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[Rp] Juges moi si tu peux.

 
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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 21:31 (2015)    Sujet du message: [Rp] Juges moi si tu peux. Répondre en citant

Shawie_ a écrit:





Une idée aussi lumineuse soit elle fut envoyée à la juge de Champagne alors qu'elle regardait la frontière Champenoise juste devant elle. Une idée qui pourrait être mise dans le top ten de ces dernières années. Pourquoi écrire à une juge en plaidant coupable et en demandant la relaxe de ces deux commères -compères- ? L’ennui ! Il vous fait tourner la tête assez fort et assez longtemps -presque plus qu'une bonne boulasse- et vous fait faire des choses insensées, idiotes, grotesques et délurées. Alors voilà, la main avait été tendu. La main pour se faire baffer bien sur.

Oui elle était comme ça.

Plusieurs missives furent envoyées, une réponse à chaque fois -il faut bien le souligner- pour finalement arriver à un accord assez étrange : se rendre.

Alors quoi, on en reste là et basta ? Jamais. Elle franchit donc la frontière
Berrichonne/Orléanaise/Bourguignonne/Champenoise pour se retrouver devant le Castel. A cheval bien sur, sinon elle ne serait jamais arrivée si vite en la Capitale du vin pétillant. Elle le lâcha dans le bourg -elle en trouverait un mieux et plus rapide après- Missive dans la chemise, elle poussa les portes de la milice ou maréchaussée, elle n'en savait fichtre rien.




Jé viens déposer missive urgentissime pour éuh ….

Attendez ….

Aliénor VdMdF , juge en son état de bonne femme.

Soyez rapide, j'ai le tribunal au fion, faudrait pas qué ça traîne trop ici. Merci d'avance.



Et elle montra la missive de loin, histoire de faire activer.



Citation:
Bonjour,


Pardonnez, j'avais totalement oublié de vous répondre et pourtant dieu sait que j'attendais votre réponse avec impatience. Réponse qui d'ailleurs ne me surprend guère. Pourquoi faudrait il toujours qu'un marché rapporte quelque chose ? Si je ne m'abuse, ce marché ne m'apporte rien du tout, sauf quelques ennuis de plus.

Concernant votre proposition qui était :


" Je vous propose alors la chose suivante : prononcer une peine réduite pour vos amies sous forme d'une amende symbolique d'un écu, le gros de la sentence étant mis à votre charge.
Évidemment en cas de récidive de l'une ou l'autre de vous, je me tiendrai à cet arrangement pour ces procès mais nul marché ne serait plus possible à l'avenir. "


J'ai envie de dire pourquoi pas, finalement cela revient à ce que j'avais proposé.

Je reviendrai en Champagne (sous forme de PNJ) et je serai donc face à vous.


Cordialement,
S.


Alienor_vastel a écrit:
Ni milice, ni maréchaussée, c'était la garde ducale tout simplement qui s'occupait de... je vous le donne en mille, garder ! le castel où travaillaient les conseillers. Du moins ceux qui n'avaient pas tout simplement disparu, surement des victimes encore des oubliettes du bâtiment.

Et ce fut donc un garde, ducal comme on vient de l'écrire, qui se saisit de la missive pour aller la porter à ladite Aliénor VdMdF, aka Vastel de Millelieues di Favara -a-t-on idée d'avoir un nom aussi long !- juge en son état de bonne femme.

Dans son bureau dont une porte donnait accès direct au tribunal, ladite Aliénor relisait, blasée, les minutes d'un procès qui touchait à sa fin. Pour celui-ci, le verdict serait aisé, le procureur avait été mesuré dans sa réquisition et elle suivrait sans doute cette dernière.
La plume courait sur le vélin, le couvrant de quelques notes lorsque la missive fut apportée à la blondinette.

Et les pervenches parcoururent alors les lignes tracées, en même temps que les sourcils, se haussant légèrement, trahissaient la surprise de la jeune femme. Car après quelques échanges... intéressants, elle devait bien le reconnaître, elle n'avait plus eu de nouvelles à sa proposition. Les procès avaient été suspendus le temps d'une décision que le procureur attendait afin de présenter son réquisistoire, et une dernière missive, quelques jours auparavant, avait été envoyée par acquis de conscience, pensant que le marché évoqué avait été refusé.

Et il semblait donc que non.

Un parchemin remplaça devant elle celui qu'elle avait fini d'écrire, et elle rédigea une réponse rapide.


Citation:
Bonjour,

Je dois avouer que je n'espérais plus de réponse et que j'allais relancer les audiences sans autre forme de procès. Ce qui va donc être fait, mais sur la base de notre accord, ce terme convenant mieux que celui de marché puisque, vous êtes dans le vrai, vous n'y gagnerez rien qu'une condamnation plus sévère que celle de vos amies.

Je fais part de ce pas de notre arrangement au procureur, et vous demanderai de ne pas vous éloigner d'ici la fin des procès et le prononcé du verdict.
Ce qui me laisse encore un peu de temps afin de réfléchir à votre peine.

Cdt

Aliénor Vastel de Millelieues di Favara
Juge de Champagne


La petite blonde s'extirpa alors de son fauteuil, et sortit, d'une étagère située derrière elle, le dossier contenant les missives reçues, et copies de celles envoyées, s'attardant sur la dernière, expédiée une quinzaine de jours auparavant.

Citation:
Bonjour,

Je dois avouer que votre missive m'a interpellée. A plusieurs titres.

Je mettrai de côté la ménagerie que vous évoquez, nul doute que l'on pourrait discourir de longues heures sur les différents qualificatifs animaux pullulant en Champagne, requins et vipères n'en étant que la face cachée de l'iceberg. Je vous sais gré de ne pas m'y inclure spécialement, encore que la suite de ma missive va sans doute vous faire changer d'avis.

Et j'en viens donc à votre proposition.
Tout d'abord, je vais sans doute vous décevoir, mais votre fuite ne s'est pas faite "à mon grand regret". Le procès étant lancé, il saurait continuer sans vous, par contumace, et la justice vous rattraper où que vous soyez. Et ce encore plus surement après votre missive qui peut être lue comme un aveu, de votre culpabilité mais aussi de celle de vos amies.

Maintenant, si j'accepte votre marché, pouvez-vous m'indiquer quel est l'intérêt pour la justice que mon rôle est de faire respecter ? Pour vous, vous l'avez écrit clairement, vous ne vous arrêterez pas de brigander, mais vos amies quant à elles... le fait qu'elles aient moins brigandé que vous dans ce Duché leur vaut-il des circonstances atténuantes ? Un verdict de non culpabilité serait-il une garantie qu'elle ne recommenceront pas ?...

Cependant, je ne peux que reconnaître la valeur de ce que vous mettez entre mes mains. Et si j'ai tardé à répondre, c'est que je tenais à prendre le temps de la réflexion.
Au vu des interventions à ce jour dans les procès en cours, si je devais maintenant énoncer le verdict, ce ne serait pas la relaxe. Et en temps normal, les règles sont claires, un même délit débouche sur une peine équivalente pour tous
Je vous propose alors la chose suivante : prononcer une peine réduite pour vos amies sous forme d'une amende symbolique d'un écu, le gros de la sentence étant mis à votre charge.
Evidemment en cas de récidive de l'une ou l'autre de vous, je me tiendrai à cet arrangement pour ces procès mais nul marché ne serait plus possible à l'avenir.

Sachez enfin que ma position n'est pas irrévocable dans quelque sens que ce soit. Et que même si le juge a le dernier mot en la matière (après Sa Majesté et la Duchesse cependant), le procureur a également été informé du marché que vous m'avez proposé.

Mon pigeonnier vous est ouvert, la balle est maintenant dans votre camp.

Aliénor Vastel de Millelieues di Favara
Juge de Champagne


Les documents furent à nouveau regroupés dans le dossier et la blondinette se dirigea vers le bureau du procureur, à l'huis duquel elle frappa avant d’entrouvrir la porte et d'y passer le bout du nez.

Messire procureur ? Concernant les procès de la dénommée Shawie et de ses acolytes... Elle accepte le marché.


Francus a écrit:
Le procureur avait eu vent de l'affaire. Les trois furies avaient multiplié les méfaits sur les routes de Champagne. Trois femmes dont l'insouciance n'avait d'égale que leur gout de l'argent facile. Leurs exploits avaient même un temps fait croire à certains que la magie serait à l'oeuvre... de là à acquiécer à des actes de sorvelleries... les croyance populaires allaient parfois un peu loin...

Et voici que les trois geuzes s'étaient envolées à la barbe et au nez des soldats Champenois. Les procès s'étaient ouverts et les condamnations se préparaient ce qui aboutiraient à un probable listage par les armées... Lorsqu'une lettre proposant un marché étaient arrivée au pigeonnier du palais de justice de Champagne.

Elle manquait pas d'air la meneuse... elle avait ceci pour elle ça c'est certain. Cette lettre avait provoqué un lourd débat au palais de justice. Pour la procure s'asseoir sur une partie des peine était difficile. Mais cependant un procès bien mené vallait mieux que trois perdus. Ceci dit la procure ne cèderait pas tout pour autant...

Il sorti de sa rêvasserie.


Vostre Honneur, une bien bonne nouvelle. Dans ce Cas nous pouvons ouvrir le procès de la meneuse. Gageons que cette Shawie tiendra parole et assumera ses actes en se présentant devant la cour.

*************************************************************************

[Quelques jours plus tard dans la grande salle du palais de justice]

Quelques jours s'étaient écoulés, convocations avaient été envoyées à qui de droit, ou de devoir question de point de vue. Le procès avaient été annoncé sur la place publique et chacun était libre de pouvoir venir y assister à condition de ne pas entraver son bon déroulement et de respecter la cour.

Le procureur entra et vint prendre sa place opposé au banc de la défense comme à son habitude. Il tapotait ses vélins en attendant que la cour s'installe et que les badauds, qui pour passer le temps, qui par soif de justice, qui encore par simple voyeurisme, avaient pris le chemin du palais de justice pour assister à l'audience.

Le procureur n'attendait plus que le signe d'accord protocolaire de la juge pour ouvrir la séance par sa mise en accusation à laquelle pourrait répondre l'accusé.


Alienor_vastel a écrit:
[Grande salle du Palais de Justice]

Justice est rendue !

Le marteau s'abattant sur la table vint accompagner la voix de la juge, marquant ainsi la fin du procès en même temps que les gardes emmenaient l'accusé.
Les audiences s'enchaînaient, un peu comme les délits en ce moment, à croire que tous les brigands avaient décidé de venir fouler les routes champenoises. Avant de se retrouver dans "son" tribunal.
Car depuis le temps qu'Aliénor y siégeait, le tribunal était quasiment devenu le sien. Elle y avait ses habitudes, son propre coussin sur son siège, et avait fini par se faire ouvrager un marteau qui remplaçait avantageusement celui mis à disposition pour le juge ducal.

Comme à chaque fois entre deux audiences, Aliénor s'isola un instant dans son bureau dont une des portes donnait directement sur la salle du tribunal.
Le procès suivant aurait lieu à huis ouvert, pour changer d'un huis clos auquel souvent ne prenaient part que les magistrats, à la rigueur les victimes, rarement les prévenus, ceux-ci signant ainsi leur culpabilité.

"Procès opposant Shawie au Duché de Champagne". La jeune femme se présenterait-elle, se livrerait-elle ainsi qu'elle en avait convenu ? C'était à y bien penser un pari osé pour la jeune juge que de croire en la parole d'une voleuse -car après tout celle-ci avait reconnu elle-même ses brigandages- mais finalement, la parole de personnes dites "respectables" ne valait parfois guère davantage.

La blondinette le saurait bientôt, et c'est à la fois perplexe et curieuse qu'elle retourna en salle d'audience alors que badauds et curieux prenaient place.
Un regard fut échangé avec son collègue procureur avant qu'elle ne prenne place derrière le pupitre qui était le sien. Au moins avait-elle l'avantage de la magistrature du siège, à la différence du Parquet, qui lui officiait debout. Position assise qui au demeurant lui convenait, tant son début de grossesse la fatiguait.

Un main sur son ventre encore plat, une gorgée d'eau, et elle se redressa, avec un bref regard en direction du banc de la défense.
Et d'un signe de la tête, elle indiqua que l'audience pouvait être ouverte.


--Shawie_ a écrit:





Au moins 100 jours enfermée, cloîtrée et brutalisée dans une geôle Champenoise. Au moins 100 jours sans voir la lumière du jour. Au moins tout autant de jour à crever la dalle et à se mourir de soif. Déshydratation aiguë même. En fait, le plus dur, c'était pas tout ça, c'était vraiment le manque de sommeil, mais quoi alors ? Se risquer de fermer un œil et de se retrouver en cloque le lendemain matin ? Autant crever. Dans d'autres cellules, le son de quelques prisonnier se laissé entendre. Sans doute qu'elle en avait croisé quelque uns, un soir, au détour d'un feu de camp.

Bon oui, tout ceci est exagérer. On est dans l'exagération extrême même mais ça revenait au même. Officiellement, cela faisait 8 jours qu'elle avait eu la riche et bonne idée de donner sa lettre d'accord. Chaque jour qui passait, elle déposer un petit bout de paille dans le coin de sa chambre/cellule pour éviter de perdre le fil. Savoir aussi où pouvait se trouver ces compagnes de fortune.

Le huitième jour, -alors qu'elle venait de finir la construction d'une maison miniature en paille dans sa cellule- on daigna lui ordonna de se lever. C'était l'heure. Le procès allait enfin commencer.

Faites entrer l'accusé pensa t'elle très fort. Tellement fort que la porte du palais de justice s'ouvrit par magie devant elle. Sourire esquissé en entrant dans la salle. Et puis, on lui retira ces chaînes -où elle en profita pour se frotter les poignets et elle fut tout gentiment posé/jeté sur le banc des accusés. Moue dubitative.

Alors que son regard parcourait la salle, elle ne pouvait s'empêcher de penser au festin qu'elles c'étaient fait en cette soirée du 23 décembre. Si elle avait bien une qualité, c'était sa mémoire. Elle n'oubliait aucune prise, chaque deniers, chaque babioles chapardés. Jamais. Et ce soir du 23 décembre, elles étaient tombés sur un boulanger alors que le soleil n'était pas encore levé. Beaucoup de personne pensait que l'argent facile était le seul facteur motivant dans ce travail. Oh oui, il était source de motivation mais ce n'était pas son moteur à elle.


Francus a écrit:
Les protagonistes étaient là, la petite musique de la justice se mettaient doucement à sourdre dans la tête du procureur. Sur le temps des marteaux et le contre-temps des chaînettes aux poignets de l'accusés qui venaient s'asseoir sur le banc en face de lui le procureur avait envie de fredonner... Le grand bal allait être lancé et le signe de tête de la juge sonna le gong d'ouverture.

Son prédécesseur avait préparé les dossiers, il fallait maintenant mettre ceci en action.

Le procureur acquiéça et fit un pas.


Vostre Honneur, Dames et Messires...

En ce ce début d'année 1463, nous Francus, Procureur de Champagne demandons l'ouverture du procès de la dénommée Shawie , procès présidé par la juge Aliénor Vastel de Millelieues di Favara [alienor_vastel].

Le chef d'accusation en est trouble à l'ordre public, et cette personne est accusée de brigandage entre entre Langres et Joinville le 23 Décembre 1462 avec ses amies Valentina. et Praseodyme sur la personne de Arnaud638.


Il revint au lutrin qui se tenait derrière lui pour prendre un parchemins qu'il brandit devant l'assemblée.

J'ai ici la déposition de la victime qui nous raconte les tristes faits de cette nuit du 23 décembre où l'accusée ici présente l'a agressé avec l'aide de ses comparses pour le dépouiller de ses biens.

[rp]Monsieur le prévôt.

Me promenant sur les routes entre Langres et Joinville, voici ce qui m'ai arrivé :

Le 22/12/2014, je suis parti de Langres pour me rendre à Joinville y couper un peu de bois.
Mon arrivée, prévue le 23/12/2014 au matin ne s'est pas passée comme prévue.
Vers 4h00 du matin je me suis fait sauvagement racketter par trois bandits.
Ils m'ont dérobé tout ce que je possédait soit 400 écus ainsi que 40 pains.
Ses écus et ses pains étaient, l'un pour acheter du bois et l'autre pour fournir la ville de Joinville.
Heureusement, j'ai réussi à m'enfuir sans y perdre la vie.
Après avoir fini de trembler dans un buisson, je me suis raprocher discrètement de mes agresseurs sans trop savoir que faire. Dans leur conversation, j'ai noté leurs noms. Je peut donc affirmer avec certitude qu'il s'agissait de "Praseodyme", "Shawie" et "Valentina".
Je compte sur la justice pour punir se malfaiteurs qui n'ont rien a faire sur nos routes.

Dans mon malheur, je n'ai plus de quoi manger n'y d'argent pour en acheter.
J'ignore encore si je pourrais revenir sur mes terres en vie.

Cher prévôt, dites moi ce que je doit faire pour traduire ses personnages en justice.
Pourriez-vious, s'il vous plait, transmettre mon récit au prévôt de Bourgogne ? Je n'arrive pas à le conacter.

En vous remerciant par avance.
Très cordialement[/rp]

Vous noterez vostre Honneur la citation sans équivoque de l'accusée et de ses comparses.

A présent je demanderai à l'accusé de se lever pour écouter un rappel de nos lois régies par le Codex champenois.

Ainsi il répéta par coeur ses notes qu'il avait extraites du livre assez lourd pour assomer un boeuf.


[rp]/ Livre 2 : Du Droit Civil
Op. 1 Le Droit des Personnes

Art. 2 Des Champenois et des Lois

Toute personne se trouvant sur le territoire du Duché Champenois est tenue de connaître les Lois en vigueur et de s'y conformer. /

Rappel de l'accuation de trouble à l'ordre public

/ Livre 4. Du Droit Pénal
Opus 5. De l'atteinte aux Institutions du Duché

Art. 1 Du trouble à l'ordre public

Constitue un acte de trouble à l'ordre public, toute perturbation au bon ordre, à la sécurité, à la salubrité et à la tranquillité publique.
Toute violation d'un arrêté municipal ou Ducal peut entraîner des poursuites pour trouble à l'ordre public. /

Du brigandage :

/ Livre 4. Du Droit Pénal
Op. 3 De l'atteinte au Droit des Personnes

Art. 4 Du vol et du brigandage

Constitue un acte de vol, toute action visant à soustraire frauduleusement la chose d'autrui.
Constitue un acte de vol aggravé, toute action de vol employant l'usage de la violence.
Constitue un acte de tentative de racket, toute action visant à compromettre la libre circulation des hommes et/ou des biens sur le territoire du Duché et ayant échouée.
Constitue un acte de racket, toute action de vol compromettant la libre circulation des hommes et/ou des biens sur le territoire du Duché. /

ensuite, toujours selon le codex l'accusée a bien entendu la possibilité de prouver son innocence :

/ / Livre 4. Du Droit Pénal
Op. 1 Le pouvoir judiciaire du Duché

Art. 2 De la présomption de culpabilité

Tout accusé est présumé coupable. Il doit apporter la preuve de son innocence. / /

Puis,
/ Livre 4. Du Droit Pénal
Op. 1 Le pouvoir judiciaire du Duché

Art. 6 De l'avocat

Tout accusé peut se faire assister d'un avocat. /

Si l'accusé choisit de se défendre par ses propres moyens, le Codex est à sa disposition, dans son intégralité, en gargote champenoise
Il peut également s’adresser aux avocats de l'Ordre du Dragon

Nous l'informons enfin que son dossier est disponible au palais de justice.
[/rp]
Vostre Honneur, Dames, Messires,
Merci de vostre attention, nous laissons à présent la parole à la défense.


Puis de regagner sa place après un dernier regard vers le banc de l'accusée.


Alienor_vastel a écrit:
Les pervenches se posèrent, un brin curieuses, sur la jeune femme amenées par les gardes, et Aliénor retint une grimace à la voir quelque peu malmenée. Elle évitait, en général, de voir en les prévenus conduits devant elle, des personnes plutôt que des noms sur des dossiers, pour éviter toute empathie malvenue -avait-elle été brigande dans une vie précédente ?!- et en général ceux-ci l'y aidaient, soit par leur silence, leur indifférence ou un comportement au contraire virulent.

Mais elle devait bien reconnaître que la brune devant elle l'intriguait, quand elle repensait à leur arrangement. Quelle mouche avait bien pu la piquer pour proposer ce qu'elle avait proposé ? En près d'un an et demi en tant que juge si l'on exceptait quelques interruptions, Aliénor en avait reçu, des missives, des insultes, des menaces, des mensonges, des tentatives de la faire fléchir, mais jamais des marchés de cette sorte.

Le silence se fit dans la salle à la fin de la lecture de l'acte d'accusation, et la petite blonde s'adressa en premier lieu au procureur.


Merci à vous, Messire Procureur.

Avant de se tourner plus précisément vers Shawie.

Je n'oublie pas le marché que vous avez mis entre mes mains. Vous avez respecté votre part, je m'y tiendrai aussi concernant vos amies.
Cependant, nous devons suivre la procédure judiciaire, aussi, si vous souhaitez vous exprimer avant le réquisitoire du Procureur, vous avez la parole.


Dymeseopra a écrit:




JUSTICE EST RENDUE !

Un frisson glacé dégoulina sur la nuque de Praséodyme, tandis que le claquement sec du marteau lui évoquait celui de la hache s’abattant sur le billot. Elle déglutit, et lança un regard furtif alentour. Personne ne prêtait attention à elle. Elle s’était installée dans le Palais de Justice, au milieu de la petite assemblée des gueux qui venaient suivre les procès comme on va voir les artistes du cirque ambulant, pour passer le temps. Elle se savait elle-même accusée de brigandage en Champagne, recherchée par les sergents d’arme, et elle avait pris soin de modifier son apparence physique : un peu de fiente de poule collée sur ses joues, qu’elle avait parsemé des poils de la peau d'un lapin noir dérobée à l’échoppe d’un fripier, et le tour était joué, elle arborait désormais une somptueuse fausse barbe qui la rendait méconnaissable aux yeux des argousins. Elle attendit patiemment le procès suivant …

Quelques jours auparavant, alors qu’elles tenaient campement hors des limites champenoises, après une campagne de rapine fort fructueuse, elle avait été alertée par le comportement de Shawie, qui paraissait soucieuse et lointaine. La drôlesse n’était pas souvent d’un caractère jovial, bien au contraire, elle était plutôt brusque et ombrageuse, mais là, quelque chose semblait la tracasser plus que de coutume. Et un beau matin, elle avait disparu. Praséodyme la soupçonna d’avoir rebroussé chemin, pour une raison mystérieuse. Un des chevaux du pacage voisin avait disparu, et les traces de sabots marquaient la boue du chemin en direction de l’est.
Elémentaire ! pensa Praséodyme en tirant sur sa pipe d’écume. Shawie s’en était retournée en direction de Reims. Pourquoi ? Mystère et boule de gomme ! Sûrement pas pour se faire couronner à la cathédrale, en tous les cas. Après avoir averti Valentina de son intention, Praséodyme enfourcha un des chevaux restant et suivi les traces fraîches au triple galop …

Quelque temps plus tard, arrivée dans la capitale, après avoir, comme nous l’avons vu, modifié son apparence, et loué, sous un nom d’emprunt, une mansarde dans une auberge sordide, mais discrète, elle tomba nez-à-nez avec une affichette, annonçant le procès de la brigande. Praséodyme jura, mais un peu tard. Shawie l’imprudente s’était fait pincer, et elle allait maintenant supporter seule les conséquences de leurs actes. Une tempête se leva dans le crâne épais de Praséodyme. Comment la sortir de ce mauvais pas ? Shawie devait être aux chaînes, pas moyen de rien tenter avant le procès. Mais le procès était public, elle pouvait toujours aller voir, une idée lui viendrait peut-être en chemin. C’est ainsi qu’elle se retrouva dans le tribunal, au milieu des gueux.

Le procureur en vint à prononcer l’acte d’accusation suivant, celui de Shawie. Il concernait l’attaque du boulanger sur la route de Langres. Praséodyme se remémora cette nuit délicieuse. Elle avait encore l’odeur de la viennoiserie dans les narines. Elle constata que son nom, et celui de Valentina, figurait sur l’acte d’accusation, et se demanda comment Diantre le boulanger pouvait bien les connaître. Toujours la même chose, ces accusations ne reposaient sur aucune preuve tangible, et n’étaient finalement qu’un pousse-au-crime : pour éviter le procès, il valait mieux estourbir le témoin et l’enfouir sous un tas de cailloux. Ainsi, il ne rapporterait pas de bobards, et la Justice pourrait alors toujours courir. Elle se dit aussi que la Justice, si elle n’était poinct aveugle, ne voyait en l’occurrence que la moitié des choses, et que le juteux détroussage qu’elles avaient opéré du côté de Conflans était icelieu passé sous silence – près de mille écus, tout de même, et du matériel. Mais bon, ce n’était poinct à elle de réformer les Institutions.

Shawie parut sur le banc des accusés. Même après une semaine de geôle, elle avait encore belle allure, fière et indomptable. Praséodyme la fixa du regard, essayant par la pensée d’attirer son attention. Mais elle ne voulait pas non plus se faire repérer. C’est alors que la Juge prononça une phrase stupéfiante : Shawie avait passé un marché avec la Justice champenoise ! Elle avait échangé sa Liberté le Très-Haut seul savait contre quoi. Crotte alors ! Praséodyme en resta baba. A quoi avait-elle donc voulu jouer ? Voulait-elle devenir Martyre du brigandage, Saincte du détroussage, que son nom figure au calendrier des tires-laine ?

Praséodyme, bouche-bée, un filet de salive malodorante coulant sur son menton recouvert de poils de lapin mort, attendit la suite des événements.


--Shawie_ a écrit:





Et le procure l’assomma avec son acte d'accusation, énonçant plusieurs points de la justice Champenoise aussi lourde soit elle cette justice, la brune la connaissait. Acte d'accusation sans fin à première vue, acte d'accusation soporifique mais si les institutions étaient intéressantes, cela se saurait depuis bien longtemps.
Procès publique. Quelques personnes se trouvaient la, mais elle ne reconnut personne. Concrètement elle ne regardait pas en détail non plus, on aurait pu l'accusé de trouble à l'ordre public. Les Champenois sont connus pour être très procéduriés, la paperasse et le vin qui pique. Elle ne tenterait pas le diable, ça non.

Elle se leva donc à la seconde invitation.



Jé vais parler oui.

Tout d'abord dans l'énonciation du témoignage dé la présumé victime, c'est un peu faux, et un ton dans l'exagération aussi. Jé cite « Heureusement, j'ai réussi à m'enfuir sans y perdre la vie.» Jé sais que j'ai tendance à agrandir moi aussi les faits, mais quand même, je suis outrée ! On lui a juste chourer sa charrette avec ces quelques pains mais quelle personne censé se ballade la nuit avec uné chariote remplie de pain tout chaud ? Hein, il n'est pas net du tout. Tout ceci est bien sur théorique hein.

Ensuite, pour sé rendre à Joinville, pour sé rendre chez ces bat*ards de Bourguignon, jé préfère voir ces pains dans mon estomac que chez eux.



Ceci étant dit, elle continua.


Ensuite, il écrit noir sur parchemin qu'il s'est enfuit mais qu'après, il est revenu ! Il n'y a que les coupables qui reviennent sur les lieux du crime, alors si ca se trouve, bah il a juste glissé et a fait tomber tous ces pains dans lé chemins, nous on était la, on papopait tranquillement, et bim, mauvais endroit au mauvais moment.

Hausse les épaules pour montrer que ce n'est pas logique du tout.


Jé dis aussi qu'un homme qui prétend s'être fait agressé par trois demoiselles ne doit pas être très fier et pour clouer le truc, il tremblait derrière un buisson ? Où sont les hommes bon sang ? Jé crois vraiment que cette personne est une femme déguisée en homme et qu'il/elle est coupable de crimes crapuleux dans la foret où il passait avec ces pains. Sans doute pour nourrir les enfants qu'il a kidnappé.

D'ailleurs, pourquoi il n'est pas la aujourd'hui ?


Alienor_vastel a écrit:
Juste un fin et imperceptible sourire, qui vint étirer les lèvres de la blondinette à écouter la première plaidoirie de la défense. Ô combien ça la changeait des silencieux, de ceux qui regardaient dans le vide sans ouvrir la bouche, ou encore de ceux qui abreuvaient la Cour d'injures et de menaces, seul et misérable plaidoyer quand on n'a rien d'autre à dire.

Non, là, la jeune femme avait la langue bien pendue et même si son discours tenait à la fois de l'aveu et d'une interprétation bien personnelle des faits, au moins avait-il me mérite d'être.

Aliénor prenait quelques notes et reposa sa plume lorsque le silence se fit à nouveau. Ses pervenches balayèrent l'assemblée présente bien que clairsemée, sans s'attarder néanmoins, avant de venir se poser sur le Procureur.
Et sa question vint alors succéder à celle de Shawie.


Messire Procureur ?

Sous-entendu, avez-vous des témoins à présenter, ou préférez-vous requérir dès à présent ?


Francus a écrit:
Le Francus s'était rassis pour écouter la première plaidoirie de la défense. Il passait son temps à scruter tantôt la prévenue, tantôt l'assistance. Il plissait les yeux occasionnellement essayant de voir si il repérait certains visages dans la salle... Petit sourire carnassier de mise.

Lui qui avait un tempérament indulgent à la base, voila ce que la procure avait fait de lui... un requin. Cotoyer les vices et la misère du monde avait eu une certaine influence sur son caractère. Gageons que ceci ne soit qu'une passade...

Il était là, cherchant dans les méandres de son cerveau, comme ceux du codex comment remttre des caisses et des caisses. Le brigandage ne lui était pas fait sympatgique tant celui-ci asphyxiait sa ville dans les quatres points cardinaux, mais cette fois la victime était son voisin, comment ne pas être impliqué. Il fût sortie de sa léthargie par la Juge


Citation:
Messire Procureur ?


Vostre Honneur, euh euh...

le temps qu'il se remette en situation...

Le témoignage de l'accusé laisse la procure sceptique, de plus notons que les faits dates de plusieurs jours à présent. Aussi je propose que la victime soit elle aussi entendue en publique.

La procure demande donc l'audition de Messire Arnaud, Vostre Honneur avant de déposer son réquisitoire.


--Dymeseopra a écrit:


Alors Shawie la Magnifique se leva, et Sa prestance écrasa tout le prétoire. Comparés à Elle, les besogneux artisans de la Justice parurent soudain minuscules. Elle parla, et il parut à Praséodyme que le miel céleste coulait dans ses esgourdes (en réalité, il s'agissait plutôt d'une grande quantité de cérumen, due à une hygiène corporelle relativement approximative). Quel talent ! Quelle oratrice ! Quelle plaidoirie ! De l'Art ! De la poésie ! Au passage, Praséodyme se promit de noter qu'il leur faudrait s'occuper un jour ou l'autre du plaignant, histoire de lui faire passer le goût du pain. Elles s'occuperaient de lui faire rôtir les miches, à celui-là, à fins qu'il cesse de déblatérer une bonne fois pour toutes sur les braves gens innocents.

Puis Shawie se tut. La Juge prit alors la parole, et il sembla à Praséodyme qu'elle ne pouvait à ce moment prendre qu'une seule décision : la relaxe pure et simple ! Praséodyme s'apprêtait à se lever et à applaudir cette juste mesure, mais la Juge se contenta de demander platement son avis au procureur - lequel, par ailleurs, ne semblait manifestement pas en avoir.

Ainsi, cette magnifique plaidoirie clamée à la face du Monde par l'incarnation de l'Innocence, la Juge ne l'avait pas crue !

Et dans un tribunal, si vous n'êtes pas crue, vous êtes cuite ...


Arnaud638 a écrit:
après avoir été appellé par le procureur Francus, c'est peu fier qu'arnaud638 arriva.
Il avait eu mot des mots de Shawie dit auparavant et ne manquerai donc pas d'y répondre.


Dame le juge,
Messire procureur,

Les faits dates, effectivement, de plusieurs jours.
Mais ma mémoire s'en souvient comme hier (ou avant-hier).

Je ne suis pas soldat, je n'ai pas travaillé pour me battre. Je suis marchand, et je me suis battu pour travailler.
Comme à mon habitude, je suis allé à Joinville avec 40 pains et 400 écus. On me dit inconcient ! Quoi qu'il en soit, cette désagréable expérience aura pour avantage de ne plus m'y prendre.
Je me suis fait agresser par trois demoiselles !
Non, je n'en suis pas fier, non, je ne m'en vante pas !
La seule preuve de courage que j'ai trouvée dans le moment est de pouvoir reconnaitre mes agresseurs. Et c'est en me cachant tout prêt que j'ai réussi à le faire.

Je me suis fait agresser !
Ne l'oublions pas !
j'y ai perdu énormément dans cette histoire !
Rien de moins que l'équivalent de 650 écus.
Belle manoeuvre pour ces trois ... brigandes ... !

Dame le juge,
Sir procureur,
Je ne suis pas un menteur, et je ne l'ai jamais été.
Je me rends compte (un peu tard, il est vrai) que tout le monde n'est pas honnête, malheureusement.
Mais il y a deux ou trois choses que je ne supporte pas
C'est que l'on m'accuse de ce que je ne suis pas.
C'est que l'on me vole mes biens.
C'est que l'on mente.

Dites à dame Shawie, ici présente, qu'il y a un point sur lequel nous sommes d'accord. Je me suis retrouvé au mauvais endroit, au mauvais moment.


Arnaud638 n'avait pas l'habitude de parler si longtemps.
En se retournant pour retourner s'assoir, il priait pour avoir réussi à se faire comprendre.
Le petit sourir de l'accusée lui avait retourné le coeur.
Il espérait qu'une fin arrivait.


Francus a écrit:
Le procureur invita la victime a regagner son siège.

Nous nous remercions pour ce témoignage messire Arnaud. Nous avons besoin de tous les éclairages possibles dans cette affaire

Retournant son regard vers la cour.

Nous sommes a présent prêt a énoncer notre réquisitoire vostre honneur

Reprenant sa respiration il fit quelques pas en avant et se lança

Vostre honneur, cher peuple de Champagne, les dires de la victimes doivent sembler aussi cohérents a vos oreilles qu'aux miennes. Ainsi la procure reste convaincue de la culpabilité de la prévenue.

Notons par ailleurs que comme rappelé dans l'acte d'accusation, la présomption de culpabilité prévaut en Champagne. Aussi, nulle réelle preuve de son innocence n'a été apportée par la défense.

La procure tient également a mettre cet élément a charge au dossier. Ceci nous est arrivé de la justice poitevine qui atteste du lourd passé de l'accusée et de ses comparses.


Il brandit le nouveau document

[rp]Bonjour Procureur Francus,

Je suis le procureur du Poitou. Un traité de coopération judiciaire lie nos deux provinces. Les bandits Praesodyme, Shawie et Valentina. sont en procès en Champagne. Ils ont aussi commis des rackets en Poitou. Je souhaiterai savoir si vous acceptez de les poursuivre en justice après transmission de leur acte d'accusation.

Procureur Sventovit du Poitou
[/rp]

Ainsi,même si il n'est pas question de ces anciens actes aujourd'hui, car nous ne pouvons multiplier les procès, permettez a la procure de douter de la "faiblesse" des trois agresseuses.

Par conséquent la procure demande une peine d'emprisonnement de l'accusee. La procure est prête a encourager une certaine indulgence en cas de démarche d'indemnisation de la victime.


Un regard vers l'accusée

Mais qui ne soit pas dit que la justice de Champagne n'encourage point la rédemption!
Ainsi sur demande de l'accusee qui aurait, engrené ses deux amies dans le vice et l'argent facile par des moyens peu recommandables. La procure est prête a demander une simple peine de travaux d'intérêt général pour ces deux femmes a l'esprit faible et influençable.
Nous demandons cependant, vostre honneur, a ce que la dénommée Shawie reconnaisse son entière culpabilité en place publique et qu'exemple soit fait. Son chatiment corporel fera peut etre comprendre a ses comparses la portée de leurs actes personnels, et découragera peut etre certains brigands en puissance. Le brigandage restant un fléaux majeur sur nos terres.

Merci de nous avoir écouté vostre honneur.


--Shawie_ a écrit:





Elle pointa du doigt la dite victime avant de laisser échapper un petit rire assez malsain en sa direction. Le monde ne tournait plus rond, heureusement que la honte ne tuait pas, certains aurait laissé beaucoup de veuves sur le carreau à les écouter. Les hommes sont toujours les victimes dans ces histoires, si vous les écoutait. Elle dodelina de la tête sans trop savoir quoi répondre devant le peu de preuve présenté. Une parole contre une autre, c'était serré. Surtout que le Proc' semblait mort de faim dans les condamnations. Elle se redressa légèrement et ne put s’empêcher de répondre aux viles attaques dont elle était victime.

Où va le monde !



Soldat ou pas, jé ne vois pas lé rapport déjà.

Se défendre fait partit des gênes, du sang qui coule dans tes veines. Apparemment, tu dois sortir d'une famille bien pauvre et bien misérable ou en être arrivé là. En attendant, jé suis ravie d'avoir fait ton éducation masculine ma chère petite victime. Au moins, tu apprendras à regarder derrière toi et que toutes les femmes ne sont pas aussi mielleuse que ta pauvre mère qui doit être morte de honte en ce jour.




Paix à son âme si la dite mère était déjà morte. Elle se signa.


Puis elle replongea son regard dans celui de la "victime". Un brin de pitié l'envahit mais de culpabilité, ça jamais. De la pitié de voir un tel gâchis sur un "homme". Comme si tout le monde était honnête, était il si naïf que cela, ou était ce simplement une stratégie de défense pour paraître bien faible ? Elle arriva à douter.




650 écus que tu dis ! Menteur en plus d'être lâche ! Tu as tous les vices mon pauvre boulanger.


Messire Procure ...



Et de poser son regard sur le procureur.


Ne vous sentez pas si puissant en m'énonçant mon châtiment corporel. L'est peut être possible et probable qué jé prenne plaisir à mé faire fouetter en place publique.

Sachez que mes deux camarades -que vous dites- ne sont pas faibles, et bien plus intelligentes et débrouillarde qué toi. A part divaguer en accusant sans preuves, tu n'as apporté rien du tout mais comme tu lé dis, je suis coupable sans preuve du contraire et tout lé monde sait qu'un honnête paysan -qu'il dit- sera toujours la victime face à de vils brigands déjà connus des services.

Je suis certaine que c'est un coup monté car il devait me connaître, surement un groupie incapable de m'approcher autrement, soit, jé peux lé concevoir, mais de la à mé coller la perte de sa chariote sur le dos, faut pas pousser le juge dans le buisson.

Je demande du bon sens Votre Honneur !


Dymeseopra a écrit:


650 écus !!!!

Praséodyme fit un bond alors que la soi-disant victime annonçait le dommage qu'il aurait subi ce fameux soir ... Six-cent-cinquante écus ! Praséodyme se sentit soudain partagée entre l'indignation et le fou-rire. Pas de doute, le lascar n'y allait pas avec le dos de la louche, c'était un sacré aigrefin, le genre de menteur professionnel qui vendrait sa mère à l'encan pour se faire trois sous, quitte à ajouter sa fille en pourboire. Six-cent-cinquante écus ! Ce n'était pas la somme qui était restée en mémoire de Praséodyme. Certes il y avait bien eu une poignée de petite monnaie à se partager, et elles avaient eu un peu de pain qui leur avait permis de survivre durant quelques jours, les pauvres, seules dans le froid, tenaillées par la faim, que vouliez-vous qu'elles fissent d'autre ? Mais 650 écus, ça non, ça ne lui rappelait fichtre rien.

Elle considéra le faux témoin d'un autre œil ... Il semblait curieusement proche du procureur, et elle se demanda si les deux n'étaient pas de mèche, du genre à accuser n'importe quel innocent de n'importe quel crime, à lui soutirer une forte amende, et à ensuite se partager le magot. C'était facile, un faux témoignage, pas besoin de preuves, et hop, le tour était joué. Les deux hommes parlaient de la même façon, le même accent, elle se demanda si ils ne venaient pas du même village. Ils étaient voisins, si ça tombait. Bon sang, mais c'est bien sûr ! C'était un coup monté, sûrement rôdé de longue date. Elle hésita un moment, devait-elle se lever et dénoncer la manœuvre à haute voix ? Hmmm, c'était risqué. A tout les coups, la Juge était aussi dans la combine, et Praséodyme risquait tout bonnement de se retrouver embastillée, puis égorgée proprement dans un cul de basse-fosse. La Justice a les moyens de supprimer les témoins gênants, surtout si ce sont des gueux, coupables par principe, et que personne ne viendrait pleurer.

Elle décida d'attendre encore, pour voir comment allaient tourner les choses ...


Alienor_vastel a écrit:
Un mouvement dans l'assemblée au moment où fut énoncée la somme du larcin, et Aliénor y attarda un instant son regard, fronçant légèrement les sourcils devant la mise pour le moins intrigante d'un homme... ou d'une femme à l'étrange pilosité, elle n'aurait su le dire. Décidemment, une audience était un spectacle qui attirait tout genre de public.

Elle reporta ensuite ses pervenches sur le plaignant. D'autres qu'elle avait vu témoigner à cette même place avaient perdu encore davantage, et elle avait toujours du mal à comprendre comment certains ne savaient pas prendre leurs précautions surtout lorsqu'ils transportaient une somme conséquente. Car il est de notoriété que certains trouvent plus facile, pour s'enrichir, de se servir sur ceux qui passent à leur portée.
Ainsi va la vie, entre voleurs et volés, après tout c'est l'jeu ma pauvre Lucette !

Et pour ce type d'affaires, elle avait perdu l'innocence de ses débuts, puisqu'une condamnation n'avait jamais remis quiconque dans le "droit chemin". Non, ils purgeaient leur peine, ils sortaient de prison et allaient commettre ailleurs leurs méfaits. Ou recommençaient sur place pour les plus retors.
Peut-être était-ce d'ailleurs une des raisons pour lesquelles elle avait accepté le marché de Shawie. Une amende symbolique pour ses deux comparses, et une peine plus conséquente pour elle. Ça avait au moins le mérite de changer de cette routine qui s'était installée et de ce sentiment d'inutilité, de brasser du vent, qui la bouffait à petit feu.

Le procès continuait à se dérouler, sans qu'elle n'intervienne encore. Simplement une grimace à la fin du réquisitoire du Procureur, lorsqu'un châtiment corporel fut demandé.
Elle n'était pas dans cette optique-là, quand bien même cela pourrait intéresser le peuple et animer un peu la place publique. De toute façon, le bourreau était indisposé par une fièvre qui le taraudait mal à propos, et il ne pouvait être question de bastonnade ou autre joyeuseté du même genre.
Et puis à mesure, une idée commençait à germer en son esprit.

En attendant, elle put enfin en placer une à la suite de la réaction de l'accusée.


Demandez, demandez !...
Pour moi, je vais vous demander d'éclaircir deux trois points qui me semblent encore un peu... obscurs.

Le regard se porta un instant sur les vélins couverts de ses notes avant qu'elle ne trouve ce qu'elle cherchait.

J'entends bien quand vous dites être victime d'un coup monté, que le plaignant vous met sur le dos d'avoir perdu sa charrette et son chargement, toussa...
Et en parallèle, j'entends aussi lorsque vous affirmez, je cite "On lui a juste chourer sa charrette avec ces quelques pains" ou encore lorsque vous vous êtes adressée au plaignant en le nommant "ma chère petite victime".

Alors... quelle version dois-je croire ?


--Shawie_ a écrit:





Un point pour la juge.

Elle réfléchit un instant. Vrai que dans sa grande manœuvre de faire croire à une certaine vérité, elle c'était sans doute un peu perdue dans certains détails que seul le coupable pouvait connaître mais qu'importe. 650 écus … tellement absurde qu'elle était restée bloqué sur ce chiffre. Alors quoi, tout paysan qui se vaut bien ne sait il pas compter ?



Jé met suis peut être laissée emporté par la fougue de ma plaidoirie Votre Honneur. C'est qué, le paysan là, il arrondi quand même largement trop. Faut pas exagérer non plus. Si on en croit ce qu'il dit : soit 40 pains. Lé prix d'achat d'un pain, c'est quoi 6,10 écus ? Soit 244 écus en tout. On est quand même très largement au dessous des 650 écus.


Quand il s'agissait de compter et de partager, elle savait faire. Demander lui n'importe quoi sur des chiffres, elle savait faire. Toujours dans l'utile et dans le pratique voir même dans le vital. Imaginez vous pillé une mairie, et qu'on dise on divise en part égale et que vous vous retrouvez avec 10 écus, je pense qu'on est en train de vous pigeonner. Toujours tenir les comptes.


Basta basta !

Jé vois bien que ce pauvre homme est dans lé besoin pour réclamer autant.



Elle posa ces deux billes sur l'assemblée et plus particulièrement sur l'homme-femme et lui lâcha un rictus histoire de lui faire comprendre.


Jé reconnais avoir volé 40 pains à cet homme, jé crevais la dalle, il passait par la au mauvais moment et donc jé l'ai gentiment demandé et aider à décharger sa chariote. Ainsi pas dé problèmes de dos et surtout, on engraisse pas les Bourguignons.

J'ai volé 40 pains, jé suis coupable, fouettez donc moi !



Levant les mains au ciel comme pour implorer un dieu auquel elle ne croyait pas.


Par contre, jé n'ai pas volé 650 écus sale menteur ! Qué dalle, t'as du t’arrêter chez les catins en cours de route pour perdre autant.


Arnaud638 a écrit:
Dame juge,

Je ne me suis pas rendu dans vostre tribunal pour me faire insulter.
J'aimerais que l'accusée tienne sa place.

Je ne suis toujours pas un menteur.
Je suis allé à Joinville avec 40 pains et ma bourse de 400 écus pour y acheter du bois.
Un nouveau point sur lequel l'accusé et moi sommes d'accord, se sont les chiffres.
40 pains font bien 244 écus.
N'oublions pas la bourse de 400 écus dérobée, soit un total de 644 écus.
J'ai en effet un peu augmenté la somme dans mon énnervement.
Je m'en excuse, dame juge.

Puisque ma famille est mise dans le débat, parlons en.
Je viens en effet d'une famille bien pauvre.
Si j'en suis là aujourd'hui, c'est à force de travail.
Jamais je ne me suis battu avec mes poings pour y arriver.
Jamais je n'ai failli à mon honnêteté.
Heureusement que mes parents ne sont plus de se monde pour voir cela.

Dame juge,
Je souhaiterais une peine de prison pour les accusée. Cet isolement aura au moins pour bienfait de les écartées de nos chemins un temps.
Je souhaiterais un bannissement de champagne. Trois scélérates de moins rendrait nos routes un peu plus sûres.
Je souhaiterais le remboursement total du préjudice.
Je souhaiterais une peine en dommages et intérets

...
Arnaud se retourna vers l'assistance.
Tous ces regards le mis bien mal à l'aise.
Seul le regard de l'accusée ne lui faisait rien.


Pardonnez moi dame juge.
Je sais pertinemment que mes souhaits ne seront pas réalité.
Mais je vous demande une peine exemplaire pour ces insolentes.

De ma vie, je n'ai jamais menti. Ce n'est pas aujourd'hui que je vais commencer.
Quand je me trompe, je l'accepte.
Et là, je ne me trompe pas !


Arnaud reparti à sa place.
Il attendait une réponse une nouvelle fois virulente des accusées.
Mais cette fois, il était prêt.
Prêt à entendre les insultes et les mensonges.

Avec un large sourire de bien être il se rassit sur sa chaise. De sa place, le tribunal semblait accueillant et reposant. C'est sans doute cet effet qui donnait tant de force à Arnaud


Dymeseopra a écrit:


Praséodyme n'en revenait pas !!!

Il faut dire que c'était une vieille habituée des prétoires. Au cours de sa vie de rapines, elle avait été convoquée maintes fois pour comparaître devant les juges et les procureurs, elle avait entendu maints réquisitoires, des témoignages plus ou moins controversés, des plaidoiries plus ou moins enflammées. Elle avait parcouru en long et en large les Codex de chaque contrée où elle été passée. Elle se targuait de connaitre les arcanes de la Justice sur le bout des doigts, à tel point que si Done la Juge avait eu un malaise, là, tout de suite, elle aurait pu se proposer pour la remplacer au pied levé.

Mais là !!!

Elle n'avait jamais vu ça ! Un témoin qui revenait à la barre sans y avoir été invité, qui pérorait, argumentait, en un mot, il plaidait, oui Mesdames et Messieurs les Jurés, il plaidait, avec de grands effets de manche, et à la fin il prononçait même le réquisitoire, comme s'il était lui-même le Procureur du Roy, je réclame du bannissement, et de la prison, et une amende, et des dommages et intérêt, et puis quoi encore ! Stupéfiant ! Et le procureur, bon enfant, le regardait sans rien dire, satisfait. Pas satisfait, se dit Praséodyme. Complice ...

N'y tenant plus, elle se leva d'un bond, l'indignation faisant trembler sa fausse barbe, brandit un index vengeur tout au bout de son bras dextre, et hurla :


Objection, Votre Honneur !

Cet homme n'est en aucune façon fondé à s'exprimer de la sorte. C'est un scandale, une parodie de Justice. De qui se moque t'on ? Depuis quand le témoin de l'accusation s'autorise t'il à prononcer lui-même le réquisitoire ? Il y a vice de forme, nous ferons appel, nous irons en cassation, à la Cour des Droits des Gueux, au Conseil d'Etat, nous tiendrons des tas de Conseils ! La Presse sera alertée. Cette histoire fera du bruit, je vous le garantis !

Intervenez, Done Juge, je vous en conjure, faites cesser cette parodie de Justice ! Intervenez ! Je demande que cet homme soit sans délai saisi par le bras séculier, jeté dans un cul de basse-fosse et condamné sans pitié pour outrage à cet honorable Tribunal. Et que ça saute !


Elle leva les deux bras en signe de V, salua l'assemblée à droite et à gauche, et satisfaite de son effet, elle se rassit.


Alienor_vastel a écrit:
VLAAAM !!!

Non, la juge ne faisait pas un malaise et il ne serait pas besoin de la remplacer au pied levé. Ce bruit, c'était simplement le marteau qui frappait sèchement sur la table. Non mais c'était pas vrai, ils se croyaient où, à intervenir de la sorte ?

Il suffisait bien que le témoin revienne s'exprimer sans y être invité et de façon inappropriée, voila maintenant que c'était l'assemblée qui se faisait le bras de la justice en lui rappelant les règles de procédure qu'elle n'avait certes pas oubliées et surtout moins le temps de rappeler.

Dans le silence qui suivit, les premiers mots d'Aliénor furent pour le procureur.


Messire procureur, j'apprécierai que vous teniez votre témoin, l'accusation ayant déjà disposé de ses tours de parole.

Avant de s'adresser plus particulièrement au dit témoin, lui adressant un regard froid.

Vous croyez-vous en place du marché, pour pouvoir intervenir ainsi comme il vous plait ?! Je ne vous ai pourtant pas donné la parole ce me semble.

Au cas où vous n'auriez pas suivi, le réquisitoire a déjà été présenté, et par la personne habilitée à le faire, et jusqu'à preuve du contraire, ce n'est pas vous. Je croyais pourtant que vous l'aviez compris lorsque vous m'aviez déjà adressé ce même réquisitoire par missive.

Votre intervention est pour le moins inopportune si elle ne vous dessert pas par vos tentatives d'influer sur le verdict.


Elle se tourna à cet instant vers le greffier. Et il n'en sera aucunement tenu compte dans les minutes de ce procès.

Et le prochain qui ouvre la bouche sans y être invité sera expulsé de ce tribunal manu militari, et poursuivi pour outrage à magistrat !


Les pervenches revinrent vers l'assemblée, s'arrêtant sur la personne qui avait précédemment attiré son attention, et encore plus cette fois-ci de par son intervention, en même temps que d'un signe de la main, elle faisait signe aux gardes posté près de l'entrée de se tenir prêts le cas échéant..

Et c'est valable pour tout le monde !!! La moindre parole, le moindre murmure, le moindre bâillement et vous irez objecter dehors !

Une large inspiration, avant d'à nouveau rompre le silence.

Je laisse encore un tour de parole à la défense et l'accusation si elles le souhaitent, et à elles seules !
Puis je prononcerai le verdict.


Francus a écrit:
Le procureur était un peu mari de la situation... Il avait commencé à voir le témoin bouillir mais point le temps de l'arrêté quand celui-ci s'était levé... Juste un NNNNOOOOONNNN s'était dessiné sur ses lèvres que le messire Arnaud était déjà en train de parler.

Quelle gageure pour la procure... Il comprenait bien les sentiments de la victime, mais sortir du protocole en matière de Justice ne le servirai aucunement.


Mes excuses vostre honneur. Permettez que je m'entretienne une minute avec le plaignant.

Puis se retournant vers messire Arnaud.

[en apparté]

Bon espérons que ce coup d'éclat ne vous desservira point. Je sais que ce n'est pas facile... gardez la tête froide. Nous avons un dernier tour tout comme la défense en face. Choisissez bien et faites moi savoir si vous souhaitez que je fasse appeler un témoin. Choisissez bien messire Arnaud.


Robotcop a écrit:
Robotcop avait entendu dire qu' on prenait son ami pour un menteur
sON SANG NE FAISAIT QU'UN TOUR
Il se dérigea vers le tribunal


Il rentra et interpella le juge et procureur
Je viens de ce pas de Langres où messire Arnaud a toujours été condidèré comme honnête
et aidant son prochain
Ce n'est pas un homme d'argent Vous voulez la preuve autant
que je fus maire de Langres
Il avait payé de ses propres écus les impôts du village
pour soulager les habitants de Langres et combien de fois il ne donna pas du pain à la mairie
pour les distribuer aux pauvres
Arnaud est un boulanger qui fournit du pain à Langres et à Joinville
Car on a beaucoup de boulangers à Langres je suis moi-même boulanger ,
je sais qu'il livre Joinville pour les aider
Alors BASTA DE LE FAIRE PASSER POUR UN MENTEUR OU UN VOLEUR
C'est ça la loi se faire agresser recevoir des coups et se faire dépouiller et se faire traiter ainsi

Alors Shawie la prochaine fois de traiter de lache un homme d'honneur et sincère
je regrette une chose c est de pas l'avoir accompagné sur le chemin
comme cela on aurait vu le lache car 3 contre un
c est qui le lache la dedans
SI IL Y A UNE JUSTICE EN CHAMPAGNE
ON DEVRAIT LES BANNIR DE CHAMPAGNE ET AINSI LES CONDANNER
Je suis venu ici de mon propre gré
car c'est rare que je me déplace ainsi
Je suivrais ce procès en attendant son verdict

Robotcop allait s'assoir au fond de la salle


Alienor_vastel a écrit:
Il suffit !!!

Là c'en était de trop !
Un signe aux gardes qui vinrent entourer le dernier intervenant en même temps qu'elle se levait, repoussant violemment son fauteuil.


Un tribunal n'est pas un lieu de foire où chacun peut prendre la parole à loisir ! N'ai-je donc pas été suffisamment claire, Messire, pour que vous interveniez ainsi au mépris de toute convention, que vous éleviez la voix même ? Que vous manquiez à ce point de respect à l’institution que je représente et à la charge que je remplis ?!

Vous ne suivrez plus rien icelieu. J'avais prévenu, le prochain qui ouvre la bouche, c'est expulsion de cette salle et outrage à magistrat. Vous n'avez voulu en tenir compte, vous assumerez donc vos actes puisque vous n'acceptez pas les règles !

Et puisqu'il en est ainsi, puisque tout à chacun semble vouloir faire ce que bon lui semble dans ce tribunal, l'audience est suspendue !
L'accusée sera placée en détention préventive dans l'attente de la reprise de ce procès et l'énoncé du verdict.

Messire procureur, nous en déciderons de la date, je vous remercie.


Le marteau vint frapper la table pour clore l'audience, alors que les gardes commençaient qui à faire sortir l'assemblée, qui à emmener la prisonnière.
Et Aliénor ne tarda pas à quitter le tribunal elle aussi, le teint pâle. A dire vrai, cette interruption tombait fort à propos, certains symptômes gênants de son début de grossesse commençant à se manifester désagréablement.


Francus a écrit:
Oualalala, les procédures se barraient littéralement en cacahuète... connaissant le mode de fonctionnement de la juge une suspension d'audience n'était pas encore le pire qu'il eu pu se passer. En effet tout le monde aurait pu finir la journée en geôle que le procureur n'eu point été étonné outre mesure. C'est que la procédure judiciaire s'élevait à un niveau quasi-sacré chez les juge blonde et rien ne l'aurait détourné du droit chemin.

Bien vostre honneur, la procure se tiendra à vostre disposition pour la date convenue.

La dessus il commença à rassembler ses documentsl'air un peu penaud... se laisser submerger par les témoins de l'accusation était une chose, mais deux fois de suite... il allait faire jazer dans les couloirs du Palais de Justice.


Alienor_vastel a écrit:
[hrp]De retour, désolée pour l'absence[/hrp]


[10 jours plus tard]

L'interruption de séance avait duré plus longtemps que prévu initialement. La faute à ces nausées violentes et incessantes qui l'avaient tenue alitée durant ces 10 jours.
Si sa première grossesse s'était, globalement, déroulée sans gros problème -si l'on excluait les circonstances de la délivrance, bien entendu- cette deuxième au contraire s'avérait plus pénible. Sans doute la fatigue et la lassitude accumulée durant tous ces mois au sein du Conseil en étaient-elles une des raisons.

Heureusement, sans aller jusqu'à parler de grande forme, les nausées avaient fini par s'atténuer, et Aliénor sortir de sa chambre pour reprendre le chemin du Castel et du Palais de Justice. Très prochainement, il lui faudrait probablement laisser -enfin !- sa place et son marteau, mais avant elle tenait à s'assurer que le marché conclu auparavant serait tenu. Et par les deux parties.

De fait, elle s'était mise à jour des procès en cours au tribunal. Et comme convenu, les dénommées Valentina et Praseodyme n'avaient écopé que d'une amende d'un écu symbolique, et d'une invitation ferme à aller commettre leurs méfaits ailleurs qu'en Champagne. C'était peu, certes, et sans nul doute certains en seraient insatisfaits, mais peu chaulait à la blondinette, une parole était une parole. Et puis, cela permettait tout de même de faire valoir la récidive si d'aventure les deux femmes devaient se retrouver devant un tribunal.

Il ne restait donc plus que Shawie.
Que les gardes amenèrent une fois de plus jusqu'au box des accusés après l'avoir sortie de la cellule où elle avait été enfermée en détention préventive, conformément aux instructions d'Aliénor.

La jeune juge se pinça légèrement les joues afin d'apporter un peu de couleur à son visage encore pâle, avant de pénétrer à nouveau dans la salle où se tenait le procès et de prendre place à son pupitre.
Après les débordements précédents, elle avait hésité à poursuivre à huis ouvert. Finalement elle s'y était résolue, mais en prenant les précautions nécessaires afin que cette partie finale se déroule dans le calme. Ainsi, les badauds avaient été fouillés avant d'être admis dans la salle et tout ce qui pouvait ressembler de près ou de loin à une arme, un porte voix ou de la nourriture -dont la seule vue la rendait encore un peu nauséeuse- avait été confisqué. Et des gardes, en plus grand nombre, se tenaient près de l'entrée mais aussi dans la salle, surveillant l'assemblée, prêts à faire sortir -et pas forcément en douceur- quiconque serait signalé par la juge.

Les minutes du procès furent déposés devant elle, et d'un coup de marteau sur la table, elle rouvrit la séance, commençant par une mise en garde.


Si ce procès est à huis ouvert, il n'en demeure pas moins que nul ne peut y prendre la parole sans y avoir été invité. Quiconque y contreviendrait se verra mené directement en prison, sans passer par la case départ ni toucher 20.000 écus.

Un instant de silence, afin de s'assurer que ses paroles avaient bien été comprises, avant d'ajouter.

L'audience peut reprendre. Les parties ayant été entendues, verdict va maintenant pouvoir être prononcé.


--Shawie_ a écrit:






Quand on lui avait annoncé que le procès allait être remettre pour X raison, elle n'avait pas bronché, au contraire, cela permettrait sans doute de noyer le poisson pendant l'absence. Mais ce qu'elle n'avait pas percuté c'est que pendant tout ce temps, elle c'était retrouvée enfermée comme une malpropre en détention préventive qu'ils avaient dit, 'foirés. C'était donc 10 jours qu'elle avait croupie en geôle, 10 jours à la merci de gardes plus que douteux, 10 jours à comater et à se dessécher comme une sardine au soleil.

10 jours !

Alors, quand on la sortit, elle n'opposa aucune résistance mais elle n'aida pas non plus et pour la première fois, c'était bien contre son gré. Ces jambes ne répondaient plus au message du cervelet. Quel drame. Habituée à avoir un teint plutôt mate, elle avait l'impression d'être livide sans aucune expression sauf peut être celle de la fatigue.

Le trajet dans la salle d'audience lui parut une éternité. Les regards pesants et l'atmosphère bien lourde. Comme si tout le monde attendait quelque chose qu'elle ignorait. Les pas se firent petits, les yeux se battaient en duel avec les cernes, et les jambes aussi lourdes que les roubignoles d'un taureau en rûte.

Elle se leva -enfin on la leva- lorsque la juge annonça que le verdict allait être prononcé.
Roulement de tambours ...


Alienor_vastel a écrit:
Et le regard bleu de la juge se posa sur l'accusée que l'on venait de lever sans vraiment de ménagements. Étonnée, un peu perturbée même. La juge, pas l'accusée ; quoique l'accusée aussi peut-être après tout, Aliénor n'était pas dans sa tête. Et tant mieux !

Bref... perturbée avons-nous narré précédemment. C'est que la blondinette en avait prononcé, des jours de geôles au cours de ces mois de magistrature, mais en général, elle ne voyait plus les accusés une fois qu'ils en étaient sortis. Ni même alors qu'ils y étaient menés, au demeurant.
Là, c'était l'inverse, et elle ne pouvait que constater l'abattement de la jeune femme qui lui faisait face.

Avait-elle des remords pour autant pour tous ceux qu'elle avait précédemment envoyés en prison ? Non, puisqu'alors la peine était la conséquence de délits voire de crimes que sa charge, son rôle, était de punir. Et puis de toute façon, ce verdict serait sans doute le dernier qu'elle prononcerait avant un bon moment.

La petite blonde regroupa les papiers étalés devant elle, sa décision était prise quand au verdict à rendre.
Un regard en premier lieu en direction de l'accusation, afin mettre les choses au point et les points sur les i.


Qu'il soit su que nous déplorons et désapprouvons les débordements et incorrections du plaignant et de l'assemblée lors de la précédente audience. Nous avons été à deux doigts d'y donner suites judiciaires, nous y avons renoncé mais espérons que cet avertissement leur servira de leçon afin d'être à l'avenir plus mesurés et respectueux de l'institution. Mais notre bienveillance ne sera pas renouvelée, que cela soit dit !

Il était temps maintenant de passer au verdict, et de clore cette audience.

Attendu que nul n'est censé ignorer la loi,
Attendu que la présomption de culpabilité prévaut en Champagne,
Attendu le témoignage du plaignant,
Attendu les aveux de l'accusée,

Nous, Aliénor Vastel de Millelieues di Favara, Juge de Champagne, en ce vingt-septième jour de février de l'an 1463, déclarons l'accusée Shawie, coupable de Trouble à l'Ordre Public au motif de brigandage conformément aux articles IV.5.1 et IV.3.4 du Codex champenois.

En conséquence de quoi, et conformément à l'accord passée avec elle et par lequel elle s'engageait à prendre l'entière responsabilité des faits et se mettre à disposition de la justice en échange de l'indulgence de la Cour pour ses complices, nous la condamnons à un séjour en geôles de dix jours. Cette peine ayant déjà été effectuée dans le cadre de la détention préventive, elle n'y sera donc pas ramenée.


Un instant de pause, alors qu'un léger sourire amusé venant fleurir sur les lèvres de la juge anticipant la suite.

Cependant, pour compenser ce temps passé dans une cellule froide et humide, l'accusée sera incorporée, pour une période de quinze jours, à l'armée présente en Reims. Elle profitera ainsi de l'air frais et revigorant de la capitale, nourrie, logée et blanchie, en assurant des tours de garde et de surveillance du castel, sans arme toutefois, cela va de soi, mais sous l'uniforme qui lui tiendra chaud.

Ajoutons enfin une amende d'un écu pour frais de justice.

Mention de la présente condamnation sera faite au casier judiciaire de l'intéressée et nous veillerons personnellement à l'exécution de cette sentence.

Nous rappelons enfin que la prévenue dispose du droit de faire appel de la présente décision endéans les deux semaines devant la Cour d'Appel du Royaume de France si elle l'estime légitime.

Justice est rendue !


Et ceci étant dit, le bruit du maillet vint clore l'audience.
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MessagePosté le: Ven 27 Fév - 21:31 (2015)    Sujet du message: Publicité

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