénor, dev.. je.. quelques secondes de silence histoire de rassembler ses idées... enfin...  toussotement il allait y arriver...
le Très Haut m’a souvent mis des embûches tout au long de ma courte vie mais je suis aujourd’hui persuadé que c’était pour me mener sur ce chemin qui m’a conduit jusqu’à toi ce printemps 59. Ce que l’on vit nous rend plus fort et je sais aujourd’hui que tu es mon évidence.

Devant le Très Haut et celles et ceux qui nous ont fait le bonheur d’être présents aujourd’hui, je confirme ces mots murmurés à ton oreille lors d’un certain mariage.


Un sourire complice avant de continuer

Je suis très fier de te prendre aujourd’hui pour épouse et te promets de t’aimer dans la joie comme dans la peine, dans une fidélité absolue et ce jusqu’à mon dernier souffle.
Saches que je ferai tout pour être un bon époux, et un bon père pour ces enfants qui viendront agrandir notre famille et que nous élèverons sous l’oeil du Très Haut.
... et qui iront gambader gaiement dans les jambes de Maltea avait il eu envie d'ajouter mais il s'abstint.


aurelien87 a écrit:
Acte est pris de votre engagement. Maintenant.... qui doit m'apporter les alliances ?????????

Aurélien redoutait toujours ce moment. En règle générale, l'un des témoins, gardien des anneaux..... laissait régulièrement croire à l'assistance qu'il les avait perdues.... jetant le trouble dans l'assistance et causant inévitablement l'évanouissement de la future mariée..... Aurélien regarda donc d'un air un peu inquiet l'assistance.


Eloïse a écrit:
Le moment le plus important, le plus solennel, le plus émouvant aussi était arrivé...le consentement des époux.  L'assistance observait un religieux silence et tous étaient suspendus aux lèvres des mariés pour les entendre échanger leurs promesses, voeux émouvants où amour rime avec toujours...   Mais plus éloquents encore que leurs paroles étaient les regards qu'échangeaient Aliénor et Aimelin, échanges muets où transparaissait une tendre complicité.

Citation:
Acte est pris de votre engagement. Maintenant.... qui doit m'apporter les alliances ?????????


Une bonne chose de faite...  et puis une excellente question.  Le regard légèrement inquiet de l'officiant fit sourire la brune, qui promena à son tour le sien sur les témoins. Qui donc s'était chargé des anneaux ?  Laquelle de ces blondes avait la lourde tâche de ne pas oublier cet accessoire indispensable de la cérémonie ?

Eloïse sourit en se disant que bientôt ce serait son tour d'être témoin au mariage de son amie Chpiot, qui avait attendu bien longtemps elle aussi, tant Robin avait eu de missions avec son ordre pour partir guerroyer,  et finirait par accoucher dans l'église si le curé responsable n'accélérait pas un peu les formalités.  Elle reporta son attention sur la petite Lily, qui était bien sage et attendit, laissant machinalement filer entre ses doigts les grenats de son chapelet.



Shandra a écrit:
Shandra écoutait avec émotion les vœux qui s’échangeaient devant elle. Les mains croisées sagement devant elle, elle sentait son nez lui picoter en même temps que ses yeux. Elle glissa la main sous le surcot mauve puis dans une poche de sa robe où elle avait glissé un petit mouchoir, accessoire indispensable pour les cérémonies émouvantes comme aujourd’hui.

Elle le sortit et après les "je le veux" et les vœux des, à présent, quasiment époux, il lui fut plus utile sous le nez que dans la poche.

Ce fut bien évidemment à cet instant, alors qu’elle se mouchait aussi discrètement que possible, que voilà t’y pas que le bon archevêque demandait les anneaux …
Ses yeux s'écarquillèrent ....
Doux Christos !! Les anneaux !!! Elle avait oublié qu’il lui fallait les donner après les vœux !
Eux aussi, qu’avaient ils besoin que ce soit aussi émouvant !! Avec toute cette émotion elle les avait oubliés !
Dans son aumônière entendons nous bien hein ! Elle était blonde peut être mais point stupide quand même.
Elle termina de se moucher fissa, rougissant de son oubli et chuchotant à l’évêque :

C’est moi Monseigneur … pardonnez moi, l’émotion …

Elle glissa la main à sa taille et y décrocha la petite aumônière assortie à sa robe. Elle en sortit une toute petite boite en fer blanc en forme de livre où dessus étaient dessinés des personnages de la bible. Un cadeau des sœurs de Ste Clarisse.

Elle ouvrit la petit boite comme l’on ouvre un livre.



Elle en sortit un carré de satin blanc qu’elle déplia et dans lequel reposaient deux magnifiques anneaux d’argent.
Anneaux qui lui avaient été confiés par le marié, pour cet instant.
Avec un sourire au couple, elle présenta les anneaux à l’homme d’église, posés sur le carré de satin, à même sa main.

Les voici monseigneur …



aurelien87 a écrit:
Aurélien fit un petit sourire à la témoin et lui murmura
L'émotion, un jour comme celui-ci est normale et totalement pardonnable


Mgr Aurélien fit le signe de croix au dessus des alliances.


Qu'Aristote bénisse ces alliances et qu'elles soient pour vous le signe éternel de votre amour réciproque.
Que chacun des témoins présente les alliances aux fiancés, et vous, vous la passerez autour du doigt de votre conjoint, en disant:
Je te remets cette alliance, signe de mon amour et de ma fidélité.


Shandra a écrit:
Shandra rendit son sourire à l'archevêque, soulagée qu'il ne lui tienne pas rigueur de son émotion.
Puis après qu'il ait béni les alliances, elle se rapprocha de la Duchesse Maltea, témoin d'Aliénor, et lui présenta les alliances afin qu'elle la remette à la mariée, comme demandé par l'homme d'église
.

Elle revint ensuite à sa place, aux côtés d'Aimelin, et lui présenta l'anneau d'argent qui allait terminer de les lier devant Dieux et les hommes.


Alienor a écrit:
Ceux qui les connaissaient bien savaient à quel point l'un comme l'autre était réservé dès lors qu'il s'agissait d'exprimer des sentiments. Aliénor avait d'ailleurs fait de la maxime latine, "res non verba", des actes plutôt que des mots, sa devise. Mais elle devait bien reconnaître qu'il était agréable parfois de les entendre, ces mots d'amour, et ce fut avec un sourire radieux affiché sur le visage qu'elle accueillit le consentement d'Aimelin.

En avait-elle douté ? Peut-être un peu, peut-être pas du tout, en tout cas à l'instant présent, elle ne se posait pas la question. Ce qui importait, c'était cette évidence dont avait parlé son quasiment époux, cette évidence qui lui avait fait accepter de voir à ces lendemains ensemble, quand la voix de la raison s'était tue au profit de celle du coeur.

Ça, c'était donc fait, que restait-il maintenant ? Les allian...
Léger blêmissement de la blondinette, qui dans l'émotion de la cérémonie, essaya de se rappeler ce qui avait été convenu à ce sujet. Bien sûr, ils en avaient choisi le modèle ensemble, d'un argent sobre mais élégant, et les avaient fait confectionner et graver chez un orfèvre de Reims, mais après... Qui devait se charger d'aller les récupérer, à qui avaient-elle été confiées ?

Heureusement, le geste de Shandra qui rangeait son mouchoir pour le remplacer dans sa main par une petite boite en métal ciselé lui fit pousser un soupir de soulagement. Ouf, elles n'étaient pas perdues, ni même oubliées.
Regard reconnaissant envers la blonde témoin d'Aimelin, et les pervenches ne la quittèrent pas jusqu'à ce qu'elle ait confié le précieux anneau à Maltea, désignée d'office puisque Stella avait déjà les mains occupées d'une Lily étonnamment sage et calme, comme si elle avait compris l'importance de ce qui se passait sous ses yeux pour ses parents.

Prenant alors l'alliance présentée par sa "môraine", la petite blonde la glissa lentement au doigt de son beau brun, avant de lever les yeux vers lui et de s'exprimer à voix haute et d'un ton assuré afin que chacun entende
Aimelin, je te remets cette alliance, elle est pour moi le signe de mon amour et de ma fidélité
Ajoutant à voix plus basse à sa seule intention Et en plus, si tu oublies la date de notre mariage à l'avenir, y'a une antisèche à l'intérieur de l'anneau !

Et elle lui adressa alors un regard espiègle, attendant de voir s'il arriverait à faire sa part sans rire.


Aimelin a écrit:
Shandra. Aussitôt les mots d'Aurélien prononcés ses mirettes grises se tournèrent vers son amie, suivant ses moindres gestes jusqu'à ce qu'elle lui remette l'anneau d'Aliénor. Il le fit rouler machinalement entre ses doigts, laissa ses pensées s'échapper quelques secondes dans des recoins de sa mémoire. Cet autre anneau qui lui avait fait vivre d'étranges aventures et dont l'un était devenu la propriété de son amie la Tempête brune après qu'il le lui ai confié à Etampes en signe de leur amitié éternelle. Où était elle, elle aussi. Celui qu'il tenait entre ses doigts était tout aussi précieux. Ces deux anneaux qui leur ressemblaient tant par leur simplicité.

Il leva son regard vers Aliénor et le posa sur l'anneau qu'elle glissait à son doigt et afficha un franc sourire au regard qu'elle lui jeta, semblant lui répondre qu'il allait faire aussi bien, pas question de baigayer ou de laisser tomber l'anneau qui risquerait de rouler sans fin sur les dales de la chapelle.

A cette pensée il réprima une envie de rire et respira doucement pour ne penser qu'à ce qu'il devait dire et se saisit de la main de sa promise, au doigt de laquelle il passa l'anneau.


Aliénor, je te remets cette alliance qui est pour moi le signe de mon amour et de ma fidélité.

Il lui rendit son regard espiègle et jeta un oeil sur ses deux témoins dans sa ligne de mire et leur fit une petite grimace tout en caressant l'anneau de ses doigts avant de laisser partir quelques secondes ses pensées vers sa précieuse, celle qui l'avait quitté bien trop tôt, quelques mois à peine après leurs retrouvailles.


Shandra a écrit:
Shandra les regarda prononcer leurs voeux avec un sourire ému. Les regards qu'ils se portaient l'un l'autre étaient si pleins d'amour et d'humour qu'elle en aurait sourit encore plus si cela était possible.

La petite boite, à présent vidée de son précieux contenu, était serrée dans sa main. Elle la rangea dans son aumônière pour se donner contenance et se redressa en attendant la fin de la cérémonie où elle pourrait enfin féliciter et embrasser les jeunes époux.  

Un oeil sur la petite Lily lui confirma que ces trois là avaient une vie de bonheur devant eux et qu'il sauraient se choyer et s'aimer.


aurelien87 a écrit:
Désormais vous êtes unis devant Dieu. Hum… vous pouvez vous embrasser


Aurélien alla à l’autel, puis il bénit le pain et le vin, et alla donner la communion aux mariés, à leurs témoins puis aux fidèles présents.



Une fois la communion distribuée, Aurelien rangea le calice puis retourna à l'ambon.
.


Mes enfants, vous allez maintenant aller faire la fête avec vos amis. Mais n’oubliez pas que vous venez de recevoir le sacrement de Dieu. Soyez fidèles à vos engagements d’aujourd’hui, et n’oubliez pas de venir à l’office du dimanche chercher le soutien de Dieu. Aristominus va préparer le parchemin de votre mariage. Gardez le précieusement, il pourra vous servir ultérieurement. Allez en paix et qu’Aristote guide votre vie.

Aurélien laissa la noce sortir de la chapelle, et fit signe à son secrétaire de remplir le certificat afin qu'il le donne au plus vite aux époux.


image en cours de fabrication. La date du mariage est évidemment celle du début de ce rp


Alienor a écrit:
Lorsque Monseigneur Aurélien annonça la fin de la cérémonie, Aliénor eut du mal à réaliser que, ça y était, ils étaient enfin mariés. Tant d'attentes, de désillusions et d'espoirs venaient de trouver leur heureuse conclusion.
Machinalement, elle fit rouler sous ses doigts l'alliance à son annulaire. Elle ne se sentait pas différente, maintenant qu'elle était mariée ; son nom seul changerait, puisqu'au sien elle allait maintenant accoler celui de son époux.

Son époux... un grand sourire illumina son visage faisant face à celui qu'elle pouvait maintenant nommer ainsi, devant tous, et elle s'oublia un instant dans son regard. Son époux !
Du mouvement parmi l'assemblée lui fit détourner les yeux vers ceux qui attendaient maintenant de passer aux choses sérieuses, le banquet !

Levant la main, elle fit signe qu'elle avait encore quelque chose à dire et s'adressa à tous, portant ses pervenches sur chacun, même celles qui étaient restées sur le parvis, avant de prendre la parole.

Tout d'abord, nous voudrions vous remercier, vous tous qui êtes ici, pour le bonheur de votre présence, et pour avoir partagé avec nous ce moment important de notre vie.

Nous avons une pensée pour ceux qui ne sont pas là, soit qu'ils en ont été empêchés, soit qu'ils nous regardent de là où ils sont, avec bienveillance nous en sommes certains.

Merci à nos témoins d'avoir accepté et tenu leur rôle avec sérieux et enthousiasme.

Merci aussi à notre fille d'avoir montré qu'elle pouvait être exceptionnellement d'une sagesse exemplaire, Stella tu es embauchée comme nounou !

Merci enfin à Monseigneur Aurélien d'avoir trouvé le temps de célébrer cette union, c'est un honneur pour nous.

Ce jour restera à jamais gravé dans notre mémoire.


Et avant d'annoncer la fête, elle se tourna vers Aimelin, lui laissant le loisir de rajouter des choses s'il le souhaitait.


Aristominus a écrit:
Aristominus s'était appliqué dans la sacristie, pour rédiger le parchemin. Une fois son oeuvre accomplie, il l'apporta aux mariés qui étaient encore sur le parvis de la chapelle.

Voila votre certificat. Gardez-le précieusement, il pourra vous servir ultérieurement.



Code:
http://i56.servimg.com/u/f56/18/84/34/49/alieno10.jpg



Aimelin a écrit:
La cérémonie était terminée, l'anneau qui brillait légèrement à leur doigt lui confirmait que cette fois ci il ne rêvait pas, ils étaient mariés après tant de mois et d'années. Il laissa son regard se poser sur leur fille, puis survoler la petite foule de la Chapelle tandis qu'Aliénor parlait et qu'il plissait un peu les yeux pour distinguer les personnes installées devant les grandes portes. Il se doutait bien de qui il s'agissait et un sourire s'afficha avant qu'il ne jette un coup d'oeil à Aliénor. Parler... ça tombait bien il détestait ça, chose contradictoire lorsqu'on était régnant.

Aliénor a dit l'essentiel. Merci de votre présence à toutes et tous, merci à celles et ceux qui ont parcouru tant de lieues juste pour nous deux.

Merci à nos témoins et j'ai une pensée pour quelques personnes chères disparues et pour ma soeur qui aurait dû être aux côtés de Shan en tant que témoin, mais que le Très Haut a rappelé bien trop tôt.
Je sais que toutes ces personnes sont là quelque part.
Merci à Malt de nous avoir permis de nous marier dans cette chapelle.

Merci à Monseigneur pour cette cérémonie qui était telle que nous la voulions, simple.


Et de prendre la main de son épouse

Il est des choses qui restent gravées au fond de nous à jamais, et ce jour le restera.
Mille merci à vous pour ça.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:27 (2018)    Sujet du message: 1462-01-28 - [RP] Mariage d'Aimelin et Aliénor - partie II - La cérémonie

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