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[AAP] Extraits

 
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MessagePosté le: Dim 7 Juin - 18:46 (2015)    Sujet du message: [AAP] Extraits Répondre en citant


 
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07/06/1463 Même que des fois, je vomis



Nîmes (AAP) - Qui n'a jamais eu les tripes jouant aux quilles entre elles, la cervelle faisant office de befroi, le dos comme piétiné par la dernière des vaches (ceci n'est pas une insulte envers votre femme, messieurs), l'estomac dans les talons ou la langue jouant à chifoumi avec votre repas de la veille ?

Tous ces désagréments nous surprennent un matin, a lors que nous pensions que tout allait bien dans le plus merveilleux des mondes. Et, souvent, on reste là, épuisé par ces maux qui nous torturent, à ne pas savoir quoi faire. Pour vous, j'ai rencontré un des plus célèbres médecins de notre Royaume et comme elle tient à son anonymat, je la nommerai seulement l'Italienne (puisqu'elle l'est).

Plusieurs attitudes sont à adopter, lorsque le mal nous envahit. Souvent, on attend simplement que ça passe. Et comme le mauvais temps, ça finit effectivement par s'éclaircir. Mais il faut savoir que la prochaine attaque sera encore plus virulente. Ce n'est donc pas l'idée du siècle. Mais si vous voulez l'adopter, soit.

Les plus courageux (et les moins pauvres) peuvent aller consulter le médecin du village. Parfois, il faut le chercher longtemps, questionner à droite et à gauche. Ces gens-là se font discrets et ne crient pas sur tous les toits les activités qui sont les leurs. Interroger le maire en place est encore la solution la plus efficace pour obtenir un nom ou une adresse. Il vous faudra prendre rendez-vous chez ce fameux médecin que vous aurez réussi à dégoter de derrière les fagots. Ils sont de la classe des pointilleux. Des très organisés. Si ils prennent soin de leurs patients comme de la planification de leur journée, vous serez à coup sûr soigné scrupuleusement. Méfiez-vous donc de ceux qui vous feront allonger à la va-vite sur une table de taverne à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Ceux-là sont des charlatants. Ou ils vous veulent autre chose...

Lors de la consultation, vous aurez plusieurs choix, selon vos moyens financiers. D'abord, le médecin examinera la moindre parcelle de votre anatomie pour déterminer avec exactitude la ou les maladies dont vous souffrez. Ensuite, il vous proposera, moyennant un petit supplément, une potion à effet immédiat, qui vous libérera de la maladie momentanément. Si vous tenez à éradiquer pour toujours le mal de tout votre être, il faudra encore faire chauffer de l'écu. Une santé de fer n'a pas de prix.

Entre temps, pour parvenir à ingurgiter quelque nourriture sans la rendre avec pertes et fracas, grignotez donc des épis de maïs. Vous en recracherez sans doute une petite partie, la faute à des grains qui obliqueront malencontreusement par le trou du dimanche, mais votre estomac se remplira tout de même un peu. Manger en public dans une taverne permet aussi de garder son repas dans le gosier. Je dirais que, inconsciemment et malgré la maladie qui irradie tout votre organisme, votre personne sait se tenir et ne pas vomir en public.

Vous voilà à présent armés pour survivre contre vents et marées, contre régurgitations et courbatures.

Eliance, pour l'AAP




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MessagePosté le: Dim 7 Juin - 18:46 (2015)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Jeu 1 Oct - 17:00 (2015)    Sujet du message: [AAP] Extraits Répondre en citant

http://www.degloriaregni.com/KAP/index.php?id_depeche=63494
 
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15/09/1463 Conte - Les trois ogres


Paris (AAP) - Il était une fois, dans un pays lointain, une famille de pauvres paysans. Les parents avaient deux enfants, une fillette d'une dizaine d'années et un petit garçon de cinq ans. Au cœur de l'automne de cette année-là, celui-ci tomba gravement malade. La guérisseuse appelée au chevet de l'enfant ne pouvait rien pour lui.

« Je saurais le sauver, expliqua-t-elle. Mais il me manque pour cela une fleur très rare, qui ne pousse qu'au-delà de la Sombre Forêt. Seule cette plante peut sauver votre fils. »

Les parents eurent l'air effrayés, à raison. La Sombre Forêt était emplie de créatures terrifiantes, dont trois horribles ogres qui dévoraient quiconque entrait dans leur domaine. Cependant, Edwige, la fille aînée, n'avait pas froid aux yeux et était bien décidée à sauver son petite frère. Aussi, la nuit suivante, elle sortit de la maison sans prévenir sa famille, avec dans un panier, de quoi tenir durant quelques jours. Elle se dirigea sans attendre vers la Sombre Forêt, et se trouva bientôt devant la lisière.

Là, assis au bord de l'unique sentier qui traversait les bois, se tenait un vieil homme. Lorsqu'il vit arriver Edwige, il lui demanda ce qu'elle faisait ici et pourquoi elle voulait pénétrer dans les bois. Lorsque la fillette lui eut conté son histoire, le vieil homme sortit de sa besace deux choses étonnantes. En premier, il lui tendit un petit fromage crémeux. En second, il lui donna un moineau, dans une petite cage d'osier.

« Si tu veux survivre, cela te sera utile. Et je te donne un dernier conseil : si on te demande de soulever quelque chose, arrange-toi pour en attraper le haut. »

Étonnée, Edwige voulut en savoir plus, mais le vieil homme refusa de répondre à ses questions. Alors, sans plus attendre, la fillette entra dans la Sombre Forêt. Durant plusieurs heures, rien d'étrange ne se produisit. Mais à midi, elle tomba nez-à-nez avec le premier ogre. C'était une créature repoussante, immense, couleur de boue, le corps couvert de croûtes. Il était vêtu en tout et pour tout d'un pagne crasseux, noué autour de ses hanches.

« Si tu veux poursuivre ta route, tu devras me montrer que tu es forte ! tonna-t-il. Si tu n'en es pas capable, je te mangerai. »

L'ogre ramassa une pierre et la broya dans son poing. Lorsqu'il rouvrit les doigts, le caillou n'était plus que poussière. Edwige plongea alors la main dans sa poche, y dissimula le fromage, fit semblant de ramasser une pierre et écrasa le premier cadeau du vieil homme dans sa paume. Lorsque l'ogre vit qu'elle avait changé le prétendu caillou en bouillie, il s'écarta et la laissa passer.

Une heure plus tard, Edwige rencontra le deuxième ogre. Il était en tout point semblable à son frère. À son tour, il ramassa une pierre et en se penchant vers la fillette, il expliqua de sa voix rauque :

« Si tu veux continuer ta route, tu devras lancer une pierre plus loin que moi. Sinon, je te mangerai. »


Il lança alors son caillou, qui siffla dans les airs, et on put l'entendre heurter le sol bien des mètres plus loin. Edwige une nouvelle fois, plongea la main dans sa poche, ouvrit la cage du moineau et le prit dans son poing. Encore une fois, elle fit semblant de ramasser un caillou et lança l'oiseau. Celui-ci s'envola et, bien sûr, nul ne l'entendit tomber à terre. L'ogre, impressionné, s'écarta, laissant Edwige poursuivre son chemin.

Une autre heure s'écoula avant qu'Edwige ne croise enfin le dernier ogre. D'un geste, il fit tomber un arbre énorme au sol et expliqua, hurlant à demi :

« Si tu veux poursuivre ton aventure, tu dois m'aider à porter cet arbre de l'autre côté du sentier. Si tu n'y arrives pas, je te mangerai. »

Se souvenant du conseil du vieil homme, Edwige s'empressa de se placer au sommet de l'arbre et agrippa fermement les branches les plus fines. L'ogre, lui, souleva sans mal le tronc. Edwige n'eut plus qu'à suivre, en tenant haut les branchages, comme si elle portait elle aussi le fardeau. L'ogre n'y vit que du feu et la laissa tranquille.

Enfin, de l'autre côté de la Sombre Forêt, Edwige trouva et cueillit un grand nombre de fleurs qui pouvaient sauver son petit frère. Sans attendre, elle traversa de nouveau la forêt en sens inverse. Les ogres, cette fois-ci, la laissèrent passer sans rien lui demander.

Une fois chez elle, elle donna le fruit de sa cueillette à la guérisseuse qui put sauver le petit garçon. Edwige raconta son aventure, impressionnant tout le monde. L'on devait longtemps se demander qui était ce vieillard, qui grâce à ses présents et ses conseils, avait permis à Edwige de traverser les bois et ainsi de sauver son frère.

Quant aux ogres, on dit que le premier essaie lui aussi de transformer la pierre en bouillie, que le second attend toujours d'entendre retomber la pierre et que le troisième se demande encore comment une si petite fille a pu soulever un arbre sans effort.

Pépin Lavergne, pour l'AAP


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MessagePosté le: Jeu 1 Oct - 17:02 (2015)    Sujet du message: [AAP] Extraits Répondre en citant

 
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17/09/1463 Les batailles de la Marne
Vitry-le-François (AAP) - La guerre se poursuit entre le Royaume de France et le Saint Empire Romain Germanique. Après un affrontement à Reims, les armées royales et impériales jouent au jeu du chat et de la souris à Sainte-Menehould le 21 août, mais les Français pourchassés se sont déjà dispersés dans la nature. Les cohortes d'Hadrien battent alors la campagne, jusqu’au 24 août où quatre armées impériales, « 1.Badische Banner » menée par le général impérial Markart von Thaleim, « Athene Noctua » dirigée par la générale impériale Aislin Isabeau Borgia, « Viribus unitis » commandée par le général Iimpérial Advokat et « Konjchenjäger » menée par Wolfram_werte , font leur entrée à Argonne.

Là se déroule à l’aube du 26 août une bataille mémorable opposant le Lys et l’Aigle. Ce ne sont pas moins de neuf armées, soit quelque cent-quatre-vingt soldats qui vont prendre part à l'affrontement en un formidable déchaînement d’énergie. Les troupes impériales voient arriver du renfort : « 1. Württembergische Armee » menée par le major Numero_uno von Waldenburg et « The SC Wolf Among Us » commandée par le Comte Kran d’Ormerach se pressent juste à temps pour participer au combat. Du côté français, trois armées leur font face : « The A-TEAM » menée par le maréchal et capitaine royal d’Alençon Nakoor, « OR Vincit Omnia II » commandée par Polissonne d’Aragon, dame de Motteville et « Les Lames d’Amahir », dirigée par Lexhor d’Amahir, pair de France.

Les cavaleries se chargent, faisant trembler la terre d'Argonne sous les sabots des chevaux. Les infanteries se rencontrent dans un ébranlement assourdissant, lames et boucliers s’entrechoquant dans un grondement de tonnerre. Les cris retentissent et on entend tour à tour des « Pour l’Empire ! », des « Zelha, on t’aime !» et autres devises clamées par les combattants. Après une bataille enragée, sans qu’aucun camp ne parvienne à prendre l’avantage, on sonne la retraite et on panse les blessés ainsi tartinés généreusement de purée de châtaignes. Parmi ceux-là, on retrouve le général Advokat qui est immédiatement remplacé à la tête de son armée par son épouse Veraly.

Les combats se poursuivent les jours suivants dans la campagne entre Argonne et Joinville. Les charges de la Chevalerie française, composée notamment des Ordres du Saint Sépulcre et de la Licorne, ne parviennent pas à ébranler les régiments germaniques déterminés à conquérir Vitry, carrefour stratégique qui garde la route de la Lorraine. Mais l'Ost royal n'a pas l'avantage du nombre et se retranche dans son campement dans la nuit du 27 au 28 août. Les Français ayant perdu la moitié de leurs effectifs et notamment le maréchal Nakoor, remplacé par le vicomte Jeroen d’Arnwald, se replient finalement vers Joinville en Bourgogne.

Ce 3 septembre, un peu moins d’une semaine après le dernier assaut, alors que l'armada impériale a renforcé ses positions sur la Marne, les escadrons français repassent à l’attaque depuis Joinville avec le renfort des armées « L’Ours Sanguinaire » commandée par Krogan et « Chataignes BA, Res, Non Verba » menée par Legowen du Kastel de Rhiannon. Près de deux cents combattants s'affrontent, ordonnés en dix armées. La bataille est sanglante. Lorsque le soleil se couche, on compte plus de quarante Français allongés dans la boue de Vitry dont Krogan et Legowen du Kastel de Rhiannon remplacés respectivement par Myriam La Grande de Verneuil et Halgar. Les Impériaux, cabossés, n'ont pas bougé.

Loanne, pour l'AAP, agence Meuse, Saône & Rhône.

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HRP - Quand la campagne s'embrase à Argonne http://forum.lesroyaumes.com/viewtopic.php?t=2261687








Citation:
01/10/1463 Ça chie des bulles en Champagne



Paris (AAP) - Les affrontements militaires se poursuivent sur le terrain dans la guerre opposant le Royaume de France à l'Empire Germanique depuis avril et les premiers combats à Dôle, en Franche-Comté, alors que dans la guerre des mots, l'Empire a incontestablement pris l'avantage.

Le 26 août, l'Artois entre officieusement en guerre contre le Royaume de France en signant un traité d'amitié avec l'Empire, condamné fermement par la Reyne. Le 8 septembre, la ville de Clermont, en Champagne tombe aux mains d'une armée impériale agrémentée par l'Empire et est annexée au comté d'Artois ainsi que plusieurs nœuds. Cependant, le point névralgique de ces affrontements est la capitale champenoise, Reims, assiégée par six armées impériales, près de 160 hommes, soit la totalité de la force offensive actuelle de l'Empire, alors qu'elle n'était défendue que par une seule armée française, « Passavant li meillor », commandée par la duchesse de Champagne Dame Klouska, aidée par la population de la ville.

L'Empire a fini par venir à bout des défenses de la ville le 19 Septembre, alors que l'armée française perdait le combat, laissant la population assumer seule la défense de la ville. C'est désormais l'Empire qui est maître des institutions de la ville des sacres et du duché de Champagne.

L'empereur Hadrien Ier déclare le jour même dans un communiqué officiel les villes prises par l'Empire en Champagne, Reims et Sainte-Ménéhould, ainsi que les territoires alentours, « zone militaire impériale » et nomme son secrétaire, son Altesse Impériale Thomas de Sparte « lieutenant-gouverneur de Reims ».

Cette nouvelle victoire pour l'Empire met en lumière les carences institutionnelles du Royaume de France, qui perd un château du Domaine Royal pour la première fois en deux ans. En effet les armées impériales sont dirigées par le seul Général Markart, Chef d'état-major, alors que ces responsabilités en France sont éclatées entre trois responsables militaires. Le Connétable de France, Fred de Castelviray, commande les armées du Domaine Royal, le Grand Écuyer de France, Julien Giffard, marquis de Rosny, a quant à lui le commandement des Ordres Royaux, et enfin le Général Namaycush de Salmo Salar commande au corps expéditionnaire de France.

Ces trois personnages ne sont soumis à aucun ordre transversal venant de l'un d'entre eux, mais tous doivent rendre des comptes à la Grand Maître de France, Dame Deedlitt de Cassel d'Ailhaud. C'est ainsi que la réactivité et la stratégie des troupes royales s'en trouve considérablement freinée par rapport à celles des armées impériales.

Et la tête de pont des institutions du Royaume est en faillite depuis quelques semaines. Alors que l'empereur Hadrien Ier galvanise ses sujets et ses soldats par des communiqués réguliers sur les faits d'armes de ses troupes ou de sa diplomatie, l’absence de la reyne Zelha Ire et du Dauphin Chlodwig Von Frayner, touchés tous deux par la maladie, laisse la population dans le noir.

Ne pouvant exercer leurs responsabilités à la tête du Royaume à la hauteur de leur engagement, la Reyne, dans un communiqué officiel du 20 septembre, a nommé Leda, Pair de France, Duc de Vire, Vicomte de Valognes, Baron de Briquebec & de La Haye-du-Puits, nouveau Dauphin du Royaume de France. Elle proclame également, le temps de sa convalescence, « une co-régence assurée par notre Dauphin et notre Grand Maître de France ». Ce sont ainsi dame Deedlitt et sieur Leda qui tiennent dorénavant les clés du Royaume.

La première, en plus de ses fonctions de Grand Maître de France et Co-Régente se voit donner l'autorité sur la Curia Regis, l'Assemblée des Grands officiers du Royaume. Ils ont d'ailleurs publié un communiqué commun le lendemain pour affirmer leur volonté de libérer la Champagne de l'emprise impériale et remercier l'engagement et la volonté de la population de ce duché et les soldats qui ont combattus là-bas.

22, pour l'AAP







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MessagePosté le: Lun 5 Oct - 19:18 (2015)    Sujet du message: [AAP] Extraits Répondre en citant


 
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05-10-2015Revue des modes

Paris (AAP) - En collaboration avec l'office de la garde-robe de la maison royale, l'AAP présente à ses attentifs lecteurs une humble revue des modes en cours à la capitale, afin de ne point paraître idiot lors des prochaines festivités du couronnement (entre autres).

Mes dames, nous avons toutes vécu un jour ce moment ô combien gênant où en paraissant à quelque mondanité, nous avons réalisé que le jaune canari si chaudement recommandé par cette couturière espagnole n'était, décidément, pas une bonne idée.

Mes sieurs, admettons-le, le collant rose et vert n'est pas vraiment étudié pour mettre en valeur votre gambette musculeuse qui, ainsi parée, rappelle une cuisse de grenouille, une patte de crevette ou encore une aile de poulet. Oui, mais c'est la mode.

Alors, peuple de France, réjouis-toi. Aujourd'hui, nous, membres de l'office de la garde-robe royale allons t'aider à ne plus jamais, jamais, commettre d'impair. JAMAIS.

Si certaines modes venues d'Espagne – ou issues de la folle imaginations d'artistes peintres trop enthousiastes – invitent les dames à porter des vertugadins pour souligner leurs capacités à enfanter, soyons clairs : ceci est une ignominie. Une dame comme il faut ne porte rien qui dénature sa silhouette ni aucune de ces créations du malin (au hasard, ce que les ignares appellent un corset) censées la restructurer. La gorge se doit d'être plate, les hanches bien rondes, la taille soulignée. Ni plus ni moins.

La première couche, à même la peau, se doit d'être une chainse sur laquelle sera superposée une chemise. Une seule couche peut suffire pour les classes les plus modestes. La surcotte, généralement plus travaillée et plus luxueuse, puisque visible, s'ajoute par dessus une cotte. La coupe la plus à la mode est à la robe dicte à la bourguignonne. La robe à tassel est une tenue à part entière : c'est une cotte à col tassel. Enfin, la silhouette est ceinturée à hauteur de la taille par un bandier, parfois très légèrement au-dessus. Point de « taille basse » et autres coupes grotesques. Les bas des jupes peuvent bien sûr être ornementés, en restant en adéquation avec son statut social. Il est, d'ailleurs, de très bon goût de rajouter une doublure de fourrure sur les manches et le décolleté quand on en a les moyens.

Sans artifice, il va sans dire que la dame se doit d'être svelte, donc reposez ce biscuit immédiatement, même si un petit ventre douillet est charmant. Oui, vous là.



Messieurs, ne vous cachez pas. Si vous êtes plus libre de vous habiller, il n'en reste pas moins essentiel de vous souvenir que les poils faciaux sont terriblement laids. Laissons cela aux barbares. Ceinturez-vous la taille, optez pour des chausses de qualité et, si vous voulez être le nouvel Adonis, n'hésitez pas à différencier les couleurs de vos jambes droites et gauches. Pourquoi ? Parce que cela veut dire que vous êtes riches, puisque vous avez les moyens de payer pour deux teintures différentes, ce qui ne devrait pas manquer d'attirer les donzelles en mal d'arg... d'amour. Par dessus, optez pour un délicat pourpoint de velours et nouez-le à vos chausses par le biais d'aiguillettes. Si vous tenez à être le plus beau pour aller danser, une nouveauté vient de faire son apparition, il s'agit du haut-de-chausses.

Concernant les matières et les couleurs, maintenant. Là encore, tout dépendra de la taille de votre bourse ou en l'occurrence de celle de votre papa/époux/amant. Les matières premières les moins chères sont la laine et le lin ; on taillera dans ces tissus les robes destinées aux moins privilégiés. Inutile de vous dire que le coton, la soie et certaines fourrures comme l'hermine sont effroyablement chères et qu'une très large majorité du peuple, gueux ou noble, ne peut se permettre de se vêtir de pied en cap dans ces étoffes. D'ailleurs, concernant les pieds… Poulaines, bottes et bottines en cuir pour les riches, sabot en bois ou en liège pour les autres, tout simplement.

Pour ce qui est des couleurs, la règle est simple. Plus la teinte est intense, plus elle aura nécessité de matière première et de main d'œuvre. Donc on ne porte pas du rouge ou du mauve pour aller ramasser les navets. Le rouge est d'ailleurs généralement réservé à une seule toilette dans notre vie : celle de notre robe de mariée. Quant au noir, inutile d'y penser. Cette couleur nécessite un budget grotesque que seule la haute noblesse et la royauté peut s'offrir ou offrir à d'autres.

Le bleu est une couleur élégante, la couleur de la royauté. On l'aime. Le vert est charmant, mais passe très très vite pour devenir une sorte de jaune répugnant, on oublie donc, sauf si on a les moyens de ne porter cette toilette qu'une seule fois. Le blanc présentera le même problème. Trop simple à crotter, trop compliqué à nettoyer ensuite. Question pratique, quoi.

Les bruns et les beiges sont du meilleur goût. Indémodables, à des prix relativement accessibles. Le rose ? C'est du rouge qui est passé, tout simplement. On dit non. Le jaune, n'en parlons pas. Couleur du cocufiage et de la trahison, à réserver aux coureuses de ramparts.

Les coiffures maintenant. Mes dames, on ne se promène pas « en cheveux ». On réserve cela aux demoiselles. Le cheveu se porte attaché et dissimulés sous une coiffe, sauf dans l'intimité. Et sauf pour la reine, mais il s'agit là de SA prérogative personnelle. Une reine fait bien ce qu'elle veut, d'abord.

On commence par une coiffe à la française, qui dégage le visage et met en valeur le front qui se doit d'être haut et dégagé, quitte à tricher en l'épilant un peu. On porte ensuite le hénin pointu, cornu ou plat. Pour les nobles titrés, la couronne est acceptable également, si les cheveux sont pudiquement noués. Pour les veuves, le voile est recommandé. Et pour les plus âgées d'entre nous, rien ne vaut une jolie barbette.

Messieurs, le chapeau se porte large et tombant. On peut éventuellement lui préférer le turban, mode lancée par feu sa Majesté Jean.

Récapitulons donc les fautes de goût impardonnables. Pas de jaune. Pas d'épaules dénudées ou de décolleté affriolant. Les jambes sont également très indécentes, en aucun cas vous ne devez les découvrir en public. Et si c'est le vent qui plaque vos jupes sur vos gambettes et les laisse deviner, c'est indécent aussi, et c'est à vous de vous débrouiller. Soudoyez les astrologues pour qu'ils vous préviennent des jours venteux à l'avance par exemple. Ou restez tranquille chez vous dans votre lit, au moins là aucune harpie de la garde-robe ne vous dira comment vous attifer.

La Garde-Robe, pour l'AAP

rosalinde



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MessagePosté le: Mar 12 Jan - 20:49 (2016)    Sujet du message: [AAP] Extraits Répondre en citant


 
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12/01/1464 Sois Roy et meurs pas



Paris (AAP) - Une couronne vient d'être vissée sur une nouvelle tête. Il en va de notre devoir à tous de préserver cette caboche ô combien importante qui influencera, ou non, notre vie future. Un roy est sacré, un roy doit être chouchouté. L'année 1463 en a vu passer pas moins de trois différents sur le trône de France, donc celui-ci, il faut le préserver. Les mauvaises langues diront aussi que les élections sont plus longues que les règnes. Alors pensons à toute cette population qui s’attèle à faire de ce couronnement un jour parfait.

Ne dit-on pas : « Couronne en été, mort dans le fossé », ou encore « Couronne automnale, fuite anale » ou même « Couronne au printemps, mort au tournant » ? Alors oui cessons, cessons ces dictons à deux écus, cessons les bruits de couloir qui annoncent un roy mort et faiblard à chaque levée de brise, cessons les syphilides, les phtisies et autres trucs impossibles à prononcer. Nous avons la solution : un guide qui permettra à notre bon Roy de vivre en bonne santé (encore faut-il qu’il le lise).


- Maladie, tu n’auras point.
Maladie quand tu nous tiens, difficile de s’en défaire. Les complications n'attendent pas et les atroces souffrances non plus. Atroces car, voyez-vous, même le plafond de la chambre royale s’en souvient encore. Pour les curieux, et surtout pour ceux qui peuvent s’y rendre, il reste encore des morceaux de poumons maculés de notre bon Roy Jean III qui, ne pouvant retenir le mal, s’égosillait à en faire étalage en une toux incessante. Ou même plus récemment notre bonne Reyne Zelha dont la maladie reste encore un mystère.

Comme dit l’hospice, mieux vaut prévenir que guérir. Nous proposons de privilégier les bas de laine aux bas de soie. Nous conseillons également de doubler le mantel de laine, fourrure et autre truc chaud. Mais aussi et surtout de confectionner un « bouclier maladie ». La méthode est simple : recruter des absorbeurs de maladie qui, positionnés un pas devant le Roy, s’occuperont de récolter tout ce qui serait susceptible de contaminer le Roy. Cette pratique n’a pas encore prouvée son efficacité, mais un roy averti en vaut deux.

Ce bouclier s’avère cependant inefficace pour les maladies dites d'« entrecuisse ». Puisque les roys sont couramment entourés d’une cour, plus couramment appelée « amantes », nous proposons une dérive du « bouclier ». À savoir des testeurs, ou goûteurs (ça marche aussi), vierges de tout et qui auraient comme fonction de récupérer les éventuelles maladies de l’amante. Pour éviter tout faussement de résultat, nous conseillons des hommes dont l’âge est compris entre 5 et 12 ans. Mais ce dernier point n’est qu’une recommandation. Un roy averti en vaut deux.


- Dans ton sommeil, tu ne mourras point.
Souvenons-nous de notre Reyne Nebisa de Malemort, morte toute seule, comme une grande, dans un sommeil sans réveil. Notre nouveau Roy doit se prémunir de cet éventuel faux pas et ne pas glisser dans des rêves trop envahissants. C’est pour cela que nous lui recommandons vivement de dormir les pieds face au Nord, mais surtout d’être accompagné par un chanteur qui sonnera le chant du coq à chaque heure de la nuit. Dormir c’est bien, mais dormir peu c’est mieux.


- Éventré, tu éviteras de finir.
Rappelons-nous de notre chère Reyne Béatrice, morte dans une embuscade, comme ça, salement et sans possibilité de dire au revoir. Ou même de la Reyne Angelyque, assassinée sur les chemins qui la menaient à Rome. Certes, tous les chemins mènent à Rome. La faute à pas de chance d’avoir pris celui-là. Nous préconisons à notre bon Roy de trouver un sosie, ou un ressemblant, qui serait fraîchement mis en devanture à sa place dans le carrosse royal pendant que le vrai Roy, le nôtre, serait caché dans une quelconque malle à l’arrière. Déplacement périlleux, mais tellement rassurant. Pour vivre longtemps, vivons cachés.


Voici des recommandations ô combien efficaces qui, nous l’espérons tous, serviront à notre Roy à passer l’année 1464 sans encombre et, pourquoi pas, de durer jusqu'au prochain hiver.

SMMS pour l’AAP.
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MessagePosté le: Jeu 7 Avr - 09:34 (2016)    Sujet du message: [AAP] Extraits Répondre en citant


 
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06/04/1464 Les secrétaires royaux

Paris (AAP) - Pour ce troisième article de notre série sur les Institutions royales, aujourd'hui nous nous intéresserons aux secrétaires royaux, race méconnue et discrète d'agents royaux.

Tout d'abord, il faut savoir qu'ils ne sont que trois : Dame Samsa, pardi !, première secrétaire royale, té ! , Sa Seigneurie Ingeburge Malzac d'Euphor et Sieur Dédain Deswaard de Noldor.

Et parce que le Roy a bien d'autres chats à fouetter que de répondre à toutes les lettres qu'il reçoit, ils sont là pour le suppléer, de la lecture du courrier à l'écriture de la réponse. Ainsi, la première secrétaire a accès au pigeonnier royal *pour y consulter la correspondance du Roy. Une fois connaissance prise de la teneur du courrier, il est ramené dans les bureaux privés du Roy, au Louvre, et classé selon le type de correspondance. Le Roy peut alors consulter lui aussi le courrier et donner ses consignes de rédaction pour la réponse. Réponse qui sera traitée, en règle générale, par celle ou celui des trois qui sera le premier à lire les recommandations du Roy. Une adaptation simple et efficace de l'adage « Premier arrivé, premier servi », en somme.

La première secrétaire royale, comme son collègue Dédain, nous a d'ailleurs confié qu'aucun des trois secrétaires n'a de domaine de prédilection, tant les lettres que reçoit le Roy sont variées. Tout le monde peut d'ailleurs lui écrire, gueux d'une province vassale comme haut dignitaire d'un état étranger. Le pigeonnier royal se trouve ainsi peuplé de courriers de toutes sortes : demandes de grâce, d’anoblissement, de renseignements, lettres de remerciements ou de critiques, questions en tout genre ou encore informations importantes.

Ils ne sont donc que peu pour répondre à ce flot de courrier, mais chacun appréhende son rôle de manière différente. Pour l'un ce sera une manière de se mettre au service de la Couronne, pour l'autre une forme de reconnaissance, bien que discrète elle aussi, ou encore une façon de trouver la sérénité en écoutant la plume glisser sur le vélin. Ils ne sont d'ailleurs pas tous logés à la même enseigne pour ce qui est des responsabilités dans les Institutions royales. Tandis que la première secrétaire n'exerce que cette fonction, le Sieur Dédain est aussi Secrétaire d'État et Dame Ingeburge cumule de nombreuses responsabilités, comme Primus Inter Pares, soit présidente de l'Assemblée des Pairs de France, pour ceux d'entre nous qui ne parle pas un mot de latin.

Le Sieur Dédain nous a confié – plein d'humilité, et par courrier ! – qu'[il] « pourrais vous dire qu’il est heureux d’écrire dans l’ombre un bout de l’histoire de notre Royaume, mais en vérité, cela revient à Sa Majesté ». Pourtant sous le règne de Sa Majesté Zelha, les secrétaires royales Monseigneur Keltica de Chancelley et Samsa (déjà) ont dû palier l’indisponibilité de leur souveraine pendant sa maladie, répondant ici du mieux qu'elles pouvaient aux courriers, redirigeant là les courriers qui pouvaient être traités par un Office Royal et non pas directement par la Reyne ou encore en menant certaines tractations diplomatiques que la Reyne ne pouvait assumer avec l'Empire.

Les secrétaires royaux s'avèrent donc être un rouage essentiel de l'administration royale, sans qui la correspondance du Roy se ferait au compte-goutte, risquant de paralyser certaines décisions par un délai trop long dans les réponses.

Pour l'AAP, 22.

* HRP - Messagerie IG du Roy.


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MessagePosté le: Jeu 7 Avr - 09:36 (2016)    Sujet du message: [AAP] Extraits Répondre en citant

http://www.degloriaregni.com/KAP/index.php?id_depeche=68642
 
Citation:
28/03/1464 La Bourgogne face à cent-dix pilleurs
Paris (AAP) - Le 19 mars 1464, plus de cent pilleurs de l'Alliance Fatum et de la Mesnie d'Hellequin se rendent en armées aux portes de Dijon, en Bourgogne, assiégeant la ville et lui faisant subir une série d'assauts pendant plusieurs jours. 

Du 9 au 16 mars, deux étendards vides de l'Alliance Fatum, "Fatum" et "Fatum II", agrémentés par la Confédération Helvétique, après approbation du canton de Fribourg, font route de Fribourg à la frontière champenoise près de Langres, suivis de près par des groupes armés de l'alliance brigande. Si la Franche-comté s'inquiète très tôt de cette arrivée massive de près de quatre-vingt brigands, ce n'est que dans la nuit du 14 au 15 mars qu'elle remarquera la présence des étendards sur son sol. Aussitôt, des appels aux armes et alertes sont affichés dans plusieurs duchés, dont la Franche-Comté, la Champagne, la Bourgogne et l'Orléans. L'Empereur lui-même, pensant en être la cible, annonce être attaqué, lève le ban dans l'ouest de l'Empire et déclare l'Alliance Fatum ennemie de celui-ci. 

La menace de cette avancée est évoquée jusqu'en Alençon où une préparation moindre est jugée nécessaire. Pendant ce temps, l'armée "L'Ost des Renards", de la Mesnie d'Hellequin, elle aussi sous agrément confédéral, traverse également la Franche-Comté dans la même direction en toute discrétion, avec près de trente-cinq soldats armés. Leur association n'est ainsi remarquée qu'entre le 17 et le 18 mars, au moment de la jonction des trois armées, au nord de Vesoul et à Langres. 

Chaque duché se prépare à une attaque imminente, la plupart des observateurs français privilégiant l'hypothèse d'une attaque sur Reims. Ils apprennent alors avec surprise le lendemain que les trois armées se retrouvent devant les murs de Dijon. Certains évoquent une erreur de stratégie de la part des envahisseurs qui, selon eux, avaient pourtant les moyens de s'emparer de la Champagne, ou du moins d'attaquer plus directement la Couronne. 

Dans la capitale bourguignonne, ils sont attendus de pied ferme alors que la défense civile et les deux armées bourguignonnes, "La Maudificator II" et "Legio Burgundiae", retranchées dans les murs la nuit même en voyant leurs ennemis à Langres, se préparent tous à un éventuel assaut. Tandis que la duchesse Poucelyna, princesse de France et héritière de la défunte Reyne Angelyque, encourage ses troupes et promet que jamais la Bourgogne ne tombera, la première revendication du côté des assaillants provient de la Mesnie d'Hellequin, par le biais d'une annonce du Prince Sambre d'Hellequin. Celui-ci condamne la récente perte par sa compagnie d'une caraque d'une valeur estimée à 20.000 écus, sur ordre de l'amirauté française, malgré la trêve existante avec le Royaume, événement pour lequel les Renards avaient commencé à se venger par des exactions à Joinville et Albi . 

Côté Fatum, aucune déclaration publique n'est encore faite, mais l'antagonisme entre ce groupe et le royaume de France est ancien tant des pillages et attaques armées – dont la prise de Dijon en avril 1461 – ont conduit ces deux entités à un état de guerre ouverte de facto, cette attaque ne surprenant alors personne. 

Plus de quatre nuits durant, les assauts des trois armées, ainsi réunies pour l'occasion contre une cible commune, se succèdent contre les murs de Dijon, entraînant chaque jour dix à vingt morts ou blessés dans chaque camp, ainsi que chez les renforts Bourguignons et de voyageurs, passés bien malgré eux par le fil de l'épée. La Capitale s'est vue dans l'obligation de fermer ses portes et d'attaquer quiconque rejoindrait la ville, en attendant l'arrivée d'éventuels soutiens, même si à ce jour, aucune armée ne semble prendre cette direction. 

S'il est difficile de savoir à cette heure qui l'emportera entre le puissant duché de Bourgogne et ces pilleurs, nombreux et bien organisés, la région environnante pourrait bien s'inquiéter de la nouvelle résurgence de ce type de menace. 

Richard de Cetzes, pour l'AAP


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