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[Le Louvre] 1465-04- - Déjeuner en paix

 
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MessagePosté le: Sam 29 Avr - 14:42 (2017)    Sujet du message: [Le Louvre] 1465-04- - Déjeuner en paix Répondre en citant

[Placé au grenier avec l'accord bien sympa de ljd Lafa. Merci !]


Lafa_ a écrit:
La paix est enfin signée et la Bussac peut savourer avec bonheur le calme de ses appartements, et quoi de mieux que de profiter de cet instant avec son amie avec laquelle elle pourrait passer en revue les potins de la cour de France, parler robes et bijoux.
Frivolités, futilités ? Oui et alors ? Alors que beaucoup attendaient que la malédiction des roys emporte la Reyne, elle, elle se portait comme un charme.
Le teint frais, le regard pétillant, le pelage luisant, nourrie par Royal ... Bref, elle dévorait la vie et depuis qu'elle oscillait entre le Louvre et Thouars elle retrouvait une seconde jeunesse.
Elle attendait son Dauphin préféré pour un déjeuner au soleil entre filles, elle avait même eu l'idée d'inviter le Grand Maître dans sa bonne humeur ...
Entre filles voilà ... Ou presque puisque le Capitaine de la Garde ne serait pas bien loin.

Alors domestiques et dames de chambres s'étaient affairés pour mettre en place tables et chaises dans les jardins du Louvre. La Reyne avait pris place en robe plus légère, attendant ses convives, chauffée par les rayons de l'astre solaire.


Sancte a écrit:
La souveraine au fil du temps s'était acclimatée au Louvre avec plus de rapidité qu'il ne l'aurait pensé, même si le Palais n'était pas celui qu'il avait été au temps d'Eusaias, où l'on se sentait constamment espionné par quelque nervi de rochet dissimulé sous une tapisserie. Aussi, autant le règne passé en qualité de Dauphin lui avait semblé lourd, autant la place de Capitaine de la Garde qu'il a choisi lui a paru des plus calmes, tant il connaissait d'avance les défauts, les travers, et les manies du maître de maison. Reste que le mois d'Avril l'a souvent glacé. Mais ce n'est pas ce qui lui fait retrousser le nez présentement. Plutôt le fait qu'on l'ait sorti des rayonnages d'une bibliothèque pour ... il n'en sait rien en fait, et c'est bien ce qui le tourmente. Bien sûr, il n'a pas le sentiment d'être une comète astrale dans l'absolu, mais il n'est pas assez naïf -ou trop paranoïaque- pour croire en l'innocence d'un tel déjeuner.


Zoyah a écrit:
«Un déjeuner en paix, votre Altesse Royale »dit la face de pruneau plié en deux, qui venait l’informer que la reyne lui donnait rendez-vous dans ses appartements le jour même. Un sourire ourla la bouche de la Dauphine puisque visiblement Sa Majesté avait besoin d’un peu de distraction. Logiquement, l’office de la chambre était là pour ça, mais la mayonnaise n’avait pas pris entre les dames et la reyne, et lorsque Lafa souhaitait se changer les idées, elle avait toujours préféré se tourner vers ses intimes. C’était ainsi…

Quand l’heure se rapprocha, la Dauphine s’était depuis vêtue d’un surcot de soie bleu irisé de mauve, doublé de soie or, à manches amples et longues qui arrivaient jusqu’à la moitié de l’avant-bras. Il était brodé d’arabesques au fil d’or sur le col et le bas du jupon. Le surcot couvrait en partie une cotte de soie pourpre aux manches longues et moulantes qui lui serraient le bras jusqu’aux poignets. Les cheveux étaient simplement nattés dans le dos.

Tenant élégamment un pan de sa robe dans sa senestre, Zoé dévoilait la cotte de soie rouge vif jusqu’aux genoux et avançait d’un pas tranquille. Dans son autre main, elle tenait quelques documents comme des croquis de robes et les derniers numéros de Berry Match, Voilà et Là-bas Paris. Tant qu’à se détendre et se fendre la poire ….

Lorsque le garde en faction lui ouvrit la porte des appartements de la reyne, Zoé, pleine de joie, s’engouffra avec tant d’empressement et de vivacité - genre "coucouuuu c'est moi !!" - qu’elle percuta Clichy qui était visiblement en train de veiller de « pas trop loin » sur la reyne de France. Peut-être que lui aussi devait s'inquiéter du regain d'intérêt pour la santé de la reyne, comme si tous attendaient qu'elle décline.


BAM !!! ... le choc. heureusement, elle a de bons airbags
Plaf !!… les revues philosophiques s’étalent aux pieds de la Dauphine et du capitaine de la garde. La honte...

Aïe !... fit la Dauphine étonnée de la trouver là. Queua ?!… Lafa veut qu’elles gloussent bêtement, jouent les commères et parlent chiffons en présence de Clichy ?! Et ben… il n’a pas fini de se payer sa tronche en privé. Mine de rien, elle en rougit légèrement, tempes et joues se teintèrent de garance, et elle se baissa vivement pour ramasser les revues « pipe hall »

« Je vous prie de m'excuser, Capitaine… ».. souffla-t-elle en s’empressant de cacher à la vue du prince les feuilles de choux.

« La Reyne m’attend… »… s'excusa-t-elle presque. Alors, elle la chercha du regard pour s’apercevoir qu’e Lafa était installée au fond de la chambre de parement, devant une belle baie qui laissait passer la lumière du soleil. Coussins dodus, sièges moelleux, table basse portant toutes sortes de douceurs et quelques nectars épicés qui avaient été goûtés, le tout disposé dans un espace réduit par quelques paravents. Visiblement, la reyne avait besoin d‘intimité et de retrouver simplicité et naturel.

La Dauphine s’inclina…
« Votre Majesté, vous m’avez demandé, me voici. Mais je crains hélas que votre Dauphin ne puisse rester plus longtemps, et que vous deviez vous contenter de Zoyah. »... Protocole et bienséance venaient d’être remisés, après tout c’était un lunch entre amies. Zoyah s’approcha de Lafa et murmura … « je ne vous demande pas si tout va bien, cela doit vous peser à la longue, de voir tous ces fats faire mine de s’inquiéter de votre santé ces jours derniers ».


Lafa_ a écrit:
Chouette la réunion potins peut commencer quand elle voit son dauphin arriver les bras pleins de nouvelles certainement toutes aussi croustillantes les unes que les autres.
C'est avec un sourire radieux qu'elle se leva pour l'accueillir.


Ah, je ne vais devoir me contenter que de toi ?

Elle fait la moue et la regarde, taquine, puis l'invite à prendre place

Par contre, je t'en supplie mets moi ce vouvoiement au placard, nous sommes entre nous.

Tendant légèrement le cou elle regarde vers l'entrée, un petit coucou à Clichy, sachant qu'il était ravi de se retrouver ici ...

J'ai convié Agnès aussi, j'espère qu'elle pourra se libérer un moment.

Elle porte son regard sur la table basse et les bouteilles de vin cuit et liqueurs ...

J'ai prévu de quoi la détendre, la dérider un peu, elle en a bien besoin la pauvre.

Elle sourit en coin s'amusant toujours du caractère tempêtueux de son Grand Maître préféré, même si la brune savait que ces derniers temps la Saint-Just avait de quoi sortir la machine à calottes régulièrement.

En attendant, quelles sont les nouvelles de ce grand monde ?

Le regard pétillant presque enfantin de la Reyne dans ces moments là se pose sur son amie et sur les revues qu'elle ne lisait habituellement que chez sa coiffeuse ... bien entendu.

Zoyah a écrit:
Zoé se fendit d’un sourire avant de prendre place dans un des sièges, laissant dans son dos le capitaine de la garde royale qui surveillait probablement l’entrée… guettant encore plus probablement le moment le plus propice pour fuir. Les jupons de soie de la désormais princesse Chevrette bruissèrent alors qu’elle calait son inoubliable popotin entre deux coussins. Elle avança sa frimousse vers Lafa… « Oui, je sais, mais il y a un rabat-joie derrière qui trouve ça trop plouc et vulgaire le tutoiement… »… confidence faite elle pousse un soupir d’aise.

Alors que la Bussac lui confiait avoir prévu de quoi dérider le GMF, Zoé fit mine de compter les carafes sur la table du bout de l’index. … « Il y a largement assez pour nous assommer toutes deux, mais à peine de quoi lui tirer un large sourire béat. Il paraît qu’elle tient bigrement bien l’alcool »… donc c’était ça le premier point de l’ordre du jour de cette réunion de travail. Pinter Gnia ? Celle-là même qu’on soupçonnait avoir noyé des hérauts dans une effroyable piquette angevine ?!

Puis la reyne était d’humeur badine, elle embraya direct sur les sujets d’importances : les commérages. Zoyah se sentit soudainement fort dépourvue, vu que son pourvoyeur en ragots semblait faire grève. Elle n’avait rien bien de croustillant à mettre sous la dent de la poitevine.

« Oh et bien, l’annonce de la mort de l’Empereur court maintenant dans toutes les rues et les rumeurs en tous genres vont bon train sur la façon dont il a quitté cette terre. Certains disent qu'il se serait étouffé avec un bretzel... »...elle n’en dit pas plus et partit sur un autre sujet. Et tout en parlant, elle commença à faire le service, faisant teinter la vaisselle et de ce fait rendant difficilement audible ce qu’elle disait à la reine à qui n’était pas attablé avec elles.

« Oh ! Il paraît qu’à *ting* on voit toutes les nuits le comte de *gingeling* s’enfermer avec un homme dans une taverne. Il paraît qu’ils auraient été vu en train de * chien qui aboie dehors*

Et en Poitou, on dit que *un valet fait tomber un objet dans une pièce à côté* serait cocu.

On dit aussi que la baronne de Mou*grincement* ne rentre plus dans ses robes et qu’elle aurait fait tailler ses tapisseries pour s’en faire des houppelandes.»… maigre butin, mais depuis pas mal de temps, elle n’avait pas vraiment eu l’occasion de prendre connaissances des « on dit que ».



Gnia a écrit:
Il avait bien fallu cesser de soupirer devant une liste de choses à faire qui s'allongeait de jour en jour et s'y atteler. Elle s'était suffisamment détendue à rédiger moult questions tordues pour le prochaine examen héraldique. Oui, la Saint Just a une curieuse façon de se détendre.
Revenons en la liste. Après avoir trié ce qui lui semblait très chiant, chiant et moins chiant, elle fit un second tri pour définir ce qui pouvait être traité très rapidement, rapidement et moins rapidement. Puis elle croisa les données recueillies pour faire ressortir ce qui était très chiant mais qui pouvait se régler très rapidement.
Elle resta un long moment à siroter un verre de vin clairet devant cette nouvelle liste puis poussa un profond soupir.
Palsambleu, que c'était chiant !

Elle fut miraculeusement délivrée de sa procrastination intense par un messager portant livrée royale.


"Un déjeuner en paix, votre Altesse Royale." qu'il avait dit.
L'idée était tentante. De toutes façons, Agnès considérait que l'on ne déclinait pas une invitation royale. Elle abandonna donc séance tenante la réclusion dans son bureau et entreprit de rejoindre la partie du Louvre où elle était attendue.


Elle se fit annoncer, salua le Capitaine de la Garde Royale, puis se fendit d'une profonde révérence à l'adresse de la Reyne et du Dauphin, avant de les rejoindre.

Elle se trouva rapidement un peu gauche dans cette relative intimité. Depuis des années, elle se tenait en retrait du monde, n'y entrant que pour remplir les charges qui lui étaient confiées. La majeure partie de ses contacts et relations quotidiennes étaient entièrement liées au travail. Et lorsqu'elle avait du temps pour elle, la Saint Just travaillait encore, enfermée dans une bibliothèque, coupée du monde.
Il lui semblait en cet instant qu'elle ne devait pas être loin de celui qui a passé des mois au cachot dans l'obscurité et qui, à l'instant, où il en sort, cligne des yeux car il y a trop de lumière.

Elle se tenait donc un peu roidement malgré le moelleux des coussins, attentive aux prochains potins qui allaient certainement émailler la discussion. Histoire de se mettre un peu dans l'ambiance. Et qui sait, peut-être parvenir à se détendre ?


--Gunterh a écrit:
Pourquoi lui ? Pourquoi devait-il effectuer ce genre de livraison pour laquelle il savait que l'expéditeur lui tordrait le cou s'il n'arrivait pas à bon port ... Et que le destinataire était la Reine de France. Il ne la connaissait pas, seulement de nom et par sa signature du traité de paix avec son Empire.
Oui, le blond impérial avait fait des lieues et des lieues pour délivrer le précieux.
Et arrivé au Louvre il avait du décliner maintes et maintes fois son identité afin d'accéder enfin aux appartements de la Reine, escorté par deux gardes. Il s'inclina de le capitaine de la Garde Royale et tendit la boîte de cuir entourée d'un ruban rouge tout en débitant rapidement :


    "Un présent pour la Reine de France"


Son coeur battait à tout rompre, impressionné par l'homme en face de lui et plus vite la mission sera effectuée, plus vite il pourra rejoindre celui qui l'avait mandé et récupérer une belle bourse bien remplie.


Sancte a écrit:
Un cadeau réalisé pour la bien-aimée Reyne de France. Ben voyons. Certainement en provenance d'on ne sait quel amant ou prétendant désireux de doucement cajoler la Monarque en vue de se vider les burettes, en se disant qu'avec un présent, il accroîtrait ses chances d'aller se frotter le lard ensemble dans les jardins, façon Angellus. Il se remémora l'épisode du bal avec une certaine dureté, mais s'engagea néanmoins en présence du messager à remettre le paquet à la Souveraine, affecté par son sens du professionnalisme, auquel il se montre couci-couça fidèle, comme on le verra par la suite.

Le coursier parti, il prit néanmoins le temps d'examiner la boite de cuir pendant que les femmes papotaient autour d'une liqueur, avant d'envisager certainement une balade dans les jardins, soit un exercice qu'il ne saurait apprécier avant d'être considéré comme un vieillard intégral. Mais autant il se méfiait doucement de ce genre de paquet à l'heure où la Reyne annonçait craindre pour sa sécurité, autant il n'y trouva rien de suspect, ni marque, ni trou, ni mot glissé dans une fente quelconque. Devant l'impossibilité de s'assurer de la sécurité de la chose à transmettre, il se devait d'en avoir le cœur net. Il se sépara alors des femmes qui avaient décidé de perdre leur journée à des futilités, s'approcha de la cheminée, et vida la boite dans les flammes.


« Une France sans présent, c'est une France d'avenir. »

Puis, ne sachant que faire de la boîte, il la balança itou, avec une telle désinvolture que d'aucuns la considéreraient comme criminelle. Ainsi, fort soulagé, empreint de la douce ivresse du devoir accompli et de la jubilation illusoire d'avoir fait la nique au destin, il s'autorisa à aller rejoindre les femmes, s'avachit sur son siège, se servit un verre à la hâte, et prit la discussion au vol, sans trop s'avoir où il allait, mais trop tard, il s'était déjà engagé dans la voie d'accélération.

« Eh bien moi, du moment que j'ai les pieds au sec pendant qu'eux pataugent dans la boue, que les médisants aillent au diable tous autant qu'ils sont, car là où il y a de la gêne, il n'y a pas de plaisir. »

Sans blague.


Zoyah a écrit:
A l’autre bout de la chambre de parement, des coups sur la porte firent tourner la tête de la Dauphine. Elle regarda un homme qui n’appartenait pas au Louvre franchir l’entrée et échanger quelques mots avec le Capitaine qui le délesta d'un colis. Maintenant assise de côté, l’avant-bras appuyé sur le dossier, le menton sur ce même bras, Zoé observait la scène, sa curiosité naturelle étant piquée.

« Oh des pâtes d’amande d’Italie ! »… crût-elle reconnaître, se réjouissant d’avance de la dégustation qui s’annonçait. Pour la Dauphine, aucun doute que la boîte terminera son trajet sur la table. Le cœur de la gourmande manqua un battement lorsqu’elle vit Clichy balancer au feu, l’emballage… et son contenu !

!!!!!!!!!!

Devant cette vision d’horreur, ses longs yeux s’arrondirent, ses sourcils se soulevèrent et elle retint avec peine des protestations outrées. La bouche pincée, elle se leva de son siège d’un bond pour aller inspecter l’âtre devant lequel elle se pencha tout en demeurant bouche bée. Elle espérait vainement sauver quelques miettes.

……

*crrrrrrrrrrrrgggggggrrrrrrrrrccrrrrr pfiouuuuuuutpetcrrrrrrrrrrrrrrrrr* ….crépitement et bruits de pets de trucs machins qui crament. C’est mort …


Elle se redressa lentement, les poings sur les hanches qu’elle avait larges et rondes, la donzelle regarda de haut le capitaine. Elle avait d’abord l’intention de le sermonner, puis de le questionner et encore de le sermonner… mais elle laissa tomber. Elle n’était pas d’humeur à se prendre quelques réflexions cinglantes ou de se voir délivrer une leçon de morale. Elle se fendit simplement d’une moue boudeuse, la lèvre inférieure avancée, le regard baissé.

A Gnia...


« Votre vassal est un vandale, Votre Altesse Royale » ... c'est beau, ça rime.

C’est alors qu’elle regagnait son siège qu’une touche de couleur dans la pièce de retrait attira son regard slave qui sembla s’allumer d’un coup. Elle était interpellée par une tâche rouge vif qui reflétait la lumière des chandelles et qu’elle n’avait pas remarquée en arrivant. Le poing fermé sur l’étoffe de son surcot qu’elle relevait afin de pouvoir se déplacer, la Dauphine commença à s’engager en direction de ce qui était en réalité une belle rose en verre de Bohême, imitant à la perfection une vraie, posée sur le lit comme un gage d’amour.

Oubliant le méfait précédent, la demoiselle se fendit d’un sourire mi-taquin, mi-complice à l’attention de la reyne et d’Agnès, alors qu’elle s’appuyait contre le chambranle de l’ouverture qui reliait chambre de parement et chambre de retrait. A la rose, était visiblement associé un manteau déposé sur le lit comme pour être essayé. Tentation …

« Tu me fais des cachotteries maintenant ? De quel courtisan flagorneur vient ce présent ? »...dit-elle à l’attention de Lafa avec une note amusée au fond de la voix, tandis que du menton elle désignait le vêtement et la rose. Elle n’osait franchir le pas de la porte pour pénétrer dans cette pièce dévolue à l’intimité du monarque, pourtant, elle espérait bien pouvoir toucher le précieux végétal de verre et peut-être même que Lafa l'autoriserait à essayer également le beau manteau.


Lafa_ a écrit:
Entre les "Oh" , "Ah Non ?" "La Sa ... Sainte petite coquine" ... La brune écoutait avec attention les ragots en tout genre qui l'amusaient terriblement dans ces moments rares de détente.
Alors que la Saint Just fait son entrée, la Bussac se dépêche de lui servir un verre avec un sourire plutôt amusé et presque empreint d'une certaine complicité.

Et ça papote, et ça ragote, et ça se moque pendant que le sacrilège de son bodygard s'opère et que la Reyne eut à peine compris ce qu'il se passait. Voyant son Dauphin furax, elle fait les gros yeux au Von Frayner qui vient se poser en seul mâle de la royale pyjama party.

Ne se laissant pas perturber dans ce moment tant attendu et remarquant Zoyah revenir de sa mission "sauvetage gourmand" vers eux, elle sourit à sa remarque.
Elle tendait le cou pour entrapercevoir ce qui trônait sur son lit puis décida de se lever aussi, relevant légèrement ses jupons et se dirigeant vers ses appartements privés. Arrivée à la hauteur de Zoyah, elle sourit tout en ne lâchant pas du regard le présent.

Oh, nulle cachoterie, mais tu sais que j'ai tellement d'admirateurs que je ne peux savoir d'où cela vient ... Y a t'il un mot ?

Elle fit un sourire taquin et s'approcha du lit ne voyant aucun message particulier.
Baillant ? ... Non, lui n'aurait pas offert une étoffe pestant assez contre sa garde-robe démesurée.
Elle prit la rose dans les mains, Datan ... Ange.
Des noms vinrent alors à l'esprit de la Bussac et la brune passa le bout de ses doigts sur le tissu. Elle le déplia et découvrit un superbe mantel en drap de laine du Brabant gris bleu, aux manches très amples qu'il passerait pour une cape, et équipé d'une capuche. Doublé de velours moiré écru et bordé de renard blanc, il est attaché au niveau du col par un fermail en argent représentant deux griffes de félins que la Reyne s'empresse de détacher.

Magnifique ...

Seul mot qui sortait de la bouche de la Bussac alors qu'elle passe le tissu sur ses épaules et qu'elle referme l'attache à la base de son cou. Glissant la capuche sur ses cheveux, elle regarde ses convives avec un grand sourire.

Je ne sais de qui il vient, mais je pense pouvoir l'apprécier à sa juste valeur, n'est-ce pas ?


Sancte a écrit:
« Je ne pense vraiment pas que ce soit une bonne id.. »

Tu me bassines avec tes défilés de mode, Cléopâtre ! En somme, il dédaigne l’événement à l'intérêt infinitésimal, jusqu’à ce que son insensibilité s'efface sous l'éruption de son 6e sens qui s'éveille soudainement devant l'inconscience du maître de la maison France dans une tentative désespérée d'éviter le naufrage attendu.

« Oh putain, mais vous êtes toutes devenues complètement connes ou quoi ? On s'en bat la race qu'il soit magnifique votre mantel, vous ne savez même pas d'où il vient, il y a même pas de mot, rien, alors qu'il a certainement été déposé là par ... par ... un espion Romain !!! Je suis sûr qu'il y a un scorpion noir dans la poche ... un scorpion putain ! »

Il s'avance alors vers la Souveraine, contrôle au-dessous du lit pour s'assurer qu'il soit vierge de toute présence indésirable, puis insiste pour en examiner le capuchon du si prisé présent avant qu'elle ne le rabatte contre ses crins. Un capuchon manifestement assez grand et profond pour contenir un ouistiti-vampire ou un koala-garou, quelque chose de cet ordre là, en résumé, une sale bestiole qui ne prête pas forcément au souris de l' "honnête gentilhomme".


Gnia a écrit:
Elle avait accepté le verre servi avec peut être un peu trop d'empressement. Non qu'à cette heure la Saint Just eut réellement besoin d'un remontant, mais il s'agissait de se détendre et un peu d'aide ne se refusait certainement pas.

Puis... Puis, il y eut... Un autodafé de pâtes d'amandes !
Sacrilège ultime, fin atroce pour ces douceurs !

Et voilà qu'en plus c'était plus ou moins sa faute... Elle qui prisait tant les pâtes d'amandes, voilà que par le biais du lien vassalique, elle se sentait responsable de cette perte tragique pour l'ensemble des paires de hanches au demeurant déjà bien carénées présentes dans la pièce.

Une fois n'est pas coutume, la Saint Just se tint coite, encore moins à son aise que l'instant d'avant. Son regard bleu sombre plongea dans la contemplation attentive du contenu de son verre. Elle opta toutefois pour la perte de contact visuel, nécessaire si elle voulait boire cette foutue gorgée de vin.
Se détendre... Tu parles qu'elle était détendue, la Saint Just.

L'incident semblait aussi rapidement oublié qu'il ne survint, l'atmosphère semblait se charger à nouveau d'une bonne dose de badinage lorsque...

Elle s'apprêtait à ouvrir la bouche pour dire quelque chose, elle aussi, quand le Capitaine de la Garde Royale, au taquet, se fend d'une démonstration du Sancte Iohannes des grands jours et entreprend de fouiller la Reyne, des fois qu'une bestiole malfaisante ne se soit glissée dans ses nouveaux atours.
Oui, évidemment qu'elle a haussé un sourcil. Bien sûr qu'à présent son front est plissé, pour moitié de contrariété, pour l'autre d'inquiétude.
Les scorpions n'étaient pas légions, sauf dans le Sud de la France où il lui avait été donné d'en voir, mais les espions romains, quant à eux, n'étaient pas une espèce endémique d'Occitanie orientale. Ils pullulaient un peu partout en France.

Toutefois, son premier mouvement fut de s'adresser au Von Frayner.


Iohann ! Bordel, un peu de retenue ! Vous vous adressez à la Reyne et au Dauphin de France ! Merde !

Ouais. Bon. Mal placée pour donner des leçons de langage châtié en société. D'accord.

Puis après une profonde inspiration, à la Souveraine.

Votre Majesté, je ne puis que souscrire à la paranoïa de votre Capitaine de la Garde... "Ayant moi-même une nette propension à être totalement paranoïaque..." Hahem... Nan, pas la peine de préciser... Ce n'est pas prudent de ne pas faire vérifier les présents qui vous sont adressés...
Voulez-vous que nous fassions venir votre Goutte d'Or ?


Non, la Saint Just n'est pas déjà totalement pintée et ne fait pas référence à un certain quartier du village de La Chapelle réputé pour son vin blanc, bien avant de devenir quartier de Paris, populaire et bigarré, et plus ou moins bien famé.
Passons également sous silence que la Lacrymae Aristoti ne goûte en vérité que les plats et breuvages de la Reine lors des cérémonies officielles.
Elle lança ensuite un regard interrogatif et préoccupé au Von Frayner.

Alors ? Scorpion romain ? Vipère impériale ? Frelon des mers du Sud ? Fourmi jaune de Damas ?


Lafa_ a écrit:
Parano ? Oui sans aucun doute, ils le sont ! Et le Von Frayner avait réussi à lui gâcher son plaisir ... Rabat-joie ! Une si belle confection ne peut se révéler délétère.
Un soupir alors qu'elle profite de la douceur du mantel, un léger sursaut quand elle sent une légère griffure au niveau du col. La couturière avait du laisser quelque objet lors de la confection ce qui n'attira pas l'attention de la brune.
Elle était tellement agacée qu'elle posa l'etoffe sur le dossier d'une chaise à regret alors qu'elle passa sa main sur son cou laissant une trace brunâtre sur la pulpe de ses doigts.


Nul besoin de ma Goutte d'Or Montj ... Grand Maître je n'ai rien à faire goûter il me semble.


Oui elle était vraiment agacée.

Par contre je pense que mon Capitaine de la Garde a besoin de prendre l'air, il ... panique un peu trop à mon goût.

Et toc ! Ca c'était pour le "Conne" non mais ! Un scorpion il ne manquait plus que ça comme idée saugrenue.
Alors que sa tête commençait à la faire souffrir, surement suite à la contrariété induite par le fait que la petite sauterie tournait en eau de boudin, elle se posa sur son fauteuil et but son verre, un léger frisson parcourant son corps.


Bien, je pense que l'ambiance n'est plus aussi festive que je le pensais ...

Maux de tête ... Migraine. Le mal se faisait lanscinant alors que la sensation de froid, elle, était plus intense chaque seconde.
Elle les regardait l'un après l'autre, une lueur d'incompréhension dans le regard. Il était temps qu'elle leur donne congé.


... J'ai besoin de me reposer désormais, merci à vous pour ce moment.

Plutôt douce habituellement et souriante avec ses amis, elle savait se montrer ferme quand la situation le nécessitait et la Reyne savait qu'elle avait besoin d'être seule à cet instant.


Sancte a écrit:
À voir l'empressement de la haute noblesse féminine à se jeter sur on ne sait quelle étoffe de qualité, il était légitime de se demander à quel point elles avaient du souffrir dans le passé d'avoir à se contenter du denier de la veuve. Or, lui-même ayant grandi dans un univers draconien et qui l'était encore occasionnellement de par son quotidien de soldat, il avait plus de respect pour l'expérience & l'efficacité de ses antagonistes que pour leur position sociale. Mais la vérité c'est que tout cela le rendait plutôt triste, puisqu'il se retrouvait dans l'incapacité de lutter contre de tels allants frivoles. Il se demandait tout de même vu la période si la monarque ne ferait pas mieux d'aller se terrer au fin fond d'on ne sait quelle grotte du Périgord pour échapper à la destinée des Roys. Quoi qu'il en fut, la Souveraine se sentait flasque et demanda à ce qu'on la laissât à son sort, ce qui l'obligeait à quitter les lieux. Mais il osa se demander s'il devait obtempérer, n'aimant naturellement pas la savoir seule en ces périodes où les poignards et les ambitions secrètes & combinées des vaniteux croissent à perpétuité dans l'ombre des alcôves du Palais.

« Bien, je vous laisse donc un moment, puisqu'il le faut, étant entendu que vous êtes le commandant de bord, Majesté. Mais je pense néanmoins que vous avez agi avec une coupable précipitation, quand bien même le présent répondrait à votre goût. Voyez-y moins de la panique que de la lucidité au-devant de l'ambiance du temps par lequel vous avez même annoncé l’éventualité d'une régence. »

Puis, flanqué à la porte comme les autres, il s'esquiva donc avec la discrétion du vent. Et se retrouva ainsi, dans le couloir, en compagnie des deux autres réprouvés du soir.

« Grand Maître, Toulouse, je vous prie de bien vouloir pardonner mon emportement de tantôt, il semblerait que je sois un peu plus tendu que d'ordinaire. Nul besoin de s'en formaliser, il va de soi que je m'en voudrais de traiter sérieusement qui que ce soit de "connes" au sein d'une assistance de cette qualité. Mais vous pouvez être certaines que ce manteau abritait bien un putain de scorpion. »

Allez lui en faire démordre, maintenant ...


Zoyah a écrit:
A chaque fois que l’ambiance semblait s’alléger, un vent glacial en la personne du capitaine refroidissait tout. Décidément, ce n’est pas pour aujourd’hui où elles pourront être insouciantes et converser autour de sujets futiles. Qu’il soit excessivement prudent, elle pouvait le comprendre, c’était son rôle et puis l’atmosphère au Louvre avait viré au pourri, chacun semblant attendre que la malédiction frappe encore, à tel point que même elle en était devenue suspicieuse. Pas assez visiblement.... Mais les traiter de connes… alors ça ! Cela méritait au moins un coup de bottillon dans le derche. Bottillons dont elle n’était pas chaussée du reste, elle se contenta donc de lancer quelques paroles cinglantes teintées d’ironie … « La testostérone certainement, le capitaine serait une femme qu’on penserait qu’il a ses menstrues, c’est à se demander si on ne devrait pas châtrer tous les gardes royaux, histoire qu’ils gardent la tête froide en toutes circonstances. »

Puis elle se contenta de s’enfermer dans un mutisme vexé qui lui était coutumier tout en le boudant du regard. Toujours appuyée contre la porte, elle observait avec un rien de tristesse le sourire radieux de la reyne s’effacer pour faire place à une expression qu’elle ne parvenait pas à identifier. Colère ? Mécontentement ? Lassitude ? Pas vraiment le temps de se lancer dans une analyse que Lafa les chassa tous, ce qui n’étonna guère Zoyah. Il lui arrivait lors de grosses contrariétés d’avoir envie de réfléchir seule. La Dauphine tenta un sourire compréhensif qui se solda plutôt en une mimique pincée exprimant à quel point elle était désolée.

« A plus tard » … dit-elle doucement tout en entraînant ses jupons soyeux vers la sortie. Elle était très déçue, au puis un peu inquiète, le moral de la reyne ne lui semblant vraiment pas au beau fixe ces derniers jours.

Une fois dehors, elle était pensive, le regard fixé sur la porte qui venait de se refermer sur eux, et elle n’écouta pas les explications du capitaine. Elle se tourna vers Agnès … « le déjeuner a tourné court, peut-être aurons-nous une autre occasion quand Sa Majesté se sentira mieux » … elle avait distillé une forte notion de doutes en prononçant le mot « peut-être » car si les appartements de la reine – les mieux surveillés de France- n’étaient pas sûrs, alors aucun endroit ne l’était !


Gnia a écrit:
Et donc pas de déjeuner, ni en paix, ni autrement.
Et l'on ne saura jamais si bestiole cachée il y avait. La Reyne semblait lasse et il leur fut donné congé.


Votre Majesté...

Elle se retira avec les autres, après une profonde révérence, et une ride soucieuse barrant son front.
Elle hocha doucement la tête lorsque Iohann lui parla. Elle n'arrivait point à se défaire d'une sensation de malaise, probablement accrue par la tendance à l'extrême prudence plus tôt citée et que les paroles du Capitaine de la Garde tendaient à affirmer.
Un murmure.


Espérons que vous avez tort...

Puis son regard se posa sur le Dauphin.

Je gage que cette fatigue ne sera que passagère, Votre Altesse Royale.
Si vous le souhaitez, je puis demander que l'on nous dresse une table dans mon bureau, au moins nous déjeunerons, à défaut d'égayer l'ordinaire de Sa Majesté.


Elle avança de quelques pas dans le couloir, puis, parce qu'il fallait que ce pli soucieux disparaisse avant que le mal de tête qu'elle pressentait ne se transforme en affreuse migraine.

Peut être faudra-t-il s'enquérir de Sa Majesté dans une heure ou deux ?

Elle non plus n'aimait pas la savoir seule en cette période où les esprits aimaient à divaguer sur la malédiction qui était supposée frapper les Souverains.


Lafa_ a écrit:
La porte se refermait sur une Reyne pensive portant son verre à ses lèvres. Les battements de son coeur se font plus rapides et les pensées fusaient dans sa tête.
Que se passait-il ?
      Iohannes pouvait il avoir raison ?


Le verre glissa de sa main et s'écrasa au sol, elle ne sentait plus le bout de ses doigts, ouvrant et fermant sa main plusieurs fois ... Cherchant à retrouver des sensations qui se perdaient peu à peu.

      Pouvait-il avoir raison ?


Elle se leva péniblement, sa cage thoracique lui donnant l'impression de se faire plus étroite alors que ses poumons cherchaient de l'air chaque seconde un peu plus difficilement.
Chaque pas était lourd et des larmes perlaient sur ses joues. Elle voulait attraper ce manteau, l'observer ... Quelque chose lui avait échappé.

      Pouvait-il avoir raison ?


La distance qu'elle parcourait dans une sorte d'apnée incontrôlable lui semblait terriblement longue jusqu'à ce que ses doigts attrapent le tissu qu'elle se mettait à maudire.
Nul scorpion ... Nulle fourmi jaune ou autre bestiole exotique, juste ce morceau de tissu qui avait tant ébloui la Bussac mais qu'elle maudissait désormais sans savoir pourquoi. Seuls son esprit, sa réflexion répondaient, alors que son corps l'abandonnait.


      Il avait raison.


Et Lafa suffocante ne voyait plus que la cheminée comme objectif, traînant le lourd vêtement.
Son coeur tambourinait dans sa poitrine à un rythme effréné et quand elle put jeter le présent dans l'âtre, elle s'écroula, son regard se perdant dans les flammes qui dansaient en face d'elle.
Pourquoi ? Qui ? Tellement de monde à la fois ... Pourtant un pressentiment lui vint, et si c'était ...

Inerte, son cerveau battait, lui à plein régime, chaque fruit d'une pensée étant néanmoins avorté par une autre qui arrivait, et elle ne pouvait s'empêcher de se dire que ce qu'elle aimait, son pêché mignon, avait réussi à causer sa perte.

Inerte, elle pensait à Lui et maintenant, seulement Lui ...
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MessagePosté le: Sam 29 Avr - 14:42 (2017)    Sujet du message: Publicité

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