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1456-04 - Lorsque deux duchés entrent en guerre...

 
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MessagePosté le: Mer 25 Nov - 18:09 (2009)    Sujet du message: 1456-04 - Lorsque deux duchés entrent en guerre... Répondre en citant

[Début avril, entre Compiègne et Péronne(1)]



Petitangelot a écrit:
[Nuit du 4 au 5 avril 1456, mine entre Compiègne et Péronne]


Les armées de Champagne et du DR avaient pris sans trop de mal le contrôle de la mine entre Péronne et Compiègne. Les campements rapidement installés, des fortifications sommaires mises en place,...
Les troupes s'organisent. Premiers tours de garde. Grande activité au niveau des tentes de commandement.

Mélissande, lieutenant des Dames Blanches, s'était arrangée pour qu'elles reçoivent la charge de garder les positions de la mine en cas de combat. Position déterminante en cas de besoin et de retraite, la mine devait être gardée. Mais surtout, sur cette position défensive, Mélissande s'assurait qu'elle tiendrait la promesse faite: elle n'avancerait pas vers l'Artois pour lever le bras sur une ville où civils risquaient beaucoup. Elle serait là pour défendre la Champagne, pas pour abattre des artésiens...
De plus, chose qui la rendait d'autant plus prévoyante, dans les rangs des Dames Blanches se trouvaient une ou deux aspirantes relativement jeunes et sans expérience. La lieutenant se devait de faire ce qui devait l'être mais surtout de placer ses atouts là où ils pouvaient être gagnants.

C'est donc sur le flanc gauche de la mine en sur-haut de la vallée qui s'étendait vers Péronne que les Dames Blanches se positionnent ce soir-là, accompagnées des quatre loups également sous les ordres de Mélissande. Etendard planté là où on le voit... fier et défiant!

Mais la lieutenant n'était pas sereine... Erbigaël n'avait réapparue depuis le matin... absence inquiétante... mais il était bataille pour laquelle il fallait se préparer.

Puis les combats ont commencé. Les armées du DR avaient avancé sur Péronne. Bruits de métal, cris de guerre et de rage, folie des hommes rythmée par la chute des projectiles des engins de guerre.

Sur le flanc gauche de la mine, peu d'artésiens parviennent jusque là. Les dames étaient de fins archers, les loups étaient les muscles pour repousser les échelles et les quelques assaillants qui résistent aux flèches et arrivent au devant.

Mélissande frappe, lance, défend... elle guide les dames comme les loups pour diriger les attaques où il faut... Mais des archers artésiens parviennent à prendre place et à ajuster leurs tirs...


FLECHES!!!

A peine, les a-t-elle repéré, Mel n'a pas le temps de prévenir ceux et celles visées que les flèches s'abattent. Elle s'accroupit derrière son bouclier pour se protégé mais à coté d'elle, elle voit s'écrouler Zya. Un bon en avant, Mel se couche sur elle pour la protéger d'autres projectiles...

Et les minutes passent... Les blessés sont évacués dans les limites du possible. Ceux encore debout continue de résister, de se battre,... jusqu'au son du cor qui signe l'arrêt des festivités.



[Nuit du 5 au 6 avril 1456, mine entre Compiègne et Péronne]

Deuxième soirée bien plus acre que la précédente... Mel avait choisi une position défensive par promesse... mais elle ne souhaitait maintenant que de se lancer au coeur des combats. L'aspirante adolescente (Zya) n'était pas sure de survivre à la flèche qu'elle avait reçue en pleine poitrine. Daine avait été gravement blessée également. Erbigaël n'était toujours pas retrouvée...
La lieutenant rageait des dégâts subit... rage contre elle-même de ne pas avoir pu l'éviter, rage contre les artésiens qui avaient portés les coups.
La folie sauvage emporte même les âmes qui pourtant apprécient la vie plus que tout.

C'est les machoires crispées, les yeux déterminés, la main serrées sur la poignée de son épée, qu ela lieutenant met ses soeurs et loups en place. Prête à en découdre, prête à en redemander... Besoin de frapper, besoin d'extérioriser de goût acre dans la bouche...

Et les combats ont repris... Stratégies ajustées dans les deux camps en fonction de ce qu'on avait deviné ou suposé de l'autre... Mais même schéma que la veille: choc entre des armées rivales qui se déchirent.

Sur le coté gauche des défenses de la mine, les remparts de fortune tiennent bon. Les dames et les loups déploient toutes leur hargne dans la défense de leur position... Mais cependant encore des blessés, plus léger cette fois puisque l'adversaire avait envoyé très peu de force de ce coté.


zya62 a écrit:

[Journée du 4 avril]

La journée avait été placée sous le signe de la vérification des instruments de guerre.
La jeune aspirante avait sorti fièrement son arc. Elle qui n'excellait pas à l'épée était ravie que leur position du lendemain soit favotable à l'utilisation de cette frappe de jet.
Elle vérifia rapidement la courbure et les contre-courbes, inspectant que l'arme ne soit point abîmée, s'assura que la corne et les nerfs autour de la poignée n'avaient pas besoin d'entretien.
Elle en changea aussi la corde, espérant qu'elle en casserait pas en cours de route et banda fortement son arc, espérant augmenter sensiblement la vitesse de ses projectiles, tout en ne tordant pas les branches.
Puis, attrapant un peu de cire, elle l'appliqua pour entretien sur la nouvelle corde

Vint ensuite le tour du carquois qu'elle vérifia, prenant une à une ses flèches histoire de vérifier qu'elles soient bien droites et à la pointe affûtée.

Ne lui restait plus alors qu'à aiguiser l'épée qui viendrait en arme auxiliaire en cas de corps à corps.

La fin de la journée se passa en entraînements divers et minutieux réglages de dernière minute.



[Nuit du 4 au 5 avril 1456, mine entre Compiègne et Péronne]

Les Dames Blanches avaient pris position autour de la mine, sur le flanc gauche, sur un surplomb. But : défendre la nouvelle possession et le point de repli, contre les Artésiens qui voudraient sûrement la reprendre.

Après un instant lourd de silence, les premiers cris jaillissent, l'assaut est donné. Angoisse poignante un moment, vite envoyée au loin.
Qui dit que l'on est seul façe à l'ennemi? Ce n'est pas l'impression du moment, pour la jeune Zya.

Carquois qui avait été fortement serré dans son dos pour plus de facilité, elle se met en action. Premier tir de cadrage, histoire de voir le sens du vent et d'apprécier la distance...Vite suivi par une série d'autres.

Et les Artésiens qui s'avancent vers eux commencent à tomber sous la pluie des flèches lancées. L'archère, elle, est dans son élément, se déplaçant par moment pour changer d'angle, visant comme elle en a pris l'habitude, même si on est loin des chasses. Quoique? N'est-ce point une chasse à l'homme que tout ceci?


Citation:
05-04-2008 04:20 : Vous avez frappé Donaldoc. Ce coup l'a probablement tué.


Peu importe ce qu'elle touche, elle veut juste faire mouche, remarquant à peine que certains tombent sous ses flèches.

Cependant, comme dans toute guerre, les attaques viennent aussi des deux côtés. Et les archers, même s'ils sont bons côté royaliste, le sont aussi côté artésien.
Et une pluie s'abat au premier temps de répit sur eux.
La jeune fille n'a pas le temps de s'abaisser qu'elle est touchée.
Son arc tombe à terre pour se briser, lâchée par une main gauche titillée par une pointe de flèche, alors qu'elle même se trouve le bas ventre transpercée par une... ou des, elle ne sait pas. D'ailleurs, est-ce réellement le bas-ventre? Peut être la hanche? ou les deux?


Citation:
05-04-2008 04:20 : Farenheit vous a porté un coup d'épée. Vous êtes mort au combat.


Elle tombe alors, à genoux puis rapidement couchée, tandis qu'elle voit Méli faire rempart devant elle...

Puis, plus de souvenir sauf peut être celui du son du cor qui retentit, un peu après, alors qu'on l'emporte au loin, laissant l'impression qu'elle aurait presque pu tenir jusqu'à la fin, si elle avait fait plus attention. Vague sensation d'être secouée et que le paysage défile autour. Puis plus rien, le trou noir...


Petitangelot a écrit:

[Nuit du 6 au 7 avril 1456, mine entre Compiègne et Péronne]

Journée sans combat qui ne repose pourtant pas. Couleur pourpre qui recouvre la pleine et les abords de la mine comme de Péronne. Les cris des blessés et des mourants. Les ordres que les gradés, les nobles ou les chevaliers crient à leurs hommes pour préparer les coups suivants...

Et ce goût de sang que l'ont croit sentir dans la bouche et qui dégoute... qui dégoute mais pourtant ne calme pas la rage qui envahit le coeur de la chevalier Mélissande. Dames Blanches aux couleurs du vert-espoir... mais âme farouche qui brûle de relacher toute cette crispation haineuse face à l'adversaire pour en finir!

Erbigaël n'avait toujours pas donné signe de vie. C'était des loups, la veille, qui avaient cette fois été touchés au niveau de la mine.

Nouvelle soirée, nouveaux combats... Et si Mel avait presque prié ce soir-là pour avoir suffisamment droit à son lot de carnage, elle a été servie. Les artésiens avaient décidé de blesser les armées du DR dans leur position arrière et c'est une troupe complète qui prend d'assaut les flancs de défense de la mine.

Un ordre à gauche, un mouvement de bras à droite, repositionner les Dames Blanches et leurs arcs, prévenir les loups de s'armer de leur lances et de leurs épées pour le corps à corps qu'ils ne pourront probablement pas éviter cette fois.

Des minutes interminables pour repousser les assauts, avant que les premiers assaillants ne parviennent à franchir les défenses. Ce bruit métallique qui éclate au contact des corps et des armes...


RHAAAAA...!

La lieutenant rugit, la louve grogne et sort les crocs, la guerrière explose. Il n'est plus le temps des réflexions et des stratégies... c'est de survie et de férocité dont il est question maintenant.
Repousser encore et encore les coups pour tenir. Gagner le temps qu'il faut pour épuiser les espoirs et les énergies. Tenir... surtout tenir.

Femmes au milieu des loups, les Dames Blanches frappent, répondent, encaissent, ripostent... La lieutenant fait ce qu'elle peut. La louve n'a pas peur, elle n'a confiance qu'en sa capacité à survivre.

Puis ce pincement douloureux qui prend aux cotes... Pivoter sur le coté en balayant de l'épée dans un large cercle pour blessé à mort l'auteur du coup. Un pas en arrière pour garder l'équilibre chancelant. Mel ne sent déjà plus la douleur à son flanc, l'adrénaline estompe toute sensation. Mais cette chaleur qui coule le long de sa taille... un regard rapide vers le bas... L'armure légère n'a pas suffit pour garder les chaires à l'abri de la lame tranchante. Les tissus qui sont en dessous se colorent du joli pourpre...


RAAAAAh!

Le bras gauche qui balance son bouclier au visage de l'artésien qui courait vers elle pour l'achever... le soldat assommé sur le coup s'écroule! Emportée par son élan, la lieutenant perd l'équilibre et doit mettre un genou à terre et s'appuyer sur son épée pour ne pas tomber. Une bousculade... elle tombe en arrière contre un muret. Ne sent plus rien, plus la force...

Un bruit sourd siffle... Le son du cor... Le retrait des troupes... Mélissande laisse s'échapper un petit rictus acre et moqueur. "Pas encore ma fin... Vous n'aurez pas encore ma fin...!"
La main crispée sur son flanc, assise au sol la tête appuyée non-nonchalamment sur le muret, elle regarde droit devant elle un peu dans le flou, attendant que quelqu'un passe par là pour l'aider à se relever...



[Début avril, entre Compiègne et Péronne(2)]

Petitangelot a écrit:


[Matin du 7 avril 1456, mine entre Compiègne et Péronne]

Alors que la troisième bataille consécutive se terminait enfin... Les premiers blessés étaient rapatriés. Des brancards pour certains, une simple épaule pour soutenir d'autres...
Du coté du flanc gauche, du coté de la défense de la mine où se trouvaient les Dames Blanches, les combats avaient été plus rudes encore que la veille et on y voyait beaucoup d'agitation... Un brancard passe, puis un autre... sur ce dernier, une femme serrait les dents en se serrant le flanc...



    Aime voyait passer des blessés, des brancards de tout coté.. il cherchait Mel et ses amies...

C'est alors que la femme transportée sur le brancard, ronchonne contre les brancardiers puis leur ordonne avec vigueur de s'arrêter pour aller rechercher son épée.
    Aime regarde les brancardiers qui sont pas très loin de lui et regarde surtout la silhouette allongée .... le foulard au poignet gauche ... Mel... il part vers eux et à quelques pas entend la voix qui s'adresse aux brancardiers ... il accélère et leur crie...

    Attendezzzzzz !

    Tout en s'approchant d'eux pour reconnaitre Mel blessée une main sur son flanc.

Mélissande tend la tête en arrière pour regarder vers le petit fortin dont on venait de la sortir... et voit arriver un des soldats parti en courant rechercher son épée. Elle tend son bras libre par dessus le brancard pour saisir l'arme puis la coucher à coté d'elle, avant de grimacer à nouveau de ce geste de trop, crispant les doigts de son autre main sur les tissus sanguinolents de sa tenue.

Elle n'entend qu'à moitié le cri d'Aimelin, mélangé au chahut général

    Aimelin ayant fait signe aux brancardiers d'attendre, arrive enfin à coté d'elle pour la voir grimacer en plaçant son épée a coté d'elle. Inquiet il regarde sa blessure et la regarde.

    Mel, je suis là... Je t'accompagne à l'hospice! Tu restes calme!

Mélissande réouvre les yeux crispés pour voir apparaitre Aimelin au dessus d'elle. Petit sourire de satisfaction de le savoir indemne puis un brin d'humour pour relativiser...

Hey... tu veux essayer? c'est plutôt confortaaaaaa...ble.

Mélissande termine le dernier mot en serrant les dents... un lancement la fait se contracter.
    Aimelin sourit en la voyant faire de l'humour pour ne pas montrer qu'elle souffre.

    Hum... une autre fois peut-être! En attendant, tu restes calme et je te quitte pas.

    Puis s'adressant aux brancardiers...

    Allez! Direction l'hospice et en la ménageant le plus possible! Je vous accompagne !

Mélissande se détend à nouveau... mais grommèle de rage.

Non de... me souvenait plus que ça faisait si mal!... l'aurait pu viser la jambe au lieu... de me lacérer le flanc!
    En se remettant en marche, Aimelin a fait le tour pour se trouver du coté de son épée ... il pose sa main sur la sienne et tout en marchant ne la quitte pas des yeux.

    On va s'occuper de toi et te soulager... mais arrêtes de t'énerver comme ça!

M'énerver?... mais je ne m'énerve pas... je râle!
    Oui, tu râles, je sais! dit-il sans pouvoir s'empêcher de sourire.

Mélissande semble particulièrement excitée et ne facilite pas le travail des brancardiers... Elle libère sa main libre sur laquelle Aim avait posé la sienne pour montrer du bras le premier brancardier...

Déjà qu'ils m'ont obligée à m'allonger sur ce truc!... J'ai encore mes deux jambes... le brancard serait surement plus utile à celui-là... termine-t-elle en pointant un gars allongé au sol qu'ils dépassaient et dont la jambe affichait une méchante fracture ouverte.
    Aime regarde l'homme à terre et avise des brancardiers pas loin .. il regarde Mel lui lachant "je reviens de suite"
    Il revient vers l'homme.. son bouclier arborait les insignes de l'armée royale... il fait signe aux deux hommes plus loin de venir

    "ici un brancard vite !!!"

    pendant que les hommes arrivent en courant il se baisse vers l'homme "ca va aller on va vous transporter".
    Une fois sûr qu'il est en de bonnes mains il repart en courant vers Mel que les brancardiers emmènent à l'hospice dressé sur le camps.

Mélissande avait déjà parcouru une bonne partie du chemin vers l'hospice de fortune lorsqu'aimelin la rejoint, d'un air agacé par la situation, elle lui rétorque...

ne te presse pas... ils vont surement me renvoyer sur Compiègne!… vont me parquer avec les autres le temps que j'arrête de me vider... puis je reviendrai.. .
    Compiègne est a 10 lieues je vais avec toi et je reviendrai pour la bataille ... tant que tu es la je reste près de toi
    puis a voix basse "je sens que je vais en tuer quelques uns de ces maudits artesiens"

et bien justement reste là... pour les attendre!

Mélissande est portée près d'un grand charriot qu'on chargeait des blessés à ramener à Compiègne
    Aime la regarde sans rien dire ...

Mélissande est halée dans le charriot, qui n'est en fait qu'un grand plateau sur roue, normalement utilisé pour ramasser les foins en été
    Aime regarde les hommes mettre les blessés sur le chariot .. s'approche d'elle... murmure je te vengerai

Mélissande tourne la tête vers Aimelin, le voit sans mot, reste un instant silencieuse

allez...

Mélissande essaie de lui sourire pour le réconforter

je m'en sortirai... j'ai déjà connu pire
    demande Atirenna elle prendra soin de toi ....Il lui caresse doucement la joue et passe sa main sur son front ....
    .. et repose toi je veux te retrouver en pleine forme... puis lui sourit pour la réconforter.

ce n'est qu'une petite coupure dit-elle moqueuse alors que son front perle d'un début de fièvre... devront faire mieux s'ils veulent m'avoir...
    Aime la regarde en souriant .. ne sera pas tranquille tant qu'il saura pas si elle va bien. Il la laisse parler et serre sa main

    je serai avec toi par la pensée tout le temps

Mélissande est soudainement agitée... le charriot s'ébranle et se déplace. Secouée par les mouvements du charriot, elle commence à s'éloigner... gardant ses yeux sur aimelin avant de redresser le visage pour regarder le ciel gris au dessus d'elle
    Aime s'écarte quand le chariot se met en marche et marche un peu à coté puis s'arrete et la regarde s'éloigner perdu dans ses pensées... il attend que le chariot soit hors de sa vue pour faire demi tour et repartir vers le camp, sa tente, se reposer, dormir ne plus penser.

Mélissande mettra plus de quatre heures pour rejoindre Compiègne, une heure supplémentaire avant d'être placée dans l'hospice même, dans l'alignement eds autres blessés, dans l'attente qu'un infirmier ou un médicastre soit suffisamment libre que pour s'occuper d'elle


Dernière édition par Archiviste le Mer 25 Nov - 18:13 (2009); édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer 25 Nov - 18:09 (2009)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Mer 25 Nov - 18:09 (2009)    Sujet du message: 1456-04 - Lorsque deux duchés entrent en guerre... Répondre en citant

[7 avril, hospice de Compiègne (1)]

Petitangelot a écrit:


[Suite de Bataille à Péronne]

[Lundi 7 avril 1456, dans le cortège de charriots et de blessés qui sont rapatriés de Péronne vers l'hospice de Compiègne]


Les mouvements saccadés du charriot qui la transportait s'arrêtent enfin. De longues heures s'étaient écoulées pendant le déplacement de ce défilé plutôt macabre de blessés et de morts... De lougues heures pendant lesquelles, Mélissande couchée dans un charriot avec fixé le ciel gris, étendue sur son brancard, à ressasser les derniers combats, imaginer ce qu'elle aurait dû faire pour éviter les trop nombreux blessés... ou tout simplement pester contre l'attaque artésienne sur Compiègne qui avait déclenché cette guerre, rager contre cette nouvelles blessure qui l'immobilise alors qu'elle bouillonne intérieurement.
"Pas encore ma fin... Vous n'aurez pas encore ma fin...!" avait-elle ricané lorsque la fin de la bataille avait sonné alors qu'épuisée et blessée, elle n'aurait plus tenu longtemps aux cotés des Dames Blanches.

Le brancard remue. On s'occupe de décharger les blessés et de les porter dans ou en dehors de l'hospice pour gonfler encore l'alignement des blessés.
Mel est portée dans un coin du couloir d'entrée de l'hospice. Sa main toujours crispée sur son coté.

Beaucoup de mouvements, de gémissements, de derniers souffles ou de ronflements... Des médicastres, des infirmiers, des aides courent en tout sens. Leur visage fatiguée, presque fantomatique montrent qu'ils agissent comme dans un cauchemar, sans plus réfléchir, à la manière d'automates.

Loin d'être blessée à mort, les soigneurs dénigre la louve pour s'occuper de cas plus grave. Mel attend en silence, les yeux fixés sur le plafond. Le temps passe... rapidement? lentement? Difficile à dire puisque la scène est toujours la même.

Puis quelqu'un s'avance vers elle et l'aborde... un gros chat rouge... discussion brève... sursaut d'orgueil face à cet homme qui après s'être caché derrière un masque semblait devoir trahir tous ses principes et ses acquis soit disant "parce qu'il n'avait pas le choix". La louve se redresse, brave, ironise, défie... elle reprend suffisamment du poil de la bête que pour, devant lui, nettoyer la plaie laissée par la lame qui l'avait atteinte, s'emparer du fil et du crochet qu'il était aller chercher pour, par elle-même, trouver assez d'orgueil et de détermination pour recoudre son propre flanc.
Soulagement tout de même lorsqu'elle termine. Dernière bravade hautaine adressée au basque avant qu'il ne quitte les lieux.

A nouveau seule, Mel se relache, se laisse allée. En quelques efforts grimaçant, elle se recouche de tout son long. Le regard qui se perd à nouveau vers le plafond alors qu'elle maintient toujours un morceau de tissus presser contre la suture, la chemise encore entrouverte, laissant apparaitre la poitrine exposée sans retenue et fausse pudeur pendant qu'elle officiait.

Mais l'effort a été rude, épuisant le reste d'énergie et parachevant l'état de lassitude de la chevalier. Les yeux fixant le vague comme pour voir le ciel à travers le toit de l'hospice, se ferment peu à peu... Sommeil profond, sommeil sans rêve ni agitation...

mikiss a écrit:

Zender a écrit:

Ne vous excusé pas madame, ce n'est rien, puis il faut savoir tiré profit d'une opportunité.

Je suis... en bref, chef des armées du Maine simplement
.
Mikiss faillit lui expliquer qu'elle adorait tourmenter les chefs,mais soudainement une dame assise à même le sol attira son regard.
Ben ca alors on dirait Mel dormant la.
Mikiss regarda de nouveau.

Rooo Mel !!!

Elle se précipita sur sa CL et lui toucha le visage.

Roooo tu m'as fait peur

Mikiss regarda ou elle avait pu etre touchée et regarda son flanc.

Roooo mais qui est le sauvage qui ta recousue c'est pas du travail cela.
Montre le moi de suite et je l'eventre.


Mikiss passa sa main sur le visage de Mel
Elle semblait legerement fievreuse,mais rien d'alarmant.

Rooo Mel dit moi cela va?
Dire que moi je traine ici et que tu te bat.
Rooo sure que j'aurais pus prendre se coup d'épée à ta place.
Je vais te trouver un lit
Pis j'ai un médicastre qui fait rien la bas, je vais te le rammener.
Dit tu as besoin de quelques choses?
Rooo pourquoi tu parle pas sans doutes la faiblesse?
Ou bien il t'on coupé la langue?
Rooo tu veux que je regarde ta langue?
Fais moi juste un signe de tête si tu es Muette.


Aimelin a écrit:


Aime regarda encore du côté d'Atirenna et Bel et vit la médicastre s'occuper d'elle.. il se demandait pourquoi son amie l'avait ignoré mais ne chercha pas à comprendre. Fatigué il n'avait pas la tête à ça.

Il allait continuer sa visite quand un homme sur un brancard attira son attention (nordquay). Une entaille à la jambe gauche et personne n'avait l'air de s'être occupé de lui. Il se pencha vers lui.


Vous m'entendez ? .. Aime l'avait appelé doucement pendant qu'il enlevait méticuleusement les morceaux de tissus qui entouraient la plaie.
Il pensait qu'au moins inconscient il ne sentirait rien.

Il prit la gourde qui contenait l'infusion d'aigremoine et humecta doucement la plaie pour arrêter les saignements.
Il jetait parfois un regard à l'homme tout en faisant le plus doucement possible. Une fois la plaie nettoyée il vit que la coupure était franche.
Il appliqua une compresse encore chaude pour calmer la douleur et nettoya à nouveau la plaie.
Une fois la plaie bien propre il y déposa le cataplasme de millepertuis qui calmerait bien la douleur le temps de le recoudre.


Si vous m'entendez ne bougez pas.. on s'occupe de vous.. Je vous ai mis un cataplasme et je vais chercher un médicastre.

Apres une dernière vérification il se releva et regarda autour de lui. Ati était occupée mais il se dirigea vers elle.

Ati, j'ai un homme là bas lui dit il en montrant le blessé qui a besoin d'être recousu... une entaille à la jambe gauche...
J'ai nettoyé la plaie, appliqué les compresses et posé le cataplasme.
Je continue le tour des blessés faites moi signe si besoin.


Il alla mettre les linges souillés dont il s'était servi à bouillir avec les autres, en prit d'autres et repartit.
Il était non loin de l'entrée quand il aperçut la lancière de Mel penchée sur un brancard.. il se fraya un passage entre les paillasses pour se diriger vers elle voir si c'était son amie
.


RicW a écrit:

Ric allait partir, puisque Cathéolia n'avait plus besoin de lui, quand son exclamation le poussa à se retourner... et ce qu'il vit lui fit frissonner tout le corps... Pouvait on encore appeller ca une main... Il n'osa imaginer ce qu'il avait pu endurer au combat... et il n'était pas sur que quiconque parviendrait à la lui sauver...

Pale, il parvient à murmurer :


Je revient tout de suite...

...avant de se précipiter vers l'endroit ou il venait, la partie ou se reposait la première lieutenant et ou il avait du passer la nuit à cause de son égratinure... C'est la qu'il avait ses quelques affaires, dont une fiole d'eau de vie, en cas de coup dur... Il s'en avala une petite gorgée, et, passé un instant, il expira profondément, et se calma... Ce n'était qu'une simple blessure, même si elle n'était pas belle à voir ! Rien de quoi à lui retourner l'estomac...

Il secoua la tete, et regarda un instant le corps endormi d'Aylla... Il ne savait pas comment elle pouvait dormir dans toute cette cohue, mais la voir ainsi le rassurait... Il pouvait veiller sur elle, cette fois ci...

Il en profita pour changer enfin de chemise, et en enfiler une un peu plus propre, et pris un gilet sur ses épaules. Il comptait revenir vers Cathéolia, et éventuellement lui proposer une goute d'alcool pour elle, ou pour le blessé, quand il tomba sur un visage qu'il connaissait....


Citation:

Rooo Mel dit moi cela va?
Dire que moi je traine ici et que tu te bat.
Rooo sure que j'aurais pus prendre se coup d'épée à ta place.
Je vais te trouver un lit
Pis j'ai un médicastre qui fait rien la bas, je vais te le rammener.
Dit tu as besoin de quelques choses?
Rooo pourquoi tu parle pas sans doutes la faiblesse?
Ou bien il t'on coupé la langue?
Rooo tu veux que je regarde ta langue?
Fais moi juste un signe de tête si tu es Muette.

Il s'approcha, s'accroupit et tappa doucement à l'épaule de la femme :

Dame, sans vouloir vous offencer, je crois que dame Melissande est endormie... et si elle a besoin de se reposer, je ne suis pas sur que ce soit la meilleure méthode pour l'aider...

Il se gratta le cou, et la regarder les deux femmes un peu plus attivement...

Cette femme a ... sauvé mon père, et si vous voulez, ma couche est libre, et je n'y reviendrais pas... avec votre aide, nous pourrions la faire se reposer la bas, cela sera plus confortable qu'ici... Enfin, si vous le voulez...

Il détacha son gilet, et le posa autour de Mellissande.. Elle en aurait plus besoin que lui les heures à venir...


Petitangelot a écrit:

[Lundi 7 avril 1456, dans le couloir d'entrée de l'hospice, perdue parmi les blessés]

Ce calme... Magnifique moment d'apaisement que ce sommeil sans rêve ni délire. Visage détendu, muscles relâchés,... Repos mérité d'un corps éreinté.

Mais une voix débitant des mots à une vitesse incroyable se fait entendre. Une main qui passe sur son visage à plusieurs reprises interrompt pour de bon ce repos si bienfaiteur.


mikiss a écrit:

Rooo Mel dit moi cela va?
Dire que moi je traine ici et que tu te bat.
Rooo sure que j'aurais pus prendre se coup d'épée à ta place.
Je vais te trouver un lit
Pis j'ai un médicastre qui fait rien la bas, je vais te le rammener.
Dit tu as besoin de quelques choses?
Rooo pourquoi tu parle pas sans doutes la faiblesse?
Ou bien il t'on coupé la langue?
Rooo tu veux que je regarde ta langue?
Fais moi juste un signe de tête si tu es Muette.


Visage qui se plisse, yeux qui s'entrouvrent doucement pour s'adapter à la lumière. Les questions de la lancière qui l'assaillent...

Mélissande crispe de suite ses doigts sur le bout de tissus qu'elle n'avait pas lâché et le replace sur son flanc pour cacher la blessure. Elle lève légèrement l'autre main, paume ouverte et tendue face à Mikiss comme pour servir de bouclier et adoucir les sons qui lui parviennent aux oreilles.
S'aidant du coude de son bras tenant le tissus sur la blessure, elle fait quelques efforts, grimaçant de moitié, pour se redresser (Mel étant couchée de tout son long sur une paillasse au sol^^), s'assoir et s'appuyer contre le mur.
Tiens!? Un gilet lui couvre le torse. Quelqu'un a dû l'en couvrir.


Bonjour, Mikiss. dit-elle d'un ton moqueur mais encore las. C'est que ces deux mots tranchent par rapport au pamphlet de la lancière!^^ D'un ton coupant court à l'initiative de Mikiss, la chevalier lui répond de suite.

ça va! ça va! Je suis toujours entière!

Puis Mélissande remarque la présence d'une autre personne accroupie à coté de Mikiss. Mélissande fixe de suite le jeune homme puis reconnait le fils du duc Kurt Wagner. Elle lui adresse un salut de la tête accompagné d'un regard inquisiteur se demandant ce qu'il faisait là à son chevet.

Duc Wagner...!?

RicW a écrit:

Ric inclina la tête, et lui sourit.

Appellez moi Richard, ici je ne pense pas que les titres aient grande importance...

Il la contempla un instant... Et continua.

Je proposais à votre amie.. si vous voulez vous reposer, je pense que ma couche est plus confortable que le sol... Moi, je n'en ai plus besoin, mais vous... vous semblez plus touchée que moi...

Il hésita, mais ne continua pas... Dire encore une fois qu'il avait une dette envers elle ne réussirait qu'à la la fatiguer et lui rappeller de mauvais souvenirs... Il espérait simplement qu'elle accepte qu'on puisse veiller sur elle comme elle avait veillé sur son père...

Et puis... de ma couche, vous pourriez veiller sur la première lieutenant... Celle-ci dort encore, mais je m'en veux de la laisser seule... Savoir que quelqu'un sera la, si elle en a besoin, pourra être bénéfique.. pour vous deux...

Certes, son excuse était pitoyable, mais bon c'était mieux que rien du tout... surtout pour une improvisation assez totale...
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MessagePosté le: Mer 25 Nov - 18:10 (2009)    Sujet du message: 1456-04 - Lorsque deux duchés entrent en guerre... Répondre en citant

Aimelin a écrit:

Il donna à boire de la tisane à un blessé puis se releva continuant son tour au milieu des blessés quand il vit une agitation non loin de lui.. non loin de la porte.

Il s'y dirigea en regardant à droite et à gauche.
En passant devant une blessée, il s'arrêta la reconnaissant ...Aylla .. il se pencha doucement et vit qu'elle dormait puis leva les yeux.

Il regarda la personne à quelques pas .. allongée à même le sol pratiquement.. reconnaissant Mel il s'avança vers elle alors que la lancière qu'il avait déjà vu et un homme étaient à ses côtés.


Bonjour Mikiss, bonjour Messire, pardonnez moi …

puis se tournant soulagé, vers MelMel tu es là il se pencha sur elle et vit sa main ensanglantée appuyée sur son flanc gauche…

est ce qu'on s'est occupé de toi ? Tu peux pas rester là par terre..
nous allons t'installer ailleurs.


Il se tourna pour regarder vers Aylla .. la couche était libre en face d'elle… il regarda l'homme à coté de lui.

Messire, pourriez vous m'aider à la porter doucement sur cette couche s'il vous plait ? je pourrai regarder sa blessure de suite.


mikiss a écrit:

ricW a écrit:

Dame, sans vouloir vous offencer, je crois que dame Melissande est endormie... et si elle a besoin de se reposer, je ne suis pas sur que ce soit la meilleure méthode pour l'aider...


Mikiss regarda se messire devenant rouge de colére

Mel a écrit:
Bonjour, Mikiss.ça va! ça va! Je suis toujours entière!

Mikiss souffla soulagée
Mel a écrit:
Duc Wagner...!?

Duc rooooo c'est pour cela qu'il enervé deja Mikiss il etait Duc.

RicW a écrit:

Je proposais à votre amie.. si vous voulez vous reposer, je pense que ma couche est plus confortable que le sol... Moi, je n'en ai plus besoin, mais vous... vous semblez plus touchée que moi...
Et puis... de ma couche, vous pourriez veiller sur la première lieutenant... Celle-ci dort encore, mais je m'en veux de la laisser seule... Savoir que quelqu'un sera la, si elle en a besoin, pourra être bénéfique.. pour vous deux...

Mikiss regarda le Duc de plus en plus rouge

Roooooo et vous pensez que je vais rester la sans rien dire
Déja je vous ferez dire que c'est pas mon amie ...Mais Mel est ma chef et je dois veiller sur elle roooooo
De plus messire duc ou pas dire à Mel de veiller sur qui que ce soit dans son état rooo vous etes inconscient
Et je vous prierez de cesser de parler vous la fatiguée
C'est pas possible cela
Empecher les blessés de se reposer quel toupet


Mikiss se tourna vers Mel et lui sourit.


Petitangelot a écrit:

Inclinaison de la tête souriante et amusée pour répondre à celle du jeune duc. Il lui proposait de l'appeler par son prénom. Ce n'est pas elle qui allait critiquer ou condamner l'initiative.

Le jeune duc... enfin... Richard (^^) lui propose ensuite sa couche. Raillerie immédiate de la chevalier:


Votre couche? Voyons Richard... Souffrez-vous d'un manque de maîtresses tel que vous invitiez une louve blessée?

Tout en riant légèrement, elle glisse le regard vers la dite-couche, un peu plus loin. Les courbatures qui s'étaient emparées de son dos et de ses épaules lui laissaient comprendre que la proposition était des plus intéressantes.
Mais Richard semble ressentir le besoin d 'appuyer sa proposition d'un argument... plutôt bancal! Mélissande jette un coup d'œil vers Aylla endormie et plutôt sereine, puis revient vers le duc lui adressant une moue amusée de l'effort. La chevalier ouvre la bouche pour dire quelque chose mais... pas le temps, Mikiss revient à la charge!

Mélissande adresse à Richard un regard désolé et moqueur à la fois, l'air de lui expliquer
"Et oui! Je vous présente Mikiss!"

Quelqu'un d'autre approche et se faufile.

Aimelin a écrit:
Mel, tu es là


Nouveau sourire calme de le revoir indemne.

Aimelin a écrit:

Est-ce qu'on s'est occupé de toi ? Tu peux pas rester là par terre... Nous allons t'installer ailleurs.

Messire, pourriez vous m'aider à la porter doucement sur cette couche s'il vous plait ? je pourrai regarder sa blessure de suite
.

Froncement de sourcils, visage légèrement agacé... Certes intérieurement, elle appréciait le fait que l'on puisse s'inquiéter de son état mais elle ne supportait pas qu'on la prenne pour une invalide incapable.

Sans prévenir, laissant chacun des trois à leur discussion, la voilà qui s'appuie sur sa main pour s'écarte du mur sur lequel elle était appuyée, qui plie les jambes pour ramener ses pieds presque en dessous d'elle... Grimace silencieuse au passage, cachée par le menton baissé. Doigts qui pressent le tissus sur la suture.
Elle se penche en avant pour s'appuyer sur ses pieds et se redresser. Aucune hésitation dans le mouvement ni manque d'énergie, juste quelques précautions pour crisper les abdominaux progressivement.
Sans requérir l'aide des deux hommes ou de Mikiss, voir même repousse (calmement) le bras qu'ils pourraient lui proposer, la chevalier enjambe les quelques mètres qui la séparaient de la couche, puis s'appuyant sur le montant, se retourne pour s'assoir doucement sur le lit. Grimace d'autant plus retenue qu'elle est face aux autres mais petit soupire tout de même de soulagement de se rassoir.


Aimelin a écrit:

Sans rien demander Mel se leva et alla sasseoir elle même sur la couche en face Aylla… Il sourit en ramassant la bassine et ses affaires… décidément la louve n’était pas de celle qu’on assistait sans leur consentement. Mais l’essentiel était qu’elle soit bien installée.
La rejoignant il jeta un regard vers l’homme qu’il avait soigné s’inquiétant de ne pas voir Atirenna dans le coin.

Il s’agenouilla à coté de Mel .. trouvant qu’il prenait un peu trop l’habitude de s’agenouiller devant les femmes ici… et enleva sa main de sa blessure en lui demandant de s'allonger.
Sans la regarder il lui parlait tout en s’affairant.


Bon déjà recousue.. et je ne demande pas par qui regard taquin vers ellebon ce n’est pas sur toi que j’exercerai mes talents de parfait couturier encore mon amie…

Petite phrase taquine pour la faire sourire en prenant un linge propre qu’il venait d’imbiber de tisane d’aigremoine pour nettoyer à nouveau la blessure délicatement… des petits coups d’œil à son visage pour guetter ses réactions.. puis application toute aussi douce de compresses tièdes de camomille pour endormir la douleur.

Voilà plus que l’amplatre et les bandages m’dame le chevalier

Il posa sur la plaie bien propre l’amplatre de millepertuis et en le maintenant doucement prit un bandage propre… et regarda l'homme et Mikiss qui suivaient la scène.

Il faudrait l’aider à se maintenir un peu relevée.. en maintenant le gilet sur elle, et maintenir aussi l’amplatre le temps que je passe le bandage.. Je me dépêcherai.. apres vous pourrez l’aider à se recoucher.


mikiss a écrit:

Aimelin a écrit:
Il faudrait l’aider à se maintenir un peu relevée.. en maintenant le gilet sur elle, et maintenir aussi l’amplatre le temps que je passe le bandage.. Je me dépêcherai.. apres vous pourrez l’aider à se recoucher.


Mikiss se ruat vers Mel poussant le duc au passage

Mel se relevée déja seule tetue qu'elle était
Mikiss lui poussa la main pour tenir son gilet
Et en regardant sa Cl

Je te préviens si tu te laisse pas faire j'ai déja reperé un tabouret.

Puis elle fixa Aimelin

Et vous messire vous pourriez dire s'il vous plait non mais.
De plus vous êtes médicastre au moins
Car Mel à besoin d'etre vite sur pied
Sinon elle va commencer a raler
Et je supporte pas les gens qui rale moi roooooo


RicW a écrit:

Ric eut un instant le souffle coupé par les paroles de Mellissande, qui le firent rougir avant de comprendre qu'elle plaisantait, mais pire encore par Mikiss, et elle fut bien inspirée de se tourner pour ne pas voir la lueur de rage qui venait de s'allumer dans les yeux du jeune homme, ainsi que le mouvement quasi instinctif de sa main vers son coté... ou de toute facon son épée ne se trouvait pas....

La colère ne dura qu'une seconde, et une inspiration, puis une crispation de la main la chassa... Ce n'était pas le lieu pour de tels infantillages, surtout aprés le regard presque amical de la blessée...

Il serra les dents, mais ne répondit rien... Il aurait tot fait de faire comprendre à Mikiss qu'un Duc n'était pas un chien qu'on peut insulter quand il vous ennuie... Mais cela attendrait. Il voulut aider Melissande à bouger, comme le conseillait Aimelin, mais son expression l'en dissuada... Il attendit de la voir installée sur sa couche, avant d'incliner légèrement et de repartir vers son blessé initial, sans meme un regard pour Mikiss.


Reposez vous bien, lui dit il quand meme avant de s'éloigner, Votre honneur est largement sauf pour la journée.

Enfin, il arriva auprés de Cath, et la vit penchée a essayer de comprendre les paroles du blessé... Il ne put rien entendre, mais espéra qu'elle lui ferait par de ce qu'elle avait pu comprendre..

Dame, me revoila, j'ai du venir en aide à un autre blessé... J'apporte une petite fiole d'eau de vie... Si vous en avez besoin... pour lui.. ou pour vous.. .


Aimelin a écrit:

A peine sa phrase terminée il vit la lancière se ruer sur Mel bousculant l’homme au passage. Regard vers Mel et l’homme en lui faisant comprendre qu’il était désolé.

Il jeta sur la femme un regard noir. L’hospice avait besoin de calme … les cris et gémissements des blessés étaient bien suffisants sans que quelqu’un vienne les fatiguer un peu plus. Il allait lui dire de se calmer quand il resta sans voix.

D’un tonc sec qui en disait long sur son état d’énervement il lui lanca d’une voix retenue pour ne pas réveiller Aylla à côté.

Alors d’abord vous vous calmez…
c’est un hospice ici et les blessés ont besoin de repos et Mel aussi
la voyant vouloir l’interrompreensuite non je ne suis pas médicastre ... j’aide de mon mieux Atirenna et Bel depuis mon arrivée ici, avec leurs conseils, et Atirenna m’a demandé de faire le tour des blessés et m’en occuper… et sachez que je ne fais rien sans être sur que j’en suis capable.

Alors maintenant "madame rooo" … où vous me laissez m’occuper d’elle car j’ai d’autres personnes à surveiller ou vous allez respirer dehors le bon air de Compiègne
il la regarda sans baisser les yeux avant de dire sèchements’il vous plait.


Petitangelot a écrit:

Mélissande ne réagit tout d'abord pas à la réaction d'énervement du jeune duc. La situation était encore tout à fait gérable.

Elle s'allonge sans résistance pour qu'Aimelin puisse nettoyer la plaie. Couchée sur le coté, la chemise et le gilet relevés jusqu'en dessous de sa poitrine, elle le laisse s'appliquer souriant brièvement de ses taquineries mais concentrée sur les gestes de son ami.

Mais Mikiss n'en démord pas, se rue sur elle et bouscule le jeune duc, si pas volontairement, de manière particulièrement indifférente et outrageante. Le duc prend sur lui et utilise une voix énervée même si retenue...

RicW a écrit:
Reposez vous bien, lui dit il quand meme avant de s'éloigner, Votre honneur est largement sauf pour la journée.

Mélissande lui adresse un signe de la tête de remerciement avant qu'il ne s'éloigne rapidement. Courroucée par la réaction de Mikiss, la chevalier, la fixe d'un regard noir. Aimelin venait de finir le cataplasme et parlait de la faire assoir pour la bander. Mel ne l'entend que d'une oreille, agacée par le comportement de la lancière. Ne la lâchant pas des yeux, Mel se redresse d'elle-même pour s'assoir maintenant de sa main gauche l'amplâtre placé par l'apprenti infirmier (^^).

Pas le temps de réagir, nouvelles remontrances adressées à Aimelin qui ne tarde pas à répondre. Ton de voix calme mais propos tout aussi piquants!


Il suffit! tranche-t-elle d'une voix calme mais autoritaire, s'adressant aux deux présents mais le visage furieux dirigé vers Mikiss.

Le champ de bataille, c'est dehors!

Il n'est pas permis d'insulter les gens de la sorte! Tu présenteras tes excuses au duc Wagner... comme à Aimelin!


Le ton de voix de la chevalier est plutôt catégorique.

Quant à moi...

Mel saisit le bandage que tenait Aimelin. D'un mouvement énervé de sa main droite, elle relève le bas de sa chemise pour le coincer sous son menton et dénuder ainsi son ventre et l'amplâtre. Tout en s'exécutant, elle continue de parler rageuse.

Je suis encore capable... de la main gauche tient l'amplâtre et le début du bandage, de la main droite le déplie autour d'elle ... de ne me soumettre qu'aux soins... passe sa main droite dans son dos pour donner par derrière, à sa main gauche, le rouleau du bandage, puis repasse la main droite par devant pour le reprendre à gauche et le placer correctement avant de commencer le second tour*/i] ... que je ne suis pas en position de me m'administrer... fait le deuxième tour de la même manière que le premier, toujours avec des gestes bien placés mais agacés ... personnellement!

Il ne reste qu'une dizaine de centimètres de tissus, une fois le bout du bandage revenu à son point de départ. Elle le glisse un peu sommairement dans la première bande bien serrée pour le fermer.

Redressant les yeux toujours froncés sur Mikiss, le menton libère la chemise qui retombe sur ses genoux. Puis elle saisit le gilet du duc, passe son bras droit dans la manche puis beaucoup plus précautionneusement le bras gauche dans l'autre.

Dernier regard vers Mikiss, l'air de dire "Voilà! C'est fait!", avant de se redresser pour se mettre... debout!?


Besoin de sortir pour prendre l'air... "... et boire un coup!" termine-t-elle dans sa tête.
Besoin de sortir. Si elle n'avait pas connu Mikiss, elle aurait été probablement beaucoup plus méchante et agressive encore dans ses propos.
Ne supporte pas d'être "prise en otage". Besoin d'espace, de liberté. Visage fermé trahissant l'effort pour se contenir.


Aimelin a écrit:

Petitangelot a écrit:
Il suffit! ….. Le champ de bataille, c'est dehors!


Aime tourna son regard vers Mel dont la colère qu'il comprenait, ne donnait pas envie d’intervenir.

Il lâcha le bandage quand elle l’attrapa et la regarda coincer sa chemise sous son menton pour le placer elle même.

Il avança une main, la laissa passer la bande dans son dos avant de l’aider à la dérouler pour qu’elle soit correctement placée puis la guida sur l’amplatre pour le maintenir correctement.
Il le maintint légèrement sans la gêner, et l’aida pour le deuxième tour, à bien passer la bande sur lui puis la laissa coincer le bout sous la premiere bande.

Une fois sur que le bandage était correct il profita qu’elle mettait le gilet pour verser dans une tasse sortie de sa besace de la tisane de valériane pour atténuer la douleur en plus des compresses appliquées avant.

La voyant décidée à se lever il surveilla ses gestes prêt à intervenir… et lui tendit la tasse.


Bois ça Mel.. c’est une infusion de valériane contre la douleurpuis rajouttant pour essayer de calmer son énervementje sais ça vaut pas une chope mais je n’ai que ça ici.


mikiss a écrit:

Mikiss écouta Aimelin et s’apprêta à lui répondre vertement.
Puis se fut autour de Mel de parler et ces reproches lui déchirée le cœur.
Puis elle regarda sa CL se soigner seule, se sentiment d’inutilité revint.
Puis Mel se lève en disant sont besoin de sortir prendre l’air.
Mikiss devint rouge sa main tremblé de colère et elle se mit au garde à vous en fixant Mel.

Très bien mon CL j’obéis.
Je présente mes excuses à messire le duc car c’est votre ordre.
Je présente mes excuses aussi à messire Aimelin,
Mes excuses de penser que dans un hospice le silence rapprochent de la mort
Mes excuses d’être trop impulsive quand je vois ce que j’aime.
Pour vous CL Petitangelot je vous présentes mes excuses d’avoir voulut vous élevez au niveau d’une sœur.
Erreur que je ne ferais plus vous êtes mon CL et je dois obéir.
Je vous demandes une seule chose c’est de m’accepter encore une fois dans votre lance, une seule fois je suis louve et je combat ou je meurs.
Ensuite une fois cette guerre finie je verrais ou est ma place.
Et je puis vous promettre que en dehors des champs de bataille vous n’entendrez plus parler de moi.


Mikiss tourna la tête vers tous les blessés hésitante puis fixa Aimelin.

Je redonnes le calme a ce lieu de mort messire sans doutes avez-vous raison il faut du calme pour guérir ou mourir.

Mikiss regarda Mel et la salua.

Pour me contacter CL je dormirais en foret avec de vrai loups que je n’embette pas.

Puis elle passa devant Mel ouvrit la porte sortit et la claqua brutalement.


Petitangelot a écrit:

Aimelin a écrit:
Bois ça Mel.. c’est une infusion de valériane contre la douleur…
Je sais ça vaut pas une chope mais je n’ai que ça ici
.


Le ton d'Aimelin qui se voulait apaisant parvient au moins à ce que Mel le regarde et saisisse la tasse... avant que Mikiss se raidisse au garde-à-vous.

La lancière semblait sincèrement blessée par les propos de la chef de lance. Mais Mélissande ne pouvait pas la laisser insulter les gens de la sorte. Il y avait une marge entre avoir peur de se sentir inutile et agir envers et contre tous! Et cette impolitesse... massacrante!

Mélissande ferme les yeux en les plissant, tant le claquement de porte retentit. Elle les réouvre de suite fixant le bois de la porte fermée. Mikiss disait avoir cru pouvoir la compter comme soeur... Mélissande ne pensait pas lui avoir donné tort... Elle avait été plus que tolérante avec elle et n'avait réagit qu'une fois les limites dépassées. La lancière n'aurait donc pas d'excuses de sa part... mais elle serait la bienvenue pour en discuter.

Mélissande monte la tasse de tisane à ses lèvres, la boit en faisant attention de ne pas se bruler. Puis d'un geste plus calme mais toujours intérieurement énervée, elle tend en retour la tasse à Aimelin, un petit sourire sur les lèvres.


Merci! Je repasserai plus tard pour changer le pansement...

..."là, il faut que je sorte!" Regard vers Aimelin, las. Puis elle se dirige vers la porte, l'ouvre et la franchit, beaucoup plus calmement que Mikiss mais pas forcément plus sereine.


Aimelin a écrit:

Aimelin écoutait la lancière s’adresser à Mel, en s’affairant, la tête ailleurs. Il soupira ne l’écoutant plus et rangea ses affaires.
Travail à l’hopice en arrivant à Compiègne pour aider, dix jours en pleine campagne, trois nuits de combats à la suite et encore hospice il n’avait pas envie de se justifier.
Pour lui il y avait des choses bien plus importantes que de discuter avec cette femme qui n’était qu’agressivité et provocation depuis leur première rencontre.


Mikiss a écrit:
Je redonnes le calme a ce lieu de mort messire sans doutes avez-vous raison il faut du calme pour guérir ou mourir.


Il ne prit meme plus la peine de répondre à de telles paroles et la suivit des yeux dans sa sortie théatrale. Nouveau soupir… il était fatigué et découragé.. après tout il serait aussi bien dans sa tente à se reposer plûtot que de gêner les professionnels en aidant les blessés.
Il attendit que Mel ait fini de boire sa tisane, et récupéra la tasse qu’elle lui tendait.


Petitangelot a écrit:
Merci! Je repasserai plus tard pour changer le pansement...


Il la suivit des yeux quand elle sortit à son tour et se retourna vers Aylla.. elle dormait toujours... puis il regarda vers l’homme qu’il avait soigné et vit Bel penchée sur lui.
Il se dirigea vers eux, saluant d’un sourire Dicelo quand il le croisa. Il passa à côté de l’ami d’Atirenna, allongée … elle se donnait sans compter pour les blessés elle aussi… il mit sa main sur l’épaule de l’homme et se pencha


Si vous avez besoin de quelque chose appelez moi.

Regarda l’homme à qui Atirenna avait enlevé la lame et passa à côté de Mariotte où une amie lui tenait compagnie. Il s’arrêta et remplit une autre tasse de tisane de thym qu’il tendit à la jeune femme présente avec un sourire.

Tenez ça vous donnera quelques forces… je vous en apporterai d’autres quand elle sera réveillée.

Puis il rejoignit Bel. Malgré sa blessure elle recousait l’homme. Il s’agenouilla à côté d’elle posant sa bassine, regardant l’homme endormi.

Je suis allé voir Mel blessée au flanc gauche et y ai appliqué un cataplasme et bandage…J’espère que ça va aller pour lui....Je n’ai pas pu lui faire boire de tisane calmante encore il la regarda faire ses soins quelques minutes puis ajouta doucement Je vais mettre les linges sales à bouillir et m’asseoir un moment vers le feu. Appelles moi si tu as besoin.
[i]Il se leva et se dirigea vers le feu, mit les linges souillés à bouillir et s’assit contre le mur à même le sol, y appuya sa tête en regardant la salle.
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MessagePosté le: Mer 25 Nov - 18:10 (2009)    Sujet du message: 1456-04 - Lorsque deux duchés entrent en guerre... Répondre en citant

[11 avril, hospice de Compiègne (2)]

zya62 a écrit:

Voilà quelques jours que la jeune fille avait été admise. Son flanc avait servi de cible aux Artésiens lors du second jour d'assaut et on l'avait évacué du champ de bataille, alors qu'elle délirait à moitié.
Apparemment, elle avait perdu beaucoup de sang.
On avait craint un instant que des organes fussent touchés. Nombre de ses soeurs étaient passées à son chevet depuis ce fameux jour, juste pour prendre des nouvelles.

Mais la jeune fille peinait à sortir du doux songe dans lequel elle s'évadait.
Par moment, ce doux rêvassement se transformait, devenait plus sombre, comme déchirant, mais toujours, elle réussissait à repartir vers l'apaisement.
Certainement ne serait-elle pas repartie sans cesse si elle avait su ce qu'il se passait au dehors.
L'affrontement continuait. Aucune des armées ne semblait prendre le dessus. Les blessés s'amoncellaient, passaient pour des soins plus ou moins longs et elle, elle restait là.
Ses pansements étaient changés régulièrement.
On avait pansé aussi sa main gauche, celle qui avait rencontré malheureusement un projectile pointu, lui faisant une fine entaille sur le dessus.
Elle qui était ravie que toutes ses cicatrices soient cachées, elle n'allait pas être dessus à son réveil.

Vous avez dit réveil? Mais...qu'est ce qu'on voit là, justement? Ah mais oui, il semblerait que la tête s'agite, que les traits se crispent et que de petits gémissements indisctincts sortent de ce corps qui fait de la résistance.
Les draps se froissent. Les gémissements se transforment en plaintes. Les yeux commencent à apparaitre sous les paupières.

Aveuglée...elle garde les yeux fermés pour tenter de s'accoutumer par transparence. Puis, légers clignements. Mais où est-ce qu'elle est? Pis c'est quoi qui lui tire, au niveau de sa hanche ?


Aïe!

Instinctivement, elle porte sa main gauche sur le côté droit. Bah oui, elle est gauchère!
Froncement des yeux. Re-passage de la main devant ceux-ci. Perplexité... Regard qui scrute les alentours... Un hospice???!!!
Mais qu'est ce qu'elle fiche dans un hospice?! Elle n'a rien à faire là! Elle devrait être sur le front! Ils vont l'attendre!
Et hop! Voilà comment on a une jeune Zya haute comme...euh...non, pas 3 pommes, un peu plus ...qui tente de se lever
...


Petitangelot a écrit:

[Le soir]

Mélissande se relève de sa couche. Se relève? De la couche?... Elle était pourtant sortie de l'hospice le matin après l'altercation avec Mikiss!?

En fait, la chef de lance était revenue en fin de journée à l'hospice pour venir changer le bandage, comme elle l'avait promis à Aimelin. Lorsqu'elle était revenue, toutes les personnes capables étaient encore très occupées. Pour patienter, la louve avait alors rejoint la couche encore libre d'occupation que lui avait proposé le duc Richard Wagner, et s'y était allongée. Pendant près de deux heures, elle était restée là discrètement.
Une fille du village qui aidait à l'hospice avec juste le beau souvenir qu'un homme aux longs cheveux blonds et à l'allure chevaleresque soit venu voir la blessée et ait pris grand soin de changer lui même le pansement avant de discuter longuement avec elle, à genoux, penché presque complètement sur la couche murmurant, ne la laissant seule que bien plus tard.

Maintenant qu'il faisait nuit Mel se relevait de la couche après avoir somnolé un instant, repoussant la couverture, un nouveau pansement tout propre et un visage particulièrement serein et souriant par rapport au début de journée.

Elle sort ses jambes de la couche pour s'assoir au bord, étire les bras avant de se relever et de parcourir les alentours du regard. Elle devait prendre des nouvelles de Zya avant de retourner près de ses autres soeurs.

Elle commence alors à déambuler le long des petits passages laisser entre les rangées de couches et de paillasses, et cherche le visage de l'adolescente. Après une vingtaine de minutes, elle entrevoit enfin la jeune fille qui semblait vouloir... se relever!?
La lieutenant se dépêcher d'arriver auprès d'elle pour le soutenir et l'empêcher de continuer son effort et la forcer à se recoucher!


Tutututu!... Tu restes sagement là, p'tite soeur! lui dit-elle d'un ton calme mais franc.


zya62 a écrit:

Tutututu!... Tu restes sagement là, p'tite soeur!

Elle grimace un instant, insiste puis retombe doucement sur sa couche.
Yeux clos le temps que la douleur passe puis elle regarde de nouveau la Lieutenant.


Bonjour... T'as raison grande soeur. *sourire en coin, amusé* Il vaut mieux que j'attende un peu.
Alors, ca donne quoi, le front, depuis tout à l'heure? On a pas trop de bléssés? On a repoussé les Armées artésiennes?


Grimace et gazouillements étranges alors que sa désormais main gauche bandée se pose sur son flanc droit, accompagnée par une main droite plus passive.

Tu sais pas si j'en ai pour longtemps? Et toi? Rien de cassé? Merci pour...le rempart, tout à l'heure.

Coudes qui jouent à qui gagnera contre la paillasse de fortune, histoire de se redresser un peu, de se mettre dans une position plus confortable et moins...allongée. Pas de sa faute, ça lui donne l'impression de paresser!
Elle note alors un changement dans le faciès de Mélissande.
Quoi? Elle a dit une bêtise? Ils se sont tout de même pas pris une raclée, une fois qu'elle fut évacuée??? Etrange sensation soudain d'avoir raté des épisodes...
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MessagePosté le: Mer 25 Nov - 18:11 (2009)    Sujet du message: 1456-04 - Lorsque deux duchés entrent en guerre... Répondre en citant

[Compiègne, lors du premier départ des troupes champenoise de Compiègne vers la mine artésienne (Erbi 1)]


erbigaël a écrit:

Erbi avait parcouru plusieurs lieues et toujours pas d’armées. Il fallait pourtant qu’elle retrouve ses compagnons d’armes. Dans son élan, dans sa fougue, elle ne se méfiait pas de la route ni de ses dangers. Altaïr galopait à travers la campagne champenoise ou artésienne… Erbi ne savait plus vraiment. Quelle idée de ne pas avoir fait attention au départ des troupes.

La corde était bien tendue de par et d’autre de la voie. Elle se fondait dans la couleur de la boue, ocre foncée. Le cheval ne la vit pas, comme sa maîtresse d’ailleurs. Une de ses pattes buta contre elle, déséquilibra l’animal : la chute fut inévitable.

Il tomba lourdement sur le sol mouilla, projetant sa cavalière à plusieurs mètres de là. Erbi avait mal partout et était complètement sonnée.

A plat ventre, elle essaya de se relever en s’appuyant sur ses mains. Elle ne vit pas arriver le projectile, un goupillon, vous savez, cette arme composée d’une manche muni de plusieurs chaines terminées par des boules garnies de pointes acérées. Il broya littéralement sa tête. La mort fut immédiate, Erbi n’eut pas le temps de souffrir ou presque pas.

Les 2 brigands étaient fiers de leur prise : pour une fois que ce n’était pas une gueuse. Ils n’eurent pas le temps de récupérer le cheval. Dans l’affolement, il s’était relevé et était parti droit devant lui, à travers la campagne ; tandis que l’un des hommes frappait la victime et l’autre dénouait la corde. Le premier arracha la besace d’Erbi et la vida frénétiquement. Les fioles, les sachets de plantes, les pots d’onguents, les lettres de son doux mari se répandirent par terre au milieu du sang et des débris. L’autre trouve l’aumônière garnie d’écus, il empocha le tout sans compter les pièces. Ils feraient le compte du butin plus tard, quand ils seraient tranquilles. Ils s’occupèrent par la suite d’arracher l’alliance et la bague de fiançailles des doigts d’Erbi et de récupérer les armes.

Pourtant, ils durent arrêter leur forfait. Au loin des bruits de sabots se faisaient entendre, encore une course effrénée. Ils ne voulaient pas se faire prendre. Ils sautèrent sur leur cheval, à l’abri des regards, dans les fourrés et prirent la direction de la forêt.

Gisait sur le chemin boueux, le corps défiguré et sans vie d’Erbigaël. Autour d’elle des pots d’onguents, des sachets de tissu, des fioles et les lettres de son mari qui se soulevaient au vent, s’éloignant doucement. Des flaques de sang, ici et là, des débris, par terre et sur la cape aux couleurs des dames blanches à l’écu vert.



[Bien des jours plus tard]

Sur cette route désertique, on se demandait comment avait fait Erbigaël pour se faire attaquer et pourquoi les brigands avaient choisi cet endroit. Personne n'était passé depuis l'incident si ce n'est les animaux sauvages qui se repaissaient de la dépouille.

Un couple de vieux paysans s'étaient engagés sur le chemin. Accompagné par le chant des oiseaux, il déambulait avec, qui le suivait, la vieille charrette tirée par la vieille mule. Leur vue n'étant pas très bonne, ce fut l'odeur qui les intrigua. La vieille pensa d'abord à un cervidé qui aurait fini sa vie, là, sur ce coin de fossé. Le vieux, par contre, lui, lui rappela qu'un cerf ne portait pas d'habits.

Ils s'approchèrent lentement, se tenant la main comme pour se rassurer.


C'est un cadavre?

Mais biensur... Tu vois bien que ce n'est pas un cerf...

C'est bon, je croyais. Tu sais qui c'est? C'est un homme ou une femme?

Chais pas... Les bêtes l'ont un peu croqué...


Le vieux évita de respirer et s'approcha de plus près.

C'est un peu maigre pour être un gars... Je crois que c'est une femme.

On va pas la laisser là. Au village, je n'ai pas entendu qu'une femme avait disparu, ça doit être une étrangère. La pauvre, elle manque à personne?

Chais pas... Aide-moi, on va l'enterrer, c'est pas respectable de la laisser dans le chemin. On préviendra le curé au retour.


Les vieux allèrent chercher quelques outils dans la charrette et creusa un trou sommaire au bord du chemin. Le vieux enveloppa comme il put le corps dans la cape et tira le paquet dans la cavité. La vieille fit une prière et jeta les objets qu'elle trouva: des pots, des flacons, des sachets. Elle ramassa même un parchemin délavé par la pluie, arrêté par les brins d'herbe.

Elle devait s'y connaitre en médecine...

Peut-être...


Le vieux jeta des pelletées de terre sur la dépouille jusqu'à le recouvrir entièrement et empêcher les bêtes sauvages de finir leur travail de charognards. Tandis qu'il tassait la terre, la vieille cueillit quelques fleurs printanières qu'elle posa sur le monticule et enfin ils firent une petite prière pour l'âme de la femme, qu'Aristote l'accueille avec joie.

Ils rangèrent leurs outils dans la vieille charrette tirée par la vieille mule et reprirent leur chemin vers les champs qu'ils avaient à travailler. Ils passèrent le reste de l'après-midi à s'interroger sur l'identité de la femme et ce qu'elle faisait là
.


Petitangelot a écrit:

[13 avril 1456]

Après avoir travaillé toute la journée au champ les deux paysans rentraient chez eux, à Compiègne, lorsqu'ils croisent une femme, visiblement de haut statut, arborant le même attribut de l'épée sur fond d'émeraude que la jeune femme qu'ils avaient trouvé et enterré un peu plus tôt dans la journée.
Intrigués et sans crainte, les deux vieux s'approchent de la dame qui n'était en fait Wonderanny, la Grande Amazone des Dames Banches.
Tentant une révérence maladroite et ne sachant trop sous quel titre abordé la chevalier, les deux villageois restent brefs dans leurs propos

Citation:

M'dame,

Je crois que c'est à vous que nous devons nous adresser. Hier en allant au champ, ma femme et moi, z'avions trouvé un cadavre d'une femme qui portait le même écusson que vous. Elle d'vait être brune et jeune. Elle a du se faire attaquer par des brigands. Nous savions pas qui elle est mais nous l'avions enterré sur le bord du chemin. Nous espérions que vous savez qui elle est parce que nous non...

Bien à vous,

Le vieux et la vieille Charroux


Tout en remerciant les deux braves paysans, Wonder les entrainent derière elle et rejoint la grande tente qu'occupaient les Dames Blanches mobilisées à Compiègne et met ses soeurs au courant. Accaparées par les mouvements de troupes et les combats, les Dames Blanches n'avaient pu pour l'instant entreprendre que des investigations limitées depuis la disparition d'Erbigaël. C'était là, la première information valable depuis lors, et cela ne présageait rien de bon...

Rapide discussion avec les paysans pour connaitre l'endroit où ils avaient trouvé le corps de la femme avant que les Dames Blanches ne rejoignent leurs chevaux et quittent le campement vers l'endroit indiqué.

Le groupe galope à bride abattue et atteint rapidement la forêt. Quelques minutes le long du chemin avant d'atteindre la petite zone ouverte où un tas de terre fraichement tassé était orné d'un petit bouquet de fleurs qui commençait à sécher.
Les chevaux repasse au pas. Léger moment de silence et d'immobilité face à la "tombe"... face à la crainte de savoir qui y trouver.

La lieutenant se décide enfin à descendre de cheval rapidement imitée par les autres cavalières. Chevaux attachés à un arbre avant de commencer à retirer la terre avec appréhension. Au bout de quelques dizaine de minutes, les mains creusant atteignent quelques effets: des pots, des flacons, des sachets, un parchemin devenu illisible si ce n'est le nom du destinataire... ou plutôt de la destinataire: Erbigaël de Bellechassagne.
Horreur de la découverte. Cette fois nouveau moment d'immobilité pour réaliser. Encore creuser un peu pour finalement atteindre ce qu'il restait du corps. A se souvenir des vêtements que portait Erbi lorsqu'elles l'avaient vu la dernière fois, peu avant sa disparition, il s'agissait bien de sa tenue. Mais aucune trace de la bague portant le sceau...
Le corps était bien trop abimé que pour le transporter et le ramené à la famille... Seuls les effets seront donc emportés après que le corps ait été soigneusement recouvert et un nouveau bouquet de fleurs déposé à sa tête.

Retour pénible au camp, allure des chevaux beaucoup plus lente et morne, les cavalières recueillies de la mort de leur soeur.



[16 avril 1456]

Retour au campement. Rapport de la découverte macabre à la grande Amazone fait, les Dames Blanches se retrouvent en leur tente... sans dire un mot.
Quelques jours passent rythmés par l'entretien du matériel, les tours de garde, la visite du Roy pour la revue des troupes,... L'humeur chez les femmes-chevaliers était morose.

En cette fin de matinée, un forgeron de la région rejoint Compiègne avec sa carriole. Sous la toile qui couvrait son charriot, il avait soigneusement rangé les armes qu'on lui avait commandées pour les troupes de l'Ost royal. Arrivé aux portes de la ville, il s'arrête le long du chemin, fait quérir le responsable de l'armement des troupes puis commence à préparer le déchargement. Quelques soldats champenois lui prêtent main forte et l'aide à transporter les épées, arbalètes et boucliers dans ce qui servait d'entrepôt.
Mélissande avait été chargée ce jour-là d'aller vérifier que le compte des armes destinées aux troupes de Bigboss était juste. Elle rejoint donc l'attelage du forgeron.


Bonjour, maître!... Rien de particulier sur les routes? le salue-t-elle amicalement.

Pour sûr! Qui voudriez-vous qui ose menacer quiconque dans l'coin? Avec tous vos soldats qui occupent la campagne...! lui rétorque le forgeron ironique.

Sourire de politesse de la lieutenant... mais un peu forcé, repensant à la découverte du corps d'Erbigaël. "Si seulement vous aviez raison!" se dit-elle.

Les échanges de banalités terminés, la louve pénètre dans l'entrepôt et passe en revue les stocks. Alors qu'elle était plongée dans ses comptes, deux hommes (deux civils) accostent le forgeron à l'extérieur et commencent à discuter avec lui.
De prime abord, rien de plus banal que la situation... mais l'attitude des deux gaillards intrigue la louve. Pendant qu'un des deux semblait négocier avec le forgeron à voix retenue, presque basse, l'autre semblait monter la garde et surveiller les alentours. La curiosité éveillée, la lieutenant termine son devoir puis sort innocemment de l'entrepôt
.

ça y est, forgeron! J'en ai fini!... Le compte est bon! lui dit-elle en lui posant la main sur l'épaule.

Regard souriant et décontracté vers les deux autres hommes qui semblaient s'être crispés à son approche. Coup d'oeil dans ce que tenait en main le plus grand des deux... Les deux lascars semblaient vouloir marchander le prix d'une très belle épée. Toutes les précautions qu'ils prenaient forcent la lieutenant à analyser rapidement la garde de l'arme. Cuir bien travaillé, finement décoré et coloré... Il ne s'agissait pas de l'épée d'un simple soldat ni même d'un sous-officier!

Tout en gardant le regard posé sur l'épée, Mel fait mine de prendre congé en contournant le forgeron. Elle aperçoit alors nettement un motif d'épée drapée sur fond d'émeraude qui ornait le pommeau.

Réflexe immédiat... Un geste net saisit de la main gauche l'épée encore dans son fourreau, le col de l'homme de la main droite, pour le plaquer sur le mur voisin. Malgré sa méfiance, l'homme est trop surpris que pour réagir et, déséquilibré, il se voit coincé contre le mur. Son acolyte tout aussi stupéfait en reste bouche bée ne sachant comment réagir alors que le forgeron observait la scène.


Où as-tu eu cette arme? Qui te l'as donnée? grogne la louve tout en intensifiant sa poigne sur le col du gars, appuyant fermement sur sa glotte lui rendant ainsi la respiration difficile.

Je... ne... balbutie l'homme sans savoir comment se sortir de ce pétrin. Il lance à son compagnon un regard d'appel à l'aide qui trouve de suite réponse.

Le comparse sort un couteau de sous son manteau et fonce droit sur la louve pour le lui planter dans la nuque.
De dos, la guerrière perçoit l'entrée en action du comparse, traduit par le brin d'espoir qui apparait dans le regard de celui qu'elle immobilisait. Mouvement rapide, geste net qui ne laisse aucune chance... La louve libère sa main gauche pour aller chercher la Miséricorde et, d'un coup de revers, se retourne pour trancher nette la gorge du brigand qui, stoppé net dans son élan, le bras armé encore levé dans le vide, s'écroule sur place dans un grognement rauque.

Sans laisser à l'autre le temps de réagir, Mel ramène sa lame sous sa gorge, cette fois beaucoup plus menaçante, certaine qu'il s'agissait de l'épée d'Erbigaël. D'une voix sifflante et haineuse, elle répète :


Où as-tu eu cette arme?

Le brigand, la mine déconfite et les yeux rivés sur son compagnon au sol, ne sait plus quoi faire ni dire... Ce n'est que parce que la dague se fait plus piquante sur son coup qu'il reprend suffisamment ses esprits que pour répondre. N'ayant plus que le choix de la vérité (ou presque vérité^^) pour espérer s'en sortir, il explique:

Je... Nous... tendu une embuscade... à une femme-soldat... nous lui avons volée... Nerveusement, il plonge une main dans sa poche et en ressort deux bagues et les montre à la louve. ... ses bagues et ses écus... mais on lui a rien fait!... J'vous l'jure!

La voix du brigand oscillait de peur panique. Il puait la transpiration de celui qui a tant à se reprocher... La louve n'est pas dupe. Le regard rageur, les dents serrées de fureur, elle redescend son bras armé... pour planter la dague dans l'abdomen du brigand, utilisant l'appui contre le mur et tout son poids pour appuyer sur le couteau.

Elle s'appelait Erbigaël!

Les yeux noirs, le visage n'exprimant d'autre sentiment que la froideur de la vengeance, elle fixe le regard du brigand qui s'éteint progressivement, avant qu'il ne s'écroule à son tour. Le forgeron qui n'avait pas broncher depuis le début voit alors la lieutenant se pencher sur le mort, récupérer les deux bagues qu'il tenait encore ainsi que l'épée.

N'ayant aucun intérêt à intervenir dans cette affaire, le maître-artisan remonte sur son charriot pour reprendre la route. Les quelques soldats qui avaient assisté à la scène ne réagissent guère plus: les deux voleurs n'avaient eu que ce qu'ils méritaient, ça fera toujours deux de moins sur les routes.

Quant à la louve, le visage fermé, les yeux rivés devant elle, retraverse le camp et rejoint ses soeurs... Les deux bagues et l'épée seront rendus à la famille puisqu'elle ne pourra pas pleurer sur le corps de leur enfant!
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MessagePosté le: Mer 25 Nov - 18:11 (2009)    Sujet du message: 1456-04 - Lorsque deux duchés entrent en guerre... Répondre en citant

[Limoges, Hostel d'Abessaille, trois semaines plus tard (Erbi 2)]


Petitangelot a écrit:

Des bruits de sabots raisonnent dans les rues de Limoges, parmi tant d'autres. Mais le rythme d'un petit galop s'engage dans la rue menant à l'Hostel Abessaille. Au détour du carrefour, un cavalier apparait, visiblement voyageur classique, une besace en bandoulière.
Le galop se fait petit trot à l'approche de l'hostel puis s'interrompt au devant de la porte, le cavalier descendant de selle.

La mine du gaillard était plutôt fermée et sombre. S'il n'avait pas fait mauvaise rencontre en chemin, il devait apporter mauvaise nouvelle en ville.
Une fois pied à terre, l'homme s'approche de la grande porte d'entrée et interpelle un des serviteur qui servait de portier, droit comme un "i", près de la porte, le menton haut relevé de la fierté pompeuse de sa fonction: filtrer les allées et venues pour ne laisser entrer que les gens dignes ou attendus... la belle affaire, le courrier avait message important à transmettre à la maîtresse des lieux. Il parle d'un ton franc et sans équivoque.


Qu'on aille faire quérir la Vicomtesse d'Arnac Pompadour, Sénéchale des Dames Blanches! J'ai message important de la part de la lieutenant Mélissande de Huy!


MarieAlice a écrit:

Le serviteur regarda de bas en haut l'homme face à lui, visage inconnu par contre il avait l'air de savoir où il se trouvait.

D'un signe de tête, il demanda à l'autre homme de la maison de le surveiller puis alla à la recherche de la maitresse de maison.

Quelques minutes plus tard, Marie apparut sur le perron et le dévisagea.


Bonjour. Je suis la Vicomtesse. Qui êtes-vous et que me voulez-vous?

Désagréable sensation à voir sa mine sombre que quoique ce soit, ça n'était pas de bonnes nouvelles.


Petitangelot a écrit:

Moment à patienter de courte durée. Une dame apparait rapidement dans l'encadrement de la porte.

MarieAlice a écrit:
Bonjour. Je suis la Vicomtesse. Qui êtes-vous et que me voulez-vous?

Bref signe de la tête. Tout en répondant aux présentations, le courrier plonge une main dans sa besace cherchant quelque chose.

Bonjour, Madame la Vicomtesse. J'ai pour vous message de la part de la gardienne Mélissande de Huy!

La main fouillante semble trouver ce qu'elle cherchait et s'immobilise avant de sortir de la besace un petit étui de cuir donc les bord étaient retroussé pour le fermer, à l'aide d'un lacet de cuir noué et enroulé autour d'un parchemin.

Elle m'a chargé de vous remettre ceci et...

Il tend l'étui à la Vicomtessse avant de se retourner sur son cheval et détacher de l'arrière de sa selle un objet longiligne soigneusement caché et enroulé dans une toile. En revenant au devant de la Vicomtesse, l'homme entrouvre un bord du tissus pour laisser paraitre le poignée et la garde de l'épée.

... et ceci!

La mine du courrier restait sérieuse et sombre. Il n'avait biensur pas pu lire le contenu du parchemin (de toute façon, il ne savait pas lire) mais avait eu vent du sens de tout ceci.
Sur le parchemin, la Sénéchale pourra lire les mots suivants:


Citation:
Ma Sénéchale,

Notre soeur Erbigaël avait disparu depuis près d'une semaine, dans la campagne de Compiègne, lorsque nous avons retrouvé son corps, enterré le long d'un chemin de la forêt de Compiègne. Visiblement victime d'une attaque de brigands, ce n'est que par ses atours que nous avons pu la reconnaitre, le crime remontant à sa disparition. Nous avons choisis de ne pas troubler son repos et l'avons laisser en sa sépulture improvisée.
Je te transmets ses effets, son épée et deux bagues dont son sceau, qu'Aristote m'a permis de récupérer des mains des voleurs et assassins. Les brigands ont payé de leur vie leur forfait: justice a été rendue.

Qu'Aristote veille sur l'âme d'Erbigaël et qu'il permette à sa famille, par l'intermédiaire de ces quelques effets retrouvés, de supporter le deuil.
Qu'Aristote soit avec nous tous, en ces temps troublés.

Fait à Compiègne, le 20ème jour du mois d'avril 1456,


Le courrier laisse le temps à la dame de prendre connaissance de tout ceci et attend réponse sans broncher.


MarieAlice a écrit:

Marie tendit la main pour attraper l'étui, pâlissant soudain au nom donné. Melissande. Des nouvelles de Champagne. Des nouvelles de ses Soeurs. Et au vu du visage du messager, elles ne pouvaient être bonnes.

Lecture rapide de la missive accompagnant les objets, visage fermé, regard se levant à nouveau vers le messager pour récupérer l'épée.


Merci. Comment allait la Dame de Huy quand vous êtes parti? Et le reste des Dames Blanches?

Main serrée sur la poignée de l'épée, si lourde soudain. Voulait-elle seulement entendre ce qu'il dirait.

Shiska. Tit Loup. Les enfants. Il allait falloir leur apprendre la nouvelle. Et comment faire? Que dire? Un profond soupir, elle irait le voir. Lui annoncer par écrit impossible. Il lui fallait être là, face à lui, le soutenir autant qu'elle pouvait.


Entrez et restaurez-vous le temps que je rédige réponse
.

Petitangelot a écrit:

Comment allaient les Dames Blanches? Mais qu'est-ce qu'il en savait lui! Il était courrier détaché exceptionnellement aux Loups de Champagne, pas guerrier ni infirmier. En plus ça faisait plus de trois semaines qu'il était parti sur les routes!
Il doit réfléchir un instant pour se souvenir du groupe de femmes qu'il avait vues alors et aux brèves discussions qu'il avait eu avec la lieutenant avant de partir. Puis d'un ton neutre, il essaie de résumer.


Il n'y a eu que trois batailles... début avril... Depuis lors, les troupes poireaute sur place aux portes de la ville!
Parmi les blessées, il y avait une très jeune fille (Zya) sévèrement touchée qui s'en est retournée chez elle dès qu'elle a pu être transportée, une autre (Daine) gravement blessée également... S'il y en a d'autres (Wonder et Lulue), je ne sais pas, je ne les ai pas vues.
La Dame de Chelles (Pisan) et la Dame de Bergnicourt (Magdeleine) sont indemmes. La Dame de Huy avait été blessée au flanc mais elle ne semble plus en souffrir.


Le courrier s'interrompt, plutôt satisfait d'avoir pu en dire autant même s'il ne connaissait vraiment que les Dames champenoises. Il répond ensuite à l'invitation en entrant à la suite de la Vicomtesse, ben heureux de pouvoir se restaurer et se reposer un peu. L'humeur restait pourtant morose, chose qui devenait habituel autour de lui: il était rarement envoyé pour de bonnes nouvelles.
Il est emmené dans la cuisine, à la table des serviteurs, et profite d'un repas sobre mais nourrissant en attendant que la Vicomtesse ne lui remette le courrier à emporter en retour.


MarieAlice a écrit:

Mots couchés rapidement sur un parchemin. Mots parfois si vides de sens dans de telles occasions mais qu'il fallait bien écrire néanmoins. Courbes incongrues sous ses yeux.

Puis le parchemin roulé, faire couler la cire. Rouge. Comme le sang d'Erbigaël, comme celui de tous les autres répandus un peu partout. Scel pour clore le tout.

Marie ouvrit un tiroir et déposa les bagues, la lettre, laissant l'épée en travers du bureau puis sortit en direction de la cuisine.

Le messager avait fini de manger et discutait avec les gens de la maison. Scène de vie ordinaire.


Qu'on prépare de quoi manger pour quelques jours avec à boire également.

Cela vous sera toujours utile
.

Elle tendit la lettre cachetée ainsi qu'une bourse.

Voici pour votre peine. Soyez prudent sur le chemin du retour et merci d'être venu jusqu'ici.
Citation:
Ma Soeur,

Je te remercie de m'avoir fait parvenir cette nouvelle, même si elle est douloureuse, ainsi que ses effets personnels.

Merci également d'avoir venger Erbigaël, au moins son époux saura que ses meurtriers ont payé leur forfait.

Que dire si ce n'est que mes pensées et mes prières vous accompagnent, que j'espère vous revoir toutes entières parce qu'il suffit d'un deuil.. Même si toutes nous savons ce qu'aller au combat peut nous apporter.

Qu'Aristote vous protége en ces temps si troublés.

Limoges, le vingt troisième jour du moi de mai quatorze cent cinquante six.



Petitangelot a écrit:

Simple mais bonne ripaille, accommodée d'une discussion banale avec un des cuistots tout en dévisageant ou plutôt déshabillant du regard une des jeunes aides de cuisine. Début d'approche et de compliment à la donzelle, un sourire gêné reçu pour réponse... bon indice d'une "ouverture" éventuelle...
Mais pas de chance, voilà la comtesse qui débarque avec son parchemin.


MarieAlice a écrit:
Qu'on prépare de quoi manger pour quelques jours avec à boire également.
Cela vous sera toujours utile.


Regard déçu et résigné vers les jupons qu'il auraient aimé soulever.

MarieAlice a écrit:
Voici pour votre peine. Soyez prudent sur le chemin du retour et merci d'être venu jusqu'ici.


Le courrier saisit la bourse tendue et le parchemin qu'il glisse non nonchalamment dans la besace. La jeune aide de cuisine pose à coté de lui un morceau de jambon fumé, un pain et quelques autres aliments pratique en voyage... que le gars range distraitement, relookant avec une avidité largement intéressée et baveuse sur le décolleté ouvert et le fessier de la jeune femme.
Remarquant le blanc laisser par sa "distraction", la gars se reprend referme sa besace, la passe par au-dessus de son épaule puis prend congé.

Récupérant son cheval à la sortie, il galopera quelques jours avant de faire escale dans une ville où il visitera en premier lieu la chambre d'une maison de joie
.
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 08:38 (2018)    Sujet du message: 1456-04 - Lorsque deux duchés entrent en guerre...

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